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 La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]

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Aaron Samuels
Admin bipolaire
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Mar 28 Nov - 22:22

« T’es beau toi tu sais ? » Que je dis en fixant le reflet agréablement beau se trouvant dans le miroir. Debout dans ma salle de bain, encore trempé de ma douche, une serviette autour du cou pour le côté sportif exhibitionniste, je suis occupé à me tondre la barbe, histoire que je ne devienne pas le nouveau Robinson Crusoé. Il n’y a rien de pire que de faire clochard ainsi. Je prends soin de moi, je me trouve beau et je m’aime. Aussi, c’est donc naturellement que je prends mon temps pour être bien présenté, pour faire ressortir ma bogossité. Et puis, parce que c’est la marque de fabrique de Samuel. Être classe et toujours être bien présenté. Nous ne sommes pas dans Narcos. Nul besoin d’une moustache de pervers. Ici, on a la classe pour dealer. Et moi, pour enquêter. Ceci dit, j’ai l’impression de patauger et de ne plus rien réussir à rien. Il faut dire que j’ai l’impression que l’on m’a volé ma place, que les choses ont bien changé depuis quelques temps. Depuis une date en particulier. Bien précise. Le genre de date que l’on n’oublie jamais. Celle où le Diable est arrivé perché sur ses talons aiguilles croyant que tout le monde allait être à sa botte. La porte de la salle de bain étouffe tout bruit mais j’imagine bien que si j’ouvrais cette dernière, et celle de mon antre, tout le monde verrait alors mon corps d’apollon mais surtout, entendrait le bruit atroce d’une crécelle hurlant. Celle de cette Anya devenue Gallagher par un destin que je n’ai pas encore bien saisi. Je ne sais pas ce qu’elle a fait mais elle a bien retourné le cerveau de Samuel pour que ce dernier puisse l’épouser, et faire d’elle la reine de ces lieux, hurlant pour le moindre grain de poussière, pour le mauvais pli sur sa robe ou sur le fait qu’un pétale de fleurs vient de tomber sur le sol. J’exagère un peu, car souvent, je ne la vois pas. ET DIEU OUIIIII MERCI BEAUCOUP ! Parce qu’à en juger les regards des vigiles, elle est insupportable. Les rumeurs courent et une seule en ressort, c’est que Samuel serait appelé Canard. Alors je ne sais pas si c’est fondé ou non, je n’ai pas essayé parce que je tiens à rester dans les bonnes grâces du gars que j’infiltre, dont je tiens à voir l’empire s’effondrer. Aussi, je garde la tête froide et les pectoraux solides pour ne pas sombrer dans le délire du ragot et de la rumeur. De toute façon, Samuel m’envoie souvent en mission dans des petites villes en dehors de Los Angeles. Il est persuadé que quelque chose se trame dans son dos. Il a du flair mais il se confie à la mauvaise personne parce que justement, je vais dans son sens, lui disant qu’il a sans doute raison, faisant en sorte qu’en croyant avoir raison, Samuel puisse lever tout soupçon vis à vis de moi. D’autant plus, que les échos à ce sujet vont bon train. Il y a eu des arrestations. Nombreuses, mais pas assez pour considérer la mission finie, pour qu’il soit temps pour moi de quitter la ville, de tirer un trait sur Los Angeles et de me faire petit le temps que mon nom, mon visage soient oubliés. Même si pour l’instant, nous sommes bien loin d’avoir fini. Il y a encore du boulot et j’ai mon rendez-vous avec mes collègues du bureau. Comme à chaque fois, c’est l’heure de faire le point et j’ai beaucoup de choses à dire, notamment leur apprendre que Samuel s’est marié à une débile mentale.

Je soupire tandis que je termine de me raser, me passant une serviette sur le visage et sortant de la salle de bain pour m’habiller. Tenue de civile oblige, je demeure sobre pour ne pas attirer le quelconque soupçon. Puis, une fois que je suis prêt, braguette remontée, et chemise boutonnée, je prends mes affaires, mes clefs de voiture et finalement, je sors de la chambre me rendant compte combien c’est silencieux chez moi et combien le bruit est grand dès que l’on se trouve dans le couloir. Et dire qu’ici, le mot d’ordre est drogue. Qu’il y sévit tant de délits. Et surtout qu’il y a ce gosier ne cessant de brailler. Je me demande d’ailleurs s’il ne vaudrait pas mieux lui trancher les cordes vocales. Parce qu’elle a l’air furax ce matin. C’est ce que je comprends tandis que je descends les escaliers, allant vers l’immense cuisine où Maria me sert ma tasse de café et que je remarque enfin Anya. Apparemment, Samuel n’a pas dû l’informer d’un déplacement. J’écoute d’une oreille, baillant parce que ça me gave de l’entendre hurler de bon matin. Comme si la femme de ménage allait lui dire où Samuel est parti. Autant s’adresser à un pot de fleurs c’est pareil. « Tu ne peux pas fermer ta gueule ? » Je déclare simplement en venant m’asseoir sur l’un des tabourets hauts. Je fais un signe de tête à l’employée de maison, déposant une tasse de café fumante devant moi. J’en avale immédiatement une gorgée, saisie par la brûlure du breuvage mais ça me fait du bien. Je me sens un peu plus réveillé, plus en forme, prêt à affronter une Anya très tonique apparemment. C’est dommage parce que j’ai beau la voir chaque jour, je la trouve très belle. Mais très conne. Et c’est dommage parce que le corps et la tête vont bien. Mais l’esprit... Parfois, je me dis qu’elle est possédée. Par le Diable. Par le pire des démons. Je ne me suis pas encore décidé lequel. Mais il doit y avoir un qui lui siérait comme un gant. Si ce n’est que je suis pas malin non plus, éprouvant le plaisir de la titiller un peu plus. Je suis de bonne humeur, ça y fait. « T’as pas un suppositoire à t’enfoncer dans le cul pour calmer tes crises de rage ? Personne ne sait où est Samuel alors calme ta joie, lis un dictionnaire, étouffe-toi avec un oreiller, bois une tisane. Mais par tous les dieux du ciel, boucle là. C’est horrible putain !! » Je ne sais pas si elle m’obéit ou bien si je lui ai coupé le sifflet, mais je dois admettre qu’un peu de silence ne fait pas de mal.
Ce qui est triste. C’est qu’il est éphémère. La guerre mondiale va se déclencher dans trois secondes.
Trois…
Deux…
Un…

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Anya Gallagher
Admin Regina George
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Dim 11 Fév - 15:39

