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 « There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. » Anne-Evangeline ♥

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Elinor Goldstein
Admin Mourante
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MessageSujet: « There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. » Anne-Evangeline ♥   Mer 4 Oct - 22:00

Le cœur serré, elle n’osait franchir le seuil de sa propre maison. Enfin… Cette maison, elle ne s’y était jamais vraiment sentie chez elle. Trop grande. Trop impersonnelle. Trop froide. Et désespéramment vide. Elinor crevait de peur de mourir seule, et pourtant, elle s’emmurait obstinément dans une solitude atroce. Aujourd’hui, elle se retrouvait là. A appréhender de rentrer chez elle. Y trouverait-elle David ? Comment l’accueillerait-il ? Mais ce n’était pas encore ce qu’elle craignait le plus. Ce n’était pas ce qui lui faisait le plus de mal. Son âme n’était pas déchirée par son retour, elle était déchirée par son départ. Plusieurs jours qu’elle vivait à l’abri chez Alaric. Plusieurs jours qu’elle avait cette sensation de revivre, de renaître. Plusieurs jours qu’elle en oubliait presque qu’elle était malheureuse, que la vie était injuste, qu’elle était malade et qu’elle allait bientôt mourir. Des jours précieux qui avaient pris cruellement fin. En son for intérieur, elle voulait envoyer au diable sa morale pour courir à nouveau auprès du mécanicien. Peu importe quel chaos était sa vie. Peu importe que cette dernière ne serait plus très longue. Mais sa raison dominait envers et contre tout. Mettre ses sentiments de côté, elle commençait à avoir l’habitude. Tout comme de fuir. Elle était partie de la maison d’Alaric sans qu’il ne le sache, laissant tout juste un mot pour le remercier de tout ce qu’il avait pu faire pour elle. Jamais elle ne pourrait lui rendre tous les services qu’il avait pu lui rendre. Jamais elle n’aurait sûrement le temps de lui prouver l’ampleur de sa gratitude. Mais à sa façon, elle tentait de l’aider en s’en allant. Bien que conserver le silence avait été une épreuve terrible, elle avait tenu bon et elle avait épargné à Alaric la terrible vérité. Celle qu’elle était mourante et que la mort était son unique issue. Comment aurait-il pu réagir en le sachant ? Aurait-il fini par posséder le même discours que Pyair ou David ? Aurait-il fini par dire qu’il regrettait de l’avoir connue ? Aurait-il un jour reproché à Elinor de l’avoir emporté avec elle dans la mort ? Tous les mots qu’on lui avait servi ce dernier mot la frappaient comme des lames en plein cœur. Elle ne méritait pas qu’on mène le combat pour elle. Et qu’en serait-il alors qu’Alaric souffrait déjà de l’état de son père ? Dan devait mourir. Pourrait-il simplement supporter la mort d’une autre personne ? Elle n’avait pas assez de prétention pour croire qu’elle détenait une place spéciale dans le cœur de Ric malgré tout ce qu’il avait pu faire pour elle, mais elle ne pouvait pas lui infliger une telle souffrance. Ce n’était pas juste. Pas pour une fille qu’il avait accidentellement rencontré sur le bord de la route. Pas pour un croisement hasardeux de leur chemin. Ainsi, elle parvenait à se convaincre que c’était encore la meilleure solution. Dan avait raison. Elle ne devait pas faire partie de sa vie, si elle savait qu’elle la quitterait si tôt. Il pourrait lui en vouloir, la haïr un temps de s’être enfuie de la sorte, mais elle préférait encore cela à un deuil.

