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 girls night, fun & co' - daisy & caro

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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
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MessageSujet: girls night, fun & co' - daisy & caro   Jeu 7 Sep - 19:01

« Mais oui, parler d’un Nathaniel Brady en couche-culotte, ou exclu du lycée pour avoir défendu sa petite copine cheerleader… pourquoi pas ! » Parler de Nathaniel Brady et faire sa pub ni vu, ni connu, pourquoi pas ! Caroline était perspicace quand il s’agissait de parler d’amour, de croire en l’amour, de vivre d’amour et de répandre l’amour. Oui, elle était la reine pour percevoir les effluves de l’amour, même quand les deux protagonistes n’en avaient encore aucune idée. Bon, d’accord. Il était peut-être prématuré et un peu trop tôt pour dire que Nate était amoureux de Daisy, et que Daisy était amoureuse de Nate. Mais l’attirance entre eux était plus qu’évidente, et la tension était palpable quand ils étaient dans la même pièce – et pourtant, Caroline ne les avait vus ensemble que quinze petites secondes ! Nate ne lui cachait jamais rien – ils ne se cachaient jamais rien – et il n’avait pas manqué de faire les louanges de la belle infirmière. Quelle sorte de cousine serait-elle si elle s’en moquait ? Quelle sorte de cousine serait-elle si elle l’écoutait sans rien faire ? Quelle sorte de cousine serait-elle si elle ne s’intéressait pas à la femme qui avait réussi à avoir autant d’impact sur lui, en si peu de temps ? Ils étaient comme frères et sœurs, et de ce fait cela lui donnait le droit de faire connaissance avec la jeune femme – et même d’enquêter, histoire d’être sûre qu’il n’allait pas droit dans le mur encore une fois. Il avait suffisamment souffert pour qu’elle se montre protectrice, aussi protectrice qu’il l’était avec elle par ailleurs. Cependant, elle n’en doutait pas un instant : la jeune femme était digne de son cousin. Daisy ne respirait pas le vice. Daisy ne respirait pas la méchanceté. Daisy n’était pas le genre de femmes à se jouer des sentiments des autres. Elle n’était pas le genre de femmes à briser des cœurs. « Alors on se croise par ici, et on fixe un rendez-vous pour un soir de la semaine, promis ? » Elle avait promis, non seulement parce qu’elle mourrait d’envie de sortir, d’être entourée de monde à défaut de rencontrer du monde, et de passer une bonne soirée entre filles, mais aussi parce qu’elle avait réellement envie de connaitre la jeune femme. Au fil du temps et de son petit calvaire, Caroline s’était trop éloignée de ses amies et de ses proches, à tel point qu’aujourd’hui certains d’entre eux ne lui parlaient plus, ou alors les choses étaient trop différentes, comme brisées de façon irrémédiable. Elle ne leur en voulait pas. Ils avaient le droit d’être en colère et déçus. Elle était en colère et déçue d’elle-même. A un point que personne ne pourrait l’imaginer. Il fallait l’accepter. Et rencontrer de nouvelles personnes, se faire de nouveaux amis, c’était comme un renouveau et une bouffée d’oxygène qu’elle ne pouvait pas fuir ni laisser passer. « J’espère qu’on trouvera un autre sujet que ton cousin, il te détestera si tu me révèles tout. Même si je ne vais sûrement pas le revoir de si tôt. » « Ohhhhh, ne t’en fais pas ma belle, tu le reverras bien de sitôt » – pensa-t-elle très fort en lui adressant un charmant sourire avant de tourner les talons et d’aller bosser. Elles s’étaient recroisées un certain nombre de fois depuis, échangeant anecdotes hospitalières – autant du personnel du service que des patients rigolos ou totalement chiants à mourir – et avaient fini par trouver une date pour pouvoir sortir et passer une bonne soirée.

Au menu, papotage, rigolade, commérage, le tout englobé de malbouffe et de boissons relaxantes. Quel autre endroit parfait qu’un pub réputé non loin de l’Hôpital ? Caroline ne le connaissait pas, mais il était déjà blindé, alors qu’il était à peine vingt heures quand elles arrivèrent et qu’on les installa à une petite table à l’extérieur. La musique était plutôt rock, et surtout le groupe jouait en direct – la perfection. « Tu connaissais cet endroit ? » qu’elle demande à Daisy alors qu’elle sourit comme une débile en regardant autour d’elle. Plus de quatre ans sans être réellement sortie. Plus de quatre ans à se renfermer. Plus de quatre ans à se dé-sociabiliser. Plus de quatre ans dans une solitude infernale. Elle respirait enfin et avait le sentiment de revivre. « J’adore cette musique et cette ambiance, tu as bien fait de proposer de venir ici, » qu’elle lance à la jeune femme tout en ouvrant la carte des boissons. « Seigneur, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas bu de « sex on the beach » » qu’elle rigole doucement en réalisant à quel point ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas bu un petit verre d’alcool. Sans parler de se mettre une cuite – elle n’y voyait aucun intérêt – mais c’était tellement réconfortant parfois, un verre. Puis, ça détendait fallait bien l’admettre ! « Ça te dit qu’on prenne un petit truc apéritif avec nos boissons ? Ils proposent des assiettes de tapas avec de la charcuterie… » Seigneur. Depuis combien de temps n’avait-elle pas mangé de charcuterie ? Depuis combien de temps n’avait-elle pas pris d’apéro ? BORDEL ! Depuis combien de temps n’avait-elle pas passé de soirée entre filles ? Trop longtemps… « J’ai envie de fromage. J’ai envie de charcuterie. J’ai envie de rhum, » qu’elle énumère en riant gaiement. « Désolée… je dois te paraitre un peu cinglée ce soir, mais si tu savais depuis combien de temps je ne me suis pas accordée de soirée comme celle-ci, » qu’elle explique vaguement à Daisy. Elles se « connaissent » depuis maintenant une petite semaine et si elles ont pu rire de tout, de rien, papoter de tout, de rien, elles ne se connaissent pas encore assez en profondeur. Mais ce soir, c’est peut-être l’occasion d’y remédier, d’apprendre à se connaitre vraiment – et pas seulement à lui engendrer l’idée que son cousin est le meilleur homme au monde, le plus beau, le plus sexy, le plus charmant et l’Homme de sa vie qui n’attend qu’Elle pour faire des bébés et vivre heureux à jamais. Non. C’est peut-être un peu trop tôt encore pour balancer ça. « D’ailleurs, je te remercie infiniment tu sais. Grâce à toi, je me suis fait une chouette petite place au sein du service. Tu avais raison l’équipe – les équipes – sont super et ça fait du bien de pouvoir rencontrer du monde, se faire de nouveaux amis, » qu’elle lui dit sincèrement touchée et contente. Oui, on aurait dit qu’elle avouait clairement être une « sans amie », mais fallait bien le reconnaitre… elle avait peu de personnes dans sa vie depuis quatre ans. « Bernadette est en bonne voie pour devenir la femme la plus extraordinaire que je n’ai jamais rencontrée, » qu’elle dit en riant car leur collègue est une perle et une femme pleine de ressources. Comme une maman dans le service, si on peut dire. « Et le Dr McDreamy est plutôt… » qu’elle commence à lui dire avec un sourire entendu tandis que le serveur venait prendre leurs commandes. « Hum, on va vous prendre une assiette de tapas, et je prendrais un sex on the beach, » qu’elle demande limite trop enthousiaste. D’ailleurs, il lui adresse un sourire coquin à son tour. Sa moue vaut son pesant d’or, car il pourrait être son petit frère ! « Je pourrais presque être ta mère, tu es sérieux ? » qu’elle lui lance en les faisant rire. Une fois qu’il a noté les commandes, il tourne les talons toujours souriant. « Cela dit… je dois admettre que c’est flatteur, » qu’elle admet volontiers à Daisy une fois de nouveau seules. « Alors, je disais… ce Dr McDreamy – oui tout le monde l’appelle ainsi apparemment, j’ai comme l’impression que tu lui plais bien, » qu’elle lance innocemment. « T’as le droit de m’envoyer balader et me dire de me mêler de mes affaires, » qu’elle ajoute très sérieusement mais sa moue est tellement comique qu’elle doute que Daisy le prenne véritablement mal. En fait, Caro est une petite boule d’énergie qui ne demande qu’à virevolter et faire le bonheur autour d’elle. Quoi de plus attachant que ça ?

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Daisy Green
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Mer 13 Sep - 0:19



Daisy a prévu le coup : sac de rechange complet pour la fin de sa journée. Gel douche, crème hydratante, maquillage, parfum… et des jolies fringues pour sortir. Cette semaine, Caroline et elle ont décrété que le jeudi soir serait le bon soir pour sortir et boire quelques verres entre filles, et par la même occasion apprendre à mieux se connaître. La brune avait apprécié la nouvelle kinésithérapeute en un laps de temps très court : cette dernière était tellement adorable. Elle s’était d’ailleurs parfaitement intégrée, dès lors que Daisy avait fait les présentations avec son équipe. Entre filles bavardes et bourrées d’humour, le contact était passé très rapidement. Mais, elles s’étaient promis de se voir à l’extérieur de l’hôpital : les courtes pauses ne permettaient pas de pouvoir discuter autant qu’elles le souhaitaient, laissant souvent des questionnements et réponses en suspens jusqu’à la pause suivant en commun. Alors ce soir, c’est l’occasion de pouvoir discuter de tout et de rien, autant qu’elles le veulent, et de s’amuser et se détendre après une longue journée de travail.
Après une bonne douche, Daisy enfile une petite robe fleurie, assez légère pour les températures de début de soirée et elle a prévu le coup pour la fin de soirée, en embarquant une petite veste en jean. Prête à décamper, la belle se rue en dehors de son lieu de travail, et se dirige vers le bar qu’elle avait indiqué à Caroline. L’ambiance y est bonne, il y a parfois quelques concerts sympas, et surtout, surtout… il y a la happy hour le jeudi ! Et ça, c’est un argument de choc !
Elle jette un coup d’œil à sa montre, puis se dirige d’un pas rapide vers la rue où se trouve le pub. C’est là qu’elle aperçoit Caroline qui arrive en même temps qu’elle, elle a sûrement terminé sa journée de travail un peu plus tôt qu’elle et a pu rentrer chez elle entre temps. Rapidement, elles se trouvent à une table en terrasse et Daisy profite du luxe de s’asseoir en se laissant tomber sur la chaise avec soulagement. « Tu connaissais cet endroit ? » - « Oui, j’y viens de temps en temps avec quelques amis, c’est sympa, ça change un peu des bars de Venice ou des bars hors de prix d’Hollywood… » Le sourire ravit de la jolie blonde est contagieux, et Daisy se met à sourire à son tour. L’ambiance est bonne, la journée de travail derrière elle, tout est parfait. « J’adore cette musique et cette ambiance, tu as bien fait de proposer de venir ici » En guise de réponse elle sourit simplement, et se saisit de la carte des boissons, imitant Caroline qui a déjà le nez plongé dans la listes des choix proposés. Les yeux verts de Daisy furètent la carte, à la recherche de ce qui lui fait le plus envie en guise de premier verre. C’est Caro qui lui fait lever les yeux en s’exclamant : « Seigneur, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas bu de « sex on the beach »! » DeeDee sourit avec amusement, et derrière sa carte elle demande avec innocence : « Ca me semble être l’occasion d’y remédier, non ? » Et tandis qu’elle hésite sur son choix, la blonde reprend : « Ça te dit qu’on prenne un petit truc apéritif avec nos boissons ? Ils proposent des assiettes de tapas avec de la charcuterie… » Puis elle énumère ce dont elle a envie, et Daisy la regarde d’un air curieux, en se demandant si Caroline a l’habitude de se priver, ou suit un régime pour s’enthousiasmer de la sorte. Mais ça fait plaisir d’être avec quelqu’un d’aussi joyeux. « Absolument ! Choisis ce que tu veux comme composition de plats de tapas, j’aime tout. Je meurs de faim, j’ai grignoté une barre de céréales au milieu de l’après-midi, alors si je ne mange pas quelque chose maintenant, je risque de danser sur les tables au milieu de mon deuxième verre. Et personne n’a envie de voir ça ! » dit-elle en riant. « Désolée… je dois te paraitre un peu cinglée ce soir, mais si tu savais depuis combien de temps je ne me suis pas accordée de soirée comme celle-ci. » Elle finit par répondre au questionnement silencieux de DeeDee. « Ne le sois pas. Ca fait plaisir d’être avec quelqu’un qui a envie de sortir et s’amuser, et qui le montre. Au moins, je sais que tu ne vas pas te carapater à la fin de ton verre ! » Elle lui envoie un clin d’œil complice. « Et puisque ça fait longtemps, on pourra s’en refaire à l’occasion, si tu te rends compte que ça t’a beaucoup manqué. » Sans avoir demandé la raison qui l’a empêchée de sortir ainsi, depuis assez longtemps apparemment, Daisy la questionne cependant du regard. Elle peut s’imaginer un tas de raisons. La pression avec le travail, ce même travail trop prenant, une vie de famille, la maladie… Ou une relation compliquée, comme elle en avait vécu une, dans laquelle ses moindres faits et gestes étaient surveillés, jugés, punis. Comme elle était heureuse de ne plus regarder en arrière. D’ailleurs cette parenthèse se ferme aussitôt alors que Caroline reprend la parole. « D’ailleurs, je te remercie infiniment tu sais. Grâce à toi, je me suis fait une chouette petite place au sein du service. Tu avais raison l’équipe – les équipes – sont super et ça fait du bien de pouvoir rencontrer du monde, se faire de nouveaux amis. » Un sourire étire à nouveau les lèvres de Daisy. Elle avait eu l’occasion de voir l’évolution des rapports entre Caroline et sa bande d’infirmières, en un court laps de temps, et la jolie blonde avait réussi à se faire accepter en moins de deux, partageant la passion commune des infirmières : le bavardage. « Oh, ne me remercie pas. J’ai juste accéléré les choses en te les présentant, mais même sans mon action, on serait arrivées à cette finalité. Plus on est de fous, plus on rit ! Et c’est plutôt vrai dans ce cas-là ! Tes histoires de rééducation sont assez distrayantes ! » dit-elle en pouffant de rire, se remémorant les anecdotes que la nouvelle kiné leur fournissait à leurs pauses communes. Les potins allaient bon train au sein du service, si bien que Caro devait être au courant d’à peu près tout à présent. « Bernadette est en bonne voie pour devenir la femme la plus extraordinaire que je n’ai jamais rencontrée. » - « Oh oui, notre Bernie, c’est quelque chose ! » dit-elle tout sourire, en pensant à ce bout de femme plein d’énergie et de bonne humeur, quoi qu’il arrive. Elle est un peu la mère poule parmi les infirmières et sa présence apparaît comme indispensable aux yeux de toutes. Elle est d’ailleurs de celles, avec Ashley principalement, à titiller Daisy sur son célibat et sur ses prétendants. A savoir, le docteur McCarthy, et son ancien patient, Nate, le cousin de Caro, de surcroît ! « Et le Dr McDreamy est plutôt… » Et voilà que le nom de ce jeune monsieur apparaît dans la discussion. Le regard que lui lance sa collègue veut tout dire et Daisy roule des yeux. Oui, McDreamy, comme elles se plaisent à le surnommer est un canon. En plus d’être un sacré chirurgien. Mais c’est un collègue ! Et ça, DeeDee fait directement une croix dessus. Même pas la peine d’y penser. Mais elle n’a pas le temps de répondre, puisqu’un serveur vient prendre leur commande. La blonde annonce ce qu’elle désire, et Daisy a à peine le temps de dire : « Une margarita pour moi. », qu’elle voit le serveur lancer un regard suggestif à l’annonce du cocktail de Caroline. Cette dernière ne l’a pas manqué non plus et sa réflexion fait mourir de rire la brune, qui se cache derrière la carte qu’elle referme, et tend ensuite au serveur, qui partage leur hilarité. « Cela dit… je dois admettre que c’est flatteur. » - « Oui et il paraît que c’est à la mode, de les choisir jeunes ! Fais toi plaisir ! » rajoute Daisy, sur le même ton taquin. Cette dernière regarde les alentours pour voir le bar être quasiment plein à présent ; en tout cas, les tables le sont, les places sont devenues rares. « Alors, je disais… ce Dr McDreamy – oui tout le monde l’appelle ainsi apparemment, j’ai comme l’impression que tu lui plais bien. T’as le droit de m’envoyer balader et me dire de me mêler de mes affaires. » L’infirmière pose un regard presque coupable sur son interlocutrice, et se tortille légèrement sur sa chaise. Bernie et Ashley n’arrêtent pas de l’embêter avec Josh, alors que Daisy a été particulièrement claire, bien qu’il la déstabilise assez fréquemment lors de leurs échanges. Il faut dire qu’il joue incroyablement bien de son charme. Comme s’il avait besoin de ça. Tsss. « Ce sont les filles qui t’ont raconté ça ? » demande-t-elle en haussant les sourcils. « Je ne sais pas, à vrai dire. Il est très professionnel, mais dans le même temps, j’ai l’impression qu’il me cherche. Alors j’imagine qu’il me teste un peu. » Elle hausse les épaules en réfléchissant à leurs différents échanges. Oui, bon, il y a bien un petit jeu de charme entre eux, mais c’est assez innocent. En tout cas pour Daisy, qui n’a jamais souhaité cela et ne l’encourage d’aucune manière. « De toute façon, les relations entre collègues… Très mauvaise idée ! » dit-elle en agrandissant ses yeux comme pour appuyer ses dires et mettre en garde la blonde. « Ce qui m’intéresse, c’est qu’il est doué dans ce qu’il fait. Quitte à apprendre et se former, autant le faire auprès des meilleurs. Et puis on parle beaucoup de lui aussi, parce qu’on a une collection de cinquantenaires, pas très aguichants… » finit par dire Daisy, pleine d’innocence teintée d’amusement. « Il te plaît, McDreamy ? » demande-t-elle avec curiosité. « A moins que tu aies repéré quelqu’un d’autre à l’hôpital ? Ou alors, je suis à côté de la plaque et tu es mariée, maman de dix bambins qui t’attendent sagement à la maison avec leur papa.. ! » Et le serveur reparait, chargé de leurs verres ainsi que des tapas qui ont l’air d’être exquis. Après un nouveau petit sourire adressé à Caro, il repart, et les filles peuvent trinquer ensemble. « A notre première soirée.. thème révélations ? » propose-t-elle, les yeux pétillants, la margarita prête à être dégustée.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Ven 15 Sep - 19:53


