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 confessions intimes - nate & caro

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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
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MessageSujet: confessions intimes - nate & caro   Sam 23 Sep - 11:50

Sa vie avait changé du tout au tout depuis plus de deux mois maintenant. Elle n’avait plus besoin de faire attention à ce qu’elle portait, à ce qu’elle mangeait, à ce qu’elle buvait, à ce qu’elle disait, à ce qu’elle faisait – ni même à ce qu’elle ne disait pas ou ne faisait pas. Il lui avait fallu du temps pour réaliser la vie empoisonnée que lui offrait Eric, et non pas cette vie merveilleuse et remplie d’amour dont elle avait rêvé et cru pouvoir vivre avec lui. Il lui avait fallu du temps pour ouvrir les yeux. Il lui avait fallu du temps pour comprendre. Et depuis qu’elle était partie – grâce à Nate et sans nul doute à l’overdose qu’elle avait eu de l’Homme qui avait partagé sa vie pendant quatre longues années – elle se sentait de nouveau elle-même. De nouveau libre. De nouveau heureuse. De nouveau émerveillée. De nouveau déterminée. De nouveau épanouie. Elle savait parfaitement la chance qu’elle avait d’avoir autant de personnes près d’elle, prêts à tout pour elle. Elle savait parfaitement la chance qu’elle avait de pouvoir compter sur ces personnes qui ne l’avaient pas abandonnée, qui ne l’avaient pas laissée sombrer malgré les déceptions et les disputes. Nate était sans doute l’être le plus important dans sa vie – avec sa sœur – et elle avait conscience que sans lui, elle n’en serait sans doute pas là aujourd’hui. Elle avait un toit où dormir le temps qu’elle le voulait. Elle avait retrouvé du travail – non seulement parce qu’elle était excellente dans son domaine, mais également parce que Nate avait fait son éloge. C’était l’avantage sans doute de côtoyer aussi bien le personnel de l’Hôpital, quand on était pompier on pouvait quasiment prétendre connaître tout le monde. Elle reprenait sa vie en mains, grâce à elle-même oui, mais aussi grâce à son cousin. Elle n’avait pas besoin de le remercier à voix haute chaque fois qu’elle le croisait, car il détesterait l’entendre à longueur de journée et qu’entre eux, il n’y avait jamais eu besoin de se parler pour se comprendre. Elle le faisait à sa manière – en lui préparant de bons petits plats chaque soir quand il rentrait exténué d’un boulot hyper éreintant et exigeant, en lui faisant sa lessive quand il n’avait pas le temps, en laissant l’appartement nickel au maximum chaque jour pour pas qu’il ait l’impression de vivre dans une porcherie – cela dit, elle le faisait aussi pour elle. Non, ils n’avaient définitivement pas besoin de se dire les choses pour se comprendre. Elle n’avait pas besoin de l’entendre lui dire qu’il craquait pour Daisy Green, sn infirmière préférée. Elle n’avait pas besoin de l’entendre lui dire que c’était un véritable coup de cœur pour le comprendre. Elle l’avait déjà vu « amoureux » et elle avait déjà vu les dégâts que cela lui avait causés. Elle n’avait pas besoin de l’entendre lui dire qu’il avait peur. Elle n’avait pas besoin qu’il lui explique pourquoi il cumulait les conquêtes d’un soir, sans attache, sans sentiment, sans responsabilité. Ils étaient si différents, sur tellement de points, mais ils se comprenaient à la perfection. C’était aussi pour ça qu’elle avait eu envie d’approcher Daisy, d’apprendre à la connaitre. Si cette femme pouvait atteindre le cœur de son cousin, elle pouvait aussi bien le détruire que le chérir. Mais plus elle apprenait à connaitre la jeune infirmière, plus elle l’adorait. Plus elle apprenait à connaitre Daisy, plus elle avait envie que ces deux-là trouvent le bonheur – ensemble ! C’était d’une évidence déconcertante. Alors pas à pas, petit à petit, étape par étape, elle tentait de planter la graine dans l’esprit de Daisy que Nathaniel Brady n’était peut-être pas aussi salaud que ça, n’était peut-être pas aussi volage que ça, n’était peut-être pas aussi dragueur que ça. Elle ne parlait pas de Nate à Daisy chaque fois qu’elles se voyaient, elle ne voulait pas l’agacer ni le dégoûter du pompier, mais il était facile de placer une ou deux anecdotes par-ci, par-là puisqu’elle avait grandi avec lui et que la moitié de ses souvenirs le concernaient aussi. Daisy n’était pas le genre de femmes à se confier aussi aisément, et elle serait la dernière à avouer à Caro que son cher cousin l’intéressait ou l’intriguait suffisamment pour qu’elle ait envie de le connaitre, voire plus. Mais Caro percevait bien l’intérêt dans son regard quand elles parlaient de Nate. C’était suffisant pour encourager la kiné’ et croire encore en ce couple merveilleux qu’ils formeraient. Mais c’était sans compter sur l’appui du pompier en question.

Nate n’était pas aussi romantique que Caroline. Il n’était pas l’Homme d’une seule femme, surtout si celle-ci n’était pas sa fiancée. L’abstinence n’était pas un concept possible à ses yeux. Il avait une liste de conquêtes longue comme la Tour Eiffel, quand Caroline ne comptait seulement que trois amants dans sa vie. Voyez le fossé. Sur certains aspects, Nate et Jon étaient presque les mêmes, pensait-elle en rentrant chez elle ce soir-là. Penser à Jon lui était étrange parfois. Depuis la veille, ils communiquaient beaucoup par textos, et elle avait le sentiment qu’ils se livraient bien plus ainsi que lorsqu’ils se voyaient pour ses séances de kinésithérapie. Et elle avait le sentiment de pouvoir être une autre femme quand elle lui répondait par écrit, une femme qu’elle ne pouvait décemment pas être quand ils étaient l’un face à l’autre. Jouer avec le feu, c’était grisant, excitant, innovant, intriguant et fascinant. Il y avait quelque chose de dangereux et d’interdit qui rendait le tout incroyablement… puissant ? En tout cas, elle aimait être capable de ressentir ce frisson qu’elle pensait perdu à jamais, qu’elle se croyait incapable de ressentir de nouveau un jour. L’avait-elle seulement déjà ressenti ? Oui, sans doute, mais pas pour la personne en elle-même. Pour l’amour qu’elle désirait tellement ressentir et vivre. Pitoyable et pathétique, le réalisait-elle à présent. Mais avec Jon, c’était différent. Elle ne pouvait absolument pas être amoureuse, pas en si peu de temps et encore moins de son patron. Il ne pouvait absolument pas être amoureux d’elle non plus, pas en si peu de temps et encore moins de son kinésithérapeute. Elle ne ressemblait en rien à ses conquêtes habituelles en plus, et il ne ressemblait en rien aux hommes qui avaient partagé sa vie dans le passé. Non. Jon et Caroline, c’était un jeu du chat et de la souris qui les amusait tous les deux. Ils connaissaient la limite à ne pas franchir, et à partir de là : quel mal y avait-il à cette ambiguïté ? « Oh, merde tu m’as fait une peur bleue ! » qu’elle sursaute en faisant tomber ses clés sur le pas de la porte. Nate arrivait en même temps qu’elle, mais perdue dans ses pensées elle ne l’avait ni vu, ni entendu. Le réflexe veut qu’elle le tape à l’épaule, comme pour le punir de lui avoir fait peur – mais bien sûr elle ne le fait jamais fort, jamais pour faire mal, et ça le fait plus rire qu’autre chose. « Tu étais où ? Je croyais que tu devais en profiter pour te reposer un peu, reprendre des forces avant le grand retour ? » qu’elle joue à la maman avant de sourire, taquine et curieuse. « A moins que tu te sois décidé d’aller à l’Hôpital pour parler à une jolie brune aux yeux clairs ? » Depuis des jours qu’elle le tanne de le faire. Les hommes… Elle-même revient de son « tête-à-tête » avec Jon Winchester, et les révélations de leur conversation planent encore au-dessus de sa tête. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle ait pu se confier aussi aisément à un quasi-inconnu. Elle n’arrivait pas à croire qu’il ait pu aussi aisément se confier à elle, lui aussi. Jon était un homme secret, bourru, exigeant, méfiant et il le lui avait dit : il ne parlait pas de son passé avec n’importe qui. Pourquoi elle ? « J’espère que tu as envie de fromage ce soir, » qu’elle lui dit en rentrant dans l’appartement, « car j’ai prévu une raaaaaclette, Monsieur Brady. J’ai pas envie de cuisiner ce soir, mais j’ai faim. Et puisque tu vas tout me raconter, » qu’elle enchaîne en lui offrant son plus sourire, « il nous faut un repas de rois. Je n’ai mangé qu’un mini-sandwich ce midi exprès pour profiter de la pomme de terre, » qu’elle dit sur un ton gourmand en les sortant, « du fromage, » qu’elle continue en fermant les yeux devant le frigo ouvert, « et de la charcuterie à foison », qu’elle est ravie devant tout ce qu’elle a acheté plus tôt dans la journée. « J’épluche, tu laves ? » qu’elle lui propose alors comme à chaque fois qu’ils s’offraient un repas de la sorte – soit quasiment… au moins une fois par mois. « Alors… as-tu vu Daisy ? » qu’elle le lance sur le sujet.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Sam 30 Sep - 11:28

Je ne fais même plus attention à la musique qui a envahi l’habitacle de mon pick-up, malgré son volume élevé, car toutes mes pensées sont dirigées vers la jolie brune qui m’a ensorcelé il y a maintenant deux mois de ça. Daisy. Daisy Green. Un étrange sourire n’a pas quitté mon visage depuis qu’elle et moi nous sommes quittés quelques minutes plus tôt, à l’hôpital. Je m’y suis rendu pour faire ôter mon plâtre que je porte depuis deux mois, lorsque j’ai eu mon accident, et finalement, comme si les cieux avaient un dessein particulièrement en phase avec mes plus profonds désirs, Daisy avait sa pause juste à ce moment-là. Nous l’avons passée ensemble, à la cafétéria. Quinze petites minutes qui sont passées trop vite, bien trop vite. Mais quinze petites minutes qui m’ont apporté une montagne d’informations la concernant et surtout l’opportunité de la revoir bientôt. Nous avons parlé de ses origines, et je ne peux m’empêcher de penser à Hawaï, d’où ma belle infirmière est originaire. Mes yeux viennent immédiatement se poser sur la petite danseuse de hula en plastique qui se déhanche au rythme de la musique, collée sur mon tableau de bord. C’est kitsch, mais je l’adore. Un petit peu de dépaysement quand je roule, ça ne fait pas de mal. Alors maintenant j’imagine Daisy me danser le hula et soudainement, me voilà bien excité. J’aimerais bien la voir danser, même quand elle sort en boîte, elle a l’air de sortir par mal avec ses amis. Les boîtes, c’est pas trop mon truc, mais juste pour elle, j’y vais sans problème.
Je finis par garer ma voiture devant chez moi, et je vois ma cousine montrer les quelques marches qui mènent jusqu’à la porte de la maison. Il faut que je lui raconte mon petit tête à tête avec Daisy, elle va être toute excitée, et j’ai hâte de voir sa tête et ses grands yeux s’élargir encore plus par l’excitation. Je suis moi-même tellement excité que je me mange une marche et je me retiens de justesse pour ne pas m’étaler sur le devant de la porte. Perché dans mes pensées sur Daisy, je n’ai pas fait attention à mes pieds. Ca ne me ressemble d’ailleurs pas, je ne suis pas si maladroit d’habitude. En tout cas, cette presque-chute m’a remis les pieds sur terre, si je puis dire. Caro ! je m’exclame alors, près de ma cousine qui tente d’ouvrir la porte. Je crois qu’elle était plongée elle aussi dans ses pensées, car je viens de la faire sursauter et elle en a même fait tomber ses clés. Oh, merde tu m’as fait une peur bleue ! Je fronce les sourcils, surpris. C’est pas comme si, en plus, j’avais manqué de m’étaler « discrètement » sur le perron quelques secondes plus tôt. Ma chère cousine serait-elle troublée elle aussi ? Pardon, je m’excuse tout sourire, ce sourire qui ne me quitte plus depuis Daisy. Tu étais où ? Je croyais que tu devais en profiter pour te reposer un peu, reprendre des forces avant le grand retour ? A moins que tu te sois décidé d’aller à l’Hôpital pour parler à une jolie brune aux yeux clairs ? Je souris de plus belle à sa dernière remarque, mais je finis par froncer les sourcils en la regardant d’un air interrogateur. Je tente même de la sonder, car oublier qu’aujourd’hui je me faisais enlever mon plâtre, ça ne lui ressemble absolument pas. Qu’est-ce qu’elle a, ma Caro ? Tu es sûre que tu vas bien ? Allô la lune, ici la Terre ! j’ajoute tout sourire. Je tends ensuite ma jambe toute neuve en avant et développe mes bras dans cette direction. Admire un peu le travail ! j’énonce tout fier. Par contre t’as l’air bizarre, alors si jamais il y a quelque chose qui te tracasse ou… te « tracasse », je fais d’un ton suggestif en la regardant d’un air coquin, sache que je suis là. J’avais remarqué que Caroline envoyais beaucoup de textos ces derniers jours. Mais genre beaucoup. Je respecte sa vie privée, mais j’avoue que ça m’intéresse drôlement. J’espère seulement qu’il ne s’agit pas de l’autre connard d’Eric, parce que je ne la laisserai jamais retomber dans ses filets. J’espère que tu as envie de fromage ce soir, me dit-elle alors qu’elle rentre dans la maison. J’emboite le pas et je referme la porte derrière nous. Car j’ai prévu une raaaaaclette, Monsieur Brady. J’ai pas envie de cuisiner ce soir, mais j’ai faim. Et puisque tu vas tout me raconter, il nous faut un repas de rois. Je n’ai mangé qu’un mini-sandwich ce midi exprès pour profiter de la pomme de terre, du fromage, et de la charcuterie à foison. Je la suis jusqu’à la cuisine, surtout si elle me parle de raclette. J’en ai l’eau à la bouche rien que de voir tout ce qu’elle a acheté. On va se faire péter le bide ce soir, trop cool ! Bon, même si je devrais vraiment reprendre le sport parce que je sens que mes abdos commencent à être enfouis sous une couche de graisse. Et si je veux séduire ma Daisy, j’ai plutôt intérêt à être au top. Et puis je n’ai pas envie de laisser l’occasion à Otto de se foutre de moi, parce que ça, c’est bien son genre. J’épluche, tu laves ? me propose-t-elle. Je vais chercher les deux économes dans le tiroir et je lui en tends un. On ira plus vite à deux, je réponds tout sourire encore. Alors… as-tu vu Daisy ? Mon sourire s’accentue, faisant pétiller mes yeux et battre mon cœur un peu plus fort, je le sens. Je crois que je pourrais même pas te mentir en disant que non, vu la tête que j’ai, hein ? Et puis mentir à ma cousine, ça ne me viendrait même pas à l’idée. Après qu’on m’a enlevé le plâtre, j’ai croisé Bernie qui m’a dit que Daisy commençait sa pause. Alors je suis allé la voir. Elle était avec le Docteur McDreamy, là. Je crois qu’il ne m’aime pas beaucoup, celui-là, d’ailleurs. Et je m’arrête d’éplucher pour regarder Caro d’un air curieux. Tu le trouves beau, toi ? J’ai l’impression que toutes les infirmières bavent dessus, c’est fou. C’est la blouse blanche qui vous fait cet effet ? je demande, même si je suis rassuré de savoir que Daisy ne s’intéresse pas à lui, elle. Je reprends mon épluchage de patates tout en reprenant mon récit. On est allés boire un café ensemble à la cafétéria. Daisy et moi, je veux dire. Pas le docteur. Puis j’émets un petit bruit avant de reprendre. Cela dit, il était là aussi, à croire qu’il nous suivait. Du coup j’en ai profité pour me renseigner à son sujet, savoir si Daisy était avec ou quoi, parce que comme je t’avais dit, je la trouvais toujours un peu étrange en sa présence. Et là, elle me sort qu’ils sont ensemble ! Et attends, c’est pas le pire, elle me dit que c’est parce qu’elle veut juste faire une formation au bloc ! Genre juste par intérêt, quoi ! J’étais soufflé. Heureusement que ce n’était qu’une blague. Que je n’ai pas saisie sur le moment, mais bon. C’était une blague, en fait, je dis en rigolant légèrement. Sacrée Daisy ! je marmonne pour moi-même, avec toujours ce sourire jusqu’aux oreilles. J’ai l’impression de m’emballer quand je raconte tout ce qu’il s’est passé à la cafétéria. Une vraie gonzesse, je vous jure ! Mais avec Caro, je peux faire ça sans complexe. Je crois que j’ai une relation particulière avec les femmes de mon entourage. Déjà, quand j’étais jeune, j’aimais bien raconter ma vie à ma mère. Elle est toujours là pour m’écouter, mais aujourd’hui, je suis un peu plus secret avec elle lorsqu’il s’agit de mes affaires de cœur. Sûrement à cause de la pression que je ressens de devoir me marier et lui faire des petits enfants. Et avec Caroline, ça a toujours été naturel entre nous. Je suis content qu’elle ne soit plus avec l’autre manipulateur, j’ai récupéré ma cousine et notre relation a repris comme autrefois. Caro, c’est comme ma petite sœur, vraiment. Oh et tu sais quoi ! Daisy est à moitié hawaïenne ! je m’exclame en m’arrêtant d’éplucher à nouveau et en regardant ma cousine avec le même sourire que je porte depuis un moment déjà. Tu m’étonnes qu’elle est super canon. Hawaïenne ! Non mais le rêve ! Je soupire en repensant à sa beauté. Je me sais complètement sous le charme de la demoiselle, mais devant ma cousine, je l’assume pleinement. Je suis fichu, Caro, je dis en rigolant à ma cousine. C’est dingue comme cette femme me retourne le cerveau, c’est horrible ! J’ai tellement hâte de la revoir, en plus… Au secours. Et je repense alors que j’ai son numéro de téléphone, maintenant. Ca me donne une idée pour tenter de questionner ma cousine sur le bel inconnu à qui elle envoie autant de messages. Et je suis convaincu qu’il ne s’agit pas d’une amie, mais bien d’un homme. Devine quoi ! On s’est échangé nos numéros ! j’annonce tout fièrement en gesticulant sur ma chaise. Je vais pouvoir lui envoyer des textos… comme ça je me sentirai moins seul quand tu le fais, toi, à je ne sais qui… Ma voix a changé et devient curieuse. C’est quiiiii ? je demande, comme un gamin. T’as intérêt à tout me raconter. Et inutile de mentir, je sais très bien qu’il s’agit d’un mec. Qui te plaît. Et qui te fait oublier qu’on m’a retiré mon plâtre aujourd’hui ! Ha ! Grillée, la Caro !
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Lun 2 Oct - 19:20


Elle ne cachait jamais rien à Nate. Et il ne lui cachait jamais rien non plus. Non seulement parce qu’ils n’en étaient pas forcément capables, mais aussi et surtout parce qu’il existait une complicité sincère et forte entre eux depuis toujours. Elle avait la même complicité avec Sara, mais ces dernières années leur relation avait été parsemée d’obstacles et de blessures, des blessures qu’elles n’étaient sans doute pas prêtes à soulager pour l’instant. Sara refusait catégoriquement de la voir, de lui parler ou même de l’écouter – et Caroline ne lui en voulait absolument pas. Elle comprenait la distance et la rancœur de sa petite sœur. Elle comprenait qu’elle ait du mal à lui pardonner. Elle espérait cependant fortement que la situation se désamorcerait très vite. Non seulement pour elles, mais aussi pour Nate qui se retrouvait le cul entre deux chaises, comme on dit. Il les aimait toutes les deux, et il était tout aussi complice et proche de Sara qu’il pouvait l’être de Caroline. A quelques détails près. Elle ne manqua pas de remarquer le petit sourire amusé de son cousin, ravi d’avoir fait son effet bœuf en la faisant sursauter. « Tu es sûre que tu vas bien ? Allô la lune, ici la Terre ! » Oui, elle était dans la lune. Oui, elle était ailleurs et ne l’avait ni entendu, ni aperçu. « Je vais parfaitement bien, Mr Brady. Je ne vois pas de quoi tu parles, » qu’elle nie ouvertement avant d’enfin ouvrir la porte. « Admire un peu le travail ! Par contre t’as l’air bizarre, alors si jamais il y a quelque chose qui te tracasse ou… te « tracasse » Elle lance un bref regard au plâtre qui a disparu, sans véritablement réaliser qu’il n’est plus là, preuve évidente qu’elle a l’esprit ailleurs et perturbé – mais ce n’est pas quelque chose d’inhabituel chez Caroline. Elle a souvent l’esprit préoccupé, elle a souvent la tête dans les nuages et elle a souvent l’air un peu perdu. Ça fait son charme – ou pas. Heureusement, le sujet dévie légèrement sur la bouffe – et sur leur ingrédient préféré : le fromage. Ils ne sont pas cousins pour rien, ces deux-là. Caroline adore cuisiner, et si habituellement elle pourrait passer des heures à mijoter un plat, ce soir-là elle n’a qu’une envie : poser ses fesses et savourer. La raclette, c’est le bon plan. Les voilà qui s’animent et qui se secondent à la perfection tous les deux, un train-train auquel ils s’habituent sans doute trop facilement, mais ça souligne encore bien leur complicité. « Je crois que je pourrais même pas te mentir en disant que non, vu la tête que j’ai, hein ? » « Tu ne pourrais jamais me mentir, Nathaniel Brady. Je te connais trop pour que ça fonctionne sur moi, » qu’elle rétorque en lui souriant. « Et la réciproque est vraie, » qu’elle ajoute avec une évidence dans la voix. « Après qu’on m’a enlevé le plâtre, j’ai croisé Bernie qui m’a dit que Daisy commençait sa pause. Alors je suis allé la voir. Elle était avec le Docteur McDreamy, là. Je crois qu’il ne m’aime pas beaucoup, celui-là, d’ailleurs. » « Hum. Quelque chose me dit que tu ne l’aimes pas non plus, je me trompe ? » qu’elle le taquine gentiment. La jalousie, c’était mignon à voir. Surtout pour Nate qui était loin de l’homme jaloux en temps normal. Preuve encore que Daisy Green était différente. « Tu le trouves beau, toi ? J’ai l’impression que toutes les infirmières bavent dessus, c’est fou. C’est la blouse blanche qui vous fait cet effet ? » Elle fait la moue, comme si elle réfléchissait intensément avant de répondre. « Il ne m’attire pas, mais je comprends que l’on puisse l’être, oui. Il est jeune, il est charmant, il sait parler aux femmes, il est intelligent et il sauve des vies – que veux-tu de plus ? Si ça peut te rassurer, » qu’elle ajoute en épluchant une à une les pommes de terre, « tu n’as rien à lui envier ». « On est allés boire un café ensemble à la cafétéria. Daisy et moi, je veux dire. Pas le docteur. » Rires, même si elle avait compris, ç’aurait été drôle que d’imaginer Dr Mcdreamy et MrFireman boire un verre en tête-à-tête. « Cela dit, il était là aussi, à croire qu’il nous suivait. Du coup j’en ai profité pour me renseigner à son sujet, savoir si Daisy était avec ou quoi, parce que comme je t’avais dit, je la trouvais toujours un peu étrange en sa présence. Et là, elle me sort qu’ils sont ensemble ! Et attends, c’est pas le pire, elle me dit que c’est parce qu’elle veut juste faire une formation au bloc ! Genre juste par intérêt, quoi ! J’étais soufflé. C’était une blague, en fait. Sacrée Daisy ! » Bien sûr que c’était une blague. Caroline ne connaissait pas Daisy comme sa poche, mais en une quinzaine de jours elle avait appris à cerner la jeune femme. Nul doute qu’elle était droite dans ses chaussures et qu’elle n’était pas du tout opportuniste. « Oh et tu sais quoi ! Daisy est à moitié hawaïenne ! Tu m’étonnes qu’elle est super canon. Hawaïenne ! Non mais le rêve !   » Rires, c’est tellement chou et adorable que de le voir sourire comme ça. C’est tellement chou et agréable de le voir fondre littéralement pour la jeune infirmière. C’est tellement chou et adorable de le voir craquer, vraiment craquer, de nouveau pour une femme. « Je suis fichu, Caro, » qu’il lui dit simplement. Comme elle comprenait son désarroi, et comme elle aurait envie de le rassurer et de lui dire que c’était merveilleux, merveilleux qu’il puisse ressentir de nouveau tout ça, ce frisson, cette adrénaline, ce manque, ce besoin, ce désir, cet élan… « C’est dingue comme cette femme me retourne le cerveau, c’est horrible ! J’ai tellement hâte de la revoir, en plus… » Elle comprend tellement, c’en est troublant. « Devine quoi ! On s’est échangé nos numéros ! Je vais pouvoir lui envoyer des textos… comme ça je me sentirai moins seul quand tu le fais, toi, à je ne sais qui… » Ses doigts trébuchent légèrement et elle suspend son geste un instant, avant de reprendre l’air de rien. « C’est quiiiii ? » qu’il n’est pas prêt de la lâcher – tout comme elle ne serait pas prête de le lâcher quand il s’agissait de Daisy. Elle ne pouvait rien lui cacher. C’était un fait. Elle le regarde et sourit, se donnait un air de « rien, ce n’est pas important ». « Ne t’emballe pas, Dino, » qu’elle dit simplement. Il n’y avait pas de quoi s’emballer. Absolument pas de quoi S’EMBALLER. « T’as intérêt à tout me raconter. Et inutile de mentir, je sais très bien qu’il s’agit d’un mec. Qui te plaît. Et qui te fait oublier qu’on m’a retiré mon plâtre aujourd’hui ! » Elle ouvre la bouche en grand, outrée, comme elle le fait si bien quand elle est… outrée. Et surprise en flagrant délit. « Mais absolument pas ! J’ai remarqué que ton plâtre n’était plus là, » qu’elle dit en regardant sa jambe, l’air un peu coupable. « C’est merveilleux d’ailleurs, comment tu te sens ? » qu’elle lui demande plus doucement l’air de rien. En vain, il n’est pas prêt de la lâcher et elle le comprend en un seul regard. « Bon, d’accord. Oui, c’est un homme. Non, ce n’est pas Eric, » qu’elle ajoute en continuant d’éplucher ses patates. « J’ai changé de numéro, et j’espère que ça le dissuadera de me retrouver pour de bon. Je te promets que je ne suis pas prête à reprendre contact avec lui, je te le dis car je sais parfaitement que ça t’a traversé l’esprit… » qu’elle lui dit en lui souriant tendrement. Il était là pour veiller sur elle quoiqu’il arrive, et elle savait parfaitement que cette idée le tracassait, tout comme ça la tracasserait si les rôles étaient inversés. « Mais ce n’est pas grand-chose, c’est vrai. C’est Jon. Mon patron, tu sais le boxeur dont je t’ai parlé ? Ce contrat est tombé du ciel, c’est une chance inouïe et une expérience que je ne peux pas louper. Jon est… » qu’elle continue sur sa lancée, un peu gênée tout à coup. Elle ne sait pas trop comment le décrire. Elle ne sait pas trop comment s’exprimer. Elle n’a pas envie de craquer pour cet homme, elle n’a pas envie d’être vulnérable. Pourtant, elle craque. Pourtant, elle est vulnérable. Et ça l’effraie bien plus que le harcèlement d’Eric. « Ok, je ne peux pas te mentir. Ça ne sert à rien d’essayer de le faire. J’avoue, je plaide coupable, il est possible que je craque un tantinet sur mon boss. Je sais, » qu’elle ajoute en levant une main avant qu’il ne lui confirme ses dires. « Ce n’est pas bien, ce n’est pas pro’, etc. Et je crois que je gère plutôt bien la situation. Ce n’est rien, quelques sms par-ci, par-là, non ? C’est plus un flirt platonique qu’autre chose, vraiment, » qu’elle tente de le convaincre et de se convaincre. « Puis, c’est un tombeur – pire que toi, si c’est possible. Je crois bien qu’il a une conquête différente chaque soir. Donc, tu vois… pas de quoi s’affoler et s’emballer, » qu’elle conclut en lui souriant, tout en sachant que c’était totalement faux. « Ça me fait penser, je pars en Espagne le week-end prochain, juste après ta grande fête de célibat. En tant que sa kiné personnelle, je dois le suivre quand il se déplace – et franchement… l’Espagne quoi ! » qu’elle lui dit toute excitée à l’idée de voyager et de découvrir d’autres horizons. « Promis, je t’enverrai des photos histoire de te faire rêver – et de te narguer, j’avoue aussi un peu, » qu’elle le taquine en ébouriffant ses cheveux, geste qu’elle adore avoir avec lui. « Tu peux sortir l’appareil, je vais mettre la table en attendant, » qu’elle lui demande en mettant les patates à chauffer. Ils en avaient pour une petite heure au moins avant de pouvoir passer à table, mais ils avaient sans nul doute une tonne de choses à se dire. Une fois fait, elle s’installe un instant sur le canapé, plaçant ses jambes sous son menton. « Tu craques vraiment pour Daisy, » qu’elle lui dit simplement. « Je ne t’avais pas vu ainsi depuis Maddy. Ça me ravie autant que ça m’effraie, » qu’elle lui confie en souriant. « Tu sais à quel point je suis romantique, et tu sais à quel point j’ai envie de te voir heureux – pire que tous les membres de notre famille, je te veux marié et papa, » qu’elle rit légèrement. « Mais je déteste te voir souffrir. Alors, promets-moi de faire attention ? » qu’elle lui dit doucement en lui prenant la main. Tout comme elle avait promis de faire attention à elle quand il l’avait sorti des griffes du banquier narcissique. « Daisy est quelqu’un de bien. Je n’ai pas besoin de la connaitre plus que je ne la connais déjà pour le savoir. D’ailleurs, j’ai une soirée de prévue avec elle jeudi soir, » qu’elle ajoute avec un clin d’œil. « Ne t’en fais pas, je serais discrète. Elle ne remarquera même pas mes questions et mes efforts à te rendre merveilleux à ses yeux, » qu’elle lui dit fière d’elle par avance. « Sinon, tu la revois quand alors ? Que lui as-tu proposé ? J’imagine qu’elle a accepté, ce qui est plutôt bon signe. Tu l’as invité à ta soirée ? Oh, j’espère qu’elle pourra être là… je me sentirais moins seule. Ne le prend pas mal mais tes copines en règle générale… MERCI BIEN, » qu’elle lui dit en grimaçant légèrement. « Est-ce que ça te gêne si j’invite Jon ? Je veux dire, c’est pas obligé, hein, » qu’elle tente de se rattraper et de faire comme si ce n’était pas important.

