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 c'est fini les conneries - luce & thomas

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Team Belle
Thomas Hudson
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MessageSujet: c'est fini les conneries - luce & thomas   Sam 9 Déc - 14:47


C’était fini les conneries. C’était terminé de faire l’autruche. C’était la fin des « fuis-moi je te suis ». Il connaissait Luce depuis des années – bon peut-être pas comme l’on connait une amie d’enfance, mais cela ne changeait pas leur amitié digne de ce nom. Et elle l’avait suffisamment évité selon lui. Elle l’avait suffisamment snobé selon moi. Elle l’avait suffisamment ignoré selon lui. Il connaissait parfaitement les raisons de son ignorance et son indifférence. Il connaissait parfaitement les raisons qui la poussaient à ne pas répondre à ses appels incessants. Il connaissait parfaitement les raisons qui l’amenaient à ne pas lui donner de nouvelles depuis quasiment deux ans. Elle avait honte. Et s’il pouvait comprendre cet état de fait, il ne comprenait absolument pas pour quelles raisons elle osait se montrer honteuse avec lui. Ils avaient partagé des fous rires. Ils avaient partagé des coups de gueule. Ils avaient partagé tout ce qu’il est possible de partager entre deux amis complètement cinglés et sur la même longueur d’ondes. A ses yeux, cela signifiait que rien ne pouvait les séparer – pas même la mort ! A ses yeux, cela signifiait qu’elle pouvait compter sur lui pour lui remonter le moral, l’aider dans les coups durs comme dans la réussite, la secouer comme un cocotier pour lui faire bouger le popotin. Et Dieu savait à quel point il avait envie de la secouer comme un cocotier à cet instant-même. Deux années, c’était suffisamment donné pour lui laisser le temps de se remettre de ses émotions et de reprendre son souffle. Deux années, c’était deux années de trop. Deux années, c’était chef payé pour une amitié qui valait son pesant d’or. Deux années, elle leur avait fait perdre deux années de fous rires, de bonnes blagues et de confidences en tout genre – oh et il le lui ferait payer. Il attendait patiemment que le scandale s’estompe et que son orgueil et sa fierté reprennent du poil de la bête. Il attendait patiemment que la mort de son père ne l’affecte plus. Il attendait patiemment qu’elle refasse surface quand elle l’aurait décidé. Désiré. Mais par tous les diables, ce jour ne semblait pas prêt d’arriver ! Alors il allait prendre le taureau par les cornes, il allait foncer dans le tas, il allait la mettre devant le fait accompli, il n’allait plus lui laisser le choix. Non seulement parce qu’elle lui manquait, la vilaine, mais en plus parce qu’il avait besoin d’elle. Bon. Pas totalement. Pas vitalement. Il y avait foule devant le restaurant pour ce job, mais il voulait quelqu’un de confiance. Il voulait quelqu’un qui comprendrait ce que signifie diriger un restaurant. Il voulait quelqu’un de compétent. Et il la savait compétente. Il la savait plus que compétente. Il la savait plus que libre. Puisque le métier semblait lui avoir tourné le dos, tout simplement parce qu’elle se nommait Kane – et qu’on ne s’associait pas avec le cafard. Et bien lui s’associerait avec le cafard. Et bien lui, il prendrait le risque stupide que tous semblaient croire que la jeune femme serait. Et bien lui, il irait la chercher par la peau du cul s’il le fallait. Et bien lui, il la fouterait sur son épaule comme un vulgaire sac de pommes de terre pour la kidnapper s’il le fallait. Et bien lui se trouvait devant sa porte d’entrée, prêt à en découdre avec Luce Kane. Et bien lui d’ailleurs, il frappe. Il frappe. Il frappe. « Seigneur, » qu’il dit l’air surpris et faussement déconfit. « Toi, vivante ! » qu’il ironise en pénétrant dans l’appartement sans lui laisser le temps de fermer cette maudite porte sur son maudit nez. « Je dois avouer que lorsqu’on m’a donné ton adresse, je n’y ai pas cru tout de suite. Je me suis dit que ça ne pouvait tout simplement pas être possible – Luce Kane, ici, à LA, qui ne répond à aucun de mes appels et fait la morte depuis quasiment deux ans avec moi – AVEC MOI, » qu’il insiste mais l’air toujours aussi charmant bien que blessé. « Non, jamais elle ne me ferait une chose pareille, je me suis dit… » et il lève les mains comme pour la présenter en chair et en os, l’air quelque peu déçu. « Et pourtant… te voilà. Dis-moi, Luce, tu ne crois pas que tu as suffisamment boudé, hum ? » qu’il lui balance pour la faire réagir. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire, de la faire réagir.


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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Dim 10 Déc - 13:33

« AIIIIIE ! » Je hurle pour la dixième fois de la journée. Parce que lorsque je ne me prends pas l’orteil dans le coin d’un meuble c’est en me coupant avec un petit couteau lorsque je cuisine. J’attrape assez rapidement un pansement dans la boite de secours et entoure délicatement mon doigt avec. Bon sang je suis horriblement maladroite aujourd’hui et j’en passe ! Une fois le pansement posé, je me suis remise à tourner dans la cuisine. Mais  qu’est-ce que j’étais en train de faire donc ?! Me voilà à tourner de nouveau dans l’appartement en repassant toutes les pièces en revue, ma chambre avait l’air en ordre et … « AIE ! » Non mais ce n’est pas possible vraiment ! Quand ce n’est pas le pied maintenant c’est le doigt ! La porte de ma chambre s’étant gentiment refermée sur mon doigt, me coinçant quelques secondes. J’en ai vraiment marre de cette journée carrément pourrie qui a commencée depuis une bonne heure maintenant. Tout en continuant de tourner dans l’appartement à nouveau, frottant mon doigt endoloris tout en cherchant de nouveau ce que j’étais en train de faire. Et je ne sais pas pourquoi mais je me suis mise à regarder vers le plafond tout en marchant dans la partie salon. Tout en me disant qu’il serait temps de donner un bon coup de peinture pour le rafraichir mais aussi le nettoyer avant, l’avions nous déjà fait seulement une seule fois depuis que nous avions emménager ici avec Joan ? Non, pas à mon souvenir et il serait peut-être temps de …  « Non mais c’est pas vrai ! » Je m’écrie alors que je me prends les pieds dans un des coussins du canapé qui n’est pas à sa place dessus mais bien à côté, par terre, et qui me fait chuter entre le canapé et la table basse de notre petit salon. « Faite que ça s’arrête, pitié … » C’est sûrement le karma qui doit s’acharner sur moi à cause du mauvais coup que j’ai dû faire à Josh. Enfin non, pas vraiment un mauvais coup exactement vu que je l’ai juste largué devant le nez de mon ex … On peut tout de même appeler ça quelque chose de mauvais et donc il serait légitime que le karma s’acharne … Bref, c’est pas ma journée et … « Oh non, non, non, non, non ! » Je finis enfin par me souvenir de ce que j’étais en train de faire avant de me couper le doigt. Non mais quelle idiote ! Je devais surveiller la cuisson de mon gâteau dans le four ! Et bien entendu ça sent maintenant le brûlé dans tout l’appartement.