Parfois, la vie, c’est marrant. Voilà, fin du RP. Merci beaucoup. Cordialement. Cette dernière peut se dérouler sous les meilleurs augures, ne présager rien de mauvais et être d’une perfection absolue –comme la courbure de mes fesses– et la seconde d’après, tout s’effondre et le monde devient un chaos innommable. Bien que l’idée de chaos prenne mes traits en ce moment même, l’objet de ma colère demeure l’absence de mon époux. Samuel Gallagher, une fois encore, n’apparaît pas dans l’immense villa qui est la sienne. Je peux y croiser toutes les gueules de con qu’il a décidé d’accueillir sous son toit pour des raisons obscures, mais avoir la plaisir d’observer son minois, cela relève de la mission impossible. Certes, je ne suis pas la dernière des cruches pour ne pas penser que son travail est très prenant, mais à partir du moment où je vois que je me coltine plus la présence d’Aaron et pas la sienne, je considère que nous sommes dans l’inacceptable. Sa sale gueule de blond sortie tout droit d’un film de voitures avec Vin Diesel me donne envie de tuer des petits chatons en les écrasant avec mes talons aiguilles. Dès lors que sa présence se fait sentir auprès de moi, comme un serpent qui rampe jusqu’à sa prochaine connerie, il me vient une colère et un dégoût profond. IL M’EN DONNE DES BOUTONS, LE SALAUD ! Et par la même occasion, j’accuse mon mari de me mettre dans de mauvaises dispositions. Pourtant, il devrait le savoir qu’il n’est pas bon de malmener l’humeur d’une mannequin. Le souci n’est pas bon pour ma peau, ma ligne et mon corps. Sauf que mon corps, c’est un outil de travail. C’est grâce à lui que je suis célèbre et que mon nom est cité sur toutes les bouches envieuses de Los Angeles.

« Où est-ce qu’il est ? » je demande d’une voix froide, des éclairs dans les yeux. Mes prunelles ne se délogent pas de celles, terrorisées, de la souillon qui se trouve devant moi. Pas que j’aime effrayer le personnel, mais il faut admettre qu’ils sont tout particulièrement sensibles. Cette dernière parvient à bredouiller quelques mots qui me font lever les yeux au ciel. Pourquoi est-ce que Samuel n’engage que du grouillot qui ne parle pas la langue ?! Pas de mauvaise foi, je tente de faire un effort malgré tout. « Toi, alba l’anglais de nous ? Nostre… tro ? Signore Gallagher ! Toi comprendo ? Muchas caliente fajitas ? Oldel passo ? » #findurespect De nouveau, ce sont des paroles incompréhensibles qui me répondent. Si bien que pour m’empêcher de lui en coller une, je l’envoie paître d’un geste de main nonchalant. Prise d’une migraine soudaine, je me masse les tempes. « Ils me rendront tous folle. » Ne comptant pas m’en arrêter là, je prends mes jambes à mon cou pour aller faire chier le reste des membres de cette maisonnée. Une sale bande de cons à l’image d’Aaron, toutefois, ils ont l’avantage de parler la langue et de ne pas la ramener autant que cette horreur blonde qui sert bras droit à mon époux. « Il est où ? » Je n’ai pas besoin de préciser qui. Ni même de faire des formules de politesse. Généralement, quand je me radine, c’est pour leur parler de Samuel et déterminer sa position géographique. De nouveau, ce sont des sourires béats ou des silences irritants qui me répondent. Je lâche un soupir excédé, à la limite d’un cri aigu. Mes fesses oarfaites viennent se poser sur l’un des tabourets de l’immense cuisine. Ce n’est pas tout, mais mon petit-déjeuner m’attend. J’aurai pu l’engloutir depuis bien longtemps si je n’avais pas eu le déplaisir de me réveiller à côté d’une place vide dans le lit. Il n’était pas rentrée de la nuit, le salaud ! Tout en mâchonnant ma biscotte vegan sans gluten, sans lactose, sans colorant et cent euros, je me mets à harceler une pauvre bonniche qui passe dans le coin. Je m’essaie à quelques mots étrangers, mais mes notions d’espagnoles demeurent encore bien lointaines et faibles. Et comme si la situation ne pouvait pas être plus horripilante, Aaron décide de ce moment précis pour montrer sa gueule enfarinée. « Tu ne peux pas aller crever ? » je rétorque sur un ton acerbe. Non mais il s’est pris pour qui celui-là de me dire de la fermer ? Dès lors que mon époux n’est pas présent, son bras droit prend véritablement la confiance. De nombreuses fois, j’avais reporté les insolences à Samuel, mais ce dernier ne faisait que rire en me disant de ne pas faire attention à lui. Depuis, nous étions plongés dans une joute constante. Il me faut un effort phénoménal pour ne pas lui envoyer son café brûlant dans la tronche. Je ne sais pas ce qui me retient. Le fait d’être enivrée par le parfum qu’il dégage malgré sa tête de con, ou bien parce que je sais que ça va devenir l’escalade de la violence. Sauf que moi, je suis une enfant fragile et délicate. Je détourne de lui pour poursuivre mon interrogatoire infructueux. C’est sans compter sur sa nouvelle intervention. Chacun de ses propos hérissent mon poil. Si un regard pouvait tuer, il serait déjà mort un millier de fois. J’ouvre la bouche en grand, comme si on venait de me voler mes louboutins pour les porter avec vieux jogging. Toutes les insultes du monde n’auraient pu être suffisantes pour laver l’affront. Alors je donne un grand coup dans sa tasse qui s’envole de ses mains, déverse une partie de son contenu brûlant ses habits et s’écrase sur le sol dans un grand retentissement. « C’est ta connerie que je vais t’enfoncer quelque part si tu continues, pauv' sac à chiasse ! » je m’exclame, dépourvue de la moindre distinction. Je descends de mon tabouret, perdant de la hauteur pour venir me planter face à lui. « Il serait temps que tu comprennes que dans l’échelle hiérarchique, je suis au-dessus de toi. Tu prends peut-être la confiance parce que tu es le bras droit du grand patron, sauf que moi, je suis sa femme ! Sa femme, tu le piges ça ?! Alors ta jalousie de gros gay refoulé, tu te la cales où je pense ! » je braille en brandissant un doigt menaçant et parfaitement manucuré sur lui. « J’en ai plus qu’assez de voir ta gueule ici ! » Son petit sourire de blond satisfait. En jardinier, il aurait été bien moins agaçant, c’est sûr. Je ne perds cependant pas mon objectif premier. « Toi, je suis sûre que tu sais où est Samuel. Dis-moi ! » Je lui ordonne son amabilité. C’est moi la reine ici.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Sam 3 Mar - 9:51