« Oui, j’y viens de temps en temps avec quelques amis, c’est sympa, ça change un peu des bars de Venice ou des bars hors de prix d’Hollywood… » C’était simple, c’était chaleureux, c’était dynamique, c’était joyeux – la perfection. Caroline n’était pas femme à s’amuser dans des endroits chics – synonymes d’ennuis mortels où il n’était pas possible de boire un verre sans être regardée de travers telle une alcoolique en herbe – et encore moins à adorer sortir dans les discothèques où vous pouviez être certaines de finir entourée de jeunes hommes – oui, jeunes, des adolescents SEIGNEUR ! – ne recherchant rien d’autre qu’une bonne nuit de plaisir. Non, Caroline aimait les soirées simples entre amis – dans un pub, à un concert, à un festival quelconque, chez les uns, chez les autres, un barbecue sur la plage avec de la bonne musique – toujours de la bonne musique ! – et parler, parler, parler, échanger, échanger, partager, partager. Elle était une bonne vivante, une personne qui aimait s’amuser et profiter des gens qu’elle aimait. Et elle en avait été privée pendant plus de quatre ans, sans réellement s’en rendre compte, ou préférant faire comme si de rien n’était… elle n’était plus très sûre de rien, et elle tentait de toute ses forces de ne plus se poser la question. De profiter de ce que la vie lui offrait désormais, de nouveau. Ce soir, elle pouvait apprécier une soirée tranquille entre filles. Ce soir, elle pouvait apprécier de boire un et même plusieurs verres – soyons fous ! Ce soir, elle pouvait manger comme bon lui semblait – écarts, écarts et écarts ! Ce soir, elle était libre et célibataire. BONHEUR SUPREME. « Ça me semble être l’occasion d’y remédier, non ? » Elle jette un regard à Daisy l’air de dire « oh que ouiiiiiiii, je ne vais pas me prier », avant de rire joyeusement. Non, elle n’était pas une adepte de l’alcool et connaissait les limites à ne pas dépasser – faut pas pousser mémé non plus hein. Mais elle avait trente ans, elle était plutôt jolie, elle était indépendante, célibataire et gagnait sa vie honorablement – elle pouvait bien se permettre de s’amuser comme elle l’entendait. « Absolument ! Choisis ce que tu veux comme composition de plats de tapas, j’aime tout. Je meurs de faim, j’ai grignoté une barre de céréales au milieu de l’après-midi, alors si je ne mange pas quelque chose maintenant, je risque de danser sur les tables au milieu de mon deuxième verre. Et personne n’a envie de voir ça ! » Elle rit à cette idée – elles seraient deux à finir sur la table. « Super ! Pas que tu n’aies mangé qu’une barre de céréales dans l’après-midi – moi c’était une simple pomme malheureuse et juteuse mais ne m’a pas calé suffisamment – mais que tu aies une faim de loup comme moi, » qu’elle explique sans vraiment avoir besoin de le faire, mais elle est comme ça Caro’. Elle parle et parle, et elle sourit. Agaçante pour certains, adorable pour d’autres. « Hum, je serais tentée de te dire qu’il faut qu’on fasse gaffe… quand je dis que ça fait une éternité que j’ai pas bu un sex on the beach, je veux dire que ça fait une ÉTERNITÉ. Un seul verre et je peux être caput’, » qu’elle ajoute en riant et en mimant de ses mains l’effondrement qu’elle pourrait fatalement vivre. « Alors, avec l’assiette de tapa, ça va passer crème… » car c’était bien connu. On boit, on mange et tout va bien ! Elle s’excuse cependant de son enthousiasme peut-être trop intense, mais au fond elle sait que Daisy est compréhensive et adorable. « Ne le sois pas. Ça fait plaisir d’être avec quelqu’un qui a envie de sortir et s’amuser, et qui le montre. Au moins, je sais que tu ne vas pas te carapater à la fin de ton verre ! Et puisque ça fait longtemps, on pourra s’en refaire à l’occasion, si tu te rends compte que ça t’a beaucoup manqué. » Elle rit car elle sait déjà qu’elle aura envie de recommencer – obligatoirement. « Attends-toi à me réserver au moins une soirée par semaine, ma belle. Enfin, je dis ça, tu m’as compris… avec nos emplois du temps respectifs, autant qu’on puisse le faire bien sûr. Ça serait encore plus drôle et plus délirant avec les filles, » qu’elle ajoute en imaginant le groupe des quatre à la Sex and the City dans les rues de Los Angeles… ouais, ça pourrait être fortement drôle et mémorable. « Mais j’aime bien aussi ce genre de soirées en tête-à-tête. Quand on a envie de parler, de se confier, de tout et de rien, ça fait du bien de temps en temps, » qu’elle dit en haussant les épaules de façon désinvolte. Non, elle n’était pas du tout intéressée par les aveux et les confidences de Daisy. Pas du tout. « Oh, ne me remercie pas. J’ai juste accéléré les choses en te les présentant, mais même sans mon action, on serait arrivées à cette finalité. Plus on est de fous, plus on rit ! Et c’est plutôt vrai dans ce cas-là ! Tes histoires de rééducation sont assez distrayantes ! » Ahahah, qu’elle rigole aux souvenirs de ces petites anecdotes. Quand un patient présentait une érection à son contact – trop habitué à être manipulé par des vieux croutons – ça faisait forcément une excellente anecdote gênante. Quand un patient était sourd et vous forçait à hurler vos consignes pour parvenir à les réaliser au bout d’une heure, ça faisait forcément une excellente anecdote. Certains patients pouvaient parfois la faire rire à gorge déployée, certains pouvaient la faire rager comme une folle – ouais parce qu’elle est mignonne, elle est gentille, elle est adorable et trop chou, mais elle sait craquer aussi. « Oh oui, notre Bernie, c’est quelque chose ! » Mais heureusement, elle n’est pas la seule. C’est humain après tout. « Dans ma famille, on se taquine souvent les uns et les autres sur des sujets qui fâchent – alors, les amours ça en est où ? Alors, le bébé c’est pour quand bon sang, l’horloge tourne, tic-tac, tic-tac… et le mariage, c’est pour quand ? » qu’elle lui raconte en mimant son exaspération mais en riant malgré tout. « Ils le font exprès pour qu’on rage - et Nate y a droit encore plus que moi le pauvre -, mais du coup Bernie me rappelle ma famille et j’adore ça, » qu’elle conclut simplement en parlant de la doyenne du service.

Entre-temps, le jeune serveur vient récupérer leurs commandes et en profite pour lui sourire de façon équivoque. Oui, elle pourrait être sa grande sœur à défaut d’être sa mère – là aussi, faut pas pousser mémé. « Oui et il paraît que c’est à la mode, de les choisir jeunes ! Fais toi plaisir ! » Elle éclate d’un rire sonore, car c’est tellement vrai ! « Malheureusement, j’ai une tendance particulière à ne craquer que sur les plus vieux que moi, » qu’elle grimace un sourire désolé au jeune homme – qui ne part cependant pas penaud. « Ce sont les filles qui t’ont raconté ça ? Je ne sais pas, à vrai dire. Il est très professionnel, mais dans le même temps, j’ai l’impression qu’il me cherche. Alors j’imagine qu’il me teste un peu. » Oh oui, il la testait sans nul doute – beaucoup, pas qu’un peu. Le Dr McDreamy était charmant, charmeur et il ne s’en formalisait pas. Certaines avaient sans doute déjà craqué (selon les rumeurs qui circulaient, mais Caroline n’écoutait pas les rumeurs). Elle cherchait les réponses à la source. « De toute façon, les relations entre collègues… Très mauvaise idée ! » Voilà qui était dit ! Elle ne peut qu’appuyer ses propos par un grognement d’approbation. « Clairement. Après, si ça se passe mal c’est la guerre, c’est froid, c’est tendu et ça gâche le plaisir qu’on a à aller bosser, » qu’elle énumère pour appuyer leurs avis. « Ce qui m’intéresse, c’est qu’il est doué dans ce qu’il fait. Quitte à apprendre et se former, autant le faire auprès des meilleurs. Et puis on parle beaucoup de lui aussi, parce qu’on a une collection de cinquantenaires, pas très aguichants… » « C’est vrai qu’il est excellent, et aussi jeune en plus y a de quoi être admiratif… Hum… mais là encore une fois, j’aime les plus vieux, » qu’elle ajoute avec un clin d’œil avant de rire. Cela dit, aucun McDreamy ou McSteamy ne lui avaient tapé dans l’œil… « Il te plaît, McDreamy ? » Elle s’étouffe presque avec un morceau de chips qu’on leur a apportées dès leur arrivée – avant de rire légèrement. « Seigneur, non. Il est charmant, et je ne dirais pas qu’il est laid je serais de mauvaise foi, mais absolument pas mon genre d’hommes, » qu’elle lui dit. Pas assez viril. Pas assez musclé. Pas assez mâle. Trop esthétique. Trop propre. Trop mignon. « A moins que tu aies repéré quelqu’un d’autre à l’hôpital ? Ou alors, je suis à côté de la plaque et tu es mariée, maman de dix bambins qui t’attendent sagement à la maison avec leur papa.. ! » Rires. Si seulement. SI SEULEMENT ! « Hum, que j’aimerais bien pouvoir te dire que je suis mariée et mère de dix enfants – non quand même pas, deux seraient parfaits – et qu’ils m’attendent tous sagement à la maison », qu’elle dit l’air blasé mais toujours le sourire aux lèvres. Après tout, elle n’a personne dans sa vie qui puisse lui donner cette envie et regretter que ce rêve ne soit pas réalité. « Mais non, je suis… fraîchement célibataire, sans enfant et il n’y a personne qui ne m’ai donné l’envie de sortir de mon célibat adoré à l’Hôpital, » qu’elle lui dit en relevant son verre pour trinquer et à ça, « A notre première soirée.. thème révélations ? » et à ça ! Chiiiiin. Passons aux choses sérieuses dans ce cas, chère Daisy. « Bon, si c’est soirée thème révélations… je dois reconnaitre que je n’adore pas mon célibat, » qu’elle se lance en émettant une vérité qui ne la gêne pas. « Mais je le vis bien quand même. Surtout après les quatre années que je viens de vivre – même les cœurs d’artichaut préfèreraient être seuls, » qu’elle rigole tout de même de son expérience. Mieux vaut en rire que pleurer, n’est-ce pas ? « Et toi ? Un homme qui t’attend à la maison ? Des enfants ? Un amour secret ? » qu’elle pose ses petites questions inquisitrices ni vu, ni connu, en buvant une gorgée de son cocktail pour cacher ses vraies motivations derrière son regard curieux. « Parce que Bernie te taquine et adorerait te voir casée, mais si ça se trouve tu l’es déjà et elle fait des plans sur la comète pour rien, que ce soit avec McDreamy ou mon cher cousin adoré, » qu’elle termine en riant de cette idée, mais observant bien le visage de la jeune femme.



