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 [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE

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Les Inconnus
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DATE D'INSCRIPTION : 10/08/2015
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MessageSujet: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Sam 14 Oct - 9:58




Aaron & Alastar

Aaron, le vampire hémophile


L'horizon n'était qu'une brume épaisse et opaque. Impossible d'y voir à travers, si bien qu'Alastar, tu finis par perdre ton chemin. Depuis le début du jour, tu chevauches sans relâche. Tu as quitté ta famille pour te rendre à la ville la plus proche afin d'y trouver un apothicaire. Sa sœur est gravement malade et elle a besoin de soin. Les ressources dans votre village ne sont plus suffisantes.
Hélas, une brume s'est levée au cœur de la forêt, troublant ton itinéraire. Tu n'es plus certain d'être sur le bon chemin. Lorsque tu te décides à trouver un abris pour la nuit, attendant l'aube que le brouillard ce soir levé, tu aperçois un immense manoir que l'éclat lunaire te dévoile. Tu y vois de la lumière. C'est habité ! Immédiatement, tu prends cette direction et quelques instants plus tard, tu te retrouves devant l'immense porte. L'endroit paraît austère, mais moins inquiétant que cette sombre forêt. Tu toques... la porte s'ouvre toute seule, dévoilant un immense vestibulaire. Les torches s'éclairent comme par magie... où es-tu arrivé ? Chez Vladimus Aaronus Vampirus.

*
- Privilégiez les réponses courtes pour dynamiser le rythme des réponses.
- Le rp débutera par Alastar, puis Aaron.
- Les inconnus reviendront trèèès bientôt et n'hésitez pas à contacter Aaron pour des questions héhé
- Et que le sort vous soit favorable !
*

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Alastar Black
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Dim 29 Oct - 22:20

Il était un homme des étoiles, même en ces temps reculés. Le Professeur Alastar Black. L'étrange, le fou... Homme incompris, faisant usage peut être de sorcellerie ?! On ne faisait pas la différence entre l'intelligence, la science et la magie, le diable, et le danger, le mépris de la différence. Tout devait se justifier, être concret, être normal. Se ressembler, s'expliquer... Et, après tout, ce scientifique pouvait le comprendre mieux que quiconque, mais lorsque l'intelligence se faisait battre dignement par la connaissance, il ne savait comment s'y prendre sans simplement accueillir l'ignorance des incultes avec regret et désolation. Et les justifications existaient bels et biens, mais la peur, l'angoisse des malheurs étaient toujours plus fortes encore que n'importe quelles innovations farfelues d'un homme amoureux de la lune. Innovations, qui bien que nombreuses et grandes pour l'avenir de l'humanité et de l'histoire, n'aidaient en rien le frère désemparé face à sa partenaire de travail et femme partageant le même sang que le sien, agonisant sur sa couchette ensanglantée. Rien ne pouvait l'aider, ni les étoiles, ni ses connaissances réprouvées, ni les guérisseurs trop peu expérimentés du village. Un apothicaire, il lui fallait en trouver un au plus vite sans quoi sa petite protégée ne passerait pas la fin de la seconde nuitée, et jamais il ne laisserait une telle chose arriver. Le temps était compté dès à présent, alors sans plus de cérémonie, il se hâta aux écuries pour sceller son fidèle destrier, étalon anglais vaillant et endurant.