C’est l’évidence même qu’Anya et moi, nous ne pouvons pas nous saquer. Ce qui est con aussi, c’est qu’on est, dans un sens, condamné à devoir se supporter. Mon dieu, quand j’y pense, ça me donne des envies de faire des choses horribles comme noyer des chatons ou bien, aller dans toutes les écoles du monde avec des ongles hyper longs dans le seul but de les faire crisser sur un tableau noir empli de craie #frissonsgarantis. Enfin, bref, tout ça pour dire que nous n’avons pas d’autre possibilité que de devoir se dévisager avec haine. Et encore, quand c’est dans le silence, j’arrive, plus ou moins, à contenir mes envies de meurtre. Mais quand elle ouvre la bouche, c’est juste terrible comme tout devient impossible. Et forcément, je ne peux m’empêcher de déverser mon venin. Forcément, Samuel n’est pas là. Et il y a eu comme un accord tacite entre elle et moi : quand il est là, tout n’est que politesse appuyée. A croire qu’on aime se chier dans la tronche telle que nous le faisons. Parce que je n’y vais pas avec le dos de la cuillère. Et elle non plus.  « Va te faire voir. » Je rétorque lorsqu’elle me dit d’aller crever. Que de gentillesse d’ailleurs. Cependant, je devrais me méfier lorsqu’elle redescend de son tabouret, sa tête arrivant vers mon épaule. Elle est petite diantre. J’ai connu des mannequins beaucoup plus grands que ce petit asticot qui ose, ENCORE, me toiser et m’affronter tandis que je l’ignore superbement, sirotant mon café avec élégance. Cependant, le breuvage noir finit par exploser entre mes mains suite à l’intervention de l’immondice blonde destinée à vivre sur cette terre uniquement dans le but de me casser les pieds de façon… royale. « Rhaaaa putain !!!! » Je proteste d’une voix sourde. Non mais sérieusement ! Qu’est-ce qu’elle peut me les briser ainsi. Je saute de mon tabouret. « Ça bruuuuuule !!! » Je déclare en écartant les bras pour fixer ma tenue foutue pour l’occasion. Relevant un regard haineux vers la blonde, je la laisse me rappeler qu’ici, elle est au-dessus de moi tout en me demandant où se trouve son mari. « Tu peux toujours courir pour que je te dise quoi que ce soit !!! Même si je sais où il se trouve, je ne te dirais uniquement parce que je ne supporte ta gueule de phacochère asthmatique, tu piges ? » Je réplique d’une voix vibrante de colère. Il faut savoir une chose essentielle : c’est qu’aucune femme n’est au dessus de moi. Sauf quand il s’agit du pieu mais ça, c’est autre chose d’abord. « T’as qu’à le siffler ton canard ! » Non mais oh ! Je ne suis pas celui qui tient la chandelle. Si elle est pas foutue de savoir où se trouve son mari, j’y peux rien moi. « Un jour, crois-moi. Tu vas vite déchanter, imbécile ! » Surtout quand je pourrai enfin coffrer son mari en tôle. J’ai hâte de voir la tête qu’elle fera. Mais pour l’instant, nous n’y sommes pas encore. Et qui plus est, il faut que j’y aille. Un rendez-vous m’attend. Non pas pour le cartel mais pour retrouver mes collègues du FBI. Aussi en ignorant superbement Anya, je me rends vers ma chambre puisqu’hélas, il me faut me changer. Ça me fait perdre du temps mais je m’active aussi vite que je peux. Puis une fois que je suis prêt, je peux alors me casser, non sans jeter un regard empli de dégout à la blondasse hurlante que je croise. Un petit café et je m’en vais.

Je me délecte de la laisser dans le silence le plus total. Ça doit la faire mousser. Et je ne peux m’empêcher d’être heureux tandis que je prends place au volant de ma voiture. Je démarre comme une furie et finalement, je me retrouve sur la route, insultant tout ce qui peut m’énerver. Passant de celui qui essaye de passer en force – ok, il est prioritaire sur moi mais je m’en tape ! – en passant par la grand-mère qui met cent ans à traverser – bon ok, j’aurais pas dû lui klaxonner dessus comme un forcené mais ça m’énerve la vieillesse ! – et finalement, lorsque je me retrouve sur la route déserte, je suis un peu plus calme. C’est qu’il y a de la distance pour rejoindre mon lieu de rendez-vous. Et c’est normal, on ne va pas se rejoindre au mcdo quand même ! Aussi, il y a de la route mais je m’en moque. Ça fait du bien d’être seul, au calme. « Au moins, cette pétasse d’Anya ne peut pas me casser les pieds, ici ! » Aaaah ça fait du bien de pouvoir parler sans souci. Cependant, hélas, je ne peux savourer cet instant de répit. Car j’entends un bruit sourd. Vous savez le genre de bruit qui remet en cause tout ce qu’on a pensé jusque là ? Surtout quand on bosse dans un cartel. Je ne sais que penser, si ce n’est que je me demande si j’ai roulé sur un écureuil ou quoi. Pourtant, dans le rétro arrière je ne vois rien sur la route. Aussi, le doute est là. Un doute horrible qui s’insinue en moi tandis que je me range sur bas-côté. Je prends mes précautions et pour cause, je ne vais pas au supermarché acheter du détergent. Alors, je vais d’abord ouvrir le coffre mais il n’y a rien. Pourtant, je n’ai pas rêvé, j’ai entendu du bruit. Aussi, ça ne peut être qu’à l’intérieur. Avançant doucement, je pose ma main à l’endroit où se trouve mon arme, prêt à dégainer et à voir si mon doute s’est confirmé ou non. Ouvrant la porte, je me rends compte que dans le trou où se tient les jambes de quiconque s’assoit à l’arrière, il y a des jambes nues, une robe, une chevelure de blondasse. « TOI !!!! » Je hurle comme un fou, en me rendant compte qu’il s’agit d’Anya ! « T’AURAIS PU METTRE UN PANTALON ET M’ÉPARGNER CETTE VISION DE L’HORREUR ! » Je continue à brailler, tout en lui attrapant les jambes bien décidé à la l’abandonner sur la route et la laisser se démerder. « D’OÙ TU ME SUIS ?! TU TE PRENDS POUR SHERLOCK HOLMES MAINTENANT ??? » Bon, je pourrais baisser d’un ton mais hélas, je suis incapable. La vérité c’est que je viens de flipper ma race. Si je n’avais pas entendu ce bruit sourd, Anya aurait alors découvert le pot aux roses, ma situation véritable et le fait que son canard sera prochainement mis en prison. Et puis, elle fout quoi là ? D’où elle m’espionne d’abord ?
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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Sam 10 Mar - 18:28

