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 Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar

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Team Simba
Alastar Black
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MessageSujet: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Dim 19 Nov - 17:10


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

Cassiopée & Alastar



Dans la lune, le penseur de la démence. Alastar nous honorait de son hypnotique luminescence. Éblouissante de toutes parts. Son absence démesurée. La tête passablement lourde, le cœur pas peu fier, armé de glace, de ténèbres et de fer. Hier, une émergence d'ombres sous la coupe des orages et de l'incertitude. Aujourd’hui la voix s’encombrait de croix et les yeux se voilaient de mensonges insalubres. Il y avait ces instants où l'obstination de la bonne conscience ne suffisait pas. Il y avait ces moments où l'usurpateur au courage de lion laissait place à la gazelle fuyant pour sa vie, couarde et déboussolée. Telle une proie fragile fléchissant sous le poids de la loi du plus fort, l'Astrophysicien céda, comme à chaque fois. Il ne savait plus faire que ça. C'était apaisant pendant un temps, simplement plaisant. Puis c'était devenu plus que cela, plus imposant, plus important. Une envie, un désir, un besoin plus que de raison. Rien à perdre, rien à retrouver. Le choix était bien vite fait. Pitoyable. Sans doute. Faible. Probablement. Il s'était éteint en dedans il y a si longtemps qu'il se moquait si ardemment du présent. Il n'avait plus de saveur, il se souvenait à peine quelle était-elle à l'époque où il perçevait les couleurs avec merveille et sentait le parfum des fleurs avec candeur. Il ne souhaitait pas en avoir de souvenirs, il avait fini par les effacer par la seule force de sa solide personnalité. Était-ce seulement suffisant ? La preuve que nan. Mais il s'efforçait d'y croire et de le faire croire. Bon menteur avec les Hommes, si naïfs, tant crédules que son propre cœur avait lui même été dupé, cet écorché.

Pauvre scientifique névrosé. Fantôme sinistrement égaré, errant dans les ruelles sombres de ses songes. Le Professeur Black était assis sur une chaise en chêne à l'intérieur de cette demeure sans âme qu'il peinait à affectionner, étouffante de ce sentiment de rejet. Sa tête entre ses mains et ses coudes appuyés contre ses genoux, il luttait. Comme si il était encore armé, comme si il possédait toujours cette stupide volonté de remporter ce combat perdu d'avance. L'aiguille était couchée sur la table basse face au bureau, le défiant de ne serait-ce que la frôler, ne serait-ce que d'y jeter un regard une seule petite seconde. Il la fixa un instant seulement, et ce fut suffisant. L'écroulement de toutes résolutions, de toutes bonne conscience, le silence de la voix de la raison, ce connard d'ange à l'optimisme écœurant. Car il suffisait d'un instant, si peu de temps et pourtant trop. Inconsciemment, l'anglais se mit à frotter nerveusement le creux de son avant-bras où les vieilles cicatrices des injections précédentes se dessinaient encore clairement. Sur cette peau blafarde dansait hasardement la constellation favorite de l'Astrophysicien; Cassiopeia. Coïncidence vénéneuse et diablement belle pourvue d'une profonde malveillance. Une douleur charmante. Comment se pouvait-il ? Malsaine. Il devait se méfier de cette démence qui l'emportait toujours plus loin dans sa déchéance, lui, l'étoile noire aux milles défaillances. Il n'en était plus à quelques échecs près, son existence même en était jonchée. Ses yeux se fermaient doucement accompagnant un fin sourire las. Alors que son esprit, assaillit de monstruosités délectables le faisait absurdement accepter tout ce malheur tristement transformé en bonheur, rien, lui-même, les douces effluves lointaines du parfum rosé de Melody, la haine, l'amour et la rancœur. Tout semblait perdre de son importance, d'un seul coup. C'était tout. C'était doux. Et son regard vagabondait lentement aux alentours de nulle part, demeurant absent, brouillé par un voile de déni, de joie et de haine camouflées sous un chagrin infini.

Puis il y eut ce coup fébrile donné contre la porte d'entrée, trop soudain, trop imprévu. Lointain. Peut être ses songes se jouaient de son infortune ? Et pourtant il l'avait clairement entendu. Ô ce qu'il pouvait haïr l'impossibilité d'anticiper à tout moment chaque action, chaque mot, chaque pensée. Mais c'était hors de ses capacités, il ne finirait donc jamais par s'y résoudre, son esprit trop stratégique, trop amoureux de la pratique, du contrôle et de la nécessité de savoir... Rapidement, comme pris sur le fait, l'homme délabré poussa sur le sol d'un geste brusque tout son nécessaire de torture, ou de vendeur de bonheur passager, à voir selon les points de vue. Il passa une main légèrement tremblante sur son visage fiévreux et rajusta presque rageusement les manches de sa chemise auparavant fortement distinguée. Qui que soit la personne qui se trouvait à la porte, elle attendrait que son altesse royale Alastar Black soit en mesure de lui accorder audience. L'importuner était une chose. Le prendre inconsciemment en flagrant délit en était une autre. Elle en paierait assurément le prix. C'était ainsi, bien dommage et injuste, certes. N'était-ce pas là la définition de la vie ? Les règles du jeu étaient posées et signées; il s'agissait évidemment des siennes, quelles autres autrement ? Il savait toujours tout manier. Le maitre du jeu de sa propre vie, et de celles qui avaient le malheur de tenter de se trouver une place dans la sienne. Imbéciles. Il en tenait fermement et égoïstement les rênes si puissamment qu'il faudrait une force incommensurable pour les lui arracher, à lui, l'acharné au cœur fatigué. Le grondement sourd de la porte retentit de plus belle dans la pièce, lui décrochant un grognement de mécontentement. Cette fois ci, il était réellement agacé. Il enfila à la volée un long manteau noir et élégant et rajusta machinalement sa cravate juste en dessous. En si peu de temps il s'était revêtu de son rôle, parfaitement dissimulé devant tous ces naïfs. Le visage froid, légèrement crispé de colère, la tête haute, fière, son apparence odieusement condescendante. Lucifer était prêt à juger. À ramener de force s'il le fallait, l'inconnu(e) jusqu'aux portes du Paradis, bien loin de son Enfer à lui. Uniquement à lui. Il ne partagerait jamais son royaume, n'accueillerait jamais quiconque dans ses bas-fonds.

Lorsqu'il ouvrit d'un geste vif la porte d'entrée, il fit face à... Une gamine. Enfin, c'était assez réducteur, mais l'anglais était de mauvaise foi et particulièrement tendu, ceci expliquant son manque d'objectivité. Il la dévisagea un moment avant de prendre la parole. « Bonjour. J'imagine que vous vous êtes trompée de demeure... » susurra-t-il, faisant claquer son accent british plus que nécessaire. Son "imagine" sonnait davantage comme un "j'espère", comme une menace dissimulée, très subtile mais bien présente. Les yeux plissés, il l'observa alors plus minutieusement, mais, il n'y avait rien à faire, même en mettant sa mauvaise humeur de côté, la jeune femme se tenant face à lui n'était et ne resterait qu'une gamine à ses yeux clairs qui la fusillaient de leurs éclairs. Que diable faisait donc cette inconsciente au pas de sa porte ? Qui était-elle ? Et, plus important encore, que lui voulait-elle ? Ce qu'il y avait de sûr, c'était qu'elle n'était nullement d'ici. Ça aurait certainement pu être une bonne nouvelle pour le britannique largement dépaysé qu'il représentait. Mais, étrangement, il sentait que s'en était pas une. Loin de là. Non, vraiment pas. Ses manières, cette douceur irritante émanant de sa personne. Son accoutrement à la fois chic sans être trop pompeux, ses airs fiers sans l'être ouvertement... Typiquements... Parisien. Oh, bloody hell, c'était forcément cela ! Elle était française. Il en était certain. Il le serait réellement lorsqu'il l'entendrait s'exprimer, mais sa perspicacité -et son arrogance gargantuesque- lui soufflait que ce n'était pas nécessaire. Elle était sans aucuns doutes française et... Arf. Comme s'il n'était pas assez pourvu de mauvaise volonté jusque là ! « J'ignore parfaitement ce que vous cherchez, mais je peux vous assurer que je ne suis absolument pas en mesure de vous aider. Croyez moi, vous perdez votre temps. » déclara-t-il de son ton grave et démesuré. Il n'était pas en mesure, ou plutôt il n'avait nullement l'âme assez charitable pour aider qui que ce soit même s'il le pouvait ou le souhaitait (ce qui n'était évidemment pas le cas). De toute manière, même en ces temps révolus où il était encore cet homme charmant et charmeur, il n'avait jamais su s'y prendre correctement. Alors il n'aidait pas. Il n'aiderait pas. Et c'était comme ça, il était comme ça. Encore moins une inconnue. Une inconnue qui le dérangeait. Une inconnue française qui le dérangeait. Question de valeur ou de... Peu importait ! Si ce n'étaient pas des arguments assez convaincants, il était de mauvaise foi. Et il se trouvait que... Oui, bon. Il n'avait pas à se justifier non plus, et puis quoi encore ? Un sourcil relevé, de défi. « Vous comptez dormir ici ? » (huhu s'il savait) finit-il par lâcher froidement, la voix dénotant légèrement d'ironie, remarquant qu'elle n'avait toujours pas bougé d'un pouce, qu'elle était chargée et qu'elle ne semblait pas avoir l'intention de s'en aller de si tôt... À son plus grand dam. Que la journée débutait odieusement, quel insupportable acharnement constant sur sa personne. Ne pouvait-on pas le laisser sombrer en paix ? Visiblement c'était trop demander.
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Cassiopée Desnuits
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Dim 19 Nov - 21:41


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

Cassiopée & Alastar



Cassie avait beau être déjà capable, à peine arrivée, de dresser une liste de tout ce qui rendait la Californie clairement moins attrayante que Paris, il y avait bien une chose qu’elle ne pouvait pas enlever aux américains : leur sympathie. Son employeuse, qui était venue la récupérer à l'aéroport, lui réserva un accueil si chaleureux que la brunette manqua presque de prendre peur devant l’accolade typiquement américaine qu'elle lui offrit. C’était une jolie quarantenaire au sourire de publicité, et aux paupières alourdies de Khôl à la mode des femmes de là-bas, elles qui donnaient l’impression d'être prêtes à tout moment pour défiler sur un tapis rouge. Brushing parfait, ongles manucurés au millimètre, ensemble Zara, sac à main Givenchy, escarpins Manolo Blahnik, Bethany –telle était son prénom– avait l’apparat de la star d’Hollywood qui va faire son shopping en considérant qu’elle croiserait des paparazzi en route, ce qui ne la rendait en rien antipathique. Au contraire, Cassie l’apprécia immédiatement, elle et son extravagante. La jolie parisienne avait cette maturité de prendre les gens comme ils étaient et de trouver du charme à leur singularité. En plus de se montrer foncièrement aimable, Bethany la mit tout de suite à l’aise en la rassurant sur tous les points que sa compagnie prendrait en charge, elle lui donna également son numéro de téléphone en lui garantissant qu'aucun appel de sa part ne la dérangerait. Dans la voiture, elle s’évertua également à la mettre en garde sur Alastar Black et son comportement… particulier. Cassiopée n’avait cependant aucune mauvaise surprise, tout ce que disait Beth était déjà mentionné sur le dossier. Celle-ci expliqua tellement précisément, en long et en large, la situation, et la mission de Cassie, que lorsqu’elle s’arrêta enfin de parler pour lui demander si elle avait des questions, la brunette ne trouva rien de mieux à dire que : « Euh… … il a le wifi ? » « Mais enfin ma belle, tout le monde a le wifi ! » Beth s’interrompit un bref instant, semblant réfléchir sur le personnage d’Alastar puis ajouta prudemment : « … nous allons quand même te prendre un abonnement spécial, sait-on jamais. » Les deux camarades firent un petit stop dans un commerce de téléphonie mobile, avant de reprendre la route. Dès qu'elles franchirent la frontière du quartier qui les intéressait, un endroit plutôt calme car éloigné du centre, la conductrice prévint aussitôt Cassie. De jolies demeures parsemaient les monts, et devaient chacune avoir une splendide vue mer. La zone était chic, mais grossièrement dénuée de profondeur et d’histoire, si bien qu’on aurait dit qu’elle avait été bâtie l’année précédente. Une beauté sans charme, et donc sans intérêt. Peut-être que ce paysage serait plus sympathique, avec un coucher de soleil ? La demoiselle s’était tant perdue dans ses pensées qu’elle fut un peu prise au dépourvue lorsque la voiture s’arrêta. « Nous y voilà ! » annonça Bethany. Cassiopée suivit son regard et déglutit difficilement en voyant la taille du domicile. Je vais habiter là, moi ? songea t-elle. Elle jeta un coup d’œil à sa comparse, comme si elle s’attendait à ce qu’elle lui annonce qu’il s’agissait d’une blague, sauf que non, c’était ridicule. Evidemment qu’elles étaient à la bonne adresse, c'était d'ailleurs le bon numéro ! « N’oublie pas, tu m’appelles au moindre soucis. Je n’habite pas loin » la rassura Bethany en lui donnant une dernière accolade. Qu'elle dise au revoir dans la voiture, sans oser en sortir, était peut-être une indication sur le fait qu’Alastar était quelqu’un dont elle n’avait pas nécessairement envie de s’approcher.

Cassie sortit du véhicule avec réticence, rajustant son sac sur son épaule. Son regard toisa la porte d’entrée, puis le numéro de la maison, puis revint vers Beth, qui leva le pouce avant de mimer l’appel téléphonique de sa main. Puis, suite à un dernier sourire Colgate, elle démarra et la planta là. Bon. La demoiselle s’avança d’un pas hésitant vers le petit chemin menant au perron, puis après une forte expiration pour se donner du courage, elle toqua. Petit moment de patience, puis elle recommença. Rien. Il n’était pas là ? Elle s’apprêtait à migrer vers le côté pour jauger les fenêtres mais se figea à l’ouverture de la porte. Courte seconde de stupéfaction, avant qu’elle ne claironne un « Bonjour ! » tout sourire. Alors qu’elle allait se présenter, Cassie fut coupée dans son élan par une réplique assez sèche : « Bonjour. J'imagine que vous vous êtes trompée de demeure... » Il avait dit ça avec un naturel tellement froid et déconcertant qu’une forme d’incrédulité traversa le regard de Cassiopée. Elle était à deux doigts de s’y laisser prendre… mais elle avait reconnu son visage aux traits mutins, et son regard clair, bien plus perçant qu’en photo cela dit. « Mais enfin… non », balbutia t-elle en fronçant légèrement les sourcils d’incompréhension. Il devait lui faire une mauvaise blague, c’était un britannique, ils avaient un humour très particulier, les britanniques… Il était bien habillé en plus, contrairement à elle qui se trouvait très simplette avec son maquillage léger, ses cheveux avec leurs ondulations naturelles (pas forcément ordonnées), sa tenue de ville et ses petits talons. Alastar Black portait une cravate nom d'un chien ! En outre, il avait plus l’air d’un homme prêt à accueillir, que Cassie n’avait l’air d’une femme prête à être reçue. « Vous comptez dormir ici ? » Faisant une grossière erreur d'interprétation au vue de la façon dont il s'adressait à elle, Cassie comprit qu'il l'invitait à partir et non à entrer ! La brunette défit son lourd sac en bandoulière de son épaule et le laissa sur le sol du perron. Elle ne s’était pas encombrée de beaucoup de choses, juste du strict nécessaire pour une journée. Le reste, elle achèterait. « Eh bien concrètement… » marmonna t-elle en glissant la main dans la poche de sa veste pour en sortir une feuille quelque peu froissée, qu’elle déplia assez maladroitement « enfin… contractuellement parlant… » rectifia t-elle « je le dois ». Cassie acheva sa phrase en levant son contrat sous le nez d’Alastar afin qu’il en prenne connaissance. Le simple intitulé en capital était, en lui-même, déjà très parlant. L'homme ne s'était probablement pas attendu, avec sa question, qu'elle le prenne au mot...  « Je pensais que vous en aviez fait la demande vous-même, Monsieur Black, mais cela doit manifestement venir de l’organisme dans lequel vous étiez. Toutefois, on m’a dit que vous seriez au courant de ma venue », se justifia t-elle dans un anglais impeccable, bien que l’américanisation de son accent contrastait foncièrement avec celui britannique de son interlocuteur. Lui laissant le contrat, la jeune femme récupéra son sac, le repassa sur son épaule, et entra en ayant l'impression de commettre une petite effronterie alors que ... pas du tout, il l'avait préalablement invitée. Faisant abstraction de l’accueil assez froid de son hôte-malgré-lui (elle avait vu pire), la jeune femme se retourna après l'avoir dépassé et lui tendit poliment la main, le sourire aux lèvres. « Je m’appelle Cassiopée Desnuits, c’est un plaisir de vous rencontrer ». Il y avait de la sincérité, doublée d'une profonde bienveillance, dans le regard de Cassie. Aucune ironie, contrairement à l'homme. Oui elle était contente de se trouver devant lui, de le voir. Peu importe son comportement, il s’était montré réticent, tout juste irrité, mais s’il n’était pas au courant qu’elle débarquait aujourd’hui, sa réaction était plutôt justifiée. Cassiopée raisonnait avec optimisme, sans savoir que le pire était probablement à venir…
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Dim 19 Nov - 23:11


