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 We are Kiwis [Jordan]

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Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: We are Kiwis [Jordan]   Sam 6 Jan - 19:44


Il y a des années de cela
Sur une plage de sable blanc, en Nouvelle Zelande…
 

BON SANG ! Ce sont les vacances et je revis ! Le sourire est grand, la bonne humeur est au rendez-vous, et je suis plus qu’heureux de pouvoir profiter de ma famille. Qui dit vacances, dit billet d’avion pour la Nouvelle-Zelande où j’ai pu retrouver ma mère et ma petite sœur Kimia. J’ai l’impression de ne pas avoir pris de congés depuis une éternité mais il faut dire aussi que j’ai bossé comme un dingue. A la police de Chicago là où j’officie en tant que simple policier. Le petit grade bien sûr, mais je ne désespère. Je sais que je dois bosser comme un fou pour pouvoir un jour être lieutenant ou inspecteur. Pour l’instant, on me donne un peu plus de responsabilités, il y a des enquêtes à résoudre, des histoires d’agression ou de vol mais rien de bien croustillant pour que je le raconte durant un repas entre amis. Pour l’instant, les meurtres ne me sont pas attribués mais qui sait un jour… Mon père aura eu le mérite de m’apprendre cela et si j’ai fini par devenir flic aux Etats-Unis, c’est bien grâce à lui. Je suis fier d’avoir pu reprendre le flambeau des Turner, de pouvoir réaliser un rêve de gosse, faisant ainsi la fierté de la famille. Un flic de plus. Enfin, si on enlève le fait que mon père étant, désormais et paix à son âme, mort, il n’y a donc plus que moi. Mais cette fois-ci, point d’armes, point d’insigne, il y a juste que la Nouvelle-Zelande, que mes coutumes d’enfance, les copains à revoir, la famille à inonder de câlins pour ces retrouvailles tant attendues. Et je n’ai pas une minute à moi. A peine arrivée, il a fallu faire la fête avec la famille pour fêter mon retour, puis avec les copains, puis avec les voisins. Bref, la vie ici m’a manqué et je me sens être un poisson dans l’eau. D’ailleurs qui dit poisson, dit forcément surf. Et passé trois jours, j’ai émis le souhait d’aller à la plage avec ma sœur. Aussi, nous avons donc convenu d’une après-midi, avons prévu les combinaisons, le pique-nique et les rafraîchissements et nous sommes partis en direction des gros rouleaux que la mer provoque. C’est bien ce qui me manque à Chicago. Rien est comme ici. Ça bouge. C’est pollué. Alors qu’ici, en Nouvelle-Zélande, je savoure le bon air, le soleil est au rendez-vous. Et quand bien même, il y a des touristes, cela ne m’empêche pas d’être tout particulièrement heureux. Ma sœur trouve que je me suis calmé, d’ailleurs. Mais c’est mal me connaître ! Je préfère lui dire qu’elle a raison alors qu’en réalité, je suis toujours autant excité du bocal, prêt à tuer le premier connard qui pourrait venir me faire chier. Même si pour l’instant, je suis en vacances alors je ne suis qu’amour. Et qui plus est, à la maison, alors c’est encore plus l’open bar du love !

Nous finissons donc par arriver à la plage, assez peuplée quand même. On retrouve bien vite des amis tenant une location de surf, envahie par des touristes désireux d’apprendre mais ne s’attendant pas à ce que la mer soit autant violente. Il faut dire qu’avec l’air marin, il y a de quoi faire. Et sans plus attendre et après avoir salué tout le monde, je me dépêche de prendre une planche, après avoir enfilé à moitié une tenue de surf,  tel un gosse prêt à se jeter à l’eau avant même d’avoir mis la crème solaire sur son petit nez. Les vieux réflexes reviennent vite et je m’empresse vite de poser ma planche dans le sable, pour pouvoir mettre le haut de la combinaison, masquant ainsi la belle vue que mon torse d’Apollon offre #bavageintense. Une fois le bordel correctement enfilé, je me redresse et suis donc prêt à affronter la mer de mon enfance quand j’entends alors « Aaaarroooooooon ! » C’est lointain mais je sais reconnaître la voix de ma sœur alors je me retourne et constate qu’elle agite le pot de crème solaire. Oui, bon c’est vrai, je n’en ai pas mis et malgré le teint hâlé, je dois admettre que l’air de Chicago m’a rendu un peu terne. Cependant, l’appel de l’eau est plus fort que tout. Et je m’en bats le steak de la protection. Aussi, j’agite ma main pour lui signifier que je m’en fiche avant de pivoter de nouveau avec ma planche sous mon bras, sans me douter qu’entre temps, il y a eu du mouvement autour de moi. Le bruit du plastique résonne comme une claque Comme le joli son d’une fesse qui claque aussi me fait sursauter, me rendant compte que j’ai percuté une femme avec. « Oh pardon, je suis désolé ! » Je finis par dire laissant apparaître un sourire moqueur sur mon visage. « Il n’y a que les touristes pour ignorer la règle de survie numéro un sur une plage d’ici : ne jamais être prêt d’une planche de surf sous peine de risque d’accident. » C’est vrai quoi, j’aurais pu me retourner et la percuter à la tête. Laissant la femme se retourner, non sans avoir jeté un œil furtif à la cambrure et aux formes, je finis par dire « Je ne vous ai pas fait mal ou j’appelle les urgences ? » Bon OK, je me moque franchement, mais venant de moi, faut pas s’attendre à d’autres formes de gentillesse. Les couillons de touriste franchissant mon périmètre ont tendance à me filer des boutons.
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Mer 17 Jan - 16:51