Elle franchit le seuil de la maison, le cœur aussi lourd que le sac qu’elle portait. Le silence et le vide l’accueillit dans un vacarme assourdissant. Elle monta à l’étage pour déposer ses affaires. Tout remettre en place comme si elle n’avait pas quitté une seule seconde le domicile conjugal. Comme si elle ne s’était jamais disputée avec David, qu’il ne l’avait pas frappée, qu’elle ne s’était pas enfuie, qu’elle n’avait pas eu cet accident et qu’elle ne s’était pas réfugiée chez Alaric durant plus d’une semaine. Une fois que tout fut en ordre, elle observa son reflet dans la glace. Les stigmates de sa précédente agression et de son accident ne se voyaient presque plus. Tout jute un mauvais souvenir. Lentement, elle tira un petit objet de sa poche. Sa bague de fiançailles. Elle l’étudia sous toutes les coutures, n’y voyant pas un bijou fabuleux, mais la représentation même de sa fin. Elle brillait d’un éclat fatal au creux de sa main. Elle la replaça à son annulaire gauche. « Tu es enfin rentrée ? » La voix de David provenait de l’entrée de la chambre. Étonnement, elle n’y décela aucune colère, aucun reproche, aucune amertume. Il paraissait presque soulagé, et elle y aurait cru si elle ne le connaissait pas aussi bien. « Où étais-tu ? » - « Chez une amie. » Il haussa un sourcil. S’il ne posait aucune question, Elinor pouvait clairement lire dans ses pensées. Il doutait du fait qu’elle puisse avoir le moindre ami. Dans le fond, il n’avait presque pas tort. Elle n’avait pas grand monde. « Je dois y aller. Je vois une amie. » Pour cette fois, elle ne mentait pas. Malgré le tumulte de sa vie, elle n’oubliait pas son rendez-vous avec Anne. Plus que jamais, elle sentait qu’elle en avait besoin. Ce petit bout de femme parvenait toujours à lui redonner le sourire et l’espoir. David se plaça entre elle et la sortit. « Pour la dernière fois… » - « Je sais. N’en parlons plus. » répondit-elle bien froidement. David semblait étrangement penaud. « Et le mariage ? » Elinor conserva le silence, évaluant le pour et le contre. Néanmoins, il n’y avait plus grand-chose à réfléchir. On prend des décisions concernant l’avenir. Pour se créer un futur prometteur. Le sien n’avait que la promesse de la mort. « Il aura lieu si ça t’amuse. » Elle le contourna et il ne chercha plus à la retenir. Il avait sûrement obtenu tout ce qu’il désirait pour l’instant.

***

Pour attendre la jolie blonde, Elinor s’était assise face à la mer, contemplant l’horizon comme un prisonnier regarderait le ciel par la fenêtre de sa cellule. Le vent léger s’engouffrait dans ses cheveux et gonflait ses boucles brunes et chaudes. Elle savait qu’elle était arrivée en avance, ne souhaitant pas s’attarder plus longtemps en présence de son fiancé. Finalement, son amie la rejoignit et un tendre sourire se dessina sur ses lèvres. « Bonjour Anne, ça me fait tellement plaisir de te voir. » Et cela faisait longtemps. La dernière fois remontait au moment où elle lui était venue en aide lors de sa journée galère. Beaucoup de choses avaient changé. L’éventualité de sa mort avait pris un tournant concret. Et elle s’était fiancée. Rien qui n’avait le moindre sens en définitive. « Comment vas-tu ? J’espère que la bonne chance t’a souri depuis. » Le regard de la comédienne tomba sur ce qu’elle portait autour du cou. « Tu as amené ton appareil photo ? »
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Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Re: « There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. » Anne-Evangeline ♥   Dim 8 Oct - 17:15






Elinor Goldstein - Anne-Evangeline Baker
“ There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. ”

La vie pouvait être à la fois injuste et cruelle... Vraiment. Oui, de base, la vie était belle. Anne était la première à s’en extasier, à croquer la vie à pleines dents, à rire de n’importe quelle connerie... et elle était aussi la première à faire la conne... Mais parfois, elle pouvait face à cette cruauté qui était déchirante. Côtoyant les enfants malades à l’hôpital, Anne s’attachait à ces petits êtres. Malheureusement, tout le monde connaissait plus ou moins l’issue de certaines maladies : la mort. Ce fut le cas pour la petite Clara ces derniers temps. La blondinette ne pensait pas que ça puisse l’affecter ainsi. Pourtant, ce n’était pas sa fille, ni sa sœur... mais comment ne pas être insensible à ces choses-là ? C’était une enfant. Anne pouvait se réconforter en se disant qu’elle était mieux là où elle était. Elle ne souffrait plus... et puis de son vivant, elle avait bien vécu, avait souri, avait ri à ses côtés. C’était ce qu’il fallait retenir... En tout cas, ces enfants qui combattaient la maladie étaient une vraie leçon de vie. Cela donnait à Anne l'envie de continuer à vivre et d’en profiter au maximum. On ne dirait pas comme ça mais la vie était si courte. Les journées ne se contrôlaient pas, défilaient les unes après les autres comme les grains de sable dans le sablier. Personne avait la main dessus, sinon ça serait bien trop facile si les Hommes pouvaient contrôler le temps. La seule chose dont Anne pouvait faire était de le capturer ce temps à travers sa photographie. Il fallait bien croire que c’était une passion qui ne la quitterait jamais... et c’était bien plus que ça puisqu’elle rêverait en faire son métier.