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

Cassiopée & Alastar

Tout se passait merveilleusement bien avant son arrivée, à cette fauteuse de trouble. Vraiment tout. On   ne   peut   mieux. Pourquoi tout gâcher, alors ? N'avait-elle pas de cœur au point de lui interdire ses plaisirs coupables ? (#dramaking) Tout était évalué et s'écoulait selon l'ordre souhaité. Parce que le scientifique l'exigeait et ne supportait aucune défaillance à ses calculs. Et il n'y en avait pas eu une seule, c'était scandaleusement morne. Parfaitement dans les normes. Une journée d'abattement comme il s'en octroyait de plus en plus ces derniers temps. Rien d'extraordinaire, de quoi tenir, simplement. Au fond, c'était peut être un peu triste de voir les choses de façon si brutale et formelle, mais il n'aurait jamais pitié de lui ouvertement. Il faisait son possible pour tout camoufler, cette peine, cette haine, ce tout. Et pourtant il ignorait bien à quel point ses deux océans bleus se noyaient souvent dans le chagrin. À quel point il n'était pas si impassible qu'il le prétendait. Sa voix, ses paroles, toujours puissantes et tranchantes étaient probablement les seules à faire correctement leur boulot en permanence. Ses plus fidèles armes. Et son faciès méprisant. Ô il était devenu diablement laid en dedans, tant que ça avait fini par l'envelopper de toutes parts de répugnance. Une carapace utile, finalement. Mais non, évidemment, non. Rien ne pouvait se passer selon ses désirs sans qu'un nuisible, en l’occurrence une, ne vienne tout ruiner. Comment ruiner ce qui l'était déjà, concrètement ? Encore une question à laquelle il ne souhaitait pas répondre. Et puis il avait autre chose en tête, autre chose à régler. Alors qu'il allait aisément se débarrasser d'elle et qu'il lui fit grâce subtilement de son impatience quant à son départ. La jeune femme le pris au dépourvu. Était-ce seulement possible encore de l'étonner ? Il l'observa, les sourcils fortement froncés, sortir de sa poche avec une difficulté assez pitoyable, un document qu'elle lui colla au nez. Il lui arracha alors des mains et ne s'occupa plus de rien, plus d'elle, seul ce foutu papier comptait. C'était impossible ! Pas après tout ce temps ! Il n'y croyait pas, ne voulait pas en croire un mot ! « Non, non, il doit forcément y avoir une erreur... » marmonnait-il pour se rassurer, le timbre de voix tremblant d'énervement mêlé à l'inquiétude. Il reporta finalement un regard meurtrier sur la française, toute innocente et simpliste. Dieu qu'elle l'agaçait déjà éperdument. « Haha, demander à ce qu'on m'octroie une nourrisse personnelle pour me gâcher la vie en permanence en plus de tuer ma solitude ? Mais tout à fait. » lança-t-il plus sarcastique que jamais. Et au vu de la crédulité de la brunette, il se sentit obligé d'ajouter, plus fort, comme on gronderait une enfant. « Bien sûr que non. Est-ce que j'ai l'air d'avoir demandé quoi que ce soit ? La seule chose que je demande c'est qu'on me laisse en paix, c'est pas bien compliqué. Et non, on ne m'a prévenu de rien. »

Il n'arrivait vraiment pas à croire un traitre mot de ce que cette feuille et cette femme impliquaient.

☆ ☆ ☆

Flashback

« Monsieur Black, entrez je vous prie. C'est aujourd’hui que nos chemins se séparent, bien trop tôt cependant, je l'admets. Vous pourrez de nouveau filer joyeusement le parfait amour avec vos étoiles. » L'anglais haussa les yeux au plafond instinctivement, passablement las. Les boutades idiotes et la voix nasillarde du docteur Mikaelson ne lui manqueraient certainement pas. « Venons en au fait, voulez-vous ? Donnez moi cette autorisation, que je la signe. Je suis venu de mon plein gré, j'estime avoir le droit absolu de m'en aller quand je le désir également. » fit Alastar de son habituel ton autoritaire tout en s'asseyant à une vitesse éclair au bureau du docteur, qui, lui, l'observait d'un œil étrange, mi-amusé, mi-intrigué. « C'est là, hélas, que vous vous trompez, mon ami. » dit simplement le docteur en ouvrant le dossier de son (ex) patient, l'air plus grave et légèrement plus sérieux. « Vous avez signé un contrat à votre arrivée, souvenez-vous. Ce dernier était clair, il me semble, et je trouve cela étonnant que pour un scientifique aussi brillant et reconnu que vous, vous n’ayez pas fait attention à ce à quoi vous donniez votre accord. » Les sourcils froncés au possible et la mâchoire farouchement contractée, Alastar sentait la colère et le trouble le consumer peu à peu. « Qu'est-ce... De quoi est-ce que vous parlez ? » lança-t-il, la tête haute et le regard meurtrier. Il restait fier, gardait le contrôle, mais redoutait le pire. Bon sang, qu'avait-il pu signer ? Il était si mal en point à l'époque qu'il n'avait pas même eu la décence de lire ce foutue contrat de bas en haut. Quel imbécile faisait-il ! Et quel escroc, celui là. Cette clinique était remplie de manipulateurs, à commencer par cet imbécile de Mikaelson. « Vous pouvez tout à fait arrêter votre cure, même si l'on juge qu'il est clairement trop tôt, cependant vous resterez sous surveillance et aide médicale autant de temps qu'il le faudra. En clair, vous viendrez quotidiennement passer des tests à l’hôpital général de LA, et si l'on juge que cela est nécessaire... Nous vous fournirons le soutien permanent d'un compagnon de sobriété. » L'anglais ne saurait dire ce qui le rendait si fou de rage à l'instant, ce petit sourire naissant au coin des lèvres de l'ancêtre qui lui servit de docteur, ou toutes ces informations qui fusaient dans sa tête et qui ne faisaient aucun sens. AUCUN PUTAIN DE SENS. Il ne comprenait rien, ne savait plus. « Et cela vous rend le sourire, ravi que ma situation puisse amuser quelqu'un dans cette clinique infernale. Vous, vous tous, n'avez servi strictement à rien sinon à me faire apprécier plus encore ma propre décadence. Vous êtes contents de vous, cela vous amuse d'échouer ?! » hurla-t-il presque, perdant le contrôle quelques instants. Il savait qu'il n'arrangeait pas son cas. Que rien de ce qu'il pourrait dire ou faire ne changerait la donne. Mais il se moquait bien des répercutions, au point où il en était, il se moquait bien de tout. Cela faisait du bien, de se lâcher. Il étouffait ici, depuis le premier jour. Il voulait fuir. « Monsieur Black. » commença doucement le docteur en s'approchant lentement sur son assise pour capter au mieux l'attention de l'anglais délabré, en ce jour plus que jamais. « Je ne vais pas vous mentir, vous ne me manquerez certainement pas... » Immédiatement piqué au vif, Alastar le coupa, ne tenant déjà plus face à ce calme olympien qui l'irritait de plus belle. « Le sentiment est partagé ! » Mais le vieil homme continua dans sa lancée, ignorant sa remarque. « Et vous ne manquerez probablement à personne ici. Vous êtes, je puis l'affirmer avec certitude, le patient le plus odieux que cette clinique n'ait jamais connu. Mais ce n'est en aucun cas une raison pour que je souhaite votre malheur. Si je souris aujourd'hui, ce n'est pas simplement parce que je ne vous reverrai plus, mais parce que je comprends maintenant que vous n'aviez pas votre place ici, que vous avez besoin d'espace, que vous fuyez l'enfermement autant que vous l'adulé secrètement, aussi paradoxale soit cette conclusion. Vous êtes le patient le plus complexe qu'il m'ait été donné de soigner, mais je ne suis malheureusement pas celui qui pourra vous aider. Et j'ignore si vous avez besoin d'aide pour prétendre à guérir un jour, ou si vous vous suffirez à vous même. Mais je sais une chose avec certitude, ce contrat vous sera bénéfique à un moment ou à un autre, quoique vous en pensiez. »

☆ ☆ ☆

C'était la fin. Elle était là et il ne pouvait rien faire contre cela. Alors il avait rapidement pensé à un plan... Parce qu'il n'avait pas bien le temps de l'étoffer pour le moment mais qu'il fallait bien trouver quelque chose pour lui redonner espoir de garder sa solitude intacte avant que cette française hystérique ne l'atteigne pour de bon. Oui, il allait trouver un moyen pour la faire fuir. Peut être pas aujourd'hui, ni demain, mais un jour viendrait où elle s'en irait les larmes aux yeux et pour l'une des rares fois dans sa vie il se délecterait du malheur des autres pour son propre bien. Égoïste, mais efficace et radical.

Alors qu'il sortit brusquement de ses pensées, il ne comprit pas immédiatement pourquoi, devant lui, se tenait... Plus personne, en fait. « Je m’appelle Cassiopée Desnuits, c’est un plaisir de vous rencontrer. » la voix enthousiaste de la demoiselle lui parvint derrière lui. Mais... Que ? Il fit alors volte face, et se retrouva de nouveau nez à nez avec elle. Il l'observa quelques instants avant de contracter la mâchoire de crispation. « Mais je vous en prie, faites-donc comme chez vous ! » lança-t-il plein de sarcasmes, tout en lui offrant un sourire des plus faux et en écartant légèrement les bras comme pour l'accueillir, élégant et charmeur. Bordel elle le prendrait surement au mot. Ne pas s'énerver, ne surtout pas s'énerver. Il se décida finalement à refermer la porte derrière lui dans un fracas qui sembla les ramener tous deux à la réalité. Elle voulait jouer les idiotes ? Parfait, elle apprendrait que peu importait le jeu, il gagnait toujours. Il desserra alors légèrement sa cravate et se mit à marcher d'un pas rapide dans le couloir, frôlant à l'occasion la demoiselle sur son passage alors qu'il lui prit ses bagages à la volée. « Très bien, suivez-moi. » fit-il d'un ton mesuré qui cachait en réalité un bouillonnement intérieur difficile à canaliser. Il la guida finalement directement à l'une des chambres d'amis et déposa les affaires de la brune sur le lit dans un soupir las. « Voilà. Il y en a deux autres si celle-ci ne vous convient pas, mais je ne vais pas m'amuser à vous les montrer une par une. » Celle-ci était la plus chaleureuse, la plus vivante. Elle était décorée finement d'un bleu délicat, pur. Il ne saurait trop pourquoi il l'avait emmené là et pas dans l'une des deux autres. « Il en va de même pour le reste de la demeure. Vous tuerez le temps à vous perdre, ça nous sera à tous les deux très bénéfique. Comme une cure, vous verrez. » lança-t-il, hargneux et amer dans sa pique, alors qu'il mit avec douceur et grâce ses mains dans son dos, comme un contraste d'élégance avec sa voix et ses paroles odieuses. L'anglais irrévérencieux et méprisant qu'il était, elle allait bien finir par le haïr un jour où l'autre, ce n'était pas bien difficile. « Bien, je vais vous laisser vous installer. Vous n'aurez qu'à me rejoindre au salon quand vous aurez terminé... Mademoiselle Desnuits. » finit-il dans un accent approximatif qui lui écorcha la langue et lui fit détourner le regard furtivement. Il ne savait pas prononcer son nom atrocement français, et d'un coup, s'en sentit quelque peu gêné et surtout principalement agacé contre lui-même. Pourquoi cela le gênait-il d'abimer le nom de famille de cette gamine, au juste ? C'est alors qu'il se souvint de son prénom, qui, lui, se trouvait malheureusement être merveilleux. Il allait de soi pour Alastar qu'elle ne devait certainement avoir aucune idée de l’ampleur et de la luminescence du cadeau que lui avaient fait ses parents en l'appelant ainsi. Cassiopée.
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Cassiopée Desnuits
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Lun 20 Nov - 0:48


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Cassiopée & Alastar



Ce n’était pas normal qu’il ne soit pas au courant, alors qu’on avait affirmé le contraire à Cassie… déni, mauvaise volonté ? Elle connaissait un peu cette recette et refusait de se laisser amadouer. Non, elle ne considérait pas que l’homme avait menti. Elle considérait qu’il s’était trompé, et qu’il se trompait encore en la voyant comme l’ennemi. Si elle était là, c’était pour son bien, pas pour lui pourrir l’espace vitale. La brunette était persuadée que sa présence lui serait bénéfique et qu’il s’en rendrait compte tôt ou tard. Depuis le début de leur échange, elle avait le cœur serré de peine pour lui, car c’était une bien vaste demeure, et qu’il y vivait seul… Son absence d’amabilité n’était rien de plus que la manifestation un peu trop flagrante de cette solitude. Une réelle solitude. Car être seul, encore, n’était pas si terrible, mais se sentir seul, ça… « Mais je vous en prie, faites-donc comme chez vous ! » s’agaça t-il en ignorant royalement la main qu’elle lui tendait, écartant tout de même les bras comme une invitation. Là par contre, clairement, ça puait tellement l’ironie que les voisins devaient s’être pincés le nez. La jeune femme resta le bras tendu et pianota des doigts dans le vide avec un petit air qui s’efforça de ne pas paraitre amusé, il n’empêche qu’elle baissa le regard sur son pauvre petit membre qui venait d’être royalement ignoré, l’air de dire « T’as vu un peu le vent qu’on vient de se prendre ? ». Puis, elle abaissa la main. « Je vous prie de m’excuser. Je n'imaginais pas que mon arrivée vous prendrait au dépourvu. » Alastar aurait pu insister pour qu’elle parte, il aurait pu lui refiler le canapé, il aurait pu lui dire de se débrouiller… mais à la place, il prit son sac et la guida dans la demeure. Cassiopée se précipita un peu pour le suivre, et ils arrivèrent finalement dans une chambre absolument jolie, aux dominances de bleu. Lorsqu’il posa ses biens sur le lit, Cassiopée se plaça à côté de lui. C’était une manie chez elle d’ailleurs, que de se mettre à côté des autres, plus souvent qu’en face. Un peu comme si le fait d’être tournée dans la même direction envoyait le signal qu’elle était dans le même camp que son interlocuteur. « Voilà. Il y en a deux autres si celle-ci ne vous convient pas, mais je ne vais pas m'amuser à vous les montrer une par une. » Tournant la tête vers lui, elle lui adressa un regard empli de reconnaissance, car elle trouvait que, pour quelqu’un qui ne l’attendait pas, il prenait la situation plutôt bien. La ressemblance avec son ancien patient était un peu troublante, mais ne lui faisait pas de mal, probablement car elle se sentait chanceuse… de pouvoir se rattraper. C’était comme contempler un souvenir avec du recul. Mais Alastar avait un regard bien différent. Las, désabusé, colérique, froid, et tant d’autres choses… Cassiopée se demandait comment les gens pouvaient ressentir tant d’émotions négatives sans imploser. Ou peut-être implosaient-elles, mais avec l’élégance de Black, qui fait qu’une personne extérieure ne s’en rendait pas vraiment compte. « Ce serait inutile. Cette chambre est parfaite ». Bêtement, elle était touchée par son attention. Alastar était un homme désagréable, cynique, mais il n’était certainement pas mauvais. D’ailleurs, en terme d’absence d’amabilité, il devait se trouver au niveau d’un parisien moyen. Jusque là, elle savait gérer. Mais cette attitude, s’il la conservait, serait en réalité pesante à la longue. Cassiopée ne se rendait pas compte pour l’instant, elle avait l’impression que tout irait en s’améliorant… « Il en va de même pour le reste de la demeure. Vous tuerez le temps à vous perdre, ça nous sera à tous les deux très bénéfique. Comme une cure, vous verrez. » La brunette garda un silence respectueux et indulgent, se contentant de l’observer avec une profonde bienveillance. Elle ne savait pas vraiment à quoi ressemblait une cure, mais si cela s’apparentait ne serait-ce qu’un peu à un internement psychiatrique, alors ce devait être bien dur à vivre. Dans quelle mesure pouvait-elle s’en rendre compte toutefois ? Elle n’avait rien vécu de tel. Comme elle ne disait rien, il ne pouvait pas sauter sur une occasion de la rembarrer. « Bien, je vais vous laisser vous installer. Vous n'aurez qu'à me rejoindre au salon quand vous aurez terminé... Mademoiselle Desnuits. » dit-il avec un accent adorable. Cassiopée avait donné son prénom et son nom pour lui laisser le choix, ce qui était devenu un risque à prendre. Depuis son incident avec Gabriel, ses parents lui avaient sommé d’imposer plus de distance en se faisant appeler par son nom, ou alors "docteur". La jeune femme n’avait jamais pu s’y résoudre et laissait le choix aux autres. Le choix qu’avait pris Alastar, en l’occurrence, en disait long sur lui. Et puisqu’il l’appelait mademoiselle, elle devrait l’appeler monsieur… au moins un temps. Elle se voyait mal passer ses journées avec un homme qu’elle n’appellerait pas par son prénom ! … Mais n’était-ce pas justement nécessaire, cette distance, si l’on se trouvait dans la demeure même de son patient ? Cassie se posait une colle à elle-même, à trop penser !

