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 Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]

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Team Esméralda
Flora-Jade Parks
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MessageSujet: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Ven 22 Sep - 0:36

Once upon a time, You & Me ! ft. Gabriel & Flora-Jade
Day 1

Habillée d’un chemisier, d’une jupe en jean, elle s’arrêta un instant devant le miroir, près de l’entrée de son appartement pour vérifier l’état de ses cheveux, puis un dernier coup d’œil sur son maquillage avant de prendre les clés de sa voiture. Elle salua sa colocataire et prit ses jambes à son cou. L’air de rien, en partant de Santa Monica, elle avait de la route jusqu’à sa boutique à Downtown, « Eden’s Garden ». Cela lui permettait de lui faire une coupure pour penser à autre chose, faire la transition entre le boulot et sa vie privée.

Au volant de sa voiture, ses pensées ne pouvaient s’empêcher de vagabonder. Pour sûr, Flora-Jade était fière de sa boutique. Débarquant tout juste à Los Angeles, elle s’était faite embaucher en tant que simple fleuriste auprès de Mady, puis celle-ci, prenant sa retraite, avait décidé et tenu à ce que la blonde reprenne les rennes. Ce fut ainsi qu’en se donnant les moyens et après une procédure administrative, Flora-Jade devint propriétaire. Désormais, ayant besoin d’une employée, à son tour, elle laissa sa chance à une jeune femme comme Mady lui avait tendu la main : Ellana. Celle-ci n’avait aucune formation dans le domaine florale mais ce n’était pas un problème. La fleuriste s’était reconnue en cette Ellana et avait décidé de la former sur le champ. Pour le moment, elle ne regrettait absolument pas son choix. Ellana était motivée, consciencieuse et ponctuelle. Que demander de plus ?

Arrivée à la boutique, la matinée passa très vite. Laissant Ellana gérer la boutique, Flora était derrière le comptoir, se préoccupant de quelques papiers administratifs dont parmi ceux-là, il y avait une facture qui trainait et qui concernait le changement de serrure de la porte de son arrière-boutique mais chut ! Se retrouver enfermée dans sa propre boutique était un sacré souvenir qu’elle préférait laisser derrière elle. L’heure du déjeuner approchait que son employée prit quelques instants pour prendre sa pause. En même temps, le téléphone de la boutique sonna.

- « Eden’s Garden », bonjour !

Pendant qu’elle rangea ses papiers, elle cala le combiné entre son oreille et son épaule. Ce fut en même temps que des clients rentraient dans la boutique, ou un peut-être. Flora-Jade n’allait jamais respirer deux minutes.

-  Excusez-moi deux minutes !
fit-elle à l’attention du client qui faisait face à elle sans lever le nez.

Elle était en train de prendre quelques notes sur un bout de feuille avant de raccrocher et donna enfin son attention à l’homme face à elle. En découvrant la personne, elle ne put s’empêcher de sourire, naturellement.

- Hey, bonjour !

Evidement, elle le reconnaissait depuis le temps qu’il venait dans sa boutique. Il en était un régulier, en quelque sorte, et ce n’était pas Flora-Jade qui allait s’en plaindre, évidemment.

- Cette fois-ci, je fais un bouquet de quelle taille ? demanda-t-elle, souriante.

Oui, cet homme rempli de charme était suffisamment régulier pour en arriver à ce point familier.

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Team Simba
Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Dim 1 Oct - 20:10

Il avait pris des habitudes. Et offrir des fleurs en était devenue une. Autrefois, le geste était motivé par l’envie de faire plaisir, de voir apparaître un sourire sur le visage de l’autre, de montrer qu’il était un homme attentionné et plein de bons sentiments. Il avait une éducation, un savoir vivre. Et se comporter en parfait gentleman était, pour lui, quelque chose de sacré. Il y tenait. Ça en tenait de l’honneur des Goldstein. Et puis, il était amoureux, autrefois. Il avait envie de faire plaisir à Delilah. Ses yeux brillaient aciers grillaient toujours d’un éclat bien plus beau et il les aimait. Ce regard qui l’observait, ces lèvres s’étirant d’une aura de douceur. Dieu qu’il l’aimait dans ces instants-là. Mais depuis combien de temps, tout cela avait changé ? Trop de temps sans doute. Leur enfant avait tout changé, bouleversant ces petits gestes du quotidien. Gabriel aurait pu s’en accommoder en s’enivrant de ce renouveau, de ce meilleur. Cependant, voilà, le problème était plus grand. Mélodie était malade. Gravement et suffisamment pour foutre en l’air leur histoire. Et les bouquets de fleur continuaient de s’offrir. Mais leur signification changeait complètement. Désormais, elles ne servaient qu’à justifier un acte de gêne, s’ancrant dans une mécanique bien rodée. L’amour était remplacé par le geste mécanique. Il offrait des fleurs à sa femme parce qu’il avait quelque chose en tête, une excuse, un retard à faire passer. Il y avait des anniversaires, les occasions nombreuses de gâter sa femme qu’il comblait de présents tout le temps. Mais le plus souvent, il se justifiait derrière ça. Pourtant, il n’était pas idiot. Le pianiste les voyait bien. Tous ces regards accusateurs, ces non-dits, ces mots s’échouant à la lisière de ses lèvres comme des siennes. Si seulement, ils étaient capables de se parler. Mais Gabriel n’en était pas capable. La peur sans doute, il était plus facile de se dire que tout allait bien et d’offrir ces objets inanimés se fanant trop vite. Elles étaient à l’image de leur amour. Et pourtant, il préférait ne rien y voir, c’était mieux de se bercer d’illusions, de se conforter en se convainquant que Mélodie était leur priorité, que leur histoire n’était pas aussi importante que la maladie de leur enfant. Et pourtant, tout était si lié.
Il ne s’en apercevait pas vraiment… Tout était si flou, le ciel si gris.