J’ouvre rapidement le four, me brûlant un peu le doigt au passage évidemment, et le mit sous l’eau froide au même titre que ma main tout en ouvrant la petite fenêtre qui se trouvait près de l’évier pour tenter d’aérer et retirer cette odeur désagréable. On dirait que j’ai perdu mon cerveau aujourd’hui et que je fonctionne un peu comme au ralentit. Tant pis, au moins je ne travaille pas c’est déjà un bon point ! Mais malheureusement pour moi, pas question d’être un peu tranquille dans mon malheur. Quelqu’un frappa à la porte et, tout en trébuchant une énième fois sans aucune raison, ouvrit la porte d’entrée pour faire face à … Thomas ! Je n’eus même pas le temps de refermer la porte que celui-ci entrait à l’intérieur. Non mais quel toupet celui-là ! Il ose se taper l’incruste comme ça, sans gêne et aucun complexe dans mon appartement et même sans prévenir ! Depuis quand on ne prévient pas lorsqu’on vient en visite chez quelqu’un de longue date ? Ah oui, je n’ai répondu à aucun de ses messages donc normal que je ne sois pas au courant. J’ai envie de m’énerver contre lui mais je n’ai même pas le temps d’en placer une. Je dois avouer que sa petite comédie me fait tout de même rire et j’esquisse même un sourire un instant avant de reprendre une mine sérieuse et boudeuse. Les bras fermement croisés je l’écoute pourtant jusqu’au bout de sa tirade. « En général quand quelqu’un ne donne pas de nouvelles c’est qu’elle ne veut pas qu’on la retrouve ! » Je râle en gardant mes bras bien croisé comme une gamine boudeuse le ferait. Après tout, je sais qu’il a raison dans le fond, que c’est moi qui est vraiment stupide dans cette histoire mais après tout, je suis toujours cette fille de New York dont le père était atroce et a mal terminé. « Qu’est-ce que tu peux bien faire ici ?! Chez moi en plus ?! » Mais franchement ce n’était pas le plus important finalement. « Comment est-ce que tu m’as retrouvée ?! » Parce que oui, ça m’énerve vraiment cette histoire. Mais je ne vais pas arrêter de faire la tête pour autant. Et surtout … va-t-il encore me prendre plus pour une imbécile lorsqu’il aura senti l’odeur de brûlé toujours bien présente dans l’air ?
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Thomas Hudson
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Dim 10 Déc - 21:40


Il n’était pas prévu qu’il devienne ami avec Luce. A la base, c’était principalement son père le businessman. A la base, c’était principalement avec le Père Kane qu’il devait faire affaire et sympathisé. Mais Thomas n’avait jamais vraiment été fan de cet homme qui puait l’arrogance et le vice. Non, il avait été beaucoup plus charmé et séduit par la jolie blonde, délurée, caractérielle et qui n’avait diablement pas froid aux yeux. Il faisait peut-être trois fois sa taille, mais il avait vite compris qu’il ne fallait pas la sous-estimer. La jeune fille avait de la ressource et des moyens de vous anéantir que vous ne soupçonneriez pas. Tout semblait les opposer, et pourtant leur amitié était née le plus naturellement du monde. Comme une évidence. Il appréciait sa spontanéité et sa joie de vivre, choses qu’il ne retrouvait définitivement pas chez le paternel. Il ignorait comment l’homme était parvenu à arriver là où il en était – propriétaire d’un grand hôtel – mais il comprenait que si celui-ci tenait la route, c’était principalement grâce à sa fille qui le gérait d’une main de maître. Il n’avait pas besoin d’être intelligent et malin pour comprendre qu’il lui fallait faire affaire avec elle, et non pas avec lui. Il aurait volontiers proposé à Luce de tout quitter pour venir le rejoindre et gérer « ses affaires » au lieu de gérer les affaires d’un homme qui semblait se moquer royalement de sa fille. Sa chair et son sang. C’était sans doute cela également qui avait rendu Thomas plus protecteur envers la jeune femme. L’idée que l’on puisse la dénigrer lui était dérangeante. Pourtant, quand le scandale avait éclaté deux ans auparavant – emportant le père Kane en prison sans possible retour en arrière – elle avait fermé la porte aussi facilement qu’elle l’avait laissé entrouverte. Elle s’était évaporée dans la nature. POUF. Comme par magie. Et lui était resté comme un con à essayer de la joindre, en vain, pour être sûr que tout allait bien. Bien sûr, rien ne pouvait aller puisque son père était en prison pour de graves faits et que sa réputation en prenait un sacré coup. Les Kane avaient fait la une des journaux pendant ses semaines, et même des mois. De quoi vous foutre la honte, il comprenait bien. Mais leur amitié n’avait-elle compté que pour le cuisinier ? Il ne pouvait pas le croire, elle lui avait confié des choses importantes, des choses la concernant. Elle s’était livrée à lui, comme il s’était livré à elle. Bon, certes, pas autant car il était ainsi. Il évitait d’évoquer des souvenirs douloureux et difficiles, parce qu’il préférait les laisser profondément cachés et enfouis – et prétendre qu’ils n’existaient pas, qu’ils n’avaient jamais existés. Mais n’empêche ! Il lui avait parlé de Rachel – et ce n’était pas rien. Evoquer la femme qui lui avait brisé le cœur et l’avait trahi, c’était quelque chose d’impensable venant de lui. Pourtant, il l’avait fait avec Luce. Et voilà qu’elle le regardait à présent comme un insecte qu’elle désirait écraser. « En général quand quelqu’un ne donne pas de nouvelles c’est qu’elle ne veut pas qu’on la retrouve ! » CERTES, qu’il pense clairement sur son visage outré. « Qu’est-ce que tu peux bien faire ici ?! Chez moi en plus ?! » « Oh, que puis-je bien faire ici, qu’elle me demande. Que puis-je bien faire ici ?! » qu’il est remonté au plus haut point et que c’en est comique parce qu’il ne sait pas hurler comme il faut. Non, il est trop gentleman et trop british pour ça. « Comment est-ce que tu m’as retrouvée ?! » Il lui adresse un sourire énigmatique, les mains dans les poches. « Peu importe comment je t’ai retrouvée, petite effrontée. Je t’ai retrouvée, point barre. Et tu oses m’accueillir comme si je n’étais qu’un vulgaire intrus dont tu rêves de te débarrasser, » qu’il lui reproche en perdant son sourire charmant. « Vas pas t’imaginer que je ne sais pas pourquoi tu m’évites et pourquoi tu boudes, » qu’il lui dit en s’installant dans son canapé, bras écartés sur les accoudoirs. Tel un maître chez lui. « Mais c’est terminé, la bouderie ma grande. J’ai été suffisamment patient, tu en conviendras, ce n’est pas tout le monde qui ose attendre deux années avant de venir te foutre un coup de pied au derrière, » qu’il lui balance taquin mais pas moins sérieux. « Alors, dis-moi. Qu’est-ce que fait Luce Kane de sa vie ? A part effacer ses amis de sa vie, j’entends. A part se cacher. A part bouder, » qu’il lui dit toujours légèrement sarcastique. « J’ai parcouru un sacré nombre d’hôtels à ta recherche, » qu’il avoue sans honte. « En vain. Tu es à ce point déçue et humiliée que tu as choisi de ne plus t’exposer ? » qu’il lui demande plus gentiment, ne comprenant pas comment elle pouvait le laisser gagner sans se battre.


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Team Ariel
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Mar 12 Déc - 15:33

Bon d’accord je dois avouer que ma question de ce qu’il pouvait bien faire ici était réellement stupide mais bon, ce n’est pas ma journée non plus alors dans le lot des choses stupides on va y mettre celle-ci aussi. Mais au moins ai-je été intelligente de lui demander comment il m’avait retrouvé. Car s’il est si facile de me retrouver alors que je me suis échappée au fin fond du pays alors je ne suis pas en sécurité et quelqu’un risque de me retrouver. Ne serait-ce qu’un bête journaliste ne pouvant pas s’empêcher de tourner la page sur cette maudite histoire. Mais Thomas ne prend pas la peine de répondre à ma question tout en continuant de s’énerver contre moi, ce qui me met un peu plus en rogne en réalité. Surtout cette petite remarque sur l’intrus dont je veux me débarrasser. Bon il est chez moi et visiblement je ne vais pas pouvoir le mettre dehors alors franchement il y a de quoi bien rire sérieusement. Mais le voilà continuant encore, ne me laissant pas une seule seconde de nouveau pour pouvoir en placer une ! Je m’assois sur mon canapé, gardant les bras bien croisé sur ma poitrine pour lui montrer mon mécontentement de le voir ici, chez moi et à me faire vraiment chier. Je pensais le scandale derrière moi et tout le reste aussi, je pensais que j’allais pouvoir être tranquille et enfin tourner la page de tout ça mais non ! Non absolument pas vu que deux ans après le voilà débarquant chez moi en me disant que la bouderie est enfin terminée. Bon, je ne sais pas si c’est terminé car ce ne sera jamais terminé, je porte toujours le même nom finalement alors rien n’est terminé. Mais voilà alors qu’il me demande ce que je peux bien faire de ma vie maintenant à part toutes les choses qu’il me reproche une nouvelle fois, ce qui m’énerve de plus belle.