Pour toute réponse, la jeune femme lui adressa un sourire d’une douceur à en faire fondre toutes les neiges des Alpes. « Merci monsieur », dit-elle d’un ton chaleureux en posant très brièvement la main sur son bras, en un geste qui devait manifester une reconnaissance assez courte pour ne pas l’encombrer. « Vous connaissez peut-être la signification de Desnuits ? » l’interpella t-elle avant qu’il ne la délaisse. Cassie ne lui laissa pas vraiment le temps de répondre à cette question rhétorique (ou de le laisser s’indigner d’un « vous me prenez pour un idiot ? ») car elle le devança de son « Nights ! » avec le sourire, et de conclure avec un petit air de malice, en jouant sur les assonances : « Goes well with Black, right ? »… comme si elle espérait que ça lui fasse craquer un sourire ! Au mieux, il s’en fichait complètement. Tant pis hein ! « ... je vous rejoins », conclut-elle comme si de rien n’était, en se tournant vers son sac pour l’ouvrir. Elle déballa ses quelques affaires pour les deux jours et deux nuits suivantes, puis sortit son épaisse trousse de toilette. Décidant de se rafraichir un peu dans la salle de bains adjacente, Cassie se passa un peu d’eau sur le visage et se brossa les dents. Cette petite excursion lui permit de caler ses produits de beauté par-ci par-là. Elle quitta ensuite l’endroit et, comme Alastar l’avait prédit, se perdit un peu dans la demeure. Heureusement… elle n’allait pas devoir chercher son chemin seule. Alors qu’elle avançait en jetant des coups d’œil furtifs partout, son attention fut attirée par une petite boule de poil blanche qui lui fit lâcher un « Oooh ! » d’attendrissement de pure groupie. Le matou ne prit pas peur lorsqu’elle se précipita vers lui pour le prendre contre elle (alors qu’il aurait pu), et la présence de cette petite chose bien nourrie dans cette demeure ne faisait qu’appuyer la théorie de Cassiopée selon laquelle, il n’était pas si terrible, cet Alastar ! D’ailleurs, le séjour, elle finit par le trouver, avec l'animal logé dans ses bras. « Je crois que je me suis fais un nouvel ami. Comment s’appelle t-il ? Il était plus heureux que vous de me rencontrer », dit-elle alors avec un petit sourire en coin amusé, indiquant que non, elle n’en tenait pas rigueur à son hôte.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Lun 20 Nov - 15:15


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

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Était-elle réellement sérieuse lorsqu'elle affirmait qu'elle pensait qu'Alastar aurait été prévenu de son arrivée ? À en croire son regard et ses paroles désolés et un brin étonnés, oui. Pourtant il tenait à son honnêteté férocement, une honnêteté assez rare pour mériter d'être soulignée sans qu'on ne la balance avec mépris en la prenant pour un vulgaire mensonge. Des mensonges et des manipulations sordides, il en arboraient assez en permanence pour tenir un tant soit peu de temps à autre à la sincérité quand elle se présentait comme évidente à déclarer, et vouloir égoïstement la prôner. Il fallait qu'on le croit. Comme pour se prouver à lui même qu'il était encore capable de se montrer droit et juste face à tous et toutes, comme l'homme qu'il était autrefois et non celui qu'il était devenu. « Arrêtez de perdre votre temps à imaginer des choses dans ce cas, et regardez les telles qu'elles sont. Si je vous attendais, si j'avais ne serait-ce que la moindre intention de vous accueillir en toute connaissance de cause, et surtout, si je n'étais pas qui je suis, vous auriez certainement reçu un bien meilleur accueil. Seulement rien de tout ce que je vous avance n'est la réalité. Il faut se réveiller. » fit-il avec dédain. À coup sûr il s'agissait encore d'un plan foireux à la Mikaelson... Des petites vengeances personnelles bien basses et puériles, et ça osait se prétendre professionnel ! Malgré tout, Alastar finit par la guider jusqu'à sa chambre sans chercher plus loin, chambre qu'il espérait secrètement qu'elle n'habiterait pas longtemps. Il lui fit part des quelques informations sur les lieux, neutre. « Ce serait inutile. Cette chambre est parfaite » Un soupir las. Elle ne pouvait pas faire comme tout le monde ? S'indigner, râler en bonne française qu'elle était, peu importait, mais pas de gratitude qui n'avait nullement lieu d'exister, par pitié. Il rajouta alors quelques détails rapides sur le reste de sa demeure. Qu'elle se débrouille donc et se perde à l'infini. Sans oublier d'omettre un petit commentaire caustique comme il savait le faire subtilement. Mais, à son grand dam, il ne reçu aucune réaction à celui-ci. Lâche en plus d'être inconsciente, elle multipliait les défauts agaçants. Il allait la laisser afin qu'elle s'installe quand elle le remercia... De quoi ? « Ne me remerciez plus, s'il vous plait. » dit-il alors d'un ton très sérieux, légèrement menaçant. Il l'examina minutieusement quelques secondes, semblant se plonger dans ses profonds questionnements intérieurs. Elle était aussi irritante que ses recherches obstinément non résolues, seulement elle représentait beaucoup moins d’intérêt à ses yeux calculateurs. Pour le moment. La brune le prit d'autant plus au dépourvu lorsqu'il sentit une chaleur et une pression légère se propager sur son avant-bras. Il ne fut pas brusque dans son geste mais s'éloigna quelque peu d'elle en fronçant légèrement le nez. Il fallait qu'elle se remette à sa place... Place qu'elle n'avait d'ailleurs pas ! Il n'eut pas bien le temps de se plaindre, pourtant, qu'elle reprit la parole, la mine joueuse et le regard pétillant. C'était peu familier comme sensation, il ne saurait la décrire. « Vous connaissez peut-être la signification de Desnuits ? » Il roula des yeux. Pour qui le prenait-elle exactement ? Et ce qu'il s'en moquait royalement surtout. « Nights ! » ... « Vous m'en direz tant... » souffla-t-il, l'observant d'un regard blasé et hautain, celui d'un homme à qui on forçait la compagnie et la communication. Autrement dit des plus détestables aspects de la vie. « Goes well with Black, right ?» Ha. Ha. Ha. Who cares anyways ? Il haussa tout de même un sourcil, perplexe, cette jeune femme ne manquait pas de vie. Il lui accordait au moins cela, et ne saurait dire pour le moment s'il mettait cette caractéristique comme étant une qualité ou un défaut. Il verrait bien, et ne perdit par ailleurs pas plus de temps avec la malvenue.

Une fois de nouveau seul, ou presque, il alla s'enfermer quelques minutes dans son bureau pour tenter de continuer sa recherche sur le Supernova. Sujet intéressant, pourtant il s'essoufflait dans sa passion. Il ne lui restait plus très longtemps avant la publication, et pour cela il devait envoyer ses recherches dans les deux jours qui suivraient. C'était assez pressant, et il ne saurait expliquer pourquoi en cet instant précis, en ce jour chaotique, il prenait conscience de la nécessité de son assiduité qui l'importait tellement peu habituellement. Sans doute une manière de s'obliger à penser formules et astres, plutôt que française empoisonnante et contrat du diable. Il enfila lentement ses lunettes et relit en diagonale ses écrits précédents, les sourcils froncés, la main sur le front. Arg. Il ne comprenait rien à rien. Pourquoi persistait-il à vouloir écrire quand il pouvait le faire sur son ordinateur portable... L'authenticité des mots, des chiffres et des croquis sur un papier. Tout ça pour ça ? Stupide morale qui ne lui apportait que des inconvénients. Surtout lors de ces moments où il découvrait des horreurs pareilles. Ça n'avait aucun sens. Tous ces mots et ces calculs ne menaient à rien. Ces ratures, ces représentations farfelues de planètes au crayon noir... ? C'était largement comparable aux recherches de l'astrologue australien, le professeur Baker, un mad scientist aux idées folles et pourtant parfois si brillantes, et ça lui faisait quelque chose, ce n'était généralement pas ce que l'on se faisait d'une bonne comparaison, d'un chouette compliment. Ça l’effrayait, il s'effrayait. Et pourtant il devait bien l'admettre, son écriture était peut être gauche mais reposait un fond de vérité et de passion, ses calculs formaient une logique folle et ses planètes n'étaient... Pas si terribles, en fait. Il était là, sobre et éveillé, il ne valait pas mieux, ne pouvait faire mieux. Rien ne fusait dans son esprit depuis un moment. Que devait-il en conclure exactement ?... Un soupir blessé s'échappa de ses lèvres alors qu'il arracha d'un coup sec ses quelques écrits de son cahier et sortit du bureau d'un pas assuré. Il vint se rasseoir à la table du séjour où trônait toujours les papiers du contrat, signé et approuvé. Répugnante vue qu'il ne pouvait s'empêcher de lire et relire, agacé. « Je crois que je me suis fais un nouvel ami. Comment s’appelle t-il ? Il était plus heureux que vous de me rencontrer. » La voix de sa nouvelle 'colocataire temporaire' lui parvint aux oreilles alors qu'il releva légèrement la tête, quelque peu surpris de cette entrée imprévue. Il manipula avec légèreté ses lunettes dans sa main avant de les rajuster sur son nez, un tic qui le prenait lorsqu'il réfléchissait, qu'il était perdu dans ses pensées. « Mmh... » marmonna-t-il pour seule réponse avant de réunir ses papiers déchirés au document que lui avait donné la demoiselle à son arrivée et reporta son attention sur le félin, tout d'abord, le fusillant d'un regard paternel réprobateur, quel traitre, celui là, il ne pourrait clairement pas compter sur lui pour l'aider dans son plan, puis le balaya de nouveau sur la jeune française, se faisant plus neutre, quasi-indifférent. « Écoutez moi attentivement, » commença-t-il, d'un coup, ayant retrouvé les idées claires et sa détermination maladive. Retour à l'anglais imbuvable et désabusé et non à l'homme désespéré. « mettons les choses au clair, nous n'allons pas devenir les meilleurs amis du monde, vous n'allez sauver ou aider personne puisque vous n'avez rien à faire ici. Cependant je n'ai pas vraiment le choix alors je vais faire le minimum afin que l'on ne s'entretuent pas. J'espère que vous en avez conscience. Moins je vous verrai trainer dans les parages, mieux je me porterai. Vous n'avez qu'à partager votre bonne humeur écœurante et votre trop plein de bons sentiments ridicules avec Edgar... » lança-t-il en démontrant d'un geste élégant le petit animal qui releva la tête vers lui pour lui offrir un miaulement des plus adorable à l'entente de son prénom. « C'est ainsi qu'il se nomme. » fit-il nonchalamment d'un ton plus calme, comme si ses paroles précédentes n'étaient que pure banalité et ne répondaient que de logique, rien d'autre. « Il va probablement vous manipuler, il n'a pas l'air comme ça, mais sous ses airs d'ange il est perfide et tenace. » L'anglais observa le chaton et reporta finalement son regard sur ses papiers, toujours posés sur la table. « Si cela ne vous dérange pas j'aimerai que vous me parliez plus amplement de... Cette cohabitation. De ce que vous êtes censée faire, exactement. Il ne faut pas compter sur moi pour vous supporter partout où je vais dès que je mets un pied dehors. Je suis un homme occupé, je n'ai pas de temps à perdre. » avança-t-il de but en blanc, pensant à ses cours de Physique à la fac, mais aussi à ses quelques enquêtes qu'il menaient bénévolement en tant que consultant au FBI et, il en allait de soi, à son métier à part entière d'Astrophysicien. Qu'avait-elle à faire là-dedans ? Devrait-elle le suivre par moment... Voire tout le temps ?! Il n'en avait pas la moindre idée, ce n'était pas indiqué sur le papier qu'elle lui avait fourni et il espérait de tout cœur que ce ne soit pas le cas.
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Mar 21 Nov - 20:24


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
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« Ne me remerciez plus, s'il vous plait. »  Le regard glacial qu’il lui adressa l’intimida quelque peu sur le moment. Quel problème y avait-il à remercier quelqu’un ? C’était la moindre des choses, quand on avait un minimum d’éducation. Cet homme en avait, preuve étant qu’il arrivait à s’énerver sans caler de "bordel de merde" dans une de ses phrases, et qu'il disait "s'il-vous-plait". Un parisien moyen avait le langage plus fleuri que ça. Alors qu’il s’éloignait d’elle, Cassiopée se demanda s’il ne fallait pas plutôt interpréter : Ne me touchez plus. Bien qu’elle ne se laissa pas démonter, il est clair qu’elle ne s’y aviserait plus de si tôt. Elle pensait avoir remis les choses à plat avec sa petite blague, puisqu’il ne l’envoya pas vraiment bouler comme il en avait le talent, mais force était de constater qu’elle se leurrait complètement ! En le rejoignant dans le séjour avec son nouvel allié dans les bras quelques minutes plus tard, l’homme réagit comme s’il venait d’être encore importuné –certes il venait de mettre de côté quelques travaux, mais c’est lui qui lui avait demandé de le retrouver ! « Écoutez moi attentivement ». Et voilà qu’il partit dans une longue tirade méprisante destinée à la mettre mal à l’aise, alors qu’il venait justement de la mettre à son aise en l’installant dans une chambre chouette. Cet homme était d’une contradiction sans nom. Cassiopée se contenta de l’écouter avec patience en se disant que s’il était aussi ambivalent, c’est évidemment qu’il était un homme gentil, mais allait contre cette nature, soit par profonde tristesse, soit par prudence. Toujours est-il qu’il termina son discours pète-sec par l’information qu’elle avait réclamé : le nom du chaton. C’était la preuve qu’il avait un minimum de considération pour ce qu’elle disait. La brunette optimiste se focalisa sur cet aspect positif et occulta le reste. « C'est ainsi qu'il se nomme » Cassie baissa les yeux « J’aime beaucoup Poe. J’imagine que c’est une référence ironique à lui ? », dit-elle en gratouillant le cou du chaton. Appeler un chat blanc « Edgar » quand le susnommé avait écrit une nouvelle intitulée « Le chat noir », c’était effectivement amusant.  Si elle avait visé juste, ils auraient un point commun, un détail sympa pour Cassie bien que ça lui ferait une belle jambe, à Alastar. « Il va probablement vous manipuler, il n'a pas l'air comme ça, mais sous ses airs d'ange il est perfide et tenace ». Elle releva les yeux vers l’homme et l’observa un petit moment d'un air perturbé, les sourcils un peu froncés. Il était sérieusement en train d’accuser un chaton de machiavélisme ? Puis, un éclair de compréhension illumina le regard de Cassiopée. Non, pas sérieusement ! Il plaisantait, évidemment ! songea t-elle… à tort, encore. « Il me faudra sans doute un peu de temps pour m’adapter à votre humour », dit-elle avec un si grand sérieux qu’on ne devinerait pas le fond de taquinerie sous-jacent.

« Si cela ne vous dérange pas j'aimerai que vous me parliez plus amplement de... Cette cohabitation. De ce que vous êtes censée faire, exactement. Il ne faut pas compter sur moi pour vous supporter partout où je vais dès que je mets un pied dehors. Je suis un homme occupé, je n'ai pas de temps à perdre ». « Le but de ma présence ici n’est pas qu’on évite de se croiser » répliqua t-elle spontanément, avec fermeté certes, mais sans aucune animosité. Cassiopée prit une légère inspiration, reposa le chaton au sol et se redressa en s’efforçant de ne pas paraître ennuyée. En tout cas, ce n’était vraiment… pas gagné du tout.  « Il m’arrivera d'ailleurs de vous accompagner à votre travail. Et si vous aviez convenablement lu ce contrat, vous auriez également vu qu’on est autorisés à se sourire », inventa t-elle en plissant légèrement les yeux, taquine. Elle essayait de faire fi du petit matou, qui ne trouva rien de mieux à faire que s’allonger sur son pied. Cela lui faisait au moins une petite source de chaleur, elle avait un peu froid sans chaussons. « Si cela vous donne des allergies, je comprends pourquoi vous évitez, mais quand bien même serait-ce le cas… je ne vois pas ce que vous avez contre mon humeur, vous préféreriez me voir triste ? Vous n’avez pas cette malveillance », pointa t-elle en haussant un sourcil. S’ils étaient deux avec une mauvaise tête, ils seraient bons pour la dépression ! Edgar émit un miaulement d’approbation, et elle comprenait facilement pourquoi Alastar semblait avoir un problème avec lui. Ce petit être lui rappelait qu’il avait un cœur, un fait que certains préfèrent occulter quand ils souffrent.  « Pour être un peu plus précise sur mes missions, je veillerai sur votre alimentation et il conviendrait que nous fassions une activité sportive à raison de deux heures par semaine au minimum. À cela, nous ajouterons de la méditation et, comme je suis psychologue de formation, nous pourrons également consacrer une heure de la journée à une séance où vous pourrez vous plaindre de tout, y compris de moi ». Elle avait restitué ses missions en y ajoutant sa petite sauce cassiopéenne avec tant de professionnalisme que Bethany aurait sans doute versé une petite larme d’émotion. Il fallait avoir à l’esprit que c’était sa première expérience en tant que compagnon de sobriété ! La demoiselle avait chopé le truc très rapidement, mais le problème n’était pas là. Le problème, c’était de traiter avec un homme qui vous dédaignait, n’avait absolument aucune bonne volonté, et l’avait fait savoir d’emblée.  