Il avait fini par se rendre habituellement chez cette fleuriste. A force, il avait fini par plus apprécier le petit endroit, le charme de l’inconnu. Bien sûr, il aurait pu aller chez le fleuriste de Beverly Hills, celui dont le prix du bouquet risquait de faire défaillir le mortel bas de gamme. Mais lui, Gabriel s’en moquait. L’argent n’était pas un problème. Non, ce qu’il préférait, c’était de d’aller dans cet endroit, de se laisser envahir par la délicate fragrante des roses ou des lilas. Et puis, à force la fleuriste avait fini par devenir un visage s’imprimant dans sa mémoire, qu’on n’oubliait pas si facilement. Poli et discret, Gabriel avait pris, ainsi, l’habitude de venir chez elle et de se faire des tas de bouquets, la couleur en fonction de son humeur, de ce qu’il se faisait. Il prenait le temps de le faire, écoutant les conseils avisés mais surtout, s’appliquant quand il devait s’excuser d’être rentré tard la veille, d’avoir raté un rendez-vous médical pour la petite. Tout était une raison valable pour justifier un tel cadeau. Et puis, c’était une routine. Le lieu lui paraissait si familier, apaisant et lorsqu’il entra, il avait cette impression de se sentir chez lui. La fleuriste était déjà au téléphone lorsqu’il arriva. Il n’avait pas eu le temps de la saluer. Il se contenta de hocher la tête en guise de bonjour et de lui sourire. Puis, tournant les talons, il observa les fleurs nombreuses se trouvant dans les divers pots. L’endroit était si frais en comparaison de la chaleur de cette journée. C’était appréciable. Il en profita pour lire quelques messages reçus. Notamment, ceux de sa femme, dénués de toute chaleur. Elle indiquait que le couple d’ami viendrait pour dix-neuf heures, et elle demandait de façon appuyée, s’il comptait arriver à l’heure ou jouer aux prolongations, faisant écho à son arrivée tardive à la maison. Il avait bossé comme un fou pour la comédie musicale. Ça lui prenait un temps de dingue mais il était content. Tout avançait bien, évoluant dans les délais impartis. Seulement, voilà, la seule ombre au tableau demeurait sa femme. Et pour l’instant, il faisait au mieux. Les fleurs compensaient le manque de dialogue et de présence. C’était tout ce dont il était capable, cela dit. Et lorsque la fleuriste lui demanda ce qu’il souhaitait, il répondit par sa politesse habituelle. « On fera un bouquet de la même taille que d’habitude. J’ai vu que vous aviez des lilas cette fois-ci. J’aimerais beaucoup que le bouquet en ait. Ils sont magnifiques. » A force, il avait fini par connaître le nom des fleurs. « Et que devrais-je mettre d’autres ? Vous savez combien vos conseils sont précieux pour moi. » Et pourtant, ils ne se connaissaient pas vraiment. Juste de visu. Gabriel n’avait aucune idée de comment elle s’appelait. Elle devait avoir un prénom aussi doux que son sourire. « De tout façon, je vous confiance pour bien me conseiller. » Comme à chaque fois cela, dit, c’était devenu une routine auquel il tenait.



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MessageSujet: Re: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Jeu 12 Oct - 12:53

Once upon a time, You & Me ! ft. Gabriel & Flora-Jade
Cet univers floral était un jardin d’Eden. Pour Flora-Jade, c’était un terrain de tranquillité et d’apaisement. Un refuge, en gros ! Peut-être que sa vie avait été déjà tracée avec le prénom qu’elle portait : « Flora ». Dans la culture romaine, Flora était la déesse de la végétation. Il y avait toujours une période de fêtes nommées les Floralies, alors c’était plutôt assez drôle quand on connaissait son prénom. Même sa sœur défunte avait eu le droit à un joli prénom : « Lilah », alors quand Flora en avait en magasin, elle ne pouvait s’empêcher de penser à elle. Quelque part, c’était une torture. Ca lui donnait un petit pincement au cœur. Même dix ans après l’incident, Flora ne pouvait oublier sa petite sœur. Ce n’était pas la même chose que sa sœur aînée, Valeria, où ça lui passait au-dessus. C’était horrible à dire mais Flora n’avait pas le même attachement.