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Daisy Green
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Lun 2 Oct - 18:04



« Hum, je serais tentée de te dire qu’il faut qu’on fasse gaffe… quand je dis que ça fait une éternité que j’ai pas bu un sex on the beach, je veux dire que ça fait une ÉTERNITÉ. Un seul verre et je peux être caput’. Alors, avec l’assiette de tapas, ça va passer crème… » Daisy acquiesce gentiment d’un petit hochement de tête, l’esprit curieux de savoir ce qui a bien pu empêcher Caroline de se faire plaisir en sortant boire un verre. Car cette sortie a été acceptée avec entrain lorsque la brune lui a proposé de s’organiser une soirée entre filles… Pourquoi être ravie de sortir, et n’avoir pu le faire depuis longtemps ? Question d’emploi du temps sûrement. Ou alors de soucis personnels… Elle chasse ces pensées de sa tête, préférant revenir au moment présent, en compagnie de sa nouvelle amie. « Heureuse de remédier à ça avec toi ! Oui, et leurs tapas sont extra. Tu ne seras pas déçue ! » finit-elle par répondre, suivi d’un clin d’œil complice. Elles parlent de cette soirée, justement, celle qu’elles viennent d’entamer et Daisy sent cet enthousiasme grandissant dans la voix de Caro. « Attends-toi à me réserver au moins une soirée par semaine, ma belle. Enfin, je dis ça, tu m’as compris… avec nos emplois du temps respectifs, autant qu’on puisse le faire bien sûr. Ça serait encore plus drôle et plus délirant avec les filles. » - « Oui évidemment, ce n’est pas toujours simple avec les horaires que j’ai. Oh oui, il faudra qu’on s’arrange pour organiser ça. C’est encore plus compliqué, car si Ashley est plus ou moins dans une relation avec ce gars dont elle me parle depuis des semaines… Bernie est coincée avec son mari et ses deux adolescents à la maison. Enfin, elle ne sera pas contre une petite sortie ! » En effet, Daisy est la seule du groupe à être libre comme l’air, avec pour seule entrave, son travail. Pour les filles, c’était un peu plus coton. Mais, il ne faut pas se décourager, et Daisy est persuadée qu’une sortie à quatre ne serait pas impossible à réaliser. « Mais j’aime bien aussi ce genre de soirées en tête-à-tête. Quand on a envie de parler, de se confier, de tout et de rien, ça fait du bien de temps en temps. » DeeDee sourit doucement, tout à fait d’accord avec Caroline. « Oui, disons qu’on arrive à mieux s’écouter, je pense. C’est un peu moins.. la débandade ! Surtout avec les filles qui n’en ratent pas une, parfois on a du mal à placer ce qu’on veut dire ! » dit-elle avec amusement, sans aucun reproche dans la voix, mais plutôt dans une façon de constater le côté bavard et excité de ses amies et collègues. Surtout quand elles buvaient un petit apéro toutes ensemble, Daisy n’étant pas la dernière pour papoter et lever son verre ! « Dans ma famille, on se taquine souvent les uns et les autres sur des sujets qui fâchent – alors, les amours ça en est où ? Alors, le bébé c’est pour quand bon sang, l’horloge tourne, tic-tac, tic-tac… et le mariage, c’est pour quand ? Ils le font exprès pour qu’on rage - et Nate y a droit encore plus que moi le pauvre -, mais du coup Bernie me rappelle ma famille et j’adore ça. » Si au début de ses explications, Daisy a du mal à comprendre pourquoi Caroline lui en parle, la fin l’éclaire davantage. Elle sourit par rapport aux réflexions dont elle parle, qui sont communes à bien des repas de famille. Ses deux grands frères sont mariés depuis quelques temps, et leurs parents ne sont pas du genre à interférer dans les histoires. Ni à les pousser pour faire des enfants. Quoique leur mère a tendance à parler de plus en plus des petits-enfants de ses amies… Quant à DeeDee, avec son passé chaotique, ils n’ont jamais poussé le sujet trop loin. Ils préfèrent la voir prendre son temps, garder les bonnes distances et choisir quelqu’un de bien. Elle sait qu’au fond d’eux, ils attendent qu’elle leur présente à nouveau quelqu’un : pour ne plus la savoir seule, pour la savoir avec un homme qui saura prendre soin d’elle et l’aimer comme elle le mérite. « Mes frères sont déjà mariés, alors… Ils n’ont pas ce problème. Quant à moi, ils me laissent tranquille. Et puis, on a peu de famille à Los Angeles finalement. Ma mère est née en Bolivie et est venue aux Etats-Unis alors qu’elle était adolescente et il ne reste presque personne de sa famille dont on a connaissance. La plus grande partie de la famille de mon père se trouve à Hawaï… Alors les vieilles tantes qui s’inquiètent, on les a seulement au téléphone ! » dit-elle avec amusement. « J’imagine que ça ne doit pas être toujours drôle. Se mettre la pression pour ça… Nate a dû avoir la paix pendant quelques mois lorsqu’il était marié, alors. » La paix avait dû être de courte durée, vu la vitesse à laquelle son mariage a été réduit à néant. « Du coup, c’est vrai que je n’ai pas la pression de la famille, mais celle de Bernie. Elle est incorrigible. Tu vas vite y avoir droit toi aussi ! » dit-elle dans un ton de mise en garde. Qu’elle ne compte pas y échapper ! Bernadette adorait tout savoir des histoires de cœur, des mouvements dans la vie de ses collègues. Et elle était la première à les pousser à agir, même lorsque ce n’était pas nécessaire.

La discussion bascule alors logiquement sur le thème des hommes, avec en plus l’arrivée d’un tout jeune serveur qui semble avoir jeté son dévolu sur Caroline. « Malheureusement, j’ai une tendance particulière à ne craquer que sur les plus vieux que moi. » - « Oh toi aussi ?! » s’exclame Daisy, un peu trop rapidement. Elle n’est jamais sortie avec quelqu’un de plus jeune qu’elle. Et son dernier petit ami en date, Alaric, a quelques années de plus qu’elle. « Enfin, je ne fais pas exprès, je ne choisis pas à partir de l’âge. » corrige-t-elle ensuite. Et en parlant d’hommes, elles se mettent à parler du cas du Docteur McCarthy, Josh. Bernie commence déjà à titiller Daisy à son propos, depuis qu’il a accepté de la prendre sous son aile dès qu’elle entamera sa formation. Et donc, il est carrément inenvisageable qu’il se passe quoi que ce soit avec lui. « Clairement. Après, si ça se passe mal c’est la guerre, c’est froid, c’est tendu et ça gâche le plaisir qu’on a à aller bosser. » DeeDee ne peut qu’acquiescer en hochant simplement la tête. Elle n’a jamais vécu une relation avec un collègue, mais depuis qu’elle exerce à l’hôpital, elle a vu quelques collègues déposer leur démission après avoir fricoté avec des médecins – la plupart du temps mariés, qui plus est. La brune n’est pas prête à sacrifier sa carrière pour une histoire au sein de l’hôpital, sans être sûre de la valeur de cette relation. Tout sacrifier pour peut-être quelques semaines de bon temps, ça n’en vaut pas la peine. Mais Daisy, de façon innocente et sans arrière-pensée, demande tout de même à Caroline si le beau docteur lui plaît d’une manière ou d’une autre. La réponse arrive sans attendre. « Seigneur, non. Il est charmant, et je ne dirais pas qu’il est laid je serais de mauvaise foi, mais absolument pas mon genre d’hommes. » - « Ah, on est d’accord ! Il arrive à me troubler, il est vraiment charmeur, mais je ne craque pas du tout pour lui. Il n’y a pas ce petit truc, tu sais ! » Comme un peu de magie dans l’air, quand le cœur s’affole pour un sourire. Son esprit divague à quelques jours auparavant, lorsqu’elle a revu Nate, à la cafétéria, prenant sa pause en sa compagnie. Lui, la troublait. Mais elle s’interdisait de s’imaginer quoi que ce soit. Elle l’avait vu à l’œuvre… Et elle s’était déjà demandé s’il complimentait toutes les jeunes femmes un tant soit peu mignonnes, qu’il fréquentait, ou s’il l’avait visée en particulier. La brune revient à l’instant présent, en compagnie de la cousine de Nate justement..! Elle réalise d’ailleurs, que si elle a l’impression de la connaître depuis un bon bout de temps, tant elle est à l’aise avec elle, elle ne sait en vérité que très peu de choses sur elle. A commencer par sa situation sentimentale. « Hum, que j’aimerais bien pouvoir te dire que je suis mariée et mère de dix enfants – non quand même pas, deux seraient parfaits – et qu’ils m’attendent tous sagement à la maison. Mais non, je suis… fraîchement célibataire, sans enfant et il n’y a personne qui ne m’ai donné l’envie de sortir de mon célibat adoré à l’Hôpital. » - « Oui peut-être que c’est un peu exagéré, dix… » dit-elle dans un sourire complice. Elle n’ajoute rien, cependant elle a noté la précision sur le fait que seulement à l’hôpital, personne ne lui plaît assez pour envisager plus. Et puis ce serait contraire à ce qu’elles se sont dit un peu plus tôt ! Les cocktails débarquant à leur table, il n’est plus question de traîner avant de trinquer. Et puisqu’elles sont là pour papoter, autant en savoir davantage sur son interlocutrice, alors Daisy lance le thème de la soirée. « Bon, si c’est soirée thème révélations… je dois reconnaitre que je n’adore pas mon célibat. Mais je le vis bien quand même. Surtout après les quatre années que je viens de vivre – même les cœurs d’artichaut préfèreraient être seuls. » DeeDee plisse légèrement les yeux en entendant cette information. Des éléments commencent à apparaître pour répondre à des questions arrivées un peu plus tôt. Une relation longue et compliquée. Elle connaît, elle aussi. Elle glisse une main dans sa nuque, un peu gênée et à la fois intriguée de se trouver face à quelqu’un qui a pu connaître une histoire malsaine. « Je vois le truc… » se contente-t-elle de dire, résistant à l’envie de laisser la liberté à sa curiosité. « Et toi ? Un homme qui t’attend à la maison ? Des enfants ? Un amour secret ? » Un sourire amusé craque son visage aussitôt, mais elle ne répond pas tout de suite, préférant siroter une nouvelle gorgée de son cocktail. « Parce que Bernie te taquine et adorerait te voir casée, mais si ça se trouve tu l’es déjà et elle fait des plans sur la comète pour rien, que ce soit avec McDreamy ou mon cher cousin adoré. » Si au début, elle rit doucement, lorsque Caro évoque son cousin, Daisy roule des yeux, mais n’arrive pas à empêcher un charmant sourire à percer sur ses lèvres. « Eh bien, célibataire, tout comme toi, sauf que ça fait un petit moment, environ un an. Et je n’ai pas eu de relation particulièrement réjouissante… Rien de magique jusque là. » Elle marque une petite pause, avant d’ajouter : « Moi aussi, j’ai connu une relation destructrice. » La brune interroge du regard Caroline, comme pour savoir si elle peut lui en dire plus. « On peut même dire littéralement destructrice… » confie-t-elle à demi-mots, espérant que la jolie blonde saura traduire tout ça facilement. Puis elle hausse les épaules, chassant tout ça, et reprenant là où Caroline s’est arrêtée. « Et pour ce qui est de Josh, tu connais ma position maintenant… Eeet ton cousin… Qui est fraîchement divorcé – il me l’a annoncé l’autre jour, il avait l’air heureux – eh bien, c’est typiquement le genre que je m’efforce d’éviter ! » dit-elle en riant, se pinçant ensuite les lèvres. « Entre nous… Bon c’est incroyablement gênant de t’en parler, parce que c’est ton cousin… Donc on fait comme si vous n’étiez pas de la même famille, ok ? » demande-t-elle, en sentant le rouge lui monter aux joues. « Il est très charmant, et adorable en plus. Il a un super métier… Mais quel tombeur. Même Bernie qui est fidèle à son Doug, je ne donne pas cher de sa volonté face à Nate ! » finit-elle par dire, à moitié gênée, à moitié amusée. « Ca reste entre nous, hein ! Parce qu’il ne peut rien se passer avec lui, il est trop… courtisé et dragueur, et aimant à problèmes avec les femmes. » Daisy saisit à nouveau son verre et boit une plus longue gorgée. « Et parce que c’est ton cousin aussi ! » dit-elle en pointant un doigt accusateur vers Caro, tout en riant.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Mar 3 Oct - 16:29


