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 highschool memories - clay & caroline

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Caroline Brady
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MessageSujet: highschool memories - clay & caroline   Mar 10 Oct - 15:51

L’avantage de travailler pour un boxeur professionnel était certainement celui de pouvoir découvrir des endroits inconnus dans tout Los Angeles. Elle avait grandi dans cette ville énigmatique et fascinante, mais elle prenait conscience d’à quel point elle ne la connaissait pas entièrement. C’était vrai, la ville était si immense qu’il était quasi-impossible de connaitre chaque recoin, mais tout de même. En trente ans passés dans la Cité des Anges, elle aurait pu faire l’effort de visiter sa ville dans son intégralité. Elle connaissait Venice Beach – surtout de renommée, mais elle était déjà venue surfer dans les environs et profiter des immenses plages du coin. C’était un endroit que ses parents n’aimaient pas trop la savoir fréquenter – les âmes vagabondes et perdues régnaient trop sur les lieux pour qu’ils se sentent en sécurité et à l’aise de savoir leurs filles à Venice Beach. Pourtant, l’endroit était charmant, vivant, divertissant et quelque peu fascinant. Combien de fois avait-elle fait du vélo ou du roller le long de la plage, traversant Venice Beach jusqu’à Santa Monica ? Elle ne calculait plus. Ce qu’elle découvrait par contre, c’était le club de boxe – normal, elle n’y connaissait rien et ne s’y intéressait pas vraiment avant de rencontrer Jon et de travailler pour lui. Le boxeur était réputé, connu et excellait dans son domaine – à tel point qu’il participait à des matchs internationaux autant que régionaux. Il avait un certain nombre de fans – dont il se moquait foutrement, elle avait bien pu le voir, ce qui importait à ses yeux c’était le sport et non pas la renommée. Plus elle passait du temps avec lui, plus elle le découvrait. Et plus elle le découvrait, plus il la fascinait. Dangereusement. Dans sa tête, le signal ALERTE clignotait en rouge, lui répétant clairement qu’elle devait faire attention, qu’elle prenait un chemin glissant. Elle en avait conscience, car si elle combattait au maximum son attirance pour son patron, elle savait mieux que quiconque que l’on ne pouvait pas décider de qui on tombait fatalement amoureux. N’avait-elle pas aimé un homme pendant quatre années, un homme dont elle ignorait tout finalement ? N’avait-elle pas choisi de faire sa vie avec un homme dont chacun de ses proches l’avaient averti de se méfier ? N’avait-elle pas tout tenté pour que cette relation fonctionne au mieux, se voilant même la face quant à la personnalité d’Eric ? Aujourd’hui, elle était célibataire et aujourd’hui, elle n’était pas prête à se replonger dans une quelconque relation. Non seulement parce qu’elle avait perdu beaucoup à cause d’Eric – sa confiance en elle, son assurance, la confiance en l’homme – mais également parce qu’elle n’était pas faite pour « s’amuser ». Un certain nombre de ses amies ne cessaient de l’encourager à profiter de la vie, à s’amuser sans se prendre la tête – l’idée était simple, un homme te plait ma grande, laisse-toi aller et amuse-toi ! On était au 21ème siècle après tout ! Mais Caroline n’était pas ce genre de filles – et ce n’était pas pour parler mal de ces filles-là, elle admirait au contraire ces femmes indépendantes, libres et libérées. Elle accordait à l’intimité et aux rapports intimes une importance que d’autres considéraient comme ridicule ou surfaite. C’était une raison de plus de fuir cette alchimie et cette attirance inexplicable envers Jon – le boxeur aimait trop les femmes, toutes sans exception, pour être sur la même longueur d’ondes que Caroline. Elle n’avait connu que trois hommes dans sa vie, quand lui avait dû connaitre un milliers de femmes. Cette idée avait de quoi refroidir ses ardeurs. Cela ne l’empêchait pas de l’apprécier et de faire son job comme elle l’avait toujours fait : avec éthique et sérieux.