En apercevant cet homme dans son magasin, cela lui réchauffait le cœur. C’était idiot, peut-être. La fleuriste aimait son travail. L’ancienne propriétaire du magasin avait décidé de lui laisser la place, estimant que la jeune Flora pouvait gérer comme une chef cette boutique... Et dans ce travail, elle pouvait voir tout type de client, mais de revoir des clients réguliers venir à sa boutique lui faisait très plaisir. Une certaine fidélité de leur part lui donnait un sentiment de réconfort. La blonde pouvait en être très flattée... Elle le serait tout autant plus si elle savait qu’elle faisait face à un artiste connu dans son genre... mais elle n’en avait strictement aucune idée. Connu ou non, peut-être était-ce la clé de la réussite de ne faire aucune différence parmi ses clients.

- Des lilas ? C’est un bon choix ! Je suis bien d’accord, elles sont magnifiques !

En tant que fleuriste, pas sûr qu’elle soit bien objective... Et encore moins objective lorsqu’on connaissait la signification de ces fleurs à ses yeux. Elle s’approcha de son vase rempli de lilas.

- Ainsi que leur symbolisme, ajouta Flora à ses paroles. Le blanc signifie l’innocence, la pureté alors que le mauve, quant à lui, signifie un amour naissant, les premiers pas vers un tortueux chemin de la passion ! acheva-t-elle avec un petit sourire rêveur au coin de ses lèvres.

Elle avait les deux couleurs de lilas donc son client avait un peu le choix au niveau de la couleur... mais comme il lui demandait conseil, Flora était évidemment là pour le conseiller afin de lui faire un magnifique bouquet. Il était important d’avoir des conseils de qualité. Du moins, pour certains.

- C’est plaisant à entendre ! lui répondit-elle, toujours souriante.

C’était assez motivant de travailler dans ces conditions.

- Quelque soit la couleur que vous choisirez pour les lilas, ils s’accompagnent très bien avec les roses en général. Par exemple, les lilas blancs avec des roses violette. Je dois avoir mon catalogue quelque part.

Etant passé de l’autre côté de son comptoir pour s’approcher de son vase de lilas, là, elle s’approcha de son comptoir du même côté que son client. Elle s’accouda sur son comptoir et trouva son catalogue qu’elle récupéra et ouvrit à la page qu’elle souhaitait, soit démontrant un bouquet de roses violette et du lilas blanc.

- Ah voilà ! s'exclama-t-elle en tombant sur sa photo. Avec cette fleur, vous souhaitez à votre compagne une longue vie... Et que ça reste entre nous, certains considèrent cette fleur ayant une nature presque mystique, genre liée à l’enchantement et au désir.

Non, franchement, Flora n’allait pas faire la même chose avec toutes ses fleurs mais s’il lui demandait d’arrêter ou quoique ce soit, elle le laisserait le lui dire et elle comprendrait. Elle ne souhaiterait pas l’assommer avec tout ça.

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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Jeu 19 Oct - 21:35

Il était content d’être ici. Il avait l’impression d’être arrivé à la maison, dans un endroit familier où il se sentait bien. Dans ce lieu, il avait l’impression de ne pas faire de faux pas, d’être un mari à la hauteur et un père exemplaire. D’une certaine façon, il se mentait à lui-même ainsi, se voilant la face pour ne pas admettre l’inévitable vérité. Et pourtant, elle était bien là. Cruelle. Froide. Terrible. Il faisait passer ses intérêts avant celui de sa famille. Et pour compenser cette imperfection, il offrait des fleurs. C’était si hypocrite mais ça lui faisait du bien dans le fond. Ça lui permettait de poursuivre son chemin sans trop se prendre la tête. L’anneau à son annulaire le confirmait : son mariage était encore là. Et ce soir, il ferait comme il le faisait trop souvent : amadouer Delilah avec quelques fleurs. C’était un compromis auquel il tenait. Elle savait qu’elle les accepterait parce qu’il y avait du monde ce soir et surtout, parce que le monde fonctionnait ainsi. Des choses ne s’expliquaient pas toujours. Et Gabriel souhaitait plus songer à la beauté de son bouquet, plutôt qu’au véritable problème. Néanmoins, le sourire de la fleuriste était si sympathique qu’il demeurait facile de choisir. Les lilas seraient ses compagnes pour son trajet jusqu’à sa maison. Il faisait confiance au professionnalisme de la blonde. Et son enthousiasme fit plaisir à voir. Il avait fait le bon choix et l’explication qu’elle lui donna au sujet des fleurs lui parut comme enchanteur. Voilà qu’il en apprenait des nouvelles. Il ne pensait pas que de tels objets pouvaient avoir une telle signification, tout comme celles des lilas. « Leur signification est très belle. » Dit-il en esquissant un sourire et en contemplant les fleurs trônant dans le vase. L’évocation de l’amour naissant réveillait les désirs d’autrefois, lorsqu’il avait rencontré Delilah la toute première fois, lorsque l’amour avait irruption au milieu de la haine tenace vouée à l’autre, et inversement. Aussi, était-il désireux d’offrir cela. Bien entendu, il n’y connaissait rien. Il s’était juste dit que le Lilas rappelait le prénom de sa femme. Aussi, se laissa-t-il conseiller par la suite, tandis qu’elle évoquait le choix de mettre des roses. Il trouvait qu’il s’agissait d’une fleur noble. Son épouse les aimait aussi. « Vous savez combien je vous fais confiance pour ça. » Il la suivit du regard lorsqu’elle alla vers le vase contenant les premières fleurs. Et puis, elle évoqua le reste en lui montrant des choix de composition. Le blanc et le violet paraissaient être des couleurs parfaites. Et le bouquet en était très beau tout comme la signification de la couleur. « Vous êtes définitivement la meilleure. Dans le fond, les fleurs sont le symbole même du romantisme. Je trouve ça beau que chaque fleur puisse avoir sa propre histoire. Ça leur confère une importance encore plus grande. » Il était véritablement enchanté et sincère dans ses propos. La nature douce de la jeune femme aidait sans doute. Si l’un de ses employés le voyait ainsi, il n’en croirait pas ses yeux de voir le pianiste terrible être si doux, d’avoir le sourire. Il ne suffisait de rien parfois. « Mais je vais suivre vos conseils. Ce bouquet me plait et si vous pouvez me le dresser ainsi, ce sera parfait. Ça va plaire. » Dit-il, en se disant que Mélodie allait également s’en émerveiller. « Pouvez-vous m’en faire un deuxième, d’ailleurs ? Un peu plus petit de façon à ce que puisse ravir une petite fille de cinq ans. » Peu importait le prix, il s’en moquait. Et puis lorsque le tout fut prêt, il paya plus que de raison la jeune femme. « Gardez la monnaie. Vous êtes professionnelle, ne changez jamais… » Lui dit-il en lui souriant, avant de prendre ses achats et de tourner les talons, la saluant comme l’on salue un humain sans importance.

