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 « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥

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Matthew McGregor
Admin cuniculophobe
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DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
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MessageSujet: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Mer 15 Nov - 21:35

« Eddie, qu’est-ce que j’ai dit ?! » La voix sévère de Matthew tonna, faisant courber les oreilles du chiot. Un jappement aigu s’échappa des babilles du bébé chien, n’ébranlant pas les sentiments de l’éditeur. Si Héloïse s’était retrouvée dans cette même situation, elle serait déjà en train de flancher et d’aller faire des câlins à la pauvre bête. Sauf que le jeune homme n’était pas si faible. Il s’était promis que ce chien recevrait une éducation McGregor, et il l’aurait ! Hors de question qu’il soit un petit foufou cumulant les bêtises. Profitant d’avoir fini sa journée plus tôt, Matthew s’en était allé promener Eddie qui faisait le fou dans tout l’appartement. Bien que ce dernier soit grand, il avait besoin du grand air. Il lui avait même offert la liberté de ne plus porter sa laisse une fois qu’ils s’étaient retrouvés dans le parc. Au départ, il s’était montré plutôt sage et peureux, restant dans les pattes de son maître. Mais peu à peu, il s’était enhardi, s’aventurant un peu plus loin à chaque fois. Il allait tout renifler jusqu’aux pieds des gens, aboyait après un autre animal avant de pourchasser un papillon. Plusieurs fois, Matthew l’avait rappelé à l’ordre, sans grand succès. Evidemment, il avait dû sévir, provoquant l’abattement du chien, persuadé qu’il avait fait une grande bêtise. Il revint tout penaud auprès de Matthew qui s’empressa de lui repasser sa laisse. « Je suis bien désolé, mais tu ne me laisses pas le choix. » Souvent, quand il voyait Héloïse s’adresser à son lapin, il ne pouvait s’empêcher de se foutre de sa gueule. Et le voilà qu’il tenait des réprimandes à son chiot. Il trouverait quand même un moyen de se justifier en disant qu’un chien était doté d’une bien plus grande intelligence qu’un lapin qui bouffait de la carotte tous les jours et agitait les barreaux de sa cage comme un fou. Il ne put s’empêcher de caresser affectueusement la tête d’Eddie pour lui prouver qu’il ne lui en voulait pas véritablement. Il est mort le respect. Ce chiot, c’était un véritable coup de foudre pour lui. Il s’était résigné à acheter ce fameux lapin qui avait été promis à Héloïse en France, mais finalement, ils étaient repartis avec un chien de l'animalerie. D’une certaine manière, il avait encore gagné puisqu’il n’avait pas à subir la présence d’un nouveau lapin atroce. Il aurait sûrement dû tenir sa sœur au courant de cet achat, mais il allait bientôt déménager pour vivre avec sa petite amie. Puis il fallait admettre qu’elle n’était pas très souvent présente à l’appartement. La médecine lui prenait un temps considérable. Pourtant, cela ne l’empêchait pas de faire de la merde durant son temps libre. Il n’en revenait toujours pas de ce qu’il avait pu apprendre à Noël concernant le mariage inconsidéré de sa sœur avec son patron. Parce qu’elle était bourrée. Parce qu’elle était à Vegas. SA PETITE SŒUR ! Il n’en revenait pas, ayant toujours considéré June comme étant sa très sage cadette. Visiblement, elle dissimulait ses démons. Par chance, cette histoire était derrière eux puisqu’elle avait monté un dossier de divorce et que son « mari » ne s’y opposait pas. Manquerait plus que cela. De nouveau, elle serait bientôt célibataire. Après cela, il se jurait de garder un œil sur elle. Peut-être l’enfermerait-il dans un couvent. Ou dans une tour avec Héloïse et Ellana. « Allez viens, on rentre. » dit-il sous les aboiements du chiot.

Moins d’une demi-heure plus tard, ils étaient de retour à l’appartement. Il retira la laisse à Eddie qui partit gambader dans l’appartement à son aise. Quant à Matthew, il en profita pour gérer ses mails et ses messages, avant d’appeler sa petite amie. Il resta un moment un téléphone avec elle, lui annonçant le prochain repas qu’ils allaient faire chez ses parents avant de raccrocher. Il se rendit compte que cela faisait un moment qu’il n’entendait plus Eddie. Il l’appela dans l’appartement, farfouillant dans toutes les pièces. Il parvint à le trouver dans la chambre de sa sœur. « T’as pas honte ? » s’amusa-t-il en voyant le chiot tenter d’entrer dans la penderie de June. Il attrapa l’animal. Il aurait pu tranquillement sortir de sa chambre si son regard n’avait pas été attiré par un document reposant sur le bureau de June. Il lâcha le chien qui en profita pour repartir à son exploration. Mais Matthew s’en fichait. Il venait de prendre les papiers entre ses doigts, reconnaissant le dossier du divorce de sa sœur. Il le feuilleta, constatant que toute la partie qui concernait le mari n’était pas remplie. C’était quoi ce bordel ?! Il sentait son sang bouillir dans ses veines, n’étant pas certain des conclusions à tirer de cette histoire. Il ne tarderait sûrement pas à connaître le fin mot de l’histoire parce que sa sœur rentrait justement dans sa chambre. Sans même un « bonjour » il agita les papiers. « Je peux savoir ce que ça veut dire ? T’attends quoi au juste pour lui filer les papiers ? Que tout le monde soit au courant que June McGregor se marie à des inconnus quand elle a bu un verre ? » Matthew n’était pas toujours très tendre, surtout lorsque ça concernait sa famille. « C’est lui qui refuse de signer les papiers ? » Si tel était le cas, il se ferait un plaisir d’aller rendre visite à un certain chirurgien. Il avait des comptes à régler. Personne ne s’opposait à une décision d’un McGregor.
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June H. McGregor
Admin McCarthienne
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MessageSujet: Re: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Mar 5 Déc - 14:47

