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 Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2

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Team Minion
Matthew McGregor
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DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
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MessageSujet: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Sam 2 Sep - 13:35




"Et tant je t'aime que j'en tremble. Aussi longtemps que tu voudras, nous dormirons ensemble."


"Matthew (Ewan) McGregor"


◑ Nom McGregor, comme l'une des familles les plus riches et nobles d'Angleterre. ◑ Prénom(s) Matthew, qui veut dire "don de dieu". A par ça, je dis rien. ◑ Date et lieu de naissance Le 11 Juillet 1988 à Bristol, en Angleterre. ◑ Nationalité Anglaise. ◑ Orientation sexuelle Hétérosexuel. J'ai lu trop de Paul Eluard et de Charles Beaudelaire pour détester les femmes.. ◑ Statut civil Contre toutes attentes, contre la morale et bien contre sa volonté première, il est éperdument amoureux d'une certaine Héloïse Bennett. ◑ Profession et/ou études Écrivain à succès et directeur d'une maison d'édition. La réussite, ça se travaille. ◑ Quartier d'habitation A Hollywood, dans un appartement très spacieux où il vit avec sa sœur June. Néanmoins, un prochainement déménagement avec Héloïse est prévu. ◑ Qualités et défauts de ton personnage Décris ton personnage en quelques adjectifs mettant en avant ses qualités et ses défauts Lunatique - Coincé - Imbu de sa personne - Passionné - Poétique - Grand écrivain - Timoré - Nerveux - Faux calme - Têtu ◑ Avatar Eddie Redmayne le magnifique cute ◑ Groupe La question sinusoïdale. ◑ Crédits Tumblr & Shiya.

L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire



Tics et manies et de ton personnage
Matthew, il s'agit de l'enfant pourri gâté par excellence. D'une nature assez exécrable depuis qu'il a quitté l'Angleterre, il a les plus grandes peines du monde à retrouver l'inspiration pour ses propos manuscrits. Il aime collectionner café sur café, ce qui a tendance à le rendre encore plus nerveux que d'ordinaire. Il contraste avec une nature plus lunatique qu'il ne montre que rarement, à se perdre dans ses pensées et ses rêveries, nageant dans un flot de poésie dans sa tête. Les seules personnes qu'il n'ose pas rabrouer par sa mauvaise humeur, ce sont ses petites sœurs chéries. Il serait capable de n'importe quoi pour elles.
Il déteste être pressé et qu'on puisse lui tenir tête. A ses yeux, il est meilleur que les autres et il a toujours raison. Une vraie tête de mule qui cache une nature plus douce à l'origine.
Néanmoins, sa rencontre avec Héloïse Bennett a grandement changé sa nature. Il n'en reste pas moins un petit tyran avec les autres, mais il faut reconnaître que l'amour l'a sacrément adouci. Il n'a d'yeux que pour la jeune femme, prêt à s'opposer à son père et perdre sa richesse pour elle. Très souvent, quand Héloïse est dans ses bras et qu'il est songeur, il ne peut pas s'empêcher de jouer avec la bague qu'il a offerte à la jeune femme.
Le petit cocon de ton personnage
En bon McGregor qui se respecte, sa demeure se situe dans un quartier coté : Hollywood. C'est un appartement très spacieux où il vit avec sa jeune sœur June. Mais avant qu'ils ne se rentrent dedans, ils peuvent attendre longtemps. La cuisine est sophistiquée, bien que ce n'est pas Matthew qui l'utilise le plus. Non, lui, il préfère rester des heures durant dans la bibliothèque pour lui, ou travailler. A-t-on aussi fait mention du merveilleux piano qui se trouve dans le salon ?
Que pense t-il de la ville de Los Angeles ?
L'avis est partagé. Autrefois, cette ville était un fléau à ses yeux. Il n'y trouvait plus l'inspiration. L'air américain lui déplaisait au plus haut point, regrettant sa terre natale. Toutefois, la vie en a décidé autrement. Il n'aime peut-être pas plus la ville, mais il ne rechigne plus à y vivre car c'est ainsi qu'il a pu y rencontrer Héloïse.
Pourquoi avoir choisi ce groupe ?
Parce que monsieur est un écrivain, et que monsieur est un cérébral qui aime bien se triturer les méninges. Qui ne conçoit pas d'écrire pour écrire, mais bien pour apporter un message ou une émotion. Il n'est jamais véritablement dans la spontanéité. Tout est réfléchi et calculé. Hormis dans un certain village français... mais cette histoire est secrète !
Quel est le petit secret de ton personnage ?
Dans sa jeunesse, Matthew était éperdument amoureux de Jane Dewitt Bukater, une jeune fille avec qui il avait passé ses études. Quelques années après l'université, ils devaient se marier, mais le jour même, Matthew a été planté à l'autel, essuyant une honte sans nom.
Sa fiancée s'était enfuie, partant au loin avec le témoin de Matthew qui n'était autre que son meilleur ami.

Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


Parce que nous sommes curieuses, forcément, nous allons te demander touuuuut un tas d'informations bien croustillantes à ton sujet. Ton prénom/pseudo Mayelle, encore et toujours What a Face   Ton petit âge Doux Jésus, j'ai 22 ans maintenant Ce que tu fais dans la vie à part tuer des gens Tout pareil que Matthew... huhuSauf que ce n'est pas moi le boss Personnage inventé ou scénario Inventé avec ma Chouquette amour Où as-tu connu le forum? Très bonne question... je la poserai à ma chèvre quand je la verrai ! Un dernier petit mot ? Non.

Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque

Code:
[url=http://vice-et-versa.forumactif.org/t3153-matthew-je-voudrais-taimer-mieux-heloise-bennett#87652][color=red]◑[/color][/url] <span class="titlecat1">Eddie Redmayne</span> - Matthew McGregor
[b]Matthew McGregor : [/b][i]Hollywood[/i]
[b]Matthew McGregor : [/b][i]Éditeur et écrivain à succès[/i]

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MessageSujet: Re: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Sam 2 Sep - 13:35



Mais la raison, ce n'est pas ce qui règle l'amour


Le regard du petit garçon s’envolait partout. Il était pareil à un papillon qui se posait çà et là dans le décor. Suivant la course du vent, ses prunelles couleur noisette contemplaient les reflets nacrés du soleil sur la rivière vive,  les tapis de fleurs qui éclataient comme une immense palette de couleurs, et les rayons de l’astre qui pourfendaient le manteau de branchages qui dissimulait le ciel. Il sentait la brise fraîche qui distillait autour d’elle les douces fragrances du souvenir de la rosée. Ses doigts venaient éprouver la rudesse de l’écorce, puis la douceur de la mousse qui y avait élu domicile. Le garçon s’imprégnait de la moindre de ses sensations, tentant de les faire à jamais siennes, de les transposer en mots dans son esprit vif et fertile. « Les nuages les arbres, les collines qui m'entourent, tout cela semble, malgré leur beauté, étrange et lointain, comme dans un rêve que j'ai fait il y a longtemps, et que je viens de recommencer. » Les vers avaient filé d’entre ses lèvres, ce lieu invoquant dans son esprit tous les poèmes qu’il récitait chaque jour comme un jeu de l’esprit et de l’âme. Son allure s’intensifia, glissant entre les hautes herbes, sautant par-dessus les troncs traites qui parsemaient sa route, en quête d’un plus, d’une découverte toujours plus extraordinaire. « Matthew ! Ne pars pas trop loin. Je ne te vois plus ! » La voix de sa mère lui était revenue dans le lointain, et pourtant, elle résonnait au travers de l’arborescence. Il pivota, obéissant, pour revenir vers cette femme qui lui avait tout donné, notamment cet amour de toute chose et de la littérature, cette noble nourriture de l’esprit. « Maman, je veux écrire sur toutes ces choses qui peuplent le monde ! Je veux écrire sur les merveilles de la nature ! » Ses paroles avaient pris un ton exalté. Ses yeux s’étaient voilés de rêve, amenant un nouveau souffle à son âme. Sa mère lui sourit tendrement, tandis qu’elle tenait la main de la petite Rose qui tenait tout juste sur ses jambes encore, babillant par moment et désireuse parfois de se lancer à la poursuite d’un papillon. « Alors si tu veux être écrivain, tu le seras mon chéri. Le meilleur de tous. »

