Vice et Versa
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ghost from the past - nate&daisy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Daisy Green
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
MESSAGES : 1140

MessageSujet: ghost from the past - nate&daisy   Dim 17 Déc - 15:05



Bras dessus, bras dessous, Daisy et sa mère remontent la rue qui mène ensuite à celle de la brune. Aujourd’hui, c’est un jour spécial, c’est l’anniversaire de Daisy, vingt-sept ans au compteur. La cadette des Green a donc passé l’après-midi, ainsi que le déjeuner, avec sa mère, à écumer les boutiques, et faire du lèche-vitrines tout en papotant et se confiant des secrets mère-fille. Mais en parlant également de la fratrie dans sa globalité. Dan a donné de récentes nouvelles via des coups de fil. Il a confié avoir rencontré quelqu’un depuis quelques mois et a laissé savoir qu’il rentrerait pour fêter les fêtes de fin d’années avec toute la famille, à Los Angeles. Les deux nouvelles ont laissé Daisy complètement ravie, d’une part parce que son frère lui manque incroyablement, d’autre part parce qu’elle est heureuse qu’il ait rencontré quelqu’un et que la jeune femme sera certainement là aussi pour les fêtes ! D’ailleurs, la brune a bien essayé de creuser du côté de sa mère pour savoir si elle avait d’autres informations, mais elle n’en détient pas davantage. Il faudra qu’elle se renseigne auprès de Vince. Les garçons ont peut-être davantage parlé ensemble ! Au fond d’elle, depuis qu’elle a vu Vince l’autre soir, Daisy se fait du souci. Pour son couple avec Bea. Il lui a bien dit que c’était passager, et que c’était dû au travail, DeeDee ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Mais elle ne dira rien à maman Green, de peur qu’elle n’harcèle Vincent pour qu’il lui parle de ses problèmes. Ce n’est pas trop son genre, mais Bea étant adorée par toute la famille, il est hors de question que leur couple ne s’effrite et s’il faut que les Green donnent un coup de pouce, ils seraient tous prêts à le faire. Mais se mêler autant des affaires des uns et des autres ne leur ressemble pas tant que ça. Ils préfèrent ne pas trop s’étouffer, mais si besoin, ils seront tous là, prêts à donner la main.
D’ailleurs, au moment où sa mère l’a doucement questionnée sur sa vie sentimentale, Daisy a hésité à lui parler du léger tourment qui s’est installé en elle depuis quelques temps. Sans le vouloir, c’est en croisant le regard de sa mère que la brune s’est trahie : elle l’a su au moment où sa mère a esquissé un faible sourire. « Il n’y a rien pour l’instant, entre nous. On se voit en tant qu’amis. Il est gentil, il est drôle, il est beau garçon, il est plein de patience, il a un beau métier. » - « Mais ? » Un léger rire lui échappe, alors qu’elle détourne le regard un instant. « Mais, je ne sais pas. J’ai peur. Je préfère prendre mon temps, je l’apprécie beaucoup, tu sais. J’aimerais ne pas me planter. Encore. » Une main maternelle et rassurante vient caresser son bras, et Daisy se sent aussitôt un peu mieux après cette petite confession qui veut dire beaucoup. « Tu sauras quoi faire, ma Daisy, ne t’en fais pas. »

Les deux femmes se quittent lorsque la voiture de maman Green est à leur hauteur. Et Daisy se met à remonter ensuite sa rue, sur une grosse centaine de mètres. Un coup d’œil sur son téléphone pour voir l’heure, et les bras chargés de sacs, dont ses cadeaux, elle se dirige vers l’entrée de son immeuble. C’est à cet instant, en détournant le regard de l’autre côté de la rue, qu’elle aperçoit la voiture, fenêtre côté conducteur ouverte. Elle sent ses mains trembler et ses jambes fondre sous son poids. Alors elle se sort avec difficulté de sa torpeur et se dirige le plus rapidement possible vers le hall, où elle glisse son pass, et referme soigneusement la porte derrière elle. Elle monte quatre à quatre les marches, puis passe la porte de son petit appartement et verrouille aussitôt. Ses yeux scrutent la pièce principale dans ses moindres recoins. Non… Il n’est pas monté et il n’est pas là. Elle soupire longuement en s’appuyant contre la porte d’entrée, puis se reprend doucement, et quitte ses chaussures, avant de se déplacer jusqu’à sa chambre où elle dépose tous ses sacs et sa petite veste en jean. Elle retourne dans la pièce principale, et doucement s’approche de l’une de ses fenêtres. La voiture est toujours là. Daisy sent son cœur prendre un rythme anormal, alors elle ferme les yeux et essaie de se calmer. Si seulement Vince était là aujourd’hui… Mais il s’est excusé, il avait une journée très chargée au travail et ne pouvait se libérer cette année. Elle lui avait assuré que ça n’était pas grave, mais à présent elle se sent complètement perdue.
Ses yeux scrutent la rue et une pensée devient de plus en plus envahissante… Sa main sort son téléphone de la poche arrière de son jean, et du bout des doigts elle ouvre sa messagerie, et descend quelques conversations avant de tomber sur celle qui l’intéresse. Celle avec Nate. Elle ne sait pas qui appeler d’autre à cet instant. Et en même temps, elle aimerait le laisser en dehors de tout ça. Mais avec Allan garé juste ici, elle a du mal à garder son sang-froid. Prise de panique, elle décide d’inventer un mensonge. Un tout petit, juste pour bénéficier de la présence de Nate pendant un petit moment. Elle regarde autour d’elle et se demande bien ce qu’elle va pouvoir inventer pour le faire venir. Une bonne raison. Mieux que la vraie. Puis une idée surgit lorsque ses yeux se posent sur l’évier de la cuisine. Ca fera l’affaire. Ses doigts commencent à tapoter sur l’écran et dans un soupir elle envoie son message, puis colle le téléphone contre sa poitrine, le regard rivé sur cette foutue voiture.

Quand la sonnette de l’interphone sonne, elle appuie aussitôt sur le déverrouillage pour qu’il puisse monter directement. Elle l’a vu arriver depuis sa fenêtre, et depuis qu’elle le sait près d’elle, elle se sent mieux. C’est même avec le sourire qu’elle l’accueille, le prenant dans ses bras un court instant, et quand les bras de Nate se referment sur elle en même temps, elle aimerait rester ici un long moment. Mais après une ou deux secondes, ils se séparent, et un peu troublée par sa présence chez elle, et gênée d’avoir inventer un mensonge débile pour le faire venir, elle cherche un endroit où se mettre, comme si elle était de trop ici. « Merci d’être passé, je suis désolée de te déranger.. au travail ? » demande-t-elle en regardant de plus près à sa tenue. Ses yeux se baladent sur le polo bleu marine qu’il porte, mettant en valeur sa carrure et ses yeux bleus, et affichant clairement l’écusson de la caserne. Ah c’est malin. Elle s’en veut deux fois plus de l’avoir dérangé à présent. « Hm, j’ai essayé de régler le problème pour la fuite, je crois que ça va, je sais pas trop. » Elle le voit se déplacer dans son appartement jusqu’à la cuisine, et en dehors de son anxiété de se faire griller et peut-être même de se faire reprocher le fait d’avoir menti, elle aime bien le voir chez elle, comme ça. Comme si c’était normal. Alors qu’il se penche sous l’évier, en ouvrant les placards. Daisy ferme les yeux en se maudissant silencieusement. Puis, avant de s’enfoncer davantage, elle finit par ouvrir la bouche, à moitié paniquée, à moitié honteuse. « Il n’y a pas de fuite. » Elle attend qu’il tourne le visage vers elle, puis sans reprendre sa respiration, elle enchaîne : « J’ai inventé ça, bêtement, je… » Elle fronce les sourcils, et regrette à présent de l’avoir fait venir. « Je n’aurais pas dû te déranger, c’était stupide. J’avais juste besoin que.. » Ah oui, et comment tu comptes lui expliquer sans lui révéler la véritable raison, grosse maligne ? « J’avais besoin que tu viennes. » finit-elle par dire, la voix tremblant légèrement, le regard rivé sur ses mains serrées l'une contre l'autre, à s'en faire blanchir les phalanges.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel Brady
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 673

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Lun 18 Déc - 20:12

Je sens la fatigue qui commence à bien marquer les muscles de mon corps. Cette nuit, nous avons eu un gros incendie sur les collines, et nous avons combattu sans relâche durant presque six heures. Avec les gars, on a été contents de rentrer au petit matin. La garde se terminait bientôt pour eux, mais en tant que chef de caserne, je dois faire plus d’heures et j’ai dû m’occuper de l’autre équipe qui est venue remplacer mon équipe attitrée, juste le temps que l’autre capitaine arrive, mais il a pris sa journée et n’arrivera qu’en fin d'après-midi, alors je reste encore un peu. Je déjeune avec les gars, ça me fait plaisir de passer plus de temps avec eux. On a des équipes vraiment différentes et j’aime beaucoup cette diversité. Heureusement, peu d’interventions aujourd’hui, après le boulot de cette nuit. J’en profite pour me reposer un peu et faire de l’administratif. Beaucoup de papiers à rédiger, à signer, je savais qu’en montant en grade et qu’en prenant autant de responsabilités, il y avait ce fardeau administratif, mais vraiment, je trouve ça barbant. Le capitaine Syvertsen arrive enfin et j’en profite pour aller prendre une douche avant de rentrer à la maison rejoindre Caro. Normalement ce soir, je cuisine, j'ai prévu des lasagnes maison au saumon et Caro se charge du dessert. J’espère qu’elle va faire son gâteau au chocolat que j'adore, mon petit péché mignon et elle le sait.

L'eau chaude me fait un bien fou et calme un peu ma fatigue. Mes muscles sont plus détendus et la douche m'a revigoré. Alors que j’ouvre mon casier, serviette autour de la taille, j'entends mon téléphone qui m’indique que j'ai un message. Peut-être Caro qui annulerait notre rendez-vous « cousins » ce soir ? Elle travaille beaucoup, à l’hôpital mais aussi et surtout avec Jon, son patient privé, qui est devenu bien plus que ça au fil du temps, d'ailleurs. Un rendez-vous de dernière minute n’est pas impossible, malheureusement. Je saisis alors l'appareil et regarde si c'est une bonne ou mauvaise nouvelle, secrètement, j’espère qu’il s'agit d’une photo du gâteau qu'elle aurait eu le temps de confectionner. Mais ce qui m'attend est encore mieux, c'est la cerise sur le fameux gâteau : Daisy. Un message de Daisy qui me fait sourire comme un abruti – oui, elle a ce pouvoir. Elle me demande si je peux passer chez elle car elle a une fuite sous son évier. Ma première pensée est « Oooh Bichette » et je lui réponds dans la seconde que j'arrive. Le sourire niais est toujours plaqué sur mon visage et c’est comme ça que je m'habille, saisissant mon vieux polo de lieutenant avec lequel je suis venu travailler hier matin. Mon sourire s’accentue en pensant que ce sera la première fois qu'elle me verra dans ma tenue de travail, même si ce n’est pas ma tenue de feu. Je me hâte, puisque Daisy attend mon aide, et je sors tout guilleret de la caserne, saluant l’équipe au passage.

J'ai dû tourner un peu pour trouver une place où garer mon pick-up, et me voilà marchant vers l’immeuble de Daisy, une adresse que je connais depuis que nous passons du temps ensemble à la plage. J'insiste toujours pour la ramener, parce que c'est plus galant d’une part, et puis ça me permet de grappiller un peu de temps encore à ses côtés. Je ne sais plus combien de fois nous nous sommes vus à la plage, mais je sais que Daisy a énormément progressé au fil des semaines, et je trouve ça merveilleux. Merveilleux qu'elle puisse à nouveau profiter de l'eau, et merveilleux qu'elle ait réussi à dépasser sa peur, à affronter sa phobie. C’est tellement gratifiant pour elle, et je suis extrêmement fier d'elle. Cette femme m’épate un peu plus chaque jour que je la vois. Je n'ai jamais été aussi admiratif d'une femme pour qui j'ai le béguin. Mais si je veux être honnête avec moi-même, le terme béguin est bien trop fade pour décrire ce que je ressens aujourd’hui pour la jolie brune. Je sais qu’au fond j’ai toujours su, mais je ne pensais pas que ces sentiments pouvaient s’intensifier autant avec le temps. Et ça me fait très peur tout autant que cette sensation quand je suis auprès d'elle me ravit. J'ai l'impression de marcher sur le bord d'une falaise : tomber fait atrocement peur et peut être fatal, mais l’adrénaline anime mon corps et mon cœur pompe à toute allure, comme il le fait à présent alors que je m’apprête à sonner à l'interphone. Je ne suis jamais monté chez elle et je suis tout excité de pouvoir voir un peu d'elle à travers son appartement. Je le sais petit, mais je me suis imaginé tant de fois cet espace que d’être à quelques minutes de le découvrir, je ne tiens plus. Le pire, c’est quand j’attends qu’elle m'ouvre la porte de son appartement, une fois en haut. Mon impatience me fait bouger les pieds, je sautille presque. J'ai l'air stupide alors je tente de me contrôler. Mais c’est peine perdue lorsqu'elle ouvre la porte et que je la découvre. Et c'est le retour du sourire niais. Salut Daisy ! je lui annonce, un peu troublé de me trouver chez elle, en face d'elle, et maintenant collé à elle alors que nous nous saluons avec une courte embrassade, toujours trop courte à mon goût. Merci d’être passé, je suis désolée de te déranger… au travail ? Je grimace pour lui signaler que ce n’est rien et qu'elle n'a pas à s'inquiéter pour ça. Ça va, t'en fais pas, ça me fait plaisir de venir t'aider. Et c'est vrai, en plus. J'ai fini le boulot, je sortais de la douche à la caserne quand tu m'as envoyé ton message. Donc vraiment, t'as pas à t'inquiéter. Alors, t'as appelé un plom-pier ? je demande en rigolant à ma blague débile. Ok, c’était nase, mais dans ma tenue et vu le service que je m’apprête à lui rendre, je suis pile dans le thème, non ? Hm, j’ai essayé de régler le problème pour la fuite, je crois que ça va, je sais pas trop, me dit-elle alors, rentrant dans le vif du sujet. Bien, je vais aller voir ça ! Par contre j'espère que tu as des outils, car rentrant du boulot, je n'ai pas ça sur moi. Mes yeux cherchent alors l’évier et prennent le temps de scruter les détails de son appartement. L'atmosphère cosy qu’il s’en dégage me met tout de suite à l'aise. Je m'y sens bien, comme quand je suis avec ma belle infirmière. À cette pensée, je souris à nouveau alors que je m’approche de l’évier pour aller regarder en-dessous. J'ouvre alors les placards et je m'accroupis pour voir ce qu’elle déjà bricolé, mais je suis stoppé quand elle m’annonce à la hâte Il n’y a pas de fuite. Je fronce alors les sourcils tout en me retournant, toujours accroupi, pour la regarder, le regard interloqué. Pourquoi je suis là, alors ? J’ai inventé ça, bêtement, je… Mon cœur s’emballe, se pourrait-il que… ? Ca y est, le stress monte et je me sens mal. Je n’aurais pas dû te déranger, c’était stupide. J’avais juste besoin que… Je fronce davantage les sourcils, ne comprenant pas où elle veut en venir. Je me suis fait  des idées sur la raison de ma présence ? Peut-être est-ce plus grave ? J’avais besoin que tu viennes. Revoilà mon cœur qui bat à tout rompre et je prends alors bien le temps de me relever pour lui faire face, très hésitant sur la suite à donner à cela. Daisy ne me regarde plus, quelque part, je me dis tant mieux, car ça m’aide à recouvrer mes esprits. Mais elle a l’air tellement tendue et intimidée que je ne sais plus trop quoi penser ni faire. Tu… Tu voulais que je vienne ? je demande pour confirmer, alors que j’ai très bien entendu. Me voilà moi aussi tout tremblant et peu sûr de moi, ce qui ne me ressemble pas d’habitude. Seule Daisy a le pouvoir de me rendre comme ça, et j’ai réellement du mal à le vivre. Je me racle la gorge pour m’aider à me maîtriser davantage et j’enchaîne, un sourire crispé aux lèvres. En tout cas, bonne nouvelle, tu n’as pas de fuite ! Je recule et me colle contre l’évier, histoire de m’écarter de la tentation. C’est joli, chez toi, je dis de façon plus futile, tout en regardant au loin. C’est bien de regarder ailleurs que son joli visage, ça aide à garder l’esprit clair. Ca te ressemble bien, je trouve. Oh mince, elle va encore croire que je la complimente pour lui dire qu’elle est jolie. Enfin, je dis pas ça pour dire que comme il est joli, tu es toi aussi… Oh ben elle va croire que je ne la trouve pas jolie, maintenant. Enfin, c’est pas que tu ne l’es pas, au contraire, mais c’était juste pour… Bon, je m’embrouille. Alors je prends une grande inspiration et je reprends la parole de façon plus normale. Alors, si c’était pas pour la fuite, c’était pour quelque chose en particulier, que tu souhaitais ma présence ? Tu… Tu voulais me dire quelque chose ? Mon intonation monte sur la fin de chacune de mes phrases, tout en se faisant plus petit, moins sûr. C’est un peu inquiétant d’avoir été convoqué comme ça. Elle aurait pu trouver un autre lieu, si elle voulait me dire quelque chose. Un endroit plus neutre. Pourquoi ici chez elle ? D’habitude, si une femme m’invite chez elle, je sais d’avance comment la soirée se termine. Mais ce n’est pas le genre de Daisy, alors je ne comprends pas. Ou peut-être me montrer quelque chose ? Mes traits du visage reflètent une légère inquiétude. Mon idée première sur la raison de ma présence ici n’était assurément pas la bonne. Je me suis emballé, j’ai pris mes rêves pour une réalité, et dans ma tête, je me traite d’abruti. Evidemment qu’elle n’est pas là pour me révéler qu’elle aussi partage mes sentiments, pour qu’on puisse avoir un petit moment d’intimité tous les deux, à l’abri des regards indiscrets. Que nos mains et nos cœurs puissent se rejoindre, à l’unisson. Bien sûr que non, abruti !
Une douleur se fait ressentir au creux de mes entrailles, peiné que le scénario rêvé ne se réalise pas. Mais au-delà de ma déception, je me sens maintenant inquiet pour ma Daisy. Elle a l’air si troublée que c’est forcément quelque chose d’important et s’il lui est arrivé un problème, je préfère prendre sur moi et l’aider comme je le peux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Daisy Green
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
MESSAGES : 1140