Depuis le temps, Anne eut des nouvelles d’Elinor. Oh, évidemment, elle ne l’avait pas oublié. Cela faisait un moment qu’elles ne s’étaient pas revues. Après tout, chacune avait une vie bien remplie. Ce n’étaient pas les occupations qui manquaient. Il n’empêche que ça lui faisait plaisir de revoir Elinor, que celle-ci apprécie sa compagnie... et ce sentiment était bien réciproque. Anne avait fortement bien apprécié le service que son amie lui avait donné lorsqu’elle était tombée en panne de voiture. Pour sûr, cette panne avait été problématique pour aller au centre de Downtown, et Elinor n’avait pas été obligée de jouer les WonderWoman.

Se donnant rendez-vous alors, elles allaient se retrouver à Beach &  Pier sur Venice Beach. Anne espérait ne pas trop faire sa blonde et se perdre. Oh, il ne devrait pas y avoir de soucis, n’est-ce pas ? Arrivant sur les lieux, la photographe finit par trouver son amie assise, regardant l’horizon. Un léger vent soufflait dans ses cheveux. C’était parfait pour faire des photos. Evidement, c’était si elle acceptait de se faire photographier. En approchant d’elle, elle finit par manifester sa présence :

- Salut Elinor !

Le sourire à ses lèvres ne la quittait pas. Cela lui fit plaisir de la revoir également. De ce fait, Anne s’assit à côté d’elle, passa son bras autour de son cou et lui fit une bise pour la saluer. Elle n’avait pas froid aux yeux, non... Il n’y avait pas plus tactile qu’elle et elle l’était avec les gens qu’elle appréciait.

- Ca va très bien. On peut dire que la chance me sourit parce que je continue à vivre. positivait Anne.

Très philosophique, n’est-ce pas ? Même si elle n’était pas encore au bout de ses projets... mais elle ne désespère pas. Ce qui pouvait lui manquer pour ouvrir une boutique où elle serait indépendante, c’était l’argent... Et l’idée de se mettre en colocation pouvait régler ce petit souci. En partie, du moins. C’était une idée parmi tant d’autres pour faire des économies.

- Et toi comment vas-tu ?

Et ce, c’était avant qu’Elinor ne remarque son appareil photo...

- Et comme tu vois, j’ai apporté mon appareil. Je ne peux aller nulle part sans... Surtout quand on va sur une plage. Ce ne sont pas les paysages qui manquent. En tant que photographe, je ne peux pas louper ça... Alors je fais une pierre deux coups en venant ici. Peut-être, devrais-je t’utiliser comme modèle un jour ? lâcha-t-elle.

Même si c’était dit sous la plaisanterie, elle tâta le terrain. Cela faisait toujours plaisir à la belle Anne-Evangeline de photographier les gens. Les utiliser comme modèles, quand ils acceptaient, les aidait parfois à prendre confiance en eux.

- Viens, on marche ! invita-t-elle à se lever.

par humdrum sur ninetofive





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Elinor Goldstein
Admin Mourante
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MessageSujet: Re: « There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. » Anne-Evangeline ♥   Jeu 12 Oct - 18:13

Le cœur d’Elinor était un champ de ruines. Plus elle tentait de s’en sortir, plus elle s’enfonçait dans une spirale infernale. Elle ne parvenait à démêler le chaos de son existence, le tiraillement des sentiments qui se livraient bataille dans son âme. Elle ne savait plus à quoi se raccrocher. Elle ne savait plus qui croire. A ses yeux, Pyair avait toujours été l’homme dont elle avait été véritablement amoureuse. C’était au nom de cet amour qu’elle l’avait quitté afin de lui épargner le calvaire de sa maladie. En se mettant avec David, elle savait qu’elle ne pourrait pas aimer de nouveau. Elle n’en avait pas le désir. Pas l’espoir. Au départ, elle avait éprouvé des sentiments pour l’homme, mais le temps avait épuisé ce semblant d’amour. Avec le recul, la comédienne réalisait que David l’avait plus sincèrement aimée qu’elle n’avait pu l’aimer en retour. Cet amour unilatéral avait détruit progressivement son affection. Aujourd’hui, il se vengeait d’avoir été pris pour un tel idiot, de n’avoir été que l’instrument des peurs d’Elinor, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle avait choisi David car il avait une personnalité réconfortante et par angoisse de se retrouver seule. Puis elle le savait suffisamment ambitieux pour faire passer sa carrière avant sa femme, et suffisamment fort pour ne pas s’effondrer à la mort d’Elinor. Ce choix n’était pas juste, mais il était le plus sécurisant. Deux hommes dans sa vie. Deux hommes qu’elle avait détruits. Elle ne se sentait plus capable de ressentir quoi que ce soit, ni même le courage de pouvoir éprouver un quelconque sentiment. Et pourtant, Alaric avait débarqué dans sa vie. Rien ne l’avait préparée à cette rencontre, à ce trouble qui l’habitait à chaque fois qu’elle se tenait loin de lui, à la contradiction de ses sentiments. Elle voulait le fuir autant qu’être lovée dans ses bras. Elle voulait autant disparaître de sa vie que se réveiller tous les jours à ses côtés. Elle culpabilisait de ressentir cela pour un autre, de s’autoriser des sentiments qui ne pourraient jamais aboutir. Leur histoire ne les mènerait à rien, hormis à faire encore plus de mal à Alaric. Dan le lui avait bien expliqué. A quoi le soumettre à une souffrance de plus s’il devait déjà subir la mort de son père ? Quel but d’entrer dans la vie d’Alaric si c’était pour en sortir si vite ? Tout ceci était bien injuste, mais en partant ce matin, elle avait sûrement pris la meilleure décision pour le mécanicien.