« Heureuse de remédier à ça avec toi ! Oui, et leurs tapas sont extra. Tu ne seras pas déçue ! » Elle n’en doutait pas un instant, même si elle n’était pas nécessairement difficile quand il s’agissait de manger – autant elle adorait cuisiner et préparer de bons petits plats, autant elle appréciait manger de la malbouffe de temps à autre. Et ce soir, en compagnie de Daisy, elle avait envie de s’amuser, de se détendre et de profiter. Boire des verres, manger des cochonneries et pourquoi pas danser jusqu’au bout de la nuit. Bon, elle n’abusait jamais des bonnes choses – jamais au point de non-retour – mais elle avait trente ans, elle était jolie, elle était célibataire et elle avait la vie devant elle, non ? Pourquoi se restreindre et se mettre autant de limites, quand la vie lui souriait de nouveau ? Certes, son téléphone semblait incapable de s’éteindre – heureusement, elle l’avait mis sur vibreur et il était dans son sac à mains, aussi il ne le dérangerait pas de la soirée – mais elle était libre, et c’était tout ce qui comptait ce soir. Libre d’être elle-même, libre de rire, libre de s’amuser, libre de danser, libre de chanter, libre de vivre. « Oui évidemment, ce n’est pas toujours simple avec les horaires que j’ai. Oh oui, il faudra qu’on s’arrange pour organiser ça. C’est encore plus compliqué, car si Ashley est plus ou moins dans une relation avec ce gars dont elle me parle depuis des semaines… Bernie est coincée avec son mari et ses deux adolescents à la maison. Enfin, elle ne sera pas contre une petite sortie ! » « Oh j’espère bien, ça fait tellement du bien ce genre de sorties entre copines. Je n’ai pas idée de ce que peut représenter une vie de famille, mais j’espère sincèrement que si un jour j’ai cette chance, je saurais prendre du temps pour moi-même et m’amuser au moins une fois par semaine, » qu’elle rit légèrement en espérant sincèrement en être capable. Elle ne pouvait pas se permettre de juger ces mères de famille qui, en règle générale, ne prenaient pas suffisamment de temps pour elles-mêmes, pour se détendre et profiter de leurs amies. Comme on disait, il fallait le vivre pour le comprendre. « Oui, disons qu’on arrive à mieux s’écouter, je pense. C’est un peu moins… la débandade ! Surtout avec les filles qui n’en ratent pas une, parfois on a du mal à placer ce qu’on veut dire ! » C’était une certitude, à deux la communication était plus simple, à plusieurs la communication était plus hilare et plus fendante – parce que les unes parlaient, les autres écoutaient, parce que les unes riaient, les autres blaguaient, parce que les unes criaient, les autres calmaient les ardeurs. Il y avait un équilibre sympathique dans un groupe d’amies, et cela rendait les soirées mémorables et inoubliables. Mais il y avait quelque chose d’unique et de concret quand on passait une soirée avec UNE amie, capable de vous comprendre, de vous écouter et de vous conseiller. Caroline et Daisy ne se connaissaient pas depuis des années, et elles avaient beaucoup à apprendre l’une de l’autre, mais il apparaissait évident qu’elles étaient faites pour s’entendre. Au fil de la discussion, elles réalisaient qu’elles avaient bien plus en commun qu’elles ne l’auraient cru au premier abord. Excepté la famille, qui semblait omniprésente et quasi-étouffante chez les Brady, libre et dispersée chez les Green. Caroline adorait sa famille – chacun de ses membres – et même s’il lui arrivait de s’en plaindre occasionnellement, elle ne la changerait pour rien au monde. Elle avait grandi dans cette unité, cette complicité et cette folie qui les rendait si particuliers aux yeux des uns et des autres. Elle espérait pouvoir offrir cela un jour à ses propres enfants. « Mes frères sont déjà mariés, alors… Ils n’ont pas ce problème. Quant à moi, ils me laissent tranquille. Et puis, on a peu de famille à Los Angeles finalement. Ma mère est née en Bolivie et est venue aux Etats-Unis alors qu’elle était adolescente et il ne reste presque personne de sa famille dont on a connaissance. La plus grande partie de la famille de mon père se trouve à Hawaï… Alors les vieilles tantes qui s’inquiètent, on les a seulement au téléphone ! » « Une part de moi t’envie fortement là tout de suite, » qu’elle plaisante en riant légèrement. « Mais bon, je dois reconnaitre que j’aime cette famille de dingues. Ils ne sont pas méchants, juste un peu trop présents peut-être parfois, envahissants serait le mot juste. La famille de mon père a toujours été unie, alors que du côté de ma mère c’est le désert total. Normal, elle n’a pas eu de frère, pas de sœur et elle n’a pas connu la même éducation que mon père. Leurs différences auraient pu être un problème, mais en fait ma mère a tout de suite trouver sa place parmi eux. Je sais, on dirait que je rêve quand je parle d’eux mais mes parents ont de quoi faire rager les éternels célibataires en galère, » qu’elle ajoute en soupirant et grimaçant, bien que souriant tout de même. « Si je suis une éternelle romantique, c’est à cause d’eux, » qu’elle les accuse gentiment. « J’imagine que ça ne doit pas être toujours drôle. Se mettre la pression pour ça… Nate a dû avoir la paix pendant quelques mois lorsqu’il était marié, alors. » « Aahahaha, » qu’elle rit de bon cœur à cette idée. « La paix ? Penses-tu ! Ellis n’était pas appréciée dans la famille, je crois même qu’elle n’a jamais été véritablement présentée… c’est bien pour ça que sa mère a pensé la rencontrer l’autre jour à l’Hôpital alors que c’était Athénaïs, » qu’elle raconte – oui, parce qu’elle connait l’histoire par cœur, naturellement. A ce stade, elle en est à son second cocktail, et l’alcool délie les langues, c’est bien connu. « Ellis n’était pas véritablement sa femme de toute façon, il ne l’a épousée que pour « l’aider », » qu’elle lui explique en mimant les guillemets comme le font souvent les gens. Habituellement, ça l’irrite et l’agace quand ils le font, mais là elle est guillerette alors on l’excusera. « Du coup, c’est vrai que je n’ai pas la pression de la famille, mais celle de Bernie. Elle est incorrigible. Tu vas vite y avoir droit toi aussi! » « J’ai l’impression que c’est typique des personnes en couple et heureux de l’être – ils s’imaginent que nous sommes seules et malheureuses et que notre unique porte de secours c’est de trouver quelqu’un, » qu’elle dit en riant légèrement. Si elle était désireuse de rencontrer l’Homme de sa Vie, elle n’en était pas non plus désespérée au point de se laisser tenter par un jeune serveur au physique avantageux digne des Vikings. Elle lui adressait à nouveau un sourire, désolée et refusant toujours ses invitations au flirt, avant de reprendre le cours de sa discussion avec son amie. « Oh toi aussi ?! Enfin, je ne fais pas exprès, je ne choisis pas à partir de l’âge. » « On ne choisit jamais de qui on tombe amoureux, » qu’elle confirme. « Mais je dois admettre que si je dois te citer quelques hommes prédestinés à me plaire, ça taperait haut niveau âge, » qu’elle rit en pouffant légèrement. L’alcool, l’alcool, l’alcool. « Cela dit, Gerard Butler pourrait se présenter comme nouveau chirurgien au LA Hospital, je trouverais la force de dire non et de résister – les relations au boulot, c’est juste impossible. » « Ah, on est d’accord ! Il arrive à me troubler, il est vraiment charmeur, mais je ne craque pas du tout pour lui. Il n’y a pas ce petit truc, tu sais ! » « Oui, cette étincelle qui fait toute la différence, ce petit frisson indescriptible. Bref, on se comprend parfaitement, » qu’elle conclut en trinquant de nouveau avec Daisy, tout en savourant les tapas délicieuses. Manger estompait un peu les effets de l’alcool sur son organisme, bien qu’elle ne soit pas complètement bourrée elle devait reconnaitre qu’elle se sentait joyeuse. « Oui peut-être que c’est un peu exagéré, dix… » « Certaines familles dépassent les dix enfants, » qu’elle lui dit comme si elle lui disait un secret terrible. « Mais j’ai beau rêvé d’un merveilleux mari et d’une famille à moi, je ne pourrais pas être mère au foyer et élever toute une ribambelle d’enfants à la maison – no wayyyyyyy, » qu’elle grimace en imaginant la scène. AU SECOURS ! Mais pour envisager déjà de fonder une famille, il lui fallait rencontrer L’Homme susceptible de désirer la même chose, avec elle. Et si elle avait longtemps pensé l’avoir déjà rencontré en la personne d’Eric, elle avait vite déchanté. Parler de son histoire était quelque peu douloureux et pénible, mais c’était soirée révélations. Et parler de son échec et de ses erreurs était aussi un bon exutoire. « Je vois le truc… » que l’encourage et la soutient Daisy, et quelque chose dans son ton et son regard suffit à lui faire comprendre que, vraiment, elle voit le truc. « Eh bien, célibataire, tout comme toi, sauf que ça fait un petit moment, environ un an. Et je n’ai pas eu de relation particulièrement réjouissante… Rien de magique jusque-là. » Rien de magique jusqu’à Nate, qu’elle pense intérieurement en savourant son cocktail. Mais chut, elle n’avait pas envie de la faire fuir. « Moi aussi, j’ai connu une relation destructrice. » Cette fois, elle oublie Nate un instant et elle oublie le fait qu’elle rêve de les voir heureux, mariés et entourés d’une ribambelle d’enfants métissés et canons. Cette fois, la conversation ne prête pas à rire, mais prête à l’écoute. « On peut même dire littéralement destructrice… » Elles avaient définitivement beaucoup plus en commun qu’elles ne l’imaginaient. Il n’y avait pas réellement besoin de mots pour se comprendre, seuls leurs regards suffisaient pour se dire « je sais de quoi tu parles », « je sais ce que tu as vécu, ce que tu as ressenti et ce que tu as surmonté ». « Et pour ce qui est de Josh, tu connais ma position maintenant… Eeet ton cousin… Qui est fraîchement divorcé – il me l’a annoncé l’autre jour, il avait l’air heureux – eh bien, c’est typiquement le genre que je m’efforce d’éviter ! » Quoi ? Le genre à éviter ? EVITER ? Non, non, non, Daisy. Nate is the One ! Nate est la clé de ton bonheur. Nate est celui qui te fera oublier tous les autres. « Entre nous… Bon c’est incroyablement gênant de t’en parler, parce que c’est ton cousin… Donc on fait comme si vous n’étiez pas de la même famille, ok ? » Okkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk, qu’elle lui sourit et ne laisse rien paraître de ce que cette conversation anime chez elle. C’est le moment, c’est l’instant fatidique, c’est là qu’elle obtient les réponses à ses questions. A savoir si la jeune femme is the one for Nate. « Il est très charmant, et adorable en plus. Il a un super métier… Mais quel tombeur. Même Bernie qui est fidèle à son Doug, je ne donne pas cher de sa volonté face à Nate ! » Arf, elle ne peut pas la contredire là-dessus. Satané Brady ! « Ca reste entre nous, hein ! Parce qu’il ne peut rien se passer avec lui, il est trop… courtisé et dragueur, et aimant à problèmes avec les femmes. » Arf, elle ne peut pas la contredire là-dessus non plus. Satané Brady ! « Et parce que c’est ton cousin aussi ! » Elle ouvre grand la bouche, l’air outré comme elle sait si bien le faire avant de rire de bon cœur. « C’est vrai, c’est mon cousin » qu’elle confirme néanmoins en avalant une part de tapas. « Alors, je manque peut-être d’objectivité à son sujet. Mais oui, il est enfin libéré de ce faux mariage qui ne le menait nulle part et qui lui a valu pas mal de déboires dernièrement, » qu’elle lève les yeux au ciel à cause de toutes ces histoires à la con, quand il avait seulement voulu rendre service. Au fond, c’était un gentil son Nate ! « Tu sais… C’est un charmeur et beaucoup de femmes craquent sur lui, c’est sûr, mais crois-moi ça ne l’a pas empêché d’avoir le cœur brisé plusieurs fois, » qu’elle lui raconte spontanément. Elle ne pense pas trop au fait que Nate n’aurait peut-être pas envie qu’elle déballe sa vie privée à celle qui fait battre son cœur en ce moment, l’alcool lui fait oublier un peu les bonnes manières. « Nate, c’est le genre de mecs sur qui tu peux compter. Le genre à ne pas abandonner quand il veut quelque chose et quand il tient à quelqu’un. C’est l’un des seuls à ne pas m’avoir tourné le dos quand d’autres l’ont fait à cause d’Eric – mon ex. C’est le genre à te répéter mille fois que tu fais une erreur jusqu’à ce que tu le comprennes, sans perdre patience. Sans lui, je serais sans doute encore dans cette relation destructrice et malheureuse… C’est le genre de mecs prêt à s’évincer de la vie de la personne qu’il aime s’il est certain que c’est ce qu’il y a de meilleur pour elle – il l’a déjà fait. Bon, d’accord, on dirait que je suis en train de te vendre mon cousin aux enchères, » qu’elle se met à rire en regardant Daisy. « C’est juste que… je sais qu’il a eu un vrai coup de cœur pour toi, et ça n’était pas arrivé depuis des lustres. Du coup, je n’ai pas envie que tu t’imagines qu’il n’est QU’UN tombeur de ces dames et qu’il est INCAPABLE d’être sérieux… » même si elle avait toutes les raisons de le croire. Caroline connaissait Nate, et Nate n’était pas foncièrement mauvais. Il n’avait jamais véritablement connu de relation sérieuse, posée et fidèle. Aussi ne voyait-il pas le mal là où la plupart des gens le voyaient. « Désolée, c’est mon patron… » qu’elle s’excuse en prenant son téléphone cette fois, apercevant le nom de Jon sur l’écran. Elle ne le sait pas, mais le rouge lui monte aux joues et le sourire est spontané. « Enfin, tu sais je t’ai parlé vite fait de ce contrat indépendant que j’ai trouvé en parallèle de l’Hôpital. Un boxeur exigeant, bourru, tombeur, séducteur et… Arf, sexy comme pas permis, » qu’elle admet bien volontiers tout de même. Si elles ne pouvaient pas baver sur les hommes entre amies, elles ne pouvaient rien faire après tout ! Et baver sur Jon ? Caroline ne peut pas s’en empêcher et n’a malheureusement pas grand monde avec qui se laisser aller. « Inutile de me le rappeler, je sais ce qu’on a déjà dit sur les relations au boulot, » qu’elle grimace. « Mais dis-moi que je peux fantasmer sans être dans la merde ? »