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Lun 1 Jan - 11:14



A l’instant où le pompier apparaît dans son champ de vision, Daisy se sent plus en sécurité, instantanément. Elle le laisse entrer et lui ouvre les bras pour l’accueillir contre elle un court instant. Avant de réaliser qu’il porte les vêtements du travail, quelle idiote de l’avoir dérangé maintenant. « Ça va, t'en fais pas, ça me fait plaisir de venir t'aider. J'ai fini le boulot, je sortais de la douche à la caserne quand tu m'as envoyé ton message. Donc vraiment, t'as pas à t'inquiéter. Alors, t'as appelé un plom-pier ? » Et malgré son angoisse, elle esquisse un faible sourire ; la blague est nulle, mais au fond c’est ça le plus drôle là-dedans. Dans le même temps, il la rassure sur le fait qu’il quittait le travail, en réalité. « Ha-ha, trois sur dix pour la blague. » dit-elle en s’éloignant un peu, offrant l’espace de son petit appartement et le passage pour accéder à la cuisine après avoir annoncé qu’elle avait soi-disant arrangé les choses pour sa fuite. « Bien, je vais aller voir ça ! Par contre j'espère que tu as des outils, car rentrant du boulot, je n'ai pas ça sur moi. » Elle se sent tellement ridicule à cet instant et elle ne répond rien. Parce qu’elle n’a pas d’outils, parce qu’il n’y a pas de fuite et parce qu’elle se rend compte qu’elle aurait mieux fait de ne pas l’appeler, finalement. Postée près de la fenêtre son regard se déplace sur cette voiture, qui n’a rien à faire ici, avant de se détourner pour regarder Nate ouvrir les placards sous l’évier afin d’observer la tuyauterie, qui va très bien. Elle se sent incroyablement mal. Elle aurait aimé enterrer cette partie de sa vie, cette relation qui, encore aujourd’hui, la poursuit, dans ses prises de décision, dans sa méfiance à l’égard des hommes, et même le jour de son anniversaire, de cette drôle de façon. C’est plus fort qu’elle, elle lui dit, que ce n’est pas vrai. Qu’elle a inventé une histoire, balancer un mensonge, pour le faire venir. Elle voit à son expression qu’il ne comprend pas, et c’est normal. Alors elle essaie de lui expliquer, mais c’est bancal, elle s’en aperçoit et se sent d’autant plus gênée. Encore plus quand il se relève et s’approche un peu. Daisy n’arrive tout simplement pas à lui balancer la vérité, à lui révéler toute cette partie qu’elle tient secrète aux yeux des autres. « Tu… Tu voulais que je vienne ? » Elle hoche d’abord la tête en regardant ses mains, puis d’une voix basse elle répond simplement par l’affirmative, un petit « oui » lâché dans le silence. Lorsqu’il s’écarte un peu, elle ose relever la tête, et regarde à nouveau par la fenêtre. « En tout cas, bonne nouvelle, tu n’as pas de fuite ! » Un faible sourire étire les coins de ses lèvres, tristement. Elle se met à réfléchir à qui elle aurait pu faire appel pour venir aujourd’hui, sans raison particulière à donner… Et elle n’arrive pas à trouver. Vince est indisponible, il l’avait prévenue depuis la semaine dernière et avait insisté pour savoir si ça allait aller pour elle. Elle était persuadée que oui, à ce moment-là. Et ça ne va pas du tout aujourd’hui. Aucun nom ne lui vient à l’esprit tandis que la question tourne dans son esprit. Elle avait envie que ce soit Nate, au fond. Peut-être parce qu’il y a cette confiance, et ce sentiment de sécurité, qui l’accompagnent quand il est près d’elle. « Ca te ressemble bien, je trouve. Enfin, je dis pas ça pour dire que comme il est joli, tu es toi aussi… Enfin, c’est pas que tu ne l’es pas, au contraire, mais c’était juste pour… » Il reprend la parole sur un sujet totalement neutre, et elle l’écoute attentivement, alors qu’elle sort de sa réflexion. Elle tourne même le visage dans sa direction, et à l’intérieur d’elle, elle sent comme un picotement quand elle l’entend se débattre dans son flot de paroles. Elle cache un sourire derrière sa main avant de détourner à nouveau le visage. « J’ai compris. » dit-elle simplement, pour l’aider à lâcher un peu prise, en souriant. Elle a compris un peu tout ce qu’il voulait lui dire là-dedans. Parce qu’elle a aussi compris que Nate l’apprécie beaucoup. Quand ils sont retournés plusieurs fois à la plage, elle a remarqué les regards qu’il a pour elle, la façon dont il lui parle, lui sourit. Elle se sent réceptive à tout ça parce qu’il arrive, petit à petit, à la laisser le faire approcher. Elle s’est surprise à chercher son contact à la plage, à chercher à le toucher, le sentir la tenir. Il arrive d’une drôle de façon à gagner sa confiance sur bien des plans. Et au lieu de l’effrayer, elle aime ça, et ça, inversement, ça l’effraie. Il la regarde et elle se sent toujours aussi gênée et honteuse. « Alors, si c’était pas pour la fuite, c’était pour quelque chose en particulier, que tu souhaitais ma présence ? Tu… Tu voulais me dire quelque chose ? Ou peut-être me montrer quelque chose ? » Daisy hésite un instant. Elle n’a aucune idée de la façon dont elle va formuler ce qu’elle doit lui dire, ni par où commencer. Un simple hochement de tête lui donne une réponse, avant qu’elle ne décide de tout lui révéler. Elle se détourne de lui un instant, et soupire longuement. Elle appuie son épaule contre un mur et le regarde pendant deux petites secondes, en se demandant s’il va porter un jugement sur elle, s’il va la regarder différemment après ça. Elle n’en a pas envie. « Tu te rappelles quand je t’ai dit que j’avais surtout connu des relations qui m’ont fait perdre du temps ? » Ils en avaient discuté à la plage, et elle avait répondu en ne donnant pas de détails, volontairement. Et il va savoir pourquoi, justement. « Je suis sortie longtemps, avec un type, et.. le jour où je l’ai rencontré, j’aurais mieux fait de me casser une jambe, comme on dit. » Un sourire triste étire doucement ses lèvres quand elle regarde Nate. DeeDee aimerait tellement savoir ce qu’il va penser quand il entendra son histoire. Elle redoute sa réaction, ce qu’il va dire et la façon dont il va la percevoir après ça. « Il.. Il était gentil au début. On faisait plein de sorties, il me trouvait jolie, il m’aimait et me le montrait. Et puis un jour, ça a changé. Enfin pas du jour au lendemain, mais… Il est devenu mauvais, agressif.. Avec moi. Pour m’appeler, il m’insultait. Pour me faire taire, il me giflait. » Elle marque une petite pause et laisse ses cheveux dissimuler son profil, honteuse. Daisy visualise parfaitement le visage déformé par cette colère qu’il avait en lui et par cette flamme de démence qui luisait dans ses yeux quand elle le suppliait d’arrêter parce qu’il lui faisait peur. « Je croyais, bêtement, qu’il allait redevenir comme avant, un jour. Je pensais même que c’était peut-être à cause de moi qu’il avait changé. J’étais naïve, stupide.. J’avais vingt-et-un an. » Et elle avait bien changé depuis. Elle ose un regard vers Nate qui l’écoute attentivement, mais elle ne s’attarde pas, elle a trop peur de déceler un jugement négatif, qu’il la trouve idiote, ou qu’il l’imagine faible. « J’ai fini par porter plainte un jour, après avoir rendu les coups quand j’ai compris que ça ne ferait qu’empirer. C’est Vincent qui m’a soutenue là-dedans. » Elle sourit en repensant à ce jour, où le visage tuméfié, elle l’avait appelé pour qu’il vienne la chercher, dans la rue, alors qu’elle courrait pour s’éloigner le plus possible de son appartement. Son sauveur était arrivé, et elle avait pleuré durant des heures dans ses bras, et jamais, il ne lui a fait un reproche. Il s’est contenté de lui caresser les cheveux et la serrer contre lui, en lui disant des mots réconfortants. Elle soupire un peu, et glisse ses cheveux derrière son oreille. « C’est mon anniversaire, aujourd’hui. Et Vince ne pouvait pas être là. Je passe toujours cette journée avec lui, parce que… » Sa voix se brise à cet instant alors que ses yeux se remplissent de larmes, posés sur la carrosserie bleu nuit de la voiture de son ex-petit-ami. « Parce qu’il revient chaque année à cette date. » Il, son monstre personnel. Elle n’arrive pas retenir un sanglot qui lui monte dans la gorge, et quand il lui échappe, elle est surprise et se sent très mal à l’aise. Elle essaie d’inspirer calmement pour se détendre, ça fonctionne à moitié. « Je suis désolée… J’ai putain de peur, et c’est pour ça que je t’ai demandé de venir, je voulais pas être toute seule, Vince pouvait pas être là, je pensais que ça irait mais, cet enfoiré est toujours là ! » finit-elle par dire à toute vitesse, la peur, la colère et le chagrin mêlés dans sa voix. Elle se déplace jusqu’à une petite boîte de mouchoirs, posée sur sa table basse, et en se détournant de Nate, elle essuie ses yeux, en espérant ne pas s’étaler du mascara partout. Elle se retourne vers lui, en se rapprochant un peu « J’suis désolée, j’aurais pas dû te déranger, je savais pas qui appeler, à part toi. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel Brady
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 673

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Sam 13 Jan - 22:55

Ha-ha, trois sur dix pour la blague. Un sourire fend mes lèvres, même si je sais que ma blague était vraiment idiote. Ah, quand même trois ! Elle ne méritait même pas deux, alors je suis content, j’ai eu un point bonus ! dis-je de bonne humeur. Je m’avance alors vers la cuisine pour jeter un œil à l’évier. Sauf qu'en fait, surprise ! Je n’ai même pas eu le temps de regarder la tuyauterie que Daisy m'annonce qu’il n'y a jamais eu de fuite et qu'elle voulait seulement que je vienne. Cette révélation a le don de me donner un coup de stress, car je m’interroge sur la raison réelle de ma venue. Tellement de possibilités, dont certaines que j'aimerais éviter… Et quand je lui pose la question, ma voix est tendue, comme tout mon corps, alors que je me remets debout face à elle.
Elle aussi parait tendue et cela ajoute à mon stress. Je me pince les lèvres, en attendant ma sentence. C’est un peu comme ça que je le vis, le cœur battant à tout va. Mes yeux ne la quittent pas, je suis prêt à accepter ma peine. En tout cas, je ne sais pas si c’est pour m’apaiser moi ou l’apaiser elle, mais je ne peux m’empêcher de sortir une petite blague, qui la fait sourire un peu, mais sourire forcé, vous voyez le genre. Et comme elle ne dit toujours rien et que le silence alourdit trop l’ambiance et que je me sens mal à l’aise et de trop ici chez elle, je continue de causer. Je parle de son appartement. Et puis le stress me fait m’emmêler les pinceaux et au final, j’ai surtout l’air ridicule et encore plus gêné qu’avant. J’ai une folle envie de déguerpir, de prendre mes jambes à mon cou et de faire comme si je n’étais jamais venu ici. Voilà ce que c’est que de se faire des films dans sa tête. Moi qui pensais naïvement que j’allais jouer les sauveurs… Eh bien c’est râpé, apparemment ! Mais le point positif, c’est que mes bêtises font sourire ma jolie Daisy, même si elle se cache derrière sa main. J’ai compris, dit-elle pour mettre fin à ma honte. Je me racle aussitôt la gorge pour me redonner une contenance. Alors c’est à nouveau plein de courage que je finis par poser la question fatidique, pour l’inciter à enfin prendre la parole et m’expliquer un peu pourquoi je suis ici, chez elle, pourquoi elle a demandé ma présence. Si c’est pour mettre fin à notre « relation » que j’espère amicale et que j’aurais aimé bien plus que ça, je me dis qu’elle aurait pu le faire par message, ou alors simplement ne plus me contacter, espacer les rencontres jusqu’à ne plus jamais avoir à me croiser et me supporter. Alors je ne comprends pas ce que je fais là. Je la vois hésiter, peut-être cherche-t-elle les bons mots pour ne pas me froisser, je ne sais pas. Une nouvelle vague d’angoisse me prend d’assaut, mélangée à de la déception, et, je dois bien l’avouer, de la tristesse. Je me prépare à avoir le cœur arraché, parce qu’au final, c’est toujours comme ça que ça se passe, non ? Je tombe amoureux et paf, on m’arrache le cœur, on le tort, on le coupe en mille morceaux, et je mets du temps à recoller tout ça. J’y arrive, mais ça m’est arrivé deux fois, et comme on dit, jamais deux sans trois… Alors mes yeux suivent toujours la jolie brune, mais quand je la vois se détourner de moi, je fais errer mon regard sur le sol et j’entends Daisy soupirer longuement. Mauvaise présage ? Sûrement. Allez, Daisy, parle. Fais tomber la guillotine, que ma mort soit rapide et indolore. Je suis à deux doigts de reprendre la parole pour lui dire que je m’éclipse, pour lui éviter de devoir prononcer les mots auxquels je n’arrête pas de penser maintenant. Lui dire simplement que je comprends la situation et que désormais, je ne l’embêterai plus, si tel est son désir, mais c’est elle qui finit par rompre le silence. Et mon cœur s’emballe quand j’entends sa première phrase. Tu te rappelles quand je t’ai dit que j’avais surtout connu des relations qui m’ont fait perdre du temps ? Des « relations qui lui ont faire perdre du temps ». C’est comme ça qu’elle voit notre relation, je lui fais perdre son temps et en réalisant cela, j’en ai le souffle coupé. Ma gorge se serre un peu, et je ne peux m’empêcher de culpabiliser et d’être anéanti en même temps. Je n’ose même pas répondre à ça, l’émotion m’a ôté tous les mots que j’avais en tête. Puis je finis par prendre une grande inspiration pour parler, enfin. Si c’est comme ça que tu nous vois, je… je commence à voix basse, alors qu’elle reprend la parole, et je me tais aussitôt pour l’écouter, le cœur serré comme jamais. Je suis sortie longtemps, avec un type, et.. le jour où je l’ai rencontré, j’aurais mieux fait de me casser une jambe, comme on dit. Et puis là, un sourire. Triste mais un sourire quand même alors qu’elle me regarde. Et rien que ça arrive à rallumer la flamme qui brûle en moi pour cette douce infirmière, mon héroïne, celle sans qui je ne serai pas ici, dans son appartement, aujourd’hui, mais bien six pieds sous terre. Il.. Il était gentil au début. On faisait plein de sorties, il me trouvait jolie, il m’aimait et me le montrait. C’est sûrement très stupide, mais en entendant ça, je sens la jalousie m’envahir. Et puis un jour, ça a changé. Enfin pas du jour au lendemain, mais… Il est devenu mauvais, agressif.. Avec moi. Je fronce les sourcils en entendant le retournement de situation. Pour m’appeler, il m’insultait. Ma tête recule immédiatement en apprenant ça. Comment on peut l’insulter ? Daisy est si douce, il faut vraiment être un malade pour faire ça. Pour me faire taire, il me giflait. Et là, j’ai la sensation qu’on venait de me donner un coup de poing dans le ventre. Je grimace en imaginant la scène et la tristesse m’envahit. Je ressens subitement le besoin d’aller prendre Daisy dans mes bras, pour lui dire que non, tout ira bien maintenant, parce que je suis là pour veiller sur elle. Je suis horrifié par tout ce qu’elle me dévoile aujourd’hui, et j’étais à des années lumières de m’imaginer tout ça, qu’elle ait pu traverser ce genre d’épreuves. Et quel idiot je suis à avoir pris son hésitation à se confier quelques secondes plus tôt en ne pensant qu’à ma petite personne. Je me déteste parfois de me croire au centre du monde. Alors que Daisy a subi ce genre de violence. Seulement là, je ne sais quoi dire. Elle marque une petite pause et je suis incapable de sortir les mots rassurants qu’elle a sûrement besoin d’entendre. Je croyais, bêtement, qu’il allait redevenir comme avant, un jour. Ouf, elle a repris la parole. Et ce qu’elle dit me fait affreusement penser à Caroline et Eric. Je pensais même que c’était peut-être à cause de moi qu’il avait changé. J’étais naïve, stupide.. J’avais vingt-et-un an. Non ! finis-je par dire, reprenant le dessus sur mes émotions. Ne dis jamais ça, ne pense jamais ça. Ce n’est pas de ta faute, c’est entièrement de la sienne. Daisy… je finis par une voix implorante. Je voudrais lui crier de tout mon être que je suis là et que plus jamais personne ne lui fera de mal. Mais je pense qu’elle n’a pas envie d’entendre ça pendant ce récit, alors je refoule l’amour qui brûle en moi pour cette jeune femme merveilleuse qu’un autre homme a abîmée, à tout jamais. Durant quelques secondes, nos regards s’accrochent, mais cela ne dure pas longtemps. Elle a dû voir sur mon visage tordu par l’incompréhension et la souffrance partagée que je suis attentif à tout ce qu’elle me dit et que je ne prends pas ça à la légère. J’ai fini par porter plainte un jour, après avoir rendu les coups quand j’ai compris que ça ne ferait qu’empirer. C’est Vincent qui m’a soutenue là-dedans. Elle sourit, et je pense que c’est l’amour de son frère qui lui donne ce sourire. Je me rappelle le jour où Caroline m’avait appelé, alors qu’elle venait de quitter son bourreau. Je me rappelle la joie intense que j’ai ressentie à ce moment-là, et le plaisir de la serrer dans mes bras après lui avoir dit de venir immédiatement habiter chez moi, que je serai toujours son foyer, quoi qu’il advienne. J’imagine que Vincent a dû ressentir la même chose au moment où Daisy a réussi à vaincre le monstre avec qui elle vivait. Et en pensant à Vincent, je me dis que jamais je n’aurais soupçonné qu’il ait vécu ce genre de choses lui aussi. Je le savais très protecteur envers sa sœur, et aujourd’hui, je comprends pourquoi. Daisy soupire légèrement, comme si cet aveu l’avait libéré d’un poids énorme. Et elle se remet une mèche de cheveux derrière l’oreille, geste qui me fait ramollir le cœur, l’effet chamallow. C’est mon anniversaire, aujourd’hui. Et Vince ne pouvait pas être là. Je passe toujours cette journée avec lui, parce que… Oh la la, le chagrin emporte ma Daisy et là, je ne peux m’empêcher de m’approcher d’elle et de poser ma main sur son épaule alors qu’elle regarde dehors par la fenêtre. Parce qu’il revient chaque année à cette date. Quoi ?! Mon regard est immédiatement attiré par la rue en contrebas et je scrute attentivement les voitures stationnées. Un sanglot me fait détourner le regard pour le poser sur Daisy qui, je le vois maintenant, a les yeux pleins de larmes. Mon cœur se serre en voyant ça et j’ai l’impression de n’être plus qu’une boule d’amour prêt à envelopper Daisy pour l’apaiser et la réconforter. Je suis désolée… J’ai putain de peur, et c’est pour ça que je t’ai demandé de venir, je voulais pas être toute seule, Vince pouvait pas être là, je pensais que ça irait mais, cet enfoiré est toujours là ! finit-elle par dire à toute allure. Et avant que je n’aie le temps de l’envelopper de mes bras, elle m’échappe et va chercher un mouchoir pour ôter les traces de ces émotions. Puis elle me regarde à nouveau, les yeux rouges et les traits toujours tendus, et elle se rapproche de moi, alors je fais l’autre moitié du chemin à parcourir jusqu’à la rencontrer. J’suis désolée, j’aurais pas dû te déranger, je savais pas qui appeler, à part toi. D’instinct, mes bras viennent l’entourer et je la serre contre moi. Je ne sais pas si elle en avait besoin, mais moi oui. Ma Daisy, la personne que j’ai envie de protéger et de chérir depuis des mois, je ne comprends pas pourquoi quelqu’un a voulu lui faire du mal comme ça. Je suis là et je serai toujours là quand tu en auras besoin, Daisy. Tu peux toujours compter sur moi, aujourd’hui, comme demain. Et tous les jours d’après, dis-je doucement, d’une voix profonde qui fait vibrer mon torse. Avoir Daisy plaquée contre moi doit accentuer les vibrations créées par ma voix. L’une de mes mains est posée sur sa chevelure alors que l’autre caresse doucement son dos. Et mes lèvres déposent un baiser sur le haut de sa tête, je ne peux pas m’en empêcher. C’est moi qui suis désolé, je n’aurais jamais pensé que cette horreur ait pu t’arriver. Je ne comprends pas pourquoi on peut te faire du mal comme ça. Ce type est un malade. Et là, je m’écarte un peu d’elle, mais la serrant toujours dans mes bras, juste assez pour la regarder dans les yeux, ses yeux tout rouges que des larmes remplissent toujours. Elles se mettent à rouler de chaque côté et encore instinctivement, mes mains viennent encadrer son visage et mes pouces stopper la course folle de ces gouttelettes remplies de souffrance. Mes yeux, eux, sont remplis d’un amour infini pour la belle infirmière, et je les plante dans son regard dans lequel, oui, je me noie un peu. Je ne les ai jamais vus d’aussi près aussi longtemps. Cette proximité me donne bien des pensées et l’envie folle de les réaliser. Mais ce serait profiter de la faiblesse de Daisy et je ne pourrai jamais faire ça. Alors mes lèvres viennent se poser sur son front, avec une délicatesse infinie. Je ferme même les yeux pour savourer le moment, alors que mon cœur tambourine dans ma poitrine. Et malgré l’intense besoin que je ressens de la serrer à nouveau contre moi, jusqu’à mélanger nos deux essences, je m’écarte définitivement d’elle et je me dirige vers sa fenêtre, restant discret alors que mes yeux viennent à nouveau scruter la rue. C’est bien la voiture grise ? je demande aussitôt d’un ton calme, voyant une ombre derrière le volant. Je sais déjà que je vais descendre aller m’expliquer avec cette ordure. Je jette un regard à Daisy avant de me diriger vers la porte, lui envoyant un sourire attendri. Sans plus attendre, je passe la porte et je descends par les escaliers à toute allure. Dehors, je me dirige vers la voiture où un homme se cache derrière son volant. Je ne le regarde même pas, je cherche mon portable et je m’arrête devant le véhicule. Je prends une photo de sa plaque et je l’envoie à Charlie par message en lui disant que je lui expliquerai plus tard. Je range mon appareil dans ma poche et l’homme, dont j’ignore toujours le nom, sort alors de sa voiture. Forcément, si quelqu’un prend en photo votre plaque d’immatriculation, vous trouveriez ça étrange vous aussi. Alors je le regarde, l’air sévère. Il est légèrement plus petit que moi et vraiment moins costaud. Il me toise, énervé. Hey, pour qui tu te prends, à faire tes petites photos ! Sa réaction me fait rire et il doit bien voir que je trouve sa façon de faire complètement ridicule. Pour quelqu’un qui va te créer de sacrés problèmes si jamais tu fous pas le camp d’ici, je réponds calmement, ce qui a le don de l’exciter encore plus, l’autre. Tu vas effacer ta photo tout de suite et fermer ta sale petite gueule de merdeux. Je fais ce que je veux, je suis sur la voie publique ! Je ne retiens pas un rire moqueur alors que le gars s’approche de moi pour me menacer. Je ne bouge pas d’un poil. Je vais l’effacer tout de suite, si tu veux, mais sache que je viens de l’envoyer à ma meilleure amie qui, pas de chance pour toi vieux, se trouve être lieutenant de police. Et sache que si je te vois encore rôder près de Daisy, que ce soit à son anniversaire ou n’importe quel autre jour de l’année, tu vas faire sa connaissance et je te souhaite bien du plaisir. Quand j’ai prononcé le nom de « Daisy », ses yeux se sont écarquillés. Il a regardé mon polo où se trouve l’insigne du Fire Department. Je vois, répond-il, vexé. J’attends de voir ça, avec plaisir. Il regarde maintenant la fenêtre de Daisy que j’imagine planquée derrière, à épier nos faits et gestes. Je m’interpose et me poste devant ses yeux. J’ai pas été assez clair ? On t’a à l’œil, maintenant. Et une ordonnance de non-communication va bientôt débouler chez toi, tu peux en être certain. Amuse-toi encore à ça et tu vas prendre cher. Te voilà prévenu. Tu la laisses tranquille et je ne veux plus jamais te revoir, c’est compris ? Et c’est là que l’ex de Daisy me pousse avec ses deux mains. Je fais un pas de recul et je me bloque. Tu crois que tu vas me faire peur avec ça ? Ce sont les pompiers qui s’occupent de ça, maintenant ? Non mais tu te prends pour qui, connard ? T’es le nouveau mec de Daisy, c’est ça ? Tu joues le chevalier sur son cheval blanc pour impressionner la belle princesse ? continue-t-il en me repoussant encore un peu, me menaçant toujours, le regard rempli de colère. J’ai horreur de la violence, mais je sais que s’il me pousse à bout, je vais rendre les coups. J’ai pas à te dire qui je suis, et la vie de Daisy, c’est sa vie à elle, elle fait ce qu’elle veut avec qui elle veut. C’est pas parce que tu l’as traitée comme ta « chose » un temps que ça doit être comme ça toute sa vie. Elle ne t’appartient pas. Elle ne t’a jamais appartenue et ne t’appartiendra jamais. TU LA LAISSES TRANQUILLE, je finis sur un ton plus menaçant à présent. L’autre gars me rit au nez et retourne dans sa voiture. C’est ce qu’on va voir… dit-il avant de claquer la portière. Je sens cet homme très malsain, et ce qu’il vient de dire m’annonce clairement que je n’en ai pas fini avec lui. J’espère seulement qu’il ne s’en prendra pas à Daisy. Il démarre sa voiture et quitte sa place en serrant sa voiture contre moi, sûrement pour m’impressionner. Quel abruti ! Je vais mettre Charlie sur le coup et je veux tout savoir de cette ordure. Pas par Daisy, mais par Charlie. Je l’ai à l’œil, comme je lui ai dit. S’il s’en prend à Daisy encore une fois, même si c’est seulement en restant dans sa voiture comme ça en bas de chez elle, je vais lui faire sa fête. Mes yeux se dirigent vers la fenêtre de Daisy où je devine sa silhouette. Je n’ai pas envie de la laisser ici, chez elle. Après avoir vu l’agressivité de son ex, je ne suis pas tranquille. Je remonte à toute vitesse et j’entre dans son appartement dont j’avais laissé la porte entrebâillée. Bien, voilà une chose de réglée, j’annonce sans plus de fierté que ça. Je regarde Daisy quelques secondes et je réfléchis à la manière dont je pourrais tourner ça. Je connais une blonde qui adorerait passer la soirée avec sa nouvelle amie pour l’anniversaire de cette dernière… je dis d’une façon amusée. Voire même une soirée pyjama. Je suis sûr que Caro va sauter de joie à l’idée de te préparer une super soirée pour fêter ton anniversaire, Daisy. D’ailleurs… je lui envoie un sourire radieux et je m’approche d’elle. Bon anniversaire ! j’ajoute d’une voix douce. Et je lui dépose un baiser sur la joue, tout chaste que je me force à être lorsque je suis avec elle. Je suis désolé, je ne vais pas te laisser le choix, mais je ne peux pas te laisser seule ici, à moins que je ne dorme sur ton canapé. Mais tu ne me ferais pas ça, n’est-ce pas ? Alors qu’une grande maison avec chambre d’amie t’attend quelque part, avec un bon gâteau d’anniversaire, un succulent dîner préparé par mes soins, et une blonde un peu folle. Je rigole légèrement en imaginant l’excitation de Caroline de voir Daisy débarquer à la maison pour y passer la soirée et la nuit. Alors, ça te tente ? On va te faire oublier « tout ça », je t’en donne ma parole. De toute façon, Daisy et moi, nous passerons la soirée et la nuit sous le même toit. Que ce soit ici ou chez moi, mais impossible pour moi de la laisser seule avec ce taré qui rôde dans le coin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Daisy Green
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
MESSAGES : 1140