« Et buuuuuuuuuuuutttt !!!! Girls power dude ! » que j’hurle comme une furie avant d’entamer une danse de la victoire qui consiste à la fois à secouer les épaules avant de tourner sur moi-même comme une danseuse orientale. La classe en moins, mais je m'en fous royalement. Duncan tire la tronche et me fait une grimace. Ce matin, mon frère s’est levé avec la ferme idée de nous montrer, à nous, femmes, ce qu’est une partie de football. Sauf qu’en anglaises de pure souche, avec Sophie, la chérie de Duncan, on sait très bien à quoi consiste le foot, et c’est surtout qu’on s’en fout. En fait, le but du jeu pour nous, consiste plus à lui saborder sa partie en y intégrant du volley ou accessoirement du rugby.
Nous on est pas venues à l’autre bout du monde pour jouer au ballon sur une plage. Nous la Nouvelle-Zelande c’est pour son soleil, ses plages, ses montagnes, son eau turquoise, ses requins… et ses kiwis. Voilà une semaine qu’on est là et qu’on s’amuse tous les trois comme des petits fous. On a du faire une bonne partie de l’île en long en large et en travers, et aujourd’hui on profite d’une belle journée ensoleillée pour se reposer un peu et se prélasser à la plage. Bon ça, c’était sans compter le délire de mon frère. Ce dernier me renvoie la balle brutalement. Le ballon m’échappe et roule un peu plus loin. Beaucoup plus loin… Crotte. Je râle mais entame aussitôt un petit trot pour aller le récupérer.

Ces vacances sont vraiment appréciables. Après un semestre des plus chiant à l’université, c’est vraiment jouissif que de fêter l’obtention de mon diplôme en voyageant avec ma famille. La Nouvelle-Zelande est un pays magnifique. Il y fait beau, chaud, et mon bronzage est parfait. Je vais en faire râler plus d’un de retour au pays. Une fois à portée du ballon, je me penche pour le ramasser, puis me retourne vers mon frère et sa copine. Ces derniers se sont rapprochés et me font signe de leur renvoyer la balle. Mon frère hurle de le faire au pied, mais comme j’en ai marre de m’exploser les orteils sur le plastique rose, je fais un service de volley à la place. C’est à ce moment précis que quelque chose de dur et de froid me mord la fesse. En plus de me faire sursauter ça me fait mal et ça claque.
Je me retourne, offusquée mais sans guère plus de méchanceté. Après tout, bousculer quelqu’un ça arrive, et ce n’est pas forcément mal intentionné, de plus que j’entends des mots d’excuse. Toutefois je reste stupéfaite devant le commentaire que me fait le mec qui m’a bousculée. Non mais sérieusement, il se croit drôle ce péteux ? Il s’est prit pour qui ? Et moi tu veux que je t’en glisse de la règle de survie ? Quelque peu déconcerté par ces excuses pourries j’hausse un sourcil en regardant l’homme qui m’a tapé avec sa planche de surf. Ah... c’est donc ça qui m’a mordu les fesses… Le type pourrait être mignon s’il ne se pensait pas drôle avec son humour pourri. Et je crois que ce qui soudainement m’agace le plus, c’est d’entendre mon frère qui vient de nous rejoindre, se marrer comme une baleine. Lui, je vais lui faire bouffer les algues par la racine, il ne perd rien pour attendre. Je détaille mon agresseur et laisse mes yeux bleus arpenter sa silhouette. Silhouette d’ailleurs qui pourrait être agréable si elle n’était enveloppée par une peau de phoque en plastique. Il a une jolie tête blonde posé sur une tenue en lycra qui lui donne l’allure d’un super héros moulé dans un sélophane noir. Dans le genre sexy, on a vu mieux. « Et… il n’y a sans doute que des goujats pour penser qu’ils sont capables de contrôler une planche excitée... pourtant vous avez une laisse… » que je lui réponds en souriant. Il renchérit en mentionnant les urgences. Mes lèvres s’étirent dans un sourire radieux et Duncan redouble de rire. Je crois qu’il sait, il sait dans le fond qui pourrait réellement avoir besoin des urgences si le type en face de moi continue à se croire plus malin. Par bonheur Sophie lui demande d’arrêter de rire comme un benêt. Moi je me le réserve pour après. Pour l’heure j’ai un trop joli poisson à dévorer. Je pivote ma fesse vers lui pour lui montrer la beauté et la solidité de la chose avant de venir taper mon postérieur d’une main ferme. Vas-y mon gars ravale ta salive, tu baves là. « Vous en faites pas, ce n’est que du muscle. Par contre… demandez à votre planche. Elle a pu se faire mal. Ce serait dommage qu’elle tourne de l’oeil dans l’eau et que vous vous noyiez. » Je pose une main sincère sur ma poitrine, comme si vraiment le sort de cette pauvre planche que j’humanise comme un animal vivant et de son propriétaire m’importait. « Je ne voudrais pas être responsable de la disparition d’un homme qui semble… si bien… adapté à la survie sur ces plages. » Je renchéris, et d'ailleurs j'approuve et je signe, la combinaison ultra moulante c'est carrément pas sexy.

Mon sourire s’efface pour laisser place à un gros "bouffon !" dans le regard. Oui, mes yeux parlent pour moi. Je tourne alors les talons pour m’éloigner, en lui faisant le signe des surfeurs. C’est fou ce que je m’en fous de ce pauvre naze en fait. Je déteste les mecs qui essaient de faire de l’esprit, et se croient plus malins sous prétexte qu’ils sont mignons et qu’ils sont locaux. Comme si le fait d’être un gars du coin lui donnait le droit de se comporter comme un crétin possédant la science infuse. En dehors de les faire passer pour de gros nazes et de gros prétentieux c’est tout ce que ça leur fait. Je m’éloigne avec mon frère et sa copine. Quelques secondes plus tard je shoote rageusement dans le ballon de plage qui atterrit brutalement sur les fesses de mon frangin. S’ensuit alors un hurlement de joie vengeresse et de la danse de la victoire sous les éclats de rire de Sophie.
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Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Jeu 1 Fév - 16:58