Tout ceci est plus fort que moi. C’est une haine viscérale qui m’anime dès lors que la tête blonde d’Aaron entre dans mon champ de vision. Des gens, j’en ai détesté beaucoup. Parce qu’ils me rabaissaient. Parce qu’ils avaient une sale gueule. Parce qu’ils ne croyaient pas en moi. Parce qu’ils étaient cons. Mais jamais… jamais ! je n’avais détesté une personne avec autant de puissance. D’une certaine manière, c’est presque un don surnaturel que de parvenir à éveiller une répulsion si violente pour sa personne. A croire qu’il le fait exprès. Toutefois, il est assez intéressant de voir la manière dont nous nous comportons quand Samuel est présent dans la même pièce que nous. Nous nous efforçons d’avoir une entente cordiale car il nous l’a demandé. Moi, je suis sa femme et je veux lui faire plaisir. Aaron, il joue sa jolie petite place de toutou de mon époux et il doit se montrer docile. A vrai dire, notre absence d’agressivité se traduit par une profonde ignorance l’un de l’autre. Quelquefois, quand nous sommes certains que Samuel ne peut nous discerner, nous nous adressons des regards assassins ou des gestes grossiers. Une fois, tandis que mon canard nous tournait le dos, Aaron avait pincé mon bras si fort que j’avais crié. Il avait fallu que je trouve une excuse de merdre pour ne pas le discréditer. D’avoir dû prendre la défense de cette enflure, je l’ai encore en travers de la gorge. Alors quand nous ne sommes que tous les deux, sachant que l’aura de Samuel est lointaine, notre agressivité prend le dessus. Durant ces cessions, on se défoule. On expulse les tensions. On extériorise. Bref, dans un certain sens, ça soulage considérablement. Notamment quand je lui renverse sa tasse de café sur le pantalon. Je l’entends hurler comme un goret, brûlé par le liquide chaud. Quel espèce de connard ! Qui est-il pour se permettre de me dire de fermer ma gueule ?! De me donner des ordres alors que je suis la femme de son patron ? D’autant plus qu’il me paraît tout à fait légitime de savoir où est mon mari. Depuis quelques temps, je suis de mauvais poil. Si mon arrivée à Los Angeles m’avait tout particulièrement enchantée, je commence à réviser mon jugement. Samuel m’a ramenée dans sa ville et il me donne la sensation de faire bien moins d’efforts qu’auparavant. Il est de moins en moins présent au profit de son travail. Si je le croyais sur cela, de nombreuses parts d’ombre demeuraient. Il ne parlait que rarement de ses affaires. Il se montrait secret. Alors forcément, je m’imagine un milliard de choses. Je ne fais que cogiter dans mon esprit toutes ces questions, sauf qu’un nouvel événement pousse ma curiosité maladive plus loin. La dernière fois, Samuel est rentré à moitié tabassé. Oserai-je mentionner que cet abruti a tenté de me faire croire qu’il s’agissait d’une mauvaise chute dans les escaliers ? Même avec l’haleine puant l’alcool, je n’y croyais pas une seule seconde. Aucune de ses réponses ce soir-là ne m’avaient satisfaites. C’est mal connaître Anya Cooper que de penser que j’allais bêtement en rester là. Si Samuel ne voulait pas me donner de réponses, j’allais les trouver. Mais puisque mes investigations auprès de son « personnel » ne portent pas leur fruit, il me faudrait enquêter moi-même. Tandis qu’Aaron est en train de déverser tout son fiel, je le foudroie du regard, bien décidée à me débrouiller par mes propres moyens. Il ne voulait rien me dire ? Que cela ne tienne ! Personne ne prend Anya Cooper pour une abrutie !

***

Telle une merveilleuse espionne –qui laisse claquer ses talons sur le sol- je me glisse dans la voiture d’Aaron avant même qu’il ne puisse s’en rendre compte. Cet abruti a laissé sa porte ouverte le temps d’aller chercher un truc qu’il avait visiblement oublié. Pour ma part, à la suite de notre entretien, je suis allée rapidement m’habiller, me préparer pour jouer les enquêtrices. Je me sens presque comme un agent de Charlie. la blonde stupide Et tandis que je me retrouve dans la voiture et qu’il démarre, je me dis qu’il est vraiment super con. Je ne râle cependant pas. Je suis persuadée qu’il va retrouver Samuel, et je suis bien déterminée à savoir ce qu’il en est de leur journée de « travail ». Ils n’ont pas intérêt à me prendre pour une conne ces deux-là ! Cachée sous la banquette arrière, je peux voir le paysage qui défile. A mesure des minutes, le paysage change et s’éloigne de Los Angeles. Ce n’est pas plus mal ! Ce mec a une conduite méga nerveuse en ville. Il passe son temps à hurler après la feuille qui passe sur sa route. Et quand ce connard ne râle pas après les gens, voilà que j’entends mon nom qui est évoqué. Je dois me retenir de hurler en entendant ses paroles, me mordant le poing rageusement. Je t’en foutrai de la pétasse ! S’pèce de connard, va ! Sauf que dans mon énervement mal maîtrisé, j’ai manqué de vouloir me lever pour lui en flanquer une derrière les oreilles. Je fais brusquement toute petite… merde, il ne faudrait pas qu’il m’ait entendue. Je pense être sortie d’affaire quand il s’arrête soudain au bord de la route. Je ricane en constatant que cet abruti me cherche dans le coffre. Quel con ! Il a cru que je m’amusais à… « Aaah ! » Un cri aigu franchit mes lèvres quand il ouvre brusquement la porte arrière et que nous nous retrouvons face à face. « TA GUEULE ! Y’EN A QUI PAYENT POUR VOIR ÇA ! » D’où il ose dire que je suis une vision d’horreur ? Je rappelle que Venus Blossom s’est battue pour m’avoir dans son magazine ! Merde quoi ! Il m’agrippe violement la jambe, tirant dessus. « Lâche-moi, espèce de brute ! » je braille en donnant des coups de talon pour qu’il perde sa prise. Hors de question que je sorte de cette voiture ! « Je t’ai dit… » Je donne un nouveau coup, le faisant me lâcher totalement. « … que je voulais savoir… » Je tente de me redresser maladroitement, toute serrée dans ma robe et coincée dans cette fichue voiture. « OÙ ÉTAIT SAMUEL ! » je hurle à plein poumons telle une furie, venant me planter devant lui, à genoux sur la banquette. Je ne veux pas sortir de cette voiture. Je ne veux pas qu’il me laisse sur le borde de la route. « Me prendre pour une conne, ça va bien cinq minutes ! Je suis certaine que tu allais le rejoindre. Je veux savoir ! » Mes poings serrés se plantent dans mes hanches. Je ne sais pas quel est mon potentiel d’intimidation, mais mon regard n’appelle pas la contradiction. « Mon mari rentre avec la gueule de travers à des heures impossibles, et il croit que je vais avaler qu’il s’est vautré dans les escaliers ?! C’est non ! Il veut peut-être me protéger, mais moi, je m’en fous bien pas mal. J’en ai vu d’autres ! » Comme ma mère qui tue mon père. Accessoirement. Je me laisse retomber les fesses sur la banquette, m’asseyant en croisant les bras et les jambes. « Alors maintenant, tu vas m’amener là où tu voulais aller. Allez démarre. »
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Mer 28 Mar - 21:23