Alastar chevaucha par la forêt solitaire qu'il aimait mieux que les terres plaines, moins sûres, mais plus courtes. Le chemin tout tracé, il ne laissait pas une minute se perdre dans ses données. La journée s'écoula si vite qu'il ne vit pas même le soleil s’endormir et les arbres s’assombrir. Tout devint si calme, si flou. L'animal s'épuisa un moment et s’inquiétât peu à peu de son chemin embrumé, laissant échapper un faible hennissement inquiet. Son cavalier relâcha légèrement les rênes et se mit à observer les alentours avec attention. Que s'était-il passé ? Où s'était-il trompé ? Agacé de s'être perdu ainsi alors que le temps lui était si couteux, le Professeur chevaucha encore un moment à l'aveuglette. Puis ce fut fini, du moins pour aujourd'hui. Il lui fallait trouver un endroit où se reposer pour la nuit. Une lumière dans les ténèbres. Étrange lueur émergente. Son seul espoir. Il s'y laissa guider, doucement au pas sur son fidèle destrier. Puis arrivé devant cette immense demeure, le Professeur mis pied à terre et tapota légèrement l'encolure de l'étalon épuisé et toujours à l'affut d'un moindre bruit suspect. « Tout doux, ce n'est rien. » chuchota-t-il, à la fois méfiant et intrigué. Il avait traversé à de nombreuses reprises cette forêt, vu chaque recoin, et jamais il ne s'était retrouvé ici, si loin. Nulle part... Personne ne savait l’existence de ce manoir à sa connaissance. Cela l'étonnait plus que de raison, mais le choix ne lui était pas accordé et peut être le ou les occupants lui accorderaient l'hospitalité. Il se devait au moins d'essayer. Décidé, bien que toujours pensif, il attacha sa monture sous un abris non loin de l'entrée avant de s'y rediriger avec hâte. Il toqua enfin à la porte, puis se rétracta immédiatement lorsqu'il sentit celle-ci s'ouvrir immédiatement dans un immense fracas. Le vestibule d'entrée s'illumina à l'instant même où il osa franchir d'un pas les lieux si lugubres. « Bonsoir... ? » Haussement de ton. Résonance, et hésitation. Maitresse de raison. L'inquiétude pouvait très largement gagner le Professeur Black en de telles circonstances, mais il ignorait pour quelle raison la curiosité l'emportait pour le moment. C'était étrange comme sensation. Il faisait froid, tout était infiniment magnifique et mordoré. Mais si vieux et si abandonné. « Y a -t-il quelqu'un ? La porte s'est ouverte, je me suis permis d'entrer. » Il fit quelques pas de plus dans le hall austère, observant les grands tableaux sombres sur les murs avec minuties. Il défit finalement la capuche macabre de son immense robe de voyage et passa une main dans ses cheveux ébènes. Ses deux yeux azurs brillaient farouchement à la lueur des flammèches des chandeliers dorés. « Je ne suis pas un voleur, mais un simple voyageur perdu en quête d'hospitalité pour la nuit. » continua-t-il tout en regardant un peu partout dans l'espoir de voir apparaitre quelqu'un. Il détestait en venir à faire cela, et il paierait grassement les occupants de cet immense grandeur s'ils lui permettaient de récupérer un peu. Seulement rien n'était gagné, personne ne se montrait et l'ambiance qui régnait se faisait de plus en plus pesante. Où cela allait-il le mener ?
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Mer 8 Nov - 6:41

Perdu dans les hauteurs de son manoir, il attendait patiemment. Sa longue cap noire tombant par terre, effleurait la surface noire du sol. Tout était dans plongé dans l’obscurité et la bête prenait son mal en patience. Il avait senti l’odeur, compris les intentions bien avant que le portail ne soit ouvert dans un grondement strident qu’il avait, lui même, ouvert par la seule force de l’esprit. Il devait venir jusqu’ici, entrer dans sa demeure. Et puis, les portes se refermeraient dans les ténèbres, emportant avec lui le voyageur perdu. Entre ces pans de murs, le Seigneur observait au travers des carreaux sombres de ses grandes fenêtres. Il l’avait vu, laissant les émotions l’envahir et allumant l’étincelle en lui. Le souvenir d’une soif ardente vint à lui et le Seigneur était terriblement impatient. Pourtant, il prenait son mal en patience. Voilà une année qui s’était écoulée et durant cette nuit particulière, il s’était enfin réveillé, sortant de son habitacle, pouvant alors jouir d’un instant de liberté, retrouver l’ivresse d’un temps éphémère avant que minuit ne sonne à nouveau, qu’il ne redevienne que l’endormi, que sa soif s’éteigne sans que cela ne diminue l’intense brûlure d’une frustration omniprésente. Le dormeur demeurait conscient et attentif. Et ce soir, il pouvait enfin laisser libre cours à l’envie et le besoin. La malédiction allait se lever après des millénaires à vivre ainsi. Créature venue des temps anciens, il savait son calvaire près du but. Et pour cela, il n’avait besoin que de ce voyageur. D’une âme humaine riche par le sang et la vie. Il le ferait devenir sien pour que libre soit le reste de son existence. Le Seigneur s’impatientait. 

