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 ghost from the past - nate&daisy

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Team Simba
Daisy Green
Team Simba
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DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
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MessageSujet: ghost from the past - nate&daisy   Dim 17 Déc - 15:05



Bras dessus, bras dessous, Daisy et sa mère remontent la rue qui mène ensuite à celle de la brune. Aujourd’hui, c’est un jour spécial, c’est l’anniversaire de Daisy, vingt-sept ans au compteur. La cadette des Green a donc passé l’après-midi, ainsi que le déjeuner, avec sa mère, à écumer les boutiques, et faire du lèche-vitrines tout en papotant et se confiant des secrets mère-fille. Mais en parlant également de la fratrie dans sa globalité. Dan a donné de récentes nouvelles via des coups de fil. Il a confié avoir rencontré quelqu’un depuis quelques mois et a laissé savoir qu’il rentrerait pour fêter les fêtes de fin d’années avec toute la famille, à Los Angeles. Les deux nouvelles ont laissé Daisy complètement ravie, d’une part parce que son frère lui manque incroyablement, d’autre part parce qu’elle est heureuse qu’il ait rencontré quelqu’un et que la jeune femme sera certainement là aussi pour les fêtes ! D’ailleurs, la brune a bien essayé de creuser du côté de sa mère pour savoir si elle avait d’autres informations, mais elle n’en détient pas davantage. Il faudra qu’elle se renseigne auprès de Vince. Les garçons ont peut-être davantage parlé ensemble ! Au fond d’elle, depuis qu’elle a vu Vince l’autre soir, Daisy se fait du souci. Pour son couple avec Bea. Il lui a bien dit que c’était passager, et que c’était dû au travail, DeeDee ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Mais elle ne dira rien à maman Green, de peur qu’elle n’harcèle Vincent pour qu’il lui parle de ses problèmes. Ce n’est pas trop son genre, mais Bea étant adorée par toute la famille, il est hors de question que leur couple ne s’effrite et s’il faut que les Green donnent un coup de pouce, ils seraient tous prêts à le faire. Mais se mêler autant des affaires des uns et des autres ne leur ressemble pas tant que ça. Ils préfèrent ne pas trop s’étouffer, mais si besoin, ils seront tous là, prêts à donner la main.
D’ailleurs, au moment où sa mère l’a doucement questionnée sur sa vie sentimentale, Daisy a hésité à lui parler du léger tourment qui s’est installé en elle depuis quelques temps. Sans le vouloir, c’est en croisant le regard de sa mère que la brune s’est trahie : elle l’a su au moment où sa mère a esquissé un faible sourire. « Il n’y a rien pour l’instant, entre nous. On se voit en tant qu’amis. Il est gentil, il est drôle, il est beau garçon, il est plein de patience, il a un beau métier. » - « Mais ? » Un léger rire lui échappe, alors qu’elle détourne le regard un instant. « Mais, je ne sais pas. J’ai peur. Je préfère prendre mon temps, je l’apprécie beaucoup, tu sais. J’aimerais ne pas me planter. Encore. » Une main maternelle et rassurante vient caresser son bras, et Daisy se sent aussitôt un peu mieux après cette petite confession qui veut dire beaucoup. « Tu sauras quoi faire, ma Daisy, ne t’en fais pas. »

Les deux femmes se quittent lorsque la voiture de maman Green est à leur hauteur. Et Daisy se met à remonter ensuite sa rue, sur une grosse centaine de mètres. Un coup d’œil sur son téléphone pour voir l’heure, et les bras chargés de sacs, dont ses cadeaux, elle se dirige vers l’entrée de son immeuble. C’est à cet instant, en détournant le regard de l’autre côté de la rue, qu’elle aperçoit la voiture, fenêtre côté conducteur ouverte. Elle sent ses mains trembler et ses jambes fondre sous son poids. Alors elle se sort avec difficulté de sa torpeur et se dirige le plus rapidement possible vers le hall, où elle glisse son pass, et referme soigneusement la porte derrière elle. Elle monte quatre à quatre les marches, puis passe la porte de son petit appartement et verrouille aussitôt. Ses yeux scrutent la pièce principale dans ses moindres recoins. Non… Il n’est pas monté et il n’est pas là. Elle soupire longuement en s’appuyant contre la porte d’entrée, puis se reprend doucement, et quitte ses chaussures, avant de se déplacer jusqu’à sa chambre où elle dépose tous ses sacs et sa petite veste en jean. Elle retourne dans la pièce principale, et doucement s’approche de l’une de ses fenêtres. La voiture est toujours là. Daisy sent son cœur prendre un rythme anormal, alors elle ferme les yeux et essaie de se calmer. Si seulement Vince était là aujourd’hui… Mais il s’est excusé, il avait une journée très chargée au travail et ne pouvait se libérer cette année. Elle lui avait assuré que ça n’était pas grave, mais à présent elle se sent complètement perdue.
Ses yeux scrutent la rue et une pensée devient de plus en plus envahissante… Sa main sort son téléphone de la poche arrière de son jean, et du bout des doigts elle ouvre sa messagerie, et descend quelques conversations avant de tomber sur celle qui l’intéresse. Celle avec Nate. Elle ne sait pas qui appeler d’autre à cet instant. Et en même temps, elle aimerait le laisser en dehors de tout ça. Mais avec Allan garé juste ici, elle a du mal à garder son sang-froid. Prise de panique, elle décide d’inventer un mensonge. Un tout petit, juste pour bénéficier de la présence de Nate pendant un petit moment. Elle regarde autour d’elle et se demande bien ce qu’elle va pouvoir inventer pour le faire venir. Une bonne raison. Mieux que la vraie. Puis une idée surgit lorsque ses yeux se posent sur l’évier de la cuisine. Ca fera l’affaire. Ses doigts commencent à tapoter sur l’écran et dans un soupir elle envoie son message, puis colle le téléphone contre sa poitrine, le regard rivé sur cette foutue voiture.

