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 La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]

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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
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MessageSujet: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Ven 29 Déc - 9:37

3. Atteint de flemme vous dites ? Non, non vous vous endormez juste parce que vous vous êtes piqué le doigt à un rouet !

« Comment ça « pas livré à temps » ? Non mais je rêve !!! » C’est en ces mots que résonnent le cri de révolte dans l’ensemble du magasin où Lou se trouve. Les visages se tournent. Les parents sont déjà en train d’afficher une mine choquée mais la brune se moque de tout ce qui l’entoure. A vrai dire, elle est concentrée sur le gars semblant se ratatiner au fur et à mesure qu’elle hurle. « J’ai passé une commande il y a quinze jouuuuurs ! On m’avait dit que le délai était d’une semaine et maintenant, vous n’êtes plus dans les délais !  » - « Je … Je sais bien Madame… Mais d’ordinaire, je… » - « Quoi d’ordinaire ?! » Hurle-t-elle de plus belle, faisant sursauter une mamie se trouvant à côté d’elle, tandis que le pauvre vendeur semble presque à deux doigts de pleurer. « D’ordinaire, dans ce magasin, les seuls costumes confectionnés sur mesure sont pour les enfants. Nous avons reçu votre costume mais il est… Enfin … Il est… » Le gars cherche ses mots et c’est suffisant pour que la Morland s’enrage un peu plus. Que les enfants bégaient, c’est une chose, ils ont l’air cons mais adorables. Mais qu’un adulte fasse ainsi, ça l’agace encore plus. « Il est quoiiiii ?! » Dit-elle d’une voix sombre comme la mort. On s’attendrait presque à voir de la fumée sortir d’entre ses narines tel un dragon enragé. « Il est petit !! Ils nous ont livré une taille enfant ! » Et là, le jeune homme éclate alors en sanglots, laissant planer un silence pesant, tandis que Lou prend sur elle pour rester calme. Très calme. Lorsqu’elle est venue dans cette boutique de luxe pour enfant, elle a commandé une tenue pour le réveillon de Noël du foyer. Quoi de mieux que de se déguiser en Raiponce. Elle a même acheté la perruque. Mais visiblement, dans ce magasin, ils n’ont pas l’habitude de voir une adulte commander un costume sur mesure. Et qui plus est, être aussi irascible que Lou d’aussi bon matin, avec autant de monde à l’intérieur du fait des derniers achats de Noël. Quoi qu’il en soit, elle est furax et tient absolument à ce que son souci soit réglé au plus vite. « Maintenant, vous me trouvez une solution ! » Dit-elle au gars affichant un visage baigné de larmes. « Sinon, vous voyez ce rouet là et cette ÉNORME aiguille ? » Et son doigt impérieux pointe ledit objet grandeur nature sur lequel figure la pancarte « ne pas toucher l’aiguille, elle est magique » et ajoute sur un ton impitoyable « Et bien si je n’ai pas mon costume, je vous la plante dans le cul ! Et croyez-moi, elle a l’air bien aiguisée ! » Et à ces mots, mue par une envie soudaine, un besoin qu’elle ne peut canaliser, son doigt vient alors se poser sur l’aiguille.
Et c’est alors le trou noir.

***

« wouaaaaaaaaaaah ! J’ai la patateeeeee ! » Braille Lou en entrant alors dans ce bar huppé. Toujours dans le quartier de Beverly Hills, elle sent une énergie de dingue se diffuser en elle, un peu comme quand on se lève le matin après une bonne nuit de sommeil. Elle a passé toute la journée à dormir, dans la réserve du magasin. Ils n’ont pas su la réveiller, pensant qu’elle déconnait à la base, qu’elle faisait son cirque pour avoir son costume. Force est de constater que le rouet semblait l’avoir plonger dans un sommeil léthargique et malgré de bonnes gifles, la brune n’a jamais ouvert les yeux. Ils l’ont installé dans un coin, et puis avec tous ces clients, Lou a été oublié avant de finir par se réveiller. Elle est restée endormie pendant huit heures, n’ayant immergé qu’au moment où les lumières se sont éteintes parce qu’ils étaient en train de fermer.  Elle n’a pas eu son costume mais s’est sentie tellement la tête dans le pâté que finalement, entre deux bâillements et trois étirements, elle a préféré retourner à sa voiture, ne se sentant pas d’énergie pour hurler encore. Une fois dans sa voiture, l’énergie lui est revenue et c’est ainsi qu’elle se retrouve dans ce bar chic, ayant posé son cul sur le tabouret tout en braillant à qui veut bien l’entendre. « Je t’assure Jimmy ! Ce rouet est magique ! J’étais là, j’ai posé mon doigt sur l’aiguille et pouf, je me suis endormie ! » Qu’elle explique au barman la fixant d’un air gêné « Mais je ne m’app ... » - « On s'en tape de ta crise identitaire Jimmy ! Resserre-moi donc une coupe de champagne steuplait ! » Dit-elle, tout sourire avant de regarder autour d’elle, si elle pourra trouver une cible à qui raconter son histoire de rouet magique. En l’occurrence, c’est une jolie blonde se trouvant à côté d’elle, un tabouret les séparant. Une Shelly en somme. Mais une Shelly plutôt mignonne d’ailleurs. Peut-être qu’elle adorera son histoire de Disney. « Bonsoir ! Avez-vous déjà entendu parler de la légende du rouet magique ? » Demande Lou sans chercher à savoir si elle est seule ou pas, si elle a envie de parler ou non. Ce soir, elle est d’excellente d’humeur, totalisant un nombre global de seize heures de sommeil. Elle n’est pas prête à se coucher d’ailleurs…



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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Ven 29 Déc - 11:36

« Bonsoir ! Avez-vous déjà entendu parler de la légende du rouet magique ? »

C’est avec un grand sourire aux lèvres que je me tourne vers mon interlocutrice. Elle est brune, elle est fraiche, elle est belle, et elle jette sur moi un regard plein d’avidité. Tout ce que j’aime. « Bonsoir. » Je réponds, je susurre, j’envoute.

Dire que je suis d’humeur taquine est un euphémisme. J’ai le feu moi ce soir. J’ai passé une journée de merde à hurler contre tout le monde, à déjouer les plans machiavéliques de gens qui sont certains de leur talent (qu’ils n’ont pas) et qui EXIGENT de voir monsieur Goldstein. Mouahaha ! Pauvres petits lapins sans défense. Autant vous dire que je les ai mangé en civets pour mon quatre heure. Mais si là où je me démène pour faciliter la vie de mon boss, ce dernier n’a aujourd’hui pas daigné me récompenser d’un merci. Pauvre con ! Mais aujourd’hui, pour une fois, j’ai ravalé ma langue avant que le coursier du troisième ne me rentre dedans et me renverse tout son café dessus. Crazy Jodie en chargement… C’est au moment où je m’apprêtais à passer mes nerfs sur cet imbécile de seconde zone que mon boss m’a rejoint dans le couloir.
« Oh ! Et au fait Jordan, n’oubliez pas de récupérer les places pour le ballet de la semaine prochaine. »
« Pas de soucis boss. »
J’ai même pas prit le temps de me retourner, trop occupée à observer ma proie déguerpir. La pauvre bête en a profité, sentant certainement sa dernière heure dans cet immeuble arriver. J’ai donc du ravaler mon regard carnassier, et me rentre à l’opéra pour récupérer les jolies et parfaites places de Monsieur Goldstein.