Parler à Matthew des papiers de divorce … Je n’en ai jamais osé. Bien entendu il savait que toutes les démarches avaient été faites, que je souhaitais bien entendu divorcer de Josh et que cette histoire ne fasse aucun bruit autour de moi, de ma famille et surtout pour mon travail. Chaque jour j’étais partagée entre peur et motivation, chaque jour je me disais que c’était le bon et que j’allais enfin pouvoir rendre les papiers à mon supérieur et que tout allait se terminer très vite. Mais maintenant que cela faisait une année entière que nous étions mariés, que mes sentiments à son égard se sont développés, j’en suis toujours à me poser cette éternelle question : Dois-je lui avouer mes sentiments ? Car peut-être que tout changerait si je lui disais, peut-être que lui aussi partage ces sentiments et que le divorce ne serait donc plus d’actualité. Nous pourrions rester ensemble et heureux … Mais la vie n’est jamais aussi simple. Alors je garde tout ça pour moi, j’en ai bien pourtant parlé avec Ellana mais rien n’y fait. Oui je suis parfaitement résolue à donner les papiers de ce maudit divorce à Josh mais je ne sais tout simplement pas quand et comment je vais le faire. C’est pour ça que chaque jour je me sens la force de lui donner alors ils sont prêts dans mon sac ! Et aujourd’hui, je le sens, c’est le bon jour ! Je vais le faire, j’en suis capable je vais y arriver !
Fonçant dans la salle possédant les nombreux casiers des internes, je retrouve rapidement le mien pour faire la combinaison qui permet de l’ouvrir. Attrapant mon sac dans la foulée et m’asseyant sur le banc juste derrière moi, je me mets à fouiller dans celui-ci pour retrouver les documents que j’ai pu lire un nombre inimaginable de fois pour être sûre et certaine qu’il ne possédait pas d’autre sens possible à ma situation. Mais, chose étrange, ils n’étaient pas à leur place habituelle, cachés dans une petite farde qui traine toujours dans le fond de mes affaires pour protéger les feuilles de coups éventuels lors de leur transport. Rien, nada, que dalle. Fronçant les sourcils tout en réfléchissant à l’endroit où ils pourraient bien se trouver, je fini par en conclure qu’ils devaient être dans ma chambre et que, du coup, aujourd’hui n’était donc pas la bonne journée pour reparler du divorce avec Josh McCarthy.

Comme de faite, une fois changée et prête à rentrer chez moi, je vis sur le tableau qu’il était en train d’effectuer une lourde opération en urgence. Bien entendu j’aurais adoré assister à cette opération, voir avec quelle délicatesse il est capable d’organiser tous ses mouvements et d’enchainer sans faillir une seule seconde, réfléchissant à toute vitesse à la manière la plus efficace pour restaurer ce qui a été endommagé … J’adore l’observer dans ces moments-là, concentrer et attentif à ses mouvements il ne peut pas voir l’attitude complètement béate avec laquelle je l’observe … Mais soit, le cœur et l’envie n’était pas là pour continuer deux ou trois heures d’opération supplémentaire aujourd’hui. Il était temps de rentrer à la maison, m’enfouir sous mon plaid et me mettre l’un de ces nombreux films de Noël qui commencent à passer à la télévision.