« Mon âme s’ouvre à toi pour t’offrir le plus beau des voyages, ma main se tend vers toi pour t’offrir l’amour et mon esprit te fait la promesse d’un amour éternel. Depuis le premier jour, dès le tout premier frémissement de nos âmes, ton image s’impose constamment à moi, comme si mes yeux avaient trop regardé le soleil. Il m’est apparu comme la certitude que je ne pouvais pas vivre sans toi. Tu es la flamme qui réchauffe mon cœur froid, l’eau qui vient irriguer mon être sec, le baume qui cicatrise les plaies de mon âme. Quand je lève les yeux, je vois ton nom écrit dans les étoiles. Quand la lumière n’est plus, tu te fais phare. Quand je me sens seule, je pense à toi. Mes présents seront pour toi la promesse d’un amour fervent et les couleurs de mon âme qui s’accorderont à la tienne. Je te veux mienne et je serai tien. » Un léger silence suit les paroles du jeune homme. Comme sortant de sa transe, il refait pied avec la réalité. Il est dans la chambre de sa sœur, tenant un bout de papier griffonné d’encre entre ses doigts. Ses yeux se reportent sur sa cadette. « Alors ? Qu’en dis-tu ? » Le sourire qui s’inscrit sur le visage de Rose paraît plutôt évocateur. « C’est magnifique, Matthew. Je suis sûre qu’elle tombera amoureuse de toi dès qu’elle lira cette poésie. » En homme confiant, les mouvements inquiets de son âme le rendait presque malade d’angoisse. Il n’avait jamais ressenti autant de doute qu’à la lecture de cette poésie qui n’était autre que celle de son cœur. « Alors dès demain, j’irai la trouver. » Celle qu’il n’avait cessé d’aimer en secret durant si longtemps. Aujourd’hui, il était temps qu’il épanche son cœur auprès de sa belle. Il ressentait ce besoin vital dans chaque fibre de son être, avec la même puissance qui le poussait à se saisir d’une plume pour retranscrire la musique de son âme. Le jeune homme se rapprocha du lit de sa sœur, venant déposer un baiser sur son front. « Merci pour tout, petite sœur ! »

