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 See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar

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Alastar Black
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DATE D'INSCRIPTION : 15/09/2017
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MessageSujet: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Sam 30 Sep - 16:05


See the countless stars we’re sleeping under ?

It’s the brightest sparks that we remember
Dean & Alastar



Tel le poison qui se répandait dans les veines ou le cancer qui s’étendait et pourrissait les êtres en dedans, l'agacement rongeait Alastar depuis quelques bonnes heures maintenant. Il était bien présent cette soirée là, plutôt ailleurs on remarquera, attablé dans la grande salle de réunion aux côtés de consœurs et confrères scientifiques... Tous plus irritants et diablement faux les uns que les autres. Sourires policés, mots bien pensés, compliments astucieux. Il avait beaucoup de mal à admirer la passion danser d'une quelconque façon dans ces étoiles controuvées. Mais, soit, il n'en attendait pas beaucoup mieux en venant. Il avait donc eu raison. Voilà de quoi flatter son égo. Il n'était pas venu pour apprécier quoi que ce soit, simplement pour présenter ses exploits, mais il était vrai qu'il avait espéré quelque part, bien loin dans un coin un peu honteux de son esprit, que la soirée lui plaise, ne serait-ce qu'un peu. C'était généralement le cas, avant. Mais il n'avait plus tellement goût à l'estime. Plus tellement envie d'accorder des chances qu'il savaient pertinemment gâchées bien à l'avance. Ce soir, il s'agissait d'une soirée mondaine réunissant de nombreux astrologues et passionnés d'astrologies, toutes catégories confondues. Soirée typiquement américaine, décousue, mal organisée... Et remplie d'américains, donc, si ce n'était déjà pas assez terrible comme cela. Tout ceci n'étant que l'humble avis de l'expert en la matière, à savoir Alastar Black, l'anglais dépaysé anciennement héroïnomane et très objectif, par ailleurs. Avis donc à prendre en considération et sans ironie, aucune, ce n'était franchement pas son genre.

« Bonsoir Professeur Black, quel plaisir de vous avoir parmi nous ce soir. Je dois dire que votre présentation était particulièrement intéressante, comme toujours ! » Une main tendue et un sourire aux lèvres auxquels le célèbre Astrophysicien répondit à chacun, avec une placidité bien trompeuse. « Bonsoir. Je vous remercie. » S'en suivit d'innombrables paroles quelconques et inintéressantes qu'il ne pris pas la peine de relever tant l'ennui commençait doucement à se frayer un chemin au même rang que l'irritation. S'en était trop. Bien plus que ce que les exigences titanesques du britannique ne pouvaient concéder. Il était tard. Bien assez pour qu'il puisse penser à quitter la lumière pour rejoindre ses ombres adulées. Il avait présenté ce qu'il devait présenter, entendu et discuté avec ceux avec qui il souhaitait débattre de choses et d'autres. Il n'avait plus grand chose à faire ici, parfois il se disait même qu'il n'avait pas grand chose à faire à Los Angeles, tout simplement. Mais ce fait restait prévisible. Maintenant il ne demeurait dans la foule plus que les "fans" acharnés et les compagnons de cocktails. Il aurait bien aimé participer à l'activité très concrète du second groupe, seulement pour cela il devrait supporter leur présence et leurs paroles plus ou moins insensées par la même occasion. Très peu pour lui. Quoique pour certains cela ne différait pas tellement lorsqu'ils étaient sobres, enfin bon.

Qui mieux que lui pouvait donc prétendre à disparaitre aussi furtivement ? L'anglais filait à l'anglaise, que c'était beau, que c'était risiblement charmant. Ce qui l'était moins en revanche, c'était qu'on le prenne sur le fait, ou du moins qu'on l'empêche inconsciemment de mener à bien sa fuite qui se voulait tant discrète. « Mmh, bonsoir. » fit-il à l'intention d'un jeune homme plus ou moins excité et intéressé d'un rien, debout en face de lui, soi trop près de la sortie à son goût. Que lui voulait-il ? Il ne chercha pas vraiment à l'écouter en profondeur et continua son chemin, muet et insensible, bien décidé à s'en aller. Une fois chose faite, Alastar s'accouda à une barre du perron et soupira profondément. Dehors, l'air était rafraichissant, de quoi apaiser un peu les tensions. Quelques instants, il demeura ainsi, la tête dans les étoiles, les paupières clauses et les sourcils froncés. Une voix parvint jusqu'à ses oreilles de nouveau, coupant définitivement court à la sérénité de la nuit. Cette même personne. Ces mêmes étoiles étincelantes dans son regard admiratif, si jeune et si nostalgique au regard plus sombre de l'Astrophysicien délabré. Lentement, Alastar porta son attention sur lui et le considéra quelques instants. « Vous êtes toujours là... » constata-t-il, davantage pour lui-même que pour parler au brun, d'un ton un peu plus désespéré qu'il ne l'aurait souhaité. « La soirée est loin d'être terminée, vous savez. » Une avance subtile, il l'espérait. Peut être cela tilterait dans la tête du jeune homme qui se dirait qu'il avait de nombreux autres scientifiques à coller et questionner qui seraient certainement plus enclins à discuter avec lui qu'il ne l'était lui-même à l'instant. Il s'en retrouverait d'autant moins déçu. Si cela pouvait les arranger tous les deux. Pourtant l'anglais ne pouvait le nier, le garçon n'était pas commun. Cette lueur mêlant passion et excitation qui brillait si fort dans ses yeux mordorés, cette même lueur qu'il ne voyait que trop peu.

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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Lun 9 Oct - 17:30



Alastar & Dean



See the countless stars we’re sleeping under ?

It’s the brightest sparks that we remember.