« Je suis désolée mademoiselle, nous n’avons aucune réservation à ce nom là. »

Un rire. Un rire drôle, nerveux, exaspéré, mais un rire puissant. Je me marre sous le regard médusé de l’agent d’accueil. Je vais frapper quelqu’un je crois.
« Cherchez encore, s’il vous plait. » Oui j’ai quand même conscience que cette nana a peut-être un boulot aussi, sinon plus, ingrat que moi, donc je me tempère. Elle cherche, elle cherche. Je vois bien qu’elle s’acharne, elle doit très bien savoir de qui je parle quand je mentionne Monsieur Goldstein. Et c’est avec le désespoir dans les yeux qu’elle lève le regard et me fait non de la tête.
Un toussotement derrière moi. Un toussotement désagréable. La jeune femme se décale pour regarder l’importun et je me retourne pour apercevoir un bourgeois puant d’eau de Cologne nous dévisager d’un air réprobateur. Il me détaille de la tête au pied et émet un nouveau grognement plein de dédain. Comme ceux que me jetaient les potentiels adoptants en me voyant revenir du jardin. Il faut dire qu’à l’époque si c’était de la boue, aujourd’hui c’est du café qui macule mon chemisier.
Alors, l’homme s’avance, croulant sous le dédain. Sans délicatesse il me pousse et je suis bien obligée de reculer devant sa masse difforme et imposante.

« Nous avons réservé deux places pour Madame et Monsieur Brodrick. »

Il dit ça avec tellement d’importance qu’il me donne envie de vomir. Ni bonjour, ni s’il vous plait, ni même un merci lorsqu’elle lui trouve ses places. Il se prend même un accent à deux balles qui sort du trou du cul d’un cochon irlandais. Ses places en main il fait demi-tour et me jette un nouveau regard méprisant.
« Les places tout public se prennent le soir même du spectacle. Vous devriez le savoir. Hum. »

Les… Les… Tout… Tout public ? Plait-il ? Non mais il se prend pour qui ce gros lard ? Tout public ?! Il sait à qui il a affaire au moins ? Je te parle de Gabriel Goldstein bordel de merde !!! LE Gabriel Goldstein ! Je dois dire que mon patron, tout connard qu’il est, c’est un monstre de talent. Le meilleur qu’il soit, et le dénigrer, c’est me dénigrer moi. Et je DETESTE qu’on me dénigre ! Crazy Jodie : chargement terminé.

J’ouvre une bouche déconfite pour laisser échapper un grognement silencieux. Je sens la braise qui s’active et je redresse alors les épaules prête à me jeter sur ce malotru et à lui arracher la jugulaire à coup de dents.

« Trouvé ! » Hein ? Quoi ? Je crois que l’agent d’accueil vient d’éviter un bain de sang dans son accueil. Elle m’agite mes deux places avec fierté, et soulagement. Merci ! Cette fille SAIT !! Elle SAIT qui est Goldstein. Cette diversion m’a permit de me calmer légèrement, mais je ne compte pas en rester là. J’ai le gout du sang dans la bouche, faut que je me venge. Je lui lâche un merci bref et froid puis suit avec l’allure d’un prédateur Monsieur Brodrick-mon-cul.
Un petit détour rapide par une autre sortie tandis que Monsieur s’arrête à l’extérieur pour s’allumer un cigare avec un air pompeux. Je sors mon téléphone, accélère, et me met à pleurer tout en parlant dans le combiné.

« Oui monsieur, je… je.. oui monsieur… Promis je… » BAAAAMM !! Je le percute de plein fouet et tout vole. Absolument tout. Le cigare, le téléphone, mon sac à main. Je lève les yeux vers l’homme, furax d’avoir été percuté par une petite sauvageonne de quatrième zone, incapable de trouver des places. Mais quelle clocharde celle-là ! Je redouble de sanglot.
« Oh mon dieu… Je suis désolée !! Je suis tellement désolée ! » Je geins, je sanglote, je renifle, je m’essuie la morve avec les doigts - si si stp - je lui rends son cigare, m’essuie la main sur son manteau sous son regard dégouté, offusqué, outré. Je lui rends ses affaires et récupère les miennes. Il grogne, râle, m’envoie péter puis se tire en râlant sur l’incompétence et la stupidité du petit peuple.

Crazy Jodie vous remercie.

Je dois attendre d’être assise au volant de ma voiture pour sortir le portefeuille de sous ma veste, un sourire content sur les lèvres. Je l’ouvre, en sors les douces places de Monsieur Ducon, et une belle liasse de billets. Satisfaite je jette le reste pas la fenêtre puis prend la route.
Ma petite vengeance m’a rendu heureuse, joviale, détendue. Comme quoi, faut toujours se méfier du petit peuple, ils sont plus habiles qu’on ne le croit. Au comble de la joie je décide donc de me payer un coup à boire et d’en faire profiter mes semblables.
C’est pour cette exacte raison que je me retrouve assise, une heure plus tard, sur un haut tabouret de bar, mon chemisier toujours taché et un cocktail sous le nez. Je suis souriante, amusée, et prête à dépenser l’argent si gracieusement offert par Monsieur Brodrick en dédommagement de ses mauvaises manières.
La brune m’aborde. Elle a l’air d’aussi bonne humeur que moi.

« Bonsoir. » Je pose alors un coude sur le comptoir et vient glisser mon menton dans ma main. « Celui qui pique la blondasse qui dort ensuite cent ans ? » Pour qui vous me prenez vous ? Je connais mes classiques. « Jamais entendu parler. »
Quoi ? Je connais l’histoire oui, mais pas l’histoire de mon interlocutrice. On sent qu’elle a truc à raconter. Elle veut le faire partager en plus. Je sens que cette soirée va être délicieuse.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Sam 6 Jan - 11:37