Quand la sonnette de l’interphone sonne, elle appuie aussitôt sur le déverrouillage pour qu’il puisse monter directement. Elle l’a vu arriver depuis sa fenêtre, et depuis qu’elle le sait près d’elle, elle se sent mieux. C’est même avec le sourire qu’elle l’accueille, le prenant dans ses bras un court instant, et quand les bras de Nate se referment sur elle en même temps, elle aimerait rester ici un long moment. Mais après une ou deux secondes, ils se séparent, et un peu troublée par sa présence chez elle, et gênée d’avoir inventer un mensonge débile pour le faire venir, elle cherche un endroit où se mettre, comme si elle était de trop ici. « Merci d’être passé, je suis désolée de te déranger.. au travail ? » demande-t-elle en regardant de plus près à sa tenue. Ses yeux se baladent sur le polo bleu marine qu’il porte, mettant en valeur sa carrure et ses yeux bleus, et affichant clairement l’écusson de la caserne. Ah c’est malin. Elle s’en veut deux fois plus de l’avoir dérangé à présent. « Hm, j’ai essayé de régler le problème pour la fuite, je crois que ça va, je sais pas trop. » Elle le voit se déplacer dans son appartement jusqu’à la cuisine, et en dehors de son anxiété de se faire griller et peut-être même de se faire reprocher le fait d’avoir menti, elle aime bien le voir chez elle, comme ça. Comme si c’était normal. Alors qu’il se penche sous l’évier, en ouvrant les placards. Daisy ferme les yeux en se maudissant silencieusement. Puis, avant de s’enfoncer davantage, elle finit par ouvrir la bouche, à moitié paniquée, à moitié honteuse. « Il n’y a pas de fuite. » Elle attend qu’il tourne le visage vers elle, puis sans reprendre sa respiration, elle enchaîne : « J’ai inventé ça, bêtement, je… » Elle fronce les sourcils, et regrette à présent de l’avoir fait venir. « Je n’aurais pas dû te déranger, c’était stupide. J’avais juste besoin que.. » Ah oui, et comment tu comptes lui expliquer sans lui révéler la véritable raison, grosse maligne ? « J’avais besoin que tu viennes. » finit-elle par dire, la voix tremblant légèrement, le regard rivé sur ses mains serrées l'une contre l'autre, à s'en faire blanchir les phalanges.
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Team Ariel
Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Lun 18 Déc - 20:12

Je sens la fatigue qui commence à bien marquer les muscles de mon corps. Cette nuit, nous avons eu un gros incendie sur les collines, et nous avons combattu sans relâche durant presque six heures. Avec les gars, on a été contents de rentrer au petit matin. La garde se terminait bientôt pour eux, mais en tant que chef de caserne, je dois faire plus d’heures et j’ai dû m’occuper de l’autre équipe qui est venue remplacer mon équipe attitrée, juste le temps que l’autre capitaine arrive, mais il a pris sa journée et n’arrivera qu’en fin d'après-midi, alors je reste encore un peu. Je déjeune avec les gars, ça me fait plaisir de passer plus de temps avec eux. On a des équipes vraiment différentes et j’aime beaucoup cette diversité. Heureusement, peu d’interventions aujourd’hui, après le boulot de cette nuit. J’en profite pour me reposer un peu et faire de l’administratif. Beaucoup de papiers à rédiger, à signer, je savais qu’en montant en grade et qu’en prenant autant de responsabilités, il y avait ce fardeau administratif, mais vraiment, je trouve ça barbant. Le capitaine Syvertsen arrive enfin et j’en profite pour aller prendre une douche avant de rentrer à la maison rejoindre Caro. Normalement ce soir, je cuisine, j'ai prévu des lasagnes maison au saumon et Caro se charge du dessert. J’espère qu’elle va faire son gâteau au chocolat que j'adore, mon petit péché mignon et elle le sait.

L'eau chaude me fait un bien fou et calme un peu ma fatigue. Mes muscles sont plus détendus et la douche m'a revigoré. Alors que j’ouvre mon casier, serviette autour de la taille, j'entends mon téléphone qui m’indique que j'ai un message. Peut-être Caro qui annulerait notre rendez-vous « cousins » ce soir ? Elle travaille beaucoup, à l’hôpital mais aussi et surtout avec Jon, son patient privé, qui est devenu bien plus que ça au fil du temps, d'ailleurs. Un rendez-vous de dernière minute n’est pas impossible, malheureusement. Je saisis alors l'appareil et regarde si c'est une bonne ou mauvaise nouvelle, secrètement, j’espère qu’il s'agit d’une photo du gâteau qu'elle aurait eu le temps de confectionner. Mais ce qui m'attend est encore mieux, c'est la cerise sur le fameux gâteau : Daisy. Un message de Daisy qui me fait sourire comme un abruti – oui, elle a ce pouvoir. Elle me demande si je peux passer chez elle car elle a une fuite sous son évier. Ma première pensée est « Oooh Bichette » et je lui réponds dans la seconde que j'arrive. Le sourire niais est toujours plaqué sur mon visage et c’est comme ça que je m'habille, saisissant mon vieux polo de lieutenant avec lequel je suis venu travailler hier matin. Mon sourire s’accentue en pensant que ce sera la première fois qu'elle me verra dans ma tenue de travail, même si ce n’est pas ma tenue de feu. Je me hâte, puisque Daisy attend mon aide, et je sors tout guilleret de la caserne, saluant l’équipe au passage.