Ce soir était un grand soir. Non, ce n’était pas un des grands soirs comme une seconde en mariage à Layce, ou encore un grand soir comme le plus grand concours de cuisine de tous les Etats-Unis d’Amérique. Ce soir, c’était un grand soir pour l’astronomie, la passion des étoiles, la fascination de l’espace. Ce soir, j’allais aller à cette soirée mondaine sur ce fameux thème de l’univers qui me tenait particulièrement à cœur. Et, même si ce n’était pas mon domaine actuel, il l’avait été il y a quelques années. L’étude de astres, du soleil et des étoiles, tout cela me fascinait depuis tout petit. Les gens disaient de moi que j’avais la tête en l’air, mais je préférais dire que j’avais la tête dans les étoiles. Je trouvais ça plus poétique, plus céleste. Ce soir, les plus grands astrologues, astrophysiciens, et autres métiers de ce domaine seront présents. C’était une chance inouie de pouvoir parler d’un sujet qui me passionne avec des personnes comme celle-ci. Développer un intérêt commun, s’étendre sur le sujet, en parler plus que nécessaire sans ne jamais s’en lasser. C’est ce que je recherchais lors de cette soirée : du partage. Et puis, il faut dire que plusieurs noms de personnes présentes connues et présentes ce soir avaient fuités, ce qui éveillait davantage mon intérêt pour cette soirée. Scott Shepard, Debra Elmegreen, Alastar Black ou encore Gary Hug seraient présents. Des personnes dont j’admirais leur travail, particulièrement Monsieur Black qui restait mon modèle. Et j’avais dû quitter tout ce monde étoilé, à mon plus grand désarroi. Mais ce soir, ce serait l’occasion de revenir à tout ce rêve, cet éréthisme, cette idolâtrie de la science des astres. Je m’étais bien habillé. Petite chemise, petite cravate, belles chaussures… Je m’étais même coiffé. Je voulais faire bonne impression. Je souhaitais faire bonne impression alors que je n’exerçais même plus dans ce corps de métier, m’étant simplement arrêté aux études. Mais ce n’est pas pour autant que je m’arrêtais d’aller à l’observatoire Griffith, gardant toujours cette part de poète pensif et contemplatif. Mon côté romanesque ressortant indéniablement.

Les présentations s’étaient enchaînées, et je restais bouche bée devant tant de splendeur, mais également de mystère. Car, c’était ça aussi, l’astronomie : une part de mystère qui nous fascinait tous. S’en suivait un cocktail et des échanges sur notre intérêt commun. Et moi, je me baladais avec ma petite coupe à la main, papotant de droite à gauche pour partager mes points de vue, mes anciens travaux, mais également pour entendre leurs différentes études faites. J’étais dans mon élément. Layce, qui n’avait pas caché son désintérêt incroyable pour cette soirée, devait certainement être ravie de ne pas être présente à mes côtés. Elle préférait passer sa soirée avec une amie, paraît-il. Tu parles d’une fiancée… Plus absente que présente, ne souhaitant même plus partager nos passions. Moi qui avais tenté de monter à cheval, elle ne faisait même pas l’effort de m’accompagner à une telle soirée. Nonobstant, ce n’était pas plus mal. Ainsi, je pouvais voguer de discussion en discussion, sans penser à la femme qui m’attendait derrière, ne prenant pas part à cette conversation des plus intéressantes. De toute façon, elle ne comprendrait certainement rien. Comme lorsqu’elle me parle avec des mots techniques équins, un vrai trou noir.

Posté à côté de la porte d’entrée, je buvais ma coupe de champagne. Oui messieurs dames, c’était high ce soir, il y avait du champagne. Techniquement, il avait été amené pour les invités de la haute, mais j’en profitais quand même. J’observais de loin Alastar Black, astrophysicien anglais de renommée mondial. J’hésitais. Je voulais lui parler, mais en même temps, j’avais peur. Bien trop impressionné par sa grandeur. Il était pourtant seul, et je n’aurais eu aucun mal à l’aborder. Mais j’étais impressionné. Vous savez, ce sentiment incroyable quand vous rencontrez votre idole ? Vous être pétrifié, gêné et vous ne savez plus aligner un mot après l’autre. J’anticipais déjà une telle réaction. Et à ce moment-même, il se dirigeait vers la sortie. Mon dieu, il se rapprochait de moi. Allez Dean, ne réfléchit plus ! « Bonsoir Monsieur Black. » le saluais-je dans l’ultime but d’engendrer une conversation avec lui. Et il passait à côté de moi, comme ça, sans s’arrêter, mais toutefois en répondant sans grand intérêt pour ma personne. Je le regardais s’enfuir en quittant la grande salle merveilleusement décorée pour cette soirée. Que fais-je ? Je n’allais pas rester comme un piquet devant la porte d’entrée à simplement espérer qu’il revienne à l’intérieur. Non, il était parti pour réellement partir, c’était évident. Mécaniquement, je sortais de cette même grande salle afin d’aller à sa recherche. Une occasion comme celle-ci ne se présenterait pas deux fois, il fallait que je lui parle, que je converse avec lui, mon idole. Je le voyais, accoudé. Je me rapprochais alors de sa personne. « Ahem. Monsieur Black ? » l’appelais-je une seconde fois, bien décidé à m’entretenir avec lui. « Vous êtes toujours là... » Toujours, fidèle au poste. Je le regardais avec les yeux plein d’admiration, tandis que lui ajoutait que la soirée n’était pas finie. On aurait certainement dit une groupie fanatique. « Oh, je le sais bien. J’avais seulement envie de vous parler. Je suis un immense fan ! » dis-je alors en accentuant sur le mot « immense ». Parce que c’était vrai, j’étais réellement fan de lui, limite à hurler son nom. « Votre présentation était… Wow. Magique ! » Allais-je oser lui demander un autographe ?


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Alastar Black
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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Jeu 9 Nov - 22:12


See the countless stars we’re sleeping under ?

It’s the brightest sparks that we remember
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Il y avait des jours comme cela ou plutôt des nuits où Alastar prenait en peine sa passion éternelle qu'était celle de l'astronomie, qui, comme bien d'autres passions dans ce monde, se faisait trop souvent happée par l’hypocrisie et l'argent d'un monde encore différent, qu'il appellerait aujourd'hui celui de la déchéance des galaxies, pour un peu plus de poésie. Et probablement un peu de sarcasme bien enfoui. Une bien triste constatation qui ne faisait que le pousser davantage encore, si seulement c'était encore possible, dans ses retranchements. Il haïssait les mensonges décorés de sourires affreusement forcés, lui qui vivait de son côté d'amertume et de souffrance cachée. Il avait joué le jeu assez longtemps, s'était fondu dans la masse pour ne faire plus qu'un avec ces professionnels de la comédie. Oh elle avait été belle sa prestation sur scène, même qu'il avait été sincère et qu'il était l'un des seuls. Il y avait bien eu également le professeur Leblanc, un confrère français avec qui il appréciait particulièrement échanger sur bien des sujets... Seulement il était français, et son accent, tout comme cette soirée, avaient tragiquement fini par le terminer, le britannique à fleur de peau. Il était vraiment agacé. N'était-ce pas déjà assez clair ? Si... Probablement qu'il avait besoin d'air et que c'était la raison de cette escapade digne des meilleurs agents secrets du FBI. Mission menée à bien, il ne pensait plus à rien. Il n'y avait que lui, les étoiles et... Ce jeune homme... ? Qu'est-ce qu'il faisait là, déjà, celui là ? Il l'avait déjà vu, nan ? Ah si, près de la porte de sortie, évidemment... Il était malin pour le coup, mais ce n'était pas tellement le moment, tous deux avaient certainement mieux à faire il en était certain. Alors il le lui fit remarquer assez subtilement, sans trop lui porter d'attention sur le moment. Mais voyant que rien n'y changeait, il osa porter un regard sur lui. Il fut surpris quelques secondes durant par tant d'expression sur son visage, dans son regard. Ce jeune homme était vivant. Non, oui, enfin, le sens concret mis à part, là il l'était... Vraiment. C'était rare. Il pouvait voir danser les étoiles dans ses yeux. Peut être que tout n'était pas perdu finalement.

