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 Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar

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Alastar Black
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DATE D'INSCRIPTION : 15/09/2017
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MessageSujet: Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar   Dim 24 Sep - 16:02


Keep your eyes open and dream if you dare
Ellana & Alastar



Les fleurs dansaient au gré du vent et le paysage changeait de visage pour revêtir un habit d’un froid pur, au présage de mille nouveautés, de douces cascades ambrées... De simples présages quelconques aux yeux d'Alastar, qui, toujours de bonne foi, se complaisait ce soir à ignorer la naïve joie de l'arrivée de l'Automne qui résonnait, répugnante, à ses oreilles bien plus sensibles au mépris constant qu'à l'euphorie passagère. L'air était particulièrement glacial et le crépuscule, tout juste entamé. Les ruelles de Santa Monica commençaient doucement à se vider, bientôt, l'Astrophysicien se déciderait à quitter sa nouvelle bulle d'idées noires (aka son bureau) afin de déambuler dans ce parc méconnu, la tête dans les étoiles, l'esprit bien plus loin encore, bien plus noir. La porte de la maison claqua dans un bruit sourd, coupant court à la tranquillité et au charme des alentours... Consciencieusement, Alastar narrait ses recherches datant du mois dernier sur son ordinateur, pas le moins du monde épris du besoin grotesque de s'inquiéter de ce dont il connaissait la provenance. Se formaliser pour si peu, ce n'était nullement ses manières. Ce manque consternant d’intérêt pour une généralité de petites et grandes choses le rendait, par ailleurs, assez inconscient et parfois, il était vrai, sans doute égoïste. Mais le cas-ci présent jouait en sa faveur, il fallait parfois savoir rendre à César ce qui lui appartenait. Puisqu'il n'y avait là aucun acte d'inconscience ou d’égoïsme, ou si peu, si ce n'était sa façon de gérer la présence d'un intrus... De type félin. Animal idiot qu'il peinait depuis sa récente arrivée en enfer à chasser, maudite soit cette nouvelle vie et ses nouveaux envahisseurs. La ténacité de la boule de poil l'étonnait assez, il le lui concédait. « Miaaaah » Alastar arqua un sourcil, sceptique, à l'intention du chaton blanc à la mine innocente qui venait tout juste de se faufiler dans son bureau par la fenêtre, rapidement après son insuccès périlleux à la porte d'entrée. Il semblait fier de lui cet imbécile à quatre pattes. Mais enfin, soit, il devrait comprendre rapidement qu'il lui faudrait gravir bien plus haut qu'une minable fenêtre pour prétendre à mériter l'attention de l'humain, plus si humain que cela par instants, en face de lui. Il n'avait vraiment pas choisi la bonne personne devant qui frimer à coups de bottes secrètes et à qui faire les yeux doux, le Chat Botté. Attendrir le Professeur Black relevait de l'irréalisable, ou presque, alors l'impressionner... Non, non. Ce n'était définitivement pas malin de sa part, si tant était qu'un simple petit chat pouvait l'être d'une quelconque manière que ce soit... Alors la question méritait d'être posée, pourquoi s'attardait-il autant sur lui si rien de tout cela n'avait d’intérêt ?

Soudain, comme si il venait de réaliser tout ce temps lamentablement gâché à examiner le comportement d'un banal greffier, l'Astrophysicien détourna son attention du dit animal pour se replonger tant bien que mal dans ses écrits. Sa vie était définitivement bien pathétique dorénavant. Il secoua lentement la tête de lassitude, comme pour appuyer ses pensées agaçantes.

Les heures s'écoulaient. Il écrivait ses ultimes observations en regrettant de ne pas pouvoir les vérifier encore et toujours en temps réel. Seulement il n'était pas au Chili. Malheureux détail. Il fut un temps où rien ne l’arrêtait dans sa quête inestimable de l’infini. Les heures s'écoulaient. Il commençait à sentir la fatigue cruellement le submerger, se sentant ridicule de faiblir face à cette éternelle traîtresse. Elle ne l'avait jamais apprécié, jamais aidé. Ni elle ni son amant le sommeil. Ô seule la Lune pouvait témoigner de cette médisance partagée. Les heures s'écoulaient. Le soleil en était à la moitié de sa descente au dessus des collines. Un ronronnement se mit à résonner dans le bureau sombre. Le chaton dormait. Les étoiles s'éveillaient. L'ombre d'un sourire fleurissait sur les lèvres de l'anglais.

Mais le temps sembla s'arrêter l'espace d'un instant, l'espace d'un regard, d'un miroitement de l'anneau d'or qui brillait, toujours plus puissant, toujours plus tranchant, plus poignant. Et rien ne pouvait l'arrêter, il ne le laisserait pas. Il ne le méritait pas.

