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 Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Ven 1 Sep - 22:05




" Il y a tant d'eau dans les rues de ma peine"


Héloïse Rose Bennett


◑ Nom Mon nom de famille est Bennett, mon père est un américain de pure souche qui s'est un jour exilé en France. ◑ Prénom(s) Héloïse est mon prénom, le mélange parfait entre un nom américain et un prénom anglais, fruit de l'amour entre mes parents, issu de deux pays différents ◑ Date et lieu de naissance Je suis née un 1er octobre 1992 à Paris, en France. J'ai aujourd'hui vingt-trois ans. ◑ Nationalité Je suis américaine par mon père et française par ma mère. ◑ Orientation sexuelle Je n'ai jamais essayé d'avoir des relations avec des femmes. Aussi, je suis hétérosexuelle, ne préférant que les hommes. ◑ Statut civil Depuis bientôt un an, je vis une histoire d'amour magnifique avec Matthew. Je l'ai rencontré durant mon stage dans sa maison d'édition. Il est mon patron et si les débuts ont été chaotiques, à force, les sentiments ont pris leur place. Ils sont réciproques car depuis, nous vivons une merveilleuse histoire d'amour. D'abord dissimulée à tous, elle est depuis peu officielle. ◑ Profession et/ou études Mes études sont désormais finies, je n'attends qu'une chose, c'est de pouvoir travailler aux côtés de mon chéri. ◑ Décris ton personnage en quelques adjectifs Il faut dire de moi que je suis, avant tout, quelqu'un de rêveur. Souvent la tête dans les nuages, vous pouvez me parlez mais si je suis dans mon monde, vous risquerez de vous retrouver face à un vent de solitude assez imposant. Je suis aussi réservée et assez timide, il m'est difficile d'aller vers un inconnu et lui taper la conversation. Je suis également passionnée par ce que j'aime. Je peux me mettre en quatre pour ma famille, mes études: on peut dire de moi que je suis assez dévouée. Les apparences sont parfois trompeuses car il ne faut pas croire, je suis gentille mais je peux bien vite péter mon câble si je vois qu'on abuse de moi. Je suis transie d'amour pour mon chéri, faisant de cette relation, ma priorité. ◑ Avatar Felicity Jones, mon amour ◑ Groupe La question sinusoïdale ◑ Crédits Tumblr

L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire



Tics et manies et de ton personnage
Je suis quelqu'un de plutôt désordonné. Je n'aime pas le rangement, aussi, je suis bordélique et c'est dans mon bordel que je m'y retrouve le mieux, y compris mes affaires. J'adore mon métier et je voudrais devenir écrivain. La route est longue et difficile mais je n'ai pas peur. Je suis assez anxieuse et stressée pour rien. Aussi, j'ai pris l'habitude de me ronger les ongles jusqu'au sang. En dehors de ça, j'aime bien aller au cinéma, me promener et les sorties avec mes amies et ma soeur. J'aime passer du temps avec mon chéri aussi, l'observant dans le moindre détail. Toutefois, je n'aime pas boire à en être bourrée: je trouve qu'on perd trop de nos facultés. Ma soeur dit souvent que je suis coincée mais ça doit être ça.
Le petit cocon de ton personnage
Je vis sur Venice Beach avec ma colocataire. On s'est rencontré sur les bancs de la fac et on a décidé d'entamer une coloc qui s'est très bien passée. Notre appartement est petit, spacieux, un peu en bordel, c'est vrai. Mais c'est notre chez-nous. Chacune a sa chambre, ensuite on a un salon. Une petite cuisine et une salle de bain compose le tout. Bientôt, ça va changer pour moi, mais actuellement, mon chez-moi, j'y tiens, je l'aime.
Que pense t-il de la ville de Los Angeles ?
Désormais, je me suis accommodée à l'existence américaine. Voilà six ans que j'ai quitté la France suite au décès de ma maman. Au départ, ça n'a pas été évident, il a fallu s'adapter à une coutume différente de la capitale parisienne. Mais désormais, j'aime cette ville et e l'aime encore plus depuis que je suis avec Matthew. Je ne compte pas quitter cet endroit de sitôt.
Pourquoi avoir choisi ce groupe ?
Parce que je suis une réfléchie, une anxieuse qui se remet souvent en question. Je suis tout l'opposé de ma soeur qui est moins cérébrale que moi. Je ne suis pas de celle qui s'énerve facilement. Au contraire, il faut me pousser à bout. D'autre part, je ne suis pas non plus une fêtarde et encore moins, une personne qui souffre. Certes, j'ai eu des coups durs mais je me suis toujours relevée.
Quel est le petit secret de ton personnage ?
J'aimerai de tout mon coeur pouvoir, un jour, écrire un livre et être publiée. C'est un rêve que j'ai toujours eu. Et depuis, il ne m'a jamais quitté, même si je suis avec Matthew désormais que je n'ai pas le temps, c'est une idée trottant dans ma tête et je ne compte pas l'enterrer. Un jour, je verrai un livre et l'auteur sera Héloïse Bennett.

Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


Parce que nous sommes curieuses, forcément, nous allons te demander touuuuut un tas d'informations bien croustillantes à ton sujet. Ton prénom/pseudo Milie Ton petit âge Vingt-huit ans Ce que tu fais dans la vie à part tuer des gens si tu savais huhu Personnage inventé ou scénario Inventé depuis si longtemps. Où as-tu connu le forum? C'est moi le forum Un dernier petit mot ? Voici la V2 d'Héloïse d'amour cute

Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque

Code:
[url=http://vice-et-versa.forumactif.org/t3139-heloise-ce-n-est-pas-le-fruit-du-hasard-nous-avions-rendez-vous#87489][color=red]◑[/color][/url] <span class="titlecat1">Felicity Jones</span> - Héloïse Bennett
[b]Héloïse Bennett : [/b][i]Venice Beach[/i]
[b]Héloïse Bennett : [/b][i]Éditrice[/i]

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Ven 1 Sep - 22:05



Look what we made...  


Je n'ai pas d'histoires à raconter, pas de vie passionnante, pas de courses haletantes, de lettres envoyés par Poudlard, je ne suis pas divergente et je ne communie pas avec la nature, je ne suis pas mutante et je n'ai pas de pouvoir. Je n'ai pas vécu d'histoires d'amour à en faire pleurer les humains lambdas, je n'ai pas connu de magie, ni d'actes surnaturels. Je ne suis pas célèbre, je n'ai pas eu de graves maladies au point d'en perdre des organes ou des cheveux et à la limite, je ne pensais pas à une grippe en parlant de maladie, je suis en bonne santé, je possède toutes mes dents, je n'ai pas d'implants dentaires mais je porte des lunettes pour lire, étudier, me protéger aussi. Binoclarde est le surnom auquel j'ai eu droit à l'école, papa disait pourtant que ça donnait l'air intelligent. Moi ça me complexait, m'enfermait dans ma timidité maladive. Je suis une fille simple née d'une histoire d'amour entre deux intellectuels, deux amoureux des livres qui ont préféré m'enfermer dans une bibliothèque, plutôt que devant la télé. L'un était professeur de philosophie et l'autre était professeur de français dans un lycée américain. C'était le genre d'école huppée où les deux langues se mélangeaient constamment. Nous habitions Paris, nous étions dans le dixième arrondissement dans un appartement assez grand pour que je m'y perde petite. Nous n'avons pas souffert de la faim, je n'ai jamais manqué de cadeaux à noël, mes vêtements ont toujours été achetés neuf mais ma mère, créative de son état, aimait m'en fabriquer. J'étais une petite poupée qui aimait les livres qui regardaient les images et avaient fini par imprimer les mots donnant un sens à ce qu'ils voulaient dire. A la maison, nous parlions deux langues: le français et l'américain. Je n'ai, pourtant, pas vécu en Amérique, jeune du moins mais j'avais la nationalité du fait qu'il s'agissait du pays de naissance de mon père. Ma mère était française, ils se sont rencontrés dans ce lycée. Lui voulait voyager d'école en école et elle était amoureuse de sa langue maternelle et aimait tout autant l'anglais. Entre eux, ce fut le coup de foudre. Le choc des cultures et une rencontre qui les ont marqué à jamais. Je n'ai jamais connu le coup de foudre mais je peux dire qu'il existe. Il a existé dans les yeux de mes parents. Mon père a abandonné ses rêves pour vivre un rêve commun avec ma mère: il portait le nom de famille. Ce rêve a pris alors un nouveau nom. Le mien ainsi que celui de ma grande soeur, Molly. Nous sommes des totales opposées. Nous ne nous ressemblons pas des masses autant d'un point de vue physique que de caractère. Elle est extravertie autant que je suis introvertie. Elle est ouverte autant que je suis timide. Elle s'énerve rapidement autant que je suis du genre à ne péter des câbles que lorsque l'on me pousse à bout. Elle est celle que l'on remarque quand je suis celle que l'on ignore. Elle préfère les activités physiques quand je préfère lire un livre. Ma soeur est un ovni dans notre famille mais elle n'en demeure pas moins attachante.