Et l’énergumène n'en démordit pas face à son manque flagrant d'accueil et de bonne volonté qui en faisait souvent fuir plus d'uns pourtant. C'était étrange, où est-ce qu'il s'y était mal pris ? Il allait devoir y aller plus fort, sans doute. « Oh, je le sais bien. J’avais seulement envie de vous parler. Je suis un immense fan ! » Fit le jeune homme à la passion bien trop éblouissante et écrasante pour lui. Il l'observa quelques instants, silencieux. Sa joie l'habitait, on aurait dit un enfant face à son joueur de foot favori. Et peut être qu'il était un peu l'équivalent de ce soccer-player pour lui. Au fond, si c'était le cas, ça le flattait. « Voyez-vous ça... » Lança-t-il lentement sur un ton mi-amusé, mi-joueur. Cela ne présageait rien de bon, pourtant il ne comptait pas assassiner le jeune amateur de leur amie commune l'astronomie, là, dehors dans ce froid et sous ces étoiles. Si cela pouvait en rassurer certains. Non, il comptait simplement tuer le temps à ses côtés, après tout, s'il était là et qu'il voulait discuter avec lui, il n'avait plus qu'à assumer ce stupide choix qu'il avait fait en décidant de l'aborder. Maintenant il n'avait plus qu'à supporter ses sautes d'humeurs et son arrogance anglaise naturelle, que dis-je ? Sa classe anglaise naturelle, hm. « Tenez, puisque vous êtes là, regardez donc à travers ce télescope et trouvez moi Altaïr, ça fait un moment qu'elle se fait attendre, la belle. » Fit-il sur un ton professoral en désignant l'appareil à leur gauche d'un geste élégant de la main. Un défi ? Peut être, enfin pas vraiment. Il ne saurait dire pour quelle raison il savait que ce garçon n'avait nullement besoin de l'étonner pour prouver sa valeur tant la passion l'animait. « À moins que vous ne sachiez la trouver, elle peut se montrer timide par moment, je l'admets... » Dit-il d'un ton monotone. C'est alors que le jeune homme lui fit part de ses ressentis sur sa prestation, toujours le cœur et les yeux brillants... D’honnêteté. Il allait vraiment finir par l'attendrir, imaginez la catastrophe, il avait une réputation à tenir bloody hell ! « Euhm, je vous remercie ?... Je l'espère bien, c'était le but en tout cas. » Mal à l'aise, lui ? Jamais. Bon peut être un peu. Il avait pourtant l'habitude, mais les furies de fans étaient le plus souvent des groupies plus que de véritables admirateurs de ses études. Ce n'était pas tous les soirs comme ça. « Vous avez un nom ? » Enchaina-t-il, l'air de rien, au fond tout de même intrigué de pouvoir poser un patronyme sur cette tête folle. Suite à quoi Alastar enfouit ses mains dans son long manteau noir et sa tête dans ses étoiles, savourant de nouveau le silence et ses bienfaits. Aucun d'eux n'osa briser son envoutement pendant un temps. « Vous vouliez me parler de quoi ? Ce serait tout de même dommage que je vous exploite sans qu'en contrepartie vous ne puissiez me poser vos questions ou me parler de ce qui vous anime tant... » Quoi qu'on en dise, il n'était pas si désobligeant que cela, l'anglais. Et puis, même s'il lui disait ces mots sur le ton de la moquerie subtile et avec une moue renfrognée, il aurait réellement apprécié avoir un assistant à exploiter tel que lui.
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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Sam 6 Jan - 2:20



Alastar & Dean



See the countless stars we’re sleeping under ?

It’s the brightest sparks that we remember.



Chaque intervention avait été de réelles ressources d’informations célestes, toutes passionnantes les unes que les autres. Je les avais regardé, tous l’un après l’autre avec des étoiles plein les yeux et un sourire débat greffé sur le visage. Je devais même être le plus intéressé de toute l’assemblée présence face à eux, eux, intervenants sur la scène. Ce soir, au milieu de tous ces gens, de tous ces chercheurs et autres passionnés d’astrologie, je me sentais à ma place. Certes, je n’avais fait de recherches poussées sur un quelconque sujet. Certes, je n’étais plus du milieu depuis que je m’étais vu obligé d’arrêter mes études dans le domaine. Mais je restais toutefois un fervent admirateur de la science, du ciel et au-delà de celui-ci. Et dans toute cette foule de docteurs dans l’astronomie et l’astrophysique, un se dégageait de tous. Un avec une aura plus puissante. Un avec un charisme indéniable, des yeux captivants et un savoir incroyable. Alastar Black. J’avais suivi tous ses travaux. Tellement que je pourrais lui faire sa biographie en comptant tout ce que je connaissais de lui. Il m’épatait. Je le trouvais compétent, complètement absorbant, voire totalement séraphique. C’est comme si chacune de ses paroles rentraient directement en moi, certainement dû à ma soif de savoir et sa pédagogie improbable. Oui, il était bon pédagogue, dans son genre. Plutôt un instructeur sans vraiment le vouloir. Son envie, son intérêt, sa passion… Tout cela, il me l’avait retransmis. C’est pourquoi, il fallait que je saisisse cette opportunité. Cette opportunité de pouvoir discuter avec lui, échanger sur un sujet ou un autre, témoigner d’une passion commune qui nous a envahie chacun à notre tour, pour mieux la léguer ensuite, comme il me l’avait brillamment léguée. Oui, il fallait que j’aille lui parler. Même après un mince échec de tentation d’approche, je ne pouvais décemment pas laisser tomber aussi près. Si proche du but, si proche d’un moment unique qui marquerait mon esprit à jamais. J’en suis persuadé, même si certains s’estompent peu à peu ces derniers temps. C’est alors que j’ai tenté une seconde approche, une autre initiative, même si ce n’était pas une mince affaire. Je ne pouvais pas le laisser partir sans avoir pu lui dire à quel point son travail était formidable et qu’il avait été comme une icône dans le domaine à mes yeux. Tentons de ne pas le faire fuir pour autant avec des questions stupides ou une allure soudaine d’affreuse groupie. Non, je voulais que ce moment soit parfait. Il était là, de sa prestance inégalable. Ok, intérieurement c’était la fête au fond de moi. J’avais presque l’impression d’être à côté d’une légende. Ce devait être les bulles du champagne qui commençaient à monter pour qu’une telle euphorie se manifeste. Normalement, j’aurais réussi à garder mon calme. Seulement ce soir, c’est comme si je redevenais un gamin. Ce soir, je retrouvais mon premier amour : l’astronomie. Non, pas Alastar Black, hein. Finalement, moi qui tentais de feindre comme un désintérêt d’une telle perte, je ne pouvais plus le cacher ce soir. Tout cela m’avait manqué. Cet univers, ces discussions azurée, cette ambiance cosmique, cette magie étincelante. Un ineffable moment qu’était celui-ci.