Lorsqu’il entendit la voix, il se décida à rendre visite au voyageur. Il aimait les bonnes manières et ses pas le portèrent vers le hall d’entrée. Murmure invisible à l’oreille du vivant, il semblait glisser sur le sol recouvert de ce tapis rouge sombre. Les torches s’allumèrent sur son passage comme pour éclairer la route du divin le menant vers le hall d’entrée qu’il avait, préalablement, éclairé comme pour créer une atmosphère rassurante… Et mortuaire. Et sans bruit, il arriva devant le début de l’escalier s’apercevant qu’il était là. Il l’attendait depuis si longtemps. D’un mouvement de regard, il ferma la porte d’entrée dans un claquement sinistre. Elle ne s’ouvrirait plus avant le lever du soleil, sur lui, sur sa nouvelle condition, sur la levée de la malédiction, il n’avait besoin que de l’homme se trouvant en bas. « Vous êtes entré dans ma demeure. » Dit-il d’une voix froide comme le tranchant d’une lame. La surprise. La nausée. L’impression sans doute d’être pris au piège. Est-ce que le voyageur était-il en train de comprendre qu’il était entré dans un lieu condamné ? « Connaissez-vous l'endroit où vous êtes entré ? » La demeure d'une créature ancienne, buveuse de sang, présentée comme le pire mal. « Peu de gens en ressortent vivants... Avez-vous peur ? » Il l’espérait. Il savait que rien était plus délicieux que le gout du sang mélangé à la peur, à la volonté de vivre. Se débattre pour finalement accepter. Ce soir le Seigneur avait enfin sa victime prête pour le lever de la malédiction. En ce soir du 31 Octobre, le Seigneur allait pouvoir se libérer de ses chaînes, de ne plus être le chaos et les flammes le temps d’un soir mais pour l’éternité. Ce soir, une nouvelle ère chaotique allait commencer.



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Alastar Black
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Ven 10 Nov - 17:37

« Vous êtes entré dans ma demeure. » La voix méconnue, comme sortie d'outre tombe, résonna un moment dans l'immensité de la demeure. Dans ce vestibule si vide de meubles, de personnalité, de vie. Si glacé, si étrange et à la fois intrigant. Que faisait-il ici, déjà ? C'était étrange comme tous sentiments l'avait quitté si rapidement pour ne lui laisser que cette lourde impression de suffocation... Et pourquoi ? Et comment ? Les sourcils légèrement froncés et l'esprit encore et toujours à l'affut, bouillonnant de questions et d'hypothèses, Alastar finit par trouver du regard le propriétaire de ces mots. Cet homme était étrange. Il lui adressa alors poliment ses intentions. « Connaissez-vous l'endroit où vous êtes entré ? » Honnêtement, tout lui semblait bien étrange. « Nullement... Je connais pourtant cette forêt mieux que quiconque, c'est étrange. Si ma venue vous dérange, je peux m'en aller ? Je ne voudrais pas vous ennuyer plus longtemps. » Finit-il en haussant légèrement les épaules et en s'excusant d'une légère révérence gracieuse. Aux airs froids de l'inconnu qui semblait être un bon seigneur, Alastar se doutait bien qu'il n'était pas le bienvenu dans son domaine et il s'en voudrait de s'éterniser chez quelqu'un en sachant cela, d'autant plus un homme d'importance. De plus, la vie de sa petite sœur était en jeu. Il ne pouvait se permettre de perdre plus de temps encore. Et si elle ne s'en sortait pas ? Si ne serait-ce que la nuit qu'il perdait, là, à cet instant à chercher un hôte pour l'accueillir le temps de quelques heures suffisait à lui faire perdre sa chair et son sang pour toujours ? Jamais il ne s'en remettrait. Ce pourquoi il était guidé par la conviction, celle du sauveur de sa sœur, de l'homme déterminé et prêt à tout pour préserver la vie de ceux à qui il tient pourquoi pas au prix de sa propre vie.

