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 Peaky Blinders [Luce&Dimitri]

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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Peaky Blinders [Luce&Dimitri]   Mar 3 Oct - 20:30


Birmingham – 1912

Adossé contre le mur de briques d’une maison, je suis occupée à repérer les passants se faisant rare dans la nuit chargée de brume. C’est l’automne et déjà les arbres perdent leurs feuilles tandis qu’à l’odeur de soufre des usines, se mélangeant la moiteur de l’hiver arrivant. Je n’aime pas cette saison. Et je n’aime pas les humains m’entourant à cette époque de l’année. J’ai toujours cette impression que toute folie s’imprègne dans le corps de l’autre, qu’il est difficile d’arriver à faire marcher les affaires sans qu’il y ait constamment des imbéciles heureux pour nous foutre des bâtons dans les roues. Déjà que nous avons eu des problèmes avec les italiens durant le courant de l’été, voilà que le problème vient de nos confrères les irlandais. Je ne les ai jamais aimés eux non plus. J’ai toujours trouvé qu’ils avaient un peu trop tendance à se montrer amicaux tout en n’hésitant pas à semer la zizanie en créant de fausses alliances, en se faisant passer pour les bons quand ils ne sont nul autre que les mauvais. C’est assez étrange comme constat. Mais c’est ainsi, nous nous en habituons tant qu’ils ne viennent pas de commettre d’esclandres au sein de notre territoire. Hélas, si je me trouve dans cette ruelle, c’est bien parce que l’Irish Mob a encore sévi. Leur quartier dans lequel je suis en train d’attendre patiemment, observant les allées et venues d’une clientèle obsolète venant dans un bar. On le connait bien car il est l’un des quartiers de la mafia irlandaise. Souvent, nous y avons été et ce soir, j’attends une personne en particulier. Il faut dire que l’heure est grave. Et si je suis ici, c’est bien parce qu’il y a eu des retombées, des histoires de vol dans notre commerce illégal de whisky pur malt. C’est, à la base, un marché que nous avons récupéré il y a quelques années, nous assurant de prospérer dans la vente de biens illégaux à laquelle, nous ajoutons les courses hippiques. L’illégalité est notre domaine chez les Shelby. Et c’est d’autant plus véridique que nous sommes respectés de tous et de toutes. Nous n’aimons pas quand d’autres intervenants outrepassant nos droits si durement acquis. Alors, le chef m’a confié cette mission, celle d’aller voir ces foutus irlandais et de leur rappeler que chacun a son territoire et qu’il est préférable de ne pas confondre le bien d’autrui. J’ai tant de preuves à faire encore. Et cette mission me paraît encore plus primordiale. Elle me rappelle que je suis ce bâtard comme tout le monde ose le dire, le fruit d’une relation entre une Shelby et un Irlandais nommé Cooper, n’ayant pas fait long feu, une fois l’histoire découverte. Son cadavre s’est retrouvée au fond du fleuve et moi, je suis né, partagé entre la honte et la fierté d’avoir, quand même, pu être membre des Peaky Blinders. Il en fallu du temps avant que chacun puisse m’estimer. Mais hélas, les allusions douteuses reviennent bien trop souvent. Et ça alimente la haine contre les irlandais, la colère contre ceux qui osent voir que le fruit d’une union emplie par le déshonneur.