Aujourd’hui, elle l’avait retrouvé au centre de Venice Beach – autre avantage de bosser avec Jon, bientôt plus aucun club de boxe n’aurait de secret pour la jeune femme. Elle avait été impartiale et stricte, mais il le fallait parfois surtout avec un sportif de haut niveau et aussi exigeant que Johnny Winchester. Si elle avait soulagé ses muscles, les préparant comme il le fallait pour son prochain match, elle n’avait pas lésiné sur les exercices à réaliser – qui étaient bien différents de ceux de son entraînement quotidien. Ainsi, elle était quelque peu exténuée – nerveusement et physiquement – quand elle sortit du club, prête à retourner chez elle et peut-être bien préparer un petit repas gastronomique à Nate. Son cousin avait toujours une faim de loup et heureusement pour lui, elle adorait être aux fourneaux. « Oh, pardon, je suis désolée, je ne regardais pas où je marchais, » qu’elle commence à s’excuser platement lorsqu’elle percuta quelqu’un à la sortie. Le sourire aux lèvres, sa maladresse et son côté tête en l’air pouvaient en agacer quelques-uns, mais elle préférait toujours en rire. Quand son regard croisa celui de l’homme qu’elle venait de bousculer sans le vouloir, elle eut un moment d’hésitation – et diverses émotions la traversèrent. La surprise, le choc et la joie entre autres. « C’est pas vrai, Clay ?! » qu’elle demande mais qu’elle est sûre de reconnaitre. Malgré les années, il n’avait pas tant changé. L’un des garçons les plus populaires du lycée – déjà ça, ça ne s’oubliait pas – et son premier véritable amour non plus, ça ne s’oubliait pas. Si leur idylle n’avait duré quelques mois, elle avait connu ses premiers émois, sa première passion et ses premières peines avec Clay Rodgers. Un amas de souvenirs lui traversait la tête, et entre sourire et rire elle se sentit presque rougir de plaisir et de gêne. Ils ne s’étaient pas revus depuis des années – depuis la remise des diplômes sans doute ? « Ça fait drôlement plaisir de te voir, » qu’elle lui dit, sincère. « Qu’est-ce que tu deviens ? » qu’elle demande, intéressée. Le monde était petit, et Los Angeles avait beau être une GRANDE ville, finalement elle réservait bien des surprises.




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Clay Rodgers
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MessageSujet: Re: highschool memories - clay & caroline   Mer 11 Oct - 12:11

Depuis l’université, Clay n’a jamais rejoué au football. Pas par manque d’envie, seulement parce qu’il n’existe pas vraiment de clubs amateurs. Ce sport est tellement tactique et tellement exigeant physiquement que, passé l’université, il n’y a que deux choix : passer pro ou arrêter. Et Clay avait fait son choix en s’orientant vers le graphisme. Du coup, dès sa sortie de Stanford, il s’était mis à chercher un autre sport à pratiquer pour se défouler. Cela ne faisait aucun doute dans sa tête : il voulait un sport de contact ! Clay a beau avoir la carrure musclée et imposante, il n’est pas quelqu’un de violent. Mais il aime se défouler et exploiter sa puissance, du coup les sports de contact sont parfaits pour lui. Son choix s’est donc porté sur la boxe thaï, le muay Thaï, qui n’a d’ailleurs rien d’une boxe à proprement dit. En effet, on se sert des poings, des pieds mais aussi et surtout des coudes et des genoux pour frapper l’adversaire. Rien de tel pour dépenser toute son énergie après une bonne journée de travail.
