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 La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]

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Lou Morland
Admin bûcheronne
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
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MessageSujet: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Ven 29 Déc - 9:37

3. Atteint de flemme vous dites ? Non, non vous vous endormez juste parce que vous vous êtes piqué le doigt à un rouet !

« Comment ça « pas livré à temps » ? Non mais je rêve !!! » C’est en ces mots que résonnent le cri de révolte dans l’ensemble du magasin où Lou se trouve. Les visages se tournent. Les parents sont déjà en train d’afficher une mine choquée mais la brune se moque de tout ce qui l’entoure. A vrai dire, elle est concentrée sur le gars semblant se ratatiner au fur et à mesure qu’elle hurle. « J’ai passé une commande il y a quinze jouuuuurs ! On m’avait dit que le délai était d’une semaine et maintenant, vous n’êtes plus dans les délais !  » - « Je … Je sais bien Madame… Mais d’ordinaire, je… » - « Quoi d’ordinaire ?! » Hurle-t-elle de plus belle, faisant sursauter une mamie se trouvant à côté d’elle, tandis que le pauvre vendeur semble presque à deux doigts de pleurer. « D’ordinaire, dans ce magasin, les seuls costumes confectionnés sur mesure sont pour les enfants. Nous avons reçu votre costume mais il est… Enfin … Il est… » Le gars cherche ses mots et c’est suffisant pour que la Morland s’enrage un peu plus. Que les enfants bégaient, c’est une chose, ils ont l’air cons mais adorables. Mais qu’un adulte fasse ainsi, ça l’agace encore plus. « Il est quoiiiii ?! » Dit-elle d’une voix sombre comme la mort. On s’attendrait presque à voir de la fumée sortir d’entre ses narines tel un dragon enragé. « Il est petit !! Ils nous ont livré une taille enfant ! » Et là, le jeune homme éclate alors en sanglots, laissant planer un silence pesant, tandis que Lou prend sur elle pour rester calme. Très calme. Lorsqu’elle est venue dans cette boutique de luxe pour enfant, elle a commandé une tenue pour le réveillon de Noël du foyer. Quoi de mieux que de se déguiser en Raiponce. Elle a même acheté la perruque. Mais visiblement, dans ce magasin, ils n’ont pas l’habitude de voir une adulte commander un costume sur mesure. Et qui plus est, être aussi irascible que Lou d’aussi bon matin, avec autant de monde à l’intérieur du fait des derniers achats de Noël. Quoi qu’il en soit, elle est furax et tient absolument à ce que son souci soit réglé au plus vite. « Maintenant, vous me trouvez une solution ! » Dit-elle au gars affichant un visage baigné de larmes. « Sinon, vous voyez ce rouet là et cette ÉNORME aiguille ? » Et son doigt impérieux pointe ledit objet grandeur nature sur lequel figure la pancarte « ne pas toucher l’aiguille, elle est magique » et ajoute sur un ton impitoyable « Et bien si je n’ai pas mon costume, je vous la plante dans le cul ! Et croyez-moi, elle a l’air bien aiguisée ! » Et à ces mots, mue par une envie soudaine, un besoin qu’elle ne peut canaliser, son doigt vient alors se poser sur l’aiguille.
Et c’est alors le trou noir.

***

« wouaaaaaaaaaaah ! J’ai la patateeeeee ! » Braille Lou en entrant alors dans ce bar huppé. Toujours dans le quartier de Beverly Hills, elle sent une énergie de dingue se diffuser en elle, un peu comme quand on se lève le matin après une bonne nuit de sommeil. Elle a passé toute la journée à dormir, dans la réserve du magasin. Ils n’ont pas su la réveiller, pensant qu’elle déconnait à la base, qu’elle faisait son cirque pour avoir son costume. Force est de constater que le rouet semblait l’avoir plonger dans un sommeil léthargique et malgré de bonnes gifles, la brune n’a jamais ouvert les yeux. Ils l’ont installé dans un coin, et puis avec tous ces clients, Lou a été oublié avant de finir par se réveiller. Elle est restée endormie pendant huit heures, n’ayant immergé qu’au moment où les lumières se sont éteintes parce qu’ils étaient en train de fermer.  Elle n’a pas eu son costume mais s’est sentie tellement la tête dans le pâté que finalement, entre deux bâillements et trois étirements, elle a préféré retourner à sa voiture, ne se sentant pas d’énergie pour hurler encore. Une fois dans sa voiture, l’énergie lui est revenue et c’est ainsi qu’elle se retrouve dans ce bar chic, ayant posé son cul sur le tabouret tout en braillant à qui veut bien l’entendre. « Je t’assure Jimmy ! Ce rouet est magique ! J’étais là, j’ai posé mon doigt sur l’aiguille et pouf, je me suis endormie ! » Qu’elle explique au barman la fixant d’un air gêné « Mais je ne m’app ... » - « On s'en tape de ta crise identitaire Jimmy ! Resserre-moi donc une coupe de champagne steuplait ! » Dit-elle, tout sourire avant de regarder autour d’elle, si elle pourra trouver une cible à qui raconter son histoire de rouet magique. En l’occurrence, c’est une jolie blonde se trouvant à côté d’elle, un tabouret les séparant. Une Shelly en somme. Mais une Shelly plutôt mignonne d’ailleurs. Peut-être qu’elle adorera son histoire de Disney. « Bonsoir ! Avez-vous déjà entendu parler de la légende du rouet magique ? » Demande Lou sans chercher à savoir si elle est seule ou pas, si elle a envie de parler ou non. Ce soir, elle est d’excellente d’humeur, totalisant un nombre global de seize heures de sommeil. Elle n’est pas prête à se coucher d’ailleurs…