Ahahah. La bonne blague.

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Mer 4 Oct - 19:58

Tu ne pourrais jamais me mentir, Nathaniel Brady. Je te connais trop pour que ça fonctionne sur moi. Ca m’agace de l’admettre, mais elle dit vrai. Cela dit, la réciproque est également vraie ! Quand elle me disait que tout allait bien avec Eric alors que je la savais malheureuse, ça a été le plus gros mensonge qu’elle m’ait sorti. Et le moins convainquant aussi. Alors je lui parle de ma rencontre avec Daisy à l’hôpital, sous la haute surveillance du docteur McDreamy. En vrai il ne s’appelle pas comme ça, mais je n’ai même pas pris la peine de retenir son nom. Hum. Quelque chose me dit que tu ne l’aimes pas non plus, je me trompe ? Je grimace légèrement. Mais il m’agace, il a l’air suffisant, ce gars, genre il sait qu’il est plaît etc. Et puis OK, je l’admets, j’aime pas quand il tourne autour de Daisy ! Ca m’énerve, elle est… différente, devant lui. Comme s’il avait un certain pouvoir sur elle. Oui, je suis jaloux. Voilà, c’est dit, contents ? Alors j’interroge ma chère cousine sur ce qu’elle pense de lui, à croire que toutes les femmes tombent comme des mouches autour de lui. Peut-être que Caro le trouve à son goût également. Il ne m’attire pas, mais je comprends que l’on puisse l’être, oui. Il est jeune, il est charmant, il sait parler aux femmes, il est intelligent et il sauve des vies – que veux-tu de plus ? Eh, mais c’est moi qu’elle décrit ! Je rigole dans ma tête. Si ça peut te rassurer, tu n’as rien à lui envier. Oh qu’elle est mignonne. Merci, dis-je avec un sourire satisfait. Je savais que je pouvais compter sur toi pour regonfler mon égo, Caro ! j’ajoute en plaisantant. Mouais, je crois que je suis juste jaloux à cause de Daisy. Mais je dois bien avouer que je n’ai pas à me plaindre au sujet des conquêtes, l’uniforme de pompier aide tout autant que la blouse blanche, j’imagine. Et en plus, je suis plus musclé, sans vouloir me vanter. Alors je raconte un peu à ma cousine ce qu’il s’est dit à la cafétéria de l’hôpital entre Daisy et moi. J’en ai le cœur qui palpite rien que de repenser à tout ça. Et mon sourire ne me quitte pas, Daisy hante toujours mes pensées et c’est fort agréable. La perspective qu’il pourrait se passer quelque chose entre nous un jour m’excite complètement. Si je pouvais, j’accélèrerais le temps. Mais assez parlé de Daisy, c’est au tour de ma cousine de cracher le morceau. Ca fait des jours que je la vois sourire à son téléphone tout en pianotant dessus, et je peux vous dire que ça y va, les textos ! C’est à se demander si je ne vis pas avec une adolescente. Et tout ça me fait sourire. Parce que je suis content qu’elle s’intéresse à quelqu’un. J’ose espérer qu’il ne s’agisse pas d’Eric, mais je la vois mal retomber dans sa vie d’avant. Elle ne la regrette pas du tout, elle a repris un souffle de liberté et quand on y goûte, on n’en est jamais rassasié. Ne t’emballe pas, Dino, me prévient-elle alors que je suis impatient de tout entendre. Elle sait qu’il s’agit d’un mec qu’elle aime bien mais elle me ment effrontément, la coquine ! Mais absolument pas ! Non mais sérieusement. Elle en avait même oublié qu’aujourd’hui était le grand jour pour moi, le jour de la libération de ma cheville. D-Day ! J’ai remarqué que ton plâtre n’était plus là. Je grimace illico presto. A d’autres ! je dis en rigolant. T’es perchée sur ton nuage, là. C’est merveilleux d’ailleurs, comment tu te sens ? Ou l’art de détourner une conversation. Je rigole à nouveau. On s’en fout de comment je me sens ! Bon, perso, je suis sur le nuage d’à côté, le mien s’appelle Daisy. Crache le morceau ! Je croise les bras, en signe d’attente. Je ne bougerai pas avant qu’elle me raconte tout. Bon, d’accord. Oui, c’est un homme. Victorieux, je me redresse sur ma chaise et brandis mon économe devant moi. Ah ! Je le savais ! Non, ce n’est pas Eric. J’ai changé de numéro, et j’espère que ça le dissuadera de me retrouver pour de bon. Je te promets que je ne suis pas prête à reprendre contact avec lui, je te le dis car je sais parfaitement que ça t’a traversé l’esprit… Je lui souris tendrement. Je le sais, tout ça. Mais c’est bien qu’elle le verbalise aussi. Tu me le dis s’il revient t’embêter, hein ! Je serai moins gentil la prochaine fois. Qu’il la laisse tranquille une bonne fois pour toutes, ce serpent. Mais ce n’est pas grand-chose, c’est vrai. Mouais mouais… Pour la mettre dans cet état ? Je ne crois pas, non… C’est Jon. Je hausse un sourcil circonspect. Mon patron, tu sais le boxeur dont je t’ai parlé ? Ce contrat est tombé du ciel, c’est une chance inouïe et une expérience que je ne peux pas louper. Jon est… Je la coupe tout de suite. Jon ? Ah c’est juste « Jon » ? Il a pas de nom de famille ? C’est ton patron et tu l’appelles « Jon » ? Non mais je pose juste des questions. Ma cousine l’appelle par son prénom, c’est dire qu’ils se sont rapprochés… Et vite, en plus. Et est-ce que lui non plus, il ne sait rien, ce Jon-là ? je demande pour la blague. Il fallait que je la fasse. Ok, je ne peux pas te mentir. Ça ne sert à rien d’essayer de le faire. J’avoue, je plaide coupable, il est possible que je craque un tantinet sur mon boss. Je sais… Un tantinet ? C’est pas ce que j’appelle un « tantinet », moi. Elle lève la main pour interrompre ce que je m’apprête à dire, et reprend tout de suite la parole avant que je n’intervienne. Ce n’est pas bien, ce n’est pas pro’, etc. Et je crois que je gère plutôt bien la situation. Ce n’est rien, quelques sms par-ci, par-là, non ? C’est plus un flirt platonique qu’autre chose, vraiment. Oh la la, mais dans quoi elle s’est embarquée, ma Caro ! Caroline, c’est le genre à vouloir un prince charmant, la fille la plus romantique du monde. Et elle est sous le charme d’un boxeur qui en plus est son boss ? Le mec à la gueule un peu défoncée qui aime taper sur des gens. Je crois rêver. Puis, c’est un tombeur – pire que toi, si c’est possible. De pire en pire ! J’ouvre les yeux en grand, cette fois, ne dissimulant plus ma surprise. Je crois bien qu’il a une conquête différente chaque soir. Donc, tu vois… pas de quoi s’affoler et s’emballer. J’émets un rire nerveux. Ah non, je te confirme, pas de quoi s’emballer, Caro. Y a plutôt de quoi se méfier, oui ! Ou fuir ! Et tu craques pour ce genre de mec ? T’es sérieuse, là ? Ma surprise se transforme en inquiétude. S’il la fait souffrir, je ne peux même pas me targuer d’aller lui défoncer la tête, à ce Jon. Je serai perdant à coup sûr. Ça me fait penser, je pars en Espagne le week-end prochain, juste après ta grande fête de célibat. En tant que sa kiné personnelle, je dois le suivre quand il se déplace – et franchement… l’Espagne quoi ! Eh ben voyons ! En plus, maintenant, quand j’entends les mots « sa kiné personnelle », j’ai une autre image qui me vient en tête, et je peux vous dire qu’elle ne me plaît pas du tout. Je n’aime pas trop la savoir comme ça, près de l’homme qu’elle vient de me décrire, et en plus en Europe ! Tu es sûre que c’est raisonnable, Caro ? Je demande pour confirmation. Bien sûr, je ne vais pas la dissuader, je ne vais même pas essayer, elle est majeure et vaccinée, mais elle sort tout juste de cette relation destructrice avec Eric, et quand je la vois se lancer comme ça dans une relation qui m’a l’air vouée à l’échec, ça me stresse un peu. Et elle sera hors de portée, alors je ne pourrai même pas intervenir en cas de besoin, en cas d’urgence. Promis, je t’enverrai des photos histoire de te faire rêver – et de te narguer, j’avoue aussi un peu. Et là, elle fait ce que je déteste et qui me fait grogner à chaque fois : elle m’ébouriffe les cheveux. Argh ! Je fais en tentant d’esquiver. Non ! Pas l’attaque sur mes cheveux ! J’ajoute en commençant à rigoler. Je n’aime pas quand on me touche les cheveux, c’est comme ça. J’exige des photos que des jolies Espagnoles. Le reste, je m’en fous un peu, je réponds en plaisantant. Tu peux sortir l’appareil, je vais mettre la table en attendant. Je m’exécute avec entrain. J’ai tellement hâte de manger, ça m’a donné envie de préparer le repas avec elle. Je pars chercher le fameux appareil et je l’installe alors que ma cousine s’affaire à mettre la table. Voilà, il ne reste plus qu’à l’allumer et on est bon. Nous partons nous installer au salon, le temps que les pommes de terre cuisent. Tu craques vraiment pour Daisy, me dit Caroline en changeant complètement de sujet. Nous reviendrons sur son Jon après, je n’en ai pas fini avec elle. En tout cas, sa question me fait sourire et battre le cœur à nouveau un peu plus vite. Je regarde ma cousine dans les yeux et quand je réponds enfin, je ne peux résister à me dissimuler sous un regard timide et fuyant. Je tripote le tissu de l’accoudoir du canapé dans lequel je suis installé pour faire passer mon malaise. Complètement. Je crois que j’ai eu ce qu’on appelle un coup de foudre. Et me reviennent en mémoire les souvenirs de notre première rencontre, celle qui a fait affoler la machine sur laquelle j’étais branché, à l’hôpital, émettant des bips à n’en plus finir, à croire que je frôlais la crise cardiaque. Otto s’était foutu de moi, d’ailleurs. Je ne t’avais pas vu ainsi depuis Maddy. Ça me ravie autant que ça m’effraie. J’émets un léger rire. Et mois donc… je dis doucement. Et aujourd’hui, quand j’entends « Maddy », ça ne me fait plus aucun mal. Une page s’est tournée, j’ai l’impression. Tu sais à quel point je suis romantique, et tu sais à quel point j’ai envie de te voir heureux – pire que tous les membres de notre famille, je te veux marié et papa, mais je déteste te voir souffrir. Alors, promets-moi de faire attention ? C’est mignon, ce qu’elle dit, et ça me touche beaucoup. En fait, je ne sais pas trop… J’ai tellement envie de sauter à pieds joints dans cette aventure-là, de ne pas faire attention, d’y aller vraiment à fond. C’est très étrange. D’un côté, je suis persuadé qu’un jour ça se fera, et d’un autre, j’ai étrangement très peur que ça ne marche jamais. C’est complètement paradoxal et en plus Daisy sait très bien souffler le chaud et le froid. Et moi je cours. Je suis un peu con, je finis en rigolant. Daisy est quelqu’un de bien. Je n’ai pas besoin de la connaitre plus que je ne la connais déjà pour le savoir. Ca, je n’en doute pas. Elle est peut-être trop bien pour moi, c’est ça le problème, je dis calmement, alors que dans mon ventre, j’ai l’impression qu’une fourmilière y vit. D’ailleurs, j’ai une soirée de prévue avec elle jeudi soir. Ca a le mérite d’éveiller ma curiosité. Ah ouais ? je demande, intéressé. Eh, tu promets de ne pas raconter de conneries sur moi, hein ? Je te connais, je dis en pointant un doigt accusateur sur elle tout en souriant. Ne t’en fais pas, je serais discrète. Elle ne remarquera même pas mes questions et mes efforts à te rendre merveilleux à ses yeux. Je souris à sa réponse. C’est bon d’avoir une alliée dans le camp adverse. En tout cas t’as du boulot, ma vieille. Parce que là… c’est vraiment pas gagné ! je rigole avec un léger pincement au cœur. Sinon, tu la revois quand alors ? Que lui as-tu proposé ? J’imagine qu’elle a accepté, ce qui est plutôt bon signe. Tu l’as invité à ta soirée ? Oh, j’espère qu’elle pourra être là… je me sentirais moins seule. Ne le prend pas mal mais tes copines en règle générale… MERCI BIEN. J’éclate de rire. Elle exagère, quand même. En plus il y a Kimia, qu’on fréquente beaucoup. Elle est sympa, Kimi, c’est une crème. ‘Tain mais t’es vache, toi ! Et mes copines, elles t’emmerdent ! Je réponds en plaisantant totalement. Je n’ai pas encore invité Daisy à ma fête. Je n’ai encore invité personne. Mais… maintenant que j’ai son numéro, je vais l’inviter, en effet. Mais si je fais ça, c’est évidemment parce que je ne veux pas que tu te sentes seule. Le mensonge est tellement gros que personne n’y croirait. En fait, Daisy m’a confié avoir la phobie de l’eau. La pauvre, elle a perdu une amie à elle, noyée, alors qu’elles faisaient du paddle. Daisy l’a vue morte, le soir-même, quand l’océan a rejeté son corps sur la plage. C’est atroce. Quand elle m’a raconté ça, j’avais juste envie de la prendre dans mes bras, si tu savais… Elle avait l’air triste et super tendue. Et ça me fait de la peine qu’elle soit effrayée par l’eau, maintenant. Surtout que c’est pas du tout compatible avec moi, tu sais bien. Alors je lui ai proposé qu’on essaie de travailler ça. Et contre toute attente, elle a accepté le challenge ! Bon, maintenant, j’ai grave la pression, mais je vais tout faire pour que ça se passe bien. On n’a pas encore fixé de date, mais j’aimerais que ce soit rapidement, sinon, autant ne pas te mentir, je ne vais pas tenir. Et je rigole. Je suis accro à ma Daisy, je le sais. Et d’avoir eu mon shot de Daisy aujourd’hui, ça m’a donné envie d’en avoir un autre rapidement, tant le plaisir est intense. Et là un sourire coquin se dessine sur mes lèvres. En plus, je vais la voir en maillot de bain… Rien que d’y penser, ça me fait vachement fantasmer ! j’ajoute en rigolant. Même si Caroline n’a sûrement pas besoin de savoir ce genre de détails. Au fait, pour la soirée, je te le répète, tu peux inviter qui tu veux. Est-ce que ça te gêne si j’invite Jon ? Je veux dire, c’est pas obligé, hein. Ah, ben parfait. Je pourrai enfin le rencontrer et le jauger un peu, le Jon. Non, non, c’est bien, qui tu veux. Jon ou… si t’as des amies canons à l’hôpital, c’est bien aussi. Mais t’invites pas le docteur McDreamy, par contre, hein ! Je préfère la mettre en garde, tout en rigolant. Bon alors pour en revenir à ton mouton, il a quoi de spécial ce gars, pour que t’en tombes raide dingue comme ça ? Parce que vu le portrait que tu m’en as fait, ça donne pas franchement envie. C’est quoi son nom déjà ? Je veux dire, son nom entier. Parce que tes « Jon » - et là j’imite une fifille qui prononce le nom d’un mec en soupirant d’amour, pour imiter ma cousine tant elle a l’air accro – ça ne va pas m’aider à le chercher sur internet. Ouais parce que la boxe, c’est pas trop mon truc et je n’y connais absolument rien. Je saisis mon téléphone et j’ouvre l’application de recherche, prêt à taper pour y rentrer le nom du coup de cœur de ma cousine. Ca te fait pas peur, cette nouvelle… histoire ? Je ne sais pas comment appeler ça. Je sais que Caroline se freine parce qu’il est son patron, mais je vois bien qu’elle est complètement sous le charme, ça crève les yeux. C’est pas trop… tôt ? je demande, plein de bienveillance.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Mer 4 Oct - 22:19


Quand elle pensait aux dernières années, elle regrettait encore plus le temps perdu. Elle adorait ses soirées passées avec Nate. Bien sûr, ils ne vivaient pas ensemble avant Eric, mais ils se voyaient souvent, et s’ils ne se voyaient pas ils s’appelaient. Les conversations étaient toujours longues, épiques et intéressantes avec Nate. Elles lui permettaient de passer de bonnes journées, de rire, d’oublier le stress ou les journées compliquées quand il y en avait. Il n’y avait rien que Caro puisse cacher à Nate – pas même ses plus sombres secrets, si elle en avait. Elle n’avait jamais su lui mentir, et c’était sans doute pour cette raison qu’il n’avait jamais cessé de lui répéter que le banquier n’était pas bon pour elle. Qu’elle méritait mieux. C’était sans doute pour cela qu’il n’avait pas abandonné le combat. Parce qu’au fond, elle devait toujours avoir su au fond d’elle la vérité. Elle s’était juste voilé la face. Sans pouvoir la voiler à Nate. Dire qu’elle l’aimait et qu’elle voulait son bonheur, c’était un euphémisme. Sans doute le voulait-elle encore plus que sa mère ! Et c’était déjà quelque chose – maman Brady était une femme exceptionnelle, et elle n’avait eu qu’un seul fils. Aussi le chouchoutait-elle et ne désirait rien de plus que le bonheur de son fils unique. Quoi de plus normal ? Quand on aimait quelqu’un, on le voulait heureux. Quoiqu’il arrive. Coûte que coûte. Même si leur bonheur nous paraissait incompréhensible et surréaliste parfois. Mais Caroline n’avait pas été heureuse. Peut-être les premières semaines. Peut-être les premiers mois. Peut-être la première année. Mais plus le temps était passé, plus son bonheur s’était amenuisé. Plus le temps était passé, plus elle s’était accrochée à ce rêve intouchable. Elle y avait cru. Elle y avait cru. Et elle avait chuté. Oui, ces dernières années avaient été une perte de temps – une perte de temps qu’elle comptait bien rattraper avec Nate. Avec Sara – si sa sœur lui en offrait la possibilité. « Mais il m’agace, il a l’air suffisant, ce gars, genre il sait qu’il est plaît etc. Et puis OK, je l’admets, j’aime pas quand il tourne autour de Daisy ! Ça m’énerve, elle est… différente, devant lui. Comme s’il avait un certain pouvoir sur elle. » Oui, elle allait profiter de chaque instant, de chaque confession, de chaque moment, de chaque révélation, de chaque parole. Nate, jaloux ? Elle souriait à cette idée, elle souriait de le voir sourire, de le voir agacé, de le voir si vulnérable. C’était tellement soudain, tellement nouveau, tellement inattendu. « C’est un médecin, et elle rêve d’apprendre avec lui. Il en faut parfois moins pour être attentive. Elle admire le médecin, pas l’homme, » qu’elle lui dit en haussant les épaules. Cela lui semble logique et normal – peut-être parce qu’elle est elle-même une femme, peut-être parce qu’elle peut être tout aussi attentive et admirative quand elle rencontre une personne qui peut lui apprendre ce qu’elle a envie d’apprendre ? Allez savoir. « Merci. Je savais que je pouvais compter sur toi pour regonfler mon égo, Caro ! » Toujours, Dino. Toujours, même quand tu me saoules, qu’elle pense intérieurement. Il la saoule rarement cela dit. « Mouais, je crois que je suis juste jaloux à cause de Daisy. Mais je dois bien avouer que je n’ai pas à me plaindre au sujet des conquêtes, l’uniforme de pompier aide tout autant que la blouse blanche, j’imagine. » Oh, ça… elle lui lance un regard et un léger sourire dessine ses lèvres, lentement. Ce n’est pas un secret que Caroline est plutôt sensible au charme des pompiers – et ce n’est pas un secret que Nate refuse catégoriquement de lui présenter ses collègues. « Tu ne peux pas me vendre du rêve comme ça, à me parler du charme de votre métier, et m’interdire direct de m’approcher de la caserne, » qu’elle lui dit la moue faussement boudeuse tout en reprenant son travail de la soirée – à savoir éplucher les patates. Au fond, elle n’est pas forcément sérieuse. Au fond, elle ne cherche personne. Au fond, elle n’est pas prête à provoquer LA rencontre. Mais tout de même… admirer, profiter, fantasmer et jouir avec les yeux, ça ne faisait pas de mal, n’est-ce pas ? Or, fantasmer sur son cousin, c’était impensable et inenvisageable. D’ailleurs, il lui reproche de ne pas assez l’observer justement. De ne pas assez faire attention. « A d’autres ! T’es perchée sur ton nuage, là.. » Tout de suite les grands mots. « N’exagère rien non plus, » qu’elle dit en faussement abusée à cette idée. « On s’en fout de comment je me sens ! Crache le morceau ! » Un petit regard, taquine et faussement secrète – oui, elle jouait souvent faussement. Puisqu’elle finissait toujours par dire la vérité, par cracher le morceau et par s’ouvrir aussi facilement qu’un livre. Surtout à Nate. « Ah ! Je le savais ! » « Tu ne savais rien du tout, » qu’elle réplique malgré tout. « C’était juste facile à deviner, » qu’elle minimise sa victoire avant d’enchaîner sur un ton plus sérieux en évoquant Eric. Evoquer Eric, ce n’est pas un sujet à plaisanterie, ni à rire. « Tu me le dis s’il revient t’embêter, hein ! Je serai moins gentil la prochaine fois. » Sourire. Elle ne doute pas qu’il userait de ses pectoraux et de ses poings – même s’il était contre toute violence physique – contre le banquier harceleur. Elle espérait qu’il n’en aurait pas à venir à ça, jamais. Mais rien n’était moins sûr quand il s’agissait d’Eric. « Promis, je te le dirais… mais ça fait plus de deux mois maintenant. Je crois qu’il a compris. Je l’espère pour lui, parce qu’il n’a pas le choix. » Si les premiers temps elle craignait de l’écouter et de boire ses paroles ou de se laisser amadouer et charmer, aujourd’hui elle le sait : il n’y parviendrait plus du tout. Peut-être parce qu’elle s’est retrouvée ? Peut-être parce qu’elle a appris ? Peut-être parce que Nate lui a suffisamment expliqué qu’elle méritait mieux que ce bouffon ? Peut-être parce qu’elle avait rencontré Jon ? « Jon ? Ah c’est juste « Jon » ? Il a pas de nom de famille ? C’est ton patron et tu l’appelles « Jon » ? » Bah ouais… pourquoi, c’était mal ? Bien sûr, Caro, c’est mal. « Et est-ce que lui non plus, il ne sait rien, ce Jon-là ? » Elle suspend son geste, tourne la tête vers lui et lui lance ce regard si significatif de celui ou celle qui en a marre de la connerie de l’autre. Même si elle est bonne, sa blague. « Ah non, je te confirme, pas de quoi s’emballer, Caro. Y a plutôt de quoi se méfier, oui ! Ou fuir ! Et tu craques pour ce genre de mec ? T’es sérieuse, là ? » Elle le regarde un instant, sans comprendre. Bah quoi ? Elle craque pour un grand rouquin aux allures de vikings, est-ce si incroyable ? Elle craque pour un grand rouquin qui se veut bourru et coureur de jupons, mais qui cache bien plus de sensibilité qu’il ne veut laisser paraitre ? Est-ce mal ? Certes, Jon n’était pas le genre d’hommes sur qui Caroline craquait habituellement. Mais on grandissait, on mûrissait, on changeait avec le temps – nos goûts aussi, non ? Puis, on ne décidait pas forcément pour qui on craquait. « Ce genre de mec ? Nate, tu te tapes des mannequins, souvent sans cervelle. Bon, d’accord, je te le dis et je te le dis souvent. Mais tu ne le connais pas… » qu’elle tente de défendre son patron. « Puis, je sais pas pourquoi tu le prends tant à cœur… craquer ne veut pas dire tomber amoureux, vouloir se marier et fonder une famille. Je le trouve sexy et il m’attire physiquement, je ne le cache pas. Je suis romantique, » qu’elle ajoute en souriant, « et fleur bleue, mais ça ne veut pas dire que je suis aveugle et insensible à la beauté, » na ! Y avait rien de mal à apprécier ce qu’elle voyait chaque jour non ? « Tu es sûre que c’est raisonnable, Caro ? » Cette fois, elle sent vraiment sa crainte et ses doutes et elle se dit qu’elle aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant d’être aussi franche et directe. C’est vrai qu’elle n’a pas eu de merveilleux goûts en matière d’hommes ces dernières années… de quoi l’inquiéter. Pourtant, Jon, elle n’envisage rien avec lui. Elle ne peut pas envisager quoique ce soit avec lui. C’est du monde l’imaginaire et de la rêverie. Tout au plus, tout au mieux.