Il faut absolument qu’elle raconte son aventure à quelqu’un. Franchement, ce n’est pas tous les jours que l’on peut rencontrer un rouet et qui plus est, magique. Quand elle va raconter ça à Zack ou à Otto, c’est sûr ils vont être pliés de rire à l’entendre évoquer la façon dont elle s’est plantée l’aiguille dans le doigt et comment elle a pioncé pendant toute la journée dans une réserve de magasins pour enfant richou se trouvant dans une rue huppée de Beverly Hills. Elle aurait certainement dû demander des dommages et intérêts compte tenu de la présence d’un tel objet. Mais Lou ne voit que le côté bon de la chose : elle est en pleine forme, elle a pioncé comme une marmotte en hibernation. Et elle est en train de se tâter à aller foutre le feu dans le magasin afin de récupérer le rouet et s’en servir pour le fouet. Imaginez un peu ce qu’elle pourrait faire avec un tel objet. Ce serait génial si l’un des gosses venait à faire chier. Une petite piqure et hop punition ! Et tranquillité. Mais pour l’heure, ce n’est qu’un projet et pour l’instant, Lou préfère tout simplement qu’on l’écoute raconter sa formidable aventure. Aussi, elle se jette son dévolu sur le premier inconnu qu’elle croise. Et en l’occurrence, c’est une jolie inconnue. Une belle blonde avec des yeux à faire rougir de jalousie n’importe qui. De grands yeux océans semblant être rieur tandis qu’elle lui susurre un « bonsoir » annonçant que oui, elle a trouvé quelqu’un qui voudra, sans nul doute, entendre ce qu’elle a à dire. Immédiatement, la brune lui adresse un sourire des plus cajoleurs « J’en oublie mes manières mais, bonsoir … » Dit-elle dans un murmure. Immédiatement, elle s’est tournée vers la blonde, bien décidée à entreprendre le commencement de son histoire digne d’un Bilbo le Hobbit. Qui plus est, la blonde – mais appelons-là Shelly pour commencer – semble connaître l’histoire du rouet. Enfin… Semble est un bien grand mot. Qui n’a pas entendu parler de l’histoire de la belle au bois dormant hein ? Néanmoins, sa réponse la fait sourire de plus belle, tout comme son attitude. Elle donne l’air d’être joueuse, et amusante. Et puis bon, Lou n’a qu’une seule envie : partager son histoire. Alors oui, elle aurait pu l’écrire sur son facebook avec des tas de smileys elle aurait eu des commentaires, des partages. Elle aurait fini dans un article de « JustJared.com ». Beaucoup de monde aurait répondu. Mais non, dans un bar avec une jolie inconnue, c’est mieux. Surtout, quand elle connaît l’histoire sans la connaître, du moins, montre un intérêt pour la chose en question. « Ça tombe bien alors ! Je vais pouvoir t’éblouir un peu… » Finit-elle par dire en lui adressant un petit sourire en coin. L’attitude a changé : Lou est plus charmeuse dans sa façon de parler, répondant à la blonde et son grand sourire. « Figure-toi que je tenais absolument à m’acheter un costume pour fêter la fin d’année. Et comme tout Angelain se respectant, Tissard et Brodette m’a semblé être le meilleur endroit. Hélas, mon cœur s’est brisé face à leur inaptitude évidente à me remettre mon costume en temps et en heure. Et en ce lieu de désolation, ma route a alors croisé celle d’un objet absolument… Magique ! » Et effectivement, c’est le cas, les yeux de Lou brillent d’un air énamouré. « Le rouet de la belle au bois dormant !!! » Finit-elle par dire en tapant dans ses mains. Il faut dire que Lou est extrêmement fière d’elle, se disant que ce n’est pas tous les jours que l’on peut raconter ce genre de choses. Sans doute, devra-t-elle l’écrire pour le raconter à ses futurs enfants. Ou l’acheter, le planquer dans la cave pour le ressortir durant les réunions de famille et foutre la merde, ce serait carrément drôle d’ailleurs !
 
« Et dooooonc ! Voilà que je me retrouve à poser ma délicate main sur l’aiguille du rouet. Et là… »Elle tape bruyamment du poing sur le comptoir, comme prise dans ce récit héroïque et à la chute terriblement… dangereuse. « Ce fut le trou NOIR ! » Son air prend tout à coup un air tragique. « Je me suis réveillée avec le sentiment d’avoir dormi du sommeil du Juste. Quand j’ai regardé mon téléphone, effectivement, je me suis aperçue que la journée s’était écoulée et que je n’avais fait que dormir… Comme la belle au bois dormant, la blondasse ayant oublié de mettre son réveil ! C’est fou quand même, non ? » Lou se met à rire non sans se dire que Shelly va la prendre pour une tarée, ne jamais croire à ce qu’elle raconte. Pourtant, c’est vrai. Et quand bien même, si elle ne la croit pas, Lou s’en moque un peu à vrai dire. Elle a dit ce qu’elle avait à dire. Et elle se sent bien plus libérée. « Olala…. Comment je me sens mieux d’avoir vidé mon sac !! Ce rouet m’aura retourné le cerveau ! » Et tant pis, si les gens la prennent pour une débile échappée de l’asile. Elle n’a pas oublié le joli minois de la blonde. Et automatiquement, elle reprend son sourire charmeur. « Je te remercie de m’avoir écouté en tout cas… Pour te remercier, puis-je t’offrir un verre ? » Dit-elle en se redressant de son tabouret, croisant les jambes et donnant un mouvement de la main dans sa chevelure d’ébène. Maintenant qu’elle n’a plus le rouet en tête, Lou réalise que cette Shelly est mignonne. Vraiment très mignonne. La journée semble encore lui sourire.

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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Mer 7 Mar - 13:16

La réponse de la brune m’arrache un sourire jovial. Toute son attitude vient de changer. Elle semble répondre de ma propre attitude, enjouée, charmeuse, bien décidée à créer un lien ce soir. Elle m’annonce qu’elle va m’éblouir. Vas-y bébé, éblouis-moi ! Elle passe soudain au tutoiement. Bien, si tu veux trésor. D’ordinaire j’activerai le mode Crazy Jodie, du style ‘as-tu veux jouer ? Ok mais tu vas te faire mal’ mais pas ce soir. La journée m’a trop tapée sur les nerfs, et j’ai grand besoin de me DE-TENDRE ! Alors commence l’histoire fantastique. Je dois vous avouer qu’à ce moment là, le fond de son histoire je m’en tape complètement. J’ai juste envie de m’amuser et c’est à la limite du grossier que j’écoute son histoire. Une attention malsaine et décalée, ponctuée de « Noooon ! » - « Hum hum. » - « Quels incompétents… » Ma tête n’a pas lâché ma main et c’est peu dire que je m’affale un peu plus le comptoir. Je vous laisse libre de choisir si son histoire m’endort ou me captive. Quoiqu’il en soit je joue celle qui est intéressée et qui suit toute cette aventure rocambolesque. Je dois bien admettre que la demoiselle sait raconter. Elle y met les formes, utilise un super vocabulaire, et on voit que c’est une conteuse née. « Le rouet de la belle au bois dormant !!! »
Je me redresse brusquement. C’est qu’elle m’a fait peur cette conne à taper dans ses mains. Ça va pas de s’exciter comme ça ? Mais plutôt que de lui montrer qu’elle m’a dérangée dans ma pré-sieste je préfère jouer la carte de la fascination. « Mais non ! Le… le… -j’agite les mains pour schématiser le truc rond - … comme dans le… ? Diiiiiingue… » Et je reprends ma position initiale, menton sur la main, coude sur le comptoir. Position bien trop vite dérangée lorsque la brune se re excite sur le comptoir. Son histoire n’a ni queue ni tête. Je fronce les sourcils. « Ouwaaaaaaahhhh. » C’est tout ce que j’arrive à sortir. Je me demande bien sous quoi tourne cette fille. Acide ? Opium ? Extasie ? En tout cas je continue à jouer la surprise. Je suis joueuse, et j’entre à fond dans son délire. « Truc de fou… » Je me redresse un peu plus, en profitant pour étirer mon dos. « Et t’as dormi toute la journée ? Chez Tissard et Brodette ? Ils t’ont pas réveillée ? » Oui j’ai une âme de Sherlock Holmes moi. J’aime avoir des détails, démêler le vrai du faux. Le crédible de l’impossible. En même temps si j’étais pas une accro du détails, je pourrais pas pigeonner les connards. Elle m’annonce qu’elle se sent soulagée d’avoir vider son sac. Tu m’étonnes Yvonne ! Puis pour me remercier elle veut m’offrir un verre.

