Vice et Versa
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Love me tender ❅ Alissa&Pyair

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Pyair Lucky
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 13/02/2017
MESSAGES : 435

MessageSujet: Love me tender ❅ Alissa&Pyair   Mer 27 Sep - 20:34

Love me tender
Alissa ∞ Pyair
- Tu as vraiment cru que je t'aimais Pyair ?
Son regard est froid, son sourire cynique alors que me recroqueville sur moi-même.
- C'est hilarant, tu pensais que mes caresses étaient pour toi, et mes mots aussi ? Franchement tu me dégoûtes. Chaque fois que je fermais les yeux c'est à mon fiancé que je pensais. Comment peux-tu penser une seule seconde que quelqu'un peut t'aimer. Tu es faible, tu n'as même pas su me protéger.
Chaque phrase qu'elle me dit est comme un coup de poignard dans le cœur. Je tente de m'approcher, de tendre une main mais elle la repousse avec violence.
- Elinor... Elinor on était heureux ensemble... On s'aimait...
Un nouveau rire, glacial qui me fait frisonner de la tête aux pieds.
- Je suis bien meilleure actrice que toi.
Soudainement, je la vois tendre un pistolet vers moi. Je me fige devant cette vision. Non, elle ne peut pas vouloir ma mort. Bien que chacun de ses mots me tuent à petit feu, la voilà me menaçant avec une arme, voulant mettre fin à mes jours.
- Crève donc enflure.
Ces mots... Ce sont les mots que la femme a dit juste avant de me tirer dessus. Je n'ai pas le temps d'ajouter un mot de plus qu'elle appuie sur la gâchette sans aucun scrupule.


C'est en sueur que je me réveille, à bout de souffle. J'ai les larmes aux yeux en repensant à Elinor et à ce qu'elle vient de me dire. Et si elle pensait vraiment ainsi, et si elle m'avait fait croire qu'elle m'aimait pour finalement me faire plus de mal. Je ne peux pas y croire, pourtant mon rêve semblait si réel, et puis ses mots sont tellement blessants que j'ai l'impression de sentir mon cœur se détruire un peu plus. Je ne pensais plus cela possible, mais avec Elinor, il semblerait que toute la souffrance possible soit possible. Je la revois avec ce salaud, je la revois dire oui alors qu'elle m'avait promis de devenir ma femme avant lui. Mais je ne suis plus l'homme qu'elle aime, je ne suis plus celui qu'elle veut auprès de lui jusqu'à la fin de ses jours. Je ne suis rien.
Mon épaule semble me lancer atrocement et je commence à m'agiter. J'appui dessus comme lorsque je voulais faire arrêter le sang de couler sur la route. Mais tout comme là-bas, je me sens incapable. J'ai l'impression de suffoquer et je me dis qu'il est temps que j'arrête cela tout de suite. Je n'allume pas la lumière et cherche dans la table de nuit la morphine.
- Bon sang, où est-elle ?! MERDE !
Je grogne, je ne cesse de grommeler tout en gémissant de douleur et mets quelques minutes avant de me souvenir que je ne suis pas chez moi. Ce n'est pas ma chambre, encore moins ma table de nuit. Je suis chez Alissa, qui a sûrement jeté toute la morphine qu'elle a pu trouver chez moi et qui m'a enfermé chez elle. Je ne dis pas qu'elle me séquestre, loin de là, seulement elle m'a demandé de vivre chez elle afin de me sauver d'une certaine manière. Et quand je dis demandé, elle ne m'a pas vraiment laissé le choix. De toute façon je n'avais pas le choix, c'était soit la suivre et la laisser m'aider, ou alors sombrer dans quelque chose de bien plus dangereux qu'une balle dans l'épaule. Je goûte d'ailleurs à cet instant au sombre moment d'un homme dépendant en manque. Je sens mon souffle se faire plus rapide alors que je grogne, mon nez se fronçant sous la douleur. Est-ce vraiment physique ou tout simplement dû au manque ? Je ne saurais le dire. Je me redresse difficilement, me disant que j'ai besoin d'elle...
Je commence à marcher dans le noir jusqu'à ouvrir la porte de sa chambre. Sans faire trop de bruit je m'avance avant de me glisser dans son lit. La sentant s'agiter un peu je pose doucement une main sur elle pour la rassurer, mais aussi pour la réveiller.
- Alissa... Alissa j'ai besoin de toi, je murmure d'une voix désespérée.
Je me sens tremblant et ma respiration ne s'est pas calmée depuis mon réveil.
- Je sens... Je sens que j'en ai besoin... Je viens de faire un cauchemar... J'ai mal...
J'ai envie de me blottir contre elle, j'ai envie qu'elle me réconforte, j'ai envie de me sentir à la maison et de ne plus souffrir autant que je souffre en cet instant.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alissa Wilson
Admin hystérique
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 23/08/2017
MESSAGES : 236

