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 le jeu du chat et la souris - jon & caroline

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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
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MessageSujet: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 10 Déc - 16:58

Ce matin-là, lorsqu’elle se réveilla, le soleil parsemait son lit de quelques rayons. Elle se sentait apaisée. Elle se sentait reposée. Et elle se sentait stupidement heureuse. C’était idiot. C’était ridicule. C’était complètement fou. Mais elle se sentait heureuse. Pendant quelques secondes, elle s’était demandé si la veille était un rêve. Si elle n’avait pas imaginé toutes les conversations, tous les mots, toutes les paroles. Si elle n’avait pas rêvé tous les gestes, toutes les expressions, ces baisers enfiévrés. Des mois qu’elle en rêvait, et des mois qu’elle imaginait ce qu’elle ressentirait si un jour il osait poser ses lèvres sur les siennes. Elle était bien loin du compte. Si elle avait imaginé que ce serait aussi épique, elle n’avait pas imaginé qu’elle pouvait être aussi chamboulée. Peut-être était-ce parce qu’elle avait espéré ce moment pendant trop longtemps. Peut-être était-ce parce qu’il existait une grande alchimie entre eux, une alchimie rare et précieuse. Peut-être était-ce parce qu’elle le désirait plus que jamais elle n’avait désiré aucun homme. Cela rendait les choses plus intenses, plus profondes, plus bouleversantes. Il y avait quelque chose d’incroyable, de fort et de magique dans l’idée qu’il puisse être à Elle. Il y avait quelque chose d’incroyable, de fort et de magique dans l’idée qu’elle puisse être à Lui. C’était un sentiment extrêmement puissant que de savoir qu’il la désirait autant qu’elle le désirait. C’était un sentiment extrêmement puissant que de savoir qu’il ne pensait qu’à elle, comme elle ne pensait qu’à lui. C’était grisant. Électrisant. Effrayant. Déroutant. Elle n’avait jamais éveillé l’intérêt d’un homme comme elle semblait éveiller l’intérêt de Jon. Aucun homme ne l’avait regardé comme il la regardait. Aucun homme ne l’avait embrassé comme il l’embrassait. C’était idiot, mais c’était ce qu’elle avait toujours imaginé. C’était tout ce qu’elle avait toujours désiré. Et c’était plus que la peur qui s’emparait d’elle à présent qu’elle touchait ce bonheur et ce cadeau précieux du bout des doigts. C’était plus que la peur qui s’emparait d’elle à présent qu’elle éprouvait cette joie intense, ce bonheur immense. Tout cela n’empêchait pas les doutes, les craintes, les obstacles, les difficultés. Rien n’était jamais simple dans la vie, et elle le savait mieux que quiconque aujourd’hui. Elle avait toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête, une épée nommée Eric. Car le jeune homme ne semblait toujours pas disposé à la laisser tranquille, à l’oublier et à avancer dans sa vie, aussi assurément qu’elle avançait dans la sienne. Loin d’imaginer qu’il puisse concrètement la retrouver et venir la chercher, elle choisit de profiter de l’instant présent et de savourer chaque moment. Et c’est le sourire aux lèvres qu’elle se lève ce matin-là, prête pour une nouvelle journée de travail.

Avant de le rejoindre pour leur rituel journalier, elle est envahie d’un doute terrible. Ils ne se sont pas reparlés depuis leur dernier baiser la veille. Certes, il a choisi de ne pas reculer et lui a exprimé clairement son envie d’être avec elle, de découvrir ce qu’il peut arriver, de savoir où ils peuvent se mener l’un et l’autre. Mais elle est sa kinésithérapeute personnelle. Il est son patron. Ne doivent-ils pas être professionnels et éviter tout contact physique ? On la salut et on lui dit bonjour le sourire aux lèvres tandis qu’elle se dirige vers la salle qui leur est réservée, comme quasiment chaque jour de la semaine. Certes, il ne combat que le lendemain, mais un boxeur professionnel se doit d’être en forme et de suivre un entraînement digne de ce nom chaque jour. Et elle sait à quel point son travail et son sport est important pour lui. Il avait raison la veille, lorsqu’il lui avait dit qu’elle le comprenait. Qu’elle comprenait les enjeux. Qu’elle comprenait l’importance de ce qu’il aimait. De ce qui lui avait sauvé la vie. Elle inspire profondément pour reprendre contenance et garder son sérieux, bien décidée à faire la part des choses entre leur vie privée et leur lien professionnel. Elle l’avait fait pendant des mois, pourquoi cela changerait-il ? Puis elle frappe, et elle entre sans attendre comme chaque jour. Et elle le voit, et c’est la panique. BORDEL MA FILLE, RESSAISIS-TOI. Le temps de ferme la porte et elle inspire profondément. Soulagée de contrôler et sa respiration et ses ardeurs typiquement féminines, elle lui adresse un sourire en rangeant ses affaires dans le placard adapté pour elle. « Mr Winchester, » qu’elle le salue enfin comme elle le faisait chaque jour. Rien n’avait changé. Absolument rien. Et ce regard qu’il lui offrait ne changeait absolument rien. Et ce sourire qu’il lui offrait ne changeait absolument rien. ABSOLUMENT RIEN. « Bien dormi ? » qu’elle demande maladroitement comme pour sortir de cette douce torpeur dans laquelle il l’enveloppe. Elle a leur cœur qui bat comme une adolescente, et elle le déteste d’être déjà torse-nu et prêt pour sa séance journalière, comme si de rien n’était. Qu’il puisse contrôler ses émotions quand elle était toute chamboulée était quelque peu irritant. Elle le jalousait. « Si tu t’allongeais, » qu’elle finit par lui demander en se rapprochant. Il n’en fit rien. « Qu’on puisse commencer, » qu’elle continue en attendant qu’il s’exécute. « C’est que l’heure tourne, » qu’elle achève comme pour lui rappeler qu’elle avait un emploi du temps chargé. Ce n’était pas le cas pour aujourd’hui. Mais n’empêche. Mieux valait qu’il s’allonge, qu’il détourne les yeux afin qu’elle puisse reprendre son souffle et le contrôle de ses hormones.

MAUDITES HORMONES.



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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 10 Déc - 19:03

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
Je n'ai quasiment pas dormi de la nuit. Après l'avoir ramené je suis rentré directement chez moi, le sourire le plus niais sur le visage. Une fois dans mon lit, je n'ai eu de cesse de penser à la soirée, trop courte à mon goût. Ses bras autour de ma nuque, ses doigts dans mes cheveux, ses grognements et bon sang, nos lèvres se cherchant, se frôlant, se picorant enfin. Car c'est bien cela le plus important.
Enfin.
J'ai l'impression qu'on attendait tous les deux cela depuis tellement de mois, en Espagne je pense que nous étions si proches de franchir la frontière et pourtant nous nous sommes retenu. Je pense que c'était une certaine question de retenue, nous savions que nous n'avions pas le droit d'une certaine manière. Comme elle l'a dit, elle est mon employé, je suis son patron. Tout nous dis que nous devrions pas nous vouloir ainsi, que nous ne devrions pas franchir le cap, seulement c'était impossible que je résiste plus longtemps. Bon sang, comment faire quand elle était si belle dans cette robe blanche, son regard si innocent et son sourire... Oh bon sang son sourire n'a jamais été aussi beau que lorsque je l'ai embrassé.
Je ne te dis pas que je serais parfaite. Je ne te dis pas que je ne vais pas te décevoir, parce que je ferais des erreurs. Mais j’ai bien envie de vivre l’instant présent pour une fois. Avec toi. J’ai bien envie de ne pas te partager. J’ai bien envie de t’offrir mon humour. Mon rire. Ma joie de vivre. J’ai bien envie d’être fière de toi. 
Ces mots n'ont cessé de tourner dans ma tête toute la nuit, toute la mâtinée aussi durant mon entraînement. Même Jamie se rend compte que je suis complètement à l'ouest. Je sens qu'il a envie de me charrier parce qu'il sait parfaitement que j'étais à la soirée de gala avec Caroline, je ne lui ai pas raconté des détails d'ailleurs, mais ils préfère attirer mon attention sur le fait que demain j'ai un combat et que je dois absolument me concentré. Cela me permet de redevenir sérieux. J'aurais le temps de divaguer quand elle viendra pour notre séance. Bon sang, que j'ai déjà hâte de la revoir.


J'ai tout donné pour cette journée, j'ai laissé Caroline de côté pour quelques heures afin de me laisser envahir par mon esprit de combattant. J'ai un match demain, et je refuse catégoriquement de le perdre. Mais voilà que je suis dans notre salle en train de l'attendre, passant de l'eau sur mon visage et de reprendre mon souffle alors que je sens mes muscles tendus. Il faut dire que je me suis clairement laissé aucun répit après avoir été remis à l'ordre non seulement par James, mais aussi par moi-même. Je pense être suffisamment calme et posé alors que je m'assois sur la table en l'attendant. Seulement quand elle entre enfin je ne me sens plus calme plus tout. Mon cœur bat plus vite, on peut entendre ma respiration se faire plus forte et je me fais clairement violence pour ne pas me lever afin d'aller la rejoindre au plus vite. A la place je reste sur place, les yeux rivés sur elle alors qu'elle me sourit... Bon sang ce qu'elle est belle. Et puis je l'observe ranger ces affaires comme d'habitude, et se préparer comme d'habitude.
- Mr Winchester
- Mademoiselle Brady.
- Bien dormi ?
Un léger sourire apparaît sur mon visage alors que j'hoche la tête.
- Peu. Une femme n'a cessé d'envahir mon esprit. Et toi ?
Elle se tourne maintenant totalement vers moi et je ne bouge pas d'un pouce. On se regarde, on se cherche et je vois bien qu'elle ne sait pas comment agir avec moi. Je ne suis pas certain de le savoir non plus mais je pense qu'il faut surtout laisser faire son instinct non ?
- Si tu t’allongeais...
Je ne bouge pas.
- Qu’on puisse commencer...
Je la regarde comme un véritable défi, restant assis alors que mes muscles bougent au rythme de ma respiration. Elle s'avance, je vois clairement qu'elle veut juste faire son travail, mais je ris presque de sa possible naïveté. Pense-t-elle vraiment que tout va se passer normalement aujourd'hui ? Certainement pas.
- C’est que l’heure tourne...
Je ne lui laisse pas le temps de finir que j'attrape son poignet pour l'attirer entre mes jambes. Ma main libre vient sur sa joue alors que je l'embrasse avec force et envie. Je finis par me reculer à bout de souffle, sourire immense aux lèvres.
- Et si c'était à moi de te masser aujourd'hui ? Non parce que franchement sentir tes mains contre moi va me rendre totalement dingue, autant que tu le saches.
Je ris avant de l'embrasser rapidement à nouveau. Je finis par me reculer un peu et l'écouter, mes muscles me rappellent à l'ordre et j'ai vraiment besoin de ses mains magiques. Je tourne la tête pour pouvoir la regarder droit dans les yeux sans cesser de sourire.
- Tu pensais réellement que tu pourrais venir et que nous allions agir comme avant Caroline. Je veux être avec toi, et je ne recule toujours pas, je dis avec un clin d’œil.
Je ferme finalement les yeux pour la laisser travailler, mais à peine cinq minutes plus tard, je ne cesse de passer ma main sur sa cuisse, de l'approcher de moi. Je me redresse pour enlacer sa taille alors qu'elle me gronde et qu'elle veut faire son travail. Je finis même par me mettre sur le dos et pose sa main délicate sur mon cœur alors que je la regarde droit dans les yeux.
- Oh Caroline... Comment j'ai pu te résister si longtemps quand mon cœur ne réclame que toi, je grogne presque alors que j'ai envie d'elle... Bon sang...
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 10 Déc - 21:04