Malheureusement pour moi c’est tout autre chose qui m’attend une fois que je suis rentrée. Il me semblait avoir entendu la voix de Matthew ou du moins quelques bruits provenant du couloir menant vers nos chambres respectives. Me demandant ce qu’il pouvait bien y faire mais aussi et surtout ce que ce chien pouvait bien fabriquer dans les chambres, je m’approchais avec le sourire aux lèvres, pensant découvrir une situation qui allait me permettre de me changer les idées et de pouvoir retrouver un peu de bonne humeur pour la soirée à venir. Mais ce ne fut pas le cas, c’était dans ma chambre qu’il était avec Eddie. Je n’eus pas le temps de placer un seul mot que Matt s’énervait déjà contre moi, me coupant directement le souffle. Me blessant au plus profond de mon être également alors qu’il s’écriait que j’étais capable de me marier avec n’importe quel inconnu en ayant bu un verre de trop. Les larmes montèrent directement, embuant mes yeux et coulant sur mes joues. Non j’étais juste incapable de lui donner les papiers mais je ne pouvais pas expliquer les véritables raisons à mon frère. Il s’énerva une fois de plus en me demandant s’il s’agissait de Josh qui refusait de signer les papiers et je ne fus capable que d’hocher négativement la tête en essayant de calmer les larmes qui continuait dans un flux continu de couler sur mes joues. « Non il ne s’agit pas lui ! » Je parviens à marmonner entre deux sanglots tout en essuyant mes joues du revers de ma manche comme une enfant se faisant gronder pourrait le faire. « Je … Je dois lui donner les papiers mais … Mais je n’arrive jamais à trouver le bon moment. » Je tente de continuer à parler, mes mots étant hachés et coupés par mes sanglots devenus plus forts à présent. « Je … Je vais lui donner, c’est promis. » Je baissais les yeux sur le sol, découvrant un Eddie sortant de ma chambre à toute allure avec l’une de mes chaussettes sales dans la gueule. J’y trouvais un signe pour m’échapper de la colère de mon frère et filait à la suite du chiot pour récupérer mes affaires.
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Matthew McGregor
Admin cuniculophobe
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MessageSujet: Re: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Dim 11 Fév - 16:35

L’humeur de Matthew avait changé en un éclair. De l’amusement causé par le chien, une colère s’était levée en lui et comme la tempête, elle était en train de tout dévaster sur son passage. Entre ses doigts, il tenait les papiers du divorce de June. Si la signature de cette dernière était apposée sur le document, ce n’était pas le cas pour Monsieur Josh McCarthy. Une foule de questions vint ébranler son esprit. June traînait-elle pour lui fournir les papiers ? Dans ce cas, pourquoi ? Aurait-elle peur de prononcer le divorce ? Préférait-elle rester dans cette situation ? Pire, pouvait-elle avoir des sentiments ? Et si c’était lui qui ne voulait pas signer ? Après tout, nom des McGregor était plutôt attrayant pour un homme avec un peu d’ambition. Epouser une des filles d’une noble lignée pour un banal chirurgien ne manquerait pas de faire redorer sa carrière. Enfin pour cela, il faudrait encore qu’il passe devant le jugement patriarcal. Concernant les alliances, son père était implacable. Pour l’heure, de ces trois enfants, il ne pouvait pas compter d’union heureuse. Ellana avait épousé un roturier, Matthew s’était fait rejeter par l’unique demoiselle qui avait trouvé sa convenance, mais c’était aujourd’hui entiché d’une simple stagiaire, et June s’était mariée à un médecin lors d’une soirée arrosée. Par chance, il ne connaissait pas encore cette dernière situation. Ah, elle était belle la descendance McGregor… Mais si leur père n’avait pas encore déversé ses foudres sur la seconde enfant McGregor, cela risquait de radicalement changer si elle ne décidait pas de prendre les choses en main très vite. L’histoire n’était pas ébruitée, mais les ragots ne pouvaient être complètement évités. Matthew ne savait que trop qu’un secret ne pouvait pas être gardé bien longtemps, en dépit de tous les efforts du monde. Son histoire avec Héloïse en était en bon exemple. Plusieurs fois, leur secret avait failli être révélé, jusqu’à ce qu’il ne tombe entre les mains de la calculatrice Jane. Il lui avait fallu assumer ses actes.

La tête blonde de June eut tout juste le temps de passer l’entrebâillement de la porte que Matthew déversa sa colère sur elle comme un fou furieux. Il l’asséna de questions, ne se montrant pas très tendre sur la manière de présenter les choses. Quand les émotions s’en mêlaient, le poète peinait à conserver du tact. Si bien les larmes se mirent à poindre aux yeux de sa petite sœur. Il dut rajuster son discours, accusant plutôt le fameux mari de ralentir un peu trop l’affaire. Dans le fond, c’était son hypothèse première. Il rêvait d’aller voir ce type depuis qu’il avait appris à Noël dernier qu’il était devenu le mari de sa sœur par erreur. Il voulait lui faire comprendre qu’on ne touchait pas si impunément à la famille McGregor et qu’il devrait accepter rapidement les termes du contrat. Il aurait agi de la sorte sans hésiter si sa sœur ne s’était pas opposée farouchement à ce qu’il s’en mêle. Il lui avait fallu beaucoup d’arguments et de supplications pour qu’il abdique, mais elle jura qu’elle se chargerait elle-même de cette affaire. Soucieux, Matthew lui avait tout de même fait confiance. Là, il pourrait se montrer bien moins souple. Ce fut pourquoi, quand il entendit June se récrier avec force pour innocenter Josh, il fronça les sourcils. Pouvait-il la croire ? Essayait-elle de le protéger d’une manière ou d’une autre ? « Si c’est lui, tu dois me le dire. Je peux t’aider, June. » dit-il, se faisant plus doux dans le ton de sa voix. Il n’aimait pas la voir pleurer. Encore moins quand il était la source de ses larmes. D’après ses explications, elle était l’unique fautive. « Tu ne trouves pas le bon moment ? » ne put-il s’empêcher de répéter, incrédule. Il aurait bien voulu poursuivre l’interrogatoire, mais Eddie s’échappa de l’armoire à toute allure, emportant avec une chaussette. June en profita pour s’échapper. « Eh attends, pas si vite ! » Non mais elle se foutait de lui ou quoi ?! Il s’élança la suite de sa sœur, papiers en main, jusque dans le salon où Eddie avait décidé de conserver son butin dans son panier. De sa main libre, il attrapa le bras de sa cadette et la fit pivoter vers lui. « Rappelle-moi, tu n’es pas censée passer toutes tes journées avec lui ? » Non, parce qu’il voulait bien se montrer compréhensif, mais il ne fallait pas non plus le prendre pour le dernier des abrutis. Face à la mine désemparée de June, il laissa échapper un soupir. « June, parle-moi. Qu’est-ce qu’il se passe ? Je peux savoir pourquoi tout ceci n’est pas déjà réglé ? » Ses méninges se mirent à réfléchir, mais dans le rôle du frère, il n’en arrivait pas aussi bien aux conclusions évidentes qu’avec le reste du monde. Il avança une nouvelle hypothèse. « Est-ce que tu as peur de lui ? » Autrement, il se chargerait personnellement de cette affaire.
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Mer 21 Fév - 14:44