MessageSujet: Re: Love me tender ❅ Alissa&Pyair   Ven 29 Sep - 20:04

Voilà un mois à présent que Pyair est présent à la maison. Et pour tout dire je m’habitue vraiment bien à cette présence tous les jours, l’embêter le matin avant de partir, revenir dans la journée pour voir comment il va et surtout rentrer le soir et ne plus être seule chez moi. Ne presque plus avoir peur que quelqu’un d’autre m’attende derrière la porte, ne plus être terrifiée au point de demander à quelqu’un, la plus part du temps mon garde du corps, de passer devant moi pour ouvrir ma porte d’entrée. Oui, je peux dire que c’est quasi un réel soulagement de ne plus ressentir cette peur constante et je pense que cela se voit. Du moins, je le ressens intérieurement. J’ai autant besoin de la présence de Pyair qu’il n’a besoin de moi pour tenir sans cette crasse. Alors oui, les rumeurs ne vont pas tarder à naître, flirter avec la réalité un moment avant de sombrer dans un mensonge des plus parfait mais ce n’est pas le problème du moment. Mon soucis est de m’occuper d’un mec qui est en sevrage actuellement et dont les crises de nerfs peuvent me pousser à bout par moment. Mais ce n’est pas bien grave ! Je fume pour compenser, ça me donne une putain de bonne excuse pour filer à l’extérieur et rentrer ensuite pour me plaindre du bruit de l’eau. Ouais j’adore me plaindre aussi faut pas penser que je vais changer cette attitude. Même si c’est Pyair, même si il n’est pas bien et même si je suis censée être douce et mignonne avec lui ! Je m’en fou, je râle comme d’habitude après tout ce que je veux et je ne me prive pas de gueuler sur la femme de ménage comme j’en ai l’habitude de le faire. Le seul moment de calme dans cette maison c’est généralement la nuit, enfin je dis ça mais faut croire que je n’ai pas toujours le droit d’avoir l’air d’une star parfaite au réveil sans une petite cerne.

Profondément endormie et enroulée dans ma couverture, je n’ai pas tout de suite entendu la porte s’ouvrir et se refermer derrière le passage de Pyair, il me semble avoir entendu les bruits de pas mais l’effet rassurant n’eut pas la réaction voulue. Au lieu de m’éveiller doucement, je me suis crispée automatiquement en me recroquevillant sur moi-même en sursautant. Les yeux grands ouverts je me suis tournée rapidement vers la main qui venait tout juste de me toucher doucement. Le souffle court, mon cœur se calma doucement lorsque la voix de Pyair se fit calmement entendre. Lui aussi à la respiration bien trop rapide et je repris rapidement mon calme habituel. Sans prononcer un mot je lui tendis les bras, l’invitant à venir contre moi. Un geste que je ne m’étais jamais permis auparavant ou du moins pas avec un homme. Je ne suis pas la fille facile celle qui couche avec tout le monde … Mon petit nombre de conquêtes ne s’élèvent cas 2 personnes, Caleb et Da Silva. Mal à l’aise, je ne savais pas comment réagir de manière réconfortante, ne connaissant pas cette tendresse que l’on peut recevoir dès le premier âge.