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Jordan McGrath
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DATE D'INSCRIPTION : 27/12/2017
MESSAGES : 238

MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Ven 29 Déc - 11:36

« Bonsoir ! Avez-vous déjà entendu parler de la légende du rouet magique ? »

C’est avec un grand sourire aux lèvres que je me tourne vers mon interlocutrice. Elle est brune, elle est fraiche, elle est belle, et elle jette sur moi un regard plein d’avidité. Tout ce que j’aime. « Bonsoir. » Je réponds, je susurre, j’envoute.

Dire que je suis d’humeur taquine est un euphémisme. J’ai le feu moi ce soir. J’ai passé une journée de merde à hurler contre tout le monde, à déjouer les plans machiavéliques de gens qui sont certains de leur talent (qu’ils n’ont pas) et qui EXIGENT de voir monsieur Goldstein. Mouahaha ! Pauvres petits lapins sans défense. Autant vous dire que je les ai mangé en civets pour mon quatre heure. Mais si là où je me démène pour faciliter la vie de mon boss, ce dernier n’a aujourd’hui pas daigné me récompenser d’un merci. Pauvre con ! Mais aujourd’hui, pour une fois, j’ai ravalé ma langue avant que le coursier du troisième ne me rentre dedans et me renverse tout son café dessus. Crazy Jodie en chargement… C’est au moment où je m’apprêtais à passer mes nerfs sur cet imbécile de seconde zone que mon boss m’a rejoint dans le couloir.
« Oh ! Et au fait Jordan, n’oubliez pas de récupérer les places pour le ballet de la semaine prochaine. »
« Pas de soucis boss. »
J’ai même pas prit le temps de me retourner, trop occupée à observer ma proie déguerpir. La pauvre bête en a profité, sentant certainement sa dernière heure dans cet immeuble arriver. J’ai donc du ravaler mon regard carnassier, et me rentre à l’opéra pour récupérer les jolies et parfaites places de Monsieur Goldstein.

« Je suis désolée mademoiselle, nous n’avons aucune réservation à ce nom là. »

Un rire. Un rire drôle, nerveux, exaspéré, mais un rire puissant. Je me marre sous le regard médusé de l’agent d’accueil. Je vais frapper quelqu’un je crois.
« Cherchez encore, s’il vous plait. » Oui j’ai quand même conscience que cette nana a peut-être un boulot aussi, sinon plus, ingrat que moi, donc je me tempère. Elle cherche, elle cherche. Je vois bien qu’elle s’acharne, elle doit très bien savoir de qui je parle quand je mentionne Monsieur Goldstein. Et c’est avec le désespoir dans les yeux qu’elle lève le regard et me fait non de la tête.
Un toussotement derrière moi. Un toussotement désagréable. La jeune femme se décale pour regarder l’importun et je me retourne pour apercevoir un bourgeois puant d’eau de Cologne nous dévisager d’un air réprobateur. Il me détaille de la tête au pied et émet un nouveau grognement plein de dédain. Comme ceux que me jetaient les potentiels adoptants en me voyant revenir du jardin. Il faut dire qu’à l’époque si c’était de la boue, aujourd’hui c’est du café qui macule mon chemisier.
Alors, l’homme s’avance, croulant sous le dédain. Sans délicatesse il me pousse et je suis bien obligée de reculer devant sa masse difforme et imposante.

« Nous avons réservé deux places pour Madame et Monsieur Brodrick. »

Il dit ça avec tellement d’importance qu’il me donne envie de vomir. Ni bonjour, ni s’il vous plait, ni même un merci lorsqu’elle lui trouve ses places. Il se prend même un accent à deux balles qui sort du trou du cul d’un cochon irlandais. Ses places en main il fait demi-tour et me jette un nouveau regard méprisant.
« Les places tout public se prennent le soir même du spectacle. Vous devriez le savoir. Hum. »

Les… Les… Tout… Tout public ? Plait-il ? Non mais il se prend pour qui ce gros lard ? Tout public ?! Il sait à qui il a affaire au moins ? Je te parle de Gabriel Goldstein bordel de merde !!! LE Gabriel Goldstein ! Je dois dire que mon patron, tout connard qu’il est, c’est un monstre de talent. Le meilleur qu’il soit, et le dénigrer, c’est me dénigrer moi. Et je DETESTE qu’on me dénigre ! Crazy Jodie : chargement terminé.