Elle doit bien le reconnaitre, elle n’a jamais vécu pareille situation. Elle se rappelle cette conversation avec Daisy quelques semaines plus tôt. Elle se souvient exactement avoir dit que les relations entre collègues étaient le mal absolu. Et la voilà qui se retrouve face à son patron, sexy en diable, beau comme un dieu, et que la situation a changé. Que dirait Daisy si elle la voyait, si elle savait ? Ah, elle rigolerait tout d’abord. Elle lui dirait « je te l’avais dit ! » Elle était la première à lui avoir répété maintes fois qu’elle était foutue – et elle ne serait pas la dernière à rire de voir qu’elle avait vu juste. Pourtant, elle serait également la première à la mettre en garde, elle en était certaine. La première à lui dire de faire attention. Car les relations entre collègues – ou pire, entre employé et patron – étaient souvent chaotiques et sources d’emmerdes absolues. Pourtant, face à Jon à cet instant, elle se moque bien des emmerdes. Elle se fout de se dire que c’est mal, que ce n’est pas bien. Elle se moque du « qu’en dira-t-on ». Parce qu’il est là, plus beau que jamais. Parce qu’il est là, il lui sourit. Parce qu’il est là, il la regarde comme si elle était la plus belle chose au monde. Parce qu’il est là, et qu’il est heureux de la voir. Parce qu’il est là, et qu’elle est heureuse de le voir. C’était simple. Pourquoi compliquer les choses ? « Peu. Une femme n'a cessé d'envahir mon esprit. Et toi ? » Elle tente de ne pas sourire, mais elle échoue piteusement. Quelle fierté d’avoir envahi ses rêves, sa nuit. Quelle fierté de ne pas être la seule à avoir eu un sommeil agité. « Hum, j’ai dormi comme un bébé, » qu’elle répond néanmoins, taquine. Ce n’était pas entièrement faux, puisqu’une fois endormie elle n’avait rouvert les yeux qu’au beau matin ensoleillé. Mais le taquiner est sans doute une erreur, puisqu’il l’observe sans rien dire. Mais le taquiner est sans doute une erreur, puisqu’il l’écoute sans rien dire. Mais le taquiner est sans doute une erreur. Elle sursaute et un léger son rauque traverse ses lèvres tandis qu’il la rapproche intimement de lui. Cette proximité, elle l’a rêvée toute la nuit. Cette proximité, elle l’a désirée toute la nuit. Cette proximité est tout aussi bouleversante que la veille. Et encore, ils étaient habillés la veille. Aujourd’hui, il ne porte que sa tenue de boxeur – soit peu de chose. Aujourd’hui, elle peut sentir sa peau presque contre la sienne, comme elle l’a si souvent rêvé et voulu. Aujourd’hui, le toucher était un droit et une tentation trop pressante. Réveillant un désir trop présent et trop puissant. Elle en tremblerait presque. Et c’est qu’elle tremble tandis qu’il la rapproche encore et qu’il l’embrasse avec plus de force et plus d’envie que la nuit précédente. Comme si elle lui avait terriblement manquée. Comme si elle lui était nécessaire. Comme si elle lui était indéniablement vitale. Et elle répond à son baiser. Elle répond avec la même intensité, sans s’en rendre compte. Parce qu’elle aussi elle en a besoin. Ses lèvres, sa langue, son souffle, ses mains, tout l’embrase et la force à gémir. C’est à cet instant qu’il recule et la libère et qu’elle flancherait presque, tellement elle a le tournis. Merde alors. « Et si c'était à moi de te masser aujourd'hui ? » Quoi ? Non. Non. Non. S’il la touchait, elle s’embraserait comme une allumette elle en était certaine. S’il la touchait, elle ne donnait pas cher de sa peau. « Non parce que franchement sentir tes mains contre moi va me rendre totalement dingue, autant que tu le saches. » Elle ne peut s’empêcher de rire légèrement, bêtement touchée par sa déclaration. Si cette idée le perturbait autant qu’elle, c’est qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes. Et elle devait reconnaitre que le toucher allait être une torture aussi. Avant, le toucher c’était naturel et c’était nécessaire. C’était professionnel. « Tu pensais réellement que tu pourrais venir et que nous allions agir comme avant Caroline ? » Non, elle ne le croyait pas vraiment. Dès l’instant où ses lèvres avaient touché les siennes, elle avait su que plus rien ne serait jamais comme avant. Plus rien n’aurait la même saveur sans ses lèvres. « Je veux être avec toi, et je ne recule toujours pas, » qu’il lui assure avec un clin d’œil taquin. Il semble si sûr de lui, si sûr d’eux, si sûr d’elle. Il n’a aucun doute dans le regard, aucun doute dans son attitude, et ça la rassure. Et ça l’effraie. Elle se mord la lèvre inférieure, le goût de Jon encore sur ses lèvres, sur sa langue. Diable qu’elle en demanderait bien volontiers plus encore. « A vrai dire… » qu’elle commence enfin à parler, une fois certaine d’en être capable, « je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je sais très bien que tout a changé, mais je me demandais si ce n’était pas contraire à l’éthique que de débarquer ici, t’embrasser, te toucher, » qu’elle énumère naturellement tandis qu’il pose une main sur sa cuisse dans un geste intime que seul un homme avec sa femme oserait faire. « Ou que tu me touches ainsi, » qu’elle dit dans un souffle laissant clairement transparaitre l’effet que son toucher à sur elle. C’est qu’elle est un livre ouvert, Caroline. Et il sourit, ravi. Et elle pince les lèvres, agacée d’être si transparente et si évidemment chamboulée par lui. « C’est que ça fait pas très professionnel, tu vois… et je suis une professionnelle, » qu’elle continue de dire et commence à le masser et à faire les exercices habituels. Il acquiesce, clairement d’accord mais aussi complètement incapable de ne pas la toucher, la taquiner. Il la cherche. Il aime la voir réagir. Et elle a beau essayé de ne pas réagir, son corps ne veut rien savoir et la trahi. « Jon… » qu’elle se plaint pour la forme. La femme hurle de le laisser continuer, la kinésithérapeute hurle de la laisser bosser. « Si tu me laissais faire mon travail, histoire que tu ne te retrouves pas avec des courbatures non désirées, » qu’elle le rappelle à l’ordre, en vain puisqu’il l’enlace de nouveau. « Histoire que tu ne me reproches pas les douleurs qui t’attendent si tu ne me laisses pas faire, » qu’elle lui rappelle encore alors qu’il pose ses lèvres dans son cou, et respire son odeur comme s’il en avait terriblement besoin. Etrangement, cette proximité tant désirée n’est pas étonnante, n’est pas effrayante, mais bien naturelle et évidente. Comme s’ils étaient à leur place. Elle essaie de le forcer à reculer, restant digne et restant professionnelle malgré les difficultés qu’il lui impose – et il sourit en plus, le vilain ! Et alors qu’il s’allonge enfin, elle se dit qu’il va se montrer sage et la laisser travailler – il la paie après tout pour cela. Mais non. Le voilà qui capture sa main de nouveau, pour la poser délicatement sur un cœur qui bat bien trop vite pour si peu d’effort. « Oh Caroline... Comment j'ai pu te résister si longtemps quand mon cœur ne réclame que toi », qu’il lui avoue un souffle. Tant de romantisme la cloue sur place et la fait frémir, car elle ne l’imaginait pas un instant être capable de lui dire ces mots doux, ces mots tendres. Cela ne lui ressemble pas, ou si peu. Pourtant, elle lit la vérité dans son regard. Elle lit le désir dans son regard. Son corps s’enflamme entièrement, de la tête aux pieds, et elle a l’impression qu’elle va perdre les pédales d’un instant à l’autre. Non, vraiment, aucun homme ne l’avait chamboulé comme lui parvenait à le faire. Elle se penche, elle se penche, elle se penche. Dangereusement. Dangereusement. Dangereusement. Et alors qu’il la rejoint, elle recule et secoue la tête de droite à gauche. « Non, non, non, non, ce n’est pas bien du tout, » qu’elle répète le cœur battant et la peau brûlante. Mais il l’empêche de s’éloigner, lui tenant toujours la main, et il l’empêche de prendre de la distance. Très vite, elle se retrouve de nouveau contre lui, alors qu’il se rassied sur cette table d’examen. C’est qu’elle a envie de lui. C’est qu’il a envie d’elle. Mais c’est que ce n’est pas le moment, ni l’endroit. Absolument pas. « Si tu continues à me taquiner comme tu le fais, si tu continues à me toucher, je ne suis pas certaine de pouvoir résister plus longtemps, » qu’elle avoue le plus naturellement du monde. Elle n’est pas inquiète de se montrer si ouverte et si vulnérable avec lui, elle sait qu’il n’en jouera pas et qu’il ne la blessera pas. Elle laisse ses mains vagabonder de ses bras à ses épaules, de ses épaules à ses bras – diable qu’elle en est dingue de ses bras, de ses épaules – et elle les laisse se perdre dans sa tignasse rousse, sauvage. Elle s’autorise un baiser, un seul, pour libérer ses sens, pour soulager ses hormones. Avant de reprendre contenance. Juste un baiser. Un seul. Mais ses lèvres réclament plus. Mais son souffle réclame plus. Mais ses mains réclament plus. Et bientôt, elle colle son corps au sien. Et bientôt, elle caresse son dos, le griffe presque même. Et bientôt, le baiser devient plus violent, plus passionnel, plus intense. Et bientôt, elle sent ses mains sur sa peau, qui réclament, qui s’impatientent. Et bientôt on frappe à la porte et alors qu’elle s’ouvre subitement, Caroline recule et s’éloigne. Oh qu’elle n’a pas envie de reculer. Oh qu’elle n’a pas envie de s’éloigner. Mais la gêne l’envahit malgré elle, car si cela ne regarde qu’eux, elle n’a pas envie qu’on s’imagine qu’elle profite du patron, elle n’a pas envie qu’on parle d’eux, elle n’a pas envie qu’on s’imagine qu’elle a un traitement de faveur ou quoique ce soit d’autre. Le corps en ébullition et le rouge aux joues, elle parvient tout de même à faire face à un Jamie souriant. Plus que souriant même. Ben voyons. « Je voulais juste prévenir que je partais, » qu’il leur dit gaiement. « Je compte sur toi, Caroline, pour qu’il soit en forme demain, » qu’il lui dit avec un clin d’œil prononcé. « Passez une bonne soirée, » qu’il leur souhaite avant de repartir comme si de rien n’était. Bordel de merde. Elle inspire profondément, tournant le dos à Jon. Puis, ses bras viennent l’enlacer et elle se laisser aller, elle se permet de poser les mains sur les siennes, et de se caler contre lui. « Je ne sais pas si tu réalises, mais on a failli s’arracher nos vêtements dans un lieu public, » qu’elle lui dit avant de pouffer comme une adolescente qui n’a pas su retenir ses ardeurs. Et il rit avec elle, et c'est la meilleure des sensations.
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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 17 Déc - 0:59

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
- A vrai dire… je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je sais très bien que tout a changé, mais je me demandais si ce n’était pas contraire à l’éthique que de débarquer ici, t’embrasser, te toucher.
Ce qu'elle dit me fait sourire. J'hausse les épaules comme pour lui dire qu'on s'en fiche complètement de ce que peuvent penser les autres. Avec le temps j'ai appris à me créer une carapace, d'autant plus lorsque les journaux sportifs s'intéressent à nous. Et puis cela m'amuse de penser à une quelconque éthique. Oui, je sais qu'il faut être respectueux et tout ce qui suit, mais bon sang ce que j'ai envie de faire tout le contraire de l'éthique avec elle... Mais plus que d'hausser les épaules, je ne cesse de vouloir la toucher, de laisser mes doigts glisser contre elle, sourire toujours aux lèvres alors que je suis tout simplement heureux de ce qu'on est en train de vivre, de ce qu'on débute à construire. Et je sens bien que cela la perturbe. Cela passe par son souffle, pas ses frissons que je ressens jusqu'au bout de ses doigts.
- Ou que tu me touches ainsi...
Nouveau rire.
- C’est que ça fait pas très professionnel, tu vois… et je suis une professionnelle.
Je cesse de rire, comprenant ce qu'elle veut dire. Je sais qu'elle est une professionnelle et que normalement je ne devrais pas être ainsi avec elle. Je ne veux pas qu'elle pense que j'ai pu être ainsi avec mes autres kinés. Enfin elle sait que je ne l'étais pas vraiment avec l'ancien qui était un vieux, mais j'ai déjà eu une femme qui me massait. Il ne s'est jamais rien passé avec elle parce que je ne mêle pas le boulot à la vie privée. Mais ne se rend-elle pas compte qu'elle est tout simplement différente ? Concrètement, je n'aurais jamais osé faire cela au risque de perdre la meilleure kiné que j'ai jamais eu juste pour coucher avec elle. Non, Caroline réveille en moi quelque chose que je n'ai pas connu depuis longtemps et j'espère qu'elle le sait. Mais vu sa façon de se mouvoir, son petit sourire qui apparaît sans même qu'elle s'en rende compte ou alors le rouge qui lui monte légèrement aux joues, je suis certain qu'elle sait.
- Jon... Si tu me laissais faire mon travail, histoire que tu ne te retrouves pas avec des courbatures non désirées. Histoire que tu ne me reproches pas les douleurs qui t’attendent si tu ne me laisses pas faire.
Elle a raison, pourtant je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Oui, vous allez me dire que j'ai aucune volonté mais le fait est que je l'ai désiré depuis le premier jour où je l'ai rencontré, et maintenant que je sais que c'est réciproque et qu'elle ne me rejette pas, j'ai envie de rattraper le temps perdu. C'est pour ça que je ne suis plus allongé sur cette table mais que je l'enlace, laissant mes lèvres glisser contre sa nuque avec tendresse et oui, une certaine possessivité. Sa peau est mienne et j'ai envie de la chérir comme jamais. Mais je sens qu'elle veut me faire reculer et je cesse donc, suivant son geste afin de ne pas la brusquer, mais gardant un sourire idiot aux lèvres. Je finis par m'allonger me disant que je vais devenir sage, mais cette décision s'enfuit presque aussitôt alors que je porte sa main à mon cœur lui confiant pourquoi je me montre aussi indiscipliné, impatient aussi d'une certaine manière. Comment j'ai pu lui résister aussi longtemps, c'est vraiment une question que je me pose souvent. Mais maintenant que j'ai cédé je dois avouer que je suis bien plus serein. Et je la regarde droit dans les yeux alors qu'elle commence à s'approcher de moi. Elle peut entendre ma respiration se faire plus rapide alors qu'une de mes mains glisse dans ses cheveux alors que je me redresse un peu, impatient de rencontrer ses lèvres à nouveaux. Mais soudainement elle se recule, me faisant froncer le nez au passage.
- Non, non, non, non, ce n’est pas bien du tout.
Mais alors qu'elle veut s'éloigner je la retiens par la main. Je suis maintenant totalement redressé et la fais venir de nouveau entre mes jambes.
- Tu sais que je ne te forcerais jamais à faire ce que tu ne veux pas faire Caroline...
L'entendre dire que ce n'est pas bien m'a un peu fait tiquer, mais je sais qu'elle ne parle pas de notre relation, juste de cette séance où elle est sensée travailler mais où je ne la laisse absolument pas faire. Ma main glisse encore contre sa nuque que je caresse doucement, voulant  la rassurer, lui montrer que je ne lui ferais jamais de mal. Elle le sait, mais je connais aussi son ancienne relation. Même s'il n'a jamais été violent avec elle d'après ce que j'ai compris, il l'a complètement enfermé et détruit une part de sa confiance en elle. Je dois lui montrer que ce n'est pas ça être en couple, lui montrer qu'elle peut être libre avec moi, tant qu'elle me revient.
- Si tu continues à me taquiner comme tu le fais, si tu continues à me toucher, je ne suis pas certaine de pouvoir résister plus longtemps.
A cette annonce je me mordille la lèvre inférieure, retenant mon sourire de se faire bien trop grand. Mais alors que je ne cessais de faire l'imbécile il y a à peine cinq minutes, cette fois je reste totalement immobile alors qu'elle me touche les bras, les épaules, qu'elle glisse ses mains dans mes cheveux ce qui a le don de me faire légèrement grogner. Finalement ses lèvres se posent enfin sur les miennes et je ne réponds plus de moi. Mes mains glissent sur ses hanches, la rapprochant de moi alors que mes doigts se crispent sur son haut. Si le baiser est d'abord doux, il devient de plus en plus passionné. On se découvre, on se cherche, on se désire, on s'embrasse avec passion alors qu'elle laisse ses mains vagabonder dans mon dos à présent. Mes mains redressent légèrement son haut, commençant à toucher ses hanches, sa peau nue qui me rend complètement dingue. Elle est si douce et sent si bon, bon sang. Mais alors que je suis sur le poing de la faire monter à califourchon sur moi afin de l'approcher toujours plus la porte s'ouvre et elle se recule si violemment que cela me mets presque en colère. Je commence à me redresser mais quand je vois le regard de Jamie sur nous j'ai envie d'éclater de rire. Il a un sourire bien trop grand pour un gars qui rentre simplement dans une pièce pour annoncé qu'il part et il me connaît assez pour savoir à quel point j'ai attendu ce moment. Je ne lui ai pas raconté hier soir, j'ai voulu mais je voulais surtout voir comment cela évoluait entre nous deux avant de partager.
- Je compte sur toi, Caroline, pour qu’il soit en forme demain.
Quel enfoiré de jouer ainsi de la situation. Je lève les yeux au ciel, gardant un immense sourire aux lèvres, mais son clin d’œil m'arrache un rire.
- Casses toi Jamie ! , je gueule en lui lançant ma serviette dessus.
- Passez une bonne soirée
Il ferme la porte et je vois bien que le regard de Caroline ne quitte pas celle-ci. Je m’approche d’elle et me glisse dans son dos avant de la prendre contre moi. Ses mains viennent naturellement sur les miennes et je glisse mon visage contre son cou, bougeant légèrement comme pour la bercer et la rassurer.
- Tout vas bien ?, je demande, légèrement inquiet que cette fois la situation soit trop compliqué pour elle.
- Je ne sais pas si tu réalises, mais on a failli s’arracher nos vêtements dans un lieu public.
Et elle se met à rire, ce qui me rassure. Et je peux aussi rire avec elle car cette situation est bien trop drôle pour rester indifférent.
- Imagine ce qu'il pense... C'est terrible c'est affreux, et ils se moquent de tout, l'amour s'amène et nous pauvres pouilleux ils nous jettent tous les deux... Sous les diamants des étoiles quel magique univers MAIS, dans cette romantique atmosphère, ça sent mauvais dans l'aiiiiiir...
Je ris en chantonnant le roi lion, allez savoir pourquoi mais je trouve Jamie parfait dans le rôle de Timon. J'embrasse rapidement son cou et pose mon menton contre son épaule, murmurant à son oreille :
- Tu sais quoi... Tu as raison, je ne veux pas avoir de courbatures et tu es la meilleure kiné que j'ai jamais eu... Et il a raison, demain j'ai un match important et je me dois d'être en forme... Je te propose alors quelque chose. Je reste calme le reste de la séance, enfin je garantit pas que ma main ne veuille pas te toucher une ou deux fois, mais promis je te laisse faire ton job, et ensuite tu viens à la maison et je prépare le dîner ?
Je devrais l'inviter au resto avant de venir chez moi, mais j'ai pas vraiment envie de sortir ce soir. J'espère juste qu'elle ne croira pas que je veux aller plus vite que la musique. Ce soir ne peut être qu'un simple repas, quelques baisers, une soirée sur le canapé à juste être auprès de l'autre. Je me détache et me place en face d'elle, prenant son visage entre mes mains.
- J'ai envie de passer la soirée avec toi, comme on a pu le faire en Espagne. Sauf que cette fois j'aurais le droit de faire ça, je murmure en caressant sa joue, glissant dans son cou et sur son bras finalement. et ça... Je me penche pour venir embrasser sa nuque, ça... sa joue, ça aussi, le bout de son nez, et surtout ça...
Mes lèvres rejoignent les siennes mais ce n'est pas un baiser aussi fiévreux que tout à l'heure. C'est un baiser sage, tendre, envieux d'une certaine manière mais pas de façon charnelle. Envieux de passer du temps avec elle, envieux de pouvoir la toucher à ma guise, envieux de me dire qu'elle est mienne, envieux de savoir qu'elle veut que je sois sienne, envieux de cette nouvelle voie qui s'offre à nous, envieux de cette vie de couple qui commence. Envieux d'être ensemble, tout simplement.  
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 17 Déc - 17:10