« Je suis là. » Murmurais-je à son oreille alors que je me retrouvais contre lui, serrant sa main dans la mienne tout en lui faisant face. Nos deux visages séparés par nos deux mains serrés. « Respire, doucement, essaye d’entendre cette connerie de cours d’eau dehors. » Je continue de murmurer d’une petite voix endormie, ma main finissant par relâcher la sienne pour caresser doucement ses cheveux dans un geste que j’espérais doux et apaisant. Ouais, on ne peut pas dire que je suis véritablement faite pour être amicale et adorable et tout le tralala je fais des efforts avec lui et curieusement chaque geste, malgré l’hésitation, me semble juste. « Tu veux en parler ? » Repris-je après un court instant de silence. J’avoue être tout de même intriguée de connaitre les raisons de sa venue dans ma chambre et encore plus dans mon lit. Mes rideaux mal fermés laissaient entrer une faible lueur venant de l’extérieur, je n’ai jamais apprécié le noir complet depuis mon kidnapping et je pense que c’est bien compréhensible. Chacun son truc non ? Sauf que personne ne connait mes faiblesses.

Ma main glissa des cheveux de Pyair à sa joue, glissant mes doigts dessus lentement avant de la laisser retomber sur le matelas et ramener un peu plus la couette sur nous deux. Parce qu’il a beau faire plutôt bon je ne supporte pas d’être découverte lorsque je dors. Et surtout quand je dors en nuisette courte et qu’un homme qui n’est pas mon mec est dans mon lit. Mais c’est bien le cadet de mes soucis en ce moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pyair Lucky
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 13/02/2017
MESSAGES : 435

MessageSujet: Re: Love me tender ❅ Alissa&Pyair   Dim 1 Oct - 21:08

Love me tender
Alissa ∞ Pyair
Tout semble trouble autour de moi, pourtant je suis parfaitement stable dans le lit d'Alissa. Je sens bien qu'elle s'est crispée à ma venue et je me suis rendu compte que je n'avais pas à débarquer comme cela dans son lit, surtout en plein milieu de la nuit. Non mais franchement dans le genre flippant, je me porte bien haut. Mais j'ai tellement besoin d'elle que je ne pouvais pas rester dans cette chambre seul. Le manque de la morphine se fait tellement sentir que je sais que je ne vais pas pouvoir lutter seul, sinon j'aurais chuté depuis tellement longtemps.
Cela fait déjà un mois que je suis chez elle et chaque jour reste un combat compliqué. Je me suis coupé de tout (avec l'aide d'Alissa toujours), j'ai prévenu mon agent qu'il ne devait pas me chercher, que j'étais absent pour le moment et que je reviendrais vers lui quand le moment sera venue. Avec l'histoire d'Elinor, je sais que les journaux ne me cherchent pas trop. Ils se disent juste que cette humiliation fait que je me cache afin de panser mes blessures. Ils ne se doutent pas à quel point mes blessures sont bien plus profondes que le fait d'être à nouveau rejeté par Elinor. Bien sûr, cela joue sur mon état des plus pathétiques. Je n'arrive pas à l'oublier, je n'arrive pas à oublier sa façon de dire oui envers ce connard qui semble lui faire du mal, de lui promettre de devenir sa femme alors qu'elle m'avait fait cette promesse en premier. Et puis ce cauchemar qui semble encore si présent, tellement présent que j'en frissonne encore...
Alors que je lui dis ce qu'il ne va pas, je sens sa main contre moi qui m'invite à m'approcher d'elle. Je me laisse faire, ayant besoin d'elle comme j'ai pu lui dire auparavant.
- Je suis là.
Sa main serre la mienne et je la regarde droit dans les yeux. Il fait encore bien nuit mais ses rideaux laissent passer la lumière de la ville, permettant de discerner les formes qui nous entourent dans différentes nuances de gris. Je serre sa main comme une véritable bouée de sauvetage alors que je l'écoute et que je suis ses conseils.
- Respire, doucement, essaye d’entendre cette connerie de cours d’eau dehors.
Je ferme les yeux avec force, cherchant le bruit d'eau comme elle me le dit afin de me calmer. Je respire comme je peux, c'est toujours saccadé mais on sent que cela se calme au fil des minutes. Elle commence à relâcher ma main et je me crispe un peu, mais cela change quand je sens ses doigts glisser dans mes cheveux. Je me détends sous ses caresses et finis par rouvrir les yeux pour la regarder de nouveau.
- Tu veux en parler ?
Je reste silencieux, me concentrant sur sa main qui glisse sur ma joue. Quand elle finit par arrêter, j'ai presque envie de lui demander si elle peut continuer. Cependant, je ne suis pas certain que j'en aie véritablement le droit. Je ne sais combien de temps je reste silencieux, me sentant un peu démunie, mais je finis par me confier à elle.
- J'ai encore rêver d'elle... Je sais... Je ne devrais pas... Elle était là en train de me dire qu'elle ne m'avait jamais aimé... Qu'elle était bien meilleure actrice que moi car elle m'a fait croire en son amour... Et puis elle a sorti un flingue et a dit ses mots... Les mêmes mots que cette femme avant qu'elle ne me tire dessus...
Je frissonne, j'ai soudainement si froid que je me recroqueville un peu sur moi-même. Je la sens qui remonte la couette sur nous et je baisse la tête, un peu intimidé par cette situation.
- Je... Je suis désolé de t'avoir réveillé en pleine nuit comme ça... Je ne veux pas rester seul, je murmure en fermant les yeux, sentant les larmes me monter aux yeux encore.
Sous la couette, ma main vient chercher de nouveau la sienne afin de la serrer contre mon torse, près de mon cœur. Je veux lui montrer d'une certaine manière que sans elle je ne m'en serais jamais sortie. Je suis encore loin du compte, mais chaque jour elle fait tout pour que je me redresse et que je n'en devienne que meilleur.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alissa Wilson
Admin hystérique
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 23/08/2017
MESSAGES : 236