Alors, ce n’est pas les conneries qui me manquent, surtout vu ce que je fais actuellement. Je place le plus beau sourire qui soit sur mon visage pour me relever et aller vers lui, son ton de voix m’énerve, je ne peux toujours pas en placer une. Le voilà encore qui enchaine en me disant qu’il a parcouru les hôtels en vain. Mais c’est sa dernière phrase qui me fait perdre pieds, me blessant vraiment. « Putain tu peux la boucler à la fin ?! » Je finis par rugir en le regardant sur le canapé, l’air bien installé et dans une position supérieure, franchement pour le coup je le déteste. « Tout le monde là-bas me prend pour une ratée, une plaie alors oui je me suis barrée ! Tu vas peut-être me reprocher d’avoir fui New-York aussi ?! Cette putain de ville me trainait dans la boue ! J’aurais pu crever dans la rue que personne n’en avait rien à faire ! » Je hurle maintenant, plus en colère que jamais contre lui qui me reproche d’être partie sans donner de nouvelles. « Alors ouais, je suis partie sans donner d’adresses ! Je l’aurais donnée que tout le monde aurait frappé à ma porte pour savoir si je suis encore vivante ou comment ça se fait qu’une personne comme moi peut encore être en vie ! » Je reprends un peu mon souffle, le fixant droit dans les yeux sans savoir quoi dire maintenant. « J’ai bien téléphoné aux amis les plus proches de ma famille et tout le monde m’avait tourné le dos, tout est parti en miette et les seuls appels que je recevais étaient pour m’insulter, même des personnes que je connaissais. Alors ouais j’ai cru que tu faisais de même. Que toi aussi tu avais retourné ta veste ! » Et le tout n’est que pure vérité. J’y ai bien cru mais maintenant que je le vois ici, les choses changent sont bien différentes de ce qu’elles semblaient être de base. « Ici j’ai pu me reconstruire, alors ouais j’ai un boulot de serveuse de merde dans un fast food qui fait bar et oui je fais du striptease et j’adore ça en plus ! Mais malgré que ce soit tout pourri comme situation, je suis tranquille et je trouve du travail. » Je termine en m’écroulant à côté de lui dans le canapé mais pas avec cet air aussi serein et tranquille que celui qu’il affiche. Je suis bien moins confiante que lui et après tout il a bien raison de me pousser à sortir de mes gongs. « Je voulais éviter que toute cette histoire ne me suive jusqu’ici. Je voulais tout recommencer loin de mon père et tout ce qu’il s’en suit. J’en ai marre d’être la fille de ce type. Parce que, même s’il est mort, ça continue quand même. »
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Thomas Hudson
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Ven 15 Déc - 17:54


On disait bien qu’il n’y avait que la vérité qui blessait. La vérité semblait la gifler de plein fouet. La vérité semblait la glacer. Mais la vérité devait éclater. Les choses devaient être dites. Thomas n’était pas homme à mâcher ses mots pour apaiser les sentiments des uns et des autres, qu’il les apprécie ou non. S’il avait quelque chose à dire, il le disait franchement. On aimait, ou on n’aimait pas. Cependant, il devait bien reconnaitre que le silence prolongé de Luce avait été dur à encaisser. Cependant, il devait bien reconnaitre que la distance éternisée de Luce avait été dure à encaisser. Thomas considérait avoir finalement très peu d’amis dans sa vie, très peu sur qui compter, très peu en qui il pouvait avoir une totale et entière confiance. Luce avait vite eu fait partie de ces rares personnes. Et il savait pourtant avoir compté tout autant pour la jeune femme. Pourtant, cela ne l’avait pas empêchée de s’éloigner et de lui fermer la porte au nez. Bon sang, elle lui aurait même fermé la porte au nez aujourd’hui s’il n’avait pas été plus vif et plus malin qu’elle ! Plus que tout le reste, cela le blessait et l’irritait. Mais elle n’aurait pas été Luce Kane si elle n’avait pas craché son venin. Elle n’aurait pas été Luce Kane si elle ne l’avait pas rabattu le clapet. C’était étrange de se voir énervé et profondément ébranlé par son attitude désinvolte et rebelle, quand cette même attitude désinvolte et rebelle était une chose qu’il adorait chez la jeune femme. « Putain tu peux la boucler à la fin ?! » Oh, elle sortait les griffes et les crocs, qu’il se dit en haussant le sourcil sans la lâcher du regard tandis qu’elle décidait de déverser sa colère, sa frustration et sa haine – sans doute toutes accumulées depuis près de deux ans. Peut-être n’avait-elle pas eu la chance ni l’occasion de s’exprimer comme elle le désirait. Peut-être n’avait-elle pas eu la chance et l’occasion d’extérioriser toutes ces émotions négatives. Peut-être était-ce temps pour elle de se soulager d’un poids. « Tout le monde là-bas me prend pour une ratée, une plaie alors oui je me suis barrée ! Tu vas peut-être me reprocher d’avoir fui New-York aussi ?! Cette putain de ville me trainait dans la boue ! J’aurais pu crever dans la rue que personne n’en avait rien à faire ! » Hum, non il ne lui reprochait pas du tout d’avoir quitté New York. Lui-même avait quitté Londres pour fuir et pour se reconstruire. Mais il n’avait jamais fermé les portes au nez à ceux et celles qui l’avaient accompagné et soutenu. Et aimé. Il l’observe, les joues rouges de colère et d’indignation. Il l’écoute attentivement, car c’est ce dont elle semble avoir besoin, là, tout de suite. « Alors ouais, je suis partie sans donner d’adresses ! Je l’aurais donnée que tout le monde aurait frappé à ma porte pour savoir si je suis encore vivante ou comment ça se fait qu’une personne comme moi peut encore être en vie ! » Diable la petite peste ! Comme s’il avait pu, lui, penser une chose pareille. Comme s’il faisait partie de ce lots de personnes qu’elle venait d’évoquer. « J’ai bien téléphoné aux amis les plus proches de ma famille et tout le monde m’avait tourné le dos, tout est parti en miette et les seuls appels que je recevais étaient pour m’insulter, même des personnes que je connaissais. Alors ouais j’ai cru que tu faisais de même. Que toi aussi tu avais retourné ta veste ! » Oh, parce qu’il l’avait insulté ? Oh, parce qu’il avait laissé des messages menaçants et blessants ? Oh, parce qu’il était l’une de ces personnes médisantes ? Diable qu’elle l’énervait à sortir pareilles conneries, pareilles âneries, pareils mensonges. « Ici j’ai pu me reconstruire, alors ouais j’ai un boulot de serveuse de merde dans un fast food qui fait bar et oui je fais du striptease et j’adore ça en plus ! Mais malgré que ce soit tout pourri comme situation, je suis tranquille et je trouve du travail. » Luce Kane, serveuse et strip-teaseuse ? Il y avait erreur quelque part. Il ignorait cette partie-là de sa vie, et il aurait sans doute préféré l’ignorer – histoire de ne pas l’imaginer en train de se trémousser autour d’une barre de fer les fesses à moitiés à l’air – voire complètement dévoilées ! Mais l’idée le faisait sourire, il était un homme après tout et il n’avait absolument aucun a priori contre ce métier magique. Elle semblait à bout de souffle et complètement exténuée de s’être emportée de la sorte, aussi s’installe-t-elle finalement à ses côtés sur le canapé. « Je voulais éviter que toute cette histoire ne me suive jusqu’ici. Je voulais tout recommencer loin de mon père et tout ce qu’il s’en suit. J’en ai marre d’être la fille de ce type. Parce que, même s’il est mort, ça continue quand même. » Oui, ça il pouvait l’entendre et tenter de le comprendre. Mais sa part d’égoïsme ne comprendrait jamais qu’elle ait pu le mettre dans le lot de toutes ces raclures qui avaient osé accorder plus d’importance aux rumeurs, aux faits divers et aux « qu’en dira-t-on ». Il laisse quelques secondes de silence s’installer. Le temps de reprendre leurs souffles. Puis il la regarde. « Ose me dire que tu ne te sens pas mieux après avoir déballé toute ça, » qu’il la défie de le contredire là-dessus. On se sentait toujours infiniment mieux une fois qu’on déversait son venin et sa colère, une fois qu’on se libérait d’un poids trop énorme. « Tu n’entends pas ce que je te dis, Luce. Je ne t’en veux pas d’être partie du jour au lendemain. Je peux comprendre ton besoin de renouveau car – tu le sais – j’ai connu ce besoin moi aussi il y a cinq ans. Tu n’entends pas ce que je te dis, » qu’il ajoute de nouveau, blessé dans son orgueil et un peu dans son cœur aussi, il avoue. Il réajuste sa veste pour se donner une meilleure contenance. « Je t’en veux parce que tu ne m’as pas fait confiance. Tu n’as pas cru en mon amitié. Tu n’as pas cru en notre amitié, » qu’il lui dit simplement et calmement après toute cette tempête. Il plante son regard dans le sien. Il n’est pas là pour la faire culpabiliser – quoique – mais il a besoin qu’elle comprenne l’erreur qu’elle avait commise en l’éloignant et l’évitant. « Je t’en veux parce que tu me mets dans le lot de ces personnes qui t’on fait du mal sciemment, sans remord, sans regret. Tu as appelé tous les amis de ton père, comme tu dis, mais ton ami, tu ne l’as pas appelé, » qu’il lui rappelle tout simplement. Pourquoi ? Par orgueil ? Par fierté ? Le silence s’impose de nouveau quelques minutes, leur laissant le temps d’apaiser les tensions et de calmer leurs nerfs. Puis il finit par tourner de nouveau la tête vers elle. Puis il finit par lui offrir un petit sourire en coin, taquin. « Strip-tease, hum ? Petite coquine, je te savais pas si joueuse. Où est-ce que tu te produis, parce que je n’en reviens pas de t’avoir manqué, » qu’il lui demande alors avant qu’elle ne se jette littéralement sur lui pour le rabrouer de légers coups – assez forts pour qu’il se camoufle et tente de se protéger, mais pas suffisamment forts pour lui faire mal. On aurait dit deux gosses qui se chamaillaient, un frère et une sœur qui réglaient leurs comptes. Et ça lui avait terriblement manqué. « Allez, avoue que je t’ai manqué ! Que c’était une perte de temps que de me snober, ne serait-ce que pour que tu te défoules comme ça, » qu’il dit faiblement toujours en se protégeant de la tornade Luce Kane sur lui. Il est d’humeur plus taquine et plus joueuse. Il espère qu’elle ressent le bien qu’ils s’apportent l’un et l’autre. Parce qu’il n’a pas l’intention de la lâcher.




