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 « But if you love me, why'd you leave me » + Otto ♥

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Team Esméralda
Kimia Turner
Team Esméralda
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MessageSujet: « But if you love me, why'd you leave me » + Otto ♥    Lun 6 Nov - 10:20

Un gémissement suraigu file d’entre mes lèvres. Un mélange entre un dégoût atroce et une peur irraisonnée. Juchée sur l’une des commodes d’Otto, mon regard englobe toute la pièce. « Maman… » je geins une nouvelle fois, totalement pétrie par la terreur. Je suis au bord de la crise de nerfs. Je déteste tellement, tellement, tellement les… « AAAAAH ! » je hurle à plein poumons en voyant jaillir l’araignée de derrière l’une des étagères du salon de mon petit ami. Pourquoi n’était-il pas là d’ailleurs ? Il ne devrait pas tarder à rentrer, il me semble. Toutefois, je refuse une seule seconde de lâcher des yeux l’horrible créature afin de consulter ma montre de peur qu’elle ne s’échappe ailleurs. Les araignées sont des traîtresses qui n’hésitent pas à se faufiler n’importe où dès que nous avons le dos tourné et de jaillir aux moments où nous nous y attendons le moins. Oui, j’avais la phobie des araignées. Une frayeur bien handicapante en tant que jeune fille issue d’Australie et ayant vécu en Nouvelle-Zélande. Je n’avais cependant jamais pu la combattre et même lors de mes voyages, cette idée était restée ma hantise. Je me rappelle difficilement le nombre incalculable de fois où j’ai hurlé le prénom de mon frère dans toute la maison pour qu’il vienne occire la terrible créature qui s’était tapi dans notre logis. Aaron, c’était une force brute qui n’était guère impressionné. Généralement, il ne le tuait même pas. Il s’emparait d’elles pour les ramener dans leur état naturel. Ce fonctionnement me rendait folle. Je me figurais toujours qu’elles finiraient pas revenir d’une manière ou d’une autre. Elles étaient fourbes… Otto avait aussi écopé de cette tâche de nombreuses fois. Je récoltais constamment des mines exaspérées tandis que je tremblais de peur de la tête aux pieds. Jusqu’ici, j’avais toujours eu des valeureux sauveurs pour me venir en aide, mais ce soir, c’était une toute autre affaire.
Une fois n’était pas coutume, j’étais rentrée de mon week-end avec Aaron en me rendant directement chez Otto. C’était devenu ma maison principale, délaissant totalement mon appartement avec Mike. Après tout, ce dernier ne donnait même plus de signes de vie. Cela m’arrangeait d’une certaine manière, mais je n’en restais pas moins frustrée. Il était temps de mettre un terme à toute cette mascarade… Mais ce soir, je ne pensais qu’à mon bonheur de me retrouver dans les bras de l’homme que j’aimais. J’avais besoin de lui raconter ce qu’il s’était passé durant les quelques jours que j’avais passé avec mon frère. Bien entendu, je ne devais pas lui réveler de quoi il en retournait, mais je ne comptais pas rester muette sur le contenu de nos échanges. J’avais avoué à mon frère que mon mariage était annulé pour la simple et bonne raison que je me mettais avec Otto et que nous comptions aller nous installer à Berlin pour un temps. Autant dire que… sa réaction avait été quelque peu spéciale. Je n’avais qu’une hâte : en parler à mon petit ami. De même, ces quelques jours avaient suffi pour que mon homme me manque. Si bien que je m’étais empressée de préparer un bon apéro dinatoire pour nous deux parce que c’était à peu près la seule chose que je ne loupais pas en terme de cuisine. J’avais même mis des bougies pour le côté