Ce jour-là, il s’était accordé un entrainement intensif en compagnie de son entraineur. Ils venaient souvent s’entrainer dans une salle de boxe où se mêlaient les pratiquants de plusieurs arts martiaux se rapportant au combat sur un ring. Après deux heures de frappes, d’esquives, et une fin d’entrainement ponctuée par un combat, notre ancien runningback était bien épuisé. La douche était un bon moyen de récupérer un peu et Clay ne s’était pas privé de la faire durer un peu plus que d’habitude. Après quoi, il avait pris le temps de discuter avec un autre gars qui pratiquait le full contact. Bref, ce n’est que trois bons quarts d’heure après la fin de son entrainement que Clay sortit des vestiaires. Il y avait du monde ce jour-là et pour sortir il fallait se frayer un petit chemin près de la porte d’entrée où pas mal de monde commençait à rentrer pour la prochaine séance. A quelques pas de la porte, Clay sentit un coup venir d’un côté, quelqu’un venait de le bousculer. La personne, qui était une femme aux cheveux blonds se confondit en excuse. Il ouvrit la bouche pour répondre qu’il n’y avait pas de mal, lorsqu’il croisa le regard de cette personne. « Caroline ?! » C’était bien elle ! Caroline, sans doute l’un de ses meilleurs souvenirs de lycée. La jeune cheerleader qu’il avait côtoyé sur les abords du terrain de football et dont il était tombé sincèrement amoureux à cette époque. Leur histoire avait duré pas mal de temps, jusqu’au bout en fait, jusqu’à ce que leurs chemins ne se séparent, comme souvent pour les étudiants, après le lycée. Caroline reprit qu’elle était heureuse de le revoir, un sourire sincère s’afficha aussi sur son visage. « C’est un plaisir pour moi aussi ! Depuis tout ce temps… » S’il avait dû parier sur un endroit où il aurait pu potentiellement rencontrer Caroline, cela n’aurait certainement pas été la salle de Boxe. Ils avaient sans doute tant à se raconter, tellement de choses, qu’il serait difficile et même dommage de simplement se raconter leurs vies mutuelles comme ça, sur le palier de la salle de sport. Du coup, lorsqu’elle lui demanda ce qu’il devenait, Clay prit quelques secondes de réflexion avant de proposer « Que dirais tu d’aller parler de tout ça autour d’un verre ? Je t’invite ! Il y a un café juste au coin et promis je te raconte tout ! A condition que tu en fasses de même » dit-il d’un ton enthousiaste avec un regard pétillant. En fait, il n’avait pas réfléchi si Caroline était seule ou accompagnée, peut-être avait-elle d’autres projets. Ou peut-être qu’elle se serait bien contentée d’une simple réponse. C’est un peu le problème avec Clay, il se laisse souvent emporter par son enthousiasme sans réfléchir, sans analyser. « A moins que tu aies quelques chose d’autre de prévu ? » essayait-il de se reprendre. Il avait vraiment envie de lui parler et d’apprendre ce qu’elle était devenue, après tout pour lui Caroline était sa véritable première relation sérieuse. Et la première, on ne l’oublie pas…
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: highschool memories - clay & caroline   Mer 11 Oct - 17:31


Elle n’avait gardé que très peu de contacts de l’époque du lycée. La vie faisait que l’on prenait des chemins différents, et même si à cette époque ses amies semblaient être des amies pour la vie, le destin en avait décidé autrement. Il y avait bien Loïna qu’elle côtoyait toujours, mais bien trop peu depuis qu’elle avait rencontré Eric. Cet homme avait eu le chic pour l’éloigner de tout le monde, doucement mais sûrement, pour ne la garder que pour lui. Naïve et ne voyait le mal nulle-part, elle n’avait pas voulu croire ce que ses proches lui rapportaient sur le banquier. Eric était un homme bon. Eric était charmant. Eric était prévenant. Eric était bien élevé. Eric était incompris. Mais elle avait fini par ouvrir les yeux et par comprendre, au fil du temps, longtemps après que les