J'ai dû tourner un peu pour trouver une place où garer mon pick-up, et me voilà marchant vers l’immeuble de Daisy, une adresse que je connais depuis que nous passons du temps ensemble à la plage. J'insiste toujours pour la ramener, parce que c'est plus galant d’une part, et puis ça me permet de grappiller un peu de temps encore à ses côtés. Je ne sais plus combien de fois nous nous sommes vus à la plage, mais je sais que Daisy a énormément progressé au fil des semaines, et je trouve ça merveilleux. Merveilleux qu'elle puisse à nouveau profiter de l'eau, et merveilleux qu'elle ait réussi à dépasser sa peur, à affronter sa phobie. C’est tellement gratifiant pour elle, et je suis extrêmement fier d'elle. Cette femme m’épate un peu plus chaque jour que je la vois. Je n'ai jamais été aussi admiratif d'une femme pour qui j'ai le béguin. Mais si je veux être honnête avec moi-même, le terme béguin est bien trop fade pour décrire ce que je ressens aujourd’hui pour la jolie brune. Je sais qu’au fond j’ai toujours su, mais je ne pensais pas que ces sentiments pouvaient s’intensifier autant avec le temps. Et ça me fait très peur tout autant que cette sensation quand je suis auprès d'elle me ravit. J'ai l'impression de marcher sur le bord d'une falaise : tomber fait atrocement peur et peut être fatal, mais l’adrénaline anime mon corps et mon cœur pompe à toute allure, comme il le fait à présent alors que je m’apprête à sonner à l'interphone. Je ne suis jamais monté chez elle et je suis tout excité de pouvoir voir un peu d'elle à travers son appartement. Je le sais petit, mais je me suis imaginé tant de fois cet espace que d’être à quelques minutes de le découvrir, je ne tiens plus. Le pire, c’est quand j’attends qu’elle m'ouvre la porte de son appartement, une fois en haut. Mon impatience me fait bouger les pieds, je sautille presque. J'ai l'air stupide alors je tente de me contrôler. Mais c’est peine perdue lorsqu'elle ouvre la porte et que je la découvre. Et c'est le retour du sourire niais. Salut Daisy ! je lui annonce, un peu troublé de me trouver chez elle, en face d'elle, et maintenant collé à elle alors que nous nous saluons avec une courte embrassade, toujours trop courte à mon goût. Merci d’être passé, je suis désolée de te déranger… au travail ? Je grimace pour lui signaler que ce n’est rien et qu'elle n'a pas à s'inquiéter pour ça. Ça va, t'en fais pas, ça me fait plaisir de venir t'aider. Et c'est vrai, en plus. J'ai fini le boulot, je sortais de la douche à la caserne quand tu m'as envoyé ton message. Donc vraiment, t'as pas à t'inquiéter. Alors, t'as appelé un plom-pier ? je demande en rigolant à ma blague débile. Ok, c’était nase, mais dans ma tenue et vu le service que je m’apprête à lui rendre, je suis pile dans le thème, non ? Hm, j’ai essayé de régler le problème pour la fuite, je crois que ça va, je sais pas trop, me dit-elle alors, rentrant dans le vif du sujet. Bien, je vais aller voir ça ! Par contre j'espère que tu as des outils, car rentrant du boulot, je n'ai pas ça sur moi. Mes yeux cherchent alors l’évier et prennent le temps de scruter les détails de son appartement. L'atmosphère cosy qu’il s’en dégage me met tout de suite à l'aise. Je m'y sens bien, comme quand je suis avec ma belle infirmière. À cette pensée, je souris à nouveau alors que je m’approche de l’évier pour aller regarder en-dessous. J'ouvre alors les placards et je m'accroupis pour voir ce qu’elle déjà bricolé, mais je suis stoppé quand elle m’annonce à la hâte Il n’y a pas de fuite. Je fronce alors les sourcils tout en me retournant, toujours accroupi, pour la regarder, le regard interloqué. Pourquoi je suis là, alors ? J’ai inventé ça, bêtement, je… Mon cœur s’emballe, se pourrait-il que… ? Ca y est, le stress monte et je me sens mal. Je n’aurais pas dû te déranger, c’était stupide. J’avais juste besoin que… Je fronce davantage les sourcils, ne comprenant pas où elle veut en venir. Je me suis fait  des idées sur la raison de ma présence ? Peut-être est-ce plus grave ? J’avais besoin que tu viennes. Revoilà mon cœur qui bat à tout rompre et je prends alors bien le temps de me relever pour lui faire face, très hésitant sur la suite à donner à cela. Daisy ne me regarde plus, quelque part, je me dis tant mieux, car ça m’aide à recouvrer mes esprits. Mais elle a l’air tellement tendue et intimidée que je ne sais plus trop quoi penser ni faire. Tu… Tu voulais que je vienne ? je demande pour confirmer, alors que j’ai très bien entendu. Me voilà moi aussi tout tremblant et peu sûr de moi, ce qui ne me ressemble pas d’habitude. Seule Daisy a le pouvoir de me rendre comme ça, et j’ai réellement du mal à le vivre. Je me racle la gorge pour m’aider à me maîtriser davantage et j’enchaîne, un sourire crispé aux lèvres. En tout cas, bonne nouvelle, tu n’as pas de fuite ! Je recule et me colle contre l’évier, histoire de m’écarter de la tentation. C’est joli, chez toi, je dis de façon plus futile, tout en regardant au loin. C’est bien de regarder ailleurs que son joli visage, ça aide à garder l’esprit clair. Ca te ressemble bien, je trouve. Oh mince, elle va encore croire que je la complimente pour lui dire qu’elle est jolie. Enfin, je dis pas ça pour dire que comme il est joli, tu es toi aussi… Oh ben elle va croire que je ne la trouve pas jolie, maintenant. Enfin, c’est pas que tu ne l’es pas, au contraire, mais c’était juste pour… Bon, je m’embrouille. Alors je prends une grande inspiration et je reprends la parole de façon plus normale. Alors, si c’était pas pour la fuite, c’était pour quelque chose en particulier, que tu souhaitais ma présence ? Tu… Tu voulais me dire quelque chose ? Mon ton monte sur la fin de chacune de mes phrases, tout en se faisant plus petit, moins sûr. C’est un peu inquiétant d’avoir été convoqué comme ça. Elle aurait pu trouver un autre lieu, si elle voulait me dire quelque chose. Un endroit plus neutre. Pourquoi ici chez elle ? D’habitude, si une femme m’invite chez elle, je sais d’avance comment la soirée se termine. Mais ce n’est pas le genre de Daisy, alors je ne comprends pas. Ou peut-être me montrer quelque chose ? Mes traits du visage reflètent une légère inquiétude. Mon idée première sur la raison de ma présence ici n’était assurément pas la bonne. Je me suis emballé, j’ai pris mes rêves pour une réalité, et dans ma tête, je me traite d’abruti. Evidemment qu’elle n’est pas là pour me révéler qu’elle aussi partage mes sentiments, pour qu’on puisse avoir un petit moment d’intimité tous les deux, à l’abri des regards indiscrets. Que nos mains et nos cœurs puissent se rejoindre, à l’unisson. Bien sûr que non, abruti !
