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 Mia Hemingway « Scars to your beautiful »

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Team Fluffy
Mia Hemingway
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DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
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MessageSujet: Mia Hemingway « Scars to your beautiful »   Dim 3 Sep - 21:08




" Il y a eu un temps pour Judith Grimes, désormais je m'appelle Mia. "


"Mia Hemingway"


◑ Nom Hemingway est un nom inventé de toute pièces. En réalité, son nom est Grimes, le nom de son mari Raphaël qu'elle a fui il y a plus d'un an maintenant ◑ Prénom(s) A la base, son premier prénom est Judith mais elle a choisi de se désigner comme Mia, son deuxième prénom, c'est plus simple pour se fondre dans le décor. ◑ Date et lieu de naissance Elle est née un 1er Septembre 1989 à Monroe en Lousiane ◑ Nationalité Ses parents sont américains et elle a donc hérité de leur nationalité. Toutefois, il faut préciser que ses grands parents possédaient des origines hispaniques d'où le prénom de Mia. ◑ Orientation sexuelle Mia est hétérosexuelle mais il faut dire qu'elle n'a jamais été attirée par les femmes ◑ Statut civil Lorsqu'elle est arrivée ici, elle a tu son mariage, cachant son alliance. En se faisant embaucher, elle a peu parlé d'elle, n'évoquant jamais son mariage et se laissant aller dans les beaux bras de Derek, alors l'homme la logeant et la nourrissant en échange de garder sa fille. Désormais, ils vivent ensemble depuis plus d'un an. Mia est heureuse avec mais ne cesse jamais de penser au passé. ◑ Profession et/ou études Auparavant, elle était agent immobilier et puis, elle n'a cessé d'alterner des petits boulots en Louisiane, avant de fuir à Los Angeles et de devenir la nounou de Lily, la fille de Derek. Maintenant, elle va se reconvertir dans un métier en rapport avec l'enfance. ◑ Quartier d'habitation Venice Beach ◑ Qualités et défauts de ton personnage Décris ton personnage en quelques adjectifs mettant en avant ses qualités et ses défauts Mia est une personne plutôt calme. Elle a un air tranquille et le sourire est souvent présent bien qu'il ait disparu ces temps-ci. Elle est très secrète et donne rarement sa confiance. Elle se confie rarement mais elle est attentionnée et très souvent à l'écoute des autres. Mia c'est la personne à qui on peut raconter ses pires secrets: elle ne dira jamais rien, y compris sous la torture. Vous l'aurez donc compris, Mia est quelqu'un de fidèle et lorsqu'elle aime, c'est d'un amour démesuré, au point d'être capable d'en donner sa vie. Elle est aussi très anxieuse et stresse pour un rien.   ◑ Avatar Tatiana Maslany ◑ Groupe L'hémorragie de tes désirs ◑ Crédits Tumblr

L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire



Tics et manies et de ton personnage
Mia est une personne plutôt calme. Elle a un air tranquille et le sourire est souvent présent bien qu'il ait disparu ces temps-ci. Elle est très secrète et donne rarement sa confiance. Elle se confie rarement mais elle est attentionnée et très souvent à l'écoute des autres. Mia c'est la personne à qui on peut raconter ses pires secrets: elle ne dira jamais rien, y compris sous la torture. Vous l'aurez donc compris, Mia est quelqu'un de fidèle et lorsqu'elle aime, c'est d'un amour démesuré, au point d'être capable d'en donner sa vie. Elle est aussi très anxieuse et stresse pour un rien.


Suite aux changements récents dans sa vie, Mia regarde constamment derrière elle, sursautant au moindre bruissement d'air. Elle a pris la fâcheuse habitude de se ronger les ongles. Elle n'est pas du genre à dire les choses franchement. Elle garde tout pour elle en général. Mia supporte difficilement qu'on puisse la toucher, mais elle y reprend gout petit à petit. Mia aime beaucoup la cuisine et plus précisément, la cuisine épicée, mexicaine que sa mère lui faisait. Elle n'a plus de contact avec sa famille, ses amis d'enfance. Elle a toujours vécu dans le joug de son mari, se coupant volontairement du monde extérieur. Mia n'avait d'amis que ses collègues de boulot. Mais par la force des choses, elle avait fini par se replier de tout le monde, y compris les gens qu'elle pouvait côtoyer habituellement comme la boulangère. Mia aime beaucoup lire, bouger. Elle aime passer du temps avec son amie Taylor, à profiter des joies de l'amitié. Elle dévoue tout son temps à Lily et à Derek.