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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Ven 15 Déc - 21:00

Et quand je fini par m’écrouler, complètement vidée de mes forces et extrêmement fatiguée d’avoir aligné tous ses mots l’un à la suite de l’autre, je ne lui en veux plus, je me sens bête et stupide d’avoir agis de cette manière et oui, oui bordel il a carrément raison j’ai été une véritable gamine sur le coup. Je me remets en question maintenant, à savoir que je n’aurais certainement pas appelé les bonnes personnes lorsque j’étais dans le besoin. Il avait raison putain ! Lui avait toujours été là, c’est vrai, jamais il ne m’avait laissé tomber, jamais il n’avait lâché prise et il me connaissait par cœur comme je le connaissais tout aussi bien. Pourquoi j’ai jamais couché avec lui d’ailleurs ? Je ne sais pas, on est sûrement bien trop ami pour ça, un peu comme Rachel et Joey dans cette connerie de série que je viens tout juste de terminer et dont la fin ma laisser complètement sur le cul. Sérieusement, pourquoi ils osent laissés une série se terminer sur une connerie de « on va prendre un café ? » Bah oui connasse moi aussi je vais finir prendre le café avec vous comme ça je saurais un peu ce qu’il se passe après ! Mais je m’égare, c’est pas du tout le sujet aborder ici et maintenant, c’est sûrement parce que je suis carrément crevée que je dis autant de conneries mais bon, ce n’est pas grave je ne serais pas moi-même si je ne venais pas à faire ma liste de connerie de la journée. C’est ce qui me caractérise, la connerie. C’est un peu pour ça que deux ans après je me retrouve avec un Thomas carrément furax dans mon salon qui est en train de me faire sortir hors de moi. Mais il a raison, alors il a bien le droit de se comporter comme ça.

Et je le déteste encore plus alors qu’il sait qu’il a raison aussi, qu’il le sait très bien au fond de lui et que je n’ai rien à dire là-dessus parce que oui, il a raison de dire que ça m’a fait un bien fou de vider son sac. Et je le hais encore un peu plus de me connaitre de cette manière. Mes yeux lui lancent des éclairs alors que je continue de le regarder mais sans prononcer un seul mot. Mais maintenant que je sais qu’il a raison je l’écoute mieux et plus attentivement, et même s’il est agaçant à tout savoir de moi. Il pense que je ne comprends pas mais maintenant je le comprends bien. Et je vois Thomas d’un autre œil maintenant et je me sens toute bête de l’avoir blessé encore un peu plus. Je me sens vraiment conne de le voir me parler de cette manière et encore plus de l’entendre me dire que je n’ai pas cru en notre amitié. Bien sûr que j’y croyais et j’y ai cru tout ce temps jusqu’à ce que le drame se produise, j’avais eu trop mal en pensant que tout le monde me tournait le dos à présent et c’est vrai que je ne pouvais plus supporter un nouveau refus d’une autre personne. Je sais que ça aurait été bien trop dur d’avoir un refus de sa part et je ne l’aurais certainement pas supporté alors n’avais-je certainement pas pris le risque à cause de ça, car je tenais bien trop à lui pour l’entendre me refermer la porte sous le nez, me couper les jambes en me ramenant au même titre que les autres. Mais ça me blesse d’autant plus de voir qu’il avait été tellement blessé de ce que j’ai fait. Alors oui, j’ai mal autant que lui maintenant parce que je me sens terriblement blessée de l’avoir mis dans cette situation.