« Tenez, puisque vous êtes là, regardez donc à travers ce télescope et trouvez-moi Altaïr, ça fait un moment qu’elle se fait attendre, la belle. » me défie Alastar Black, me prenant complètement de cours. Bien sûr, cela ne me faisait pas peur, mais je n’avais pas prévu un tel challenge dans ma soirée où je ne faisais qu’admirer. L’astrophysicien surenchéri ensuite, prétendant qu’il était possible que je ne trouve pas la fameuse étoile. Sans grande surprise, il devait me prendre pour un ingénu qui ne savait pas différencier chaque étoile. Je haussais les épaules avant de me diriger vers ledit télescope. S’il voulait me faire passer un potentiel test, je n’allais point refuser. Juste pour montrer à Alastar Black de quoi je suis capable, moi, simple ancien étudiant. Je pouvais voir à travers la lentille un nombre incalculable de possibilités. En haut, s’ouvrait un autre monde. Un monde infini ne demandant qu’à être toujours plus exploré et expliqué. Lorsque Monsieur Black demandait mon nom, c’est comme si je ne savais même plus où j’habitais. J’en aurais presque oublié mon prénom, pour dire. « Dean Neverson, Monsieur Black. » me présentais-je timidement. Je faisais presque de la peine à voir. Il devait me prendre pour une andouille. Mais qu’importe. Cette nuit, c’était comme un rêve éveillé. Je m’atelai de nouveau à la recherche de l’étoile. Je la connaissais bien. Étoile plutôt proche de nous, elle se trouvait dans la constellation de l’Aigle. De plus, c’était sa plus célèbre étoile car c’était la plus lumineuse. Alors dire que celle-ci se voulait timide me faisait bien rire. Un test, forcément. Il y avait juste à repérer la constellation et ce serait chose faite, défi accompli. Je me reculais à nouveau du télescope afin de tourner à nouveau mon regard vers l’astrophysicien. « Sans vouloir vous apprendre quoi que ce soit, puisque vous êtes un maître en la matière, et sans prétention, aucune, Altaïr n’est aucunement timide. Il me semble que ce n’était qu’un test, si je ne m’abuse. Un test amusant, je dois dire. » dis-je d’un ton humoristique, emprunt à un échange de sourires complices. Au moins, avec cela, il devait se douter que je connaissais les bases. « Altaïr est juste ici, la pointe de la Constellation de l’Aigle, facilement visible ce soir, au passage, un régal pour les yeux. » continuais-je donc en la pointant du doigt. Ou du moins, tentant. Sa visibilité était quand même plus impressionnante l’oeil sur le télescope. « Alors Monsieur Black, j’ai relevé le défi ? » finissais-je donc par lui demander, un sourire de fierté sur le visage. Comme un élève qui avait bien appris sa leçon, la récitant même à son professeur. « Et vous, Monsieur Black, seriez-vous prêt à me trouver Véga tout en me disant pourquoi vous n’écrivez plus ? Vos recherches ont l’air d’être stoppée depuis plusieurs bons mois, si l’on ne peut pas les compter en années… Comme je vous l’ai dit, je suis un immense fan, vos nouvelles manquent. » osais-je défier Alastar Black, répondant par la même occasion à sa proposition de lui poser quelques questions.


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Alastar Black
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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Lun 22 Jan - 23:36


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Comment en était-il arrivé là ? Comment l'illustre professeur Black était tombé si bas ? Telle demeurait l'éternelle question voguant dans son esprit en perdition. Cette passion, cette fusion d'amours divers; pour la connaissance, pour la beauté des astres, pour l'insatiabilité dont il faisait preuve quant au sens de l'insensé. Terrible contradictions l'ayant toujours gardé en halène. Porté haut, au sommet, si loin, si près du ciel, de ses étoiles, de ses rêves. Puis la marche manquée, l'escalier de l’excellence et des merveilles se dérobant sous ses pieds bien trop lourds de frayeurs et de douleurs, pour retomber d'une lenteur mesquine dans cet océan de noirceur. Naufrage de poussières macabres. Plus qu'un beau mensonge. Une jolie scène de théâtre tragique et un joli dramaturge pitoyable. La passion ne l'animait plus comme autrefois. Les étoiles ne le laissaient plus les admirer comme autrefois. Il les sentaient, elles, les stupides confrères, tous, il le savait, ils l'observaient. Ils avaient pitié de lui, 'pauvre Black arrogant, le voilà enfin entouré de ce qu'il a toujours mérité ; du noir, partout, tout le temps.' Et Alastar gardait la tête haute, le regard fier, les pieds enfouis sous cet amas d'eau empoisonnée. Mais rien ne pourrait tromper l'intrompable.