« Tu déconnes ! C’est pour moi ! Pour t’aider à te remettre de cette terrible sieste ! » Vous rigolez ou quoi ? Avec ce qu’elle prend je veux pas risquer qu’elle m’en foute dans le verre ! Je fais signe au barman et lui commande deux mojito. « Bien tassé hein, y en a une qui a besoin de se remettre de ses émotions. » Que j’ajoute avec un grand sourire encourageant. Là dessus, je fouille dans ma poche et en sort la liasse de billets dérobée à Monsieur Brodrick. Je contemple les billets un instant, une douce satisfaction dans le coeur. L’espace d’un instant je me déconnecte de mon invitée pour me repasser la scène dans la tête. Le télescopage, la dissimulation, la pince, le résultat. Ah ah ! J’en connais qui seraient fiers de moi, mes parents vachement moins. Qu’importe. Je me passe la langue sur les lèvres, un grand sourire éclairant mon visage, puis je me retourne enfin vers la Belle au Bois Dormant. « Alors… ? Est-ce que la Belle au Bois Dormant a un nom ? » Oui, ouvrons donc les hostilités. « Ne me dis pas que c’est Aurore car là, je ne te croirai pas. » Oui faut pas me prendre pour une mongole non plus. Si je veux bien croire à son histoire de sieste journalière, on va passer sur la princesse perdue et le baiser du prince charmant hein !
Par ailleurs, et tandis que le barman nous amène nos deux mojitos, j’en profite pour détailler la jeune femme. Elle est grande, mince, belle, semble avoir beaucoup d’énergie si j’en juge son récit haut en couleur. Elle est aussi bien fringuée, et propre sur elle jusqu’au bout des ongles. Une nana qui à du caractère et de la classe. Tout ce que j’aime. Et le sourire qu’elle me renvoie en rejetant sa chevelure en arrière m’annonce que je vais passer une bonne soirée.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Jeu 29 Mar - 19:07

Il y a une chose très importante à savoir chez Lou. C’est qu’elle serait tout à fait capable de se retrouver comme Cillian Murphy dans 28 jours plus tard. Toute seule, dans un monde abandonné, sans les zombies bien sûr. Mais en tout cas, seule, elle s’en sortirait. C’est une évidence. Un peu comme on sait qu’après la lune vient le soleil. En l’occurrence, Lou a un auditoire mais elle pourrait très bien se raconter l’histoire à elle-même. De ce fait, si ce qu’elle dit est incohérent, la brune s’en fiche. Elle a besoin de parler. Il faut qu’elle raconte sa mésaventure. Bien sûr, comme ce soir, l’auditeur se révèle être auditrice et plus dans le genre blonde sexy, elle y met de la forme, des couleurs. Elle y met tout son cœur à vrai dire. C’est qu’il faut rendre une histoire invraisemblable, complètement crédible. Ce n’est pas gagné. Et si la blonde lui répond par des monosyllabes aux abords exagérés, Lou s’en moque. Ça lui plait de se prendre pour Trelawney en pleine crise d’épilepsie. Elle tape. Elle braille. Elle s’envolerait presque. Bientôt, elle se jetterait sur la scène  pour mimer son terrible drame, qu’elle raconte avec le sourire. Un rouet magique vous avez dit ? Et c’est bien le cas. Lou a vécu une formidable expérience d’endormissement et le résultat est là : Lou a une patate d’enfer et elle est prête à faire la fête jusqu’au bout de la nuit. C’est pour ça, d’ailleurs, qu’elle invite la blonde à boire un verre avec elle. Mais l’histoire voudra que ce soit finalement cette jolie Shelly qui se dévoue la première. « Quelle générosité… » Dit-elle en souriant de plus belle. Elle passe sa commande, se trémoussant sur son tabouret et tapotant légèrement ses mains sur le bois du comptoir. Elle est impatiente de boire, impatiente de pouvoir se détendre et se dégourdir un peu. Et impatiente d’en apprendre un peu plus sur cette belle plante occupée à compter ses billets. Comme si elle lisait dans ses pensées, d’ailleurs, la blonde lui demande alors comment elle s’appelle. Non sans humour, déclenchant le rire amusé de la brune. « Sérieux, si mes parents m’avaient appelé Aurore, je leur aurais intenté un procès. Sérieusement… C'est pour les coincés du cul, les filles à papounet avec les petites couettes et le petit cartable, en mode première de la classe. » Et puis, tant qu’elle y est, pourquoi pas Marie-Jeanne ou Danielle. Uuuuurgh, non ça ne lui irait pas du tout. Néanmoins, c’est toujours avec un grand sourire qu’elle finit par dire : «  Non, je m’appelle Lou. Bref, concis et facile à retenir. » C’est qu’elle n’a pas intérêt à oublier. « Et toi, comment tu t’appelles ? T’as pas un prénom disney quand même, si ? » Elle lui trouve plein de charmes, elle est vraiment très jolie d’ailleurs et les coups d’œil discrets ne sont que plaisants.

Finalement, elle apprend que la blonde porte le doux prénom de Jordan. Quelque chose d’androgyne. A la fois doux et endiablé. Laissant entrevoir la folie au travers de deux diamants azurés qu’elle englobe du regard. « J’aime bien. C’est vraiment classe. » Finit-elle par dire avant de lever son verre à l’encontre de la blonde. Le serveur n’a pas tardé à leur amener leur commande « Bon ben au rouet magique ! » Parce qu’il ne faut pas l’oublier celui-là. Ce serait idiot et triste quand même. Après tout, elles se parlent grâce à lui. « C’est un truc de fou cette histoire. Fais gaffe, si jamais, tu en croises un… C’est hyper violent. De toute façon, les aiguilles… » Elle frissonne en esquissant une grimace. Oui, ne demandez pas à Lou d’aller faire une prise de sang, elle tombe dans les pommes avant même d’entrer dans le laboratoire. « Enfin… Je suis en vie et c’est le plus important ! » Finit-elle par ajouter afin de meubler la conversation. C’est qu’elle ne voudrait pas que Joli Regard puisse s’en aller maintenant. Elle a encore fort à faire et d’un certain côté, Lou ne dirait pas non pour la pécho. D’ailleurs, c’est furtivement qu’elle envoie un message à Otto portant le seul intitulé « Il y a une Shelly… Mon dieu… Une bombasse » Et elle planque alors son téléphone, souriant à Jordan et buvant une gorgée de son verre. Bon trois gorgées. Mais le cocktail est parfait. Bien dosé. Parfait pour savourer sa soirée et laisser l’alcool lui monter à la tête au bout de plusieurs verres. « Aloooors, joli cœur.. Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Dis-moi tout, je veux tout savoir ! » Et ça, uniquement dans le but de tenter un rapprochement subtil. Lou va lui sortir le grand jeu, ça c’est clair. « J’espère que tu as du temps devant toi… La soirée pourrait s’avérer être sans fin… » Battement de cils. Voix charmeuse. Yeux de biches. Lou est d’attaque.


