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 I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Lun 28 Aoû - 22:01

Le docteur retire mon plâtre assez rapidement après l’avoir découpé à la scie oscillante. Ca m’a rappelé mon boulot et ça me faisait presque plaisir d’entendre ce bruit. En revanche, la découpe aux ciseaux pour terminer le tout, avec ma jambe tordue dans tous les sens, et une fois que les morceaux de plâtre sont enlevés et que le doc vérifie l’état de ma cheville, ce n’est pas très agréable et je serre les dents. Ca me fait tout drôle de revoir ma peau, ma cheville. J’ai l’impression d’avoir une jambe en carton tellement je la sens fragile. Ca va pas être facile de remarcher normalement, je sens. Quant à ma peau, elle est d’une sécheresse extrême et c’est hideux, limite je dois faire ma mue comme un serpent. Dégueu. Une infirmière vient pour réparer les dégâts. J’ai pensé à apporter ma deuxième tong qui était au repos forcé depuis des semaines. Alors c’est sur mes deux pattes - mais toujours mes béquilles sur lesquelles je m’appuie - que je quitte la salle, remerciant le personnel de s’être occupé de moi. La sensation de poser le pied par terre et de transférer mon poids sur celui-ci me fait tout drôle. Et mal, aussi. Je grimace en faisant bien attention de ne pas trop forcer, et j’ai vraiment conscience à ce moment que la route est encore longue avant de pouvoir remarcher normalement. Je n’ai plus de muscle dans mon mollet, je me sens tout guimauve de la jambe, c’est vraiment étrange. Heureusement, j’ai gardé mes béquilles ! Me voilà à présent dans le couloir, prêt à me diriger vers l’ascenseur, mais j’ai une hésitation. Daisy. Est-ce qu’elle est là ? Mon cœur commence à s’emballer en pensant à elle, je scrute les couloirs à droit et à gauche, mais pas de Daisy à l’horizon. En revanche, en voici une que je connais. Bernadette ! je m’exclame en voyant la gentille infirmière à une dizaine de mètres de moi. Elle me sourit, toujours de bonne humeur, Bernie. Tiens donc, un revenant ! me dit-elle avec un grand sourire, en remarquant justement ma cheville à nouveau libre. Et ça y est, vous êtes tout neuf ! Ca fait du bien, n’est-ce pas ? Je lui souris et lui réponds par l’affirmative. Oui, mais ça fait un peu peur aussi, la sensation est très étrange. Je marque une pause et je me demande si j’ose lui demander si Daisy travaille aujourd’hui et si elle est disponible quelque part dans le service. Et comme si Bernadette lisait dans mes pensées, elle me renvoie un nouveau sourire et me dit sur un ton posé et amical Daisy est dans la salle de repos au bout de ce couloir, si vous voulez. Elle commence tout juste sa pause, vous avez de la chance. Un clin d’œil plus tard et elle a déjà repris le chemin de sa tournée. Merci ! dis-je dans son dos, un grand sourire aux lèvres. Alors je cherche la fameuse salle de repos que je trouve facilement et je m’apprête à frapper à la porte quand un docteur en sort. Celui que j’ai vu l’autre jour discuter avec Daisy. Je le regarde, il me regarde, le temps de quelques secondes, j’ai l’impression qu’on se juge. Puis il passe son chemin et dans l’entrebâillement de la porte, je vois Daisy. Et mon cœur s’emballe immédiatement. Elle était jolie dans mes souvenirs, mais même après une semaine d’absence, je remarque que j’avais oublié à quel point elle était magnifique. Et nos regards se croisent et je ne peux m’empêcher de sourire comme un gros idiot. Aujourd’hui, pas de bouquet de fleurs, juste moi. Je n’ose pas trop rentrer dans cette salle réservée au personnel, alors je me dis que je dois l’attendre à la porte. D’ailleurs elle a l’air de comprendre puisqu’elle se lève et me rejoint. Bonjour Daisy, je dis doucement alors qu’elle se trouve en face de moi. Je suis toujours aussi fasciné quand elle est dans les parages. Je suis désolé de vous déranger comme ça dans votre pause, Bernadette m’a dit que vous commenciez tout juste votre pause, alors j’en ai profité pour venir vous saluer. Un grand sourire illumine mon visage, je suis tellement content de la revoir. Et… allons-y, qui ne tente rien n’a rien… comme vous commencez votre pause, un café à la cafétéria, ça vous dit ? Je peux vous raconter comment s’est passé mon ablation de plâtre, j’annonce tout fier. Fidèle à ma réputation de patient parfait, j’ai été un grand garçon et même que j’ai pas pleuré ! je plaisante ensuite. J’espère sincèrement qu’elle va accepter. Je me demande s’il se passe quelque chose entre le docteur « McDreamy » et elle, mais je n’espère pas. Au pire, il a l’air séducteur, et elle s’en lassera. Non ? Dixit l’homme qu’elle croit adultère et coureur de jupons. Le dernier point était vrai à l’époque, le premier n’a jamais fait partie de moi. De plus, aujourd’hui, je ne porte plus d’alliance puisque ma chère et tendre « femme » a mis les voiles vers une autre destination, enfin. Quel bonheur ! Ca fait trois jours que je suis libre et que j’ai l’impression de revivre. Caroline n'est plus que la seule femme à vivre chez moi, mais elle est loin d'être embêtante. Et puis elle me fait travailler à mort pour me remuscler, c'est bien, j'ai mon propre coach perso, le rêve. En échange, je dois lui raconter tout ce qu'il se passe avec Daisy. J'espère avoir plein de choses à lui raconter en rentrant ce soir.
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Daisy Green
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MessageSujet: Re: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Mar 29 Aoû - 9:14



Les mains posées sur les hanches, Daisy s’étire du mieux qu’elle le peut en se contorsionnant sur place. Elle a commencé sa journée très tôt ce matin, alors que les premières lueurs du jour perçaient à peine. Mais l’avantage c’est qu’elle aura fini dans quelques heures, et qu’elle aura tout le loisir de profiter du reste de sa journée, une fois qu’elle aura fait une petite sieste pour se requinquer. Suivant Ashley dans le couloir, et papotant des patients qu’elles venaient de voir, les deux infirmières se promènent dans les couloirs et en profitent pour se détendre après avoir terminé leur tour et les vérifications des chambres qui leur sont attitrées. « Il me faut un massage… » la voix geignarde et la moue boudeuse, Daisy se passe les mains sur le visage en essayant de se réveiller davantage. Elle n’aurait pas dû regarder ce film cucul la praline hier soir. Elle s’endormait à moitié sur son canapé devant sa télé, mais elle avait tenu jusqu’à la fin afin d’être certaine que la romance débile se terminait bien. Elle était bien consciente que le film était absolument nul, mais elle n’avait pas su résister à l’envie de le finir coûte que coûte. Ashley avait quant à elle eut sa soirée bien occupée avec son compagnon qui avait décidé de repeindre leur salon. « J’ai besoin de vacances… » répond-elle sur le même ton que DeeDee. Cette dernière la regarde en coin, puis un sourire malicieux lui vient : « Dis donc toi, tes dernières vacances remontent à même pas deux mois ! » Elle lui plante un index dans les côtes, arrachant un couinement à sa collègue, très chatouilleuse. Leurs rires se font entendre dans le couloir et c’est à ce moment-là que le docteur McCarthy surgit devant elles. Il les salue puis son regard s’attarde sur Daisy et elle sent qu’il cherche ses mots, avant de lui proposer d’aller discuter de son projet dans la salle de pause. Ashley confirme que c’est l’heure de prendre une pause de toute façon, et cette dernière se carapate en vitesse alors que le docteur entraîne Daisy d’une main dans le haut du dos, jusqu’à la salle de pause. Complètement prise au dépourvue, le stress la gagne. Son air séducteur accroché au visage, le docteur rebondit sur le sujet principal qui les relie : sa formation et la possibilité de travailler à ses côtés. Pendant un long moment, DeeDee ne fait qu’écouter en hochant la tête de temps en temps pour acquiescer. Puis viennent les questions, les informations complémentaires qu’elle a à lui fournir : quand la formation commence, est-ce qu’il serait susceptible d’être disponible durant les périodes où elle sera en « stage », etc. McCarthy est réputé non seulement pour ses talents en tant que neurochirurgien, mais aussi pour son charme. Et l’infirmière en voit tout un panel aujourd’hui. Entre ses sourires, ses regards, ses remarques, elle a dû mal à savoir où il veut en venir et finit par se demander s'il la drague réellement. Loin d’être insensible au charme du docteur, Daisy voit avant tout son avenir professionnel et elle n’a pas du tout envie de jouer à ce jeu-là avec lui : cela pourrait tout faire foirer. Alors elle lui retourne quelques sourires par politesse, mais paraît plus gênée qu’autre chose face à lui. Puis Josh regarde sa montre, et s’excuse car il a une opération à préparer, mais il promet à Daisy de la tenir informée. Elle le regarde sortir, et là, surprise ! Nathaniel Brady est à la porte. Un sourire naît sur ses lèvres, tandis qu’elle se demande ce qu’il fait ici, et comment il a su qu’elle était là… Ses collègues. Il n’avance pas, alors rapidement la brune quitte sa chaise et le rejoint à la porte. « Bonjour Daisy. » - « Bonjour, quelle surprise, je ne m’attendais pas à vous revoir si rapidement. » Il a bonne mine, le sourire qui monte jusqu’aux yeux, les faisant pétiller. Les yeux de Daisy l’observent, comme sous un jour nouveau. « Je suis désolé de vous déranger comme ça dans votre pause, Bernadette m’a dit que vous commenciez tout juste votre pause, alors j’en ai profité pour venir vous saluer. » Bernie, évidemment. Un petit sourire amusé se glisse sur ses lèvres. « Vous avez bien fait, et vous tombez bien pour le coup. » Le moment de sa pause étant particulièrement aléatoire, le hasard fait donc bien les choses, pense-t-elle secrètement. Elle a l’impression qu’il veut rajouter quelque chose. En même