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Mer 24 Jan - 20:59



Elle lui déballe tout, ça y est. Le sujet qu’elle a soigneusement évité d’aborder avec lui jusqu’à présent, le voilà, la vérité toute nue. Ca l’effraie, de lui parler de tout ça, de voir son regard changer sur elle. DeeDee ne veut pas de la pitié de Nate, elle n’est plus celle qu’elle était, celle dont elle lui parle. Elle ne veut pas voir ses sourires doux se transformer en grimace, ni cette petite étincelle dans ses yeux, s’éteindre, alors qu’il pose son regard sur elle. Elle aimerait lui préciser, qu’il n’y a rien qui change entre eux. Il en saura juste un peu plus sur elle, et peut-être qu’il comprendra mieux les réserves et les barrières qu’elle a longuement établies entre eux, depuis le début. Mais le plus étrange dans tout ça, c’est qu’elle souhaite réellement qu’il comprenne ça. Pas qu’il l’imagine malheureuse, apeurée, blessée. Juste qu’il sache enfin pourquoi il a mis si longtemps à venir jusqu’ici, près d’elle, dans cette zone où il peut à présent entrer, et s’établir. Parce que oui, Daisy le laisse venir à elle, depuis quelques temps, depuis qu’elle a senti et compris qu’il était différent de ce qu’elle avait cru voir.
Et alors qu’elle lui parle de ce bout de passé qui agit encore sur sa vie actuelle, elle entend ce que dit Nate, mais n’est pas capable de rebondir dessus. Ca lui reviendra peut-être plus tard. Elle est tant absorbée dans son histoire, qu’elle ne lui répond pas, et reste concentrée sur ce qu’elle dit, les images en plus pour elle, qu’elle essaie de refouler au fond de sa mémoire, en espérant qu’un jour, tout cela disparaisse, ainsi que toute cette peur et cette angoisses naissantes de ces souvenirs.
Ses yeux alternent entre l’objet de sa peur et l’être rassurant. Son cœur s’apaise quand elle ne remarque pas de mouvement de recul de la part de Nate à son égard. Elle ne doit pas lui paraître trop abîmée. Ni trop ridicule d’avoir supporté ça durant des mois sans rien faire ou dire. Jusqu’au jour où. Ni trop fragile pour être considérée normalement. Et juste pour ça, elle a envie de lui dire merci à cet instant. Elle sait qu’au fond, il peut faire le parallèle avec l’histoire de Caroline, qui a eu cette vie de couple reposant sur la manipulation psychologique. Pour Daisy, ce ne sont plus les mots qui comptent ; tout est dans l’attitude, elle repère les gestes, les mouvements brusques. Comme un bout d’instinct de survie qui ne se mettra jamais en veille. Et pourtant… Juste en face d’elle se tient le type qui l’aide depuis plusieurs semaines à affronter sa peur de l’eau, celui qui d’un geste la rassure. Il suffit qu’elle pose les yeux sur lui pour que son souffle reprenne un rythme normal – alors que son cœur s’emballe, paradoxalement.
DeeDee n’arrive pas à faire les choses comme elle les voulait : elle n’avait pas envie de soulever ce tas de souvenirs, ni de le partager, encore moins avec Nate, qu’elle aime bien. Beaucoup. Mais quand il tend les bras pour qu’elle vienne s’y recueillir, bénéficier d’un peu de la chaleur de son étreinte, elle oublie qu’il vient d’apprendre ce qu’elle redoutait, elle oublie aussi que son ex se trouve au pied de son immeuble. Pendant un instant, elle savoure juste cette proximité et ce moment de réconfort auprès de lui. Elle sent sa chaleur contre elle, puis ses mains placées dans ses cheveux et son dos. Les siennes viennent se plaquer contre son dos alors qu’elle s’accroche un peu à son polo, dans le but de le garder contre elle, au cas où l’idée lui viendrait de s’en aller. « Je suis là et je serai toujours là quand tu en auras besoin, Daisy. Tu peux toujours compter sur moi, aujourd’hui, comme demain. Et tous les jours d’après. » Rien que d’entendre ces quelques mots rassurants, qui ressemblent à une promesse, ça lui donne envie de pleurer davantage. Elle se retient et se contente de resserrer un peu sa prise sur lui, comme pour lui signifier qu’il n’a pas intérêt à décamper tout de suite, pas après lui avoir dit cela. « Merci, Nate. » C’est tout ce qu’elle est capable de lui dire pour l’instant. « C’est moi qui suis désolé, je n’aurais jamais pensé que cette horreur ait pu t’arriver. Je ne comprends pas pourquoi on peut te faire du mal comme ça. Ce type est un malade. » Elle se contente de hausser légèrement les épaules, en guise de réponse, car elle n’en a pas, de toute faite, toute préparée. Elle aurait aimé savoir pourquoi elle, elle a eu droit à ce type de traitement, alors qu’elle demandait juste le contraire, juste de l’amour et de la tendresse. Qu’est-ce qui a fait que toute cette histoire a pu tourner au vinaigre si rapidement, sans raison apparente… Elle ne le saura probablement jamais, et n’a aucune intention de chercher des réponses auprès de Juan. Les pouces du pompier viennent arrêter la course folle de ses larmes sur ses joues, et ça lui fait esquisser un faible sourire au milieu de toute cette tristesse. Daisy se perd un peu dans la contemplation des yeux bleus de Nate qui ne cessent de l’observer. Puis le voyant approcher, elle baisse le regard, alors qu’elle reçoit un baiser sur son front. Les gestes et attentions qu’il lui accorde lui réchauffent doucement le cœur et effacent progressivement la peur qui l’avait envahie depuis quelques heures, depuis qu’elle était rentrée chez elle et qu’elle avait vu cette voiture dans sa rue. Puis, la chaleur se dissipe, alors qu’elle sent son étreinte se relâcher et qu’elle voit Nate se diriger vers la fenêtre. « C’est bien la voiture grise ? » Elle hoche la tête par pur réflexe, puis elle comprend aussitôt les intentions de Nate. Elle ne veut pas le mêler à tout ça, mais elle a à peine le temps de formuler sa phrase dans son esprit qu’il passe la porte après lui avoir offert un sourire. Elle aurait voulu lui dire de laisser tomber, qu’à présent, puisqu’il était là, chez elle, elle ne craignait rien et c’est tout ce dont elle a besoin. Daisy ne veut pas lui créer des ennuis avec cette vieille histoire qui la hante toujours. Son regard quitte la porte laissée entrouverte pour se poser sur la rue, à travers sa fenêtre. Elle voit Nate la traverser, et regarde ses moindres faits et gestes. Un léger froncement de sourcils vient troubler son expression lorsqu’elle le voit prendre une photo de la voiture. Qu’est-ce qu’il fabrique.. ? La réaction opposée se fait sans attendre. Juan sort de sa voiture, l’air énervé, et Daisy se retient de faire un pas en arrière, comme pour se protéger de lui, alors qu’il ne peut pas l’atteindre d’ici. Ses doigts jouent nerveusement avec la chaîne fine et dorée qu’elle porte autour de son cou. Elle n’entend rien, et voit seulement l’énervement de son ex, face au pompier. D’ailleurs le voilà qui pousse Nate de ses deux mains. Daisy secoue la tête, à moitié exaspérée de voir ce comportement qui n’a pas changé. Par chance, le pompier toise un peu Juan et a une carrure plus imposante, comme Vincent. Elle les voit échanger encore, et intérieurement elle espère que tout cela va vite se terminer, elle n’aime pas voir cette image. Son passé aussi intrusif. Quand ses yeux suivent son ex qui remonte dans sa voiture, elle soupire de soulagement puis alors qu’il démarre et frôle Nate un faible « connard » transperce ses lèvres. Elle attend que Nate revienne chez elle et s’appuie dos au canapé, fixant la porte. Quand elle le voit apparaître, un doux sourire se pose sur ses lèvres. « Bien, voilà une chose de réglée. » Elle ne sait pas si elle doit lui dire merci, s’excuser une fois de plus du dérangement… Daisy ne sait plus comment se tenir en face de lui, maintenant qu’il a fait déguerpir son ex, et qu’elle sent un poids en moins sur ses épaules. Et qu’il n’y a même pas de fuite à réparer. Elle pourrait lui proposer un verre, ou l’inviter à manger quelque part… « Je connais une blonde qui adorerait passer la soirée avec sa nouvelle amie pour l’anniversaire de cette dernière… Voire même une soirée pyjama. Je suis sûr que Caro va sauter de joie à l’idée de te préparer une super soirée pour fêter ton anniversaire, Daisy. D’ailleurs… » Elle fronce doucement les sourcils en entendant le début de sa phrase, puis son visage se détend et c’est la surprise qui s’en empare. Alors, comme ça, il la devance, et change tous ses plans ? « Que.. De quoi tu.. ? » Elle n’a pas le temps de rétorquer quoi que ce soit d’autre avant de voir le pompier au joli sourire s’approcher dangereusement d’elle. « Bon anniversaire ! » Et recevoir un autre bisou, sur la joue cette fois. « Oh.. Merci ! » Elle sent une douce chaleur monter à son visage et se déplace ailleurs, toute gênée, faisant mine d’arranger des futilités chez elle, comme un coussin qu’elle prend dans ses mains, pour le reposer exactement au même endroit. Elle s’aperçoit de ce qu’elle fait et lie ses deux mains ensemble pour arrêter de faire des trucs aussi stupides. « Je suis désolé, je ne vais pas te laisser le choix, mais je ne peux pas te laisser seule ici, à moins que je ne dorme sur ton canapé. Mais tu ne me ferais pas ça, n’est-ce pas ? Alors qu’une grande maison avec chambre d’amie t’attend quelque part, avec un bon gâteau d’anniversaire, un succulent dîner préparé par mes soins, et une blonde un peu folle. » Un sourire amusé étire ses lèvres, et l’attention de Nate la touche au plus profond de son être. Il s’inquiète pour elle et ça l’attendrit encore davantage. « Alors, ça te tente ? On va te faire oublier « tout ça », je t’en donne ma parole. » Un soupçon d’hésitation lui vient alors, tandis qu’elle le regarde, lui qui semble plein d’enthousiasme. « Je ne veux pas gêner, je sais pas, je t’embête avec mes soucis, et au final… Tu veux m’offrir une soirée d’anniversaire improvisée.. Ca me gêne au plus haut point. » L’idée de passer la soirée avec les Brady la tente beaucoup. Autant la présence de Nate la rassure et lui fait du bien, autant celle de Caroline lui est agréable, et elle est persuadée qu’elle passera une bonne soirée en leur compagnie. Lorsqu’elle remarque le regard de Nate qui prouve qu’il est prêt à insister, et surtout à ne pas la laisser ici toute seule… Elle baisse les armes. « Ok, j’accepte. Et je n’ai pas le cœur à te proposer mon canapé, pas après m’avoir gentiment aidé avec.. » D’un geste de la main, elle indique vaguement la fenêtre qui donne sur la rue. « Peut-être que tu devrais prévenir Caro, si elle prépare un repas juste pour vous deux ? Hmm, je vais aller mettre quelques affaires dans un sac, je n’en ai pas pour longtemps. Sers-toi à boire en attendant, si tu veux, fais comme chez toi. » Elle lui envoie un sourire, puis passe à côté de lui, pour se diriger dans sa chambre, au moment où elle arrive à sa hauteur et le dépasse, Daisy a un mouvement d’arrêt, et elle fait un pas en arrière pour se retrouver en face de lui et sans réfléchir, elle glisse ses bras autour de ses épaules, en le serrant contre elle pendant quelques secondes. Puis avant de relâcher son étreinte, elle glisse à son oreille : « merci pour tout. » Et se faufile à nouveau d’entre ses bras pour aller vraiment préparer ses affaires cette fois. Une fois face à son petit dressing et ses boîtes de rangement, elle en sort des sous-vêtements, un pyjama, un jean et un tee-shirt, et des vêtements pour le travail propres, puis elle tient ces deux derniers éléments dans ses mains en réfléchissant… « Nate ? » Elle l’appelle afin d’obtenir son attention, puis elle enchaîne en allant vers la porte de sa chambre pour le voir : « Tu me ramèneras ici demain, ou tu me déposeras directement au travail ? » Une fois la réponse donnée, elle organise son sac pour avoir tout ce qu’il faut. Elle sort de la chambre et jette un coup d’œil à Nate avant d’aller chercher ce dont elle a besoin dans la salle de bains. « Je suis presque prête ! » lance-t-elle en ajoutant crème hydratante, démaquillant, mascara, brosse à dents… dans sa petite trousse de toilette. « Est-ce que tu me prêtes une serviette de bain ou j’en prends une ? » La question peut paraître stupide, mais elle la pose pour être certaine. Elle se sent déjà assez mal de s’incruster chez lui, alors lui emprunter des affaires sans s’être renseignée au préalable… Une fois ses affaires prêtes, elle boucle son sac, et rejoint Nate à la porte. « Oh, attends ! » Elle va dans sa cuisine, ouvre un placard, et en sort une bouteille. Du bon vin. « Ma contribution pour ce soir ! » Alors qu’elle se penche pour récupérer son sac, elle remarque que le pompier l’a devancée et tient déjà son bien au bout de son bras. Un petit sourire étire ses lèvres alors que ses yeux remontent vers le visage de Nate, elle hausse les épaules en le regardant et n’ajoute rien. Elle lui a tellement dit « merci » depuis qu’il a passé sa porte qu’elle préfère taire celui qui aurait été de mise ici, à la place, elle se contente de souligner l’attention. « Et en plus d’être serviable, monsieur est galant. » dit-elle en ouvrant la porte derrière lui, la tenant ouverte le temps qu’il passe.
Une fois en voiture, Daisy sourit toute seule alors qu’elle s’attache. Ce n’est pas la première fois qu’elle monte dans son pick-up. Mais c’est la première fois que Juan la voit avec un autre homme que Vince, qu’il sait être son frère. Elle a vu sa voiture au coin de la rue, mais n’en a pas fait mention auprès de Nate. Et rien que pour ça, son cœur se gonfle de soulagement. Alors que Nate commence à rouler, elle regarde les immeubles défiler. Elle ignore où il habite et reste silencieuse pour l’instant, écoutant la musique qui résonne dans l’habitacle. Des pensées lui viennent, par rapport à quelque chose que Nate lui a dit tout à l’heure, et elle fronce les sourcils un instant. Le visage toujours tourné vers la fenêtre, d’une voix douce, elle déclare simplement : « Tu sais, je ne vois pas notre relation comme une qui me fait perdre du temps. » Son cœur se met à battre légèrement plus fort dans sa poitrine et elle n’ose pas décoller son regard de la rue qui défile sous ses yeux, de peur de croiser celui de Nate et y lire des choses pour lesquelles elle n’est pas encore prête.
Le pompier finit par ralentir en se garant dans une zone pavillonnaire et Daisy sort aussitôt de la voiture en s’emparant rapidement de son sac pour ne pas laisser Nate le prendre le premier. Elle le suit ensuite dans une petite allée qui mène à une jolie maison et elle ne peut s’empêcher de la détailler. Son appartement est ridicule à côté… Il a dû le trouver vraiment minuscule. « Et tu disais que c’était joli chez moi.. ? » dit-elle avec un peu de sarcasme dans sa voix alors qu’il vient de frapper à la porte pour annoncer leur arrivée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel Brady
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 673

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Mer 24 Jan - 22:39

Quand je remonte, Daisy m’accueille avec un sourire beaucoup plus détendu que quelques minutes plus tôt. J’imagine que d’avoir vu la voiture de son ex déguerpir a dû lui faire du bien et lui enlever un sacré poids. Mais je ne suis pas rassuré pour autant, parce que ce taré peut très bien revenir et rôder encore, juste pour l’embêter et lui mettre la pression. Quel enfoiré. Mais quel minable ! Pourquoi les filles les plus adorables au monde se mettent toujours avec des mecs de ce genre ? J’ai déjà vécu ça avec Caro, et maintenant je constate malheureusement que Daisy a eu son lot de mauvaises rencontres également. Pas étonnant qu’elle soit toujours célibataire après ça, j’imagine qu’il faut une sacrée force mentale pour surpasser les traumatismes. Et je me sens idiot de lui courir après comme je le fais, alors que d’autres filles passent dans mon lit. Enfin une, Jessica. Et je ne m’en souviens même pas, alors je ne sais pas trop si ça compte… Mais ça doit certainement compter pour Daisy qui doit me trouver quand même peu digne de confiance. Et je la comprends, surtout après avoir entendu sa triste histoire. Mais j’ai l’impression qu’avec le temps, elle m’a tout de même attribué plus de confiance. Et si je suis ici, aujourd’hui, c’est sûrement un signe aussi. Je lui ai dit, elle peut et pourra toujours compter sur moi, que notre relation évolue ou pas, que je me prenne un gros vent ou pas. Je ne veux que son bien et s’il y a une personne qui ne mérite pas d’être traitée comme elle l’a été avec son ex, c’est bien elle. Je lui propose alors de m’accompagner à la maison, pour ne pas qu’elle reste seule ici, vraiment, je ne suis pas tranquille de la laisser. Que.. De quoi tu.. ? Elle est trop mignonne. Si elle s’imaginait que je la laisserais seule, c’est raté. Et comme je suis ici, encore avec elle, j’en profite pour lui déposer un doux baiser sur la joue en guide de cadeau d’anniversaire. Enfin, pour elle, je ne sais pas si ça lui fait plaisir, mais je me fais un cadeau d’anniversaire en avance et tout est bon à prendre quand il s’agit de Daisy. Mais vous savez quoi ? Daisy est toute gênée par ce baiser, je le vois bien, alors autant vous dire que je suis plutôt fier de mon coup. Et ce n'est pas de la gêne du style « quand est-ce qu’il va me laisser tranquille » mais plutôt « oh la la il m'a fait un bisou !!! ». Et je la vois se cacher derrière des gestes inutiles, réarranger un coussin sur son canapé qui n'a pas besoin d’être retouché, vous voyez le genre. Alors au fond de moi, l'espoir est ravivé. Face à ce spectacle, je ne peux m’empêcher de sourire, attendri, et d’imaginer que oui, je lui plais moi aussi. Qu'un jour, ce sera comme je l'imagine entre elle et moi et qu’on finira nos jours ensemble. Parce que je l’ai trouvée, celle que j’attendais. J'en suis persuadé, c’est elle. Ma Daisy.
Alors j'insiste pour la persuader d'accepter mon invitation. Dans tous les cas, je reste avec elle, ici sur son canapé s’il le faut, mais je sais que l’argument Caroline joue en ma faveur, étant donné qu'elles sont vraiment bien copines. Je ne veux pas gêner, je sais pas, je t’embête avec mes soucis, et au final… Tu veux m’offrir une soirée d’anniversaire improvisée. Ca me gêne au plus haut point. Mais quelle idée… Je lui laisse quelques secondes de plus pour qu'elle craque, parce que je sais qu'elle va craquer et j’insiste avec mon regard pour lui assurer que la soirée sera bonne. Ok, j’accepte. Et je n’ai pas le cœur à te proposer mon canapé, pas après m’avoir gentiment aidée avec… Elle montre brièvement la fenêtre au lieu de nommer l'immondice qu’est son ex. Peut-être que tu devrais prévenir Caro, si elle prépare un repas juste pour vous deux ? Je souris avant de répondre, tout heureux qu'elle ait accepté et imaginant déjà notre soirée. Quelle image sexiste, Daisy ! dis-je, feintant d’être offusqué. La femme aux fourneaux ? Et me priver de régaler mes deux petites… je m’arrête alors que j’étais sur le point d’ajouter « femmes adorées » mais je ne veux pas lui faire peur, alors je dis …morphales ! Le menu est déjà fait et quand y en a pour deux, y en a pour trois, chez les Brady. Toujours préparer pour un invité surprise, ma mère m'a toujours dit ça. Je lui souris un peu plus, plus que ravi de lui préparer mes lasagnes au saumon ce soir. J'espère pouvoir enchanter ses papilles, mais pas que ses papilles…  Hmm, je vais aller mettre quelques affaires dans un sac, je n’en ai pas pour longtemps. Sers-toi à boire en attendant, si tu veux, fais comme chez toi. Elle m'envoie un sourire sur lequel je m’attarde un peu, rêveur, et elle passe à côté de moi pour aller dans sa chambre, alors je fixe mon attention sur son appartement, maintenant que j'ai le temps. Mais à ma surprise, Daisy réapparaît devant moi. Je lui souris à nouveau, le cœur battant un peu trop vite à mon goût. Et ce qu'elle fait n’arrange en rien ma situation puisque d’un coup, elle enroule ses bras autour de mes épaules et me serre contre elle. J'ai l'impression que ça dure une éternité, comme si le temps s’était arrêté. Mon cœur s’enflamme et je le sens qui tambourine à l'intérieur de ma poitrine, alors que mon souffle s’accélère. Par réflexe, mes bras viennent se poser délicatement dans son dos, autour de sa taille fine. Lorsqu'elle vient me parler doucement à l’oreille, une vague de frissons parcourt mon échine. C'est si bon, j’aimerais qu'elle reste comme ça pendant encore longtemps. Toute la vie, c'est trop demander ? Malheureusement toute bonne chose a une fin et la voilà qui s’éloigne de moi alors que mon corps et mon cœur la réclament encore. En guise de réponse, je me contente d'un sourire. Elle n'a pas à me remercier, je trouve ça normal de faire ce que j’ai fait pour elle, et si cela lui rend service et peut lui redonner un peu de bonheur, c'est encore mieux. Je me retourne, cette fois, pour regarder Daisy s’introduire dans son petit couloir et disparaître dans une pièce que je suppose sa chambre. Et le sourire est toujours là, je ne peux m’empêcher de sourire comme un bienheureux. Je prends mon portable et j'envoie un SMS à Caro, en attendant que Daisy se prépare. Elle m'a dit de faire comme chez moi, mais je n'ose pas, et surtout je suis impatient de la ramener à la maison.