Dans ses rêves les plus fous, elle n’avait jamais imaginé que Jon pouvait être aussi sûr de lui, aussi sûr d’elle. Il agissait de façon naturelle, comme il l’avait toujours fait. Elle avait imaginé qu’il serait hésitant et quelque peu chamboulé par le changement qui s’opérait dans leur relation. Elle avait imaginé qu’il serait quelque peu perturbé. Elle imaginait qu’il aurait eu besoin de temps pour s’adapter. Et clairement, il n’avait pas besoin de temps pour s’adapter. Il ne semblait pas perturbé, du moins pas comme elle l’avait imaginé l’être. Il ne semblait pas hésitant. Au contraire, il semblait parfaitement en paix. Il semblait parfaitement à l’aise. Il semblait parfaitement comblé. Le sourire ne le quittait pas, tout comme ses mains semblaient incapables de la quitter, elle. Oui, il était là où il voulait être. Et elle était là où elle voulait être. Elle était tout aussi comblée que lui, si ce n’est que la peur ne la quittait pas. C’était sans doute naturel pour une femme qui avait vécu dans le déni et dans la peur pendant si longtemps. C’était sans doute naturel pour une femme qui se découvrait de forts sentiments pour un homme qui s’était évertué à lui dire qu’il n’était pas du genre à s’attacher, se lier et construire quelque chose. Cependant, elle n’avait pas envie de partager sa peur aujourd’hui. Elle n’avait pas envie de laisser sa peur gagner aujourd’hui – ni même demain. Elle n’avait pas envie de douter et de penser aux « et si » qui la taraudaient quasiment toujours. Elle avait envie de profiter de l’instant présent, d’apprécier l’instant présent, d’embrasser ce bonheur présent. N’était-elle pas bien, là, avec lui ? N’était-elle pas bien, là, dans ses bras ? N’était-elle pas bien, là, sous ses lèvres ? N’était-elle pas bien, là, sous ses mains ? « Tu sais que je ne te forcerais jamais à faire ce que tu ne veux pas faire Caroline... » Oui, elle le savait. Il ne la forcerait jamais à rien. Il ne lui imposerait jamais rien. Il ne lui ferait jamais de mal. Il ne l’enfermerait jamais. Il ne l’éloignerait jamais de ses proches. Il n’était pas Eric. Cette certitude était libératrice et lui fit battre le cœur plus vite, de joie et d’excitation mêlées, aussi se laissa-t-elle aisément emporter par sa passion et son envie de lui. Peu importait où ils étaient. Peu importaient leurs passés communs. Peu importait qui ils étaient. Elle était une femme qui désirait cet homme ardemment, et il était cet homme qui désirait cette femme ardemment. Elle n’avait jamais connu pareille sensation. Elle n’avait jamais connu pareil désir. Elle n’avait jamais connu pareil besoin. Elle n’avait jamais connu pareille passion. Puis l’interruption. Elle n’avait jamais connu pareille frustration. Elle n’avait jamais connu pareille déchirure. Elle n’avait jamais connu pareil malaise. Elle n’avait jamais connu pareil vide. Parce qu’elle se sentait vide quand elle s’éloignait de lui, et c’en était déroutant et perturbant. Elle ne remarqua qu’à peine le petit échange entre le boxeur et son coach, trop prise par ses pensées et trop concentrée à se remettre de ses émotions. « Tout vas bien ? » qu’il lui demande gentiment. Puis elle rit nerveusement à l’idée qu’ils aient pu s’oublier et laisser parler leurs hormones aussi librement. A sa façon, il apaise son malaise et parvient à la faire rire en lui chantonnant du Roi Lion – il n’y avait que lui pour la décontenancer aussi facilement en si peu de temps. « Je ne vais pas cesser de penser à Jaimie en train de chanter le Roi Lion maintenant chaque fois que je le verrais… merci, » qu’elle rit légèrement à cette idée. Ces quelques secondes de tendresse lui font du bien, et elle se laisse bercer par Jon et ses mots réconfortants. Avant qu’il ne brise le silence et qu’il se décide à être raisonnable. « Tu sais quoi... Tu as raison, je ne veux pas avoir de courbatures et tu es la meilleure kiné que j'ai jamais eu... Et il a raison, demain j'ai un match important et je me dois d'être en forme... » Oui, c’était vrai. Aussi difficile que cela puisse être pour eux – après tout, ils se découvraient tout juste et comme tous nouveaux amoureux il leur était difficile de ne pas exprimer leur désir l’un pour l’autre – ils devaient convenir que pendant les heures de travail, ils se devaient d’être professionnels. « Je te propose alors quelque chose. Je reste calme le reste de la séance, enfin je garantis pas que ma main ne veuille pas te toucher une ou deux fois, mais promis je te laisse faire ton job, et ensuite tu viens à la maison et je prépare le dîner ? » Elle sourit, attendrie. « Tu me ferais la cuisine, vraiment ? » qu’elle lui demande, surprise et sceptique – Jon n’était pas un homme qui aimait cuisiner, il le lui avait dit. L’idée qu’il puisse faire l’effort pour elle était touchante et… quelque peu significative. Il ne ferait pas l’effort pour n’importe qui. Il la force à se retourner doucement, à lui faire face. « J'ai envie de passer la soirée avec toi, comme on a pu le faire en Espagne. Sauf que cette fois j'aurais le droit de faire ça », qu’il caresse sa joue, sa peau. Elle frissonne mais plus que le désir de le laisser faire et surtout continuer, il y a d’autres émotions qui l’assaillent. Comme le sentiment d’être chanceuse que de l’avoir pour Elle. Chanceuse qu’il éprouve tout cela, pour Elle. Puis il embrasse sa nuque délicatement, la forçant à rire légèrement de nouveau. Puis il embrasse sa joue, d’un geste tendre et dénué de mauvaises intentions. Comment ne pas craquer ? Comment ne pas succomber ? Elle sourit tendrement quand il embrasse son nez avant de l’embrasser, Elle, comme jamais on ne l’avait embrassée. Comme si elle représentait quelque chose d’indéfinissable. De précieux. D’important. Comme si elle était unique. Comme si elle était… un tout. Front contre front, elle finit par soupirer d’aise et par lui sourire. « Marché conclu, » qu’elle accepte son invitation. Pas une seule seconde elle n’a de crainte ou de doute, parce qu’elle se laisse totalement guider par lui, par eux, par leur chance. Elle n’anticipe pas ce qui peut arriver, se moque de ce qui peut arriver, tant qu’elle est avec lui. « Maintenant, allonge-toi, et laisse-moi détendre ces muscles beaucoup trop tendus à mon goût, » qu’elle lui ordonne faussement sévère, l’amenant à sourire de ce sourire qui la rendait folle. Et maintenant, il savait parfaitement que tout en lui pouvait la rendre folle. Elle n’était absolument pas dans la merde. ABSOLUMENT PAS.

« Ne te relève pas tout de suite, » qu’elle lui demande gentiment une fois qu’elle relâche son bras, tandis qu’il tentait de se rassoir. Lorsqu’elle le manipulait de la sorte, il se sentait si bien qu’il avait l’impression de pouvoir s’envoler, mais le fait était qu’il devait attendre plusieurs secondes, voire minutes, avant de les remettre en marche. Elle se laisse aller à caresser ses cheveux tendrement, puis de déposer un bisou tendre contre sa tempe. Puis elle s’éloigne pour se laver les mains, ranger ses petites affaires. Quand elle se retourne enfin, il termine de se rassoir confortablement, les cheveux légèrement ébouriffés et le visage détendu. « Là je suis sûre que tu n’auras pas de courbature et que tu seras en pleine forme pour demain, » qu’elle lui dit fièrement, satisfaite de son travail. « Et maintenant, je dois avouer que je meurs de faim, Mr Winchester, » qu’elle ajoute en s’approchant de lui et en nouant naturellement ses bras autour de son cou. C’est vrai que c’est plutôt facile et agréable. C’est vrai que ce n’est pas difficile. « Tu es sûr que je ne vais pas déranger ton colocataire ? » qu’elle demande en pensant à lui subitement. Bien sûr, Jon a déjà invité des femmes chez lui, se rappelle-t-elle, mais il y avait une grande différence entre ramener ses amantes à la maison, et ramener une femme à manger à la maison. N’est-ce pas ? « Sinon, on peut tout à fait… » mais elle se tait parce qu’il a clairement pas envie qu’elle continue. Elle se mord la lèvre pour ne pas rire. « Je n’allais pas me défiler, tu sais. J’ai autant envie que toi de passer ma soirée avec toi, » qu’elle lui dit simplement. « J’ai autant envie que toi d’être avec toi, » qu’elle ajoute doucement. Elle ne cherche pas à le rassurer, elle évoque juste une simple vérité. Pourtant, elle semble lire dans son regard qu’il est effectivement rassuré.

« La dernière fois que je suis venue ici, une magnifique blonde sortait à moitié nue et je te félicitais pour ça, » qu’elle lui rappelle en riant légèrement. Il n’y avait pas de mal à se rappeler ce souvenir, après tout ça l’avait fait sourire à l’époque. « Et tu sortais à peine de la douche, avec une simple serviette autour des hanches, » qu’elle se souvenait parfaitement de cette vision sublime. « T’as vraiment aucun complexe, je me trompe ? » qu’elle lui dit alors qu’elle se retourne pour lui faire face, ne s’attendant pas à ce qu’il soit aussi proche d’elle. « Alors, on mange quoi ? » qu’elle finit par lui demander pour briser ce silence qui peut à présent les amener à faire tout un tas de choses – et pas que manger.


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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Ven 22 Déc - 19:55

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
Parce que c'est marché conclu, parce que j'ai promis d'être sage et de la laisser complètement travailler. Je sais que j'en ai besoin, Jamie nous a interrompus mais nous a aussi rappelé que j'avais un match important demain. Je dois alors me montrer sérieux si je veux gagner et ne pas me mettre dans des états aussi colérique qu'en Espagne. Alors je m'allonge comme elle me demande, je la laisse travailler mes muscles qu'elle trouve trop tendus à son goût, je laisse ses mains toucher mon corps non sans me mordre la lèvre inférieure. Je me permets même de fermer les yeux et de laisser mon imagination divaguer, ce qui a le don de me faire parfois grogner. Comme pas promis, je laisse parfois ma main glisser contre sa cuisse doucement, mais cela ne l'empêche pas de travailler, ou très peu. Le temps passe lentement et rapidement à la fois car vient le moment où elle me demande de pas me relever tout de suite. Elle me connaît trop bien, elle sait qu'après nos séances je me sens tout simplement comme neuf. Je lève un peu les yeux au ciel mais reste comme un con quand ces doigts glissent dans mes cheveux et que je sens ses lèvres se poser tendrement sur ma tempe. Je ferme de nouveau les yeux, c'est une autre façon de me détendre et bon sang, je me rendais pas compte que je raffolais autant de caresses dans les cheveux...
Je grogne de nouveau quand elle s'éloigne de moi pour se laver les mains et je soupire avant de me redresser doucement. Je passe une main sur mon visage comme pour me réveiller un peu de ce qu'il se passe et elle se tourne de nouveau vers moi.
- Là je suis sûre que tu n’auras pas de courbature et que tu seras en pleine forme pour demain. Et maintenant...
Ses mains entourent ma nuque et les miennes se posent sur ses hanches. Mon sourire se fait plus grand alors que je plonge mon regard dans le sien.
- ... je dois avouer que je meurs de faim, Mr Winchester.
Je ris avant de poser un bisou sur son nez.
- Je serais mauvais de ne pas rassasier ta faim alors !
Je me relève et commence à quitter la pièce pour aller dans le vestiaire. Je sais qu'elle me suit et cela ne me dérange pas vraiment. J'ouvre mon casier alors qu'elle s'installe sur le banc et je commence à me changer.
-
Je me retourne vivement, un peu inquiet soudainement et lui coupant rapidement la parole. Sinon on peut quoi... Qu'est-ce qu'elle a voulu dire... Je n'ai même pas envie de savoir parce que je sens que mon cœur se serre déjà.
- Je sais qu'il n'est pas là ce soir, c'est pour ça que je te propose. Je suis pas encore prêt à te partager...
C'est comme si elle pouvait ressentir ma peur et je la vois sur le point de rire... Bon sang qu'elle est vile.
- Je n’allais pas me défiler, tu sais. J’ai autant envie que toi de passer ma soirée avec toi. J’ai autant envie que toi d’être avec toi,
J'ai l'impression de pouvoir respirer de nouveau et souris en hochant la tête. Elle n'a pas peur de moi et je ne vais pas trop vite, je suis rassuré.



Trente minutes plus tard nous sommes dans mon appartement, j'avais raison Dimitri n'est pas là. Il m'avait prévenu qu'il sortait et qu'il ne risquait pas de rentrer mais parfois il me fait la surprise d'être toujours là le soir. Cela ne me dérange pas habituellement, mais cette fois j'étais sincère. Je ne suis pas encore prêt à la partager et je la veux que pour moi pour le moment.
- La dernière fois que je suis venue ici, une magnifique blonde sortait à moitié nue et je te félicitais pour ça.
Je ris en levant les yeux au ciel.
- La magnifique blonde ce jour-là n'était pas elle, mais bel et bien toi.
Charmeur, peut-être un peu, mais la vérité ça c'est certain.
- Et tu sortais à peine de la douche, avec une simple serviette autour des hanches. T’as vraiment aucun complexe, je me trompe ?
Je ris à nouveau en m'approchant dangereusement d'elle. Je secoue la tête en haussant un sourcil.
-  Non... Disons que je fais en sorte de ne pas en avoir.
- Alors, on mange quoi ?
Je regarde la cuisine et m'approche de celle-ci avant d'ouvrir le frigo. Je n'ai jamais vraiment été un bon cuisinier et j'aimerais l'impressionner, mais pour le coup je ne sais vraiment pas quoi lui proposer.
- Des... Oeufs ? Et... de la salade... Ou alors... Des crêpes...
Oh bon sang, j'avais toute la séance pour y réfléchir, mais seulement j'étais bien trop occupé et mon cerveau ne répondait pas de façon normale. Je me gratte la nuque et regarde finalement vers elle.
- Tu veux du sucré ou... Du salé... Enfin... un peu des deux je suppose...
Je me suis jamais senti aussi crétin et bon sang ce que j'ai l'air ridicule... Je finis par soupirer en grognant.
- Comme tu le sais je sais pas du tout cuisiner et comme tu le sais aussi j'ai envie de passer la soirée avec toi... Au pire, on commande un truc non ?
Je la regarde un peu désolé de créer cette sorte de rendez-vous aussi nullement. Elle mérite tellement mieux j'aurais pu y penser franchement... J'espère que dans un sens elle sera charmée, qu'elle trouvera peut-être ça charmant et que cela ne me portera pas préjudice. On a connu mieux au niveau des premiers rendez-vous franchement.
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Mer 27 Déc - 13:36


Sa gentillesse et sa prévenance envers elles sont ce qu’elle remarque le plus. Sa façon de la regarder, sa façon de la toucher, sont ce qu’elle remarque le plus. C’est qu’elle n’est pas habituée, Caroline. C’est qu’elle a vécu quatre années avec un homme peu capable de ce genre d’attentions envers elle. C’est qu’elle a vécu quatre années à se fourvoyer d’un homme qu’elle pensait aimer, qu’elle croyait amoureux d’elle, mais dont elle se trompait lourdement. C’est qu’elle a vécu quatre années à être jugée, critiquée, isolée et façonnée d’une manière qui ne lui ressemblait pas. Aussi a-t-elle oublié qu’il était possible, dans ce bas-monde, d’être réellement désirée et appréciée à sa juste valeur. Aussi a-t-elle oublié qu’il était possible d’être digne d’intérêt pour un homme tel que Jon Winchester. Aussi a-t-elle du mal à croire qu’il soit possible qu’elle ressente quelque chose d’aussi fort pour un homme qui semble partager ses sentiments. Oui, elle a du mal à le croire pleinement, réellement. Oui, elle pense encore qu’il s’agit là d’un rêve. Que tout peut basculer à n’importe quel moment. Pourquoi pas après tout ? Sa vie n’a-t-elle pas changé du tout au tout sans qu’elle ne s’en rende compte ces dernières années ? Elle avait des plans, Caroline, avant Eric. Elle avait une vie idéale, Caroline, avant Eric. Elle était confiante et joyeuse, Caroline, avant Eric. Non pas qu’elle soit malheureuse aujourd’hui, ce serait mentir, mais elle savait fort bien que quelque chose était brisée en elle – sans doute pour toujours – et que le chemin vers la guérison complète était encore long. Nate était une épaule réconfortante, et une oreille attentive. Il l’aidait à chaque instant à se reconstruire et il ne l’abandonnerait jamais, elle le savait. Aujourd’hui, elle ne pouvait plus nier l’évidence que Jon était tout aussi important et présent pour elle. Sans le savoir peut-être, sans s’en rendre compte sans doute, mais il était là. Et il l’aidait. Chaque jour. Chaque instant. Quoiqu’il arrive à partir de maintenant, pensa-t-elle tandis qu’ils se préparaient à sortir et à rejoindre son chez lui pour un premier rendez-vous « d’amoureux » - idée qui la fait sourire – elle lui en serait éternellement reconnaissante. Parce qu’avec lui, la guérison semblait assurée.