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Daisy Green
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Mer 11 Oct - 11:29



« Une part de moi t’envie fortement là tout de suite. Mais bon, je dois reconnaitre que j’aime cette famille de dingues. Ils ne sont pas méchants, juste un peu trop présents peut-être parfois, envahissants serait le mot juste. La famille de mon père a toujours été unie, alors que du côté de ma mère c’est le désert total. Normal, elle n’a pas eu de frère, pas de sœur et elle n’a pas connu la même éducation que mon père. Leurs différences auraient pu être un problème, mais en fait ma mère a tout de suite trouvé sa place parmi eux. Je sais, on dirait que je rêve quand je parle d’eux mais mes parents ont de quoi faire rager les éternels célibataires en galère. Si je suis une éternelle romantique, c’est à cause d’eux. » Daisy écoute Caroline, appréciant en savoir davantage sur cette jeune femme pour laquelle elle s’est prise d’amitié, si rapidement. Et elle ne peut que sourire en entendant sa conclusion : pour DeeDee, c’est assez similaire. Ses parents représentent une sorte de modèle en terme de relation : soudés, unis, aimants, après toutes ces années. Elle adore les voir encore amoureux aujourd’hui, voir sa mère caresser la joue de son père en passant près de lui, ou son père la couvrir de son regard bienveillant et des compliments qu’il lui a toujours offert tout au long de leur vie de couple. « Je comprends parfaitement, ces couples sont très inspirants ! » Son frère Vince, et Bea représentent également à ses yeux, le couple idéal, avec du respect, de belles valeurs, et une alchimie qui saute aux yeux de tous. Daisy rêve de trouver le bon. Celui avec qui elle fera sa vie, à qui elle dira « oui » sans une once d’hésitation, à qui elle donnera des enfants et auprès duquel elle se couchera chaque soir. « Aahahaha ! La paix ? Penses-tu ! Ellis n’était pas appréciée dans la famille, je crois même qu’elle n’a jamais été véritablement présentée… c’est bien pour ça que sa mère a pensé la rencontrer l’autre jour à l’Hôpital alors que c’était Athénaïs. » C’est pas faux… Nate n’avait même pas présenté sa femme à sa mère. Caroline la connaissait mais sa mère, non. C’était assez étrange. Et la blonde lui avait déjà fait comprendre qu’elle n’était pas particulièrement fan de la mannequin. « Ellis n’était pas véritablement sa femme de toute façon, il ne l’a épousée que pour « l’aider » ». Les yeux de Daisy s’arrondissent doucement, tandis qu’elle s’assure avoir bien entendu ce que Caro vient de lui confier. Elle se redresse, en saisissant son cocktail, sirotant une gorgée avant de se pencher au-dessus de la table. « Comment ça ? Pas vraiment sa femme ?! » Elle a bien du mal à cacher son étonnement et sa curiosité face à pareille annonce, elle veut des explications. Si Ellis n’était pas sa femme alors… Il ne la trompait pas, avec Athénaïs ? Le doute la ronge et le remord ne tardera pas, de l’avoir si rapidement jugé… Alors, c’était ça les apparences dont il lui parlait ? Ca y est, elle s’en veut. Il faudra qu’elle s’excuse à l’occasion, quand le sujet de conversation entre eux s’y prêtera. Elle revient à la discussion du moment présent, expliquant que Bernie a tout de la tante qui rêve de voir toute sa famille avec la bague au doigt. Sauf que là, ce sont ses collègues. « J’ai l’impression que c’est typique des personnes en couple et heureux de l’être – ils s’imaginent que nous sommes seules et malheureuses et que notre unique porte de secours c’est de trouver quelqu’un. » Elle rit tout en hochant la tête. « C’est tout à fait ça ! Comme si c’était essentiel… Bon, j’avoue que je rêve quand même de me réveiller avec quelqu’un à mes côtés, tous les matins, mais bon, on fait sans, en attendant, et ça va, on s’en sort quand même ! » dit-elle, le regard pétillant et rieur. Les histoires de cœur, parler mecs, c’est connu, ça fait parler les filles, surtout les plus rêveuses. « On ne choisit jamais de qui on tombe amoureux. Mais je dois admettre que si je dois te citer quelques hommes prédestinés à me plaire, ça taperait haut niveau âge. Cela dit, Gerard Butler pourrait se présenter comme nouveau chirurgien au LA Hospital, je trouverais la force de dire non et de résister – les relations au boulot, c’est juste impossible. » Daisy éclate de rire en écoutant Caro parler de son fantasme, et mêlant ses résolutions pour le travail. « Ah oui, tu les aimes avec du poil blanc au menton, toi ! » dit-elle en riant toujours. « Même pour lui tu ne ferais pas un petit écart.. ? Très franchement, si Bono de U2 porte la blouse et fredonne un petit air, je ne réponds plus de rien ! Un petit tour dans un placard à balai… » dit-elle sur un ton innocent en roulant des yeux. Elle s’apprête à finir son premier verre, mais s’arrête avant, avec une moue qui traduit sa perplexité. « En fait, il est super vieux aussi, Bono ! » Et hop, le verre est terminé. Et sans se faire prier, le serveur qui assène Caroline d’un nouveau clin d’œil, leur sert la même chose. Il a compris ce qui se passe à cette table, celui-là ! « Certaines familles dépassent les dix enfants. Mais j’ai beau rêvé d’un merveilleux mari et d’une famille à moi, je ne pourrais pas être mère au foyer et élever toute une ribambelle d’enfants à la maison – no wayyyyyyy. » Daisy lève son verre plein face à Caro, pour trinquer à nouveau. « Alors là, je suis parfaitement d’accord ! Deux, trois mômes à la maison, et le papa qui les garde pendant que nous, on ira boire un petit verre après le travail ! » dit-elle, complice et amusée de s’imaginer maman active et indépendante. Mais heureuse de rentrer chez elle pour retrouver tout son petit monde.
Puis, elles viennent à parler de choses plus personnelles sur le même thème. Daisy se rend compte qu’elles partagent sûrement beaucoup plus qu’elle ne le pensait au début. Peut-être même ont-elles connu les mêmes problèmes, la même peur de l’autre que l’on croyait si bien connaître. Ressasser ces souvenirs n’est plus aussi douloureux que par le passé, à présent. Tout ça est loin derrière elle, même si elle préfère savoir son ex loin d’elle, autant que possible. Et malencontreusement, dans la conversation, DeeDee met les pieds là où elle aurait dû éviter : en plein sur la carte « Nate ». Et tout ça avec la cousine de ce dernier. Alors, gentiment et doucement elle reconnaît qu’elle lui a trouvé du charme et de l’intérêt. Comme n’importe quelle femme normalement constituée. Puis finalement, elle en dit un peu plus que ce qu’elle n’aurait souhaité. C’est vrai qu’elle l’aime bien, Nate. Elle l’a tout de suite trouvé beau, et gentil, avec de l’humour et toujours des attentions appréciables à son égard. Même si parfois, il la draguait et ça la perturbait beaucoup, à cause de leur statut patient/infirmière à cette époque. Il a un peu de tout ce qu’elle aime, mais les inconvénients qui vont avec, parce qu’il sait qu’il est bourré de charme et qu’il plaît aux femmes, alors ça, ça l’effraie. Mais, auprès de Caro, elle se rattrape au moment où elle lui rappelle qu’étant la cousine du pompier, ça devient un peu gênant, comme situation. « C’est vrai, c’est mon cousin. Alors, je manque peut-être d’objectivité à son sujet. Mais oui, il est enfin libéré de ce faux mariage qui ne le menait nulle part et qui lui a valu pas mal de déboires dernièrement. » Elle insiste là-dessus, et Daisy le sait, afin de lui faire comprendre qu’il y a bien eu mépris sur la personne et qu’il faut laisser ça de côté. Au fond d’elle, c’est déjà fait et il n’y a plus grand chose qui fait barrière à son intérêt pour lui, à présent. « Tu sais… C’est un charmeur et beaucoup de femmes craquent sur lui, c’est sûr, mais crois-moi ça ne l’a pas empêché d’avoir le cœur brisé plusieurs fois. » Elle se tait, en attendant la suite. Même si elle n’est pas très sûre que la personne dont elles sont en train de parler serait ravie de savoir que Daisy va en apprendre beaucoup d’un seul coup, à son sujet. Caroline ouvre des portes dans lesquelles DeeDee a envie de se jeter pour en savoir plus. Le pompier lui apparaît sous un autre jour depuis que les choses ont été remises à leur place, à savoir une infidélité qui n’existe pas, et un désintérêt pour sa femme justifié… « Nate, c’est le genre de mecs sur qui tu peux compter. Le genre à ne pas abandonner quand il veut quelque chose et quand il tient à quelqu’un. C’est l’un des seuls à ne pas m’avoir tourné le dos quand d’autres l’ont fait à cause d’Eric – mon ex. C’est le genre à te répéter mille fois que tu fais une erreur jusqu’à ce que tu le comprennes, sans perdre patience. Sans lui, je serais sans doute encore dans cette relation destructrice et malheureuse… C’est le genre de mecs prêt à s’évincer de la vie de la personne qu’il aime s’il est certain que c’est ce qu’il y a de meilleur pour elle – il l’a déjà fait. Bon, d’accord, on dirait que je suis en train de te vendre mon cousin aux enchères. C’est juste que… je sais qu’il a eu un vrai coup de cœur pour toi, et ça n’était pas arrivé depuis des lustres. Du coup, je n’ai pas envie que tu t’imagines qu’il n’est QU’UN tombeur de ces dames et qu’il est INCAPABLE d’être sérieux… » Daisy n’ose même plus manger un tapas, et tient son verre en l’air sans oser en boire une gorgée, de peur de rater une information cruciale. Elle n’arrive pas à cacher son intérêt pour Nate, et à cet instant elle s’en aperçoit à peine, et ne fait aucun effort pour corriger cela. Un millier de questions surgit dans son esprit au fur et à mesure qu’elle en apprend davantage sur lui, notamment sur le fait de s’évincer de la vie d’un être aimé. Elle aimerait tellement en savoir plus et connaître un peu mieux le pompier, au-delà de la surface à laquelle elle a eu accès au cours de ces deux mois, à avoir de fausses idées sur lui. La fin du petit speech de Caro scie Daisy sur place. Elle ne s’attendait pas du tout à ce genre de conclusion. Qu’il l’apprécie et la trouve jolie, ça… Elle avait pu le deviner à travers les compliments qu’il lui a lancé tout au long des semaines passées à le côtoyer. Et encore, elle était persuadée qu’il réservait les mêmes discours à d’autres infirmières à son goût. Alors être le sujet d’un « vrai coup de cœur », ça lui paraît un peu surréaliste. Le rose lui est monté aux joues, et elle baisse les yeux, complètement gênée face à cette information. « Je sais même pas quoi dire… » dit-elle nerveusement, un rire coincé dans la voix. « Sache que je suis vraiment désolée de l’avoir mal jugé. Je lui dirai à l’occasion, promis. » Elle finit par boire une petite gorgée de cocktail et à piquer un tapas, lui laissant le temps de savoir quoi dire ensuite. Mais ça ne vient pas… Avec un petit sourire, elle relève le regard vers Caro. « J’ai l’air très bête là. Je pensais pas que… Enfin, il était marié ! Oui, pas vraiment, mais... Jamais j’aurais pu imaginer.. ÇA ! » Qu’il s’intéresse vraiment à elle. « Il te l’a dit ? Je veux dire, c’est pas quelque chose que tu as déduit ou… » Très bien, elle le reconnaît, elle a un peu de mal à croire que c’est vrai, réel, sérieux. Puis elle la voit regarder son téléphone qui vibre sur le coin de leur table. « Désolée, c’est mon patron… » Daisy lui fait signe que ce n’est rien, et en profite pour manger un autre tapas, mais si elle regardait Caroline faire, maintenant elle l’observe attentivement car elle voit l’expression de son visage changer, en lisant puis écrivant un message. DeeDee tourne légèrement la tête sur le côté en haussant les sourcils : qu’est-ce que c’est que ce petit sourit béat qui vient de se poser sur les lèvres de la blonde ? Oh-oh… Un sourire amusé se greffe sur ses lèvres. « Enfin, tu sais je t’ai parlé vite fait de ce contrat indépendant que j’ai trouvé en parallèle de l’Hôpital. Un boxeur exigeant, bourru, tombeur, séducteur et… Arf, sexy comme pas permis. » Daisy rit doucement en entendant la fin de sa phrase. « J’en aurais mis ma main à couper. C’est quoi ce petit sourire là ? » dit-elle en pointant le joli minois de Caro. « Inutile de me le rappeler, je sais ce qu’on a déjà dit sur les relations au boulot. Mais dis-moi que je peux fantasmer sans être dans la merde ? » Là, elle se met à rire franchement et elle a envie de faire un bisou à Caroline tellement elle la trouve mignonne et innocente sur ce coup. « Honnêtement… Ca va être compliqué, je vais pas te mentir ! Si tu commences déjà à fantasmer dessus… Ma pauvre. Fais voir comment il est, d’ailleurs ! On doit bien pouvoir le trouver en photo sur internet. Torse nu, pour que je vois la bête ! » dit-elle en riant. Elle boit une gorgée, puis avec une étincelle de malice, elle reprend : « Dis toi qu’il est marié. Regarde, ça a bien marché avec Nate, ça a mis direct une barrière à mes fantasmes. » Et là, elle regarde Caroline en entrouvrant légèrement la bouche, se rendant compte de ce qu’elle vient de dire. « Ok, je voulais pas du touuut dire ça ! » Elle se met à rire, complètement gênée d’avouer que le pompier était un bon support à fantasmes et à la fois amusée, l’alcool aidant. « Ca devient très embarrassant ! Je vais arrêter de parler de Nate comme ça, il faut que je garde en tête que vous êtes de la même famille… » Elle se tasse dans le fond de sa chaise, dépitée de se dévoiler ainsi, sans le faire exprès. « Ok, ça non plus, tu ne lui répètes pas, par pitié ! Je le vois ce week-end… A la plage. Alors, s’il sait tout ça… » Daisy ne saurait plus où se mettre.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Mer 11 Oct - 19:45