Il parcourut le couloir, mi-nerveux, mi-impatient. Jamais encore, il n’avait ressenti un tel niveau d’excitation. Il attendait cet instant autant qu’il le redoutait. Il voulait que tout arrive vite, mais en même temps, il voulait que ce jour n’ait pas de fin. Pourrait-il jamais être plus heureux qu’il ne l’était aujourd’hui ? Sûrement pas. Cette conviction envahissait tout son être engourdi et impatient. En passant devant un miroir, il capta son reflet. Il s’y arrêta un instant, observant de quelle manière June avait arrangé sa cravate. Visiblement, parfaitement bien. Son costume de cérémonie lui allait à ravir. Jamais il n’avait été aussi élégant, de même que l’endroit où il se trouvait. Les McGregor avaient pris soin de louer un grand hôtel où de nombreux mariages se déroulaient, avec un domaine immense autour. Un mariage princier. Ce serait le sien. Rien n’était trop beau pour lui et Jane. Et d’ici quelques heures, ils seraient enfin mari et femme. Les invités pensionnaires dans l’hôtel n’étaient pas encore tout à fait prêts. De toute manière, il n’était pas encore l’heure. Matthew avait du temps devant lui. Il se faufila donc dans les couloirs, toqua à une porte bien précise avant de l’entrouvrir, un large sourire aux lèvres. « Jane, je sais que voir la mariée en robe porte malheur, mais il fallait que… » Dès qu’il eut mis un pied dans la chambre, son sourire s’évanouit d’un coup. Il ne put même pas achever sa phrase. Jane n’était pas prête. A vrai dire, elle n’était même pas en tenue de mariée, ni même coiffée, ni même maquillée. A la place, elle dévisageait Matthew de cet air apeuré et coupable qu’ont les gens pris la main dans le sac. « Jane, qu’est-ce que… qu’est-ce que tu fais ? » Elle se plaça entre le lit et lui, comme si elle voulait cacher quelque chose, mais sa maigre silhouette ne lui permettait pas de dissimuler la valise éventrée sur les draps. « Matthew, attends, je suis désolée… » Il s’approcha d’un pas, écartant sa fiancée du passage pour observer ce bagage où des vêtements étaient fourrés à la va-vite. Un frisson glacé parcourut sa colonne vertébrale. Il dévisagea la jeune femme. « Jane, je… je ne comprends pas. Pourquoi cette valise ? Pourquoi tu n’es pas prête ? Qu’est-ce qui se passe ? » Elle se tordit les doigts, son visage se déforma sous le coup d’une culpabilité immense. Manifestement, elle ne s’était pas préparée à une telle confrontation avec lui. « Matthew… je suis tellement désolée, mais je… je ne peux pas. Je ne peux pas me marier avec toi. Je ne le veux pas. » Il comprenait de moins en moins. Le fil de ses pensées s’emmêlait. Il perdrait pied avec la réalité. « Quoi ? Mais… mais bon sang, Jane, tu ne peux pas annuler le mariage comme ça ! Tu as peur, c’est ça ? Moi aussi, j’ai peur, tu sais, mais c’est ce que je veux. De plus, on s’aime et… » Elle le coupa instantanément, secouant la tête et devenant plus véhémente. « Non, on ne s’aime pas Matthew. Je ne t’aime pas. Je ne t’aime plus. Et toi… et toi tu ne m’aimes pas comme je le voudrais. Tu aurais pu m’aimer mieux. » Il resta totalement interdit, ne comprenant rien à ce qu’il lui arrivait. Il lui semblait que tout ceci n’était pas réel. Sa voix s’érailla. « Mais… pourquoi maintenant ? » Il était totalement démuni, ne sachant comment réagir. Il n’aurait pu se figurer douleur plus immense que celle-ci. Comment avait-il fait pour ne rien voir venir ? Il se sentait comme un idiot. « Jane, est-ce que tu es… » Une nouvelle voix jaillit de l’autre entrée de la suite de la mariée. Une voix que Matthew reconnaissait, mais il ne voulait pas y croire, jusqu’à ce que la silhouette rentre dans la chambre. La personne s’arrêta net en voyant que Matthew était dans la pièce avec eux. « James ? » Son ami d’enfance. Son meilleur ami. Son témoin. Le regard du jeune homme oscilla entre Jane et James, trop horrifié pour comprendre ce qui était vraiment en train de se passer. Il eut un mouvement de recul, accablé par cette vérité atroce. « Matt… Je suis tellement navrée. On voulait t’en parler avant mais… » Mais comment annoncer à son fiancé qu’on le trompait avec son meilleur ami ? Il n’y avait aucune bonne manière de le dire. James sortit de son immobilité et s’approcha du lit. Il referma la valise de Jane rapidement. « Viens, on s’en va maintenant. Ça ne sert à rien de rester ici plus longtemps. Matt, j'suis désolé. » Impuissant, il les vit s’engager tous les deux vers la sortie. Soudain, animé par un geste désespéré, il se jeta sur Jane et attrapa son bras. « Jane, je t’en prie. On peut parler. Ça ne peut pas se finir comme ça. C'est une mauvaise blague ! » « Matt… » souffla-t-elle, pétrie de culpabilité. « Ne pars pas ! Tu ne peux pas me planter à ce mariage comme… » Il n’eut même pas le temps de finir sa phrase qu’il reçut un coup en plus visage de la part de James. Il relâcha sa prise sur le bras de Jane et recula de quelques pas. Il étouffa un gémissement, plaquant sa main sur son visage qui lui faisait atrocement mal. Il perçut juste le claquement de la porte qui le laissa seul et le cœur en miette. Il ne les revit plus jamais.