kitch parce que j’adore ça ! Et surtout, ça donnait une ambiance parfaite pour que nous puissions jouer à cache-cache plus tard ou se raconter des histoires qui font peur nous sommes de vrais gamins. Sauf que je n’avais pas pu mener ma mission à son terme… J’étais en train de verser du vin dans des coupes lorsque mon regard a été happé par le monstre. J’avais poussé un cri tout droit sorti des enfers, lâché la bouteille qui s’était renversé sur la table et qui avait éclaté un verre au passage. Quelques secondes plus tard, je jouais les équilibristes sur l’une des commodes du salon. J’aurai tant aimé que le chien soit au moins là pour m’aider, mais il gambadait tranquillement dans le jardin comme il aimait le faire à cette heure. J’étais seule… jusqu’à ce que…

«  Bouboule !! Minou minou… attaque ! » je m’exclame en voyant débarquer paresseusement mon chat. je suis tellement souvent ici que je l’ai emporté avec moi. Il me semble bien que les chats bouffent les araignées non ? Ou du moins, ils nous débarrassent. C’est pourquoi, je mets tous mes espoirs dans la possibilité que ma boule de poils me viendra en aide. Bouboule dédaigne royalement la créature. «  Allez, Bouboule, tue-là !! » Ma voix devient de plus en plus aiguë. Je perds patience… D’autant plus que je voie le chat se rapprocher dangereusement de l’araignée. Dans mon esprit, tous les scénarios sont possibles. Soit c’est le chat qui bouffe l’araignée, soit c’est l’araignée qui bouffe le chat. Dans les deux cas, c’est atroce. La queue du chat s’agit mollement d’un côté et de l’autre, frôlant fatalement la créature. Cette dernière se met en mouvement dans toutes ses pattes velues. Je pousse un hurlement de terreur, ne cherchant même pas à définir sa trajectoire. Je saute de mon abri de fortune, cours vers la cuisine où j’attrape la première chose qui me tombe sous la main –une planche à découper- et je pars me réfugier dans les méandres de la maison. Mon esprit paniqué ne trouve rien de mieux que partir dans la salle de bain et de me jeter dans la baignoire vide. «  Dieu me punie… » je bredouille. Je serre mon arme dans ma main de toutes mes forces. Après tout, je n’étais qu’une vilaine qui allait briser le cœur d’un homme. Je méritais que le Seigneur m’envoie ses sbires… Mon regard balaye toute la salle de bain des yeux, guettant la présence de la créature. Mais tout ce qui finit par arriver, c’est une silhouette qui passe l’entrebâillement de la porte. «  Ne reste pas là ! Tu es fou ! » je m’écrie en agrippant le bras d’Otto quand il est suffisamment proche de moi. Je le force à se terrer dans la baignoire en même temps que moi. Je lui tends le pommeau de douche. «  Tiens, tu en auras besoin… » A s’y méprendre, on pourrait croire que nous allons affronter des monstres provenus tout droit d’une autre dimension. Comme dans Stranger Things. Nous avions maté toute la saison ensemble, collés l’un contre l’autre parce que j’étais morte de peur face aux monstres qui bouffent les gens avec leur bouche pleine de dents. Je prends Otto à partie, n’osant pas décoller mon regard de tous les recoins de la pièce. «  Il y a quelque chose ici… quelque chose de terrible. Il faut que tu la trouves… et que tu la tues. » A m’entendre, la fin du monde est proche. Je parviens à détourner le regard vers lui et je lui remets solennellement mon arme. «  Tiens, tu en auras plus besoin que moi… Va, je t’aime. » Je me penche pour aller l’embrasser passionnément sur les lèvres. «  Au fait… il y a une araignée dans ton salon. » Je préfère préciser, ayant peur de ne pas m’être montrée très claire.