C’est tout le problème de naître dans un pays prisé par les touristes. Et pourtant, nous sommes à l’autre bout du monde ! Il en faut des heures de vol pour venir chez nous et malgré cela, je constate avec tristesse que les touristes affluent. Un peu trop nombreux. Irrespectueux de l’environnement et surtout de mon espace vital. J’aurais pu me sentir heureux de laisser ma planche claquer un aussi joli postérieur. Mais en vérité ça m’emmerde. J’ai presque envie de lui sortir un « kesta kesta kesta » en m’approchant d’elle comme Dory dans le monde Nemo – oui j’ai des références irréprochables moi – en lui demandant si la plage n’est pas assez grande pour elle, pour éviter de venir me coller le cul alors que je suis prêt à faire mon surfeur dans l’eau. Bon OK. Je pourrais être indulgent et voir le ballon rose à ses pieds. Mais non, j’ai pas envie de voir le ballon et je préfère me foutre de sa gueule, lui rappelant que chez nous, on respecte les espaces, lui demandant si elle souhaite que j’appelle les urgences pour sa fesse. Je découvre, avec surprise, que je suis tombé sur une blonde avec pas mal de répartie. Beaucoup même. Voir trop. C’est un peu le genre de nanas super péteuse qui se croient péter plus haut que son cul. Toutefois, je ne peux mentir en disant que je ne la trouve pas carrément belle. Même si, voilà, son petit numéro à se taper le cul ne me plaît pas du tout. Néanmoins, si je pense cela, je montre carrément le contraire en exhibant un grand sourire de néo zélandais. Parle donc greluche… parle donc. Claque toi la fesse et exhibe tes fermes. Et surtout demande au con derrière arrivant derrière toi d’arrêter de rire comme un débile échappé de l’asile. « Nous voilà sauvés si vous avez la fesse alerte. Ma planche excitée et moi-même prenons, quand même, le risque d’aller dans l’eau. On nage plutôt bien par ici. Et notre vision est excellente » Non parce qu’elle a cru quoi ? Qu’en Nouvelle-Zélande, on ne sait pas nager et qu’on ne sait pas voir les obstacles ? D’où elle sort celle-là. Avec sa peau blanche comme un cul, sa chevelure blonde et ses yeux azurés, j’aurais dit Suède avec un nom digne d’une commode Ikéa. Cependant, l’accent british contrecarre tout. Et elle vient de l’Angleterre. C’est carrément consternant. Face au sourire disparaissant, je lui renvoie un sourire moqueur, vous savez le genre de sourire qu’on peut donner à un attardé à qui on aurait dit « c’est bien, t’as bien parlé gros » et la laisse repartir en secouant la tête, dépité. Les touristes, rentrez chez vouuuuus putain ! Et avançant vers la mer, muni de ma planche, je ne peux m’empêcher de grommeler « Blonde débile… » Et aussitôt que l’eau finit par arriver à mes chevilles, je l’oublie aussitôt, me jetant à l’eau et retrouvant les sensations d’antan. Ça m’avait manqué la mer. Il y a pas à dire, je me sens comme un poisson dans l’eau.

***

Ce soir, j’ai prévu de retrouver des amis d’enfance et nous avons donc choisi le lieu : un bar se trouvant à côté de la plage, où la vue magique permet de voir le clair de lune déposer son reflet sur la mer. Un endroit que j’affectionne particulièrement. Et après une bonne journée à avoir fait le fou dans l’eau, un peu de repos en faisant la fête est plus que bienvenue. Aussi, nous sommes tous attablés à se raconter des conneries, à rire, à trinquer et profiter d’un moment de plénitude. Mais entre garçons, les verres ont tendance à se vider trop vite. Et finalement, ma tournée arrive vite. Aussi, je prends donc les commandes pour chacun et me dirige vers le bar, essayant de ne pas heurter qui que ce soit et d’ignorer le fait qu’il y a encore des touristes. Trop même. Vous l’aurez compris : je n’aime pas les touristes. Et ça braille dans trop de langues. Aussi, j’évite de les toucher comme si c’était la peste et le choléra. Une fois sain et sauf au bar, je peux donc prendre ma commande. Toutefois, nous sommes une dizaine et je n’ai que deux mains. J’arrive cependant à prendre quatre verres dans un équilibre tellement fragile que je me demande si ces verres ne tiennent pas par la force du Saint Esprit. Je n’en sais rien. Aussi, en pivotant doucement, je garde mes yeux rivés sur mes verres ne faisant pas attention à ce qui se trouve devant moi. A vrai dire, je le réalise quand les verres heurtent le corps mou, que le bruit du verre s’éclatant au sol me fait alors relever le regard tandis que je sens des éclaboussures venir un peu autour de moi. Relevant alors le regard, je constate que je suis nez à nez avec la pimbêche blonde de cet après-midi ayant piétiné mon espace vital et ayant frotté son cul contre ma planche Oui, j’arrange l’histoire à ma sauce d’abord. C’est vrai que là, c’est de ma faute. J’ai fait ma Kimia et je n’ai pas regardé où j’allais. Mais en même temps, elle est au milieu. Et c’est une touriste. Et déjà, ça me fatigue. « Comme on se retrouve… » Je finis par simplement dire. Et d’abord, je suis gentil. J’aurais pu sortir une vacherie…


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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Mer 7 Mar - 14:10