Le sujet est délicat et elle n’est pas forcément prête à cet instant de se focaliser sur elle et sur Jon, et sur le possible ou non de quoique ce soit entre eux. Aussi dérive-t-elle la conversation sur son voyage et sur le coup de cœur de son cousin. « J’exige des photos que des jolies Espagnoles. Le reste, je m’en fous un peu, » qu’il ose lui dire. « Que dalle ! Si tu dois recevoir des photos de femmes, ce ne devrait être que de Daisy, » et baaaaaaam ! Habitue-toi, Dino. Quand y en qu’une, y en qu’une. Surtout quand il en parle comme il en parle. « Complètement. Je crois que j’ai eu ce qu’on appelle un coup de foudre. » Ce n’est plus un coup de foudre, qu’elle se dit en l’observant tandis que les patates cuisent et que l’odeur de charcuterie et de fromage leur donne faim. « En fait, je ne sais pas trop… J’ai tellement envie de sauter à pieds joints dans cette aventure-là, de ne pas faire attention, d’y aller vraiment à fond. C’est très étrange. D’un côté, je suis persuadé qu’un jour ça se fera, et d’un autre, j’ai étrangement très peur que ça ne marche jamais. C’est complètement paradoxal et en plus Daisy sait très bien souffler le chaud et le froid. Et moi je cours. Je suis un peu con. » Ou amoureux. L’amour, c’était soudain. L’amour, c’était dévastateur – aussi bien dans le bon sens que dans le mauvais. L’amour, c’était inexplicable. L’amour, c’était imprévisible. L’amour, ça ne se commandait pas. Ça ne se décidait pas. Qu’on le veuille ou non, quand il débarquait on ne pouvait que subir. Pourquoi pas Nate ? « Elle est peut-être trop bien pour moi, c’est ça le problème, » qu’il ajoute sincère. Alors elle pose une main sur son bras et elle plante son regard dans le sien. « Personne n’est trop bien pour toi, ok ? Celle qui te fait battre le cœur est chanceuse, ou stupide si elle passe à côté, picétout, » qu’elle lui dit tout aussi sincère et légèrement remontée à l’idée qu’il puisse se sentir insignifiant et pas assez bien pour Daisy. Certes, il avait ses défauts. Certes, il avait beaucoup de chemin à parcourir. Mais il méritait. Et elle avait bien l’intention de le faire comprendre à la jolie brunette. « Ah ouais ? Eh, tu promets de ne pas raconter de conneries sur moi, hein ? Je te connais. » « Hum, des conneries je ne sais pas. Surtout si je bois de l’alcool. Ma langue risque de se délier et de dévoiler certaines choses, » qu’elle plaisante. « En tout cas t’as du boulot, ma vieille. Parce que là… c’est vraiment pas gagné ! » « Tellement pas gagné qu’elle a accepté de te voir en-dehors de l’Hôpital, » qu’elle rétorque en riant fière d’elle. Si ce n’était pas VRAIMENT pas gagné, n’aurait-elle pas tout bonnement refusé ? « Plus sérieusement, promis je serais sage. Si je peux chanter tes louanges, je le ferais, sinon j’ai l’intention de passer une excellente soirée avec une amie. J’adore vraiment Daisy, j’ai un coup de foudre moi aussi. Amical, relax. Je ne suis pas McDreamy, » qu’elle ajoute en le taquinant. « Je n’ai pas encore invité Daisy à ma fête. Je n’ai encore invité personne. Mais… maintenant que j’ai son numéro, je vais l’inviter, en effet. Mais si je fais ça, c’est évidemment parce que je ne veux pas que tu te sentes seule. » Bien évidemment. « Que de bonté envers moi, Dino, » qu’elle exagère ses propos. Elle espère cependant que Daisy pourrait être là. Le voir entouré de princesses bimbos. Et le voir n’avoir d’yeux que pour elle – si ça ne la faisait pas changer d’avis ça ! rien ne pourrait le faire. « En fait, Daisy m’a confié avoir la phobie de l’eau. La pauvre, elle a perdu une amie à elle, noyée, alors qu’elles faisaient du paddle. Daisy l’a vue morte, le soir-même, quand l’océan a rejeté son corps sur la plage. C’est atroce. Quand elle m’a raconté ça, j’avais juste envie de la prendre dans mes bras, si tu savais… Elle avait l’air triste et super tendue. Et ça me fait de la peine qu’elle soit effrayée par l’eau, maintenant. Surtout que c’est pas du tout compatible avec moi, tu sais bien. Alors je lui ai proposé qu’on essaie de travailler ça. Et contre toute attente, elle a accepté le challenge ! Bon, maintenant, j’ai grave la pression, mais je vais tout faire pour que ça se passe bien. On n’a pas encore fixé de date, mais j’aimerais que ce soit rapidement, sinon, autant ne pas te mentir, je ne vais pas tenir. » Mon dieu. Elle ne peut que poser sa main devant la bouche et se sentir émue. Elle n’a jamais assisté à ce genre de drame, et elle croise les doigts pour ne jamais l’être. Que son amie ait pu connaitre pareil deuil lui fend le cœur, et à cet instant elle l’aurait bien volontiers prise dans ses bras. Mais elle n’était pas supposée être au courant. « C’est terrible… » qu’elle dit en déglutissant avant de choisir de rebondir sur le positif. « Mais si elle a accepté le challenge, avec toi… c’est bon signe ! De toute façon, elle ne pourrait pas mieux tomber que sur toi… si y a bien quelqu’un capable de l’aider, c’est toi. » Et pas seulement parce qu’il était patient et qu’il craquait pour elle. Il avait ce don inné de mettre à l’aise et d’apaiser. « En plus, je vais la voir en maillot de bain… Rien que d’y penser, ça me fait vachement fantasmer ! » Elle lève les yeux au ciel, mais sourit malgré tout. Les hommes… tous les mêmes ! Jon n’avait vu que ses pieds ou ses jambes en photos – et encore ! – mais cela avait semble-t-il suffit à faire fantasmer dans la limite du raisonnable. « Au fait, pour la soirée, je te le répète, tu peux inviter qui tu veux. » Voui. Voui. Voui. Jon. « Non, non, c’est bien, qui tu veux. Jon ou… si t’as des amies canons à l’hôpital, c’est bien aussi. Mais t’invites pas le docteur McDreamy, par contre, hein ! » « Oublie mes amies canons de l’Hôpital – va falloir que tu t’habitues à ne VOIR et ne PENSER qu’à la jolie hawaïenne, ok ? » qu’elle le sermonne gentiment mais fermement. « C’est dommage, je ne connais pas le Dr McDreamy personnellement, » qu’elle dit faussement déçue. Cela dit, elle ne l’aurait pas invité pour autant si elle l’avait connu. C’était la soirée de Nate. Et elle le voulait heureux ce grand béta, pas jaloux et malheureux.

« Bon alors pour en revenir à ton mouton, il a quoi de spécial ce gars, pour que t’en tombes raide dingue comme ça ? Parce que vu le portrait que tu m’en as fait, ça donne pas franchement envie. C’est quoi son nom déjà ? Je veux dire, son nom entier. Parce que tes « Jon » » Comment ça, ça donne pas envie ? Comment ça raide dingue ? « ça ne va pas m’aider à le chercher sur internet. » Comment ça le chercher sur internet ? Elle tente de lui prendre le téléphone des mains, en vain. « Il s’appelle Johnny Winchester, et ça ne sert à rien de chercher sur le net – le net c’est rempli de ténèbres et de terreurs, » qu’elle dit en répliquant la célèbre citation de sa série favorite. « Et surtout de conneries à n’en pas finir, » qu’elle ajoute. « Ça te fait pas peur, cette nouvelle… histoire ? » C’est qu’il est inquiet. « C’est pas trop… tôt ? » Ok, finit les citations à deux balles, finit la plaisanterie et finit les esquives. « Je n’ai pas peur. Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’histoire. Je ne cherche pas d’histoire. Je ne cherche pas à rencontrer quelqu’un. Je ne cherche pas à tomber amoureuse – même si je suis toujours l’éternelle romantique et fleur bleue que tu connais, » qu’elle sourit tendrement. « Je ne sais pas quoi te dire… sincèrement, ne t’inquiète pas pour moi. Jon est loin d’être ce qu’il parait au premier abord. La première fois que je l’ai vu, je me suis dit que c’était un malotru grincheux et malpoli… Il se trouve que c’est quelqu’un de sensible, de gentil et de prévenant. Il ne cherche pas à m’amadouer. Il ne me ment pas. Il ne joue pas. Il ne cherche pas à me mettre dans son lit, comme tu sembles le croire. Il n’est pas manipulateur. Il n’est pas menteur. Il n’est pas méchant. Ce n’est pas Eric, » qu’elle lui dit doucement, pour le rassurer et pour se rassurer aussi. Elle le sait du plus profond de son cœur, Jon est à l’opposé de son ex-compagnon. « Je plaisante beaucoup et je joue beaucoup sur le fait qu’il est sexy et qu’il m’attire, » qu’elle ajoute. « Mais je suis sa kiné’ personnelle – inutile de visualiser quoique ce soit d’autre, » qu’elle l’avertit. « Et il est mon patron. Et tu me connais suffisamment pour savoir que jamais je ne mélangerai le plaisir et les affaires. Et surtout que je ne suis pas le genre de femmes qui s’envoie en l’air facilement. Quand tu as connu des centaines de conquêtes – et encore je n’ose pas dire milliers – je n’en ai connu que trois, cher cousin. Alors… sur le cul ? » qu’elle retrouve le ton de la plaisanterie. On fait moins le malin, n’est-ce pas ? « Tu le verras peut-être à ta fête, s’il accepte. Tu verras que, au fond, vous n’êtes pas si différent lui et toi… »

Les patates prêtes, ils purent se mettre enfin à table – et se goinfrer comme des petits gorets qui n’avaient pas mangé depuis des jours. « Le fromage, c’est la vie, » qu’elle dit simplement en savourant chaque bouchée. « Au fait, comme j’ai enfin une paie raisonnable et digne de ce nom… je me dis que je vais pouvoir commencer à chercher un appart’ et te rendre ton entière liberté, » qu’elle lance comme ça. « Enfin, je ne veux pas te faire de fausse joie. Je veux quand même trouver THE appart’, ça peut prendre du temps. Mais je compte sur toi pour faire le tour des lieux avec moi, hum. Ne me dis pas que je vais te manquer ? » qu’elle lui dit en voyant sa bouille.

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Dim 15 Oct - 20:06

Elle admire le médecin, pas l’homme, me dit Caroline, au sujet du docteur McDreamy, pour me rassurer. Daisy m’avait déjà rassuré sur ce point, elle n’était pas intéressée par lui, malgré la petite plaisanterie qu’elle m’avait faite et que j’ai crue sans vraiment me poser de questions, idiot que je suis. Oui, elle m’a dit qu’il était excellent dans ce qu’il faisait… je reconnais avec une pointe de mauvaise volonté. Je ne suis pas comme ça d’habitude, mais je me rends compte que lorsqu’il s’agit de Daisy, mon jugement est altéré et une certaine jalousie a tendance à prendre le dessus. C’est agaçant. Alors je demande naturellement si ma cousine fait partie de ces femmes qui tombent comme des mouches au pied du « beau » docteur. S’en suit une théorie sur l’uniforme et j’admets bien volontiers que le mien m’apporte aussi quelques intéressées… Tu ne peux pas me vendre du rêve comme ça, à me parler du charme de votre métier, et m’interdire direct de m’approcher de la caserne. J’éclate de rire, mais je redeviens sérieux en un rien de temps. Toi, c’est pas pareil…Mais tu as le droit de venir, si tu veux. De toute façon, j’ai déjà briefé mes hommes que le premier qui s’approche d’un peu trop près de toi aura affaire à moi. Je rigole à nouveau, même si ce que je viens de dire est totalement vrai. Caroline est déjà venue à la caserne, animant les envies et les désirs de certains pompiers travaillant ces jours-là. Un petit recadrage avait été nécessaire et j’ai fait en sorte que ma cousine tentatrice ne remette plus les pieds dans ma caserne. Ca, c’était il y a un moment. Et puisqu’on parle d’hommes, j’oriente à présent la conversation sur le destinataire mystérieux de ses très nombreux textos. Il s’agit de son patron, Jon Quelque Chose, je n’ai que la moitié des informations. Je vois bien qu’il plaît à ma cousine, même si elle tente de minimiser la chose. C’est raté puisque depuis le temps, je lis en elle comme dans un livre ouvert. Et j’avoue, je m’emballe un peu, laissant mon côté protecteur l’emporter. Cela a le don de faire monter ma cousine sur ses grands chevaux. Ce genre de mec ? Nate, tu te tapes des mannequins, souvent sans cervelle. Bon, d’accord, je te le dis et je te le dis souvent. Mais tu ne le connais pas. Puis, je sais pas pourquoi tu le prends tant à cœur… craquer ne veut pas dire tomber amoureux, vouloir se marier et fonder une famille. Je le trouve sexy et il m’attire physiquement, je ne le cache pas. Je suis romantique, et fleur bleue, mais ça ne veut pas dire que je suis aveugle et insensible à la beauté. En réponse à sa belle tirade, une légère grimace tord mes lèvres, mais je finis par admettre qu’elle a raison. Sur tout, d’ailleurs. Y compris la partie des mannequins sans cervelle. Cela dit, la dernière n’était pas de mon choix, et sincèrement, je m’en serais bien passé au final. Pardon Caro, tu sais bien que c’est parce que je m’inquiète pour toi. Mais tu as tout à fait raison, tu as aussi le droit de désirer quelqu’un pour son physique sans que ça te pousse à avoir une réelle histoire avec. Même si… je garde le silence en la regardant intensément, sourcils froncés… ça ne te ressemble pas. Il n’y a pas plus romantique que ma cousine, sérieusement. Je n’arrive pas à l’imaginer comme moi, couchant à droite, à gauche, succombant aux physiques de beaux Apollons comme je le ferais avec de nombreuses femmes. Mais c’est fini tout ça. Maintenant, il y en a une qui s’est accaparé mes pensées. Cela dit, je suis un homme et je fais une sacrée différence entre les sentiments et le plaisir charnel. Rares sont les fois où j’ai mixé les deux. Tu es sûre que c’est raisonnable, Caro ? Je finis par demander, plein de bienveillance. Ce genre de comportement est d’ailleurs plus masculin que féminin. Je n’aurai pas de réponse à cette question puisque Caroline détourne la conversation sur son départ pour l’Espagne. Mais je sais qu’au fond, elle va y réfléchir et se poser les bonnes questions. C’est sûrement déjà le cas, mais je veux qu’elle sache que je m’intéresse aussi à ce qu’elle fait et que je serai là pour la protéger s’il le faut.
Elle essaie de me narguer avec des photos de l’Espagne. Je riposte, en plaisantant, lui disant que seules les photos des belles Espagnoles m’intéressaient. Que dalle ! Si tu dois recevoir des photos de femmes, ce ne devrait être que de Daisy ! Je rigole et c’est le cœur qui s’accélère immédiatement à l’évocation de cette idée. Aaaahhh mais c’est avec plaisir ! Si tu en as, partage, n’hésite SURTOUT PAS ! C’est encore mieux que les Espagnoles, à n’en pas douter ! Et puisqu’on parle à nouveau de la jolie infirmière, je me lâche complètement auprès de ma cousine et je lui déballe tout. Tout ce que je ressens pour la jolie brune et comment j’envisage le futur, avec ou sans elle. En réalité, j’ai très peur de me casser la figure, encore une fois. Les échecs amoureux, je connais. La vie est bien plus facile quand on ne s’attache pas… Le cœur qui se déchire, ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de revivre. Et dans le même temps, je n’ai absolument pas envie de laisser passer une potentielle histoire, potentiellement la dernière de ma vie, sait-on jamais. Avec celle qui peut vieillir à mes côtés. Je sais, je vois loin, mais c’est tout ce que Daisy m’inspire. Auprès d’elle, je sais que je n’aurai plus peur de vieillir. Sa douceur, son humour et son esprit m’ont complètement envoûté. Les palpitations que j’ai ressenties lorsque mes yeux se sont posés sur elle la toute première fois ne sont sûrement pas anodines. Et là, c’est la partie romantique enfouie au fin fond de moi qui ose s’exprimer enfin. Seulement l’éternelle peur de l’échec sentimental plane toujours au-dessus de moi, et dans un défaitisme insupportable, j’émets l’hypothèse que Daisy soit trop bien pour moi. Elle a d’ailleurs une sale image de ma personne, après tout ce dont elle a été témoin en ma présence. Caroline pose alors sa main sur la mienne pour me rassurer à nouveau. Personne n’est trop bien pour toi, ok ? Celle qui te fait battre le cœur est chanceuse, ou stupide si elle passe à côté, picétout. Je souris sans vraiment le vouloir. Je ne suis pas certain que Daisy soit chanceuse que j’aie jeté mon dévolu sur elle. Et stupide, elle ne l’est certainement pas, je réponds pour la défendre. Je dirais même qu’elle est intelligente de monter des barrières entre elle et moi. Peut-être que je porte la poisse aux femmes qui me font battre le cœur. Enfin non, ce serait plutôt le contraire, à y réfléchir. Elles finissent toujours par trouver quelqu’un et être heureuse avec, sauf que ce n’est jamais moi. C’est arrivé deux fois et comme on dit, « jamais deux sans trois ». Quel coup du sort pourrait inverser la tendance ? Je soupire profondément, légèrement lassé.
Caroline m’annonce alors qu’elle va passer la soirée avec Daisy, très prochainement. Peut-être est-ce mon coup du sort ? Caroline, l’avocate du diable… Je lui fais promettre de ne rien dire de compromettant sur moi. Hum, des conneries je ne sais pas. Surtout si je bois de l’alcool. Ma langue risque de se délier et de dévoiler certaines choses. J’ai le droit de stresser ? Oui, un peu. Beaucoup, même. Alors je lui souhaite bon courage, la tâche de redorer mon image n’étant pas simple pour elle, et encore moins pour moi. Tellement pas gagné qu’elle a accepté de te voir en-dehors de l’Hôpital, me contredit ma cousine, ce qui a le don de m’arracher un sourire et de faire renaître l’espoir en moi. Tu as raison, rien n’est encore perdu. Il n’empêche que ça ne va pas être simple pour toi ! Plus sérieusement, promis je serais sage. Si je peux chanter tes louanges, je le ferais, sinon j’ai l’intention de passer une excellente soirée avec une amie. J’adore vraiment Daisy, j’ai un coup de foudre moi aussi. Amical, relax. Je ne suis pas McDreamy. Je fronce les sourcils, ne saisissant pas bien ce qu’elle veut dire. Que McDreamy a eu un coup de foudre plus qu’amical pour Daisy ? Je n’ose pas demander, pour ne pas passer pour un idiot jaloux, mais de toute façon, je sais que Daisy n’est pas intéressée, alors peu importe, au final. Je raconte alors la raison pour laquelle Daisy et moi nous revoyons bientôt, et tout comme moi, Caroline en a le cœur serré. Le drame qui a frappé Daisy nous touche tous. Je sais ce que c’est que de perdre quelqu’un qu’on aime, un ami. C’est terrible… Mais si elle a accepté le challenge, avec toi… c’est bon signe ! De toute façon, elle ne pourrait pas mieux tomber que sur toi… si y a bien quelqu’un capable de l’aider, c’est toi. Sa gentillesse me fait sourire tendrement. Je sais que ma cousine m’adore, au sens propre du terme. Et c’est réciproque. J’espère y arriver, vraiment, je dis tout bas, plein de questionnements toutefois. On finit par parler de la fête que j’organise bientôt pour fêter mon nouveau célibat. Caroline sait qu’au final, j’ai toujours été célibataire, mais je dois continuer de faire illusion aux yeux des autres quelques temps. Alors je lui propose d’inviter qui elle voudra, même son Jon. Ca me plaît qu’il soit là, comme ça je pourrai en apprendre plus sur lui et veiller au grain. Pour plaisanter, je propose même à Caro d’inviter de jolies collègues de l’hôpital. Oublie mes amies canons de l’Hôpital – va falloir que tu t’habitues à ne VOIR et ne PENSER qu’à la jolie hawaïenne, ok ? J’éclate de rire. C’est dommage, je ne connais pas le Dr McDreamy personnellement. HA-HA-HA, je fais ironiquement. Je m’en passerais bien, de lui. Quant au reste… malheureusement je suis déjà habitué à ne voir et ne penser qu’à elle. Je suis foutu, Caro ! FOUTU ! Je hausse les épaules en signe de renoncement. Alors comme à un bon match de tennis, je renvoie la balle du côté du sujet « Jon ». A croire qu’il n’y a que lui et Daisy qui nous intéressent, finalement. Oh mon dieu, mais il n’y a que ça, en réalité ! Je m’apprête à le chercher sur internet, n’attendant que la réponse de ma cousine pour pianoter sur mon téléphone déjà à hauteur d’yeux. Il s’appelle Johnny Winchester, et ça ne sert à rien de chercher sur le net – le net c’est rempli de ténèbres et de terreurs, me répond-elle en essayant de m’arracher l’appareil des mains. En vain ! Je me lève et je commence à pianoter. Et surtout de conneries à n’en pas finir. Je souris de manière assez espiègle. On s’en fout, je veux connaître même les conneries ! Une seconde plus tard, les photos du fameux Jon s’affichent et mes yeux avides les scrutent une par une. Et devinez quoi ? Hormis les photos de lui sur un ring, il se trouve au bras d’une femme différente sur chacune d’elle. Mais dis donc, homme à femmes, tu ne m’as pas menti ! Alors mes yeux se détournent du boxeur pour découvrir les goûts de ce dernier en matière de femmes. Et je dois bien lui accorder qu’elles sont jolies. Cependant, ça ne me plairait pas de voir ma cousine sur l’une de ces photos. Qu’elle fasse simplement partie de son tableau de chasse, la énième qu’il a mise dans son lit. Elle mérite mieux que ça, même si elle me dit le désirer physiquement plutôt qu’autre chose. Ça te fait pas peur, cette nouvelle… histoire ? C’est pas trop… tôt ? je demande avec une inquiétude non dissimulée. Je n’ai pas peur. Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’histoire. Oui, bon, je ne savais pas comment appeler ça. Je ne cherche pas d’histoire. Je ne cherche pas à rencontrer quelqu’un. Je ne cherche pas à tomber amoureuse – même si je suis toujours l’éternelle romantique et fleur bleue que tu connais. Le sourire tendre qu’elle m’envoie alors radoucit mon cœur et lisse mon inquiétude. Je ne sais pas quoi te dire… sincèrement, ne t’inquiète pas pour moi. Plus facile à dire qu’à faire. A mes yeux, Caroline reste fragile. Elle sort tout juste d’une relation destructrice de quatre longes années où sa confiance en elle a été ébréchée et sa liberté réduite à néant. Jon est loin d’être ce qu’il parait au premier abord. La première fois que je l’ai vu, je me suis dit que c’était un malotru grincheux et malpoli… Il se trouve que c’est quelqu’un de sensible, de gentil et de prévenant. Mes sourcils se froncent à présent. La vision qu’elle a de lui m’inquiète et j’ai peur que sa naïveté l’aveugle à nouveau. Il ne cherche pas à m’amadouer. Il ne me ment pas. Il ne joue pas. Il ne cherche pas à me mettre dans son lit, comme tu sembles le croire. Mon sourcil remonte immédiatement et me donne une mine interrogatrice. Si seulement elle disait vrai. Il n’est pas manipulateur. Il n’est pas menteur. Il n’est pas méchant. Ce n’est pas Eric. Mes muscles se contractent à l’évocation de ce nom. Je plaisante beaucoup et je joue beaucoup sur le fait qu’il est sexy et qu’il m’attire. Mais je suis sa kiné’ personnelle – inutile de visualiser quoique ce soit d’autre. Touché. Et il est mon patron. Et tu me connais suffisamment pour savoir que jamais je ne mélangerai le plaisir et les affaires. Et surtout que je ne suis pas le genre de femmes qui s’envoie en l’air facilement. Oui mais d’après ce qu’elle disait quelques minutes plus tôt, on aurait pu le croire… Quand tu as connu des centaines de conquêtes – et encore je n’ose pas dire milliers – Je nie immédiatement en faisant non de la tête frénétiquement. Des milliers ? Il ne faut tout de même pas exagérer, je n’en ai connu que trois, cher cousin. Alors… sur le cul ? Je ne sais pas quoi répondre à sa longue tirade. Je n’ose même pas la contredire, je n’ai pas envie de m’immiscer dans ses affaires. Tu le verras peut-être à ta fête, s’il accepte. Tu verras que, au fond, vous n’êtes pas si différent lui et toi… Je finis par sourire à ma cousine, plein d’amour envers elle. D’accord, très bien. Ma réponse est courte, mais elle veut tout dire. Je laisse ma cousine gérer sa vie comme elle l’entend et mon rôle de protecteur s’arrête là où elle vient de poser les limites. J’ai hâte de le rencontrer, j’espère qu’il acceptera, j’ajoute avec un sourire. Et nous nous mettons à table, enfin. Au fait, comme j’ai enfin une paie raisonnable et digne de ce nom… je me dis que je vais pouvoir commencer à chercher un appart’ et te rendre ton entière liberté. Je m’arrête de mâcher et je la regarde, un peu interloqué. Elle est sérieuse ? En réalité, je m’étais bien habitué à sa présence ici. C’est très agréable de la voir et de partager mes soirées avec elle. En plus, elle me fait travailler ma cheville à domicile. Enfin, je ne veux pas te faire de fausse joie. Je veux quand même trouver THE appart’, ça peut prendre du temps. Voilà un petit sourire qui vient montrer mon soulagement. Mais je compte sur toi pour faire le tour des lieux avec moi, hum. J’acquiesce en silence, en reprenant ma mâche. Ne me dis pas que je vais te manquer ? J’envoie un nouveau sourire tout en déglutissant. Bien sûr que non ! De toute façon je t’aime pas, tu le sais bien. Un petit sourire espiègle plisse mes yeux brillants. Elle va me manquer, c’est certain.