Une douleur se fait ressentir au creux de mes entrailles, peiné que le scénario rêvé ne se réalise pas. Mais au-delà de ma déception, je me sens maintenant inquiet pour ma Daisy. Elle a l’air si troublée que c’est forcément quelque chose d’important et s’il lui est arrivé un problème, je préfère prendre sur moi et l’aider comme je le peux.
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Team Simba
Daisy Green
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MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Lun 1 Jan - 11:14



A l’instant où le pompier apparaît dans son champ de vision, Daisy se sent plus en sécurité, instantanément. Elle le laisse entrer et lui ouvre les bras pour l’accueillir contre elle un court instant. Avant de réaliser qu’il porte les vêtements du travail, quelle idiote de l’avoir dérangé maintenant. « Ça va, t'en fais pas, ça me fait plaisir de venir t'aider. J'ai fini le boulot, je sortais de la douche à la caserne quand tu m'as envoyé ton message. Donc vraiment, t'as pas à t'inquiéter. Alors, t'as appelé un plom-pier ? » Et malgré son angoisse, elle esquisse un faible sourire ; la blague est nulle, mais au fond c’est ça le plus drôle là-dedans. Dans le même temps, il la rassure sur le fait qu’il quittait le travail, en réalité. « Ha-ha, trois sur dix pour la blague. » dit-elle en s’éloignant un peu, offrant l’espace de son petit appartement et le passage pour accéder à la cuisine après avoir annoncé qu’elle avait soi-disant arrangé les choses pour sa fuite. « Bien, je vais aller voir ça ! Par contre j'espère que tu as des outils, car rentrant du boulot, je n'ai pas ça sur moi. » Elle se sent tellement ridicule à cet instant et elle ne répond rien. Parce qu’elle n’a pas d’outils, parce qu’il n’y a pas de fuite et parce qu’elle se rend compte qu’elle aurait mieux fait de ne pas l’appeler, finalement. Postée près de la fenêtre son regard se déplace sur cette voiture, qui n’a rien à faire ici, avant de se détourner pour regarder Nate ouvrir les placards sous l’évier afin d’observer la tuyauterie, qui va très bien. Elle se sent incroyablement mal. Elle aurait aimé enterrer cette partie de sa vie, cette relation qui, encore aujourd’hui, la poursuit, dans ses prises de décision, dans sa méfiance à l’égard des hommes, et même le jour de son anniversaire, de cette drôle de façon. C’est plus fort qu’elle, elle lui dit, que ce n’est pas vrai. Qu’elle a inventé une histoire, balancer un mensonge, pour le faire venir. Elle voit à son expression qu’il ne comprend pas, et c’est normal. Alors elle essaie de lui expliquer, mais c’est bancal, elle s’en aperçoit et se sent d’autant plus gênée. Encore plus quand il se relève et s’approche un peu. Daisy n’arrive tout simplement pas à lui balancer la vérité, à lui révéler toute cette partie qu’elle tient secrète aux yeux des autres. « Tu… Tu voulais que je vienne ? » Elle hoche d’abord la tête en regardant ses mains, puis d’une voix basse elle répond simplement par l’affirmative, un petit « oui » lâché dans le silence. Lorsqu’il s’écarte un peu, elle ose relever la tête, et regarde à nouveau par la fenêtre. « En tout cas, bonne nouvelle, tu n’as pas de fuite ! » Un faible sourire étire les coins de ses lèvres, tristement. Elle se met à réfléchir à qui elle aurait pu faire appel pour venir aujourd’hui, sans raison particulière à donner… Et elle n’arrive pas à trouver. Vince est indisponible, il l’avait prévenue depuis la semaine dernière et avait insisté pour savoir si ça allait aller pour elle. Elle était persuadée que oui, à ce moment-là. Et ça ne va pas du tout aujourd’hui. Aucun nom ne lui vient à l’esprit tandis que la question tourne dans son esprit. Elle avait envie que ce soit Nate, au fond. Peut-être parce qu’il y a cette confiance, et ce sentiment de sécurité, qui l’accompagnent quand il est près d’elle. « Ca te ressemble bien, je trouve. Enfin, je dis pas ça pour dire que comme il est joli, tu es toi aussi… Enfin, c’est pas que tu ne l’es pas, au contraire, mais c’était juste pour… » Il reprend la parole sur un sujet totalement neutre, et elle l’écoute attentivement, alors qu’elle sort de sa réflexion. Elle tourne même le visage dans sa direction, et à l’intérieur d’elle, elle sent comme un picotement quand elle l’entend se débattre dans son flot de paroles. Elle cache un sourire derrière sa main avant de détourner à nouveau le visage. « J’ai compris. » dit-elle simplement, pour l’aider à lâcher un peu prise, en souriant. Elle a compris un peu tout ce qu’il voulait lui dire là-dedans. Parce qu’elle a aussi compris que Nate l’apprécie beaucoup. Quand ils sont retournés plusieurs fois à la plage, elle a remarqué les regards qu’il a pour elle, la façon dont il lui parle, lui sourit. Elle se sent réceptive à tout ça parce qu’il arrive, petit à petit, à la laisser le faire approcher. Elle s’est surprise à chercher son contact à la plage, à chercher à le toucher, le sentir la tenir. Il arrive d’une drôle de façon à gagner sa confiance sur bien des plans. Et au lieu de l’effrayer, elle aime ça, et ça, inversement, ça