Mon frère ne pouvait pas comprendre, il ne savait pas à quel point la situation pouvait être dure et compliquée. Jamais il ne pourrait comprendre à quel point tout cela peut être difficile pour moi. J’ai beau me dire que mes réactions sont puériles et digne d’une enfant de cinq ans, je ne peux m’empêcher d’agir de cette manière. Et personnellement je ne peux que comprendre pourquoi il réagit de cette manière, c’est vrai, au final il se retrouve avec sa petite sœur mariée avec un parfait inconnu pour lui, mon patron à l’hôpital, mon supérieur hiérarchique … Alors c’est normal qu’il soit dans cet état, que la colère le dévaste totalement et qu’il hurle. Il est énervé mais il le sait lui-même que ce n’est pas une manière d’agir, qu’il ne tirera rien de mot en haussant le ton et qu’il ne pourrait pas avoir d’explications supplémentaires s’il continue de cette façon. Alors il se calme légèrement, ajustant le ton pour me dire qu’il pouvait m’aider. Mais non, non il ne peut absolument rien faire pour moi, il ne peut pas effacer ce que je ressens pour Josh, il ne peut pas concevoir que je reste mariée avec lui de par un mariage à Las Vegas qui plus est. Il ne peut pas ressentir ce que je ressens à l’instant présent : prise au piège et honteuse. Prise au piège parce que désormais il ne me laisse absolument pas le choix sur la décision à prendre par la suite, que je ne peux pas rester indéfiniment avec cet inconnu aux yeux de ma famille, personne qui ne rentre certainement pas dans leurs critères d’ailleurs. Et puis je me sens aussi honteuse car, malgré tout ce que Matthew pourra me sortir comme bonnes raisons de quitter cet homme et de lui remettre les papiers du divorce, je suis tombée amoureuse de lui. Je l’aime au point d’imaginer ce que notre vie pourrait être si l’on venait à se mettre ensemble, de rêver de ses bras m’entourant chaque nuit avant de m’endormir, de l’entendre me souhaiter bonne nuit chaque soir qui suivrait encore … C’est de trop, je ne peux rien faire et surtout rien dire, pas à mon frère. Alors c’est le chiot qui me sors de ma rêverie, opportunité rêvée pour bouger et changer de situation, de conversation. Mais ce n’est pas en comptant sur l’attitude de Matthew, voulant absolument savoir la suite de l’histoire et me rattrapant immédiatement alors que je pensais pouvoir sortir de notre appartement. Il me retourna en me tenant pas le bras, non je n’avais pas mal bien entendu, mon frère n’étant pas quelqu’un de violent même si ses paroles peuvent me blesser au plus haut point.

