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 Love is pain. | ft. Pyair ♥

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Venus E. Blossom
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DATE D'INSCRIPTION : 28/09/2016
MESSAGES : 1441

MessageSujet: Love is pain. | ft. Pyair ♥   Lun 2 Oct - 0:45



Pyair & Venus



Love is pain.



Je ne saurais comment expliquer. Expliquer la sensation depuis notre dernier interlude. Expliquer les quelques pensées qui vont vers Pyair Lucky. Expliquer ce qu’il s’est réellement passé cette dernière fois. Expliquer ce chamboulement à l’intérieur de moi. C’est bizarre, étrange, spécial. C’est comme si tout était différent, tout en semblant exactement semblable à avant. Finalement, tout était réellement normal, similaire. Je ne saurais dire si c’était le fait de l’avoir vu après son accident, ou alors cet intermède de confidences des plus surprenant, ou encore voir ce qu’il passait sous mes yeux à la télévision. « NON ! Qu'est-ce que j'ai fait... Hein ? Qu'est-ce que j'ai fait pour que tu me fasses ça... Tu avais raison sur une chose... Moi aussi j'aurais souhaité que nous ne nous rencontrions jamais pour ne pas avoir autant mal... Tu peux me considérer comme mort... Parce que tu viens de me tuer... » Je viens plaquer ma main contre mes lèvres tintées de rouge. Surprise, émotion, choc, peine… J’assistais impuissante à cette scène, via la télévision. Je pouvais lire le désespoir sur son visage, la colère dans sa voix, la tristesse dans ses yeux. Les médias s’en étaient donné à cœur joie et l’avaient filmé sous tous les angles. Il était démuni, je le percevais à travers l’écran. Et là, je l’imaginais sur son grand lit, dans un appartement gigantesque, et extrêmement vide. Cette vision me fit un frisson dans le dos. Je ne pouvais pas le laisser comme cela. Je ne pouvais pas… Le laisser seul, après ça. Cette Elinor… Celle qui était si spéciale pour lui…

J’attrapais mon sac à main, filais dans ma voiture jusqu’à son appartement. Je connaissais le chemin par cœur, et je peux vous dire que je n’étais pas à trente kilomètres heure mes loulous, j’y allais franco. Pas que j’étais pressée en soit, mais j’avais peur qu’il fasse des conneries. Un peu mère poule sur les bords pour le coup, certes, mais c’était plausible. Il m’en avait parlé avec tellement d’intensité, de cette Elinor, qu’il pouvait faire n’importe quoi pour elle. Je le sentais comme ça. J’aimerais qu’un homme m’aime autant… Elle ne savait pas la chance qu’elle laissait passer bêtement. Je ne savais pas pourquoi j’étais dans ma voiture, conduisant comme une furie, pour arriver jusqu’à chez Pyair Lucky. Pyair Lucky, avec qui je ne partageais que quelques parties de jambes en l’air, finalement. Il faut dire que ces petits cinq à sept nous avaient littéralement bien rapprochés, et il était devenu comme une personne chère à mes yeux. Sinon… Serais-je ici, devant sa porte d’entrée à frapper comme une dingue, hurlant son nom ? Certainement que non. Il ne méritait pas ça. Il ne méritait pas cet acharnement sur les réseaux sociaux, ces vidéos parodiées, l’abrutisation de la situation par la presse… Non, il ne méritait pas ça. Lui qui, au final, ne souhaitait qu’aimer et être aimé en retour. C’est ce qu’il m’avait dit, cette fameuse nuit. Elle est partie avec mon cœur, elle l'a brisé, détruit et où qu'elle soit c'est elle qui le possède, m’avait-il dit. Bien sûr, ça, la presse l’ignorait et s’en moquait complètement. Ce monde impitoyable, où tout est bon à sortir un papier, faire de l’audience à la télévision. Le sentimentalisme était devenu inexistant, passant à la trappe, sans que personne ne s’en soucie. « PYAIR, C’EST VEE ! OUVRE-MOI, BORDEL ! » criais-je à nouveau en tambourinant sur sa porte d’entrée. J’en abîmais même mes Gucci à donner des coups de pied. J’espérais d’ailleurs qu’il n’ait pas de caméra de surveillance, bien que ce soit évident me direz-vous, afin de voir la folle que j’étais à ce moment-là. C’est qu’il ne venait toujours pas m’ouvrir en plus de ça… J’attrapais, furibonde, mon téléphone portable, appelant l’acteur dans la seconde qui suivait. Et bien sûr, je tombais sur le répondeur. Quelle surprise… Il devait être en boule, ratatiné sur lui-même, en train de se morfondre, repensant à cette scène dramatique digne d’un film tragique, les yeux perlant de larmes.

