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 « Moon so bright night so fine keep your heart here with mine » [Matthew]

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Team Fluffy
Héloïse Bennett
Team Fluffy
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MessageSujet: « Moon so bright night so fine keep your heart here with mine » [Matthew]   Mar 12 Sep - 19:21

11. Ton personnage se prend d’amour pour les bananes et ne veut manger que ça.


« Non mais quel gougnafier ! » Je m'exclame d'une voix rageuse en jetant mon téléphone sur le canapé où je suis installée. Devant une corbeille de bananes, il faut savoir qu'en ce moment, je ne mange que de ça. J'avais presque oublié le goût de la banane et je l'ai redécouvert en France. Il faut dire qu'aux Etats-Unis, les fruits sont tellement toxiques et modifiés que d'ordinaire, j'essaye de manger des choses un peu saines mais elles coûtent chères. Alors, quand j'ai trouvé des bananes en France, je n'ai pas cessé d'en rêver à mon retour, écumant les agriculteurs bio pouvant en vendre et j'ai fini par trouver mon bonheur. Cependant, lors de ma commande, je me suis trompée. Et c'est fou ce qu'un zéro en trop peut causer comme désordre. Ma surprise a été grande en découvrant une vingtaine de kilos m'attendant devant chez moi. Ainsi, comme Bouba dans Forrest Gump avec ses crevettes, je ne cesse de manger des bananes de toutes les façons possibles. Mais je ne m'en plains pas. J'adore cela ceci dit. Je me régale, et j'en fais profiter mon entourage. Mon chéri a eu droit à tout sorte de gâteaux allant du simple gâteau au yahourt en passant par des compositions au goût étrange rappelant celui du fruit. Au moins, il est mon cobaye et ça me permet de me perfectionner pour le jour où déménagera ensemble. On cherche activement mais on a repris tous les deux le travail et le temps nous manque cruellement. Ceci dit, c'est un projet qui nous tient à coeur. Il faut juste ne pas se précipiter. Même si au vu des derniers sms, j'ai juste envie de l'ensevelir. Vivant.  Pourtant, mon sms est parti d'une bonne intention. Matthew m'avait promis, en France, de m'acheter un deuxième lapin. Et j'ai trouvé l'idée géniale parce que mon Panpan ne sera pas seule et s'il a un fiancé - oui mon lapin est gay - il ne voudra plus tuer Matthew. En soi, c'est l'idée la plus merveilleuse qu'il soit. Sauf que voilà, mon chéri fait preuve de mauvaise foi, refusant d'admettre qu'il m'a promis cela. Et surtout me parlant comme si j'étais une enfant. Or, du haut de mes vingt-quatre ans, enfin vingt cinq en octobre, j'estime que je sais encore ce que je dis et ce que j'entends. Et je sais que Matthew m'a promis cela. Cependant, sa haine des lapins est si grande qu'il refuse de dire oui. De même, je suis tout simplement choquée du ton avec lequel il me parle. Je suis sa petite amie Nom d'une pipe ! Aussi, c'est toute énervée que je me retrouve à bouder devant mon canapé, mangeant une nouvelle banane en guise de repas. J'ai arrêté de lui écrire et mon téléphone ne sonne pas. « Je n'en démordrai pas, je te préviens McGregor ! » Je déclare à mon portable sur un ton hargneux. « Tu m'as promis un lapin. Et ce sont des promesses ne s'oubliant pas. » Surtout un lapin bon sang ! Je jette un regard au lapinou dévorant sauvagement une banane dans sa cage. « Mon Panpan d'amour... Tu auras ton amoureux, je te le promets. » Ma voix est alors plus aiguë, plus tendre avant de redevenir froide comme un hachoir « Demain c'est la guerre ! Je ne compte pas me laisser faire!! » Finis-je par dire avant d'enfourner le reste de ma banane. Le geste peut paraître osé mais dans mon esprit, seule la rage innocente m'abîme.