« La magnifique blonde ce jour-là n'était pas elle, mais bel et bien toi. » Ce ne pourrait être qu’un compliment, pense-t-elle, tandis qu’elle se retourne et lui offre un merveilleux sourire, mais il le dit avec une telle sincérité que c’en est charmant et adorable. La romantique et l’éternelle fleur bleue en elle fond comme neige au soleil et l’incite à le remercier dignement – par un baiser ou par une caresse. Mais elle ne le fait pas. Pas parce qu’elle n’en a pas envie, mais parce qu’elle hésite encore. Hésite toujours. A être trop elle-même. A être trop envahissante. A être trop cruche ou trop sentimentale – certains ne font pas la différence. C’est que Jon, il n’a jamais eu l’air d’être de ceux qui apprécient ce genre d’attention. C’est que Jon, il n’a jamais eu l’air d’être de ceux qui sont romantiques et cruches. Pourtant, il a toujours apprécié son soutien et ses caresses – absolument pas équivoques. « Je pourrais dire que tu es un beau parleur, Jon Winchester, » qu’elle rétorque néanmoins en souriant. « Mais on sait toi et moi que ça serait mentir. Merci, » qu’elle se contente de dire car il n’y a rien d’autre à ajouter à ces paroles qui lui mettent du baume au cœur. C’est qu’elle est ravie qu’il la trouve belle et plus belle que toutes les autres, Caroline. C’est qu’elle se sent belle et désirable quand elle est avec lui, Caroline, tout comme il semble su sûr de lui à chaque instant. « Non... Disons que je fais en sorte de ne pas en avoir. » Qu’elle l’envie ! Quelque part, elle sait que les hommes se prennent moins la tête que les femmes quand il s’agit de confiance en soi. Surtout quand il s’agit d’un aspect purement physique. Le monde d’aujourd’hui était compliqué, de ce compliqué qui poussait beaucoup trop de jeunes filles à se trouver laides, grosses, indésirables et éternellement seules. De ce compliqué qui les poussait à trop penser à ce qu’elles devaient ou non manger. A ce qu’elles devaient ou non porter. Si Caroline n’était pas le genre de femmes à calculer les calories de ses repas et à faire attention à sa ligne, elle devait reconnaitre qu’elle faisait en sorte de se maintenir en forme quoiqu’il arrive. Cela dit, elle avait vécu quatre années avec un homme capable de la faire culpabiliser à chaque repas ou presque. « Tu as bien raison. Les complexes sont une perte de temps, » qu’elle lui dit tout de même en riant légèrement avant de lui demander ce qu’ils mangeraient ce soir. Elle le regarde contourner la cuisine et changer de comportement en une fraction de seconde. L’assurance qui émanait de lui quelques instants plus tôt laisse place à un malaise et une gêne évidente. Ce qui, définitivement, la fait quelque peu chavirer. N’était-il pas adorable, ainsi, à se demander ce qu’il pourrait lui proposer ? N’était-il pas adorable, ainsi, à ne pas savoir quoi cuisiner finalement ? « Des... Oeufs ? Et... de la salade... Ou alors... Des crêpes... » Elle s’appuie contre le plan de travail derrière lui, croisant les mains en l’observant, le sourire aux lèvres. Elle ne se moque pas, non, elle est attendrie. Bêtement et stupidement. « Tu veux du sucré ou... Du salé... Enfin... un peu des deux je suppose... » qu’il continue, toujours aussi dépité. « Comme tu le sais je sais pas du tout cuisiner et comme tu le sais aussi j'ai envie de passer la soirée avec toi... Au pire, on commande un truc non ? » qu’il finit par lui proposer alors qu’elle rit légèrement en le rejoignant. « Je te rassure, je n’ai pas imaginé une seconde que tu puisses me cuisiner quelque chose d’extraordinaire, Jon Winchester, » qu’elle lui dit en lui faisant face. « Je me souviens très bien que tu détestes ça et que tu te nourris essentiellement de plats préparés – entre autres choses, » qu’elle enchaîne toujours rieuse et amusée. « Et je n’ai pas accepté de passer la soirée avec toi QUE pour manger, » qu’elle le rassure alors en se rapprochant plus, posant ses mains sur ce torse musclé qui – YEAHHHHH – lui appartenait à présent. N’est-ce pas ? « Puis, pour être honnête… » qu’elle continue en plantant son regard dans le sien, charmeuse et charmante. « J’avoue que ce soir, j’ai envie… » qu’elle murmure presque tout près de ses lèvres. « De crêpes ! » qu’elle conclut en frottant son nez contre le sien, avant de rire plus fort devant son air mi-décomposé et mi-amusé. « Quand tu en as parlé, mon estomac a validé, » qu’elle lui assure, ravie. « Je n’en ai pas mangé depuis une éternité, donc pour moi ça sera parfait, » qu’elle sort les œufs, le lait et qu’elle place le tout sur le plan de travail. Ils n’auraient qu’à cuisiner ensemble, et cette idée l’enchantait grandement. Non seulement parce qu’il n’y avait pas meilleur endroit pour papoter et créer des liens selon elle, mais également parce que cela l’empêcherait de le contempler comme une idiote et fantasmer plus que nécessaire. C’est qu’elle est une femme, Caroline. « Et ton colocataire, il est du genre à cuisiner ou il est pire que toi ? C’est que j’ai du mal à croire que tu puisses être… » qu’elle le regarde de la tête aux pieds avec un regard fort appréciateur, « aussi bien fait de ta personne, avec une alimentation aussi médiocre, Monsieur Winchester – tout aussi sportif que tu sois. D’ailleurs, est-ce que c’est pas gênant que tu ne manges que des crêpes ? Je veux dire, tu as un combat important demain, je ne voudrais pas que notre repas improvisé soit… problématique, » qu’elle suppose innocemment et ignorante. Encore une fois, les sportifs sont soumis à un régime particulier, elle le sait, aussi n’a-t-elle pas envie de prendre de risques. Ce qui semble le faire sourire jusqu’aux oreilles. « Ok, je n’ai rien dit, » qu’elle rétorque en reprenant le fouet pour remuer vivement le mélange savoureux. « J’aurais peut-être dû enlever mon pull avant de me lancer là-dedans, » qu’elle rit tandis qu’elle en fait gicler de partout, et notamment sur le dit-pull. Maladroite un jour, maladroite toujours. Aussi lui tend-t-elle le tout pour qu’il continue à tournoyer, pendant qu’elle se débarrasse du pull en question, se retrouvant avec un charmant débardeur couleur bleu marine. Ce n’est pas comme s’il faisait un froid de canard de toute façon. « Comment tu te sens pour demain ? Je ne t’ai pas provoqué de vertiges ? Ni de nausées ? L’autre jour, l’un de mes patients s’est relevé trop vite de notre séance et il est presque tombé dans les pommes… t’imagine pas ma peur quand je l’ai vu s’écrouler, je l’ai rattrapé de justesse et on a pu en rire par la suite au lieu d’en pleurer, » qu’elle se confie naturellement à lui.


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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 31 Déc - 0:42

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
Le voilà, le moment où il faut cuisiner et où je me sens devenir totalement impuissant. J'aime avoir le dessus sur la situation, j'aime être d'une certaine manière le plus fort, autant dans mes combats que dans la vie de tous les jours. Je n'aime pas me montrer ainsi, mais voilà je suis face à Caroline et si dans le fond je veux être fort aussi pour elle, je sais quand lui montrant cette facette de ma personne doit lui être révélé. Après tout, n'est-ce pas ainsi être en couple ? Montrer nos bons côtés mais aussi nos mauvais, et que l'autre les accepte et apprenne à vivre avec ? Pourtant plus je lui énonce ce que je pourrais lui cuisiner, plus je me sens mal à l'aise, et je crois qu'elle le ressent assez facilement. Je finis par me redresser, lui demandant si elle ne souhaite pas qu'on commande un truc, après tout on est là pour passer du temps ensemble... C'est pas grave si dans le fond je fais pas la cuisine. Je ne suis pas ce genre d'homme, elle le sait, je ne suis pas fleur bleu, romantique ou du genre à être parfait. Je suis plein d'imperfection et je lui ai dit le soir où on s'est embrassé pour la première fois.
Je la regarde alors me rejoindre dans le coin cuisine, attendant nerveusement sa réponse. C'est fou, comment on peut être nerveux alors qu'il n'y a rien de stressant dans cette situation...
- Je te rassure, je n’ai pas imaginé une seconde que tu puisses me cuisiner quelque chose d’extraordinaire, Jon Winchester.
Je plisse les sourcils, me disant qu'elle me met clairement au défis. Un jour je vais lui faire un plat qui va la faire halluciner, je me le promets, je lui promets aussi silencieusement. Elle va voir si elle peut pas imaginer que je puisse lui cuisiner un super plat tient !
- Je me souviens très bien que tu détestes ça et que tu te nourris essentiellement de plats préparés – entre autres choses. Et je n’ai pas accepté de passer la soirée avec toi QUE pour manger.
J'en ai de la chance. C'est dingue qu'elle me connaisse aussi bien. Oui, c'est un petit détail mais elle n'était pas obligée de prendre note que je mange comme un débile des choses préparées. C'est le genre de chose que les femmes remarquent je pense, je devrais faire plus attention aux détails moi aussi, elle appréciera peut-être... Enfin là n'est clairement pas la question. Elle n'a pas accepté de passer la soirée avec moi que pour manger parce qu'elle sait que je suis nul en cuisine et cela a le don de me faire sourire. Elle se rapproche un peu de moi et je pose mes mains sur ses hanches, la regardant droit dans les yeux.
- Encore heureux que tu n'es pas là que pour cela, j'aurais été terriblement triste sinon...
Je la taquine et cela me donne envie de rire. Non je veux pas la faire culpabiliser, mais disons que notre jeu du chat et de la souris n'est jamais réellement terminé. Ses mains se posent sur mon torse et ma respiration se fait un peu plus difficile.
- Puis, pour être honnête…
Je plisse les yeux, curieux de savoir ce qu'elle va dire par la suite. Elle se rapproche alors dangereusement de moi, son corps commençant à se presser contre le miens alors que mes doigts se crispent sur son T-shirt. Ses lèvres commencent à frôler les miennes et je sens que je vais bientôt plus répondre de moi.
- J’avoue que ce soir, j’ai envie…
Oh... Moi aussi j'en ai envie...
- De crêpes !
Je cligne rapidement des yeux alors qu'elle se contente de frotter son nez contre le mien... Quoi... Sérieusement ?! Elle me chauffe et voilà tout ce don j'ai le droit... Un bisou esquimau ! Mais... Mais non ça peut pas se passer comme ça !!! Et en plus elle se moque de moi alors que je sens mon nez se froncer. Un grognement m'échappe presque avant que je ne finisse par sourire.
- Je ne te savais pas aussi cruelle Mademoiselle Brady.
Je ris finalement avant de passer une main un peu gênée contre ma nuque. Concrètement j'aurais été capable de rien manger si c'était pour passer ma nuit entière contre Caroline... Enfin qui sait, ça arrivera peut-être plus tard dans la soirée. Et puis si on ne couche pas ensemble ce n'est pas si grave, je suis moi aussi heureux de passer tout simplement du temps avec elle. Mais bon, je dois avouer que quand elle s'éloigne de moi je suis pas super content...
- Quand tu en as parlé, mon estomac a validé. Je n’en ai pas mangé depuis une éternité, donc pour moi ça sera parfait.
Je grogne alors qu'elle commence à cuisiner. Je me place derrière elle et cette fois n'hésite pas à poser mes mains sur elle. Enfin ce n'est pas tant que j'hésitais avant... Pas du tout même, mais cette fois on n'est pas au boulot et elle ne risque pas de me gronder, pas trop du moins... Je crois... Je glisse mes mains contre son ventre et colle mon torse contre ton dos, ma tête se posant contre son cou que j'embrasse délicatement. J'adore la sentir réceptive, j'adore la voir tenter de travailler mais buter sur certains gestes dès que mes lèvres touchent sa peau. Mais je sens aussi qu'elle les veut ses fichus crêpes et finit par m'éloigner avec un petit rire pour me placer à côté d'elle et préparer la fin de la pâte à crêpe avec elle.
- Et ton colocataire, il est du genre à cuisiner ou il est pire que toi ?
Je ne peux m'empêcher de rire.
- On se complète bien avec les plats préparés et la livraison. On s'est bien trouvé on dira, je dis avant de rire.
Il est vrai qu'on fait le parfait stéréotype des hommes Américains devant la télé à hurler en regardant un match, bière à la main.
- C’est que j’ai du mal à croire que tu puisses être… aussi bien fait de ta personne, avec une alimentation aussi médiocre, Monsieur Winchester – tout aussi sportif que tu sois. D’ailleurs, est-ce que c’est pas gênant que tu ne manges que des crêpes ? Je veux dire, tu as un combat important demain, je ne voudrais pas que notre repas improvisé soit… problématique
J'adore la voir s'inquiéter pour moi et je ne peux m'empêcher de sourire grandement. Elle est vraiment trop mignonne en cet instant.
- Non, je ne dois pas en abuser bien sûr, mais manger ne sera pas un problème, je lui dis avec un clin d’œil alors qu'elle est en train de battre la pâte.
- Ok, je n’ai rien dit. J’aurais peut-être dû enlever mon pull avant de me lancer là-dedans
Et la voilà qui retire son pull, se montrant plus sexy que jamais... Elle me cherche pas là franchement ? Je reste un homme moi, elle était sublime dans sa robe de gala mais là aussi, ses cheveux légèrement décoiffés à cause de son pull. Je reste un instant immobile, la regardant bouche bée comme un parfait imbécile. Franchement je dois avoir l'air d'un sacré imbécile mais dans le fond je m'en fous.
- Comment tu te sens pour demain ? Je ne t’ai pas provoqué de vertiges ? Ni de nausées ? L’autre jour, l’un de mes patients s’est relevé trop vite de notre séance et il est presque tombé dans les pommes… t’imagine pas ma peur quand je l’ai vu s’écrouler, je l’ai rattrapé de justesse et on a pu en rire par la suite au lieu d’en pleurer.
Je secoue la tête.
- Non, j'ai écouté les conseils de ma kiné, j'ai attendu sagement et je pète la forme ! Mais peut-être que je devrais tomber dans les pommes pour que tu t'occupes un peu plus de moi, je dis avant d'éclater de rire.
Je prépare la poêle alors qu'elle a terminé la pâte et je commence à faire la première crêpe. Quelques minutes après, je la fais sauter et y arrive. Je lève les mains comme lorsque je gagne un combat et ris à nouveau.
- Je suis vraiment trop fort non ! Pas besoin d'être un cuistot quand on sait faire ça franchement !
Je continue de faire les crêpes tout en posant mon regard de temps en temps sur elle, la laissant faire comme chez elle. Elle a voulu le faire, elle a voulu me piquer la poêle mais elle a déjà fait la pâte, je ne vais pas non plus la laisser faire les crêpes. Elle est mon invitée... C'est la honte quand même...
Une fois cela prêt, je prends le plat, lui indique où prendre tout ce qui est Nutella, sucre, miel... et l'invite à s'installer sur le canapé avec moi.
- Tu veux qu'on se lance un film en même temps, ou alors on discute tout simplement. On peut aussi faire un jeu. Bref, t'es l'invité et tu sais quoi, tu peux avoir tout ce que tu veux, je dis en la regardant droit dans les yeux.
Ce moment d'intimité me rappelle l'Espagne et j'aime bien cela. J'aime passer du temps avec elle et faire les choses simples, de la vie quotidienne à ses côtés. Elle rend les choses plus sympa, plus drôle, plus vivantes aussi...
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Mar 2 Jan - 14:51