« Dean Neverson, Monsieur Black. » Il capta le regard brillant du jeune homme, et, l'espace d'un instant, le scientifique névrosé s'en voulu de l'observer en retour avec un regard si abimé. Il l'avait bien compris, ce maudit rêveur éveillé l'avait choisi lui pour modèle. Idiotie sans nom. Il y avait tant d'autres chercheurs, astrologues et astrophysiciens, tant d'hommes et de femmes brillants prêts à transmettre avec passion et patience leur savoir à ce fameux Dean. Mais il était là, devant lui, à le regarder, l'admirer comme si il en valait la peine. Alors l'anglais se résigna, et tenta de voir si lui même valait la peine, le testant avec de maigres futilités. « Sans vouloir vous apprendre quoi que ce soit, puisque vous êtes un maître en la matière, et sans prétention, aucune, Altaïr n’est aucunement timide. Il me semble que ce n’était qu’un test, si je ne m’abuse. Un test amusant, je dois dire. » commença le jeune homme, qui, évidemment, ne comprenait pas pourquoi Alastar le prenait pour un médiocre débutant. Il continua sur sa lancée, lui montrant la dite Altaïr. L'Astrophysicien déchu ne pris pas la peine de vérifier de lui même. Dean avait réussi 'le défi'. Un faible sourire amusé éclaira simplement le visage si sombre d'Alastar. Il n'était clairement pas aussi idiot qu'il n'était fou de l'admirer. « Bien, bien. » fit-il, doucement. « Et vous, Monsieur Black, seriez-vous prêt à me trouver Véga tout en me disant pourquoi vous n’écrivez plus ? Vos recherches ont l’air d’être stoppée depuis plusieurs bons mois, si l’on ne peut pas les compter en années… Comme je vous l’ai dit, je suis un immense fan, vos nouvelles manquent. » Le jeune émerveillé le pris de court. Franchement. Il le toisa un moment, sa flegme légendaire à peine égratignée. C'était trop d'un coup. Premièrement, il ne souhaitait pas toucher ce télescope. C'était... étrange, mais ce soir il avait déjà bien assez fait. « Quel dommage, il se trouve que j'en suis incapable ; il ne vous reste plus qu'à la trouver pour pallier mon manque évident de compétence en la matière. » lui répondit Alastar, quelque peu amer, jouant la carte de l’auto-dérision excessive évidente. Ironie fort bien maniée... peut être pas tant que ça. Deuxièmement, il préféra ignorer consciemment le reste des mots de Dean. C'était tellement plus simple que d'y répondre. Il osa tout de même un nouveau regard en sa direction et poussa un profond soupir, résigné face à tant d'espoir dans un seul regard. « Que voulez-vous que je vous dise ? J'écris, j'observe et j'analyse. Mais plus rien n'a de sens. Vous êtes content ? » lui lança-t-il, d'un ton plus hargneux qu'il ne l'aurait souhaité. Ce n'était pas la faute de ce gamin, il n'y était pour rien, absolument rien. Mais il était là, toujours, et il posait les mauvaises questions avec les plus louables intentions. Alastar passa une main sur son visage et s'accouda à la barre, le regard se perdant dans le vide de la nuit noire. « Ne m'en voulez pas, je... » il quoi exactement ? Ce n'était pas comme si il allait lui déballer sa vie, s'expliquer, se trouver de bonnes raisons. Rien n'expliquerait cette marque flagrante et pitoyable de faiblesse. Un scientifique ne pouvait faiblir. IL ne pouvait faiblir. Et pourtant c'était ce qu'il faisait jour après jour, nuit après nuit.

Pourquoi, Seigneur, il souhaitait tant à cet instant que ce jeune homme ne soit pas terriblement déçu de voir où son modèle s'était échoué ; dans les méandres du néant. Il était devenu si pitoyable. Le garçon le voyait pour la première fois, et il avait fallu que ce soit durant ces années là, cette année là, ce moment là. Quelle parfaite image brisée. Un rêve de gosse transformé en mensonge. « Que faites-vous dans la vie ? » se surprit-il à lui demander, soudain. « Mes confrères sont plus ou moins nombreux ce soir, vous ne devriez pas passer le restant de votre soirée à mes côtés. » Il ne saurait dire si c'était une invitation à le faire partir ou une réelle intention de le forcer à ouvrir les yeux, à voir les choses en face : Alastar Black n'était plus, du moins plus comme avant. Sans doute Dean avait-il déjà vu quelques uns des autres astrophysiciens, du moins il l'espérait pour le gamin, mais quelque part ça l'ennuyait de se montrer à lui sans être capable de lui apporter ni réponse, ni de quoi continuer à rêver.
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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Mar 13 Fév - 23:30



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See the countless stars we’re sleeping under ?

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Ce soir, j’étais venu pour lui. Uniquement pour lui. En tant que fan admiratif, sachant sa présence lors de cette rencontre entre professionnels et passionné sur un sujet commun, je ne pouvais me résigner de ne pas venir. J’avais prévu cette soirée depuis tellement de temps, j’avais même pensé à de nombreuses questions à poser à ce scientifique des étoiles, ô combien passionnant, captivant dans chacun de ses récits, dans chacune de ses recherches, à chaque apparition. Il était à Los Angeles, je devais en profiter. Je me devais d’y être. Je me devais d’aller lui parler. Je me devais de lui poser les questions qui me torturait tant l’esprit. Quand je faisais encore mes études d’astronomie, je m’exclamais à quiconque voulait bien m’entendre qu’Alastar Black était le meilleur de tous. Un modèle, oui, on pouvait l’appeler ainsi. Alastar Black était le genre de personne que j’aurais souhaité devenir. Un rêveur, un passionné, un homme à la tête dans les étoiles. C’est ainsi que je le voyais. Il représentait tellement à ses yeux. Ce serait peut-être ridicule de le dire à voix haute, alors je me contentais de l’admirer silencieusement depuis de nombreuses années. J’avais des yeux remplis d’émerveillement, de rêves, d’espoir. L’espoir qu’il reprenne ses études, ses recherches plus passionnantes les unes que les autres. J’avais suivi chaque écrit de sa part, avec un intérêt certain. Alors, bien sûr, il était évident qu’entretenir une conversation avec lui engendrait forcément la question fatidique. C’est après avoir joué à quelques devinettes que je me permettais ladite question, tout en proposant un petit défi également. La question pouvait paraître pinçante. D’autant que je n’étais pas connue pour mon tact. A en voir la réaction de l’astrophysicien, j’avais touché en plein cœur. Un silence pris possession de l’espace. Si la situation s’était déroulée dans un western, très certainement qu’un virevoltant serait passé entre nous. Peut-être m’étais-je montré un peu trop intrusif ? Oui, très certainement, sans aucun doute. C’était tout moi, poser les mauvaises questions, rentrer dans l’intime de la personne trop précipitamment.