***


Aussi, le lendemain, une fois réveillée et préparée, je me rends au travail. J'arrive super tôt parce que je désire arriver avant lui. Dans mon esprit, être le premier arrivé est déjà un signe de triomphe sur l'autre. De ce fait, mon esprit revanchard fulmine déjà tandis que je passe devant une Maddie stupéfaite. « Bonjour Héloïse, toi aussi tu es matinale on dirait ! » - « Bonjour Maddie, j'ai beaucoup de travail aujourd'hui hélas ! » Je lui souris mais me fige bien vite en percutant deux mots employés. « Attends ... « Toi aussi ?» » Je demande en fronçant les sourcils. Mais avant même qu'elle n'ait eu le temps de dire ouf, voilà que j'ai déjà tourné les talons pour aller vers mon bureau, se trouvant toujours à côté de celui de Matthew. Et je sens comme un vent d'injustice poindre dans ma poitrine lorsque je me rends compte qu'il est DÉJÀ ici. Genre lui, le roi du lève-tard et couche-tard, ici. Genre en chair et en os. Je le fixe d'un air outré, la bouche grande ouverte, furieuse de m'être faite avoir. Je le savais, j'aurais dû venir à cinq heures du matin ici. Au moins, j'aurais été la première. Cependant, l'idée de lui sortir une vacherie est forte. Surtout après ses messages pas forcément gentils. Après tout, il a dit que je foutais la merde alors qu'à la base, je ne pensais qu'au bien être de mon lapin indirectement lié à Matthew. Si Panpan n'est pas heureux, il va s'en prendre à mon chéri. CQFD. « Bonjour. tu es déjà là. » Je finis par dire en me tenant dans l'encadrement de la porte. Le ton est froid bien que je dois avouer que ce n'est absolument pas une attaque. « Ne crois pas que j'ai une envie de foutre la merde, maintenant mais ... Tu t'es fait attaquer par ton lit ou tu as cru te lever à l'heure française ? » Je suis froide. Très froide. Et surprise qu'il soit arrivé sitôt. Je compte même bouder pendant très longtemps encore. Après tout ce n'est pas juste. Il a tous les droits sur moi, comme si je n'étais pas en droit de dire quelque chose. Et ça me blesse quand même. J'ai envie que lorsque nous nous trouvons en dehors du boulot, j'ai envie qu'on soit juste Matthew et Héloïse, qu'il perde ce côté autoritaire de décider, d'exiger. J'ai aussi mon droit à la parole. Et je n'aime pas la façon dont il refuse les choses. Déjà que ce n'est pas évident ici, je prends sur moi pour beaucoup de choses, faisant fi de la froideur de son père, du fait qu'on essaye de rester discret au sein de l'entreprise. Je n'ai absolument pas envie d'être au coeur des ragots aussi je me comporte comme si de rien était au travail, évitant les démonstrations d'amour publiques. C'est frustrant mais tant que les choses ne seront pas claires avec son père, il vaut mieux rester silencieux. Sauf quand il s'agit de me refuser un deuxième lapin. Là, je suis prête à en découdre, à me battre et surtout à ne pas laisser tomber l'idée. Je veux Pinpin. Parce que oui... Je lui ai déjà trouvé un nom au numéro deux.


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Team Minion
Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « Moon so bright night so fine keep your heart here with mine » [Matthew]   Mer 13 Sep - 22:26