Il remarqua avec un certain temps de retard que l'immense porte d'entrée derrière lui s'était refermée plus tôt. À quel moment ? Il ne saurait trop être précis tant le temps se jouait de lui cette nuit. C'est alors que le propriétaire bien sinistre du manoir lui fit une remarque... Pour le moins intrigante. Il ne comprenait pas bien ses sous entendus, qui était-il exactement ? « Vraiment... ? Pour quelles raisons ? Le devrais-je ? » Un homme probablement un peu dérangé, peut être un psychopathe ou un homme bien seul qui s’ennuierait tant qu'il s'amuserait donc à tenter d'effrayer les quelques passants l'espace d'un soir d'Halloween, fête qu'il appréciait pourtant en temps normal. Quoi que cela pouvait être, Alastar n'allait peut être pas s'éterniser ici, finalement. Il gardait un calme olympien, intrigué au possible et pas le moins du monde effrayé par l'homme, la demeure, les étrangetés toutes plus stressantes et inquiétantes les unes des autres. Rien n'était normal. Mais tout allait bien. Et il restait là, immobile et impassible face à son rêve cauchemardesque des plus captivants. Comment sa curiosité naturelle et presque maladive pouvait l'emporter dans de telles situations ? Il n'en avait pas la moindre idée, le scientifique. Pourtant ce fait avait souvent don de le sauver, peut être ce soir il serait sauveur aussi.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Ven 24 Nov - 17:39

Portes refermées sur l’innocent, le Seigneur des ténèbres se réjouissaient de cette proie, il pouvait tout entendre, tout ressentir comme n’importe quel vampire puissant de son espèce. Ainsi, il sentait le cœur de l’autre battre. Un peu plus fort. Le sang circulait bien plus entre ses veines. Qu’il coule encore ! Bientôt, ce ne serait plus le cas. Un sourire s’étira sur ses lèvres lorsque l’étranger confirma ne pas connaître sa demeure. Ainsi, il connaissait cette forêt ? Ce qui était compréhensible. Son château de par la malédiction n’apparaissait qu’en ce jour funeste, parfum de liberté pour lui. Il aurait pu se contenter de ne pas bavarder mais non, Vladimus Aaronus préférait la discussion. Après tout, il venait de s’extirper d’un très long sommeil. Il était temps de savourer ce que serait cette nouvelle liberté qui s’offrirait à lui, une fois le sacrifice exécuté. Mais pour l’heure, il avait envie de jouer, de voir la peur dans les yeux de l’homme. C’était un constat tellement jouissif. « Cette forêt est emplie de charmes anciens. Il y a tant de choses que vous ignorez, vous, humains. Vous allez bien vite comprendre qu’il aurait mieux fallu rester entre les murs de votre demeure. » Lui faire comprendre qu’il devait s’inquiéter. Il allait mourir. C’était une certitude mais il voulait voir cela. L’expression de la mort se lisant dans les rétines de l’innocent. Aussi, posa-t-il sa question ? Menaçante mais emplie de curiosité. Il descendit les marches, le menant vers l’étranger. Sa cape claquait doucement contre le tapis dans un son des plus ténus. Puis, arrivé au bas, il se trouva dans le gigantesque hall d’entrée. En des temps plus illustres, plus heureux, il avait souvent servi à de nombreux bals. Aujourd’hui, il n’était qu’apparence inquiétante, présage d’un destin sombre pour l’homme qu’il dévisagea. « Oui, vous devriez. Toute personne entrant en ces lieux n’en est jamais ressortie… vivante » Le dernier mot fut plus appuyé, tandis que les torches s’illuminèrent un peu plus. La lueur des flammes éclairèrent son visage à l’aspect cadavérique, ses prunelles mortes mais étincelantes d’un rouge rappelant la couleur du sang dont il avait terriblement envie. Il sourit, laissant entrevoir ses incisives bien plus pointues que tout être vivant ordinaire. Une créature démoniaque. Une créature issue de l’enfer. L’enfer de cet homme. Il allait tant souffrir. « Je me prénomme Vladimus Aaronus. Mon nom était jadis connu, mais il s’est perdu dans les méandres des temps oubliés. Pourtant fut un temps où il était interdit de le prononcer. » Un sourire étira ses lèvres fines, avides de chairs. « Ce soir, vous allez pouvoir me permettre de rappeler ce que j’ai été il y a des milliers d’années. Si vous n’opposez pas trop de résistance, je ferai en sorte de vous éviter bien des souffrances. Votre mort sera rapide. » Peut-être. Si d’ici-là, il ne changeait pas d’avis.