Tu vas adorer la surprise que je t’amène d'ici une heure… on va avoir quelque chose à fêter ce soir  Wink


J’écris ça, plein de mystère. Je suis sûr qu’elle va adorer passer la soirée avec sa nouvelle amie, et puis on fera péter le champagne ! D'ailleurs je m’empresse de lui renvoyer un nouveau message :

Mets une bouteille de champagne au frais !


Elle en trouvera bien une dans ma petite cave. Nate ? Je relève la tête de mon téléphone pour regarder vers sa chambre, soudainement curieux. Et la tête de Daisy passe d'encadrement de la porte alors que de mon côté, le sourire revient en force. Tu me ramèneras ici demain, ou tu me déposeras directement au travail ?  L’idée de la déposer devant l’hôpital me séduit vraiment, cela me donne le sentiment d’être déjà en couple avec elle – parce que oui, j’arriverai à mes fins ! – et j’espère même qu’on croisera du monde, pour alimenter les ragots de l’hôpital. Rien que l’idée me fait marrer, j’imagine déjà Bernie venir discuter avec Daisy pour avoir les derniers potins. Je t’emmènerai demain matin au boulot, pas de souci, je suis de repos. Tu pourras dormir plus, comme ça. Et je pourrai plus profiter de sa présence, aussi. Je pourrai même aller la chercher à la fin de son travail pour la ramener chez elle, vu qu’elle n'aura pas sa voiture, mais je ne lui dis pas, sinon elle va changer d'avis et demain je vais devoir la ramener ici, chez elle. Je ne voudrais pas décevoir Bernie… Un petit sourire malicieux se glisse sur mon visage alors que Daisy retourne préparer son sac. Je m’imagine déjà venir dans leur service pour faire un coucou à tout le monde et fanfaronner que je viens chercher Daisy. Je me retiens de rire rien qu’à imaginer tout ça. Je m’aventure à présent dans son appartement, et je remarque quelques cadres photos posés sur une étagère. Je m'approche, je fais mon curieux. Et je fais bien, parce que je découvre la famille Green en son intégralité. La photo a l’air de dater un peu, mais je reconnais où elle a été prise : au paradis ! Dans le mille : Hawaï. Daisy fait plus jeune qu’aujourd’hui, mais elle n'a pas vraiment changé. Vincent a davantage changé qu'elle, je trouve. Et je fais donc la « connaissance » de ses parents, et de son autre frère, imposant et carrément beau gosse. Ils ont de sacrés gènes dans la famille, c'est à en devenir jaloux. Je suis presque prête ! m’annonce Daisy, ce qui me fait sortir de ma contemplation des  Green. Je me retourne pour la voir disparaître dans une autre pièce. J’entends des placards claquer et sa voix retentit à nouveau. Est-ce que tu me prêtes une serviette de bain ou j’en prends une ? Sa question me fait sourire. Voilà que je l’imagine enroulée dans l’une de mes serviettes de bain… J’ai ce qu’il faut, t’encombre pas ! Pas la peine de prendre du dentifrice, tout ça, j’ai tout à la maison, il m’arrive de me laver les dents, de temps en temps ! je plaisante, comme un idiot. Sur le coin du sofa sont posés quelques livres, alors je les attrape pour en lire les quatrièmes de couverture. J’aime bien en connaître toujours plus sur Daisy, sur ses goûts, ses désirs, ses rêves, ses peurs… Bref, je veux tout savoir et je n’en ai jamais assez, je crois. Quelques minutes plus tard, je me dirige vers sa porte d’entrée, prêt à m’envoler pour ma maison. J’attends juste que la Lois Lane arrive pour faire le voyage. Et quand on parle du loup… Tu es prête ? je demande avant d’ouvrir la porte d’entrée. Elle a un petit sac de voyage qui est plutôt bien rempli, pour une seule nuit. Ah les femmes… Oh, attends ! Je fronce les sourcils, me demandant ce qu’il manque. Je la voir partir vers la cuisine et elle brandit une bouteille de vin. Ma contribution pour ce soir ! Je rigole gentiment. Tu veux faire boire Caro ? Déjà lors de votre première soirée filles, j’ai dû la ramasser dans les marches de l’escalier, alors je sais pas dans quel état tu vas me la mettre ce soir ! Je rigole de plus belle tout en ramassant le bagage de Daisy à mes pieds, prêt à quitter l’appartement. J’en ai d’autres à la maison, si jamais celle-ci ne suffit pas. Daisy cherche son sac qu’elle a posé à terre, mais elle se rend compte finalement que je le tiens dans ma main. Non mais je ne vais pas lui faire porter ses affaires, non plus. Kiki ne serait pas d’accord. Et en plus d’être serviable, monsieur est galant. Je la regarde du coin de l’œil et je réponds Et ça me fend le cœur de voir que ce n’est que maintenant que tu t’en rends compte ! Et je rigole un coup, parce que je plaisante, évidemment. Daisy me tient la porte, que je passe volontiers, et en route pour la maison.

Dans le pick-up, la musique résonne doucement. Je n’aime pas qu’elle vienne parasiter nos conversations, avec Daisy. Surtout que celle qu’elle lance est importante. Tu sais, je ne vois pas notre relation comme une qui me fait perdre du temps. Mon regard quitte la route (pas bien !) pour se poser sur ma passagère. Daisy regarde par la fenêtre, alors je fixe à nouveau mon attention devant la voiture. Elle ne voit donc pas que je souris, et elle ne sent pas non plus que mon cœur s’emballe. C’est bon à savoir, je réponds simplement. Je sais pas pourquoi j’ai paniqué tout à l’heure. Enfin si, je sais pourquoi. Mais merci d’éclairer ma lanterne. Bon, je ne vais pas tout lui déballer là, dans mon pick-up. C’est rassurant. Encourageant, même. Je finis par augmenter le volume de la musique pour venir couvrir la tension palpable au sein de l’habitacle. Je pense qu’il en est de même de son côté, ça doit bien cogiter dans sa tête. Alors je préfère me détendre et m’immerger dans ma musique, et je me mets même à chanter, pour le coup. La musique, c’est la vie. Peut-être que je lui chanterai quelques chansons ce soir, je me dis, tout en jetant un œil à ma belle passagère, toujours occupée à scruter le dehors.

Nous voilà arrivés devant la maison. Je n’emprunte pas l’allée du garage, car j’y ai installé toutes mes planches pour leur redonner un coup de jeune, donc impossible d’y ranger la voiture. Tant pis, nous marcherons. Alors on emprunte l’allée piétonne, bordée de petits palmiers et d’arbustes fleuris. Mon jardin est magnifique depuis que je n’y touche plus, en fait. Durant mon hospitalisation, c’est Caroline et ma mère qui viennent faire le jardinage et le résultat est bluffant. Elles ont même planté de nouvelles plantes. Et tu disais que c’était joli chez moi.. ? Je lui souris. Mais oui, c’est joli chez toi, et ton appartement te ressemble. Je retiens le clin d’œil que j’ai envie de lui envoyer et je frappe à la porte avant d’ouvrir immédiatement, pour annoncer notre arrivée. Caro ! Ta surprise est arrivée ! j’annonce d’une voix forte pour qu’elle entende, où qu’elle se trouve. Je me retourne vers Daisy, tout sourire. Mais elle, elle grimace et je la vois se débattre avec la bandoulière de son sac qui s’est emmêlée avec ses cheveux. Attends, je vais t’aider ! je dis rapidement en m’approchant, pour tenter de démêler tout ça. Forcément, mon visage est proche du sien, et je jette quelques coups d’œil sur ce dernier, admirant ses petites taches de rousseur que j’aime tant. Je crois qu’il va falloir scalper, je suis désolé, Daisy ! j’annonce en plaisantant. Non mais sérieusement, comment t’as fait ça ? On dirait que t’as fait dix sauts périlleux avec, pour l’avoir emmêlé comme ça ! Je pouffe de rire à cause du ridicule de la situation. Mes doigts essaient tant bien que mal de ne pas trop tirer sur les cheveux de ma belle. Heureusement, ça nous fait plus rigoler qu’autre chose, et je regarde Daisy, toujours d’aussi près, et voir l’hilarité dans ses yeux ne fait qu’accentuer la mienne. C’est ce moment-là que Caro choisit pour faire son entrée. Et ça y est ! Je viens de réussir à libérer Daisy de son sac ! Je suis plutôt fier de moi. Voilà ! C’est bon ! T’es… Parfaite. Tout simplement, je dis en lui souriant, sous son charme, en remettant sa mèche de cheveux au bon endroit, l’aplatissant un peu pour que ma douce n’ait pas une mèche qui part en vrille. Ils sont doux, ses cheveux, en plus. Non mais sans mentir, tout est parfait chez elle, c’est une véritable torture…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caroline Brady
Admin masseuse coquine
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
MESSAGES : 978

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Dim 28 Jan - 21:13


Cela ne faisait que quelques mois qu’elle partageait sa vie avec Nate. Quelques mois seulement, et il était parvenu à lui faire oublier les quatre années infernales qu’elle avait vécu. Bien sûr, le chemin serait long pour reprendre confiance en elle, se pardonner ses erreurs passées et surtout refaire confiance à un homme un jour. Cela dit, elle n’en était pas encore à penser tomber amoureuse. Elle avait trop souffert de sa relation avec Eric pour avoir envie de remettre ça dans l’immédiat, mais pour une romantique invétérée comme Caroline Brady, c’était assez triste et dommage de la voir se terrer sur elle-même. Bien sûr, elle gardait son sourire légendaire, sa bonne humeur communicative et heureusement – HEUREUSEMENT – elle avait trouvé du boulot pour penser à autre chose et se reconstruire. Grâce à cela, elle reprenait goût aux petites choses de la vie, du quotidien, qu’elle avait inévitablement oubliées lorsque le banquier était dans le tableau. Diable, elle avait mis du temps mais elle était parvenue à ouvrir les yeux et à passer le cap du « je le quitte » avec brio. Pour cela, elle remerciait Nate chaque jour que Dieu faisait, chaque matin elle répétait le même rituel. Un bisou sonore sur la joue et un « merci » timide mais déterminé. S’il en avait marre qu’elle lui soit redevable pour une chose qu’il estimait naturelle et normale, il comprenait son besoin de le dire et de l’exprimer. Un jour, cela s’arrêterait – ou pas – mais pour l’instant, Caroline se sentait beaucoup trop chanceuse de l’avoir dans sa vie pour veiller sur elle et elle tenait à le lui faire savoir. Il n’y avait pas grand-chose qu’elle ne partageait pas avec Nate – excepté quelques visions de la vie assez différentes sur divers points, notamment sentimentaux – mais il était et avait toujours été son plus grand confident. Aussi se sentait-elle légèrement honteuse de ne pas lui parler de son patron. De ce qu’elle éprouvait pour le boxeur, de ce qu’il lui faisait ressentir sans qu’elle n’y puisse rien, de ce qu’il semblait ressentir en retour, de cette relation qui évoluait dans une direction qu’elle ne parvenait pas à définir. La seule personne à qui elle était parvenue à en parler était Daisy. Qui de mieux qu’une femme, de toute façon, pour la comprendre et ne pas la juger ? Cependant, elle n’avait pas eu l’occasion de revoir la jolie infirmière depuis son retour d’Espagne et elle avait bien hâte d’y remédier – c’est qu’elle en avait des choses à se raconter ! Non seulement Caroline devait TOUT LUI DIRE concernant ces nuits accumulées dans le lit du boxeur – en tout bien tout honneur, elle le jurait – mais elle avait besoin de son avis, avisé. Les deux jeunes femmes avaient bien plus en commun que le besoin et l’envie d’aider leurs prochains, et malheureusement cela concernait un passé sentimental mouvementé et douloureux. En cela, Daisy représentait une amie et une confidente de taille. Elles s’étaient bien évidemment croisées au travail, mais entre deux rendez-vous et jamais complètement seules – et avec son emploi du temps auprès de Jon, on ne pouvait pas dire qu’elles avaient eu le temps de se faire une soirée filles. Quant à Daisy, elle avait bien plus de choses encore à raconter à Caroline. Elle devait lui raconter leur journée plage. Elle devait lui raconter comment elle l’avait remis à sa place à la découverte du suçon. Bien sûr, elle devrait sans doute tout recommencer à zéro pour convaincre l’infirmière que cet imbécile de pompier n’était pas un mauvais garçon – elle lève les yeux au ciel en repensant à cet écart malheureux – alors qu’elle prépare la pâte pour les lasagnes en attendant le dit-cousin légèrement en retard. Caroline était peut-être trop curieuse, mais en parfaite entremetteuse qu’elle était, elle se devait de s’assurer que ses deux amoureux pour la vie se trouvent enfin. BIP. Signale d’un SMS, et alors qu’elle sourit bêtement en s’imaginant que c’est Jon qui reprend leur petite discussion écrite – qu’ils ont pris l’habitude d’avoir depuis quelques temps – elle se mord la lèvre en apercevant le nom de Nate. Non pas qu’elle soit déçue – quoique – mais elle est furibonde contre elle-même d’attendre comme une adolescente en pamoison devant son béguin.


  • Tu vas adorer la surprise que je t’amène d'ici une heure… on va avoir quelque chose à fêter ce soir ^^


Naturellement, elle réfléchit intensément et ça se lit sur son visage. Une surprise ? Dans une heure ? Quelque chose à fêter ? Qu’est-ce qu’il mijotait ?


  • Mets une bouteille de champagne au frais !


En voilà une idée, du champagne au frais. Pourtant, machinalement elle obéit. Parce que s’il lui dit qu’ils vont fêter quelque chose, c’est qu’ils vont fêter quelque chose. Elle a une heure pour trouver ce dont il peut s’agir. On est encore loin de Noël. Encore loin de leurs anniversaires respectifs. Le seul anniversaire qu’elle connaisse aujourd’hui, c’est Daisy… OHMYGOD ! Qu’elle ouvre grand la bouche alors que l’évidence la frappe de plein fouet. Bien sûr que c’est Daisy la surprise, et bien sûr qu’ils vont fêter son anniversaire. Pour qu’il soit si enthousiaste, ça ne peut être que ça. Et la voilà qui chantonne en continuant la préparation de la pâte – c’est que ça prend du temps ces choses-là ! – et qu’elle imagine dans sa tête tout un tas de scénarios différents qui mèneraient au même point : les laisser seuls en tête à tête à un moment de la soirée. « J’espère que cet idiot n’aura invité personne d’autre, » qu’elle se dit soudainement, douteuse. C’est qu’il aurait été capable d’inviter la bande entière pour créer une fête digne de ce nom. Non, il l’aurait prévenu pour qu’elle abandonne le coup des lasagnes – ils ne pourraient jamais en faire pour vingt. Rassurée, elle se replonge dans sa tâche avec entrain et bonheur.

Elle entend la porte s’ouvrir et elle entend Nate clamer : « Caro, ta surprise est arrivée ! » Le temps de se lécher les doigts, de les rincer, de les essuyer, et d’accourir dans le hall d’entrée, elle avait le sourire jusqu’aux oreilles. Mais ce n’était rien comparée à son cœur qui bat la chamade et à la joie intense qui l’envahit quand elle les aperçoit, si proches, si intimes, si… OHMYGOD ! « Voilà, c’est bon ! T’es… parfaite. Tout simplement, » qu’il complimente la jolie brune en la couvant du regard. Daisy ne recule pas, Daisy le laisse remettre une mèche de ses cheveux en place. C’EST UNE EVIDENCE, NON ?! « Halleluhia ! Enfin ! » qu’elle s’écrie les joues rosies de bonheur et presque les larmes aux yeux. C’est que le bonheur de Nate lui tient tellement à cœur, tout comme le bonheur de Daisy. Ces deux personnes qu’elle aime fort et qui sont tellement faits l’un pour l’autre. Ses mains réunies devant ses lèvres pulpeuses, on ne peut pas rater son sourire et son excitation suprême. Elle ne réalise pas de suite qu’ils la regardent comme une folle – elle a l’habitude – et continue sur sa lancée. « Vous êtes tellement adorables, ensemble. J’en ai la chair de poule, » qu’elle leur dit en montrant ses bras dénudés et sautillant comme une gosse devant le sapin de Noël. « Je savais que ça finirait par arriver, mais je dois reconnaitre que je pensais devoir vous ouvrir encore un peu plus les yeux, » qu’elle enchaîne en riant avant de voir leurs mines légèrement mal à l’aise. « Quoi ? » qu’elle leur demande bêtement. Avant de comprendre, peut-être, qu’elle avait tout faux. IMPOSSIBLE.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel Brady
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 673