temps, pour la saluer simplement, est-ce bien la peine de se déplacer jusqu’ici. « Et comme vous commencez votre pause, un café à la cafétéria, ça vous dit ? Je peux vous raconter comment s’est passé mon ablation de plâtre. Fidèle à ma réputation de patient parfait, j’ai été un grand garçon et même que j’ai pas pleuré ! » Son regard se porte sur sa jambe libérée du plâtre alors qu’elle rit à sa réflexion. Elle reporte ses yeux sur lui, affichant une moue appréciatrice comme pour signifier « bon travail ». Puis, elle se décide à fournir une réponse à sa première question. « Avec plaisir. Et comme vous n’avez pas trahi la réputation qu’on vous a faite, je vous offre le café. » dit-elle avec un sourire complice. Elle s’avance dans le couloir, refermant la porte de la salle de pause derrière elle. « Vous aimez le café au moins ? Vous n’êtes pas comme votre cousine qui se force à en boire ? » demande-t-elle le rire dans la voix. Elle le regarde marcher avec ses béquilles, en posant doucement son pied fraîchement libéré, puis louche sur son profil un instant. Bon sang qu’il est beau. Elle détourne le regard rapidement en reprenant un peu de contenance. Elle soupire silencieusement. « Alors comment ça fait d’être libéré de deux kilos de plâtre ? Et la rééducation, des progrès ? Là, ça va être une autre histoire, vous allez commencer les choses sérieuses. » Daisy pose à nouveau ses yeux sur lui, mais avant ça, elle a eu le temps de voir Bernie lui faire un petit signe de la main au loin avant de se faufiler en vitesse dans une chambre. Elle va la rendre folle ! L’avantage là-dedans, c’est qu’elle pourra certainement dépasser un peu de son temps accordé pour la pause : Bernie ne lui fera aucune réflexion, trop avide de savoir ce que le beau pompier lui aura dit. Ils se déplacent tranquillement jusqu’à la cafétéria, et une fois arrivés, l’infirmière indique une table à Nathaniel. « Installez-vous, je ramène les cafés. » Elle lui tourne le dos et va chercher les cafés pour tous les deux, les rapportant dans ces gobelets en carton, écologiques à souhait. Elle s’assoit en face de son ancien patient, après avoir poussé sa boisson jusqu’à lui, et dépose les dosettes de sucre et de crème, qu’elle avait glissées dans ses poches, au milieu de la table. Daisy s’apprête à lui demander comment s’est passé le retour chez lui, lorsque ses yeux se posent sur sa main gauche, nue de toute alliance. Durant une petite seconde, elle bloque là-dessus avant de se reprendre, mille questions lui traversant à présent l’esprit. « Je sais comment se passe une ablation de plâtre alors, à moins que vous ayez vraiment envie de me la raconter pour exorciser tout ça, on peut parler d’autre chose. » dit-elle avec amusement. « Le retour au travail est prévu pour quand, alors ? » Elle sait à quel point il avait été frustré au cours de son hospitalisation de se savoir cloué dans un lit plutôt qu’auprès de ses hommes sur le terrain. Et Caroline lui avait confirmé ça. Et puis, la passion qui se lisait sur son visage lorsqu’il parlait de son métier laissait entendre qu’il ne vivait en partie que pour ça. Et pour l’océan, le surf. Il lui avait parlé de tout ça, et elle n’avait pas pu partager son enthousiasme à cette occasion.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Sam 9 Sep - 21:18

Sa voix, un délice. Honnêtement, je ne sais pas s’il existe quelque chose chez cette femme que je n’aime pas. Lorsqu’elle répond à mon bonjour, mon cœur fait des bonds et cela accentue mon sourire déjà bien grand. Daisy me rend heureux, il n’y a aucun doute là-dessus. Alors sur cette bonne humeur, je me lance à l’inviter boire un café avec moi, peut-être serons-nous plus tranquilles à la cafétéria, en tête à tête. Je me sens épié par ses collègues restées dans la salle de pause, et j’imagine Bernadette en camouflage quelque part dans le couloir, avec son petit sourire malicieux mais bienveillant. Et ô miracle ! Daisy me répond oui. A l’intérieur, c’est la danse de la joie. A l’extérieur, un nouveau sourire qui fend mon visage en deux, laissant ma dentition bien apparente. Elle a dit oui ! Avec plaisir. Et comme vous n’avez pas trahi la réputation qu’on vous a faite, je vous offre le café. Le sourire qu’elle m’envoie alors me parait être une belle invitation à la suivre. Oh ben non, je vous invite ! Si ma mère apprend que je vous ai laissé payer, elle va me tirer les oreilles ! Et n’oubliez pas que je vous dois la vie, alors jusqu’à ce que j’estime vous avoir suffisamment remerciée, c’est moi qui offre. Sous-entendu je compte bien l’inviter encore et encore, si elle le veut bien. Si le McDreamy n’est rien d’autre qu’un simple collègue. Vous aimez le café au moins ? Vous n’êtes pas comme votre cousine qui se force à en boire ? Sa remarque me fait rire. Je vois que Caroline n’a déjà plus aucun secret pour vous ! Non, non, moi j’aime ça. J’adore, même. J’émets tout de même une réserve sur la qualité du café de la cafétéria, mais nous verrons bien ! A vrai dire, peu importe. L’essentiel c’est de partager ce petit moment avec Daisy. Et si le café est infect, je me forcerai à le boire. Et vous ? Je peux vous offrir du thé, si vous préférez. Ou un chocolat chaud, ou un jus de fruits, tout ce que vous voudrez. J’ai l’impression de faire désespéré, il faut que je m’arrête. Alors comment ça fait d’être libéré de deux kilos de plâtre ? Et la rééducation, des progrès ? Là, ça va être une autre histoire, vous allez commencer les choses sérieuses. J’ai cru voir Bernadette – avec son sourire légendaire - faire un signe à Daisy en douce avant de disparaître dans une chambre, mais je n’en suis pas sûre. J’espère que c’était bien ça, peut-être que c’est un indice qui me dit que Daisy serait peut-être intéressée… Enfin parfois elle donne l’impression de l’être, et puis finalement non. Alors je ne sais pas trop, cette fille me rend dingue, je vous jure. Bref, je réponds à sa question, un peu désorienté par ma réflexion intérieure. Euh oui, ça va commencer, déjà là ça me donne un avant-goût de ce qui m’attend, et c’est plutôt douloureux, je fais avec une petite grimace que je retiens à chaque pas. Mais je suis content de m’être débarrassé de ce fichu plâtre. J’ai quand même l’impression d’avoir une jambe en carton, ça fait un drôle d’effet ! Je suis obligé de me concentrer sur tous mes appuis pour minimiser la douleur et c’est compliqué d’avancer à la vitesse voulue. Heureusement, la cafétéria n’est pas à l’autre bout du bâtiment et nous y arrivons plutôt rapidement. Installez-vous, je ramène les cafés. Je lui souris, prenant rapidement mon portefeuille pour lui tendre un billet vert. Pas si vite, Miss Daisy ! Chose promise, chose due ! Puis je pars m’installer comme ordonné quelques secondes plus tôt. Et ça me soulage de m’asseoir. Je place mes béquilles encombrantes là où je peux pour ne pas trop gêner les gens autour de moi, et j’observe Daisy passer notre commande. Ses gestes m'ont manqué, j’adorais la regarder bouger autour de moi, dans ma chambre. Je n’ai plus l’occasion de le faire alors j’en profite. Et c’est avec un large sourire que je l’accueille à nouveau, à notre table. Elle me donne mon gobelet de café et sort la crème et le sucre de ses poches, ce qui me fait sourire. On dirait Mary Poppins. Je la remercie puis mes yeux s’attardent sur son regard qui est planté sur ma main gauche. Je pense qu’elle a remarqué l’absence de mon alliance, ma fausse alliance que je portais lorsque j’étais marié à Ellis. J’hésite à dire quelque chose à ce propos, mais c’est elle qui prend la parole. Je sais comment se passe une ablation de plâtre alors, à moins que vous ayez vraiment envie de me la raconter pour exorciser tout ça, on peut parler d’autre chose. Sa proposition me fait rire doucement. Le retour au travail est prévu pour quand, alors ? Bonne question. Ca va dépendre de la vitesse à laquelle je progresse, mais me connaissant et connaissant Caro, je pense que ce sera plus vite que prévu, et j’en suis bien content ! Mais en attendant, je pense reprendre le surf, ça m’a trop manqué. Je souris à l’idée de retrouver l’océan. Je suis allé plusieurs fois le voir sur la terrasse que Daisy m’a fait découvrir lors du 4 juillet. Mon petit bol d’air frais et de rêverie. Et puis l’endroit me rappelait bien des souvenirs. Pas tous bons, mais c’était vraiment gentil de sa part de m’emmener là-haut pour la fête nationale. Et aujourd’hui, je refuse de croire que ce n’était que par devoir qu’elle faisait ça. Cependant, je remarque au loin le docteur McDreamy – j’ignore toujours son véritable nom, j’aurais dû profiter du duel de regard tout à l’heure pour jeter un œil à son badge, mais j’étais trop occupé à l’exterminer par mes rétines. Pew-pew, t’es mort ! J’aimerais bien, en fait. Parce que là, il est en train de nous observer de loin, et ça m’agace. Chère Daisy, je suis navré de vous annoncer que votre moitié a décidé de vous suivre où que vous soyez… je tente, à moitié en plaisantant, afin de savoir une bonne fois pour toutes s’ils sont ensemble ou pas. Je ne voudrais pas être source de problèmes entre vous, j’ai l’impression qu’il ne m’aime pas des masses… Tout comme je ne l’aime pas, mais je me garde bien de le lui dire. Voilà, problème réglé. Alors, dites-moi, qui m’a remplacé dans la 322 ? Est-ce qu’il ou elle est à la hauteur ? je demande, curieux. Et encore plus curieux, observant toujours son si joli visage, je pose enfin la question qui me brûlait les lèvres durant mon hospitalisation. Puis-je vous demander d’où vient cet exotisme qui vous caractérise ? Trouver la réponse à cette question était l’un de mes passe-temps favoris lorsque j’étais cloué dans ce lit. Je me suis promis de ne jamais vous demander avant de sortir d’ici, pour toujours occuper mes pensées d’une certaine manière, j’avoue, légèrement intimidé de m’ouvrir à elle de la sorte.