Une fois mon frère assommé des fesses, le pauvre naze à la combi moulante rejoint  rapidement les oubliettes. Je le sors de la tête à la vitesse de l’éclair et m’applique à profiter de mes vacances comme il se doit. Plage, baignade, rire, bagarre, sport, restaurant, visite des environs, boutiques, shopping, puis hôtel, douche après laquelle j’enfile un short en jean et un caraco blanc et re plage et plus précisément son bar pour profiter du coucher du soleil tout en buvant un verre. Sur place on retrouve des locaux avec lesquels on a sympathisé. Oui, ce ne sont pas tous des bouffons !
Et la soirée commence. On se raconte nos histoires, nos expériences de britanniques,  notre accent les fait d’ailleurs bien marrer. On rigole beaucoup, on boit, on se lève même un peu pour danser. Et c’est au final un très agréable moment que je passe. Comme un bar de plage qui se respecte, l’endroit est bondé et il faut se faufiler entre les gens si on veut se déplacer. C’est pourquoi, moi j’ai choisi de ne pas bouger ou très peu. Je suis debout à coté de Sophie et en riant on regarde les photos de Donnie, un gars du coin qui nous a immortalisé en train de nous essayer au surf. Mon frère à l’allure d’une tortue croisée avec un pingouin et moi si j’ai l’équilibre, j’ai tout de même l’air bien hyper crispée. Mais comme le ridicule ne tue pas, on se marre comme des baleines.
C’est alors que je me fige. Non pas à la bousculade que je sens dans mon dos, mais au bruit qui suit accompagné de la sensation d’un liquide frais et poisseux atterrissant sur mes pieds. Et merde ! Je grimace puis me retourne toute prête à excuser la personne responsable de cet accident. Oui je suis une gentille, et je suis en vacances.

« Comme on se retrouve… » Les mots m’en manquent. Interdite je regarde le type qui a versé ses bières sur mes pieds et qui n’est autre que Monsieur-c’est-ma-plage qui m’a bousculé plus tôt dans la journée. Alors mes yeux se font malice et un grand sourire vient éclairer mon visage. « Soit vous êtes incroyablement maladroit, soit vous êtes sur le point de tomber amoureux. » Mon sourire est vraiment radieux. Je sais que ma remarque le laisse interdit et ça m’éclate. Mais que voulez-vous, je suis une romantique et je crois au Destin. (fuck) Parce que dans le fond il n’y a que ces deux options là de possible. Soit ce type est une plaie ambulante qui cogne dans tout ce qui bouge, soit je lui ai tapé dans l’oeil. Là dessus, je ne le lui laisse pas le temps de répondre et lui pose brusquement une main sur le torse, l’empêchant de bouger. Donnie se levant, il reçoit le même traitement de mon autre main -qu’avez-vous donc cru petits coquins ?-

« Ne bougez pas ! Personne ne bouge ! » Je baisse les yeux pour contempler mes pieds et les morceaux de verres qui parsèment le sol. « Hey ! On aurait besoin d’un balais par ici, s’il vous plait ! » Que je hurle à ceux qui bossent dans le bar. On est dans un bar de plage, en plein été, et la plupart des gens sont en tong comme moi ou bien carrément pieds nus. J’ai la délicatesse de songer que s’ouvrir le pied sur un sol en bois couvert de sable c’est pas ce qui a de plus alléchant non ? Oui je suis une fille prévoyante. Donc d’ici là, personne ne bouge. Je lève alors les yeux vers mon agresseur et le contemple un moment en souriant. C’est qu’il est vachement plus sexy sans sa combinaison de phoque. « Votre planche n’a pas tourné de l’oeil. » Je soupire de satisfaction. « Me voilà rassurée. » J’aurais envie de pouffer de rire comme une gamine tellement je me trouve drôle. Alors un serveur débarque et entreprend de ramasser les bouts de verre. Et pendant qu’il s’affaire, je ne peux m’empêcher de regarder le blondinet et ses grands yeux bleus. Donnie me bouscule légèrement et la tête de mon frère apparait. « Jo ça va ? » Aaah mon grand frère et sa prévoyance. C’est surtout que maman le tuerait s’il devait m’arriver quoique ce soit.
« Oui très bien. C’est juste mon surfeur qui tente une approche maladroite. Encore… » J’insiste sur le encore en jouant la carte de la fausse modestie. Autour de moi ça rigole et je lance un regard amusé au concerné. Le serveur se relève, prêt à embarquer les morceaux de verres. « Remettez lui ses bières, c’est pour moi. » Je suis bonne joueuse, avant qu’il se mette à éructer que j’étais au milieu et que je me suis jetée sur ses bières comme sur sa planche. Vilaine, vilaine Jodie qui agresse les gens ! Je regarde alors le type juste derrière le blondinet. « Dis à ton pote de trouver une autre méthode de drague parce qu’à la troisième tentative je n’y survivrai peut-être pas. » Je lance un clin d’oeil aux deux garçons puis me retourne, enfin libérée de mes mouvements.

Et comme Donnie a changé de place -oui nous avons mit un peu la pagaille avec le crash des bières - je m’empresse de sauter sur un tabouret, bien à l’abri de projectiles collant et coupant. Reprenant ma conversation avec mes amis, je jette un coup d’oeil à mes jambes pour vérifier que je n’ai rien, et y passe une serviette que me présente Sophie. Le parfum bière, non merci. Puis commentant avec un sourire les remarques  grivoises de mes amis, mes yeux cherchent avec une curiosité flegmatique mon agresseur chronique.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Jeu 15 Mar - 6:59