***
Quelques jours plus tard…

Après avoir fait tous mes exercices pour la cheville, je me pose enfin sur le canapé pour regarder une rediffusion d’un match de football. Il est tard, et j’attends le retour de ma cousine de sa soirée avec Daisy. Je suis certain qu’il s’est dit des choses intéressantes lors de ce tête-à-tête féminin. Mais quoi ? Telle est la question à laquelle j’exige des réponses. En réalité, je suis un peu en stress. Parce que j’imagine que l’alcool a coulé à flots et coule sûrement toujours à flots à cette heure-ci puisque Caroline tarde à rentrer, et cela délie les langues. Et si malencontreusement Caroline a dévoilé mes sentiments pour Daisy, je crois que je vais la tuer. Remarque, si c’est le cas, Daisy a dû lui dire qu’elle n’était pas intéressée. Ou qu’elle l’était. Ou qu’elle ne l’était pas… je ne sais pas. Et ça me stresse. Je me dis qu’il vaut mieux savoir tout de suite avant que je tire des plans sur la comète. Enlever le pansement rapidement, c’est moins douloureux, à ce qu’on dit. J’ai beau regarder les joueurs de San Francisco courir sur le terrain et gagner leur match, mes pensées sont toujours et indéniablement tournées vers la belle infirmière. Elle ne pourra pas venir à ma fête samedi. Elle travaille, soit disant. Je ne sais pas si c’est vrai ou si c’est parce qu’elle n’avait pas envie de venir. Mais elle m’a donné une heure et un jour de rendez-vous pour notre séance aquatique à la plage. C’est bon signe ? Je n’en sais rien. Encore une fois. Toute cette histoire est en train de me torturer et j’ai hâte que Caroline revienne pour un débriefing. Je prends même mon téléphone et hésite un instant à lui envoyer un sms pour avoir des nouvelles, mais je renonce. Elle a le droit de s’amuser, elle a passé quatre ans à être obligée de rester chez elle comme une nonne dans un couvent, alors cette soirée avec Daisy doit lui faire un bien fou. Dépité, je soupire et je décide d’aller me coucher.

C’est lorsque je viens d’éteindre la lampe de chevet pour tenter de partir dans le doux pays des rêves peuplé de Daisy que j’entends enfin la porte d’entrée claquer. Claquer, oui. Vive la discrétion. Et j’entends un petit cri que je reconnais être celui de ma cousine. Je rallume ma lampe et je me lève pour la rejoindre. Lorsque je m’apprête à descendre les marches pour aller au salon, je l’entends monter. Il fait sombre, aucun de nous deux n’a allumé la lumière. Et j’entends un gros « boum » suivi d’un rire. Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Je tends le bras pour enclencher l’interrupteur et je découvre Caroline affalée dans les escaliers, un sourire aux lèvres. Je me mets à rire. Je crois qu’elle est cuite. Ca va ? je lui demande en descendant pour la relever. Eh ben dis donc, je vois que t’as passé une bonne soirée ! Je n’arrive pas à arrêter de sourire, amusé par la situation. Nous montons tous les deux jusqu’à sa chambre où je l’assois sur le lit. J’allais me coucher, là, j’attendais ton retour avec graaaaande impatience, si tu savais !

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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Mer 18 Oct - 13:55


Voir Nate quelque peu jaloux était si inhabituel que c’en était drôle quand ça arrivait. Et ça prouvait d’autant plus à Caroline que son cousin était complètement mordu de la jolie infirmière. Elle était aussi ravie qu’inquiète, car elle savait mieux que quiconque à quel point aimer pouvait être destructeur. Parce que la personne que l’on aimait n’était pas forcément la bonne. Parce que la personne que l’on aimait n’était pas forcément digne de confiance. Parce que la personne que l’on aimait ne pouvait pas nécessairement nous aimer en retour. L’amour pouvait être un champ de bataille parfois, et Caroline ne voulait rien d’autre que le bonheur pour son cousin. Si Daisy était la clé de ce bonheur, et si Nate était la clé du bonheur de son amie, elle serait plus que ravie d’y mettre son grain de sel. Cela ne l’empêchait pas de le taquiner et de le charrier – c’est ce qu’ils faisaient toujours l’un avec l’autre. Qui aime bien châtie bien, comme disait le dicton. Or, ces deux-là s’adoraient comme un frère et une sœur. Et il ne représentait pas moins aux yeux de la jolie blonde. Surtout depuis que Sara refusait catégoriquement de lui parler ou même de l’écouter. Tôt ou tard, elle finirait par confronter sa sœur, elle le savait, mais pour l’instant elle en était incapable. Alors se concentrer sur Nate et sa vie sentimentale, c’était une parfaite occupation. Tout comme l’aurait été la possibilité de se rendre à la caserne et de rencontrer de beaux et jeunes pompiers – mais ça, elle le garde pour elle. Caroline n’est pas une femme que l’on peut amadouer et mettre dans son lit aussi facilement, le nombre de ses amants le prouve d’ailleurs. Mais elle reste une femme, et elle sait apprécier la beauté à sa juste valeur. Cela dit, c’était une notion difficile à accepter pour le pompier. Elle comprenait parfaitement qu’il soit surpris de l’entendre dire qu’un homme était sexy. Elle comprenait parfaitement qu’il soit surpris de l’entendre dire qu’elle était attirée par un homme. Caroline était une romantique – elle avait besoin de fleurs, de sorties au restaurant, de flirts, de sorties au cinéma, de week-end à la Montagne. Elle avait besoin qu’on lui fasse la cour. Elle n’était pas la femme qui vous offrait une place dans son lit juste parce que ça la démangeait. Nate et elle étaient différents sur ce point, mais quand on grattait un peu ils ne l’étaient pas vraiment. C’était donc un fait, elle craquait pour Jon. C’était donc un fait, elle craquerait encore plus s’il n’était pas son patron. Cela dit, elle se savait maîtresse d’elle-même. Elle savait ce qui était juste ou non. Elle savait ce qui était bon ou pas. Elle connaissait ses limites. Et elle espérait que Nate comprendrait et respecterait cela. « Pardon Caro, tu sais bien que c’est parce que je m’inquiète pour toi. Mais tu as tout à fait raison, tu as aussi le droit de désirer quelqu’un pour son physique sans que ça te pousse à avoir une réelle histoire avec. Même si… » qu’il lui dit avec son charme naturel, le genre de charme qui vous donne envie de le prendre dans vos bras et de lui faire un câlin – Damn you Brady, « ça ne te ressemble pas. » Elle ne peut que lui sourire. « Être attiré par quelqu’un et le désirer est une chose, Brady. Succomber en est une autre. La différence entre toi et moi, Dino, » qu’elle continue en lui souriant, « c’est que je sais résister. Peu importe les merveilleux apollons qui se présentent à moi. Peu importe les beaux muscles qui défilent devant mes yeux. Peu importe les regards brûlants que l’on peut me lancer, ou les sourires évocateurs, » qu’elle continue. « Je résiste. Parce que je sais que je ne suis pas faite comme ça. Je ne peux pas différencier le sexe et les sentiments. Je ne sais pas faire. Et pour être honnête, je n’ai pas envie d’apprendre à le faire, » qu’elle conclut naturellement. Et pour le rassurer quant à ses actes irréfléchis qu’il l’imagine pouvoir faire. Depuis Eric, les hommes n’étaient pas vraiment une priorité dans la vie de la jeune femme. Le banquier l’avait quelque peu immunisée pour une durée indéterminée. C’était les risques à prendre, lorsqu’on vivait une séparation compliquée et douloureuse. Et si elle n’aimait plus Eric – l’avait-elle seulement aimé un jour ? – elle ne pouvait pas prétendre que le quitter fut aisé. Elle avait hésité pendant si longtemps, tant de semaines, tant de mois. Nate lui avait répété qu’elle valait mieux que ça et qu’il n’était pas bon pour elle, pendant si longtemps, tant de semaines, tant de mois. Mais lorsqu’elle s’était enfin décidée, Eric n’avait rien entendu. Lorsqu’elle s’était enfin décidée, Eric avait ri. Comme si elle avait dit quelque chose de stupide, d’absurde et de drôle. Comme si elle n’était plus rien sans lui. Alors elle était partie, sans le prévenir. Puisqu’il était impossible de raisonner avec lui, puisqu’il était impossible pour lui de l’écouter et de l’entendre, elle avait agi. Depuis, il ne cessait d’essayer de la retrouver – sa chance fut qu’il ne connaissait pas bien Nate, et qu’il ignorait totalement où il vivait. Et elle espérait fortement qu’il continue de l’ignorer.

Histoire de se changer les idées et surtout de changer la conversation de direction, elle rappelle à Nate qu’il ne devrait se soucier que d’une seule femme : Daisy. Il ne devrait désirer que des photos d’elle. Qu’il ne devrait penser qu’à elle. Bref, qu’elle devait être la seule et l’unique. Quelque part, elle l’enviait. Ressentir quelque chose d’aussi fort, c’était un cadeau du ciel. Etre capable de ressentir quelque chose d’aussi indescriptible et dingue, c’était un miracle. « Aaaahhh mais c’est avec plaisir ! Si tu en as, partage, n’hésite SURTOUT PAS ! » Elle éclate de rire devant son enthousiasme et sa bonne humeur. Elle n’avait pas de photo de Daisy cependant. Ce n’était pas comme si elles passaient leur temps à se prendre en photo – bien que d’autres infirmières et personnels médicaux à l’Hôpital le fassent bien volontiers. « Je ne suis pas certain que Daisy soit chanceuse que j’aie jeté mon dévolu sur elle. Et stupide, elle ne l’est certainement pas, » qu’il prend la défense de l’infirmière. Elle pourrait le rassurer en lui disant qu’elle était du même avis, mais elle estime ne pas en avoir besoin. Si elles passent autant de temps avec Daisy, c’est suffisant pour prouver qu’elle apprécie sa compagnie. Et si elle compte passer une soirée avec elle dans la semaine, c’est suffisant pour prouver qu’elle l’adore déjà. « Tellement pas gagné qu’elle a accepté de te voir en-dehors de l’Hôpital, » qu’elle lui fait remarquer fièrement. « Tu as raison, rien n’est encore perdu. Il n’empêche que ça ne va pas être simple pour toi ! » Pas grave, les Brady aiment bien les défis. Les Brady ne reculent jamais. Pas vrai ? D’ailleurs, seul un Brady peut être capable d’aider jusqu’au bout une personne à vaincre ses peurs. Si Daisy avait accepté la proposition de Nate, cela en disait long sur ce que le pompier était capable d’inspirer. La confiance. La générosité. S’il aidait Daisy, ce n’était pas pour la mettre dans son lit – bien que Caroline ne doutait pas un instant qu’il y pensait et y penserait souvent, si ce n’est pas tout le temps. Non, s’il le faisait c’était parce qu’il avait véritablement envie de l’aider. Cela en disait long sur l’homme aussi. « J’espère y arriver, vraiment, » qu’il avoue, peu sûr de lui. Nate n’était pas arrogant, mais le manque de confiance en soi ne faisait pas partie de ses défauts. Elle détestait le voir si démuni, même pour Daisy. Il la méritait autant qu’elle le méritait. « T’as bien réussi à gérer ma maladresse sur l’eau… et c’était pas gagné du tout ! Alors, crois-moi, tu vas y arriver, » qu’elle le rassure et l’encourage. Parce que sa maladresse, c’était quelque chose. Il n’y avait rien qu’elle ne faisait pas tomber – pas même elle-même lorsqu’un sol était trop glissant. C’en était souvent drôle, et parfois inquiétant. Mais sur une planche et sur les vagues, elle n’était plus que Caroline. Très vite, il évoque de nouveau sa fête et le fait qu’elle peut inviter qui elle veut. Bien sûr, elle ne pense qu’à une seule personne à ce moment mais c’est tellement tentant de le charrier en évoquant le Dr Mcdreamy. « HA-HA-HA. Je m’en passerais bien, de lui. Quant au reste… malheureusement je suis déjà habitué à ne voir et ne penser qu’à elle. Je suis foutu, Caro ! FOUTU ! » « Mais c’est super d’être foutu ! Surtout pour une personne aussi adorable que Daisy. Si c’était une grande garce, blonde platine et incapable de t’accorder le moindre regard, je te dirais de fuir et je secouerai avec toute la force dont je suis capable pour que tu ouvres les yeux. Mais là ? » qu’elle demande. Un peu comme lui quand il essaie de l’avertir et de la protéger contre Jon et les émotions qu’il réveille en elle. « On s’en fout, je veux connaître même les conneries ! » Il veut connaitre SURTOUT les conneries, elle n’en doute pas. Avoir de quoi lui montrer que ce n’est pas un homme bien et qu’il n’est pas fait pour elle. Elle le sait déjà. Malheureusement. « Mais dis donc, homme à femmes, tu ne m’as pas menti ! » Eurk, qu’elle n’a pas envie de voir ces photos. Eurk, qu’elle déteste cette pointe de jalousie qui s’empare d’elle. Idiote. Idiote. Idiote. Pourtant, ça ne l’empêche pas de rassurer Nate de A à Z, sans rien omettre. « D’accord, très bien. » Et d’être convaincante. « J’ai hâte de le rencontrer, j’espère qu’il acceptera ». Elle l’espère aussi. Fortement. Sur cette note positive, ils passent à table et dévorent comme si leurs vies en dépendaient. « Bien sûr que non ! De toute façon je t’aime pas, tu le sais bien », qu’il lui dit sans ciller, mentant sans gêne. « Tant mieux, parce que je te déteste tout autant, » qu’elle rétorque tout sourire en enfourchant une bonne fourchette de pomme de terre entourée de fromage fondu. Diable, y avait rien de meilleur qu’une raclette.

Elle était peut-être « lucide », mais bordel que ça tournait. Elle était peut-être « alerte », mais bordel que le sol semblait instable. Elle était peut-être « pompette », mais bordel qu’elle avait approché la limite de non-retour. Elle n’avait pourtant pas bu tant que ça – non ? Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas profité d’une soirée entre filles que pour le coup, elle en avait profité à fond. Et voilà qu’elle se retrouvait étalée dans les escaliers, presque débraillée et encore plus maladroite qu’en temps normal. « Oops, » qu’elle lance quand Nate allume la lumière, avant de rire. « Ça va ? Eh ben dis donc, je vois que t’as passé une bonne soirée ! » « Une bonne soirée, ça tu peux le dire ! Je le regretterai peut-être tout à l’heure au réveil, mais ça fait du bieeeeeeeeeeen, » qu’elle se justifie néanmoins. « J’allais me coucher, là, j’attendais ton retour avec graaaaande impatience, si tu savais ! » Oh elle n’en doutait pas, le coquin. Elle avait passé la soirée avec sa muse, l’objet de ses rêves, celle qui semblait avoir capturé son cœur. Aucune surprise de le voir si impatient de l’écouter. Mais elle ne dirait RIEN. ABSOLUMENT RIEN. « T’as intérêt à assurer maintenant, Dino. Parce que je lui ai fait un portrait de toi, mon petit… Mais alors un portrait de toi, » qu’elle répète en grimpant les escaliers avec son aide. « Si elle n’est pas conquise, je n’ai plus qu’à me reconvertir, » qu’elle lui dit en ôtant ses chaussures maladroitement, les éparpillant sur le sol de sa chambre et s’allongeant quelques secondes sur son lit. Elle se sent plus légère, mais la pièce tourne quand même légèrement encore. « Seigneur, je n’avais pas bu ainsi depuis des lustres. Pourtant, je le jure, je n’ai bu que 3 cocktails. Et j’ai mangé pour la semaine. Et j’ai dansé. Et j’ai ri, » qu’elle lui raconte. C’est qu’en une soirée, il s’en est passé des choses. C’est qu’en une soirée, il s’en est dit des choses.


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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Dim 22 Oct - 15:31

Voir ma cousine morte de rire parce qu’elle vient de se vautrer bien comme il faut dans les escaliers m’amuse beaucoup. Elle a dû passer une excellente soirée en compagnie de Daisy, c’est assez évident. Je me demande si Daisy est dans le même état, et si oui, j’espère qu’elle est bien rentrée chez elle, qu’elle est saine et sauve, vu qu’elle n’a pas de cousin qui peut voler à sa rescousse si elle s’étale dans les escaliers. Une bonne soirée, ça tu peux le dire ! Je le regretterai peut-être tout à l’heure au réveil, mais ça fait du bieeeeeeeeeeen ! Un sourire sincère fend mon visage en deux. Je soulève Caroline pour qu’elle se mette sur ses pieds et nous commençons à monter les marches tous les deux, moi étant sa béquille. On ne fait jamais, si elle tombait à nouveau, elle pourrait se faire mal, cette fois. T’as intérêt à assurer maintenant, Dino. Parce que je lui ai fait un portrait de toi, mon petit… Mais alors un portrait de toi… J’éclate de rire. Mon dieu, je m’attends au pire ! Si elle n’est pas conquise, je n’ai plus qu’à me reconvertir. Mon hilarité s’accentue. J’ai une idée, tu pourrais te reconvertir en kiné ! Je suis sûr que tu serais très douée pour ça. Sûrement plus qu’en marieuse. Nous entrons dans sa chambre et ma cousine s’allonge tout de suite sur le lit. Hep hep ! Pyjama, d’abord ! Je vais te chercher un verre d’eau, ça t’évitera peut-être le mal de tête demain matin. Et je vais aussi lui apporter un comprimé anti-gueule de bois. Seigneur, je n’avais pas bu ainsi depuis des lustres. Pourtant, je le jure, je n’ai bu que 3 cocktails. Et j’ai mangé pour la semaine. Et j’ai dansé. Et j’ai ri. Ah, le récit commence, il faut que je me dépêche. Seulement trois ? Il va falloir que tu reprennes l’entraînement alcoolisé, là, parce que trois c’est quand même très peu pour l’état dans lequel tu es. Je reviens, mets-toi en pyjama, en attendant. Je prends le verre posé sur la table de chevet de Caroline et je file à la salle de bain en face de sa chambre. Je fouille en vitesse dans l’armoire de la salle de bain pour prendre un cachet et je retourne dans sa chambre. Un peu d’eau te fera du b… je m’arrête en voyant ma cousine toujours dans la même position sur son lit, allongée à plat ventre, et les yeux clos. Tu dors ? je demande doucement en m’approchant. Peut-être qu’elle ferme juste les yeux. Mais non, pas de réponse. Ca me fait rigoler de la voir comme ça. Je remets le verre à sa place initiale et la petite pilule blanche à côté et je m’occupe de ma cousine. Je l’installe mieux qu’elle ne s’était installée elle-même. La tête sur un oreiller, ce sera déjà plus confortable pour elle. Je la mets droite dans son lit et je vais chercher une couverture pour la couvrir. Quand tout me semble dans l’ordre, je lui dépose un baiser sur le haut du crâne et je lui souhaite bonne nuit, même si elle ne m’entend pas. Je finis par quitter la pièce après avoir éteint la lumière et entrebâillé la porte. Retour à la case départ : moi dans mon lit, ne sachant pas ce qu’il s’est dit ce soir entre Daisy et Caro. La seule info qui a percé, c’est que ma cousine m’a apparemment bien vendu. J’espère qu’elle est restée honnête, sans exagérer certains côtés de mon caractère. Et… j’espère toujours qu’elle n’a rien dit sur ce que je ressens pour la jolie infirmière. Pauvre Daisy, Caroline a dû la bassiner avec moi. Elle a sûrement dû en avoir marre, mais la connaissant, polie comme elle est, elle n’a rien dit, laissant ma cousine causer. Je me retourne dans mon lit, tentant de trouver une position confortable qui m’aiderait à m’endormir. Mais mon cerveau tourne à plein régime, je suis en train d’imaginer la soirée et cela m’obsède. Si seulement Caro ne s’était pas endormie… Elle aurait pu m’en dire un peu plus sur ce soir. Je me demande comment Daisy était habillée… Elle devait être jolie. J’ai en mémoire le 4 juillet lorsque je l’ai vue pour le première (et seule) fois dans ses habits de tous les jours. En y repensant, un sourire me vient aux lèvres. Et comme par enchantement, le sommeil finit par m’emporter.

Au petit matin, c’est le chant des oiseaux perchés dans l’arbre près de ma fenêtre qui me réveille. Le soleil brille et une belle journée d’août s’annonce alors. Je m’étire et baille et je finis par me mettre debout. En sortant de ma chambre, je tourne la tête vers celle de Caroline où les rayons du soleil passent à travers l’entrebâillement de la porte. Je n’entends pas de bruit en bas, j’imagine qu’elle est toujours en train de dormir, ce que je vais vérifier, et c’est bien cela. Je descends alors préparer le petit déjeuner, pour quand Caro se réveillera. J’ai envie de cuisiner aujourd’hui alors je vais lui faire la totale, en espérant que la gueule de bois ne lui coupe pas l’appétit. Pancakes, œufs brouillés et bacon, l’incontournable petit déjeuner de warrior américain. J’ai même fait les pancakes de Caro en forme de cœur, parce qu’elle est romantique et que je veux l’amadouer pour lui soutirer toutes les infos nécessaires. Oui, je l’avoue, tout ça est calculé. Mais bon, ça me fait tout de même plaisir de lui faire plaisir, n’allez pas vous imaginer que je ne fais ça que par intérêt. Je pose tout sur un plateau et je finis par monter, voyant qu’il est l’heure pour elle de se réveiller. Je pose le plateau sur le lit, du côté libre, et je m’installe, m’adossant à la tête de lit. Je vérifie mes messages sur mon téléphone en attendant que la belle au bois dormant se réveille. Les diverses sonneries de notifications de mon téléphone ont raison de son sommeil, et c’est tant mieux. Good morning sunshine ! je fais tout sourire. J’espère que tu as passé une excellente nuit après tes trois cocktails d’hier. Il y a un verre d’eau et un cachet sur ta table de chevet, pour info, je lui dis en tendant le téléphone vers ma cousine pour la prendre en photo, elle et sa tête de lendemain de soirée arrosée. On ne sait jamais, ça pourrait me servir plus tard. Je pousse le plateau vers elle. Je t’ai préparé ton petit dej, t’as vu comment je suis gentil ? Je prends l’un des bouts de bacon et je l’enfourne dans ma bouche, mâchant la viande croustillante avec appétit. Tu sais, c’est pas très sympa de t’être endormie comme ça, hier soir. Tu savais très bien que je mourais d’envie de tout savoir. Je me redresse et me poste à présent devant elle, marquant une pause en plantant mon regard dans le sien. Raconte-moi tout. Elle était comment Daisy hier ? Un petit sourire béat vient se coller à mon visage et mes yeux se mettent à briller.
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Mar 24 Oct - 18:12


Une soirée entre filles, ça faisait une éternité qu’elle n’avait pas connu ça. Et c’était si agréable. Si drôle. Si amusant. Si glorifiant. Si épanouissant. Sans compter qu’elle avait passé une soirée plus que géniale avec Daisy, apprenant à se connaitre, réalisant qu’elles avaient encore bien plus de points communs qu’elles ne se l’imaginaient. Elles avaient trouvé une oreille confiante et attentive l’une et l’autre, et une amitié sincère et indestructible était née. Elles l’avaient compris toutes les deux. Aussi avait-elle assuré à la jolie infirmière qu’elle pouvait se confier à elle, elle ne la trahirait jamais – ce qui s’avérerait plus compliqué que prévu puisque Nate serait aux abois et à l’affut du moindre potin concernant sa chère et tendre Daisy. Elle n’avait jamais connu Nate aussi obnubilé et obsédé par une femme – pas même Charlie. Pas même Maddy. Pourtant, c’était un fait saisissant, Daisy pouvait faire ce qu’elle voulait du pompier. Elle n’avait qu’un mot à dire. Il était son éternel serviteur et chevalier. Mais aujourd’hui, Caroline comprenait mieux les précautions que prenaient Daisy. Aujourd’hui, Caroline comprenait que la jeune femme ait besoin de temps pour apprendre à connaitre un homme, apprendre à lui faire confiance. Aujourd’hui, Caroline comprenait que Daisy ne soit pas comme toutes ces autres pimbêches qui sautaient au cou de Nate, lui rendant la tâche trop facile. Séducteur né, il n’avait qu’à claquer des doigts pour qu’elles se pavanent et lui tombent dans les bras – pas drôle pour un homme tel que lui. Cela ne l’empêchait pas d’en profiter bien sûr, mais cela expliquait pourquoi aucune ne parvenait à saisir son cœur et son intérêt. Aucune, jusqu’à Daisy. Mais Daisy était loin des pimbêches que Nate ramenait à la maison en règle générale. Daisy n’était pas « une » parmi tant d’autres. Et en cela, Caroline devait faire attention. De ne pas en dire trop. Mais d’en dire suffisamment pour qu’il ne fasse pas le con. « J’ai une idée, tu pourrais te reconvertir en kiné ! Je suis sûr que tu serais très douée pour ça. Sûrement plus qu’en marieuse. » « Pffffff » qu’elle rétorque gracieusement avant de rire les yeux fermés. « Je suis une parfaite marieuse, cher cousin. Parfaite marieuse ! C’est bien connu, ça… ce sont ceux qui réussissent le moins dans leurs vies sentimentales qui arrivent à bien marier les autres, si si, » qu’elle assure, sûre d’elle et de ses propos. N’était-elle pas une catastrophe ambulante elle-même quand il s’agissait de son petit cœur romantique ? Ne craquait-elle pas pour les mauvais spécimens ? Mais Jon n’était pas mauvais. Mais Jon n’était pas un spécimen. Mais Jon… non. PAS JON. « Hep hep ! Pyjama, d’abord ! Je vais te chercher un verre d’eau, ça t’évitera peut-être le mal de tête demain matin. » Quelle adorable attention. « Seulement trois ? Il va falloir que tu reprennes l’entraînement alcoolisé, là, parce que trois c’est quand même très peu pour l’état dans lequel tu es. Je reviens, mets-toi en pyjama, en attendant. »  « Ohhhhh, que ferais-je sans toi ? » qu’elle minaude en l’observant passer le pas de la porte. La tête tournait, mais la fatigue surtout la rattrapait. Elle aurait aimé pouvoir attendre son retour et lui dire ce qu’elle avait à dire. Mais elle se rappelait qu’il lui fallait NE PAS DIRE GRAND-CHOSE, et se laissa donc bercer par les bras de morphée – suffisamment consciente pour se dire qu’il valait mieux dormir et être au top de ses capacités pour cette conversation. Sans le temps de rien faire, elle se laisse emporter avec joie dans un sommeil profond.