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Mer 7 Fév - 21:31

Ca me fait plaisir de faire découvrir ma maison à Daisy. Je l’ai imaginée tellement de fois déambuler ici, déjà à ma soirée où j’avais espoir qu’elle vienne, celle où Jessica m’a mis le grappin dessus, mais aussi et surtout dans des moments plus intimes. Dans mon imaginaire, elle est souvent assise dans mon canapé à côté de moi, les jambes repliées. Elle me regarde jouer de la guitare, par exemple. Ou alors j’aimerais qu’elle cuisine avec moi. Les choses simples du quotidien, c’est ça qui me fait envie avec elle. J’ai réalisé qu’elle avait pris une place si importante dans ma vie que je ne me vois pas continuer sans elle. Je suis complètement atteint, maintenant il est trop tard. Je suis amoureux de Daisy Green et rien ne pourra changer ça. Halleluhia ! Enfin ! s’exclame Caro quand je laisse Daisy tranquille après l’avoir complimentée. Oui, elle est parfaite, ma Daisy, absolument parfaite, jusqu’au bout des cheveux ! Je regarde alors ma cousine, un peu intrigué par son entrée. Elle doit sûrement être contente de nous voir arriver « enfin ». Mais alors je trouve qu’elle en fait des tonnes. Et ça me fait rire. On dirait qu’elle va se mettre à pleurer de bonheur et jamais je ne l’ai vue réagir ainsi quand je rentre du travail. Ou alors c’est Daisy qui lui fait cet effet-là ? Oh… Eh bien je dois admettre que je suis un peu jaloux, pour le coup. Vous êtes tellement adorables, ensemble. J’en ai la chair de poule. OK, alors là, c’est bizarre. Et je la regarde d’un air dubitatif. Elle nous montre ses bras dénudés pour nous prouver qu’on lui donne la chair de poule. Je jette un regard à Daisy pour lui signifier que je ne comprends pas et puis… J’ouvre la bouche avec un « Ooooh » presque muet. Et là je me mets à rire. Elle a cru que Daisy et moi, on était ensemble, à tous les coups. Je savais que ça finirait par arriver, mais je dois reconnaitre que je pensais devoir vous ouvrir encore un peu plus les yeux. Mon rire s’accentue et je suis complètement excité de savoir que Daisy est sur le point de craquer, vu ce que Caroline dit. Enfin, disons qu’elle a les yeux à moitié ouverts, pour reprendre les mots de ma cousine. Bientôt, ils s’ouvriront pour de bon et là, à moi ma Deedee ! Quoi ? demande Caro, mais je n’ai même pas envie de démentir les dires de ma cousine, parce que jouer le jeu est bien trop tentant. Rien que pour taquiner Daisy… j’en meurs d’envie ! Alors je me retourne vers Daisy, à fond dans mon rôle. Bienvenue chez toi, ma chérie ! Et puisqu’on est censés être ensemble, je me penche pour lui déposer un baiser sur la joue. Autant en profiter, non ? Promis, après j’arrête, je lui susurre au creux de l’oreille avant de m’éloigner, puis je lui souris avec malice, faisant plisser et briller mes yeux. Viens, je vais te faire visiter la maison, je lui propose alors que je m’approche de Caro pour l’embrasser elle aussi. Bon ta réaction était peut-être un peu disproportionnée, mais j’adore ! Crois-moi, j’adore ! Je n’en dis pas plus à ma cousine, la laissant dans le doute. Elle a dû voir nos mines dubitatives quelques secondes plus tôt, et puis maintenant je fais comme si elle avait raison, la pauvre Caro doit être perdue. Je prends le bagage des mains de Daisy pour le monter à l’étage, on va commencer par là. Je la laisse passer devant moi dans les escaliers, non pas pour voir son joli derrière se trémousser devant moi - mais disons que j’en profite – mais à la base, c’était par pure galanterie. Je vais te montrer ta chambre, j’informe Daisy en rentrant dans la chambre d’ami attenante à ma chambre. Elle est grande et lumineuse, et donne sur le jardin, derrière, comme ma chambre. Un balcon relie les deux chambres, d’ailleurs, avec vue sur le jardin fleuri, bien entretenu par Caro et ma mère qui ont toutes les deux la main verte. Je ne me contente que d’arroser quand on en a le droit, quand l’été n’est pas trop aride ici en Californie. Je me mets à imaginer de croiser Daisy sur ce fameux balcon demain matin au réveil, elle en nuisette trop sexy. Bon, si ça se trouve elle a sûrement pris quelque chose de plus « confortable ». Il vaut mieux pour moi, d’ailleurs. J’espère que tu seras bien, ici, je dis en souriant. Je suis tellement heureux de la voir et de l'avoir chez moi, c’est fou l’effet que ça me fait. Installe-toi comme tu veux, et là, tu as une salle de bain, je dis en ressortant de la chambre pour la lui montrer. C’est la salle de bain de Caro aussi, sa chambre est ici, si jamais. Et ça c’est la mienne. Si jamais. Je ne le dis pas, mais je lui lance un regard amusé comme si je l’avais dit tout haut. Les portes de chambres sont toutes ouvertes, alors Daisy peut voir comment elles sont disposées, si jamais elle souhaite y jeter un œil. Je vais te faire visiter le bas, si tu veux. Je redescends, cette fois j’ouvre la marche, et une fois en bas, on retrouve Caro, vers qui je me dirige. Elle continue de préparer la pâte à lasagnes, je prendrai le relai quand Daisy aura terminé sa petite visite privée. Et donc là, on a la cuisine, avec la chef cuisinière, comme tu peux le voir… Je lance un sourire à ma cousine adorée qui nous regarde encore avec des yeux tout heureux. Je crois qu’elle pense encore qu’on est vraiment ensemble, Daisy et moi. Je lui dis ou pas ? Non… je vais encore la faire mariner un peu, et puis elle pourra peut-être balancer quelques trucs sympas sur Daisy, on ne sait jamais. Je ne vais pas passer à côté d’une aussi belle occasion. Je poursuis la visite en lui montrant la salle à manger sur laquelle la cuisine ouvre, puis le salon avec ma guitare qui traine sur la table basse. Je ne l’ai pas rangée sur son support avant de partir au boulot. Puis je lui montre mon petit coin lecture et bureau, du côté de la fenêtre en saillie qui l’inonde de lumière. J’adore m’y poser et y lire quelques ouvrages sur le canapé spécial "lecture", face à la fenêtre, avec le soleil qui vient chauffer ma peau. Et pour finir, je l’emmène au garage où j’ai installé un atelier de fortune pour mes planches de surf que je suis en train de bichonner. Bizarrement, pas ma pièce préférée, mais mes trésors sont ici, j’annonce en passant ma main sur la planche qui trône sur les deux tréteaux au beau milieu du garage. Les autres sont en position verticale rangées les unes à côté des autres. C’est le grand nettoyage après l’été, je leur refais une petite beauté, je dis, comme si je parlais de mes chéries. Mais c’est ça. Mes planches, c’est sacré, je les aime. Je suis incapable de les jeter, les donner ou les vendre quand j’en achète une nouvelle. Du coup, j’ai une sacrée collection dans le garage. Elles ont toutes une histoire, je dis en les regardant avec un peu de nostalgie dans le sourire. D’ailleurs le garage regorge de tous ces petits bouts d’histoire de ma vie. Sur chaque carton est écrit le contenu. On y retrouve mes années lycée, surtout. Les trophées gagnés avec le football, les équipements de foot. Je suis un grand nostalgique, je sais que je ne m’en resservirai jamais, mais je ne peux pas me convaincre de m’en séparer. Dire que ça aurait pu être ma carrière, peut-être qu’aujourd’hui j'aurais été quarterback de NFL, super connu, en couple avec un mannequin. Et je regarde Daisy et je souris. Franchement ? Je suis heureux de ma vie actuelle, elle est parfaite, et j’ai la sensation qu’elle va l’être encore plus très bientôt. Je vais aller aider Caro pour les lasagnes. J’avais dit que c’était moi qui cuisinais ce soir, de toute façon. Je reprends le chemin vers la cuisine et pile quand j’arrive, le téléphone de Caroline posé sur la table de la salle à manger se met à sonner. Je jette un œil dessus et je vois la photo de Jon s’afficher. Tiens, y a ton amoureux qui t’appelle ! j’annonce pour rigoler. Je décroche ? je demande en prenant le téléphone et sans même attendre la réponse, j’enclenche la conversation. Secrétariat de Caroline Brady bonsoir ! Jon doit entendre mon sourire à travers l’appareil. Je vois Caroline qui se hâte de nettoyer ses mains en me faisant les gros yeux. Salut Jon, c’est Nate, Caroline termine de s’essuyer les mains et je te la passe, je l’informe. Ca va toi ? je demande, de bonne humeur. La seule fois où je l’ai croisé, il était à ma fête et j’étais complètement fait, alors j’en garde peu de souvenirs. Mais je vois Caroline pianoter sur son téléphone sans arrêt alors je sais que ces deux-là sont intéressés l’un par l’autre. Je ne sais pas où en sont leurs sentiments, mais c’est un peu comme pour Daisy et moi, c’est quelque chose qui va très certainement se faire dans les prochains mois. Obligé. Et c’est que Caro m’arracherait le téléphone des mains ! Je regarde Daisy qui a l’air bien intéressée par cette conversation entre Caroline et Jon. Ah les filles et les potins, tout un poème !

Je prends le relai pour les lasagnes, Caroline a terminé la pâte et l’a passée dans l’appareil pour l’aplatir, alors c’est parfait. Il n’y a plus qu’à garnir. J’ai cuit le saumon hier, tout est prêt à être monté. Ca te dit de cuisiner, Daisy ? Maintenant que Caroline n’est plus dans la pièce, ça ne sert plus à rien de faire semblant, alors je l'appelle enfin par son prénom. Quel dommage. Tu peux commencer à faire le gâteau au chocolat, si tu te sens de le faire. Quoi que… je réfléchis quelques secondes. Ca se fait pas de faire faire à quelqu’un son propre gâteau d’anniversaire, si ? je rigole aussitôt. Elle fera bien comme elle voudra, la recette est dans le livre ouvert sur la table, à côté de là où était posé le téléphone de Caroline.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Daisy Green
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
MESSAGES : 1140

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Sam 10 Fév - 18:50



« C’est bon à savoir. Je sais pas pourquoi j’ai paniqué tout à l’heure. Enfin si, je sais pourquoi. Mais merci d’éclairer ma lanterne. C’est rassurant. » Les mots font leur bout de chemin jusqu’aux oreilles et à l’esprit de Daisy, ne la laissant pas de marbre, au contraire. Rassurant, donc. A vrai dire, maintenant qu’il a vu à quoi ressemblait l’exemple le plus flagrant d’une relation qui lui a fait perdre du temps, il est difficile d’imaginer qu’elle aurait pu mettre cette relation qu’elle entretient avec Nate dans le même panier. Elle en a un peu honte, d’avoir dû dévoiler ce pan de sa vie. Mais.. puisqu’ils vont tous deux dans une direction précise en terme de relation, elle aurait été obligée à un moment ou un autre de lui en parler, non ? Puisque c’est chose faite et qu’elle n’a pas senti de changement négatif dans son attitude envers elle, c’est finalement bien que ce soit arrivé aujourd’hui. Au moins, il sait. Il connaît un bout de l’histoire, et il peut mieux appréhender ses réactions. Elle n’ajoute rien, jusqu’à leur arrivée à la maison, alors que le pompier chantonne dans la voiture, la surprenant un peu. Elle ne lui connaissait pas ce talent jusqu’alors, et c’est une jolie surprise. Mais elle refuse de décoller son regard de la vitre.

Daisy découvre la maison de Nate et son jardin. Qu’est-ce qu’elle aimerait en avoir un comme celui-ci. Même un peu plus petit, ça ne la dérangerait pas, du moment qu’elle pourrait profiter de l’herbe sous ses pieds nus par ces belles journées de fin d’été. Elle complimente ses biens et se rend compte du contraste par rapport à son deux pièces de célibataire. Aoutch. « Mais oui, c’est joli chez toi, et ton appartement te ressemble. » Elle ne rétorque rien et se contente de lui jeter un petit regard en coin, afin d’avoir une idée de l’expression qui orne son visage à cet instant. Elle se fait juste emporter loin par deux billes azur qui la décontenancent, encore une fois. Le pompier leur ouvre la porte, et elle le suit, curieuse de découvrir l’intérieur de sa maison et en apprendre un peu plus sur lui, à la fois. Et puis, il y a Caroline, et elle est si heureuse de retrouver la compagnie de son amie ce soir. D’ailleurs, leur entrée est annoncée et un sourire étire les lèvres de Daisy, alors qu’elle se demande si Caro a déjà deviné ou non la véritable identité de la surprise. Elle s’apprête à délasser ses tennis lorsque la bandoulière de son sac dérape et en voulant l’arranger, Daisy saisit une mèche de cheveux qui s’entortille instantanément autour de la bandoulière et des attaches métalliques. Elle soupire, essayant tant bien que mal de tirer ses cheveux de là. « Attends, je vais t’aider ! » Quelle gourde ! Nate vient à son secours et elle ne peut retenir un léger rire en se rendant compte du ridicule de la situation. Voyant qu’il analyse avant de toucher, elle lui jette un coup d’œil, alors que leurs visages ne sont qu’à quelques centimètres de se toucher et se sent gênée tout à coup. Et amusée à la fois. « Ca a l’air de t’interloquer… » lui glisse-t-elle en le voyant ouvrir plus grand ses yeux. « Je crois qu’il va falloir scalper, je suis désolé, Daisy ! Non mais sérieusement, comment t’as fait ça ? On dirait que t’as fait dix sauts périlleux avec, pour l’avoir emmêlé comme ça ! » Elle rit avec lui, et soudain, elle oublie ses tracas de la journée, comme si Juan n’était jamais venu, et qu’elle n’avait pas eu cette boule de peur au creux d’elle. « Je n’en ai aucune idée.. Ils devaient être mal démêlés… Et puis ils sont épais. Merci papa. » dit-elle en faisant la moue, faisant référence à la tignasse que n’importe quel Hawaïen possède. « Si tu pouvais éviter le scalp et le coup de ciseaux, je t’en serai très reconnaissante ! » dit-elle en se mordant les lèvres, tout en soutenant le sac pour que la mèche ne soit pas arrachée. « Tu peux tirer, je ne crains pas, du moment que tu me libères de mes entraves ! » plaisante-t-elle en exagérant dans ses propos. Elle le regarde essayer de trouver la meilleure option pour sauver ses cheveux, et quand il la libère, elle peut enfin se redresser et déposer son sac au sol. « Voilà ! C’est bon ! T’es… Parfaite. Tout simplement. » Tournée vers Nate, de gêne, elle baisse le regard face à ce compliment qui lui arrive dessus sans prévenir. Puis ce sont des gestes empreints de tendresse qui lui font rosirent doucement ses pommettes. « Merci de m’avoir sortie de là. » murmure-t-elle, un brin amusée en portant son regard sur lui. Mais pour une toute petite seconde car… « Halleluhia ! Enfin ! » Daisy affiche un grand sourire en voyant Caroline arriver dans leur direction, elle n’imaginait pas être aussi attendue, un peu comme le messie d’après l’accueil qu’elle reçoit ! Ca lui fait plaisir en tout cas. « Salut ma belle ! » Mais elle semble émue, même, et DeeDee la regarde sans trop comprendre ce qui provoque ça chez elle. Est-ce que c’est le geste de Nate pour elle qui.. ? Non, quand même pas… « Vous êtes tellement adorables, ensemble. J’en ai la chair de poule. Je savais que ça finirait par arriver, mais je dois reconnaitre que je pensais devoir vous ouvrir encore un peu plus les yeux. » Alors, ça, c’est extrêmement gênant. Daisy se raidit et se contente de fixer Caroline avec des yeux ronds pendant quelques secondes. Incapable d’avoir la moindre réaction. Que quelqu’un parle, s’il vous plaît… Le rire de Nate brise la tension régnante, et ça arrive même à soulever le coin des lèvres de DeeDee. Bon maintenant, il faut dire à Caroline que c’est un malentendu et essayer de nier un peu ce qui vient d’être révélé. Sauf que c’est trop tard et le coup de feindre l’innocence.. Ce n’est peut-être pas utile. Elle lui a avoué à demi-mot, avec une phrase toute simple, un bout de sa vision d’eux deux, dans la voiture. Alors… A quoi bon nier ? Mais peut-être juste rétablir la vérité, non ? Nate va le faire, c’est sûr. « Bienvenue chez toi, ma chérie ! » Un rire bref mais franc lui échappe, sous la surprise alors qu’elle le regarde, l’air interloqué. Mais à quoi il joue ?! Elle n’a pas le temps de rétorquer quoi que ce soit, alors qu’il dépose un baiser sur sa joue. Encore. « Promis, après j’arrête. » Très bien, c’est juste pour faire marcher Caro qui y croit encore dur comme fer, en apparence en tout cas. Elle aimerait lui dire que non, qu’ils ne sont pas en couple et qu’elle vient de la griller auprès de Nate, purement et simplement… Mais elle n’en a pas le courage pour l’instant. Ce « ma chérie » venu spontanément lui a tortillé les entrailles pendant une seconde et.. s’il y en avait d’autres ? Elle passe devant Caroline en la prenant un instant dans ses bras, contre elle, avant de rejoindre Nate posté près des escaliers, son sac entre les mains. Elle commence à grimper les marches qui l’emmènent à l’étage et regarde tout autour d’elle une fois arrivée dans le couloir. Daisy laisse Nate la guider à présent et une petite excitation germe au creux de son être. C’est sa chambre pour la nuit qu’elle visite en premier. Pour une chambre d’ami.. Elle la trouve cruellement spacieuse ! Avec un balcon en plus, et un lit double. Ses yeux observent ce nouvel environnement et elle résiste à l’envie de s’asseoir sur le lit pour tester son confort. « J’espère que tu seras bien, ici. Installe-toi comme tu veux, et là, tu as une salle de bain. C’est la salle de bain de Caro aussi, sa chambre est ici, si jamais. Et ça c’est la mienne. » Elle lui rend son sourire, sentant son cœur battre un peu plus fort. Puis elle le suit pour comprendre la disposition des pièces, elle repère les portes et jure intérieurement de ne pas se tromper. « Je n’en ai aucun doute, c’est chaleureux, ici. » dit-elle en jetant un coup d’œil aux pièces, s’attardant légèrement plus sur les chambres, en particulier celle de Nate. « Tu as ta propre salle de bains, si celle-ci est celle de Caro ? » demande-t-elle par pure curiosité, avant de reporter son attention sur lui. Puis ils retournent en bas, afin de poursuivre la visite. En repassant devant la cuisine, le propriétaire des lieux commente : « Et donc là, on a la cuisine, avec la chef cuisinière, comme tu peux le voir… » Un léger rire lui échappe alors qu’elle voit Caroline en train de préparer quelque chose. « Et tu l’as à l’année ta cuisinière ? » demande-t-elle dans cet esprit bon enfant qui s’est installé. La cuisine est moderne et grande, il a l’air d’être équipé pour préparer de bons petits plats. Puis elle continue de le suivre alors qu’ils enchaînent les pièces et que Daisy pense à la taille de son chez-elle comparé à ici. Ca n’a strictement rien à voir. Une maison comme ça… Elle ne pourrait jamais s’en offrir une. En tout cas, pas ici, à Los Angeles. Enfin, ils arrivent au garage qui est bien occupé. Au centre, une planche de surf en plein traitement. « Bizarrement, pas ma pièce préférée, mais mes trésors sont ici. C’est le grand nettoyage après l’été, je leur refais une petite beauté. » Elle lui sourit doucement et se déplace jusqu’à se poster devant ses planches. Même si elle ne pratique plus depuis de nombreuses années, elle connaît parfaitement le matériel, entre Vince qui en a une tonne pour son travail, et leur père, Atamo, qui fabrique des planches dans le plus pur style hawaïen. Elle ne croit pas en avoir déjà fait mention devant Nate. « Tu as une belle collection. » Elle effleure du bout des doigts une planche qui a dû heurter quelque chose de plus dur qu’elle. « On dirait un peu le hangar de mon père. Avec moins de bazar. » précise-t-elle. « Il crée des planches depuis des années, je ne sais pas si Vince te l’a déjà dit ? Il faudrait que tu viennes voir sa boutique. Tu t’y plairais. » affirme-t-elle, sûre d’elle sur ce point. « Je suis certaine qu’il te ferait un prix, juste parce que tu as réussi à me faire remettre les pieds dans l’océan. » plaisante-t-elle en lui envoyant un clin d’œil par la même occasion. Puis, l’idée de voir Nate et son père réunis, lui fait tout drôle. Sa mère comprendrait instantanément qui il est. Mais son père ? Il l’a toujours laissée tranquille concernant ses relations, même après ce qui lui est arrivé. Jamais trop curieux, ni pressé d’en savoir beaucoup, préférant sans doute que sa fille prenne son temps avant de lui présenter son nouveau petit ami. Elle détourne son regard et perçoit tous les cartons qui sont empilés, avec des mots qui indiquent l’année et le type de souvenirs ou d’objets qu’ils contiennent. Quelle chance d’avoir tout ainsi. Ses affaires sont chez ses parents, et elle a dû faire du tri dans tout ce qu’elle avait. « Je vais aller aider Caro pour les lasagnes. J’avais dit que c’était moi qui cuisinais ce soir, de toute façon. » - « Je te suis ! » dit-elle aussitôt en lui emboîtant le pas pour retourner dans la cuisine. Elle assiste alors à une petite scène des cousins qui se disputent le téléphone alors que Jon tente de joindre Caroline. Elle en profite d’ailleurs pour envoyer un regard équivoque à la jolie blonde ! Les choses se précisent et d’ailleurs elle tend l’oreille vers la conversation qui débute entre les deux tourtereaux inavoués. Quand elle capte le regard de Nate sur elle, elle rétorque comme si c’était une évidence, en s’approchant et baissant d’un ton : « Il faut bien que je sois à jour sur cette histoire ! » Elle s’apprête à plaisanter sur leur cas mais se retient. Elle aurait eu besoin d’un petit update les concernant, puisque Nate a décidé un peu plus tôt de jouer au couple. Mais elle laisse tomber l’idée, imaginant ce que la suite à cette discussion pourrait donner. « Ca te dit de cuisiner, Daisy ? Tu peux commencer à faire le gâteau au chocolat, si tu te sens de le faire. Quoi que… Ca se fait pas de faire faire à quelqu’un son propre gâteau d’anniversaire, si ? » Elle rit à sa remarque puis hausse les épaules. « Qu’est-ce qu’on s’en fiche ! Je ne vais pas te regarder et ne rien faire. Voyons voir cette recette. » annonce-t-elle en se penchant au-dessus du livre, lisant les ingrédients nécessaires, avant de réaliser que Caro a tout mis sur le plan de travail. Elle commence à doser les quantités de farine, quand elle se met à regarder Nate qui étale la pâte à lasagnes dans un plat, avant de se diriger vers le frigo pour en ressortir la garniture. Elle contemple sa nuque, ses épaules larges et rassurantes au creux desquelles elle s’est retrouvée un peu plus tôt. Heureusement qu’il est venu, elle avait tellement besoin de lui. La pensée fait battre son cœur plus fort, alors Daisy se reprend et remet son nez dans le livre de cuisine, n’arrivant même pas à lire les mots qui s’affichent devant ses yeux tant elle est troublée. Elle soupire et commence à parler : « Eh.. Encore merci pour tout à l’heure et pour me permettre de.. » Elle s’interrompt lorsqu’elle pose les yeux sur lui, et qu’elle remarque les traces de farine sur son visage. Un sourire amusé glisse sur ses lèvres et elle murmure : « Attends, tu t’es mis de la farine partout ! » avant que sa main ne vienne naturellement près de son visage et que du bout des doigts elle retire la poudre blanche sur sa joue et son menton. « Tu cuisines comme un cochon ! » le taquine-t-elle, le rire dans la voix. Mais bien vite, son rire est interrompu car sans prévenir, un nuage blanc éblouit son champ de vision et le goût de farine envahit sa bouche : Nate vient de lui envoyer une poignée de farine en pleine figure ! Elle toussote, en commençant à rire en voyant la mine de Nate qui a l’air de se retenir d’éclater de rire tout en étant assez fier de son coup. « Je te jure que tu vas.. » et elle ne termine pas sa phrase, attrapant la première chose qui lui tombe sous la main, un œuf qui finit éclater sur le crâne de Nate. L’instinct a pris le dessus et Daisy recule d’un pas en se rendant compte de ce qu’elle vient de faire. Ses mains se plaquent contre sa bouche et un fou rire commence à la saisir : « Tu l’as cherché ! » arrive-t-elle à articuler au milieu de ses rires, mais quand elle voit Nate passer une main dans ses cheveux où le liquide gluant coule, elle sent le sale coup venir. « Non non non ! » et sans perdre une seconde, elle s’enfuit de la cuisine, poursuivie par Nate, traversant un peu au hasard la maison, passant par la salle à manger, le salon, avant de revenir sur ses pas, en poussant des cris de fille, et lorsqu’elle sent des mains la saisir aux hanches, elle abandonne et se met à hurler, ordonnant à Nate de la lâcher avant qu’ils ne trébuchent tous deux au sol près de l’entrée. Daisy se débat du mieux qu’elle peut, retenant le visage de Nate loin d’elle, afin qu’il ne se frotte pas contre elle pour étaler l’œuf. « Nooon c’est dégoûtant, arrête, je t’en prie, Nate ! » crie-t-elle à moitié étouffée par ses éclats de rire. Dans la bagarre elle arrive à se faufiler, tel un serpent filant entre les doigts du pompier et renverse la situation à son avantage en se plaçant au-dessus de lui, mais il lui rattrape bien vite les mains alors qu’elle continue à lui dire de la laisser tranquille, en vain. Lorsque la porte d’entrée s’ouvre sans prévenir, ils s’arrêtent nets et tombe nez à nez avec.. Kirsten Brady. « Oh ! Mais qu’est-ce que vous faites tous les deux par terre ?! Daisy qu’est-ce que tu as sur.. Nate ! Qu’est-ce que tu as fait ?! » Le regard surpris et plein de questions (ou reproches, Daisy n’est sûre de rien) de la mère de Nate se baladent sur lui puis sur elle, et elle se sent honteuse tout à coup. Elle ne s’attendait pas à cette visite, chez Nate certes, mais tout de même ! Gênée au possible, la brune se détache de Nate, et se redresse sur ses pieds. « Bonsoir madame Brady. » Puis elle pose son regard sur Nate, qui est à moitié couvert de farine et d’œuf et elle ne peut s’empêcher de pouffer de rire, puis voyant la mine de l’invitée surprise, elle essaie de reprendre contenance et balance : « C’est Nate qui a commencé. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caroline Brady
Admin masseuse coquine
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
MESSAGES : 978