Décidé, à quoi ? Encore à ce moment précis, il l'ignorait. Alastar ferma lentement les tiroirs de son bureau, éteignit son ordinateur et récupéra son trench noir aux reflets argents sur le porte manteau. De gestes vifs et élégants, il s’accommoda à la perfection et quitta la pièce non sans accorder un regard furtif vers la petite chose à la fourrure blême endormie sur le parquet froid. Il était l'heure. L'heure de réfléchir, d'accroitre ses capacités intellectuelles, de parfaire sa science... De rêver pour les plus naïfs, ces férus de l'insouciance. Avant de verrouiller la porte de sa maison, qu'il ne reconnaissait nullement, il attrapa nonchalamment sur la commode l'un de ses appareil d'observation, en l'occurrence pour ce soir un simple appareil photo. Ce moindre effort. Cette moindre envie. Il essayait de se prouver à lui même que le ciel n'oserait jamais montrer ses plus beaux atours ici même, sur les terres tant fantasmées du nouveau monde. Il voulait démontrer qu'il n'avait nullement besoin de sortir ses plus puissants appareils, puisqu'il ne se montrerait jamais, puisque ici personne n'en était et n'en serait jamais digne. Ce mépris paradoxal, un brin infantile. Comme si il était possible qu'il puisse penser quelque part qu'il en était lui même plus méritant... Une bien triste facétie.

Ses pas le guidèrent plus rapidement qu'il n'aurait cru dans le Griffith Park, lieu tranquille en journée qui ne laissait place au crépuscule qu'aux déplacements des fantômes et du vent. Pas un instant il daigna porter son regard sur le ciel. Manque de courage ou nécessité d'avoir raison. Probablement les deux. Il déambulait sur les chemins, l'esprit assaillit par ses démons, de sa démarche étonnement tranquille et sereine. Quelques minutes s'écoulèrent avant qu'une silhouette féminine ne se dessine au loin. Assise sur un banc près d'un lac dans lequel se reflétaient les merveilles qu'il tenaient tant à ignorer, elle semblait ailleurs, comme happée par la puissance des astres. Il avança de quelques pas, incertain, puis s’arrêta en chemin. L'inconnue se trouvait sur le banc qu'il voulait lui-même occuper, évidemment... Certes, il ne connaissait pas le parc et donc ni l’existence de ce petit coin paradisiaque il y a de cela quelques minutes. Mais il savait que c'était le site d'observation qu'il souhaitait ce soir. C'était assez puéril, il le reconnaissait au fond de lui, mais l'obstination le guidait et jamais il ne l'avouerait. « La vue vous plait. » Lança-t-il, le ton bas, la voix assurée. Question rhétorique qui n'en était même pas une. Il n'attendait rien de particulier, bien qu'il espérait secrètement la surprendre afin qu'elle s'en aille sans plus de cérémonie. Ça serait amusant, qui plus est. Il testait simplement le terrain, comme s'il s'agissait de l'une de ses nombreuses expériences quelconques. Il s'attarda quelques courtes secondes sur la jeune femme, courtes secondes qui lui suffirent à déceler sans mal à travers les préambules de la pénombres son ventre bien arrondi. Cette impression d'étouffer. Un froncement de sourcil passager. La brunette ne s'en allait toujours pas. « Il va commencer à faire froid, vous devriez rentrer chez-vous... » L'accent british claquant avec élégance à chacun de ses mots. Il laissait, bien malgré lui, passer subtilement derrière son "conseil", sa patience soudainement bien moins apte à soutenir la présence de deux autres êtres humains.

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Ellana McGregor
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MessageSujet: Re: Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar   Mer 27 Sep - 17:57