« Encore heureux que tu n'es pas là que pour cela, j'aurais été terriblement triste sinon... » Oh non, elle n’était pas là que pour manger. Oh que non, elle n’avait pas accepté son invitation pour manger. A vrai dire, elle aurait pu sauter le repas avec joie ne serait-ce que pour passer plus de temps en sa compagnie, en-dehors du travail. A vrai dire, elle aurait pu sauter le repas sans regret ne serait-ce que pour le découvrir encore et toujours plus. Jon était sans doute la personne la plus passionnante à découvrir qu’elle eut rencontré. Chaque jour, elle avait l’impression de découvrir une nouvelle facette de sa personnalité, chaque jour il l’intriguait et chaque jour il la surprenait. Peut-être était-elle facilement impressionnable, mais cela ne changeait en rien les sentiments et les émotions qu’il parvenait à lui faire ressentir. Un peu plus chaque jour. Alors qu’elle luttait fermement et indéniablement pour ne pas les ressentir. Ce n’était pas tant qu’elle ne voulait pas craquer pour lui, ce n’était pas tant qu’il était celui dont elle devait s’éloigner à tout prix. C’était surtout que jusque-là, elle s’était persuadée qu’entre eux ça ne pourrait jamais fonctionner. Elle s’était persuadée qu’il ne pourrait jamais ressentir ce qu’elle pouvait ressentir. Elle s’était persuadée. Puis avait réalisé que c’était idiot. Inutile. Ridicule. On ne pouvait pas décider pour autrui les émotions que l’on faisait naître. Pas même pour le célibataire le plus endurci du monde. Pas même pour la plus fleur bleue des femmes sur cette planète. Oh non, elle n’était pas venue chez lui ce soir pour manger et savourer un délicieux repas. Son petit jeu taquin le prouvait d’ailleurs, même si elle agissait spontanément et sans arrière-pensée. Après tout, il avait passé son temps à la toucher et la déconcentrer pendant leur petite séance hebdomadaire. Ne méritait-elle pas de jouer un peu elle aussi ? Cela dit, cela surprenait souvent de la voir si joueuse et si taquine – elle respirait trop la gentillesse et la pureté pour cela. « Je ne te savais pas aussi cruelle Mademoiselle Brady... » Comment ne pas rire d’un rire cristallin face à son désarroi et sa déception évidente. Pourtant, il n’insista pas et n’exigea absolument rien d’elle qu’elle ne soit prête à lui offrir ou pas. C’est ce qu’elle appréciait également chez lui. Il était charmé par elle, il était ébloui par elle, mais il ne la pressait en aucune façon. Il allait à ses pas. Il allait à sa cadence. Sans se plaindre, jamais. Il appréciait le temps passé avec elle, quoiqu’ils fassent. Sans se plaindre. Comment une femme ne pouvait-elle pas succomber à la patience et au charme d’un homme tel que lui ? Elle ne pouvait le concevoir. Parce qu’elle, elle succombait littéralement et irrémédiablement. « Faut croire que je passe trop de temps avec toi, Mr Winchester, » qu’elle rétorque néanmoins d’une voix tout aussi taquine que son comportement. Elle savait déjà qu’il ne pourrait jamais y avoir « trop de trop » en ce qui concernant Jon Winchester. Elle n’en aurait jamais assez, elle n’en aurait jamais trop. C’était effrayant. C’était électrisant. Emportée par sa bonne humeur et son air taquin, elle aperçoit une un ustensile en forme de grenouille – original chez des hommes dits célibataires – sur le plan de travail. Amusée, elle l’attrape. « Si ce n’est pas le destin, je n’y comprends plus rien… j’ai la même à la maison ! Dis-moi, est-ce que si je t’embrasse tu te transformes en prince charmant, toi aussi ? » qu’elle plaisante gaiement en embrassant la grenouille et en ouvrant grand les yeux d’un émerveillement exagéré mais adorable face à Jon. Puis, d’un geste qui aurait pu paraitre brusque, elle lance l’objet en plastique dans l’évier en se pressant contre le boxeur. « Et voilà le prince charmant, » qu’elle lui murmure avant d’embrasser ses lèvres douces et de rire devant son air mi-ahuri, mi-amusé. « Ne me regarde pas comme si je perdais la tête, Jon Winchester. Il t’est arrivé toi-même d’avoir des réactions aussi déjantées et ahurissantes que la mienne, » qu’elle lui rappelle volontiers avant de se mettre au travail. Elle aimait être chez lui, à ses côtés, à se lancer dans un repas en amoureux. Peu importait quel fut le repas, tant qu’ils le partageaient. Elle aimait l’écouter comme elle aimait qu’il l’écoute. Elle ne connaissait pas encore Dimitri, et quelque chose lui disait que Jon n’était pas prêt à ce qu’elle le connaisse – ce qui la faisait sourire. Ne se rendait-il pas compte qu’elle n’avait d’yeux que pour lui ? Ne se rendait-il pas compte des frissons qui la parcouraient quand il se tenait derrière elle, à lui embrasser la nuque et la toucher ? « On se complète bien avec les plats préparés et la livraison. On s'est bien trouvé on dira », qu’il lui avoue sans gêne et sans honte. Il était rare de rencontrer des hommes appréciant de faire la cuisine. Les sportifs bénéficiaient de coach alimentaire – elle le savait puisqu’elle avait rencontré LA coach alimentaire de Jon plusieurs fois. Elle ne le disait pas, mais à chaque fois elle la maudissait. Jalouse ? Non, voyons, pourquoi ? « Non, je ne dois pas en abuser bien sûr, mais manger ne sera pas un problème », qu’il la rassure quant à cette alimentation douteuse qu’ils préparent alors qu’il a un match le lendemain. « Et te coucher tard non plus ? Je ne voudrais pas être source d’insomnie, tu vois… » qu’elle lui dit avec un clin d’œil après avoir enlevé son pull. Elle ignore quelle apparence elle a, mais elle s’en moque totalement. Parce que quand il la regarde ainsi, elle a l’impression d’être la femme la plus belle du monde. Puis, ils parlent de tout et de rien, et elle lui raconte ses petites anecdotes avec certains patients. C’est qu’il y en a un sacré paquet qui lui fait des peurs bleues parfois. « Non, j'ai écouté les conseils de ma kiné, j'ai attendu sagement et je pète la forme ! » Elle lui adresse un large sourire, ravie et fière de lui. « Mais peut-être que je devrais tomber dans les pommes pour que tu t'occupes un peu plus de moi. » Et la voilà qui ouvre grand la bouche comme pour exprimer un « non mais je rêve, tu dis n’importe quoi ! » mais le sourire s’élargit tout de même. « Je dois te masser au moins deux fois par jour pendant une heure à chaque fois… c’est bien plus que la plupart de mes patients. Et cela ne te suffit pas ? » qu’elle lui demande inutilement puisqu’elle perçoit fort bien dans son regard que, pour lui non plus, ça ne serait jamais suffisant. Un sourire et les voilà en pleine cuisson de crêpes. « Je suis vraiment trop fort non ! Pas besoin d'être un cuistot quand on sait faire ça franchement ! » Elle rit de bon cœur face à sa réaction presque enfantine. « Tu as le parfait coup de main, je dois bien le reconnaitre. D’ailleurs, vaut mieux que tu gères cette partie-là du repas, parce que moi je finis toujours par en envoyer une au sol… » qu’elle avoue sans gêne. Maladresse un jour, maladresse toujours. Coquine, elle attrape la première crêpe pour la dévorer entière devant lui, gonflant ses joues à la façon d’un hamster. Ce qui a le don de les faire rire. « Tu veux qu'on se lance un film en même temps, ou alors on discute tout simplement. » Discuter, c’était ce qui leur permettait d’apprendre à mieux se connaitre, à mieux s’appréhender, à mieux s’aimer. « On peut aussi faire un jeu. Bref, t'es l'invitée et tu sais quoi, tu peux avoir tout ce que tu veux, » Elle tourne le visage pour lui adresser un regard mi-appréciateur, mi-taquin. Décidemment, il avait le don de réveiller son côté démon. « Tout ce que je veux, hum… tu as de la chance que ce soit moi, Jon Winchester, car je ne doute pas qu’une autre aurait répondu du tac-o-tac que tout ce qu’elle désirait, c’était toi et uniquement toi pour la nuit entière, » qu’elle lui lance en riant légèrement. Mais en avalant aussi sa salive parce que son regard est brûlant. Elle avait oublié que ça aussi, c’était toujours là, puissant, intense, dévastateur. Elle se racle la gorge avant de continuer. « Okay, je te propose un jeu. On tourne une crêpe chacun notre tour. A chaque fois qu’elle retombe mal, celui qui l’a lancée doit avouer quelque chose à l’autre... Quelque chose qui te concerne si c’est moi qui rate, quelque chose qui me concerne quand c’est toi qui rate. A chaque fois qu’elle retombe à la perfection, c’est l’autre qui doit avouer quelque chose… deal ? » qu’elle lui dit spontanément. Il fallait trouver un jeu, un jeu permettant de mieux se connaitre, de mieux se dévoiler. C’était un début prometteur. Ou pas. Après tout, ne venait-il pas de tourner une crêpe sans défaut ? Et le voilà qui en retourne une autre, et qu’elle retombe à la perfection de nouveau. « Hum. Je suis pas sûre d’aimer ce jeu finalement, » qu’elle dit mais qu’elle ne peut échapper à ses règles. « La première fois que je t’ai vu… j’ai cru que tu étais un dieu grec perdu en plein Los Angeles, » qu’elle lui avoue en rougissant presque. Vérité et pure vérité, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Dim 7 Jan - 20:29

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
J'adore sa façon d'être avec moi, même lorsque je suis frustré. Oui, j'ai eu envie qu'elle m'embrasse, qu'elle me touche même, mais au vu de la façon dont elle s'est éloignée je ne vais pas la forcer. J'adore sa façon de me taquiner, de me chercher trout en respectant sa vie privée d'une certaine manière. J'adore le simple fait qu'elle ne me saute pas dessus. Cela peut sembler idiot, mais le fait est que chaque fois que je ramène une femme à la maison, elle me saute dessus. Oui, je les choisis pour ça aussi, parce que je ne veux rien de plus qu'une nuit torride. Mais ce n'est pas ce que je souhaite avec Caroline. Je me dis qu'ainsi, elle veut me découvrir pour moi, et non pour mes muscles ou encore mon sourire ou que sais-je... Quand elle me regarde, quand elle m'embrasse je sais qu'elle voit le vrai moi, qu'elle veut connaître le garçon qui a grandi dans une petite ville des Etats-Unis, celui qui a aimé sa mère plus que tout au monde, celui qui a grandi auprès d'un père odieux et violent et celui qui a appris le respect grâce à la boxe. Elle ne cherche pas l'homme à la gloire avec un bon compte en banque mais moi... Et rien que cette pensée me bouleverse, comme en cet instant où elle se joue de moi, son nez contre le mien avant de s'éloigner. Se rend-elle seulement compte à quel point cela me donne plus confiance en moi-même.
- Faut croire que je passe trop de temps avec toi, Mr Winchester.
J'hausse un sourcil, sourire amusé alors que je secoue la tête.
- Suis-je donc si cruel que cela ? Et bien j'en prendrais note pour la prochaine fois alors, je réponds avant de rire.
Mais est-ce que j'en prends vraiment note alors que je serre son dos contre mon torse, que je laisse mes lèvres vagabonder contre la peau de sa nuque. Non. Mais comment résister... Je finis par me reculer et je la regarde sans vraiment comprendre ce qui lui arrive. Elle attrape alors une grenouille qu'on a dans la cuisine (je sais pas d'où mais d'aussi loin que je e souvienne elle a toujours été là) qu'elle agite fièrement.
- Si ce n’est pas le destin, je n’y comprends plus rien… j’ai la même à la maison ! Dis-moi, est-ce que si je t’embrasse tu te transformes en prince charmant, toi aussi ?
Je fronce les sourcils alors que je la regarde embrasser la grenouille. J'ai envie de rire mais merde, je ressens aussi une petite pointe de jalousie. C'est complètement idiot de se sentir ainsi, c'est juste un objet bon sang. Mais la voilà lançant l'objet dans l'évier et vient contre moi. Je crois qu'elle peut presque m'entendre soupirer de soulagement, même si je suis pas vraiment certain d'avoir tout compris.
Imbécile.
- Et voilà le prince charmant.
Sa voix, à peine murmuré, m’électrise complètement, et que dire lorsque ses lèvres se pressent contre les miennes. Je la regarde en clignant des yeux rapidement, cherchant à bien comprendre... Elle vient de parler de moi en tant que prince charmant ? Je crois que je n'ai jamais entendu cela.
- Ne me regarde pas comme si je perdais la tête, Jon Winchester. Il t’est arrivé toi-même d’avoir des réactions aussi déjantées et ahurissantes que la mienne.
Je ris un peu, me disant qu'elle a certainement raison. Sauf que ce n'est jamais aussi mignon, je pense que mes réactions qu'elle qualifie de déjanté sont surtout mes moments de colère. Mais je ne veux pas penser à cela alors que nous sommes en train de préparer nos crêpes, ensemble, dans un moment simple et si détendu. Je lui parle alors de ma colocation, du fait qu'on s'est parfaitement trouvé en ce qui concerne la cuisine. On est vraiment doué pour commander notre nourriture, de braves hommes !
Et voilà qu'elle est de nouveau mignonne envers moi, prenant soin de moi avant mon match. Je peux manger des crêpes cela devrait aller, surtout si la nuit devient sportive mais ce n'est pas une obligation.
- Et te coucher tard non plus ? Je ne voudrais pas être source d’insomnie, tu vois…
Oh je vois très bien, et mieux encore quand elle retire son pull, dévoilant ses formes que je commence à apprécier de plus en plus. Mais il n'y a pas que cela, il y a nos discutions, sa façon de prendre soin de moi, de s'inquiéter pour moi, de rire de ce que je peux dire et surtout de se confier à moi. Comment ne pas craquer face à une telle femme.
- Je dois te masser au moins deux fois par jour pendant une heure à chaque fois… c’est bien plus que la plupart de mes patients. Et cela ne te suffit pas ?
Et me voilà en train de rire alors que je secoue la tête.
- Oh Caroline... Quand comprendras-tu que je suis foutu... Et que cela ne me suffira jamais, je murmure, ma voix devenant un peu plus rauque qu'avant.
Mais je n'ai pas trop le temps de sentir l'excitation monter car je suis occupé à faire tourner les crêpes. Je me sens tellement fier, moi qui cuisine jamais me voilà réussissant avec brio le retournage de crêpe.
- Tu as le parfait coup de main, je dois bien le reconnaître. D’ailleurs, vaut mieux que tu gères cette partie-là du repas, parce que moi je finis toujours par en envoyer une au sol…
Je ris en écoutant son anecdote avant d'éclater de rire quand je la vois chiper la première crêpe et faire des joues de hamsters. Cette femme est folle et moi, je suis complètement fou d'elle.
Je finis par lui demander ce qu'elle veut faire par la suite. On peut regarder un film en mangeant, tout simplement ou alors discuter pour apprendre à se connaître un peu plus, tout ce qu'elle veut en sommes.
- Tout ce que je veux, hum… tu as de la chance que ce soit moi, Jon Winchester, car je ne doute pas qu’une autre aurait répondu du tac-o-tac que tout ce qu’elle désirait, c’était toi et uniquement toi pour la nuit entière.
Je la regarde et répond tout aussi sérieusement et joueur qu'elle.
- Elles veulent seulement mon corps... Elles n'ont que mon corps... Mais toi, tu peux m'avoir entièrement Caroline...
J'hausse un sourcil un peu taquin, mais bon sang ce que c'est vrai... Depuis le début j'étais foutu avec elle, dès qu'elle a ouvert cette porte dans la salle de boxe, dès que ses grands yeux bleus ont plongé dans les miens j'étais foutu...
- Okay, je te propose un jeu. On tourne une crêpe chacun notre tour. A chaque fois qu’elle retombe mal, celui qui l’a lancée doit avouer quelque chose à l’autre... Quelque chose qui te concerne si c’est moi qui rate, quelque chose qui me concerne quand c’est toi qui rate. A chaque fois qu’elle retombe à la perfection, c’est l’autre qui doit avouer quelque chose… deal ?
- DEAL !, je dis avec entrain, riant par avance.
Je prends une inspiration, me concentrant afin de faire un nouveau lancé parfait... OUI !!! Je la regarde victorieux mais j'essaye de pas trop me la raconter quand même.
- Hum. Je suis pas sûre d’aimer ce jeu finalement. La première fois que je t’ai vu… j’ai cru que tu étais un dieu grec perdu en plein Los Angeles.
Je la regarde un instant comme un con avant de rire. Je ne me moque pas d'elle, ou si, un tout petit peu...
- Bon sang, mais comment t'as pu penser un truc pareil, surtout vu comment je t'ai traité comme un connard sans nom !
Mais je la regarde rougir et sais qu'elle est sincère. Alors je cesse de rire, gardant tout de même mon sourire.
- La première fois que je t'ai vu j'ai cru que tu étais une fan, mais... Juste en te regardant je savais que tu était différente de toutes les femmes que j'avais rencontré..., je murmure doucement. Ce n'était pas mon tour mais... Je pense qu'il fallait que tu le saches.
Je lui tends finalement la poêle, c'est à son tour de jouer et je dois avouer que j'espère qu'elle rate de nouveau afin d'en apprendre un peu plus sur elle.
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Lun 8 Jan - 19:54