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Daisy Green
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MessageSujet: Re: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Mer 13 Sep - 9:32



« Oh ben non, je vous invite ! Si ma mère apprend que je vous ai laissé payer, elle va me tirer les oreilles ! Et n’oubliez pas que je vous dois la vie, alors jusqu’à ce que j’estime vous avoir suffisamment remerciée, c’est moi qui offre. » Daisy sourit à cette remarque : elle n’en rajoutera pas davantage, il a l’air de tenir à lui payer un café. Elle note aussi la tournure et le choix des mots, et se demande si tout cela est bien innocent. Jusqu’à quand la remerciera-t-elle alors ? A moins qu’elle ne fasse trop attention, et lui pas assez. « Ce n’est pas moi qui irai dire quoi que ce soit à votre mère. » répond-elle doucement, se rappelant encore le regard plein de jugement de Madame Brady, quelques jours auparavant lorsque Daisy l’avait saluée alors qu’elle venait chercher son fils. « Je vois que Caroline n’a déjà plus aucun secret pour vous ! Non, non, moi j’aime ça. J’adore, même. J’émets tout de même une réserve sur la qualité du café de la cafétéria, mais nous verrons bien ! » Un sourire amusé la trahit : oui, elles avaient eu le temps d’échanger pendant quelques minutes et semblaient toutes deux très bavardes. Daisy l’avait ressenti ainsi : quand Caroline s’était mise à parler, elle n’arrivait pas à résister à l’envie de lui raconter des trucs à son tour. « On a bu un café, alors… On a papoté. » dit-elle avec une pointe d’espièglerie. Papoter de qui, de quoi ? Elle est à peu près certaine que ça va titiller la curiosité naturelle de Nathaniel. Parce qu’elle a bien remarqué qu’il a fait preuve de curiosité. Ca se voit dans son regard, dans sa façon d’étudier les choses et dans ses remarques. « Et vous ? Je peux vous offrir du thé, si vous préférez. Ou un chocolat chaud, ou un jus de fruits, tout ce que vous voudrez. » La liste qu’il établit l’amuse, mais elle fait un signe de la main comme pour dire que tout va bien. « Je prendrai un café aussi, ne vous en faîtes pas. » Puis elle décide de changer de sujet et de parler un peu de la suite pour lui : la rééducation. Ca ne va certainement pas être une partie de plaisir. Mais il n’a pas le choix, il faut passer par là pour récupérer tout ce qui a été perdu. « Euh oui, ça va commencer, déjà là ça me donne un avant-goût de ce qui m’attend, et c’est plutôt douloureux. Mais je suis content de m’être débarrassé de ce fichu plâtre. J’ai quand même l’impression d’avoir une jambe en carton, ça fait un drôle d’effet ! » Elle grimace légèrement lorsqu’il lui explique. « Je vous crois sur parole. Je n’ai jamais été plâtrée alors, je ne peux qu’imaginer. J’ai été opérée d’un genou plus jeune, mais ce n’est pas pareil. En tout cas, ça ne fait pas rêver ! » dit-elle avec un sourire amusé. Puisqu’il lui a confié que ça avait tendance à être douloureux en prenant appui dessus en marchant, elle ralentit naturellement sa cadence, comme pour lui permettre de mieux appréhender la douleur sur chacun de ses pas. Ce ne sera que temporaire, dans quelques temps, il aura oublié tout ça.
Ils arrivent à la cafétéria et une fois la table choisie, elle commence à s’éloigner mais se fait rappeler à l’ordre. Nathaniel lui tend un billet et insiste. Elle le saisit en roulant des yeux. Comme si deux dollars étaient de trop pour elle, quel zèle ! Enfin, peu importe, elle s’occupe des cafés pour eux deux et n’en a pas pour longtemps avant d’aller s’installer à son tour à cette table, juste en face de Nathaniel. Daisy s’empare d’une dosette de sucre qu’elle vide dans son gobelet, avant de coincer la touillette entre ses doigts fins pour mélanger tout ça. L’absence d’alliance la perturbe mais elle enchaîne rapidement pour démarrer la discussion aussitôt. Et elle choisit un sujet qu’elle sait ouvert pour lui. Son métier et son retour à la caserne. « Ca va dépendre de la vitesse à laquelle je progresse, mais me connaissant et connaissant Caro, je pense que ce sera plus vite que prévu, et j’en suis bien content ! Mais en attendant, je pense reprendre le surf, ça m’a trop manqué. » Elle se recule au fond de sa chaise en fixant son café à l’évocation du surf. Une véritable institution dans sa famille. Ses frères le pratiquent depuis tout petits, son père est presque né avec une planche sous les pieds et son métier se résume à ça : des planches de surf. Et elle, là-dedans, elle n’en a pas touché une seule depuis la fin de son lycée. Pourtant, elle aimait ça, il paraît. Elle n’arrive même plus à se rappeler des sensations de glisse qu’elle ressentait, sur son surf, son paddle ou lorsqu’elle faisait de la pirogue durant tous les étés et les vacances de Noël, lorsqu’ils retournaient dans le village natal du père Green. Pourtant ils évoluaient tous dans l’océan, là-bas, à Hawaï. « Vous êtes obligés d’être sur le terrain dans votre métier, j’imagine ? » Elle déglutit légèrement. « Ca ne va pas être trop compliqué, question équilibre ? Enfin, je pense que vous êtes du genre à passer outre la douleur pour y arriver. Je me trompe ? » demande-t-elle en haussant les sourcils. Puis elle voit son regard être attiré par quelque chose ou quelqu’un, derrière elle. Elle attend sagement qu’il dise quelque chose ou reporte son attention sur elle. « Chère Daisy, je suis navré de vous annoncer que votre moitié a décidé de vous suivre où que vous soyez… » Sa moitié ? De quoi parle-t-il ? Elle fronce légèrement les sourcils avant de regarder par-dessus son épaule et apercevoir Josh McCarthy. Qu’est-ce qu’il s’imagine.. ? Oh bon sang. Elle ne se retourne pas tout de suite, camouflant son amusement le temps de se ressaisir. C’est trop bon. « Je ne voudrais pas être source de problèmes entre vous, j’ai l’impression qu’il ne m’aime pas des masses… » Daisy se tourne à nouveau vers le pompier et soupire un peu. « Oui, il est un peu collant, mais bon… Il est bien placé dans l’hôpital et comme je suis carriériste et opportuniste… Il faut parfois faire des sacrifices… » Elle hausse les épaules, se retenant de rire. Mais c’est trop et elle n’arrive pas plus longtemps à mentir ou jouer la comédie. Elle s’empresse de dire la vérité en voyant la tête de Nathaniel, il a l’air choqué. « C’est le docteur McCarthy. Il va m’aider pour une formation que je compte débuter en septembre. Mais je croyais qu’il allait se préparer pour une opération, tout à l’heure. » Elle se retourne une nouvelle fois et constate cette fois-ci qu’il s’éloigne, un café en mains. Voilà la raison de sa venue, tout simplement. Elle reprend là où elle s’était arrêtée. « Il est excellent dans son domaine, c’est sûrement le meilleur neurochirurgien de Californie. Si vous avez un problème à la tête, demandez lui et seulement lui ! » dit-elle avec un sourire doux. En tout cas, c’est ce qu’elle ferait si elle avait besoin d’être opérée dans la zone cérébrale. « Alors, dites-moi, qui m’a remplacé dans la 322 ? Est-ce qu’il ou elle est à la hauteur ? » Elle hausse à nouveau les épaules. « Une jeune femme, accident de la route. Elle est sage, ça va. Vous n’êtes pas détrôné dans votre statut de patient idéal. J’espère que vous êtes rassuré. » dit-elle avec un sourire. Et là, le sujet change du tout au tout. Un peu perturbée et ne sachant pas quoi penser de cette petite confession concernant les questions qu’il se posait à son sujet, elle l’observe comme si elle tentait de lire ses pensées. « Puis-je vous demander d’où vient cet exotisme qui vous caractérise ? Trouver la réponse à cette question était l’un de mes passe-temps favoris lorsque j’étais cloué dans ce lit. Je me suis promis de ne jamais vous demander avant de sortir d’ici, pour toujours occuper mes pensées d’une certaine manière. » - « Vous deviez sacrément vous ennuyer dans cette chambre ! » dit-elle en riant. « Alors, quels