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 « One day, I’ll fly away » [Naïa]

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Gabriel Goldstein
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DATE D'INSCRIPTION : 19/09/2015
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MessageSujet: « One day, I’ll fly away » [Naïa]   Mer 8 Nov - 7:10

Les jours étaient devenus des semaines, s'étalant sur des mois. Beaucoup d'eau avait coulé sous le pont depuis que Gabriel Goldstein s'était lancé dans la formidable aventure de la comédie musicale. Le Moulin Rouge était maintenant lancé, ce n'était plus un secret pour personne et déjà, les premières interviews avaient été données. Le pianiste était satisfait de lui-même, du travail de son équipe. Les rumeurs allaient bon train, tout comme les journalistes ne manquaient pas d'évoquer la comédie musicale comme un évènement attendu. L'image en découlant n'en demeurait pas moins positive. Et malgré cela, Gabriel n'en perdait pas la tête. Il essayait de garder constamment les pieds sur terre, de ne pas s'emballer et de ne pas prendre pour acquis, les échos positifs en découlant. Il estimait que chaque acteur avait encore des efforts à faire, que chaque monteur-son avait encore du travail à faire sur la lumière. Les régisseurs devaient encore peaufiner les détails apparents sur chaque décort qui seraient amenés au fur et à mesure des scènes à interpréter. Gabriel ordonnait, criait, s'énervait, encourageait. Mais surtout il motivait. Il fallait que tout soit parfait, que tout ce travail puisse porter ses fruits. Gabriel voulait le succès. Il voulait un monde empli d'étoiles, de paillettes et d'éloges et surtout, il voulait la reconnaissance pour tous ces talens qu'il avait sélectionné avec un soin particulier. Ces talents aussi motivés que lui, qui se surpassaient chaque jour, pour sa plus grande joie. Ainsi, petit à petit, le Moulin Rouge prenait forme. Et il avait terriblement hâte d'être à la grande première. Il se disait que si sa comédie musicale fonctionnait, elle offrirait des résultats bien plus probants que son propre mariage. Tout semblait partir en fumée. Il y avait bien sûr cette douce parenthèse apparaissant comme une tâche lumineuse dans sa vie. Mais elle ne remplacait pas la vérité. Elle camouflait. Elle atténuait la douleur. Et Gabriel se dissimulait derrière tout ce qui était positif. Il n'avait que cette solution, surtout lorsqu'il préférait nier plutôt que d'admettre l'évidence.

« Il faudrait que l'on rejoue Your song. » Déclara-t-il ce jour-là. Il était avec Damien et Naïa, alias Christian et Satine, occupés à programmer les répétitions en duo. C'était important après tout. Ils étaient le couple phare et forcément, les regards seraient tournés vers eux. Gabriel attachait un soin particulier à répéter avec eux. Inlassablement. Il voulait que tout soit parfait. Et forcément, il ne tenait pas à les faire répéter avec le membre lambda de la troupe. Il n'avait pas besoin, pour l'instant, de la musique complète. Le piano de Gabriel aidait dans la mesure où il permettait de faire travailler la voix, d'accentuer sur tels sons ou telle partie de la chanson. « La dernière fois, nous avions dit qu'il fallait revoir les problèmes de justesse pour vous, Damien. Notamment quand vous montez dans les aigus vers la fin de la chanson. Je pense que vous avez dû voir cela avec Janet n'est-ce pas ? » Le regard acier vrilla celle du chanteur qui s'empressa d'acquiescer avec un grand sourire « Bien sûr, normalement, on a réglé les quelques soucis de justesse. Mais je suis prêt. » Cette fois-ci, le pianiste regarda Naïa  « Et vous Naïa ? Êtes-vous prête ? Je ne vous avais pas évoquer les problèmes de justesse pour vous. Mais au contraire, d'aller puiser votre voix au fond de vos tripes et de sortir de votre zone de confort. » Et il se souvenait très bien de cela, de la sensation agréable qu'il s'en était écoulé face à cette proximité troublante. Mais de cela, il en avait retenu que l'essentiel, Naïa faisait des progrès, qu'elle avait du travail de par un potentiel fou. « Vous avez dû voir le prof de danse aussi, non ? Pour la chorégraphie. Je dois admettre que j'ai hâte de vous voir chanter tout en appliquant la danse. Ca va être un spectacle magnifique. » Son sourire était grand. Gabriel avait terriblement hâte de voir cela, son visahe oscillant entre Damien et Naïa. Il n'était pas mécontent de son choix. Ses doigts pianotèrent sur le piano, tandis qu'il adresse un sourire confiant aux deux interprètes, prêt à les entendre, prêt à se laisser envahir par l'atmopshère du Moulin Rouge, si prenante, si belle, si intime, si douce le faisant sortir de son quotidien, la mélodie jaillissant d'entre ses doigts expérimentés tandis qu'il observait, d'un oeil avisé, le duo prêt à vendre du rêve.