Le petit cocon de ton personnage
Mia vit avec Derek sur Venice Beach. Ils ont déménagé après le retour de Raphaël afin de quitter la maison où tant de mauvaises choses se sont produites. Maintenant, ils ont une maison près de la mer, avec un petit jardin accueillant. La maison a été décorée avec gout par Mia, qui a essayé de créer une ambiance chaleureuse. Leur petit cocon possède un étage où se trouve toutes les chambres.

Que pense t-il de la ville de Los Angeles ?
Plus d'un an a passé et désormais, elle se sent comme chez elle. La Louisiane est juste un souvenir du passé qu'elle tente d'oublier au mieux. La ville est plus grande que là où elle vivait. Elle grouille de monde mais Mia aime cet endroit. Elle a l'impression d'être invisible et souhaite le rester. A jamais.

Pourquoi avoir choisi ce groupe ?
Parce que Mia n'est pas de ces gens qui ont un fort caractère, elle n'est pas une intellectuelle non plus et encore moins quelqu'un qui profite de la vie. Mia a souffert et souffre encore de l'échec de son mariage. Elle l'a fui. Et depuis, elle vit dans la tristesse du passé et dans la profonde terreur de tomber nez à nez avec son mari. Car elle el sait... Il fera tout pour la retrouver.

Quel est le petit secret de ton personnage ?
Durant la détention de Raphaël, Mia n'a cessé de profiter de la vie, de cet instant de répit lui ayant été accordé. Jusqu'à tomber enceinte presque au moment où son mari est revenu, complètement fou qu'elle ait pu ne pas venir le voir en prison. Durant ces retrouvailles, il s'en ai pris à elle, la faisant tomber violemment au point qu'elle a mal chuté. Elle a fait une fausse couche et s'est décidée à quitter son mari à ce moment-là. Elle en a jamais parlé à personne.

Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


APPELEZ-MOI DIEU

Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque

Code:
[url=http://vice-et-versa.forumactif.org/t3178-mia-hemingway-scars-to-your-beautiful#87923][color=red]◑[/color][/url] <span class="titlecat1">Tatiana Maslany</span> - Mia Hemingway
[b]Mia Hemingway : [/b][i]Venice Beach[/i]
[b]Mia Hemingway : [/b][color=green]♦[/color] [i]En reconversion professionnelle[/i]

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MessageSujet: Re: Mia Hemingway « Scars to your beautiful »   Dim 3 Sep - 21:08






Mon nom était Judith...
Je cours à travers des idées
Et des images que j'ai en moi depuis toujours
Ma vie je l'ai tellement pensé
Comme si les imprévus n'existaient pas autour