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Mar 21 Nov - 22:39


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« J’aime beaucoup Poe. J’imagine que c’est une référence ironique à lui ? » C'était déroutant comme elle était étrange et imprévisible à ses yeux pourtant si scrutateurs. Française, peut être un peu trop, bizarre, ils (les anglophones) n'empruntaient pas leur mot pour rien, après tout. Alastar fronça légèrement les sourcils, c'était tout ce qu'elle trouvait à dire ? « En effet, il y a un peu de ça... » fit-il avec hésitation, une méfiance palpable dans le regard, comme si la demoiselle pouvait à tout moment le trahir par on ne sait quel acte déloyal. Il fit remarquer les intentions de la petite bête, l'air de rien, pour démontrer subtilement son désintérêt total pour l'effet que pourrait potentiellement avoir ses paroles précédentes sur la nouvelle venue, sans trop porter plus d'attention à sa dernière remarque. « Il me faudra sans doute un peu de temps pour m’adapter à votre humour. » lança la brunette d'un ton très sérieux qui lui décrocha l'esquisse d'un sourire moqueur. « Oh mais si cela peut vous rassurer, vous n'aurez pas à vous donner cette peine. » fit-il d'un air mutin, sombre, son plan toujours en tête. Qu'est-ce qu'elle s'imaginait, celle-ci ? Qu'elle allait rester des mois et des mois, voire des années ? Et quoi encore ?! Son temps était précieux, il n'allait certainement pas le gâcher en le lui accordant. Alastar se sentit bien rapidement obligé d'exprimer ses réticences quant aux devoirs de mademoiselle Desnuits, d'un air tout à fait professionnel, neutre, comme il l'était souvent. Et la brune répondit immédiatement d'un ton sûr qu'il ne lui connaissait pas depuis le début de cette entrevue. « Le but de ma présence ici n’est pas qu’on évite de se croiser. » L'anglais l'observa quelques secondes, appréciant malgré lui l'opposition qu'on lui faisait. Elle n'était peut être pas si lâche qu'elle en avait l'air aux premiers abords, enfin, il ne la jugerait pas sur cette seule preuve. La mine méprisante, le regard brillant de raillerie, il ajouta d'un ton mielleux. « Nous dirons que c'est le mien dans ce cas. » Un geste fluide de la main accompagna ses paroles, comme pour sceller un accord qu'ils auraient tous les deux, alors que nullement. Ironie, que tu es odieuse parfois.

« Il m’arrivera d'ailleurs de vous accompagner à votre travail. Et si vous aviez convenablement lu ce contrat, vous auriez également vu qu’on est autorisés à se sourire. » lança la boule d'énergie positive toujours plus déterminée à l'amuser, à détendre l'atmosphère, à le faire réagir, ou peu importait, au fond. Ça ne fonctionnait pas, elle perdait son temps. Elle essayait probablement de se mettre à l'aise également, mais c'était peine perdue. Il ne comptait pas vraiment l'aider, surtout. C'était distrayant à observer, il devait bien se l'avouer. L’espérance, la joie, suivie de l'échec, la désillusion. Il s'en délecterait un moment encore et cela lui fournirait de quoi tenir, sans quoi il n'y arriverait pas. « Croyez moi, mademoiselle, je ne fais que le dévorer encore et encore, votre fabuleux contrat. » fit-il avec un sarcasme certain déclaré d'un ton se voulant sournois, dénotant pourtant plus d'amertume et d’abattement. « Pour ce qui est de sourire, je pense que je m'en passerai. » fit l'anglais simplement, en ponctuant sa phrase d'un petit sourire au coin assez paradoxal. « Si cela vous donne des allergies, je comprends pourquoi vous évitez... » Un léger rire froid s'extirpa alors des lèvres d'Alastar. C'était la meilleure. Elle ne savait pas. Elle ne savait rien. « C'est quelque chose de précieux, ça ne s'offre pas à tout va, c'est pourtant simple. Vous, vous faites comme bon vous semble, j'en fais de même, et tout ira très bien. » Ça aurait pu être assez joli si ça n'avait pas été dit avec tant de mépris. Mais il pensait profondément ses dires. Les sourires n'avaient, selon le scientifique à l'âme parfois littéraire et poétique, de valeur, que lorsqu'ils étaient francs, sincères... Vivants. Et lui, l'homme meurtri, était incapable d'éprouver ce genre de sentiments dans un tel acte pourtant si anodin. Il ne voulait pas abimer sa signification. C'était un principe un peu mélancolique, un peu enfantin et naïf, aussi, il l'avouait, mais il s'y rattachait pour s'accorder une raison de les éviter, ces fameux sourires sincères. « mais quand bien même serait-ce le cas… je ne vois pas ce que vous avez contre mon humeur, vous préféreriez me voir triste ? Vous n’avez pas cette malveillance. » Il haussa les sourcils un instant, dépité. Il en aurait presque la larme à l’œil... « Je m'en moque pas mal, tant que vous ne m'obligez pas à en être le spectateur. Et vous ne savez rien de moi, ou si peu, alors faites attention à ce que vous dites. » la prévint-il en levant un doigt accusateur quelques secondes. Quand elle eut enfin fini de geindre de ses malheurs et de le critiquer, elle lui fit enfin part des réponses qu'il souhaitait avoir sur... Sur tout, en fait, sa présence, son utilité pour le moment et pour un moment classée au rang médiocre d'inutilité suprême. Elle avait tout lancé d'une traite avec un tel sérieux qu'il n'en revint pas immédiatement. Quel cran. « C'est adorable... » commença-t-il d'une voix douce, qui, habituellement, ne présageait pas grand chose de positif à venir. « Non, sincèrement. » ponctua-t-il en plissant les yeux pour l'observer de la tête aux pieds, la tête légèrement penchée sur le côté et une main caressant avec légèreté sa barbe parfaitement rasée. Il se leva alors avec grâce, tel un roi descendant de son piédestal et reprit la parole, les bras légèrement ouverts et la tête haute. Une véritable scène de théâtre jouée par un charmant et odieux acteur. « La naïveté de vos propos est fort touchante et me va droit au cœur, soyez-en sûre. » lança-t-il en déposant sa main droite contre son cœur avec exagération, jouant les attristés, le même regard condescendant planant dans ses yeux azurs plus perçants que jamais. « mais je me vois dans le regret de vous annoncer que la vie n'est pas aussi belle et simple que vous l'imaginée et ne se reflète pas en votre petit programme, ni en ces mots dénués d’intérêt écrits sur votre contrat tant adulé. » susurra-t-il tout en lui lançant ce dernier, amusé. Il espérait lui faire entendre en son petit jeu d'acteur -qui lui servait à garder son prodigieux self-control-, élégant britannique, qu'il n'allait ô grand jamais lui laisser la tâche facile. Qu'elle aurait beau essayer, seuls les résultats comptaient. Et ils ne compteraient certainement jamais, puisqu'ils n'existeraient pas. L'échec, elle allait apprendre à l'apprécier, il serait son plus fidèle allié. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire et il s'était promis dès l'instant même où ses yeux rencontrèrent par mégarde ce bout de papier qu'il ne cesserait jamais de lui mener la tâche insupportable. Le jeu ne faisait que débuter, et il ne perdait jamais. « Maintenant si vous le permettez, j'ai une étude à terminer. » Et il fit volte face sans lui accorder plus aucun intérêt pour venir se rasseoir sur son trône tel le roi d'Angleterre qu'il n'était pas nouveau rôle ?. Il avança ses feuilles qu'il avait précédemment déchirées de son cahier face à lui pour se plonger à nouveau dedans. Quelques longues minutes s'écoulèrent durant lesquelles il ignora royalement la française, ne sachant même si elle était partie ou si elle était toujours là. Il n'en avait plus rien à faire, maintenant. Il tournait les pages du livre de la vie avec un tel désintérêt, s'en était souvent déconcertant. Un grognement agacé s'échappa de ses lèvres alors qu'il repoussa ses papiers dans un geste épuisé. Il se frotta légèrement le front puis reporta son regard face à lui. Elle était encore là... « Vous êtes insupportablement bizarre. » commenta-il simplement, l'esprit ailleurs, comme s'il se parlait à lui même d'une certaine façon. Il avait particulièrement accentué sur le mot français qui prenait encore tout son sens sur le moment. « Vous arriveriez à traduire cette phrase... S'il vous plait... ? » demanda-t-il d'un naturel déconcertant. Il se surpris lui-même. Pourquoi est-ce qu'il quémandait son aide maintenant ? Elle allait encore se faire des films, se dire que c'était un pas en avant et gnagnagna... Pff. Il préféra cependant se rassurer en mettant cela sur le fait qu'il était épuisé et particulièrement mal en point aujourd'hui. Il lui tendit la feuille où dansaient son écriture du démon, ses dessins fous de planètes et ses calculs innombrables, une feuille qu'elle n'imaginerait n'être probablement pas la sienne... Et puis, il se moquait de ce qu'elle pourrait bien en penser. Il était bien trop las, d'un seul coup, il avait perdu toute énergie et toute envie de se battre contre elle. Du moins pour le moment. Elle n'était plus qu'une femme comme les autres. Aucun intérêt particulier si ce n'était celui de pouvoir lire, tout comme lui, seulement pas à l'instant présent. « Celle-ci... » Il désigna de son doigt la ligne. L’énergie noire!!!!! La clé du destin de l’univers ??!!!!, c'est ce qu'il avait fini par comprendre, lui, mais cette folie pure valsant dans le surplus de ponctuation l'agaçait et le perdait au plus haut point. Il ne comprenait rien, aussi bien la française que ses propres recherches.
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Sam 25 Nov - 13:11


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

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Il est vrai qu’un sourire était précieux, mais Cassiopée considérait que tout le monde méritait justement quelque chose de précieux. D’ailleurs, elle se trouvait assez mal placée pour être en mesure d'affirmer qui ne méritait pas certaines choses. Il y avait donc deux solutions, soit Alastar méprisait tout le monde, soit il sous-entendait qu’un sourire était une valeur affective et se donnait à quelqu’un précieux pour lui. Ce qui était donc très personnel. En tout cas, la brunette ne savait pas rien de lui, car elle savait au moins qu’il n’était pas malveillant, c’était la seule chose sur laquelle elle s’était vraiment avancée. Il semblait cependant avoir un certain talent pour créer des prétextes afin de la rembarrer.  « C’est adorable. Non sincèrement… » Sa condescendance refroidit un peu Cassiopée. Elle espérait qu’il était en train de la tester ou de la mettre à l’épreuve parce que ce genre de dédain la fatiguerait à la longue. Il s’était d’ailleurs levé, comme pour la regarder de haut, avec ses grands airs de monarque : « La naïveté de vos propos est fort touchante et me va droit au cœur, soyez-en sûre. »  Elle avait exposé un programme assez important sur un quotidien à deux qui était le moyen de poser les bases solides d’un mode de vie sain, autant bénéfique pour le physique que pour le moral... et il la traitait comme une gamine ! En l’occurrence, c’est lui qui se mit à s’avancer sur des choses qui le dépassaient. La brunette avait envie de lui balancer une réplique bien sentie à ce moment là, et qui lui couperait le sifflet, mais elle ne trouvera rien ! A partir du moment où elle était touchée, elle se sentait démunie et son esprit mit un certain temps à former des phrases cohérentes qu’elle devrait prendre soin de ne pas bégayer. En attendant que ça vienne, Alastar avait largement le temps de la démolir : « mais je me vois dans le regret de vous annoncer que la vie n'est pas aussi belle et simple que vous l'imaginée et ne se reflète pas en votre petit programme, ni en ces mots dénués d’intérêt écrits sur votre contrat tant adulé. » Il la dénigrait, elle et son travail, qui avait toujours consisté à accompagner des gens. Il dénigrait des années de sa vie. Elle était blessée par tant de mépris, même si elle s'efforçait de passer au-dessus. Tout comme l'animal, un homme blessé mort parfois la main qui lui est tendue. « Pour avoir traité des centaines de patients aux antécédents divers et variés dans l’exercice de mes anciennes fonctions … je suis en mesure de vous répondre que ce n’est pas vous qui m’apprendrez que la vie n’est pas simple ». dit-elle avec franchise, en détachant bien ses mots pour ne pas bégayer sur l’un d’eux. L’honneur était sauf, pour le moment. Et oui, sa naïveté avait des limites. « Il se trouve que vous avez déjà passé les plus grandes étapes de votre traitement, je suis ici pour la phase de prévention et consolidation, je… je ne vois pas à quoi vous vous attendiez… »  Peu importait apparemment, elle était gracieusement congédiée, alors que môsieur devait reprendre son travail d’une importance capitale. Soupirant légèrement, Cassie se pencha pour récupérer le petit Edgar dans ses bras. Telle une élève punie, elle s’installa dans un coin et posa le chaton sur ses genoux pour le câliner.

« Vous êtes insupportablement bizarre », entendit-elle au bout d'un moment. Pour Cassiopée, c’est l’intention qui comptait, et elle sentit que l’intention d’Alastar n’était pas de l’insulter. Il la trouvait vraiment bizarre. Elle se dit qu’il avait peut-être raison, mais bon, c'était aussi l’hôpital qui se foutait de la charité ! L’homme était d’une ambivalence extraordinaire. Après l’avoir outrageusement dédaignée, il l’invita d’ailleurs à l’aider. Cassiopée posa la petite boule de poil, se leva, s’approcha et se pencha vers ce que le doigt d’Alastar pointait. Elle lui traduit donc, docilement, les deux phrases qu’il demandait. Et même si sa traduction fut impeccable et serait sans doute parlante pour Alastar, pour elle, en français comme en anglais, c’était du chinois, et ça se voyait dans son air un peu sceptique. « En gros, est-ce que l’énergie noire est la clé du destin de l’univers ? C’est ça la question… et même en reformulant, je ne capte définitivement rien… » . Elle tourna son regard au velouté brun vers son interlocuteur aux yeux acier. Un sourire indulgent se forma sur ses lèvres. Elle avait l’impression que le brun avait senti qu’il l’avait blessé, et se repentait un peu de son geste en lui demandant ce travail de binôme. Très court, très éphémère, mais pendant l’espace d’un instant, il avait mis Cassiopé de son côté. Ce genre de détail, ça ne pouvait pas lui échapper. La jeune femme se redressa un peu : « Mais vous n’attendez pas de moi que je comprenne votre travail, tout comme je n’attends pas de vous que vous compreniez le mien … ni l’importance de ne pas être seul à ce moment de votre vie » dit-elle en se tournant pour faire quelques pas dans la vaste pièce, les mains sur les hanches. Un moyen subtil de faire comprendre à Alastar que ses précédentes critiques n’étaient pas foncièrement légitimes. D'autant qu'il affirmait cela alors qu'elle était arrivée il y a bien moins d'une heure. C'était donc un peu prématuré pour émettre un jugement. Alors qu'elle faisait doucement les cent pas, son regard s’arrêta vers la porte opposée à celle qu’elle avait franchi en arrivant. Oui, elle ne remarquait ce détail que maintenant. Pour sa défense, son sens de l'observation était précis uniquement lorsqu'elle appréhendait les autres et leurs réactions. Il n'en allait pas de même pour l'environnement dans lequel elle se trouvait, ce qui expliquait peut-être en partie le fait qu'elle avait le sens de l'orientation d'un raton laveur. « Oh, la cuisine est par là, n’est-ce pas ? » demanda t-elle en pointant du doigt la direction qu’elle regardait. Elle s’en approcha. « Vous avez mangé ? »

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Dim 26 Nov - 13:26


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
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Se justifier, mais pourquoi faire ? C'était assez paradoxal ceci-dit, venant d'un scientifique qui devait à longueur de journées, et de nuits, principalement, justifier ses moindres théories et recherches. Puisque après tout, sans justification, qui irait vous croire ? Mais là, c'était bien différent. Il n'était pas question d'une simple justification, mais d'une marque aux couleurs pourpres de faiblesse. C'était clair. Elle se justifiait devant lui parce qu'elle s'en sentait offensée. Par on ne sait quel honneur français stupide, par on ne sait quelle imbécilité de prendre en considération ses dires. Quelle idée. Pourquoi prenait-elle ses paroles à cœur quand depuis le début il ne s'était jamais montré une seule fois clément à son égard ? Elle tombait dans le panneau, tout simplement. Prévisible. Oui, il ne s'était pas attendu à mieux, mais ça l'agaçait au fond, d'avoir raison. (comment il s'la pète jpp) Elle justifiait donc sa faiblesse par des faits qu'il savait déjà qu'elle allait clamer. Et vous ne m'apprendrez pas que la vie est difficile, et je suis une grande fille. Merveilleux. Il s'en portait merveilleusement bien. Tellement que cela lui valu un soupir agacé des plus cérémonieux. « Il se trouve que vous avez déjà passé les plus grandes étapes de votre traitement, je suis ici pour la phase de prévention et consolidation, je… je ne vois pas à quoi vous vous attendiez… » Il sentit la fragilité briller quelques instants dans son regard et cela le frappa, l'espace d'un instant. Il l'avait peut être réellement touchée dans ses propos précédents, finalement. Il se reprit bien vite, esquissant un petit sourire forcé. « Mais à rien, justement, je ne cesse de vous le dire. Vous le faites exprès ? » Puis ce fut tout. Du moins pendant un temps. Alastar finit par se replonger dans ses écrits et oublier tout sens de la réalité. De la situation, du moment, de leur échange et même de la présence dérangeante. Il se perdait un peu, et seigneur que ça l'embêtait. Il n'y arrivait pas, et comment c'était possible, ça ? Il était fatigué, las d'essayer de comprendre sa propre folie. Pathétique. Et il arriva ce qui devait arriver, il lui demanda de l'aide. L'air de rien, comme ça, alors qu'il essayait peut être à sa façon de lui montrer qu'il ne comptait plus tellement se battre, du moins pour cette fin de journée. « En gros, est-ce que l’énergie noire est la clé du destin de l’univers ? C’est ça la question… et même en reformulant, je ne capte définitivement rien… » Il rencontra ses deux perles ambrées qui l'observaient avec incompréhension. Un faible sourire amusé se forma alors sur ses lèvres. « Je vous remercie. Ce n'est rien, il n'y a absolument rien à comprendre, croyez le bien... » finit-il avec un agacement las. Une colère passagère qu'il s'octroyait à lui même, comme trop souvent. Que d'honneur. Ce petit échange, qui à ses yeux ne représentait strictement rien, avait peut être un but plus subtil sur le moment pourtant... Un but qu'il ne chercherait pourtant pas à définir, encore moins à expliquer. S'il ne se comprenait même plus lui-même, il ne ferait pas long feu, alors autant ignorer l'étrangeté tant qu'il le pouvait, faire comme si rien n'avait de sens depuis que la demoiselle était là. Question de facilité. Pourtant oh qu'il l'a détestait, celle-ci. Il n'était plus à une bizarrerie près.