Quelle chieuse ! fulminait intérieurement Matthew. Bien décidé à mettre un terme à cette conversation stérile et irritante, il lâcha un dernier message cinglant à sa petite amie avant de balancer son portable sur le canapé. Hors de question d’avoir un nouveau lapin ! Déjà que le premier était une catastrophe ambulante, il ne se risquerait pas à amener un deuxième monstre dans son appartement. Surtout s’ils vivaient ensemble ! Ces deux créatures du diable n’auraient de cesse de vouloir lui faire des misères, gâcher sa vie et de le tuer pour avoir Héloïse pour eux seuls. la psychose. Était-il le seul à se rendre compte de ce qu’il se passait réellement ? Le vice était même poussé au fait qu’ils parvenaient à rendre un moment heureux, soit leur perceptive d’emménagement, un enfer. Certes, il lui avait potentiellement promis ce fameux lapin en France. Sauf qu’ils étaient bourrés, plongés dans la vie paysanne jusqu’au cou et décidés à prendre des résolutions de merde. Après tout, ils avaient tout de même failli rester dans ce village pour élever des chèvres et devenir d’heureux agriculteurs. Alors la promesse d’un lapin, c’était bien superflu ! Il était d’autant plus énervé que, d’ordinaire, il avait juste à dire non pour qu’Héloïse se plie à sa volonté. Mais voilà qu’elle marchandait, suppliait, répliquait, râlait, puis boudait. Un comble ! Complètement hors de lui, il refusait d’être catalogué comme un petit dictateur prétentieux alors que c’était clairement elle qui voulait imposer un autre lapin. Il avait déjà eu suffisamment de mal à dire oui à une colocation avec Panpan pour ne pas s’encombrer d’un nouvel indésirable. Sinon, c’était la porte ouverte à toutes les fenêtres ! Il se trouvait déjà bien généreux pour le cas Panpan. Mais à croire qu’en donnant un bout de pain, elle s’envolait avec la baguette ! La France perdure De rage, il déposa un peu plus violement que les autres un carton par terre. « Eh calme-toi ! Je n’ai pas envie d’emménager dans une maison toute cabossée. » Ellana arriva derrière lui, portant un carton plus léger. Matthew n’était pas parvenu à la faire s’asseoir sagement, mais par chance, il avait obtenu qu’elle se ménage le plus possible au vue de son état. Sa grossesse ne se voyait pas encore complètement, mais quelques symptômes apparaissaient. A savoir, les hormones. Depuis qu’elle avait appris pour sa condition, beaucoup de choses avaient changé. Notamment son moral bien meilleur, sa vision des choses et sa vie actuelle. Finalement, cet enfant lui donnait l’envie de se battre. Elle avait même choisi une nouvelle qui lui ressemblait davantage. Matthew l’avait donc aidé dans ce déménagement, faisant appel à une société, mais voilà qu’ils finalisaient pour les dernières affaires. « Qu’est-ce qu’il t’arrive ? » Ellana possédait ce don pour lire son frère de manière limpide. Sachant qu’il n’y échapperait pas, il soupira. « Héloïse veut un autre lapin. » - « C’est géni-… ah oui. En effet. » Elle modula son enthousiasme en voyant le regard foudroyant de l’éditeur. « Pourquoi en veut-elle subitement un ? » - « Soit disant que je lui aurai promis en France. » Ellana haussa un sourcil. « T'as fait ça, toi ? » - « On était bourré ! » se récria-t-il, comme une excuse absolue. Il eut droit à un regard surpris et amusé en guise de réponse. Un nouveau soupir lui échappa et il s’affala sur le canapé. « Panpan est infernal. Il me mord dès qu’il le peut. Il me dévisage comme s’il sortait tout droit d’un film d’horreur. Quand Héloïse n’est pas là, il agite les barreaux de sa cage comme un fou furieux pour que je fuie. Pire encore, il veut ma mort en se mettant dans mes jambes. Imagine s’ils sont deux ! » La jeune femme dévisagea son frère, interdite. « Matthew… tu parles d’un lapin ! » Oui, ça paraissait fou, il s’en rendait compte. Il était un être incompris, hélas. Panpan était fourbe, s’octroyant la compassion de tout le monde et diaboliquement malin. « Laisse tomber. » Il resterait une éternelle victime… Sa cadette vint s’asseoir à côté de lui. « Un lapin ou deux, quelle différence ? Tu ne veux pas faire plaisir à Héloïse ? » Bien entendu que oui. Il l’aimait et il ne voulait que son bonheur. « Si, mais ce n’est pas la question ! Elle m’impose quelque chose. Je n’aime pas ça ! » Nouveau haussement de sourcil de sa sœur. « Parce que depuis le début de votre histoire, tu ne lui imposes rien peut-être ? » A commencer par leur relation secrète. De devoir supporter Jane. De faire semblant. De rester dans l’ombre. De n’être que sa stagiaire. D’accepter sa voiture. Ellana laissa échapper un rire en voyant le regard assassin de son frère. Ce dernier attrapa un coussin qu’il éclata sur la tête de sa sœur. « Eh ! » - « Tu m’emmerdes, Ella ! » Elle partit dans un éclat de rire tandis qu’il bondissait du canapé pour reprendre le déménagement.