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Ven 16 Fév - 19:58


Elle n’était pas peu fière, et elle n’était pas peu hystérique. Bon, elle parvenait à garder son sang-froid, mais le regard pétillait et tout son être dansait la lambada. Elle n’y pouvait rien, voir Nate heureux était l’un de ses plus grands projets depuis toujours. Aussi, à le voir aussi souriant et épanoui – oui, il l’était ! – elle en frétillait de bonheur. Le pompier ne pensait qu’à l’infirmière et ne jurait que par la jolie brune, et si l’on pouvait croire que Nate Brady était un grand romantique au cœur d’artichaut – il fallait l’entendre parler de Daisy pour ça – il n’en était pas moins un homme difficilement amoureux et difficilement stable sur le plan sentimental. Caroline était sans doute la seule femme à véritablement cerner le jeune homme, et c’était indubitablement pour cela qu’elle s’était promis de jouer les entremetteuses entre ces deux personnes qu’elle aimait tendrement. Il n’y avait donc aucun mal à apprécier de les voir ensemble, si proches et si parfaits l’un pour l’autre, n’est-ce pas ? Leurs regards surpris et perdus amenèrent le doute dans son esprit mais aux paroles prononcées par Nate – appelant Daisy sa chérie tout de même ! – lui firent balayer ce doute d’un revers de main. Elle a toujours le sourire d’une oreille à l’autre, et elle ne s’en était pas rendu compte mais elle danse presque vraiment la lambada sur place quand Nate se rapproche d’elle pour l’embrasser sur le haut de la tête, une habitude. « Bon ta réaction était peut-être un peu disproportionnée, mais j’adore ! Crois-moi, j’adore ! » qu’il lui susurre dans l’oreille de façon à ce qu’elle seule puisse l’entendre. Elle fronce les sourcils quelques secondes, incompréhension totale sur ses traits. « Disproportionnée, moi ? Jamais, » qu’elle rétorque faussement outrée par de telles insinuations. « Je suis trop contente de te voir, tu n’as pas idée, » qu’elle ajoute à l’attention de Daisy en se rapprochant de son amie et la prenant dans ses bras comme elle sait si bien le faire. Elle est tactile, Caroline, et quand elle aime elle n’a pas de limite. « J’ai l’impression que l’on ne s’est pas vues depuis des lustres – alors on va rattraper le temps perdu, » qu’elle ajoute en pointant le doigt sur son amie, comme si elle menaçait plus qu’elle ne quémandait. « Evidemment, je te laisse entre de bonnes mains, » qu’elle conclut avec un clin d’œil à la jeune femme avant de retourner en cuisine en sautillant – le bonheur chez Caroline, ça se voit, ça s’entend, ça se sent. Elle a l’impression de regarder l’un de ses films préférés en observant son cousin et sa dulcinée monter les escaliers tandis qu’il lui fait visiter les lieux, et voilà notre blondinette le sourire aux lèvres pour le restant de la soirée – et sans doute plus longtemps encore – tant elle est excitée par cette nouvelle. D’ailleurs, elle l’est peut-être plus qu’eux encore, et cela la fait froncer les sourcils. Glauque et étrange, Caroline. Mais à défaut d’avoir elle-même une vie amoureuse digne de ce nom, elle a le droit de vivre par procuration grâce à ses amis, non ? Sur ces pensées positives, elle se remet au travail en chantonnant un air qu’elle ne connait pas – ou qu’elle ne se rappelle pas. Elle ignore combien de temps s’écoule avant qu’ils ne reviennent dans la cuisine et qu’elle s’attendrie de nouveau devant eux. « Et donc là, on a la cuisine, avec la chef cuisinière, comme tu peux le voir… » « Et tu l’as à l’année ta cuisinière ? » que rétorque la jolie infirmière, ce qui ne manque pas de faire sourire et rire la kinésithérapeute. « J’adorerai pouvoir dire que sans moi, il est perdu, mais ce serait mentir. Je cuisine le plus souvent parce que j’adore ça et que – non je ne suis pas modeste – j’excelle en la matière, » qu’elle énonce fièrement avec une petite pensée pour Dean qui, elle en est certaine, n’aurait pas hésité à lever les yeux au ciel en l’entendant dire cela. « Mais Nate se débrouille plutôt bien derrière les fourneaux, tu verras, » qu’elle ajoute en souriant, ravie à l’idée que son cousin puisse un jour cuisiner pour la femme qu’il aime. Ah, quelle indécrottable romantique, cette Caroline. Elle ne peut s’empêcher de les observer tandis qu’il continue la visite guidée. Puis l’engrenage commence et elle se met à penser à plusieurs choses à la fois. Maintenant qu’ils sont officiellement ensemble – et adorables, et magnifiques – les choses vont bouger. Ils vont passer plus de temps ensemble. Daisy dormira sans doute chez eux souvent, la preuve ce soir. Nate dormira peut-être souvent chez l’infirmière aussi, et Caroline se retrouvera seule dans cette grande maison – déjà trop grande pour eux deux. Ils voudront peut-être emménager ensemble un jour. Caroline devra déménager – depuis le temps que tu dis qu’il te faut trouver TON CHEZ TOI, qu’elle se secoue mentalement. Et s’il la demandait en mariage ? Et si elle tombait enceinte ? Bon, ok, elle s’excite et précipite sans doute un peu trop les choses – mais n’empêche, ces choses-là ça arrive souvent ! « Tiens, y a ton amoureux qui t’appelle ! Je décroche ? » qu’elle sursaute en entendant Nate – c’est qu’elle était concentrée et perdue dans ses pensées, Caroline. Elle ouvre grands les yeux, choquée de voir son cousin s’emparer de son téléphone et de véritablement décrocher pour répondre. C’est que Jon et elle, c’est tendancieux. C’est que Jon et elle, c’est curieux. C’est que Jon et elle, c’est incertain. C’est que Jon et elle, c’est douteux. Ce qui explique sa panique, sa précipitation à se sécher les mains et à courir vers Nate pour récupérer son téléphone – et manquer de trébucher de peu tant elle est maladroite. « Secrétariat de Caroline Brady bonsoir ! » qu’il lance naturellement. Diable que le bonheur pouvait donner des ailes. Quelques jours plus tôt, en apprenant que sa cousine avait partagé le même lit que le boxeur il n’en menait pas large le pompier. Et aujourd’hui, il tape la causette au dit-boxeur comme s’il était déjà son « cousin » par alliance. Les hommes. « Passe-moi ce téléphone, Nathaniel Brady, avant que je ne t’écrase le visage dans ces lasagnes que je prépare avec amour, » qu’elle le menace non sans sourire. « Salut Jon, c’est Nate, Caroline termine de s’essuyer les mains et je te la passe, » qu’il la cherche encore un peu, sans difficulté puisqu’il fait bien deux têtes de plus qu’elle et qu’elle n’a aucune chance d’arriver à attraper l’objet de ses désirs, Nate la bloquant d’une main sur sa tête – sans même besoin d’utiliser sa force légendaire. « Ca va toi ? » Comme si Jon avait envie de causer avec lui ! Bon, elle n’en avait pas la moindre idée mais s’il l’appelait, elle, ça devait être urgent. Après tout, il était son patron… « Va donc profiter de ta chérie, Dino, avant que je ne mette à déballer tous tes petits secrets d’enfance, » qu’elle menace fièrement avant de tourner les talons et papoter avec l’objet de ses désirs.

Oui. Jon. Pas le téléphone.

Depuis l’Espagne, quelque chose a changé. Quelque chose a évolué. Depuis l’Espagne, le boxeur et la kinésithérapeute semblent incapables de ne pas se voir chaque jour, de ne pas se parler chaque jour. Oh, ils ne se le disent pas vraiment, mais rien ne trompe. Depuis l’Espagne, Caroline elle le sait, elle est foutue. Rien d’étonnant quand on partageait le lit d’un Dieu vivant. Alors elle redevient une adolescente, Caroline, quand elle a Jon au téléphone. Alors elle redevient une adolescente, Caroline, quand elle partage messages après messages avec Jon. Alors elle redevient une adolescente, Caroline, quand elle pense à Jon. C’est d’un ridicule, mais elle s’en moque royalement – parce qu’elle se sent vivante, parce qu’elle se sent libre, parce qu’elle se sent heureuse. Bon, Jon ne lui appartient pas. Bon, Jon est son patron. Bon, Jon est son ami. Mais n’empêche que ces papillons dans le ventre et ce sentiment inexplicable qui la prend aux tripes… ça la met en joie. Tellement qu’elle en oublie que Tata Kiki devait passer ce soir, et quand elle entend la porte d’entrée claquer et que le chahut Nate-Daisy cesse soudain, elle beugue un moment. « Oh non, j’ai oublié que ma tante devait venir ce soir ! » « Tu dis ça comme si c’était grave et terrifiant, » que blague Jon, qu’elle imagine sourire au loin. Ah, ce sourire. Elle secoue la tête comme pour sortir d’un rêve stupide. « C’est que les deux amoureux étaient en train de faire les fous il y a encore deux secondes – et qu’ils ignoraient que maman Brady passait. Imagine une minute : ma tante qui débarque dans la maison de son fils – ignorant qu’il a ramené une femme, LA femme, pour la soirée – et qui les surprend en train de se chamailler comme des gosses. Tu vois le tableau ? » Le silence pour réponse est significatif, et après une dernière « bonne soirée », le regret de le laisser, elle tourne les talons et accoure vers le trio. « TatiKiki ! » qu’elle s’exclame en joie avant de prendre sa tante dans ses bras. « Tu aurais dû me dire tout à l’heure que je risquais de faire un bond dans le temps – on se croirait revenus à la maternelle, » que plaisante TatiKiki, malicieuse, en observant son fils adoré et sa dulcinée. Faut dire qu’ils offrent un sacré spectacle ainsi barbouillés, rougis par la course et par l’affrontement enfantin. Mais c’est tellement adorable – et Caroline ayant longuement papoté avec sa tante dans l’après-midi, sait pertinemment que Kristen est la fan numéro deux de Daisy – Caroline gardant la place numéro une précieusement. « C’est ce qui arrive quand on laisse les enfants seuls quelques minutes quand on part au téléphone, » qu’en rajoute une couche Caroline avant de rire légèrement, n’ayant toujours pas lâché sa tante. « Et vous espériez faire quoi exactement d’ailleurs ? Un gâteau d’anniversaire ? Oui, parce que c’est l’anniversaire de Daisy, » qu’elle annonce à Kristen.

De rien DeeDee, c’est fait avec le cœur et avec amour.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel Brady
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 673

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Mar 20 Fév - 18:01

Tu as ta propre salle de bains, si celle-ci est celle de Caro ? me demande ma jolie infirmière alors que je lui fais visiter l’étage. Oui, dans ma chambre, comme j’ai la grande chambre. Bien plus grande que la sienne. Enfin que la chambre d’ami. J’aime beaucoup ma maison, héritée de mes grands-parents aujourd’hui au ciel. Jamais de la vie j’aurais pu me payer une maison pareille avec le salaire d’un pompier, j’ai eu de la chance. Mes parents ont hérité de la maison à Newport, mais ils la louent, ils n’ont pas voulu déménager là-bas, ils sont restés dans la maison de famille, celle où j’ai grandi. Je crois qu’ils sont trop attachés au voisinage, forcément, avec les parents de Charlie, ils sont toujours fourrés les uns chez les autres, les habitudes ne changent pas. Désolé, tu vas pas pouvoir me voir en petite serviette, j’ajoute pour plaisanter. Bon, elle m’a déjà vu plein de fois torse nu, à la plage. Mais c’était pour la blague, et la titiller un peu. Je suis surtout désolé de ne pas la voir elle, en petite serviette, avec des gouttes d’eau sur sa peau halée, les cheveux légèrement mouillés, une vision tout droit sortie de mes fantasmes. Je me demande quel pyjama elle a choisi… J’ai de la chance, on n’est qu’en septembre, il fait encore chaud, normalement elle ne sera pas en pyjama d’hiver hideux et pas sexy du tout. Il me reste un espoir !
Nous nous dirigeons à présent vers la cuisine où Caro est en train de préparer les lasagnes, alors je la présente comme la chef cuisto. Et tu l’as à l’année ta cuisinière ? demande Daisy en plaisantant. J’adorerais pouvoir dire que sans moi, il est perdu, mais ce serait mentir. Je cuisine le plus souvent parce que j’adore ça et que – non je ne suis pas modeste – j’excelle en la matière, mais Nate se débrouille plutôt bien derrière les fourneaux, tu verras, répond ma cousine adorée, et je lui envoie un sourire pour la remercier de son compliment. Je ne cuisinais jamais autrefois, maman venait m’apporter des petits plats tous les deux jours, j’admets bien volontiers en rigolant. Et puis il y a quelques années, je suis sorti avec une chef qui écrit des livres de cuisine et elle m’a donné des cours et j’ai découvert qu’en fait, j’adore la cuisine ! Et j’adore encore plus en faire profiter les autres. Bon, je ne ferai jamais carrière là-dedans, mais c’est un plaisir d’être derrière les fourneaux. Il n’y a que les desserts que je n’aime pas trop faire, ça, c’est votre rôle, mesdames. Je compte sur vous pour ce soir.
La visite de la maison se poursuit jusqu’au garage où Daisy commence à me parler de son père, et ça me réchauffe le cœur instantanément, comme si elle me laissait rentrer dans sa famille. C’est une sensation que j’aime bien, parce que je vois les murs autour de Daisy tomber les uns après les autres.  J’ai hâte de le rencontrer, son père. Et puis il est hawaïen alors forcément, je vais l’adorer. On dirait un peu le hangar de mon père. Avec moins de bazar. Il crée des planches depuis des années, je ne sais pas si Vince te l’a déjà dit ? Ma tête étonnée doit bien répondre à sa question. Non, Vince n’a jamais trop parlé de vos parents. A peine de toi, à vrai dire. Il parle surtout de Bea et de son école de surf. Sinon j’aurais fait un lien entre sa sœur Daisy et ma Daisy, quand même, surtout qu’il ne s’agit pas d’un prénom très courant. Il faudrait que tu viennes voir sa boutique. Tu t’y plairais. Je suis certaine qu’il te ferait un prix, juste parce que tu as réussi à me faire remettre les pieds dans l’océan. Mon sourire s’est accentué au fil de ses paroles. Mmm ça se tente, ça peut être sympa d’avoir une planche unique. Mais ma plus belle récompense dans tout ça, c’est de te savoir moins peureuse à l’idée de nager et surtout qu’un jour on pourra peut-être surfer ensemble. Je lui souris, plein d’espoir. Elle n’en est pas encore là, évidemment, car vaincre une phobie pareille, ça prend du temps, mais je reste optimiste.

La visite terminée, nous retournons dans la cuisine et pile au moment où je passe à côté de la table à manger, la sonnerie du téléphone de Caro résonne et la photo de Jon s’affiche. Alors je joue le secrétaire et je décroche, sous l’air médusé de Caroline, ce qui me fait encore plus marrer et m’incite à en faire des tonnes. Passe-moi ce téléphone, Nathaniel Brady, avant que je ne t’écrase le visage dans ces lasagnes que je prépare avec amour ! J’éclate de rire en rendant le téléphone inaccessible à Caro qui est petite à côté de moi. Tu n’oserais pas ! Daisy mourra de faim si tu gâches le plat de ce soir ! je tente, pour la faire culpabiliser. Parce qu’en vrai, je sais qu’elle en est capable, c’est bien ça qui me fait peur. Puis je reparle tranquillement avec Jon, encore très amusé par la situation. C’est drôle d’embêter ma Caro, elle est si mignonne quand elle s’énerve. Va donc profiter de ta chérie, Dino, avant que je ne mette à déballer tous tes petits secrets d’enfance, me menace-t-elle, ce qui a le don d’accentuer mon hilarité, puisqu’elle croit encore que Daisy et moi sommes officiellement ensemble, et puis je n’ai rien à cacher de mon enfance, je suis sûr que Daisy sera toute attendrie en entendant les histoires de mon enfance. On parie ? Je finis par lui rendre son téléphone, puisque de toute évidence, Jon et moi, on n’est pas copains, alors ça ne sert à rien de faire semblant. Il faudrait que je le revoie, sans dix grammes d’alcool dans le sang, ça pourrait aider. Au moins je pourrai mieux me souvenir de lui. Caro s’écarte, nous laissant seuls, Daisy et moi. Mais je vois Daisy fort intéressée par la conversation qui se déroule entre ma chère cousine et son patron-amant. Ah les filles et les potins. Il faut bien que je sois à jour sur cette histoire ! Un sourire suivi d’un simple Mmmh-mmmh suffisent comme réponse. Puis je prends le relais pour les lasagnes, Caro m’a bien avancé, déjà, c’est cool. Je propose à Daisy de m’aider, si elle le souhaite. Je n’ai pas envie qu’elle se sente « inutile » dans la cuisine avec moi, autant qu’elle vienne m’aider, si elle en a envie. Je lui propose de nous avancer sur le dessert, avant de réfléchir qu’il s’agit de son propre gâteau d’anniversaire, alors peut-être que finalement, elle devrait aller s’asseoir dans le canapé et attendre d’être servie comme une reine, comme il se doit. Mais j’ai la sensation que ce n’est absolument pas sa façon habituelle d’agir, et qu’elle veut nous aider. Evidemment. C’est Daisy, ma parfaite Daisy. Qu’est-ce qu’on s’en fiche ! Je ne vais pas te regarder et ne rien faire. Voyons voir cette recette. Voyez, je la connais déjà bien, ma Daisy. Et elle se penche au-dessus du livre pour étudier la recette. Et je contemple quelques secondes cette vision, avec un sourire heureux accroché à mes lèvres. La voir ici, chez moi, dans ma cuisine, c’est comme si c’était le futur qui venait me faire un petit clin d’œil. J’aimerais l’avoir tous les jours dans ma cuisine, Daisy. J’aimerais qu’elle enchante chaque jour de ma vie à partir de maintenant, en étant là à mes côtés, en laissant tomber toutes ses barrières et en donnant le départ pour cette nouvelle vie que je souhaite pour nous. Je sens mon cœur qui s’emballe à cette idée, et c’est le signal pour que je me concentre à nouveau sur mes lasagnes, avec un léger soupir. D’espoir et d’impatience. Je découpe les morceaux de pâte aux dimensions du plat et je commence à monter les lasagnes. Je vais chercher la garniture dans le frigo et hop, un étage, puis deux… Je me force à ne pas observer Daisy du coin de l’œil, même si c’est vraiment très tentant. Je pourrais la regarder faire le gâteau pendant de longues minutes et j’en oublierais mes lasagnes ! Cependant, elle prend la parole et je me retourne aussitôt pour la regarder. Eh... Encore merci pour tout à l’heure et pour me permettre de… Je suis suspendu à ses lèvres et elle s’arrête pour me sourire, d’un air amusé. Je ne comprends pas avant qu’elle s’approche de moi. Attends, tu t’es mis de la farine partout ! Ma bouche forme un « oh » que je prononce de façon presque muette, et avant même que je n’ai le temps de m’essuyer les mains pour frotter mon visage, c’est la main délicate de Daisy, à présent toute proche de moi, qui vient effleurer ma peau. Je retiens mon souffle, la contemplant de mon regard émerveillé, et ses doigts sur mon visage me font des frissons dans le dos. J’ai envie de sourire, mais je me retiens. Tu cuisines comme un cochon ! Je me mets à rire doucement. Grave erreur Daisy, ta phrase est de trop, et ça me donne une idée. Je jette un regard sur le plan de travail pour diriger ma main qui plonge dans le bol de farine et pouf, je lance un petit nuage sur ma Daisy. Mais c’est toi le cochon ! je dis en me retenant d’éclater de rire. Puis ça finit par partir et me voilà comme un gosse. Non mais il faudrait que vous voyiez ça ! Daisy enfarinée jusqu’aux yeux, c’est tellement drôle. Je te jure que tu vas… Et elle ne garde pas sa menace en l’air puisqu’une seconde plus tard, je sens un choc sur le sommet de mon crâne puis quelque chose de froid qui semble commencer à dégouliner. J’ouvre la bouche et les yeux en grand, surpris comme jamais. Noooon !!! je dis, incrédule. Je la vois reculer et cacher son fou rire derrière ses mains alors que la mienne vient toucher le truc sur ma tête. C’est bien ça. Un œuf. La vache, elle m’a pas loupé ! Tu l’as cherché ! me dit-elle entre deux fous rires. Je regarde mes doigts tout pleins d’œuf, et mes yeux se plantent dans ceux de Daisy, en face de moi. Non non non ! comprend-elle, la petite maligne, en commençant à prendre la fuite. Si si si si si !!!! Je m’empresse de la poursuivre, ma main pleine d’œuf droit devant moi. Tu vas prendre cher, crois-moi ! je la menace en rigolant moi aussi. Bon sang, ça fait une éternité que j’ai pas poursuivi quelqu’un comme ça pour rire. On traverse tout l’étage de la maison, et je constate que Daisy sait parfaitement se faufiler et a de bons appuis pour esquiver comme ça. Mais je vois une occasion et enfin, j’arrive à l’attraper, sur ses hanches, et je la tire vers moi. Elle perd l’équilibre et s’accroche à moi, ce qui me fait également tomber. Et patatra ! Nous voilà allongés par terre, devant l’entrée, et comme des gamins, nous sommes tous les deux morts de rire. J’arrive à être en force, au-dessus d’elle, et je tente d’approcher mon visage du sien pour étaler l’œuf qui me dégouline à présent sur la peau. Elle me bloque alors que je me sers de ma main pour partager cet œuf innocent. Nooon c’est dégoûtant, arrête, je t’en prie, Nate ! Mwaaahahaaa ! Quelle satisfaction ! Mais c’est qu’elle est habile, parce qu’en un rien de temps, je me retrouve sous elle et elle a l’avantage. Et puis quoi encore ? Pour qu’elle vienne étaler l’œuf et barbouiller mon visage avec ? Je lui attrape les mains avant qu’elle ne fasse quoi que ce soit et je me redresse pour venir à nouveau frotter mon visage contre le sien, tout ça en étant toujours aussi hilares tous les deux. Mais la porte d’entrée qui claque, juste à côté de nous, nous interrompt et je vois deux pieds qui se postent juste devant nous. J’ai reconnu ma mère avec ses chaussures rose fuchsia. Oh ! Mais qu’est-ce que vous faites tous les deux par terre ?! Daisy qu’est-ce que tu as sur... Nate ! Qu’est-ce que tu as fait ?! Daisy se relève immédiatement et je suis le mouvement, mais l’envie de rire ne m’a pas quitté. Tout de suite, les accusations de ma mère envers moi. C’est pas juste ! Ca veut dire quoi cette soudaine solidarité féminine ? Je suis son fils unique, elle devrait être de mon côté, non ? Bonsoir madame Brady, dit Daisy en essayant de ne pas rire, comme moi. Puis nous échangeons un regard complice et là, je rentre ma tête dans mes épaules pour éclater de rire, en voyant la tête de Daisy et surtout la situation dans laquelle nous sommes. J’ai l’impression d’être retourné à l’école, confirmé par la remarque de Daisy digne d'un « c'est celui qui dit qui est !». C’est Nate qui a commencé. Alors là, c’est fort ! Ma bouche s’ouvre grand de surprise et j’émets un léger Oooh outré. Mais regarde ce qu’elle m’a fait, m’man ! Elle a cassé un œuf sur ma tête ! D’ailleurs… j’en ramasse encore un peu et vient l’étaler sur le côté du visage de Daisy. Voilààààà, comme ça t’es parfaite ! Et j’éclate de rire. Ma mère nous regarde perplexe. D’accord, je crois que nous sommes retournés à la maternelle. Je vous laisse vous débrouiller, les enfants… Et Caro refait son apparition en accourant. TatiKiki ! hurle-t-elle de bonheur en se jetant dans les bras de ma mère. Bonsoir ma chérie, tu es de babysitting, ce soir ? Tu aurais dû me dire tout à l’heure que je risquais de faire un bond dans le temps – on se croirait revenus à la maternelle, avec ces deux zozos, dit-t-elle en nous pointant, Daisy et moi, du doigt. C’est ce qui arrive quand on laisse les enfants seuls quelques minutes quand on part au téléphone. Moi aussi je peux venir te faire un câlin, maman ? Je demande à tout hasard, en rigolant, bien évidemment. Ma mère se recule d’un pas et me menace avec le même doigt. Approche ne serait-ce que d’un seul pas et je te déshérite, fils ! J’éclate de rire et elle avec. Elle s’approche de Daisy, en revanche. Bonsoir… Daisy, je présume ? Je ne suis pas tout à fait certaine, derrière ce masque blanc, plaisante-t-elle. Et vous espériez faire quoi exactement d’ailleurs ? Un gâteau d’anniversaire ? Oui, parce que c’est l’anniversaire de Daisy. Ma mère regarde à nouveau ma dulcinée. Oooh bon anniversaire Daisy ! Vous ne m’en voudrez pas, mais je vous embrasserai lorsque vous vous serez débarbouillée ! Ce qui me fait rire. Et m’attendrit à la fois. Je vois que c’est la maison du bonheur, ici, ce soir. Je ne vais pas vous embêter bien longtemps, je passais juste vous apporter quelques friandises, les enfants, dit-elle en tendant le panier qui fait les allers-retours entre chez elle et chez moi, le panier surprise hebdomadaire. Merci ! Je pense qu’on mourra pas de faim ce soir… Quoi que, si ça se trouve, il manque un œuf, maintenant, pour la recette du gâteau d’anniversaire de Deedee ! La faute à qui ?!!! J’accuse !!! Tout en plantant mon regard rieur dans celui de Daisy. Tu veux boire quelque chose, maman ? je demande en m’en allant dans la cuisine, déjà pour me débarbouiller et me nettoyer les cheveux. Heureusement qu’ils sont courts. Pour Daisy, en revanche, ce sera plus compliqué. Est-ce trop tard pour un thé ? suggère ma mère. Je lance de l’eau à chauffer. Je ne vais pas tarder, ton père rentre dans une heure, il avait une réunion cet après-midi. Oh et Debbie m’a appelée aujourd’hui ! Deborah c’est notre voisine. Enfin la voisine de maman, maintenant. A l’époque, on faisait des barbecues entre voisins tous les dimanches, ce qui permettait à tous les enfants de se retrouver pour s’amuser. J’en garde d’excellents souvenirs, nous étions quasiment tous du même âge, à quelques exceptions près. Nous n’avons pas forcément tous gardé contact, mais pour la plupart, oui. Charlie était la seule que je voyais tous les jours et avec qui j’étais inséparable. Elle m’a annoncé que Lindsay venait de se fiancer ! Ah Lindsay. J’étais sorti avec elle, au collège. Pour rendre Charlie jalouse. Ce qui n’a pas fonctionné. Enfin si, au final, je l’ai appris il y a quelques mois seulement, mais Charlie a envié toutes les filles avec qui je suis sorti. Quel gâchis… Mais… Et je regarde Daisy à présent, avec un sourire. C’est un mal pour un bien. Mon destin n’était pas Charlie, mais cette jolie femme brune qui se trouve aujourd’hui en face de moi. Tu vois, trésor, tu es le dernier à être encore célibataire ! Il va falloir que tu t’actives un peu ! Je roule des yeux. Hello maman !! Daisy est là ! Si ça ne tenait qu’à moi, tu serais presque déjà grand-mère ! N’est-ce pas, Caroline ? Je regarde Caro, réalisant maintenant qu’elle pense que nous sommes ensemble, Daisy et moi. Est-ce qu’elle va faire une boulette ? Une fausse joie à ma mère, surtout ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Daisy Green
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
MESSAGES : 1140