étaient vos hypothèses concernant mes origines ? » Elle attend qu’il lui réponde avant de lui révéler ce qu’il en est réellement. « Ma maman est d’origine bolivienne, j’ai ses yeux. Pour le reste… je dois remercier mon père pour mon « exotisme ». » dit-elle avec un sourire en reprenant le terme qu’il a choisi. « Il vient d’Hawaï. Et bien évidemment, il adore le surf. Comme vous. Comme mes frères… Bref, c’est une véritable institution dans la famille. Maintenant vous savez tout. Enfin sur mon métissage. » Elle l’a devancé sur le surf : s’il est aussi dingue de ce sport qu’il semble l’être, il aura tout de suite fait le rapprochement avec Hawaï. Ca se voit d’ailleurs à son expression. « Il a grandi là-bas, puis il est venu sur le continent une fois adulte. On a une maison familiale sur place. Mais je n’y suis pas retournée depuis très longtemps. » finit-elle par dire sur un ton plus sombre qu’elle l’aurait souhaité. Et à bien y réfléchir, elle n’aurait pas dû préciser tout ça. Ce n’était pas utile. Alors elle se reprend et décide de reporter l’attention sur lui. « Vous, vous êtes cent pour cent Américain, si ce n’est pas cent pour cent Californien ? » demande-t-elle sur une note plus joyeuse.
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MessageSujet: Re: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Mer 13 Sep - 20:49

Daisy m’avoue avoir bien papoté avec ma très chère cousine, celle que je considère comme une sœur et qui, vous vous en doutez, connait au moins un million d’anecdotes à mon sujet. Et connaissant la blonde comme ma poche, je l’imagine très bien en raconter quelques-unes à Daisy pour la faire rire. Je vous préviens, tout ce qu’elle pourra  ou a pu dire sur moi est faux, totalement faux ! je dis pour ma défense, avec le rire dans la voix. Bon, je suis curieux de savoir si elles ont discuté de moi, mais je pense que Caroline a en effet causé, puisque dès qu’elle a vu l’effet que Daisy avait eu sur moi, elle m’a fait passer un véritable interrogatoire. J’imagine qu’il en est de même du côté de Daisy et qu’elle en a profité pour tenter de me « vendre » de la meilleure façon qu’il soit. Donc peut-être en racontant des trucs qu’elle juge « mignons » pour amadouer la belle sirène. Et c’est une vendeuse hors pair, elle sait très bien avoir ce qu’elle veut, ça a toujours marché sur moi en tout cas.
Daisy me raconte ensuite qu’elle s’était fait opérer au genou lorsqu’elle était jeune, ce qui me fait grimacer. Aïe, ça devait être assez compliqué. Le genou c’est pire que la cheville, toute la jambe est immobilisée et bonne chance pour réussir à marcher avec ça. Non, en effet, ça ne fait pas rêver. Mais le résultat me fait rêver alors je vais tout faire pour y arriver, et le plus vite possible. A moi la belle vie ! Le boulot, le surf, une vie normale, quoi.

Maintenant à la cafétéria, après avoir observé Daisy dans ses moindres faits et gestes qui m’enchantent littéralement, nous sommes en tête à tête et c’est un instant qui me semble important. Certes, ce n’est qu’un café, mais je suis content qu’elle ait accepté de le boire avec moi. Nos conversations m’avaient manqué et depuis le 4 juillet, j’ai réalisé que si elles me plaisent autant, c’est bien pour une raison précise. Et cette raison, c’est Daisy, de tout son être. Cette femme me plaît énormément et maintenant qu’il n’y a plus d’interdit, je compte bien tout mettre en œuvre pour arriver à la séduire. Je dois d’abord écarter toute concurrence, en l’occurrence ce Dr McDreamy, je ne sais pas encore s’ils sont ensemble ou s’il y a seulement séduction. A voir… Je saisirai la première occasion pour me renseigner. Peut-être même que Caroline le sait, j’avoue qu’elle est une formidable alliée dans cette histoire. Vous êtes obligés d’être sur le terrain dans votre métier, j’imagine ? Oui, mais comme je suis chef de caserne, en général je reste hors de l’action pour pouvoir organiser mes équipes et surveiller l’avancement des secours ou l’évolution des feux. Je n’interviens vraiment sur les incidents qu’en cas de besoin, comme le jour de mon accident. Donc effectivement, ma cheville n’a pas besoin d’être parfaite pour le début, mais je préfère être prêt le plus tôt possible pour pouvoir être là quand mes hommes et les victimes auront besoin de moi. Et rien que de parler de ça, ça me donne une énergie folle, j’ai tellement envie de retourner travailler. Je sais que ça se passe bien avec le chef remplaçant, Kellermann m’en a parlé et je suis évidemment allé voir mes hommes à la caserne dès ma sortie de l’hôpital. C’est un soulagement, déjà, que l’ambiance reste au beau fixe, et que les équipes tournent bien. Connie, ma secrétaire, m’a fait part de toutes les dernières infos et derniers potins concernant la caserne, j’ai loupé plein de choses apparemment durant mes deux mois d’hospitalisation.  Ca ne va pas être trop compliqué, question équilibre ? Enfin, je pense que vous êtes du genre à passer outre la douleur pour y arriver. Je me trompe ? J’émets un léger rire. Ces deux mois avec moi portent leurs fruits, vous commencez à bien me connaître, je réponds sur le ton de l’espièglerie. Pour progresser, il faut bien avoir mal. Sinon ça veut dire qu’on reste dans notre zone de confort et c’est pas comme ça qu’on avance. Mais je suis confiant, je me connais. Et comme s’il était impossible à semer, le docteur McDreamy réapparaît comme par enchantement. Mais il ne va pas me lâcher, oui ?! En revanche, je vois là l’occasion parfaite de tirer cette histoire au clair : est-ce que ma Daisy est avec ce paon ? Alors je mets en scène toute une histoire et je m’attends à ce qu’elle me réponde non, légèrement gênée, qui rosirait ses joues comme j’aime. Au lieu de ça, c’est la douche froide et l’incompréhension. Oui, il est un peu collant, mais bon… Il est bien placé dans l’hôpital et comme je suis carriériste et opportuniste… Il faut parfois faire des sacrifices… Je regarde Daisy avec des yeux ronds, choqué qu’elle annonce ça comme ça. C’est comme si elle était une personne différente de celle que j’avais imaginée. Elle est sérieuse ? Je crois que dans l’histoire, ce n’est même pas qu’elle soit prise qui me perturbe, c’est plutôt pourquoi elle le fait. Mais noooon. Daisy n’est pas comme ça, c’est impossible. Je plisse le front, tordant mes sourcils, démontrant ainsi mon incompréhension la plus totale. Et lorsque je m’apprête à parler, Daisy est la première à ouvrir la bouche. C’est le docteur McCarthy. Il va m’aider pour une formation que je compte débuter en septembre. Mais je croyais qu’il allait se préparer pour une opération, tout à l’heure. Il est excellent dans son domaine, c’est sûrement le meilleur neurochirurgien de Californie. Si vous avez un problème à la tête, demandez-lui et seulement lui ! Je nage encore en plein doute. Est-ce qu’elle a dit ça pour me dire que non, ce n’est « que » le docteur Machinchose – je n’ai pas retenu le nom – ou est-ce qu’elle m’annonce simplement qu’elle l’utilise justement parce qu’il est susceptible de l’aider dans sa nouvelle formation parce qu’il excelle dans son domaine, le domaine qu’elle recherche. Donc vous plaisantiez quand vous disiez que vous étiez avec lui simplement pour votre ascension professionnelle, ou… ? Ou Daisy, vous me faites peur parce que d’habitude je ne me trompe jamais sur les gens mais alors vous, vous m’avez bien mené en bateau, si ce que vous venez de dire est vrai. Je sens mon cœur qui bat jusque dans mes tempes, finalement cette discussion me rend mal à l’aise. Remarque, je pense que la plupart des femmes doivent le trouver bel homme, j’imagine que vous avez tiré le gros lot, avec lui… j’essaie de me détendre en plaisantant à moitié. Mais ça me contrarie grandement de les savoir ensemble. Cependant, je crois que ça n’entache en aucun cas mon envie de continuer d’essayer de la séduire. Je suis borné.