« Répands en moi tous tes vils poisons,
Fais de ma chair de la poudre à canon,
Endosse en mon âme tes plus noirs desseins,
Fais-toi maître de mon destin.

Vois-tu les plaies de mon cœur ?
Entends-tu ses battements qui se meurent ?
Sens-tu ma poitrine étouffée,
Détruite, éclatée,
Anéantie, brisée ?

Mon âme ! Ô mon âme !
Ses éclats épars jonchent le sol,
Les voilà peints de mon sang froid et glacé,
Plisse les yeux mon amour,
Tu peux y reconnaître les scènes de nos nuits passées.
»

Le grincement du stylo sur le papier s’interrompit brusquement, accompagné du bruit d’un objet que l’on rejette. La plume s’écrasa sur le bureau, relâchée furieusement par la main de Matthew. Tout son être criait de douleur mais ses hurlements s’étouffaient dans ses feuilles de papier. L’amour avait laissé place à la colère. La douceur à la souffrance…

Un soupir brisa le silence de la pièce. Puis un deuxième. Ils s’enchaînèrent ainsi durant un long moment jusqu’à ce que les doigts du jeune homme viennent attraper la feuille de papier, la chiffonner furieusement pour la jeter contre l’un des murs. Matthew lâcha une exclamation irritée, se laissant retomber contre le dossier de sa chaise. Ses mains passèrent dans son visage avant de remonter à ses cheveux. L’inspiration, il ne l’avait plus. Toutes ses phrases qui se formulaient naturellement dans son esprit, il ne les avait plus. Il avait la sensation que son esprit entier s’était transformé en un grand désert, dépourvu aujourd’hui de toutes idées, du moindre élan poétique ou d’une simple réflexion sur l’existence. Il se sentait comme une page vierge. Il en accusait le lieu où il se trouvait, le dépaysement qu’avait amené son emménagement en Amérique. Désormais, il vivait avec sa sœur à Los Angeles, ayant accompagné sa famille quand leur maison d’Edition s’était implantée dans le Nouveau monde. Matthew n’y voyait qu’une terre stérile à côté de sa chair Angleterre, un ciel moins bleu, des couleurs moins vives. Tout ici l’exécrait et il serait parti depuis bien longtemps s’il n’y avait pas sa sœur. « Matthew, où en es-tu de ton prochain manuscrit ? » La porte s’était ouverte à la volée, et c’était d’un ton peint de lassitude que son père s’était adressé à lui.  Ce même ennui qui se retrouvait dans le ton du fils. « Ce n’est pas encore prêt. Je te le dirai quand ça sera le cas. » L’énervement chassa le désespoir premier. « Bon sang Matthew, est-ce que tu réalises que nous avons besoin de ton manuscrit pour dans quelques semaines ? Que vais-je dire à la chaîne de production s’ils n’ont pas de manuscrit à traiter ? » Guère ébranlé par ces remontrances, Matthew haussa les épaules. « Je suis un écrivain, non une machine. Je ne suis pas là pour servir un travail bâclé à mes lecteurs. » Son dernier mot avait été dit de telle manière qu’il clôturait tout débat avec son paternel. Ce dernier serra la poignée de la porte entre ses doigts, faisant blanchir la jointure de ses mains. « Si tu continues ainsi, tu n’en auras plus de lecteurs. » Et à ses mots, il ferma la porte derrière lui, agacé une fois encore et laissant là cet auteur avec ses propres démons.