dégâts soient causés. A présent, certains amis avaient disparu. A présent, sa famille lui pardonnait mais gardait une certaine rancœur dans leur généralité. A présent, Sara refusait de lui parler et surtout de lui pardonner. A présent, elle devait se reconstruire et si elle avait la capacité de garder son optimisme et de rester positive en toutes circonstances, elle devait reconnaitre que ces années d’isolement et de rabaissement l’avaient beaucoup plus atteinte qu’elle ne le laissait paraitre. Elle manquait de confiance en elle, et elle manquait de confiance aux autres – à quelques détails près. Ses amies du lycée lui avaient tourné le dos, estimant que si elle ne leur accordait plus autant de temps qu’elle n’en accordait à Eric, elle ne méritait pas plus de leur temps à elles. Elle comprenait. Elle ne jugeait pas. Elle ne leur en voulait pas. Et si certaines avaient répondu à ses SMS, aucune ne lui avaient proposé de la revoir pour boire un verre. Le temps du lycée était révolu, et il lui fallait avancer. Se morfondre ne faisait pas partie de son caractère. Au final, elle préférait garder les bons souvenirs en tête et oublier les mauvais. Maintenant qu’elle se retrouvait face à son passé en la personne de Clay, tout un tas d’images diverses et variées s’enchaînaient dans sa tête. Alors qu’elle se trouvait exténuée et pressée de rentrer, la bonne humeur la gagnait et cette rencontre lui donnait le sourire. Clay faisait indéniablement parti de ses meilleurs souvenirs. Quoi de plus normal quand il s’agissait d’un garçon – d’un homme maintenant – qui avait rendu ses années lycées plus intéressantes, plus passionnantes et plus belles ? Quoi de plus normal quand il s’agissait d’un garçon qu’elle ne pourrait jamais oublier ? Il semblait tout aussi content de la croiser, ce qui était un soulagement et une joie qu’elle ne saurait décrire. Elle était habituée à ce que ses anciennes connaissances lui tournent le dos et l’ignorent. Mais Clay ne faisait plus partie de sa vie depuis plusieurs années, aussi ne l’avait-il pas connu à l’époque d’Eric. Ses souvenirs à lui dataient également du lycée – une époque sympathique, une époque innocente, une époque décisive. Ils s’étaient séparés sur une note positive, où l’espoir régnait et où il était facile de croire au possible, de croire qu’ils se reverraient, de croire que leur amour de jeunesse perdurerait quoiqu’il arrive. Le temps avait soulagé la peine de la séparation, et le temps leur avait permis d’avancer, l’un sans l’autre, sans regret, sans remord, sans colère. Et le temps passait à une vitesse folle, puisqu’elle avait l’impression de l’avoir quitté la veille – ou presque – tellement il avait peu changé, et tellement les souvenirs étaient vivaces. « Que dirais tu d’aller parler de tout ça autour d’un verre ? Je t’invite ! Il y a un café juste au coin et promis je te raconte tout ! A condition que tu en fasses de même », qu’il lui propose au lieu de papoter sur le pas de la porte d’un club de boxe, club où le monde commençait à affluer. Elle ne pensa à Nate, le repas et sa fatigue qu’une énième seconde avant de décider que rien ne l’empêcherait de prendre ce verre en bonne compagnie. « A moins que tu aies quelques chose d’autre de prévu ? » « Absolument pas, je serais ravie qu’on puisse se poser et papoter, » qu’elle lui dit en souriant et réajustant son sac à main sur son épaule. Elle enverrait un SMS à Nate – que Clay avait d’ailleurs connu puisqu’ils faisaient tous deux partie de l’équipe de football au lycée. Il comprendrait. Et il survivrait. Si au début Caroline avait mal jugé Clay – s’imaginant avoir affaire à l’un de ces joueurs typiquement arrogant et flambeur comme on en connait tant, elle avait vite appris à le connaitre. Et elle était rapidement tombée sous son charme. La réciproque avait été vraie, contre toute attente, et pourtant Caroline n’était pas la plus populaire