***

Day 2

Quelques jours s’étaient écoulés depuis. Et le bouquet avait été bien vite relegué au rang de simple objet décorant la table. Delilah en avait été enchantée pourtant. Devant ses amis, le bouquet avait excusé pas mal de choses, un peu plus tard, il avait même pu lui expliquer la raison d’une telle couleur. Et puis, le lendemain, la morosité avait ressurgi, avec cette sensation de rater le coche. Et puis, les jours s’étaient ensuivis. Gabriel n’était pas l’acheteur compulsif et de ce fait, il ne songea nullement à la fleuriste. Pourtant, lorsqu’il avait pris congé d’elle, il avait ressenti un frisson dans sa colonne vertébrale sans qu’il ne puisse l’expliquer. C’était comme ça. Comme on faisait son lit, on se couchait. Et finalement, six jours après, il était en train de courir profitant d’une pause pendant les répétitions. C’était l’heure du repas mais Gabriel n’avait pas faim. Il avait été irritable toute la matinée, braillant plus que de raisons, faisant pleurer l’une de ses collaboratrices. Il décida alors de s’octroyer un peu de temps pour lui. Et le piano ne fut pas la meilleure solution. Il n’en avait pas envie. Heureusement, le conservatoire possédait pas mal de végétations aux alentours. Et il y avait aussi de nombreux petits chemins pour se promener, pour jouir d’une belle vue sur le reste de la ville. Les musiciens n’étaient pas les seuls occupants de ce lieu ainsi. Tout individu lambda y avait sa place. Et lui était là pour profiter d’un peu de répit, pour déverser la frustration, les mauvais ressentis et les émotions contraires qu’il ressentait. Encore une fois, il avait l’impression de faire n’importe quoi. Ainsi, la course à pied lui faisait du bien, écouteurs aux oreilles et de la musique pour lui occuper l’esprit. Il courut jusqu’à épuisement et ne s’arrêta que lorsqu’il sentit ses jambes devenir flageolantes. Au moins, il avait pu évacuer sa rage. Il se sentait mieux, essoufflé. Et prêt à se lancer dans une session d’étirement. Il ne fallait pas qu’il se prenne des courbatures non plus. S’approchant d’un banc occupé, il n’avait besoin que du dossier pour prendre appui et ainsi, replier sa jambe derrière la cuisse. C’est là qu’il la vit. Il eut un temps d’absence. Mais il la reconnut bien vite. La fleuriste qui savait si bien donner vie à une composition florale. Seule. Assise sur ce banc. Ne travaillait-elle pas ? « Quelle surprise. » Dit-il en enlevant ses écouteurs. « Je ne pensais pas vous trouver ici. Est-ce votre jour de repos aujourd’hui ? » Parce que sa boutique se trouvait plus loin que le conservatoire, ce n’était pas la porte à côté. « En tout cas, vous avez raison de venir ici, la vue est magnifique. » Et ça lui faisait plaisir de la voir ici.