Et il attaque de nouveau, me rappelant douloureusement que je passe toutes mes journées avec mon mari, que je le vois chaque jour lorsque je me rends sur mon lieu de travail et que chaque minute passée à côté de mon supérieur me rend complètement folle. Folle parce que j’en tombe amoureuse, parce que je pourrais observer son sourire pendant des heures, la ligne qui se forme entre ses sourcils lorsqu’il se concentre … Et Matt s’inquiète et il a raison. Je n’aurais pas fait autre chose à sa place, si la situation avait été pour lui ou pour Ellana. J’aurais réagis exactement de la même manière pour eux que ce qu’il fait actuellement avec moi … Alors, alors peut-être que je dois la vérité ? Je ne réponds pas, je garde le silence, il est mis énervé et mit agacé par rapport à ce silence, me demandant au final si j’avais peur de lui. Je pense que ce fut le déclic, non jamais je ne pourrais avoir peur de Josh. Bien sur il m’impressionne car il est doué, un neurochirurgien très réputé d’ailleurs mais jamais il ne me ferait peur. « Non, il ne me fait pas peur ! » Je proteste avec force alors que je me dégage doucement de la poigne de mon frère sur mon avant-bras. Je me rends compte de l’attitude avec laquelle j’ai répondu, ce qui doit étonner mon frère d’ailleurs car je ne suis pas du genre à m’emporter aussi facilement même si l’émotion me submerge complètement. « Je ne veux pas que l’hôpital soir au courant de cette histoire, ce serait tellement mal vu pour lui … et pour moi aussi ! » Je m’empresse d’ajouter pour ne pas tombée totalement dans la colère noire de mon frère. « Mais j’ai du mal à lui rendre, c’est difficile de le voir seul à seul … parce que … » Je m’arrête, je fixe mes doigts qui tordent le bord de ma chemise, l’enroulant entre mes doigts tout en baissant les yeux alors que ma voix baisse de plus en plus au fur et à mesure que je lui réponds. « Parce que je crois que je suis tombée amoureuse de lui et que … C’est bizarre car j’ai parfois l’impression que lui aussi … » C’est plus un murmure à moi-même, une voix presque inaudible alors que je fini par lui avouer mes sentiments pour mon mari, pour Josh, pour mon boss …

Je n’ose pas relever la tête, je n’imagine que trop bien la colère noire qui risque d’animer mon frère et j’aurais beaucoup aimé pouvoir faire un petit pas en arrière pour me reculer un peu. Mais je sais que si je bouge je risque de déclarer la guerre plus vite encore, qu’il risque de s’emporter encore plus rapidement, alors je reste parfaitement immobile, n’osant qu’à peine respirer de peur de réanimer Matt qui semble plongé dans d’intense réflexion mais je sais que je risque gros, qu’il va s’énerver, pour mon bien et que les paroles risquent d’être très dures à entendre une nouvelle fois. Et même si j’ai peur, je suis prête à assumer, parce qu’il s’agit de mon erreur et non de la sienne.
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Matthew McGregor
Admin cuniculophobe
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MessageSujet: Re: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Mar 6 Mar - 21:52

Cette situation était tout ce qu’il y avait de plus incongrue pour le jeune homme. Certes, June avait commis une grosse erreur. Lors d’une soirée trop alcoolisée, elle avait épousé son chef de service. Bon… soit. Bien qu’il n’avait pas été très heureux de l’apprendre et qu’il s’était emporté avant d’entendre raison, il pouvait encore s’en accommoder. Toutefois, il restait affreusement perturbé par cette nouvelle. Depuis toujours, June était la plus sage de la fratrie McGregor. Il lui connaissait que peu d’impairs, et des trois, elle était sûrement celle qui s’était fait le moins réprimander par leur père. Ellana, douce et extravagante, s’éloignait des règles de bienséances qui lui étaient dictées depuis sa tendre enfance. Elle s’en était détachée jusqu’à s’enticher d’un simple soldat qu’elle avait épousé en dépit de l’accord familial. Leur père lui en avait voulu, mais il n’avait pu lui faire entendre raison. Quant à Matthew, même s’il s’était plié d’une certaine manière au poids de l’héritage qui était le sien, il savait transgresser les règles, juste pour avoir le loisir de voir le visage de son père s’empourprer de colère. Enfant, il s’enfuyait souvent des leçons que lui prodiguaient ses tuteurs, des enseignements professionnels que lui faisait son père. Il aimait occulter les interdits, quelle que puisse être la sentence. Et puis, il y avait June. Sage et docile June qui n’avait jamais élevé la voix. Qui ne s’était jamais opposée à la décision familiale. Qui n’avait jamais transgressé le moindre interdit. Pour le plus grand bonheur du père, elle s’était lancée dans de prestigieuses études de médecine dans lesquelles elle excellait. Tout autant d’exemples qui l’éloignaient du moindre soupçon de bêtise. Et pourtant… elle était mariée par erreur. Si leur père l’apprenait, il en ferait sûrement une crise cardiaque. Par chance, l’événement ne s’était pas ébruité outre mesure. Seuls Matthew, Ellana, June et le fameux mari étaient au courant. Il en avait bien entendu parlé à Héloïse, mais il savait qu’elle n’en soufflerait pas un mot.