du lycée. Elle était une cheerleader, mais cette activité lui servait principalement pour son dossier scolaire – et elle adorait danser, ce qui était un plus avantageux. Ils marchèrent quelques mètres avant d’arriver au dit-café. Une fois installés, on vint prendre leur commande. Elle choisit un jus d’orange bien frais – il était plus de 18h et cela lui servirait d’apéritif. « Je n’en reviens pas d’être tombée sur toi. Le hasard est tellement étrange, mais il fait bien les choses. Je me rappelle que tu adorais Venice, mais je ne sais pas pourquoi je t’ai toujours imaginé partir loin d’ici, » qu’elle lui dit toujours le sourire aux lèvres – et il ne semblait pas vouloir partir. Clay lui rappelait non seulement des bons souvenirs, mais il lui rappelait également que oui, il lui avait été possible d’aimer quelqu’un de bien. Non, elle n’était pas destinée à ne tomber sous le charme que de mauvais hommes. Oui, elle avait connu une belle histoire. Oui, elle avait été chanceuse. Oui, elle pouvait l’être encore. Oui, il lui permettait d’y croire, rien qu’en sa simple présence. « Alors, est-ce que j’ai l’honneur de parler à un grand artiste ? » qu’elle demande, mi-taquine, mi-sérieuse. Le dessin avait toujours été l’une de ses passions, et quelque part au fond d’elle elle avait toujours imaginé qu’il baignerait dedans toute sa vie. « Tu fais de la boxe maintenant ? Le football t’allait tellement bien, » qu’elle le complimente en souvenir du bon vieux temps. « Moi, je ne fais pas de boxe, au cas où tu te demanderais ce que je faisais là, » qu’elle rigole légèrement. « Mais mon patron est un boxeur professionnel, » ceci expliquant cela. Enfin son jus d’orange frais arrive, et elle peut le siroter tout en observant son amour de jeunesse. Les années en plus lui allaient bien. Il était beau. Mais pas que. Il semblait heureux. Comme en parfaite osmose avec sa vie actuelle. Ce qu’elle espérait retrouver elle aussi, rapidement, comme avant. Un petit coup d’œil discret sur ses mains, et elle ne remarqua pas d’alliance – non pas qu’elle s’imaginait quoique ce soit, mais elle ne voulait pas poser de questions indiscrètes. Ce qui était plutôt drôle quand on pensait à combien ils étaient proches dans le temps. « J’ai l’impression de retrouver mes dix-sept ans, » qu’elle rit alors en se sentant comme une adolescente de nouveau. « Et ça fait un bien fou, » qu'elle ajoute fièrement.


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Clay Rodgers
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MessageSujet: Re: highschool memories - clay & caroline   Jeu 12 Oct - 12:23

Clay fut soulagé que Caroline accepte sa proposition d’aller boire un verre pour discuter de choses et d’autres mais surtout de ce qu’ils avaient vécu, dans leurs vies respectives, depuis la fin du lycée. Clay était du genre nostalgique, à se replonger dans ses souvenirs, à fouiller dans sa mémoire pour se remémorer les bons moments, les sensations, les sentiments qu’il avait pu avoir. C’est quelqu’un qui sait apprécier les moments de bonheur et qui a vite tendance à regretter qu’ils soient finis. D’ailleurs, retrouver Caroline fit remonter à lui tout un tas de bons moments et de souvenirs, et lorsqu’ils commencèrent à marcher ensemble pour se diriger vers le café, cela ne fit que continuer d’avantage. Il se souvenait de cette époque où il la tenait par la main, doigts entrelacés, en se promenant dans les ruelles de la ville. Il se rappelait d’où ils allaient, ce qu’ils aimaient faire quand ils ne passaient pas un après-midi entier collés l’un à l’autre sur un banc près de la plage. Ce n’était pas désagréable du tout, pour lui, de se souvenir de tout ça. C’était une autre époque, une époque plus simple, plus innocente. Depuis sa sortie de Stanford, il était revenu à Los Angeles mais n’avait pas retrouvé grand monde de son ancien lycée ou même des classes antérieures.