« Mais vous n’attendez pas de moi que je comprenne votre travail, tout comme je n’attends pas de vous que vous compreniez le mien … ni l’importance de ne pas être seul à ce moment de votre vie. » Il releva un regard satisfait sur la française marchant à son aise dans la pièce, comme si elle était si sûre d'elle. Elle n'avait pas si tort, il le lui accordait, mais ce n'était pas si simple, encore une fois. Il vit bien le regard accusateur qui ne perdura pourtant pas. Sérieusement... ? Elle lui tenait toujours rigueur de ses mots. Si elle commençait déjà à se formaliser d'un rien, la tâche se révèlerait rapidement impossible. Et elle s'en rendrait compte tôt ou tard. Enfin, au moins, sa mission à lui serait ainsi plus simple que prévu. « J'aimerai vraiment vous dire que ce que vous dites a du sens et que je suis d'accord avec vous, ce serait une première. Seulement la différence entre nous deux, c'est que je n’attends rien du tout, moi. Vous devriez essayer par ailleurs, ça évite la déception qui l’accompagne souvent joyeusement. » fit-il, nonchalant, avant de se mettre à écrire quelques notes sur le dos de sa feuille au langage incompréhensible. Il ne cherchait plus la confrontation. C'était évident. Il s'était résigné au moment même où son intérêt s'était reporté sur son travail. Il n'avait plus l'envie ni la force aujourd'hui. Et pourtant. Et pourtant ses mots demeuraient toujours aussi virulents. C'était ainsi. Elle s'y ferait où apprendrait à ne plus en tenir compte. Ou elle y resterait... Pour ainsi partir ? Ah. Ce fut à ce moment que choisi l'impossible bête démoniaque, Edgar (qui d'autre ?) pour venir l'importuner un peu. Puisqu'il excellait en ce domaine, c'était bien le seul. Et qu'une nuisible ne lui suffisait visiblement pas. Il sauta sur la chaise voisine du scientifique, avec une difficulté pitoyable, et releva le museau pour tenter d'observer ce que faisait son... Torturé favoris. Un soupir s'extirpa des lèvres d'Alastar alors qu'il leva avec légèreté sa plume pour considérer quelques instants le petit animal, appréhendant déjà une ou de nombreuses bêtises potentielles à venir, dont il était le petit maitre poilu. Une petite patte se mit à voler alors, joueuse, essayant vainement d'attraper l'arme d'écriture de l'homme, qui, lui, restait foncièrement sérieux. Alastar lui prit doucement la patte et la reposa sur l'assise de la chaise, le fusillant d'un regard réprobateur. Il en était arrivé là. Sincèrement. À se battre avec un pitoyable chaton. Pfff. Il se faisait honte à lui même. « Oh, la cuisine est par là, n’est-ce pas ? » Tiens. Elle était toujours présente, celle-ci. Il haussa les yeux au plafond. Une perspicacité certaine... « Non. Evidemment que non. Ici c'est la pièce où je garde précieusement en trophée de chasse toutes mes victimes sauvagement assassinées. » fit-il avec sarcasme. Et elle s'en approcha de son pas voluptueux. « Vous avez mangé ? » Quelle question ! Bien évidement que... En fait, il ne savait plus... Hm. Probablement que non. « Oui... Peut être bien. Je ne sais plus, pour être honnête. Peu importe. Si vous avez faim vous pouvez y jeter un œil, je ne vais pas vous laisser mourir de faim. Ce n'est pas comme cela que je traite mes futures victimes, enfin ! » finit il, pince-sans-rire, un sourcil relevé, railleur. Edgar miaula même pour appuyer ses dires et... Oui, bon, pas tout à fait, il avait simplement faim, ce petit emmerdeur. Il ne manquerait plus qu'il soit de son côté un jour...
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Mer 29 Nov - 21:55


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
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Alastar pourrait feindre autant qu’il voulait, du haut de sa mauvaise foi, qu’il ne s’était rien passé l’espace de quelques secondes, Cassiopée, elle, savait mieux que lui. Il venait d’y avoir un moment de complicité et de partage. De partage car il l’avait remerciée (chose qu’il lui avait défendu de faire, au passage) pour son aide, et qu’ils avaient échangé un sourire. Oui, il avait souri aussi, même si c’était plus discret, plus réservé, elle l’avait vu autant sur les lèvres décrispées que dans son regard azur. Je jure qu’il a souri. Tout comme elle jurait qu’il avait dit qu’un sourire c’était précieux. Quelque chose en elle fut soulagé à ce moment là. Cassiopée avait beau être une optimiste parfois tellement rêveuse que ça frôlait la débilité, elle était habitée par la même peur que la plus grande majorité des êtres humains, si ce n’est la totalité : celle du rejet. Celui d’Alastar avait manqué d’être farouche. Malgré le fait que la brunette avait ce don pour adoucir les comportements et apaiser les cœurs, elle avait craint, l’espace d’un instant, de se heurter à un mur d’indifférence en ce moment où il avait dénigré sa personne, sa présence et son but. En tout cas, il avait vraiment l’air de se casser la tête au travail, ce qui ne l’empêcha pas pour autant de l’envoyer bouler pour la centième fois « J'aimerai vraiment vous dire que ce que vous dites a du sens et que je suis d'accord avec vous, ce serait une première. Seulement la différence entre nous deux, c'est que je n’attends rien du tout, moi. Vous devriez essayer par ailleurs, ça évite la déception qui l’accompagne souvent joyeusement. »  Il venait au moins de mettre en lumière une chose qu’elle avait déjà assez bien deviné jusque là : il était las de croire ou d’espérer. Ne rien attendre empêchait la déception certes, mais le propre de l'humain était d'espérer et de croire. « Vous ne prenez donc jamais de risque », commenta t-elle simplement. Vivre sans prendre de risque, ce n’était pas vraiment vivre, c’était se contenter d’exister et attendre que ça passe. Vu combien Alastar était jeune, c’était triste d’en arriver déjà là, Cela, évidemment, elle se garda de le dire. « En tout cas, vous ne me donnez pas tort non plus », fit-elle remarquer en levant un sourcil mutin. Cassie avait bien dit qu’il n’attendait pas une chose, ça n’allait pas à l’encontre du fait qu’il n’attendait rien. La brunette était dotée d’une certaine vivacité d’esprit, ce qui contrebalançait sa naïveté dans certaines situations, si bien que parfois, on ne la lui faisait pas, à Cassiopée. Alors Alastar ferait mieux de la contredire vraiment à l’avenir, plutôt que faire semblant.  

Alors qu'elle voulait s’informer un peu plus sur les lieux, il lui tint un discours digne de la sorcière de Hansel et Gretel (nourris-toi bien et je te mangerai mieux ensuite). Une fois qu’il eut terminé  son cirque, Cassiopée se tourna vers lui avec un petit air sévère comme l’on s’apprête à réprimander un gosse… du moins avec le brin d’affection et de bienveillance qui va avec : « Tss... Vous ne vous fatiguez donc jamais, monsieur Black ? » demanda t-elle alors en appuyant les mains sur les hanches. Comme pour la jeune femme, l’homme est naturellement bon –et c’était tout aussi vrai pour Alastar- elle partait du principe que se montrer désagréable comme il le faisait relevait d’un effort. Il était treize heure passé et si celui-ci ne se souvenait pas avoir mangé, c’est qu’il n’avait pas mangé du tout ! Pas rancunière pour un sous, elle enchaîna : « Bon. J’en déduis que vous n’avez rien avalé. Avez-vous une envie particulière ? … Je vous remercie de bien vouloir répondre à cette question sans digresser » poursuivit-elle rapidement en levant l’index en guise d’avertissement, chose qui ne l'impressionnerait certainement pas, elle ne se faisait pas d’illusion là-dessus. Oui, madame savait cuisiner. Qui sait, peut-être qu’un bon plat français le dériderait un peu, cet Alastar. Cassie partit en exploration vers la cuisine et, comme si elle était chez elle (c’était de toute façon stipulé sur le contrat qu’il avait malmené), la brunette ouvrit les placards pour vérifier les contenus. « On peut... faire des trucs », commenta t-elle, ouvrant le frigo en dernier. Elle était complètement dépaysée par les nutriments américains. Tout était plus gros, même le lait, qui avait des airs de bidon d’essence… blanc. « Mais il faudrait qu’on aille faire des courses très prochainement. Je n’aurais pas dû demander ce qu’il voulait mais plutôt ce que je pouvais cuisiner ». Fouillant le terrain qui manquait cruellement de légumes, elle décida de se servir des saintes pommes de terre pour faire un gratin dauphinois, en espérant que le pot qu’elle avait sorti du froid était bien de la crème. La demoiselle semblait carrément avoir oublié qu'elle n'était pas chez elle.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Jeu 30 Nov - 0:48


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Il ne saurait dire en quelques pensées concises ce qui l'importunait le plus chez cette Cassiopée Desnuits. Probablement sa personne insupportable en son entièreté, c'était plus simple dit ainsi, tout se résumait si bien. Pas qu'il appréciait beaucoup de monde non plus, mis à part sa propre grandeur, évidemment -et encore, ce n'était qu'une façade-, Alastar ne considérait pour ainsi dire personne. Mais elle y allait tout de même fort d'entrée de jeu. Une terrible nouvelle accompagnée d'une ange gardienne tombée du ciel. Pathétique et écœurant. Alors tout n'était donc que résultat rationnel à ces attaques frontales, très brutales. Il était normal qu'il se comporte ainsi. Il était de droit qu'il y mette toute la plus mauvaise volonté du monde. Et pourquoi alors... Pourquoi cherchait-il tant à se justifier si tout était si clair et si simple ? Il se perdit de nouveau dans ses formules après avoir une énième fois rembarré la française. « Vous ne prenez donc jamais de risque. » Elle le fatiguait. Littéralement. Ne pouvait-elle pas s'arrêter deux minutes ? Histoire de prendre le temps de bien... Se taire tout simplement, et réfléchir un peu si ça lui était toute fois possible. « Et vous, vous vous hâtez naïvement à des conclusions qui ne reposent sur aucunes preuves tangibles. C'est irritant, vous n'imaginez pas à quel point. Foncer dans un mur tête baissée, je vous le concède, que pour un risque, c'en est un très élaboré, qui, je ne doute pas de vos capacités, à toute chance de réussir. » dit l'anglais, les yeux sur ses fiches, d'un ton monotone et désabusé des plus morne. Il ne daignait même pas la regarder. La tranchante de ces mots se jouait dans son acting, son absence et son désintérêt. S'en était doublement plus mauvais. Il leva légèrement sa plume dans une valse brève alors qu'il énumérait ses paroles; « La subtilité, la patience, la réflexion, la délicatesse... Décidément, vous êtes d'une perfection étourdissante. » lança-t-il alors, beau parleur aux mots et sarcasme affreusement laids. Lunatique, il changea du tout au tout et prit tout de même la peine de lui répondre plus honnêtement, reportant un regard vif sur la demoiselle non loin de lui. Question d'honneur, d'estime personnelle, peut être. Il lui avançait sa manière de voir les choses, c'était tout. Qu'elle comprenne, qu'elle essaye du moins. « Pour prendre des risques il faut d'abord accepter le fait de ne pas contrôler ce qui l'en suit. Je suis un scientifique, je ne reconnais pas les "risques", mais les expériences basées sur des décisions murement réfléchies et sensées. Ça n'a rien d'extraordinaire, cessez donc vos analyses puériles je vous prie. » finit-il en revanche sur un ton professoral, un poil hautain.

« En tout cas, vous ne me donnez pas tort non plus. » C'était nouveau, ça. Elle jouait aussi bassement avec les mots, maintenant. Il n'aimait pas cela du tout. À quel moment exactement ils avaient échangé les rôles, tous les deux ? Et puis, lui, le faisait en continu dans le seul but d'ennuyer ses interlocuteurs, pour mieux humilier et agacer et mettre ainsi fin à la vie de cette diablesse qu'était la sociabilité. Quel était son motif exactement, à cette impertinente ? Pour seule réaction, Alastar ne lui accorda que la mauvaise foi et le mépris. Recette transmise de père en fils qu'il maniait à la perfection... « Si. Seulement vous êtes trop butée pour l'admettre. Mais je ne vous en veux pas, continuez donc de rêver, c'est ce que vous semblez faire le mieux. » répondit-il d'un ton mielleux, aux résonances conciliantes. Gentille et douce ironie. Finalement la française s'intéressa à la cuisine. Prévisible. Elle lui posa une question bête, qui ne reçue donc qu'une réponse à son niveau. Ce que la demoiselle lui fit remarquer, visiblement avec une pointe de... Bienveillance. Mais, ce n'était pas possible, sa lumière éblouissante commençait sérieusement à l’aveugler. Ne pouvait-elle pas, elle, se fatiguer une bonne fois pour toute ! « Disons que vous m'aidez beaucoup dans ce domaine, docteur. » Un petit sourire caustique. Puis elle lui demanda s'il avait faim. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Si elle, elle avait faim, elle n'avait qu'à se débrouiller pour se remplir l'estomac. Pourtant, étonnamment, elle lui demandait bien à lui s'il avait envie de quelque chose... « Non. » Son ton fut ferme, son regard la toisait, méfiant. Au moins, elle ne pourrait pas se plaindre de quoi que ce soit. C'était une réponse clair et simple comme il en offrait peu.

Cassiopée ne se fit pas prier plus longtemps et quitta le séjour pour entrer dans la fameuse cuisine, toute déterminée à préparer on ne sait quoi. Il se fit patient quelques secondes, silencieux, dubitatif. Il porta un regard au chaton, toujours assis sur la chaise à côté de lui. Et comme si ce simple échange de regard l'avait encouragé dans sa décision, il se leva lentement de son assise pour rejoindre silencieusement la brune un peu trop intrusive à son goût. Il l'observa, depuis l'entrebâillement de la porte contre lequel il s'était posé, vagabonder dans la pièce, vaguement perdue, et parlant à... Lui, elle-même, ou personne, qui le saurait, de toute manière ? « On peut... faire des trucs. » commenta-t-elle, fouillant un peu partout. Il croisa les bras simplement et ne fit pas de commentaire, se contentant de la considérer, pensif. Puis elle parla de courses et il ne suivi pas trop la suite, les sourcils quelque peu froncés et l'esprit déconnecté. Il ne chercherait pas. « Et vous, mademoiselle Desnuits, vous n'abandonnez donc jamais ? » Il lui retournait la question de leur échange précédent, le ton railleur -pourtant pas aussi piquant qu'à l’accoutumé, peut être résultat de lassitude-, l'avertissant ouvertement peut être aussi à l'occasion de sa présence si elle ne l'avait pas déjà remarquée. Il se décida quelques secondes plus tard à s'avancer dans la cuisine, qui était la sienne, après tout, pour la rejoindre, analyser son comportement, ce qu'elle faisait. La voyant faire, évidemment, il imagina déjà la suite. « Bloody hell... » murmura l'anglais dans sa barbe, déjà bien assez dépaysé comme cela. Pas que la cuisine française était détestable, même lui ne saurait jouer sur cette corde sensible là. Seulement c'était plus la globalité du constat qui commençait à le titiller. Il allait vivre avec une insupportable française -pendant un certain temps limité, il l'espérait, mais cela demeurait un fait difficile à avaler-. Avec délicatesse et sans prévenir, il s'approcha de la brune, bien plus près qu'il ne s'en rendait compte honnêtement, pour pouvoir observer ses faits derrière son épaule, réellement intrigué. Après tout, il n'y connaissait pas grand chose en cuisine française. « Que faites-vous ? » lui demanda-t-il simplement, la voix douce. Il finit par se reculer quelque peu, fonçant légèrement les sourcils, semblant se rendre compte de la distance nécessaire qu'il devait instaurer entre eux deux. Son regard se reporta sur la table de travail alors qu'un fin sourire moqueur se dessina brièvement sur ses lèvres. Un pot blanc des plus trompeurs. « Vous comptez sincèrement mettre de la crème anglaise dans votre... Truc ? » finit-il en prenant soin de prononcer le dernier mot en français, du moins avec l'accent le moins étrange qui lui était possible de prononcer. Il n'aimait définitivement pas parler français. Sans doute parce qu'il ne supportait pas ne pas exceller dans tout ce qu'il entreprenait et qu'il n'avait jamais été doué dans cette langue qu'il avait à peine apprise en cours il y a si longtemps. Mais là, il cherchait simplement à embêter la malvenue, histoire de la déstabiliser. Et puis, c'était vraiment de la crème anglaise (un vieux pot probablement à jeter, certes), c'était sacré !
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Lun 4 Déc - 0:13