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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Ven 20 Avr - 20:57

On ne pouvait pas dire que j’avais passé une super journée. On pouvait plus clairement dire que j’avais passé une journée de merde. Juste une de ces journées qui vous gave quoiqu’il arrive, qui vous énerve jusqu’aux tréfonds et qui vous donne envie de tuer le premier con qui vous contrarie. Mon boss, comme d’habitude s’était montré intransigeant. Non pas que ça me dérangea. Il était comme ça, et j’en avais l’habitude. Non, en dehors du café renversé par le coursier sur mon chemisier, ce qui m’avait le plus énervée c’était après… Le glas avait été lors de la récupération des places du patron. Ce monsieur Brodrick, qui se croyait sorti tout de droit de la cuisse de Jupiter, m’avait tellement saoulée à me détailler de bas en haut et de haut en bas, que j’avais vrillé sec. Il m’avait lancé le même regard que me jetaient les potentiels adoptants quand j’étais petite. Avant que mes parents ne m’adoptent. Ce regard qui juge, évalue, jauge la marchandise sous les yeux, ce qu’ils pourront en faire avec, s’attardent sur la crasse et juge la chose vulgairement dégueulasse avant de passer à un autre bestiaux plein de puces. Ce genre de regard qui me faisait les détester à l’époque et guère plus apprécier aujourd’hui. Alors je m’étais vengée. Vengée comme je me vengeais à l’époque. En dérobant… Résultat : j’avais une petite somme à dépenser gracieusement ! Qu’on me serve à boire et à manger, Monsieur Brodrick invitait ! C’est là, que l’attardée des contes de fée m’était tombée dessus avec son histoire abracadabrante !

Il fallait bien l’admettre… Cette fille m’éclatait ! Elle avait cette lueur dans le regard. Une douce lueur de folie. Et son récit. N’en parlons pas ! Je ne croyais pas un mot à son histoire, cela allait de soit. Et pourtant elle le racontait avec tellement de conviction. Elle vivait son truc, y croyait dur comme fer, et semblait des plus ravies d’avoir enfin trouvé un auditoire. Nos cocktails commandés avec la générosité de Monsieur Brodrick, je lui demande son nom en priant secrètement qu’elle ne continue pas dans son délire. Le délire Alice au Pays des Merveilles non merci. Mais non ! D’ailleurs elle crache littéralement sur les prénoms de princesses. Aurore est une conne, disons-le. Les contes de fée ne semblent pas son truc. Dixit la meuf qui est persuadé d’avoir été piqué par un rouet magique… Hum hum…
Nos cocktails arrivent et je la laisse continuer à parler. Elle finit finalement par me cracher son prénom. Lou. Simple, sobre. Très bien. Elle me retourne alors la question en ajoutant qu’elle espère que je n’ai pas un prénom discret. Là dessus je me redresse légèrement, un peu hésitante. Puis je lui lance un regard gêné. « Euh… en fait, si… » Que je lui dis des plus sérieusement. « Mes parents m’ont appelée Wendy. » Je la regarde avec le plus bel air penaud du monde. Histoire qu’elle réalise sa potentielle bourde. En même temps, faut l’avouer, j’ai carrément une tête de Wendy. Enfin j’attrape mon mojito, en boit une gorgée et lâche. « Mais comme mon frère s’appelait déjà Peter, ils sont trouvé qu’ils avaient exagéré, et on m’a rebaptisée Jordan. » Toujours à moitié sérieuse je lui fait un clin d’oeil pour qu’elle comprenne que je me suis moquée d’elle. Rassérénée, elle me dit qu’elle aime bien mon nom puis lève son verre. « Au rouet magique ! » C’est cela donc ! Je bois, elle boit, puis la voilà qui repart sur son délire de belle au bois dormant. Oui c’est sur ! On croise des rouets magiques à tous les coins de rue. « Promis, si j’en vois un je m’enfuis en courant. » Je me vois bien expliquer ma réaction à mon boss moi, le jour où ça lui prendra d’en foutre un sur scène. « Mais Jordan, que faites-vous donc ? » Non c’est rien patron ! « Ah ben oui. Ce serait con quand même comme façon de crever. T’imagines le gros titre ? La honte ! » Je ne fais que renchérir à ses idées de malade. A cette allure là, plus elle parle et plus je bois. Mon verre est déjà quasiment vide. C’est alors que mon téléphone vibre. « Vous avez les places ? » "Bonsoiiiiiiiir, je suis désolé d’insister mais avez-vous pensé à…" Non. Monsieur Goldstein et toute sa considération à mon égard. Pour la peine je décide de ne pas répondre à son texto, et range mon portable. Avant de prendre conscience que en stressé du slip qu’il est, il risque de me harceler jusqu’à ce que je lui réponde. Un peu à la manière de sa femme quand elle téléphone au bureau. Reprenant mon portable, j’envoie juste un emoji pouce en l’air pour le signifier que oui. Il va mettre deux plombes à comprendre, pester contre moi, mais être en même temps (je le sais) satisfait de ma promptitude à faire ce qu’il veut. Je range alors mon téléphone définitivement tout en me rendant compte que ma voisine fait de même. Elle le fait d’ailleurs si rapidement que l’escroc en moi dresse l’oreille. Lou me sourit alors. Cette fille, elle a des idées derrière la tête. Elle me demande alors ce que je fais dans la vie. Elle veut tout savoir… « Même ma fréquence de pets à la journée ? » Seigneur mais qu’est ce qui me prend ?! Je ne suis même pas certaine qu’elle ait un humour aussi décalé. J’éclate de rire tout en faisant signe au barmaid de me remettre un verre. « Je suis assistante de production. » Esclave, larbin, chien de garde, avocat, garde du corps pour Monsieur Gabriel Goldstein. Mais j’ai trop de respect pour mon patron (ouai je sais on dirait pas comme ça) pour étaler son nom, ses affaires et tout le reste. Il produit, j’assiste, ce qui fait de moi une assistante de production. « Et toi ? En dehors de taper des siestes dans l’arrière boutique de Tissard et Brodette. » Oui parce que bon, elle est bien gentille la brune, mais les interrogatoires ma belle c’est pas à sens unique.

Elle m’annonce ensuite que la soirée peut s’annoncer sans fin et qu’elle espère que j’ai du temps devant moi. « Autant que le lapin blanc d’Alice. » J'avoue, si délirante que soit cette fille, j'ai hâte de voir la suite du spectacle. Je sens qu'on va se marrer.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Jeu 24 Mai - 21:22