Ainsi, lorsque j’attends, je ne peux m’empêcher d’être sur le qui-vive, prêt à en découdre avec ces nationalistes m’ayant trop sali. Pour ce qu’ils sont. Pour ce qu’ils nous causent. Et j’attends la venue d’une seule personne. Quelqu’un avec qui il me sera possible de pouvoir régler les différends nous opposant. Une façon pacifiste de faire croire que l’on amène la paix alors que nous préparons la guerre. Lorsque je la vois, mes lèvres s’étirent en un sourire moquer. Inspirant une dernière bouffée de ma cigarette, je finis par la jeter par terre et traverse la rue pour rentrer dans le bar. Il est bruyant, bondé et j’ôte mon béret que je fous dans la poche de ma veste en feutre noir. Mes pas me mènent vers le coin privé du bar, là où les Irlandais et notamment la mafia ont pour habitude de se planquer pour éviter le bruit et le désordre. L’homme de main se trouvant dans l’entrée me barre le passage mais il a sitôt fait de se retrouver collé contre le mur, le bras tordu de façon à ce qu’il se brise s’il se démène. « Tu devrais revoir tes classiques et éviter de refuser l’entrée. Je ne suis pas n’importe qui, imprime-le. » Et le lâchant, j’ignore son œil haineux et j’entre, allant retrouver la seule femme régnant dans ce lieu, la seule qui a plus d’importance que pas mal de gars au sein de leur mafia. De mon côté, j’ai déjà eu affaire dans le passé. Une histoire du chat et de la souris, un affrontement singulier de messes basses au profit du pouvoir et la volonté de rabaisser l’autre. Ça m’amuse quelque part. Seulement, je viens avec un but bien précis. Et cette fois-ci, je ne compte pas en rire. Tommy compte sur moi. « Bonsoir Kane. Voilà un long moment que nous ne sommes plus vus. Pourtant, toi et moi avons des choses à nous dire. » Que je déclare en m’asseyant en face d’elle. Peut-être attend-elle quelqu’un. Peut-être n’est-elle pas seule ? Je n’en sais rien et je ne crains pas d’être celui qui dérange. Au contraire, ce soir, je serai celui qui prendra un malin plaisir à voir la colère luire dans ses adorables yeux noisette.
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Peaky Blinders [Luce&Dimitri]   Sam 21 Oct - 11:24

Il y a des moments où le pays vient à nous manquer, on se laisse surprendre par cette douce claque de mélancolie qui nous atteint alors. C’est ainsi lorsque l’on observer les feuilles tombées des branches, laissant devant nous un paysage coloré et magnifique. Mais pas ici, ce n’est pas le pays, ici tout est une histoire d’affaire et de prospérité. Je n’ai évidemment pas le temps de me laisser à penser au pays, à cette douce terre d’Irlande dont je suis la fierté. Les couleurs de Birmingham ne se retrouve entre les nuances de gris du béton jusqu’à la fumée noire s’élevant haut dans le ciel. La vie ici est proche de cette vision peu romantique de la ville : peu savoureuse. Mais au moins je peux m’estimer fière de notre dernier coup auprès de cette famille rivale qui s’estime avoir tous les droits dans cette ville. Bien entendu peu ose s’affronter aux Shelby et je pense l’avoir assez répété auprès de mes hommes pour leur intimer la plus grande discrétion s’ils tentaient cette aventure. Aucunes représailles n’avaient eu lieu jusque maintenant mais je m’attendais bien à voir l’un d’eux venir réclamer leurs biens dans quelques temps. Je n’étais pas vraiment inquiète, j’avais bien d’autres problèmes en tête : l’argent. Encore et toujours cette même chose qui fait tourner les têtes et tuer des hommes, tous ne souhaitent que ça et ne vivent que pour ça. Qui sera le plus riche ? Qui sera dépouillé le premier ? Qui pourra s’offrir une nouvelle voiture ? Qui pourra se vanter ? Un combat de qui sera le dernier en vie en somme. J’avais réussi à percer dans ce monde, me hisser dans ce groupe ne fut pas une chose aisée, mais faisant mes preuves j’étais tout autant respectée qu’un homme pourrait l’être. Je suis le conseil sage, celle qui reste dans l’ombre mais qui réussit à élaborer les plans et faire vivre le groupe. Celle qui sait toujours où gagner l’argent et quels coups porter aux autres. C’est dans cette optique que je leur avais proposé de voler les Shelby, de récupérer ce whisky. Après tout, ils n’en sont pas les créateurs, nous n’avons fait que de rendre à notre patrie un commerce qui leur ait propre et non appartenant à ces Anglais.