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Team Simba
Otto Winspire
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MessageSujet: Re: « But if you love me, why'd you leave me » + Otto ♥    Mer 22 Nov - 23:21



J’ai besoin d’une bonne douche. De manger. Et d’un câlin. C’est la conclusion qui se fait dans mon esprit alors que je suis en route pour la maison. J’ai passé une partie de la journée avec Lou, et les mômes qu’elle a pris sous son aile. On a joué au basket, au foot US et on s’est amusé à apprendre le haka à ces morveux. Grand moment. Ca m’a rappelé notre première soirée, où justement, je le lui avais appris sur sa demande. Puis, j’ai fini par faire un petit détour chez Nate, pour prendre un peu de ses nouvelles, et savoir où il en était avec sa brunette. Il m’en parle assez régulièrement dans ses messages et j’avais envie de voir à quel point il était également atteint physiquement. J’ai pas été déçu, le pauvre est déjà bien foutu avec cette nénette qui l’obsède littéralement. Selon moi, et comme je lui ai dit, il ne pourra pas tenir bien longtemps comme ça. Il va falloir qu’il lui en touche deux mots ou qu’il lui saute dessus. Ou l’un après l’autre, ça peut se faire aussi éventuellement.
Mais en parlant de brunette, je me dépêche de rentrer à la maison, où normalement, si tout va bien, je retrouve ma Kimia, qui s’est établie petit à petit, au fil de l’été, chez moi. Quand je passe dans ma salle de bains, je peux voir trôner sa brosse à dents à côté de la mienne. Et pas mal de crèmes pour le corps, le visage, les mains… Mais attention, elle insiste bien là-dessus : des produits non testés sur les animaux, et dont les contenants sont recyclables ou fait à partir de plastique recyclé. Bref, mon amoureuse de l’environnement est écolo jusqu’au bout des ongles.
Je me gare dans l’allée, et me rue sur la porte d’entrée, trop pressé de retrouver ma copine. Je remarque l’absence d’accueil de la part de Guapa. Kimia a dû la mettre dans le jardin, parce que selon elle, les chiens, c’est comme les enfants : ils ont besoin d’espace. Vert de préférence d’ailleurs ! Je commence à me diriger à travers la maison, à la recherche d’un signe de vie, mais c’est désespérément calme et vide. Je me demande si elle est ici, mais quand mon regard capte la bouteille de vin, et le vin renversé partout… Je me dis qu’elle doit sûrement être dans le coin. Je vais la chercher et je nettoierai une fois que je l’aurai trouvée. J’espère qu’elle ne s’est pas fait mal… Alors que je déambule dans la maison, je remarque à présent les traces un peu partout : Bouboule a marché dans le vin, et il y a des pattes de chats rouge violacé partout dans la maison. Je soupire longuement. Entre Kimia et Bouboule, niveau catastrophe ambulante, on se pose là. Je me demande bien où elle peut être et j’anticipe le fait qu’elle puisse s’être endormie. Si ça se trouve, c’est Bouboule qui a renversé cette bouteille de vin pendant que Kimi dormait. Alors je ne fais pas de bruit et je ne hurle pas son prénom, voire son surnom, à travers la maison et me déplace doucement, en furetant. Personne dans la chambre.. Puis je vois de la lumière dans la salle de bains, et je passe la tête dans l’entrebâillement de la porte. C’est là que je découvre Kimia, qui tient une planche à découper de ses deux mains. Ok… Qu’est-ce qui se passe ? Je fronce les sourcils, mais un sourire vient étirer mes lèvres dans le même temps alors que je me demande ce qu’elle fout assise dans la baignoire, avec cet ustensile. Je sens que je ne vais pas être déçu, une fois de plus. Je m’approche et je n’ai pas le temps de lui poser de question, qu’elle s’agrippe à mon bras en m’attirant à elle pour