J'ai toujours été bonne élève. J'ai toujours eu de bonnes notes, élève aimée par les professeurs, j'ai toujours aimé la réflexion, le fait d'apprendre, d'ouvrir un livre et de sentir l'odeur de la poussière. J'ai toujours adoré la lecture, c'était mon passe-temps et il me rapprochait de mes parents. Je les aimais tellement. Nous étions proches et plus j'avançais dans l'âge et plus, les livres qu'ils me donnaient, devenaient complexes. Mon père y intégrait la philosophie, les réflexions et les essais. Je n'avais que treize ans mais j'aimais Rousseau et la profondeur de ses écrits, j'aimais Voltaire pour son cran et ses réflexions sur la destinée, j'aimais, par dessus tout, Victor Hugo. J'ai ensuite découvert Harry Potter et ce fut, le sublime de la délicatesse, le rêve de ma vie. J'étais littéraire doublée d'une rêverie sans limite. Et plusieurs fois, il fallait hurler mon prénom pour que je daigne sortir de mon monde dans lequel je me trouvais. Lire était l'échappatoire, la porte de sortir afin d'échapper à un monde cruel qui m'attendait. Les gens n'aimaient pas ceux qui avaient de bonnes notes, on les appelaient binoclard, boutonneux, fayots, lèche-cul et tout un tas de sobriquet autant blessant qu'inutile. Alors je me repliais un peu plus. Je n'attendais que le soir pour pouvoir rentrer chez moi. Nous étions dans le lycée de mes parents et celui ci était suffisamment privé et cher pour ne pas laisser apparaître des scènes de bizutage violente. Non il s'agissait juste de réflexions, de regards dédaigneux d'enfants suffisamment éduqués pour me foutre la paix en dehors de cela. Ma soeur, elle, n'avait pas ce souci là. De deux ans mon aînée, elle n'avait pas ce souci là. Elle n'était pas aussi douée que moi mais elle était appréciée, elle était bonne vivante. Quand elle parlait, on se laissait suffisamment distraire par ses propos. Je voulais être comme elle mais je n'avais pas le caractère pour. J'étais calme et réservée. Les regards convergeaient vers elle et moi, constamment, je la jalousais en silence.

Il y a eu un garçon à l'époque. Il était beau, il était gentil et il était dans ma classe. Il venait d'arriver de Los Angeles. Et forcément, il attirait le regard. Pourtant, à ma grande surprise, il est venu me parler, moi, au bout de quelques jours. C'était étrange. Il faut savoir aussi que je ne suis pas du genre à avoir la conversation facile. Je suis de celle qui réponde par mono syllabes quand je suis gênée. Je suis timide en plus et je ne savais pas quoi lui répondre à ce garçon: il s'appelait Mike. Et il avait un sourire si beau, des cheveux si blonds et un regard si bleu. Et comme une idiote, il me plaisait bien, allant jusqu'à écrire des pages et des pages sur lui dans mon journal. Quand il me disait juste bonjour, je voyais un signe en ce mot. Était-il amoureux de moi? Je n'en sais rien. Mais j'ai pris une douche froide. Je suis redescendue sur terre avec la force et la vitesse d'un corps tombant du quarante cinquième étage d'un gatte-ciel. Il a demandé le numéro de ma soeur. Ce jour là, j'ai pété un câble. Je suis devenue folle de rage sans que personne ne comprenne. Mon père a pris mon visage dans ses mains et a collé son front contre le mien, me fixant sans rien dire, laissant d'abord des glapissements sortir de ma bouche, puis le désespoir est arrivé, la respiration plus haletante et l'instant d'après, je pleurais à chaudes larmes. Je n'ai plus jamais parlé à Mike et je me suis encore plus renfermée sur moi-même. J'ai même demandé à changer de classe prétextant que je voulais apprendre le chinois. Du fait de mes bonnes notes, je me suis retrouvée dans une autre classe et je devais en plus apprendre le chinois. C'était la loose totale. Parfois, je suis bête à en pleurer.