MessageSujet: Re: Love me tender ❅ Alissa&Pyair   Lun 2 Oct - 15:19

Je ne peux pas le je ne suis pas vraiment à l’aise avec Pyair ici. Il y a beaucoup trop de détails qui révèlent le peu de confiance que j’accorde en la vie dans cette chambre. Il y a beaucoup trop de secrets que j’aimerais garder pour moi et qui peuvent être dévoilées en un clin d’œil. Je ne veux pas devenir une petite chose fragile pour laquelle on s’inquiète éternellement. Non, je veux garder cette image de fille forte et indépendante, celle qui n’a besoin de rien ni de personne pour exister et celle qui est parfaite sous toutes les coutures, voilà comme je suis : Alissa Wilson la merveilleuse et ténébreuse, celle que les fans adulent chaque jour en découvrant les images tournées et celle que les producteurs espèrent compter pour le prochain casting. Celle dont les magazines peoples s’arrachent les moindres apparitions, celle qui est présente partout et adorée d’une bonne partie de la planète, celle qui rit aux nez de ceux qui ne savent pas la voir en peinture car elle sait qu’elle aurait toujours plus de pouvoir qu’eux. Je sais que je suis supérieure et que je n’ai de compte à ne rendre à personne.
Mais même si je n’ai rien à rendre, je peux au moins donner pur ceux que j’apprécie et dans mes moments de douceurs et d’affection je ne peux qu’être agréable avec Pyair. Je n’ai aucune idée de l’état dans lequel je pourrais être face à la même situation que lui. J’aurais certainement replongé dans l’héroïne avec une vitesse fulgurante et je n’imagine pas penser à ce qui pourrait se passer si je venais à en consommer de nouveau. C’est peut-être parce que je me projette sur lui avec ces mêmes idées noires que j’ai tant souhaité qu’il vienne habiter chez moi pour un temps. Le laisser seul face à une addiction n’arrangerait rien du tout et même pire on aurait pu le retrouver mort dans son appartement, d’une overdose comme j’en ai fait une …