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Alastar Black
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Ven 29 Déc - 15:23

Rien ne répondait à aucune logique. Et ce fait était, sans l'ombre d'un doute, la hantise du scientifique. Ou du fou, comme ils l'appelaient, du "sorcier"... Au fond, il aurait réellement aimé en être un. Cet univers ne répondait à aucune logique non plus, mais il était fichtrement prenant, captivant; il aurait presque pu s'y laisser berner. Mais non. Alastar était un jeune Seigneur à l'esprit aiguisé, à la raison louable et au génie inéluctable. Et à la prétention un tantinet omniprésente également... Il ne croyait qu'en ce qu'il pouvait prouver, les preuves, les explications, il les traquaient comme un prédateur en quête de sang. Mais en cette soirée d'Halloween, rien de tout cela. Il n'y avait que l'inexplicable et le surréaliste. L'homme, aussi étrange était-il, se tenant non loin de lui et sa demeure étaient entourés d'une aura forte. Noire. Il l'entendait et pourtant il ne comprenait pas, plus rien. Un froncement de sourcil passager. « L'homme a, certes, encore beaucoup à apprendre, mais pourquoi cette condescendance ? Pourquoi ne pas lui laisser du temps, une chance ? » proposa Alastar, l'esprit batailleur. Cet inconnu semblait si solitaire qu'il en était devenu misanthrope. Pourtant, derrière sa façade de curiosité et d'orateur, la singularité ténébreuse de cette personne à part entière commençait lentement à l'inquiéter, lui, le pauvre homme incompris qui ce soir ne comprenait pas mieux. « Oui, vous devriez. Toute personne entrant en ces lieux n’en est jamais ressortie… vivante » Et là se dévoilant le mystère pour se présenter encore plus prospère. Un léger sursaut le prit lorsque les flammes s'envenimèrent, lorsque le visage blanchâtre de l'hôte, qui n'en était pas un, s'illumina d'ombres qu'il n'expliquaient pas. Cet enfer en lequel il ne croyait pas. Et le sourire qui transperçait l'âme. Ces dents d'animal, d'invraisemblable. « Qu'est-ce... Qu'êtes vous ? » souffla-t-il difficilement, comme hypnotisé par le spectacle joué d'illusions. Si la sorcellerie n'était qu'imbécilité, ces mythes vampiriques devaient l'être tout autant... Normalement. Non ? C'était impossible. L'étrangeté se présenta finalement sous un nom et des explications qui confirmèrent ses doutes, ses craintes. Il ne voulait pas y croire. Le scientifique reculait inconsciemment, aussi bien que ses croyances en lesquelles il avaient toujours loué une assurance et une confiance sans limite. Il ne faisait qu'un mauvais rêve. Un cauchemar non crédible. « Non, non, ça n'a pas de sens. Je refuse d'y croire... » marmonnait-il pour lui même, les yeux fermement clos. Son esprit devait s’être embrumé de folie. Il n'y avait plus que cela de plausible.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Jeu 1 Fév - 17:12