Il me fallait retourner à l’Irish Mob, petit bar qui était plutôt devenu le rendez-vous quotidien de mes hommes ainsi que notre quartier général connu de tous dans cette rue. L’histoire de sordide affaire malheureusement, deux des nôtres ont été retrouvés mort ce matin près de l’embarcadère et rien de cela n’était bon pour nous. Les représailles des Shelby ou une autre famille tentait de s’attaquer à nous ? Aucune idée car même si l’histoire du vol avait été entendu par les Shelby je pense qu’ils auraient d’abord utilisé une manière « neutre » de venir nous voir avant d’exécuter deux des nôtres chez nous, sur notre territoire, sur notre partie de la ville ! Ils n’ avaient rien à faire là, et encore moins tué alors que la base était partie d’un vol. Ou même plusieurs, de manière à leur reprendre ce qu’ils nous ont pris des années auparavant. Il était temps de montrer que les Irlandais avaient la même valeur qu’eux, voir plus haut évidemment car notre territoire s’étend au-delà de leur frontière alors que le leur ne s’arrête que dans cette ville. Nous sommes un groupe bien plus puissant bien que moins nombreux sur Birmingham. Il était temps de leur rappeler cette petite notion et c’est pour cela que le whisky nous est simplement revenu. Nous n’avions pas commis mort d’hommes contrairement à ce qu’ils venaient de faire, s’il s’agissait bien d’eux, mais j’étais assez énervée contre tout le monde et triste aussi. Il s’agissait de deux bons gars, peut-être pas des plus débrouillards mais ils savaient comment faire leur boulot et ne posaient généralement pas de questions pour se mettre en exécution. J’étais également en colère contre cette bande d’imbéciles qui les avaient laissés seuls avec la marchandise. Celle volée aux Shelby évidemment, voilà ce qui était en jeu. Bien entendu la cargaison avait disparue … Alors coup des Anglais ou non ? J’avais rendez-vous à l’Irish Mob pour cela, connaître la vérité de cette histoire, connaitre le dénouement pour pouvoir mieux rebondir avant qu’une vague de merde ne nous tombe dessus.

Je m’installais alors à ma place habituelle, m’offrant alors le plaisir d’allumer une cigarette à la vue de tous alors qu’un verre se posait devant moi. Pas de remerciement en retour, les autres étaient au courant de ce qu’ils s’étaient passé le matin même et aucuns d’eux ne se pointaient pour me parler. J’avais rendez-vous avec celui que j’avais nommé responsable des gardes de la marchandise et croyez-moi que c’est celui-là qui allait subir toute ma rage.
Mais au lieu de celui à qui je m’attendais voir entrer, je fus surprise. Haussant un sourcil en sa direction en le voyant entrer dans cette pièce nous étant réservée. Je ne relevais pas son bonsoir, me contentant de l’observer s’asseoir juste en face de moi. Je prenais une longue bouffée de ma cigarette sans cesser de le regarder et de lu en souffler la fumée vers lui. « Cooper. » Murmurais-je suavement, ne laissant pas transparaitre l’étonnement que j’éprouvais de le retrouver ici, je m’attendais plutôt à voir un Shelby un peu plus élevé dans la hiérarchie plutôt qu’un simple petit homme comme lui. « Je ne savais pas que la vermine s’infiltrait si facilement ici, je vais devoir revoir les normes de sécurité. » Continuais-je sur le même ton tout en me redressant pour me caler confortablement. J’eu un bref mouvement du menton et les autres personnes présentes dans la pièce s’éclipsèrent dans un parfait silence. Je les observais partir en les suivant des yeux, attendant quelques secondes avant de reprendre la discussion. « Bien. Tu es venu me parler des deux garçons fraichement tués ce matin par vos soins ? » Le timbre de ma voix n’avait rien à voir avec celui emprunter plus tôt, j’étais aussi froide qu’une pierre laissant clairement apercevoir la colère qui me brûlait à l’intérieur ainsi que la rage de devoir enterrer deux des miens.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Peaky Blinders [Luce&Dimitri]   Sam 18 Nov - 19:00