Mon ami m’expliqua alors les raisons de sa venue dans ma chambre, pourquoi il ne se sentait pas bien et de quoi était fait son cauchemar. Je ne le poussais en rien dans les explications, il n’avait simplement à me dire ce qu’il avait envie de me dire et rien de plus ni de moins. Compréhensive, ma main serra la sienne pour lui montrer qu’il n’était pas seul face à cela et que tout finira bien un jour à disparaitre ou du moins se faire simplement moins fort. « Tu vas encore rêver d’elle longtemps tu sais … C’est normal, tu l’as aimé au point de la demander en mariage. L’amour est une chose vraiment merveilleuse mais aussi terrible tout à la fois, après ce n’est que ta tête et tes idées noires qui transforment le tout en monstruosité bien pire que la réalité. » Je murmure alors que mes doigts jouent avec les siens en se laissant glisser contre les siens. Je baisse un instant les yeux vers nos deux mains entrelacées, me rendant compte qu’il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu de moments aussi proches avec quelqu’un, prenant conscience de cela un lourd poids se posa sur mes épaules me rappelant cette dure absence d’Ellis.

Pyair en vient à s’excuser d’être arrivé de cette manière et je fronce automatiquement les sourcils, d’où fallait-il s’excuser alors qu’il venait tout simplement chercher de l’aide ? Il n’avait aucunement besoin de me dire cela. Pour accompagner ses mots, il plaça ma main au niveau de son cœur. Ce qui eut l’effet d’un sentiment bien étrange de ma part, j’avoue avoir été proche de ma meilleure amie mais pas à ce point. « Pyair, je ne te laisserais jamais seul … Tu vis chez moi ! » Je reprends aussitôt en mettant de la bonne humeur dans ma voix. Je m’approche alors de lui, jusqu’à ce que ma tête soit tout contre lui pour le serrer alors dans mes bras du mieux que je pus. Ce n’est vraiment pas simple de se montrer affectueuse, je vous jure mais je fais de gros efforts. « Il faudrait me tuer pour que je te laisse tomber. » Je murmure une nouvelle fois avant de déposer un léger baiser sur sa joue tout en douceur. « Je vais finir par te mettre une clochette comme à un chat, au moins je serais avertie de ton arrivée à chaque fois. » Je plaisante en riant contre lui. « Je plaisante, la maison était bien triste avant ton arrivée, je suis heureuse que tu sois là. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pyair Lucky
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 13/02/2017
MESSAGES : 435