J’ouvre une bouche déconfite pour laisser échapper un grognement silencieux. Je sens la braise qui s’active et je redresse alors les épaules prête à me jeter sur ce malotru et à lui arracher la jugulaire à coup de dents.

« Trouvé ! » Hein ? Quoi ? Je crois que l’agent d’accueil vient d’éviter un bain de sang dans son accueil. Elle m’agite mes deux places avec fierté, et soulagement. Merci ! Cette fille SAIT !! Elle SAIT qui est Goldstein. Cette diversion m’a permit de me calmer légèrement, mais je ne compte pas en rester là. J’ai le gout du sang dans la bouche, faut que je me venge. Je lui lâche un merci bref et froid puis suit avec l’allure d’un prédateur Monsieur Brodrick-mon-cul.
Un petit détour rapide par une autre sortie tandis que Monsieur s’arrête à l’extérieur pour s’allumer un cigare avec un air pompeux. Je sors mon téléphone, accélère, et me met à pleurer tout en parlant dans le combiné.

« Oui monsieur, je… je.. oui monsieur… Promis je… » BAAAAMM !! Je le percute de plein fouet et tout vole. Absolument tout. Le cigare, le téléphone, mon sac à main. Je lève les yeux vers l’homme, furax d’avoir été percuté par une petite sauvageonne de quatrième zone, incapable de trouver des places. Mais quelle clocharde celle-là ! Je redouble de sanglot.
« Oh mon dieu… Je suis désolée !! Je suis tellement désolée ! » Je geins, je sanglote, je renifle, je m’essuie la morve avec les doigts - si si stp - je lui rends son cigare, m’essuie la main sur son manteau sous son regard dégouté, offusqué, outré. Je lui rends ses affaires et récupère les miennes. Il grogne, râle, m’envoie péter puis se tire en râlant sur l’incompétence et la stupidité du petit peuple.

Crazy Jodie vous remercie.

Je dois attendre d’être assise au volant de ma voiture pour sortir le portefeuille de sous ma veste, un sourire content sur les lèvres. Je l’ouvre, en sors les douces places de Monsieur Ducon, et une belle liasse de billets. Satisfaite je jette le reste pas la fenêtre puis prend la route.
Ma petite vengeance m’a rendu heureuse, joviale, détendue. Comme quoi, faut toujours se méfier du petit peuple, ils sont plus habiles qu’on ne le croit. Au comble de la joie je décide donc de me payer un coup à boire et d’en faire profiter mes semblables.
C’est pour cette exacte raison que je me retrouve assise, une heure plus tard, sur un haut tabouret de bar, mon chemisier toujours taché et un cocktail sous le nez. Je suis souriante, amusée, et prête à dépenser l’argent si gracieusement offert par Monsieur Brodrick en dédommagement de ses mauvaises manières.
La brune m’aborde. Elle a l’air d’aussi bonne humeur que moi.

« Bonsoir. » Je pose alors un coude sur le comptoir et vient glisser mon menton dans ma main. « Celui qui pique la blondasse qui dort ensuite cent ans ? » Pour qui vous me prenez vous ? Je connais mes classiques. « Jamais entendu parler. »
Quoi ? Je connais l’histoire oui, mais pas l’histoire de mon interlocutrice. On sent qu’elle a truc à raconter. Elle veut le faire partager en plus. Je sens que cette soirée va être délicieuse.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le rouet magique [Jordan]   Sam 6 Jan - 11:37