Face à l’océan, les visages des trois hommes se superposaient dans son esprit, créant des sentiments confus. Un immense chagrin en visualisant Pyair. Une profonde amertume en imaginant David. Et un déchirement atroce en voyant Alaric. Il lui manquait déjà. L’arrivée d’Anne adoucit sa douleur. Un sourire se dessina sur ses lèvres en voyant approcher la silhouette de la jeune femme. Lors de leur dernière rencontre, Elinor avait envahi l’esprit de la blonde de questions. Elle s’était présentée, le corps parcouru de blessures, demandant des vêtements sans fournir la moindre explication. Elinor s’en était voulu, mais en en disant le moins à Anne, elle espérait la protéger de son fiancé qui se serait sûrement lancé à sa poursuite. Aujourd’hui, elle pouvait la revoir sans crainte. Elle apprécia la tendresse dont la blonde fit preuve pour la saluer. Son positivisme, sa bonne humeur lui réchauffèrent le cœur. Elle se rendait compte combien elle en avait besoin en l’entendant parler. Justement, puisqu’elle vivait encore, à quoi bon détruire un peu plus son existence ? Sauf qu’elle ne pouvait pas se résoudre à être égoïste. « Je ne sais pas trop… la vie est un peu étrange en ce moment. » lui dit-elle dans un sourire triste. Elle ne pouvait pas se résoudre à lui mentir. Pas à elle qui connaissait un peu l’histoire de la brune. Du moins, son secret sur sa maladie. Elinor remarqua l’appareil photo au cou d’Anne. Elle lui connaissait cette passion qu’elle possédait comme un talent. La jeune femme aimait la sensibilité qui ressortait de ses clichés. La justesse dans les émotions, tout en conservant une certaine pudeur. Elinor fut surprise qu’elle ne lui propose d’être son modèle. Ses blessures étaient moins visibles que la semaine passée, mais elle trouvait sa mine affreuse. Toujours plus pâle et fatiguée. « Je ne suis pas certaine que je serai ton meilleur modèle, tu sais. » Ce n’était pas histoire de faire de la fausse modestie. Elinor n’aimait pas ces manières-là. Néanmoins, elle ne voyait pas l’intérêt d’être son modèle avec une telle mine. Elle se redressa à l’invitation d’Anne, commençant à faire quelques pas sur le sable avec elle. Le ressac des vagues combla le silence durant plusieurs minutes, jusqu’à ce que la brune prenne la parole. « Je voulais te remercier pour la dernière fois. Ce que tu as fait m’a vraiment été d’une grande d’aide. Je ne savais pas trop vers qui me tourner. » dit-elle en faisant référence à sa visite d’il y a quelques jours. « Tes vêtements sont dans mon coffre. Ils sont propres et pliés. Tu n’auras plus qu’à les mettre dans ton armoire. » Elle lui offrit un sourire reconnaissant. « Vraiment, je ne sais pas comment te remercier pour ce que tu as fait pour moi. Je suis désolée de m’être imposée de la sorte. » Sans lui donner la moindre explication. D’ordinaire, elle n’agissait pas ainsi, mais comment lui expliquer de quoi il en retournait vraiment ?
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Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Re: « There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. » Anne-Evangeline ♥   Hier à 17:12






Elinor Goldstein - Anne-Evangeline Baker
“ There is nothing I would not do for those who are really my friends. I have no notion of loving people by halves, it is not my nature. ”

Etrange. C’était un très bon mot... et si joliment bien exprimé quand il était associé à la « vie ». La vie pouvait paraître si longue mais était à la fois si courte. Il y avait tellement de choses à vivre, il y avait tellement de joie mais également de la peine. Parfois, on se cherchait, en plus de chercher un sens à la vie. Pourquoi c’était comme ça ? Pourquoi c’était comme ci ? Personne ne pouvait répondre à la question. Seule la réponse « c’est la vie ! » viendrait sur le bout des lèvres. « C’est comme ça et un point, c’est tout ! ».