Matthew McGregor prévoyait tout dans sa vie. Il ne laissait rien au hasard, mais elle, il ne l'avait pas prévue. Elle qui l’observait parfois de ses grands yeux sombres avec cette lueur ingénue dans le regard. Elle qui faisait souvent tomber ses dossiers par terre, de la même manière qu’elle avait égaré sa boucle d’oreille lors de leur première rencontre. Elle qui cherchait ses post-it durant plusieurs minutes avant de se rendre compte qu’il s’était mystérieusement collé à l’une de ses nombreux pulls lapin affreux. Elle qui osait à peine frapper à la porte de son bureau. Elle qui parlait d’une petite voix qui se voulait assurée. Elle qui n’était que douceur. Elle qui ne comprenait jamais vraiment bien ce qu’il disait. Et pourtant… c’était cette même personne un peu étrange qui le faisait légèrement sursauter dès qu’il entendait sa voix, dès qu’il sentait sa parfum, dès qu’il entendait son pas léger ou qu’elle apparaissait dans un endroit. Cette même personne qui faisait anormalement battre son cœur sans qu’il n’y prenne réellement garde. Elle l’intriguait un peu. Elle le faisait se révolter contre les propres égarements de son cœur. Elle le rendait étranger à lui-même. Mais en vérité, elle le rendait aussi complètement fou. Depuis l’entrebâillement de son propre bureau, il l’observait travailler à la dérobée. Penchée sur son bureau, elle était intégralement plongée dans sur un manuscrit qu’elle griffonnait avec un stylo qu’elle mordillait parfois quand elle ne redressait pas ses lunettes sur son nez, ou qu’elle ne remettait pas sa si longue chevelure brune en place. A voir ses lèvres ainsi, il songea à ce moment où sa propre bouche s’était écrasée contre la sienne. A ce moment où il avait cessé de réfléchir et de se brider pour laisser éclater ses sentiments. Il l’avait embrassée non par désir, mais guidé par une véritable nécessité. Pour la première fois depuis longtemps, il avait besoin de quelqu’un. Il avait besoin d’aimer. Il avait besoin d’elle. Et il avait besoin de l’aimer elle. Le pouvait-il ? Malheureusement non, et cela brisait son âme en de milliers de morceaux et lacérait son cœur. L’empreinte que Jane avait laissée sur lui l’empêchait de l’aimer complètement, ou de se jeter à corps perdu dans cette relation où il ne voyait que de la douleur. Il était son patron, et elle était sa stagiaire. Une association bien contraire… Il ne pouvait pourtant s’empêcher de la regarder, et de se l’imaginer un instant… Cet impossible devenant réalité. Ses lèvres qui pouvaient repartir à la recherche des siennes sans pudeur. A ce regard qui se plongerait dans le sien pour lui dire simplement quelques mots : je t’aime. La tête brune se tourna brusquement vers lui, comme si elle avait entendu cet espoir muet qui hurlait au fond de lui. Il se redressa, raide comme un piquet et toisa sans ciller ce regard chargé de tristesse qu’elle posait sur lui. Dans son esprit résonnait les notes de piano des derniers jours… Une mélodie si pure qu’il s’était perdue dans un océan de chagrin. Sans plus de cérémonie, il regagna son propre bureau, lâchant un triste soupir quand il fut seul. Elle était sa muse, son inspiration, sa malédiction et son chagrin. Elle était son avenir et sa perte à la fois. Elle était cet inaccessible qui le rendait fou, mais qui lui donnait un but en se levant le matin. Elle était sa Némésis et son âme-sœur. Et il voulait l'aimer. Mieux qu'aucun autre homme ne pourrait le faire. Elle était Héloïse Bennett.