Il y a deux choses dont j’ai une sainte horreur dans la vie. Les gens qui me font chier et les gens tout court. Et Anya rentre dans ces deux catégories. Elle m’agace, elle m’énerve et qui plus est, elle m’ôte la possibilité de pouvoir m’exciter un peu contre la terre entière. C’est vrai quoi, j’aurais pu en profiter pour taper comme un fou contre le volant, appuyer de longues minutes sur le klaxon dans un geste rageur, destiné à apaiser mon âme tourmentée par ces greluches, tout en profitant pour terrorriser la population environnante. Mais hélas, je n’ai pas ce loisir, me retrouvant encore et toujours avec l’objet de ma haine sous les yeux. Cette vision hélas superbe de ces jambes interminables, amenant vers cette robe légèrement trop remontée. M’enfin, je n’en perds pas le nord, lui gueulant dessus comme un putois. Et en dépit que je ne supporte pas sa tronche de connasse, je ne peux nier aussi que je déteste qu’elle me réponde ainsi, qu’elle soit dotée de répartie suffisante pour m’enrager un peu plus, faisant en sorte que je tire sur ses jambes afin qu’elle dégage de ma voiture. TOUT DE SUITE. Et sans préavis ok ? Je n’en ai rien à faire que ce soit la femme du patron. Je n’en ai rien à faire que nous nous trouvons dans les bois. Cependant, l’immondice blonde se débat et je dois vous dire que ces talons à la con font méga mal, ça se plante trop facilement dans la chair et j’esquive habilement une pointe acérée destinée à finir dans mon œil. « Mais DÉGAGE avec tes pieds putain !!! » Je peste, découvrant ensuite qu’Anya cherche tout simplement Samuel. « Pfff, mais qu’est-ce que je m’en branle de savoir où il est ! » Je réplique sur un ton cinglant. « T’es sa femme, t’as qu’à le siffler, j’en sais rien !! Mais dégage de là !!! » Et elle a intérêt, sinon je l’attrape par l’oreille et je la sors aussi sec de mon bolide. Hors de question qu’elle soit souillée par cette enflure hurlante. Cependant, si je suis sans pitié, je ne peux nier qu’Anya est tout simplement tenace et que ça m’agace au plus haut point. La haine est intense d’autant plus qu’elle semble croire que je sais où se trouve son mari. Ce qui est risible, d’ailleurs, dans cette situation, c’est qu’elle ignore tant de choses. Ça se voit sur sa tronche de blonde débile, l’innocence règne dans son regard. C’est triste mais vu comment elle me parle, je n’arrive pas à ressentir une once de pitié à son égard. Elle l’a voulue, elle se le garde. Et puis c’est vrai qu’il y a de quoi se poser des questions sur ce qu’il peut bien trafiquer. « Sérieusement !? » Je réplique tandis que je la vois s’installer et m’ordonner de démarrer. « Hey, j’suis pas conseiller conjugal ok ? » Fronçant les sourcils, je m’adresse sur un ton hyper agressif. « Si ton mari va voir ailleurs, ce n’est pas mon problème ! Je bosse pour lui, c’est tout. On ne se raconte pas nos problèmes de cœur tout en se faisant des tresses et en se pelotant le cul ! » Rien que cette vision de l’horreur me donne envie de vomir. J’aurais presque envie de cracher sur le bitume. Mais j’ai mieux à faire comme dégager Anya de ma voiture. « Bon maintenant dégage de là. »

Je peux dire quoi pour qu’elle s’en aille. Parce qu’elle a hyper décidée à rester ici. « Et il n’y a pas à discuter, tu t’en vas de là. J’ai un rendez-vous important. T’as qu’à prendre le bus ou appeler tes copines les harpies ! » Bon je ne pense pas que les transports en commun passent par là. Mais je m’en tape. Quand il s’agit d’Anya, j’ai très peu d’état d’âmes. A côté le sort des africains pourrait un peu me consoler. Aussi, c’est donc sans aucun ménagement que je finis par choper Anya par le bras et tire dessus. « Allez dégage de là grognasse ! Tu me fais perdre du temps-là. Je n’ai pas que ça à foutre. On m’attend. » Et je me tais, aussitôt, interdit. Pourquoi ai-je dit qu’on m’attendait hein ? Elle n’aurait jamais dû savoir cela. « Bref ! Peu importe ce que je fais, tu n’as pas ta place !!! Va parler à Samuel !! Divore chais pas moi, mais viens pas me casser les burnes ! » Et à grand renfort de tirage, j’arrive donc à l’extirper tant bien que mal non sans avoir souffert face à cette Anya sauvage. Une fois qu’elle est dehors, je me sens victorieux même si je sens que la partie n’est pas gagnée d’avance. Elle serait capable de se jeter sur le capot, de s’accrocher aux essuies-glaces et de me détruire tout mon plan. Non le mieux serait peut-être de l’amener quelque part, de feinter et de prendre la fuite en me cassant illico presto. Croisant les bras, je la toise froidement. « Et si je t’amène dans une station-service, tu pourras te démerder seule pour rentrer à la villa ? » Non parce que vous croyez quoi ? Que je vais la ramener dans une boutique de fringues chic pour avoir la paix ? Quelque chose me dit qu’elle ne va pas se laisser démonter. « Sinon, il y a l’asile aussi. Ils seront ravis de t’accueillir chez eux ! »


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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Jeu 12 Avr - 22:51