que je m’installe à ses côtés. « Ne reste pas là ! Tu es fou ! » Je commence à me marrer en la regardant, elle qui a l’air d’être très sérieuse. « A quoi tu joues ?! » Et je me retrouve ainsi avec le pommeau de douche entre les mains. Bon. Je regarde l’objet avec dépit et soupire en le posant sur mon ventre. Peut-être que Bouboule est ivre et est devenu agressif, donc si je l’asperge avec de l’eau, ça le fera fuir ? Je grimace à cette pensée. Quand je dis que Kimia a une imagination très fertile, je crois que finalement, je ne suis pas en reste de ce côté-là. « Il y a quelque chose ici… quelque chose de terrible. Il faut que tu la trouves… et que tu la tues. » Je la regarde avec curiosité, une fois de plus. « De quoi ?! » Honnêtement, je m’attends à peu près à tout à cet instant. « Tiens, tu en auras plus besoin que moi… Va, je t’aime. » Et elle me plante un baiser sur les lèvres. Je souris malgré moi, en la regardant puis lorgnant sur la planche à découper qu’elle vient de me remettre. « Moi aussi je t’aime, mais tu es certaine que c’est une arme appropriée pour la mission que tu viens de me confier ? » Je demande en secouant la planche sous son nez. Je m’appuie sur les rebords de la baignoire et me hisse pour en sortir, c’est à ce moment-là qu’elle décide enfin d’éclairer ma lanterne et me révéler ce qui l’a mise dans cet état. Et du coup, je sais que ce n’est pas Bouboule qui a renversé la bouteille de vin. Tout s’explique. Une foutue araignée. Je lui envoie un regard désabusé, puis me mets en route en lançant depuis le couloir : « Très bien l’amie des bêtes, je vais tuer cette araignée puisque tu penses que sa vie n’a aucune valeur ! En plus, avec une planche à découper, ça va pas être de la tarte. » Et je me marre tout seul en imaginant le désarroi de Kimia qui va commencer à se dire que c’est mal, et qu’il faudrait peut-être la laisser en vie malgré tout. Moi, je m’en tape, je vais me débarrasser de cette bestiole et le problème sera réglé ! « Aaah ! Bouboule, bordel, pousse-toi de là, gros sac ! » je gueule tandis que j’aperçois le chat en train de piétiner dans le vin, secouant le bout de ses pattes et les reposer dedans. En plus d’être fainéant, il est vraiment pas futé celui-ci. Dire que c’est moi qui ai lancé l’idée à Kimia pour qu’elle se prenne un animal de compagnie ! « KIMIA ! Ton chat est dégueulasse ! Et ivrogne par-dessus le marché ! » Et où est cette foutue araignée ? Je pousse les chaises, cherchant à créer du mouvement, puis j’aperçois une forme noire sur le mur blanc. Blanc immaculé. Je soupire. Bon, ok, je comprends que Kimi soit partie se réfugier dans la salle de bains, cette araignée est particulièrement grosse et je sens que je vais éclabousser le mur si je l’éclate. Du bout de la planche à découper, je l’invite à dégringoler sur le sol et ma chaussure la recouvre aussitôt. « C’est bon, Doudou, tu peux sortir, elle est morte. » Je quitte ma chaussure sur place, et quitte l’autre aussi tant qu’à faire. Il me faut du sopalin pour la retirer. Puis je vois Kimia qui arrive. Une fois à ma hauteur, je glisse un bras autour de sa taille, et au moment où je m’apprête à l’embrasser, je vois Bouboule qui recommence à aller dans la flaque de vin. Je ne dis rien, soupire, et finis par déposer un baiser sur les lèvres de ma chérie. « Tu voulais ouvrir une bonne bouteille ce soir ? » je demande en penchant la tête. « C’est pas grave, j’en ai d’autres. » Je dépose un autre baiser sur son front et relâche mon étreinte. « Je vais à la douche. Pose une serpillère là-dessus histoire que Bouboule arrête de faire n’importe quoi, et je nettoierai le reste après. »