***

Le lendemain, Matthew s’était levé tôt, et d’encore plus mauvais poil que la veille. Enervé, il n’était pas parvenu à dormir, retournant la question du lapin dans sa tête à s’en rendre fou. il se pose de vraies questions dans sa vie. Aussi ne fut-il pas étonnant qu’il se soit extirpé tôt du lit et préparé tout aussi tôt. De plus, depuis son retour, son père ne montrait d’autant plus insupportable avec lui. Il n’eut pas une matinée plus flamboyante car il se tordit l’orteil en butant dans un meuble. Il dut repartir se doucher et changer de vêtements car il s’était renversé du café dessus et il avait égaré un dossier. Fatigué et irrité, il débarqua à la maison d’édition, grommelant tout juste un bonjour à Maddy. Elle peut bien aller se faire foutre ! qu’il songea assez gratuitement. Et outre le fait qu’il devait travailler toujours plus à cause de son père en dissimulant des dossiers à Héloïse pour qu’elle ne vive pas la même punition que lui, il semblait que les auteurs s’étaient donnés le mot pour l’emmerder, ainsi que les acteurs de la chaîne du livre. Il découvrit une montagne de mails qui l’attendaient sagement dans sa boîte. « Bande de cons. » grogna-t-il en commençant à détailler sa liste. Il avait grandement besoin d’un second café. Du moins, second café depuis qu’il était arrivé sur son lieu de travail. Ce fut ce moment où il prit sa décision que choisit Héloïse pour apparaître. Si d’ordinaire, elle ramenait le calme et la bonne humeur chez l’éditeur, ce ne fut pas le cas. « Bonjour. » répondit-il aussi sèchement qu’elle. Il était rare pour Matthew d’assister à un tel phénomène chez la jeune femme, mais sa petite amie arborait le regard caractéristique du « tiens aujourd’hui, je vais te faire chier jusqu’au bout. » Elle eut beau dire qu’elle ne voulait pas foutre la merde, c’était exactement ce qu’elle faisait. Il se garda de lui faire remarquer, mais la foudroya du regard. D’où elle lui parlait ainsi ? Sur leur lieu de travail ? Où il était le patron ? THE patron ?! Il aurait bien fait une remarque sur le décalage horaire qui avait déréglé son sommeil, mais il ne se manifesta pas de cette manière. « Ah ne commence pas, je ne suis pas d’humeur ! » Il se leva, quitta son bureau en l’embrassant brièvement ouais, parce qu’ils s’aiment quand même puis s’engagea vers la machine à café. Evidemment, elle le suivit tandis qu’il en faisait déjà couler un. « Tu en veux un ? » lui demanda-t-il comme s’il s’apprêtait à la buter si elle venait à dire non. D’office, il lui en prépara un qu’il lui tendit après. Sans sucre, mais avec une touillette parce qu’il s’était rendu compte qu’elle aimait jouer avec. Il prit une gorgée avant de s’accorder quelques paroles. « Bon, on est au boulot alors je ne compte pas reprendre cette dispute idiote. Je te rappelle que tu as déjà un lapin, ce n’est pas comme si je refusais Panpan. » Il était d’ailleurs bien gentil de le faire !! Il essayait de paraître calme, mais son impatience trahissait sa voix. « J’ai déposé le dossier Chester sur ton bureau. Réunion édito à dix heures avec l’équipe. » Sans plus de cérémonie, il repartit dans son propre bureau. Marre des emmerdeurs !
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « Moon so bright night so fine keep your heart here with mine » [Matthew]   Dim 17 Sep - 20:14