« J’aurai voulu t’aimer mieux, Héloïse Bennett. » Il ne savait pas s’il y arrivait vraiment. Etait-il cet homme meilleur qu’il rêvait de devenir aux côtés de sa belle ? Parvenait-il à combler ses espoirs et ses attentes ? Pouvait-il parvenir à l’aimer aussi bien qu’il l’aurait souhaité pour elle ? Il n’en savait rien. Chaque seconde creusait un peu plus l’incertitude mais il reprenait espoir dès qu’il croisait le sourire si doux d’Héloïse. Il ignorait tout, mais il cherchait à faire de son mieux, à ne plus lire cette souffrance terrible dans son regard qu’il avait pu créer autrefois par des paroles trop dures et injustes. Aujourd’hui, il vivait pour l’aimer et pour la rendre heureuse, pour qu’elle soit certaine qu’elle ferait à jamais partie intégrante de son futur. Il ne l’avait pas prévue, mais elle était là. Devant lui et radieuse. Elle était comme une main tendue vers lui pour lui montrer un chemin qu’il craignait tant d’emprunter autrefois. Elle lui donnait la force et l’espoir. Elle n’avait eu qu’à supplier une unique fois pour qu’il devienne esclave de ses désirs. Au cœur de ce Japon lointain, leur romance était née de la manière la plus improbable qui soit. Dans le calme de la nuit, elle lui avait demandé de ne pas partir. De ne pas la quitter. Il n’avait pu s’y résoudre. Il l’avait enrobée de ses bras comme s’ils étaient une barrière contre le monde. Jalousement, il la gardait contre lui. Pour lui. Si leur amour n’était plus le signe d’une souffrance, ils ne pouvaient pas se permettre de le montrer au grand jour sous peine de subir le courroux du père McGregor et le mépris des autres gens de ce monde. Matthew voulait protéger Héloïse et la tenir éloignée de tout cela. De la même manière qu’il ne souhaitait pas qu’elle apprenne son passé trop tôt. Il ne voulait pas qu’elle puisse entendre parler tout de suite de Jane. Ou de l’horrible fardeau qu’il traînait derrière lui depuis l’Angleterre. Il ne voulait pas être traité en pitié. Mais c’était à croire que le passé ressurgit toujours au moment où on le désire le moins. Jane venait de débarquer à nouveau dans sa vie. Et désormais, dans leur vie, emportant tout sur son passage. A quoi devait-il son retour ? Il ne le devinait pas encore, bien que ses prochaines intentions paraissaient très claires. Des intentions d’autant plus limpides de la part de son père qui espérait que son fils pourrait retrouver sa réputation d’autrefois en épousant sa première fiancée. Sauf que cette fois-ci, il y avait une autre personne dans l’équation, et que Matthew n’était pas prêt à la sacrifier pour rien au monde : Héloïse. Il fallait qu’il la sauve de ce monde perfide qui était le sien et qu’il la garde au plus près de lui. Autrefois, il aurait pu avoir la faiblesse de la quitter pour la protéger, mais sa belle lui donnait cette force suffisante d’affronter ses démons, de se liguer contre la pression écrasante qui pesait sur ses épaules. Son rang, son titre, sa maison d’édition, son argent, tout cela n’avait plus aucune importance si Héloïse n’était plus là avec lui. C’est ainsi qu’il avait trouvé le courage de se dévoiler aux yeux de tous. Matthew McGregor, le coureur de jupons, le monstre implacable de l’édition venait d’être mis au tapis par une de ses stagiaires dont il était tombé éperdument amoureux. Mais de toutes ses défaites, elle était la plus belle… Héloïse l’aimait. Sans conditions. Et juste pour lui. Elle le révélait à lui-même. Elle le faisait redevenir cet être qu'il était autrefois.
Elle était son passé, son présent, et plus que tout, son avenir.


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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Sam 2 Sep - 13:43

Tiens qui voilà héhé
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Caroline A. Brady
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MessageSujet: Re: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Sam 2 Sep - 13:46

cligne
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Team Fluffy
Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Sam 2 Sep - 19:46

Bonjour What a Face
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Team Minion
Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Dim 3 Sep - 10:05

Salut sexynuisette héhé
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Team Minion
Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2   Sam 9 Sep - 11:16

Je me valide comme un homme héhé
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Matthew ♛ « Je voudrais t’aimer mieux, Héloïse Bennett… » V2
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