l’effraie. Il la regarde et elle se sent toujours aussi gênée et honteuse. « Alors, si c’était pas pour la fuite, c’était pour quelque chose en particulier, que tu souhaitais ma présence ? Tu… Tu voulais me dire quelque chose ? Ou peut-être me montrer quelque chose ? » Daisy hésite un instant. Elle n’a aucune idée de la façon dont elle va formuler ce qu’elle doit lui dire, ni par où commencer. Un simple hochement de tête lui donne une réponse, avant qu’elle ne décide de tout lui révéler. Elle se détourne de lui un instant, et soupire longuement. Elle appuie son épaule contre un mur et le regarde pendant deux petites secondes, en se demandant s’il va porter un jugement sur elle, s’il va la regarder différemment après ça. Elle n’en a pas envie. « Tu te rappelles quand je t’ai dit que j’avais surtout connu des relations qui m’ont fait perdre du temps ? » Ils en avaient discuté à la plage, et elle avait répondu en ne donnant pas de détails, volontairement. Et il va savoir pourquoi, justement. « Je suis sortie longtemps, avec un type, et.. le jour où je l’ai rencontré, j’aurais mieux fait de me casser une jambe, comme on dit. » Un sourire triste étire doucement ses lèvres quand elle regarde Nate. DeeDee aimerait tellement savoir ce qu’il va penser quand il entendra son histoire. Elle redoute sa réaction, ce qu’il va dire et la façon dont il va la percevoir après ça. « Il.. Il était gentil au début. On faisait plein de sorties, il me trouvait jolie, il m’aimait et me le montrait. Et puis un jour, ça a changé. Enfin pas du jour au lendemain, mais… Il est devenu mauvais, agressif.. Avec moi. Pour m’appeler, il m’insultait. Pour me faire taire, il me giflait. » Elle marque une petite pause et laisse ses cheveux dissimuler son profil, honteuse. Daisy visualise parfaitement le visage déformé par cette colère qu’il avait en lui et par cette flamme de démence qui luisait dans ses yeux quand elle le suppliait d’arrêter parce qu’il lui faisait peur. « Je croyais, bêtement, qu’il allait redevenir comme avant, un jour. Je pensais même que c’était peut-être à cause de moi qu’il avait changé. J’étais naïve, stupide.. J’avais vingt-et-un an. » Et elle avait bien changé depuis. Elle ose un regard vers Nate qui l’écoute attentivement, mais elle ne s’attarde pas, elle a trop peur de déceler un jugement négatif, qu’il la trouve idiote, ou qu’il l’imagine faible. « J’ai fini par porter plainte un jour, après avoir rendu les coups quand j’ai compris que ça ne ferait qu’empirer. C’est Vincent qui m’a soutenue là-dedans. » Elle sourit en repensant à ce jour, où le visage tuméfié, elle l’avait appelé pour qu’il vienne la chercher, dans la rue, alors qu’elle courrait pour s’éloigner le plus possible de son appartement. Son sauveur était arrivé, et elle avait pleuré durant des heures dans ses bras, et jamais, il ne lui a fait un reproche. Il s’est contenté de lui caresser les cheveux et la serrer contre lui, en lui disant des mots réconfortants. Elle soupire un peu, et glisse ses cheveux derrière son oreille. « C’est mon anniversaire, aujourd’hui. Et Vince ne pouvait pas être là. Je passe toujours cette journée avec lui, parce que… » Sa voix se brise à cet instant alors que ses yeux se remplissent de larmes, posés sur la carrosserie bleu nuit de la voiture de son ex-petit-ami. « Parce qu’il revient chaque année à cette date. » Il, son monstre personnel. Elle n’arrive pas retenir un sanglot qui lui monte dans la gorge, et quand il lui échappe, elle est surprise et se sent très mal à l’aise. Elle essaie d’inspirer calmement pour se détendre, ça fonctionne à moitié. « Je suis désolée… J’ai putain de peur, et c’est pour ça que je t’ai demandé de venir, je voulais pas être toute seule, Vince pouvait pas être là, je pensais que ça irait mais, cet enfoiré est toujours là ! » finit-elle par dire à toute vitesse, la peur, la colère et le chagrin mêlés dans sa voix. Elle se déplace jusqu’à une petite boîte de mouchoirs, posée sur sa table basse, et en se détournant de Nate, elle essuie ses yeux, en espérant ne pas s’étaler du mascara partout. Elle se retourne vers lui, en se rapprochant un peu « J’suis désolée, j’aurais pas dû te déranger, je savais pas qui appeler, à part toi. »
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Sam 13 Jan - 22:55

Ha-ha, trois sur dix pour la blague. Un sourire fend mes lèvres, même si je sais que ma blague était vraiment idiote. Ah, quand même trois ! Elle ne méritait même pas deux, alors je suis content, j’ai eu un point bonus ! dis-je de bonne humeur. Je m’avance alors vers la cuisine pour jeter un œil à l’évier. Sauf qu'en fait, surprise ! Je n’ai même pas eu le temps de regarder la tuyauterie que Daisy m'annonce qu’il n'y a jamais eu de fuite et qu'elle voulait seulement que je vienne. Cette révélation a le don de me donner un coup de stress, car je m’interroge sur la raison réelle de ma venue. Tellement de possibilités, dont certaines que j'aimerais éviter… Et quand je lui pose la question, ma voix est tendue, comme tout mon corps, alors que je me remets debout face à elle.