Pour parler d’un sujet qui ne me met pas aussi mal à l’aise, je demande des nouvelles de mon ancienne chambre et son nouvel occupant, sur le ton de la plaisanterie. J’ai quand même mérité la médaille du meilleur patient de ces deux derniers mois, d’après Bernadette. Une jeune femme, accident de la route. Elle est sage, ça va. Vous n’êtes pas détrôné dans votre statut de patient idéal. J’espère que vous êtes rassuré. Très. Je souris fièrement à Daisy. Je me sens moins en compétition avec une femme, à vrai dire. Je lui donne le droit d’être aussi parfaite que moi… puis je rigole, c’est idiot ce que je viens de dire. Et les souvenirs de moi, dans ce lit de la 322 refont surface, avec cette question entêtante au sujet des origines de Daisy. J’ose enfin en parler, maintenant que je suis libéré de cette chambre. Daisy me scrute comme quelque fois ça lui arrive, et je me sens tout bête, en réalité. Je viens de lui avouer que je pensais souvent à elle, enfin à ses origines, ce qui revient au même. Je lève le voile sur mes intentions qui sont là depuis que nos regards se sont croisés, ce deuxième jour d’hospitalisation. Je finis par baisser le regard, à moitié gêné et à moitié amusé aussi. C’était un jeu qui me prenait beaucoup de temps et qui me faisait m’évader un peu de cette prison blanche. Vous deviez sacrément vous ennuyer dans cette chambre ! dit-elle en riant, ce qui me fait la regarder à nouveau. Je vous ai dit à quel point son sourire était magnifique ? Il l’est, je l’adore. Et il est communicatif. Alors, quels étaient vos hypothèses concernant mes origines ? Ouh laaaa. Je pourrais lui écrire un livre à ce sujet. J’ai même fait quelques recherches sur internet pour essayer de trouver une ressemblance avec le joli minois de Daisy. Mais je n’ai pas réussi. J’ai pensé à amérindienne, sud-américaine, du style vénézuélienne, aussi au Moyen-Orient, comme cette fille connue sur la couverture du National Geographic avec sa peau mate et ses magnifiques yeux clairs, comme pour vous. Et je me suis aventuré aussi en Polynésie… Ca, c’est un peu mon rêve, je dois bien l’admettre. Qu’est-ce qu’elles sont belles, les femmes de là-bas ! Des beautés naturelles, comme Daisy. Quelque part en moi, j’espère vraiment qu’une partie au moins de ses origines se trouvent là-bas. Ca expliquerait aussi pourquoi je suis autant sous son charme. Alors… est-ce que j’ai juste ? Ou au moins dites-moi si je suis plutôt froid ou chaud chaud-ça brûle ? je finis en rigolant. Ma maman est d’origine bolivienne, j’ai ses yeux. Pour le reste… je dois remercier mon père pour mon « exotisme ». Je fais une mine impressionnée. Bolivie. Amérique du Sud, j’avais vu juste pour le continent, mais par pour le pays. Ca se trouve où, d’ailleurs, la Bolivie ? Aucune idée, comme tout bon Américain qui se respecte, je suis nul en géographie mondiale. Déjà que je connais mes 50 états par cœur, on en peut pas tout savoir. Elle doit avoir de magnifiques yeux, alors, votre maman, j’admets, sous le charme des siens, plongés dedans à m’en noyer. Un sourire béat éclaire alors mon visage. Il vient d’Hawaï. Mon sourire s’accentue immédiatement lorsque j’entends Hawaï, et je me redresse sur ma chaise, soudainement plein d’intérêt et de curiosité. Et bien évidemment, il adore le surf. Comme vous. Comme mes frères… Bref, c’est une véritable institution dans la famille. Maintenant vous savez tout. Enfin sur mon métissage. Je reste pantois. Son père a l’air génial. Ses frères aussi, puisqu’ils baignent dans la culture surf. Wow, je fais, encore soufflé par cette grande nouvelle. Un métissage magnifique, vraiment. Comme je vous envie de venir de là-bas ! Je suis un fou d’Hawaï, j’y vais chaque année, c’est tellement magique là-bas ! L’esprit aloha, c’est vraiment quelque chose que j’adore. Quelle belle culture. Je sens que je vais l’aimer, votre père ! Et puis je me dis que c’est stupide ce que je viens de dire. Comme si j’allais le rencontrer… Enfin, si un jour on se croise, je rectifie aussitôt. Il a grandi là-bas, puis il est venu sur le continent une fois adulte. On a une maison familiale sur place. Mais je n’y suis pas retournée depuis très longtemps. Son ton s’est fait moins joyeux en disant ça. On aurait pu se croiser sur l’archipel, vous savez ! J’essaie de l’imaginer plus jeune, elle devait être trop mignonne. Et vous n’aimez pas le surf, vous ? La copine d’Otto, que vous connaissez, vient de Nouvelle-Zélande, comme lui. Elle surfe super bien, c’est chouette les filles qui surfent, je trouve. J’imagine qu’avec votre père et vos frères –combien en a-t-elle ? – ils ont dû vous apprendre aussi. Elle ne m’en a jamais parlé, j’avais même ressenti une espèce de gêne par rapport à l’océan quand j’en parlais, mais peut-être que je me trompais et que la miss sait surfer. Si je dis ça à Otto ! Vous, vous êtes cent pour cent Américain, si ce n’est pas cent pour cent Californien ? Avec ma tête, elle sait pertinemment que je ne viens pas d’Hawaï, du moins pas de ses autochtones. Personne ici n’est cent pour cent américain, sauf les natifs amérindiens, et clairement j’ai pas leur origine. Mais ma mère est d’origine irlandaise et mon père d’Angleterre, d’après ce qu’ils m’ont dit. Mais sinon oui, je suis né à Los Angeles et je n’en ai jamais bougé, sauf il y a quelques mois quand j’étais au Minnesota. Pendant l’hiver. Autant vous dire que j’ai cru mourir congelé, je plaisante en pleine autodérision. Les palmiers me manquaient et puis c’était convenu que je rentre ici, avec Ellis. Ah, venons-en, à ce sujet. Je suis quasiment sûr qu’elle a bloqué tout à l’heure sur l’absence de mon alliance. C’est la bonne occasion de lui dire que je suis enfin débarrassé du poison Ellis. En parlant d’elle… Elle n’est plus dans ma vie, comme vous avez pu le voir. Et j’agite légèrement ma main pour le lui prouver. C’est enfin terminé. J’ai l’impression de revivre, pour tout vous dire. Je me demande si je lui sors toute la vérité rien que la vérité…
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MessageSujet: Re: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Hier à 21:57



« Oui, mais comme je suis chef de caserne, en général je reste hors de l’action pour pouvoir organiser mes équipes et surveiller l’avancement des secours ou l’évolution des feux. Je n’interviens vraiment sur les incidents qu’en cas de besoin, comme le jour de mon accident. Donc effectivement, ma cheville n’a pas besoin d’être parfaite pour le début, mais je préfère être prêt le plus tôt possible pour pouvoir être là quand mes hommes et les victimes auront besoin de moi. » Elle hoche la tête, comprenant son objectif et sa motivation. Elle peut imaginer la frustration qu’il pourrait ressentir s’il était dans une situation où son aide serait bénéfique et qu’il serait incapable de la donner, à cause d’une cheville mal ou pas encore rétablie. Mieux vaut donc attendre. « C’est compréhensible, et normal de vouloir disposer de tous ses moyens. » Les deux grandes passions de son patient dont elle a connaissance font partie de ce début de conversation. Après son métier, le surf. Qu’il a hâte de reprendre, également. Comme c’est étonnant. « Ces deux mois avec moi portent leurs fruits, vous commencez à bien me connaître. Pour progresser, il faut bien avoir mal. Sinon ça veut dire qu’on reste dans notre zone de confort et c’est pas comme ça qu’on avance. Mais je suis confiant, je me connais. » - « Oui, j’en ai bien l’impression. » répond-elle dans un premier temps, un sourire timide sur les lèvres. « Je vous donne raison dans une certaine mesure. Mais vous êtes un grand garçon, évidemment. » Il y a avoir mal et avoir mal : mal parce qu’on force sur des zones qui ont besoin de travailler à nouveau, et mal parce qu’on force alors qu’on ne le devrait pas. Et ça, Daisy a un doute sur le fait qu’il sache faire la part des choses là-dessus. La zone de confort est parfois nécessaire, et n’a pas toujours besoin d’être franchie. Là encore, le débat pouvait durer longtemps à ce sujet, les gens étant rarement d’accord à ce propos. Puis, le sujet dérive totalement, il part aux oubliettes d’ailleurs, à l’arrivée de Josh qui se pointe ici entre deux rendez-vous apparemment. La réflexion de Nathaniel a donné une idée assez grotesque à Daisy : faire croire qu’effectivement, elle est en couple avec McCarthy. Pourvu qu’il n’apprenne jamais que la brune s’amuse à faire ça avec son nom. Elle ne fait rien de mal, mais