Je me souvenais encore de chaque détail, les couleurs des rideaux, la couleur de la nappe cirée ayant blanchie par l'usure du temps. Je revoyais encore l'horloge où trône ce pendule avec ce petit hibou, il se balançait au rythme d'un tic tac incessant et les yeux bougaient avec le rythme. Il était souvent source de réconfort, parfois je me rappelais de lui comme ayant été un souvenir m'ayant marquée, gamine. Je m'étais souvent bercée par le bruit devenu familier et lorsque j'avais fini par devenir adulte, qu'il m'avait fallu voler de mes ailes, j'avais tout fait pour en trouver un. Mais le bruit n'avait jamais ressemblé ce que j'entendais souvent. Le bruit que l'on entendait, en tant qu'enfant, était particulier. Je ne pourrais oublier et ce son me ramènait aux instants de mon enfance. Mes parents étaient modestes. De simples gens qui ne demandaient rien à personne. Lui, travaillait dans la manutention, et elle, bossait dans un bar. Nous vivions dans une ville au fin fond de la Louisiane. Et nous étions heureux. Je n'avais pas été de ces gosses chiantes. Mon plus grand défaut aura été l'innocence. J'étais innocente et on m'avait volée cette qualité. Pourtant, rien ne présageait cela. Je me contentais d'être normal, de me situer au milieu sans jamais viser le haut et pointer le bas. J'étais de celle dont les profs ne souvenaient pas mais appréciaient la présence durant l'année. J'avais des amis mais ils n'étaient pas incrustés dans la roche, ils n'étaient pas ce genre d'amis, là pour la vie. Bien au contraire, c'était le genre de personne qui comblait le gouffre de tout enfant, destiné à me faire découvrir les joies de la croyance, du fait incontestable que l'amitié n'était autre qu'une illusion provisoire de l'attachement à un autre être humain. Peut-être que je l'étais vraiment mais je ne m'en plaignais pas. J'étais de nature à me faire à tout et je me contentais de ce que j'avais. Les gens disaient que j'étais fade, moi je dirais plutôt que j'avais un mental d'acier. Mais je me gardais bien de le dire: j'étais comme mon père. Je n'étais pas expansive, je gardais le fond de mes pensées secrètes. J'avais l'impression que si je parlais trop, je dévoilerais mon point faible. Pourtant, j'étais comme toute gosse de mon âge. Je riais. Je découvrais. J'apprenais. Je m'émerveillais. Je grandissais. Et dans ces histoires que l'on raconte, la mienne a été plus que normale. L'école primaire. Le collège. Le lycée. L'université. Quelques années d'études et j'avais fini par me lancer dans l'immobilier. Il fallait dire que je n'avais pas la famille pour me financer des études, je n'avais pas le courage et la motivation pour de longues années studieuse alors cette branche m'avait tout à fait convenue. Elle était suffisante pour que je donne satisfaction à mes parents, tout en leur enlevant le poids d'une charge pécuniaire. Et j'avais fini par obtenir mon diplôme. J'avais vingt et un ans à peine. J'avais une chambre étudiante avec une autre fille et c'était le pied. Je découvrais alors les joies d'une vie étudiante, l'envie de faire la fête, de boire, de fumer, de rêver, de vivre à en perdre la raison, à sauter dans tous les sens, d'embrasser un inconnu, de découvrir le plaisir, d'avoir un mec, de rire à s'en décrocher la mâchoire. Durant mes années d'université, j'avais appris à croquer la vie à pleine dents, à compter sur des gens, à me lier, à délier aussi. Et dans tout ça, dans tout ce tourbillon ayant fini par devenir aveuglant, un seul point de repère était apparu.

Son nom était Raphael...
Et je perds pied
Quand devant moi
Y'a trop d'ego
Tu me fais tomber
Tu me fais croire
Que je suis pas au niveau

Il m'était apparu comme un ange tombé du ciel. À vrai dire, j'étais avec une amie. On était occupé à être allongées dans l'herbe d'un parc. C'était une journée de Janvier. C'était le weekend. On fumait comme des pompiers et on parlait de tout et de rien. Raphael est venu à nous sans nous prêter attention pour autant. Disons qu'il a fait un bruit de dingue au volant de sa Harley et que je l'ai remarqué à ce moment-là. Il avait la gueule du biker, je ne voyais pas bien son visage mais il était plein d'assurance, il en imposait. Ça devait être le genre de gars à ne pas avoir de mal à ne craindre personne. Je m'étais contenté de rire avec ma copine, me disant que les gars faisant du bruit, avait quelque chose à se prouver. Il avait disparu de mon esprit comme toute chose éphémère que l'on croise: le cerveau le retenait durant quelques secondes avant de le faire disparaître. Cependant, le soir, j'étais sortie. J'étais avec la même amie, on buvait une bière tout en papotant quand un groupe d'hommes était entré. Bikers tous les quatre. Ils étaient identifiables par leur tenue, avec ces vestes en cuir sans manches. Et il était là. J'ai fait le rapprochement avec le gars et sa moto rutilante de cet après-midi. Ils s'étaient attablés au bar et avaient commandé. « C'est le gars de tout à l'heure. » J'avais chuchoté à ma copine. « De quand... Ah ouiiii! Celui faisait du bruit! » Elle avait rigolé et je m'étais jointe à elle sans pour autant cesser de dévisager cet homme. Je le regardais faire. Je le regardais sourire. Je le regardais parler. J'étais silencieuse tout en sirotant mon verre. « T'es silencieuse... » Avait dit mon amie en me regardant d'une voix malicieuse. Les amies servaient à ça. Il n'y avait pas besoin de dessin pour qu'elles comprennent beaucoup de choses. Et en l'occurrence, elle avait bien vite compris que le diable m'avait attire dès les premiers instants. Mais bien entendu, j'étais une femme et la première réponse que je lui avais fait était celle-ci: « Tu dis de la merde et je vais aller nous prendre des bières. Nos verres sont vides. » et sur ces mots, je m'étais levée pour aller au bar. Mon cœur n’avait jamais battu aussi fort. Je fixais sa silhouette dos à moi, et j’avais fini par me poser à côté de lui, hélant le barman pour qu’il vienne prendre ma commande. Je n’avais rien dit d’autre, évitant tout coup d’œil à son égard. Je me laissais envahir par son parfum me venant : un mélange de tabac froid, de cambouis et de sueur. C’était quelque chose de viril qui m’avait troublé et il m’avait fallu du temps avant de réaliser qu’il était en train de me parler : « … Quoi ? » J’avais sursauté si fort tandis qu’il m’avait souri, répétant sa phrase : « Ta commande.. » M’avait-il dit. Et effectivement, elle était là… Combien de temps s’était-il écoulé entre le temps d’être servi et celui de rêver ? Je n’avais jamais su, je m’étais complètement laissée envahir par l’odeur de cet homme, me contenant de rougir face à sa voix rocailleuse. Bon j’étais foutue. Et effectivement, ce fut le cas : j’étais tombée dans les mailles de ses filets, rencontrant le chemin de l’amour et créant ma propre tombe.
J’avais juste été si conne dans le fond…