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Sam 10 Mar - 11:25



Au fil de la visite, Daisy découvre l’antre de son pompier préféré, et en apprend en même temps un peu plus sur lui. Que ce soit dans la décoration, dans les photos devant lesquelles elle n’a pas le temps de s’attarder, mais elle y reviendra, ou bien dans les anecdotes qui ponctuent la visite. Elle apprend par la même occasion, qu’il a eu une histoire avec une chef cuisto, elle ne sait pas si elle aimerait en savoir davantage ou ne rien savoir de plus, en réalité. Maintenant qu’il sait par quoi elle est passée, est-elle en droit de lui poser des questions plus personnelles ? De jouer sa curieuse à son égard, sur des points plus sensibles ? DeeDee n’ose pas pour cette fois. Elle n’a pas envie que les questions se tournent dans sa direction : il en a assez vu pour elle, aujourd’hui. Entre Juan, son comportement et la détresse qu’il insinue en elle, des années après. Elle préfère partager avec lui une tranche de sa vie familiale, lui glisser des informations sur son père, qu’elle admire beaucoup. Et alors qu’elle regarde Nate, elle est persuadée qu’il serait apprécié. Pas seulement pour l’avoir en partie réconciliée avec l’eau. Mais pour la bienveillance qui se lit dans son regard lorsqu’il pose ses yeux sur elle. Elle sait qu’il n’y a aucune mauvaise intention derrière ses attentions. « Mmm ça se tente, ça peut être sympa d’avoir une planche unique. Mais ma plus belle récompense dans tout ça, c’est de te savoir moins peureuse à l’idée de nager et surtout qu’un jour on pourra peut-être surfer ensemble. » L’idée de remonter sur une planche ne lui a pas traversé l’esprit depuis très longtemps. A vrai dire, elle n’y pensait même plus, tant ça lui paraissait irréalisable, jusqu’alors. Jusqu’à ce que Nate entre dans sa vie et décide d’y mettre son grain de sel. En l’occurrence, faire profiter de sa patience pour aider Daisy à tremper à nouveau ses pieds dans l’eau sans avoir envie de pleurer. Ses yeux se posent simplement sur lui, avec toujours cette sensation de sécurité présente au creux d’elle, et un sourire étire ses lèvres. Pourquoi pas, après tout. Elle hausse les épaules pour traduire sa pensée et laisse échapper un petit soupir. Un jour… Il a raison de ne pas essayer de dater quand cela pourrait se produire. Elle doute que cela puisse être dans un futur proche.
Il la sort de ses pensées lorsqu’ils retournent dans la cuisine. Caroline est rapidement accaparée par un coup de téléphone de son « boss ». Daisy sait pertinemment qu’il est plus que ça aux yeux de la jolie blonde ! Et Nate n’a aucun doute là-dessus, non plus, de toute évidence. Ils la laissent donc s’éloigner et c’est à présent le moment de préparer à manger : pour DeeDee, elle a compris que si elle voulait souffler les bougies sur un gâteau, il faut qu’elle s’y colle. Et ça ne la dérange pas le moins du monde. Au contraire, elle se sent utile et s’occupe. Ca l’empêche de trop réfléchir et de ressasser les événements de la fin d’après-midi, juste les fâcheux. Un léger silence s’installe entre le pompier et l’infirmière, alors elle le brise, pour le remercier encore de sa gentillesse à son égard. Elle ne l’avouera pas, mais elle se sent bien mieux ici, ce soir, plutôt que dans son appartement où elle aurait eu tendance à ne dormir que d’un œil, craignant d’entendre des coups sur sa porte, cette voix qui l’appellerait au milieu de la nuit. Alors qu’ici… Tout est calme, joli, sécurisant. Et imperméable à Juan. Mais, le sujet est détourné sans qu’elle le veuille réellement lorsque Nate affiche son visage légèrement enfariné ; naturellement, Daisy lui retire les traces de farine, mais elle n’a pas le temps de dire ouf que la voilà blanche, couverte de farine sur le visage. Sa réaction se fait sans attendre et s’ensuit une course effrénée dans la maison : l’un, couvert d’œuf, courant après l’autre, couverte de farine. L’affront se termine sur le sol de l’entrée, bataillant dans les rires, puis l’action est interrompue alors qu’une certaine Madame Brady entre. Daisy perd soudainement son insouciance, et essaie de garder la face en quittant le sol, mais c’est peine perdue, la farine, et maintenant l’œuf, lui font perdre toute crédibilité. Cette dernière décide d’accuser effrontément Nate, devant sa mère, en disant clairement que les hostilités ont commencé à cause de lui ! Et c’est vrai ! Qui a commencé à mettre de la farine partout ?! Alors pendant qu’il rit, elle rétablit la vérité, voilà. « Oooh. Mais regarde ce qu’elle m’a fait, m’man ! Elle a cassé un œuf sur ma tête ! D’ailleurs… » Elle le regarde avec amusement en se retenant du mieux qu’elle peut de rire en voyant Nate montrer à sa mère les dégâts sur lui. Puis.. Elle n’a pas le temps de reculer alors qu’il lui étale de l’œuf sur le visage. Elle grimace en n’osant pas toucher avec ses doigts la matière gluante. « C’est pas vrai… » - « Voilààààà, comme ça t’es parfaite ! » Daisy ose à peine jeter un regard dans la direction de Kirsten. Pour la bonne impression, c’est foutu. A chaque fois, c’est foutu, c’est dingue ça ! « D’accord, je crois que nous sommes retournés à la maternelle. Je vous laisse vous débrouiller, les enfants… » Le soulagement s’empare d’elle, en pensant qu’elle va faire sa petite vie pendant qu’elle va pouvoir s’éclipser pour aller se débarbouiller. Puis Caroline arrive à toute allure pour se jeter contre sa tante, et Daisy commence à paniquer intérieurement. Pourvu qu’elle ne lui annonce pas de but en blanc le mensonge de Nate qu’elle pense être une réalité ! DeeDee ne peut s’empêcher de tourner son regard vers le pompier pour savoir s’il pense à la même chose qu’elle, mais vu son hilarité et l’air insouciant qu’il arbore… Il n’en est rien. D’ailleurs, il plaisante avec sa mère, qui le menace ensuite sur le même ton, sous les yeux amusés de Daisy, qui continue à se méfier de Caroline qui pourrait dire à tout moment cette intox ! Le regard de Kirsten se pose sur elle avant que son corps pivote dans sa direction. « Bonsoir… Daisy, je présume ? Je ne suis pas tout à fait certaine, derrière ce masque blanc. » Un brin gênée, elle arrive tout de même à sourire à cette réflexion. « Vous êtes fortes aux devinettes, Madame Brady, c’est bien moi. » - « Et vous espériez faire quoi exactement d’ailleurs ? Un gâteau d’anniversaire ? Oui, parce que c’est l’anniversaire de Daisy. » Bon au moins, elle a préféré parler de l’anniversaire, c’est une bonne chose ! « Je commençais, et puis… tu le connais. » dit Daisy, laissant sa phrase en suspens en indiquant simplement Nate de la main. « Oooh bon anniversaire Daisy ! Vous ne m’en voudrez pas, mais je vous embrasserai lorsque vous vous serez débarbouillée ! Je vois que c’est la maison du bonheur, ici, ce soir. Je ne vais pas vous embêter bien longtemps, je passais juste vous apporter quelques friandises, les enfants. » Daisy la remercie d’un grand sourire, avec sa tête enfarinée, et lui fait signe qu’elle comprend tout à fait, se reculant même d’un pas, instinctivement. « Merci ! Je pense qu’on mourra pas de faim ce soir… Quoi que, si ça se trouve, il manque un œuf, maintenant, pour la recette du gâteau d’anniversaire de Deedee ! La faute à qui ?!!! Tu veux boire quelque chose, maman ? » Daisy lève les yeux au ciel avec amusement, avant de donner une tape sur le bras de Nate lorsqu’il passe devant elle. Le groupe prend la direction de la cuisine, et Daisy regarde ses vêtements, qui eux aussi ont pris une teinte blanchâtre, et sûrement quelques traces d’œuf qu’elle n’a pas encore trouvées. Nate et sa mère discutent tranquillement, et DeeDee hésite à attraper Caroline pour lui dire de ne rien dire à leur sujet, mais alors qu’elle s’apprête à se lancer, la mère de Nate jette un regard derrière elle. Rah. « Elle m’a annoncé que Lindsay venait de se fiancer ! » Daisy regarde les Brady, des interrogations plein les yeux, alors qu’elle passe sa main dans ses cheveux et sent que de l’œuf à couler dessus lorsque Nate tentait de la tartiner. Ca a fonctionné. Il faut qu’elle prenne une douche, elle ne peut pas faire comme Nate et se passer un simple coup d’eau sur sa tignasse. « Tu vois, trésor, tu es le dernier à être encore célibataire ! Il va falloir que tu t’actives un peu ! » Oh-oh. Daisy reste incroyablement concentrée sur ses mèches de cheveux, jusqu’à ce que… « N’est-ce pas, Caroline ? » DeeDee réagit aussitôt, sachant que la bêtises que Nate a raconté va sortir, ce n’est qu’une question de secondes ! Son regard se tourne vers Nate qui a l’air de comprendre, maintenant, ce que sa cousine va peut-être raconter ! « Je vais prendre une douche, c’est vraiment la catastrophe.. Je dois laver mes cheveux. Je vous laisse en famille, c’était un plaisir Madame Brady ! » finit-elle par dire, avant de se précipiter dans les escaliers qu’elle grimpe quatre à quatre avant de s’enfermer dans la salle de bains. Elle soupire contre la porte, puis se dirige vers le miroir pour voir quelle tête elle a à cet instant… Elle se met à pouffer en voyant son reflet. Bon, de toute évidence, une douche ne lui fera pas de mal. Daisy quitte ses vêtements avant de se glisser dans la douche, et met l’eau à couler. Elle reste quelques minutes à profiter du jet d’eau chaude avant de se shampooiner et se laver. Puis elle sort, s’enroule dans une serviette, les cheveux dégoulinants d’eau. C’est à cet instant qu’elle se rend compte qu’elle n’a pas pris son pyjama avant de venir ici. Elle ne va pas renfiler ses vêtements sales… Alors tout doucement, elle déverrouille la porte après s’être assurée que sa serviette était bien enroulée, et pas prête à tomber. Elle se faufile jusqu’à sa chambre pour la nuit, et fouille dans son sac jusqu’à en retirer son pyjama. Elle retourne dans la salle de bains, juste après avoir entendu les voix discuter sur un ton plus bas. Peut-être ne sont-ils plus que deux à l’étage inférieur ? Elle hausse les épaules pour elle-même. Vêtue de son short de pyjama et de son t-shirt ample, elle finit d’essorer ses cheveux au mieux dans sa serviette, alors qu’ils commencent déjà à onduler. Daisy quitte la salle de bains et se dirige vers les escaliers qu’elle descend, en apercevant Caro et Nate en train de mettre la table. Puis son regard se pose sur le four, alors qu’une douce odeur envahit ses narines. Les lasagnes sont en train de cuire. Et sur le plan de travail, elle voit la préparation du gâteau, qui n’attend plus qu’à être versée dans un moule. « J’avais oublié le gâteau ! » s’exclame-t-elle en devinant que l’un deux s’est occupé de ça à sa place. « Désolée d’être partie comme ça, mais l’œuf et la farine ensemble… Ca commençait à tirer sur ma peau, comme du plâtre. » Elle questionne Nate du regard, pour savoir s’il s’est dépêtré de la discussion sensible lancée par sa mère. « Ca sent bon, ça me donne faim. » dit-elle en contournant l’îlot central, pour aller près du four, là où Nate se tient, et dans un geste discret, elle passe une main dans son dos, en guise de remerciement. Pour tout. « Alors, Caro, il va comment Jon ? » demande-t-elle, innocente au possible en s’éloignant à présent du pompier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caroline Brady
Admin masseuse coquine
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
MESSAGES : 978

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Jeu 15 Mar - 17:01


Sa famille, c’est un véritable bonheur pour elle. Sa famille, c’est une véritable force pour elle. Sa famille, c’est un pilier, une lumière dans les ténèbres. Sans elle, sans eux, elle ignore où elle serait aujourd’hui, qui elle serait aujourd’hui, ce qu’elle ferait aujourd’hui. Que ce soit des oncles, des tantes, des cousins, des cousines, chacun avait une place particulière dans son cœur et dans sa vie. Quels que soient les choix qu’elle avait fait ces dernières années, les souvenirs qu’elle partageait avec chacun d’entre eux étaient mémorables, uniques, ancrés en elle comme une marque indélébile. Mais ceux qui détenaient une place particulière dans son cœur et dans sa vie, c’était indéniablement Nate et ses parents. Quoi de plus naturel quand ils avaient été des exemples et des tuteurs la plus grande partie de sa vie. La famille Brady était unie, soudée et Caroline pouvait fort bien considérer les parents de Nate comme ses propres parents, et vice et versa. Il n’y a rien qu’elle ne ferait pas pour eux – et rien qu’ils ne feraient pas pour elle. Nate l’aurait sans doute abandonnée à son triste sort avec Eric dans le cas contraire, estimant n’avoir rien à dire et rien à faire des choix qu’elle pouvait faire, des décisions qu’elle pouvait prendre. Mais il n’avait pas abandonné, Nate. Il avait persévéré, Nate. Et il l’avait sauvée, Nate. Combien de fois le répétait-elle à sa mère depuis qu’elle avait emménagé dans cette immense maison, trop grande pour eux – et de ce fait trop grande pour lui seul ? Elle ne comptait plus, et même si Kiki ne cessait de lui répondre qu’il avait agi en digne fils qu’elle avait élevé, Caroline ne cesserait jamais d’y voir là l’attitude d’un homme bien, d’un homme bon comme on en voit peu. Il était naturel donc qu’elle saute de joie en apercevant la présence de sa tante chez eux, comme à chaque fois, et qu’elle trépigne d’impatience et de joie à l’idée que Deedee et belle-maman se rencontrent enfin officiellement. Bon, d’accord, ce n’était pas à elle de DIRE, ce n’était pas à elle de REVELER la vérité, mais ça la démangeait ! Pouvait-on lui en vouloir ? Elle attendait depuis bien trop longtemps de voir son cousin et sa nouvelle amie pour la vie d’ouvrir les yeux et de tomber dans les bras l’un de l’autre. Elle avait le droit d’être impatiente et hystérique intérieurement. Sans compter que cela faisait des semaines qu’elle papotait en cachette avec Kiki, exprimant avec enthousiasme ses prouesses d’entremetteuse entre Nate et la jolie infirmière. Kiki désirait plus que tout le bonheur de son fils, et de ce fait était sans doute un peu trop protectrice et suspicieuse pour se laisser aller à croire et à vouloir une idylle entre les deux zozos – mais Caroline savait se montrer très persuasive et elle n’avait pas eu à pousser le bouchon trop longtemps pour que sa tante comprenne que ce couple imaginaire devienne quelque chose de possible et de merveilleux. Du moins, Caroline le pensait ainsi. Et quand Caroline était toute joyeuse, toute mielleuse, toute romantique, toute adorable, peu de personnes ne savaient résister à sa bonne humeur.