Je suis terriblement déçue et en colère contre moi-même. J’aurais dû arriver plus tôt. Ça m’aurait permis d’arriver avant Matthew. Là, j’ai l’impression que la guerre est déclarée et je ne compte pas en démordre de cela. Je trouve terriblement injuste qu’il me refuse mon petit lapin d’amour. Il n’a rien fait en plus. Et il rendrait Panpan heureux. Mais non, ce n’est pas possible pour Monsieur McGregor ! Lui, il s’achète des voitures hyper dangereuses et je ne dois rien dire. Pire même, si je me souviens bien, il trouvait ça terrible que je puisse considérer son achat dangereux et non pas génial. Mais ça, mon chéri ne le comprend pas. Il n’en fait qu’à sa tête et de surcroit, il est têtu. Et si d’ordinaire, j’ai toujours fait en sorte de m’incliner et de le laisser faire. Cette fois-ci, je refuse tout bonnement et simplement. Je veux ce deuxième lapin. Ce n’est pas comme si nous allions emménager dans un studio ! Après tout, connaissant les gouts de luxe de mon petit-ami, notre appartement sera grand. Très grand. J’ai même tenté de lui faire comprendre que le loyer de notre chez-nous serait impossible pour moi à financer avec mon salaire - forcément, je veux participer pour moitié - mais j’ai alors eu l’impression de lui avoir demandé de se couper la tête. J’ai presque eu le sentiment de ne dire que des bêtises et il faut savoir faire avec. Surtout quand l’amoureux est bien plus riche que moi, mais ça encore, je le comprends et je ne dis rien à ce sujet. En revanche, pour mon animal de compagnie, là oui, je m’insurge, je me révolte, je me rebelle. Je me sens telle une Katniss Everdeen face à un président Snow fort peu agréable qui m’accueille d’un bonjour fort froid. Ça m’enlève toute barrière et forcément, j’attaque déjà sur son réveil. Parce que oui, Matthew à sept heures du matin au bureau, je n’en reviens pas. J’en suis sûre que Maddie a dû être tout choquée. Cependant, c’est bien vite le cadet de mes soucis lorsqu’il me demande de ne pas commencer, affirmant que Lui n’est pas d’humeur. Je n’ai pas le temps de protester qu’il s’est déjà levé, venant m’embrasser furtivement avant de sortir du bureau. Le baiser me chamboule le cœur et je suis – presque – à deux doigts de me dire qu’après tout un seul lapin c’est amplement suffisant. Cependant, l’image de mes deux lapins côte à côté me vient en tête et me donne suffisamment de force pour secouer la tête légèrement et tourner les talons pour le suivre. Il se rend dans la machine à café où cette fois-ci, j’adopte une posture froide et un visage neutre. Il me demande si je veux un café. « Tu seras bien aimable. » Je lui réponds. Le gobelet fumant finit par rejoindre mes mains et je n’ai pas le temps de répondre qu’il enchaîne déjà sur le sujet brûlant et Panpantesque affirmant de nouveau son refus. Encore une fois, je n’ai pas le temps de répondre qu’il change carrément de sujet évoquant une réunion devant se dérouler à dix heures au sujet d’un dossier en cours. « Mais… Attends ! » Je proteste mais il a déjà fui dans son antre. Et je trottine donc jusqu’à son bureau. « Tu peux arrêter de t’enfuir à chaque fois que j’essaye de te parler !? » Je m’écris sur un ton agacé. « Je ne compte pas reprendre cette dispute non plus mais je ne tiens pas à faire comme si tout allait bien aussi. Je tenais juste à te dire une chose. Juste une seule. » J’aurais pu croiser les bras histoire d’avoir l’air impressionnante mais avec un café dans les mains, c’est peine perdue. Alors j’essaye d’avoir l’air bien digne et sûre de moi. « Dans un couple, les choses fonctionnent principalement à deux. Je le conçois bien. Cependant, parfois, il est bon aussi de savoir faire plaisir à l’autre sans prendre en compte ses propres intérêts. » Je fronce les sourcils et finit par ajouter « J’aurais très bien pu ne pas demander ton avis et l’acheter parce que je peux encore être libre de mes choix et de mes envies. » Et par ces mots, j’essaye de lui rappeler l’épisode de la voiture sans forcément le mentionner. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de rabâcher constamment ce qui s’est produit dans le passé. Pourtant, si je prenais le temps de bien réfléchir, je pourrais me rendre compte que Matthew a souvent imposé des décisions au sein de notre couple. Cependant, la naïveté et l’amour ont eu raison de moi et je suis incapable de voir au-delà de l’épisode Porsche-trop-puissante.

Sur ces mots, je tourne les talons avec mon café préférant alors me centrer sur le dossier à bosser avant la réunion. J’en profite pour décrocher immédiatement le téléphone afin d’avoir l’imprimeur au téléphone et pour éviter de continuer cette conversation avec Matthew. Du moins, pour avoir l’impression d’avoir eu le dernier mot. Finalement, arrive bien vite la réunion à dix heures et je n’ai pas été voir Matthew une seule fois de ce long matin. Pourtant, des collègues sont venus me voir pour le travail mais pas une seule fois, j’ai daigné regarder du côté du bureau de mon chéri. Et puis, vient l’heure de la réunion et tous ceux ayant participé se retrouvent, nous sommes quelques-uns assis autour de la table. Une fois encore, je préfère ignorer mon chéri car je veux qu’il comprenne bien que depuis hier, je boude et je compte bouder encore longtemps. Cependant, au sein du travail, c’est un peu difficile d’allier la vie privée à la vie professionnelle. Et pendant que la réunion commence, je me retrouve à devoir faire mon propre compte rendu à mon patron, aka mon chéri, aka celui qui ne veut pas de deuxième lapin. « J’ai eu les imprimeurs ce matin, Monsieur McGregor. Et je leur ai envoyé les dernières modifications que Monsieur Chester et vous aviez vu ensemble afin que tout concorde aux désirs de l’auteur. Je pense que nous trouverons ainsi un terrain d’entente » Finis-je par lui dire en tendant les dernières documents transmis par l’imprimeur ce matin, la voix nonchalante mais les yeux lançant tous les signaux d’un affrontement muet. Je ne lâcherai pas, je veux mon Pinpin.

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