« Je comprends parfaitement, ces couples sont très inspirants ! » Et comment ! Caroline ne pouvait que vouloir y croire, ayant grandi avec pareil modèle. Elle comprenait par conséquence ceux qui ne parvenaient pas à y croire, qui avaient grandi entourés de conflits et de disputes. Elle comprenait ceux dont les parents avaient divorcé, après s’être déchirés pendant des années. Et elle comprenait également ceux dont les parents avaient divorcé, sans qu’ils ne comprennent comment et pourquoi. Du moins, comprendre était peut-être un mot trop fort puisqu’elle n’avait pas connu pareille situation, mais elle comprenait car les parents étaient nos premiers héros, nos premiers modèles, les plus importants. Quand elle regardait ses parents, elle voyait un homme et une femme qui s’aimaient. Quand elle regardait ses parents, elle voyait des regards tendres, des sourires attendris et de l’amour infini. Ils se disputaient – souvent même – mais ne se faisaient jamais la guerre. Ils n’étaient pas toujours d’accord. Ils ne se comprenaient pas toujours, et pas sur tout. Mais ils se parlaient. Ils s’exprimaient. Ils communiquaient. Et au fil du temps, Caroline avait compris que la clé de leur mariage et de leur amour, c’était ça. Ne jamais laisser n’importe quel conflit, doute ou amertume sous silence. Et elle avait donc rêvé connaitre pareil amour, pareille osmose, pareil idéal. Elle avait cru. Elle avait désiré. Elle avait voulu. Elle avait échoué. Et si elle se répétait sans cesse que ce n’était pas grave, qu’elle ne devait pas baisser les bras, qu’elle ne devait pas abandonner, qu’elle devait rester forte et qu’elle devait toujours y croire, Eric avait légèrement affaibli ses croyances et ses espérances, aussi sûrement qu’il avait rabaissé son assurance et sa confiance en l’être humain. C’était un travail acharné, silencieux, patient et délicat qu’il avait établi au fil du temps – à tel point qu’elle n’en avait pas pris conscience tout de suite, à tel point qu’elle avait trop perdu déjà aujourd’hui. Mais il n’était pas question de penser à Eric ce soir, ni à ces années perdues ! qu’elle se secoue mentalement. Ce soir, elle est en bonne compagnie et elle compte bien profiter de sa soirée entre filles. Surtout que la fille en question n’est pas n’importe quelle fille – puisqu’elle fait perdre tous ses moyens à son cousin. Rien que pour ça, elle aime Daisy. Rien que pour ça, elle aurait souhaité pouvoir lui décerner un prix. Parce que y avait belle lurette qu’aucune femme n’avait chamboulé le cerveau et le cœur de Nate comme semblait le faire la jolie brune. Pas même Ellis, la mannequin aux superbes seins – même pas refaits, la garce – et aux cheveux d’or. « Comment ça ? Pas vraiment sa femme ?! » Oh quel aimait l’intérêt vif et évident dans le regard de Daisy et dans sa voix. L’indéniable romantique en elle était satisfaite et fière d’elle. Même si elle devait sans doute fermer sa bouche maintenant – elle ne semblait pas en être capable. Oups. « Ça me gêne un peu de te le dire, après tout c’est son histoire, sa vie, et ça devrait être à lui de t’en parler… » qu’elle commence en grimaçant, gênée, « mais c’est pas grave, » qu’elle conclut en décidant de tout déballer, du moins ce qu’elle sait et ce qu’elle peut déballer. « Il a accepté de l’épouser et d’être sa couverture le temps d’un long procès – lequel, je ne saurais te le dire, il n’a jamais vraiment voulu m’en parler pour éviter de me mettre dans une situation délicate. Mais Ellis était en quelque sorte un témoin gênant. Et en devenant sa femme, il lui assurait en quelque sorte une protection, une identité nouvelle, tu vois le genre », qu’elle lui explique du mieux qu’elle peut compte-tenu de l’effet anesthésiant de l’alcool dans ses veines. Bon, elle n’est pas saoule et elle tient debout, elle pourrait marcher droit. On peut dire qu’elle est légèrement pompette seulement – mais quand même, l’alcool fait son effet et la fait parler plus que nécessaire. Pas grave. Il faut bien dorer l’image de ce cher Nate, n’est-ce pas ? Et si le fait qu’il se porte au secours d’une jeune femme en détresse ne le rend pas diablement sexy et courageux, Daisy est une cause perdue ! « Du coup, leur statut de mariés n’était qu’une étiquette. Compliqué de construire sa vie dans ces conditions, j’imagine… » qu’elle se met à réfléchir à tout ça. Pourrait-elle jouer la comédie et continuer à vivre sa vie comme si de rien n’était ? Pourrait-elle rencontrer l’homme de sa vie, tout en étant mariée à un autre un temps indéfini ? Mais Nate n’était pas elle, c’était vrai. A cette époque, il imaginait sans doute que de toute façon l’amour n’était pas dans ses plans. ERREUR. L’amour était là, Monsieur Brady. Et il portait le doux nom de Daisy Green, qu’elle pense en souriant.

« C’est tout à fait ça ! Comme si c’était essentiel… Bon, j’avoue que je rêve quand même de me réveiller avec quelqu’un à mes côtés, tous les matins, mais bon, on fait sans, en attendant, et ça va, on s’en sort quand même! » Daisy Green rêvait de se réveiller avec quelqu’un à ses côtés, tous les matins ? T’en fais pas, ma belle, BIENTOT ! qu’elle pense en gagatant comme une dinde intérieurement. « Ce n’est pas moi qui vais te contredire, » qu’elle soupire l’air de rien. « La solitude, on s’adapte je suppose. Mais sur le long terme, on n’est clairement pas faits pour être « seuls ». Et franchement, quand je te regarde j’ai envie de te dire que tu n’es pas née pour finir seule, Daisy Green », qu’elle lui dit en souriant – et en imaginant le prénom Nate imprimé sur son front en lettres rouges, clignotant. Elle exagère ? Pas du tout ! « Ah oui, tu les aimes avec du poil blanc au menton, toi ! Même pour lui tu ne ferais pas un petit écart.. ? Très franchement, si Bono de U2 porte la blouse et fredonne un petit air, je ne réponds plus de rien ! Un petit tour dans un placard à balai… » Oh yeah, elle validait fortement ! et pour valider, elle termine son verre en trinquant. « Bon, d’accord. S’il était un peu persévérant et qu’il me disait clairement qu’il ne peut pas s’empêcher de penser à moi, qu’il sait que c’est mal mais qu’il s’en fout… peut-être bien que je serais faible et vilaine, » qu’elle sourit énigmatique et coquine. De toute façon, ça n’arriverait JAMAIS. C’était ça qui rendait les choses drôles et faciles, plaisanter sur l’amour impossible. Mais quand on tombait évidemment amoureux de la mauvaise personne, de celle qui ne pouvait pas vous aimer de la même façon… la chute était brutale et difficile. « En fait, il est super vieux aussi, Bono ! » que réalise Daisy tout à coup. Caro rit doucement, mais ça ressemble plus à un couinement adorable – vive l’alcool. « Pas grave… vieillir, ça leur va si bien. C’est vrai, en règle générale plus ils vieillissent, plus ils sont beaux et sexy, » qu’elle dit en y pensant fortement. « Alors qu’en règle générale… nous on s’entasse et on devient laides, » qu’elle conclut en laissant quelques secondes de silence s’installer, le temps que cette idée fasse son chemin. Avant de rire de cette connerie. « Alors là, je suis parfaitement d’accord ! Deux, trois mômes à la maison, et le papa qui les garde pendant que nous, on ira boire un petit verre après le travail ! » « Oh, le plan parfait ! Le plan idéal ! Le plan impossible, » qu’elle trinque néanmoins à cette idée utopique. Quoique… certains hommes de nos jours prenaient cette place au foyer et se montraient à la hauteur de la tâche. Ah, que c’était merveilleux le 21ème siècle quand même. Le siècle où la femme pouvait diriger une entreprise, un pays même. Un siècle où tout était possible – le pire comme le meilleur d’ailleurs. Aujourd’hui, les femmes pouvaient se sentir libres d’être elles-mêmes – au même titre que les hommes. Aujourd’hui, elles étaient plus respectées. Aujourd’hui, elles étaient plus écoutées. Du moins, en règle générale – le parcours était toujours long et interminable. Et certains hommes ne parviendraient jamais à accepter l’égalité des femmes. Eric traverse de nouveau son esprit, mais elle refuse encore qu’il lui gâche sa soirée. Au lieu de ça, elle fait ce qu’elle a toujours prévu de faire depuis qu’elle a rencontré Daisy : faire la pub Nathaniel Brady, encore mieux qu’un L’Oréal, parce que je le vaux bien. « Si Eric n’a jamais levé la main sur moi, il m’a isolé petit à petit au fil du temps sans que je ne m’en rende compte. J’ai abandonné beaucoup de monde, j’ai tourné le dos à beaucoup de monde sans que je ne le réalise. Mais Nate… Nate, il ne m’a pas laissé faire. Il ne m’aurait jamais laissé faire, et je crois que si j’étais encore aveuglée aujourd’hui… » qu’elle lui explique le cœur serré mais le sourire aux lèvres. « Il serait encore là à me répéter que je vaux mieux qu’un banquier qui se traine un balai dans le cul, » qu’elle rit en repensant à ces mots. Tellement vrais. « Je sais même pas quoi dire… » Elle a bien perçu le regard de l’infirmière. Elle a bien perçu l’intérêt. Elle a bien perçu les remords. Le regret. La surprise. « Sache que je suis vraiment désolée de l’avoir mal jugé. Je lui dirai à l’occasion, promis. » « Ma belle, » qu’elle lui dit en posant une main apaisante sur la sienne pour la serrer, « tu n’as pas à être désolée. Crois-moi, plus d’une auraient pensé comme toi, moi la première. Je ne te raconte pas tout ça pour que tu te sentes mal à l’aise ou désolée… Je… Je sais pas, je crois que j’avais envie que tu saches la vérité – car même s’il se montre discret et qu’il n’aime pas se vanter, je sais qu’il aimerait te dire lui-même toutes ces choses, » qu’elle lui explique simplement. Nate n’est pas quelqu’un qui se livre facilement, qui dévoile ses sentiments et ses émotions facilement. Surtout pas quand il s’agit d’amour. Et ce n’est pas le genre de personne qui va se donner des excuses pour ce qu’il fait ou ne fait pas – il assume, pleinement. C’est sans doute pour cela aussi qu’il n’a pas dévoilé toute la vérité à Daisy. Chaque chose en son temps, qu’elle l’entendrait presque dire. « J’ai l’air très bête là. Je pensais pas que… Enfin, il était marié ! Oui, pas vraiment, mais... Jamais j’aurais pu imaginer.. ÇA ! » « Vraiment ? Pourtant, c’est tellement évident, » qu’elle dit, clairement surprise tellement c’est ÉVIDENT. « Sa façon de te regarder, de te parler, de t’écouter, et alors sa façon de parler de toi, » qu’elle appuie sur ces mots pour bien insister sur ce détail. Oui, il parle d’elle comme la 8ème merveille du monde. Oui, il parle d’elle comme un Ange tombé du ciel. Oui, il parle d’elle comme un Miracle. « Il te l’a dit ? Je veux dire, c’est pas quelque chose que tu as déduit ou… » Nate, je fais le boulot pour toi là, je suis à fond et ça marche ! T’as intérêt à marcher droit et à foncer, sinon je te botte l’arrière-train avec fougue ! qu’elle pense intérieurement. « Les deux, ma belle. Les deux. Il n’y a pas grande chose que Nate peut me cacher, à vrai dire. Tout comme je ne peux rien lui cacher non plus… » qu’elle ajoute, pensant plus à elle et sa vie qu’au fait qu’elle pourrait en révéler plus que nécessaire concernant son intérêt. D’ailleurs, l’ouragan Jon a sonné et elle se rappelle les paroles de Nate concernant le boxeur. Il n’était pas fan du tout, il était même plutôt inquiet. Pourtant… il n’y avait pas de quoi ! « J’en aurais mis ma main à couper. C’est quoi ce petit sourire là ? » Quel sourire ? Ah non, Daisy s’y mettait aussi ? Peut-être bien qu’elle avait un sourire bête alors ? Peut-être bien qu’elle était dans de beaux draps alors ? MERDE. « Je ne vois pas de quoi tu parles… » qu’elle rétorque, faussement indignée. Mais elle ne tarde pas à admettre que Jon Winchester réveille un certain intérêt chez elle. « Honnêtement… Ça va être compliqué, je vais pas te mentir ! Si tu commences déjà à fantasmer dessus… Ma pauvre. Fais voir comment il est, d’ailleurs ! On doit bien pouvoir le trouver en photo sur internet. Torse nu, pour que je vois la bête ! » Oh malheur, Nate aussi lui avait fait le coup d’internet – ils étaient faits l’un pour l’autre ces deux-là ! Mais avec Daisy, c’est pas pareil. Avec Daisy, c’est drôle. Avec Daisy, c’est sympa. Avec Daisy, c’est naturel. Puis, ça lui permet de contempler le corps parfait de Jon – et bon, faut bien le dire, elle ne s’en lasse pas. « Oh, ouais… je suis dans la merde, » qu’elle confirme à Daisy face à la photo qu’elles viennent de trouver. « Dis toi qu’il est marié. Regarde, ça a bien marché avec Nate, ça a mis direct une barrière à mes fantasmes. » FANTASMES ? Voilà que Caroline ouvre grand la bouche, lentement mais sûrement, pour marquer sa surprise et sa joie. Ouais, ça danse la lambada dans sa tête. « Ok, je voulais pas du touuut dire ça ! » « Tu voulais absolument dire ça ! » qu’elle lève le petit doigt vers elle, comme pour lui dire d’oser lui mentir. « Cela dit, tu as entièrement raison… l’imaginer marié aiderait beaucoup. Le problème, c’est qu’il ne l’est pas. Mais il a une forte tendance à coucher avec toutes les femmes qui lui plaisent… ça, ça peut aider, » qu’elle conclut en piochant dans d’autres tapas. « Hum, elles sont délicieuses – et clairement je crois que ça va nous suffire pour la soirée, non ? Enfin, il en reste une tonne et je suis quasi-remplie, » qu’elle rit entre deux révélations. « Ça devient très embarrassant ! Je vais arrêter de parler de Nate comme ça, il faut que je garde en tête que vous êtes de la même famille… » « Oh, non » qu’elle dit clairement déçue, comme une petite fille à qui on viendrait de confisquer son jouer fétiche. « Ok, ça non plus, tu ne lui répètes pas, par pitié ! Je le vois ce week-end… A la plage. Alors, s’il sait tout ça… » Pour le coup, la voir ainsi l’attendri et ça la fait sourire. Elle est si mignonne, gênée et embarrassée. Et même si Nate est son cousin, même si elle l’aime à l’infini, même si elle ne lui cache rien… elle se prend d’une forte amitié et d’une forte affection pour la jeune femme. Le genre d’affection et d’amitié qui signifie qu’elle peut se confier à elle sans craindre qu’elle répète quoique ce soit. ET MERDE. « Tu n’as pas à te sentir embarrassée avec moi. Je te promets que je ne lui dirais rien, » qu’elle lui dit en souriant sincèrement. « Ce soir, c’est une soirée entre nous et nos soirées restent entre nous. Ce qu’on se dit, ce qu’on se confie, ça reste entre nous. L’amitié, c’est aussi ça. Et j’ai beau l’aimer fort cet idiot, je t’adore déjà trop aussi pour oser briser ta confiance, » et c’était plus que vrai. Il y avait d’autres moyens pour faire comprendre les choses à Nate, et on pouvait compter sur elle pour le faire avec brio.