Passer du temps avec lui, c’est comme reprendre goût à la vie. Passer du temps avec lui, c’est comme une bouffée d’air frais. Passer du temps avec lui, c’est comme retourner en adolescence – sans les problèmes existentiels qui vont avec. Passer du temps avec lui, c’était un pur bonheur. A vrai dire, elle n’en parlait quasiment à personne – pas même à Daisy, pas même à Dean, pas même à Nate. Mais passer du temps avec lui, c’est ce qu’elle souhaiterait faire chaque jour, chaque nuit. Parce qu’elle est mordue, Caroline. Parce qu’elle est foutue, Caroline. Elle l’est depuis le début, finalement. Le regarder rougir, c’est magique. Le regarder cuisiner, c’est magique. Le regarder tout court, c’est magique. C’est qu’il est beau, Jon. Et pas seulement physiquement, contrairement à ce que la plupart des femmes semblent penser quand elles regardent toutes Jon Winchester. Elle en a vu des regards au fil des mois. Elle en a vu des femmes sous le charme. Elle en a vu des sourires qui invitent à la luxure. Diable qu’elle aurait voulu leur dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. A savoir qu’il n’était pas un morceau de viande que l’on se déchirait pour l’obtenir. A savoir qu’il n’était pas qu’un vulgaire corps dont on profitait pour le délaisser une fois consommé. A savoir qu’il n’était pas qu’un visage aux traits parfaits, qui inspiraient des désirs inavouables. Non, il était bien plus que ça. Elle voyait bien plus que ça. Tout comme il voyait en elle bien plus qu’une femme légèrement naïve et maladroite. Tout comme il voyait en elle bien plus qu’une jolie blonde aux yeux bleus, faisant fantasmer plus d’un homme. Il voyait au-delà des apparences, et il l’acceptait telle qu’elle était. Il n’exigeait rien d’elle, absolument rien. Et elle n’exigeait rien de lui, absolument rien. « Suis-je donc aussi cruel que cela ? Et bien j'en prendrais note pour la prochaine fois alors », qu’il lui répond quand elle lui rappelle que sa cruauté récente doit sûrement se justifier par le fait qu’elle passe trop de temps avec lui. « Quand tu poses tes mains sur moi, que tu caresses ma peau, que tu cherches à m’embrasser alors que je travaille et ne peut en profiter… Oui, Mr Winchester, vous êtes terriblement cruel, » qu’elle le lui fait savoir. C’est qu’elle est une femme, Caroline. C’est qu’elle est un être humain, Caroline. Et qu’elle a des désirs, Caroline. Désirs nommés Jon Winchester. Forcément, quand il exprime son propre désir d’elle, elle n’a qu’une envie : lui arracher ses vêtements et assouvir leurs désirs mutuels. Mais elle ne le fait pas, parce qu’elle sait que c’est trop tôt. Elle ne le fait pas, parce qu’elle sait que ce n’est pas anodin. Ce n’est pas purement sexuel entre eux. Et ça vaut la peine d’attendre. Alors elle profite de tout ce qu’elle peut trouver pour changer de sujet et dévirer sur un ton plus drôle, plus enfantin, plus détendu. S’éloigner de la tension sexuelle au maximum avant de ne plus pouvoir répondre d’elle-même. La grenouille qui lui fait de l’œil, c’est un bon prétexte. Et il a l’air tellement adorable, charmé et surpris qu’elle puisse le considérer comme un prince charmant. Il était le sien, mais elle le garde pour elle. Ce genre de conneries féminines et romantiques, il ne comprendrait pas forcément et il pourrait prendre la fuite. Or, il était hors de question qu’elle le laisse prendre la fuite. Finalement, ils retournent à la tâche de la soirée – la cuisine, et continuent de préparer la pâte magique. C’est qu’elle adore les crêpes. C’est qu’elle adore les préparer avec lui. C’est qu’elle adore l’odeur. C’est qu’elle adore cet instant d’intimité simple entre eux. C’est qu’elle est bien, là, avec lui, Caroline. « Oh Caroline... Quand comprendras-tu que je suis foutu... Et que cela ne me suffira jamais », qu’il lui dit d’un air tendre, comme si elle ne pouvait véritablement comprendre ce qu’il voulait dire. Pourtant, elle comprend ce qu’il veut dire, même si elle a du mal à croire que ce soit possible qu’il ressente tout cela pour elle. Elle ne se sent tellement pas à la hauteur de cet homme. Mais cela ne l’empêche pas de savourer chaque instant. « C’est l’effet des doigts magiques, je t’avais prévenu la première fois que je suis venue ici, » qu’elle lui rappelle en riant légèrement. Histoire de ne pas penser au fait qu’elle doute, au fait qu’elle ne se croit pas méritante d’un tel attachement de la part d’un tel homme. C’est qu’il a connu plusieurs femmes, Jon. C’est qu’il en a peut-être aimé plusieurs, Jon. C’est qu’aucune ne lui ressemble, à Caroline. C’est qu’aucune n’est comme elle. Des conquêtes, elle en a croisées. Des conquêtes, elle en a vues sur des photographies. Toutes magnifiques, cela va s’en dire, mais toutes stéréotypées. Sans mauvais jugement, et sans critique, les femmes qu’il a fréquentées dans le passé n’auraient certainement pas demandé des crêpes au boxeur, tout en papotant et plaisantant gaiement dans sa cuisine. « Elles veulent seulement mon corps... » qu’il lui rappelle. « Elles n'ont que mon corps... » qu’il lui rappelle encore. « Mais toi, tu peux m'avoir entièrement Caroline... » qu’il lui révèle, la bouleversant jusqu’au tréfonds de son âme. Se rend-il compte qu’en disant des choses pareilles, il la chamboule totalement ? Apparemment non. Alors elle rougit légèrement et détourne les yeux pour se concentrer sur la pâte qui est terminée et prête à être cuite. Heureusement qu’il y a le plan de travail, le fouet et la casserole qui chauffe, sans cela elle aurait pu se laisser aller à l’embrasser à perdre haleine, se pelotonnant contre lui pour qu’il la porte et la serre contre son corps sécurisant. Au lieu de cela, il s’attèle à lui préparer ces crêpes délicieuses dont elle raffole, et rien que ça, ça fait son effet. Idiot, non ? Puis, il propose de corser les choses, de se révéler un peu par un jeu. Pourquoi pas après tout ? C’est en apprenant à se connaitre que l’on développe une relation, qu’on la fait évoluer et qu’on la rend unique. Seulement, elle n’est pas sûre que la découvrir plus encore ne soit magique pour lui. C’est qu’elle est plutôt banale, Caroline. « Bon sang, mais comment t'as pu penser un truc pareil, surtout vu comment je t'ai traité, comme un connard sans nom ! » qu’il lui rappelle et qu’il est véritablement surpris par ses propos. Elle rit volontiers. « Oh ça, pour avoir été un connard, tu l’as été – je l’ai pensé tout de suite après, » qu’elle le rassure en souriant. « Mais ça ne change rien au fait que tu es beau façon Dieu grec, » qu’elle le complimente en se léchant le doigt de la pâte à crêpe. « La première fois que je t'ai vu j'ai cru que tu étais une fan, mais... Juste en te regardant je savais que tu étais différente de toutes les femmes que j'avais rencontré..., » qu’il lui révèle spontanément, alors qu’il n’a pas besoin de lui rendre la pareille. « Ce n'était pas mon tour mais... » qu’il justifie d’une voix douce. « Je pense qu'il fallait que tu le saches. » Elle lui adresse un sourire, ravie et attendrie par sa sincérité avec elle. Il n’y a pas besoin de mots pour le remercier, seul son regard et son sourire suffisent. Aussi prend-elle la poêle à son tour et se concentre pour ne pas la foutre au sol… gagné ! Elle ne peut s’empêcher de lever les bras en l’air en signe de victoire, vraiment surprise de son coup. « Ahahah ! J’avoue, je n’étais pas certaine d’y arriver, » qu’elle sourit de toutes ses dents en attend la révélation qu’il peut lui faire.

« Quand je suis venue ici pour la première fois, et que j’ai croisé cette magnifique mannequin à moitié nue, j’ai souri et je t’ai félicité. Mais je dois admettre intérieurement que je l’ai enviée, » qu’elle avoue non sans se cacher légèrement le visage entre ses mains. « Parfois, quand je vais me coucher et que je n’arrive pas à trouver le sommeil, j’écris et j’efface des SMS que je voudrais t’envoyer – et je les envoie jamais, » qu’elle révèle encore et encore, en riant et souriant à chaque fois qu’une vérité sort. « Je suis passée à la télévision devant l’Amérique entière le mois dernier, avec mon ami d’enfance Dean. Disons qu’on a surtout fait rire le public, » qu’elle ajoute en riant à ce souvenir. « J’ai approché mon amie Daisy au départ dans le simple but de la découvrir et jouer les entremetteuses avec mon cousin… au final, je ne joue plus : je les veux ensemble ! » qu’elle confie en grimaçant, mi-gênée et mi-amusée.

Les confidences défilent durant cette soirée, la complicité grandit durant cette soirée, les révélations s’accumulent, petites, minimes, banales ou insignifiantes, mais pour l’un comme pour l’autre, c’est une raison de plus pour succomber et craquer.

***

S’envoyer des SMS était devenu une habitude entre eux, à défaut de se voir aussi souvent qu’ils le désiraient, ils se parlaient. Ils flirtaient. Parfois plus ouvertement que d’autres fois. Et parfois, Jon la surprenait sans qu’elle ne s’y attende. Comme ce soir où, à force de flirter et de se chercher, il lui demanda s’il pouvait passer à l’improviste. Si elle ne pouvait le voir et l’entendre en lisant ces lignes, elle cernait parfaitement le besoin qu’il avait de la voir. De quoi faire battre son petit cœur et ravir ses joues rouges. Mais c’est qu’il ne plaisantait pas et qu’il se trouvait rapidement au bas de leur immeuble. BORDEL DE MERDE ! qu’elle se dit, en se relevant rapidement, en se regardant dans le miroir. C’est qu’elle était déjà en tenue « pyjama » - soit débardeur rouge banal, jogging noir tout aussi banal qui lui saillait bien pour dormir, et les cheveux attachés en un vulgaire chignon sur la tête. Elle les détache aussitôt, laissant sa chevelure flamboyante retomber sur ses épaules dénudées, quand elle entend la porte s’ouvrir au bas des escaliers. OH MERDE ! C’est qu’elle n’a pas prévenu Nate. OH MERDE ! C'est qu'elle a oublié la petite soirée cosy qui se déroule en bas, les potes de Nate et Daisy qui passe plus de temps avec son cousin. La voilà qui descend les escaliers qui mènent au grand salon et à la cuisine, et qu’elle affiche un grand sourire à Nate et Jon. « Désolée, j’ai oublié de te prévenir que Jon passait pour passer un bout de soirée avec moi », qu’elle explique d’un air neutre et le plus calme possible, alors que tout son être a envie de crier de joie. Heureusement, y a de la musique et suffisamment de monde pour que sa joie n'irradie pas comme des éclairs. « Ça va aller ? » qu’elle demande néanmoins à Nate, histoire qu'il ne le prenne pas mal et qu'il ne lui en veuille pas de préférer passer un moment avec son "amoureux" au lieu de rester avec eux. Elle lui adresse finalement un sourire, et d’un signe de tête l’invite à la suivre. Peu importe ce que pense Nate pour le coup – elle a pire à lui reprocher s’il ose émettre le moindre jugement, picétout. Elle réalise qu’elle invite Jon dans sa chambre, là, tout de même, et que c’est un peu le bordel signé Caroline Brady.


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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Mar 9 Jan - 22:55

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
- Je bois souvent un verre de whisky pour m'endormir...
- Quand je suis venue ici pour la première fois, et que j’ai croisé cette magnifique mannequin à moitié nue, j’ai souri et je t’ai félicité. Mais je dois admettre intérieurement que je l’ai enviée.
- J'ai envie d'hurler au monde entier qu'on est ensemble maintenant... Et je ne pensais pas qu'un jour tu me trouverais assez bien pour toi. En tout cas je fais tout pour l'être...
- Parfois, quand je vais me coucher et que je n’arrive pas à trouver le sommeil, j’écris et j’efface des SMS que je voudrais t’envoyer – et je les envoie jamais.
- Je veux que tu me promettes de m'envoyer ces messages ! N'efface plus jamais rien sinon je vais bouder... Ah oui, je suis très fort pour bouder, on dirait pas comme ça mais c'est la vérité.
- Je suis passée à la télévision devant l’Amérique entière le mois dernier, avec mon ami d’enfance Dean. Disons qu’on a surtout fait rire le public.
- OH MON DIEU, je dis en explosant de rire. Je dois absolument trouver cette vidéo ! Il m'arrive parfois de jouer un peu de guitare. Je suis pas spécialement doué mais ça a le don de charmer les femmes.
- J’ai approché mon amie Daisy au départ dans le simple but de la découvrir et jouer les entremetteuses avec mon cousin… au final, je ne joue plus : je les veux ensemble !
- Je n'ai jamais été du genre a être charmé par les fleur bleue comme toi, ça m'a toujours fichu une trouille bleue. Pourtant, quand il s'agit de toi je ne cesse d'être charmé et de trouver que c'est la chose la plus adorable du monde...

Cette soirée a été l'une des plus belles de ma vie. Simple, sans chichi, sans accroc, avec confidences et tendresses. Il ne s'est rien passé mais il n'y avait même pas besoin. A quoi bon se sauter dessus quand on apprend à se connaître. C'est tellement plus intense, tellement plus beau aussi d'une certaine manière. Je n'ai jamais laissé quelqu'un m'approcher ainsi, me connaître aussi intimement depuis si longtemps. C'est à la fois saisissant et effrayant. J'ai l'impression de lui donner les clés pour me détruire si facilement, mais en même temps je lui donne surtout les clés pour être celle qui partage u peu plus ma vie, qui me connait mieux que personne, celle que l'on peut appeler sans nul doute double. Oui, je parle trop vite et nous sommes clairement au début de notre relation, mais tout se fait si naturellement que j'imagine de moins en moins cela se faire autrement. Par ailleurs cela se ressent aussi dans nos sms, une envie pressente de nous revoir, un besoin presque de communiqué même si cela n'est que par mot écrit. C'est un peu les lettres d'amour de notre époque. Enfin ce n'est pas aussi romantique que dans les films à la Jane Austen, mais on fait comme on peut de nos jours. Mais le fait est là, ça ne me suffit pas. Alors quand je lui propose de passer pour jouer, je n'en pense pas moins, si bien qu'il ne me faut pas beaucoup de temps avant d'être en bas de chez elle. Quand je la préviens j'attends comme un imbécile, espérant clairement qu'elle lise rapidement mon sms ou sinon j'aurais l'air bien idiot. Seulement quand je frappe à la porte on me hurle d'entrer. Cela me fait presque rire, même pas on vient m'ouvrir. Ils sont bien trop confiants dans cette famille. J'ouvre la porte timidement et passe ma tête. Il faut dire que c'est la première fois que je passe chez elle et ma curiosité est a son comble. Je finis par rentrer entièrement et ferme la porte, laissant mon regard vagabonder, cherchant une source de vie. Mais au lieu de tourner la tête vers son cousin ainsi que la fameuse Daisy, mes yeux tombent sur Caroline. Comment aurait-il pu en être autrement.
- Désolée, j’ai oublié de te prévenir que Jon passait pour passer un bout de soirée avec moi. Ca va aller ?
Je vois bien qu'elle ne me regarde pas, qu'elle observe sur le côté son cousin, mais moi je n'arrive pas à détourner mon regard d'elle.
- Bonsoir, je dis sans même les regarder.
Elle me sourit et je me retrouve comme un con, muet. Je la vois me faire un léger signe de tête pour que je la suive et cela me fait sourire. Je finis par m'approcher d'elle et me penche légèrement pour passer mes mains autour de ses cuisses. Sans une once d'hésitation je la soulève afin que ses cuisses encadrent mes hanches et je vais l'embrasser avec envie. Non que ce soit une façon d'annoncer qu'on va coucher ensemble, j'ai tout simplement envie de l'embrasser, de lui dire que je suis heureux de la voir, de lui dire encore et encore combien je suis fou d'elle. Tout cela en un baiser. Je finis par me détacher de ses lèvres non sans la quitter des yeux avant de commencer à marcher, la tenant toujours dans mes bras. Je monte les escaliers sans problème, il faut dire qu'elle pèse vraiment autant qu'une plume pour moi. Je la laisse m'indiquer sa chambre avant de l'ouvrir et de la déposer délicatement sur le lit. Je reste debout, mains sur le lit afin de l'embrasser à nouveau. Je finis par poser mon front contre le sien, le sourire le plus immense que je n'ai jamais connu sur mes lèvres. Je ne fais même pas attention à sa chambre, je l'observerais en temps voulu. Pour le moment j'ai bien mieux à regarder.
- J'ai certainement été impoli avec tes amis... Mais quand t'es dans les parages... Je t'ai déjà dit à quel point j'étais foutu, je demande, un sourire amusé sur le visage.
Elle doit le voir, elle doit le savoir, mais bon sang je n'ai jamais été aussi heureux d'être totalement foutu !
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Jeu 11 Jan - 16:22