Jusqu’ici, la situation devait être simple : aussi secrètement que le mariage s’était déroulé, ils devraient divorcer d’un commun accord. Les papiers étaient prêts depuis bien longtemps. Alors pourquoi n’étaient-ils pas signés ? Pourquoi reposaient-ils encore sur le bureau de sa sœur sans que la marque de Josh ne soit apposée ? Matthew était dans le flou total. Il en venait à s’imaginer de nombreux scénarios. Bien entendu, il préférait incriminer le mari. Ne voulait-il pas divorcer ? Après tout, elle était un parti plus qu’intéressant. Ou alors, elle en avait peur ? Autant de raisons qui l’éloignaient de la possibilité que ce soit sa sœur qui retarde les choses. Il l’entendit avec étonnement dire qu’elle ne le craignait pas. Dans le fond, il était soulagé. Mais cela ne balayait pas ses doutes pour autant. « Evidemment que ce serait mal vu ! » Et encore, peu importait la réputation de ce type. Ce qui l’importait en premier lieu, c’était l’image que June renverrait. Parce qu’elle ne serait pas uniquement moquée dans son milieu hospitalier, mais aussi dans l’univers qui était le leur. L’aristocratie la pointerait du doigt. Sa réputation lui collerait à jamais à la peau. De la même manière que Matthew restait toujours ce cœur en perdition qui avait été abandonné à l’autel et qui se consolait par une vie d’opprobre. Si cela n’était plus actuel depuis qu’il connaissait Héloïse, une triste notoriété ne changeait pas si facilement. Il ne voulait pas que sa cadette puisse vivre une telle chose. Elle poursuivit son explication. D’après elle, il était difficile de le voir seul à seul. Matthew fronça les sourcils, comprenant de moins en moins. Ou alors… Oh pitié, ne dis pas que tu es amoureuse. Ne dis pas ça, June. Ne me parle surtout pas de… « Parce que je crois que je suis tombée amoureuse de lui et que… C’est bizarre car j’ai parfois l’impression que lui aussi… » Incrédule, l’éditeur ne réagit pas tout de suite. Il se contenta de dévisager sa sœur sans parvenir à prononcer la moindre parole. En vérité, il n’arrivait pas à réfléchir non plus. « Attends mais… » Il conserva un moment de silence. Sa voix était anormalement calme en prononçant ces mots. Cela ne dura pas. « Tu te rends compte ce que tu es en train de me dire ? Tu es devenue complètement folle ! » s’exclama-t-il, redémarrant dans cette colère qui l’avait animé un peu plus tôt. Il savait qu’il ne devrait pas réagir de la sorte, mais c’était plus fort que lui. Il recula, jetant les papiers du divorce sur la table basse. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien connaître aux sentiments de ce type ? « Est-ce que tu réalises que tu es en train de me dire que tu es tombée amoureuse de ton patr… » Il s’interrompit brusquement, assimilant lui-même la portée de la situation. Sa phrase s’acheva dans un murmure qui se perdit. « … de ton patron… » Oui, tout comme Héloïse était tombée amoureuse de lui alors qu’il était son patron, et qu’il était tombé amoureux d’elle alors qu’elle n’était que son employée. Qui était-il pour s’insurger soudainement d’un tel amour ? Sa colère s’éteignit d’un seul coup. Toutefois, il n’acceptait pas toujours forcément cette idée. Il se montrait juste plus prudent dans ses propos. « Mais… je veux dire… tu es sûre ? » Les sentiments, ce n’était pas à prendre à la légère. Il fallait qu’elle soit sûre de cet amour et… « Qu’est-ce qui te fait dire qu’il partage tes sentiments ? » Il connaissait encore les hommes pour pouvoir les déchiffrer un minimum. De plus, il n’avait pas l’âme d’un romantique. Il ne se laisserait pas abusé. Il secoua la tête. « Quand bien même vous avez des sentiments l’un pour l’autre, vous ne pouvez pas rester mariés, June ! Il s’agit d’un engagement important qui se fait après plusieurs années de relation. Vous ne pouvez pas rester mariés juste parce que vous êtes… potentiellement amoureux. » Cela paraissait cruel à dire, mais ce n’était que de la raison pour Matthew. Il s’essayait à prendre un ton plus compréhensif pour s’expliquer. Il ne voulait pas l’énerver ou repartir lui-même dans une colère. « Tu sais que j’ai raison… le fait que tu l’aimes ne changera pas ce que les autres en diront. » Lui qui s’insurgeait constamment des on-dit, voilà que son discours était un comble. « De quoi tu as véritablement peur, June ? Qu’est-ce que ce divorce pourrait changer à vos sentiments, si vous en avez l’un pour l’autre ? » Pour la première fois, Matthew sentait que c’était enfin la véritable question à poser.
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Lun 12 Mar - 19:18