Ma vie n'est pas un conte de fée. Elle a pourtant eu son lot de joie et de tristesse. À dix huit ans, j'ai eu mon bac et j'étais inscrite à La Sorbonne. Je voulais devenir écrivain. J'adorais écrire et je voulais vraiment apprendre tout cet art et ses aspects négatifs comme positifs. Cependant, un événement est arrivé durant l'été de ma dix-huitième année. Ma petite maman est morte. Une crise cardiaque. Nous étions ensemble en train de manger et elle est tombée raide. Le temps que nous réagissions. Elle était morte. Elle ne reviendrait pas. Je n'entendais plus le son de sa voix. Son rire. Son accent anglais que le français avait rendu dégueulasse. J'ai perdu ma maman. Mon pilier. Nous étions si triste et puis mon père s'est décidé de repartir en Amérique. Il avait besoin de retrouver les siens. Il ne pouvait plus rester en France. La famille de maman ne l'a jamais aimé et je n'aimais pas trop mes grands parents maternels, je préférais ceux de mon père, plus âgés certes mais tellement plus aimants. Je suis souvent allée les voir pendant les vacances scolaires mais là, c'était différent. Nous allions vivre chez eux. J'avais dix huit ans et je quittais ma France. J'allais vivre en Amérique. Joie.

Je ne peux pas dire que la suite fut tout autant glorieuse. Les débuts furent tristes et difficiles. Mon père n'a pas souhaité que nous nous enfermions dans le deuil. Aussi, il m'a fallu m'inscrire à l'université. Dans la section lettres. Et ma soeur, elle, est allée à la fac. Elle était belle comme un cœur. Elle était empêtrée dans ses histoires d'amour. Je ne sais pas combien de petit copain elle avait. Moi, le mien d'amour s'appelait Victor Hugo. Et j'étais amoureuse de ce que j'étudiais en cours. C'était intéressant. J'aimais la voie que je prenais. Et puis, j'étais alors avec des gens qui me correspondait: nous avions les mêmes rêves, les mêmes attentes. J'aimais l'écriture à un point que tout était fade à côté du fait d'écrire. J'aimais tellement et j'avais de bonnes notes. J'avais même des amis et c'était tout autant appréciable. Il y avait parfois des garçons qui me tournaient autour. Mais je ne les ai jamais trouvé attirants. Il y a parfois eu certains qui devenaient des petits amis, mais ça n'allait pas au delà du simple baiser. Il manquait de l'amour, il manquait la petite étincelle faisant toute la différence. Je profitais, je sortais. J'étais moins ouverte que ma soeur mais je me débrouillais. J'avais vingt deux ans et je venais de rentrer en dernière année de lettres. Elle était décisive. Nous avions quatre mois de cours et six mois de stages à effectuer. Je n'avais pas encore trouvé mon employeur. Et pourtant, la chance fut avec moi.