Ils avaient passé plusieurs soirées ensemble depuis qu’ils se connaissaient. A vrai dire, elle se demandait si Jon n’était pas la personne qu’elle côtoyait le plus depuis qu’elle travaillait pour et avec lui. Ils se voyaient tous les jours, ou presque. Elle le suivait dans chacun de ses déplacements – c’était noté dans le contrat – pour s’assurer qu’il puisse être apte à combattre. Elle était un peu comme son ombre. Mais s’il ne s’agissait que de cela, ce ne serait pas étrange. Le fait est qu’ils passaient également beaucoup de temps libre ensemble. Ils étaient allés surfer, ils avaient préparé la soirée de Nate ensemble – cuisiner ensemble, comme ce soir-là à faire des crêpes – ils avaient voyagé ensemble, ils avaient partagé un lit ensemble, ils avaient discuté et s’étaient révélés des vérités l’un à l’autre, des confidences qu’ils n’auraient faites à personne d’autre. Il était naturel de réaliser à quel point le boxeur avait pris une place spécialement importante dans sa vie et dans son cœur. Et il était naturel de réaliser à quel point elle avait pris une place spécialement importante dans la vie de Jon. D’apprendre à se connaitre, entièrement, ils avaient créé un lien solide et indéniable. A savoir où tout cela les mènerait, Caroline avait choisi de laisser le temps faire les choses, de ne pas faire de plan sur la comète, de profiter de ce qu’ils avaient à s’offrir. Il lui avait révélé qu’il lui arrivait de boire un verre de whisky pour s’endormir. Elle lui avait révélé qu’elle prenait rarement un bain sans un verre de vin. Il lui avait révélé qu’il était complètement heureux d’être avec elle, au point de désirer le crier sur les toits. Qu’il faisait tout pour la mériter. Elle lui avait révélé que ces sentiments étaient partagés, mais qu’il valait mieux pour lui et sa carrière qu’ils restent discrets. Sans compter le harcèlement d’Eric qui ne prendrait jamais fin… mais ça, elle l’avait tu. Il lui avait demandé, exigé, de ne jamais effacer les choses qu’elle avait envie de lui dire, sans quoi il finirait par bouder. Si l’idée la faisait sourire, elle ne doutait pas un instant qu’il serait capable de mal le prendre s’il apprenait qu’elle se retenait avec lui. De ce fait, elle n’hésitait plus à lui envoyer ces SMS quand l’envie lui prenait. Et contrairement à ces filles, à ces femmes, qui désespéraient d’obtenir des réponses à leurs messages, Jon n’était pas du genre à la faire tourner en bourrique ou à jouer un jeu ridicule du « je te réponds plus tard, comme ça, ça donne l’impression que je ne t’attends pas ». Non, Jon était bien trop naturel et simple pour ce genre de bêtises. Bien qu’il ait ri et qu’il ait exigé d’obtenir la fameuse vidéo de Dean et elle en train de préparer une poularde aux truffes devant un public américain hilare. Faut dire que Dean et Caroline réunis, c’était folklorique et amusant. Cela dit, elle espérait du fond du cœur qu’il ne découvre jamais cette vidéo. Par contre, elle s’était exclamée, toute excitée, quand il lui avait avoué jouer un peu de guitare. A ses yeux, il était obligatoire – nécessaire et vital même – qu’ils puissent jouer un morceau ensemble. Aussi lui avait-elle révélé jouer de la guitare, et pousser la chansonnette parfois. S’il avait insisté pour l’entendre et l’écouter, elle avait promis de le faire que s’il acceptait un duo guitaresque.

Mais ce soir, ce soir ils n’avaient pas prévu de se voir. Ce soir, ils n’avaient pas prévu de chanter. De jouer. Ils n’avaient rien programmé. Elle avait eu l’intention de lire un peu avant de se coucher – prétextant être fatiguée et avoir une journée chargée le lendemain à Nate, alors qu’il avait invité quelques amis à passer la soirée. Ce n’était pas qu’elle ne veuille pas profiter de leur compagnie, elle les appréciait tous – et puis, il y avait Daisy – mais elle avait réellement une journée chargée le lendemain. Sauf que lorsque Jon Winchester se présente devant la porte d’entrée, fraichement sorti de son entraînement intensif, beau comme un Dieu, elle ne peut se résoudre à le renvoyer chez lui et choisir la lecture à la place. A ce qu’il parait, c’est normal. A ce qu’il parait, c’est les débuts d’une relation. A ce qu’il parait, c’est tout beau, tout rose. A ce qu’il parait, ce sont les moments les plus merveilleux et les plus magiques d’une relation. Caroline, elle s’en moque un peu des « à ce qu’il parait ». Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’il est venu au lieu de rentrer chez lui se coucher. Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’il est là parce qu’il avait envie de la voir. Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’elle n’est plus fatiguée. Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’elle n’a plus envie de lire. Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’elle a oublié la journée qui l’attend. Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’elle est heureuse de le voir. Si elle est une femme pudique et peu expansive publiquement, elle oublie absolument tout quand Jon la regarde et s’approche d’elle comme il sait si bien le faire. Si elle est une femme pudique et peu expansive publiquement, elle rit quand il la soulève en l’embrassant passionnément comme l’envie lui dicte. Maladroite et tout de même un peu gênée, elle adresse un petit geste de la main à Nate comme pour le rassurer, ou pour le saluer, elle ne sait plus trop, avant que Jon ne grimpe les escaliers en la portant toujours dans ses bras. C’est que son odeur est enivrante. C’est que sa peau est enivrante. C’est que ses lèvres sont enivrantes. C’est que son goût est enivrant. Alors qu’on les excuse. Ils sont amoureux.

C’est en riant qu’ils entrent dans l’univers de Caroline Brady, et c’est en riant qu’il la dépose délicatement sur son lit, sans pour autant s’éloigner d’elle. Pourtant, il ne s’invite pas. Pourtant, il ne s’impose pas. C’est aussi cela qui lui plait. Jon est un homme bien plus sensible qu’on ne l’imagine sous cette carapace d’ours mal léché. « J'ai certainement été impoli avec tes amis… », qu’il reconnait volontiers mais qu’il ne regrette pas le moins du monde. Elle rit en hochant la tête, mais elle s’en moque un peu aussi. Elle aime le fait qu’il n’ai d’yeux que pour elle. N’est-ce pas ce que toutes les femmes rêveraient de la part de leurs hommes ? « Mais quand t'es dans les parages... », qu’il lui confirme ses pensées. « Je t'ai déjà dit à quel point j'étais foutu ? » qu’il demande sans demander finalement, la faisant rire comme il le fait souvent. « Je crois, mais je ne suis pas sûre parce que je n’étais pas entièrement concentrée, que mon cousin a failli avoir une syncope, » qu’elle rit en revoyant la tête de Nate. C’est qu’il n’a pas l’habitude de la voir avec un homme, et encore moins de façon si… libérée. « Mais j’ai confiance en Daisy, il me semble bien l’avoir aperçue en train de rire comme jamais. Y a peut-être possibilité qu’elle le ramène à la vie si besoin, » qu’elle plaisante gaiement alors qu’elle tire sur ses mains pour qu’il s’installe à ses côtés sur le lit. En deux secondes, il a ôté ses chaussures et ils s’installent naturellement contre les oreilles, chacun à demi-allongés sur le côté pour se faire face. « Je ne pensais pas que tu viendrais réellement, » qu’elle avoue doucement. « Tu as eu des jours tellement chargés ces jours-ci, je sais que tu devrais profiter du peu de temps que tu as de libre pour te reposer. Jamie me l’a rappelé encore hier, » qu’elle lui fait savoir en souriant. Jon représentait bien plus qu’un boxeur pour son coach, un lien unique les liait et s’il ne le disait pas souvent ou pas comme il le devait, Jamie s’inquiétait souvent pour la santé de son poulain. Cela dit, Jon ne manquait de rien sur le plan physique et il avait une santé de fer. Néanmoins, le sommeil et le repos n’étaient pas à négliger. « C’est dommage, tu aurais pu apporter ta guitare… on aurait finalement pu faire un petit duo ce soir, et tu m’aurais entendu chanter, » qu’elle lui dit taquine. C’est pas qu’elle ne veut pas chanter devant lui, mais elle aime faire perdurer le suspense et le plaisir. Sans doute pour cela qu’ils étaient là, allongés l’un à côté de l’autre sur un lit, se désirant indéniablement mais ne sautant pas le pas. C’est qu’il y a des choses qui méritent d’être savourées.

« Comment s’est passé ton entraiment ? » qu’elle demande doucement alors qu’il se penche et qu’il l’embrasse, sur la joue, sur le front, dans le cou, qu’il parsème de légers baisers sa peau déjà embrasée. Si ça la fait sourire et si ça la fait rire, ça la rend folle aussi. « Personnellement, j’ai eu une journée pas mal remplie, » qu’elle raconte pour oublier l’effet qu’il lui fait. « J’ai dû dire au revoir à un patient qui n’avait plus besoin de mes services à présent, et j’avoue j’ai versé quelques larmes. Puis j’ai eu de nouveaux patients aussi, » qu’elle raconte encore alors qu’il la serre contre lui et ne cesse de l’embrasser sur chaque parcelle de peau libre. Alors elle oublie un peu, quelques secondes, quelques minutes, qu’il existe des choses qui méritent d’être savourées, et elle s’autorise un baiser. Un baiser passionné. Parce que c’est ce qu’il réveille en elle, Jon. La passion. Parce que c’est ce qu’il réveille en elle, Jon. Ses mains qui se perdent dans sa tignasse rousse. Parce que c’est ce qu’il réveille en elle, Jon. Ses soupirs qui réclament plus. C’est quand elle sent ses mains sur sa peau, sous son débardeur, qu’elle tremble et qu’elle recule légèrement et parvient à planter son regard embrumé dans le sien. Elle se mord la lèvre, et réalise qu’elle est gênée. « Tu sais… je n’ai jamais autant désiré quelqu’un comme je te désire, » qu’elle lui avoue maladroitement mais sincèrement. « Je ne sais pas si tu réalises vraiment l’effet que tu as sur moi, » qu’elle continue en riant légèrement elle-même toujours surprise à chaque fois qu’elle s’en rend compte, « mais… je ne sais pas si je suis prête, » qu’elle lui avoue dans un murmure. Parce qu’elle a peur, Caroline. Elle a peur qu’il le prenne mal. Elle a peur qu’il soit vexé. Elle a peur qu’il parte, furieux et déçu. Elle a peur qu’il regrette. Elle a peur qu’il la laisse. Qu’il l’abandonne. Parce qu’au fond, Caroline, elle n’a plus confiance en elle.


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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Jeu 11 Jan - 22:36

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
- Je crois, mais je ne suis pas sûre parce que je n’étais pas entièrement concentrée, que mon cousin a failli avoir une syncope.
Je ne peux m'empêcher de rire. Merde c'est vrai que je viens de l'embrasser et de l'embarquer dans sa chambre, trop normal devant sa famille et des amis. Bon sang je suis vraiment un boulet quand je le veux. Pourtant je ne peux m'empêcher de sourire, d'être fier d'être là, en cet instant avec elle. Oui je sors de l'entraînement et j'aurais clairement pu rentrer, mais j'en avais pas envie. Non, à la place j'ai eu envie de la voir, de l'embrasser, de me retrouver dans ses bras pour me sentir un peu plus vivant, tout simplement.
- Mais j’ai confiance en Daisy, il me semble bien l’avoir aperçue en train de rire comme jamais. Y a peut-être possibilité qu’elle le ramène à la vie si besoin.
Tient, j'ai hâte de la rencontrer elle aussi cette Daisy dont j'entends si souvent parler. Et puis je sais à quel point leur relation peut être importante aux yeux de Caroline. J'aurais peut-être pu me présenter ce soir, mais je suis encore à un point où je veux être avec elle, et seulement elle. Oui, c'est égoïste, oui c'est clairement digne d'un enfant, seulement je m'en moque en vérité. Pour la première fois depuis longtemps je me sens en paix avec le monde, je me sens en paix avec moi-même. Je me sens heureux et j'ai envie de sourire. Je regrette tellement que maman n'ai pu rencontrer Caroline, seulement je sais que de là où elle est elle nous observe et elle se dit que j'ai de la chance de l'avoir. Parce que c'est cela, j'ai une chance inouïe que cette femme veuille de moi presque autant que j'ai envie d'elle... Qu'ai-je fait pour mériter cette femme ? Qu'ai-je fait pour qu'elle veuille bien m'embrasser, pour que je l'entende soupirer contre mes lèvres, pour sentir ses mains sur mon corps me tenir comme si j'étais la personne la plus précieuse au monde... Rien, j'ai rien fait pour cela et ca me fout une trouille monstre. Ouais, j'ai déjà terriblement peur de la perdre...
- Je ne pensais pas que tu viendrais réellement.
Je fronce les sourcils avant de rire un peu.
- C'est mal me connaître alors, quand je dis quelque chose je le fais mademoiselle Brady, je dis un peu taquin.
- Tu as eu des jours tellement chargés ces jours-ci, je sais que tu devrais profiter du peu de temps que tu as de libre pour te reposer. Jamie me l’a rappelé encore hier.
Je lève les yeux au ciel ne pouvant m'empêcher de rire. Jamie tient vraiment à ma carrière et à moi. Je sais qu'il est heureux dans le fond de me voir proche de Caroline, mais en même temps je sais qu'il cherche le mieux pour moi ainsi que pour la boxe. Il est vrai que je suis parfois étourdi quand je pense à Caroline, mais il voit parfaitement que je continue de travailler d'arrache-pied et que je n'abandonnerais pas. Comme j'ai pu lui dire au musée, Caroline connaît ma passion pour la boxe et m'a accepté dès le début avec.
- Il a tellement peur de moi qu'il n'ose même pas me le dire t'as vu, je dis avant d'éclater de rire.
- C’est dommage, tu aurais pu apporter ta guitare… on aurait finalement pu faire un petit duo ce soir, et tu m’aurais entendu chanter.
Oh oui c'est bien dommage, j'aurais aimé l'entendre chanter. Sa voix est déjà bien mélodieuse je sens que je vais tout simplement mourir de bonheur en l'entendant chanter. Seulement en cet instant, alors que je suis allongé dans son lit j'ai envie de l'embrasser. J'embrasse sa joue, la commissure de ses lèvres, son nez... C'est idiot mais je n'ai pas envie de lâcher le contact avec elle. J'aime être en sa présence, j'aime sentir sa peau contre la mienne, je crois que j'en arrive à un stade où j'ai envie de la toucher et de lui montrer quel effet elle peut me faire.
- Comment s’est passé ton entraiment ?
Je souris en continuant de l'embrasser doucement, tendrement.
- Bien, très bien même. Mais ma kiné préférée m'a manqué...
- Personnellement, j’ai eu une journée pas mal remplie. J’ai dû dire au revoir à un patient qui n’avait plus besoin de mes services à présent, et j’avoue j’ai versé quelques larmes. Puis j’ai eu de nouveaux patients aussi
Je souris, attendri par le fait qu'elle puisse pleurer en sachant qu'elle ne verra plus certains clients. Qui fait cela franchement si ce n'est une personne douce et attentionnée. C'est tout ce qu'est Caroline et cela me fait tomber un peu plus sur son charme. Je la serre alors plus contre moi pour lui montrer à quel point je suis touché de ce qu'elle me dit, touché de sa sensibilité aussi. Je continue de l'embrasser doucement, tendrement alors que je sens que mes mains se font plus audacieuses. Naturellement elles glissent sur ses hanches et je laisse mes doigts glisser contre sa peau nue, sous son haut. Seulement, alors que je m'attendais à une certaine réaction, c'est tout le contraire qui se produit. Je sens son corps se tendre un peu alors qu'elle se recule, rompant un peu le contact avec moi. Je cligne rapidement des yeux cherchant à comprendre ce que j'ai bien pu faire de mal, mais c'est vraiment un mystère pour le moment.
- Tu sais… je n’ai jamais autant désiré quelqu’un comme je te désire. Je ne sais pas si tu réalises vraiment l’effet que tu as sur moi.
Je fronce les sourcils, non sans sourire, cherchant à comprendre où elle veut bien en venir.
- Mais… je ne sais pas si je suis prête...
Je me sens soudainement blêmir. Je la regarde droit dans les yeux et retire mes mains de son corps. Je me mordille la lèvre inférieur, gêné, et détourne le regard.
- Oh bon sang, Caroline... Je suis désolé...
Je la regarde de nouveau, osant poser ma main sur sa joue dans un geste que je veux délicat.
- Tu te souviens de la première fois que tu es venue chez moi, je t'ai dit de ne pas avoir peur de moi... Tu m'as alors dit que tu n'avais pas peur de moi... Je ne veux pas que cela change, je ne veux pas que tu ais peur de moi.
Je lui souris tendrement non sans la lâcher des yeux. Bon sang, se rend-elle compte à quel point elle est merveilleuse.
- Excuse moi d'avoir oublié pendant quelques secondes que tu n'étais pas comme les autres, que tu n'étais pas juste avec moi pour... ça, je murmure en soupirant. J'attendrais tu sais, parce que moi non plus je ne suis pas avec toi juste pour t'avoir dans mon lit...
Je glisse ma main dans la sienne et l'apporte à mes lèvres pour embrasser sa peau tendrement.
- Je t'attendrais toujours Caroline.
Je reste un instant silencieux, ne la lâchant pas des yeux. Je veux qu'elle comprenne que je suis sérieux, qu'elle comprenne que je lui fais une promesse et que je ne la forcerais à rien si elle ne se sent pas prête. Je connais son passé et je pense qu'elle cherche encore à se reconstruire, alors moi je vais l'aider, je vais la porter pour qu'elle s'élève toujours plus haut.
- Tu veux peut-être que je parte, je lui demande en murmurant.
Je ne veux pas m'imposer et si elle souhaite passé le reste de sa soirée toute seule, je respecterais son choix. Oui, j'aimerais rester avec elle, mais pour rien au monde je ne ferais ça si c'est pour qu'elle ait peur de moi.
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Sam 13 Jan - 18:28