sait-on jamais. Piètre menteuse, elle lance une raison honteuse à son pseudo-intérêt « sentimental » pour le docteur. C’est impossible qu’il la croie. Et pourtant… La tête qu’il fait arrache un rire silencieux à Daisy. C’est pour cela que sans plus attendre, elle annonce la véritable identité du docteur. Voilà maintenant, ils peuvent reprendre une discussion normale sans ce genre de questions au sujet du docteur et d’elle, pourquoi se fait-il ce genre de réflexions ? Est-ce que ça.. l’inquiète ? « Donc vous plaisantiez quand vous disiez que vous étiez avec lui simplement pour votre ascension professionnelle, ou… ? » L’infirmière commence à paniquer : il n’a pas souri depuis qu’elle a corrigé ses bêtises, et il a toujours cette expression crispée en posant cette question. Mais ! Comment peut-il la croire ?! Il arrive à imaginer qu’elle pourrait être aussi calculatrice ? Oh non… Elle a envie de se prendre la tête entre les mains et se tordre le visage comme elle le fait lorsqu’elle se retrouve face à quelque chose qu’elle ne comprend pas, mais elle s’en garde bien, préférant conserver cette manie pour ses moments de solitude. « Remarque, je pense que la plupart des femmes doivent le trouver bel homme, j’imagine que vous avez tiré le gros lot, avec lui… » Elle secoue la tête, dépitée et honteuse. Elle ferme les yeux un instant en soupirant, puis un sourire un peu triste vient modifier son expression. « Il faut que j’arrête de faire des blagues idiotes, vraiment… » finit-elle par dire plus pour elle-même que pour Nate. « Je ne suis pas du tout dans une relation de cette sorte avec ce docteur. Je pensais que c’était quand même assez gros pour que vous compreniez que je racontais n’importe quoi. Oh, la honte. » dit-elle en baissant les yeux sur son café, se cachant à moitié le visage derrière une de ses mains. « Et je pensais que je ne savais pas mentir, que ça se voyait tout de suite ! Comment est-ce que vous avez pu.. ? Enfin, peu importe. » Elle secoue sa main de façon désinvolte. « Je vais vraiment suivre une formation et il va m’aider, mais je ne suis pas du tout intéressée. » Voilà, tout est corrigé, la vérité est rétablie et DeeDee ne sait plus où se mettre. Elle sent même que le rose est monté à ses joues tant elle est gênée d’avoir dû expliquer tout ça, et de penser que le pompier ait pu croire un truc pareil. Elle n’a pas du tout envie d’apparaître pour quelqu’un qu’elle n’est absolument pas et qu’il se fasse des idées sur elle et… qu’il soit déçu ? Oui, au fond d’elle, elle n’a pas envie de ça non plus.

L’atmosphère se détend autour de la discussion sur la nouvelle patiente de la 322. « Je me sens moins en compétition avec une femme, à vrai dire. Je lui donne le droit d’être aussi parfaite que moi… » - « Drôle de réflexion. » dit-elle avec un sourire amusé. Ca sonne un peu macho ce qu’il dit, mais elle n’ose pas en dire trop de peur de se retrouver dans la même situation que tout à l’heure. S’il le prend au premier degré, encore une fois… Puis, ils parlent d’elle. Et il lui avoue ses questionnements, ça la surprend, et la rend curieuse à la fois. Elle se permet une petite réflexion, toujours avec le sourire à présent. Mais avant de satisfaire la curiosité de son patient, il va devoir d’abord satisfaire la sienne, toute fraîche à ce sujet, à propos des origines qu’il a pu imaginer pour elle. « J’ai pensé à amérindienne, sud-américaine, du style vénézuélienne, aussi au Moyen-Orient, comme cette fille connue sur la couverture du National Geographic avec sa peau mate et ses magnifiques yeux clairs, comme pour vous. Et je me suis aventuré aussi en Polynésie… » Elle se contente d’hocher la tête de temps en temps en l’écoutant, sans pour autant donner précisément d’indices sur sa réussite ou non. Mais il s’est plutôt bien débrouillé. Quoi qu’il a tapé dans un paquet de zones géographiques finalement ! Le monde est vaste. « Alors… est-ce que j’ai juste ? Ou au moins dites-moi si je suis plutôt froid ou chaud chaud-ça brûle ? » L’amusement se lit sur le visage de Daisy, ses yeux pétillent, et son sourire chatouille ses joues à force de vouloir percer plus grand. Elle hausse les épaules avec une petite moue. « Plus chaud que froid, on va dire. » Puis elle lui révèle d’abord ses origines boliviennes, et d’où viennent ses yeux verts. Le compliment glissé pour sa maman la fait sourire, il est aussi pour elle et elle baisse justement le regard lorsqu’il lui dit ça en la fixant. Puis elle donne le dernier indice avec la deuxième partie de son métissage, qui lui a donné son teint mat, ses cheveux qui ondulent dès qu’ils sont humides, et remarque tout de suite la réaction de Nathaniel, qui se redresse et semble heureux d’apprendre ça. « Wow. Un métissage magnifique, vraiment. Comme je vous envie de venir de là-bas ! Je suis un fou d’Hawaï, j’y vais chaque année, c’est tellement magique là-bas ! L’esprit aloha, c’est vraiment quelque chose que j’adore. Quelle belle culture. Je sens que je vais l’aimer, votre père ! Enfin, si un jour on se croise. » Elle rit d’abord par rapport à son enthousiasme par rapport à Hawaï et est surprise d’apprendre qu’il y va régulièrement. C’est drôle. Puis c’est pour sa réflexion sur son père, et la façon dont il corrige ce qu’il vient de dire. A-t-il prévu de rencontrer le père Green ? Si ça se trouve, il le connaît sans le savoir, il a peut-être même une planche que son père réalise, de la façon la plus artisanale possible. Elle hésite à lui en parler. Ce sera pour une prochaine fois, pas toutes les révélations à la fois, elle n’aura plus aucune surprise à lui révéler, la prochaine fois. Daisy sent une légère gêne lorsqu’elle se rend compte qu’elle envisage une nouvelle rencontre. Mais elle la chasse aussi vite qu’elle est venue, pour ne pas se trahir devant lui. « Ah oui ? Les colliers à fleurs et les noix de coco, c’est votre style ? » demande-t-elle le rire dans la voix. « Les Hawaïens sont de belles personnes, en règle générale. » finit-elle par dire pour aller dans son sens, alors qu’il disait penser aimer son père s’il le rencontrait. « On aurait pu se croiser sur l’archipel, vous savez ! Et vous n’aimez pas le surf, vous ? La copine d’Otto, que vous connaissez, vient de Nouvelle-Zélande, comme lui. Elle surfe super bien, c’est chouette les filles qui surfent, je trouve. J’imagine qu’avec votre père et vos frères, ils ont dû vous apprendre aussi. » - « J’aurais été très jeune, maximum dix-huit ans. » dit-elle avec un sourire empreint de nostalgie. Puis son visage se ferme malgré ses efforts. « Oui, ils m’ont appris. J’aimais, avant. Comme le paddle et la pirogue ; je prenais celle de mes cousines. » Dans son esprit, les souvenirs affluent, et sa gorge se noue un peu, ses doigts se mettent à jouer avec la touillette dans son café, les yeux fixés dessus. « J’ai.. peur de l’eau. Depuis une dizaine d’années. Alors le surf, vous imaginez que… » Un demi-sourire gêné se glisse sur ses lèvres tandis qu’elle n’arrive pas à le regarder en face pendant quelques secondes. Et sans trop savoir pourquoi, avant qu’il ne lui pose une question, elle décide de lui raconter d’elle-même d’où cette peur lui vient. « Une amie à moi s’est noyée, alors qu’on faisait un tour en paddle. Il y a eu un orage et.. les vagues sont devenues monstrueuses. On a retrouvé son corps sur la plage le soir. » Les images reviennent dans son esprit, sa panique lorsqu’elles avaient été englouties, dispersées dans l’océan. Elle et sa cousine avaient miraculeusement réussi à rejoindre une plage. Ca n’avait pas été le cas pour la troisième. Daisy peut clairement revoir les images du corps inerte, jeté misérablement sur le sable. Et le visage de son amie, transformé, déformé par la peur et la noyade... Elle déglutit difficilement, puis jette un coup d’œil à Nate, qu’elle a oublié un instant alors qu’elle était retournée sur cette plage, dans son esprit. Elle fronce les sourcils, gênée par autre chose. « Est-ce qu’on peut se tutoyer ? Ne le prends pas mal, mais j’ai l’impression d’être face à un psy, à raconter mes troubles, mes phobies… » essaie-t-elle de plaisanter, pour détendre un peu l’ambiance qu’elle a installée avec ses souvenirs. Et briser cette distance que le vouvoiement imposait entre eux. Après tout, il n’est plus son patient, et s’ils se revoient… Elle a envie de le revoir. Son sourire lui fait du bien. C’est quelqu’un de très solaire, ou du moins, il lui fait cet effet.