Dieu créa la Vie. C’est un fait bien établi dans la Genèse. Je ne suis pas foncièrement croyante. Peut-être un peu quand cela m’arrange. Généralement, je peux être beaucoup de choses pour m’arranger du point de vue de ma petite personne. Ainsi donc, Il créa la Vie, mais quelque chose me laisse à penser que lorsqu’il s’est mis à l’ouvrage et qu’il a mis au point ses premiers prototypes d’humain, il devait avoir un sacré coup dans le nez le Grand Barbu. Si d’ordinaire, je m’exprime au nom de l’humanité entière, depuis quelques temps, mon esprit se focalise sur une seule personne qui possède le label : « expérience divine ratée. » Et cette erreur de la nature, elle se tient devant moi. Aaron Samuels. Pourtant, si on se laisse abuser par la plastique et qu’on se fie à sa belle gueule les premières secondes, il est tout ce qu’il y a de plus prometteur. Hélas, c’est quand il ouvre la bouche que ça coince. Cet homme est l’être le plus con, le plus insupportable, le plus irritable, le plus stupide qu’il m’ait été donné de voir. Quelquefois, je m’imagine que Dieu avait un stagiaire et que, pour une fois, il a voulu lui faire plaisir en lui permettant de créer un humain. Avec beaucoup de boue, d’argile et de maladresse, il a mis au monde cette créature insignifiante qu’est Aaron. Oui, l’allégorie va très loin. Je devrais avoir pitié pour cette pauvre erreur de la nature qui n’a jamais demandé à être ainsi et qui a été créé entre les mains d’un stagiaire, mais je n’y parviens pas. Il est définitivement trop con. « Oui, sérieusement. Je ne bougerai pas d’ici ! » Les bras croisés sur ma merveilleuse poitrine d’ORIGINE, je demeure vissée sur le siège passager. Hors de questions que je quitte cette bagnole sans qu’il ne m’ait amenée à Samuel. Parce qu’il ne faut pas me prendre pour une conne trop longtemps : Aaron sait pertinemment où il se trouve, ce qu’il se trame et il ne veut rien me dire. Mais si ce dernier est obstinément têtu, il ne se doute pas une seconde qu’il a à faire à aussi coriace que lui. Je ne lâcherai pas le morceau. Je le foudroie subitement du regard. « Samuel ne va pas voir ailleurs, espèce de grosse tâche ! Il est fidèle ! » Et comme j’y crois à ce moment où je le dis… Je redirige ensuite mon attention sur la route, ignorant Aaron. « Non, je ne bouge pas. »

Un rendez-vous important ? Un rire moqueur fuse d’entre mes lèvres. Cela pourrait être n’importe quel type de rendez-vous, mais dans ma jolie petite tête de blonde, je songe immédiatement à un bon gros date. Surtout qu’il s’est bien sapé le gueux, et qu’il s’est même parfumé. L’occasion est trop belle pour me foutre de sa gueule. « Un rendez-vous ? Oh allez, ne me fais pas rire ! Tu n’auras pas ouvert la bouche plus de cinq secondes qu’elle se sera déjà barrée en courant. Les gens qui possèdent un taux de connerie comme le tien, c’est rare ! Cela pourrait bien fasciner ou prêter à des études profondes, sauf que n’importe qui finirait pas te jeter des rochers à la gueule. Ton rendez-vous, il est cramé d’avance ! Fais pas perdre son temps à cette pauvre nana et trouve-toi un trou dans un arbre pour assouvir tes besoins primaires. Rends-toi service. » Forcément, j’aurai dû à m’attendre à des représailles. Voilà que l’odieux blond me tire brusquement par le bras pour me faire sortir de la voiture. Je me démène de toutes mes forces de mannequin. « Aïïïïïeuuuuh ! Tu me fais mal, s’pèce de babouin puant ! » Je peste, je tape, je tempête, j’envoie les pieds, mais rien à y faire. Il m’extirpe sans ménagement de la voiture. « Divorcer de mon poussin ?! Non mais jamais ! Tu es fou ! » Pas de l’amour de ma vie ! Pour le coup, je reste choquée sur place de cette idée, n’essayant pas de m’engouffrer à nouveau dans la voiture. Je suis piquée dans mon orgueil. D’autant plus qu’il en rajoute l’horreur blonde. Je le toise froidement, relevant le menton. Ma chevelure est complètement en bataille, ma robe n’est plus droite du tout. Je dois avoir une sale touche, mais ma prestance demeure. J’en suis persuadée. N’est pas Cooper/Gallagher qui veut. « Va chier, la blonde ! Je me démerderai très bien toute seule ! » Paumée au beau milieu de la route, avec mes talons aiguilleurs et ma petite robe qui menace à chaque seconde de montrer mon derrière. Souhaitant apparaître théâtrale, je voudrais pousser Aaron. Sauf que pour cela, je suis obligée de m’approcher de lui car il n’est pas à portée de bras. Une fois à sa hauteur, je le pousse mais comme si ses pieds étaient ancrés dans le sol, il ne bouge pas d’un iota. « T’as de la chance que je n’y sois pas allée fort ! » Ma main balaye ma somptueuse chevelure avec classe, puis je prends le large, longeant cette route interminable, non sans gratifier Aaron d’un magnifique doigt d’honneur. Mes ongles sont si superbement manucurés, ma peau est si douce et hydratée que c’est presque comme si je faisais de l’art avec mon corps.
Ce qui est fascinant avec la côte ouest américaine, c’est qu’au bout de quelques kilomètres hors de la ville, on se retrouve rapidement comme dans le désert. Aussi, le sol n’est pas des plus praticables. Je pousse brusquement un cri et je manque de me casser la gueule. « Et merde !! » Mon talon s’est cassé et je me retrouve à claudiquer comme une handicapée. Je retire mon talon, puis l’autre, et me retourne violement vers la source d’un rire tonitruant oui je n’ai fait que quelques pauvres mètres pour balancer mes chaussures sur l’horreur blonde. « Va crever en Enfer ! » Et j’espère qu’il va y rôtir, le salaud ! Je poursuis ma route, plus enragée que jamais. Je pourrai décapiter des chatons avec les dents ! Tout ce que j’espère, c’est que l’autre enflure va rapidement se barrer. Je n’ai pas besoin de l’entendre se foutre de ma gueule toute la journée. Et quand j’entends un bruit de moteur qui s’approche de moi, je suis persuadée que c’est lui. « Salut poupée, tu veux faire un tour ? » Je lorgne un sale regard sur le motard à côté de moi. Oui, je confonds le moteur d’une moto et d’une voiture. J’suis mannequin, pas mécanicienne ! Le genre bien puant, libidineux et rebelle. « Va crever avec ta moto, je n’ai pas besoin de ton aide ! » Je prends tout mon élan pour lui cracher dessus, sauf que ce n’est définitivement pas ma journée, et tout ce que j’arrive à faire, c’est cracher sur mes propres pieds. « Euurk… » Mon bras est brusquement attrapé par la brute à moto. Je braille de toutes mes forces. « Qu’est-ce que tu me sors ton numéro ? Tu prends combien, pétasse ?! » Et là, c’est plus fort que moi. Ça sort de mes entrailles, ça envahit l’espace, ça brise les tympans et ça crée un tsunami jusqu’au Japon. « AAAAAAAAAAROOOOOOON ! »
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Mar 1 Mai - 9:41