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Team Esméralda
Flora-Jade Parks
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MessageSujet: Re: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Jeu 2 Nov - 15:40

Once upon a time, You & Me ! ft. Gabriel & Flora-Jade
La nature avait toujours quelque chose d’apaisant. C’était pour ça que Flora-Jade s’était tournée vers cet univers. Se promener dans les jardins, dans la forêt, il n’y avait rien de plus ressourçant... et ce, par son calme, les couleurs... Les paysages sont toujours de toute beauté, et ce, en fonction des saisons. Les couleurs variaient, changeaient. Ce n’était jamais pareil. Non, ça n’avait jamais son pareil... Alors pour Flora, ça avait été comme une évidence. Créer de beaux bouquets était quelque chose. Cela colorait une pièce, la rendant un peu plus gaie.

Et lorsque la fleuriste faisait face à ce genre de clients, c’était encore plus beau. Cela sonnait comme une récompense. Cet homme venait régulièrement, écoutait ses conseils comme si ces derniers étaient un précieux trésor pour lui. C’était peut-être exagéré mais c’était important pour la fleuriste de voir la confiance qu’il pouvait placer en elle. Ce n’était pas grand-chose aux yeux de certains mais cela mettait du baume au cœur. On ne disait pas forcément que des choses positives dans la vie. Du moins, suffisamment. La critique facile était Reine, malheureusement. Si Flora avait fait la journée de ce client, il lui avait fait sa journée en retour.

Depuis ce jour, Flora-Jade n’avait pas eu le temps de s’ennuyer puisqu’il y avait le mariage de sa cousine. Elle avait eu le temps de finaliser ses commandes, d’avoir le bon nombre de fleurs qu’il lui fallait pour décorer la salle des fêtes et sans oublier qu’elle avait concocté le magnifique bouquet de fleurs de la mariée. Il fallait que tout soit parfait et Flora était heureuse de pouvoir contribuer à ce mariage... Mais ça, c’était avant de voir Connor remettre la cérémonie sans dessus-dessous en s’y opposant. Quelle idée ! Il ne pouvait pas tout empêcher tout juste avant ? Avant le Jour J ? Peut-être valait-il mieux le Jour J qu’après. Bon, c’était tout aussi débile de penser à ce genre de choses... Mais c’était de la folie. Un truc de fou. Flora-Jade en était sur le cul. Dire que dans un film romantique, cela aurait été beau. Magnifique. On souhaitait que la mariée soit avec l’homme qu’elle méritait. En réalité ? Ca ne faisait pas le même effet. Quelque part, Flora-Jade avait de la peine pour Dean qui ne méritait pas ça. Elle était plutôt triste pour lui. Le lendemain de ce mariage, Flora-Jade fêta tout juste ses 29 ans. Pour un peu de réconfort, elle s’offrit un magnifique petit déjeuner avec sa colocataire avec laquelle elle avait déjà pu lui raconter ses péripéties avec son Abraham. Pour sûr, ce mariage faisait parler.

Encore un peu, ce mariage allait la perturber. En cette nouvelle journée, Flora-Jade décida de se promener dans un jardin. Elle voulait encore profiter de ce temps doux. La nature et elle étaient une grande histoire d’amour et elle avait besoin de se ressourcer, se vider l’esprit. Aujourd’hui, elle avait 29 ans. Elle arrivait à un âge où elle souhaiterait se marier, fonder une famille. Non ? L’air de rien l’horloge biologique tournait. Elle avait évidemment encore des années devant elle mais tout de même... Elle n’avait encore personne dans sa vie. Elle n’avait personne avec qui former une histoire solide. Pour sûr, quand elle avait su que sa cousine Layce allait se marier, elle l’avait envié. Elle aurait aimé être à sa place, d’avoir quelqu’un qui l’aimerait et qui souhaiterait passer la fin de sa vie avec elle. Il n’y avait rien de plus beau... Et puis vint la suite logique : un enfant. Dire qu’elle avait failli en avoir un. A New York. Sept ans plus tôt. Si ça se trouvait, elle aurait pu élevé cet enfant toute seule. Elle ignorait si c’était une fille ou un garçon. Elle ne le saura jamais. Elle ne saurait à quoi ce bébé ressemblerait... Si celui-ci aurait plus pris ses traits ou ceux de Caleb... Mais malheureusement, Flora avait fait sa fausse couche. Et ce fameux Caleb ? Il avait déjà disparu de la circulation, ignorant alors ce qu’elle avait pu vivre... Aujourd’hui, Flora l’avait recroisé et ignorait toujours cette partie de sa vie. Elle n’osait le lui dire. Il méritait peut-être de le savoir mais elle estimait que non. Non. C’était horrible de vivre avec des « Et si ? ». Oui, il avait failli être père, et cette idée pouvait pourrir la vie, ses pensées...

En déambulant le jardin, Flora s’était assise naturellement sur un banc. Perdue dans ses pensées, elle faisait attention à rien. Elle regardait l’horizon, pensant à ces derniers jours, à sa vie en général... et ce fut une voix qui la réveilla. Elle leva alors, par réflexe, ses yeux vers cet homme derrière elle, qui était en train de s’étirer. En reconnaissant alors ce client de sa boutique, son visage s’illumina alors. S’il était surpris de la voir, Flora l’était également.