J’aime pas trop les humains. À la rigueur, j’aime bien les chiens. Mais chez les autres. Au moins je m’épargne la douleur de le perdre trop tôt ou d’avoir des poils de partout. L’avantage des ces bestioles, c’est qu’ils ne cassent pas les pieds à venir prendre des vacances ici. Dans ce coin le plus reculé de la planète. Pourquoi ici diantre ? Okay, les paysages sont magnifiques. Okay, on peut voir de magnifiques coutumes ancestrales. Okay, il y a la possibilité de voir où ont été tournées les scènes du Seigneur des anneaux. Mais bon sang, restez chez vous ! Ça m’évite de devenir le gars le plus maladroit de la planète. Pierre Richard vous avez dit ? Ouais et bien je vous emmerde ok ? Je n’avais pas prévu de me viander ainsi. Je pourrais me sentir honteux mais j’ai pour règle de ne pas perdre la face devant qui que ce soit. Encore moins devant une jolie blonde. C’est vrai, je l’admets : elle a vraiment un visage joli comme un coeur. Mais sa repartie me scie. A vrai dire, j’ai trop pris l’habitude de ne pas avoir en face de moi un adversaire de taille. Et pour cause, sa remarque me surprend mais quelques secondes après, un fin sourire étire mes lèvres. Je vais pour répondre mais déjà, elle pose sa main sur mon torse comme si j’allais m’avancer un peu plus. « On se touche déjà ? » Je rétorque d’une voix moqueuse, tandis que le même gus vu ce matin se rapproche d’eux et reçoit le même traitement. Soucieuse qu’on ne se plante pas un bout de verre dans le pied, la blonde réclame de quoi balayer le sol. Oui, il vaut mieux. Vu comment toutes les pintes se sont explosées sur le sol. Quel gâchis. C’est de sa faute !!! Pourtant, je n’arrive pas à me mettre en colère. Elle me sourit. Et sa façon de faire me rend étrange, ça titille l’estomac. Toussa toussa. Bref, je ne peux m’empêcher de rire comme un con lorsqu’elle évoque la planche. « Non elle a survécu mais elle demeure traumatisée. » De quoi ? Je ne sais pas. A vrai dire, je flotte comme dans une sorte de sphère nébuleuse. Ça doit sans doute être l’odeur de la bière qui remonte jusqu’aux narines. Voilà que je suis ivre sans boire. Génial… Et qu’en plus, le gus de tout à l’heure demande à la blonde, se nommant « Jo » si elle va bien. La réponse que lui offre l’intéressée me fait lever les yeux au ciel. « Evidemment. » Sauf qu’elle remonte bien vite dans mon estime dès lors qu’elle demande au serveur de recommander les bières qu’elle m’offre. Ça lui vaut mon plus beau sourire. Mais aussi une remarque. Ça aurait pu me faire chier d’ailleurs, déclencher deux trois répliques acerbes, entraîner un génocide humain. Mais non. Ce n’est pas le cas. « Vous voyez ? Vous étiez sur mon chemin. » Et quel beau chemin ! Je le prends tous les jours si vous voulez. Amenez tous vos bières, qu’elles tombent sur nos pieds et dégueulassent tout ! « Mais merci de votre générosité ! Dans mon humble humilité, je vous pardonne. » Le jour où je reconnaîtrais ma faute, je serais tout simplement en train d’étouffer. Toutefois, comme je disais plus haut : cette blonde sait les envoyer.

Et de ce fait, quand la dernière pique arrive, je n’ai pas le temps de l’encaisser que mon pote, se trouvant derrière moi, hurle un « OUUUUUUUUUH » vous savez le truc de mecs quand un des leurs se prend une chiasse dans la gueule ? Bah voilà, c’est ça. J’en suis déstabilisé. ET J’AIME PAS. MAIS VRAIMENT PAS DU TOUT. Et les majuscules, ça montre vraiment que je déteste perdre pied. « Petit chose fragile. » Je lance avant d’en faire de même, retrouvant mes potes ne pouvant s’empêcher de se foutre de ma gueule, de me faire chier. Ils sont sympas quand même et malgré ma menace de ne plus jamais revenir, ils n’en perdent pas la face et continuent. Mais dans le fond, c’est drôle et puis parfois, je ne peux m’empêcher de laisser mon regard filer vers la table où elle se trouve. Je ne cherche pas à ce qu’elle remarque que je l’observe. A vrai dire, dès que je la vois tourner la tête, je ne peux m’empêcher de faire semblant de fixer autre chose. Mais pas elle. Je ne veux pas qu’elle me voit en train de la mater dévisager. Et ce qui est étrange, c’est toutes les sensations en découlant. Un bien être fou. Pire que lorsque je suis sur ma planche, seul dans l’océan. Non là, c’est autre chose. Et la soirée se poursuit. Et lorsque je finis par la voir, accoudée au bar – sans doute pour commander une nouvelle tournée – je m’élance alors – pour prendre de quoi ne pas mourir de soif – et venant à côté d’elle, franchissant ainsi les limites de mon espace vital, je l’accoste immédiatement « Je viens à côté de vous. Attention, je suis là. Ce serait dommage de tout faire tomber encore. » Lui souriant alors, sans aucune forme d’agressivité – OUUUUUUUUUH – j’ajoute « Vous êtes un aimant à catastrophe. » Et vous êtes jolie. Mais ça je ne le dis pas encore. « Enfin…  » ouais on ne va pas rabâcher sans cesse. « ça vous plait ici !? » et elle a intérêt  faire gaffe à sa réponse sinon je me casse !!!




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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Dim 25 Mar - 13:02