Keep your eyes open and dream if you dare
Alastar ∞ Ellana

En sortant de la boutique ce soir-là, je sens que j'ai besoin de retrouver mes racines. Ce n'est pas tant ma patronne qui m'a agacé, mais des clients bien plus pénibles que je n'aurais crus possible. Flora-Jade est vraiment adorable avec moi, elle est patiente et je trouve que l'on s'entend bien. Elle est aussi douce qu'elle m'a semblé lors de notre rencontre et dès que nous le pouvons, nous nous extasions sur ma grossesse. Chaque jour est une nouvelle aventure, lorsque je l'ai senti bougé pour la première fois j'ai cru que j'allais m'évanouir de bonheur. Et quand j'ai appris que c'était un garçon, je savais déjà qu'il allait devenir James Fraser Junior. Il ne pouvait pas me laisser seule et je suis fière de porter son fils. Maintenant je n'ai qu'une hâte, c'est de le rencontrer et de pouvoir lui parler de son père, lui parler de son courage, lui parler de sa passion, de son amour aussi.
Comme à mon habitude je tiens aussi un journal. Habituellement je le faisais comme ça, dès qu'il rentrait de mission nous pouvions lire chacun ce que l'autre avait vécu, comme si nous y étions. Cette fois j'écris pour lui, tout en sachant qu'il ne pourra jamais lire, jamais savoir tout ce que je vis à présent. Mais en pensant à cela, je me sens à nouveau suffoquer. Même si je me sens plus épanoui, la tristesse ne me quitte jamais vraiment. Les larmes me montent aux yeux et je ferme rapidement mon journal. Il ne lira jamais cela, il ne saura jamais qu'il est père, qu'il a un garçon qui, je l’espère, sera aussi fort et bon que son père. ET me dire cela de façon aussi catégorique me fait un mal de chien, si mal que j'ai l'impression que mon cœur se brise un peu plus dans ma poitrine. Ce n'est pas bon d'être ainsi, d'être aussi triste surtout que le bébé est connecté à moi d'une certaine manière. Bon sang, je suis déjà une mauvaise mère ! Je dois sortir d'ici, essayer de me ressourcer, essayer de me trouver mais surtout, de le trouver quelque part d'une certaine manière.

Le soleil est en train de se coucher et me voilà en train de me balader dans le parc. Je m'amuse à reconnaître les fleurs et me dis que Flora-Jade serait fière de moi. Je m'améliore de jour en jour. Soudainement, je me stop face à une vue qui me prend aux tripes. Un lac entouré de verdures, pendant un instant je me revois en Angleterre, dans notre jardin. Un petit rire m'échappe, me disant que, alors que je doutais qu'il soit là, le voilà me guidant jusqu'ici pour retrouver ce moment de paix que j'ai pu connaître dans mon beau pays. Un banc se trouve là et je décide de m'y asseoir. Combien de temps je reste comme cela, admirant le couché de soleil, léger sourire aux lèvres et ma main caressant doucement mon ventre. Les étoiles commencent même à pointer le bout de son nez et je redresse la tête. Cela me rappelle le roi lion, où Mufasa explique à Simba qu'une fois mort il veillera sur lui de là-haut. James est peut-être là haut et cette pensée me fait sourire deplus belle.
- La vue vous plait.
Je cligne rapidement des yeux, rougissant car je me sens pris en plein délit de nostalgie. Cependant je ne me sens pas dépaysé bien au contraire. Son accent bien anglais ne saurait mentir sur sa nationalité. Je regarde de nouveau le lac ainsi que toute la verdure et hoche doucement la tête.
- Cela me rappelle l'Angleterre, vous ne trouvez pas ?
Mon accent non plus ne devrait pas le surprendre. Et je peux comprendre qu'il pense ainsi, si cet homme à aussi bon goût que tout Anglais, il saura reconnaître la beauté de ce lieu. Surtout lorsque la nuit commence à prendre place.
- Il va commencer à faire froid, vous devriez rentrer chez-vous...
J'hausse un sourcil et me tourne vers lui.
- Est-ce votre manière gentleman de me dire que je devrais partir d'ici afin que vous puissiez jouir de la vue ? Il y a assez de place pour vous aussi, je murmure, tapotant la place libre sur le banc, à côté de moi.
Il a cependant raison, le temps commence à se rafraîchir, seulement je n'ai pas envie de rentrer.
- Permettez moi donc de rester un peu plus. J'ai l'impression d'être à la maison et que mon mari va revenir...
Je détourne rapidement mon visage, étonnée d'avoir dit cela à voix haute. Les larmes me montent aux yeux mais je les fait papillonner rapidement afin de cacher cela. Je serre mes bras autour de moi et me concentre sur la vue plutôt que sur la présence de l'homme. Seulement il commence à faire presque trop sombre et je penche la tête en arrière pour regarder les étoiles.
- Vous croyez que... Les étoiles sont les personnes que nous chérissent le plus veillant sur nous ?
Je sais bien que ce que je dis est romantique, utopique, mais je crois que j'ai besoin d'un peu de magie pour me dire qu'il reste toujours auprès de moi. Même si je le sais maintenant, je n'arrive toujours pas à me dire qu'il soit plus là...
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Alastar Black
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MessageSujet: Re: Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar   Sam 30 Sep - 21:00