Tout ça était censé s’appeler « amour »
Pourtant si près de toi
J'ai pas trouvé ma place
Mais y'avait t'il une place pour moi

J’avais fini par tomber amoureuse de ce gars. Le destin faisait que nous tombions constamment l'un sur l'autre. Au début, ce ne fut jamais comme dans ces films romantiques où la rencontre signait le début de l'histoire. Oh non.. A vrai dire, je passais, constamment, mon temps à épier le bruit d'une Harley. Je l'attendais ce bruit. Je l'espérais et quand ça arrivait, mon regard devenait fou, presque hagard et souvent la déception était là parce que le cavalier n'était pas cet homme-là. Nous n'avions rien dit. Mais j'avais pris l'habitude de venir dans ce bar. Je ne savais même pas ce qui me poussait à agir ainsi. J'avais toujours laissé les hommes venir à moi, sans que ce ne soit le contraire. Et là, toutes ces barrières s'effaçaient. Je voulais le revoir. Je voulais entendre le ton de sa voix et les stratagèmes n'étaient jamais assez nombreux pour trouver une raison de boire une bière dans ce lieu. J'étais devenue une adepte parce qu'il venait souvent dans cet endroit, le soir vers 17h. Il finissait son boulot... Probablement dans la mécanique car il y a toujours une odeur de cambouis. Ses mains, elles, étaient fortes, masculines et noircies par des heures prolongées dans un mécanisme quelconque. Il avait toujours un signe de tête pour moi, reconnaissant mon visage. Et à force, j'avais fini par devenir la première chose qu'il regardait quand il entrait dans le bar. Et puis un jour, il était carrément venu s'asseoir à côté de moi, alors que j'étais accoudée au comptoir. Il m'avait regardé sans rien dire, avait allumé une clope puis avait pris le temps de savourer sa première bouffée. Et lentement, il avait dit: « Tu t'appelles comment? » Surprise, j'avais manqué m'étouffer dans mon verre. Puis, après avoir repris contenance, je m'étais empressée de lui répondre: « Judith et toi? » Voix peu assurée, presque un brin timide. Cet homme me fascinait. « Jay, comme d'habitude. » S'était-il contenté de demander au barman. Puis, son regard avait bifurqué pour se plonger dans le mien. « Raphael. » Et sur ces mots, il avait détourné le regard, fuyant comme à l'accoutumée. Un brin timide je ne savais pas trop. J'avais simplement dit: « Ok. » Je ne savais que dire d'autre. Je n'étais pas adapte des grands discours. Mais je souriais preuve qu'il avait marqué un point. Alors, je m'étais retournée à mes occupations, buvant ma bière. Quand soudain, il avait parlé à nouveau: « ça te dirait un petit tour en moto? »

Mais il faut croire que nous n'avions pas la même définition de l'amour...
Et si je tremble à chaque fois que je te vois
Que je vis dans la peur
D'un jour vivre sans toi
Je n'en profite même pas