J'étais, ce jour-là, dans une libraire. C'était un tout petit lieu qui se perdait entre deux immenses magasins d'une marque célèbre. Et c'était mon lieu favori, le shopping se résumait à acheter des livres et des tissus pour me les confectionner moi-même, j'avais acquis l'amour de la couture que ma mère avait. et je faisais des vêtements que je portais, des bijoux qui trouvaient refuge sur mes poignées, mon cou et mes doigts. Mon cobaye restait ma soeur qui est toujours enthousiaste à l'idée d'essayer mes créations. Et puis, il y avait les livres garnissant notre immense bibliothèque. Mon grand-père avait commencé cela et mon père avait pris le relais avant que ce ne soit moi. Nous aimions souvent, tous les trois, évoquaient des textes d'auteurs célèbres. C'était notre petit rituel. Et en l'occurence, je devais récupérer un essai de Kante et le libraire s'était à en parler. Nous nous entendions bien mais quand nous étions pas d'accord, il fallait nous voir: lui, le petit monsieur de soixante ans et moi, l'étudiante de vingt trois ans qui braillaient au sujet d'une phrase et de son sens. Ce jour-là, un homme s'est permis de nous interrompre et m'a alors tendu une carte: « J'ai entendu votre charmante conversation. Et votre ténacité m'a beaucoup plus. Si jamais vous cherchez du travail... Appelez-moi. » A-t-il dit avant de nous saluer et de s'en aller. Moi, je suis restée stupéfaite et le libraire a alors pris la carte avant de s'exclamer: « Juste Ciel! Edward McGregor, président de la Fondation McGregor en personne! Si j'avais su, je lui aurais déroulé le tapis rouge! » Sa phrase m'a alors fait tilter et je me suis tournée vers mon ami: « Mais attends, c'est pas le nom d'un éditeur ça? » Son nom me disait quelque chose, pourtant, il semblait que ma réponse était presque incomplète ce qui n'a pas échappé au libraire: « Tout juste! Et son fils est aussi un écrivain à succès qui met bien cent ans à écrire un livre. Tu devrais aller le voir, surtout si tu veux devenir écrivain. Tu as la chance de ta vie ma petite! » Et je me suis donc retrouvée à aller le voir, à franchir la porte de son bureau, quelques jours après. Il m'a reconnu et je lui ai exposé ma situation: j'avais besoin d'un stage de six mois. « Je vous donne le stage et je pourrais même vous donner un travail définitif ue fois vos études finies. Ici, nous avons beaucoup de contact, beaucoup de gens qui peuvent vous aider à devenir écrivain. Toutefois, ce ne sera qu'à une seule condition: mon fils, Matthew, est un écrivain à succès mais incroyablement fainéant. Aussi, je compte sur vous pour lui donner suffisamment de motivation pour réussir à finir son dernier livre. Aidez-le à se bouger le derrière et si vous y parvenez, alors vous aurez le job! »

Et c’est ainsi que par une douce journée du mois de mars, j’ai franchi les portes de cette maison d’édition. D’abord intimidée, puis furieuse, j’ai fait face à la froideur de mon maître de stage, un écrivain au potentiel énorme qui m’a prise de haut, s’est montré humiliant. Autant dire que les débuts ont été difficiles ? Plus tard, il a fini par m’avouer qu’il n’avait pas aimé les messes basses de son père, l’embauche surprise. Mais avant de le savoir, il m’a fallu affronter une personne exécrable enchaînant les boulots à me donner. Pourtant, je n’ai rien dit. Ce n’est pas dans ma nature. J’ai serré les dents et j’ai montré qu’une fougère, à l’inverse d’un chêne, ça affronte bien plus et ça résiste. Et finalement, nos rapports ont évolué en même temps que nous avons trouvé notre équilibre dans le travail. Matthew s’est adouci, m’a montré qu’il était surtout passionné. Et ça a duré des mois ainsi. Jusqu’au fameux bal à lequel, il m’a invité. Ça n’a pas été évident. Je ne me suis pas sentie à la hauteur. De lui. De ce qu’il attend de moi. C’est dur d’avoir confiance en soi quand c’est un concept étranger. Et pourtant il a été gentil, doux et patient, il m’a confirmé qu’il serait toujours là pour moi, qu’il souhaitait me garder auprès de lui pour ma dernière année d’alternance. J’ai accepté le contrat et ce bal a été un véritable rêve, d’être près de lui, de danser avec lui. La suite n’a été qu’un mélange de douceur et de professionnalisme. Je suis tombée amoureuse de lui, déjà attiré depuis le début. Jusqu’à ce qu’il ait disparu pendant quelques jours. N’ayant pas eu de nouvelles, je me suis rendue chez lui – après l’en avoir informé – afin de voir quelques dossiers ensemble. Or, je n’ai pas pensé, une seule seconde, qu’il m’avouerait qu’une personne de sa famille ait pu vouloir se suicider. Cette épreuve l’a profondément marqué, atteint et ce jour-là, je me suis sentie si proche et à la fois si loin de lui. Lorsque j’ai pris congé de lui, l’amour que j’éprouvais pour lui m’a semblé si fort, et je me suis sentie si peu de choses à côté de lui. Pourtant, alors que je m’apprêtais à partir, il est arrivé derrière moi, m’a fait pivoter pour écraser ses lèvres contre les miennes. Sans que je m’y attende. Sans que je comprenne ce qui était en train d’arriver. Matthew McGregor m’a embrassé et j’étais dans un rêve. Un très beau rêve ayant fini par se dissoudre. On a repris place sur terre, nous ramenant à nos conditions conjointes. Et de là, a éclaté une dispute terrible. Mon manque de confiance en moi a pris le dessus, je n’ai pas vu l’amour brillant dans son regard, la tendresse dans ses traits. Je n’ai vu qu’un homme n’ayant rien à faire avec une fille comme moi. Et j’ai paniqué, j’ai proféré des paroles que j’ai regretté. Je l’ai blessé tout en faisant de même que moi.
Je me suis anéantie en l’entraînant avec moi.