Keep your eyes open and dream if you dare
Ellana & Alastar



Arraché à son milieu, tout homme commencera par souffrir : il est plus agréable de vivre parmi les siens. Mais par la suite, le dépaysement pourra fonder une expérience profitable. Il permettra de ne plus confondre le réel avec l’idéal ou la culture avec la nature. L’homme dépaysé, pour peu qu’il sache surmonter le ressentiment né du mépris ou de l’hostilité, découvrira la curiosité et pratiquera la tolérance. Tout ceci n'étant que pure théorie. Alastar préférant les faits. Quelle risible utopie. Il exécrait prévoir, pourtant il anticipait les dysfonctionnements à longueur de nuit, de journée, parfois, aussi. Cependant il existait une différence entre le personnel et le professionnel. Une sorte de limite qui permettait bien des choses, bien des comportements et pensées qui différaient selon le côté où l'on se situait. Ces temps-ci, l’Astrophysicien se complaisait à se positionner du côté qui l'arrangeait, celui qui le plongeait le plus mal possible dans les abysses, viles tentatrices. Celui qu'il se devait de voir, parce qu'il ne pouvait se donner l'occasion d'imaginer le bon. Quelques secondes suffirent à lui faire relever le menton vers ses biens aimées, ainsi qu'une voix douce. « N’exagérons rien. » fit-il avec dédain, comme un bon patriote. Celui qu'il prétendait être. La bonne surprise faiblement dissimulée d'en voir une également assise délicatement sur son banc. « Mais je concède qu'il y vit un certain charme. » finit-il, plus bas, le ton plus approbateur, les pensées plus profondes et plus ouvertes. Rien ne servait de nier. Ce n'était nullement comme il l'avait farouchement espéré. C'était beau. Purement. Simplement.

Souvent, il se perdait dans ses questions, bien trop nombreuses, pas assez réalistes selon lui. Parfois il trouvait des réponses, de ces réponses qui rassurent, qui réchauffent le cœur trop froid, qui ignore à ce moment, l'espace d'un maigre instant, la non-existence de l'innocence qu'il rêvait tant retrouver. Comme il était plus simple en ce temps là. Puis la violence de la connaissance, du crime, de l'expérience. Elle frappait, elle réveillait, elle achevait. Comme s'il était nécessaire quelque part de lui infliger encore ce malheur. Cette malédiction qu'il tendait à admirer.

Il avait besoin de se libérer, de liberté, et cette jeune femme ci-présente était une entrave... Parmi tant d'autres. L'anglais lui fit entendre, bien subtilement, mais à son triste désespoir, la jeune femme de bonne compagnie ne comptait pas lui laisser son poste d'observation si facilement. « Parfaitement. Quel dommage que je ne puisse en demander tant... » L'anglais râlait, ce n'était pas nouveau. Malgré ses sarcasmes il s'assit à côté d'elle et se tut l'espace de quelques instants, portant son regard et son attention sur son appareil d'observation. Avec dextérité il modula sa lumière infrarouge et conserva une sensibilité optimale à la raie hydrogène-alpha, qui permettrait ainsi d'observer la répartition de l'hydrogène dans l'univers. « Permettez moi donc de rester un peu plus. J'ai l'impression d'être à la maison et que mon mari va revenir... » Il sentit ses doigts se crisper quelque peu sur l'écran et s’arrêta net dans ses préparations l'espace de trois petites secondes avant de reprendre, comme si tout allait parfaitement bien, comme si rien de tout cela n'avait réellement atteint sa personne, comme si il préférait jouer les sourds parce qu'après tout il ignorait comment faire autrement sans blesser davantage les cœurs écorchés comme celui de cette patriote méconnue. « Faites comme bon vous semble. Après tout le coin ne m'appartient nullement. »

Il se souvenait de chaque réponses. Le Professeur Orion demeurerait dans son esprit à jamais. Il lui manquait assez souvent, même après tant d'années. Son rituel rassurant n'avait plus lieu depuis un moment, ce n'était qu'un pansement qu'il avait fini par retirer de lui même plus par obligation que par courage. Et pourtant il se rappelait avec exactitude de chaque planète, chaque comète, chaque pluie désastreuse et morose, chaque petit détail que le ciel de sa triste ville de Liverpool voulait bien lui montrer en ces temps révolus. Ce petit garçon merveilleux qu'il était face à ce vieil homme bourru et passionné du ciel et de l'espace. Lorsque la jeune femme lui souffla sa question, c'était un souffle timide de nostalgie qui lui valut, malgré lui, l'esquisse d'un sourire affectueux. Et comme son mentor avant lui, il laissait planer le doute. Celui-ci tenant compagnie au silence. Un divin mélange qu'il avait, lui-même, enfant, appris à comprendre et apprécier. « Je l'ignore. » Puis Alastar porta un bref instant son regard sur la demoiselle, la sentant ébranlée, au bord d'un ravin duquel il ne pouvait la dévier à sa place. Pensif, il laissa s'extirper un long soupir de ses lèvres rougies et entreprit de photographier le ciel. « La science ne comprend pas vraiment le rêve, je ne suis pas qualifié en la matière. » Des paroles trop dures, sans doute, trop sûres, aussi. En science, il n'y avait que les faits, l'incertitude était une hantise qu'il fallait éradiquer.