Kane représente tout ce que je peux détester chez une femme. Je dois admettre ne pas forcément avoir une très haute estime d’elle, préférant les voir plus courber l’échine devant moi quand il s’agit de se faire plaisir pour un temps ephemere. Mais pour le reste, je n’ai jamais apprécié la suprématie des femmes et plus particulièrement cette blonde en face de qui je m’installe. Mon sourire flotte sur mon visage mais je n’en pense pas moins. Elle m’insupporte. Quand je vois son visage, il me vient en tête les pires des sévices. Elle est femme mais avant tout irlandaise, parfaite représentation des origines honteuses que je tiens à dissimuler. Cependant, l’histoire de cet amour interdit n’est un secret pour personne. Au contraire, cela alimente la flamme de la vengeance, rappelle qu’avant l’amour il y a surtout un business et une guerre sans pitié à celui qui gagner la partie contre l’autre. C’est aussi simple que ça. C’est aussi ce qui cause mon desarroi mais ce dont je me garde de laisser apparaître. Je préfère être assimilé aux membres anglais de mon gang et puis c’est tout. Aussi, même si le sourire est là, même si le ton paraît sympathique, il n’en est rien. Aussi belle qu’elle puisse être, cette blonde me donne des envies de meurtre. Et la façon dont elle m’accueille me fait encore plus sourire. Une femme qui pense qu’elle a du pouvoir... Que c’est mignon. Il est vrai qu’elle en a mais elle reste ce qu’elle est. Les membres de son groupe doivent la prendre de haut. Les irlandais sont bien moins famille que nous d’après ce que j’ai pu comprendre. Sa remarque aussi de mon intrusion m’arrache un rire. « Un whisky. » Je commande à l’attention du serveur tandis que je ne lâche pas Luce du regard. « Il est temps aussi de revoir ton jugement sur beaucoup de choses. La sécurité de ce bar est aussi minable que votre soi disant suprématie. Il est temps que l’Irish Mob comprenne qu’il y a mieux. » En l’occurrence, nous. Et j’ai bien envie de la retrouver avec le vol de cette cargaison. Cependant, la suite des mots employés par la blonde me surprenne. « Deux types de chez vous tués ? » Je ris un peu plus tandis que je jette un œil au verre que le barman vient de m’apporter. Pas de merci. Je ne fais pas dans la politesse avec les irlandais de toute façon. « Nous n’avons tué personne. En revanche je voulais plutôt savoir quand comptiez-vous rendre cette marchandise qui ne vous appartenait pas. » Me tassant sur le siège, je l’observe d’un air taquin et ajoute « Trésor, ta mère ne t’a jamais dit qu’il ne fallait jamais voler ? » Bien sur ces propos peuvent s’apparenter à toutes les activités illégales mais il est vrai que se voler entre gangs, déclenchent forcément des guerres impitoyables. Nous le sommes avec les irlandais et ça va encore plus éclater s’ils ne consentent pas à voler notre marchandise. Il est donc grand temps que cela change, que nous puissions récupérer ce qui nous revient de droit. « Nous n’avons tué aucun de vos hommes, je te signale. Je suis ici parce que vous avez dérobé quelque chose nous appartenant et nous tenons à le récupérer. Alors bien sûr avec ta tête d’ahurie, tu devrais suffisamment avoir de flegme pour les convaincre de rétablir la situation avant qu’elle ne se .... complique. » Il y a eu souvent des affrontements sanglants. Il y a eu des morts aussi. Nous sommes sans pitié et nous le serons avec ces connards d’irlandais. J’y tiens et je veux faire partie de la bataille. Cela part de l’envie de me venger de ces origines honteuses. Je veux être anglais, un Shelby, pas le fils de ce Cooper. « Tu nous connais à force. Et tu sais que lorsque nous avons une idée, nous ne l’avons pas ailleurs. Rendez-nous notre marchandise et nous vous laisserons la vie sauve. On est gentils cette fois ci, on vous laisse le droit de vivre alors que vous ne valez pas grand chose. » Je souris de plus belle, ajoutant d’une voix amusée « Et puis, il faut croire que vous avez des ennemis un peu de partout. Ce serait triste et dangereux pour vous que nous les retrouvions. Qui sait... On pourrait s’allier contre vous ? » La curiosité me démange et je rêve de savoir qui peut être à l’origine d’une telle action contre eux. Nous n’avons tué personne. Ils se sont contentés de bâillonner et assommer nos hommes et ils ont pris ce qui était à prendre. La piste que me fournit Luce rend la situation nouvelle et intéressante. « Je le dis toujours, votre règne s’arrêtera un jour. Vous êtes un peu trop rouillés. Mais je pourrais être gentil avec toi. Tu ne seras pas obligé de faire la catin dans la rue. Tu n’auras qu’à travailler pour mon bénéfice personnel. J’en suis sure que tu as des qualités plus qu’étonnantes. » Il faut dire que toutes ces courbes ne laissent pas de marbre. Elle est très belle Kane mais elle est surtout connue pour sa position au sein de la mafia irlandaise. Paraîtrait qu’elle serait d’une cruauté sans égale aussi. « Enfin cessons les discussions vaines. Où est la marchandise ? » Finis-je par dire en reprenant mon sérieux et en chassant toute idées de sévices sur cette créature de l’enfer. Elle ne mérite que le pire de toute manière.
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Peaky Blinders [Luce&Dimitri]   Ven 8 Déc - 13:58