Ce qui était pratique dans le milieu, c’est que tout le monde connaissait tout le monde, tout le monde avait les contacts de tout le monde, et tout le monde savait parfaitement que Pyair et Alissa étaient comme cul et chemise. Disons que ma relation avec la Miss Wilson aidait aussi pour mes recherches. Un rapide appel à l’actrice, afin de savoir si elle avait vu Pyair à la télévision, suffit pour savoir qu’il vivait chez elle pour le moment. Mon dieu, j’étais à la bourre pour le ramasser à la petite cuillère, elle m’avait devancé. That’s not a matter. Je me déplacerais jusqu’à la villa de la Wilson. Pourquoi voulais-je autant le soutenir ? Lui, que je prétendais ne pas pouvoir voir en peinture depuis tellement longtemps ? Pourquoi avoir ce besoin irrépressible d’être à ses côtés après cet événement ? La voiture était garée dans la grande allée de la demoiselle, et je la maudissais à tout jamais d’avoir foutu des graviers jusqu’à sa porte d’entrée. Bordel, comment peut-elle marcher en talons avec un sol comme celui-ci ? Et là, je faisais clairement comme chez moi. J’entrais comme si cette maison m’appartenait. Bon, il faut dire que je connaissais les lieux. Alissa s’était, en plus, absentée un moment. Donc c’était plutôt une bonne chose que je vienne vers Pyair, afin de ne pas le laisser seul. Oui, il était redevenu un enfant qu’on devait garder maintenant. J’arrivais comme une flèche dans la chambre d’ami, voyant un Pyair comme je ne l’avais jamais vu. Je retirais, instinctivement, un de mes talons pour les lui lancer, pleine de rage. « Putain, tu t’fous de ma gueule ? J’essaie de t’appeler depuis trois heures ! » -au moins- « Je suis même allée jusque chez toi… Merde quoi ! » Oui, on fait mieux comme entrée en matière pour réconforter quelqu’un, je vous l’accorde.


© Ludi.
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Pyair Lucky
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DATE D'INSCRIPTION : 13/02/2017
MESSAGES : 435

MessageSujet: Re: Love is pain. | ft. Pyair ♥   Jeu 12 Oct - 20:14

Love is pain
Venus ∞ Pyair
Je me souviens avoir entendu sa voix, je me souviens l'avoir entendu hurler que je lui ouvre alors qu'elle tambourinait sur la porte. Je n'en ai rien fait, bien trop occuper à planer avec la morphine. Pourtant même avec la morphine, la colère ne partait pas. La douleur non plus. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, je me sentais mieux. Son regard ne me quittait pas, sa voix non plus, ce bleu qu'il lui avait sans doute infligé me hantait et alors que je me sentais, j'arrivais à m'en vouloir car je ne l'avais pas sauvé. Quel genre d'homme je suis si je ne suis même pas capable de sauver la personne que j'aime. Je viens de perdre l'amour de ma vie, et ce de la pire façon qui soit. Certes, elle aurait pu mourir à cause de la maladie, mais au moins elle aurait à mes côtés jusqu'au bout. Là, elle a décidé de me renier, de me tourner le dos, de me tuer...

Pourtant je suis toujours en vie, techniquement parlant. Je respire, je dors, enfin si on peut dire, je mange, un peu. Alissa m'a hébergé et chaque jour elle doit me relever, me sortir du lit même afin de s'assurer que je ne passe pas la journée dans le noir. Je sais que je grogne, que je râle, mais au fond de moi je la remercie de ne pas me laisser seul. Je ne sais pas si cela l'a fait chier, et pourtant chaque jour elle est là, elle ne me fout pas à la porte et supporte la pauvre tâche que je suis. Alors que je suis dans la chambre d'amis, assis sur le rebord de la fenêtre, faisant des aller-retour entre le ciel et le sol, la porte s'ouvre. Je ne me tourne pas au début, me disant que cela doit être certainement Alissa, qui d'autre. Soudainement, j'ai une légère douleur et je grogne, prêt à l'insulter. Mais je me bloque en entendant non seulement la voix, mais en la voyant ici.
- Putain, tu t’fous de ma gueule ? J’essaie de t’appeler depuis trois heures !
Je fronce le nez, serre le poing et baisse la tête. Je suis honteux, mais bon sang ce que j'en ai marre qu'elle me jette des trucs dans la figure et qu'elle me gueule dessus.
- Je suis même allée jusque chez toi… Merde quoi !
J'hausse les épaules.
- Je suis le genre d'homme sur lequel on ne peut pas compter.
Surtout en ce moment, alors que je commence un peu à trembler sous le coup du manque. Je grogne à nouveau et me dirige vers la fenêtre pour fermer le rideau. Le soleil commence à me piquer les yeux et j'ai envie d'aller me coucher.
- Tu devrais y aller Vee, merci d'être venue.
Je sais que je n'ai pas vraiment été agréable avec Vee, habituellement je l'aurais taquiné, je l'aurais cherché avant de venir l'embrasser avec envie... Mais je n'ai plus d'envie... Je ne ressens plus rien... Rien mise à part ce vide qu'elle a laissé...
Je m'installe sous la couette et me recroqueville sur moi-même. Je sais que je ne vais pas dormir. Comme à mon habitude ces derniers jours, je vais penser. Penser à cette situation qui aurait pu connaître tellement de fins différentes, une fin heureuse... Je repense à quand je lui ai demandé de me revenir et qu'elle a finalement préféré dire oui à un autre homme, je repense à ma nouvelle situation où je ne ressemble qu'à l'ombre d'un homme. Je ferme les yeux forts alors que les larmes me montent à nouveau aux yeux, espérant encore que cela fera passer ce flot d'émotion qui me submerge si bien que j'ai l'impression de me noyer. Je dois résister parce que si je m'écoutais, j'irais dehors me chercher de la morphine pour arrêter la douleur. Mais ce n'est pas le but de ma convalescence. Si je reste auprès d'Alissa c'est afin de ne pas ressombrer. Je n'en suis qu'au début de mon sevrage et cela est déjà compliqué. Je ne savais pas, qu'elle avait eu des problèmes avec la drogue et je sais maintenant qu'elle peut comprendre et qu'elle peut m'aider à lutter.
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