***

Ce fut l’odeur alléchante d’un petit déjeuner de princesse qui la réveilla. Suivie d’un mal de tête intense, soudain et malvenu. Oh, il y avait tellement longtemps qu’elle n’avait pas connu de gueule de bois comme celle-ci. Pour si peu d’alcool ! Elle était loin l’époque où elle pouvait se permettre de boire comme une jeune adulte – plus de trois verres, pour sûr. Une minute pour ouvrir les yeux. Une minute pour s’adapter à la lumière du jour. Une minute de grognements indistincts exprimant son mal-être. Une minute pour s’apitoyer sur son sort. Une minute pour se jurer de ne plus jamais boire une goutte d’alcool. « Good morning sunshine ! » Seigneur, sa tête allait exploser d’une minute à l’autre. Où était-elle ? Que faisait-elle ? Qu'est-ce qui se passait ? Le temps de s'adapter à la luminosité de la pièce - bien trop forte - et de comprendre qu'elle se trouvait dans son lit, et que Nate était allongé à côté d'elle, elle ne peut que l'observer d'un oeil à moitié fermé. « Arfhjfdjfj, » qu’elle sort à peine en s’asseyant tant bien que mal. Elle ferme les yeux un instant, car l’effort qu’elle vient d’accomplir est incommensurable et nécessite une minute de silence. « J’espère que tu as passé une excellente nuit après tes trois cocktails d’hier. Il y a un verre d’eau et un cachet sur ta table de chevet, pour info, » qu’il lui apprend. « Ahghfgjg… » qu’elle lui répond doucement d’une voix légèrement rauque avant de tendre la main pour attraper le Saint Graal et l'avaler difficilement. Manque de sommeil, et sans doute d’avoir chanté et crié la nuit dernière. « Je t’ai préparé ton petit dej, t’as vu comment je suis gentil ? » Elle jette un oeil au plateau qu'il lui a préparé, non vu jusque-là, et c’est magique. Son mal de tête n’empêche absolument pas son estomac de crier famine et de ronronner de plaisir à la vue des pancakes – en forme de cœur, seigneur elle craque – des œufs brouillés et du bacon frit. « Seigneur, si t’étais pas mon cousin, je t’épouserai sur le champ, toi, » qu’elle le remercie de bon cœur en s'installant plus confortablement et en se réveillant plus encore. « Tu sais comment parler aux femmes et comment faire oublier la gueule de bois, » qu’elle continue en attrapant son verre de jus d’orange – trop primordial pour être oublié – et en avalant une bonne gorgée. « La vache, j’ai pourtant mangé comme une tigresse hier soir, mais j’ai tellement faim ! » qu’elle s’étonne. « Tu sais, c’est pas très sympa de t’être endormie comme ça, hier soir. Tu savais très bien que je mourais d’envie de tout savoir. » Arhfhfhd. Tout savoir. Seigneur, concentre-toi Caro. Il ne peut pas tout savoir. Elle ne peut pas tout lui dire. Elle se goinfre donc, tant qu’elle a la bouche pleine, elle ne peut rien dire. « Raconte-moi tout. Elle était comment Daisy hier ? » Ahrhfjfkfkdk. Elle en a tellement dans la bouche, que ça lui grossit les joues. Mais ça va, elle reste digne et classe quand même – et ouais, la chance des Brady. Ils peuvent manger comme des gorets tout en gardant une certaine sophistication. Il attend patiemment, qu’elle avale et qu’elle réponde. Alors elle mâche. Elle mâche. Elle sourit – autant qu’elle peut. Elle avale lentement. « Il n’y a pas grand-chose à dire, » qu’elle réplique finalement en brisant le silence. « Elle était superbe, mais ça pas besoin de te le dire, tu le sais. Elle pourrait être venue avec un sac poubelle en guise de robe que tu la trouverais sublime, » qu’elle enchaîne en souriant tendrement. « On a passé une super soirée toutes les deux. On a surtout parlé du boulot, des collègues, de musique, de cinéma, bref de choses de la vie, » qu’elle reste énigmatique. « Je lui ai un peu parlé d’Eric… il a fait partie de ma vie et a été la raison de beaucoup de choses, notamment de décisions pourries que j’ai prises, du coup forcément, c’est venu dans la conversation. Et de toi, évidemment. Je lui ai dit que tu m’avais sauvé la vie – que tu étais un héros des temps moderne, » qu’elle exagère en souriant. « J’ai bu mes cocktails assez rapidement, du coup ça reste vague… mais je crois bien avoir évoqué Ellis… et Maddy… mais je ne garantis rien, » qu’elle grimace en étant désolée. Oups. « Sinon, elle m’a dit qu’elle te voyait ce week-end. Elle avait l’air… enchantée, » qu’elle dit pour le faire un peu mariner. C’était pas drôle sinon. « Et toi ta soirée ? » qu’elle demande l’air de rien en savourant son merveilleux petit déjeuner préparé avec amour par son cousin fou d’amour pour la première fois depuis longtemps. Si ça, c’était pas une raison pour s’amuser et apprécier sa gueule de bois.


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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Lun 6 Nov - 21:01

Ca y est ! Elle est réveillée ! Officiellement, je garde un calme olympien, mais officieusement, je trépigne d’impatience de savoir ce qui a été dit durant la soirée « filles » d’hier, entre ma cousine et ma dulcinée. Bon, le réveil a l’air assez difficile pour Caroline, et comme je la comprends. J’en ai fait, des soirées trop arrosées, dans ma vie. Et je pense que c’est loin d’être terminé, je compte bien encore profiter, sûrement samedi, lors de la fête que j’organise chez moi. Je vais essayer d’être sage, mais un verre en entraînant un autre… je ne garantis pas de finir indemne. Surtout que Daisy ne vient pas, je suis dégoûté. Elle aurait pu être l’unique raison de rester sobre et sage, mais comme elle ne sera pas là, c’est un peu comme si on me donnait carte blanche. Enfin je me donne carte blanche, pour le coup. Ahghfgjg… La réponse de ma cousine a le don de laisser échapper un léger rire de ma gorge. La pauvre tend le bras pour attraper le cachet magique et le verre d’eau qui apaiseront son mal de crâne. Je lui indique alors que son petit déjeuner est servi, sur un beau plateau posé sur le lit. J’en ai mis une part pour moi aussi, je l’ai attendue, même, pour déjeuner. Voyez un peu comment je suis gentleman ! Daisy, si tu m’entends… Seigneur, si t’étais pas mon cousin, je t’épouserai sur le champ, toi. Je fais une drôle de tête en imaginant la scène. C’est quand même super chelou. Tu sais comment parler aux femmes et comment faire oublier la gueule de bois, ajoute-t-elle alors. Mmmh mmmh, je fais doucement. T’as raconté ça à Daisy aussi, hier soir ? je demande innocemment. Il est temps qu’elle se mette à table, au sens figuré, puisqu’elle est déjà en train de picorer dans le plateau. La vache, j’ai pourtant mangé comme une tigresse hier soir, mais j’ai tellement faim ! Caroline est un ventre sur pattes. Sérieusement, elle mange autant que moi, et je peux vous dire que j’ai un bon coup de fourchette ! Sauf qu’elle, elle est minuscule et ne se dépense pas autant que moi, physiquement. Quel est son secret ? Je n’ai jamais pu savoir. Depuis qu’elle est petite, elle arrive à ingurgiter une quantité phénoménale de nourriture alors qu’elle reste toujours mince. Je pense à toutes ces autres femmes qui prennent un kilo rien qu’en regardant un pot de Nutella… La nature est mal faite ! Vous avez mangé quoi ? je demande, intrigué par sa remarque, histoire que j’imagine ma cousine et ma Daisy en train de passer leur soirée ensemble. Chaque détail est le bienvenu. En fait, j’aurais tellement aimé être avec elle, être une petite souris à les épier… Quoi que peut-être que Daisy a peur des souris. Un chat, alors, je suis sûr qu’elle aime les chats. Du coup, je tente de culpabiliser Caro sur le fait qu’elle se soit endormie hier soir sans rien avoir lâché de sa soirée. Et je pose des questions, évidemment. Sauf que ma cousine utilise ce vieux subterfuge que je connais très bien également, c’est pas elle qui l’a inventé et elle a l’air de l’avoir oublié. Et arrête de te goinfrer, tu essaies de gagner du temps, je le sais très bien, je lui dis d’un air suspect et amusé à la fois. Crache le morceau ! Et là je me reprends immédiatement. Enfin… pas littéralement. Avale ce que tu as dans la bouche, hein ! Je rigole à ma bêtise. Il n’y a pas grand-chose à dire, me répond-elle enfin. Mes traits deviennent sérieux et je ne la crois absolument pas. C’est ça, à d’autres ! Elle était superbe, mais ça pas besoin de te le dire, tu le sais. Elle pourrait être venue avec un sac poubelle en guise de robe que tu la trouverais sublime. Une espèce de sourire niais s’affiche à présent sur mon visage. Un point pour Caro. Et je le donne bien volontiers. Daisy est sublime, point barre. Dans n’importe quelle tenue, okay ?! Même un sac poubelle ! Elle était habillée comment ? je demande, curieux et impatient de l’imaginer pour secrètement fantasmer sur elle. Je me sers alors dans le plateau du petit déjeuner avant que ma cousine dévore tout, mais je ne perds pas une miette de ce qu’elle me raconte. Forcément, c’est trèèèès intéressant, tout ça. Même s’il s’agit de banalités comme « Daisy était superbe », non sans déconner… Tout le monde est d’accord pour le dire, ça. C’est pas vraiment un spoiler. On a passé une super soirée toutes les deux. On a surtout parlé du boulot, des collègues, de musique, de cinéma, bref de choses de la vie. Honnêtement, je suis super content que Caroline s’entende bien avec Daisy, qu’elles soient devenues amies. Parce que ça lui fait énormément de bien de pouvoir créer de nouveaux liens, après l’horreur qu’elle a vécue et qu’elle s’est infligée. Je suis plus qu’heureux de la voir reprendre une vie sociale et apparemment, elles se sont bien amusées hier soir. Oh, intéressant, et elle aime quoi ? On a des goûts similaires ? je demande aussitôt à ma cousine. J’ai l’impression d’être un adolescent qui cherche à tout prix à trouver des points communs avec la fille de ses rêves et qui a besoin d’une entremetteuse pour faire le boulot. Bientôt, je glisserai un petit billet doux secrètement dans le casier de Daisy, si ça se trouve… Je lui ai un peu parlé d’Eric… Oooh. C’est qu’elles ont vraiment parlé à cœur ouvert, alors. La conversation devient tout à coup bien sérieuse. Il a fait partie de ma vie et a été la raison de beaucoup de choses, notamment de décisions pourries que j’ai prises, du coup forcément, c’est venu dans la conversation. Je lui envoie un sourire compatissant. Et de toi, évidemment. Là, je me redresse immédiatement, par automatisme, prêt à entendre ce qu’elle a raconté sur ma personne. Un léger sourire éclaire même mon visage à cet instant. Je lui ai dit que tu m’avais sauvé la vie – que tu étais un héros des temps moderne. Mon sourire s’élargit et mon cœur devient chamallow. Je prends la main de ma cousine et je continue de lui sourire. Même si j’adore que tu m’appelles comme ça, tu sais, c’est vraiment normal, ce que j’ai fait. Et… la véritable héroïne, c’est toi. Je n’ai été que le conseiller, dans l’histoire. Un nouveau sourire et je me remets d’aplomb, lâchant sa main. J’ai bu mes cocktails assez rapidement, du coup ça reste vague… mais je crois bien avoir évoqué Ellis… et Maddy… mais je ne garantis rien. Oh. Mon visage arbore de nouveaux traits, plus inquiets, ceux-là. Je lutte un peu pour ne pas laisser la panique l’emporter, mais je la sens qui tambourine à la porte. J’ai un peu peur de poser la question, là… T’as… T’as dit quoi sur elles ? T’as tout raconté ? je demande, plus qu’inquiet. Je sais que Caroline a voulu bien faire, mais je ne sais pas si c’était judicieux d’en parler aussi tôt. Et puis… l’apprendre par ma cousine, je pense que ça aurait été mieux qu’elle l’entende de moi. Enfin… Je ne sais pas. Elle doit se dire que je mène une drôle de vie… Et si ça lui faisait peur ? je pense tout haut. Sinon, elle m’a dit qu’elle te voyait ce week-end. Elle avait l’air… enchantée. Et toi ta soirée ? Sa dernière remarque me fait sortir de ma réflexion, mais je n’y réagis même pas, tant je suis absorbé par cet éventuel problème sur les révélations de Caroline. De toute façon, je ne sais pas pourquoi je me prends la tête comme ça, si ça se trouve, elle n’est même pas intéressée par moi et ne se pose aucune question à mon sujet. Caroline pourrait lui dire que je suis agent secret, elle en aurait peut-être rien à cirer. Elle t’a dit qu’elle ne venait pas samedi ? Soi-disant qu’elle travaille. Elle te l’a confirmé ? Enfin je veux dire… peut-être que ce n’était qu’une excuse pour ne pas venir… Et là me reviennent les derniers mots de ma cousine : elle a l’air « enchantée » de me voir ce weekend. Je fronce les sourcils et je demande, dubitatif C’était pas ironique quand tu as dit qu’elle avait l’air « enchantée » ? On ne sait jamais. Après tout ce qu’elle me fait subir, c’est toujours les montagnes russes, avec la belle infirmière. Daisy a l’art et la manière d’ériger de grandes barrières entre nous. Alors souvent, je me pose sérieusement la question de savoir si elle est intéressée ou désespérément agacée par mes tentatives de flirt ou les petites attentions que j’ai pour elle. Et pour ma soirée, euh… Je dois réfléchir à ce que j’ai fait hier. Rien de bien transcendant, c’est bien pour ça que je ne m’en souviens pas des masses. Ah ça y est, ça me revient. Je me suis fait une nouvelle recette de risotto, il faudra que je te fasse goûter, c’était délicieux, et puis… j’ai mis un match de foot à la télé. Mais j’avoue que je n’ai pas arrêté de penser à vous. J’ai failli t’envoyer des messages pour savoir comment se déroulait la soirée, mais je me suis dit que tu préférais être tranquille. Mais n’empêche que… j’avais vraiment envie d’être avec vous ! Et de pouvoir revoir Daisy. Et à cette idée, mon cœur s’emballe un peu. Je soupire alors bruyamment et sans m’en rendre compte, je souris en imaginant la belle brune. Elle t’a parlé d’elle, un peu, alors ? Y a moyen de connaître quelques détails ? je demande d’un air coquin et faussement innocent. J’imagine que si Caroline a parlé d’Eric, Daisy a bien dû lâcher quelques petits détails de sa vie en contrepartie. Quels sont-ils ? Du genre… est-ce que tu sais si elle a quelqu’un en vue, déjà ? Elle m’a dit être célibataire, mais j’imagine qu’elle ne va pas le rester longtemps, parfaite comme elle est. Je dois avoir une concurrence de malade ! Et je pense réellement ce que je dis. Je dois me préparer à affronter vents et marées, à tenir la barre malgré la tempête.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Jeu 9 Nov - 18:19


Elle imaginait et comprenait parfaitement la curiosité qui animait les traits de son cousin. Comment réagirait-elle si, de son côté, il avait passé la soirée avec Jon entre potes ? Bon, contrairement à Daisy et elle qui devenaient de véritables alliées et amies, les deux hommes étaient loin d’être dans la même situation. Pire, Nate se méfiait de Jon comme de la peste. Et Jon ne semblait pas remarquer, ni accorder la moindre importance, aux regards soupçonneux et méfiants de son cher cousin. Mais n’empêche, elle serait maladivement curieuse et piétinerait d’impatience devant lui s’ils avaient passé la soirée ensemble. Mais il fallait bien reconnaitre que Jon se livrait de façon spontanée et naturelle à la jeune femme. Il ne lui cachait rien, ou presque. Ce qu’elle apprenait déjà elle-même chaque jour était suffisant pour qu’elle ose affirmer qu’elle connaissait plutôt bien Jon Winchester. Daisy était plus sauvage, plus réservée, plus craintive, plus méfiante. Elle ne se livrait pas facilement – pas même à Caroline – et elle se méfiait plus naturellement. Surtout qu’elle avait été témoin de scènes intrigantes, incompréhensibles et dérangeantes, qui n’aidaient absolument pas la cause de Nate Brady. Mais Caroline estimait avoir assuré dans son rôle d’entremetteuse la nuit dernière. Elle avait été sincère et honnête, n’avait pas amadoué la jeune femme pour qu’elle tombe amoureuse de ce grand bêta, mais elle avait ouvert les yeux aveuglés par le doute et la peur de l’infirmière. La balle était à présent dans son camp, et elle comptait bien le lui faire savoir de manière subtile – ou pas – une fois qu’elle aurait englouti son petit déjeuner comme si sa vie en dépendait. C’est qu’elle avait un faim de loup. Merci Tequila. « Mmmh mmmh. T’as raconté ça à Daisy aussi, hier soir ? » Oh, elle avait dit bien plus à Daisy hier soir. Beaucoup plus. Elle lui adresse cependant juste un sourire énigmatique. Elle aime bien le rendre un peu foufou, un peu dingos et le faire mariner. Ce ne serait définitivement pas drôle si elle lui balançait tout sur un plateau, d’une traite sans lui offrir l’adrénaline du suspens. Non ? « Vous avez mangé quoi ? » « Olalala, elle m’a emmené dans un endroit super en centre-ville, je ne connaissais pas mais on y mange super bien, y a de la musique, on peut danser et je crois même que certains soirs on peut chanter, » qu’elle lui raconte alors super enthousiaste. Non pas qu’elle chante juste, mais elle s’était tellement amusée et ça faisait si longtemps que ça n’était pas arrivé, elle avait hâte de recommencer. « On a mangé des tapas à gogo. Avec charcuterie. C’était supposé être notre apéritif, mais… ça a fait notre repas tellement c’était copieux. On a bu quelques cocktails aussi, et je crois que j’ai oublié le compte. Même si je reste persuadée que je n’en ai bu que 3… » qu’elle dit en fronçant les sourcils, tentant tant bien que mal de se rappeler ce détail ô combien important. Parler de bouffe, d’alcool, ça n’engageait à rien, mais parler de Daisy et dévoiler ses secrets c’était une autre affaire. Et rien de mieux que de se jeter sur la nourriture délicieuse qu’il lui avait apportée pour éviter de répondre à ses questions intrusives. « Et arrête de te goinfrer, tu essaies de gagner du temps, je le sais très bien », qu’il devine aisément car il la connait mieux que quiconque. Puis, peut-être bien qu’elle n’est pas aussi discrète qu’elle ne le souhaiterait. « Crache le morceau ! Enfin… pas littéralement. Avale ce que tu as dans la bouche, hein ! » Elle sourit à sa connerie, la bouche pleine, ce qui rend la grimace plutôt fendante et rigolote. Elle regrette cependant d’en avoir autant mis d’un coup dans sa bouche justement, car elle se sent tout à coup pleine et archi-pleine. « Elle était habillée comment ? » Ouais, ça elle peut répondre encore. Même si, comme elle lui dit, peu importait ses habits il l’aurait trouvé sublime. Cela dit, la jeune femme avait été réellement sublime. Caroline lui enviait tellement sa peau naturellement bronzée, sa peau lisse et son physique élancé. « Elle portait une sublime petit robe fleurie, jaune, qui lui collait parfaitement au teint. D’ailleurs, il faut qu’elle me dise où elle l’a achetée, je l’adore, » qu’elle se dit plus à elle-même en essayant de mémoriser cette petite parenthèse afin de ne pas oublier de lui poser la question la prochaine fois qu’elle la verrait. Elles avaient parlé tellement de choses et d’autres, elle avait oublié de retenir l’information capitale qu’était le nom de ce magasin. « Oh, intéressant, et elle aime quoi ? On a des goûts similaires ? » Elle avait surtout des goûts à elle. Et Dieu qu’elle en avait ! Si elle se rappelait bien – mémoire défaillante bonjour, merci Tequila – l’infirmière aimait lire (des romans à l'eau de rose principalement, comme elle quoi), elle aimait les séries (seigneur, elle qui pensait que Nate et elle étaient imbattables, elle se trompait !), elle aimait le cinéma (des films à l'eau de rose aussi - elles étaient amies pour la vie ! - et des disney, elles connaissaient les répliques par coeur en plus !), elle aimait danser et dansait depuis toute petite – ce qui leur faisait un point commun à elles. « Il y a tellement de choses qu’elle aime, et tellement de choses qu’elle n’aime pas… Honnêtement, n’as-tu pas envie de découvrir tout ça par toi-même ? Je veux dire, de la découvrir sans que je ne t’ai donné toutes les informations au préalable ? » qu’elle lui répond doucement comme elle le ferait à un enfant de cinq ans. Elle ne se moquait pas de lui, elle tenait juste à ce qu’il garde une part de mystère concernant Daisy. Qu’ils apprennent un peu à se découvrir l’un et l’autre comme apprennent un homme et une femme à se découvrir quand ils sont attirés l’un par l’autre. « Vous aimez les séries, le cinéma et la bouffe – c’est déjà un bon début, je crois. Et le sport, elle danse depuis toute petite. Et pour l’avoir vue à l’œuvre, elle sait bouger son corps sur la piste, » qu’elle lui raconte naturellement, avec aucune intention de faire rêver son cousin. Elle oublie totalement que c’est un homme, et qu’imaginer la femme de ses rêves bouger son corps sur une piste de danse c’est un fantasme assuré. Elle lève les yeux au ciel bien qu’amusée. Elle finit par lui dire qu’elles ont parlé de choses sérieuses aussi – Eric, les ex, les erreurs, les regrets, tout ça. Et le fait qu’encore une fois, il a été un héros dans sa vie. « Même si j’adore que tu m’appelles comme ça, tu sais, c’est vraiment normal, ce que j’ai fait. Et… la véritable héroïne, c’est toi. Je n’ai été que le conseiller, dans l’histoire », qu’il minimise légèrement. Certes, elle avait sauté le pas. Mais elle ne l’aurait jamais fait sans lui à ses côtés, sans lui derrière elle, sans lui pour la booster. « Le fait est que je n’en serais pas là sans toi, et ce n’est pas rien, » qu’elle conclut sur cette affaire en lui serrant affectueusement la main. Cependant, si elle lui devait sa liberté et sa reconnaissance éternelle, elle ne lui offrirait pas des réponses tant désirées aussi facilement. Elle pouvait raconter certaines choses, avouer certaines choses, mais elle en tairait d’autres. Cela dit, elle ne pouvait pas lui cacher qu’elle avait dévoilé quelques détails de sa vie personnelle, des détails importants et des détails qu’il était en droit d’être choqué et déçu qu’elle les ait révélés. « J’ai un peu peur de poser la question, là… T’as… T’as dit quoi sur elles ? T’as tout raconté ? » Elle lui adresse un regard sincère et légèrement désolé. Bafouer sa confiance était la dernière chose qu’elle souhaitait faire. Mais, si elle avait parlé c’était UNIQUEMENT pour son bien. « Je n’ai révélé que ce que je savais, c’est-à-dire peu de choses finalement. Concernant Ellis, je veux dire. Pour Maddy, disons que j’ai surtout fait l’éloge de ta capacité à penser aux autres avant de penser à toi, » qu’elle lui dit en souriant de nouveau, attendrie par cet homme qui avait su se faire du mal pour que la femme qu’il aimait jadis soit heureuse et épanouie, même sans lui. « Quant à Ellis… ça me désolait de la voir s’imaginer que tu avais fauté, que tu avais merdé, que tu avais été un goujat et un bourreau des cœurs… sa vision était faussée, alors j’ai peut-être révélé que ce mariage était fictif… que tu l’avais fait pour la protéger d’un danger que je ne connaissais pas, » qu’elle lui raconte en avant son jus d’orange, ne sachant pas comment il prendrait la chose. Elle avait agi dans son intérêt et pour que Daisy comprenne qu’il n’était pas le salaud qu’elle s’imaginait qu’il était. Mais au fond, elle savait que ce n’était pas son histoire, que ce n’était pas à elle de lui raconter. Il serait en droit d’être déçu et de lui en vouloir. « Elle doit se dire que je mène une drôle de vie… Et si ça lui faisait peur ? » Qu’il s’inquiète. Seigneur, il était vraiment accroc, vraiment mordu, vraiment foutu. Les Brady étaient dans la merde apparemment. « Elle est surtout désolée de t’avoir si mal jugé, » qu’elle lui dit simplement. « Je crois plutôt qu’elle admire ce que tu as fait. Ce n’est pas tous les hommes qui auraient accepté de mettre leurs vies entre parenthèse pour protéger une femme qu’ils ne connaissaient pas, surtout une femme comme Ellis, » qu’elle ajoute en grimaçant. « Elle t’a dit qu’elle ne venait pas samedi ? Soi-disant qu’elle travaille. Elle te l’a confirmé ? Enfin je veux dire… peut-être que ce n’était qu’une excuse pour ne pas venir… » Elle rit légèrement devant son air sceptique et quelque peu déçu si la jeune femme souhaitait l’éviter. « Crois-moi, si elle ne souhaitait pas venir elle te l’aurait dit sans se gêner – de façon courtoise et gentille sans doute, mais elle te l’aurait dit. Elle bosse vraiment, » qu’elle lui confirme et le rassure. « Je suis déçue moi aussi d’ailleurs, j’aurais eu une chouette compagnie. Heureusement, Jon sera là, » qu’elle ajoute avec un sourire qu’elle ne réalise pas aussi grand et aussi équivoque. « C’était pas ironique quand tu as dit qu’elle avait l’air « enchantée » ? » qu’il lui demande de nouveau, désireux de savoir principalement ce que la jeune femme pense de lui, ce que la jeune femme ressent pour lui. Elle le comprend, il a besoin de savoir si la porte est ouverte, s’il existe un « possible », s’il existe un espoir. « Pourquoi je serais ironique ? Tu le sais quand je suis ironique, Dino. Quand il s’agit de Daisy, j’essaie de ne pas l’être parce que je sais à quel point ça compte pour toi, » qu’elle lui dit simplement en haussant les épaules une nouvelle fois. Il finit par lui raconter sa soirée. « Je me suis fait une nouvelle recette de risotto, il faudra que je te fasse goûter, c’était délicieux, et puis… j’ai mis un match de foot à la télé. Mais j’avoue que je n’ai pas arrêté de penser à vous. J’ai failli t’envoyer des messages pour savoir comment se déroulait la soirée, mais je me suis dit que tu préférais être tranquille. » Elle l’imaginait parfaitement installé dans leur canapé à regarder le foot sans le regarder, prenant son téléphone, le relâchant, inlassablement. Que c’était mignon. « Je te remercie de nous avoir laissées profiter de la soirée, je sais que ça a dû être un supplice pour toi de ne pas me harceler, » qu’elle plaisante et ironise cette fois. « Mais n’empêche que… j’avais vraiment envie d’être avec vous ! » « Tu avais vraiment envie d’être avec elle, rectification, » qu’elle rétorque en souriant, nullement peinée par cette idée. Elle comprenait parfaitement son cousin.