Le ton qu’il emploie ne m’inspire aucune confiance en lui ni même à ses idées qu’il pourrait avoir. Certes je suis chez moi, mais jamais à l’abri d’un mauvais regard. Malgré cette certaine douceur dans ma voix je ne peux m’empêcher d’être sur le qui-vive. Certes, l’un des Peaky Blinders se retrouve dans mon bar mais quand est-il des autres ? Sont-ils à l’affut du moindre geste provocateur à l’extérieur ? J’aurais dû prévoir cette nouvelle petite guerre au moment même au la marchandise s’est retrouvée en notre possession. Oh, une histoire de whisky … Il est tout de même impressionnant de voir à quel point l’homme préfère garder sa propre petite fierté en revendiquant ses dus. Pauvre petit Cooper assis ici, ne voit-il pas qu’on se sert simplement de lui ? Tout le monde connait cette glorieuse histoire de sa naissance. Ou plutôt de qui est-il le fils. Un irlandais incapable de renouer avec sa véritable patrie ! Un pauvre idiot préférant vivre dans la sécurité et le confort d’une famille au grand nom. Aussi ne me contentais-je de ne rien dire lorsqu’il évoque juste après moi la sécurité de mon bar. Me contente dans sourire sans perdre la face. Prenant un appui plus confortable sur ma chaise pour pouvoir me balancer tranquillement et avoir l’air aussi sereine que possible. Mais mon énervement refait rapidement surface lorsque j’évoque deux des miens morts il y a peu. Chose qui le fait rire évidemment et malgré tout l’agacement du monde qui me retombe sur les épaules, je garde la tête haute tout en dévisageant ce sombre crétin qui commence sérieusement à m’énerver aussi sexy soit-il. Le chéri commence alors à m’expliquer qu’ils n’avaient tués personne et c’est à mon tour de ricaner à son nez. Mais je ne dis rien, attendant qu’il termine de s’exprimer, chose qu’il n’avait pas terminée. Il évoqua le retour de la marchandise volée et ensuite quelques mots sur ma mère qui ne m’aurait pas appris à voler. Mon sourire s’élargit, mais savait-il au moins de qui il était le fils ? Un irlandais, comme moi, comme ceux qui l’entourent actuellement dans ce bar. « Mais enfin, Cooper, as-tu réellement conscience que tu n’es pas l’un des leur ? » Je commence en ramenant les 4 pieds de ma chaise sur le sol pour me retrouver plus proche de lui. « Tu penses qu’ils te font confiance ? Vraiment ? » Je me lève, m’approchant plus encore en m’asseyant sur la table.