Mais il finit par tourner la tête vers moi et je fis de même. Le voilà maintenant enchainant sur un tout autre sujet, mon deuxième petit boulot qui n’avait pas l’air de lui avoir échappé. Je souris en réponse à son sourire, il m’énerve, il m’agace mais bon sang qu’il m’avait tellement manqué ! Je me redresse sur le canapé, me mettant à genoux pour pouvoir mieux me défendre et lui attribuer de léger coup sur le bras où là où je peux le frapper sans trop lui faire de mal. Je me laisse même aller à rire alors qu’il ose me dire enfin d’avouer qu’il m’avait manqué. Je ris plus fort, m’acharnant sur lui encore un peu plus jusqu’à ce que je fatigue de ce petit jeu et de me lasser d’être la seule à me battre. « C’est bon, j’avoue tu m’as beaucoup manqué. » J’ose finalement lui dire en restant à genoux et en le fixant avec une petite moue d’excuse. « Et je suis vraiment désolé pour ces deux années perdues … Tout est ma faute j’en ai bien conscience mais … J’avais peur d’avoir encore un refus et s’il était venu de toi je ne l’aurais pas supporté, tout était bien trop douloureux. » Je lui sers un petit sourire en espérant qu’un jour il arrivera à me pardonner. « Je suis tout de même contente de te voir même si tu viens de m’en mettre plein la gueule ! » Je le taquine. « Et pour le striptease tu peux oublier ! » J’ajoute finalement en lui donnant une petite tape finale sur l’épaule. « Est-ce que tu arriveras à me pardonner ? »
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Dim 17 Déc - 16:06


S’il était charmant et chaleureux, sociable et avenant, il savait parfaitement qui il pouvait compter parmi ses amis. Il avait de nombreuses connaissances, de nombreux copains et copines avec qui rire et partager d’agréables moments, mais il avait très peu d’amis. Très peu de personnes qui pouvaient se vanter de le connaitre – de connaitre son passé, ses failles, ses faiblesses, ou mêmes ses forces. Luce avait fait partie de ces personnes de façon inattendue et soudaine. C’était venu naturellement. C’était une évidence. Ils étaient bien similaires sur tellement de points, ça les avait forcément rapprochés. Ce qui rendait cette distance et ce silence éternel quelque peu douloureux et dérangeant. Mais s’il était honnête avec lui-même, il devait reconnaitre qu’il comprenait les choix et les décisions que la jeune femme avait pris. S’il était honnête avec lui-même, il devait reconnaitre qu’il avait attendu tout aussi longtemps avant de se pointer à sa porte. Elle n’était pas l’unique fautive dans l’histoire finalement, mais il appréciait de la voir penaude et désolée. Aussi en profita-t-il quelques instants. « C’est bon, j’avoue tu m’as beaucoup manqué, » qu’elle avoue après l’avoir rabroué de coups non douloureux. Il hésite quelques secondes avant de baisser ses défenses et de relever les yeux sur la jeune femme. Le voilà légèrement rouge comme une pivoine de s’être crispé autant, les cheveux en bataille et le costume légèrement de traviole – mais il s’en moque comme de l’an quarante à vrai dire. S’il est toujours propre sur lui-même et bien apprêté, au fond Thomas n’accorde que peu d’importance à son apparence. « Je le savais, » qu’il lui dit en souriant tout en se réinstallant confortablement dans le canapé. Luce était une pile électrique et une femme qui ne mâchait jamais ses mots ou ses coups quand elle en avait le besoin – et elle en avait eu grandement besoin quelques instants plus tôt. Il le savait. Il la connaissait. « Et je suis vraiment désolée pour ces deux années perdues … Tout est ma faute j’en ai bien conscience mais … J’avais peur d’avoir encore un refus et s’il était venu de toi je ne l’aurais pas supporté, tout était bien trop douloureux. » Il soupire intensément, comprenant ses raisons bien qu’elles fussent fausses et qu’elles les aient séparés pendant si longtemps. « Darling, si je ne te l’ai pas dit déjà mille fois, laisse-moi te le redire : je suis comme le diable en personne, quand je m’accroche y a rien qui peut me décrocher à part toi et ta folie naturelle, » qu’il la taquine mais qu’il dit vrai. « La preuve est là, non ? Je suis là, chez toi, dans ton canapé, alors que j’aurais très bien pu te laisser vivre ta vie sans moi, et vivre la mienne sans toi, » qu’il explique avec toute la logique dont il est capable. Après tout, en s’éloignant et en l’évitant royalement, il aurait pu accepter la fatale décision de la jeune femme et ne jamais revenir dans sa vie. « Mais faut bien reconnaitre qu’une vie sans Luce Kane, c’est plutôt déprimant, » qu’il lui dit en faisant une moue mi-boudeuse, mi-taquine. « Je suis tout de même contente de te voir même si tu viens de m’en mettre plein la gueule ! » Il ouvre la bouche comme s’il était outré qu’elle l’accuse d’une chose pareille. « Je ne t’en ai pas mis pleins la gueule, je n’ai fait qu’évoquer des vérités. Y a que ça qui pouvait te faire réagir de toute façon. Si j’avais débarqué en te suppliant de me laisser entrer et de me laisser une place dans ta vie, sans rien demander en échange, tu aurais perdu tout respect que tu as pour moi – j’en suis sûr, n’essaie pas de le nier, » qu’il ajoute en la voyant sur le point de parler et de contester. Elle était une femme entière et pleine de surprises, mais elle n’aurait jamais pu le considérer son ami s’il avait été aussi naïf, faible et manipulable. « Et pour le striptease tu peux oublier ! » « Quoi ? » qu’il rétorque aussitôt extrêmement déçu. « Tu sais très bien que j’adore ce genre de spectacle, pourquoi m’en priverais-tu ? Je promets de ne pas fantasmer sur ton corps de déesse – seigneur, ce serait comme fantasmer sur le corps de ma sœur, » qu’il ajoute en grimaçant et frissonnant de dégoût. « Mais au moins tu pourrais me présenter à tes collègues, » qu’il ajoute avec un clin d’œil complice. Bah quoi, il fallait toujours profiter de ses avantages. « Est-ce que tu arriveras à me pardonner ? » Il fait mine de réfléchir et d’hésiter. Mais à vrai dire, il n’y a rien à pardonner. Il la prend finalement par les épaules pour la caler contre lui, comme il le faisait si souvent à l’époque. « J’aimerais bien te faire mariner et te faire ramer un peu, comme j’ai ramé pendant deux ans, mais on a suffisamment perdu de temps comme ça je pense. La vérité, c’est que tu n’as rien à te faire pardonner, Luce. On encaisse tous comme on peut les problèmes qui nous tombent sur la gueule. Puis, j’ai aussi attendu deux ans avant de t’imposer ma présence aujourd’hui… alors qu’est-ce que t’en dis ? On arrête ces conneries et on se promet de ne plus jamais recommencer ? » qu’il lui dit en relevant le poing fermé pour qu’elle accepte et qu’ils oublient le passé.

« Alors, deux ans à rattraper ma belle. Ça en fait des aventures à raconter, » qu’il lui dit en s’attelant dans la cuisine. Il s’était proposé de leur faire un plat digne de ce nom – mieux que ce qu’elle pouvait dévorer sans lui – si elle acceptait de passer la soirée en sa compagnie. Elle avait peu de choses dans le frigo et les placards mais il avait de quoi faire un bon chili con carne. « Qu’est-ce qui te plait tant dans le fait de te dépoiler devant des hommes en rut ? » qu’il demande cash.



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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Mar 19 Déc - 15:29

Je ne pouvais pas le nier, il avait bien raison. Le voir entrer chez moi de cette manière et arriver à me faire aussitôt sortir de mes gongs, c’était tout à fait lui, un véritable ami en tout cas. Et je ne pouvais contester aucunes des choses qu’ils venaient de me dire. Bon d’accord j’avais une furieuse envie de l’étrangler mais jamais je n’aurais été capable de le faire. Bah oui faut croire que la criminalité ça saute les générations de temps à autre ! Désolé papa ! Mais par contre, le fait d’arriver à se faire ramener en cellule parce que j’ai trop bus, je sais parfaitement le faire et même très bien d’ailleurs ! Heureusement que la dernière fois le fameux Axel alias capitaine Morgan de mes deux était présent si j’aurais encore passé la nuit dedans. Par contre, ça doit être de famille ce trait-là faut donc croire que j’ai tout de même chopé un trait de caractère de ce crétin de père. Bon, si ce n’est qu’un sur plusieurs non donné je suis tout de même preneuse, au moins je ne suis pas une criminelle en cavale ou encore moins une tueuse. Ce que je trouve parfaitement parfait d’ailleurs au moins on ne pourra pas dire que je suis quelqu’un d’agressif : ou peut-être pas. Ça dépend de ce que j’ai bu, de si j’ai vu Cooper ou non, de si j’ai couché avec Cooper ou non ou si je suis de bonne humeur ou non. Ce n’est pas si compliqué de me suivre non ? Enfin soit, Thomas, lui, il a bien compris qui j’étais au fond de moi et de comment il fallait m’amadouer. En se tapant l’incruste chez moi, en me tapant mes 4 vérités en pleine face et sans s’excuser de surplus. Voilà, c’est pas compliqué du tout même si je râle et que je peste souvent, je suis une femme aussi il faut bien voir mes bons côtés de râleuse professionnelle de très haut niveau. Mais malgré le fait que ce gars m’énerve et bien je l’adore, c’est un peu comme un frère pour moi et de le retrouver aujourd’hui fait un bien énorme. Pas question de le lâcher maintenant que je sais de quel rang il se trouve.