De ce tour moto, la suite me sembla magique: j'étais la plus heureuse et souvent, ces souvenirs m'avaient permis de tenir bon. Je n'avais jamais oublié cette balade en moto, cette attirance et cette proximité. Il m'avait demandé de m'accrocher à lui pour ne pas tomber. Et je ne m'étais pas faite prier. Raphael était brut mais fort, impoli mais loyal, bourru mais généreux. Il était tout autant attachant qu'un peu intimidant. Et il y avait cette attirance. Il ne ressemblait pas à ces étudiants que j'avais côtoyé. Il faisait beaucoup plus mûrs et pour cause, il avait quarante ans. Il n'était pas marié, il n'avait pas d'enfants. Il vivait de son garage réparant des motos en tout genre. Et de surcroit, il était attiré par moi. Nous mettre ensemble ne fut pas long: bien au contraire, je ne me fis pas prier tant je l'aimais, tant j'avais fini par devenir accro. C'était Raphael par-ci, Raphael par-là. Mon amie avait une tête comme un ballon parce qu'il fallait tout le temps que je parle de lui, de ce que nous avions fait pendant le weekend, de sa moto, de ses autres amis motards. Rien n'était trop long dans mon discours mais je voyais bien qu'elle n'était pas du même avis. Mais je m'accrochais et j'avais décidé de le lui présenter. Mais l'entrevue avait été froide, Raphael s'était montré irascible et impoli. Et quand deux de ses amis amis bikers étaient arrivés, la rencontre avait tournée en une moquerie emplie de blagues misogynes à l'encontre de mon amie. Elle avait alors prétexté une urgence, préférant partir sans accorder un seul regard à mon petit-ami. Et quand elle avait disparu de notre champ de vision, Raphael, clope au bec, s'était contenté de dire: « Ta pote, j'l'aime pas. Elle me donne des boutons. » Et ce à quoi, ses amis avaient rigolé pendant que moi, gênée, avait émis un rire sans joie. Je ne pouvais plus compter sur la présence de mon amie dans les jours off avec lui. Mais il avait fallu faire un choix: et à force, j'avais fini par m'éloigner. Il faut dire que Raphael demandait tout le temps à ce que l'on se voie. Quand ce n'était pas le weekend, c'était le soir en semaine. J'alternais le temps des révisions au temps pour lui. Et avec tout ça, je ne voyais plus ma pote, tout comme je ne voyais plus personne: seul Raphael comptait. Il avait une totale emprise sur moi et je voulais le satisfaire, le rendre heureux. J'avais toujours cette impression qu'il fallait gagner le droit de l'entendre dire qu'il m'aimait. Et dans ces moments-là, je me disais que le sacrifice en valait la peine, Raphael était l'homme de ma vie. Je voulais me marier avec lui, je voulais des enfants. Et quand bien même, il était brut de décoffrage, je savais m'adapter. Je savais que le sacrifice de mes amis ne serait pas vain. Je n'avais plus de vie sociale mais j'avais un homme parfait pour moi. Les jours se passaient et se suivaient. Nous étions toujours en train de bouger: le weekend représentait des instants magiques où nous sillonnons de longues routes à travers l'Amérique, sur sa moto. Raphael se montrait, parfois, attentionné, amoureux aussi bien qu'il n'était pas adepte des déclarations d'amour. Pourtant, il m'avait surprise un jour. ça faisait cinq mois maintenant que nous nous étions rencontrés. Je venais d'avoir mon diplôme et il ne manquait plus que le job. « T'sais, toi et moi, on devrait s'marier. » Avait-il dit alors que nous étions allongés sur le goudron d'une route, en pleine vadrouille. Nous étions dans un endroit désert, allongé à l'inverse de l'autre. Ma tête était collée à celle de Raphael bien que je le voyais à l'envers de moi. J'avais été surprise. Je n'avais pas su quoi répondre. Et puis, j'avais soudain éclaté de rire et avait alors répondu: « Judith Grimes... Je trouve que ça sonne bien. » Cela voulait dire oui. Je voulais devenir sa femme, je voulais passer ma vie avec lui, faisant fi des dix-neuf ans d'écart qui nous séparaient, du fait que cela ne faisait que six mois, que je ne savais pas comment aller se passer notre vie commune ensemble. Pour moi, Raphael n'était qu'un gros nounours en manque de câlins. Mais la réalité allait, tôt ou tard, me rattraper. Raphael n'était pas en manque de quoi que ce soit. Raphael était plein de vices et de remords: il était violent.