Et il y a eu ce voyage au Japon en Octobre. Par un concours de circonstances, je me suis retrouvée à ses côtés, alors que je vivais mal le fait d’être en froid avec lui. Pourtant, je me suis excusée par la suite mais je ne sais pas faire semblant. L’amour est cruauté autant qu’il est magique. Et au milieu de ces terres nippones, je me suis sentie vivante, entière. Sous le poids de l’ivresse, du saké, je me suis allée à un comportement plus extraverti, partageant une soirée magique avec lui, jusqu’au moment du réveil où dans un accès de désespoir, je lui ai demandé de rester avec moi, de ne jamais me quitter, laissant l’amour prendre sa place autant que lui-même l’a fait. Matthew m’a dit qu’il m’aimait, qu’il était amoureux de moi, qu’il ne pouvait pas lutter contre ça. Tout comme moi. Et ce voyage a représenté beaucoup pour nous. Le début d’une nouvelle relation cachée où sommes rentrés, heureux et amoureux. Et notre histoire s’est poursuivie dans le secret le plus merveilleux, se rythmant entre rendez-vous dans la salle des archives, des instants de frayeur mais beaucoup d’amour. A Noël, c’est à mes côtés qu’il a fini par se trouver, m’offrant une bague en signe de promesse et en gage de son amour. Un moment féérique ou plus tard, je me suis abandonnée dans l’extase d’une première fois m’ayant parue inoubliable.

Matthew m’a paru être comme l’unique homme de ma vie, celui que j’aime à la folie, m’ayant offert des leçons de piano au Conservatoire. Il m’a ainsi permis de rencontrer Naïa, un amour de petit bout de femme me ressemblant énormément. Et entre le travail, les cours, la préparation de mes examens, les amies, les cours de piano, le temps s’est écoulé à une vitesse affolante. Je n’ai pas vu le temps passer, si ce n’est que je savoure chaque seconde. Entre temps, mon chéri a eu un violent accident de voiture et j’ai eu très peur pour lui. C’est à ce moment-là, où je me suis aperçue que le poids du secret était trop pesant. C’est dur de garder un tel amour, de faire attention. Alors, Matthew m’a promis qu’il finirait par dire la vérité à son père. Mais les choses ne se sont pas passées ainsi. Il faut savoir qu’avant de me connaître, Matthew a été fiancé à une femme répondant au nom de Jane, une femme l’ayant quitté le jour de leur mariage. Autant dire qu’elle, je ne l’aime pas. Elle est si antipathique et elle a découvert notre relation, menaçant de la dévoiler. Aussi, c’est lors de la remise des diplômes que Matthew a annoncé son père que nous étions ensemble. Ce dernier ne l’a pas bien pris. Et malheureusement n’est pas ouvert à ce que cela change.
Ce n’est pas grave même si c’est triste, le plus important, c’est qu’aujourd’hui, on s’aime, on a des projets, on a envie de s’installer ensemble. Et ça, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux.


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Derek Bullock
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Ven 1 Sep - 22:19

ALLEZ, ON SE DEPECHE LAAAAAAA cinquantes nuances d
KEURKEUR cligne
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Ven 1 Sep - 22:33

Salut beauté héhé
Je peux venir te dévergonder ?
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Sam 2 Sep - 13:24

Ma Héloïse d'amour... amour
Le premier qui ose la toucher ou la dévergonder, je le bute fuck
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Sam 2 Sep - 13:25

Laisse Luce lui montrer le droit chemin What a Face
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Sam 2 Sep - 13:36

Non mais tu cherches l'embrouille toi ?
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Sam 2 Sep - 13:40

Jamais What a Face
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2   Dim 3 Sep - 11:28

Hey oh, je suis innocente moi
Et je m'autovalide huhu
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Héloïse - Ce n'est pas le fruit du hasard, nous avions rendez-vous V2
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