« Elle t’a parlé d’elle, un peu, alors ? Y a moyen de connaître quelques détails ? » Et voilà qu’on y était. La ligne à ne pas franchir. La ligne à ne pas dépasser. L’heure de vérité. « Du genre… est-ce que tu sais si elle a quelqu’un en vue, déjà ? Elle m’a dit être célibataire, mais j’imagine qu’elle ne va pas le rester longtemps, parfaite comme elle est. Je dois avoir une concurrence de malade ! » Il avait TELLEMENT TORT. Non pas qu’elle soit pas sublime et qu’elle attire les regards, forcément Daisy méritait son succès auprès des hommes. Mais la jeune femme n’était pas si différente de Caroline sur ce terrain-là. Et la jeune femme était bien plus méfiante et plus hésitante que Caroline sur ce terrain-là. Pour de bonnes raisons. « Tu sais, Dino, quand je suis allée voir Daisy la première fois, j’avais la ferme intention de récolter des informations pour te les donner. Je voulais vraiment m’assurer qu’elle était bien pour toi et qu’elle te méritait, » qu’elle lui explique du mieux qu’elle peut. « Je n’avais pas du tout anticipé le fait qu’on deviendrait vraiment amies. Je sais que je ne te cache rien, et crois-moi j’aimerais pouvoir te dire absolument tout ce que je sais, mais j’ai fait une promesse et je tiens à la tenir, » qu’elle lui dit d’une petite voix désolée mais décidée. « En revanche, je peux au moins te dire ce dont tu as besoin. De la patience, Daisy n’est pas comme celles qui sont à tes pieds – comme l’autre greluche de Jessica, » qu’elle ajoute en grimaçant. « Tu ne peux pas la séduire en un claquement de doigts. On dira qu’elle a ses raisons d’être prudente, et j’ajouterai qu’elle et moi c’est du pareil au même, » qu’elle lui dit en souriant. Il comprendra bien qu’elle est romantique, qu’elle est fleur bleue et qu’elle ne saute pas sur le premier venu. « Et ne va pas t’imaginer qu’il y a une ribambelle de mecs à ses pieds, je peux t’assurer qu’il y a plus de femmes à ta porte qu’il n’y a d’hommes dans sa vie ou dans son cœur, » qu’elle lui dit en repoussant le plateau et la couette, bien décidée à aller prendre une bonne douche afin de se réveiller complètement et de se bouger les fesses. « Bon, et puis… je peux quand même te donner mon avis sur la chose, » qu’elle lui dit avant de franchir la porte de sa salle de bains, tout sourire. « Je crois franchement que tu as TOUTES tes chances. »


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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Dim 3 Déc - 18:14

Caroline, maintenant réveillée, m’apporte déjà quelques réponses aux milliers de questions que j’ai à propos de la soirée d’hier soir, entre elle et ma Daisy. Je ne sais pas pourquoi, j’adore l’appeler « ma » Daisy. Ce sont deux mots qui vont très bien ensemble et j’aime le son que ça produit dans mon oreille quand je m’entends le penser. Olalala, elle m’a emmené dans un endroit super en centre-ville, je ne connaissais pas mais on y mange super bien, y a de la musique, on peut danser et je crois même que certains soirs on peut chanter. Ma cousine vient de prononcer le mot magique : chanter. Cela accroche mon intérêt immédiatement. Ca s’appelle comment ? Faudra que tu m’y emmènes… On pourrait y aller tous les quatre, Daisy et moi, et toi et… Jon… je termine, un peu amusé, guettant sa réaction. Ce Jon, son patron, n’a pas fini de l’émoustiller, je le sens. J’ai hâte de le rencontrer samedi à ma soirée, comme Caroline voulait l’inviter, je n’allais pas dire non. C’est l’occasion rêvée pour jeter un œil sur ce qu’il se trame entre eux. Pour le moment, je dois bien reconnaître que je ne suis pas emballé, mais c’est simplement parce que je souhaite le meilleur à ma Caro et qu’après ce qu’elle a vécu, je n’ai pas envie qu’elle se fasse avoir une nouvelle fois ni qu’elle soit déçue. Mais allez, je lui laisse le bénéfice du doute. On a mangé des tapas à gogo. Avec charcuterie. C’était supposé être notre apéritif, mais… ça a fait notre repas tellement c’était copieux. On a bu quelques cocktails aussi, et je crois que j’ai oublié le compte. Même si je reste persuadée que je n’en ai bu que 3… Je me mets à rire à sa dernière remarque. Ils étaient peut-être ultra chargés en alcool, je lui réponds pour aller dans son sens. Parce que vu l’état dans lequel elle est revenue cette nuit, je doute que le nombre ne dépasse pas trois. Ou alors, le barman les a chargés à mort. De plus, apparemment, elle a beaucoup mangé hier soir, ça aurait dû éponger un peu l’alcool. Bref, de toute manière, ce n’est en aucun cas une critique ou un jugement, je suis sincèrement heureux qu’elle se soit amusée hier soir, avec ou sans alcool, c’est à elle de voir pour ça. Je la questionne alors sur Daisy, évidemment. Sauf que je vois bien qu’elle essaie de gagner du temps en mettant trois fois trop de nourriture dans sa bouche, chose que je lui fais remarquer. Elle finit tout de même par m’en dire un peu plus sur la tenue de la belle infirmière hier soir. Elle portait une sublime petit robe fleurie, jaune, qui lui collait parfaitement au teint. D’ailleurs, il faut qu’elle me dise où elle l’a achetée, je l’adore. Me voilà coincé sur la première partie de sa réponse, mon cerveau n’a pas perdu une seconde pour se mettre à fonctionner et faire travailler mon imagination. Un nouveau sourire niais vient étirer mes lèvres et mon regard se perd alors que j’imagine Daisy dans une robe jaune fleurie, mettant parfaitement son teint halé en valeur. Et dans mon esprit, Daisy me regarde en souriant, une légère brise faisant bouger sa chevelure et le tissu léger de sa robe. Je sens alors mon cœur qui se met à me faire savoir qu’il existe, résonnant dans mes tempes. Bon sang, j’ai vraiment l’impression d’être un adolescent en plein émoi hormonal, mais le pire, c’est que je ne peux même pas m’en empêcher. J’ai eu le temps de fantasmer sur mon infirmière durant deux mois, et malheureusement, ce n’est pas prêt de s’arrêter. Et pire, même, plus je la connais, et plus elle s’immisce profondément dans mon esprit, occupant toutes mes pensées et mes désirs. C’est ça quand on tombe amoureux ? Je ne suis pas vraiment expert en la matière, alors je me pose la question. Je n’ai aimé que deux femmes dans ma vie, l’une quand j’étais enfant, alors je n’ai plus trop les détails, et il n’y avait pas cette dimension sexuelle, évidemment, que je ressens aujourd’hui pour Daisy. Et l’autre j’avais déjà des relations avec et les sentiments sont venus après. Dans le cas de Daisy, c’est inédit. Et ça me fait peur, même si je n’ai pas envie de l’avouer. Je suis tétanisé à l’idée que mon cœur soit encore piétiné, parce que je sais que cela me pousserait inévitablement à monter les murs que j’ai dressés autour de mon cœur année après année depuis l’âge de dix ans. Et cela va peut-être me conduire à devenir un vieil aigri, le genre de personne pour lesquelles j’éprouve de la pitié, qui passent à côté de leur vie parce qu’ils se sont emmurés. Vous pourriez aller faire du shopping ensemble, je suggère pour proposer une prochaine sortie entre elles. J’ai l’impression que tu as trouvé une nouvelle amie en Daisy, je me trompe ? Mes yeux sont fixés sur ma cousine alors que je souris de bonheur à cette idée. Attends un peu que vous deveniez cousines par alliance ! j’ajoute pour plaisanter. Bien sûr, j’aimerais plus que tout que cela arrive, parce que oui, il m’arrive de me projeter jusque-là, mais la réalité finit bien vite par me rattraper, je vous rassure. Je continue alors mes questions sur Daisy mais la réponse de Caroline n’est pas celle que j’attends. Il y a tellement de choses qu’elle aime, et tellement de choses qu’elle n’aime pas… Honnêtement, n’as-tu pas envie de découvrir tout ça par toi-même ? Je veux dire, de la découvrir sans que je ne t’ai donné toutes les informations au préalable ? Un silence envahit alors la chambre, le temps de ma réflexion. Je soupire en admettant dans ma tête qu’elle a tout à fait raison, mais ma cousine reprend avant que je puisse l’avouer à haute voix. Vous aimez les séries, le cinéma et la bouffe – c’est déjà un bon début, je crois. Et le sport, elle danse depuis toute petite. Et pour l’avoir vue à l’œuvre, elle sait bouger son corps sur la piste. Cette dernière information m’arrache un sourire intimidé, parce que je suis pris en flagrant délit de fantasme par ma cousine, je sais qu’elle sait. Daisy qui bouge son corps, ça me colle des frissons, et je baisse les yeux, un peu honteux, ce qui amuse beaucoup ma cousine. Tu as raison, on devrait se découvrir tous les deux. Mais tu sais, je crois que j’ai tellement peur de ne pas lui plaire, que je cherche à tout prix d’être rassuré, et comme tu as passé la soirée avec elle… Et puis… J’ai toujours cette curiosité insatiable la concernant. Et si je lui pose toutes les questions que je te pose, elle va me prendre pour un psychopathe ! je finis par avouer en rigolant. Sauf que c’est vrai. Si seulement je pouvais rentrer dans sa tête pour la connaître comme elle se connait, et plus encore. Et Caroline m’avoue alors que Daisy et elle ont parlé de façon très sérieuse aussi, de là à évoquer Eric, Ellis et Maddy. Je n’ai révélé que ce que je savais, c’est-à-dire peu de choses finalement. Concernant Ellis, je veux dire. Pour Maddy, disons que j’ai surtout fait l’éloge de ta capacité à penser aux autres avant de penser à toi. Mes traits sérieux se détendent un peu quand je vois le sourire de ma cousine à mon égard, ce qui m’arrache une petite moue. J’ai effectivement rendu quelqu’un heureux, mais à mes dépends. Après ça, j’ai reconstruit les murs petit à petit que j’ai bâtis autour de mon cœur avant que la rousse ne les fasse tomber. Ouvrir mon cœur n’est jamais facile pour moi, et lorsqu’il a été anéanti, je me dois de le protéger à nouveau pour qu’il se reconstruise. Quant à Ellis… ça me désolait de la voir s’imaginer que tu avais fauté, que tu avais merdé, que tu avais été un goujat et un bourreau des cœurs… sa vision était faussée, alors j’ai peut-être révélé que ce mariage était fictif… que tu l’avais fait pour la protéger d’un danger que je ne connaissais pas. A cette révélation, mon cœur s’emballe, pris un peu par la panique à l’idée d’imaginer la réaction de Daisy. Qu’elle sache que je lui ai menti. Que j’ai une vie un peu étrange et que cela la rebute. Je ne sais pas d’où vient cette angoisse exactement. Mais peut-être que ça la fera changer d’avis sur ma personne, en mieux, je veux dire. Elle est surtout désolée de t’avoir si mal jugé, je crois plutôt qu’elle admire ce que tu as fait. Mes yeux se lèvent pour se plonger dans ceux de ma cousine. Vraiment ? je demande alors. Ce n’est pas tous les hommes qui auraient accepté de mettre leurs vies entre parenthèse pour protéger une femme qu’ils ne connaissaient pas, surtout une femme comme Ellis. Je soupire à nouveau. Je ne peux pas dire que le service rendu n’était qu’à l’avantage d’Ellis. Grâce à ça, j’ai pu revenir à Los Angeles et être à la tête d’une petite caserne. Si Gabby n’avait pas joué des pieds et des mains, je serais toujours au Minnesota. Mais… J’avoue qu’Ellis n’était pas une partie de plaisir pour autant. Je soupire, cette fois pour me donner du courage. J’espère seulement que Daisy ne sera pas déçue par la suite. Par moi, ma personnalité, ce que j’ai à lui offrir, j’espère pouvoir répondre à toutes ses attentes, mais encore faut-il qu’elle soit intéressée, qu’elle en ait. Parfois j’en ai l’impression, mais dès que je prends confiance pour un « nous », elle me remet toujours à ma place, soufflant le froid après le chaud. Je suis complètement désorienté que je ne sais plus quoi penser. Mais une chose est sûre, je me dois d’au moins essayer, de toute façon il est déjà trop tard, je sais que j’éprouve des sentiments pour la belle infirmière, mon héroïne. Sans elle, je ne serai plus là, et peut-être qu’il y a une bonne raison à ça. Mais ma désorientation me pousse à demander confirmation à Caroline que l’absence de Daisy samedi à ma fête est bien due à son emploi du temps à l’hôpital incompatible et qu’elle ne se sert pas de ce prétexte pour m’éviter. Crois-moi, si elle ne souhaitait pas venir elle te l’aurait dit sans se gêner – de façon courtoise et gentille sans doute, mais elle te l’aurait dit. Elle bosse vraiment. Me voilà rassuré et je l’exprime en souriant. Je suis déçue moi aussi d’ailleurs, j’aurais eu une chouette compagnie. Heureusement, Jon sera là. C’est un sourire bienveillant qui s’affiche à présent sur mon visage. Tu l’apprécies vraiment, ce Jon, n’est-ce pas ? je demande simplement. Tu sais, si t’as envie de m’en parler, je serai plus qu’heureux d’écouter. On en a déjà parlé, j’ai eu une réaction un peu trop vive, je pense, trop protectrice, la dernière fois. Mais j’aimerais que Caroline me fasse confiance par rapport à lui, parce que je peux la conseiller aussi, et lui éviter peut-être de souffrir à un moment donné.

J’en viens à parler de ma soirée, pour répondre aux interrogations de ma cousine. Et je finis par admettre que j’aurais adoré être avec elles hier soir plutôt qu’ici, seul. Tu avais vraiment envie d’être avec elle, rectification ! J’éclate de rire et je nie de la tête. Mais non ! Même pas ! Avec VOUS ! Et d’ailleurs tu sais quoi ? On devrait sortir plus souvent tous les deux, au lieu de rester ici comme des petits vieux. Même que, même si je n’aime pas danser, je le ferais bien volontiers pour toi, tu vois ! Je lui donne un petit coup d’épaule complice et je souris à ma cousine. Et… peut-être qu’un jour on pourra sortir avec Sara aussi, je propose avec des pincettes. Quand tout sera arrangé entre vous. Et je garde toujours espoir, figure-toi. Je sais que mes deux cousines souffrent de cette situation et je suis là pour veiller sur elles, mais aussi les pousser un peu l’une vers l’autre. Doucement, subtilement. Et je sais que le jour des retrouvailles arrivera.

Pour finir avec Daisy, je tente une dernière fois de m’informer auprès de Caroline, au moins sur la concurrence qui m’attend pour gagner son cœur. Car oui, j’imagine que Daisy est très courtisée, comment pourrait-il en être autrement ? Il n’y a pas qu’à mes yeux qu’elle doit paraître parfaite, malheureusement. Tu sais, Dino, quand je suis allée voir Daisy la première fois, j’avais la ferme intention de récolter des informations pour te les donner. Je voulais vraiment m’assurer qu’elle était bien pour toi et qu’elle te méritait. Je n’avais pas du tout anticipé le fait qu’on deviendrait vraiment amies. Je sais que je ne te cache rien, et crois-moi j’aimerais pouvoir te dire absolument tout ce que je sais, mais j’ai fait une promesse et je tiens à la tenir. En revanche, je peux au moins te dire ce dont tu as besoin. De la patience, Daisy n’est pas comme celles qui sont à tes pieds – comme l’autre greluche de Jessica, me dit-elle en grimaçant, ce qui m’arrache un petit rire. Ca, c’est sûr, rien à voir, je confirme alors tout bas. Tu ne peux pas la séduire en un claquement de doigts. On dira qu’elle a ses raisons d’être prudente, et j’ajouterai qu’elle et moi c’est du pareil au même. Cette dernière information m’inquiète et mes traits se plissent autour de mes yeux. Tu veux dire qu’elle a eu un Eric dans sa vie aussi ? Mon cœur s’emballe, cette fois parce que je me sens gonflé de courage pour aller anéantir le gars qui aurait osé faire du mal à Daisy, la femme la plus douce et gentille que j’ai rencontrée jusqu’à maintenant. Et ne va pas t’imaginer qu’il y a une ribambelle de mecs à ses pieds, je peux t’assurer qu’il y a plus de femmes à ta porte qu’il n’y a d’hommes dans sa vie ou dans son cœur. Je me mets à rire. Oui mais là tu peux pas comparer ma porte et son cœur, c’est pas du tout la même chose, Caro ! Elle a sûrement plein de mecs à sa porte comme moi je n’en ai qu’une dans mon cœur. Et tu lui répètes pas ce que je viens de te dire. Je… J’ai pas envie qu’elle sache que… enfin… que j’éprouve des sentiments pour elle. Ce serait trop la honte après…  Ma cousine se lève alors, j’imagine pour aller à la salle de bains puisqu’elle est prête à passer la porte. Bon, et puis… je peux quand même te donner mon avis sur la chose, je crois franchement que tu as TOUTES tes chances. Je la regarde de façon suspicieuse, avec, je l’avoue, beaucoup d’espoir au fond du cœur. Je vois ma cousine disparaître de ma vue et je hurle alors Tu CROIS, ou tu es SÛRE ? avec le sourire aux lèvres. Je finis par ramasser le plateau et je quitte également la chambre pour descendre et faire la vaisselle.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Sam 9 Déc - 19:11