Elle la trouve drôle. Sa répartie lui plaît énormément. Ça devient rare ce genre de personnes d’ailleurs. C’est fou combien le monde est devenu chiant, morne, triste. Le monde a perdu son humour, il n’y a plus de second degré. Ça n’existe plus, les gens sont coincés du cul. D’ailleurs, Lou se demande parfois ce qu’elle fout là, à perdre son temps avec des couillons, à essayer de faire rire des gens qui ne comprennent rien à la vie et à ce qui peut être drôle. Alors que cette blonde, adorable Shelly, attire son intérêt. Sa réplique au sujet de son prénom lui arrache un rire strident. Wendy. Non mais sérieusement ! Déjà, elle a vite oublié le monde les entourant. Il n’y a plus que Jordan, aussi tordue qu’elle. Raconter sa vie ? Bien sûr qu’elle veut tout savoir. « Dis-moi le nombre de fois où tu pètes et je te dirais qui tu es ! » Elle continue à rire de ses bêtises. Elle paraît très nature et Lou aime ça. Oh bien sûr, elle adore justement les mimiques des femmes, leur façon d’être féminine, de balancer une mèche de cheveux derrière l’oreille, les souffles discrets, les odeurs de parfums, leur élégance. Elle pourrait expliquer pendant des heures pourquoi elle est plus fille que garçon ou comme dit son pote Otto, de bouffer de la pelouse. Mais le fait est là. Indéniable. Une femme n’est pas un homme. Et c’est bien plus appréciable, plus joli à regarder. « Toi et moi, on va bien s’entendre. » Dit-elle en buvant une gorgée de son verre. La soirée s’annonce bien partie. Néanmoins, elle demeure encore curieuse et souhaite en apprendre plus sur cette blonde. Elle lui apprend qu’elle est assistante de production. Pour Lou, ça reste obscur. C’est un peu comme ceux qui disent qu’ils bossent dans le marketing. Que-quoi ?Que-qui-comment ? Bien sûr, elle se garde de mon montrer son ignorance. Elle se contentera de retenir qu’elle est assistante et puis c’est tout. « Charmant. » Dit Lou en souriant sincèrement. De toute façon, elle pourrait lui dire qu’elle lave des culs toute la journée, ça serait la même réaction. Rien est trop beau que cette Shelly pour ce soir. « Moi, je bosse dans un orphelinat. Enfin même si c’est plus considéré comme un foyer qu’autre chose. » Nouvelle petite gorgée. Signe au serveur pour qu’il lui apporter un autre verre. « Autant dire que chaque jour, c’est sportif. Et il faut aimer les gamins. » Elle se met à rire. « Tu auras alors envie de les tuer mais tu ne feras jamais le premier pas. » Elle a des tas de choses à dire, à faire. Déjà, elle s’enquiert sur le temps que Jordan a pour ce soir. Ne pouvant s’empêcher de rire face à l’allusion, elle ajoute d’une voix faussement enjouée et bourgeoise « Oooh Wendy voyons ! Faut profiter de la vie ! » Elle tapote alors le comptoir afin que le barman vient. « Hello ! Bon mon tout petit ! Ce délicieux petit lapinou n’a le temps de rien alors peux-tu nous amener un petit rail de shots pour que nous puissions les déguster, vite fait et bien fait. » Se tournant vers Jordan, elle lui glisse un clin d’œil subtil. « En deux trois gorgées, tu pourras vite t’en aller et retrouver ton Alice au Pays des Merveilles ! » Ok, si ça continue, la soirée continuera sur le thème Disney ! ça ne lui fait pas peur. Aux côtés de Jordan, ça risque d’être tordant. Et lorsque le rail arrive, Lou prend un shot, laissant la blonde en faire de même. Et là voilà prête à trinquer. « Bien assise Pocahuntas ? »

***

« GERONIMOOOOOOOOOO ! » Qu’elle braille. Qu’elle hurle. Qu’elle crie. Qu’elle rit. Bon dieu, comme elle rigole Lou. Décidément, le rail n’a pas suffi. Et il en a fallu un autre. Puis un autre. « Weeeendyyyyy !!! » Fort heureusement, elle ne l’a pas encore appelé Shelly. Lou est restée dans le thème rouet magique & Disney. Elle crie des chansons à tue-tête, les paroles à moitié retenues. Mais surtout, elle rit à se pisser dessus. Jordan est un véritable boute en train. Elle a le même degré de folie qu’elle. Elles se sont délestés d’un joli paquet de billets et après avoir vidé le stock de ce bar, les voilà dehors, encore pompelup pour pouvoir continuer la soirée. « T’sais Wendy, faut trop que tu saches que moi les gens, j’les défonce ! » Elle mime une prise de ninja, bien que trop vacillante. « ’Tain, je suis trop au bord de moi-même. Mais trop chaude pour continuer la soirééééeee ! » Elle pose sa main sur l’épaule de Jordan et la secoue un peu. « T’es pas en train de perdre la partie, hein Wendy ? Tu tiens bon ? On a pas trop bu, non non… Juste un peu. » La voilà qui se remet à rire. « T’sais quoi, c’est trop Los Angeles. On aurait dû se rencontrer à Las Vegas, là on aurait fait la fête jusqu’à quatorze heures du matin ! » C’est alors que l’idée germe dans sa tête. « Wendy, si on y allait ? »
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Mer 15 Aoû - 18:33


Cette fille est complètement barrée et je dois dire que j’adore ça ! Tout à fait ce dont j’ai besoin ce soir. Du rire, du fun, et encore du rire. Le tout arrosé gracieusement par un pigeon. C’est vraiment parfait. Ce bar, avec ses habitués et sa musique me rappelle un peu mon enfance débauchée à Londres. Celle où je me glissais entre les tables pour jouer la tire-laine et faire les poches des touristes en toute discrétion. Mais ce soir je ne fais les poches de personnes. Ça je l’ai fait un peu plus tôt, ce qui explique que l’alcool coule à flot.

Lou, parce que tel est son nom, à un humour décadent et une imagination sans bornes. J’adore ! Bon c’est un peu effrayant hein ! Je reste toujours sceptique sur son histoire de rouet magique. Mais c’est hilarant et ça m’éclate. Surtout notre délire Disney qui prend des proportions rocambolesques. Et voilà prêt d’une heure que je ne cesse de rigoler. Au détour de notre conversation elle me demande ce que je fais, après avoir répondu de façon évasive elle me sort qu’elle, elle s’occupe d’un orphelinat. Un frisson me traverse le dos, et à sa remarque suivante je lui offre un sourire compréhensif du genre "Ah les gosses…" Parce que oui, ah les gosses ! Ces machins bruyants, cochons et insupportables. Mais je ne dis rien. Je ne suis pas prête à annoncer à une fille que je viens tout juste de rencontrer y a moins d’une heure que je sais à quoi ressemble un orphelinat et que j’y ai passé les dix premières années de ma vie. Non, ça ne la regarde pas. Je suis une McGrath, merde ! Et tellement fière du nm que je porte.

La suite s’annonce bien plus intéressante et surtout plus cocasse. De nouvelles boissons sont commandées et à ça j’ajoute un plat de tacos bien garni de fromage. C’est pas que, mais l’alcool ça s’éponge un peu quand même… Un, deux, trois, quatre verres plus tard et le plat de tacos engloutit, on est toujours en train de discuter et surtout de rigoler. Avec sa chevelure de soie, je ne tarde guère à l’appeler Ariel là où elle me donne du Wendy. On en rit, on va même jusqu’à chanter. Toutes les chansons Disney y passent. Et quand un gentil monsieur vient nous demander poliment de fermer nos gueules, je saute de mon tabouret pour lui faire esquisser deux pas de danse sur "Ce rêve bleu". Je n'ai pas honte, je suis en joie, je suis à fond. Mon Aladin finit par s’en aller dépité par tant de folie, de connerie et d’hormones à la fois. Et moi, je croule de rire. Pour une fois pas eu besoin de s'énervé, de menacer, de hurler. des fois, prendre les choses à la rigolade et enfoncer le clou permet de se débarrasser des lourdauds tout en douceur. Le type nous regarde de sa table, visage dépité. Et moi je lui envoie un baiser éméché. La soirée continue et on finit par bouger. Je ne sais plus ni pourquoi ni comment.