Il est tellement énervé et en dehors de ma propre indécision face à la situation je ne peux que comprendre la réaction de mon frère. Parce qu’il ne veut que mon bien, ma protection et mon bonheur comme toute personne normale le souhaite à n’importe qui de sa famille. On veut le meilleur et on le souhaite et c’est de cette manière que la vie se déroule. Sauf lorsque ce que l’on pense bien pour soit ne l’est pas aux yeux des autres, que ce que je ressens n’est pas ce qu’il y a de bien pour moi et de sein pour ma famille ou pour moi-même. J’en ai pleinement conscience et pourtant je ne peux as m’empêcher de plonger les pieds dedans une nouvelle fois. Provoquant alors un peu mon frère lorsque je lui avoue mes sentiments pour mon supérieur. Je m’attends alors à de la foudre, des clairs et un véritable tonnerre capable de remuer tout l’appartement que nous occupons. Je m’attends à ce que le canapé soit foudroyé en deux juste par le regard de Matthew, que le sol tremble et qu’il s’en retrouve fissuré entre nous deux. Comme si je marquais un fossé entre nous deux sans pouvoir nous souder. Mais au lieu de cette tempête infernale à laquelle je m’attends, de cette montée puissante d’adrénaline de mon frère qui aurait pu tout détruire sous son passage, c’est avec un calme bien plus inquiétant encore qu’il réagit. J’aurais même préféré entendre son agacement face à tout ça, ce qui aurait été bien plus gérable que de l’entendre parler sur un ton bien trop calme. Je ne sais pas quoi faire et encore moins comment réagir. Mais la colère arrive, elle pointe le bout de son nez en éclatant furieusement. Oh Matthew, oui je me rends parfaitement compte de ce que je suis en train de faire, de tout ce qui est en train de se produire autour de moi, du bazar dans lequel je m’empêtre encore un peu plus chaque jour … Si seulement tu pouvais comprendre que oui, effectivement, je suis en train de tomber amoureuse un peu plus chaque jour de mon titulaire, que je sais parfaitement que je ne suis pas à ma place … Je continue de répondre silencieusement à mon frère, pensant si fort les réponses mais sans pouvoir en prononcer un seul mot pourtant. La tempête finit tout de même par se calmer, lui-même se rendait compte que je n’étais pas la seule à tomber amoureuse de mon supérieur. Sa propre histoire d’amour étant basée sur cette même relation, qu’Héloïse n’était autre que son employée avant de devenir tout son univers. Mais ce n’est pas parce que tout va bien pour lui que tout peut bien se passer pour moi.

Et il reprit moins fort, plus calme, n’acceptant pourtant pas ce que je venais de lui révéler. Je ne peux pas lui en vouloir, ne l’acceptant pas moi-même. « Je sais ce que je ressens pour lui mais je sais très bien que je ne pourrais jamais être le genre de fille dont il tombera amoureux. » Lui révélais-je, honteuse de mon comportement encore plus fort que jamais à présent. Matt reprit, refusant encore que ce mariage reste d’actualité et je sais très bien qu’il a raison. Les papiers doivent être signés et toute cette histoire doit finir dans les oubliettes sans être connue par quelqu’un autour de nous. Ce serait un drame que quelqu’un apprenne ce mariage et une terrible honte sur nous. Je ne dis pourtant rien, ne relevant pas les propos de mon frère, ne me battant pas pour l’amour que j’éprouve. Parce que même si les larmes perlèrent doucement au coin de mes yeux, que la douleur était un peu plus vive à ce moment précis, je savais très bien qu’il avait raison et que je ne pouvais absolument pas le nier. Aussi mal cela faisait-il je ne pouvais qu’accepter ces mots et faire en sorte de terminer toute cette affaire. « Oui, tu as raison. » J’avoue finalement, laissant place à une faible tentative d’éclairer mon visage par un sourire et ne pas paraître aussi déprimante et décevante que ce que je lui montre depuis que je suis rentrée à l’appartement. Mais c’est la dernière question que mon frère me posa qui me laissa sans voix. Je ne m’attendais en rien à cette demande ce qui me poussa à révéler encore un peu plus ce que je ressentais. « J’ai peur de tout effacer en signant. » Me rendant compte que je n’étais pas claire en utilisant cette réponse, je me repris pur partir dans de petites explications que je lui devais bien. « J’ai peur de passer à la trappe, c’est idiot n’est-ce pas ? Mais pourtant je n’ai pas envie que Josh m’efface totalement de sa vie, je n’ai pas envie d’être ce boulet qu’il a dû trainer pendant un divorce énervant d’un mariage qu’il ne voulait pas. J’avais simplement envie qu’il me voit d’un autre œil avant que tout se termine. » Me confiais-je en me laissant tomber sur le canapé, vidée de toutes mes forces. « J’ai simplement envie d’exister pour quelqu’un, autre que ma famille, ne le prend pas mal. » Je termine en levant les yeux vers mon frère, observant sa réaction avec inquiétude. « Je suis tombée amoureuse de la mauvaise personne et j’ai terriblement envie qu’il ne m’oublie pas. C’est puéril, je sais, s’il te plait ne prend pas la peine de me le dire … » Lui demandais-je en continuant de me révéler. L’interne idiote tombée amoureuse de son beau supérieur, une belle base de romance dans une série à l’eau de rose mais pas dans la réalité.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥    Ven 23 Mar - 14:33