« Ca s’appelle comment ? Faudra que tu m’y emmènes… On pourrait y aller tous les quatre, Daisy et moi, et toi et… Jon… » Elle en recracherait presque son petit déjeuner préparé avec amour dis donc. Un rendez-vous à quatre, quelle idée ! S’il était décidé à faire la cour à Daisy, et s’ils étaient destinés à se marier et faire pleins d’enfants – que Dieu les bénisse – c’était une chose. Mais Jon et elle… non pas de Jon et elle. Elle se sent légèrement rougir cependant en imaginant un possible Jon et elle, et elle déteste Nate un instant pour lui rappeler sa faiblesse. Mais bon, elle l’aime quand même ce maudit pompier. « Ça s’appelle Murphy’s, et tu pourras l’y emmener comme tu le désires – elle adore clairement cet endroit car c’est elle qui l’a choisi et me l’a fait découvrir, » qu’elle lui explique. « Elle y va souvent avec les collègues, du coup je pense que j’irais souvent aussi – on peut y aller souvent tous ensemble, tu vois, » qu’elle dit en haussant les épaules et omettant exprès d’évoquer Jon dans la conversation. Parler du boxeur est une chose, évoquer ce qu’elle ressent pour lui en est une autre. Et si elle a une entière confiance en Nate, elle n’a aucune confiance en elle-même, surtout en matière d’hommes. Aussi préfère-t-elle garder ses pensées et ses interrogations pour elle, du moins pour l’instant. Elle s’était livrée sans hésitation et sans crainte à Daisy la veille, et la jeune infirmière ne l’avait pas mise en garde contre quoique ce soit. Elles avaient ri, elles s’étaient taquinées, mais aucune n’avait conseillé à l’une ou l’autre de faire attention ou de ne pas faire ci, de ne pas faire ça. Et même si c’était adapté, elle devait reconnaitre que c’était justement ça dont elle avait besoin : de la rigolade, une oreille attentive et de la compréhension féminine. Elle ignorait totalement ce que le destin avait choisi pour Jon et elle, si destin il y avait, mais elle n’était pas prête à l’évoquer. Elle n’était pas prête à le rendre possible. Elle n’était pas prête à l’espérer. A l’heure actuelle, elle luttait fortement contre cette attirance indéniable et elle luttait fortement contre tout ce qui pouvait la faire basculer du côté obscur : à savoir tomber irrémédiablement amoureuse de son patron. NON NON NON. « Ils étaient peut-être ultra chargés en alcool » Oh ça, oui. Sans nul doute. Oui, parler alcool à gogo, tapas et mojitos, c’était mieux. Beaucoup mieux. Tout en savourant un petit déj’ digne d’une reine. C’était mieux. Beaucoup mieux. « Vous pourriez aller faire du shopping ensemble. J’ai l’impression que tu as trouvé une nouvelle amie en Daisy, je me trompe ? » Oh, c’était prévu. Si Caroline était plus du genre à passer commande sur le net – flemmarde un jour, flemmarde toujours – elle se réjouissait déjà à l’idée d’aller écumer les boutiques en bonne compagnie. Ce n’était pas arrivé depuis tellement d’années… que c’en était finalement triste et pitoyable ! « Non, tu ne te trompes pas. Je l’adore. Elle est drôle, elle est adorable, elle est douce, elle est amusante, elle est gentille mais pas idiote. C’est une femme en or, et je suis bien contente de la compter parmi mes amis, » si ce n’était pas la seule et l’unique, puisque la plupart de ses amis ne répondaient plus à ses appels ou ses messages. Elle ne leur en voulait pas, elle avait fait de même à cause d’Eric. Le revers de la médaille, Caro’. Le karma. Daisy était donc la première à rejoindre son nouveau cercle d’amis, et cette fois Caroline était bien décidée à faire les choses bien. « Attends un peu que vous deveniez cousines par alliance ! » Elle rit de bon cœur en avalant son morceau, ce qui déforme un peu ses joues et rend le tout quelque peu comique. « Je lui ai dit la même chose ! » qu’elle est ravie de lui dire avant de réaliser qu’il risque de se demander comment Daisy avait réagi à cette idée. Elle qui voulait éviter d’évoquer les sentiments et les émotions que le pompier semblaient faire naître à l’infirmière, elle mettait le pied dans le plat – comme toujours ! « Enfin, elle ne m’a pas prise au sérieux, elle a cru que je plaisantais mais… toi tu sais que je ne plaisante pas. Me faire manger comme une gorette après une soirée comme celle-ci, mal au crâne et fatiguée, tu as tout prévu pour me faire parler, tu es un vil manipulateur, Nate Brady, » qu’elle le gronde faussement en le faisant rire, avant de lui signifier qu’il serait quand même plus intéressant et judicieux qu’il apprenne à connaitre la femme de ses rêves par ses propres moyens. « Tu as raison, on devrait se découvrir tous les deux. Mais tu sais, je crois que j’ai tellement peur de ne pas lui plaire, que je cherche à tout prix d’être rassuré, et comme tu as passé la soirée avec elle… Et puis… J’ai toujours cette curiosité insatiable la concernant. Et si je lui pose toutes les questions que je te pose, elle va me prendre pour un psychopathe ! » « Nate, tu sais très bien que tu plais aux femmes – et Daisy est une femme. Certes, pas comme celles que tu as l’habitude de fréquenter, mais n’empêche qu’elle n’est pas insensible à ton charme, et je le sais, je suis une femme, » qu’elle lui dit comme pour lui rappeler qu’elle est bien de sexe féminin, au cas où il aurait malencontreusement oublié. « Puis, je trouve qu’un homme qui s’intéresse vraiment à toi, qui pose des questions et qui écoutent les réponses, c’est tout sauf être un psychopathe ! » qu’elle s’exclame vivement à cette idée. « Tu sais combien d’hommes ne pensent qu’à une chose lors d’un rendez-vous ? Tous ! La plupart regardent notre décolleté, quand ils ne sont pas occupés à mater notre popotin, » qu’elle lui signale – bon elle exagère sans doute mais c’est quand même une réalité ! – « alors un homme qui s’intéresse à notre vie, à nous, c’est un peu un cadeau tombé du ciel, tu vois, » qu’elle conclut naturellement en haussant de nouveau les épaules et en savourant la fin de son petit déjeuner. Bordel, elle était blindée. « Vraiment ? » « Tu es surpris ? Elle a jugé ce qu’elle a vu, sans connaitre tous les faits… elle se sent légèrement idiote, ce qui est normal quand on se trompe. Mais t’en fais pas, je l’ai rassurée sur ce point, » qu’elle lui dit en tapotant son épaule, compatissante. « J’espère seulement que Daisy ne sera pas déçue par la suite. Par moi, ma personnalité, ce que j’ai à lui offrir, j’espère pouvoir répondre à toutes ses attentes, mais encore faut-il qu’elle soit intéressée, qu’elle en ait. Parfois j’en ai l’impression, mais dès que je prends confiance pour un « nous », elle me remet toujours à ma place, soufflant le froid après le chaud. Je suis complètement désorienté que je ne sais plus quoi penser. » Go Daisy, go ! La jeune femme était méfiante, prudente et ne cédait pas à la tentation ni à l’attraction. Caroline lui enviait cette force qui semblait lui manquait, car elle semblait elle-même fondre sur place chaque fois qu’elle se retrouvait à proximité de Jon – d’un ridicule sans nom. « C’est une femme prudente, tout simplement. Une femme qu’il faut charmer, qu’il faut courtiser patiemment… » et pas étonnant après ce qu’elle avait vécu. Mais ça, c’était son histoire, à elle de la lui raconter. « Elle a déjà eu le cœur brisé, comme tout le monde tu me diras, mais c’est naturel que de vouloir prendre son temps. Surtout quand il s’agit d’un homme qui attire les femmes comme des guêpes sont attirées par le miel, » qu’elle ajoute avec un clin d’œil. « Si j’étais elle, je te ferais ramer comme jamais t’as ramé, » qu’elle le taquine mais qu’elle est sérieuse quand même. « Je crois lui avoir dit d’ailleurs, » qu’elle murmure en essayant de se souvenir… en vain. S’ensuit la soirée à venir que tout le monde attend – sauf Nate depuis qu’il sait que Daisy ne peut être là. Puis, il remet le sujet tabou sur la table, et là elle fait moins la maligne. « Tu l’apprécies vraiment, ce Jon, n’est-ce pas ? Tu sais, si t’as envie de m’en parler, je serai plus qu’heureux d’écouter. » Oh, elle le sait. Elle lui sourit pour le remercier. « Ne m’en veux pas… ce n’est pas que je ne veux pas t’en parler, tu sais. C’est juste que… tant que je ne sais pas où j’en suis, je préfère ne pas y penser, ne pas en parler. J’ai besoin de prétendre qu’il est mon patron et uniquement mon patron – et ami, » qu’elle admet tout de même car il existe une profonde amitié entre eux. « Mais je n’ai pas envie de penser aux autres possibilités, » qu’elle lui avoue néanmoins. Sur ce pont, le cousin et la cousine sont assez différents. Quand l’un essaie coûte que coûte de charmer et gagner le cœur de sa dulcinée, l’autre tente coûte que coûte de combattre ses sentiments envers l’homme de ses rêves. « Mais non ! Même pas ! Avec VOUS ! Et d’ailleurs tu sais quoi ? On devrait sortir plus souvent tous les deux, au lieu de rester ici comme des petits vieux. Même que, même si je n’aime pas danser, je le ferais bien volontiers pour toi, tu vois ! » Elle ne peut que rire, tant il déteste danser. Mais elle ne peut que reconnaitre qu’il est dans le vrai. Il le ferait rien que pour elle si elle le lui demandait – comme il le ferait rien que pour Daisy si elle le lui demandait. « Et… peut-être qu’un jour on pourra sortir avec Sara aussi. Quand tout sera arrangé entre vous. Et je garde toujours espoir, figure-toi. » Cette partie-là la fait moins sourire, et fait place à la nostalgie. Sa petite sœur lui manque terriblement, mais elle réalise que plus rien ne sera jamais comme avant. Et encore une fois, elle était la seule et unique fautive. « Qui vivra verra, » qu’elle ajoute avec un sourire un peu triste cependant, avant de reprendre le chapitre Daisy – après tout, elle est le point central de leur conversation. « Tu veux dire qu’elle a eu un Eric dans sa vie aussi ? » WOOPS. « Je veux dire qu’elle sait ce qu’une peine de cœur signifie, » qu’elle rectifie et reste évasive. Il était hors de question qu’elle dévoile la vie privée de son amie – pas même à Nate, surtout pas à Nate ! C’était le genre de détails qui pouvaient flinguer une relation, et la leur n’avait pas encore concrètement débuté. Hors de question qu’elle foire à cause d’elle et de sa légendaire maladresse. « Oui mais là tu peux pas comparer ma porte et son cœur, c’est pas du tout la même chose, Caro ! Elle a sûrement plein de mecs à sa porte comme moi je n’en ai qu’une dans mon cœur. Et tu lui répètes pas ce que je viens de te dire. Je… J’ai pas envie qu’elle sache que… enfin… que j’éprouve des sentiments pour elle. Ce serait trop la honte après… » Elle lève les yeux au ciel et soupire de l’entendre dire des âneries pareilles. « Vous êtes vraiment faits l’un pour l’autre, moi je vous le dis, » qu’elle lui lance avant de se lever pour partir prendre une bonne douche, histoire de se réveiller complètement et surtout de ne plus ouvrir la bouche au risque de trop en révéler. « Tu CROIS, ou tu es SÛRE ? » Elle referme la porte de la salle de bain en criant, « tu le sauras bien assez tôt, Dino ! » qu’elle choisit d’être taquine et toujours plus évasive.

La semaine est passée à une vitesse hallucinante, et la soirée a été un mélange de catastrophe et de magie. Magie, car elle a passé la soirée en bonne compagnie. Magie, car Jon est arrivé pour l’aider, et que leur complicité n’a fait que grandir. Catastrophe, parce que Daisy n’était pas là et que c’était la porte ouverte à toutes les bimbos qui réclament l’attention de Nate. Catastrophe, parce qu’il a fallu qu’il abuse de l’alcool pour oublier son absence, et que l’alcool fait des dégâts. Combien de fois s’est-elle retournée dans son lit en étant aux premières loges de leurs ébats bestiaux ? Parce que la Jessica, elle gémit pas, elle grogne ! Bordel qu’elle avait l’intention de lui botter le derrière à celui-ci, avoir osé mettre une femme dans son lit quand son cœur appartenait déjà à une autre. Non pas qu’elle ait de la peine pour la Jessica la grognasse en question – mais ce n’était pas la chose à faire quand on était indéniablement amoureux d’une autre. Nate avait encore beaucoup à apprendre. Et Nate allait le découvrir à ses dépens.

Ils n’avaient pas eu l’occasion d’en reparler concrètement, sauf par SMS, car Caroline était partie cinq jours en Espagne pour accompagner Jon dans son tournoi. Un séjour qui leur avait permis d’avancer d’un grand pas encore dans leur relation. Un séjour qui semblait irréel aux yeux de la jeune femme. Avait-elle vraiment dormi quasiment chaque nuit dans le même lit que le boxeur ? Apparemment, oui. Avaient-ils couché ensemble pour autant ? Apparemment, non. Elle était encore plus perdue qu’avant, si c’était possible. « Je suis rentrée, » qu’elle hurle à tout va en claquant la porte. Au cas où il aurait décidé de remettre le couvert avec la grognasse. Mais non, c’est un Nate seul et souriant qui vient à sa rencontre. « Oh, que ça fait plaisir cet accueil souriant et chaleureux, » qu’elle lui dit alors qu’il la prend dans ses bras et lui embrasse le haut du crâne. Puis il recule, et elle en profite pour lui donner une légère tape derrière la tête. « Je rêve de faire ça depuis le lendemain de la soirée, » qu’elle lui rappelle alors. « Alors, dis-moi tout – absolument tout – de ce que j’ai loupé durant ces cinq jours sur une autre planète, » qu’elle retrouve son sourire. Autant qu’il lui raconte sa vie avant qu’elle ne lui répète inlassablement de ne plus coucher avec personne s’il voulait avoir une chance avec la jolie brune.



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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Sam 9 Déc - 22:54

Ça s’appelle Murphy’s, et tu pourras l’y emmener comme tu le désires – elle adore clairement cet endroit car c’est elle qui l’a choisi et me l’a fait découvrir. Elle y va souvent avec les collègues, du coup je pense que j’irais souvent aussi – on peut y aller souvent tous ensemble, tu vois. Je regarde ma cousine d’un œil suspicieux. Bizarrement, elle a totalement évité de me répondre au sujet de Jon. La coquine ! Et je le prends assez mal, parce que je suis le premier à me confier à elle alors que de son côté, ce n’est pas du tout le cas. Murphy’s ça sonne pas très espagnol pour manger des tapas, je réponds alors en rigolant à moitié. Vous m’emmènerez peut-être un jour avec vous, oui. Ce serait sympa. Même si je n’aime pas danser. En revanche, voir Daisy se déhancher, ça, je veux bien.

Alors Caro me raconte un peu sa soirée, et je vois bien qu’elles ont bien rigolé et partagé plein de choses. Et je suis content de savoir qu’elles sont devenues amies, ce que je lui demande pour confirmer ma constatation. Non, tu ne te trompes pas. Je l’adore. Elle est drôle, elle est adorable, je me mets à sourire immédiatement lorsqu’elle commence sa description de Daisy, avec un regard pétillant en l’imaginant… elle est douce, elle est amusante, mon sourire s’élargit et je commence même à sentir mon cœur qui s’emballe un peu. Aaaah Daisy… elle est gentille mais pas idiote. Ah non, ça c’est certain. Ca me change énormément, d’ailleurs. C’est une femme en or, et je suis bien contente de la compter parmi mes amis. Mon cœur tambourine dans ma poitrine alors que j’observe ma cousine, elle aussi ravie par Daisy et son charme naturel. La description qu’elle vient de me faire est très juste et correspond parfaitement à la femme dont je suis en train de tomber amoureux. Et rien que cette idée arrive à m’effrayer. Soudainement, c’est la peur que je ressens au fond des tripes et je sors de ma rêverie puis reste bloqué sur Caro. Son bonheur avant le mien, on va dire ça. Peut-être n’aurai-je jamais droit au mien avec la jolie brune, mais au moins Caroline a su trouver une amie en Daisy et ça, c’est formidable. Parce qu’elle en bave, aujourd’hui, ma Caro. Elle se retrouve sans personne autour d’elle, hormis sa famille – et encore, sa petite sœur est toujours en conflit avec elle. Ses amis ont fini par se volatiliser au fil des années – et vous appelez ça des amis ? – et aujourd’hui, elle a tout à reconstruire. C’est déjà génial qu’elle ait pu récupérer un boulot à l’hôpital. Et puis ce Jon lui occupe aussi beaucoup de son temps. C’est bien, ça l’aide à foncer et à aller de l’avant. C’est tout ce qu’il lui faut. Alors on parle de leur amitié, à Daisy et elle, et pour rire, j’annonce qu’un jour elles seront peut-être cousines par alliance – dans mes rêves les plus fous. Je lui ai dit la même chose ! me répond-elle aussitôt. Me voilà surpris, partagé entre le rire du fait que nous avons pensé à la même blague, et le stress qui me saisit. Tu… Tu lui as dit la même chose ? Comment ça ? Tu lui as dit que je l’aimais plus que bien, c’est ça ? Ou… Non, impossible. Tout ça n’a pas pu venir de Daisy. Je ne la vois pas annoncer à Caroline qu’elle craque pour moi au point que ma cousine puisse en rire de cette façon. Et là, le stress s’accentue en imaginant ma cousine dire clairement à la belle infirmière que je suis fou d’elle et que je m’imagine me marier avec elle, et se moquer de tout ça avec Daisy. Le malaise m’envahit mais j’essaie de cacher tout ça du mieux que je peux. Enfin, elle ne m’a pas prise au sérieux, elle a cru que je plaisantais mais… toi tu sais que je ne plaisante pas. Me faire manger comme une gorette après une soirée comme celle-ci, mal au crâne et fatiguée, tu as tout prévu pour me faire parler, tu es un vil manipulateur, Nate Brady. Je souris à sa dernière remarque. C’est ce que tu aurais dû faire en rentrant hier soir, au lieu de t’endormir comme une grosse bouse sur ton lit ! Mais comme je suis bon joueur, je t’ai préparé à manger pour que tu puisses te mettre à table… Façon de parler. Je lui donne un coup d’épaule amical et lui souris gentiment avant de lui confier mes insécurités concernant Daisy. Car oui, je peux paraître le mec le plus sûr de lui, un homme qui dirige d’autres hommes, même, un pompier qui n’a pas peur de grand-chose dans la vie, mais Daisy… Daisy c’est mon talon d’Achille. Comme toutes les femmes que j’ai aimées avant elle. La vie est bien plus simple quand on ne s’investit pas dans des relations sentimentales. On ne compte que sur soi et ça me suffit. Sauf que là, je n’ai pas choisi. Daisy a déboulé dans ma chambre d’hôpital un jour d’été et elle a trouvé une place dans mon esprit et maintenant mon cœur qu’elle ne quitte plus. Et elle m’obsède. Et je ne peux pas m’empêcher de penser à mon futur que j’ose espérer avec elle. Mais mes relations amoureuses ont toujours été de sacrés échecs, pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ? J’ai toujours pensé ne pas avoir les ressources nécessaires pour être le compagnon parfait. Pourquoi Daisy verrait en moi l’homme sur lequel elle peut compter durant le reste de sa vie ? Nate, tu sais très bien que tu plais aux femmes – et Daisy est une femme. Certes, pas comme celles que tu as l’habitude de fréquenter, mais n’empêche qu’elle n’est pas insensible à ton charme, et je le sais, je suis une femme. Je trouve qu’un homme qui s’intéresse vraiment à toi, qui pose des questions et qui écoutent les réponses, c’est tout sauf être un psychopathe ! Tu sais combien d’hommes ne pensent qu’à une chose lors d’un rendez-vous ? Tous ! La plupart regardent notre décolleté, quand ils ne sont pas occupés à mater notre popotin, alors un homme qui s’intéresse à notre vie, à nous, c’est un peu un cadeau tombé du ciel, tu vois. Je fronce les sourcils en désaccord avec ce qu’elle dit. Je tiens à préciser quelque chose d’essentiel car ses affirmations sont quelque peu incomplètes. Je sais que je plais aux femmes. Mais c’est ça, qui leur plaît, je fais en me montrant de la main, de haut en bas. Ce physique. Je plais à ces femmes seulement le temps d’une nuit, pour assouvir leur désir de se taper un pompier. Je sais que j’ai pas à me plaindre physiquement, mais là où le bât blesse, c’est que ces femmes ne trouvent pas en moi quelque chose d’autre. Je vais pas mentir, je sais que je fais pareil et que je ne cherche pas à trouver l’âme sœur, mais c’est ma façon à moi de me protéger, tu vois. Et les seules femmes qui m’ont intéressé et qui se sont un tant soit peu intéressées à moi ont trouvé que l’herbe était plus verte ailleurs. Je crois que… que je suis décevant. Que je ne peux répondre aux attentes des femmes que j’aime. C’est comme ça, c’est juste que… Je hausse les épaules en soupirant, dépité, ne prenant même pas la peine de terminer ma phrase. J’ai conscience que ma réaction n’est pas digne de Nathaniel Brady, mais les femmes ont toujours été un sujet sensible me concernant. Et puis ça va, on n’est pas tous des goujats. On regarde peut-être vos décolletés et votre derrière, mais sache pour ta gouverne que vous faites exactement pareil ! Rien que Daisy, pour la citer en exemple. Je l’ai vu reluquer mes fesses à travers ma blouse, au début. Elle ne sait pas que je l’ai vue, mais elle me matait bien le derrière. Même maman en est témoin ! Enfin je suppose. Elle est entrée à ce moment-là en catimini. Alors désolé, mais vous nous prenez aussi pour des objets… Toujours la faute des hommes, non mais ! Et je ne sais pas pourquoi je m’emporte là-dessus, me voilà à nouveau troublé, cherchant à retrouver le fil de la conversation. Les paroles de ma cousine me reviennent alors en tête et je m’apaise, comprenant que tout ce qu’elle vient de dire est censé me faire prendre confiance. Je devrais la croire sur parole, et peut-être est-elle en train de me dire qu’elle a eu de bons échos de la part de Daisy qui apprécierait que je lui pose autant de question. Mon humeur se calme alors je soupire une dernière fois pour chasser le mauvais esprit qui est resté en moi. Tu as sûrement raison, Caro. Merci pour tes conseils, je finis par dire d’une voix calme et douce, tout en lui envoyant un sourire. C’est une femme prudente, tout simplement. Une femme qu’il faut charmer, qu’il faut courtiser patiemment… Elle a déjà eu le cœur brisé, comme tout le monde tu me diras, mais c’est naturel que de vouloir prendre son temps. Surtout quand il s’agit d’un homme qui attire les femmes comme des guêpes sont attirées par le miel. Oui, c’est l’impression que je donne à tout le monde. Nate Brady, Homme à Femmes. Si j’étais elle, je te ferais ramer comme jamais t’as ramé. Oui alors là, je ne suis pas du tout d’accord. Je crois lui avoir dit d’ailleurs. Ma réaction ne se fait pas attendre et j’ouvre grand la bouche tout en regardant ma cousine d’un air ahuri. Haaaan ! Mais tu joues pour quelle équipe, là ?! La mienne ou la sienne !??? Je suis outré ! C’est méchant ça, tu sais ! je m’insurge alors, un demi-sourire sur les lèvres. Et je décide de me venger en remettant le sujet Jon sur le tapis. Non mais si elle croit qu’elle va s’en tirer comme ça, elle rêve ! Ne m’en veux pas… ce n’est pas que je ne veux pas t’en parler, tu sais. C’est juste que… tant que je ne sais pas où j’en suis, je préfère ne pas y penser, ne pas en parler. Oh oh ! Intéressant. Elle est troublée par ce Jon, je le savais que quelque chose se tramait entre eux. O-bli-gé ! J’ai besoin de prétendre qu’il est mon patron et uniquement mon patron – et ami, mais je n’ai pas envie de penser aux autres possibilités. Un sourire malin apparait sur mon visage alors que je l’observe, amusé. J’attends qu’elle me dise autre chose, mais comme elle a l’air d’avoir terminé, je reprends la parole. « Prétendre » était un choix judicieux, comme verbe. Je crois que tu n’as plus à te poser de questions pour savoir où tu en es, la réponse est là, ma chère. Tu peux continuer à te voiler la face, après tout ça m’est égal, mais au moins, maintenant, je sais. Et toi aussi. Je rigole légèrement et j’arrête de l’embêter parce que clairement, ce sujet est trop sensible pour elle pour le moment. On verra comment ça va se passer à la soirée, j’ajoute plus bas, beaucoup pour moi, mais un peu pour elle aussi.

Caroline a terminé l’assiette que je lui ai préparée à une vitesse hallucinante, et cela met fin à notre conversation. Elle termine en beauté, tout de même, me disant que Daisy et moi sommes faits l’un pour l’autre et que j’ai toute mes chances, mais je me demande si elle n’est pas comme moi, à prendre ses rêves pour une réalité. Un truc de Brady, ça.


****


La maison est bien vide depuis que Caro m’a délaissé pour aller batifoler en Espagne avec son Jon. A cette idée, je souris, même si au fond, je continue de veiller au grain. Bon, officiellement, elle est partie là-bas pour son boulot. Mais ça m’étonnerait qu’elle ait arrêté de se poser des questions sur leur relation. Elle en est folle, j’en suis certain. Simplement pas prête à l’avouer. Ni à elle-même, ni à moi. Je n’ai que de vagues souvenirs de la soirée de samedi dernier, alors je ne saurais juger de leur complicité, mais il m’avait paru assez… charismatique, comme gars. Le genre à attirer ma chère cousine. Il n’avait pas l’air méchant, donc je lui laisse encore le bénéfice du doute. J’ai tellement hâte qu’elle rentre pour tout me raconter, et puis pour mettre un peu de vie dans cette maison. Maman est passée tout à l’heure pour apporter un panier rempli de muffins, pour le retour de Caroline qu’elle considère comme la fille qu’elle n’a jamais eue. Elle est trop chouette ma mère, sérieux. J’en ai déjà mangé deux, mais je résiste pour garder quand même le reste pour quand Caro sera là. Je regarde ma montre et je constate qu’elle ne va pas tarder. Son avion a dû atterrir il y a plus d’une heure. Elle doit être dans le taxi ou la voiture de Jon ou que sais-je, en tout cas, je lui avais proposé de venir la chercher à l’aéroport, mais elle a décliné. Alors je l’attends, et pour passer le temps, j’écris une chanson tout en grattant les cordes de ma guitare, confortablement installé sur mon canapé, pieds posés sur la table et calepin et crayon à papier sur le côté. Je vous laisse le soin d’imaginer la personne qui m’inspire pour cette chanson. Oui, ça commence par un D.

Le bruit de la poignée qu’on enclenche me fait arrêter la musique et je lève la tête au moment où je vois une chevelure blonde passer dans l’entrebâillement de la porte. Je suis rentrée ! Un sourire éclaire aussitôt mon visage et je me mets debout, laissant ma guitare sur le coussin du canapé pour aller prendre ma cousine dans mes bras. [b]Oh, que ça fait plaisir cet accueil souriant et chaleureux. Je lui dépose un bisou sur le haut du crâne et je la relâche enfin. Ooooh comme tu m’as manqué ! On s’habitue tellement vite à avoir une petite tête blonde à la maison… Je lui passe ma main dans sa chevelure pour l’ébouriffer rapidement et l’embêter un coup. Et puis je ne le vois pas venir, mais bim ! Caroline me colle une tape derrière la tête. Héééé ! je râle aussitôt. Je rêve de faire ça depuis le lendemain de la soirée, précise-t-elle alors. Je grimace en me frottant l’arrière de la tête. Tu aurais pu le faire le lendemain de la soirée, justement, avant que j’aille rejoindre Daisy. Maintenant il y a prescription ! je l’informe sagement. Et pour ma défense, j’étais complètement fait, je n’ai même aucun souvenir de ce qu’il s’est passé entre Jess et moi. Tu diras à Daisy de venir à ma fête, la prochaine fois, ça m’aidera à garder les idées claires ! je lui rétorque tout sourire, comme pour prouver mon innocence. Alors, dis-moi tout – absolument tout – de ce que j’ai loupé durant ces cinq jours sur une autre planète. Je la regarde, suspicieux, plissant les yeux sans qu’ils ne la quittent. « autre planète » ? Intéressant… Est-ce que ça aurait à voir avec un certain Jon te faisant voyager jusqu’au septième ciel ? je demande avec une tête pleine de malice. Et tu rigoles ! C’est à toi de tout me raconter ! C’est toi qui étais sur un autre continent, sous le soleil espagnol, à draguer ton patron. Je tente ma chance. Je SAIS que tu as PLEIN de choses à me raconter, en plus ! On parlera de Daisy après, t’inquiète pas. Attends, mets-toi à l’aise, je lui dis en prenant sa valise pour la mettre en bas de l’escalier. Je la monterai plus tard. Puis je pars vers la cuisine et l’invite à en faire autant. Maman nous a préparé ses fameux muffins. Je vais préparer du café, installe-toi.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Dim 10 Déc - 19:27


Parler avec Nate, c’était libérateur. Parler avec Nate, c’était agréable et ça changeait les idées. Il savait écouter, il savait parler et il savait donner d’excellents conseils. Et comme toute bonne personne capable de réagir ainsi avec les autres, il était souvent incapable de suivre ses propres conseils. Caroline le connaissait suffisamment pour savoir à quel point, sous cette carapace et cette assurance voilée, il manquait de confiance. Il avait eu le cœur meurtri plus d’une fois. Il avait eu le cœur brisé plus d’une fois. Il avait espéré, il avait cru. Et il avait été déçu, trahi, laissé pour compte. Il était naturel qu’il doute en permanence quand il s’agissait des femmes – et particulièrement de celle qui pourrait potentiellement lui briser de nouveau le cœur. Pourtant, Caroline croyait en cette chance, pour lui. Pourtant, Caroline était persuadée que cette fois, Daisy, pouvait vraiment être la bonne. Celle qui changerait sa vie. Celle qui bouleverserait sa vie. Celle qui rendrait tout possible. Celle qui saurait l’accepter tel qu’il était. Celle qui saurait l’aimer comme il le méritait. Était-elle trop romantique ? Était-elle trop optimiste ? Peu importait, elle avait envie d’y croire et s’il n’était pas capable d’y croire un minimum, elle s’efforcerait d’y croire pour deux. S’il existait une personne sur cette Terre qui méritait d’être heureux et épanoui, c’était bien son cousin. Combien de fois avait-il fait passer les autres avant lui ? Combien de fois avait-il sacrifié son bonheur pour les autres ? N’était-il pas temps pour lui de trouver ce bonheur tant mérité ? Aux yeux de Caroline, il était grand temps au contraire. Aux yeux de sa cousine, il était grand temps qu’il pense à lui. A chaque question qu’il lui posait, elle percevait ce doute dans sa voix. A chaque réponse qu’il lui donnait, elle voyait très bien la peur sur ses traits. La peur de ne pas bien faire, la peur de se tromper, la peur d’être déçu, la peur d’être meurtri – une nouvelle fois. Et cela lui brisait le cœur, comme jamais aucun homme ne pourrait jamais lui briser le cœur. Elle réalisait à cet instant ce qu’il avait pu ressentir à la voir se fourvoyer. Être témoin de la vie qu’elle avait choisi, de l’homme qu’elle avait choisi. Cela avait dû être une vraie torture, un vrai casse-tête. Il avait tenu le coup et il n’avait pas abandonné jusqu’à ce qu’elle ouvre les yeux. Quel courage et quelle patience – elle devait reconnaitre intérieurement qu’elle n’avait pas le même courage, et encore moins la même patience. Pourtant, il lui faudrait bien la trouver… elle ne pouvait concrètement pas mettre le couteau sous la gorge de Daisy et la forcer à baisser ses défenses pour laisser une chance à Nate de lui prouver qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Même si l’idée lui traversait l’esprit, elle choisit de l’oublier. C’était sans doute trop immoral et indélicat. Il lui fallait donc revenir à la case « patience ». Et quand elle se voyait craquer chaque jour un peu plus pour le boxeur, idiote qu’elle était, elle enviait fortement la persévérance de Daisy. La jeune infirmière pouvait fortement craquer sur un homme, sur Nate, Caroline en était certaine, elle résistait pourtant comme une reine des glaces. Caroline, elle, fondait comme neige au soleil et, comme toujours, était transparente puisqu’elle ne savait pas du tout camoufler ses émotions. Elles avaient beaucoup de points communs, mais elles étaient également très différentes sur bien des points.