Après quelques clichés, l'Astrophysicien analysa ses résultats avec minutie et un certain émerveillement qu'il tentait en vain de dissimuler derrière son masque impassible. C'était définitif. Le lieu méritait davantage qu'une banale astrophotographie de débutant. D'une certaine façon, cela l'agaçait. Il avait eu tort. Dans un geste élégant et un brin hésitant, il montra à la jeune femme son appareil. « Vénus. Nous avons de la chance, nous ne pourrons pas encore la voir très longtemps... » fit-il, simplement en démontrant l'étoile de son doigt, au dessus de l'écran. « Si l'on oublie la physique quelques instants, admirons alors simplement la déesse de l'amour. Qu'en dites-vous ? » Un petit haussement de sourcil amusé, mais c'était sa manière à lui d'adoucir ses propos, ou bien de prouver qu'il était capable de penser autrement que par son odieuse logique intraitable. « Peut être que cela pourra vous aider d'une quelconque manière à répondre à votre question. » Au fond de lui, il l'espérait. Personne ne méritait de demeurer éternellement dans l'attente d'une réponse qui attendait à guérir, ou à aider ne serait-ce que d'une manière infime à panser certaines plaies.

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Ellana McGregor
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MessageSujet: Re: Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar   Jeu 5 Oct - 20:48

Keep your eyes open and dream if you dare
Alastar ∞ Ellana
Cette soirée semble des plus spécial. Il n'y a pas de date en particulier, ni de raison particulière. Je me sens juste en harmonie avec cette ville pour la première fois depuis que je suis arrivée. Ce n'est certainement pas saint vu que cette sensation n'est dû qu'à un paysage qui me semble familier, mais que puis-je y faire ? Je décide de plutôt apprécier le spectacle qui s'offre à moi, de l'accepter comme un don et de sourire à celui-ci. J'ai si peu souris ces derniers mois, mais par chance la grossesse me permets de vivre.
Car je me sentais morte à l'intérieur, j'avais l'impression d'être morte en même temps que lui. J'avais l'impression qu'on m'avait enterré avec lui, que j'avais cessé de voir la vie en même temps que lui, qu'on avait donné notre dernier souffle et regardé notre dernier ciel ensemble. Mais maintenant je porte la vie, sa vie, et moi je reviens peu à peu dans le monde.
Quand cet homme me demande, d'une manière civilisée qui me fait rire, de partir sous prétexte du froid, je ne peux m'empêcher de me défendre. Ce n'est pas une défense agressive non, c'est doux tandis que je garde mon sourire discret sur le visage. Je me permets même de parler de mon mari, même si cela me déchire toujours le cœur, et que cela le fera à jamais.
- Parfaitement. Quel dommage que je ne puisse en demander tant...
Qu'il me dit alors qu'il s'installe à côté de moi. Je pourrais me vexer de sa manière de parler, de sa façon de se montrer bourru. Mais aller savoir pourquoi, cela me fait rire. Mais je crois que je romps un peu le charme de ce qu'il se passe ne parlant de mon défunt mari. Même s'il ne veut certainement pas le montrer je le sens bien se tendre un peu sur ce banc qui est, effectivement petit soudainement alors qu'on semble plus proche.
- Faites comme bon vous semble. Après tout le coin ne m'appartient nullement.
Je regarde encore un peu l'horizon alors que le silence s'installe, avant de tourner un peu le regard. Je ne sais pas ce qu'il est en train de faire et je n'ose pas vraiment poser la question. Déjà que je suis en train de certainement le déranger, je préfère garder le silence afin qu'il pense que je ne suis pas tant un problème que cela. Cependant, alors que je suis son regard et que je les porte sur les étoiles qui sont de plus en plus visibles, je ne peux m'empêcher de laisser exprimer mes pensées à voix haute.
Et s'il me regardait d'en haut...
- Je l'ignore. La science ne comprend pas vraiment le rêve, je ne suis pas qualifié en la matière.
Je cligne rapidement des yeux, essayant de cacher les larmes qui commencent à vouloir couler sur mes joues. C'est une sale habitude qui doit cesser. Son ton semble un peu dur, mais à nouveau un léger rire m'échappe.
- Vous êtes donc un homme de science... Je crois qu'il y a toujours deux réponses... Celle du scientifique et celle du rêveur...
Ceux qui ont les pieds sur terre, et ceux qui croient en l'impossible. Je sais que je suis du genre rêveuse, James était un peu plus scientifique, mais il a toujours su aimer cette part de naïveté qui me caractérisait. Mais même si je suis plus d'un côté que de l'autre, il n'empêche que je pense qu'il faut un peu des deux pour que le monde puisse tourner. Au bout de quelques minutes, je sens l'homme bouger. Quand je le regarde, il est en train de me tendre son appareil d'une façon un peu maladroite, mais qui a le don de m'attendrir.
- Vénus. Nous avons de la chance, nous ne pourrons pas encore la voir très longtemps...
Je ne comprends pas d'abord, mais je finis par voir la planète et regarde ce spectacle complètement sous le charme.
- Si l'on oublie la physique quelques instants, admirons alors simplement la déesse de l'amour. Qu'en dites-vous ?
Je redresse mon regard pour le plonger dans le sien. Je me sens rougir un peu et souris doucement.
- Vous êtes donc un scientifique, mais vous flirtez avec les étoiles et planètes.
Je regarde de nouveau la planète, déesse de l'amour comme il dit.
- Peut être que cela pourra vous aider d'une quelconque manière à répondre à votre question.
Pourquoi cet homme se montrait aussi gentil avec moi ? Enfin je pense savoir, j'inspire souvent la pitié quand on me voit. Une femme enceinte qui a perdu son mari, cela ressemble au début d'un film des plus tragiques à la P.S I Love You.
- Merci... Je suis désolée si ma question vous a mis mal à l'aise... J'ai juste encore du mal...
Je secoue rapidement la tête.
- Pardon je parle trop, je ne veux pas vous déranger.
Je regarde de nouveau les étoiles.
- C'est une belle nuit pour regarder les étoiles.
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Alastar Black
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MessageSujet: Re: Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar   Mar 10 Oct - 15:17