« Crois-tu qu’ils vont faire confiance à un gars qui n’est que moitié comme eux ? De plus, seulement ta mère fait partie de leur clan, les gênes de ton père courant dans tes veines … » Je n’aimais pas son ton mais mieux valait se montrer mielleuse que hargneuse. Dimitri parla alors des idées que pouvaient avoir les Shelby, qu’ils ne lâchaient jamais, et qu’il serait amusant apparemment de retrouver nos autres ennemis. Mais nous n’en avons pas à part ces crétins. « Tu n’es pas un Shelby, ils t’envoient dans un bar irlandais pour faire tes preuves face à tes racines ? Mon cœur, c’est de l’amusement de leur part, redeviens sérieux s’il te plait. » Je lui sers avec un large sourire, espérant réussir à faire naitre le moindre petit doute en lui.

« Tu ferais un arrêt cardiaque juste en me voyant nue. » J’enchéris sur le fait que je pourrais travailler pour son propre profit. Quel beau crétin faisait-il tout de même, mais au moins il avait le moyen de me faire rire. Comme si, moi, j’allais bosser pour un de ces abrutis. Mais le voilà repartir sur une discussion trop sérieuse, parlant à nouveau de la marchandise qui a disparue. Je soupire avant de me remettre sur mes deux pieds et de saisir mon verre pour m’asseoir de nouveau sur ma chaise. « Qu’est-ce tu peux être d’un ennui mortel ! » Je pris mon verre entre mes mains, buvant une gorgée d’un délicieux whisky de mon cher et tendre pays. « Qui peut bien te dire que ce vol est de nous ? Ce sont les Shelby qui t’ont soufflé cette idée ? Mon cœur, je te l’ai déjà dit tu n’as rien d’un Shelby. » Je me répète avec le sourire, sachant très bien que je lui mentais sous les yeux et que cela pouvait me coûter la vie. Mais c’est ma raison me dicte la vérité, il ne sera pas capable de tuer un irlandais ou du moins je l’espère qu’il hésitera. « Tu as du sang irlandais, tu es un irlandais. Donne-moi une seule bonne raison de croire que les Shelby peuvent te faire confiance, que tu fais entièrement partie de leur groupe, dit moi à quel point tu es aimé parmi eux, et seulement là je pourrais te faire confiance. » Pas de sourire sur mes lèvres, mes yeux se contentent simplement de le fixer tout en attendant une réponse recevable.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Peaky Blinders [Luce&Dimitri]   Jeu 15 Fév - 15:01

La conversation risque d’être compliquée, voir vaine. Après tout, nous n’avons jamais rien obtenu de ces irlandais. La rengaine est la même à chaque fois. Ils ne cessent jamais de nous faire croire à un semblant de paix quand, en vérité, ils ne souhaitent que la guerre. Et encore une fois, l’histoire se répète. C’est d’autant plus énervant que je me retrouve à côtoyer des gens de basse espèce comme Kane. Pourtant, je prends ma mission très à cœur, je n’ai pas envie d’échouer surtout quand les membres du gang ont décidé de me laisser carte blanche et d’agir. Les mots qu’emploient la blonde ont donc le don de me faire frémir de rage. Heureusement, j’arrive plutôt bien à prendre sur moi. Enfin… Je sais que c’est temporaire aussi. C’est difficile de rester stoïque quand on est attaqué sur l’histoire de sa famille et notamment de mes origines. Forcément, quand elle met le sujet sur le tapis, je ne peux m’empêcher d’afficher un sourire crispé, préférant alors ignorer, abordant la raison d’être ici : cette marchandise ayant été volée. Et que je me dois donc de récupérer, essayant de lui faire comprendre que si jamais elle venait à ne pas coopérer, leur mafia risquerait de prendre fin. Enfin, je suis généreux parce que je lui laisse la possibilité de ne pas faire le catin dehors, et de la prendre pour moi seul. Sa remarque me fait rire et je ne peux m’empêcher de répliquer, juste pour le plaisir de la titiller un peu « J’ai le cœur solide, Kane. J’a suffisamment vu d’horreurs dans ma vie. Une sale irlandaise ne serait qu’une peccadille à côté.  » Un sourire s’esquisse sur mes lèvres « Mais puisque tu insistes pour que je te vois nue. » Ça serait tellement drôle. Je lui ferais subir tant d’humiliations. Mais pour l’instant, je garde ces pensées secrètes. J’ai d’autres choses à faire. Une mission à remplir d’ailleurs que je lui rappelle, provoquant une remarque de sa part quant à l’ennui que je provoque. « Allons trésor. Nous savons qu’avant l’amusement, il faut savoir être sérieux un peu. » Buvant une gorgée de whisky, je la savoure doucement avant de reprendre la parole. « Allons, tu ne vas pas laisser les Shelby devenir méchants, non ? » Parce qu’ils sont pires que moi. A la rigueur, je pourrais être clément.