Durant son absence, elles avaient légèrement communiqué par SMS toutes les deux – mais son séjour en Espagne l’avait tout de même bien isolée de sa vie à Los Angeles. Ce n’était pas gratuit que d’appeler ou d’envoyer des SMS d’un pays européen. Puis, le temps était passé si vite. Elle ignorait donc s’il s’était passé d’autres choses depuis son départ – et notamment comment Daisy avait réagi face à ce suçon de la mort qui tue de la grognasse nommée Jessica. Si elle se mettait à sa place, elle serait extrêmement déçue. Extrêmement blessée. Et pas seulement de Nate, mais également de Caroline. Après tout, la jolie blonde lui avait répété pas mal de fois qu’elle était différente, que Nate éprouvait de forts sentiments et que ce n’était pas un jeu pour lui. Pour qu’elle le retrouve avec la marque d’une autre femelle sur son corps – de quoi faire baisser la température ! Ascenseur émotionnel puissance mille. Bordel, si c’était avec Jon qu’elle s’était retrouvée dans cette situation, elle croit bien qu’elle aurait pété un boulon. Intérieurement, car elle savait garder son calme malgré tout. Puis, Jon ne lui appartenait pas, n’est-ce pas ? Mais ne l’avait-elle pas rejoint dans sa chambre quelques soirs plus tôt, légèrement saoule et légèrement jalouse à l’idée qu’il ait pu être avec une autre femme ? C’était qui l’idiote dans l’histoire. C’était « bibi ». Elle n’avait sans doute pas de conseils à donner à Nate, mais elle était une femme et elle comprenait Daisy mieux que quiconque. Si quelqu’un pouvait le guider au mieux, c’était bien elle après tout – même si elle n’était pas un modèle avec les hommes de sa vie. « Ooooh comme tu m’as manqué ! On s’habitue tellement vite à avoir une petite tête blonde à la maison… » « Tant que c’est ma tête blonde, et pas l’autre tête blonde, tu peux t’habituer, » qu’elle rétorque en grimaçant légèrement. Elle le taquine, mais n’empêche qu’elle lui en voudrait presque autant que Daisy devait lui en vouloir. Enfin, non. Daisy ne devait pas lui en vouloir. Elle devait s’en vouloir à elle-même, d’avoir cru un instant les paroles de Caroline. D’avoir cru un instant qu’il fut possible que le pompier ressente un petit quelque chose pour elle. D’avoir cru, tout simplement. Son cousin avait foiré et anéanti tout son travail ! « Tu aurais pu le faire le lendemain de la soirée, justement, avant que j’aille rejoindre Daisy. Maintenant il y a prescription ! » « Humhum, il n’y a jamais prescription pour ce genre de choses, note-le bien. Puis le lendemain, entre mes bagages à faire et ton réveil tardif, » qu’elle dit l’air faussement sévère, « je n’ai pas eu le temps de te fouetter comme tu le méritais. Bon, et peut-être que j’étais un peu peinée pour ta gueule de bois. Et peut-être que je ne voulais pas que tu sois en retard pour ton rendez-vous, aussi, » qu’elle lui dit néanmoins. « D’ailleurs, si t’as pas de nouvelle de Jessica la grognasse, faut peut-être que je te dise que c’est un peu ma faute… » qu’elle avoue avec une moue légèrement fautive. Alors qu’elle ne s’en voulait absolument pas. « Je l’ai peut-être un peu malmenée à son réveil, » qu’elle lui dit énigmatique. Aucun regret, aucun remord. Les garces ne méritaient pas sa compassion. « Et pour ma défense, j’étais complètement fait, je n’ai même aucun souvenir de ce qu’il s’est passé entre Jess et moi. Tu diras à Daisy de venir à ma fête, la prochaine fois, ça m’aidera à garder les idées claires ! » Elle ne peut qu’ouvrir grand la bouche, faussement outrée – ou vraiment outrée ! « L’alcool n’excuse rien, Nathaniel Brady. Et la prochaine fête que tu organiseras, si Daisy vient, ne va pas t’imaginer que la soirée finira comme celle-ci, » qu’elle lui remet les idées en place. Jess voulait Nate dans son lit. Cochonne. Daisy voudrait Nate dans sa vie. Point barre. « Je ne comprends pas de toute façon, quand tu as des sentiments aussi forts pour une femme, absolument aucune autre ne devrait te donner envie. Je veux dire, personnellement je serais incapable de coucher avec un homme juste parce qu’il est sexy, quand je ne veux… » et elle se tait parce qu’elle va dire des conneries et lui donner de quoi se mettre quelque chose sous la dent. « Enfin voilà, tu m’as comprise. Mais c’est vrai qu’on n’a pas la même vision du sexe, toi et moi. Enfin bref, comme tu dis… parenthèse close, et que ça ne se reproduise plus. Je dis ça pour toi, je ne veux que ton bien, tu sais.. » qu’elle ajoute pour que ça passe crème. Après tout, elle n’est pas sa mère et n’a pas à lui donner d’ordre n’est-ce pas. Mais bon, entre eux c’était ainsi, ils s’inquiétaient pour l’un, pour l’autre et ils espéraient toujours le meilleur pour l’un, pour l’autre. « Autre planète ? Intéressant… Est-ce que ça aurait à voir avec un certain Jon te faisant voyager jusqu’au septième ciel ? » De nouveau, bouche grande ouverte, outrée et choquée. « Où est passé le Nate qui me supplie de ne jamais – JAMAIS – jamais, évoquer ma vie sexuelle ? » qu’elle rétorque en le faisant grimacer. « Vraiment, ça t’intéresse que je te raconte… ma vie trépidante espagnole ? » qu’elle taquine sans gêne, le mettant mal à l’aise. « Et tu rigoles ! C’est à toi de tout me raconter ! C’est toi qui étais sur un autre continent, sous le soleil espagnol, à draguer ton patron. » Bon, d’accord, il n’était peut-être pas si choqué que ça finalement, et elle ne parviendrait sans doute pas à passer à côté et esquiver. « Je SAIS que tu as PLEIN de choses à me raconter, en plus ! On parlera de Daisy après, t’inquiète pas. Attends, mets-toi à l’aise, » qu’il lui prend sa valise pour l’éloigner et l’entraîne dans la cuisine pour papoter. « Maman nous a préparé ses fameux muffins. Je vais préparer du café, installe-toi. » « Oh seigneur, c’est un coup bas, tu sais que je ne peux pas résister à ses muffins ! » qu’elle lui reproche de l’amadouer pour mieux la faire parler. Et le pire, c’est que généralement ça marche à merveille. « Il n’y a rien à raconter, » qu’elle ment ouvertement en croquant et savourant un premier muffin. Elle ferme les yeux, apprécie, et laisse couler plusieurs secondes. Espérant encore qu’il n’insiste pas. Mais c’est peine perdue, quand elle ouvre les yeux, il est là, patient. « Non, je n’ai pas eu une vie de débauche en Espagne. Nous n’avons pas couché ensemble. Il n’y a rien eu de spécial, vraiment, » qu’elle raconte d’abord. « On a juste dormi ensemble, c’est tout, » qu’elle lâche en haussant les épaules. « Et toi alors ? Est-ce que Daisy a surmonté sa peur pour tes beaux yeux ? Est-ce que t’as réussi à rattraper le coup après ta monumentale erreur ? » qu’elle dirige la conversation sur lui. Sur l’objet de ses désirs.

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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Dim 14 Jan - 21:54

Tant que c’est ma tête blonde, et pas l’autre tête blonde, tu peux t’habituer. Je me recule d’elle légère en faisant une tête faussement offusquée. Haaaaan ! Tout de suite dans l’agression, à ce que je vois ! Ah la la, cette coquine veut me mener la vie dure ! Cela dit, je le mérite peut-être un peu, parce que cette nuit avec Jessica a été une belle erreur. Et le pire dans tout ça, c’est que j’en ai que les désagréments ! Le suçon, la découverte de ce dernier par Daisy, ce qui a dû la refroidir direct quant au jugement qu’elle se fait de moi, et même pas je me souviens de ma nuit avec Jess ! Parce que bon, j’ai sûrement dû apprécier le joli petit corps de la demoiselle, tout de même. Je le connais son corps, elle se pavane en bikini devant moi depuis des mois. Ce n’est pas difficile de l’imaginer sans les deux morceaux de tissus. D’ailleurs je me souviens de son anatomie au réveil, même si j’avais la tête dans le brouillard. Et elle est sacrément bien gaulée, la Jess. Mais… oui parce qu’il y a un mais… Elle n’est pas Daisy et ne lui arrive même pas à la cheville. Des Jessica, je m’en suis tapé des dizaines. Ca passe le temps, ça amuse un temps, on y prend même beaucoup du plaisir parfois, mais voilà, je sais qu’il n’y en a qu’une qui est arrivée à dérober mon cœur et qui se promène avec depuis plusieurs mois. Une belle infirmière aux origines exotiques qui est l’objet de tous mes fantasmes. Ah, Daisy… Je soupire en pensant à elle. D’ailleurs, si t’as pas de nouvelles de Jessica la grognasse, faut peut-être que je te dise que c’est un peu ma faute… A voir la moue que fait ma cousine, cela a le don d’attiser ma curiosité. Je l’ai peut-être un peu malmenée à son réveil. J’écarquille les yeux et la regarde intensément. T’as pas fait ça ! je la questionne immédiatement, avant de rire. Oh mon dieu, rien que d’imaginer la scène, je rigole. La pauvre, elle a subi ton courroux ? Et mon rire s’intensifie. Bon, quelque part, j’ai un peu de compassion pour cette pauvre Jessica, mais il faut quand même avouer qu’imaginer cette scène est assez hilarant. Et pour ma défense, j’étais complètement fait, je n’ai même aucun souvenir de ce qu’il s’est passé entre Jess et moi. Tu diras à Daisy de venir à ma fête, la prochaine fois, ça m’aidera à garder les idées claires ! La tête de ma cousin complètement outrée ne fait qu’accentuer mon hilarité. Ah la la comme elle m’a manqué durant ces jours ! L’alcool n’excuse rien, Nathaniel Brady. Et la prochaine fête que tu organiseras, si Daisy vient, ne va pas t’imaginer que la soirée finira comme celle-ci, Un large sourire éclaire mon visage. Bien sûr que non ! Ce sera pas Jessica mais Daisy dans mon lit, si elle vient la prochaine fois ! je fanfaronne avec un air un peu concon. Je ne comprends pas de toute façon, quand tu as des sentiments aussi forts pour une femme, absolument aucune autre ne devrait te donner envie. Je veux dire, personnellement je serais incapable de coucher avec un homme juste parce qu’il est sexy, quand je ne veux… Elle hésite… Enfin voilà, tu m’as comprise. Mais c’est vrai qu’on n’a pas la même vision du sexe, toi et moi. Enfin bref, comme tu dis… parenthèse close, et que ça ne se reproduise plus. Je dis ça pour toi, je ne veux que ton bien, tu sais.. Je la regarde d’un air ultra suspicieux, ne lâchant pas son regard. Oh oh… tu as hésité ! Comment t’es une grosse menteuse ! Avoue que tu coucherais bien avec un mec juste parce qu’il est sexy ! Comment tu t’es trahie ! Haaaannn !!! Et là j’écarquille les yeux. OH MY GOD CAROLINE BRADY !!! TU AS COUCHE AVEC JON !!!! La bouche grande ouverte elle aussi, je la regarde jusqu’à ce qu’elle me dise la vérité.

Où est passé le Nate qui me supplie de ne jamais – JAMAIS – jamais, évoquer ma vie sexuelle ? Je grimace mais je ris aussi. Il a disparu, il est trop frustré de ne pas avoir ce qu’il veut, à savoir la jolie infirmière sexy de ses rêves… Faut bien compenser quelque part ! J’éclate de rire et en même temps, j’arrive à me dégoûter par ce que je suis en train de déblatérer. N’importe quoi, vraiment.  Il n’y a rien à raconter, ment-elle en plantant ses dents dans l’un des muffins que maman nous a préparés. Arrête de faire la technique de la bouche pleine, c’est exaspérant, je sais pas moi, tu pourrais un peu renouveler tes tactiques ! je plaisante en la regardant dévorer le muffin avec appétit. Je vais perdre patience, je crois.  Non, je n’ai pas eu une vie de débauche en Espagne. Nous n’avons pas couché ensemble. Il n’y a rien eu de spécial, vraiment, on a juste dormi ensemble, c’est tout. Et toi alors ? Est-ce que Daisy a surmonté sa peur pour tes beaux yeux ? Est-ce que t’as réussi à rattraper le coup après ta monumentale erreur ? Je bas des paupières, complètement affamé de nouvelles après ce qu’elle vient de me dire. On parlera de Daisy plus tard parce que… QUOI ?! Vous avez dormi ensemble ? Comme ça ? Sans rien faire d’autre ? Attends, attends, ma petite, recommence du début, je veux tout savoir ! Il est venu dans ta chambre et le marchand de sable est passé et hop, dodo, bonne nuit les petits ? Je rigole d’une manière un peu sarcastique et j’attends les détails de cette soirée ou nuit. Allez, elle ne peut plus mentir maintenant, elle en pince grave pour cet homme. Et comme je ne peux rien faire pour l’en dissuader, autant sauter les deux pieds dedans et connaitre tous les détails pour tenter au moins d’en maîtriser un peu. Je me sens responsable de Caroline, c’est idiot, mais c’est comme ça depuis toujours, elle est comme ma petite sœur. Ose me dire que tu ne ressens rien pour ce Jon ! Caroline Brady, tu es une petite menteuse et cachottière ! Je vais le dire à tata Katie ! Je plaisante, évidemment. Cette discussion ne sortira pas de ces quatre murs, sauf peut-être si j’en parle avec Daisy. Daisy sait toujours quoi penser ou quoi faire concernant Caroline. Je crois qu’elles fonctionnent un peu pareil, toutes les deux, je ne sais pas d’où ça leur vient, d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: confessions intimes - nate & caro   Sam 20 Jan - 22:38


Elle l’avait sans doute suffisamment malmené avec cette histoire de Jessica et de monumentale erreur commise plusieurs jours auparavant. Pour sa défense, Caroline était une incorrigible romantique et fleur bleue – et cela signifiait clairement que l’on ne plaisantait pas avec l’amour. Que l’on ne jouait pas avec l’amour. Si elle n’ignorait pas que Nate, ce cher cousin adoré, en pinçait sérieusement pour Daisy, son amie pour la vie, elle ne comprendrait jamais cette faculté qu’il avait de séparer le sexe et les sentiments. Sans doute seraient-ils toujours différents sur ce point, néanmoins elle espérait sincèrement qu’il arriverait à retenir ses ardeurs et à ne pas se laisser succomber par la tentation, si un beau jour Daisy devait devenir bien plus que sa belle infirmière. La fidélité avait une place importante pour certaines personnes – et Daisy en faisait clairement partie. La jolie brune et Caroline se comprenaient tellement sur tant de points, tant par leur passé compliqué que par leur façon de voir la vie. Elle ne doutait pas un instant qu’il serait extrêmement difficile pour Daisy d’accepter une quelconque trahison de la part de Nate – si un jour elle finissait par accepter qu’il ne devienne bien plus qu’un pompier coureur de jupons. Oui, Caroline avait suffisamment rabâché le sujet, aussi choisit-elle de lui foutre la paix à partir de maintenant et d’oublier l’incident « Jessica ». Du moins, d’ici quelques minutes. « T’as pas fait ça ! » Oh que si, elle avait fait ça. Sans gêne. Sans honte. Sans regret. Pourtant, Caroline était un ange et Caroline acceptait tout le monde tel qu’il était – mais avec ces femmes fatales et vénales, ou tout simplement trop manipulatrices pour être appréciées, elle ne pouvait pas faire semblant. Et surtout ne pouvait pas faire d’effort. « La pauvre, elle a subi ton courroux ? » « La pauvre ? J’ai dû supporter ses « oh oui, vas-y » et ses « oh que c’est bon, Nate » pendant une nuit entière, » qu’elle lui fait savoir, peu importe que cela soit gênant ou pas. « Tu ne t’en souviens peut-être pas, mais moi je ne suis pas prête d’oublier, » qu’elle explique simplement en haussant les épaules. « Je crois qu’elle ne s’imaginait pas que je puisse avoir l’oreille aussi fine, ou qu’elle puisse gueuler comme une truie, » qu’elle continue en grimaçant à la pensée de ce tête-à-tête avec la blondinette. Foncièrement, elle n’avait rien contre Jessica. Mais par solidarité féminine, Daisy en force, elle se devait de la haïr et de lui en mettre pleins la poire. « J’ai peut-être osé mentir une fois ou deux, » qu’elle enchaîne mi-fière, mi-gênée, « en évoquant le fait qu’elle devait être la plus bruyante de la semaine, » l’air de dire qu’il en ramenait une chaque soir – histoire qu’elle ne s’imagine pas revenir de sitôt. Méchante ? Nooooon. Pas Caroline. Pas la jolie blonde au visage d’ange. D’ailleurs, elle sourit, Caroline. Tout passe toujours mieux et plus facilement avec le sourire. Même quand elle secoue son cousin et lui fait la morale. « Bien sûr que non ! Ce sera pas Jessica mais Daisy dans mon lit, si elle vient la prochaine fois ! » Et elle rit légèrement, Caroline. Non pas qu’elle se moque – quoique – mais s’il s’imagine que Daisy a un quelconque point commun avec la Jessica… Mais elle fronce les sourcils et tourne légèrement la tête en réfléchissant bien. Parce qu’elles ont peut-être bien un point commun, les deux jeunes femmes. Et c’est ce grand charmeur de Nate. Cela dit, elle en profite néanmoins pour lui rappeler que Daisy est bien plus comme elle que comme la blonde qu’il a fait crier toute une nuit. Mais est-elle si différente, Caroline ? N’a-t-elle jamais eu de pensées impures concernant un certain boxeur ? N’a-t-elle jamais éprouvé une quelconque attirance et un quelconque désir charnel – purement charnel – envers ce même boxeur ? Certes, pense-t-elle intérieurement, la moue fière. Mais elle n’a jamais cédé ! « Oh oh… tu as hésité ! Comment t’es une grosse menteuse ! Avoue que tu coucherais bien avec un mec juste parce qu’il est sexy ! Comment tu t’es trahie ! Haaaannn !! » Et voilà qu’il en rajoute une couche et qu’il joue les commères maintenant. C’est qu’elle est faussement choquée de ce qu’il insinue, et ça se lit sur son visage. C’est qu’elle est vraiment gênée et que les joues rosissent. C’est qu’elle préférerait démentir ses dires, mais que ça serait légèrement mentir pour de bon. Et Caroline, c’est tout sauf une menteuse. « Absolument pas ! » qu’elle répond toujours. « Tu peux être attiré par quelqu’un, tu peux désirer quelqu’un sans pour autant franchir le cap, Mr Brady, » qu’elle lui rappelle avec un sourire. « OH MY GOD CAROLINE BRADY !!! TU AS COUCHE AVEC JON !!!! » Bouche grande ouverte, choquée qu’il puisse penser cela. Choquée ? Et pourtant, Caroline Brady, n’y as-tu pas pensé ? Et pourtant, Caroline Brady, aurait-ce été si surprenant ? Et pourtant, Caroline Brady, n’en as-tu pas eu envie ? Tsss. « Je crois que tu me confonds un peu trop avec toi, Nathaniel Brady, » qu’elle rétorque à défaut de répondre quoique ce soit d’autre. Cela dit, elle est également surprise qu’il daigne insinuer ce genre de choses et évoquer sa vie sexuelle, lui qui semblait si dégoûté et si perturbé à l’idée qu’elle puisse en avoir une – ou ne serait-ce que d’avoir une libido. « Il a disparu, il est trop frustré de ne pas avoir ce qu’il veut, à savoir la jolie infirmière sexy de ses rêves… Faut bien compenser quelque part ! » Qu’il ne lui parle pas de frustration ! La frustration, c’est de passer dix à douze heures de vol à côté d’un Dieu grec sans pouvoir le posséder. La frustration, c’est posé ses mains sur le corps de ce Dieu grec sans pouvoir le posséder. La frustration, c’est d’avoir partagé le lit de ce Dieu grec, sans pouvoir le posséder. La frustration… ouais, elle connait la frustration, Caroline. « Je n’ai pas couché avec Jon. A vrai dire, je n’ai couché avec personne depuis des mois. Prends-en de la graine, » qu’elle ajoute plus pour lui clouer le bec qu’autre chose. Concrètement, elle ne s’attend pas à ce qu’il en prenne de la graine… Et avant qu’elle ne s’autorise à en dévoiler plus, se promettant de ne rien dévoiler du tout, elle mange et mange car sa mère lui a toujours appris à garder la bouche fermée quand elle mangeait. Fort pratique. « Arrête de faire la technique de la bouche pleine, c’est exaspérant, je sais pas moi, tu pourrais un peu renouveler tes tactiques ! » Non, celle-là était la meilleure et la plus adorable – et la plus drôle aussi, qu’elle se dit en le regardant, les joues aussi grosses que celles d’un hamster qui a avalé un maïs trop gros pour sa petite bouche. « On parlera de Daisy plus tard parce que… QUOI ?! Vous avez dormi ensemble ? Comme ça ? Sans rien faire d’autre ? » Elle fait non de la tête. « Attends, attends, ma petite, recommence du début, je veux tout savoir ! Il est venu dans ta chambre et le marchand de sable est passé et hop, dodo, bonne nuit les petits ? » Elle fait non de la tête encore une fois, avalant patiemment ce qu’elle mâche depuis plusieurs secondes. Elle sait qu’il ne la lâchera pas de toute façon. « En fait, c’est plutôt moi qui suis allée dans sa chambre, » qu’elle avoue et qu’elle raconte cela comme si ce n’était rien – no big deal couz’ ! – « il venait de perdre un match important et je n’ai pas eu envie de le laisser seul – même si tout le monde me conseillait de m’éloigner dans ces moments-là. Et j’ai bien fait puisque ça lui a permis de se calmer et de relativiser. Quoi ? » qu’elle ajoute en voyant Nate l’observer intensément. « On va dire qu’il était juste vulnérable, ok, et qu’il n’avait pas envie de rester seul. Et pour ta gouverne, il s’est comporté en gentleman et n’a absolument rien tenté, » qu’elle lui fait savoir. Parce qu’il s’imagine un peu trop que Jon est du genre coureur de jupons. Les hommes. « Ose me dire que tu ne ressens rien pour ce Jon ! Caroline Brady, tu es une petite menteuse et cachottière ! Je vais le dire à tata Katie ! » qu’il la menace maintenant. Elle va pour ouvrir la bouche et dire que c’est faux, entièrement faux, alors que c’est vrai, entièrement vrai. Ils ont passé cinq jours en Espagne, cinq jours à parler, cinq jours à se découvrir, cinq jours à se côtoyer, cinq jours hors du temps et isolés. Forcément, ils ont appris à se connaitre. Forcément, les liens professionnels ont évolué vers un lien plus sympathique. Forcément, Caroline a découvert des facettes de Jon qu’elle ne soupçonnait pas. Et forcément, ça l’a chamboule un peu. Forcément, elle est sous le charme – bien plus qu’un désir ardent, c’est un respect et une profonde affection qu’elle ressent pour le boxeur aujourd’hui. « Je ne peux pas te dire que je ne ressens rien, » qu’elle avoue alors à Nate. Après tout, elle ne lui a jamais menti à lui non plus. « Je ne sais pas ce que je ressens. Du respect. De la reconnaissance. De l’amitié. De l’attirance, » mais peut-elle se permettre de ressentir plus ? Peut-elle le reconnaitre ? « De la peur aussi, » qu’elle avoue enfin. La peur. La peur de retomber. La peur de se tromper. La peur de souffrir. La peur d’être incapable de se laisser aller à découvrir les possibilités qui s’offrent à elle. La peur de laisser son passé et ses erreurs l’empêcher de vivre. Idiot ou pas, la peur ne la lâche pas. « Il continue de m’appeler, » qu’elle finit par confier. Parce qu’elle ne l’a dit à personne, Caroline.

Alors elle le dit à Nate.

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