« Mon dieu, que j’aime danser ! » qu’elle rit en se rasseyant à sa place, le cœur battant et les yeux pleins de malice et de joie. Elle n’avait pas dansé depuis des lustres. Et bien qu’elle venait de reprendre des cours de Jive, elle n’en avait jamais assez de la musique. « Tu as déjà pris des cours de danse ? Parce que tu as le rythme dans la peau, » qu’elle la complimente. Pas pour lui faire plaisir, mais bien parce que Daisy savait bien mettre le feu à la piste en faisant très peu de choses – et imaginer Nate l’observer danser aurait valu son pesant d’or ! « Au fait, tu m’as dit que tu revoyais Nate ce week-end à la plage… Il m’a un peu parlé de ce qui s’est passé, je te trouve super courageuse d’avoir accepté. Je veux dire, tu seras entre de bonnes mains bien sûr, mais il faut un courage monstre pour sauter le pas et affronter ses peurs ». Elle n’était pas certaine elle-même d’en être capable.


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Daisy Green
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Mer 8 Nov - 21:30



« Ça me gêne un peu de te le dire, après tout c’est son histoire, sa vie, et ça devrait être à lui de t’en parler… mais c’est pas grave. Il a accepté de l’épouser et d’être sa couverture le temps d’un long procès – lequel, je ne saurais te le dire, il n’a jamais vraiment voulu m’en parler pour éviter de me mettre dans une situation délicate. Mais Ellis était en quelque sorte un témoin gênant. Et en devenant sa femme, il lui assurait en quelque sorte une protection, une identité nouvelle, tu vois le genre » Si au début, Daisy a esquissé un sourire en voyant Caroline prendre la décision de tout lui raconter, son visage change d’expression au fur et à mesure que les informations lui parviennent. Ca alors… C’est une histoire de dingue. Elle ne sait même pas quoi dire. Et elle ne sait même pas si un jour, Nate lui parlera de tout ça, à vrai dire.
La question du relationnel étant lancée, le sujet est grand ouvert et va s’étaler sur de nombreux points personnels à aborder. « Ce n’est pas moi qui vais te contredire. La solitude, on s’adapte je suppose. Mais sur le long terme, on n’est clairement pas faits pour être « seuls ». Et franchement, quand je te regarde j’ai envie de te dire que tu n’es pas née pour finir seule, Daisy Green » Alors qu’elle sirote son cocktail, un sourire malicieux s’empare de ses lèvres lorsqu’elle écoute sa nouvelle amie lui dire ça. Dans le fond, elle espère sincèrement que c’est ce à quoi elle est destinée. Se trouver un bon mari, avoir de beaux enfants, un chien, un chat qui roupille à l’ombre, un grand jardin avec une belle maison. De quoi vieillir entourée, sereine et aimée. Et puisqu’elles sont si bien lancées, continuons à parler mâles ! « Bon, d’accord. S’il était un peu persévérant et qu’il me disait clairement qu’il ne peut pas s’empêcher de penser à moi, qu’il sait que c’est mal mais qu’il s’en fout… peut-être bien que je serais faible et vilaine. » Un rire franc lui échappe, alors qu’elle repose son verre sur la table. « Ah oui, une fois que tu es conquise et ouverte à la discussion, tu y vas franco ! » dit-elle, les yeux pétillant d’amusement. Et parlant d’hommes, les voilà qui entament un sujet un peu épineux : leurs histoires. Leurs fiascos. Et étrangement, elles se ressemblent tant sur ce point. Daisy se sent alors en confiance, moins peureuse de paraître comme « la fille qui… ». Caroline sait ce que c’est, elle se doute de ce que ça a pu être pour Daisy, alors elle lui en parle, la peur en moins de subir les jugements et les commentaires négatifs. « Si Eric n’a jamais levé la main sur moi, il m’a isolé petit à petit au fil du temps sans que je ne m’en rende compte. J’ai abandonné beaucoup de monde, j’ai tourné le dos à beaucoup de monde sans que je ne le réalise. Mais Nate… Nate, il ne m’a pas laissé faire. Il ne m’aurait jamais laissé faire, et je crois que si j’étais encore aveuglée aujourd’hui… Il serait encore là à me répéter que je vaux mieux qu’un banquier qui se traine un balai dans le cul. » Un faible sourire se dessine sur les lèvres de Daisy. Partagée entre l’amusement de la dernière réplique de Caro, sa tragique histoire et le soutien que lui a apporté Nate. Plus elle discute avec la cousine de ce dernier, et plus les défauts qu’elle lui avait attribué s’effacent les uns après les autres, comme si une gomme venait les retirer, pour ne laisser que ce qu’elle n’était pas censée voir. Ce qui lui plaît chez lui. Et c’est mal. « On a de la chance d’avoir des hommes bons dans notre entourage. » Elle fait référence à son grand frère, Vincent, qui l’avait soutenue dans toute sa démarche, trop heureux de voir sa petite sœur refaire surface après cette période où il ne restait plus grand chose d’elle. D’ailleurs, Caroline lui parle de Nate. Elle est mal, elle est mal barrée, DeeDee. « Ma belle, tu n’as pas à être désolée. Crois-moi, plus d’une auraient pensé comme toi, moi la première. Je ne te raconte pas tout ça pour que tu te sentes mal à l’aise ou désolée… Je… Je sais pas, je crois que j’avais envie que tu saches la vérité – car même s’il se montre discret et qu’il n’aime pas se vanter, je sais qu’il aimerait te dire lui-même toutes ces choses. » C’est vrai qu’elle n’aurait jamais pu deviner tout ça, à son sujet, après ce qu’elle a pu voir, et croire. Caroline la rassure, mais à présent, Daisy s’en veut terriblement de s’être mal comportée. Déjà qu’elle avait trouvé son comportement un peu limite, avec le recul, à présent, elle se sent vraiment ridicule. Mais c’est fait, et elle ne peut rien y faire. A part présenter des excuses quand l’occasion se présentera, et elle espère bien que ça arrivera, un jour. « Il faudra que je m’excuse auprès de lui. Je me sens vraiment bête maintenant.. » dit-elle en grimaçant, réfléchissant à tout ça. Mais la blonde a d’autres révélations en réserve, auxquelles Daisy a bien du mal à croire, ayant toujours minimiser le comportement de Nate à son égard. « Vraiment ? Pourtant, c’est tellement évident. Sa façon de te regarder, de te parler, de t’écouter, et alors sa façon de parler de toi. » Elle commence à sentir une douce chaleur au niveau de son visage, et prie pour que l’alcool ait déjà fait son effet en lui rosissant les pommettes, histoire que sa gêne paraisse inaperçue. Mais son sourire ne trompera personne. Ca fait tellement longtemps qu’elle n’a pas attiré l’attention de quelqu’un qui lui plaît. Nate lui a toujours plu. Mais entre son profil d’homme marié, intouchable, puis d’homme faussement infidèle qui l’a refroidi… Elle est un peu perdue et la situation est un peu bancale. Tout est parti de travers dès le début. En réalité, il était plus ou moins célibataire. Puisque ça s’est vite terminé avec Athénaïs… « Je n’en sais rien, je ne l’ai pas vu agir avec d’autres femmes. Enfin si, mais pas assez longtemps pour comparer. Et puis, je n’y pensais même pas quand il était à l’hôpital. Un tout petit peu, c’est tout. » confesse-t-elle, finalement, un peu honteuse sur les bords. Et elle se met à questionner Caro, avec une curiosité bien trop prononcée pour que ça paraisse innocent. Elle est grillée de chez grillée. « Les deux, ma belle. Les deux. Il n’y a pas grande chose que Nate peut me cacher, à vrai dire. Tout comme je ne peux rien lui cacher non plus… » Et elle ne peut s’empêcher de sourire face à la relation que les deux Brady entretiennent. Ils ont l’air aussi soudés qu’une sœur et un frère. C’est chouette à ses yeux. Surtout parce qu’il est fils unique, donc Caroline serait un peu comme une belle-sœur… Ok, elle se calme intérieurement, elle va trop loin. Grande inspiration. Et changement de sujet imprévu, alors que la kinésithérapeute fait des petites cachotteries au sujet d’un patient. Ca y est, Caro est lancée, et Daisy enchaîne, réclamant une photo à l’appui ! S’il est connu, autant en profiter pour voir de plus près tout ça. Les deux minois des jeunes femmes se penchent au-dessus de l’écran du téléphone et Daisy laisse échapper un long soupir. « Oh, ouais… je suis dans la merde. » - « Oh oui, tu es dans la merde… » dit-elle en regardant son amie, les yeux légèrement écarquillés, pour bien lui signifier qu’elle confirme, à mort. Gentiment, elle lui donne alors une super technique pour éviter de penser un peu trop à ce monsieur, comme elle, elle avait fait avec Nate. Mais ça, elle était pas supposée le savoir. Damn it. Elle essaie de se corriger, mais c’est trop tard et Caro prend un malin plaisir, elle le voit, à lui faire savoir que non, c’est trop tard, elle est une fois de plus archi-grillée. Il va falloir qu’elle se fasse à l’idée, et ça c’est encore autre chose. « Cela dit, tu as entièrement raison… l’imaginer marié aiderait beaucoup. Le problème, c’est qu’il ne l’est pas. Mais il a une forte tendance à coucher avec toutes les femmes qui lui plaisent… ça, ça peut aider. Hum, elles sont délicieuses – et clairement je crois que ça va nous suffire pour la soirée, non ? Enfin, il en reste une tonne et je suis quasi-remplie. » Elle grimace à l’évocation de toutes les aventures qu’il a l’air de collectionner. Mouais, c’est sûr que s’il ne s’en cache pas, elle aura vite fait de se faire une raison finalement. C’est peut-être pas plus mal, ce n’est pas la peine qu’elle aille se faire de mal en craquant un peu trop pour lui, s’il n’est pas du genre sérieux. « Oui.. J’imagine que si tu en croises une différente à chaque visite… Ca a de quoi te refroidir rapidement. Et oui, on finira tranquillement ça, ce sera suffisant pour le reste de la soirée. Il n’en fallait pas plus ! » Puis, elle s’inquiète un peu à l’idée que ce qui a pu être dit au cours de la soirée, ne filtre en dehors, et que certaines oreilles entendent les choses qui les arrangent. Alors, elle lui demande de garder tout ça pour elle, si c’est possible. « Tu n’as pas à te sentir embarrassée avec moi. Je te promets que je ne lui dirais rien. Ce soir, c’est une soirée entre nous et nos soirées restent entre nous. Ce qu’on se dit, ce qu’on se confie, ça reste entre nous. L’amitié, c’est aussi ça. Et j’ai beau l’aimer fort cet idiot, je t’adore déjà trop aussi pour oser briser ta confiance. » Un sourire sincère étire ses lèvres, et elle se penche vers son amie pour lui planter un bisou sur la joue. Ca fait du bien de rencontrer de belles personnes comme elle !