Ok, je culpabilisais maintenant. Après tout, les médias ne disaient pas tout. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé dans sa vie, ce qui avait pu le stopper dans ses recherches, les événements pouvant cesser toute activité. Je ne savais rien. Mais j’étais fichtrement curieux, d’où ma question un poil déplacée. J’étais finalement mal à l’aise. Moi qui souhaitais pourtant me faire bien voir, me montrant plus que passionné par ces étoiles au-dessus de nos têtes, tout autant que son travail reconnu et inégalable. Sa réponse m’arrachait tout de même un énième sourire. Un manque de compétence en la matière… Cocasse. Mais c’est qu’il avait de l’humour en plus du talent ? Ça n’avait été mentionné nulle part. C’est ce que j’aimais avec ce genre de rencontre, on en apprenant tellement plus sur la personne. Je connaissais son travail par cœur, mais la personne en elle-même restait plutôt inconnue au fond. Bien sûr, certains traits de personnalités étaient dictés sur internet, mais on ne pouvait jamais se faire de vraie idée. Ici, il y avait de l’échange, tout en apprenant respectivement qui est la personne face à nous. Pour moi, un modèle, un mentor. Tandis que lui n’avait qu’un simple fan parmi tant d’autres. Juste un de plus, un qui n’aurait aucune raison de se démarquer plus qu’un autre, un plongé dans une foule d’autres fans. Sans intérêt, en soi. « Que voulez-vous que je vous dise ? J'écris, j'observe et j'analyse. Mais plus rien n'a de sens. Vous êtes content ? » répondait-il enfin, tandis que mes yeux s’emplissaient un peu plus d’étoiles, le sourire s’agrandissant sur mon visage. S’attendait-il à une telle réaction de ma part ? Certainement pas. « Ravi. » répondais-je d’un ton affirmé, acquiesçant également de la tête. « Ravi d’avoir une réponse, quelle qu’elle soit. » Forcément, ce n’était pas celle que j’aurais préféré, mais qu’importe. J’étais heureux d’entendre qu’au moins il faisait quelque chose. Ce long silence perdurant, j’avais pensé qu’il avait peut-être laissé tout cela. Déjà, savoir sa présence ici ce soir m’avait redonné foi, mais ses paroles réconfortaient davantage. Je ne saurais dire pourquoi j’attendais autant de sa part, outre l’admiration immense que j’avais pour lui et son travail. « Ne m'en voulez pas, je... » Les paroles d’Alastar Black me surprenaient. Mais celui-ci ne finissait jamais sa phrase, me laissant dans une gêne palpable. Je ne comprenais absolument pas. Je ne savais même pas quoi répondre, ayant peur de rendre la situation davantage gênante. « Que faites-vous dans la vie ? Mes confrères sont plus ou moins nombreux ce soir, vous ne devriez pas passer le restant de votre soirée à mes côtés. » demandait-il, coupant cours au silence, ce qui n’était pas plus mal. Pour lui, mais surtout pour moi. « Oh, j’exerce un métier qui n’a en rien à voir avec l’astronomie… Je suis chef. » répondais-je, reprenant un sourire plus habituel. « A la base, j’avais fait des études en astronomie, mais j’ai dû changer de voie... Bref, vous voyez quoi. » blablatais-je sans que la fin ne soit visible. « Mais ça reste une immeeeeense passion. Et du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours suivi vos travaux. » ajoutais-je encore et encore, ne pouvant plus m’arrêter. J’essayais de le garder avec moi le plus longtemps possible, voyez-vous. Et encore, parti sur ma lancée, je me retenais de lui proposer mes services de chef cuisto, si jamais il souhaitait qu’on se tape une bouffe ensemble ! Rêvais-je ? Assurément.


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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Dim 11 Mar - 16:18


See the countless stars we’re sleeping under ?

It’s the brightest sparks that we remember
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Petit garçon des étoiles, souviens-toi. Se souvenir de quoi ? Les sons et les images étaient bien vagues dorénavant. Un mirage rêvé d’antan qui se faisait méprisant. Alastar ne se souvenait plus, et n'en avait plus la moindre étincelle d'envie... c'était prosternant autant qu'angoissant. Et pourtant, encore, quelques phrases entendues qui avaient leur chance, et pourtant, encore, quelques larmes retenues qui avaient leur sens. Le Professeur Orion. Un souvenir innocent parmi tant d'obscurités. Ancien rêveur perdu dans l'effervescence de son enfance. Un ami, le seul, un mentor, l'unique... parfois ce qui pouvait même ressembler à un paternel protecteur, le sien n'ayant jamais réussi à atteindre ne serait-ce qu'un millième des exigences minimales attendues pour prétendre à un tel titre. Le professeur, lui, il lui avait tout appris. La vie, ses rêves et ses envies. Le ciel, ses mystères et ses certitudes. Il était brillant, fascinant. Il était grand, franc, avait l’œil grisé d'étoiles par millier, un regard imperturbable, fixe et désarmant sur ce qui l'animait et l'émerveillait à chaque instant : Au dessus de leur têtes, au dessus de leurs rêves les plus fous, l'amour de l'espace, du ciel, de la science, des nouveautés, des grandeurs, l'être humain n'y voyait pas toujours aussi bien. Il voulait lui ressembler, plus grand. Il voulait voir comme lui. L'espace, les planètes, les théories, les absurdités... les voir avec autant de sagesse et de sérénité. Il était grincheux, bourru, c'était vrai, mais il savait voir au dessus, le petit garçon, lui aussi, puisque c'était lui, qui le lui avait appris. Un jour, il se disait qu'il y parviendrait.

Et aujourd'hui, qu'en était-il ? Et aujourd'hui, serait-il fier de lui ?

Non. Forcément. Il avait désarçonné toutes les tentatives de belles réussites dans la quête du bonheur évasif, les unes après les autres, les sourires après les cris, avec un plaisir douloureux sans mérite. Et ce depuis onze longues et terribles années. S'en voulait-il ? Non. Évidemment. À quoi cela servirait-il ? Tous ses actes avaient un but précis, et si il avait bien calculé ses intentions, ce n'était pas le cas de ses déchéances multiples à tous les niveaux. C'était juste ainsi qu'allait la vie d'une étoile macabre tombée de son nid. Un bien piètre gamin qui n'en était même plus un, riant puérilement de son passé comme l'on rejetait drastiquement des mains tendues trop gentiment. Il avait honte, chaque instant où ses idées noires prenaient le dessus. Il avait peur du regard désapprobateur du Professeur, de là où il se trouvait. Cela demeurait secret. Perdu. Personne ne le saurait. Jamais. À quoi cela servirait-il ? Il était le seul concerné de cette réalité dépravée qu'il s'était lui même recréée et qu'il tentait à apprécier. C'était rutilant, la rancœur. C'était doux, la douleur. C'était naturel, la noirceur.