Quoi que… En réalité non. Et d’autant plus quand elle prend la parole. Et cette fois encore, la blonde s’attaque à mes origines, me demandant de lui prouver que les Shelby m’estiment suffisamment pour qu’elle puisse accepter de coopérer. Poussant un soupir blasé, je rétorque aussitôt « Voilà pourquoi je n’aime pas quand les femmes se mêlent d’affaires d’hommes. Peu importe ton statut, Kane, ne veux-tu pas faire la vaisselle ou le ménage ? ça t’irait mieux plutôt que de faire ton intéressante en voulant que je prouve des choses absurdes.  » Fronçant les sourcils, j’ajoute alors « Et comment veux-tu que je prouve ? Qu’on vienne tous ici, et que je leur demande de m’étreindre très fort ! Tu es ridicule. Et tes manœuvres pour gagner du temps échouent. Remarque… Toutes ces tentatives dilatoires ne peuvent prouver qu’une chose : tu n’as pas l’esprit tranquille. Essayes-tu de gagner du temps ? » Ce qui pourrait être le cas d’ailleurs. Ça expliquerait ce qu’elle me demande. Néanmoins, je me demande même si je vais arriver à tirer quelque chose d’elle. Aussi, il me semble que l’heure de m’en aller est venue. Avalant d’un trait le reste de mon whisky, je finis par me lever de ma chaise dans un raclement sourd. « Je crois qu’il aurait mieux valu que je m’adresse à quelqu’un de plus intelligent. Je me suis trompé en croyant que venir te parler, serait une bonne idée. » Et sans un mot, je m’en vais ; J’ignore tout, si ce n’est que j’ai une idée derrière la tête. Et lorsque je finis par sortir du bar, je vais me planquer contre un mur, m’en grillant une. Et puis j’attends, seul. Au milieu de la nuit moite. Au bout d’un temps, que je juge long d’ailleurs à en croire le nombre de cigarettes fumées, je finis par entendre le claquement sonore d’une semelle féminine. Est-ce que ça y est ? Planqué là où je suis, j’ai une vue d’angle assez large et je repère bien vite ma proie, seule dans cette aura malfaisante que la nuit provoque. Alors sans un mot, et sans bruit, je me redresse et me dirige sans bruit vers la femme. Une clé de bras, je la plaque contre moi, l’autre main lui baillonnant la bouche pour l’empêcher de hurler à l’aide dans ce quartier d’irlandais. Puis, je la traîne dans une ruelle sombre, quand je juge alors que nous sommes à l’abri des regards, je peux donc la plaquer sans ménagement contre un mur et ajoute d’une voix sombre « ça suffit les bêtises maintenant, Kane. Où est la marchandise ? Dis-le moi et tu auras la vie sauve. »




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MessageSujet: Re: Peaky Blinders [Luce&Dimitri]   

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