MessageSujet: Re: Love me tender ❅ Alissa&Pyair   Jeu 12 Oct - 20:00

Love me tender
Alissa ∞ Pyair
- Tu vas encore rêver d’elle longtemps tu sais … C’est normal, tu l’as aimé au point de la demander en mariage. L’amour est une chose vraiment merveilleuse mais aussi terrible tout à la fois, après ce n’est que ta tête et tes idées noires qui transforment le tout en monstruosité bien pire que la réalité.
Je ne réponds rien, je ne lui avoue pas que j'ai beau la haïr, je ne cesserais jamais de l'aimer. Je me montre déjà si faible à ses yeux, comment lui avouer que je n'arrive même pas à l'éliminer de ma vie ni à ne plus l'aimer. Depuis que je l'ai rencontré je n'ai cessé de me sentir plus grand, meilleur. Quand elle est parti la première fois, tout s'est déjà effondré autour de moi, cette fois tout est détruit. J'ai l'impression que je ne peux même pas reconstruire. J'ai tout simplement l'impression que sans elle, je ne suis plus rien. Ses doigts jouant avec les miens alors que nos mains sont entrelacées me ramènent à une certaine réalité et je ferme les yeux.
- Je lui ai dit la vérité tu sais... Elle m'a tué... C'est lent mais... Je ne suis plus rien...
Encore des mots d'un homme détruit, pathétique. Comment se relever quand on est au plus bas et qu'on se sent tout simplement incapable de vivre. Mais je ne devrais peut-être pas lui dire des choses ainsi, elle va finir par croire que je veux en finir avec ma vie. Oui, j'y ai pensé, oui cela me traverse l'esprit encore, pourtant elle représente une lueur me disant que je n'ai pas tout perdu, qu'il me faut juste du temps pour m'en rendre pleinement compte. Plus que tout, je ne suis pas seul. C'est pour ça que j'ai voulu la rejoindre dans sa chambre, ne voulant pas me retrouver tout seul dans ce lit, dans cette maison qui n'est même pas la mienne...
- Pyair, je ne te laisserais jamais seul … Tu vis chez moi !
Je souris timidement, mais cela reste tout de même un sourire. Je retiens mon souffle quand je sens son front contre le mien et qu'elle me sert dans ses bras. Je ne fais aucun mouvement, ne sachant pas vraiment quoi faire pour le coup. Je ferme alors les yeux, décidant de savourer cette étreinte qui semble me donner un souffle de vie, même si ce n'est que l'histoire d'un instant.
- Il faudrait me tuer pour que je te laisse tomber.
Je rouvre les yeux pour la regarder. Ce qu'elle vient de dire semble si fort, comme une promesse qui fait gonfler mon cœur. Et lorsque je sens ses lèvres contre ma joue, un léger souffle m'échappe. Se rend-elle seulement compte de cette vie qu'elle m'insuffle avec ces petits gestes.
- J'ai besoin de toi vivante, je murmure dans une tentative d'humour, espérant l'entendre rire.
- Je vais finir par te mettre une clochette comme à un chat, au moins je serais avertie de ton arrivée à chaque fois.
Je lève les yeux au ciel en grognant non sans avoir un léger sourire aux lèvres.
- Je plaisante, la maison était bien triste avant ton arrivée, je suis heureuse que tu sois là.
Je la regarde en silence avant de reprendre la parole, gardant une voix basse comme pour garder une intimité dans cette nuit si spéciale.
- Triste ?.. Tu veux... M'en parler ? Je demande timidement.
Je ne voudrais pas outrepasser mes droits, je ne voudrais pas qu'elle se sente mal à l'aise et qu'elle me vire de sa chambre. Mais je veux aussi que d'une certaine manière elle sache que je suis présent pour elle aussi. Elle est tellement là pour moi que je me sens presque coupable de n'être rien d'autre qu'une loque en ce moment. Peut-être que demain je pourrais lui préparer un bon repas histoire qu'elle ne pense pas que je suis un squatteur. Elle vient de dire qu'elle était heureuse de m'avoir chez elle, ressentirait-elle une solitude elle aussi certaine. C'est peut-être quelque chose que beaucoup d'acteurs connaissent dans le fond. J'ai l'impression de la sentir un peu triste et je décide de faire comme elle. Si cela lui fait l'effet que cela m'a fait, je me dis que ce ne peut être que positif. Je m'approche un peu d'elle et embrasse son front dans un geste protecteur.
- Je compte aller nul part...
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alissa Wilson
Admin hystérique
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 23/08/2017
MESSAGES : 236

MessageSujet: Re: Love me tender ❅ Alissa&Pyair   Hier à 15:10

A vrai dire je ne sais pas vraiment quoi lui répondre alors qu’il m’explique qu’Elinor serait à l’origine de sa lente agonie. Je ne peux tout simplement pas lui répondre qu’une personne ne peut pas être à l’origine de la mort mentale d’une autre pour la simple et bonne raison que moi-même je suis morte de l’intérieur de la faute de deux autres. Nous sommes humains après tout nous pouvons créer comme nous pouvons détruire et dans ce même état d’esprit l’homme ne créer pas assez et détruit beaucoup plus. Mais me voilà reprenant un peu de poil de la bête, tentant même de plaisanter en lui disant qu’il vivait chez moi désormais et que du coup je ne pourrais pas le laisser seul. Dans un moment plus doux je me vois même lui confier qu’il faudrait me tuer maintenant pour m’obliger à le laisser seul ou même de le laisser tomber. Le baiser que je dépose alors sur sa joue me semble difficile, quelque chose qui n’est pas normal dans mon langage, un acte que je n’ai pas vraiment pu réaliser étant plus jeune ou même récemment. Une légère douceur se dégage de ce geste alors que je me retrouve ensuite contre lui comme l’aurait fait deux amants. Une gêne s’empara aussi soudainement de moi, comment oser réagir de cette manière si faible avec lui ? Je ne peux pas me permettre d’être comme ça mais alors que je commençais à plonger dans une sorte de silencieuse bien trop renfermée sur moi-même pour pouvoir interagir avec lui de nouveau. Mais sa tentative d’humour est réussie, me permettant de sourire et d’en rire légèrement. Ce qui débouche alors sur cette histoire de clochette pour les chats qui me fait alors bien rire aussi d’imaginer ce pauvre Pyair avec l’un de ses colliers ce qui me valut un grognement de sa part et d’un nouveau rire pour moi.