Pour se défaire des souvenirs, de leur noirceur, elle se reporte sur lui, justement. En parlant de ses origines. Pour revenir là-dessus. D’après ses observations, il ne lui paraît pas… « Exotique » ! « Personne ici n’est cent pour cent américain, sauf les natifs amérindiens, et clairement j’ai pas leur origine. Mais ma mère est d’origine irlandaise et mon père d’Angleterre, d’après ce qu’ils m’ont dit. Mais sinon oui, je suis né à Los Angeles et je n’en ai jamais bougé, sauf il y a quelques mois quand j’étais au Minnesota. Pendant l’hiver. Autant te dire que j’ai cru mourir congelé. Les palmiers me manquaient et puis c’était convenu que je rentre ici, avec Ellis. » Ah, il joue sur les mots. Mais il a raison. Elle l’écoute parler et quand il évoque le Minnesota, en plein hiver, ça lui donne le sourire. Elle l’imagine emmitouflé dans une doudoune, le bout du nez et les pommettes rougies par le froid, et l’image la ravit. Puis il parle d’Ellis, sa femme. « Le Minnesota ? Qu’est-ce que tu as fait pour récolter une telle punition ? » demande-t-elle avec amusement et curiosité. « En parlant d’elle… Elle n’est plus dans ma vie, comme tu as pu le voir. C’est enfin terminé. J’ai l’impression de revivre, pour tout te dire. » Cette fois-ci elle regarde sans s’en cacher, cet annulaire nu de toute alliance. Mais elle se rend compte qu’il avait capté qu’elle avait déjà lorgné sur sa main. Tant pis… Elle le questionne du regard. Enfin terminé ? Elle décroise les bras pour s’emparer de son café qui n’est plus brûlant et le porte à ses lèvres en gardant encore un peu le silence ainsi. Elle en profite pour réfléchir aux bonnes questions à poser. Parce qu’elle en a une multitude tout à coup ! « Trop difficile de vivre avec un mannequin ? Je veux dire, elle doit être souvent absente, tout ça ? Je dis ça, parce qu’on ne la voyait jamais, à l’hôpital pour te rendre visite. » Elle reprend son gobelet et boit à nouveau une longue gorgée. Puis elle décide de lui faire la réflexion, quand même. « Ou alors c’est parce qu’elle a appris que tu voyais quelqu’un d’autre ? » Elle fait référence à Athénaïs, mais ça il l’aura bien compris. « Tu.. Tu as tenté de la rappeler, Athénaïs ? Ta cousine m’a dit qu’elle avait l’air bien. » Et oui, elle a eu le temps de lui en parler un peu l’autre jour. Apparemment, elle avait d’ailleurs encore pas mal de choses à dire sur son cousin. Pour être tout à fait honnête, Daisy a maintenant encore plus envie de se retrouver avec Caro autour d’un verre, pour en savoir un peu plus sur lui.
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MessageSujet: Re: I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]   Hier à 22:55

Oh la la… Mais elle me fait quoi Daisy, là ? Elle m’avoue faire partie de ces femmes calculatrices prêtes à tout pour leur ascension professionnelle. Et je tombe des nues. Ca doit se voir sur mon visage tant je suis choquée et perplexe. Je n’ose y croire, je me sens terriblement idiot d’être tombé sous le charme de quelqu’un comme ça. Et je me dis que c’est impossible. Elle ne peut pas avoir caché son jeu aussi bien que ça. Il faut que j’arrête de faire des blagues idiotes, vraiment… Une blague ? Mon corps crispé se détend instantanément. Je ne suis pas du tout dans une relation de cette sorte avec ce docteur. Je pensais que c’était quand même assez gros pour que vous compreniez que je racontais n’importe quoi. Oh, la honte. Et le malaise de Daisy m’arrache un sourire. Parce que le rouge lui monte aux joues et que je ne peux résister face à un tel spectacle. Et je pensais que je ne savais pas mentir, que ça se voyait tout de suite ! Comment est-ce que vous avez pu... ? Enfin, peu importe. Je me sens idiot d’y avoir cru, moi aussi. C’est comme si je l’avais trahie, je ne sais pas pourquoi je ressens ça. J’étais partagé entre le choc et l’incrédulité, je dois vous avouer. Jamais je ne vous ai imaginée comme ça alors j’étais tout de même un peu surpris. Je… je suis désolé. Et vous me rassurez, parce que je vous préfère largement telle que vous êtes. Mon cœur s’emballe à nouveau, j’ai l’impression de me dévoiler et cette mise à nue n’est pas du tout agréable. Je me sens tellement vulnérable en cet instant. Mais la bonne nouvelle est qu’elle n’est pas avec le docteur ! Et ça, c’est génial et me redonne un coup de fouet niveau motivation.  Je vais vraiment suivre une formation et il va m’aider, mais je ne suis pas du tout intéressée. J’aime quand elle me dit des choses comme ça… Un sourire ne peut s’empêcher de se glisser sur mes lèvres. C’est chouette cette nouvelle formation. Ca va vous donner de nouveaux challenges à réaliser. Vous voulez être infirmière en bloc opératoire, c’est ça ? Elle me surprend en bien, cette fois, Daisy. Encore quelque chose que j’admire chez elle et la liste commence à s’allonger de façon significative. Je ne peux m’empêcher de l’observer, m’attardant sur chaque détail de son visage que je trouve si joli. J’aime quand elle sourit, parce qu’elle a de petites fossettes qui se creusent. Et puis ses taches de rousseur sont adorables. Et son regard, j’en parle même pas. Elle est magnifique et si un jour j’arrive à la faire craquer, je sais que je serai fier qu’elle m’ait choisi.

Un peu plus tard, je prends des nouvelles de mon ancienne chambre et de son nouvel occupant. Elle m’informe qu’il s’agit d’une femme et ma réflexion la faire réagir. Drôle de réflexion. Oui, en y réfléchissant, cela peut paraître assez macho. Mais lorsque je disais me sentir moins en compétition avec une femme, je parlais aux yeux de Daisy, dans un tout autre but que plaire au service tout entier. Mais ça, elle ne doit pas s’en douter. Alors je passe pour un misogyne, mais bon, après l’étiquette « connard », je ne suis plus à ça près, n’est-ce pas ?  