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MessageSujet: Re: « But if you love me, why'd you leave me » + Otto ♥    Lun 27 Nov - 21:07

L’heure est grave. Une araignée se trouve présentement dans la maison d’Otto, et je ne réponds plus de moi-même. Je suis ce genre de fille qui joue les aventurières, qui vit des trucs incroyables, qui n’hésitent pas à prendre son sac à dos pour partir à l’autre bout du monde. Jamais je n’avais joué les chochottes quand les conditions n’étaient pas bonnes. J’avais déjà dormi sous des tentes de fortune, parfois même sans. Je m’étais élancée dans de grandes forêts, des jungles grouillantes. J’avais même croisé des bêtes étranges. J’avais rencontré de nombreuses populations, parfois pas toujours très accueillantes. Je m’étais battue pour un nombre incalculable de convictions sans en être effrayée. Depuis toute petite, Indiana Jones, c’est mon véritable idole. Certes, je n’avais pas vécu de telles aventures à finir par faire de la luge sur un bateau gonflable, mais j’avais vécu une grande épopée humaine. Et pourtant… pourtant, je m’enfuyais comme une fillette devant une araignée un peu trop grosse et je pouvais pleurer devant des films d’horreur qui n’en étaient pas vraiment. Je suis une contradiction à moi toute seule. Plusieurs fois, on m’avait déjà fait la remarque. Sans finesse de la part d’Aaron, et un peu plus en finesse de la part de mes proches. J’en perds toute notion des réalités, prête à me battre contre une créature maléfique. De plus, ma peur rend mes souvenirs confus et l’araignée prend des proportions gigantesques dans mon esprit. Si on devait me demander sa taille, je serai capable d’affirmer avec beaucoup d’aplomb qu’elle prenait la moitié du mur. Par chance, mon grand héros est arrivé pour me sauver la mise.

« Moi aussi je t’aime, mais tu es certaine que c’est une arme appropriée pour la mission que tu viens de me confier ? » Mon regard se baisse sur la planche à découper que je viens de lui donner. Il est bien vrai que j’aurai pu trouver mieux. J’affiche une mine désolée. « Certes… mais nous n’oublierons pas qu’Isildur a détruit une première fois Sauron avec une épée cassée. » Avec beaucoup d’espoir, j’attends que cet argument fasse mouche. Otto s’est déjà extirpé de la baignoire pour partir à la chasse à l’araignée. Je le regarde partir avec un pincement au cœur. Et s’il ne revient pas ? Mais c’est autre chose qui vient ébranler mon petit cœur tout mou. Mon petit ami joue sur mes sentiments et toutes mes convictions de protectrice de la nature. Je me récrie. « Eh c’est pas juste de me faire ça ! » Je quitte la salle de bain à mon tour, n’ayant pas oublié de prendre au passage une bouteille de gel douche comme arme de fortune. Ce n’est pas moi qui vais sauver l’humanité si elle vient à être menacée. Je trottine timidement dans le sillage qu’a laissé le parfum d’Otto, n’osant trop me précipiter vers le salon. Je tends l’oreille, attendant d’entendre le coup brut de la planche contre le mur. Je défendrai bien la petite bête, mais c’est au-dessus de mes forces. Des frissons me parcourent tout entière rien que d’y songer une seule seconde. « C’est fait ?! » je demande avant qu’Otto ne gueule après mon chat. « Parle pas mal de Bouboule ! » je m’insurge, suffisamment coupable du meurtre du terrible insecte pour me sentir concernée par la réputation de ma petite boule de poil. Finalement, je finis par entendre quelques bruits avant qu’Otto ne me prévienne que la bête est morte. Je réprime un soupir de soulagement. « Promiiiiis ? » Je m’avance prudemment dans le salon, retrouvant mon meilleur ami. Je m’apprête à lui courir dans les bras quand je remarque sa chaussure sur laquelle git le cadavre réduit en bouillie de l’horreur. Je m’arrête