- Pour une surprise, oui, ça en est une, répondit-elle. Il faut savoir s’arrêter de temps en temps, n’est-ce pas ?

En étant propriétaire de sa boutique, elle ne comptait pas ses heures. De temps en temps, elle passait ses weekends pour boucler sa paperasse, sa comptabilité, ou ces petites choses qu’elle devait faire.

- J’ai de la chance de pouvoir compter sur mon employée pour faire tourner la boutique sans moi !

C’était assez drôle de le retrouver en dehors de la boutique mais du coup, ils pouvaient prendre un peu plus le temps de discuter. Peut-être que ça ne serait pas une grande conversation mais une conversation banale pouvait faire du bien. Une simple rencontre hasardeuse refaisait une journée.

- J’approuve ! fit-elle en rapport avec la vue.

Elle-même en était éblouie.

- Je suppose donc que vous venez régulièrement ici ! ajouta-t-elle.

Encore un peu, elle allait se faire passer pour une détective.

- On m’en a tant parlé de cet endroit qu’il fallait que je vois ça de mes propres yeux.

Ce quartier n’était pas sur son chemin, ni sur son lieu de vie mais elle vivait désormais dans cette ville depuis... vingt-deux mois, en réalité. C’était toujours bon de découvrir certains recoins.

- Les petits bouquets ont fait leur petit effet ? demanda-t-elle, curieuse.

Elle n'avait pas oublié qu'il était passé quelques jours plus tout. Non seulement il avait demandé un énorme bouquet mais également un plus petit. C'était tellement attendrissant. il devait aimer passionnément sa famille... Ah ! Que cela faisait rêver !

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MessageSujet: Re: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Lun 27 Nov - 20:38

Tomber sur un visage connu dans cette partie de la ville n’était pas si évident, surtout lorsqu’il s’agissait d’une personne qu’il avait vu en dehors de ce quartier. Aussi sa surprise était grande mais il n’en demeurait pas moins ravi. Cette femme l’avait toujours traité avec courtoisie et non pas comme le pianiste reconnu qu’il était. Sans doute n’avait-elle jamais écouté l’une de ses œuvres. Mais d’une certaine façon, ça ne lui avait pas apporté d’insatisfaction. Bien au contraire. Elle avait toujours su répondre à ses demandes diverses et variées. Toutes ces fleurs avaient, certes, finies à la poubelle par mort naturelle mais elles avaient eu leur effet. Une bonne fleuriste devait toujours savoir comment composer le bouquet en fonction du gout du client. Et effectivement, elle, c’était une perle rare excellant dans son domaine. Aussi, ce fut par un sourire amusé qu’il lui répondit lorsqu’elle confirma qu’aujourd’hui, son employé faisait tourner la boutique. Il s’agissait donc d’un jour off. « Alors, vous avez choisi un excellent droit pour vous ressourcer. L’air y est pur. » Et bien plus que lorsqu’il fallait redescendre au milieu des bouchons incessants, de l’agitation constante. Los Angeles était une ville vivante, ne s’arrêtant jamais. Elle était à son image, à ce bourreau de travail désireux d’atteindre la gloire en visant la perfection. Et elle était d’accord avec lui sur l’endroit en question. La vue était sublime. Non loin du Conservatoire, il jouissait d’une chance inouie de pouvoir profiter d’un si bel endroit. « Oui, je viens régulièrement ici. » Lui répondit-il tandis qu’il s’approcha un peu plus du banc. Il entreprit sans plus attendre de faire ses étirements, gardant néanmoins la jeune femme dans son champ de vision. Il n’allait pas lui tourner le dos en partageant un brin de causette quand même ! « Et vous avez été très bien conseillée, dans tous les cas. » Parce que c’était moins peuplé qu’à Beverly Hills. Et ce n’était pas du côté de Hollywood où beaucoup de touristes venaient chercher la vue du haut du célèbre panneau. A force, Gabriel avait cessé de le voir. Mais pour beaucoup, ça restait un lieu mythique. Fort heureusement, le Conservatoire n’était pas dans ce giron et pour le reste, il restait un havre de paix où l’on pouvait se ressourcer tranquillement. « Je passe quasiment toutes mes journées au Conservatoire. La musique est mon domaine de prédilection. Et je dois avouer que lorsque l’envie me prend, j’aime bien courir par ici. C’est calme, c’est beau et c’est reposant. » Prenant l’une de ses chevilles, il tira légèrement dessus sentant ses muscles se détendre après avoir été sollicité durant sa course à pieds. Perché en équilibre, il continua à parler. « Vous devriez venir plus souvent quand vous ne travaillez pas. » Il ne savait pas vraiment s’il avait dit cela pour lui, ou pour elle. La seule chose dont il était conscient à ce moment-là, c’est que tomber sur elle aurait été un immense plaisir. L’affection humaine était une chose bien mystérieuse dont il ne cherchait plus à comprendre. Peut-être parce qu’elle avait toujours été douce et attentionnée avec lui, parce qu’elle avait été une fleuriste exemplaire. Etait-ce trop ? Gabriel ne se posait pas tant de questions. Il agissait par l’instinct et par passion, un peu comme lorsqu’il se trouvait devant son piano et qu’il fallait composer au gré de ses envies et de son humeur du moment. L’inspiration sans doute. Les gens le disaient être un génie incompris, Delilah, elle préférait qu’on le considère comme un lunatique égoïste.  « Enfin, si on vous a parlé de cet endroit, c’est que vous ne devez pas être native de Los Angeles. » Ou alors, elle venait d’arriver il y a peu. Il faut dire qu’avant de la voir elle, il avait eu affaire à une autre patronne, tout aussi gentille que la blonde. Jusqu’au jour où cette dernière avait fait irruption. Gabriel ne s’était pas posé de questions.