Et il fallait trouver une solution: mais ce n'était pas l'amour...
Je t'aime comme une récompense
Même si je pense que je ne la mérite pas
Je vis pas vraiment ta présence
A chaque instant j'ai peur que tu ne sois plus là
Si au début de mon histoire avec Raphael, j'avais coupé les ponts avec mes amis, force était de constater que ce fut la même chose pour ma famille. Ils furent surpris, d'une part, de savoir que j'allais me marier, consterner que ce soit au bout de quelques mois de relations, sceptiques devant Raphael. Moi qui espérait que tout ceci se ferait dans une grande et belle cérémonie, que toute ma famille serait là, qu'il y aurait une super fête: Je fus plus que déçue. Il n'y avait rien de tout ça. Mes parents m'avaient posé un ultimatum et Raphael en avait de même lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la toute première fois. Personne n'avait fait d'efforts et tout avait volé en éclat. Raphael m'avait obligé à choisir entre lui et mes parents. Et j'avais choisi l'amour parce qu'il représentait tout pour moi, qu'il était mon point de repère, mon phare éblouissant au milieu de la mer. Et j'avais fini par ne plus parler à mes parents, leur trouvant les pires défauts du monde, manipulée par Raphael qui n'avait jamais cessé de leur jeter la pierre. Le mariage en grande pompe que j'avais tant rêvé, se transforma en une cérémonie intimiste où il n'y avait que les amis de mon mari, que la pièce montée ne se résuma qu'à un simple barbecue et où le champagne avait été remplacé par de la bière. Ce fut simple, trop simple. J'avais une robe toute mignonne et Raphael n'avait même pas fait l'effort de s'habiller mais j'étais heureuse. C'était MON mariage avec MON biker. Il était mien et j'étais sienne. J'étais Madame Raphael Grimes. Et j'étais heureuse.