tout de suite dans mon élan. « Urgh… » Je ne recule quand même pas quand Otto vient vers moi, m’étreint dans le but de m’embrasser. « Mon grand héros… » je m’attendris, avant que nous soyons coupés par Bouboule. Ce dernier traîne les pattounes dans la flaque de vin. « Oui, je voulais qu’on passe une belle soirée tous les deux comme je n’étais pas là ce week-end… Je suis désolée, mais l’araignée m’a prise par surprise ! Elle est fourbe. » Je voulais uniquement profiter de mon homme après quelques jours passés avec mon frère. Par chance, il ne prend pas la mouche et prévoit une prochaine bouteille, mais après sa douche. Je suis presque tentée de lui dire que j’irai le rejoindre, mais je me retiens au dernier moment. J’oublie parfois que nous n’avons pas le droit. Son baiser sur le front permet de ne pas m’enflammer plus. « Non, t’en fais pas, je vais tout remettre en ordre. Prends ta douche mon Doudou d’amour !! » Je dépose un baiser sur ses lèvres et je m’élance pour récupérer une serpillière que j’étends sur la flaque de vin. Otto est déjà parti prendre sa douche. Je suis donc seule avec un chat qui me dévisage. « Toi, mon petit… » Avant qu’il n’ait pu réagir et ça prend généralement du temps je l’attrape par le col et je le soulève du sol. Du moins, je tente… quand je réalise que je vais avoir du mal, je le soulève comme un gros sac à patates. « A la douche, toi aussi ! » Malgré ses molles protestations, je l’amène dans le garage où se trouve un robinet. Cela ne me fait pas très plaisir, mais je fais couler l’eau et je nettoie ses petites papattes. Autant dire qu’il n’est pas très ravi, et quand j’ai fini, il s’échappe et part se cacher, dandinant ce cul si gros. Je reviens dans le salon, m’attelant à la tâche de tout nettoyer. Je ramène un seau rempli d’eau chaude et de produit pour nettoyer. Plusieurs fois, tandis que je nettoie, je dois réprimer des haut-le-cœur. « Il a une odeur horrible ton produit ! » je m’exclame tandis que j’entends Otto revenir. Rapidement, je termine de tout débarrasser, de remettre en ordre comme si rien ne s’était passé. « Taaadaaam ! » J’ouvre grands les bras, comme si j’étais l’assistante du magicien pour montrer la petite table que j’avais dressée. « Regarde, il n’y a que ce que tu aimes et… oh, il manque le vin ! » Je m’apprête à aller le chercher, mais il le fait avant moi. Quand il revient, on s’assoit sur le canapé et je me blottis dans ses bras. « Alors, je t’ai manqué ? Avoue, ça a été trop dur sans moi ! » je le taquine en pinçant légèrement sa hanche.
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MessageSujet: Re: « But if you love me, why'd you leave me » + Otto ♥    Dim 31 Déc - 19:14



« Certes… mais nous n’oublierons pas qu’Isildur a détruit une première fois Sauron avec une épée cassée. » Je la regarde d’un air curieux en me demandant comment ce petit bout de femme peut autant avoir réponse à tout. Et j’adore ça ! Chaque jour, je me fais la réflexion que le hasard fait bien les choses. Quand je repense à ce jour où on a fini par se retrouver dans un supermarché. Et qu’elle essayait encore de s’enfuir, la diablesse. Mais, cette fois-ci, elle n’a pas réussi et je n’avais pas vraiment prévu de me retrouver ici aujourd’hui, avec elle, dans ces circonstances. Je dois dire que je suis plutôt heureux de la tournure des événements. Comme si j’avais trouvé un certain équilibre dans ma vie, une fois qu’elle y était entrée à nouveau. Je finis par capituler malgré tout, pour accepter la mission qu’elle m’a confiée : tuer une araignée pour lui permettre de sortir de la baignoire. J’accepte, mais tout en lui lançant une petite réflexion qui me fait sourire à l’avance, quand j’imagine