Les voix ne se firent pas attendre et résonnèrent dans la pièce où ils se trouvaient. Dans cette salle de répétition qui servait aussi de salle de concert au besoin. Pour l’heure, Gabriel en avait réservé l’endroit tant que la comédie musicale n’était pas sur scène. Son ancienneté jouait sur cet avantage. Heureusement, car l’endroit était suffisamment spacieux pour s’y entraîner et pour entendre les deux artistes lier leurs voix avec brio. Il devait admettre qu’il régnait une parfaite symbiose entre les deux. Naïa paraissait être dominée par Satine et le regard que lui lançait Damien était équivalent. Lui-même se sentait être Christian visiblement et Gabriel aimait ce qu’il voyait tandis qu’il jouait, imperturbable, la version piano de la chanson. Il ne perdait pas une miette de ce qu’il regardait. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de ressentir des émotions contraires à la fierté. C’était une impression indéfinissable qui le prenait aux tripes, le broyant un peu trop fort. Devenait-il un être empli de mauvais sentiments ? C’était étrange et cette pensée ne le quitta jusqu’à ce qu’il entendit un bruyant « Papaaaaaaaaaaa ! » Il cessa de jouer reconnaissant la voix d’entre mille. Sa petite fille. Forcément, le fait qu’il stoppa de jouer arrêta tout tandis que la tornade blonde marcha tranquillement entre les sièges, descendant les escaliers menant vers la scène avec la classe folle d’une Goldstein. Puis sans un mot, elle grimpa sur la scène et fonça vers son père dont elle se jetta avec l’amour du monde au creux des bras. « Je voulais tellement te voir alors maman m’a emmené ici. Elle a dit qu’elle viendrait me chercher dans deux heures. Tu jouais quoi morceau ? » Puis son visage devenant rond, elle posa sa main sur sa bouche et se mit à rire avant de se redresser pour venir se poster devant Naïa et Damien. Avec toute la grâce de son éducation, et du haut de ses cinq ans, Mélodie leur sourit et ajouta « Bonjour à vous. Je m’appelle Mélodie et je suis venue voir mon papa. Vous savez qu’il joue vraiment bien du piano. Parfois, il en joue pour m’aider à m’endormir. C’est vraiment le meilleur papa du monde ! Vous vous appelez comment ? »


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Naïa Argent
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MessageSujet: Re: « One day, I’ll fly away » [Naïa]   Lun 27 Nov - 21:03