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Ellana & Alastar



« Je crois qu'il y a toujours deux réponses... Celle du scientifique et celle du rêveur... » Un pincement au cœur. Une erreur de calcul, une erreur de formule. C'était effroyablement faux. Si seulement elle en avait conscience, si seulement il était encore capable de lui prouver le contraire puisque après tout il avait fini lui même par se complaire dans cette pitoyable facilité, par se contraindre à y croire. Comme s'il n'existait nulle autre solution. N'était-ce pas complétement hypocrite et malvenu de sa part en ce cas ? Elle ne faisait qu'énoncer à haute voix son propre mensonge, mais voilà, c'était inévitablement plus difficile à entendre venant d'autrui... S'en était diablement plus réel, surtout. La nouvelle vérité, nouveauté cachant de terribles conséquences. Il ne s'y faisait pas et sans doute que c'était ça. « Il existe toujours une infinité de réponses, parfois, par miracle, elles s’entremêlent...  » Souffla l'amoureux des étoiles, perdu dans les abysses de ses combats sanglants cosmiques. Miracle était le mot, il en avait été un, de petit miracle, autrefois. Il n'était plus que poussière et mystère, douteux mélange ni glorieux ni prospère. Les hommes évoluaient avec le temps, les événements, rares étaient les fois où ils pouvaient se vanter de les prédire. Pour un maniaque du contrôle et de la raison tel que le Professeur Alastar Black, ce fait demeurait bien difficile à relativiser. « Vous êtes donc un scientifique, mais vous flirtez avec les étoiles et planètes. » Un sourire doux et énigmatique planait sur les lèvres de l'anglais suite au raisonnement déductif de son interlocutrice visiblement intriguée. Il n'avait pas l'âme d'en dire plus. Soleil démissionnaire aux confins de la nuit, bientôt ne brilleraient que ses amours accompagnées du vent glacial aux tournoiements dansant de la nature et de ses éléments. La magie scandaleuse haussait sa gamme rouge vif. C'était vivant.