Les vacances c’est le pied. Je ne regrette pas d’avoir finalement écouté mon père à terminer mon semestre. Ça vaut le coup d’avoir fournit l’effort, d’avoir prit sur moi, et d’avoir eu en récompense ce beau voyage offert par les parents. Même les vingt heures d’avion ont valu le coup ! Cette île est fantastique, et inutile de dire qu’entre mon frère Duncan, et sa copine Sophie on passe des vacances de malades. Même les agressions de planche de surf ne peuvent pas gâcher mon plaisir. On s’est fait des potes sur place, des harceleurs aussi mais qu’est ce qu’on s’amuse. Je ne suis pas, soyons honnête, du genre à croire en la chance ou au destin. La chance on se la créé. La vie n’est qu’une question d’opportunités qu’il faut apprendre à saisir ou pas. Donc rien à voir avec un quelconque Destin. Mais quand un type, mignon en plus, me tombe dessus deux fois dans la même journée, je ne sais pas c’est peut-être la bière, mais je me dis que soit il a un soucis avec moi, soit c’est l’Univers qui essaie de me transmettre une info. D’autant que ce type est carrément canon. Il une silhouette à damner une nonne et des yeux dans lesquels je me perdrais bien. Et de la répartie ! Je kiffe la répartie ! Ça prouve qu’il a de l’esprit et qu’il n’est pas simplement Ken allant avec Barbie. Parce que toute blonde que je suis, je ne suis pas une Barbie. J’hausse un souci surpris lorsqu’il me provoque sur notre premier contact. Ouuuh toi ! Fais gaffe à tes fesses blondinet ! Ne joue pas avec moi, tu vas te casser les dents.
J’ai été élevée dans la bonne bourgeoisie Anglaise. Celle où on se tient droit et on lève le petit doigt en buvant le thé. Mais vous savez aussi ce qu’on dit de la jeunesse dorée.. peu de limite, tout à l’extrême. Je pourrais pas vous confirmer qu’avec Duncan c’est le cas. Nos parents nous ont toujours plus ou moins lâché la bride tout en nous expliquant clairement que si on merdait, ben… ils nous aideraient pas. Ça c’est un fait déjà en soit, mais il faut dire qu’avant ça… avant les McGrath il y a eu pour moi la rue et les foyers et les familles d’accueil. Et dans cet univers là, j’ai appris à ne jamais lâcher prise et à me construire des limites qui n’existent pas, même pour la jeunesse dorée anglaise. Donc dire que je n’ai peur de rien, c’est peu mentir. Ma seule limite en ce monde est de ne jamais faire honte à ceux qui ont sauvé ma vie et m’ont offert un avenir : papa et maman. Pour le reste… Je suis un électron libre et un électron libre en vacances.

J’enchaine les piques et il réplique tandis qu’on nettoie sous nos pieds. Tout est ma faute cela va de soit. Je plaide coupable beau blond, juste pour tes yeux et ton sourire. Et ta tête déconfite quand je l’allume devant mon frère et ses potes. Ses prochaines bières sont pour moi et dans sa grande miséricorde il me pardonne. Les deux mains sur mon coeur je le regarde, les yeux baignés d’une immense gratitude, et je soupire, soulagée. « Merci. » La Reine m’aurait pardonné je ne sais quoi que je n’aurai pas autant surjoué. Mais comme tout est suivi par un regard pétillant et un sourire amusé et ravageur, je sais qu’il ne peut PAS se vexer de mes vannes. Là dessus nos routes se séparent. Il retourne avec ses potes où apparement il en prend pour son grade, et moi avec les miens, ou je ne suis pas mieux lotie. Et les minutes passent, et régulièrement je me surprends à jeter un coup d’oeil vers sa table tout en m’agitant au rythme de la musique sur ma chaise. La soirée bat son plein. On boit, on mange, on papote, ce qui donne soif et la boisson vient à manquer. Sur un pari débile que je viens de perdre c’est moi qui suis désignée pour aller chercher la prochaine tournée. C’est donc après avoir tiré la langue à tout le monde que je me lève, dignement et résignée, et me dirige vers le bar. Je suis vite rejointe par Sophie. Solidarité féminine !!! On est les deux seules filles du groupe et je crois qu’elle en a marre des blagues pourries des garçons. Faut dire, Sophie est plus posée que moi. Elle ne sait pas péter les couilles des mecs, elle est trop polie pour ça. Pas moi… huhu
On passe notre commande, une grosse commande, puis on attend. Soudain un coup de coude dans les cotes suivis d’un murmure dans mon oreille et d’un départ précipité m’annonce que Sophie vient de repérer mon agresseur en approche. Elle a largué l’info puis, solidarité mon cul, s’est enfuie comme la lâcheuse qu’elle est. Je n’ai donc guère de surprise à entendre un avertissement juste à coté de moi quelques secondes plus tard. Avertissement qui me fait bien rire. Sourire sur les lèvres, je me tourne vers lui et le détaille une nouvelle fois. Pff il fait chaud dans ce pays. Le serveur pose la commande de monsieur devant lui. J’y jette un coup d’oeil puis serre les poings et prend un air rageur tout en déclarant pour moi-même. « Jo tout doux. Ne saute pas sur la bière. Ne saute pas ! Sur la bière ! C’est défendu ! » Je me détends alors et lui jette un regard navré. « Je suis désolée, j’ai vraiment du mal à me retenir de ne pas agresser les bières, surtout en pays étranger. » Okaaaaayyyyyy ! Deux options : soit ce type me prend pour une folle et rebrousse chemin aussitôt. Et je serais débarrasser d’un boulet…
Soit il kiffe mon humour et cette soirée peut éventuellement s’annoncer prometteuse…