Il faut absolument qu’elle raconte son aventure à quelqu’un. Franchement, ce n’est pas tous les jours que l’on peut rencontrer un rouet et qui plus est, magique. Quand elle va raconter ça à Zack ou à Otto, c’est sûr ils vont être pliés de rire à l’entendre évoquer la façon dont elle s’est plantée l’aiguille dans le doigt et comment elle a pioncé pendant toute la journée dans une réserve de magasins pour enfant richou se trouvant dans une rue huppée de Beverly Hills. Elle aurait certainement dû demander des dommages et intérêts compte tenu de la présence d’un tel objet. Mais Lou ne voit que le côté bon de la chose : elle est en pleine forme, elle a pioncé comme une marmotte en hibernation. Et elle est en train de se tâter à aller foutre le feu dans le magasin afin de récupérer le rouet et s’en servir pour le fouet. Imaginez un peu ce qu’elle pourrait faire avec un tel objet. Ce serait génial si l’un des gosses venait à faire chier. Une petite piqure et hop punition ! Et tranquillité. Mais pour l’heure, ce n’est qu’un projet et pour l’instant, Lou préfère tout simplement qu’on l’écoute raconter sa formidable aventure. Aussi, elle se jette son dévolu sur le premier inconnu qu’elle croise. Et en l’occurrence, c’est une jolie inconnue. Une belle blonde avec des yeux à faire rougir de jalousie n’importe qui. De grands yeux océans semblant être rieur tandis qu’elle lui susurre un « bonsoir » annonçant que oui, elle a trouvé quelqu’un qui voudra, sans nul doute, entendre ce qu’elle a à dire. Immédiatement, la brune lui adresse un sourire des plus cajoleurs « J’en oublie mes manières mais, bonsoir … » Dit-elle dans un murmure. Immédiatement, elle s’est tournée vers la blonde, bien décidée à entreprendre le commencement de son histoire digne d’un Bilbo le Hobbit. Qui plus est, la blonde – mais appelons-là Shelly pour commencer – semble connaître l’histoire du rouet. Enfin… Semble est un bien grand mot. Qui n’a pas entendu parler de l’histoire de la belle au bois dormant hein ? Néanmoins, sa réponse la fait sourire de plus belle, tout comme son attitude. Elle donne l’air d’être joueuse, et amusante. Et puis bon, Lou n’a qu’une seule envie : partager son histoire. Alors oui, elle aurait pu l’écrire sur son facebook avec des tas de smileys elle aurait eu des commentaires, des partages. Elle aurait fini dans un article de « JustJared.com ». Beaucoup de monde aurait répondu. Mais non, dans un bar avec une jolie inconnue, c’est mieux. Surtout, quand elle connaît l’histoire sans la connaître, du moins, montre un intérêt pour la chose en question. « Ça tombe bien alors ! Je vais pouvoir t’éblouir un peu… » Finit-elle par dire en lui adressant un petit sourire en coin. L’attitude a changé : Lou est plus charmeuse dans sa façon de parler, répondant à la blonde et son grand sourire. « Figure-toi que je tenais absolument à m’acheter un costume pour fêter la fin d’année. Et comme tout Angelain se respectant, Tissard et Brodette m’a semblé être le meilleur endroit. Hélas, mon cœur s’est brisé face à leur inaptitude évidente à me remettre mon costume en temps et en heure. Et en ce lieu de désolation, ma route a alors croisé celle d’un objet absolument… Magique ! » Et effectivement, c’est le cas, les yeux de Lou brillent d’un air énamouré. « Le rouet de la belle au bois dormant !!! » Finit-elle par dire en tapant dans ses mains. Il faut dire que Lou est extrêmement fière d’elle, se disant que ce n’est pas tous les jours que l’on peut raconter ce genre de choses. Sans doute, devra-t-elle l’écrire pour le raconter à ses futurs enfants. Ou l’acheter, le planquer dans la cave pour le ressortir durant les réunions de famille et foutre la merde, ce serait carrément drôle d’ailleurs !
 
« Et dooooonc ! Voilà que je me retrouve à poser ma délicate main sur l’aiguille du rouet. Et là… »Elle tape bruyamment du poing sur le comptoir, comme prise dans ce récit héroïque et à la chute terriblement… dangereuse. « Ce fut le trou NOIR ! » Son air prend tout à coup un air tragique. « Je me suis réveillée avec le sentiment d’avoir dormi du sommeil du Juste. Quand j’ai regardé mon téléphone, effectivement, je me suis aperçue que la journée s’était écoulée et que je n’avais fait que dormir… Comme la belle au bois dormant, la blondasse ayant oublié de mettre son réveil ! C’est fou quand même, non ? » Lou se met à rire non sans se dire que Shelly va la prendre pour une tarée, ne jamais croire à ce qu’elle raconte. Pourtant, c’est vrai. Et quand bien même, si elle ne la croit pas, Lou s’en moque un peu à vrai dire. Elle a dit ce qu’elle avait à dire. Et elle se sent bien plus libérée. « Olala…. Comment je me sens mieux d’avoir vidé mon sac !! Ce rouet m’aura retourné le cerveau ! » Et tant pis, si les gens la prennent pour une débile échappée de l’asile. Elle n’a pas oublié le joli minois de la blonde. Et automatiquement, elle reprend son sourire charmeur. « Je te remercie de m’avoir écouté en tout cas… Pour te remercier, puis-je t’offrir un verre ? » Dit-elle en se redressant de son tabouret, croisant les jambes et donnant un mouvement de la main dans sa chevelure d’ébène. Maintenant qu’elle n’a plus le rouet en tête, Lou réalise que cette Shelly est mignonne. Vraiment très mignonne. La journée semble encore lui sourire.

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