Cette femme est tout simplement insupportable. Je ne comprends pas Samuel. Mais alors pas du tout. Quand bien même, mon but est de le coffrer, je dois admettre que ses agissements me laissent songeur. Comment a-t-il pu épouser une femme comme Anya !? Comment !? Qu’est ce qu’il lui ait passé par la tête ? Parce qu’elle est stupide, chiante et en plus, sa voix est stridente. Depuis que je la côtoie, j’ai dû perdre 25% d’audition. J’EN CHIALE PUTAIN ! 25% D’AUDITION BORDEL DE FUCK !!!! Et là, ça ne s’arrange pas. Voilà que je subis coups et blessures en essayant de la sortir de mon véhicule. Parce qu’elle est persuadée que son mari lui cache des choses. Non mais je rêve quoi ! Parce qu’en plus, je me prends des coups de pieds, des coups de griffes mais finalement, j’ai le fin mot de l’histoire et la voilà dehors, choquée de mes propos. « « Poussin!? » » Je cite d’une voix méprisante. « Et sinon t’as pas le sentiment de l’émasculer un peu ton gars avec tes surnoms pourris !? » Non parce qu’il est clair que si une femme m’appelle ainsi, elle risquerait de se retrouver sur le perron de mon appartement. Sérieusement !? SÉRIEUSEMENT MEUF !? Je suis presque là à rire parce que la situation - en dehors de son agression verbale et physique - prête à rire. Anya est dans un état déplorable et si ma voix me déplaît, il en est pas moins vrai qu’elle est regardable à souhait. La silhouette longiligne. La petite robe qu’on aurait bien envie de faire voler. Là voilà qui essaye de s’arranger un peu. « On dirait une péripatéticienne qui aurait terminé sa journée de travail. » Et je ne peux m’empêcher de pouffer de rire tout en refermant la porte de la voiture comme un seigneur, digne d’un Marcel Patulacci sortant de sa Renault cinq À Fortiori Bien sûr j’ai un grand coeur. Et dans mon immense générosité, je lui propose de l’amener dans une station service. Cependant, elle m’envoie chier. Même qu’elle me pousse. Ceci dit je ne bouge pas d’un iota. Et lorsqu’elle s’exclame ne pas y être allée fort, je ne peux m’empêcher de me foutre de sa gueule. Encore. « Aaaaarghheuuuuuh !!! J’ai malheuuuuuhhh ! » Je porte ma main à mon épaule, tout en faisant une petite flexion extension avant de me jeter sur le capot. Je continue à pousser des hurlements déchirants digne d’un Rick dans Love Actually #ladétressedelapancartequipleure,t’asvu?

Et pendant qu’elle s’éloigne d’une démarche de mannequin, je m’arrête de geindre tout en admirant la forme arrondie de son postérieur. Se balançant et se dandinant de façon tout à fait charmante. Il n’y a que ça de joli. Surtout que par la suite, Anya nous gratifie d’une magnifique scène où son talon de chaussure se pète. C’est extrêmement satisfaisant et je n’ai pas besoin de me forcer pour que jaillisse mon rire. Je me fous allègrement d’elle. Ce qui me vaut un solide lancer de chaussure dans la tronche. « Toi-même crève !!! » Je réplique d’un ton hargneux. Me redressant alors, je suis bien décidé à retourner dans ma voiture et à la laisser mourir sur le bord de la route quand un vrombissement de moteur - une Harley Davidson de 1996, d’une cylindrée de 1196cm3, modèle street glade #oreillemotorisée - passe devant moi. Je suis presque là à lui dire qu’il y a un jeu au niveau du passage de vitesse. Mais c’est alors que je me raidis quand j’entends la voix d’Anya l’envoyer chier. Ça dure une seconde jusqu’à j’entende cette voix de crécelle hurler mon prénom. Soupirant, j’hésite entre venir à son secours ou me casser. Et finalement, je monte dans ma voiture, allume le contact, branche mon téléphone à l’autoradio, afin de mettre une musique bien spécifique. « QU’EST CE QU’ON EST SERRÉS AU FOND DE CETTE BOITE » Ça hurle a fond et c’est parfait pour démarrer en trombe « CHANTE LES SARDINES » Les pneus crissent mais au lieu de faire demi tour, je me dirige vers Anya et son nouveau petit-ami. Puis au niveau de la moto, je finis par serrer le frein à main. « CHANTE LES SARDINES » Le cul de la voiture vient heurter l’arrière de la moto, déséquilibrant le motard qui tombe comme un flan. Ça me laisse le temps d’ouvrir la portière côté conducteur et d’ajouter « Monte sac à gras ! » Tout en finesse et politesse comme d’habitude. Me voilà donc à bord de ma voiture avec Anya à nouveau. Je suis dégoûté mais bon, je n’ai pas forcément envie qu’il lui arrive quelque chose. Elle est chiante mais je suis flic après tout. Et mon bon cœur me perdra. « Je t’amène à une station service et tu te démerdes. J’suis pas ta mère ok ? » J’ai hurlé pour parler parce que la musique est toujours forte. Mais au moins, je ne l’entends pas. Et une fois déposée à la station je pourrais aller à mon rendez vous. De ce fait, je me trouve brillant et je continue ma route. Sauf que de station, nous n’en croisons pas. Mais alors pas du tout. Par contre, la voiture banalisée de mes collègues, oui. Freinant comme un dératé, je coupe le moteur à cent mètres de la voiture. Furax, je me tourne vers Anya et j’ajoute alors « Malheureusement, il n’y a pas de stations. Alors tu restes dans la voiture et tu ne sors pas, ok ? » Parce qu’il est hors de question qu’elle me suive ou quoi, ça ferait capoter la mission. « [color=red]Il vaudrait mieux que je ne te retrouve pas en train de mettre ton nez partout. Ce rendez-vous est ... dangereux. A la hauteur de ce que le business représente, tu piges ? Ce sont des affaires d’hommes. Et si t’es sage, je t’amènerais chez l’esthéticienne ça te va ?[/coloe] » Non parce qu’il faut leur parler à ces femmes superficielles. Je sais quoi faire pour les amadouer. Et ce n’est pas Macdo qui les rendra dociles.... Hélas
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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: La vie, c'est finir toutes ses phrases avec des points. [Anya]   Dim 13 Mai - 22:11