L'ambiance était singulière, l'air était froid mais l'aura particulièrement apaisante. Alastar était un éternel solitaire, depuis tout petit déjà, depuis toujours semblait-il. Il n’appréciait que très peu la compagnie d'autrui, seules les étoiles et son vieil ami savaient le faire parler, ne serait-ce qu'attirer son attention uniquement dédiée à sa passion. Et puis il y a eu sa Melody. C'était différent ici et maintenant, il ne saurait dire pourquoi, ni comment, il ne ressentait pas spécialement le besoin de répondre à ses questions toujours plus entêtantes, il aurait tout le temps plus tard de s'en torturer l'esprit. Il ne ressentait rien. C'était là le problème... Ou la solution. Sérénité ou future angoisse déguisée ? C'était une soirée dédiée à la libération des songes entravés, des inquiétudes doucereuses, des silences innocents, des crispations destructrices. Et cette jeune demoiselle britannique n'étouffait aucunes de ces libertés, c'était étonnant. Elle ne le gênait aucunement, lui, le misanthrope aguerri, c'était inquiétant. « Merci... Je suis désolée si ma question vous a mis mal à l'aise... J'ai juste encore du mal... » Alastar reporta son attention soudainement attisée par la curiosité sur la jeune femme et plongea ses deux océans dans son regard désolé et honteux. « Ce n'est pas le cas, c'était simplement... Inattendu. Nul besoin de vous excuser pour si peu, je ne vous ai même pas répondu. Voyez comme le monde est cynique; vous remerciez l'incapable et vous désolez de le déranger dans son inutilité. » répondit le scientifique, terriblement sarcastique avec son hyperbole à peine supportable. Il fronçait légèrement les sourcils, à la fois agacé et moqueur. Il la testait, cherchait peut être la petite bête... Elle ne comprendrait sans doute pas son fonctionnement, lui même ne savait pas tellement où il le guidait en ces temps. Mais au final, il pensait sincèrement le fond de ses dires, ce n'était certainement pas en se désolant pour un rien qu'elle avancerait, les excuses ne menaient jamais nulle part, pas même au pardon, c'était un fait qu'il avait prouvé il y a des années de cela et qu'il ne souhaitait pas tellement remettre en cause. Évidemment, ce fut ce qu'elle continua de faire. S'excuser pour un rien. C'était assez énervant. Et ce qui l'était davantage encore, c'était qu'elle ne parvenait pas à l'énerver, elle.

Il l'ignora un moment, reportant toute son attention sur son appareil qu'il remodula selon ses nouveaux besoins. Avec précaution et élégance, il sortit de la poche intérieure de son long trench noir argenté, ses lunettes rectangulaires afin de voir avec plus de précision, et les déposa nonchalamment sur son nez. « Vous ne me dérangez pas le moins du monde... » Venant de lui, et sur le moment, là, après ce long silence et ce peu d'attention accordé à ses alentours, à la jeune mère ; il était complétement logique qu'on perçoive clairement la présence du sarcasme. Comme souvent. Mais nullement. L'ironie de l'homme aux étoiles, il n'en avait même pas conscience. Il releva finalement le menton pour croiser le regard de l'anglaise et rajusta machinalement ses lunettes. « Tant que vous cessez de vous excuser constamment, je vous écoute. » fit-il dans un rire un peu amer. Haussement de sourcil et secousse légère du visage flegme. Voilà qu'il en venait à se moquer de lui même. De ses sous entendus outrageusement arrogants. À se proclamer ainsi psychologue d'un soir. Il se trouvait lamentable. Mais c'était distrayant. Lentement, muni d'une délicatesse infini, il ouvrit sa montre à gousset dorée finement sculptée de la Constellation Cassiopeia et observa l'heure indiquée. Il était encore temps. Peut être qu'il pourrait capturer Vega avec un peu de chance. Il était perturbé, vraiment, par tant de possibilités. La demoiselle ne fit qu'accentuer ce sentiment en déclarant que la nuit était divinement propice à l'observation. Elle avait raison. « En effet, je dois dire que cela me surprend un peu... » Beaucoup, même. Honnêteté, spontanéité ? Que faisaient-elles avec lui ? « Ce n'était pas dans mes plans. » La débandade de la raison. Turbulence de questionnements. La science nouait l'esprit, l'empêchant d'apprécier, l'obligeant à s'étonner et à repousser, pour mieux analyser, pour mieux comprendre, pour mieux détester.



BY BLACK PUMPKIN
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Ellana McGregor
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MessageSujet: Re: Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar   Jeu 12 Oct - 19:34