Il se sentait terriblement fort ce soir. La renaissance arrivait. Et il savait son heure venue. Il était temps pour lui de se libérer de ces entraves. Sa victime potentielle était face à lui. Mais elle semblait ne pas croire à ce qui se produisait sous ses yeux. Elle estimait qu’il était condescendant et pourtant, il était Seigneur. Roi de la nuit. Et immortel. Il était bien plus que ce simple mortel. Ses veines mortes avaient tant vécu. Et le Dormeur ne put s’empêcher de sourire de plus belle. Le destin lui paraissait meilleur désormais. Il avait l’espoir et la volonté de croire que tout irait bien. Et ce sentiment se conforta un peu plus lorsque sa victime se mit à fermer les yeux comme si elle espérait sortir de ce cauchemar, rêve éveillé pour le vampire. Aussi, sans bruit et aussi rapidement que lui permettait sa force surhumaine, il fut près du nouvel arrivant. Caché derrière son dos, ayant surgi sans aucun bruit, sans aucun murmure ni froissement de capes. Il se déplacait habilement comme le prédateur qu’il était ce soir. La faim bouillonnait en lui et réveillait la morsure de sa gorge desséchée. « Et pourtant, rien n’est plus sensé que ce qu’il se passe sous vos yeux. » Il se mit à sourire, ravi de l’effet de surprise qu’il créerait en ayant pu venir se poster derrière l’homme aux yeux clos. « Vous êtes dans votre propre réalité. Et vous allez mourir. Cessez de croire que c’est un rêve. Il vaut mieux pour vous que de vous éteindre en ayant eu pleinement conscience de vos derniers instants. » A ses mots, il poussa l’homme de toutes ses forces l’envoyant atterrir quelques mètres plus loin. Un homme normal n’aurait pu réaliser un tel exploit mais lui était au-delà de tout ça. Plus fort. Affamé. Et désireux d’être libre. Il s’approcha d’un pas léger et inaudible. Sombre et menaçant. « Avez-vous peur de la mort ? » Finit-il par dire avec un sourire dévoilant ses incisives pointues, révélant ce qu’il était. Un vampire transformé en chasseur. Ce soir, sa proie était face à lui, offerte et si faible.





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Alastar Black
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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    Dim 4 Fév - 18:37

Rien de tout ce qui se déroulait sous ses yeux ne pouvait être réel, car la science n'expliquait pas tout ça, pas comme ça. Alors le professeur Black se laissa aller à l'effarement, la rage d'un inconscient, cet homme, ou plutôt cette chose à l'aura mortuaire... ce monstre voulant le dévorer vivant, l'effrayer... L'apitoiement d'un homme fou et condescendant s'était doucement éloigné pour ne laisser place plus qu'au désarroi. La fin était proche, il la sentait mais ne souhaitait pas lui laisser l'honneur de le submerger immédiatement. Se contentant d'essayer d'y voir plus clair, d'y comprendre quelque chose, comme si c'était encore possible, comme si il lui restait réellement une chance de voir de la lumière dans cet amas d'ombres. Mais l'impossible avait rapidement rattrapé le brun, qui, écoutant à peine les dires froids du dit vampire, préférait implorer les dieux en lesquels il n'avaient, pour autant qu'il le sache, jamais cru une seule seconde. Ironie que tu es belle quand l'homme se sent surpassé par un être plus diablement meurtrier encore que lui. Lui qui pensait que s'était improbable, que l'homme était l'animal le plus impitoyable. Mais peut être n'était-il pas le seul à l'être sur cette terre. C'était assez triste, dans le fond, mais l'homme avare de science qu'était le professeur Alastar s'en sentait presque rassuré. C'était égoïste mais n'était-ce pas le propre de l'être humain d'être ainsi, de ne penser qu'à lui ? Et ça surpasserait la douleur de la mort, puisqu'elle lui serait inévitable. Ça surpasserait l'échec cuisant de sa mission, l'abandon de sa sœur à son triste sort. Ça surpasserait tout. La résignation. La fin avait ce don. La mort imminente avait ce goût.



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MessageSujet: Re: [AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE    

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[AARON & ALASTAR] AARON, LE VAMPIRE HÉMOPHILE
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