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

Cassiopée & Alastar



Elle retira mentalement le mépris dans sa voix et prit son accusation d’être une rêveuse invétérée comme un compliment. C’était toujours mieux que fataliste, la vie était triste sans ça. « C’est le propre de l’humain, rêver », dit-elle avec un haussement d’épaules, sous-entendu : la critique tombe à l’eau, cher ami. D’autant qu’il pourrait difficilement la contredire là-dessus, monsieur le scientifique. C’est tout ce qu’elle accorda comme réplique. Pour le reste, elle avait répondu par le silence, surtout lorsqu’il lui parlait de trucs « sans risque parce qu’il faut être réfléchi et sensé » bref tous ces détails qui ne la caractérisaient pas. Il ne la convaincrait pas, elle ne le convaincrait pas, cette discussion de sourd-muet était couru d'avance. En tout cas, à sa question, il ne fit aucune dérogation avec son « Non » clair, net et précis, qui sembla lui faire une belle jambe puisqu’elle cuisinerait quand même pour lui, et s’attela d’ailleurs dûment à la tâche, le visage concentré. « Et vous, mademoiselle Desnuits, vous n'abandonnez donc jamais ? » Il l'avait rejoint dans la cuisine. Il était venu de lui-même, c’était une agréable surprise ! Le visage de la brune s’illumina en sa présence. « Pour vous laisser l’occasion de me trouver un énième défaut ? Non monsieur Black, je n’abandonne jamais », dit-elle avec un sourire taquin et chaleureux. Elle se remit à la tâche et son sourire fondit comme neige au soleil, place à la concentration ! Elle n’aimait pas éplucher et n’avait pas intérêt de se couper. « Bloody hell... » Dit avec le petit accent, cela lui arracha un petit sourire tandis qu’elle accomplissait sa tâche ingrate. Elle sentit sa présence derrière son dos, imaginant qu’il devait observer ses faits et gestes avec son air sceptique, voire critique. « Que faites-vous ? » Le cœur de Cassie fit un bond dans sa poitrine tandis qu’elle relevait les yeux droit devant, saisie par la douceur de sa voix, qu’il avait de jolie et profonde… chose qu’elle ne pouvait pas préalablement remarquer quand il utilisait son ton si méprisant. Elle se retourna en recroquevillant les mains contre elle-même, troublée par cette proximité qu’elle ne l’aurait pas imaginé accorder si simplement. Son regard azur n’était pas hostile ou moqueur, son intention n’avait pas été de l’incommoder. Elle ne l’était pas, d’ailleurs, elle était surtout stupéfaite et donc, prise au dépourvue. Puis, Cassie réalisa qu’elle avait gardé le couteau contre elle, ce qui lui donnait l’air d’une brebis prête à se défendre de l’agresseur, bref, ridicule, et elle le reposa aussitôt derrière elle tandis que son interlocuteur reculait un peu. Non pas qu’elle venait de l’effrayer d’ailleurs.

« Je… j’épluch… » T’es bête ou quoi ? Il le voit bien ! Ce n’était pas ça la question ! Elle s’éclaircit la gorge en levant les yeux au ciel de sa propre bêtise. « Je veux dire : je prépare un gratin dauphinois… je vous avoue qu’il ne m’est rien venu d’autre à l’esprit en voyant… » Elle se mordit la lèvre inférieure de gêne. Comment dire ça sans paraître insultante, sans qu’il l’interprète de la mauvaise façon (manquerait plus qu’il croit qu’elle parle d’une pauvre variété de choix ! … bon, c’était un peu le cas) ? « Un matériel très américain et dépaysant ». Un sourire sardonique se dessina sur les lèvres d’Alastar et l’air mi-blasé mi-indulgent de Cassiopée semblait lui répondre : ok, j’ai conscience que je vous tends une perche, go for it. « Vous comptez sincèrement mettre de la crème anglaise dans votre... Truc ? ». Elle ne s’attendait pas à cette retombée là cependant. La brunette fronça doucement les sourcils, regarda le pot, puis ramena un regard plissé de méfiance vers Alastar. Ses lèvres s’étaient resserrées en une petite moue boudeuse et méfiante, qui lui donnait plus l’air adorable que fâchée. « Vous bluffez », rétorqua t-elle avec ce petit air d’inspecteur contrarié. Elle attrapa le pot, l’ouvrit en approchant son nez… mais rien que la couleur lui avait mis la puce à l’oreille. C’était bel et bien de la crème anglaise. « Mais… ! » s’exclama t-elle en reposant l'objet. Elle appuya les mains sur le plan de travail, un peu dépitée « Ça n'a pas de sens ! Déjà, pourquoi vos contenants font la taille du… du Texas ?! On en a pour un an avec ce pot alors qu’il périme dans une semaine ! » Oui, elle exagérait complètement, mais dans la globalité, elle avait plutôt raison sur le souci des américains avec les doses (certes il était anglais, mais ça, c'était une cuisine américaine !). La jeune femme poussa un petit soupir. Patience et persévérance, Cassiopée ! Elle se tourna vers son hôte. « Vous avez de la crème liquide ? » Elle leva l’index d'avertissement comme tout à l’heure, sévère, car on ne plaisante pas avec la bouffe, nous les français « Avant de répondre par la négative, je vous signale que vous avez les ingrédients pour en préparer et que vous nous ferez gagner du temps en m’épargnant cette étape ». Lui laissant le bénéfice du doute, elle s’occupa de couper les pommes de terre en fines rondelles. Elle mit ensuite le lait à bouillir dans une casserole et y ajouta de l’ail coupé au fur et à mesure, avant d’assaisonner le tout de sel, de poivre et un peu de muscade. Avant la suite, elle se lava soigneusement les mains en frottant un cuillère en métal dessus afin de retirer l’odeur persistante de l’ail (le scientifique devait être au courant de l’astuce Newton). « Cette recette est toute bête, quand on a ce qu’il faut », commenta t-elle avec un petit sourire pensif. De toute façon, tout ce qui était simple était bon.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Mar 5 Déc - 0:31


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres.

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Elle ne lui avait pas répondu. Elle ne lui avait pas répondu et c'était peut être mieux comme ça. Elle ne le comprenait clairement pas, trop sotte pour être un tant soit peu ouverte d'esprit et à la réflexion, probablement. Mais comme Alastar se plaisait à penser, buté et égocentrique qu'il était, absents comme silencieux avaient toujours tort. Et ce raisonnement fort concret concluait donc qu'il avait eut raison dans tout ce qu'il lui avait avancé. Logique. Pure. Simple. Tant pis pour elle, ça l'arrangeait bien, lui et son égo britannique. « C’est le propre de l’humain, rêver. » Un soupir et des yeux haussés au plafond. « Si tout ce que faisait l'homme bêtement était merveilleux et acceptable, ça se saurait. » marmonnait-il en bon misanthrope, sans grande conviction cependant. Rien ne servait de perdre son temps à lui avancer ses points de vue, ça, il l'avait plus ou moins compris... Pourtant il continuait encore un peu impertinemment, comme si ça lui tenait à cœur quelque part, de l'emmerder ou de la convaincre, peut être les deux. La bonne blague. Finalement il l'a rejoint à la cuisine, histoire de la surveiller, elle qui se croyait déjà farouchement chez elle. Les bonnes manières, ce n'était définitivement pas une notion adulée de ces français. Alors qu'il lui fit part de sa présence de par sa remarque piquante elle lui répondit aussitôt de ces paroles plaintives accompagnées d'un sourire qui lui donnait des frissons dans le dos. Ne pouvait-elle pas arrêter deux minutes de jouer les madame soleil ?! C'était troublant. Agaçant. Plus agaçant que troublant encore. Puis, curieux comme il ne pouvait s'empêcher de l'être, il se rapprocha peut être un peu trop de la française pour voir ce qu'elle pouvait bien mijoter comme recette. Elle épluchait des pommes de terre, il en déduisait donc sa propre réponse. Mais sa réaction quasi-immédiate l'étonna plus qu'il ne se l'avouerait. Lui avait-il fait si peur que ça ? Peut-être avait-elle pris ses menaces de meurtres précédentes sérieusement, tout compte fait. Sa naïveté n'avait peut être pas de limites, il ne la connaissait pas assez pour en être certain... Il se recula alors afin d’instaurer à nouveau un espace nécessaire entre eux deux, mais, Cassiopée, elle, semblait toujours figée dans l'instant tragique. Décidément. Apeurée, choquée, agacée... Il ne parvenait pas à analyser comme il se devait cette lueur étrange qui dansait dans son regard praliné. « Tout va bien ? » réussit-il à lui demander sur le même ton, doux bien que neutre. Intrigué. Les sourcils relevés, le regard bleuté quelque peu alerté. Il avait fait quelque chose de mal ? Avec son couteau en main et ce petit air de proie face à son terrible prédateur, il pouvait légitimement se poser la question.  « Je… j’épluch… » dit la demoiselle difficilement, ce qui lui décrocha un faible sourire moqueur. « C'est ce que j'ai cru remarquer... » Il mit ses mains derrière son dos avec l'élégance qui lui était propre, comme pour affirmer l'inutilité des propos de la brune. La toisant de nouveau de son regard indifférent. Son sourire criait au défi; Mais encore ? « Je veux dire : je prépare un gratin dauphinois… je vous avoue qu’il ne m’est rien venu d’autre à l’esprit en voyant… » Il attendait sagement la suite, un sourcil haussé, dubitatif. Il ne comprenait pas bien où elle voulait en venir. De toute manière, il n'avait jamais été spécialement doué en cuisine. D'ailleurs, s'il n'était pas si fier, il avouerait, qu'honnêtement, il était même passablement nul. C'était bête, quand on savait qu'il était si délicat et si précautionneux avec ses instruments de physiques et d'astronomie. Mais, même Alastar Black avait ses limites. Lui, en bon aristocrate qui ne se salissait pas les mains pour les basses besognes, il se contentait d'aller manger aux restaurants hors de prix, du moins aux seuls qui étaient capable de lui préparer des plats typiques de chez lui en bonne et due forme. Hors de question qu'il touche aux choses que ces ricains appelaient leur nourriture. Il tenait à la vie, du moins assez pour ne pas mourir de cette façon si stupide, il en existait tant d'autres, et des plus classe et radicale que... Bref. Enfin, les restos, c'était quand il pensait à avaler quelque chose, le reste du temps, il ne mangeait pas grand chose de plus que ce qu'il s'achetait rapidement dans les supérettes du coin. « Un matériel très américain et dépaysant. » Ah, elle aussi... ? « Au moins vous avez le mérite d'avoir une idée, vous. » fit-il nonchalant, en haussant légèrement les épaules. Il comprenait parfaitement ses réticences. Il était comme elle, dans d'autres circonstances, mais il la comprenait. C'était peut être même la première fois qu'il partageait quelque chose avec elle ? Son idée était, certes, peu recherchée puisqu'il s'agissait d'un plat de chez elle, mais, après tout... Pourquoi pas ? Il n'en avait mangé qu'une seule fois dans sa vie, de gratin dauphinois et il ne se souvint pas s'en être plaint.

Quelques secondes s'écoulèrent et il remarqua enfin le pot de crème anglaise. Il n'y connaissait pas grand chose, on se l'entendait bien, mais ce n'était définitivement pas un ingrédient de son plat, ça. Il lui en fit la remarque, moqueur. Et, étonnement, elle ne le crut pas sur le coup. « Vous bluffez. » lança-t-elle, appuyant ses dires d'une moue qu'il trouva assez mignonne bien malgré lui. Il entra dans le jeu alors, histoire de la faire mariner un peu. « Peut-être bien ? » dit-il, pince-sans-rire. Elle vérifia par elle même, ce qui l'amusa davantage bien qu'il s'efforçait à garder un visage impassible, pour la tromper plus encore. « Ça n'a pas de sens ! Déjà, pourquoi vos contenants font la taille du… du Texas ?! On en a pour un an avec ce pot alors qu’il périme dans une semaine ! » Pour seule réponse, il lui offrit une mine renfrognée. Il n'y pouvait rien, lui, nan mais l'autre. « Que voulez-vous que je vous dise ? La réponse me parait évidente ; Americans. » répondit le scientifique en ouvrant ses bras quelque instants en l'air, comme lorsqu'il annonçait une nouvelle découverte à l'Observatoire avec un air exagéré d'émerveillement cachant au fond beaucoup plus de mépris qu'autre chose. « Vous avez de la crème liquide ? » Il ouvrit la bouche, s’apprêtant à lui répondre de se démerder toute seule, que si elle ne savait pas lire sur les pots, c'était son problème, qu'il n'en avait sincèrement rien à cirer et que...; enfin, quelque chose dans le genre, quand elle releva de nouveau son petit doigt, se voulant probablement autoritaire... ? « Avant de répondre par la négative, je vous signale que vous avez les ingrédients pour en préparer et que vous nous ferez gagner du temps en m’épargnant cette étape. » Si elle commençait à anticiper ses fabuleuses réponses négatives, ils n'allaient pas beaucoup s'amuser, tous les deux. Enfin surtout lui. Il referma finalement la bouche et soupira d'exaspération pour lui répondre quelques temps plus tard, de son ton désabusé. « Puisque vous semblez si maligne, que vous êtes si certaine que j'ai "les ingrédients pour en préparer", à vous l'honneur de la trouver. Personnellement, j'ai tout mon temps. » fit-il en ouvrant la porte du frigo et en désignant d'une main avenante l'intérieur. Pour qui elle le prenait, à lui donner des ordres ainsi ? C'est qu'elle se croyait sincèrement dans la peau d'une maudite chef cuistot, la frenchie. Seulement elle avait vite oublié qu'elle était devant un anglais agacé et agaçant, et l'un des meilleur pire. Il l'a vit par la suite se hâter vers l'évier pour se laver les mains à l'aide d'une technique qu'il ne lui aurait pas imaginé connaitre. Comme quoi, il ne fallait pas se fixer des aprioris en permanence. Bon, clairement, c'était une surprise agréable mais ça ne l'empêcherait pas d'en avoir toujours, pff, la contradiction selon Alastar Black. « Cette recette est toute bête, quand on a ce qu’il faut. » Et blablabla, qu'est-ce qu'il en savait, lui, si c'était tout bête et s'il y avait ce qu'il fallait ? « Si vous l'dites. » Il s'en moquait bien. Finalement ce fut le retour du prince chat, qui venait réclamer sa part, miaulant à tout va. Alastar l'attrapa au sol pour venir le déposer dans un coin de la cuisine où étaient entreposées des petites gamelles rouges dorées avec des ornements royaux. Tout ça pour cette boule de poil. L'une d'elles était remplie de nourriture pour le félin qui se hâta pour manger son dû après un énième miah des plus autoritaire.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Dim 10 Déc - 16:33


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« Tout va bien ? » Je vous retourne la question, je vous signale que vous êtes en train d’être aimable là ! C’est ce qu’elle aurait dit, si elle ne s’était pas retenue par crainte de bégayer comme une crétine. Vous connaissez le dicton. Mieux vaut se taire et passer pour un idiot, que de l’ouvrir et… etc. Il devrait donc se contenter de la réponse toute bête, dite avec tout le détachement dont elle était capable - c’est-à-dire, pas tant que ça : « Très bien, merci ». Le petit miracle passé (et qui inclua une forme de compliment « Au moins vous avez le mérite d'avoir une idée, vous »), Alastar retrouva son caractère imbuvable et refusa de l’aider. Un pas en avant, trois pas en arrière. Cassiopée répondit à ses propos par un petit signe négatif de tête témoignant d’une certaine lassitude, tandis que son regard réprobateur et ennuyé s’exprimait avec bien plus de force qu’un « vous me blasez » que sa bouche aurait pu sortir. C'est qu'elle avait un visage très expressif ! Incorrigible, ce monsieur. Après une énième vérification dans le réfrigérateur comme il l’invita à le faire, Cassiopée ne trouva rien mais se remit au travail. Hors de question de retourner toute la cuisine, elle finit par tenir sa promesse et s’empara du lait et de l’huile de tournesol dans un des tiroirs en contrebas qu’elle avait déjà fouillé, pour entamer la préparation de la crème. La brunette l’avait bien stipulé : non elle n’abandonnait pas, même un truc tout bête. La préparation de son plat était d’ailleurs comme sa première mise à l’épreuve. Si elle ratait ça, elle pourrait tout rater par la suite. C'est ce qu'on appelle l'effet boule de merde. Malgré sa concentration, l’intérêt d’Alastar pour le petit chaton n’échappa pas à son regard en coin malicieux. Le brun était attentif aux caprices de la petite bête. Le fait qu’il sache s’occuper d’un animal en disait long sur le fait qu’elle avait raison d'être optimiste à son sujet. Il existait d’ailleurs tests psychiques qu’on effectuait avec des individus en observant leur comportement avec des animaux. « Il vous mène par le bout du nez », s’amusa t-elle sans même tourner la tête vers eux, l’air de rien.