Après quelques pas, ils arrivèrent à destination et choisirent une table pour s’asseoir. Clay sortait d’une séance de sport bien épuisante, il ne serait pas contre un bon coca bien frais, il avait suffisamment souffert pour le mériter… « Je n’en reviens pas d’être tombée sur toi. Le hasard est tellement étrange, mais il fait bien les choses. Je me rappelle que tu adorais Venice, mais je ne sais pas pourquoi je t’ai toujours imaginé partir loin d’ici » demanda Caroline après avoir commandé son jus d’orange. Clay prit un air faussement offusqué qui était trahi par un immense sourire « Quoi moi ? Quitter L.A ? Certainement pas ! Je suis né ici et je compte bien y rester. Et, tu as raison, j’ai toujours apprécié Venice. Si bien que j’y habite maintenant » Oui, le hasard fait parfois bien les choses. Au lycée, il n’aurait jamais pensé s’enticher d’une Cheerleader. Elles avaient beau lui tourner autour pour certaines d’entre elles, lui ne voulait pas d’histoires purement physique. A l’époque déjà il était en quête de vrai amour, de sentiments. Et ses sentiments pour Caroline étaient nés à force de lui parler, d’apprendre à la connaitre, et de voir qu’elle n’avait rien du cliché de la cheerleader. Ce fut une bonne leçon pour lui qui apprit alors à ne pas juger les gens avant de les connaitre un minimum. « Alors, est-ce que j’ai l’honneur de parler à un grand artiste ? » Cette question fit comprendre à Clay que la jeune femme n’avait pas oublié sa passion pour le dessin. « Oh, grand ? Non je ne suis qu’un graphiste parmi tant d’autre… Je bosse pour les studios d’animation pixar maintenant » dit-il pour être tout à fait complet dans sa réponse. Après quoi Caroline lui demanda s’il faisait de la boxe, se rappelant encore une fois, qu’il aimait le football plus que tout autre sport étant jeune. « Oh, je regrette bien de ne plus pouvoir jouer, mais tu sais, passé l’université il n’existe pas vraiment de clubs amateurs pour ce sport alors… j’ai choisi un autre sport de contact. » Sport qui, soit dit en passant, n’est pas forcément plus violent que le football. Il avait cependant tiqué sur la fin de réponse de Caroline qui lui avouait que son patron était un boxeur professionnel. Il ne savait pas ce qu’elle faisait comme métier et cela l’intriguait. Mais au moment où il allait prendre la parole, le coca arriva accompagné du jus d’orange de Caroline. Portant le verre à ses lèvres, Clay reste silencieux quelques seconde, observant Caroline qui lui avouait qu’elle avait l’impression de retrouver ses dix-sept ans. « Oui c’est étrange comme sensation, mais c’est toujours agréable de se replonger dans le passé lorsqu’il est agréable » dit il en adressant un léger clin d’œil à la jeune femme. Une nouvelle gorgée et voilà que le coca était déjà presque finis. Un sourire s’afficha à nouveau sur ses lèvres et Clay demanda intéressé « Et toi ? Qu’est-ce que tu es devenue après le lycée ? Quel est le métier qui te pousse à côtoyer les rings de boxe ? » Clay est un homme curieux, et concernant l’histoire de sa première véritable petite amie, il l’était d’avantage. Alors il avait hâte d’en apprendre plus sur la femme qu’elle était devenue.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: highschool memories - clay & caroline   Ven 13 Oct - 16:20


Elle avait l’impression de redevenir une adolescente, jeune et naïve, rêveuse et pleine d’espoir. Elle se savait pas vieille du tout, mais de revoir Clay lui rappelait tant de souvenirs, souvenirs lointains qu’elle avait le sentiment d’avoir vécu une autre vie entre leurs moments passés ensemble et aujourd’hui. Le temps passait à une allure affolante, et elle ne le réalisait qu’en présence de son premier amour. Il n’y avait quasiment jamais eu de conflit avec Clay, excepté leur a priori respectif lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Il n’y avait quasiment jamais eu de dispute ni de malentendu. Si certaines filles de l’époque avaient jeté leur dévolu sur l’un des plus beaux joueurs de l’équipe du lycée, Clay n’avait pas été le genre à profiter et à se pavaner. Et si d’autres garçons du lycée avaient essayé de séduire Caroline – bien qu’avec Nate derrière et Clay par