Keep your eyes open and dream if you dare
Alastar ∞ Ellana
- Il existe toujours une infinité de réponses, parfois, par miracle, elles s’entremêlent...
Je ne lui réponds pas, savourant la justesse de ce qu'il vient de dire. C'est certainement trop catégorique de parler de deux sortes de catégories, mais je me plais à croire que savoir que ces choix sont possibles permettent à une meilleure ouverture d'esprit. Mais en vérité il a tellement raison. Tout n'est pas noir ou blanc, mais un mélange de gris permettant nombreuses nuances et possibilités. Même si cet homme semble un peu bourru, qu'il répond de façon presque sèche je ne peux m'empêcher de sourire et de le trouver amusant. J'ai rencontré des hommes dans son genre dans la vie, mais c'était plutôt des hommes de bonne société qui pensent réellement que le monde leur appartient. J'ai comme l'impression que l'homme à côté de moi se donne cet air afin de se protéger, et c'est certainement en cela qu'il me touche. Ce n'est pas un aristocrate, mais un scientifique qui vise les étoiles. Lorsque j'énumère cette idée à voix haute, je vois bien son doux sourire sur son visage, ce qui a le don de m'attendrir.
Mais ce qui décide d'achever mon petit cœur fragile, c'est certainement quand il essaye à sa façon de me remonter le moral en me montrant Neptune. Déesse de l'amour, il n'en est pas moins que ce genre de spectacle est d'une rare beauté pour nous, simple mortelle. J'ai toujours eu l'habitude de regarder vers les étoiles, je me suis intéressée aux vieilles légendes, mais je n'ai jamais réellement étudié la chose. C'est certainement dommage, et maintenant j'ai envie de lui demander de tout me raconter sur l'astronomie. Mais je me rends compte que je parle trop et que cela doit certainement l'agacer si je l'ai bien cerné. Surtout que je parle d'une situation encore difficile pour moi et qu'il n'est pas obligé d'en savoir autant.
- Ce n'est pas le cas, c'était simplement... Inattendu.
Un léger soupir m'échappe. C'est vrai que ce n'est pas le genre de chose qu'on raconte à des inconnus, je me suis juste laissée emporter par le paysage ainsi que par le fait qu'il était Anglais, bien simple mais pourtant si réconfortant.
- Nul besoin de vous excuser pour si peu, je ne vous ai même pas répondu. Voyez comme le monde est cynique; vous remerciez l'incapable et vous désolez de le déranger dans son inutilité.
Encore un sourire alors que je secoue la tête.
- J'ai été élévée ainsi. Entourée d'hommes puissants, on ne cesse de s'excuser de ne pas être aussi bien qu'eux, je dis en riant. Nous sommes au XXIe siècle, et pourtant ce genre de société existe encore. C'est triste...
Quand on pense à toute l'avancée envers le droit de la femme, penser qu'elle peut encore être rabaissée et ne pas être au niveau de l'homme me révolte. Je sais que je n'ai pas assez ouvert ma bouche, voulant rendre ma famille fière, mais parfois je regrette de ne pas avoir eu le courage d'être plus... Courageuse !
Seulement je dois certainement le déranger à parler, je sens bien qu'il est du genre solitaire ou alors à créer un monologue des plus spécifiques avec les étoiles. Soudainement je me dis que j'aimerais bien être là pour l'entendre leur parler, cela doit être plein de poésie et de finesse.
- Vous ne me dérangez pas le moins du monde... Tant que vous cessez de vous excuser constamment, je vous écoute.
Je réponds à son rire avant de secouer la tête.
- Je prends note de ne plus jamais le faire alors starboy, je dis avec un léger clin d’œil.
Suite à cela, je me permets de lui avouer que c'est une belle nuit. Je sais que cela doit être idiot de lui dire cela, s'il est là il doit parfaitement le savoir que c'est une belle nuit sinon il ne serait pas dehors.
- En effet, je dois dire que cela me surprend un peu...
Je me tourne de nouveau vers lui, étonnée.
- Vous voulez dire que vous êtes sortie au hasard sans savoir si la nuit allait être bonne pour vos clichés ou non ? Je trouve cela étonnant pour quelqu'un qui semble ne pas laisser de chance au hasard, je dis tendrement.
Je ne cherche pas à le mettre mal à l'aise, tout comme je ne cherche pas à le taquiner (bon, peut-être un peu), je crois que je prends goût à notre conversation et que cela me fait du bien.
- Ce n'était pas dans mes plans.
- Vous parlez des étoiles ou alors de moi, je demande avec un léger sourire.
Nous nous sommes surpris tous les deux d'une certaine manière, tous les deux à la recherche d'un endroit bien spécifique qui permet de nous rapprocher en quelque sorte d'un petit paradis.
- Au fait, je m'appelle Ellana... Ellana McGregor, je dis en tendant une main solennelle vers lui tout en gardant ma tendresse naturelle.
Je pense que nous conversons depuis assez longtemps pour pouvoir enfin partager notre identité, et je dois avouer que j'aimerais beaucoup connaître le nom de cet homme qui a des étoiles plein les yeux.
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Keep your eyes open and dream if you dare ╰☆╮ Ellana & Alastar
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