Après avoir disposé ses préparations dans un plat, Cassiopée mit le tout dans le four qu’elle avait préalablement préchauffé. Elle reposa ensuite le torchon avec lequel elle avait saisi le plat pour l'enfourner, affichant un petit air serein quant au déroulement des opérations, et se tourna de nouveau vers Alastar en replaçant quelques mèches de cheveux parties en freestyle complet suite à son travail acharné. La jeune femme avait si peu de rancune que l’incident d’avant (parmi les tant d’autres précédents) avait encore été oublié. Posant les coudes sur l’îlot central, elle lui adressa un petit sourire bienveillant avant de demander, avec franche curiosité : « Ça ne vous manque pas parfois… l’Angleterre ? ». Cassiopée avait peut-être cru déceler un petit tracas, voire un certain mépris, dans ce « Americans » théâtral qu’il lui avait sorti auparavant. Un peu comme s’il considérait cette société (dans laquelle il vivait !) avec une certaine distance. Elle se demandait vraiment ce qui poussait un anglais à vouloir quitter son pays pour vivre dans ce monde absolument différent. Le travail ? Pas nécessairement. L’Angleterre avait de très belles universités pour y enseigner, et un service de renseignement tout aussi prestigieux que le FBI ou la CIA. James Bond était d’ailleurs du MI6 ! N’empêche que s’il restait à Los Angeles, c’est qu’il devait y trouver son compte. La psychologue avait beau avoir eu un dossier assez chargé sur lui, Alastar Black demeurait un mystère. Après cette brève pause, Cassiopée commença finalement à ranger le petit bazar qu'elle avait mis.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Lun 11 Déc - 13:00


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Elle n'était pas douée. Vraiment. Le pot était sous son nez. Non mais elle était aveugle, sans ça, il ne voyait pas. Ou alors le faisait-elle exprès pour l'agacer ? C'était une possibilité qu'il n’excluait pas, son regard condescendant la toisant depuis un moment devenant petit à petit plus méfiant, comme s'il avait affaire à un petit animal sauvage imprévisible... En soi, comme si il avait affaire à Edgar, en pire encore... Ah, il était damné, le scientifique, avec ces deux là. Dans un soupir exagéré il referma la porte du réfrigérateur. Il ne l'aiderait surement pas, elle était bien trop irritante pour mériter quoi que ce soit. Et depuis quand devait il avoir une raison de toute façon ? Il n'était pas un homme bienveillant et aimable, il ne l'avait jamais été, et ce même avant... Hm. Il avait été élevé comme ça, voilà. En revanche, il était curieux de voir ce qu'elle allait faire maintenant qu'elle avait lamentablement échoué dans sa quête héroïque du saint pot de crème... Sérieusement. C'était d'un ridicule cette histoire que ça en devenait risible. Étonnement, elle se fit entreprenante, sortant l'un après l'autre les ingrédients nécessaire à cette odieuse préparation. Un simple haussement de sourcil blasé. Pfeuh, il en faudrait davantage pour l'impressionner, elle perdait son temps. Mais si ça pouvait l'occuper l'espace de quelques instants, ce n'était pas plus mal. Il s'occupa alors du monstre sur pattes qui commençait à avoir faim. « Il vous mène par le bout du nez. » L'anglais releva prestement le dit nez vers la française, et, piqué au vif, s'empressa de lui répondre, la mine renfrognée, voire boudeuse. « Vous, occupez vous de votre crème. » Il se releva alors fièrement après un bref tapotement sur la petite tête du félin et la défia de toute sa hauteur de faire un nouveau commentaire du genre. Non mais.. !

Il l'observa quelques secondes sans un mot, faire ses petites affaires, l'air toute tranquille, toute certaine de bien faire. Et probablement faisait elle bien, il n'en savait fichtrement rien. Il espérait secrètement que non. Quoique ça ne changerait pas grand chose, c'était un souhait bas, mais il s'en foutait au point où il en était. Ça ne l'empêchait pas de l'analyser, la française, de son œil critique et hautain caractéristique. Les mèches brunes de la demoiselle virevoltaient à tout va au fur et à mesure qu'elle se mouvait, le style de détail stupide qui l'importait l'espace de quelques secondes pour on ne sait quelle raison... Stupide, certainement. La valse culinaire prit fin enfin, elle qui commençait à lui donner le tournis. Cassiopée lui adressa de nouveau un sourire bienveillant dont elle était tant friande, comme si tout allait parfaitement bien. Et seigneur que ça l'agaçait. Il la fusillait de ce regard froid qui en disait long. Ne lui avait-il pas déjà fait part de ses réticences quant à sa joie de vivre écœurante ? Comme, visiblement, elle ne savait pas aussi bien que lui se délecter du silence, elle lui posa une question. Elle lui tendait une perche, là, franchement. Ne s'en rendait-elle pas compte ? Peut être pas, elle avait réellement la mine intriguée. Mais il n'avait là aucune intention de parler de sa personne. « Ça ne vous manque pas déjà... La France ? » Sous entendu très explicite; Parce que si c'est le cas, cela ne me poserai vraiment aucun soucis que vous y retourniez joyeusement cuisiner vos petits plats et ronchonner dans vos rues pavées. « Vous pensez que c'est le cas ? » lui demanda-t-il alors quelques secondes plus tard, un sourcil haussé de raillerie. Quoique pouvait être la théorie farfelue de la française, il s'amuserait à l’anéantir. De toute façon son seul passe temps demeurait en l'analyse du comportement et des théories stupides de ses pairs qu'il haïssaient tant, des êtres composés de cellules, rien de plus. Après ce petit moment, Cassiopée se hâta pour ranger son bazar. Il n'allait surement pas ranger à sa place. Et quoi encore ?

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Jeu 21 Déc - 15:30


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Alastar présentait un tel visage de marbre que même un mur aurait mieux accueilli le sourire chaleureux de Cassiopée. Elle se demanda s’il était toujours comme ça où s’il s’était levé du pied gauche en plus d’avoir passé une très mauvaise semaine. Il avait largement eu le temps de digérer son arrivée impromptue. Un homme sur la voie de la guérison ne devrait-il pas être heureux de l’être, ou au moins content. C’était un parcours long et éprouvant, une cure de désintoxication, certes il devait en avoir marre des procédures, mais celle-ci était prévue… quoique monsieur en dise. Qui sait, ça irait peut-être mieux demain. Plutôt que de répondre à sa question, il préféra lui en poser une autre, sarcastique : « ça ne vous manque pas déjà… la France ? » Oui elle parlait français, mais elle n’avait pas fait mention de ce pays. N’empêche, tout ce cinéma était peut-être effectivement une façon à peine subtile de l’inciter à mettre les voiles sans avoir à la mettre dehors malproprement, chose qui serait indigne de ce dandy : « Qui vous dit que je ne suis pas belge ou canadienne ? » rétorqua t-elle en essayant (vainement) d’imiter son ton. Cela ne collait pas, elle avait toujours l’air prévenante et adorable. Tant mieux ceci dit « … Bon, vous avez raison je viens bien de France » concéda t-elle puisqu’elle ne savait pas jouer la comédie plus de trois secondes. « Et logeant chez un homme à l’humeur parisienne, je n’ai pas tout à fait l’impression de l’avoir quittée donc… non, mon pays ne me manque pas encore » répliqua t-elle avec un petit sourire amusée. Elle aussi, elle pouvait avoir l’humour qui pique un peu, quand l’attitude de l’interlocuteur s’y prêtait. Black serait toujours plus réceptif à cela qu’à son attitude jugée mielleuse et naïve, si elle devait le croire sur parole. Alors qu’elle rangeait précautionneusement les ingrédients qu’elle avait sorti, et nettoyait les ustensiles utilisées, Alastar relança le sujet :  « Vous pensez que c’est cas ? » « Je n’en sais strictement rien, et il se trouve qu’un homme très pragmatique m’a conseillé d’arrêter de perdre mon temps à imaginer des choses », rappela t-elle, ses lèvres esquissant un mince sourire malicieux tandis qu’elle se concentrait sur la vaisselle. Ce qu’elle ne disait pas c’est que, malgré elle, elle imaginait quand même des théories farfelues qu’elle se gardait d’évoquer.

Alors qu’elle essuyait la casserole au chiffon, Cassiopée étouffa un bâillement dans son coude. Non seulement elle n’avait pas dormi, mais il devait être environ 6h à Paris. Dur… mais elle allait tenir. Et rester concentrée afin de penser à vérifier sa montre de temps à autre. Ce serait bête de faire cramer son plat après le temps qu’elle y avait consacré, et l’énième bras de fer que cela lui avait valu avec Alastar. En attendant la cuisson, elle mit le couvert sur la table. « Dites, pourquoi étudiez-vous l’énergie noire ? … Oui je suis curieuse, vous pouvez ajouter cela à ma liste de défaut » lança t-elle en quittant la cuisine qu’elle laissait nickel chrome. La petite fée du logis avait encore vingt minutes de cuisson à tirer, autant se mettre à l’aise dans le séjour en attendant -en essayant de ne pas s’y endormi !


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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Jeu 21 Déc - 21:54


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« Qui vous dit que je ne suis pas belge ou canadienne ? » Elle ne pouvait pas plus s'enfoncer dans ses gamineries. C'était typiquement une réponse (idiote) de français, ça, après tout. Il se retenait intérieurement de lui cracher son mépris pour la énième fois, après tout, belges, français, québécois; c'étaient tous les mêmes à ses yeux condescendants d'anglais égocentrique. Il s'en moquait royalement qui plus était. Elle l'agaçait. Et son imitation pitoyable de... Sa personne ?! ... Ahhh, il préférait l'ignorer. C'était mieux, voilà. C'était plus simple, ça arrangeait tout le monde. Il n'allait pas perdre son temps avec cette gamine. Alors Alastar se contenta de l'observer d'un de ces regards indifférents montrant son visage blasé de toute beauté. « … Bon, vous avez raison je viens bien de France. » Naaaannn ? Vraiment ?! Un soupir exaspéré traversa lentement ses lèvres alors qu'il mit noblement ses mains dans son dos. Heureusement pour lui, et peut être pour elle également, il était un homme au sang froid remarquable. Il l'a considéra de toute sa hauteur durant quelques secondes, tel le roi devant son sujet. Puis elle reprit de plus belle, déclarant les plus grosses énormités qu'il n'aient encore entendues venant de sa part (et pourtant Seigneur qu'elle en avait sortit des belles), d'un ton décontracté, et avec un certain sourire moqueur des plus irritant. Outré. C'était clairement le visage qu'il montrait, bien qu'à peine expressif, comme toujours. « Je vous prierai d'éviter de m'insulter à l'avenir. Et, croyez moi, il vous manquera rapidement. » Il avait été froid, sec. Pour qui le prenait-elle ? Comment pouvait-elle comparer un parisien; être brut, vulgaire et râleur avec un aristocrate -parfait- tel que sa personne ? C'était la meilleure. Était-elle aveugle et sourde à la fois et à ce point là ? Son masque impassible reprit bien rapidement sa place initiale sur son visage, pourtant, l'espace d'un instant, il avait été clair que Alastar avait été touché dans son orgueil. L'astrophysicien était arrogant, c'était indéniable, mais là c'était plus que cela. Une fierté patriotique remise en question. Bloody hell ! On ne comparait pas un british à un français, c'était pourtant évident pour tout le monde, ça. Mais non, pas pour Mlle Desnuits ! Trop peu pour elle, vous voyez ?! Il aurait du s'en douter, au fond... Comme si il lui fallait à tout prix l'agacer, que ce soit inconsciemment ou consciemment d'ailleurs, c'était peut être dans son contrat adulé, ça aussi... Finalement, elle prit la peine de répondre à sa question analytique, de manière... Inattendue. « Vraiment ? Et vous prenez en considération les paroles de cet homme ? Vous faites bien, c'est assez décevant je dois dire, mais vous faites bien. » répondit-il d'un ton professoral. Des paroles assez paradoxales. La définition de sa personne, enfin si seulement il était possible de le définir si facilement. Elle ne lui avançait aucune analyse monstrueusement perspicace (rire étouffé), comme elle semblait tellement aimer y faire. Il en fut presque déçu l'espace de cinq petites secondes, puis s'en moqua royalement tout aussi rapidement. C'était tant mieux si elle apprenait vite les règles, autant jouer avec quelqu'un de docile plutôt que s'acharner à faire entendre raison à un tricheur. Le jeu se terminerait plus vite.

Alors que la française continuait ses rituels étranges autour des casseroles et autres attirails gastronomiques, l'anglais, de son côté, observait son petit animal sur pattes manger en ronronnant, le visage presque tranquille, détendu. Il reporta son attention minime sur la demoiselle alors qu'elle réprimait un bâillement caractéristique des fameux décalages horaires. Du moins c'était ce qu'il concluait. C'était ce qu'il y avait de plus logique. Après, il ne connaissait nullement sa vie et ne prétendrait pas être certain de quoi que ce soit... Comme une jeune femme ci-présente aimait tant le faire. Puis elle quitta la cuisine pour rejoindre de nouveau le salon, et comme il entendit sa voix résonner au rythme de ses pas, il se décida à la suivre d'un pas élégant après avoir rouler des yeux, la mine lasse. « Dites, pourquoi étudiez-vous l’énergie noire ? … Oui je suis curieuse, vous pouvez ajouter cela à ma liste de défaut. » Son regard azur, armé d'une surprise subtile, croisa le sien, infiniment ambré, infiniment sincère. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se souvienne du sujet de ses travaux, de ce petit moment où il lui avait faiblement demander son aide, cachant ses réelles intentions. (voire indéchiffrable et donc sans intérêt pour sa propre personne) Non, pour lui, cet instant n'avait pas existé et il se devait donc d'en être de même pour la jeune femme. Ça allait de soi. « Effectivement, je n'y manquerai pas. » lança-t-il en allant s'asseoir sur son fauteuil fétiche, si seulement il appréciait réellement quoi que ce soit de cette demeure, ignorant simplement sa question. Il s'empara du The Times pour faire mine de le feuilleter. Finalement, il soupira, rabaissa légèrement son journal pour observer la brune, puis rétorqua, se voulant cassant, mais sa mine bien trop bougonne et lasse et son ton de voix se rapprochant du chuchotement n'appuyaient que trop peu ses mots ; « Ça ne vous regarde pas... » Et c'était vrai. Ce n'était pas ses affaires, et en quoi est-ce que ça pouvait bien l'intéresser de toute façon ? Son regard se perdit lentement à travers la fenêtre, se voilant bien de longues secondes. Un silence pesant. « Il s'agit d'une théorie que je défends, » commença-t-il, l'air ailleurs, ne la regardant plus. Au fond, il ne saurait dire s'il lui répondait à elle ou si même ses paroles étaient destinées à quelqu'un. « éclaircir la nature de l'énergie noire n'est pas seulement susceptible de nous donner la clé de la naissance de l'univers, elle peut aussi nous donner celle de son destin et... ! » Ses yeux brillèrent l'espace d'un instant qui fut magique, la passion s'était ranimée l'espace d'un moment qui fut unique, le premier depuis cette époque lointaine où l'amour de l'univers l’enveloppait de cette captivante enivrance... Puis brusquement, violemment, méchamment. Le temps fut plus astucieux, plus méticuleux. Rappelant à l'homme aux étoiles de retrouver les pieds sur terre. Puisqu'il n'avait plus sa place ailleurs. Le moment brisé, le regard glacé comme à l’accoutumé, il reporta son attention brève sur la française, un faible sourire amer au bord des lèvres. « Enfin, ça n'a aucune importance, de toute manière. Je ne vais probablement pas envoyer mes recherches. » Il se sentait vulnérable et en avait terriblement horreur, son regard quelque peu perdu en disait long. Il ne comprenait pas ce qui lui avait prit, il ne se comprenait pas. Pourquoi s'était-il emporté, devant elle en plus de cela ? Il se haïssait pour cela. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas été pris par ses élans, pourtant si banals à l'époque, de scientifique passionné et simplement amoureux de son travail. « Et vous ? Pour quelle raison folle étudiez-vous les dysfonctionnements de l'être humain ? » lui retourna-t-il rapidement la question, reprenant de sa contenance et voulant changer de sujet, n'appréciant pas l’intérêt qu'on pouvait dans toutes les situations, celle-ci comme une autre, lui porter avec trop d'insistance. C'était à elle de passer sous le microscope. Et vite.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Mer 27 Déc - 22:06


Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux
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« Je ne vois pas en quoi je vous ai insulté, ça devient ridicule » rétorqua t-elle aussitôt en le regardant de travers tandis qu’elle finissait ses tâches. La jolie brunette ne fut pas blessée dans son “orgueil” de parisienne par ses paroles, car étrangement, elle ne se sentait pas directement concernée. Ce fut plutôt la forme de racisme dans sa réponse qui la dérangeait. Pour qui se prenait-il ? Alastar avait traversé des épreuves qui auraient apporté, à n’importe qui, une forme d’humilité et de tolérance… mais il n’aimait pas faire comme tout le monde, apparemment. Le pire étant qu’avec ses grands airs de prince lésé, il ne semblait même pas se rendre compte de l'énormité de son comportement. Si la plaisanterie de Cassiopée était mal passée, la réponse du pédant aristocrate passa d’autant moins bien auprès d’elle. Peut-être plaisantait-il aussi ceci dit, pince-sans-rire, elle n'en savait rien. Lâchant un soupir qui clôtura le débat, les yeux levés au ciel, Cassie ne se préoccupa plus de ce détail, qu’elle avait noyé dans de l’eau mousseuse et du savon liquide, avec la vaisselle. Pas rancunière pour un sous, disait-on ! En tout cas, sa réponse évasive lui attira une forme d’approbation contradictoire de la part d’Alastar : « Si c’est comme ça que vous êtes déçu, moi ça me va ». Oui, parce qu’il était redevenu un semblant sympa à l’approuver sans vraiment le dire. Quand elle allait dans son sens, évidemment, monsieur avait grand mal à critiquer ! D’une certaine façon, elle l’avait piégé. Alors qu’elle se rendit dans le salon et qu'elle s’installa sur le canapé, l’homme choisit de la suivre mais préféra s’asseoir sur son royal fauteuil, un peu à l’écart. Cassiopée esquissa un léger sourire. Distant ou pas, il ne la laissait pas graviter seule, et ce n’était pas nécessairement pour la surveiller. Alastar avait vécu seul bien trop longtemps, la compagnie lui manquait inconsciemment, quoiqu’il en dise. Décidant de se montrer snob, comme il en avait le talent, l’homme attrapa le Times et fit mine de s’y plonger, sous le regard mi-sceptique mi-amusé de Cassie. « Ça ne vous regarde pas ». Ne se formalisant pas, la jeune femme croisa patiemment les jambes et posa ses mains jointes sur son genoux. Bon, elle aurait pu passer à la question suivante « Que feriez-vous en ce moment si je n’étais pas là ? » mais cela ne la regardait pas plus.