« Je n’en peux plus… » gémis-je en m’écroulant sur le parquet reluisant de la salle de danse. Voilà des heures que nous répétions et j’étais en sueur, à bout de souffle et complètement épuisée. A mesure que les semaines passaient, les répétitions devenaient de plus en plus intenses. Toute l’équipe pouvait le ressentir. Toute la troupe était au complet, les détails étaient peaufinés, la production se précisait et la première approchait à grands pas. Il n’était pas uniquement question de s’entraîner pour le chant. Désormais, nous nous attelions à l’apprentissage des chorégraphies. Pour l’heure, nous en étions aux prémices. J’étais persuadée que la danse serait bien plus simple que tous les entraînements de Goldstein, toutefois, je devais revoir mon jugement. Lorsque je voyais les danseurs à la télévision, cela me paraissait si simple, les mouvements étaient si fluides que je ne me figurais pas que j’aurai tant de mal à les reproduire. De plus, même si professeur de danse était moins tortionnaire que Goldstein, elle n’en était pas moins exigeante et perfectionniste. Désormais, je n’avais plus une minute à moi entre les cours de chant, les premières répétitions avec la troupe, la conception des costumes, les séances de promotion, ainsi que les cours de danse. Tout ceci était terriblement épuisant, mais tout aussi exaltant. L’excitation supplantait de loin ma fatigue. Le soir, rentrée chez moi, je m’endormais comme une masse, mais le sourire aux lèvres. En soi, tout me souriait actuellement dans mon existence. Je vivais l’une des plus incroyables expériences professionnelles, ne pouvant m’empêcher d’espérer un succès retentissant. A mesure que la pièce prenait forme, j’en devinais la pensée de Goldstein. C’était fabuleux. La nouvelle adaptation du Moulin Rouge serait éblouissante à bien des niveaux. Cela mettait une pression supplémentaire car je faisais partie des pièces maîtresses, mais ce n’en était que plus grisant. Puis il y avait aussi ma vie personnelle qui se déroulait si bien. Mes sœurs étaient heureuses. Et pour la première fois depuis longtemps, je pouvais me targuer d’être heureuse en amour. Depuis que j’étais avec Caleb, je filais le parfait amour. Honnêtement, je n’aurai pu rêver présentement. Rien ne me paraissait impossible, portée par l’amour. et je ne savais pas très bien s’il s’agissait d’un des effets du bonheur, il me semblait que Goldstein s’était étrangement radouci. Bref, hormis le fait que tous mes muscles hurlaient clémence, je n’avais rien à redire. « Allez, on se remet en place ! » dit la professeure de danse en tapant dans ses mains. Et merde…

***

Plongée dans mon scripte, je me l’appropriai dans chaque ligne à côté de Damien. En soi, je connaissais déjà les paroles par cœur, mais il me fallait repérer les mouvements, les jeux de scène. Ce ne fut que l’arrivée de Goldstein qui m’interrompit dans mes répétitions personnelles. Aujourd’hui, Damien et moi devions nous entraîner en présence du directeur artistique. Pour l’heure, nous n’avions pas encore le droit de répéter avec les autres membres de la troupe, hormis quand il s’agissait du Duc, mais pour l’instant, toutes les scènes avec lui n’étaient pas finalisées. « Oui, je suis prête. » Le rouge me prit aux joues et je louai le ciel d’avoir la peau suffisamment mate pour que cela ne se voie pas. L’une de nos dernières répétitions me revenait en mémoire. Cette fois où notre proximité était si intime que j’en avais été troublée. Je ne m’expliquais pas encore bien tous les sentiments étranges qui s’étaient agités en moi. A vrai dire, je n’osais même pas y penser. « Oui, nous avons déjà commencé les répétitions. Mais il faut encore du travail. » J’échangeai un regard entendu et amusé avec Damien. Effectivement, que ce soit l’un ou l’autre, nous n’étions pas encore au meilleur de notre performance. Il nous faudrait travailler plus encore. Mais aujourd’hui, l’entraînement était dédié au chant. Se pliant au souhait de Goldstein, nous interprétâmes Your song de la comédie musicale. Nous y intégrâmes les quelques éléments de jeu d’acteurs qu’ils possédaient par les scriptes. Nous nous entendions bien avec Damien, mais dès lors que nous chantions, c’était une alchimie toute particulière qui s’opérait entre nous. La musique nous habitait autant que nos personnages, nous plongeant dans une transe musicale délicieuse.