Il me dit alors que je suis un aimant à catastrophe. « De ce point de vue… » que je marmonne pour moi-même. Après tout qu’il m’accuse si il le souhaite, sauf que concrètement c’est LUI qui ne cesse de me rentrer dedans. Mais comme j’ai l’esprit vif et que je ne démords jamais, j’attrape son verre (oui après un premier contact on est devenu intime) que je sirote doucement en attendant ma commande, et demande sur un ton des plus détachés. « Vous avez donc fait votre choix. La maladresse et non l’amour. » Un léger coup d’oeil plein de malice, j’hausse des sourcils blasés. « Quel dommage… Vous passez peut-être à coté de la chance de votre vie. »
Carrément. Il ne sait pas à qui il a faire. Je suis peut-être la femme de sa vie. Parce que je suis une fille incroyablement exceptionnelle. Mes chevilles vont très bien je vous remercie. Je suis belle, sympathique, intelligente, le grain de folie qu’il faut (un peu trop d’après mes parents) et je suis un super parti de la bourgeoisie anglaise et j’ai un accent hyper sexy, n’oublions pas. Mais bon… si c’est son choix. Après tout il a raison… je suis d’une maladresse… hum hum. Je ne lui laisse pas le temps d’encaisser ma réplique que je saute déjà sur sa question. « J’adore !! » Et y a rien de plus vrai. Je suis enthousiaste comme une enfant de cinq ans en lui exposant mes sensations. « C’est tellement beau ici ! Les paysages, ouwaaaah ! La nourriture et toutes les activités qu’on peut faire. Votre île est fantastique ! Et la culture ! Hier on a assisté à un mariage traditionnel c’était magnifique. Et demain on prévoit d’aller voir le geyser de Pohutu et son village Maori. J’ai hâte ! » Mon flot se calme lorsque le serveur me tend un plateau avec ma commande dessus. « Les habitants sont cool aussi. Un peu bizarres et dangereux pour certains mais sympa et mignons. » Oulaaaa ! Peur de rien moi ! Je me tourne alors vers lui et me penche pour lui confier un secret. « Je suis plus coriace que ce que vous pensez. Nous autres anglais avons conquis le monde, dont votre île. Vous ne m’aurez pas ! » Ah putain que je me trouve drôle ! Je me mords la lèvre pour ne pas éclater de rire mais le sourire qui en résulte est des plus amusés. Je serais capable de m’étouffer tellement j’ai envie de pouffer de rire. J’en profite ensuite pour attraper mon plateau rempli et fait quelques pas pour m’éloigner avant de me retourner vers le blondinet. « Si vous vous sentez capable de vous retenir de me tuer… venez à notre table avec vos potes. Je vous parlerai de l’Angleterre… » Non… peur de rien. Bon là, si il a pas compris le message c’est que les kiwis ont vraiment du retard niveau cérébral, ou alors qu’il pense réellement que je suis cinglée… Là dessus je lui lance un regard de défi en haussant les sourcils et m’éloigne au rythme de la musique, mon plateau toujours en équilibre. Et contrairement à ce que Blondinet peut bien penser, mon plateau arrive intacte à la table de mes potes où je suis accueillit comme un digne soldat revenant de guerre. Là dessus Sophie m’envoie un violent coup de coude dans les cotes tout en montrant Blondinet d’un signe de tête. Je ne doute pas qu’elle n’a rien manqué de mes échanges avec lui. J’annonce alors au groupe que j’ai invité le dit jeune homme à nous rejoindre avec ses amis. S’ensuit foule de commentaires à la fois graveleux, désobligeants et hilarants sur mon sujet que je gère avec un flegme résigné. Que dit-on déjà ? La bave du crapaud n’atteint pas le pigeon ?
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Dim 22 Avr - 22:29

Durant de nombreuses années, les femmes ont cherché par tous les moyens à comprendre : comment pouvait fonctionner un homme rencontrant une femme ? Il a souvent été décrété que le cerveau ne marchait pas lorsqu’il s’agissait de discerner la beauté extérieure et intérieure. Toutefois, cette idée a été inventée par le collectif des gens moches, parce qu’il est clair que tout homme normalement constitué – just like me – ne se contente pas QUE de chercher la beauté toute cachée derrière trois veines et un peu de liquide sanguin. La beauté cachée, à vrai dire, je m’en tape aux premiers abords. D’abord, je regarde le minois et lorsqu’il me plait, je continue à m’intéresser. C’est terrible mais c’est la vie. Et aussi longtemps que les riches seront riches et les pauvres, bah pauvres… Et bien les hommes materont d’abord un joli petit cul avant de se demander si la femme en face d’eux, est potentiellement la femme de leur vie. Alors oui, c’est vrai, on peut passer à côté de la chance de sa vie. Mais c’est ainsi que le destin fonctionne, il suffit juste d’être super intelligent – Just like me yeaaah. Enfin. Dans ce RP, c’est exactement ce qui se passe dès l’instant où notre manière, de nous adresser la parole, change. Les remarques anodines. Les coups d’œil discrets. Les sourires charmeurs. Je la trouve vraiment jolie. Et ça change ce genre de beauté froide typiquement venue d’ailleurs. D’ailleurs, elle semble avoir un côté déjanté car lorsque je m’approche d’elle, sa réaction me surprend. Et durant une fraction de secondes, je me demande si le mieux est de rebrousser chemin, de sortir du bar, de fermer la porte avec un énorme verrou, de mettre des bombes autour et d’allumer la mèche. Parce qu’au début, je me dis qu’elle est débile, ce n’est pas possible. Pourtant, ça a quelque chose de mignon dans un sens. Et son explication me fait sourire. C’est plus fort que moi, mais je me mets à rire secouant la tête comme si j’étais profondément désolé de son état. Néanmoins, l’envie de l’attaquer encore me prend et je lui rappelle sa maladresse. Bon d’accord, c’est la mienne. Mais pour la forme, je le remémore comme étant la sienne. Sa réponse révèle un immense sourire de ma part. Hum hum. Quand je vous dis que les choses ont changé entre nous. « C’est juste que j’suis pas un gars facile. » Ce tac au tac. J’adore carrément. Je pourrais passer ma journée à faire ça. Mais avant qu’elle ne se dise qu’il vaut mieux fuir, je préfère lui demander ce qu’elle pense d’ici. Et aussitôt, son enthousiasme fait plaisir à voir. Il gausse un peu même. J’ai presque envie de parader comme un dindon.  Parce qu’effectivement, la Nouvelle Zelande c’est la vie, c’est génial. Et à côté, les Etats-Unis c’est moins bien, même si j’y vis tout le temps. « En voilà des jolies choses de faites. » Finis-je par dire, tandis qu’elle aborde le côté civilisation d’ici. « Je suis navré que vous ayez fait des rencontres étranges. » Mon air désolé montre clairement que je ne me sens pas visé. Et d’ailleurs, sa remarque suivant me fait rire. « Et oh ! Ça va un peu ! C’était il y a un paquet d’années si je me rappelle ce que me disait ma prof d’histoire. » Parce qu’à l’époque aussi, je n’écoutais pas trop. J’étais un vilain garçon. Le mot exact était « dissipé ». Enfin, elle finit par m’inviter à sa table afin de me parler de son pays. Et si j’en ai un peu rien à foutre de Buckingham Palace, je dois dire que continuer ma soirée avec elle me tente bien.
Il y a quelque chose.