Elle aussi parait tendue et cela ajoute à mon stress. Je me pince les lèvres, en attendant ma sentence. C’est un peu comme ça que je le vis, le cœur battant à tout va. Mes yeux ne la quittent pas, je suis prêt à accepter ma peine. En tout cas, je ne sais pas si c’est pour m’apaiser moi ou l’apaiser elle, mais je ne peux m’empêcher de sortir une petite blague, qui la fait sourire un peu, mais sourire forcé, vous voyez le genre. Et comme elle ne dit toujours rien et que le silence alourdit trop l’ambiance et que je me sens mal à l’aise et de trop ici chez elle, je continue de causer. Je parle de son appartement. Et puis le stress me fait m’emmêler les pinceaux et au final, j’ai surtout l’air ridicule et encore plus gêné qu’avant. J’ai une folle envie de déguerpir, de prendre mes jambes à mon cou et de faire comme si je n’étais jamais venu ici. Voilà ce que c’est que de se faire des films dans sa tête. Moi qui pensais naïvement que j’allais jouer les sauveurs… Eh bien c’est râpé, apparemment ! Mais le point positif, c’est que mes bêtises font sourire ma jolie Daisy, même si elle se cache derrière sa main. J’ai compris, dit-elle pour mettre fin à ma honte. Je me racle aussitôt la gorge pour me redonner une contenance. Alors c’est à nouveau plein de courage que je finis par poser la question fatidique, pour l’inciter à enfin prendre la parole et m’expliquer un peu pourquoi je suis ici, chez elle, pourquoi elle a demandé ma présence. Si c’est pour mettre fin à notre « relation » que j’espère amicale et que j’aurais aimé bien plus que ça, je me dis qu’elle aurait pu le faire par message, ou alors simplement ne plus me contacter, espacer les rencontres jusqu’à ne plus jamais avoir à me croiser et me supporter. Alors je ne comprends pas ce que je fais là. Je la vois hésiter, peut-être cherche-t-elle les bons mots pour ne pas me froisser, je ne sais pas. Une nouvelle vague d’angoisse me prend d’assaut, mélangée à de la déception, et, je dois bien l’avouer, de la tristesse. Je me prépare à avoir le cœur arraché, parce qu’au final, c’est toujours comme ça que ça se passe, non ? Je tombe amoureux et paf, on m’arrache le cœur, on le tort, on le coupe en mille morceaux, et je mets du temps à recoller tout ça. J’y arrive, mais ça m’est arrivé deux fois, et comme on dit, jamais deux sans trois… Alors mes yeux suivent toujours la jolie brune, mais quand je la vois se détourner de moi, je fais errer mon regard sur le sol et j’entends Daisy soupirer longuement. Mauvaise présage ? Sûrement. Allez, Daisy, parle. Fais tomber la guillotine, que ma mort soit rapide et indolore. Je suis à deux doigts de reprendre la parole pour lui dire que je m’éclipse, pour lui éviter de devoir prononcer les mots auxquels je n’arrête pas de penser maintenant. Lui dire simplement que je comprends la situation et que désormais, je ne l’embêterai plus, si tel est son désir, mais c’est elle qui finit par rompre le silence. Et mon cœur s’emballe quand j’entends sa première phrase. Tu te rappelles quand je t’ai dit que j’avais surtout connu des relations qui m’ont fait perdre du temps ? Des « relations qui lui ont faire perdre du temps ». C’est comme ça qu’elle voit notre relation, je lui fais perdre son temps et en réalisant cela, j’en ai le souffle coupé. Ma gorge se serre un peu, et je ne peux m’empêcher de culpabiliser et d’être anéanti en même temps. Je n’ose même pas répondre à ça, l’émotion m’a ôté tous les mots que j’avais en tête. Puis je finis par prendre une grande inspiration pour parler, enfin. Si c’est comme ça que tu nous vois, je… je commence à voix basse, alors qu’elle reprend la parole, et je me tais aussitôt pour l’écouter, le cœur serré comme jamais. Je suis sortie longtemps, avec un type, et.. le jour où je l’ai rencontré, j’aurais mieux fait de me casser une jambe, comme on dit. Et puis là, un sourire. Triste mais un sourire quand même alors qu’elle me regarde. Et rien que ça arrive à rallumer la flamme qui brûle en moi pour cette douce infirmière, mon héroïne, celle sans qui je ne serai pas ici, dans son appartement, aujourd’hui, mais bien six pieds sous terre. Il.. Il était gentil au début. On faisait plein de sorties, il me trouvait jolie, il m’aimait et me le montrait. C’est sûrement très stupide, mais en entendant ça, je sens la jalousie m’envahir. Et puis un jour, ça a changé. Enfin pas du jour au lendemain, mais… Il est devenu mauvais, agressif.. Avec moi. Je fronce les sourcils en entendant le retournement de situation. Pour m’appeler, il m’insultait. Ma tête recule immédiatement en apprenant ça. Comment on peut l’insulter ? Daisy est si douce, il faut vraiment être un malade pour faire ça. Pour me faire taire, il me giflait. Et là, j’ai la sensation qu’on venait de me donner un coup de poing dans le ventre. Je grimace en imaginant la scène et la tristesse m’envahit. Je ressens subitement le besoin d’aller prendre Daisy dans mes bras, pour lui dire que non, tout ira bien maintenant, parce que je suis là pour veiller sur elle. Je suis horrifié par tout ce qu’elle me dévoile aujourd’hui, et j’étais à des années lumières de m’imaginer tout ça, qu’elle ait pu traverser ce genre d’épreuves. Et quel idiot je suis à avoir pris son hésitation à se confier quelques secondes plus tôt en ne pensant qu’à ma petite personne. Je me déteste parfois de me croire au centre du monde. Alors que Daisy a subi ce genre de violence. Seulement là, je ne sais quoi dire. Elle marque une petite pause et je suis incapable de sortir les mots rassurants qu’elle a sûrement besoin d’entendre. Je croyais, bêtement, qu’il allait redevenir comme avant, un jour. Ouf, elle a repris la parole. Et ce qu’elle dit me fait affreusement