« Mon dieu, que j’aime danser ! Tu as déjà pris des cours de danse ? Parce que tu as le rythme dans la peau. » Daisy s’assoit à son tour, en se laissant tomber sur sa chaise, et elle relève ses cheveux, ayant un peu chaud après s’être déhanchée sur la piste de danse. « Je danse depuis que je suis toute petite, un bout de musique, un léger rythme et je ne peux pas m’en empêcher. Apparemment c’était à mourir de rire quand j’étais gosse, mon père s’amusait à faire une succession de rythmes pour me voir me dandiner sur place. Et tu te débrouilles bien aussi ! » Elle évoque ça avec une douce nostalgie. Encore aujourd’hui, elle sort quand elle peut avec ses amies, et adore aller danser. Le seul problème, c’est qu’elle attire un peu tout et n’importe quoi dans ce cas, pour son plus grand désespoir. Alors, elle danse aussi chez elle, quand elle n’a pas le courage d’aller se confronter à la gente masculine en soirée. « Au fait, tu m’as dit que tu revoyais Nate ce week-end à la plage… Il m’a un peu parlé de ce qui s’est passé, je te trouve super courageuse d’avoir accepté. Je veux dire, tu seras entre de bonnes mains bien sûr, mais il faut un courage monstre pour sauter le pas et affronter ses peurs. » Un faible sourire passe sur ses lèvres. Mais dans un sens elle est rassurée lorsqu’elle entend Caro dire qu’elle est sûre que Nate sera compétent pour son rôle. « J’essaie… Ca ne coûte rien. Et la proposition est venue de lui, je ne m’y attendais pas. On verra, je ne jure pas que ça se passera bien pour autant. Mais j’essaie toujours d’aller au-delà de cette peur, ce n’est pas évident. Il faut juste beaucoup de patience. Ce dont mes proches finissent par manquer avec moi. Faut dire que c’est difficile à gérer. » Elle tape dans les derniers tapas qui traînent sur leur table, avant de lever la main vers le serveur pour commander un dernier cocktail. Restons raisonnables, mais pas totalement coincées. Et puis, elles prendront un taxi pour rentrer, ce sera plus sûr. « Je me dis qu’au pire des cas, si je m’aventure dans l’eau inconsciemment et que je panique et commence à me noyer, il saura me sauver, bouche à bouche, tout ça. » dit-elle en riant, s’amusant de la situation qui s’annonce pourtant angoissante au possible. Mais elle n’a pas envie de ressentir ça ce soir, elle veut juste profiter et raconter n’importe quoi avec sa collègue. Le serveur rapplique aussitôt, et les deux filles commandent la même chose que précédemment. « J’espère que ça ne te gêne pas que je raconte n’importe quoi alors que je parle de ton cousin. Ce serait plus simple si vous n’étiez pas liés, mais je dis ça pour rire. Je ne vois pas que ça, chez lui, pas qu’une attirance. Il a l’air d’être quelqu’un de bien, vraiment. » Elle sirote son cocktail fraîchement arrivé. « Et c’est ça qui m’embête le plus, finalement. » confie-t-elle presque plus pour elle-même que pour Caroline. « Tu as des phobies, toi ? » demande-t-elle en relevant son visage, souhaitant faire dévier la conversation.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: girls night, fun & co' - daisy & caro   Jeu 16 Nov - 17:35


Elle n’évoque pas le passé et l’histoire privée de Nate pour que Daisy se sente mal et idiote. Elle l’évoque – non seulement parce que l’alcool aide et lui fait perdre la notion de ce qu’est une vie privée – mais également et surtout pour que la jeune femme connaissent la vérité. Il n’y a qu’en connaissant la vérité qu’elle pourra se permettre de baisser les armes et se laisser aller à découvrir le pompier, elle en est intimement persuadée. Tout simplement parce qu’elles sont pareilles toutes les deux, elle le découvre et le comprend au fil de la conversation. Il est facile pour Caroline de défendre son cousin et de prétendre qu’il est un homme bien sous tous rapport, qu’elle peut lui faire confiance et qu’elle peut craquer pour lui sans rien craindre en retour. Mais si la situation était inversée, si Caroline se retrouvait avec la cousine de Jon en train de lui dépeindre un portrait magique et héroïque du boxeur, ne serait-elle pas tentée d’hésiter et de se méfier ? Certes, Jon et Nate n’étaient totalement les mêmes énergumènes, mais il existait tellement de similitudes qu’elle pouvait se permettre de se mettre dans les baskets de Daisy. Et non, ce ne serait pas aussi simple que cela malheureusement. Cela dit, rien ne l’empêchait d’essayer et d’appuyer la bonne image de Nate en lui racontant des anecdotes aussi rigolotes que merveilleuses le concernant. Mine de rien, il en existait un certain nombre. Si elle évoque autant de souvenirs aussi aisément également, c’est parce qu’elle se sent à l’aise avec l’infirmière. Elle se sent à sa place. Elle se sent écoutée. Elle se sent comprise. Elle se sent en sécurité. Non pas qu’elle devrait en avoir besoin. Pourtant, c’est un fait. Et ce n’est pas l’alcool qui lui fait ressentir cela, mais bien le sourire et le rire de la jeune femme qui l’accompagne. Elle se sent à l’aise pour parler de tout, de rien. D’Eric. De Nate. De Jon. D’Eric. Et parler de cet homme qui a participé à faire de sa vie un enfer est libérateur. Elle n’en parle quasiment jamais, gardant au plus profond d’elle des souvenirs douloureux et une rancœur encore palpable. Elle ne parle jamais de lui, parce qu’elle désire plus que tout qu’il disparaisse de sa vie – à jamais – et qu’il ne semble toujours pas le comprendre. Mais à qui peut-elle en parler ? Nate ne supporterait pas et n’hésiterait pas à foncer chez le banquier pour lui remettre les idées en place – et ce même si la violence ne faisait pas partie de lui. Mais à qui peut-elle en parler ? Ses parents l’aideraient et la soutiendraient mais ne sauraient lui donner les conseils qu’ils se sont acharnés à lui donner pendant quatre ans – en vain. Mais à qui peut-elle en parler ? Sara ne semblait pas encline à lui pardonner et l’écouter. Mais à qui peut-elle en parler ? Jon ne saurait pas réagir différemment de Nate, elle ne était persuadée, et lui n’aurait aucun scrupule à user de la violence contre le banquier. Mais à qui peut-elle en parler ? Daisy semblait la meilleure personne à qui se confier, et si l’idée lui plaisait et la rassurait, elle n’était pas sûre que ce soit le bon soir pour lui dévoiler cette partie noire de sa vie. Au lieu de cela, elles évoquaient les possibilités inespérées et irréelles de craquer pour des hommes qu’elles ne rencontreraient jamais. Cela dit, ça ne pouvait pas faire de mal de fantasmer sur ces idéals masculins, pas vrai ?

« On a de la chance d’avoir des hommes bons dans notre entourage. » C’était d’autant plus vrai qu’elles avaient toutes deux rencontré des hommes mauvais, machiavéliques et diaboliques. Il était plus facile pour elles de réaliser la chance qu’elles avaient d’avoir ces hommes adorables autour d’elles. Caroline vénérait Nate, c’était un fait – même si elle ne lui dirait jamais avec ces mots-là, il n’en finirait plus d’être fier – et il était aussi important pour elle que l’air qu’elle respirait chaque jour. Peut-être que cela expliquait les raisons qui la poussaient à jouer les entremetteuses. Elle le voulait heureux, bien plus qu’elle ne se voulait heureuse elle-même. Si quelqu’un le méritait, c’était définitivement lui. Il n’était pas parfait cependant, elle n’oserait prétendre le contraire. Et Daisy avait eu de bonnes raisons de le croire volage et instable sentimentalement parlant. A présent que Caroline lui prouvait le contraire – non, lui assurait le contraire – peut-être serait-elle tenté de laisser une porte ouverte ? « Je n’en sais rien, je ne l’ai pas vu agir avec d’autres femmes. Enfin si, mais pas assez longtemps pour comparer. Et puis, je n’y pensais même pas quand il était à l’hôpital. Un tout petit peu, c’est tout, » qu’elle se dévoile doucement, toujours aussi surprise d’apprendre que le pompier est fortement attiré et intéressé par elle – carrément obsédé et fasciné, mais Caroline se dit qu’il vaut mieux temporiser et éviter de l’effrayer. « C’est vrai qu’il ne te parle de toi comme il me parle de toi, » qu’elle commence à dire avant de froncer les sourcils. « Enfin, t’as compris ce que je veux dire, » qu’elle ajoute en se demandant si elle était claire dans ses propos car elle n’est pas très sûre pour le coup. « Il y a pleins de femmes qu’il trouve belles et attirantes, mais il y en a très peu – voire aucune – qui parviennent à éveiller sa curiosité et son admiration comme tu le fais. Je ne dis pas ça pour te faire peur, ni te mettre une quelconque pression encore une fois, » qu’elle ajoute avant de s’enfoncer dans sa bêtise, « je dis juste que… tu as une place particulière. » Très particulière. Une place dans son cœur. Une place dans sa vie. Une place dans son lit. Bon, elle ne le dit pas, mais elle le pense fortement. Normal. Mais s’il lui est très facile de parler de Nate et de son attirance pour Daisy, il lui est plus compliqué et délicat d’évoquer Jon et son attirance pour lui. Pourquoi ? La bonne blague. La réponse semble évidente. Avec Jon, elle est aux premières loges. Avec Jon, son cœur et son corps sont impliqués. Avec Jon, elle ne sait pas trop sur quel pied danser – ni même si elle doit danser. Avec Jon, elle risque bien plus qu’une petite déception. « Oh oui, tu es dans la merde… » que lui confirme l’infirmière, amusée. C’est de bonne guerre, après tout Caroline adore la voir rougir et l’entendre gaffer sur à quel point elle trouve Nate sexy et beau à se damner – si, si, elle est quasiment sûre qu’elle l’a dit. Elle soupire, de frustration et de désarroi. « Oui.. J’imagine que si tu en croises une différente à chaque visite… Ça a de quoi te refroidir rapidement. Et oui, on finira tranquillement ça, ce sera suffisant pour le reste de la soirée. Il n’en fallait pas plus ! » « Bizarrement, ça n’a pas l’air de me refroidir tant que ça puisque je fantasme comme une adolescente chaque fois que je le vois, » qu’elle rit de sa bêtise et de sa stupidité. « Cela dit ça doit bien faire une semaine que je n’en ai croisée aucune, » qu’elle ajoute pour elle-même avant de se concentrer sur son repas, histoire d’estomper les effets de l’alcool et de se dépêcher pour aller danser un peu. Oublier. Etre libre. S’amuser. Rigoler. Rien de tel pour rebooster et donner la pêche ! « Je danse depuis que je suis toute petite, un bout de musique, un léger rythme et je ne peux pas m’en empêcher. Apparemment c’était à mourir de rire quand j’étais gosse, mon père s’amusait à faire une succession de rythmes pour me voir me dandiner sur place. Et tu te débrouilles bien aussi ! » Elle rit de bonne foi en imaginant Daisy se trémousser gamine. « Je danse également depuis que je suis gosse, j’ai fait de la danse classique jusqu’à mes six ans, avant de me trouver une véritable passion pour le rock sauté. Je fais du jive depuis maintenant cinq ans, » qu’elle lui raconte naturellement. « Une vie sans danse n’est pas une vie pour moi, » telle était sa philosophie. Elle se sentait jamais plus libre et plus elle-même que lorsqu’elle se laissait guider par le rythme de la musique. Tout comme le surf. L’idée de craindre l’eau et de ne pas pouvoir s’en approcher lui semblait intolérable et inimaginable, ce qui accentuait sa peine et sa compassion pour la jeune femme. « J’essaie… Ça ne coûte rien. Et la proposition est venue de lui, je ne m’y attendais pas. On verra, je ne jure pas que ça se passera bien pour autant. Mais j’essaie toujours d’aller au-delà de cette peur, ce n’est pas évident. Il faut juste beaucoup de patience. Ce dont mes proches finissent par manquer avec moi. Faut dire que c’est difficile à gérer. » Elle ne pouvait qu’imaginer, et encore. Elle n’était pas certaine d’avoir une véritable phobie pour quelque chose… « Je me dis qu’au pire des cas, si je m’aventure dans l’eau inconsciemment et que je panique et commence à me noyer, il saura me sauver, bouche à bouche, tout ça. » Elle éclate d’un rire sincère et chaleureux. « Oh, pour ça tu peux compter sur lui – non seulement parce que oui, c’est son métier de sauver des vies – mais il ne sera certainement pas le dernier à te faire du bouche-à-bouche. Je dirais même qu’il oserait envoyer balader tous ceux qui se proposeraient, » qu’elle plaisante de bon cœur, révélant encore plus les désirs de son cousin. Mais en a-t-elle véritablement besoin ? Nate ne se cache pas entièrement de son attirance pour la jeune femme. Elle ne fait que confirmer la chose, non ? « J’espère que ça ne te gêne pas que je raconte n’importe quoi alors que je parle de ton cousin. Ce serait plus simple si vous n’étiez pas liés, mais je dis ça pour rire. Je ne vois pas que ça, chez lui, pas qu’une attirance. Il a l’air d’être quelqu’un de bien, vraiment. Et c’est ça qui m’embête le plus, finalement. » « Tu rigoles ? J’aime t’entendre parler de lui ainsi. Tu parles de lui comme je parle de Jon, et parler de Jon… bah ça me fait du bien de partager ça, d’exprimer mes doutes et mes craintes, » qu’elle lui dit très honnêtement. « Que j’en plaisante ou pas, c’est un fait et t’en parler est super libérateur. Alors, n’hésite pas à faire de même avec moi. Je vais même te dire… tu as le droit de parler de lui-même quand tu es en colère contre lui. Bah oui, ça peut arriver, » qu’elle ajoute devant son air sceptique. « Comme je te l’ai dit, je suis sa cousine mais je suis aussi ton amie. Ce n’est pas moi qui vais te conseiller de te jeter dans ses bras, de baisser toutes tes défenses et de foncer tête baissée… mais c’est moi qui vais te répéter à quel point il est génial dans l’espoir que tu deviennes ma cousine dans l’avenir, » aussi proche que possible, mais ça aussi elle ne le dit pas. « Tu as des phobies, toi ? » « J’étais justement en train de me poser la question, et je n’arrive pas à trouver quelque chose qui puisse… » qu’elle s’arrête d’un coup en y repensant à deux fois. Peut-être bien qu’elle avait une phobie après tout. « Je ne sais pas si c’est comparable parce que j’ignore ce que tu ressens quand tu t’approches de l’eau, mais j’ai tendance à devenir hystérique et irrécupérable quand je me retrouve face à des pâtes velues et le regard diabolique d’une araignée, » qu’elle lui dit en grignotant le reste de son plat. Et ce n’était pas un euphémisme, elle était capable de hurler comme les meilleures actrices d’Hollywood dans un film d’horreur pendant des minutes.

Elles éclatèrent souvent de rire, elles papotèrent jusqu’à plus finir, elles échangèrent diverses anecdotes et finirent par rentrer chacune de leur côté en se promettant un SMS une fois arrivées à bon port. Aucune des deux n’y parvinrent cependant avant le lendemain matin. Vive l’alcool. Vive la trentaine.

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