Ce soir là, Alastar réalisait. Il comprenait qu'il n'était pas digne de cet honneur qu'il avait déjà bafoué par le passé. Comment pouvait-il se munir d'un rôle de maitre qu'il n'avait pas même alors écouté ? Petit garçon des étoiles insolent, inconscient et ravagé par sa fragilité mourante. Le jeune Dean l'observait avec ses mêmes yeux, ses mêmes rêves. Cette admiration qu'il portait au Professeur Orion. Il se voyait en lui et ce n'était pas bon. « Ravi. » Inconscient, idiot... Ce jeune homme rêveur ne réalisait pas la moitié de ce que sa belle connerie pouvait lui infliger. Ce simple mot affirmé sincèrement avait suffit pour le faire plonger encore plus profondément dans ses pensées si salement éloignées. Mais Dean ne réalisait pas, que lui, l'illustre Astrophysicien britannique Alastar Black, n'avait pas les mots du Professeur Orion, lui n'avait pas le mérite. Il demeurait indéchiffrable, l'assurance et l'élégance lui servant de couverture toujours plus réconfortante en public, devant cet étrange phénomène qu'était ce jeune homme. « Vous n'êtes pas banal. » souffla finalement l'astrophysicien en reportant son regard sur Dean. Un fait qu'il énonçait simplement à haute voix. Aucun compliment derrière. Aucune critique. C'était... simplement ses pensées qui filaient librement à travers sa voix rauque. Pour changer de sujet et ne pas s'éterniser sur la question piquante du jeune fan, Alastar lui demanda ce qu'il faisait dans la vie. Et ce dernier ne se fit pas prier pour lui déballer ses activités et envies. Un faible sourire amusé se dessina à la commissure des lèvres de l'anglais. « Je vois. » ... « Vous avez bien fait. » affirma-t-il, s'étonnant lui même quelques secondes après. Il fronça les sourcils et reprit. Au sujet des travaux que le plus jeune semblait tant apprécier. « Vous n'allez pas attendre éternellement, je vais bien sortir quelque chose à un moment donné. » Son petit ton supérieur ne l'était en réalité aucunement. Piqué dans son égo pourtant bien faux, il tentait de se justifier, de se rattraper ou... C'était peine perdue, il en avait bien conscience, et faire de telles promesses ne le mènerait nulle part si ce n'était sur le chemin sinueux de la déception en tant que fauteur. « Si un jour vous avez le temps, et l'envie, principalement, passez me voir à l'observatoire. Je vous ajouterais à ma liste d'invités, ils vous laisseront passer à l'accueille... » lui dit-il finalement après quelques secondes d'hésitation. Se donner bonne conscience, encore ? Pas uniquement. Il ne pouvait pas lui faire de mal en lui partageant un peu ses observations, si ? Il ne s'en rendait pas compte, sur le moment, mais c'était bien la première fois qui il proposait une telle chose. Qu'importe, au fond... Il en ferait ce qu'il voudrait. « Vous aurez intérêt à rester calme, attention. » le prévint-il rapidement en levant un doigt, s’apprêtant déjà à voir le jeune homme s’extasier. « Et pas de questions sur mes recherches, de toute façon je n'aurai pas le droit de vous les dévoiler, même si elles existent... ou non. » Alastar laissait planer le doute et se jouait d'une pseudo confidentialité, qui, en réalité, ne servirait pas vu qu'il n'avançait pas, dans aucun projet, nulle part, mais... Là n'était pas le sujet.

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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Jeu 15 Mar - 20:07



Alastar & Dean



See the countless stars we’re sleeping under ?

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Cette soirée, c’était comme un rêve de gosse, mais en mieux. En mieux, car je n’avais pas laissé s’essouffler cette folie du gosse que j’étais, car j’étais toujours ce même gosse. Ce gosse qui n’avait cesser de rêver, ce gosse qui avait toujours la tête plongée dans les étoiles, aimant les théories tarabiscotées, les immensités infinies de l’espace permettant maintes explorations pour répondre à des questions toujours plus compliquées. J’aimais ce que tout cela provoquait en moi. Excitation, enjouement, euphorie, liesse… Une exaltation perceptible, sans compter la rêverie attractive. Rêverie causée, entre autres, par les travaux de l’astrophysicien présent face à moi. Malheureusement, les travaux de cet homme se faisaient de plus en plus rare, provoquant frustration chez moi. C’est dans une maladresse non-contrôlée de ma part que je lui demandais alors ce qu’il en était. Par miracle, j’eue une réponse. Pas celle que j’aurais souhaité, mais une réponse tout de même. C’est tout ce que je demandais. Une réponse. Quitte à ce qu’il soit en face de moi, je devais absolument lui sortir les vers du nez. Juste pour moi, auto-cadeau. Tandis que j’étais en train de vivre une nuit incroyable sur un thème qui me passionne, l’autre passionné semblait être plus sur la retenue. Aucun sourire n’était visible sur son visage. Aucune expression, en réalité. Mais un charisme incroyable, à noter. « Vous n'êtes pas banal. » - « Qu’est-ce la banalité dans ce si vaste univers ? » répliquais-je automatiquement à l’astrophysicien reconnu Alastar Black, d’un air des plus sérieux avant d’esquisser un fin sourire. Nous étions dans un champs de possibilités infinies, alors existait-il réellement une banalité possible ?

S’en suivi une conversation sur ce que je faisais dans la vie. L’art de contourner subtilement un sujet non désiré de la part de Monsieur Black. Mais soit, je n’insistais pas, même en ayant remarqué ce détour. Le moulin à paroles reprenait alors du service, dans un élan des plus naturels. Pas que je sois narcissique, aimant parler de moi, mais je souhaitais couper cours au silence qui avait pris place plus tôt. Loin de moi la volonté de vouloir embêter l’astrophysicien et qu’il décide de partir précocement. J’avais déjà empêché sa fuite une première fois, la prochaine serait certainement un départ définitif. « Vous avez bien fait. » répondait-il après un fin sourire, me laissant une fois de plus pantois. Que voulait-il dire par là ? Pourquoi avais-je bien fait de me diriger dans tout autre chose et ne plus avoir aucun lien professionnel avec l’astronomie ? Regrettait-il d’être dans ce domaine ? Je continuais de garder mes questions pour moi, préférant plutôt me taire. J’avais déjà tenté une question de l’ordre privé, alors il serait abusé d’en poser une seconde. D’autant plus que la première n’avait pas eu l’air de spécialement lui plaire. Je me contenais alors, l’écoutant plutôt m’annonçait qu’il sortirait bien quelque chose à un moment donné. C’était vague, imprécis, flou, mais je m’en contentais. Loin de moi l’envie qu’il se sente brusqué par un gamin qui ne s’y connaissait finalement que très peu après avoir arrêté ses études dans le domaine. Ma seule réponse fut de lui adresser un sourire, toujours accompagné de ce regard rêveur qui me caractérisait bien trop. « Si un jour vous avez le temps, et l'envie, principalement, passez me voir à l'observatoire. Je vous ajouterais à ma liste d'invités, ils vous laisseront passer à l'accueil... » annonçait Alastar Black sans que je m’y attende. Ma bouche s’ouvrait automatiquement, autant que mes yeux s’écarquillait. Avais-je bien entendu ou j’avais cru entendre qu’il me proposait de passer à l’observatoire pour le voir ? J’étais sous le choc. « Non… Vous déconnez ? » demandais-je d’une une surprise démasquée, je ne cachais aucunement mon étonnement à la proposition d’Alastar Black. « Oh, pardon. Enfin… Vous plaisantez ? » rectifiais-je immédiatement. Voilà que je devais vulgaire face au célèbre astrophysicien. C’était l’effet de surprise. « Vous aurez intérêt à rester calme, attention. » ajoutait-il tout de même, freinant immédiatement mes ardeurs. Il ne faudrait pas que je prenne trop la confiance non plus, ce serait le faire regretter bien trop rapidement. « Je serais muet comme une carpe, je vous le promets ! Vous ne remarquerez même pas que je suis là !» assurais-je au chercheur en levant ma main droite en l’air, signe de bonne foi. Je ne souhaiterais pas le déconcentrer, et je savais pertinemment que cette journée serait particulièrement riche, même sans dialogue. « Merci beaucoup Monsieur Black ! » le remerciais-je d’un large sourire. Il avait le don de charger mes yeux d’étoiles. « Je vous le jure, vous ne le regretterez pas ! » Ou du moins, pas encore. « Je sais que c’est un rare privilège que vous m’offrez. J’en serais digne. » Observer Alastar Black dans son état naturel, c’était du haut standing.