penser à Caroline et Eric. Je pensais même que c’était peut-être à cause de moi qu’il avait changé. J’étais naïve, stupide.. J’avais vingt-et-un an. Non ! finis-je par dire, reprenant le dessus sur mes émotions. Ne dis jamais ça, ne pense jamais ça. Ce n’est pas de ta faute, c’est entièrement de la sienne. Daisy… je finis par une voix implorante. Je voudrais lui crier de tout mon être que je suis là et que plus jamais personne ne lui fera de mal. Mais je pense qu’elle n’a pas envie d’entendre ça pendant ce récit, alors je refoule l’amour qui brûle en moi pour cette jeune femme merveilleuse qu’un autre homme a abîmée, à tout jamais. Durant quelques secondes, nos regards s’accrochent, mais cela ne dure pas longtemps. Elle a dû voir sur mon visage tordu par l’incompréhension et la souffrance partagée que je suis attentif à tout ce qu’elle me dit et que je ne prends pas ça à la légère. J’ai fini par porter plainte un jour, après avoir rendu les coups quand j’ai compris que ça ne ferait qu’empirer. C’est Vincent qui m’a soutenue là-dedans. Elle sourit, et je pense que c’est l’amour de son frère qui lui donne ce sourire. Je me rappelle le jour où Caroline m’avait appelé, alors qu’elle venait de quitter son bourreau. Je me rappelle la joie intense que j’ai ressentie à ce moment-là, et le plaisir de la serrer dans mes bras après lui avoir dit de venir immédiatement habiter chez moi, que je serai toujours son foyer, quoi qu’il advienne. J’imagine que Vincent a dû ressentir la même chose au moment où Daisy a réussi à vaincre le monstre avec qui elle vivait. Et en pensant à Vincent, je me dis que jamais je n’aurais soupçonné qu’il ait vécu ce genre de choses lui aussi. Je le savais très protecteur envers sa sœur, et aujourd’hui, je comprends pourquoi. Daisy soupire légèrement, comme si cet aveu l’avait libéré d’un poids énorme. Et elle se remet une mèche de cheveux derrière l’oreille, geste qui me fait ramollir le cœur, l’effet chamallow. C’est mon anniversaire, aujourd’hui. Et Vince ne pouvait pas être là. Je passe toujours cette journée avec lui, parce que… Oh la la, le chagrin emporte ma Daisy et là, je ne peux m’empêcher de m’approcher d’elle et de poser ma main sur son épaule alors qu’elle regarde dehors par la fenêtre. Parce qu’il revient chaque année à cette date. Quoi ?! Mon regard est immédiatement attiré par la rue en contrebas et je scrute attentivement les voitures stationnées. Un sanglot me fait détourner le regard pour le poser sur Daisy qui, je le vois maintenant, a les yeux pleins de larmes. Mon cœur se serre en voyant ça et j’ai l’impression de n’être plus qu’une boule d’amour prêt à envelopper Daisy pour l’apaiser et la réconforter. Je suis désolée… J’ai putain de peur, et c’est pour ça que je t’ai demandé de venir, je voulais pas être toute seule, Vince pouvait pas être là, je pensais que ça irait mais, cet enfoiré est toujours là ! finit-elle par dire à toute allure. Et avant que je n’aie le temps de l’envelopper de mes bras, elle m’échappe et va chercher un mouchoir pour ôter les traces de ces émotions. Puis elle me regarde à nouveau, les yeux rouges et les traits toujours tendus, et elle se rapproche de moi, alors je fais l’autre moitié du chemin à parcourir jusqu’à la rencontrer. J’suis désolée, j’aurais pas dû te déranger, je savais pas qui appeler, à part toi. D’instinct, mes bras viennent l’entourer et je la serre contre moi. Je ne sais pas si elle en avait besoin, mais moi oui. Ma Daisy, la personne que j’ai envie de protéger et de chérir depuis des mois, je ne comprends pas pourquoi quelqu’un a voulu lui faire du mal comme ça. Je suis là et je serai toujours là quand tu en auras besoin, Daisy. Tu peux toujours compter sur moi, aujourd’hui, comme demain. Et tous les jours d’après, dis-je doucement, d’une voix profonde qui fait vibrer mon torse. Avoir Daisy plaquée contre moi doit accentuer les vibrations créées par ma voix. L’une de mes mains est posée sur sa chevelure alors que l’autre caresse doucement son dos. Et mes lèvres déposent un baiser sur le haut de sa tête, je ne peux pas m’en empêcher. C’est moi qui suis désolé, je n’aurais jamais pensé que cette horreur ait pu t’arriver. Je ne comprends pas pourquoi on peut te faire du mal comme ça. Ce type est un malade. Et là, je m’écarte un peu d’elle, mais la serrant toujours dans mes bras, juste assez pour la regarder dans les yeux, ses yeux tout rouges que des larmes remplissent toujours. Elles se mettent à rouler de chaque côté et encore instinctivement, mes mains viennent encadrer son visage et mes pouces stopper la course folle de ces gouttelettes remplies de souffrance. Mes yeux, eux, sont remplis d’un amour infini pour la belle infirmière, et je les plante dans son regard dans lequel, oui, je me noie un peu. Je ne les ai jamais vus d’aussi près aussi longtemps. Cette proximité me donne bien des pensées et l’envie folle de les réaliser. Mais ce serait profiter de la faiblesse de Daisy et je ne pourrai jamais faire ça. Alors mes lèvres viennent se poser sur son front, avec une délicatesse infinie. Je ferme même les yeux pour savourer le moment, alors que mon cœur tambourine dans ma poitrine. Et malgré l’intense besoin que je ressens de la serrer à nouveau contre moi, jusqu’à mélanger nos deux essences, je m’écarte définitivement d’elle et je me dirige vers sa fenêtre, restant discret alors que mes yeux viennent à nouveau scruter la rue. C’est bien la voiture grise ? je demande aussitôt d’un ton calme, voyant une ombre derrière le volant. Je sais déjà que je vais descendre aller m’expliquer avec cette ordure. Je jette un regard à Daisy avant de me diriger vers la porte, lui envoyant un sourire attendri. Sans