En sortant du bar je suis tellement prise d’un fou rire incontrôlable que l’espace d’une minute, je suis obligée de m’accroupir pour rigoler au risque de me faire pipi dessus. J’en ai mal au ventre, mal au zygomatiques, et seigneur je vais vraiment finir par me pisser dessus. C’est alors là qu’elle m’annonce que elle, en fait, les gens elle les défonce. Je regagne un semblant de sérieux, me redresse et m’approche d’elle, curieuse et séductrice. « Ah ouais ? Genre… tortue Ninja ou Chuck Norris ? » Elle vacille et je la rattrape tandis qu’elle m’annonce être au bord d’elle même et me demande si je fatigue. Moi fatiguer ? Bébé s’teuplait… « Je tiens bon cap’tain. Et non non qu’un pitit peu. » Du salut militaire je mesure la minuscule quantité d’alcool qu’on a ingurgité du doigt.
« Han !!! Las Vegas !!! » L’idée est merveilleuse ! Je nous imagine trop dans un endroit pareil à faire la fête. Mais alors que l’image prend forme dans ma tête, la voix de mon père me demandant pourquoi j’ai fait un saut à Vegas dans son jet retentit. Hum… la logistique et les mensonges me paraissent insurmontables. Je fais trois pas sur le coté en secouant la tête. « Non non attend. Ça fait un peu trop loin. Mais, hé je sais !!!! J’crois qu’il y a un club un peu plus bas, ça te dis de bouger ton corps ? » Et tout en parlant je me rapproche dangereusement d’elle, mimant un booty shake du tonnerre, allant même jusqu’à me frotter à mon Ariel. Et tout faisant… je rigole. Sauf que soudain, je me souviens :

« OH OH !! Tu veux voir un truc flambant ? » Je l’attrape par le bras, puis avec l’allure d’un magicien effectuant son spectacle, je sors de la poche arrière de mon jean une montre. « Tadaaaaaammmm. » La dite montre n’est autre que celle de mon Aladin.
Oui c’est un talent que je pratique régulièrement, ne prenant pour cible que des emmerdeurs chroniques, et faisant attention à ce que ça n’ait pas de conséquences probantes. Et si je ne me vante d’ordinaire pas de ce talent là, ce soir, je suis toute disposée à le partager avec Ariel. « Pour toi mon Ariel, de la part de Wendy, avec la désapprobation certaine d’Aladin. Expression de mon amour pour toi. » Et que je pouffe de rire comme une truie dans notre remake de Once Upon A Time.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Sam 13 Oct - 10:24

Bon sang ! Ce qu’elle peut être drôle cette Wendy ! Lou se convainc que rien n’est laissé au hasard. Est-ce un rêve ? Une réalité parallèle ? Cela pourrait être presque irréaliste de devoir se retrouver dans une telle situation, à rire de tout et de rien avec cette blonde alléchante et à l’humour complètement poilant. Elle rit, elle boit, elle rit, elle boit et elle rit encore un peu. Elle a mal aux abdos à force, mais elle s’en moque, elle profite de l’instant présent, des quinze heures de sieste qu’elle a pu faire, coincée dans la réserve de ce magasin. Et maintenant, elle savoure cette soirée. Peu importe qu’elle soit bruyante, Lou s’en moque. Et puis, ça ne dérange pas Jordan, aka la Wendy de son cœur. Cette dernière est intéressante, on ne s’ennuie pas. Elle les défend contre un féroce Zazu venant les importuner et pendant ce temps, Lou s’amuse, danse dans tous les sens, passant une soirée comme elle les aime. Ce genre de soirées où elle lâche la bride, où elle déconnecte complètement. Ça fait du bien. Elle crie, elle chante, elle est bruyante mais c’est génial et c’est en fou rire qu’elles finissent par s’en aller dehors, toujours éméchées. Si Lou annonce être au bord d’elle-même, Jordan lui confirme le contraire. Qu’importe, ça la fait hurler de rire, la faisant s’emballer et proposant des rêves de grandeur comme se rendre à Las Vegas. Elle est prête à tout, y compris se taper des heures de route. C’est pas grave, elle appuiera sur le champignon. Fort heureusement – oui parce que la sécurité routière non di diou – Jordan propose une autre alternative, celle de danser. Venant se frotter contre le corps de la brune, elle a vite fait de convaincre la Morland. Elle acquiesce vivement, bien motivée à faire des folies jusqu’au bout de la nuit. « Oh oui ! oui ! oui !! ouiiii ! Excellente idée ! J’ai hâte de voir ton déhanché… » Elle se rapproche de Jordan, les yeux embués mais le regard flamboyant. « Je suis certaine que tu seras éblouissante… » Et encore plus attirante qu’elle ne l’est déjà. Lou est déjà prête à passer à la vitesse supérieure quand Jordan se souvient alors d’un détail qu’elle lui montre aussitôt. La montre du gugus de tout à l’heure. Elle se voit donc offrir cette montre, s’extasiant du cadran brillant. « OOOOH UNE MONTREEEE !! » Hurle-t-elle en relevant le regard vers Wendy, pareille à une enfant venant de découvrir ses cadeaux sous le sapin. « Merci Wendy !! T’es trop gentille ! » et en guise de remerciement, elle vient l’enlacer brièvement la serrant avec force, puis elle s’écarte d’elle, enroulant son bras autour du sien. « Maintenant, allons danser !! »

Durant le trajet, elle s’échine à essayer de mettre la montre mais le poignet est un peu fin, cette dernière trouve refuge dans la poche de son pantalon et finalement, elle arrive devant un club que Lou connaît très bien pour y bouger son boule avec ses amis, assez régulièrement. Mais elle est tellement pétée qu’elle a oublié le lieu, l’espace. Voir la tronche du videur lui remet les idées en place. « Jooooooeyyyy !! » Hurle-t-elle en remontant la file et venant claquer la bise au videur. Elle enroule un bras autour des épaules de Jordan et vient coller sa tête contre celle de la blonde, faisant ainsi les présentations. « Poto !! Voici ma nouvelle meilleure amie, elle s’appelle Wendy, mais tu peux l’appeler Pocahontas ! Elle est belle, hein ?! » Et parce que Lou est une privilégiée de ce club dont elle a y laissé de très – trop – nombreux dollars, elles entrent sans passer par la queue dans le lieu déjà bondé. La musique et les basses la saisit immédiatement, la plongeant dans l’ambiance déjantée du lieu. La voilà qui saute déjà dans tous les sens, se trémoussant au gré de la musique. Se tournant vers sa partenaire, elle hurle comme une tarée pour se faire entendre « J’ADORE CET ENDROIT !!!! » Et sans lui demander son avis, elle prend la main de la blonde, l’amenant vers la piste de danse, où elle vient danser contre elle, de façon trop sensuelle pour être amicale. Elle est bourrée, elle ne sait plus ce qu’elle fait. Mais parfois, c’est dans des verres vides que l’on crée des liens. De toute façon, Lou est ailleurs, elle profite de l’instant, elle rit, et sans vraiment s’en rendre compte, ses lèvres viennent alors se poser contre celles de la blonde. C’est doux, c’est suave, ça change de la folie environnante de cette soirée. Ça fait du bien, ça rend le monde encore plus rose, plus édulcorée. Boum, boum, le cœur bat un peu plus fort jusqu’à ce qu’elle se détache de Wendy, la fixant avec un grand sourire empli d’ivresse. « t’as encore de la place pour un peu de boisson ?? J’ai soif ! » Elle n’est pas prête d’être fatiguée. Le lendemain sera compliqué.
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Mar 30 Oct - 22:01