la suite, ce fut plus délicat – elle n’avait jamais été tentée. Romantique et fleur bleue, elle n’était pas un cœur d’artichaut non plus, et seul Clay était parvenu à se démarquer et à conquérir son cœur d’adolescente. Ils s’étaient découverts plus de points communs qu’ils ne l’auraient cru, et ils avaient vécu une belle histoire – suffisamment belle pour qu’elle ne regrette absolument rien. « Quoi moi ? Quitter L.A ? Certainement pas ! Je suis né ici et je compte bien y rester. Et, tu as raison, j’ai toujours apprécié Venice. Si bien que j’y habite maintenant », qu’il lui répond en souriant. C’était vrai, il adorait trop Los Angeles et surtout Venice Beach pour oser quitter ses racines et trouver sa place ailleurs. Pourquoi d’ailleurs, quand on se sentait chez soi et heureux ? « Oh, grand ? Non je ne suis qu’un graphiste parmi tant d’autre… Je bosse pour les studios d’animation Pixar maintenant », qu’il lui apprend et qu’elle ouvre la bouche l’air impressionné et fasciné – ce qui était forcément le cas. Il y avait de quoi être fier, Pixar c’était quelque chose ! Elle ressenti cette immense fierté d’ailleurs, et une immense joie qu’il ait pu réussir et persévérer dans ce qui le passionnait le plus. « Oh, je regrette bien de ne plus pouvoir jouer, mais tu sais, passé l’université il n’existe pas vraiment de clubs amateurs pour ce sport alors… j’ai choisi un autre sport de contact », qu’il lui explique naturellement. Si elle aime bien regarder les matchs avec Nate, elle doit reconnaitre ne pas suffisamment s’y connaitre pour s’étaler sur la chose. Néanmoins, Clay avait toujours eu un physique de sportif de haut niveau – le genre de physique qui en faisait rêver plus d’unes, qu’elle se dit en repensant aux filles de l’époque et en apercevant celles qui ne se gênaient pas pour lui jeter des regards. Cela la faisait sourire. « Oui c’est étrange comme sensation, mais c’est toujours agréable de se replonger dans le passé lorsqu’il est agréable ». Ils échangent un sourire, tous deux emportés par les mêmes souvenirs chaleureux, heureux et peut-être un peu intimidés. Si elle s’était demandée avoir été réellement amoureuse un jour quelques jours plus tôt, elle réalisait qu’elle l’avait été. A 17 ans, l’amour avait une drôle de signification, une drôle de sensation. Il semblait réel, puissant, éternel. Ils étaient si innocents, si naïfs, si adorables. Il y avait quelque chose de beau dans le fait d’avoir aimé quelqu’un à un âge aussi jeune. « Et toi ? Qu’est-ce que tu es devenue après le lycée ? Quel est le métier qui te pousse à côtoyer les rings de boxe ? » Au premier abord, c’était certain qu’on ne pourrait pas deviner son métier en la voyant assise au premier rang d’un combat de boxe. Tout en sirotant son jus d’orange et en souriant à Clay, elle finit enfin par lui répondre. « Déjà, je tiens à dire félicitations – Pixar, ce n’est pas rien et c’est juste énorme ! » qu’elle lui dit souriante et sincèrement admirative. « Hé bien, tu sais, j’ai toujours voulu aider les autres. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire quand je suis rentrée à l’Université mais… aujourd’hui je suis masseuse-kinésithérapeute, et j’adore ça. Vraiment, sans me lancer des fleurs j’ai un don », et il devait être plutôt d’accord car elle lui avait accordé un certain nombre de massages à l’époque après les matchs. « J’ai retrouvé du travail à mi-temps à l’Hôpital, et j’ai accepté un contrat en béton avec un boxeur professionnel. Je ne sais pas si tu le connais – je suppose que oui. Johnny Winchester, » qu’elle lui apprend en pensant au grand rouquin qu’elle venait de quitter. Au grand rouquin qui chamboulait toute sa vie sans qu’elle ne puisse rien n’y faire. Tsss. « Sinon, je vis avec Nate en ce moment, mon cousin. Il est pompier aujourd’hui, » qu’elle lui annonce, puisqu’ils s’étaient connus au lycée et avaient fait partie de la même équipe pendant trois ans ou presque. « Et sinon, tu es marié ? Des mini-Clay ? Je t’ai toujours bien imaginé en papa poule, » qu’elle plaisante en riant légèrement. Parce que oui, forcément, à cette époque elle l’avait imaginé en papa poule – avec leurs enfants. Ah, la jeunesse. C’était beau.