Une petite voix jaillit dans la salle. Je n’avais même pas pris conscience qu’une tête blonde s’était frayée un chemin parmi nous. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour apprendre qu’il s’agissait de la fille de Goldstein. Certainement aurai-je pu ignorer qu’il avait une fille, mais nous en avions parlé dans sa voiture, et Bucky me l’avait appris par hasard. Mais surtout, c’était son minois charmant qui rappelait celui de son père. Moins autoritaire, bien entendu. Avec bien plus de classe que je n’aurai pu le faire même avec de l’entraînement, elle descendit les marches jusqu’à la scène pour foncer dans les bras de son père. Mon cœur se mit à fondre dans ma poitrine d’adoration. Tellement adoooorable ! J’observai la scène avec des yeux brillant jusqu’à ce que la petite n’évoque sa mère. Pour une raison encore plus étrange, j’eus comme une petite pique en plein cœur. Qu’est-ce qui m’arrivait au juste ? Je repris bien vite contenance quand son doux regard se porta sur nous. J’avais la sensation d’être face à une petite princesse. D’imaginer Goldstein jouer du piano pour endormir sa fille me fit sourire avec tendresse. Cet aspect lui conférait une humanité qui lui manquait parfois. « Bonjour Mélodie, lui, c’est Damien. Il chante et il danse pour la comédie musicale de ton papa. Moi aussi, et je m’appelle Naïa. » Un léger rire cristallin franchit les lèvres de la petite fille. « Oh tu es Satine alors ! » Mon dieu, j’adorais les enfants !! Je m’accroupis pour être à sa hauteur. « Oui, c’est moi. Et j’espère que je serai aussi bonne que l’originale. » Mon regard s’égara un moment vers Goldstein. Je souris, rougis et détournai le regard. Mélodie tapa une fois dans ses mains d’excitation en revenant vers son père. « Dis papa, est-ce qu’ils peuvent chanter ? Je voudrais les entendre !! » Elle semblait si enthousiaste que j’osais prendre les devants. « Peut-être pourrions-nous jouer Come what may ? Nous l’avons répété avec Damien juste avant que vous arriviez. Cela sera une occasion d’entendre votre avis. » Parce qu’il s’agissait aussi de parfaire ce que nous travaillions tous les deux de notre propre initiative.
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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: « One day, I’ll fly away » [Naïa]   Mer 20 Déc - 15:00

Sa fille venait de faire irruption mais elle ne déclencha nullement la colère du pianiste. Bien au contraire, c’était toujours un bienfait pour l’âme et le cœur que de voir arriver cette petite blonde sortie de nulle part, ses cheveux bouclés volant tout autour d’elle, la démarche chaloupée, les habits laissant apparaître une condition de vie très luxueuse et un sourire plus qu’éclatant. Rien ne laissait penser qu’à l’intérieur de ce petit corps, se jouait un combat de tous les jours entre un corps sain et un cœur déjà fatigué, abruti par les médicaments qu’elle prenait à outrance le matin pour s’assurer que tout irait bien pour le reste de la journée. Ainsi, était sa petite fille tandis qu’il l’observait venir à lui, avec ce regard empli d’amour. Il y régnait tant de jolis sentiments : Gabriel ressentait cette sorte de fierté alliée à une bouffée de tendresse tellement puissante qu’elle en était presque assourdissante. Dire qu’il n’aimait pas sa petite fille n’était que pur mensonge. Pour elle, il était prêt à donner sa vie entière, son cœur si c’était suffisant pour qu’elle vive. Mais hélas, les choses ne se passaient pas ainsi. Il fallait un cœur d’enfant pas un cœur d’adulte. Et cela rendait le combat encore plus difficile, plus vain hélas. Il y avait si peu de parents capables d’un tel sacrifice quand le malheur s’abattait sur eux. Pourtant, ce geste aurait suffi à sauver la vie d’une petite fille. En lieu et place de ça, la vie demeurait tout simplement fragile dans le corps de Mélodie. Et pourtant, ses parents essayaient par tous les moyens de lui donner une vie normale. C’était la seule solution. Et il était donc ravi de la voir faire irruption dans cette salle, interrompant les répétitions sans que cela ne déclenche le quelconque courroux du pianiste. Bien au contraire, il était plus qu’attendri devant l’attitude de la petite, polie mais envoyant de la prestance par la même occasion. Si quelqu’un avait douté du lien de sang entre le père et la fille, nul doute que toute confusion était alors dissipée. Le regard clair et brillant, elle rappelait son père par sa façon de s’imposer, s’exprimant clairement. Elle n’en demeurait pas moins adorable. Et il ne put s’empêcher de rire en l’entendant faire, se lançant dans un véritable monologue. Il en était gaga et elle était plus que jamais adorable. « Grâce à toi, je sais que tous mes secrets sont bien gardés.  » Ses paroles déclenchèrent les rires de l’adorable fillette, tandis que Naïa s’empressa de la saluer, se présentant et en faisant de même pour Damien. La conversation se poursuivit entre les deux, et Mélodie fit bien vite le rapprochement entre Satine et la personne face à elle. Il était ravi de voir qu’elle l’écoutait toujours avec attention lui parler de la comédie musicale. Si le regard de Naïa paraissait gênée, Gabriel lui, était radieux, le regard empli d’une fierté manifeste non pas pour la chanteuse mais bien pour l’enfant. « Tu peux enfin la rencontrer en chair et en os. » Déclara-t-il sachant que cette héroïne était plus qu’importante aux yeux de la petite blondinette. Après tout, il dépeignait le personnage comme une véritable princesse. Alors forcément, pour Mélodie, Satine avait autant d’importance et d’attrait à ses yeux que n’importe quelle héroïne Disney ou autre.