« C'est mal me connaître alors, quand je dis quelque chose je le fais mademoiselle Brady », qu’il lui rappelle. Elle le sait bien sûr, puisqu’il le lui a toujours prouvé. Mais parfois, lorsqu’ils flirtent et lorsqu’ils jouent au chat et à la souris, elle ne s’attend pas spécialement à ce qu’il agisse et tienne parole. Et surtout, elle ne l’exige pas. Elle ne tient pas à le changer. Elle ne tient pas à lui imposer quoi que ce soit. Eric a trop essayé de la changer. Eric a trop tenté de la formater comme il le désirait. Eric a trop désiré lui imposer sa vision de la vie, ses besoins, ses désirs, sans prendre en considération ceux de Caroline. Elle n’était qu’une étiquette, un objet, quelque chose qui devait briller pour être digne de lui et d’être vue avec lui. Elle n’était plus un être humain à part entière, encore moins une femme à part entière. Jamais elle n’imposerait cela à qui que ce soit, comme jamais plus elle ne laisserait qui que ce soit lui imposer de nouveau cet enfer. Mais étrangement, tout au fond d’elle, Caroline sait que ce n’est pas quelque chose qui risque d’arriver avec Jon. Ils se connaissent depuis des mois maintenant, ils se côtoient depuis des mois maintenant. Il lui a prouvé plus d’une fois que jamais il ne lui imposerait quoi que ce soit, que jamais il ne l’obligerait à quoi que ce soit. S’il était imposant, intimidant et imprévisible, Jon Winchester savait se montrer surprenant, avenant, sensible et patient. « Il a tellement peur de moi qu'il n'ose même pas me le dire t'as vu », qu’il rit légèrement en pensant à son coach et ami de toujours. « Je crois aussi qu’il serait gêné de faire preuve de… prévenance, avec toi. Les hommes, » qu’elle sourit en levant les yeux au ciel. Ce n’était pas très masculin que de dire à un autre homme qu’il tenait à lui et qu’il s’inquiétait pour lui. Pas très masculin que de prendre un autre homme dans ses bras pour lui dire qu’on était fier de lui. Jamie considérait Jon presque comme son fils, et elle ne doutait pas que Jon puisse considérer Jamie comme un père – un père plus digne de ce nom. Pourtant, les hommes faisaient preuves de convenance, d’un respect quasiment muet bien que fortement présent, et n’échangeaient rarement plus qu’une poignée de mains solide ou encore une tape amicale sur l’épaule. C’en était déroutant pour Caroline qui, depuis toujours, avait besoin du toucher, du tactile dans sa vie. Mais elle pouvait comprendre que tout le monde ne soit pas comme elle. Elle pouvait notamment comprendre que Jon ne soit pas ainsi, ils n’avaient pas eu la même enfance. Ils n’avaient pas manqué des mêmes choses, des mêmes besoins. Quelque part, c’est ce qui rendait leur « couple » plus évident. Ils apportaient chacun quelque chose d’indéniablement important l’un à l’autre. Ils se complétaient. Sans oublier l’attraction physique évidente, qui les poussait à ressentir ce frisson qui ne les quittait jamais. Qui les poussait à aller l’un vers l’autre. Qui les poussait à se toucher. A s’embrasser. A rire ensemble. A profiter de chaque instant. « Bien, très bien même. Mais ma kiné préférée m'a manqué… », qu’il lui susurre à l’oreille tout en continuant de l’embrasser, comme s’il ne pouvait s’en empêcher, comme si l’envie était trop pressante, trop pesante pour qu’il la relâche. Comme si elle lui avait terriblement manqué depuis la veille. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, puisque lui-même lui avait terriblement manqué depuis la veille. A tel point que c’en était d’ailleurs ridicule. A tel point qu’elle se laisse emporter par l’euphorie et l’excitation. A tel point que c’en est douloureux, de le désirer aussi intensément. Son corps le réclame ardemment. Son cœur le réclame ardemment. Mais sa tête ne semble pas prête à suivre, aussi recule-t-elle et rougit-elle. Si elle est gênée et honteuse, elle ne peut que lui expliquer ce qui la pousse à arrêter là où tous deux désiraient continuer. « Oh bon sang, Caroline... Je suis désolé... », qu’il s’excuse en ôtant ses mains d’elle. Non. Elle ne veut pas qu’il la lâche. Elle ne veut pas qu’il soit désolé. Elle ne veut pas qu’il soit coupable. Sa main revient à sa place, sur sa joue, délicate et douce ce qui la surprend sur le coup. « Tu te souviens de la première fois que tu es venue chez moi, je t'ai dit de ne pas avoir peur de moi... Tu m'as alors dit que tu n'avais pas peur de moi... Je ne veux pas que cela change, je ne veux pas que tu ais peur de moi », qu’il la rassure alors avec ces mots doux. Elle se souvenait très bien de ses paroles, elle se souvenait très bien de ce moment. Elle l’avait cru, comme elle le croit aujourd’hui. C’est en elle qu’elle n’a pas confiance. C’est en elle qu’elle ne croit pas. Mais comment le lui expliquer ? Comme expliquer l’inexplicable ? Elle ne sait pas, alors elle se tait et lui adresse un sourire tendre. « Excuse-moi d'avoir oublié pendant quelques secondes que tu n'étais pas comme les autres, que tu n'étais pas juste avec moi pour... ça, » qu’il s’excuse de nouveau et qu’elle se mord la lèvre, désolée qu’il ait pu penser cela malgré lui. Non, elle ne voulait pas seulement Jon dans son lit. Elle le voulait dans sa vie. Elle avait besoin de lui dans sa vie. « J'attendrais tu sais, parce que moi non plus je ne suis pas avec toi juste pour t'avoir dans mon lit... » Elle le sait, elle a envie de le rassurer et de lui dire qu’elle le sait, depuis le début. Qu’elle n’en a jamais douté, mais les mots ne sortent pas, pas tout de suite. « Je t'attendrais toujours Caroline. » Que ça chante dans ses oreilles et que ça fond dans son cœur. Son pouce caresse naturellement la paume de sa main, qu’il vient de capturer la sienne pour l’embrasser tendrement. « Tu veux peut-être que je parte », qu’il lui dit dans un souffle, ce qui la fait réagir instantanément. « Non ! » qu’elle s’écrie sans doute un peu trop fort, les faisant rire tous les deux. « Non, je ne veux pas que tu partes, » qu’elle répète plus doucement, jamais qu’elle ajoute intérieurement. « Et je ne veux pas que tu me lâches, » qu’elle ajoute en amenant sa main sur sa hanche, à sa juste place. Avant de venir se pelotonner dans ses bras, comme elle avait pu le faire en Espagne. « Je n’ai jamais douté de toi, tu sais. Ce que tu m’as dit, je l’ai entendu et je l’ai toujours cru, » qu’elle le rassure au bout de plusieurs secondes ainsi, enlacés, ses mains à lui dans ses cheveux à elle. « C’est sans doute idiot de ma part, mais… j’ai envie de profiter de chaque étape. J’ai envie… que tout soit mémorable, » qu’elle lui dit bêtement. C’est qu’elle est romantique, Caroline. Elle relève la tête pour lui adresser un sourire, planter son regard dans le sien, et croire que l’avenir leur appartient. « Je veux que tu restes… toute la nuit, » qu’elle ajoute dans un souffle. Parce qu’elle a besoin de lui. Parce qu’elle n’est pas prête à le lâcher. L’autre soir, chez lui, il l’avait ramenée tard mais il l’avait ramenée. « Je veux dormir dans tes bras, » qu’elle continue en souriant et en se penchant pour l’embrasser de nouveau. C’est tendre, c’est doux, c’est une vague de chaleur qui l’emporte.

Elle ne faisait jamais de cauchemar, Caroline. Ou que très rarement, tellement qu’elle ne s’en souvenait jamais. Pourtant, ce matin-là, elle s’en souviendrait toute sa vie. Ils avaient passé la soirée à parler, à se confier comme ils le faisaient depuis un certain temps, et à s’embrasser. Ce n’était jamais enfiévré, car ils ne souhaitaient pas se laisser emporter, mais le besoin d’être l’un contre l’autre était trop pressant pour qu’ils ne répondent pas à l’appel. Et s’ils avaient gardé leurs vêtements, cela n’avait pas empêché leurs mains d’être vagabondes. Elle avait fini par s’endormir dans ses bras. Et elle se réveillerait dans ses bras. Elle n’avait pas totalement quitté les bras de Morphée quand ses yeux s’ouvrirent pour découvrir Jon endormi à ses côtés. Sur le moment, elle paniqua, persuadée d’avoir dix ans et d’avoir été capturée par un vilain monsieur. Sur le moment, elle paniqua, sursauta, et recula pour tomber maladroitement au sol à côté de son lit, dans le vague et inutile espoir de partir à la recherche de son père pour la protéger de qui que ce soit. BORDEL, qu’elle finit par se dire en se réveillant totalement et comprenant qu’elle venait de faire un cauchemar ridicule. Elle aurait espéré que ce petit interlude n’aurait pas réveillé Jon, mais alors qu’elle se relève lentement et que sa tête parvient enfin au-dessus du matelas et des couettes, c’est un Jon parfaitement réveillé et inquiet qui l’observe. « Tout va bien… j’ai juste fait un mauvais rêve, » qu’elle grimace, désolée de l’avoir réveillé. « Pendant un court instant, j’ai cru que tu étais mon kidnappeur… je voulais donc t’échapper, » qu’elle lui raconte vaguement en omettant quelques détails. « J’ai fatalement échoué, on sera d’accord, » qu’elle rit en essayant de se recoiffer avant de se rassoir sur le lit, ou du moins avant que Jon ne la ramène contre lui. C’est qu’elle ne se trouve pas charmante et magnifique au réveil, Caroline. Alors que lui ressemble toujours à un Dieu grec. « Tu as bien dormi ? » qu’elle demande timidement.


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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: le jeu du chat et la souris - jon & caroline   Ven 19 Jan - 20:52

le jeu du chat et la souris
Caroline ∞ Jonnhy
J'ai peur, j'ai soudainement peur qu'elle ait peur de moi. Je vois bien qu'elle n'est pas à l'aise, surtout quand elle me dit qu'elle n'est pas prête. Je ne veux pas qu'elle croit que je suis venu que pour coucher avec elle pour repartir par la suite. D'ailleurs je lui demande, si elle veut que je parte. Après tout, elle pense peut-être que je suis allé trop loin et elle a besoin d'espace. Et si c'est le cas je suis prêt à lui offrir. J'aurais certainement l'air ridicule en passant devant la foule de copain à peine en venant de rentrer. Enfin pas que je veuille qu'ils pensent qu'on est en train de s'envoyer en l'air, mais ils sentiront sans nul doute la tension entre nous et je n'aime pas cela. C'est entre nous, pas besoin d'un public extérieur.
Seulement, quand je lui propose de partir je la vois comme paniquer alors qu'elle s'exclame :
- Non !
Je la regarde un instant en clignant des yeux avant de sourire. Cela semblait si soudain et sincère à la fois que je sais qu'elle le pense, que je sais qu'elle ne veut pas que je parte, pas maintenant du moins.
- Non, je ne veux pas que tu partes. Et je ne veux pas que tu me lâches
Sa main saisit la mienne pour la replacer sur sa hanche et je souris, ma main agrippant doucement sa peau pour lui signifier que je suis là, que je suis présent et que, comme elle le souhaite je ne vais pas partir.
- Je n’ai jamais douté de toi, tu sais. Ce que tu m’as dit, je l’ai entendu et je l’ai toujours cru. C’est sans doute idiot de ma part, mais… j’ai envie de profiter de chaque étape. J’ai envie… que tout soit mémorable. Je veux que tu restes… toute la nuit
Je me mordille la lèvre inférieure avant de pencher mon visage pour venir l'embrasser tendrement. Elle me croit, et je sais qu'elle a confiance en moi. Je sens bien que même le fait de rester avec moi semble lui couper le souffle mais je sais que ce n'est pas par peur. C'est tout simplement par appréhension comme moi, par envie d'être l'un avec l'autre, l'un à côté de l'autre. On se coupe le souffle, c'est aussi simple que cela.
- Je veux dormir dans tes bras
Je pose mon front contre le sien, la regardant droit dans les yeux tout en gardant mon sourire.
- Alors je vais rester, toute la nuit comme tu le désire ma Caroline...
Elle sait que je ne me force pas, j'ai tout autant envie de rester qu'elle a envie de me sentir contre elle. Et puis j'aime utiliser la possession en parlant de Caroline, ma Caroline. Je ne veux pas qu'elle m'assimile à son ancienne histoire, à cet homme qui était beaucoup trop possessif et qui n'a cherché qu'à l'enfermer. Moi j'ai envie de dire qu'elle est mienne pour clamer au monde que cette femme merveilleuse est mienne, qu'elle m'a choisi et que bon sang, je suis le mec le plus chanceux du monde.


Je ne sais pas quelle heure il est, je sais qu'on a beaucoup parlé, comme d'habitude nous nous sommes confiés, apprenant à nous connaître un peu plus chaque jour. J'aurais aimé lui parler plus encore, mais je dois avouer que la fatigue a prit le dessus et je pense m'être endormi le premier. Je m'en veux parce que je me dis que j'ai certainement raté une anecdote, celle juste avant qu'elle ne se rende compte que je m'étais endormi. Nous dirons qu'elle se rattrape en me réveillant. Un grand bruit et j'ouvre les yeux comme des soucoupes. Je regarde un instant le plafond avant de me tourner vers Carol... Ah ba non, elle n'est plus à côté de moi. Je fronce les sourcils alors que je vois son visage réapparaître, les cheveux si emmêlés qu'on dirait qu'un nid vient de se former au-dessus de sa tête. Je me pince les lèvres, me retenant de rire alors qu'elle m'observe, un peu surprise. Je crois qu'elle ne voulait pas me réveiller, mais c'est franchement pas une mission réussie.
- Tout va bien… j’ai juste fait un mauvais rêve. Pendant un court instant, j’ai cru que tu étais mon kidnappeur… je voulais donc t’échapper
Je deviens un peu plus sérieux en me redressant alors qu'elle s'installe de nouveau dans le lit.
- Ton kidnappeur ?! On a déjà essayé de te kidnapper ?
Je sais, je prends ce cauchemar peut-être trop à cœur, mais la façon dont elle l'a dit m'a laissé entendre que ce cauchemar avait déjà eu lieu. Oh je me trompe certainement (et je l'espère au plus profond de moi), mais si ça lui est déjà arrivé, je sais déjà que ces personnes viennent de se faire un ennemie.
- J’ai fatalement échoué, on sera d’accord.
Je souris alors que je pense au fait qu'elle a dû tomber lamentablement sur le sol, nous réveillant tous les deux par la même occasion. Je glisse finalement mes bras autour de son ventre afin de l'attirer contre moi alors que je regarde l'heure. Il est déjà tôt dans la mâtiné et je sais que je vais devoir bientôt partir.
- Tu as bien dormi ?
Je grogne en cachant mon visage contre son ventre, comme pour me cacher de la réalité.
- J'ai besoin encore d'une minute... Ou d'une heure...
Un nouveau grognement alors que je sens que je pourrais me rendormir facilement, mais je grogne à nouveau pour me forcer à retirer mon visage de ma cachette, aussi douce soit-elle.
- Mais Jamie a raison, je dois me concentrer sur le match, et il va te gronder si je lui dis que tu m'as enfermé dans ta chambre, je dis avec un immense sourire.
Oui, si je reste, ce sera de ma faute et seulement la mienne, mais j'aime la taquiner. Je bouge ma tête afin de détendre ma nuque avant de l'embrasser rapidement sur la nuque et sortir du lit. Je me rhabille (oui, j'ai dormi en boxer parce que bon, j'aime pas dormir avec trop de vêtements), me tourne de nouveau vers elle, magnifique dans le lit.
- Mmmh... Comme j'aimerais revenir dans le lit avec toi, mais je dois vraiment aller m'entraîner pour le match de ce soir... On se voit tout à l'heure.
Je me penche pour l'embrasser tout en glissant ma main dans ses cheveux avant de me reculer à contre cœur. Mais je me rassure et me console en me disant que je vais la voir encore une fois dans la journée.
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