plus attendre, je passe la porte et je descends par les escaliers à toute allure. Dehors, je me dirige vers la voiture où un homme se cache derrière son volant. Je ne le regarde même pas, je cherche mon portable et je m’arrête devant le véhicule. Je prends une photo de sa plaque et je l’envoie à Charlie par message en lui disant que je lui expliquerai plus tard. Je range mon appareil dans ma poche et l’homme, dont j’ignore toujours le nom, sort alors de sa voiture. Forcément, si quelqu’un prend en photo votre plaque d’immatriculation, vous trouveriez ça étrange vous aussi. Alors je le regarde, l’air sévère. Il est légèrement plus petit que moi et vraiment moins costaud. Il me toise, énervé. Hey, pour qui tu te prends, à faire tes petites photos ! Sa réaction me fait rire et il doit bien voir que je trouve sa façon de faire complètement ridicule. Pour quelqu’un qui va te créer de sacrés problèmes si jamais tu fous pas le camp d’ici, je réponds calmement, ce qui a le don de l’exciter encore plus, l’autre. Tu vas effacer ta photo tout de suite et fermer ta sale petite gueule de merdeux. Je fais ce que je veux, je suis sur la voie publique ! Je ne retiens pas un rire moqueur alors que le gars s’approche de moi pour me menacer. Je ne bouge pas d’un poil. Je vais l’effacer tout de suite, si tu veux, mais sache que je viens de l’envoyer à ma meilleure amie qui, pas de chance pour toi vieux, se trouve être lieutenant de police. Et sache que si je te vois encore rôder près de Daisy, que ce soit à son anniversaire ou n’importe quel autre jour de l’année, tu vas faire sa connaissance et je te souhaite bien du plaisir. Quand j’ai prononcé le nom de « Daisy », ses yeux se sont écarquillés. Il a regardé mon polo où se trouve l’insigne du Fire Department. Je vois, répond-il, vexé. J’attends de voir ça, avec plaisir. Il regarde maintenant la fenêtre de Daisy que j’imagine planquée derrière, à épier nos faits et gestes. Je m’interpose et me poste devant ses yeux. J’ai pas été assez clair ? On t’a à l’œil, maintenant. Et une ordonnance de non-communication va bientôt débouler chez toi, tu peux en être certain. Amuse-toi encore à ça et tu vas prendre cher. Te voilà prévenu. Tu la laisses tranquille et je ne veux plus jamais te revoir, c’est compris ? Et c’est là que l’ex de Daisy me pousse avec ses deux mains. Je fais un pas de recul et je me bloque. Tu crois que tu vas me faire peur avec ça ? Ce sont les pompiers qui s’occupent de ça, maintenant ? Non mais tu te prends pour qui, connard ? T’es le nouveau mec de Daisy, c’est ça ? Tu joues le chevalier sur son cheval blanc pour impressionner la belle princesse ? continue-t-il en me repoussant encore un peu, me menaçant toujours, le regard rempli de colère. J’ai horreur de la violence, mais je sais que s’il me pousse à bout, je vais rendre les coups. J’ai pas à te dire qui je suis, et la vie de Daisy, c’est sa vie à elle, elle fait ce qu’elle veut avec qui elle veut. C’est pas parce que tu l’as traitée comme ta « chose » un temps que ça doit être comme ça toute sa vie. Elle ne t’appartient pas. Elle ne t’a jamais appartenue et ne t’appartiendra jamais. TU LA LAISSES TRANQUILLE, je finis sur un ton plus menaçant à présent. L’autre gars me rit au nez et retourne dans sa voiture. C’est ce qu’on va voir… dit-il avant de claquer la portière. Je sens cet homme très malsain, et ce qu’il vient de dire m’annonce clairement que je n’en ai pas fini avec lui. J’espère seulement qu’il ne s’en prendra pas à Daisy. Il démarre sa voiture et quitte sa place en serrant sa voiture contre moi, sûrement pour m’impressionner. Quel abruti ! Je vais mettre Charlie sur le coup et je veux tout savoir de cette ordure. Pas par Daisy, mais par Charlie. Je l’ai à l’œil, comme je lui ai dit. S’il s’en prend à Daisy encore une fois, même si c’est seulement en restant dans sa voiture comme ça en bas de chez elle, je vais lui faire sa fête. Mes yeux se dirigent vers la fenêtre de Daisy où je devine sa silhouette. Je n’ai pas envie de la laisser ici, chez elle. Après avoir vu l’agressivité de son ex, je ne suis pas tranquille. Je remonte à toute vitesse et j’entre dans son appartement dont j’avais laissé la porte entrebâillée. Bien, voilà une chose de réglée, j’annonce sans plus de fierté que ça. Je regarde Daisy quelques secondes et je réfléchis à la manière dont je pourrais tourner ça. Je connais une blonde qui adorerait passer la soirée avec sa nouvelle amie pour l’anniversaire de cette dernière… je dis d’une façon amusée. Voire même une soirée pyjama. Je suis sûr que Caro va sauter de joie à l’idée de te préparer une super soirée pour fêter ton anniversaire, Daisy. D’ailleurs… je lui envoie un sourire radieux et je m’approche d’elle. Bon anniversaire ! j’ajoute d’une voix douce. Et je lui dépose un baiser sur la joue, tout chaste que je me force à être lorsque je suis avec elle. Je suis désolé, je ne vais pas te laisser le choix, mais je ne peux pas te laisser seule ici, à moins que je ne dorme sur ton canapé. Mais tu ne me ferais pas ça, n’est-ce pas ? Alors qu’une grande maison avec chambre d’amie t’attend quelque part, avec un bon gâteau d’anniversaire, un succulent dîner préparé par mes soins, et une blonde un peu folle. Je rigole légèrement en imaginant l’excitation de Caroline de voir Daisy débarquer à la maison pour y passer la soirée et la nuit. Alors, ça te tente ? On va te faire oublier « tout ça », je t’en donne ma parole. De toute façon, Daisy et moi, nous passerons la soirée et la nuit sous le même toit. Que ce soit ici ou chez moi, mais impossible pour moi de la laisser seule avec ce taré qui rôde dans le coin.
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