Je l’écoute attentivement malgré le coup de fatigue qui venait de me tomber sur les épaules. J’en profite aussi pour grimacer à ces paroles ou encore tenter de répliquer mais bon, il s’agit bel et bien de Thomas et comme toujours je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit que celui-ci enchaine pour m’empêcher d’entendre mon opinion sur le sujet et de me faire taire. Et le pire dans tout ça c’est que ça marche, que je continue de l’écouter comme si j’étais un gosse de cinq ans à qui on raconte la plus belle des histoires. Et quand je lui dis que je suis vraiment heureuse de le retrouver, il ne me fait pas mariner comme il en a tellement l’habitude de le faire, il ne commence pas à tomber dans les niaiseries d’enfant sage et commence plutôt par me faire encore mousser un peu. Mais alors que je lui refuse le strip, on pourrait croire que le ciel lui tombe sur la tête ! Il réussit à me faire rire, de par cette attitude outrée mais aussi par ces propos qui me dégoutèrent au plus haut point, il n’a pas tort, comme si j’étais capable de faire ça à un mec que je considère comme un frère ! Mais je passais ensuite à la question fâcheuse, celle du pardon. Allait-il me pardonner ces deux années ? A l’entendre au début j’aurais pu penser que non, mais plus sa langue se déliait et plus je me détendais. Au moins je savais que je ne l’avais pas perdu et c’était ça le plus important pour moi. Ne pas perdre un ami de plus. « Je crois que la meilleure solution est d’arrêter de faire la gueule non ? Donc oui, fini les conneries, je sais que tu es là et que tu seras toujours là, même des années plus tard ! Alors bien entendu que c’est terminé les conneries et que je te promets de ne plus recommencer. Et ça vaut pour toi aussi, au cas où. » Je me sens obligé de l’ajouter, comme s’il risquait de filer un jour où l’autre et m’abandonner. Sauf que ça, c’est plutôt mon genre et pas le sien.

Il s’installa plus confortablement dans mon canapé ensuite, me demandant des nouvelles et effectivement mon dieu s’il savait ce qu’il avait raté ! En deux ans il est vrai que beaucoup de choses se sont passées et je dois avouer que j’en ai beaucoup à lui raconter. Surtout une chose qui va beaucoup le surprendre : ma première relation stable ! Oui, je me sens obligée d’évoquer le sujet de Cooper avec lui, parce que lui seul pourra me comprendre. Mais au lieu de ça, il revient sur le strip et je poussais un long soupir en levant les yeux au ciel, mais le sourire aux lèvres. « Oublie le sujet tu veux ! » Je lui réponds alors qu’on se dirige dans la cuisine, lui prenant les devants pour se mettre au fourneau et cela ne me dérange pas du tout vu la catastrophe d’avant ! « Non, non je vais t’avouer un truc absolument dingue, complètement fou et irrationnel ! » Je fais durer le suspense, tapant des doigts sur le plan de travail pour faire le roulement de tambour. « J’ai eu ma première relation stable avec un mec ! Pendant 6 mois ! » J’avoue avec fierté et nostalgie. « Mais il m’a trompé … Et maintenant … Oh putain tu vas me prendre pour une greluche romantique ! » Je m’exclame soudainement en voyant sa tête ainsi que son sourire naissant. « Bref, je suis fière et c’est tout. Et toi, bourreaux des cœurs, qui tu as encore fait succomber sous ton passage ? » Je lui demande en prenant place sur un tabouret assez haut qui permettait d’être à hauteur du plan de travail, le tout pour observer ce mec qui tente de cuisiner dans ma mini cuisine.
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Mer 27 Déc - 14:57


« Je crois que la meilleure solution est d’arrêter de faire la gueule non ? » qu’elle lui dit, le forçant à relever un sourcil l’air de dire « non tu crois ? ». Ironique. Sarcastique. Tel est Thomas. Mais en même temps, n’est-ce pas elle qui s’est amusée à bouder tout ce temps ? Cela dit, il se tait et se contente de lui sourire. Il l’a suffisamment secouée pour la journée, se dit-il. « Donc oui, fini les conneries, je sais que tu es là et que tu seras toujours là, même des années plus tard ! » Enfin, elle le reconnaissait. Enfin, elle l’admettait. Enfin, elle le réalisait. Thomas n’était pas un homme qui se lançait à moitié dans une quelconque relation. Il ne se lançait jamais, ou il se lançait à fond. Il n’existait pas de gris dans sa vie, il faisait en sorte qu’il n’en existe jamais. Cela dit, si on avait le malheur de le trahir – et ce d’une façon terrible – on pouvait faire une croix définitive sur lui. Luce avait commis une erreur en s’isolant et en l’isolant de sa vie, mais Luce l’avait fait pour se protéger et par peur. Pas pour le nuire ou lui faire de la peine. Aussi ne considérait-il pas sa distance et son silence comme une trahison. Plutôt comme une perte de temps. « Alors bien entendu que c’est terminé les conneries et que je te promets de ne plus recommencer. Et ça vaut pour toi aussi, au cas où. » Evidemment. « Darling, toi et moi savons très bien que jamais je ne bouderais aussi bien que toi, » qu’il la charrie gentiment. C’est plus fort que lui, il adore la taquiner et la rendre folle de rage – ou la rendre folle tout court. Il est comme ça, Thomas. Taquin, charmant, charmeur, joueur, plaisantin. Et on l’aime comme ça, Thomas. Taquin, charmant, charmeur, joueur, plaisantin. « Puis, deux ans sans pouvoir te rendre la vie infernale, ma belle, c’est deux ans de trop. Autant que tu te fasses à l’idée que Thomas Hudson est de retour dans ta vie – pour le meilleur ou pour le pire, » qu’il en rajoute une couche, souriant et tapotant son nez du bout de l’index. C’est qu’il ne ratait jamais une occasion – ni une perche qu’elle lui tendait – pour rire d’elle, de sa vie, mais toujours avec amour et tendresse. Elle ne prenait jamais mal ses propos, tout comme il ne prenait jamais mal les siens. C’était ça, être amis. Pouvoir tout se dire, tout se faire, sans que cela ne gâche quoique ce soit. La preuve étant qu’après deux années sans se parler, sans se voir, ils agissaient comme s’ils s’étaient vus la veille et les jours d’avant.