Les yeux de l’enfant brillaient d’un regard énamouré envers Naïa. Damien n’obtenait pas le même intérêt parce qu’il n’était qu’un homme, et elle était encore trop petite pour comprendre les discernements de l’amour. Dans son univers, seul son père et sa mère s’aimaient pour aller au-delà de toute princesse amoureuse. Aussi, dans son esprit, seule Satine paraissait être suffisamment importante. Et elle demanda bien vite une chanson. Forcément… L’enfant baignait dans la musique tout le temps, la télé n’était que très peu allumée. Et Delilah préférait, le plus souvent, faire résonner un brin de musique classique dans la grande maison. Aussi, la petite fille ne pouvait vouloir que ça : entendre des morceaux. Et la chanteuse se proposa alors de lui chanter « Come What May » étant donné qu’elle et Damien avaient bossé dessus avant qu’ils n’arrivent. « Ooooh c’est la chanson que tu me chantes souvent, papa ? Dis on peut l’entendre s’il te plaît ? » Demanda l’enfant avec un grand sourire, toujours en sautillant légèrement de partout. Ils se retrouvèrent bien vite à leur place. Gabriel s’installa au piano et Mélodie se trouvait à côté de Naïa et Damien, prête à ouvrir grand ses oreilles. Sans plus tarder, il commença donc à jouer le morceau tandis que les artistes commencèrent la chanson. Ce fut sans compter Mélodie. « Seasoooons may chaaaaaangeeee, wiiinteeeeer tooooo spriiiiiinnnng…. » S’exclama à pleins poumons la petite fille, venant se poster carrément entre Satine et Christian et leur volant la vedette. Si d’ordinaire, ce genre de comportement aurait énervé le pianiste. Là, ce ne fut pas le cas et seul un grand éclat de rire le prit, fixant ce petit bout de femme capable d’interrompre une répétition si importante. Il y avait des enjeux mais rien était trop beau, ou plus important que cette petite fille prête à s’amuser par tous les moyens. D’un mouvement de tête, il encouragea Naïa et Damien à continuer, tandis que Mélodie, envoutée par les deux, leur avait saisi la main et continué à chanter jusqu’à ce que la chanson prit fin. Forcément, l’enfant était aux anges. « Comment étions-nous papa ? Tu as aimé ? » Comment ne pas fondre devant pareil bout de femme ? « Et bien, je pense que tu pourras être une Satine toi aussi un jour… » Il marqua une pause, jetant un coup d’œil à Naïa. «  Seulement quand tu auras assez mangé de soupe et que tu auras dépassé Naïa. Pour l’instant, elle te gardera la place au chaud. » Bien sûr, il n’avait pas perdu une miette de la prestation des deux artistes et il en avait été enchanté. « Vous avez bien travaillé, je trouve. Votre prestation était plus qu’honorable. » Et il était loin encore le temps où toute chanson chantée avait le mérité de n’être que seulement « potable ».


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MessageSujet: Re: « One day, I’ll fly away » [Naïa]   

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