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MessageSujet: Re: See the countless stars we’re sleeping under ? It’s the brightest sparks that we remember ╰☆╮ Dean & Alastar   Sam 12 Mai - 17:25


See the countless stars we’re sleeping under ?

It’s the brightest sparks that we remember
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Ce jeune homme avait un certain don pour refaire vivre le passé chez l'anglais. C'était tout aussi fascinant que déroutant. Durant quelques secondes à peine. Des souvenirs, des sourires, des images, des étoiles, des couleurs bien trop noires, des échecs, beaucoup d'échecs... Un froncement boudeur du nez et tout disparaissait si vite, si méchamment. Mais ce petit peu, c'était bien suffisant pour déchirer, déboussoler, toujours plus férocement, bien qu'imperceptiblement, l'esprit profond (-ément déchu) du professeur Black. Sans même que Dean ne puisse s'en rendre compte, il avait ranimé plus d'une fois la flamme tantôt étouffante et brulante, tantôt chaleureuse et rassurante de la nostalgie chez Alastar. Une nostalgie névrosée mais qui avait son charme. Une fois encore, les mots pleins d'entrains et de spontanéités de son jeune interlocuteur avaient frappé son intérêt volatile cette soirée-là. Qu’est-ce la banalité dans ce si vaste univers ? Un faible sourire sardonique naquit un bref instant en coin de ses lèvres. « Vous marquez un point. » Il pouvait encore entendre résonner dans sa tête la voix particulièrement fluette de son enseignante de philosophie lors de ses études, clamer toutes sortes d'absurdités -pas uniquement- et cette affirmation aurait pu tout à fait sortir de sa bouche. Elle qui complexifiait tout ce qui ne méritait pas de l'être à son sens et qui se battait constamment avec lui sur de nombreux sujets. Mais si son souvenir l'amusa quelques secondes, aussi innocent et gentillet semblait-il être, celui qui s'en suivit inévitablement se révéla l'être beaucoup moins ; Melody était particulièrement attachée au travail de cette dame. Elles étaient proches, toutes les deux, et ça l'avait toujours écorché de l'admettre. Après tout, sa Melody ne pouvait rien avoir en commun avec cette agaçante Misses Brown !

La conversation pris finalement une tournure que le scientifique, pourtant bien amouraché de son contrôle sur tout et tout le monde, ne chercha pas à contrer, mi même à renier. Sa proposition était sincère. Étonnement spontanée. Dean semblait réellement passionné. Il ne lui en avait donc pas fallu vraiment plus pour l'accepter, certes, à sa façon bien particulière, mais le geste était là. Et le regard sondeur et profond parlait bien plus que lui ne le pourrait jamais. Ce n'était pas digne de ses habitudes de prendre de telles décisions sur le fait. Enfin, ce n'était pas non plus une énorme folie. Pourtant, Alastar ne manqua pas de calmer les ardeurs du jeune homme avant qu'il ne s'imagine déjà sauter d'étoile en étoile jusqu'à atteindre un beau jour le Petit Prince sur la Lune... « Non… Vous déconnez ? » À ce genre de réaction, il s'y était préparé. Et même que ça lui plaisait assez intérieurement, cet engouement empli de sincérité, cet éclat d'excessive joie émerveillant le regard... seulement, évidemment, le visage de l'homme taciturne n'en était pas plus démonstratif. Il ne l'avait jamais tellement été non plus. Pas même sous la torture. Il ne lui accorda alors qu'un sourcil haussé et un air dubitatif digne de... eh bien, lui même. Bien vite, Dean se rattrapa dans ses mots, tout penaud, ce qui amusa légèrement Alastar. « Peut être bien. » souffla-t-il, pince-sans-rire. L'anglais et sa légendaire flegme. « Ah si, il faudra tout de même que je vous remarque un minimum en temps voulu. Sait on jamais, si je venais à vous confier une ou deux petites tâches... ? » C'était sa manière de voir en finesse si l'idée ne l'importunerait pas à l'occasion. Mais il n'y avait pas de raison, ce ne serait qu’optionnel et en fonction de ses recherches. Si l'avoir par moments à ses côtés ne dérangeait nullement Alastar, ses mains libres et son dévouement de petit rêveur pourraient certainement s'avérer utiles. Alors pourquoi s'en priver ?

Des remerciements inattendus et exagérés franchirent les lèvres du jeune apprenti (qui n'en était pas vraiment un), prenant de court Alastar. « N’exagérons rien et ne parlez pas si vite, peut être que c'est vous qui allez regretter. » lança-t-il, l'air de rien.

Un léger soupir suivit un long silence et ce fut comme si le temps se jouait du moment.
Il avait pour habitude de se sentir si seul face à cette ombre.
Mais il ne l'était pas, pas ce soir.
Son regard intense noyé dans les noirceurs de sa vie s'encra soudain dans celui de Dean, bien plus combatif, brillant d'espoirs et d'envies par millier.

« Et peut être que c'est moi qui devrait vous remercier. »

Tout était une question d'hypothèse. Mais celle-ci, au moins, était belle et bien fondée.
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