« Oublie le sujet tu veux ! » qu’elle lui demande, exaspérée, tandis qu’il exige des réponses quant à ce job qu’elle lui a avoué « adorer ». « Moi, oublier ? » qu’il lui répond comme si elle était tombée sur la tête et comme si cette idée était absurde, le connaissant. « Tu ne peux pas me balancer à la figure que tu es strip-teaseuse et que tu ADORES ça en plus, et t’attendre à ce que je ne rebondisse pas dessus, ma belle. Pourquoi adores-tu ce job ? Ou l’as-tu dit pour me faire tiquer ? » qu’il lui demande alors, car ç’aurait fort pu être possible de la part de la jeune femme. « Non pas que tu ne doives pas être à l’aise dans ton boulot, bien sûr. Surtout avec le corps que tu as, tu n’as rien à envier à aucune autre strip-teaseuse, mais j’avoue être curieux, » qu’il lui rappelle en souriant – au cas où elle aurait oublié. Cependant, elle a d’autres sujets en tête et il est évident qu’elle tient à sauter le sujet « boulot » à la trappe, comme si c’était taboo et interdit. Ce qui force sa curiosité encore plus évidemment, et ce qui l’amène à se demander pourquoi elle évite aussi ardemment le sujet. « Non, non je vais t’avouer un truc absolument dingue, complètement fou et irrationnel ! » qu’elle se lance, excitée et hésitante à la fois – ce qui là aussi attise sa curiosité. Tandis qu’il rince les haricots et qu’il les laisse dans la passoir, il se lance dans l’émincé d’oignons – les yeux qui pleurent, tout ça, tout ça – et il l’écoute attentivement. « J’ai eu ma première relation stable avec un mec ! Pendant 6 mois ! » qu’elle lui annonce fièrement. Et voilà que Thomas manque de se couper le doigt, et voilà que Thomas se tourne vers elle les yeux agrandis et la bouche formant un « O » magnifique de surprise. « Non ? Toi ? Amoureuse ? En couple ? Du sérieux ? Nooooooon, » qu’il finit par dire l’air déçu et dépité. « Tu es ma jumelle, tu es mon double, tu aimes la vie, tu aimes profiter, tu aimes… Comment il s’appelle ? Qu’est-ce qu’il fait dans la vie ? » qu’il change de ton aussi naturellement que s’il racontait qu’il avait mangé une pomme ce matin et qu’elle était juteuse et sucrée. « Mais il m’a trompé … Et maintenant … » Enfoiré, pense-t-il naturellement. Luce n’était pas femme à être trompée. Cela dit, aucune femme n’était femme à être trompée. La tromperie et l’infidélité était un sujet très particulier aux yeux du cuisinier. « Oh putain tu vas me prendre pour une greluche romantique ! » « Une greluche romantique ? Ca doit faire cinq minutes que je te prends pour une greluche romantique, darling, » qu’il la taquine en souriant et terminant d’éplucher les oignons. Comme pour le punir, les yeux piquent et les yeux pleurent et il se retrouve à essayer de s’essuyer les yeux irrités à l’aide de ses poignets. « On pourrait penser que je serais habitué depuis le temps et qu’ils n’ont plus aucun effet sur moi, mais… c’est utopique ! » qu’il se plaint pour la forme. « Bref, je suis fière et c’est tout. Et toi, bourreaux des cœurs, qui tu as encore fait succomber sous ton passage ? » « Tu es fière d’avoir survécu à 6 mois de relation ? Tu peux l’être, » qu’il lui dit sincèrement cela dit. « Et il a été un véritable crétin de t’avoir trompée. J’espère qu’il s’en mord les doigts aujourd’hui, hum ? » qu’il lui demande, espérant fortement qu’elle lui aurait fait payer sa tromperie. « Moi, bourreau des cœurs ? Erreur, ma belle, je ne suis pas un bourreau des cœurs, moi. Je ne promets jamais rien que je ne peux offrir – et certainement pas mon cœur, » qu’il lui rappelle toujours de bonne humeur. « Et tu serais étonnée du nombre de femmes sur cette Terre qui ne désirent rien d’autre qu’un peu de piment dans sa vie, et d’aventures, et de simplicité. Bon, d’accord. Je ne vais pas prétendre rencontrer des femmes à tout va, surtout en ce moment que le boulot est intense puisque j’ai perdu un chef cuisto’, mais je n’ai pas à me plaindre sur ce plan-là, » qu’il admet tout de même. Cela dit, dernièrement, il n’y a qu’une seule femme qui semble le tourmenter, et elle porte le doux nom d’Ellana. « Mais ça pourrait bouger un peu plus si tu me présentais des collègues, » qu’il dévie le sujet légèrement sur le ton de l’humour – mais jamais totalement sans sincérité. « Et sinon… tu ne chercherais pas un autre job par hasard ? » qu’il lui balance aussi naturellement et spontanément que possible.



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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Mer 3 Jan - 12:27

L’ami n’étant pas dans la possibilité d’oublier que je suis capable d’enlever mes vêtements, devant un public en délire, n’arrive pas à effacer cette petite chose que j’aurais dû passer sous silence. C’est en poussant un énorme soupir que je l’entends me poser encore des questions sur le sujet. « Si j’aime ce job, c’est parce que je danse. Que je sois à poil ou non je m’en contre fiche mais au moins je m’éclate. » Voilà, il l’avait enfin sa réponse et j’espère qu’elle allait être suffisante pour satisfaire cette curiosité carrément dingue qu’il pouvait avoir sur le sujet. Bon sang, que peut-il avoir avec ça ?! C’est comme si je venais à l’imaginer complètement nu devant moi ! C’est carrément dégueulasse ! Un peu comme si Joey avait couché avec Rachel ! Non, non, non impossible et impensable voilà tout. Il est mon ami, mon meilleur ami et c’est tout. Mais autant le faire rebondir sur un tout autre sujet et me voilà en train de lui raconter le plus naturellement possible que j’ai réussi à me mettre en couple avec un mec pour la première fois de ma vie. Chose dont je suis terriblement fière et aussi parce que je lui étais entièrement dévouée et fidèle et amoureuse et tout le tralala d’une romantique à souhait. Ce qui ne manque pas d’échapper à Thomas et ne manque pas de relever mes mots. Son air dépité ne manque pas de me faire rire. Ses changements de ton aussi me font bien rigoler mais il y avait une part de sérieux dans ses paroles, comme s’il cherchait vraiment à savoir qui était celui qui m’avait fait succomber. Ne lui cachant rien, c’est naturellement que je lui réponds. « Il s’appelle Dimitri Cooper, il est avocat mais … Il est comme nous en réalité. Il boit autant, il profite autant … Il s’est aussi barré au Japon sans rien dire. » Je me contente de sourire à la suite de mes paroles, lui expliquant aussi qu’il m’avait trompé … M’exclamant ensuite qu’il allait me prendre pour une romantique et il ne manqua pas de me répondre directement en se moquant de moi gentiment. Mais en le voyant avec les larmes aux yeux, la donne changea.
Mais je ne manque pas de rire de lui alors que les oignons finissent par le faire pleurer. « Le karma, l’ami. Le karma. » Je ne peux m’empêcher de lui dire alors en riant de plus belle. Et alors que je lui demande combien de filles ont pu succomber sous son passage il revient d’abord sur mon sujet romantique. « Oui je suis assez fière ! » Je réponds une nouvelle fois en souriant. Et bizarrement, je me sens rassurée de savoir qu’il est toujours de mon côté même pour le coup de la tromperie. « Je ne sais pas trop … Peut-être que oui ! Je ne me suis pas vraiment vengée à vrai dire, j’étais juste en colère. » Je lui réponds avec sincérité car je n’avais pas la réponse à cette dernière question. Je ne savais pas si Cooper regrettait de m’avoir trompé, je ne sais pas ce qu’il peut penser tout court de cette histoire à vrai dire.