La suite se révéla bien dans les premiers instants. Mes études finies, j'avais intégré une agence immobilière et j'essayais de faire de mon mieux pour satisfaire mes employeurs. J'avais emménagé avec Raphael et tout se passait pour le mieux. J'étais heureuse de le retrouver tous les soirs, il avait son sourire, il avait ses habitudes: celles de se caler devant la télé et de boire sans faire attention. Il était souvent ivre mais il demeurait un mari aimant. Il me disait qu'il voulait me voir enceinte, qu'il avait hâte de fonder une famille. Mais moi, je n'étais pas prête. J'avais vingt et un ans et je voulais profiter de lui, et puis ensuite, nous pourrions nous centrer sur notre progéniture. Je me trouvais trop jeune et puis, j'avais du travail. Parfois, je restais tard. Au début, il disait rien, il faisait la gueule, ne me disant rien jusqu'au lendemain matin. Je ne comprenais pas mais je m'en accommodais sans pour autant que cela me plaise. Je n'avais pas le choix mais il y avait eu un soir où tout avait dérapé. Un soir où j'étais rentrée plus tard que d'habitude et il m'avait accueilli en hurlant, me tirant par les cheveux. Je n'avais rien compris à ce qui m'arrivait, qu'il m'avait projeté dans la cuisine où mon dos avait heurté l'un des placards du bas. Ce bruit avait provoqué une réaction chez Raphael: il s'était arrêté. Ses yeux s'étaient ouverts en grand et l'instant d'après, il pleurait à chaudes larmes, se réfugiant dans mes bras et laissant une odeur d'alcool traîner dans son sillage. Raphael se bourrait la gueule tout le temps: il devait s'inquiéter. Au garage, les affaires ne marchaient pas trop fort et les réunions avec ses amis avaient fini par s'estomper: il y avait moins de monde et lui, devenait de plus en plus irascible. Cet acte de violence fut le premier d'une longue lignée: au début, il me tirait les cheveux, et puis après, il en vint à la gifle et passa au coup de poing et au coup de pied. Il frappait toujours une fois, puis, il s'effondrait et me demandait pardon. J'avais peur et j'avais mal. Je pleurais tout autant que lui mais je ne pouvais me résoudre à le laisser tomber: il avait besoin d'aide. C'était mon mari. Et il m'aimait. Mais l'amour ne suffisait pas à combler la violence de ces gestes. Chaque fois, il me fallait agir quand les bleus devenaient trop imposants. Je devais changer de boulot pour éviter les questions. Je prenais tout et n'importe quoi, quitte à ne plus bosser dans l'immobilier. On avait un loyer à payer et Raphael n'allait plus trop au garage alors je finançais tout, j'avais peur. Il me hurlait tout le temps que j'étais une incapable, qu'au final, il valait mieux que je sois pute pour mieux gagner ma vie. Il me dénigrait tout le temps et je m'étais ça, sur le compte de l'alcool, du fait qu'il était malheureux. J'essayais de le relever mais je m'enfonçais un peu plus. Je pensais vraiment être une incapable, je ne le rendais pas heureux: il était violent. Et il l'était avec tout le monde. Car il fut condamné pour une bagarre ayant mal tourné. Il prit six mois fermes. J'avais vingt-cinq ans, le corps marqué de bleus, les côtés endolories et plusieurs côtes cassées. Je travaillais comme agent immobilier dans une ville se trouvant à cinquante kilomètres de où on habitait. Le soulagement me vint quand j'appris sa peine. Il allait être incarcéré et pendant six mois, je ne serais pas battue, j'espérais qu'il deviendrait un homme de bien, que six mois de privation l'aiderait. J'y croyais mais j'étais naïve, je pense. De toute façon, il ne me restait que cette solution. Croire à cette idée que mon mariage tenait la route. Mais après tant d'années à vivre dans son joug, j'éprouvais le besoin de vivre, de profiter de ma liberté. Je fis n'importe quoi. Dans un premier temps, je crus bon de me taper l'un de mes collègues de boulot. Il me plaisait et je lui plaisais. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas sentie ainsi.. Aussi libre. Aussi désirable qu'en cet instant. J'aimais cette tension, il m'était facile de ne pas penser à mon mari et puis mon collègue était parfait: il n'y avait rien de plus que des parties de jambe en l'air, dans tous les endroits possibles et inimaginables sauf chez lui ou chez moi. c'était la règle. Mais je m'en moquais, je ne voulais pas rentrer chez moi, je dormais dans ma voiture, ou je réussissais à me faire payer une nuit d'hôtel par mon amant. Et puis, pour la première fois de ma vie, je sentis tellement vivante. Je songeais à la fuite, je réalisais que vivre toute une vie avec Raphael allait me conduire à ma perte. Aussi, j'avais préparé ma fuite: je connaissais mon mari et je savais qu'il ne me laisserait pas en paix. Alors, je fis le nécessaire me préparant un sac de voyage dans lequel j'avais camouflé dans mes affaires, un faux passeport, des espèces : le sac qui me ferait décider à partir loin de Raphael et de ses coups. Pourtant, je convainquais de la bonne nature de cet amour, je me disais qu'il en sortirait changé mais qu'en attendait, je pouvais continuer à profiter de cette liberté avec une autre... Mais six mois dans une vie me montrèrent que c'était court... Trop court...Et à la fois suffisant pour me rendre compte que j'étais enceinte. Pas de Raphael car j'avais refusé les visites conjugales. Je préférais l'attendre et je ne savais même pas quoi faire tant j'étais pétrie par la peur qu'il sache que je portais l'enfant d'un autre. Cependant, moi qui crus que je reverrais un mari attentionné et aimant, je me fourrais le doigt dans l'oeil. Dès le premier soir, il se bourra la gueule et son regarde redevint celui du fou... Il me battit si fort que je crus que la mort allait m'attraper. Je sentais que je saignais, j'avais mal au ventre: il m'avait donné des coups de pied quand j'étais tombée à terre et puis, il m'avait laissé là tandis que j'avais trouvé le courage de me lever et de quitter la maison pour aller chez un médecin se trouvant non loin de chez nous. Il m'avait annoncé la couleur, me disant que j'avais perdu mon bébé. Il s'était alarmé face aux ecchymose mais je lui avais dit être tombée dans les escaliers. Pourtant, je pleurais la perte de mon bébé, Raphael avait, pour moi, tué un innocent et m'avait alité pendant quelques jours. Le temps de me remettre, le temps de panser mes plaies. Je me sentais meurtrie dans ma chair et mon âme. Ma décision était prise. Je le quitterais quand je serais remise sur pied. J'avais peur de lui, et ce sentiment avait surpassé l'amour que je lui portais. Avec du recul, je me rendais compte que Raphael m'avait enfermé dans ce que je croyais être une bulle mais finalement, c'était plus un bunker sans oxygène qu'autre chose. J'avais besoin de respirer. Alors, j'avais mis des somnifères dans sa bière et j'étais partie quand il s'était endormi d'un sommeil de plomb. Pour aller où? Je ne sais pas. Je voulais aller vers l'Ouest. Il y avait du monde, je pourrais mieux m'y fondre. Dans mon sac, il y avait des papiers d'identité au nom de Mia Hemingway, je délaissais Judith pour que Mia ne soit que le meilleur à venir.