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Clay Rodgers
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MessageSujet: Re: highschool memories - clay & caroline   Hier à 12:22

Généralement, lorsque Clay prononce le nom de Pixar comme celui de son employeur, les réactions admiratives, comme celle de Caroline, sont automatiques. Cela se comprend, Pixar est quand même un studio de renom à qui l’on doit pas mal de chef d’œuvres. Malgré tout, Clay n’était pas moins fier de ses autres réalisations, de ce qu’il avait fait avant d’être embauché par les prestigieux studios. Il avait notamment signé une petite série d’une dizaine de livres d’histoires pour enfants dont il n’était pas peu fier. Seulement il comprenait que les gens réagissent aux choses qui leurs parlent et était pour le coup, flatté que Caroline le félicite pour ça. Après quoi, cette dernière dévoila à son tour ce qu’elle était devenue. « Hé bien, tu sais, j’ai toujours voulu aider les autres. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire quand je suis rentrée à l’Université mais… aujourd’hui je suis masseuse-kinésithérapeute, et j’adore ça. Vraiment sans me lancer des fleurs, j’ai un donc » Ce n’était pas Clay qui dirais le contraire… Il se souvenait bien des séances de massages que lui prodiguait sa petite amie de l’époque. Il n’y avait rien de tel après un match passé à percuter les Linebackers de l’équipe adverse et après avoir couru toute une après-midi. D’ailleurs, lorsqu’il jouait pour le championnat universitaire, il aurait bien aimé retrouver une masseuse comme caroline pour la récupération. « Je t’ai toujours dit que tu avais des doigts d’orfèvres pour les massages… » Répondit-il en souriant, souvenir encore une fois lointains mais pourtant bien encore ancrés dans sa mémoire. Après quoi, la jolie blonde lui apprend qu’elle travaille à mi-temps à l’hôpital et qu’elle a signée pour un boxeur de renom : Johnny Winchester. « Je ne le connais que de nom… En revanche je suis content de savoir que tu aies pu trouver ta voie » Clay se souvenait bien qu’en fin de lycée, lui savait déjà qu’il partirait pour Stanford, alors que Caroline était beaucoup moins sereine pour son orientation professionnelle. Du coup, il était vraiment heureux de savoir qu’elle avait réussi à trouver un métier qui lui plait. « Sinon, je vis avec Nate en ce moment, mon cousin. Il est pompier aujourd’hui » c’est vrai que nate était un membre de l’équipe de football du lycée. Pompier ça lui allait tout à fait et cela ne manqua pas de le faire sourire. Ainsi cela signifie que Caroline n’était pas en couple, puisqu’elle vivait avec son cousin. Après ce n’était peut-être que temporaire ou quelque chose du genre. Mais cela le surpris plus qu’autre chose, de l’imaginer seule alors qu’elle semble toujours être cette fille adorable et pleine de charme qu’il a aimé au lycée. « Et sinon, tu es marié ? Des mini-Clay ? Je t’ai toujours bien imaginé en papa poule ». La question fit légèrement s’effacer le sourire de Clay. Non, il n’était pas marié, pas même en couple, et le fait de ne toujours pas avoir d’enfant lui minait parfois le moral, lui qui adorait leur compagnie. Certes il était encore jeune, mais les années passent vite et rien ne laisse présager que les choses changeraient bientôt… Il s’efforça à sourire de nouveau pour répondre à Caroline « Non, je n’ai ni la chance d’être marié ni d’être papa… J’ai eu quelques histoires amoureuses mais elles n’ont pas duré. » C’est le problème quand on est sérieux et romantique comme Clay, on s’attend tellement à trouver son âme sœur que l’on peut vite être déçu. « En fait, ma plus longue relation amoureuse, c’était sans aucun doute la nôtre » dit-il alors un peu gêné, commencent à rougir un peu après un tel aveu. C’était sans doute ridicule aux yeux de Caroline mais pourtant c’était la vérité. « Bref, et toi ? Quelqu’un partage ta vie ? Hormis Nate je veux dire… » Clay avait pris le risque de demander en sachant bien qu’elle vivait avec son cousin. Après tout cela ne l’empêchait peut-être pas d’avoir une relation avec quelqu’un depuis peu.
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