Aujourd’hui, il conversait avec elle et naturellement, elle le questionna au sujet des bouquets. « Ils ont été appréciés. » Finit-il par dire en souriant de plus belle et en tirant sur son autre mollet. « De toute façon, ils le sont toujours. Vous avez un tel talent pour les composer. On voit que vous connaissez l’art des fleurs. Enfin… Je veux dire, on voit que c’est quelque chose qui vous passionne. Vous avez une manière de transmettre votre amour pour ces petites choses. » Si insignifiantes. Si fragiles. Si éphémères et porteuses de tant de messages. « Au fait, on ne s’est jamais vraiment présentés. Mais je m’appelle Gabriel, et je suis un pianiste professionnel, et vous ? » Il ne lui tendit pas la main, elle était moite par l’effort effectué. « Maintenant que nous nous voyons dans votre boutique mais aussi ici, je suppose que ce serait bien de mettre un prénom sur un visage. » Un visage ne laissant pas indifférent. Un visage qu’il n’oubliait pas, lui qui d’ordinaire, se laissait toujours envahir par le monde l’entourant. « Le monde est bien petit, je crois » Et il ne croyait pas si bien dire.

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Flora-Jade Parks
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MessageSujet: Re: Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]   Hier à 17:22

Once upon a time, You & Me ! ft. Gabriel & Flora-Jade
Los Angeles. Flora-Jade avait tellement de choses à apprendre de cette ville. Cela allait faire deux ans qu’elle était dans cette ville et pourtant, elle était loin de connaître tous ses secrets. Encore. Cela la changeait de Baltimore ou de New York. Littéralement. Elle ignorait si elle était capable de retourner un jour sur la côte Est. Peut-être pas. Peut-être jamais. Elle ne savait de quoi le destin était fait

C’était plutôt drôle de parler du destin. Du hasard. Elle n’était peut-être pas du genre à le croire... Ou plutôt, elle était du genre à se faire mille et un scénarios. Dans un film romantique, croiser le chemin d’un homme plusieurs fois par hasard, était-ce un signe ? Un destin ? Y’avait-il un quelconque message ? Allait-elle finir par l’épouser ? On pourrait finir par le croire. Ce scénario était digne d’une comédie romantique. Sincèrement. Et c’était trop beau pour être vrai... Aussi vrai qu’elle recroisait la route de ce fameux Caleb. Elle qui avait pensé qu’elle l’avait laissé à New York... Los Angeles était peut-être la ville maudite où tout le monde décidait de s’y retrouver et vivre pour finir ses jours. Flora-Jade avait déjà construit sa vie ici, avec sa boutique, ses nouvelles relations pour repartir aussi sec... Et elle ne pouvait pas abandonner sa cousine Layce. Surtout après ce qu’elle venait de faire : planter Dean à l’autel pour Connor. Et dans ce cas-là, impossible de parler de destin !

A croire que la solitude la faisait tourner bourrique, surtout quand elle laissait vagabonder ses pensées... Un homme près d’elle lui fit revenir à la réalité et ce n’était autre que ce client de sa boutique... Et  quand elle parlait de destin, sérieusement... Ouais, elle se referait un autre débat mental un autre jour. Et honnêtement, ça lui faisait plaisir de le croiser dans un autre cadre, un autre contexte. Gentiment, il était même ouvert à la conversation. A vrai dire, si elle était un peu surprise de le croiser, le sentiment en était réciproque puisqu’il s’en étonnait et le faisait savoir. En tout cas, si c’était sa journée off et qu’elle en profitait pour venir ici se ressourcer, quant à lui, il était apparemment du coin puisqu’il lui confiait passer ses journées au conservatoire. Un musicien en herbe alors ? Ou un professeur, peut-être ? Il paraissait si passionné par ce qu’il faisait et Flora ne pouvait que l’y encourager. C’était toujours merveilleux de faire ce qu’on aimait le plus. Après tout, ainsi, il n’y avait pas un seul jour de travail, n’est-ce pas ? La jeune femme sourit. Encore un peu, Flora allait rougir lorsqu’il lui suggérait de venir plus souvent ici. Qu’est-ce que ça insinuait ? Qu’il aimerait la revoir ? Ou bien... ? Quand elle pensait au hasard et au destin, Flora ne devait pas s’imaginer un tas de trucs car elle pouvait faire totalement fausse route. Il n’y avait peut-être pas d’arrière-pensées. Ce n’était que peut-être elle et son imagination complétement délurée car elle était en totale manque d’affection.