« Moi aussi, je peux venir te faire un câlin maman ? » qu’il ose proposer à sa mère, tout poisseux, tout collant, tout dégueulasse qu’il est. Caroline recule d’un pas, sachant pertinemment qu’il est fort capable de venir les saisir toutes les deux malgré leurs grimaces et leurs menaces – il l’a déjà eu il n’y a pas si longtemps. NO WAY qu’il recommence. « Approche ne serait-ce que d’un seul pas, et je te déshérite fils ! » que TataKiki rétorque et stoppe net Nathaniel Brady dans sa démarche. Maman Brady a des arguments beaucoup plus convaincants et craintifs qu’elle, c’est certain. Même si, concrètement, Nate se fiche pas mal de l’héritage. « Mince, dommage que je ne puisse pas en dire autant quand tu n’es pas là, Tata. La dernière fois que cette chose est arrivée, » qu’elle raconte avec le sourire tout de même en indiquant du doigt le bazar qui leur fait face, « j’ai eu droit à des papouilles plus prononcées que d’habitude, » qu’elle accuse, histoire de prouver que Nate se fiche pas mal des remontrances et de la délicatesse des femmes de sa vie. Bon, d’accord, elle exagère et ce n’est pas nécessairement énervant. Quoique. Mais au mot « friandises », Caroline offre son plus beau sourire. « J’aime tes friandises, Tata. A dire vrai, je crois que c’est ce qui me manquera le plus quand je partirais d’ici. Tes friandises hebdomadaires, délicieuses et tentatrices. Toi aussi, à l’occasion, » qu’elle ajoute à Nate tout sourire, blagueuse et taquine. C’est qu’il lui manquerait terriblement en vérité. Mais leur colocation aurait une fin, inévitable. Ils étaient des adultes et construiraient leurs vies un jour ou l’autre, sans l’un, sans l’autre. Dure réalité. Les voilà qui se dirigent vers la cuisine de nouveau, tandis que Nate met l’eau à chauffer pour préparer le thé demandé par sa mère, et que Daisy suit partagée entre la gêne et l’amusement. Caroline a appris, comme Nate, à connaitre la jeune femme. Elle ne peut qu’imaginer les diverses pensées qui la traversent en se retrouvant en présence d’un parent de l’homme de sa vie. Caroline ne connaitrait jamais cette rencontre – quoique – si Jon devenait « l’homme de sa vie », étant orphelin. Mais comme Jon n’est pas l’homme de sa vie, qu’il ne le sera jamais, l’idée est peut-être déplacée et inutile. Heureusement, elle peut compter sur Kiki qui oriente la conversation sur leurs voisins – des amis d’enfance des Brady – et pouf, l’image de Jon disparait comme par magie. « Lindsay est fiancée ! Mon dieu, ça fait tellement longtemps que je ne l’ai pas vue… » qu’elle s’exclame avec une pincée de remord et de regret, Lindsay faisant partie de ceux et celles dont elle s’est éloignée à cause du banquier machiavélique. « Tu vois trésor, tu es le dernier à être encore célibataire ! Il va falloir que tu t’actives un peu ! » que TataKiki balance sans honte, sans gêne, sans détour – tout comme adore le faire Caroline aussi. Même si ce n’est pas totalement vrai, Nate n’est pas le dernier célibataire qui doit s’activer… mais Caroline préfère laisser la conversation sur lui plutôt que de l’orienter sur elle. Lui, c’est mieux. Lui, c’est plus d’actualité. Et lui, le célibat semble être un lointain souvenir. « N’est-ce pas Caroline ? » qu’elle lui demande d’ailleurs de l’épauler dans sa démarche. Sourires. Regards équivoques. Mais avant qu’elle n’ait pu répondre quoique ce soit, Daisy semble se réveiller et s’excuse de devoir aller prendre une douche illico-presto histoire d’arrêter de coller. « Mais… » qu’elle commence à supplier mais la jolie brune disparait aussitôt, laissant la jolie blonde sur sa faim. « J’avais THE réplique théâtrale pour annoncer la fin de ton célibat, Dino, mais ta dulcinée m’a coupé l’herbe sous le pied, » qu’elle dit, mi-déçue, mi-amusée. « Il se pourrait bien que je sois finalement la dernière des célibataires de la famille, TataKiki, et que ce grand brun ténébreux qu’est ton fils ait enfin déclaré sa flamme à celle qui fait battre son cœur, » qu’elle annonce fièrement, tout sourire, les deux mains sur le cœur telle la romantique qu’elle est. « Est-ce que j’ai bien entendu ? » que demande sa tante abasourdie. « Ils sont arrivés quelques minutes avant toi, donc rassure-toi je ne le sais pas depuis plus longtemps que toi. Mais ENFIN, c’est arrivé ! Ca a traîné suffisamment longtemps, hum, » qu’elle lance gaiement en frappant Nate du torchon qu’elle tient à la main. Mais son visage quelque peu blême et gêné la fait froncer les sourcils. « Quoi ? J’ai dit une bêtise ? » qu’elle demande machinalement, sans comprendre où elle a commis une erreur.

« J’avais oublié le gâteau ! » que s’exclame Daisy en les rejoignant quelques minutes plus tard, voire plus d’une heure tant ils ont eu le temps de nettoyer un peu, de ranger et de préparer le dit-gâteau pendant qu’elle se débarbouillait. Dire que Caroline se sentait maladroite, idiote et ridicule était un euphémisme. Elle avait supposée qu’ils étaient enfin ensemble par leur proximité alors qu’il n’en était rien. Elle était partagée entre l’envie de les engueuler en leur demander ce qu’ils attendaient – qu’il neige en enfer, que les poules aient des dents ou qu’elle devienne folle – et l’envie de s’excuser d’avoir fait une montagne de peu de choses. Pour sa défense cela dit, Nate avait joué un jeu dangereux en ne lui disant pas clairement qu’elle se fourvoyait. Na. « Humhum, » qu’elle dit ironique quand Daisy explique les raisons de son départ précipité. « J’aurais parié pourtant que c’était pour éviter ma bourde monumentale, déclarant gaiement, la bouche en cœur et les larmes aux yeux que le fils chéri et adoré de ma chère tante n’était plus LE célibataire le plus en vue de Los Angeles, » qu’elle joue sur les mots et qu’elle exagère comme souvent ses propos. « Je ne sais pas ce qui a été le plus drôle à voir, son sourire et sa joie spontanée ou sa mine déconfite et aussi choquée que moi quand on a compris que je m’étais complètement faite avoir, » qu’elle leur dit naturellement tout en terminant de mettre la table. « Que Dino me fasse ce coup, ça ne m’étonne pas trop encore, mais toi ma belle, » qu’elle pointe un doigt faussement accusateur sur Daisy, les yeux faussement furibonds. « Je ne te savais pas si joueuse ». Mais maintenant qu’elle le savait, elle ne l’oublierait pas. Elle voulait qu’ils soient ensemble, et ils le seraient. Elle voulait qu’ils filent le parfait amour, et ils le fileraient. Elle ne s’appellerait plus Caroline sinon ! « Alors Caro, il va comment Jon ? » que l’infirmière ose détourner la conversation et la mettre dans l’embarras à son tour. OH LA VILAINE ! Elle en lâcherait presque les assiettes qu’elle tient à la main dis donc ! D’ailleurs, elle lui offre son regard le plus rond, sa moue la plus outrée que possible. « Quoi… je… non.. mais… je rêve, » qu’elle balbutie – elle qui ne balbutie jamais. « Je ne vois pas le rapport, vraiment. On parle de vous deux, mes loulous, pas de Jon. Il n’y a rien à dire sur Jon. Absolument rien. Jon n’est rien. Jon n’a rien. Bref, il n’y a pas de Jon, » qu’elle s’enfonce dans sa connerie. Elle finit par soupirer et prendre une grande inspiration avant de sourire, plus calme et détendue. « C’est ton anniversaire, tu es la reine de la soirée et de ce fait on ne parlera que de TOI. Dis-nous ce que l’on doit te souhaiter pour cette année de plus – la santé, la réussite, le suuuuuuuuuuuuurf ! que je puisse ne plus me retrouver seule parmi ces mâles et les idiotes qui traînent souvent sur la plage, » qu’elle énumère en terminant de mettre la table, « l’amour avec un grand A qui te pend au nez depuis quelques temps ? » qu’elle ajoute sarcastique mais pas moins sérieuse.

GRATUIT MA CHERIE. GRATUIT.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel Brady
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 673

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   Sam 17 Mar - 19:32

Les accusations de ma très chère cousine à mon encontre me font beaucoup rire. Il est vrai que j’adore la taquiner, alors on a déjà eu toutes sortes de batailles ici. Bataille de chatouilles, bataille de nourriture (même si c’est pas bien de jouer avec, on sait…), bataille de coussins, et j’en passe. Mais clairement, là, ce soir, je me sens en infériorité face aux trois femmes de ma vie. Enfin trois des quatre, parce que Charlie compte aussi. Je baisse les bras, ne tentant même pas de répondre. Je ne fais que sourire. « J’aime tes friandises, Tata. A dire vrai, je crois que c’est ce qui me manquera le plus quand je partirai d’ici. Tes friandises hebdomadaires, délicieuses et tentatrices. Toi aussi, à l’occasion, » finit-elle par dire en me regardant. « Ah quand même ! » je réponds en faisant mine d’être offensé. En réalité, c’est d’entendre qu’elle souhaite me quitter qui m’offense le plus. J’adore notre colocation, Caroline me fait beaucoup rire, elle apporte de la joie dans cette maison trop grande pour moi tout seul. Et comme avec Daisy c’est pas demain la veille qu’elle viendra vivre ici… (Je m’accroche à un petit espoir, encore !) Alors nous nous dirigeons vers la cuisine, pour prendre le thé avec maman, qui commence à nous raconter que notre voisine Lindsay vient de se fiancer. Et bien évidemment, j’ai droit à la petite remarque de ma mère sur mon célibat, ce qui me fait monter les yeux au ciel. Je jette tout de même un petit regard vers Daisy qui semble bien stressée, et cela s’accentue quand ma mère interpelle Caroline. Oh mon dieu, et si Caro racontait que Deedee et moi sommes ensemble ? Je crois que c’est ça qui stresse Daisy, et son regard croise le mien. Je me sens coupable pour ça, si jamais ça dérape. « Je vais prendre une douche, c’est vraiment la catastrophe... Je dois laver mes cheveux. Je vous laisse en famille, c’était un plaisir Madame Brady ! » Ma bouche s’entrouvre de surprise. Elle part ? Elle fuit, oui ! Elle me laisse seul face aux inquisitrices. Bon, c’est de bonne guerre, j’ai autrefois laissé Daisy seule face à son sort alors que ma mère venait de la surprendre en train de me mater les fesses. Il n’empêche que je serais curieux de voir la réaction de Daisy si Caro avoue à ma mère que nous filons à présent le parfait amour. Elle rougirait, je parie. Ce qui serait totalement adorable… Et je m’en mordille la lèvre rien qu’en imaginant. « Il y a des serviettes propres dans la salle de bain, Daisy, sers-toi, fais comme chez toi ! » je l’informe gentiment avant qu’elle ne disparaisse dans les escaliers. « J’avais THE réplique théâtrale pour annoncer la fin de ton célibat, Dino, mais ta dulcinée m’a coupé l’herbe sous le pied, » annonce finalement Caro, ce qui me laisse sans voix. Je me tourne vers ma mère pour guetter sa réaction. « Il se pourrait bien que je sois finalement la dernière des célibataires de la famille, TataKiki, et que ce grand brun ténébreux qu’est ton fils ait enfin déclaré sa flamme à celle qui fait battre son cœur » Ooookaaayyyy… Ma bouche reste grande ouverte durant quelques secondes alors que je cherche quoi dire. « Est-ce que j’ai bien entendu ? » me demande ma mère avec un léger sourire. Et toujours rien qui sort de ma bouche, je retiens ma respiration depuis tout à l’heure. Mon regard se tourne vers ma cousine qui reprend la parole. « Ils sont arrivés quelques minutes avant toi, donc rassure-toi je ne le sais pas depuis plus longtemps que toi. Mais ENFIN, c’est arrivé ! Ca a traîné suffisamment longtemps, hum, » finit-elle en me frappant avec le torchon, ce qui me fait enfin réagir. « Aïe ! » J’expire tout l’air que j’avais accumulé dans mes poumons et je me pince les lèvres d’un air désolé, regardant ma cousine et ma mère.  « Quoi ? J’ai dit une bêtise ? » Je me mets à sourire en grimaçant. « Hmmmmm… » j’émets de façon hésitante, plissant les yeux avant de les rouvrir pour les aveux. « Bon, en fait, je te faisais marcher, Caro », je confesse, tout aussi désolé pour elle que pour moi. « J’aurais adoré pouvoir t’annoncer que oui, mais je suis rentré dans ton jeu quand tu as cru que… Daisy et moi, on… » Les signes que je fais avec ma tête terminent ma phrase. Je prends une grande inspiration et je me dirige vers la bouilloire. « Il faut croire que je suis encore le dernier célibataire du voisinage, maman ! » Je lui jette un œil et je me sens tout triste à l’idée que Daisy ne soit pas mienne. Ou que je ne sois pas sien. Enfin officiellement, parce qu’officieusement, je lui appartiens déjà, elle fait ce qu’elle veut de moi, et c’est ça qui me terrifie un peu. « Oh mon trésor, tu as l’air plus déçu que nous le sommes… » Ma mère s’approche de moi et vient chercher une tasse propre dans le placard à côté. « Tu l’aimes beaucoup, Daisy, n’est-ce pas ? » Je regarde ma mère, puis ma cousine derrière nous, avec qui j’échange un regard complice. Caroline sait très bien ce que je ressens pour la jolie brune. Je mets quelques secondes de plus avant de répondre en toute honnêteté et simplicité. « Oui, m’man. Je crois que je l’aime tout court. » Ma mère prend un air compatissant et vient passer sa main sur le derrière de ma tête pour me réconforter. « Je pense qu’elle t’aime beaucoup aussi, mon cœur. Sois patient… Crois-moi, je sais quand une fille s’intéresse à mon fils, et cette charmante jeune femme qui est là ce soir s’intéresse à toi depuis un sacré bout de temps. » Je souris à ma mère pour la remercier silencieusement de son appui. « Et puis pourquoi regarderait-elle ton derrière, sinon ? » Je me mets à rire, ma mère aussi suit mon hilarité. « Ne lui parle pas de ça, ça la met mal à l’aise », je lui confie en continuant de rire. « Oui, je veux bien le croire ! » a-t-elle le temps de dire entre deux rires. « J’apprécie beaucoup Daisy, comme tu le sais déjà. Et puis je n’oublierai jamais qu’elle a sauvé mon fils d’une mort certaine, je lui dois beaucoup… » Ma mère verse le liquide chaud dans sa tasse où elle a préparé sa boule à thé. « J’ai confiance en vous, mes trésors, ça va aller. » C’est bon de savoir ça, mais j’espère surtout qu’elle a raison et que « ça va aller » entre nous. « Je vous adore, vous le savez, ça ? » j’annonce en regardant Caroline et ma mère. « Toujours là pour moi, et ça me rassure que vous appréciez Daisy aussi. Ca me conforte dans mon choix. Vous savez, c’est pas facile pour moi de me lancer dans… cette nouvelle… aventure », appelons ça comme ça. « L’amour ça fait flipper ! » j’ajoute avec le cœur battant en pensant à Daisy. J’ai beau être étrangement persuadé que j’ai trouvé en elle la femme de ma vie, au final pour se lancer vraiment, c’est effrayant. Ma vie n’est faite que de déceptions amoureuses, c’est pour cette raison que j’avais opté pour une vie sans attache sentimentale. Sauf que l’amour m’a rattrapé il y a de ça quelques mois. Touché en plein cœur…

Finalement, ma mère ne reste pas bien longtemps. Elle ne termine même pas sa tasse de thé avant de filer rejoindre papa. J’aime quand elle parle de lui, ça se voit et ça s’entend qu’elle en est encore folle amoureuse, et mon père c’est la même chose. Comment voulez-vous qu’avec un modèle pareil, je n’espère pas vivre la même chose ? Un rêve que j’avais volontairement laissé de côté durant des années, mais qui aujourd’hui reprend sa place. C’est un peu fou le revirement de situation qui m’est arrivé. Je me sens tellement prêt aujourd’hui à rester auprès d’une seule femme le restant de ma vie, parce que ça y est, je pense l’avoir enfin trouvée. Il lui suffit d’un mot, d’un geste, pour me donner son accord. Ah Daisy… Rien que de penser à elle me fait battre le cœur plus fort et plus vite. C’est un signe, c’est assez inévitable. Ma mère étant à présent partie, Caroline termine la préparation du gâteau puisque Daisy est encore à l’étage, et je termine les lasagnes et les mets au four. Nous rangeons tranquillement la cuisine pour dresser la table ensuite, et c’est lorsque j’installe les couverts que j’entends la voix de Daisy résonner. « J’avais oublié le gâteau ! » Tout en plaçant le dernier couteau le long de l’assiette, je commence à répondre. « T’en fais pas, il prêt à être… » je relève les yeux vers elle pour continuer et là je la vois en pyjama. Court et sexy. « à… à… à…. » je bégaie en restant fixé sur les jambes de Daisy dévoilées par le short en satin et mon regard monte à présent sur son top large mais légèrement décolleté.  « à… être mis… au… four » je termine enfin ma phrase, en me forçant à regarder vers le four, mais je croise le regard de ma cousine et je me sens gêné d’être surpris à bégayer de la sorte, à cause de la tenue de Daisy. Rien que de la voir comme ça, ce qui signifie qu’elle dort sous mon toit ce soir, ça me perturbe. Et pourtant, un mur nous séparera cette nuit, ce n’est pas comme si nous allions partager le même lit. Heureusement d’ailleurs, car je ne saurais me retenir, je pense. « Désolée d’être partie comme ça, mais l’œuf et la farine ensemble… Ca commençait à tirer sur ma peau, comme du plâtre. » Je regarde à nouveau ma belle, et mes yeux s’attardent sur ses cheveux humides qui ondulent joliment. Pffffiouuuu… Mais cette femme me tue. Elle est vraiment magnifique, tellement que j’en soupire. Daisy semble me questionner du regard et je lui souris en hochant la tête pour lui signifier que tout va bien, puis je me décide à aller vérifier la cuisson des lasagnes. « Humhum, » fait aussitôt ma cousine, maintenant que Daisy est près d’elle. « J’aurais parié pourtant que c’était pour éviter ma bourde monumentale, déclarant gaiement, la bouche en cœur et les larmes aux yeux que le fils chéri et adoré de ma chère tante n’était plus LE célibataire le plus en vue de Los Angeles. Je ne sais pas ce qui a été le plus drôle à voir, son sourire et sa joie spontanée ou sa mine déconfite et aussi choquée que moi quand on a compris que je m’étais complètement faite avoir. Que Dino me fasse ce coup, ça ne m’étonne pas trop encore, mais toi ma belle, » fait-elle en pointant un doigt faussement accusateur sur ma dulcinée et une fausse colère au fond de ses yeux doux. « Je ne te savais pas si joueuse ! » Je ne faisais qu’observer la scène jusqu’à présent, mais je me dois de défendre ma Deedee. « Elle n’y est pour rien, c’est de ma faute. Et puis il faut l’excuser, c’est tentant de se prendre au jeu et de jouer ma chérie, non ? » Un énorme sourire espiègle se glisse sur mes lèvres alors que je regarde Daisy avec des yeux étincelants. J’adore toujours autant taquiner Daisy. J’attends que le rouge lui monte au joues, qui me fera inévitablement fondre, comme d’habitude. « Allez Caro, c’était drôle, non ? » Bon, de mon côté, c’était fort plaisant. Un avant-goût de ce qui nous attend, Daisy et moi, je l’espère. J’aimerais pouvoir l’appeler par tous les doux surnoms qui existent… J’aimerais pouvoir l’embrasser quand bon me semble. J’aimerais pouvoir avoir des gestes tendres, frôler sa peau, humer son parfum, quand j’en ai besoin. J’aimerais avoir le pouvoir de la rendre heureuse, parce qu’elle ne l’a pas toujours été et ce qu’elle m’a avoué aujourd’hui en est la preuve. Si seulement je pouvais effacer cet horrible passé de sa mémoire, je le ferais. Tout ce que je désire, c’est la protéger et lui apporter le bonheur qu’elle mérite. Je l’observe en silence et lorsque nos regards se croisent, je lui souris tendrement.

« Ca sent bon, ça me donne faim. » dit-elle en allant près du four, c’est-à-dire près de moi. Et elle glisse sa main dans mon dos, ce qui me colle immédiatement des frissons le long de ma colonne vertébrale. « Tu peux apporter ça sur la table ? » je lui demande en lui tendant la carafe d’eau. « Alors, Caro, il va comment Jon ? » demande-t-elle en retournant vers la table, auprès de Caroline. Je vaque à mes occupations alors que mes oreilles sont toujours tendues vers la conversation des filles. J’espère en apprendre un peu plus sur ce Jon et sur ce qu’il se passe entre eux. « Quoi… je… non.. mais… je rêve, » Ah ça y est, elle se met elle aussi à balbutier, dévoilant la vérité sur ce qu’elle peut bien ressentir pour ce Jon, comme moi tout à l’heure avec Daisy. Pas un Brady pour rattraper l’autre ! « Je ne vois pas le rapport, vraiment. On parle de vous deux, mes loulous, pas de Jon. Il n’y a rien à dire sur Jon. Absolument rien. Jon n’est rien. Jon n’a rien. Bref, il n’y a pas de Jon, » répond-elle alors, ce qui me fait rire. Je ne peux m’empêcher de me retourner pour la regarder. « Tellement pas de Jon que tu viens de prononcer cinq fois son nom en l’espace de cinq secondes. Ce qui fait une fois par seconde, ça commence à faire, non ? » Puis je me mets à faire le mariole en imitant ma cousine « Jon ! Jon ! Jon ! Jon ! Jon ! » je ponctue chaque seconde par ce prénom, les yeux rivés sur la trotteuse de ma montre, le sourire aux lèvres. « C’est ton anniversaire, tu es la reine de la soirée et de ce fait on ne parlera que de TOI. Dis-nous ce que l’on doit te souhaiter pour cette année de plus – la santé, la réussite, le suuuuuuuuuuuuurf ! que je puisse ne plus me retrouver seule parmi ces mâles et les idiotes qui traînent souvent sur la plage, l’amour avec un grand A qui te pend au nez depuis quelques temps ? » Oh la vilaine ! Mon regard se tourne à nouveau vers ma cousine que je trouve ma foi fort directe ce soir. J’observe la réaction de Daisy et je me mets finalement à sourire. L’amour avec un grand A l’attend ici ce soir dans cette même cuisine. Et il l’attendra où qu’elle aille, parce que je ne serai jamais bien loin.

Le repas se déroule à la perfection et alors que nous rangeons les dernières assiettes dans le lave-vaisselle, je propose aux filles d’aller s’installer sur la terrasse pour terminer la soirée avec un bon verre de vin, à discuter tranquillement. Je pars chercher une nouvelle bouteille à la cave, puisque celle que Daisy nous a apportée a été terminée durant le repas. Et je verse le liquide dans trois grands verres à pied. Je les pose sur la table basse du salon extérieur et je pars chercher ma guitare, histoire de m’occuper les doigts pendant que nous bavardons. « Alors Daisy, qu’est-ce que tu veux que je te chante pour ton anniversaire ? Je suis un juke-box vivant, à toi l’honneur ! C’est toi la reine, ce soir, comme l’a si bien dit Caro tout à l’heure… Etrangement, on n’a jamais parlé musique. Quels sont tes groupes ou chanteurs préférés ? » C’est vrai ça, pourtant la musique est ma deuxième passion. Nous n’avons encore jamais abordé ce sujet, à croire que tous les autres sujets semblent importants quand il s’agit de Daisy.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: ghost from the past - nate&daisy   

Revenir en haut Aller en bas
 
ghost from the past - nate&daisy
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [M] Adam Levine ⊰ Ghost of the past
» Why Haiti Can't Forget Its Past
» GHOST ISLAND
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» Nate Yassine Taylor || Finished

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: D'où venons nous ? :: Downtown :: Home sweet home-