J’en finis par me dire que la vie m’a souris bien trop longtemps, et que désormais, elle se venge. Après tout, ma célébrité, ma beauté, ma classe et ma situation a dû rendre le Barbu du Ciel un peu jaloux et envieux. Dans le fond, je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Moi-même, si je me croisais dans la rue, je crèverai d’envie d’être moi. #narcissisme Ainsi, il pose différentes épreuves sur mon passage. A commencer par ce Aaron qui me rend la vie dure. A croire qu’il est fou amoureux de Samuel, jaloux que ce soit moi qui partage son lit, et qu’il se venge autant qu’il le peut. En même temps, qu’est-ce qu’il croyait ? Qu’il se ferait péter la rondelle par mon mari en un claquement de doigt ? Certainement pas ! Mon petit poussin M’EN BRANLE QUE ÇA L’ÉMASCULE ! n’est pas de ce bord-là et il ne le sera jamais. Son amour pour les courbes sensuelles et divines d’une femme telle que moi est trop puissant pour qu’il songe à autre chose. Samuel est Anyasexuel. De la même manière que je suis Samsexuelle. Mais si tout est clair dans nos esprits, ce n’est pas la même chose dans la tête de l’immondice blonde. Ainsi, je subis son sarcasme, sa mauvaise humeur, ses piques, ses moqueries et ses saloperies. Si nous sommes sages quand Samuel nous regarde, nous nous défoulons dès qu’il détourne les yeux comme deux gamins qui ne sont plus surveillés par leurs parents. Pourtant, j’avais fait des efforts au départ. Je n’avais pas fait preuve de mauvaise volonté, me pliant au désir de mon époux de me voir entretenir de bonnes relations avec Aaron. Après tout, ce dernier était son bras droit dans ses affaires. Si tel était le cas, je savais que Samuel l’estimait et lui vouait une grande confiance. Je m’étais efforcée de m’astreindre à une relation cordiale, mais c’était à croire qu’Aaron détruisait ma patience d’un simple geste ou d’une brève parole. Présentement, je ne peux être cordiale avec lui. J’ai juste envie de lui éclater la tête contre le capot de sa voiture. Toutefois, mes précédentes expériences m’ont prouvée que je n’avais pas la force suffisante.

Je m’en vais donc comme une princesse, ignorant les rires, tentant de faire bonne figure en dépit de mon talon cassé et de ma mine défaite. Sauf que le Seigneur n’est toujours pas satisfait. Il pose une nouvelle épreuve sur ma route, prenant la forme d’un motard à la mine patibulaire et qui a l’air de croire que je suis une prostituée. Je m’offusque, l’envoie chier, si bien que je motive son mécontentement. Est-ce que ce monde est sérieux ?! Alors en désespoir de cause, mon cri perce sur cette route déserte, appelant l’unique espoir qu’il me reste : Aaron. J’en crève de devoir quémander son aide, mais il ne peut décemment pas me laisser aux mains d’un salaud pareil. Samuel ne lui pardonnerait pas. Pourtant… je crois bien qu’il compte me laisser dans ma misère quand une musique atroce résonne près de nous. La chanson des beaufs moules, frites, bières au bord de la plage. Je rougis de colère, avant de pousser un cri quand la moto de l’homme est percuté par la voiture d’Aaron. Le motard tombe sur le côté, et j’ai tout juste le temps de me faire gueuler dessus par le blond que je m’empresse de monter dans son engin de malheur. « Quoi ?! Et si je recroise un autre dégénéré dans ce genre ?! Tu sais que c’est criminel de laisser une bombe comme moi sur le bord de la route ? » je m’insurge à plein poumons pour couvrir le son de la musique. Après tout, je suis tellement belle que personne ne peut me résister, et toutes les âmes de cette terre ne sont pas pures, surtout dans ce coin-là. « Et puis arrête cette merde ! » Sauf qu’il n’arrête pas cette musique qui nous vrille les tympans. Je suis persuadée que j’ai dû perdre au moins 25% d’audition ! MERDE QUOI ! Nous continuons à rouler, quand tout à coup, il freine comme un fou. Je pars en avant, la ceinture me rattrapant à temps mais m’écorche à la fois. « Non mais ça va pas ! T’es malade ! Qui t’a appris à conduire ? » Je me masse l’épaule endolorie par le choc. Pourquoi il s’est arrêté cet abruti ? En plus, il coupe la musique. Je regarde autour de nous. C’est toujours aussi désert, hormis une voiture à cent mètres de nous. Je me tourne brusquement vers lui. « Attends, tu ne vas pas m’abandonner ici ?! » Heureusement, ce n’est pas dans ses plans même si l’envie ne doit pas lui manquer. Il m’ordonne de rester dans la voiture, ce qui provoque une moue boudeuse sur mon visage. L’incrédulité la chasse immédiatement. Un rendez-vous dangereux ? Un buisness risqué ? Je rassemble tous les éléments, tentant de faire le lien avec ce qui est arrivé à Samuel. Je me redresse sur mon siège, non sans engueuler Aaron d’abord. « Tu peux te la carrer où je pense, ton esthéticienne ! » Puis je redeviens plus sérieuse, désireuse d’obtenir des informations. « Et c’est quoi ce rendez-vous ? Est-ce que Samuel est au courant ? Ces gens, ce sont eux qui lui ont fait du mal la dernière fois ? Aaron ? AARON ! » Mais cette enflure s’est empressée de sortir de la voiture, de claquer la porte derrière lui et de verrouiller toutes les portes de l’habitacle. Je tambourine contre le parebrise pour attirer son attention tandis qu’il s’avance vers la voiture esseulée devant nous. « AARON ! REVIENS-LA, ESPÈCE D’ABRUTI ! » Je m’épuise en vain. Quelques secondes plus tard, le voilà disparu dans la voiture. Je pousse un cri de rage. S’il croit que je vais rester ici sans rien faire ! D’autant plus si ces fameux abrutis sont ceux qui ont fait du mal à mon poussin d’amour ! Je m’excite donc contre la poignée de la porte, forçant à plusieurs reprises jusqu’à ce que ce que j’entende un craquement sonore et parte en arrière, la poignée dans les mains. « Oups… » Cela suffit à endormir momentanément ma fureur, sachant que je vais me faire défoncer sitôt que la brute sera de retour dans son bolide. Je m’empresse de cacher la preuve du délit dans la boîte à gants. A ce même moment où je dissimule la poignée, je découvre un revolver. Dans le fond, je ne devrais pas être si étonnée de cette habitude si américaine, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ça louche et de sentir un froid envahir mes entrailles. Pourquoi avoir besoin d’un pistolet ? Est-ce à cause de ces affaires si dangereuses ? Est-ce que mon poussin y est mêlé ? J’attrape l’arme précautionneusement entre mes doigts parfaitement manucurés, la tourne d’un côté et de l’autre pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un faux. Hélas, c’est un vrai. Je pousse soudain un hurlement de peur quand la porte conducteur s’ouvre sans que je ne m’y attende. Je manque presque de tirer sur la détente, mais je ne le fais pas puisque je ne possède pas un réflexe quelconque avec les armes. « Putain, tu m’as fait peur ! » je tempête contre Aaron qui reprend sa place à côté de moi. « Pourquoi tu as ce flingue ? Samuel en a un aussi ? Pourquoi vous en avez besoin ? C’est quoi cette histoire dangereuse ? Vous faites affaire avec qui ? » je l’assomme de questions avant de taper sur son épaule de ma main libre. « Réponds-moi ! »
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