sa tête outrée juste avant de me répondre. « Eh c’est pas juste de me faire ça ! » Un léger rire m’échappe. A vrai dire, je la charrie un peu, mais Kimia est certainement la personne qui respecte le plus l’environnement que je connaisse. Toujours à donner des conseils et avoir des petites solutions écolos, et ça depuis toute joute. Je me rappelle de ses petites affiches qu’elle distribuait pour essayer d’attirer les gens à ses mini-conférences au lycée. Alors, si je dois la débarrasser d’une araignée de temps en temps… Ce n’est pas bien grave. Avant de voir l’araignée, c’est Bouboule qui capte mon attention. Ce chat est un désastre. « Parle pas mal de Bouboule ! » Ah ! Et la voilà à défendre l’indéfendable ! Je soupire, je ne peux rien dire de plus, Bouboule, c’était mon idée… Enfin l’idée d’avoir un chat, pour elle. Pas Bouboule lui-même. « Mais il fait des conneries ! » Je me retrouve en face de l’araignée et lui règle son compte. Kimia peut donc apparaître à présent, et je la vois débouler sans tarder, apparemment rassurée et plus à l’aise pour se déplacer dans la maison. « Mon grand héros… » Ca me fait rire et en même temps j’aime bien quand elle flatte mon égo comme ça. C’est appréciable. Surtout après quelques jours de séparation. Je lui envoie un sourire un brin satisfait, juste avant que Bouboule ne recommence à faire des siennes. Ce chat… « Oui, je voulais qu’on passe une belle soirée tous les deux comme je n’étais pas là ce week-end… Je suis désolée, mais l’araignée m’a prise par surprise ! Elle est fourbe. » Je grimace comme pour lui signifier que je compatis à son désarroi face à la bestiole qui lui a fait peur. « Mais on va en passer une très bonne, puisqu’on est tous les deux, ne t’en fais pas. Ni une araignée, ni Bouboule ne va changer le cours de la soirée. » Je lui expose ensuite mon souhait d’aller prendre une petite douche pour être tout propre et me délasser un peu, et puis je m’occuperai de nettoyer ensuite. Ca m’embête pour Kimi, qui avait tout préparé, et qui se retrouve avec la bouteille éclater, une frayeur, et un chat à moitié alcoolisé par les pattes ! Mais elle me devance et préfère s’en occuper elle-même pendant que je serai à la douche. Je hausse les épaules, comme elle voudra dans ce cas alors, et je la vois se hisser sur la pointe des pieds pour me planter un baiser sur les lèvres. Un sourire en coin me vient, alors que je la regarde s’en aller vers le placard où sont rangés tous les trucs pour nettoyer la maison. Je me retourne et prends le chemin de la salle de bains, pour aller prendre une douche bien chaude. Je me retrouve alors face à trois nouvelles sortes de gels douche et tout autant de shampoings. J’appellerais bien Kimia pour en savoir un peu plus sur l’utilité d’avoir tout ce choix, mais je décide de les sentir les uns après les autres afin de faire mon choix à présent. Une fois tout propre, je sors de la salle de bains, une serviette nouée autour de la taille, les cheveux dégoulinants d’eau, pour aller ensuite grimper les marches quatre à quatre afin d’aller chercher un vieux jogging et un t-shirt. Je retrouve ensuite Kimia, qui peste contre le produit nettoyant. « Tu trouves ? Ca sent le propre pourtant ! Et… les fleurs blanches ! » dis-je après avoir regardé l’illustration du bidon de produit. Je le repose et vois ma douce tournoyer devant la table qu’elle a remise en ordre. Un sourire amusé me vient quand elle s’exclame à nouveau pour me la présenter. « On ne croirait pas qu’une araignée et un chat obèse sont passés par là il y a quelques temps… » Le ton est innocent, mais je guette sa réaction. « Regarde, il n’y a que ce que tu aimes et… oh, il manque le vin ! » Je regarde ce qui