J'aurais tellement voulu te rencontrer bien avant Derek Bullock...
Si je tremble à chaque fois que je te vois
Que je vis dans la peur
D'un jour vivre sans toi
Je n'en profite même pas

La suite ? Vous auriez aimé que je vous raconte une histoire belle et heureuse. C’est en partie ce qu’il m’était arrivée. Dans ma voiture achetée avec le peu d’argent que j’avais pu prendre, j’avais roulé sans jamais m’arrêter, sans manger, sans boire, rien que les yeux humides et la gorge sèche. Je ne cessais que lorsque la voiture est tombée en panne. J’étais à Los Angeles, seule sans connaître cette ville. Pourtant je m’étais accrochée à l’espoir fou d’une vie meilleure. Le corps douloureux, le cœur en mille morceaux, j’avais commencé à chercher du boulot dans les journaux mais ils demandaient de l’expérience, ils demandaient des diplômes. Le mien ne me servait plus à rien, je ne voulais pas travailler dans l’immobilier avec le risque que Raphaël me retrouve. J’étais Mia. Judith était morte. Et dans cette partie d’ombre, Derek était apparu comme une lumière. Il cherchait une nounou. Un salaire dérisoire mais le gite et le couvert. C’était tout ce dont j’avais besoin alors je m’étais présentée sans grande conviction. Cependant, ce fut sans compter Lily, la fille que je devais garder. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ce jour, mais nous avions eu comme un coup de foudre, un lien faisant que le choix s’était porté sur moi. Et durant de nombreux mois, j’avais appris à reprendre gout à la vie, regardant grandir cette petite fille, m’attachant à cette famille et au père. Un peu trop sans doute parce qu’un beau jour, durant une partie de cache-cache, nous nous étions embrassés. Pourtant, je n’étais pas prête à laisser un homme entrer dans ma vie, Raphaël me manquait. Cependant, j’étais loin de me douter qu’il me recherchait activement et que, pire même, il m’avait retrouvé.
Les retrouvailles eurent un gout de métal semblable au sang. Il était venu armé et bien décidé à me ramener à la maison. Pourtant, je ne voulais pas. Mon cœur en pinçait pour Derek, je ne pouvais nier être amoureuse de lui. De sa douceur, de ses sourires de tout ce que mon mari n’était pas. Et face à moi, je découvrais qu’il n’était qu’un monstre capable de tirer deux fois sur Derek, capable de me forcer à monter dans la voiture, pour finalement me laisser me sauver. Avait-il eu conscience qu’il avait été trop loin ? Je n’en sais rien. J’avais si peur et plus rien d’autre ne comptait que de porter assistance à Derek, à rester près de lui et à le choisir lui. Et pas mon mari. Il survécut à ses blessures mais devaient bénéficier de nombreuses séances de rééducations. Moi je restais près de lui, je veillais sur lui. L’amour était là, on se sentait prêt à tourner la page. Alors, on se mit à chercher une maison, afin de quitter celle-ci, vestiges de trop de mauvais souvenirs. Nous avions fini par trouver, emménageant. Maintenant, une vie heureuse s’offrait à nous.
J’y croyais tellement.
Dans le fond, je devais sans doute me méprendre.


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Caroline A. Brady
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MessageSujet: Re: Mia Hemingway « Scars to your beautiful »   Dim 3 Sep - 21:17

danse1
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: Mia Hemingway « Scars to your beautiful »   Dim 17 Sep - 9:17

Je me valide coeur
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Mia Hemingway « Scars to your beautiful »
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