- En effet, je suis d’origine de la côte Est ! répondit Flora-Jade lorsqu’il avançait qu’elle ne devait pas être d’ici. J’ai grandi à Baltimore et j’ai vécu quelques années à New York, raconta-t-elle. Et puis j’ai décidé de tout changer et de vivre ici. Je ne regrette pas. J’ai tout ce qu’il me faut, désormais. Comme vous le savez, je suis devenue propriétaire de ma boutique, alors professionnellement, je ne peux pas rêver mieux.

Allez savoir pourquoi elle lui disait tout ça. Elle n’avait pas pour habitude de se révéler énormément. Elle avait plutôt tendance à écouter que parler. C’était dans sa nature d’introvertie. Par ailleurs, en parlant de son job, Flora s’intéressait également à ses compositions qui avaient sans aucun doute plu. Dans le cas contraire, elle ne le verrait sans doute pas aussi souvent dans sa propre boutique. Qui savait si elle ne devait pas finir par lui faire une petite carte de fidélité personnelle. Il la mériterait bien sûrement après ces petits compliments qu’il lui faisait là. De les entendre lui faisait chaud au cœur. L’art floral était sa passion, sa vocation et cela faisait plaisir que cela se ressente. Ses paroles venaient d’un artiste. N’étaient-ils pas deux artistes dans leur propre domaine ? Toutefois, il devait être plus connu, non ? Elle ne le savait. Flora préférait rester une « artiste » dans l’ombre. Et même en restant modeste, elle ne se considérait pas spécialement comme une « artiste » réellement.

- Cela me va droit au cœur ! lui avoua-t-elle sincèrement.

Oui, elle allait véritablement rougir. Que son travail soit ainsi apprécié faisait toujours plaisir. Cela ne pouvait qu’être des fleurs pour certains mais pour elle, c’était beaucoup plus que ça. Elle avait l’impression de mettre de la couleur dans la vie des gens... et les clients ne venaient pas forcément que pour un bouquet mais également des conseils d’entretien, ou que ne savait-elle d’autre. Le meilleur restait encore lorsqu’elle était choisie pour colorer un mariage. Il n’y avait rien de plus beau qu’un événement tout aussi romantique... lorsqu’il ne tournait évidemment pas au désastre.

- J’ai de la chance d’avoir des merveilleux clients comme vous qui reviennent aussi souvent.

Cet inconnu prit les devants en se présentant. Gabriel. Gabriel ? Oh. Elle ne risquait pas de l’oublier de sitôt. A vrai dire, elle ne s’attendait pas à ce genre de prénom. En fait, elle n’y avait jamais pensé. Cela ne lui avait jamais effleuré l’esprit à savoir comment il pouvait se nommer... et elle le découvrait alors : il portait le prénom d’un ange.

- Enchantée Gabriel ! fit-elle, souriante. Je suis Flora-Jade ! se présenta-t-elle à son tour.

Et oui, elle avait un prénom composé qui pouvait totalement surprendre mais pas tant que ça quand on savait dans quoi elle bossait, dans le sens que oui, c’était le comble de s’appeler « Flora » ». La jeune femme découvrit par ailleurs son métier qui n’était autre que pianiste professionnel. Elle avait alors la réponse à la question qu’elle s’était déjà posée précédemment. Etait-ce un pianiste renommé ? Mystère. Peut-être qu’elle devrait se mettre à Googler sur son téléphone... ou bien ne rien rechercher pour garder un grain de mystère et ne rien gâcher. D’ailleurs, gâcher quoi ? Qu’il était potentiellement marié ! Il l’était. Pas besoin de Googler pour le savoir car il suffisait de regarder seulement sa main. Il fallait qu’elle descende sur terre. Vraiment !

- C’est toujours mieux que de s’appeler « machin truc muche » ! continua-t-elle, plaisantant et approuvant par la même occasion ses dires.

Le monde était si petit apparent... Flora-jade était bien d’accord. Et ô combien elle était bien d’accord avec ces paroles. Pas forcément parce qu’elle recroisait Gabriel dans sa vie par hasard et ce, dans ce quartier... elle pouvait associer ces paroles à d’autres situations dans sa vie mais là n’était pas la question.

- Je suis bien d’accord, et c’est comme si on n’était pas déjà suffisamment nombreux ! ajouta-t-elle. Il est certes, semble-t-il, petit mais il offre des merveilles.

Et ça, c’était tout un autre débat. Il n’empêche que la présence de Gabriel l’enchantait. Elle avait été si pensive jusque-là et voilà que cette petite conversation banale surprise lui faisait sourire. Il en fallait vraiment peu pour lui réchauffer le cœur.

- Des merveilles comme la musique ! enchaîna-t-elle. J'aimerais bien pouvoir vous voir jouer un jour ! s'intéressait-elle. Enfin, si c'est possible !?

Elle ne voulait pas s'imposer, non plus!

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Once upon a time, You & Me ! [Gabriel]
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