Le regard d’Alastar s’était égaré vers la fenêtre et il consentit finalement à lui répondre d’une façon qui captiva l’attention de la jeune femme. Pourtant, Cassiopée n’y comprenait pas grand chose et n’y connaissait strictement rien, elle pensait d’ailleurs que l’énergie noire était le vide. Ce qui la laissait si pantoise, c’était plutôt cette lueur qu’il avait dans le regard, c’était de voir qu’il s’animait de passion, chose qu’elle n’aurait pas attendu d’un homme si maussade et amer préalablement. L’instant passa et il s’éteignit de nouveau. Alors qu’il ramenait son regard acier vers elle, lui adressant un mince sourire pincé, Cassiopée resta interdite et regarda chacun de ses yeux tour à tour, comme pour essayer d’y déceler à nouveau la lueur particulière qu’elle avait auparavant vu, et qui n'était plus. « Enfin, ça n'a aucune importance, de toute manière. Je ne vais probablement pas envoyer mes recherches » « Et pourquoi pas ? » répliqua t-elle en s’insurgeant presque. Ces travaux lui tenaient à coeur, pourquoi ne pas vouloir aller au bout des choses ? Un manque de confiance ? Une flemme ? Une forme d'égoïsme avec l’envie de garder tout pour soi ? Cassiopée baissa les yeux sur ses mains jointes, pensive, et s’affaissa un peu. « Et vous, pour quelle raison folle étudiez-vous les dysfonctionnements de l’être humain ? » La brunette releva promptement la tête. Pour un peu, elle aurait sursauté. Cassie ouvrit la bouche comme pour répondre mais se figea un instant, un peu dubitative. Etait-il vraiment curieux sur le sujet, ou voulait-il simplement donner le change ? Alastar avait auparavant fait comprendre qu’il la méprisait plus ou moins, peut-être l’invitait-il à parler pour mieux la moquer. Ou peut-être était-ce autre chose ? Aucune importance au final. Il avait répondu en toute franchise, elle devait faire de même : « Je ne les étudie plus. Je voulais me rendre utile, aider les autres à trouver leur bonheur en améliorant leur santé psychique, car tout commence par le bien-être intérieur. A une certaine période, je me suis aventurée sur le terrain des pathologies mentales, ces "dysfonctionnement" dont vous parlez... ça n’a pas été un franc succès. » Elle fronça légèrement les sourcils, en proie aux souvenirs moins agréables de sa vie. Et puis, bon sang, voilà qu’elle s’était égarée et qu’elle avait trop parlé. Déjà qu’il était ennuyé quand elle ne disait rien du tout, là… « Pardon » ajouta t-elle dans un murmure, non dans l’intonation anglaise mais en français. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle s’excusait, probablement plus parce qu’elle avait inconsciemment besoin de demander pardon à quelqu’un, et moins parce qu’elle avait dépassé son temps de paroles auprès d’Alastar - et d’ailleurs, elle n’était même plus à ça près avec lui. Cassie jeta un coup d’oeil machinal à sa montre pour vérifier le temps de cuisson. Pas encore.

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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Jeu 28 Déc - 0:56


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C'était beau comme il apprenait petit à petit à la toucher là où il ne fallait pas, là où ses sourires chaleureux et ses regards rieurs ne s'aventuraient pas. Inconsciemment, peut être, pour cette fois, pour plusieurs fois encore sans doute. Il fallait faire un bon nombre de pas incertains avant de connaitre le chemin. Il l'avait très visiblement agacée comme elle l'avait fait avec lui-même avant, même si elle tentait de le cacher. Ce n'était pas tant la remarque qui était gênante, il le sentait. Non, il la décevait, ou du moins il ne réagissait pas comme elle le voulait. Et c'était parfait, c'était ce qu'il fallait. À quoi s'attendait-elle exactement ? Le prenait-elle réellement pour un sage un peu bougon à l'esprit ouvert et enchanteur ? La vie n'était pas logique et structurée, encore moins facile à refaçonner... La sienne en particulier ne l'était pas. Elle n'avait pas de sens. Comme cette conversation et cette Cassiopée. Alors, certes, il n'avait aucune pitié, mais si cela pouvait l'excuser; il haïssait plus que de raison de bien faire et de bien penser. Rien n'avait d'importance. Il mépriserait s'il le voulait. « Notre rencontre même est ridicule. Vous êtes ridicule. Et vous cherchez encore des explications sensées ? » lança-t-il, railleur. Il se pavanait. Mais le besoin, l'obligation, de trouver des explications, c'était son domaine à lui aussi. Quand ça l'arrangeait. Ce n'était pas le cas à cet instant. Il se pavanait. Dans son mépris. Et quelque part, c'était atrocement joli. La française lâcha finalement un soupir qui en disait long, tellement parlant qu'il lui décrocha un faible sourire satisfait de l'homme quelque peu ravi de son effet. C'était mauvais. Mais c'était parfait. Et la mésentente fut clôturée. « Si c’est comme ça que vous êtes déçu, moi ça me va. » Si ça lui allait, à lui aussi ça lui irait. « Vous savez ce qu'il vous reste à faire dans ce cas. » répondit-il immédiatement, mielleux. Le décevoir encore et toujours... Enfin, bon, pour ça il faudrait au moins qu'il lui porte une once de considération. Ou du moins qu'il attende quelque chose d'elle. Pour le moment il ne faisait que jouer cette scène de théâtre, "ridicule" l'appelait-elle. Il ne faisait que prétendre, se balancer gracieusement de rôle en rôle, pour, à de rares occasions, se revêtir du masque du narrateur.

Le moment passé, ils se retrouvèrent tous deux à chacune des extrémités de la pièce, dans l'immense salon qu'était le sien (rappelons le tout de même !), lui dans son fauteuil, elle sur le canapé... à discuter de... De choses qu'il aurait mieux fait de garder sous silence. Il s'était perdu dans sa folie, son cœur s'était emballé, ses yeux s'étaient éclairés et la lueur qui y brillait s'était mise à valser donnant à son azur une teinte parsemée de rêves, le ciel lui avait presque chuchoté de nouveau quelques mots... Et puis plus rien. Le néant. La sauvagerie du moment. Elle était là. Il était là. Et rien de tout cela n'était vivant. Il était perdu. « Et pourquoi pas ? » Il croisa son regard, observa son visage aux traits fins crispés par la protestation. Ses paroles résonnèrent un moment dans sa tête sans qu'il ne soit capable d'y répondre. « Parce que je... » commença-t-il d'une voix tiraillée par l'incertitude et l'incompréhension, bien distincte de celle désabusée du scientifique fatigué de la vie, mais plus semblable à celui qui comptait abandonner, lâcher prise. Celui qui ne savait pas, qui ne savait plus. Un froncement de sourcil, un raclement léger de la gorge. Alastar froissa presque son journal favori alors qu'il le jetait rapidement sur la table basse non loin de lui. « Ça n'a aucun sens, voyons ! Ces fabulations n'en auront pas plus demain, ni après demain. » s'énerva-t-il, le ton pourtant toujours parfaitement maitrisé. Il se contrôlait. Encore. Toujours. Mais c'était visible, sa rage était palpable. Sa mâchoire contractée, seule preuve physique de cet agacement passager. Il reporta alors son regard sur la demoiselle et sembla légèrement se calmer. Pourquoi s'énerver contre elle ? Elle n'y était pour rien... Et ça ne changerait rien, ça ne le défoulerait même pas un peu, rien ne le calmerait. Cette rage et cette peine l'habitaient depuis si longtemps qu'il avait fini par les accueillir à bras ouverts, par les aimer à s'en torturer. « Et puis, je ne suis pas à leur disposition. » maronna-t-il, bougon, comme un enfant un peu rebelle qui refusait d’obéir à ses parents. Ces américains avaient la fâcheuse habitude d’ordonner d'avoir à la seconde même ce qu'ils désiraient. Avec lui, ça ne fonctionnait pas ainsi, alors, ça leur ferait les pieds. Il passa une main rapide dans sa chevelure, manquant de se décoiffer par la même occasion et reprit la parole. Étrangement, il voulait vraiment s'expliquer. Il voulait qu'elle le comprenne, mais aussi, peut être, espérait-il un peu se convaincre lui-même. « Ce que j'avance doit être parfait, vous comprenez ? Sinon ça ne vaut rien, ni pour moi, ni pour personne. Et c'est le cas de cette minable théorie qui n'a rien de parfait, alors je doute que ça en vaille la peine. » lui expliqua-t-il simplement en haussant les épaules. « Ne cherchez pas plus loin mademoiselle Desnuits, parfois il faut savoir voir la vérité en face. » Pitié. Le dicton désuet qu'il lui servait, quoi. Il en était arrivé là. C'était pathétique. Mais, au fond, c'était ce qu'il était à l'instant, pathétique, et probablement aussi aux yeux de la demoiselle qui se garderait sagement de lui dire.

Et pour couper court au massacre, il lui retourna la question, la formulant tout spécialement pour le docteur des humanoïdes fous. Il ne savait si ça l'intéressait, si il voulait simplement se débarrasser du regard trop pesant qu'elle lui portait, si il cherchait encore à trouver des armes pour mieux la blesser. Mais elle s'ouvra à lui, comme il s'était ouvert malencontreusement à elle, et il l'écouta, simplement. Il demeura muet quelques longues secondes lorsqu'elle eut terminé de s'expliquer, laissant libre choix au silence de lui répondre en premier. Le petit mot d'excuse soufflé en un joli français. Il l'analysait comme elle avant lui, gardant ses théories pour lui, dans sa tête bien au fond, bien enfouis. Elle le fascinait plus qu'elle ne le devrait. Cette volonté de fer, de bien faire, de faire briller l'ombre, d'apaiser l'inapaisable. C'était peu commun. Lamentablement voué à l'échec, certes, mais vraiment peu ordinaire. « Et vous voilà ici, aujourd'hui. » dit-il, doucement. C'était un fait. Il ne cherchait pas à chanter les louanges de son échec désolant pour la torturer. Ni même à l'encourager en prétendant que si elle était là, aujourd'hui, cela prouvait bien qu'elle s'accrochait à quelque chose, au moins. Non, ce qu'il voulait dire c'était que... Elle était là... ? « Je ne saurais vous dire si je vous trouve courageuse ou passablement masochiste, mais quoi qu'il en soit, vous êtes là. » affirma-t-il, de nouveau le ton moqueur cherchant sans le savoir réellement à redonner une couleur plus vivante au tableau triste et perdu qu'ils dépeignaient tous les deux. Il s'enfonça quelque peu dans son fauteuil pour venir fermer doucement ses paupières. « Et moi aussi je suis là, en votre compagnie, pour mon plus grand malheur et contre ma volonté, rappelons-le. » se plaint-il avec exagération, les sourcils froncés. Le king des scènes de tragédie théâtrales, on ne l'oubliait pas. Eh bien oui. Il était là à la supporter alors qu'il n'avait rien demandé (avait-on réellement besoin de le rappeler encore ?), ce n'était pas rien ! C'est alors qu'il entendit le son peu familier du four, lui faisant entrouvrir légèrement les yeux. C'était prêt, visiblement.
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MessageSujet: Re: Cet instant où la splendeur de l'étoile la plus brillante des cieux rencontra la poussière la plus piétinée des ténèbres. ╰☆╮ Cassiopée & Alastar   Mer 3 Jan - 22:36


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« Parce que je... » Cassiopée fut touchée par cette hésitation. Comme si une lueur d’humilité venait de percer les ténèbres de son orgueil. Suspendue à ses lèvres, elle l’observa avec ce brin de fascination, comme si la clé de toutes les énigmes résidait dans un silence, dans ce vacillement, l’éclair furtif d’une certaine fragilité. Comme si elle le voyait vraiment pour la première fois. Le charme fut rompu d’un claquement du journal sur la table. « Ça n'a aucun sens, voyons ! Ces fabulations n'en auront pas plus demain, ni après demain. » « Comment pouvez-vous en être aussi certain ? Si ça a du sens pour vous, ça en aura forcément pour d’autres ! » répliqua t-elle avec presque autant de véhémence « Et puis, je ne suis pas à leur disposition. »  « Au nom du ciel ! » souffla bruyamment la brunette en roulant des yeux. « Ce que j'avance doit être parfait, vous comprenez ? Sinon ça ne vaut rien, ni pour moi, ni pour personne. Et c'est le cas de cette minable théorie qui n'a rien de parfait, alors je doute que ça en vaille la peine. Ne cherchez pas plus loin mademoiselle Desnuits, parfois il faut savoir voir la vérité en face. » La vérité ? Sérieusement ?! La jeune femme tapa légèrement du poing sur la table basse. Ce n’était pas furieux, ni dur, c’était juste une manifestation assez sèche de son désaccord, qu’elle ne manqua pas d’exprimer en mots : « Je ne suis pas d’accord. En publiant vos travaux, même inachevés, vous laisserez à la communauté scientifique la possibilité d’aller plus loin. C’est comme ça que ça marche, par le partage et l’échange ! Qu'avez-vous à craindre ? La plupart des premiers savants s’étant confrontés à la théorie de la relativité ne l’avaient même pas comprise ! Le reste l’a réfuté pendant des années ! » La théorie d'Einstein avait finalement été validée d’ailleurs, comme quoi… ! « Ce n’est pas parce que le sens d’une chose nous échappe qu’elle n’en a aucun. Il fut un temps où des hommes disaient que la terre était plate, et alors ? Ils en ont incité à d’autres de se pencher sur la question et à rétablir la vérité » Enfin, bref, elle s’emportait. Tout ça pour dire que, vrai, ou fausse, ou inachevée, si Alastar était sur une théorie, il serait irresponsable de sa part de vouloir jalousement la garder pour lui-même. Sous prétexte qu’il n’était pas à la disposition de gnagnagna, t’es astrophysicien ou tu ne l’es pas point ! Et si tu l’es, sers à quelque chose nom de nom (pour une femme tournée vers le don comme Cassiopée, c’était effectivement inconcevable et absurde qu’une personne œuvre en son propre nom, alors qu’en soi, cette méthode de travail était évidemment recevable).

Cette discussion à cœur ouvert -voire à tripes ouvertes pour Cassie-, obligea celle-ci à retourner la faveur et à se perdre un peu trop en chemin, lorsqu’elle répondit à Alastar. Il aurait pu la trouver ridicule, avec ses ambitions altruistes, lui qui était si égoïstement pessimiste, mais ce ne fut pas le cas. « Et vous voilà ici, aujourd'hui. » murmura t-il, et on aurait dit que c’était lui, finalement, qui faisait preuve d’indulgence. La belle releva les yeux. Il n’était pas ironique, pas sarcastique. Il tirait un trait sur le passé évoqué et lui présentait le moment présent. La transition était belle, délicate de sa part. Peut-être un peu trop délicate puisqu’il ne put s’empêcher de rajouter : « Je ne saurais vous dire si je vous trouve courageuse ou passablement masochiste, mais quoi qu'il en soit, vous êtes là. » La jeune femme sourit timidement, montrant qu’elle ne regrettait justement pas ce choix d’être ici « Oui… » « Et moi aussi je suis là, en votre compagnie, pour mon plus grand malheur et contre ma volonté, rappelons-le. » « Votre plus grand malheur ? Détrompez-vous… » Cassie plissa légèrement les yeux de malice, comme si elle s’apprêtait à révéler un grand mystère « Je suis… » le four émit un tintement, et la jeune femme haussa les sourcils de ravissement. Le mystère fut envoyé valser dans un feu de cheminée « Tenez, c’est prêt ! », s’exclama t-elle comme si de rien n’était. Se levant promptement, la brunette alla poser avant tout un dessous de plat sur la table avant d’aller chercher le gratin, qu’elle posa fièrement dessus. La couleur était parfaite. Cela se dégustait déjà du regard ! Ravie, Cassiopée découpa le met et servit d’abord l’assiette d’Alastar, avant de se servir elle-même. Elle s’installa ensuite à table, ajustant sa chaise, claironna en français un adorable : « Bon appétit ! » puis se figea, puis se releva prestemment, « Mince ! Qu’est-ce que je vous sers à boire ? », enchaina rapidement le bout-en-train, comme si c’était elle, l’hôte.

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