Cette soirée prend des allures de… de je ne sais pas en fait. On en est pas encore à la débauche, mais on est pas fraiches non plus. On se trouve à mi-chemin entre torchées et juste folles exubérantes. A ce stade de la soirée, je pense que je me souviendrais de ce qui s’est passé demain, mais rien n’est moins sur non plus. Bref, après avoir fait un méga karaoké -sans musique et sans public- dans le bar, avec ma nouvelle copine nous sortons pour, parait-il, prendre l’air. Putain ce que ça fait du bien ! Toutefois, je suis à moitié en train de me pisser dessus de rire tellement Ariel me fait marrer. Seigneur, cette fille est folle ! Et je suis vraiment méga méga trop heureuse, d’avoir rencontré une fille aussi tapée que moi. Aussi libre de corps et d’esprit. Oui je dis de corps, parce que lorsque je mime une danse provocante dans l’idée d’aller danser, je ne suis pas déçue de sa réaction. Elle répond à ma provocation et vient se déhancher contre moi tout en clamant qu’elle à hâte de me voir bouger. Je ne peux m’empêcher de prendre un air faussement sérieux, tout en me trémoussant avec sensualité -plus bourrée que sensuelle quand même-.

« Ça tu l’as dit Polochon ! »

Grave !! Qu’elle attende un peu de voir comment je bouge mon corps sur une piste de danse ! Je vais tous les épater. Mieux que Travolta dans la Fièvre du Samedi Soir ! Soudain je me souviens que j’ai dérobé une montre à mon importun de tout à l’heure. Dans ma grande générosité je l’offre à Ariel qui s’extasie, comme si elle n’en avait jamais vu de sa vie. Sa réaction me fait rire, de la même façon que la couleur des lampadaires me fait rire... Puis elle enchaine avec un gros câlin qui m’émeut plus qu’il ne le devrait. Qu’est ce qu’on est con quand on est bourré ! Enfin nous nous mettons en route vers le club, bras dessus bras dessous, et les chansons Disney ne nous quittent pas.

Le club n’est qu’à une centaine de mètres plus bas dans la rue. Lorsque nous parvenons devant l’entrée, Lou, hystérique, saute sur le videur, hurlant son prénom. Moi, je suis, comme un gentil petit chien perdu et curieux de son environnement. Je regarde tout ce qui se passe autour de moi, un sourire niais sur les lèvres et les yeux plein d'une curiosité vitreuse. Ben dis donc, qu’est ce qu’il y a comme monde qui fait la queue ! Je dois bien vous avouer, que la toute légère brise fraiche, si minime soit elle, me fait un bien fou. C’est comme une caresse sur mon visage qui pousse mes neurones à s’entrechoquer pour réagir a minima. La vision de mes neurones s’entrechoquant, tels de petits singes à cymbales, me fait soudain très rire, et je pars aussitôt en ricanements incontrôlables. Soudain, je ne sais trop comment, ma tête se retrouve collée à celle d’Ariel qui, apparement, fait des présentations. Wendy - Poto, Poto - Wendy. Enchanté. Et moi, je ricane toujours, jusqu’à soudainement écarquiller les yeux devant Poto Joey.

« Lui aussi l’est belle ! T’es belle Joey ! » Que je lui dit en me penchant dangereusement vers lui, faisant glisser une main sur son blouson en cuir. Ce qu’il est musclé ce type. Ouwaaaah. Un vrai videur. Vrai de vrai quoi. Soudain la tête de Lou disparait et je suis brutalement tirée en avant. Je glousse puis passe devant tout le monde telle une diva. Les basses et la puissante musique nous accueille. Ça boum, ça danse, et ça me vibre jusque dans les entrailles. Aussitôt mon corps trouve lui même le rythme et suit docilement sa compagne jusque sur la piste de danse. Et là… C’est le lâché prise. Travolta entre en moi et me possède de tout son groove. Je suis plus douée que Channing Tatum dans Magic Mike. Je suis en transe. Je bouge mon corps, je me déhanche et ce n’est pas pour déplaire à ma petite sirène. C’est comme si nous étions seules sur la piste. Je me fiche du monde, je me fiche des autres. Il n’y a que elle, la musique, et moi. Ç’en est presque divin et bon sang ce que je plane ! Lorsqu’elle pose ses lèvres sur les miennes, je ne suis pas surprise, je n’ai même pas un mouvement de recul. Bien au contraire, ma main vient se glisser dans la nuque de la brune, s’emmêlant dans ses doux cheveux de soie, et j’accentue bien plus le baiser en y ajoutant une invitée : ma langue. Lorsque cette embrassade cesse je soupire, ravie. C’est comme si je venais de prendre une grande gorgée d’air, ou bien une ligne de coque. Tout mon corps vibre d’une énergie électrisante et je n’ai pas, absolument pas envie de m’arrêter en si bon chemin. Ariel propose alors de boire encore, et me demande si il me reste de la place. Mais carrément !
Je lui fais signe que oui de la tête puis je me penche vers elle pour lui hurler à l’oreille.
« Il me reste surtout du fric !!!!! »
Car non, je n’ai pas encore tout dépensé de l’argent de Monsieur Brodrick !

Fendant la foule, je tiens ma nouvelle copine par la main, et me dirige tout en me trémoussant vers le carré VIP. Oui vous avez bien lu. Je fais ma Diva d’accord ?! Le type qui garde le carré comme un gentil toutou m’arrête. Je n’ai donc d’autre choix que de lui montrer et ma liasse de billet, et ma sirène. En habituée des lieux elle est forcément un visage connu, et avec ce que je compte dépenser dans son club, Médor n’a pas intérêt à me faire chier. Comme prévu il nous laisse passer, et c’est sans aucune grâce que je m’affale sur une des banquettes. Ma première réaction est de commander une bouteille de champagne. Oui j’ai soudain des envies de grandeurs et à défaut de Vegas et du Jet, ça vaut bien un peu de bulles. Puis lorsque Lou me rejoint, je ne peux résister à l’envie de l’embrasser de nouveau, longuement et avec toute la douceur dont j’ai envie ce soir. Une fois satisfaite, je me tapote légèrement les lèvres puis tape dans les mains comme une petite fille excitée en voyant mon saut de champagne arriver. Le serveur nous remplit deux belles coupes, et en guise de remerciement je lui tape une claque sur les fesses quand il s’en va. Seigneur je suis déchainée ! Enfin je me tourne vers ma brune et lui présente ma coupe.

« A cette soirée inoubliable et à la plus belle des rencontre ! »

Cul sec !
Un rot...
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