Mais enfin Thomas revient sur ce qui m’intéresse vraiment : à savoir combien de filles ont pu tomber sous son charme pendant les deux dernières années. « Tu ne promets rien mais ce n’est pas pour autant que tu ne fais rien ! Je veux un nombre mon très cher Thomas, peu importe qu’il soit aussi élevé que la plus grande des montagnes ! Un nombre ! Et des noms, si c’est de l’information croustillante évidemment ! » Dis-je en le regardant toujours préparer à manger comme si tout était redevenu à la normale entre lui et moi, qu’il avait toujours été dans cet appartement, comme si c’était chez lui et que les deux dernières années n’avaient pas existées. « Oublie mes collègues, elles te feraient payer bien trop cher ! » je le taquine alors en lui envoyant un essuie main que j’ai préalablement roulé en boule pour lui envoyer en pleine figure. « Et je t’ai dit d’oublier ce sujet, tu veux ! Cette obsession sur mon boulot, c’est presque gênant ! » Je rigole encore un moment puis sa dernière phrase me fait arrêter tout. Qu’était-il en train de me proposer là ? « Thomas tu viens de dire quoi là ? Je rêve pas ? » Je lui demande en fronçant les sourcils et me redressant sur ma chaise. « Tu viens vraiment de me proposer un boulot ? » Je demande une nouvelle fois, faisant alors soudainement le rapprochement entre la perte de son chef cuisto et cette proposition soudaine. « Tu veux que je bosse avec toi ?! » Cette fois, le ton est entre l’excitation et l’étonnement, me rendant carrément dingue alors que je le regardais avec de grands yeux ronds. Enfin une issue …
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Thomas Hudson
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MessageSujet: Re: c'est fini les conneries - luce & thomas   Sam 6 Jan - 16:10


« Si j’aime ce job, c’est parce que je danse. Que je sois à poil ou non je m’en contre fiche mais au moins je m’éclate. » Ouais. Ok. Il pouvait comprendre. Luce était une femme qui aimait profiter de la vie, s’amuser, danser, chanter, boire, faire la fête – c’était une joie de vivre à l’état pur. Et elle n’était pas du genre pudique, bien que pudique sur ses sentiments et ses émotions. La pudeur physique, c’était quelque chose d’illusoire et d’impensable pour elle, quand pour d’autres femmes c’était naturel. Il n’était pas obsédé par son job et par elle en train de se dépoiler, il était plus intrigué par le fait qu’elle puisse aimer faire cela, quand elle avait été formée pour faire un tout autre job qu’elle aimait par-dessus tout. Il imaginait parfaitement, sans le comprendre totalement car il n’avait pas été à sa place, que la trahison de son père et les médias qui s’étaient emparé de l’affaire aient pu briser la jeune femme. L’anéantir. Au point de lui faire perdre confiance en elle et en ses capacités. Pourtant, Luce savait être une femme d’affaire redoutable, elle savait être sociable, elle savait être avenante, souriante, charmante et même si parfois elle avait eu affaire à des clients colériques et méprisants, elle avait toujours su garder son calme et faire preuve d’une patience d’ange – patience qui éclatait une fois la porte fermée et qu’elle se retrouvait seule. Elle était faite pour un tout autre travail, et il comptait bien le lui faire savoir tôt ou tard. En attendant, elle se révélait plus facilement sur sa vie amoureuse et cela l’intriguait encore plus que le job qui l’enchantait. Décidément, il s’en était passé des choses dans la vie de Luce Kane. « Il s’appelle Dimitri Cooper, il est avocat mais … Il est comme nous en réalité. Il boit autant, il profite autant … Il s’est aussi barré au Japon sans rien dire. » « Non, non, non. Il n’est pas ton double masculin, ton double masculin, c’est moi. Toujours moi, » qu’il rectifie le tir et lui fait savoir. « Pourquoi le Japon ? Pourquoi sans rien dire ? Incapable d’assumer de t’avoir trompée et trop triste d’avoir perdu la perle que tu es ? » qu’il ironise mais dont chaque mot reste sincère. « J’espère bien qu’il a regretté et qu’il regrette encore. Tu vaux bien mieux que ça, » qu’il lui dit simplement en espérant quelque part qu’elle l’aura bien fait souffrir, ou au moins payer le mal qu’il lui avait sans doute fait. Après tout, elle en avait été amoureuse, clairement. Et il n’aurait pas été étonnant qu’elle le soit toujours. « Je ne sais pas trop … Peut-être que oui ! Je ne me suis pas vraiment vengée à vrai dire, j’étais juste en colère. » Et comment ne pas la comprendre ? La colère, il l’avait ressentie. La trahison, il l’avait ressentie. La déception, il l’avait ressentie. Le monde qui s’écroule autour de lui, il en avait eu l’impression. Quand on aimait quelqu’un et que ce quelqu’un vous trahissait de cette manière, il était très difficile d’oublier, de pardonner. Et parfois d’avancer.

« Tu ne promets rien mais ce n’est pas pour autant que tu ne fais rien ! Je veux un nombre mon très cher Thomas, peu importe qu’il soit aussi élevé que la plus grande des montagnes ! Un nombre ! Et des noms, si c’est de l’information croustillante évidemment ! » Il lève les yeux au ciel car il sait qu’elle ne lâchera rien tant qu’il n’aura pas répondu. « Je n’en sais fichtrement rien… » qu’il commence à dire néanmoins. « Peut-être une cinquantaine, » qu’il avoue à mi-mots. Bah quoi ? Choquant ? Pourquoi ? « Oh, les seules informations croustillantes que je pourrais te donner te choqueraient sans doute, Kane. Je me suis découvert des talents cachés au fil des années, et j’ai découvert certaines pratiques et certains jeux vraiment intéressants, » qu’il commence à se lancer sur le sujet avant qu’elle ne le stoppe net. Il eut envie de rire, mais se retint. « Quoi ? Tu me demandes des informations croustillantes, je t’en offre. Bien que je doute que tu aies quoi que ce soit à apprendre sur le plan sexuel, petite dévergondée, » qu’il la taquine en riant et esquivant les coups qu’elle souhaitait lui donner pour tant d’insolence et d’insinuations douteuses. « Oublie mes collègues, elles te feraient payer bien trop cher ! » « Pas avec mes talents acquis depuis toutes ces années, Kane. Je serais récompensé comme Podric dans Game of Thrones, » qu’il continue sur la lancée de l’humour. Il n’y avait qu’avec elle qu’il se lâchait à plaisanter de la sorte. Certes, il était un amant merveilleux et respectable et n’avait rien à n’envier à personne. Mais il n’était pas un homme à évoquer ses ébats sexuels à quiconque, pas même sa meilleure amie. Il jouait simplement, il plaisantait, la mettait mal à l’aise exprès. « Et je t’ai dit d’oublier ce sujet, tu veux ! Cette obsession sur mon boulot, c’est presque gênant ! » « Oh, non, je ne suis pas obsédé par ton boulot, Kane. Mais par tes collègues, » qu’il sourit de toutes ses dents avant de ne changer de sujet radicalement. Peut-être était-il venu le temps de passer aux choses sérieuses. Il ignorait comment elle le prendrait et il ignorait si elle accepterait ne serait-ce que l’idée. Mais il savait qu’il lui fallait lui proposer. « Thomas tu viens de dire quoi là ? Je rêve pas ? » Et voilà qu’il fait sa tête d’innocent, l’air de dire « quoi, qu’est-ce que j’ai dit ? » « Tu viens vraiment de me proposer un boulot ? » « Je viens de te demander si tu n’en cherchais pas un autre, en effet. Je manque de personnel, et ça fait de ma vie un petit enfer, » qu’il ajoute en soupirant mais souriant malgré tout. « Tu veux que je bosse avec toi ?! » Il fait non de la tête d’un air faussement sévère. « Je veux que tu bosses pour moi, nuance. Et je ne lésine pas sur le fouet, Kane. Juste que tu saches dans quoi tu t’engages, » qu’il plaisante de plus belle avant de rire devant son air déconfit et choqué. « Écoute… j’ai besoin d’une personne pour gérer mon restaurant pendant que je suis aux fourneaux, d’une personne qui sache gérer une salle remplie, qui sache accueillir avec le sourire même quand l’envie de tout casser est là, d’une personne capable de bien présenter… bref. J’ai besoin de quelqu’un. Et je sais que tu es ce quelqu’un, » qu’il lui dit simplement et sincèrement. Elle était qualifiée pour le job. Et le bonus serait que lui, chef Hudson, pourrait rester aux fourneaux sans s’inquiéter de ce qui se passe derrière les portes. « Tu commences à sérieusement regretter de ne pas m’avoir répondu plus tôt, pas vrai ? » qu’il la taquine en souriant, amusé et fier de la voir véritablement intéressée par cette proposition.



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