Mais c’est ensuite une touche de tristesse qui m’envahit alors que je lui explique que la maison était bien vide avant et je ne pèse pas mes mots. Ces 4 murs n’avaient rien de spécial à protéger avant qu’il n’arrive, toujours en recherche de quelque chose pour me sentir vivante je ne ressentais pas le besoin d’avoir une attache dans ce lieu, ce n’était qu’une maison après tout, un endroit comme un autre pour dormir et pouvoir y rester tranquille. Maintenant, depuis un mois maintenant il me semble que la vie prenait peu à peu de place ici. Nous créant à chacun des souvenirs, bons comme les mauvais. Des moments que l’on partage, que l’on aime ou non. Des instants où mon aide est précieuse auprès de Pyair qui en a énormément besoin. Mais il y a de la vie, il s’y passe quelque chose et c’est ça qui doit certainement lui donné un peu d’âme. Mais aussi quelque chose qui me donne envie de rester sur terre, un je ne sais quoi qui me fait sentir bien de temps à autre et me fait oublier mon passé ainsi que cette envie d’adrénaline quotidienne. Quoi que j’en ai toujours autant envie mais pas forcément le besoin.
Prenant un peu de temps à répondre à la question de mon ami, celui-ci s’approcha tout aussi doucement que ce que j’ai fait auprès de lui quelques secondes ou minutes plus tôt pour venir poser ses lèvre sur mon front. Un sentiment étrange me parcouru, ce fut à la fois bizarre et agréable. Et même si je ne sais pas me positionner sur le fait de savoir si cela m’est fait du bien ou non, je me sens un peu mieux ou bien un peu plus dans la confidence. Je soupire d’abord, ne sachant pas vraiment ce que je peux lui révéler sans lui faire trop peur, préférant garder pour moi certains points en les jugeant trop personnel à mon goût. « Ce sera embêtant mais peut-être qu’en te parlant ça me fera du bien. » Je murmure alors à mon tour sur ce même ton avec lequel il s’est adressé à moi. Je bouge un peu pour être bien face à lui, m’adressant à lui en le regardant dans les yeux. « Tu connais bien l’histoire avec les Da Silva, les journaux ont assez parlés de cette affaire, de mon enlèvement, de comment ils ont pu me reprendre … De comment le premier est mort alors qu’il tentait de me tuer et que l’autre a fini en prison … » Je commence en relatant les faits comme s’il s’agissait d’une simple histoire sur laquelle je ne ressentais pratiquement plus rien. Mais la partie touchante arrivait. « Eh bien, je suis toujours là malgré tout. Mais ma meilleure amie n’est pas là, elle est quelque part dans ce monde sans que je ne sache où elle se trouve. Elle était mon soutien, pour tout. » Un frisson me parcouru, je sentais bien ma force s’ébréchée alors que la peine s’insinuait lentement en moi. « Je me sens vide … Rien ne semble avoir de sens et pourtant tout se déroule sous mes yeux. Je ne sais pas qui je suis car je vivais pour protéger Ellis, me protéger moi et aussi cette merde qui a failli me coûter la vie. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Love me tender ❅ Alissa&Pyair
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Absolarion Love.
» Love me now or hate me forever!
» « CENTRAL PARK » New York i love you .
» Mangas-Love RPG ♥
» Love et Story

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: D'où venons nous ? :: Venice Beach :: Home sweet home-