La colère se répandait encore dans ses veines, mais il faisait tout pour refreiner cette émotion. Matthew se maîtrisait généralement très bien, mais dès lors qu’il s’agissait d’un sujet qui touchait sa famille, notamment ses sœurs ou Héloïse, il ne répondait plus de lui-même. La situation dans laquelle elle s’était fourrée le rendait totalement fou. Il se souvenait la manière dont elle lui avait annoncé ce mariage insensé avec son patron. Ils étaient à ce fameux réveillon de Noël. Empêché de pouvoir profiter de sa petite amie, il n’avait pas apprécié cette soirée guindée jusqu’à ce que sa jeune sœur le rejoigne. Comme des enfants faisant le mur, ils s’étaient isolés dans la bibliothèque, non sans prendre de l’alcool pour alimenter leur entrevue. Ils avaient beau vivre ensembles, cela n’était pas si simple pour eux de se voir et de profiter l’un de l’autre. Son travail à l’hôpital lui prenait toutes ses journées, et parfois même ses nuits. Quant à Matthew, il se vouait corps et âme à son travail, effectuant de nombreux déplacements. De plus, la pudeur McGregor les poussait rarement à des confessions. Par chance, l’alcool était là pour débrider les usages. Ainsi, enivrée, June s’était épanchée sur ce secret qui la hantait. Un mariage accidentel à Vegas avec le chirurgien qui travaillait avec elle. Il en avait recraché sa boisson. Aujourd’hui, apprendre qu’elle reculait le divorce parce qu’elle était tombée amoureuse de son supérieur lui faisait le même effet. Il s’était énervé, révolté, agacé. Jusqu’à ce qu’il ne réalise que sa situation n’était pas bien différence de la sienne. N’était-il pas lui-même un patron qui était tombé éperdument amoureux de sa stagiaire ? En dépit de son rang, de son statut et de sa naissance. Qui était-il pour s’outrer des sentiments de sa sœur ? Il se faisait violence pour apaiser son cœur et sa raison. Toutefois, il n’en demeurait pas moins lucide. La situation de June se présentait légèrement différente de la sienne. Matthew et Héloïse n’étaient pas mariés, engagés dans une union qui semblerait inconsidérée après une relation aussi courte. Le mariage était un engagement à réfléchir. Même si les sentiments de sa sœur étaient véritables et partagés par ce fameux Josh, cela ne donnait aucune légitimité à leur union. Ils pouvaient tomber amoureux. Pas être mariés si tôt. D’autant plus en s’appelant McGregor et en portant sur ses épaules le poids d’une réputation prestigieuse. Que dirait-on de cette héritière qui se mariait avec le premier venu lors d’une soirée arrosée ? Non, Matthew ne démordait pas de ce point de vue.

« Je sais ce que je ressens pour lui mais je sais très bien que je ne pourrais jamais être le genre de fille dont il tombera amoureux. » Matthew haussa un sourcil. Ça, il en doutait. Qui ne pourrait pas tomber amoureux de sa sœur ? Bien qu’il ne le souhaitait pas, il ne fallait pas déconner. Elle était belle, brillante, ambitieuse… Puis c’était une McGregor ! Il n’objecta pas sur ce point malgré tout, préférant exposer son point de vue sur ce mariage et les problèmes que cela pourraient engendrer. En premier lieu, au sein de leur famille. Leur père ne pourrait accepter une telle union et Matthew n’était pas en place pour pouvoir défendre June. Cette dernière finit par lui donner raison. L’éditeur se détendit. Néanmoins, il ne voulait pas en rester là. Il voyait bien que cette solution de raison ne convenait pas à sa sœur. Que craignait-elle ? Il lui posa la question. Ses angoisses reposaient dans le fait de mettre un point final à cette relation entre eux. Pas uniquement à ce mariage, mais à leurs échanges, à d’éventuels sentiments. Au fil de ses confessions, il découvrit la blonde sous un nouveau jour. Elle ne s’était jamais ouverte sur ce genre de sujet. Elle voulait être aimée et aimer à son tour. Tout ce qui en résultait, c’était qu’elle se trouvait puérile. Matthew poussa un long soupir, observant cette sœur qui s’était même affaissée sur le canapé. Il haussa les épaules et plongea ses mains dans ses poches.  « Je ne le dirai pas. » Il n’avait aucune raison de lui dire ce genre de chose. « Je ne le pense même pas d’ailleurs. » Tomber amoureux de la mauvaise personne… cela avait-il vraiment du sens ? On tombe amoureux de la mauvaise personne quand c’est un monstre en face de nous, qu’il nous fait du mal et qu’il nous bafoue. Etait-ce le cas ici ? Certainement pas. Il vint s’asseoir à côté de sa sœur, réfléchissant aux propos qu’il pourrait bien lui tenir sans se parjurer dans ses certitudes. « Je comprends tes peurs… toutefois, ce n’est pas sain de conserver votre mariage pour cette seule raison. Si votre histoire doit avoir un lendemain et que vos sentiments sont sincères, ce n’est pas ce petit bout de papier qui vous séparera. Bien au contraire, cela prouvera que vous n’avez pas besoin d’un mariage dénué de sens pour vous prouver que vous vous aimez. » Il tourna la tête vers sa sœur, lui souriant avec la tendresse d’un frère. « Qu’est-ce qui te fait croire que quiconque pourrait résister au charme de June McGregor ? »
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« C'est quand tu veux. Maintenant ou tout de suite. » + June ♥
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