Notre discussion dérive sur les origines de la demoiselle. La question qui m’a taraudé durant deux mois. Ca fait plaisir d’en savoir plus sur elle, et évidemment, je ne suis pas déçu. A moitié hawaïenne, il fallait bien que la liste des choses que j’aime chez elle s’allonge encore un peu… Alors je lui clame mon amour pour cet archipel et cela la fait rire. Ah oui ? Les colliers à fleurs et les noix de coco, c’est votre style ? Je ris à sa question. Oui, avec les jolies chemises à fleurs façon Magnum, aussi, je plaisante qu’à moitié. Travailler en bermuda, tongs et chemise hawaïenne tous les jours, ça me botterait bien. Les Hawaïens sont de belles personnes, en règle générale. Ca c’est sûr, je n’en ai pas rencontré un seul qui soit l’inverse. Je me mets à imaginer une rencontre avec une jeune Daisy, elle en maillot de bain et moi avec la planche sous le bras… Non mais si ça se trouve, on s’est déjà croisés autrefois, je trouve ça dingue. J’aurais été très jeune, maximum dix-huit ans. Je me mets à sourire, un peu amusé. Et vous étiez comment à dix-huit ans ? Je suis sûr que vous n’avez presque pas changé depuis, vous êtes jeune, encore. Bien plus que moi. Je dois avoir l’air d’un papy à ses yeux, avec mes trente-quatre balais. Et puis on finit par parler de surf, évidemment. Hawaï sans le surf, ce n’est pas vraiment possible. Oui, ils m’ont appris. J’aimais, avant. Comme le paddle et la pirogue ; je prenais celle de mes cousines. Ah tiens, je n’ai jamais essayé la pirogue, ça m’a toujours fait envie, d’ailleurs. Mais je finis toujours par me concentrer sur le surf quand je suis là-bas. C’est ça quand on est un passionné. Et puis tout d’un coup, je vois ma Daisy toute bizarre et ça m’inquiète aussitôt. Elle trifouille son gobelet et sa touillette et son visage s’est assombri. Et c’est sans me regarder, mais les yeux fixés sur son café qu’elle me répond. J’ai.. peur de l’eau. Depuis une dizaine d’années. Alors le surf, vous imaginez que… Ooooh. Je vois. Daisy tente un sourire, mais il reste triste. Je n’ai pas le temps de lui demander pourquoi qu’elle me donne la réponse. Une amie à moi s’est noyée, alors qu’on faisait un tour en paddle. Il y a eu un orage et.. les vagues sont devenues monstrueuses. On a retrouvé son corps sur la plage le soir. Ca me serre le cœur d’apprendre ça et si je ne me retenais pas, j’irais m’asseoir à côté d’elle pour la prendre dans mes bras. Quelle horreur, ce qu’elle a vécu. Je sais ce que c’est de perdre un ami. J’en ai fait l’expérience dans mes premières années de formation en tant que soldat du feu. Je suis désolé, Daisy… C’est une triste histoire. Et là je prends conscience que j’ai dû la saouler avec mes histoires de surf et d’océan, je n’ai fait que lui parler de ça durant ces deux derniers mois. Mon dieu, si ça se trouve, je l’ai faite ressasser tous ces horribles souvenirs, et j’en suis d’autant plus désolé. Si j’avais su… je me serais arrêté de vous bassiner avec mes histoires de surf et d’océan. Vous auriez dû me le dire, je suis vraiment navré, Daisy. Est-ce qu’on peut se tutoyer ? Ne le prends pas mal, mais j’ai l’impression d’être face à un psy, à raconter mes troubles, mes phobies…  C’est avec un sourire sincère que je lui réponds, le cœur plus léger et tellement heureux de passer ce cap. Bien sûr ! Je n’osais pas vous… te demander. Toujours dans mon souci de ne pas la brusquer et de ne pas dépasser les limites qu’elle m’a bien rappelées. J’ai compris que je devais la laisser venir, ma jolie fleur. Les techniques de bourrin que j’avais avant, ça ne marche pas du tout avec elle. J’ai tellement envie d’en apprendre plus sur elle, c’est fou comme cette femme me passionne. Mais c’est elle qui me pose des questions à présent, notamment sur mes origines. A vrai dire, je n’en sais pas grand-chose, ce n’est pas quelque chose qui m’a beaucoup intéressé, surtout qu’il n’y a absolument rien d’exotique. Mais ça me donne l’occasion de parler de mon mariage avec Ellis. Le Minnesota ? Qu’est-ce que tu as fait pour récolter une telle punition ? Je lui souris à moitié parce que sa question est assez drôle. Néanmoins, elle évoque une époque plutôt triste de ma vie. J’ai rendu quelqu’un heureux, alors ça en valait la peine, j’annonce d’une voix posée, en référence à Maddy qui pouvait à présent vivre son amour avec son meilleur ami, l’amour de sa vie. Je me rends compte que ma réponse peut paraître un peu énigmatique, mais je ne souhaite pas m’étaler sur ce sujet pour l’instant. Et puis j’ai protégé Ellis, en plus de ça. Non, franchement, ça en valait la peine, avec le recul. Et en parlant du loup, je précise que c’est terminé, qu’elle n’est plus ma femme. J’omets volontairement de prononcer le mot divorce, mais j’imagine que dans la tête de Daisy, c’est de ça qu’il s’agit. D’ailleurs les questions qu’elle me pose à ce sujet vont dans ce sens.  Trop difficile de vivre avec un mannequin ? Je veux dire, elle doit être souvent absente, tout ça ? Je dis ça, parce qu’on ne la voyait jamais, à l’hôpital pour te rendre visite. A vrai dire, c’est vrai. J’ai expérimenté ça, en vain. Ou alors c’est parce qu’elle a appris que tu voyais quelqu’un d’autre ? Evidemment, elle pose cette question bien précise, comme ça je suis le fautif de l’histoire. Elle s’en fichait que je sorte avec quelqu’un d’autre, on n’était pas un couple fusionnel, comme tu as pu le voir, avec ses très nombreuses visites à l’hôpital. Et effectivement, ce n’est pas facile de vivre avec un mannequin, j’avais pourtant déjà testé il y a quelques années. Ann Traur, je ne sais pas si tu connais. Elle était toujours à l’autre bout du monde, il faut vraiment s’accrocher pour construire quelque chose avec des personnes comme ça. Ce que je dis est vrai, même si je baratine un peu par rapport à sa question. Si Ellis avait pu partir à l’autre bout du monde, je n’aurais qu’apprécié la chose, figurez-vous ! Tu.. Tu as tenté de la rappeler, Athénaïs ? Ta cousine m’a dit qu’elle avait l’air bien. Je fronce les sourcils. Caroline a parlé d’Athénaïs avec Daisy ? Je me demande bien ce qu’elles ont pu dire sur moi avec tout ça. Je… euh… non. Pas encore. Il y a des choses à éclaircir encore avant que je puisse la rappeler. Mais si je veux être honnête avec moi-même, je sais que ce n’est pas avec elle que j’ai envie de faire un bout de chemin. J’espère toutefois qu’elle trouvera un mec bien parce que c’est quelqu’un de gentil. J’envoie à Daisy un beau sourire. Si seulement elle savait que c’est avec elle que j’ai envie de faire ce fameux bout de chemin. Et bien plus loin encore. Bon et vous, alors ? Enfin toi, je veux dire. C’est un peu compliqué de passer au « tu », finalement, après deux mois de pratique du « vous ». Tu en sais beaucoup sur mon fiasco sentimental, mais je n’en sais pas beaucoup sur toi à ce sujet. Hormis que tu n’es pas avec le docteur McDreamy. Je ne sais toujours pas comment il s’appelle. Jolie comme tu es, tu ne peux pas être encore célibataire, impossible. Alors qui est l’heureux élu ? Elle n’avait jamais stipulé de façon très claire qu’elle était toujours célibataire. Je sais qu’elle sort avec des amis, qu’elle fait des soirées filles, mais cela n’empêche pas qu’elle ait peut-être un chéri. Un chanceux chéri. Et alors que j’attends sa réponse, mon téléphone m’indique que j’ai reçu un sms. Discrètement, pour ne pas trop perturber Daisy et paraître impoli, je regarde l’écran. C’est Otto qui m’envoie une photo de lui avec sa planche de surf avec pour seule légende « Dédicace à l’estropié ! » ce qui me fait sourire. Ah comme j’ai hâte de retrouver la mer, même si j’appréhende beaucoup avec ma blessure. Mais Caro me fait bien travailler et je suis tout de même confiant. Et cela me donne une idée. Je regarde aussitôt Daisy avec une grosse ampoule allumée derrière ma tête. C’est Otto qui est à la plage, je lui annonce en montrant la photo. Ca me brise vraiment le cœur que tu aies peur de l’eau, même si je comprends tes raisons. C’est un sacré traumatisme… Je m’éclaircis la gorge pour lui poser la question fatidique. Est-ce que tu as déjà essayé de surmonter cette peur ? Sinon… est-ce que je peux t’aider ? Si ça se trouve, elle a essayé des milliers de fois, qui l’ont encore plus traumatisée. Ses frères l’ont peut-être forcée, je ne sais pas. Et elle refusera catégoriquement mon idée, mais qui ne tente rien n’a rien… En fait, on pourrait peut-être s’aider mutuellement… Moi aussi je vais devoir réapprivoiser l’océan après cette blessure. On pourrait commencer à barboter doucement… Mes traits du visage sont légèrement tordus, car je marche totalement sur des œufs, là, j’en ai conscience. Après tout, pourquoi me dirait-elle oui alors qu’elle ne me connait que très peu ? … Une mini-réflexion plus tard, une nouvelle ampoule s’allume au-dessus de ma tête. Mais parce que je saurai la sauver, mais oui bien sûr ! Et je m’empresse d’ajouter cet argument à ma requête. Sache que s’il t’arrive quoi que ce soit, tu seras entre de bonnes mains, sauver les gens, c’est ma spécialité. La tienne aussi, d’ailleurs. J’ai besoin de ma sauveuse. Je lui lance un magnifique sourire qui est censé la convaincre un peu. Mais Daisy n’est pas une fille facile, j’en ai bien peur.
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I'm gonna stick like glue, because I'm stuck on you [Daisy & Nate]
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