est présenté sur la table, et effectivement, elle n’a préparé que des petites choses qui me font plaisir. Des soirées comme ça, je n’en ai pas eu depuis… Toujours, en réalité. Dire qu’avec mes conquêtes de quelques semaines, à la moindre attention, je trouvais que c’était un peu trop et ne tardais pas à les renvoyer quelques jours plus tard, d’où elles venaient. Et je suis ravi quand c’est Kimi qui me fait ce genre de surprise. Tout simplement parce qu’elle n’a rien à voir avec les autres. Aucune comparaison possible. « Bouge pas, je vais le chercher, tu t’es donné assez de mal comme ça ! » Et c’est la vérité, je sais que pour elle, comme pour moi, cuisiner n’est pas une passion. Or, je vois que ce sont ses petits doigts qui sont à l’œuvre de tout ce qui est présenté sur la table. Je me déplace jusqu’à la cuisine, où se trouvent quelques bouteilles de bon vin rouge californien. J’en choisis un en relisant l’étiquette tandis que mes pas me ramènent à Kimi, dans le salon. Je dépose la bouteille sur la table, puis on s’installe dans le canapé. Ma copine se colle à moi, et je m’empare de ses jambes pour les étendre sur les miennes, tandis que mon autre bras l’enserre contre moi. Ca fait un bien fou ! C’est rien, et pourtant… « Alors, je t’ai manqué ? Avoue, ça a été trop dur sans moi ! » Je me tortille légèrement quand elle vient m’embêter du bout des doigts. J’hésite un instant sur la réponse à donner, puis je mise sur la carte de la taquinerie, puisque le ton est donné. « Bof… J’ai pu faire la fête, inviter des copains, des copines, me mettre une race… » Je tourne les yeux vers elle, et un sourire de sale gosse s’affiche sur ma tronche. Avant qu’elle n’ait le temps de rétorquer quoi que ce soit, je fourre mon nez dans son cou, en profitant pour déposer des bisous sur sa peau. « Je te raconte des conneries. Je m’ennuie quand t’es pas là. C’est vide. » La stricte vérité. Je glisse une main sur son visage, et arrange ses cheveux, en plaçant une mèche derrière son oreille, et je me surprends à sourire bêtement en la contemplant. Parfois, je me dis que j’étais vraiment con quand j’étais plus jeune en ne me rendant pas compte de ce que je laissais passer. « J’ai vu Nate, et j’ai passé un peu de temps avec Lou, et les gamins à son centre, aujourd’hui, pour m’occuper. Et les jours avant j’ai traîné un peu avec Cody, on a bricolé des trucs. » Avec mon cousin qui est toujours un peu étonné de me voir me caser tranquillement, sans faire de vagues, en supportant les conditions actuelles. Parce qu’évidemment, je ne lui ai pas caché que Kimia devait se débarrasser d’un petit détail nommé Mike, qui a le titre de fiancé. « C’était comment ton week-end avec ton frère ? » Je demande plein de curiosité. Aaron c’est… Aaron. On se connaît depuis gamins, et je crois qu’il aimait bien quand j’étais juste un ami pour Kimi. Je pense même qu’il me félicitait silencieusement de faire comme si je ne comprenais pas ce que sa sœur voulait de moi, à l’époque. « Tu lui as dit qu’on… était ensemble ? » je grimace un peu en posant la question. Je me demande bien ce qu’il a pu en penser. « Tu sais quoi ? Tu me raconteras ça en mangeant, je suis en train de mourir de faim depuis que j’ai vu cette petite table toute bien préparée ! » Je tapote sur ses cuisses pour qu’elle les décale, puis on quitte le canapé et quelques pas plus loin, on s’installe autour de la table. Je m’empare de la bouteille pour l’ouvrir et une fois que c’est fait, je sers Kimia, puis moi. « Aaron était ravi d’apprendre qu’il avait changé de beau-frère ? » Au fond, j’ai un léger espoir pour qu’il me préfère à Mike. Quand même, on se connaît !
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