En ce qui concernait la vie de sa nouvelle amie Elinor, Anne-Evangeline ignorait beaucoup de choses... alors qu’à la fois, elle ignorait qu’elle en savait beaucoup plus que la moyenne. Sa maladie n’était pas un secret pour elle mais la blondinette ne cherchait pas à faire sa curieuse à ce sujet. Pourtant, Dieu savait à quel point la curiosité était un fort trait par chez elle mais elle savait se tenir en fonction de certaines situations. Peut-être, dans le  cas contraire, n’aurait-elle pas eu la confiance d’Elinor envers sa personne ces derniers temps ? Anne-Evangeline ne l’avait pas jugé, ni regardé avec peine, et cela, inconsciemment, jouait énormément l’air de rien. Sacrebleu qu’Anne se posait des questions en ce moment même. Elinor était un mystère et quelque part, au fond de la blonde, celle-ci craignait que son amie ait de graves problèmes, encore pire que sa maladie. C’était loufoque, n’est-ce pas ?

- T’ai-je déjà dit que j’étais magicienne dans une autre vie ? fit Anne, malicieuse.

Avec un simple bouton, Anne faisait de la magie... Oh. Ne vous en faites pas. Elle n’était pas aussi folle pour forcer quoique ce soit. Si la personne n’en avait pas envie, elle n’était pas au point débile pour prendre un cliché contre son gré. En fait, tout dépendait de la personne avec qui elle trainait. Sa meilleure amie, Victoire, par exemple, Anne ne se serait pas gênée à la prendre pour la faire chier.

- Je ne forcerai jamais. Si ce n’est pas aujourd’hui, ça sera... quand tu seras resplendissante sur scène.

Là, Elinor ne pourrait pas lui dire « non ». Sur ce, la blondinette l’invita alors à marcher sur la plage. Cela leur ferait du bien de prendre un bon bol d’air frais en admirant le paysage. A la vue de celle-ci, Anne y perdit ses pensées jusqu’à ce que son amie l’y sorte en la remerciant pour le service rendu, tout en restant évasive. Encore un peu, Elinor devait se justifier à la minute, à tout prix... Bon, c’était vrai que cette histoire était un peu chelou et intrigante. La blonde était dans le noir le plus total. Devait-elle s’inquiéter ? Que s’était-il passé ? Etait-elle une femme battue, en plus ? Peut-être qu’Anne devrait réagir et appeler la Police ? Est-ce qu’elle devait aller voir la Police quand son intuition était basée seulement sur des suspicions ? En fait, elle n’en savait strictement rien. Elle n’avait aucune preuve, ni aucune explication à tout ça. Si ça se trouvait, c'était un accident de ... elle ne savait quoi! Il y avait mille et un scénarios et Elinor semblait aller très bien là, mais qui savait si c’était tout autre chose ? Si « autre chose » – le pire qu’elle était en train de penser – s’était réellement passé et que pour le coup, Anne n’avait rien pu faire... ? Oh, rien que de penser au décès d’Elinor lui retournait l’estomac. C’était vraiment une position très désagréable.

- Je t’en prie... lui fit-elle seulement avec un sourire timide. Tu aurais sans doute fait la même chose pour moi. Je n’en sais rien... enfin je suppose que oui, comme tu as pu me rendre service en m’emmenant au bar. Je n’ai pas oublié... et je t’avoue que je suis plutôt ravie que tu te sois tournée vers moi.

Non seulement, la blonde n’avait pas oublié son service mais oui, elle avait été plutôt flattée qu’Elinor pense à elle pour qu’elle puisse la secourir même si elle restait totalement dans le flou.

- En fait, rien ne me regarde mais j’espère seulement que tu ne t’es pas fourrée dans une sale histoire ! avouait-elle, démontrant une once d’inquiétude.

Vraiment. Anne-Evangeline ignorait quoi penser, sérieusement. Comment Elinor pouvait la remercier ?

- Tu pourrais m’offrir un café un jour... Pour commencer ! lâcha-t-elle spontanément car c’était la première chose idiote à laquelle elle pensa. Ta visite a été inattendue mais je préfère ça plutôt que tu te retrouves toute seule ... ou que sais-je !

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