C’est pourquoi il ne me faut pas longtemps pour me décider à prendre le chemin de sa table. Bon j’ai essayé aussi de retourner voir mes potes, mais je me suis tellement tapé de commentaires débiles que j’ai préféré m’enfuir comme un prince. Et c’est ainsi que j’arrive devant tous ces British, des yeux anglais me fixant comme si j’étais une tasse de thé à l’heure fatidique. La conversation se meurt et je n’attends pas pour prendre place, je m’installe à côté de cette blonde dont je ne sais toujours pas le prénom. Enfin si, sa copine l’a appelée Jo. C’est bien Jo. C’est moins bien si c’est Josette mais on gardera ce fou rire pour plus tard. « Finalement, j’ai pris une grande décision. » Finis-je par dire, non sans avoir été présenté à tout le monde. Prénoms et visages que j’ai aussitôt oublié pour me fixer sur la blonde. « Celle de ne pas vous tuer. Je trouvais qu’il y avait trop de risques sinon. Vous savez les papiers, la prison, tout ça quoi. J’ai préféré vous laisser en vie histoire de garder le quota de maladroits intact sur Terre. Et puis, je me dis que l’AGM serait offusquée. Les gens prennent si mal les choses de nos jours. » je déblatère des conneries à un rythme effrayant. Par exemple, l’AGM c’est l’association des Gens Maladroits, tout droit sorti de mon imagination. M’enfin, j’ai d’autres choses en tête alors j’enchaîne aussitôt. « Et pour revenir à votre séjour ici. Vous en avez vu des belles choses. Typiquement touristiques aussi. Mais vous n’avez pas tout vu encore… » Lui souriant de plus belle, je laisse planer deux secondes pour le suspens. « Je pourrais vous faire découvrir quelques petites choses sympa de chez nous. Et puis vous, vous me parlerez de l’Angleterre et de votre manie à boire le thé avec le petit doigt en l’air. Je suis sûre que vous devez le faire ! » Il n’y a aucune agressivité dans mes propos, juste une taquinerie de ma part. A vrai dire, je m’en moque des autres, un peu comme si j’étais dans une bulle avec cette nana. La vérité, c’est que j’y suis bien. « Enfin, il y a une chose de bien chez vous ! Elle s’appelle Clarkson, May et Hammund. » Je ne sais pas si elle comprendra. Mais voilà, c’est mon péché mignon ça. Et puis la vérité, c’est que n’ayant jamais été en Angleterre, je ne sais absolument pas comment ils vivent la-bas. Et parce qu'elle a attiré mon intérêt, tout me semble alors bon à savoir.



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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Jeu 5 Juil - 14:10

Bon, il faut le reconnaitre, je passe d’excellentes vacances et une super soirée. Et le tout est encore mieux depuis que Blondinet est venu se taper l’incruste dans mon périmètre. D’abord en m’agressant avec sa planche furieuse, puis avec ses bières. Si de prime abord il m’a tapé royalement sur les nerfs, je dois bien avouer que ce soir, il m’intrigue plus qu’autre chose. Plutôt beau gosse, regard enjôleur et sourire taquin, il semble vif d’esprit et avec un humour relativement poussé. Et ça… j’aime. Je dirais même plus : j’aime !

Alors que nous sommes au comptoir en train de converser joyeusement, je ne peux m’empêcher de le taquiner tandis qu’il insiste sur ma soi-disante maladresse. Oui que voulez-vous, je suis un brin romantique, j’aime croire au Destin et à tout le tralala. C’est pourquoi quand je lui fais part de mon sentiment que c’est bien dommage qu’il ne croit pas la même chose que moi, il me rétorque qu’il n’est pas un gars facile. « Vous avez raison ! Il y en a marre de tous ces mecs qui se pavanent comme des dindons sur les plages avec leur planche de surf, qu’ils sont, par ailleurs, incapable de maitriser. De vraies trainées… » Que je lâche, faussement sérieusement dans le rôle de la parfaite gossip. Inutile de chercher des allusions… il n’y en a pas. « Mais je prends note. » Oui, oui. Je prends parfaitement bien note qu’il n’est pas un homme facile. Ah ah… si tu savais dans quoi tu t’embarques Blondinet. D’ailleurs, puisqu’on en parle, j’ai en effet tout à fait enregistré l’idée puisque je suis plus que claire lorsque un peu plus tard je l’invite à me rejoindre, mes amis et moi, à notre table, s’il s’en sent capable…

Les minutes qui suivent mon retour à la table me paraissent interminables. Sans trop me languir, je m’efforce de me plonger dans la conversation générale, tout en me demandant si Blondinet viendra ou pas. Ce n’est pas que mais bon… je suis une fille pas trop laide, relativement sympathique, extrêmement drôle, je ne vois pas comment il pourrait ne pas être sensible à mon charme… Et c’est tandis que je suis en plein débat animé Kiwi Vs Rosbif avec Donnie au sujet du Rugby, que Blondinet débarque. Grand sourire de ma part. J’en ai même mal à la mâchoire. Je lui fais rapidement une place à coté de moi tout en lâchant un : « Les gars, voici mon meurtrier manqué, … » et je ne connais pas son nom. Il finit par nous le dire tandis que je termine les présentations. Mon frère, Duncan, sa copine Sophie, le kiwi Donnie, et ses amis. Et moi, on reste à Jo. Pour le moment. « Finalement, j’ai pris une grande décision. » Je tourne vers lui un regard interrogatif, puis hoche la tête avec compréhension devant ses explications. Et oui… un cadavre, la paperasse, ça fait beaucoup trop de choses à gérer tout ça… Je comprends. « L’AGM ? Arraisonnement des Gros Moutons ? Et oui… je comprends… un cadavre au milieu des moutons ça fait désordre… » Gné ? Mes mots complètement désuets -rien a voir avec la choucroute- arrache un éclat de rire collectif. Duncan en crache même la moitié de sa bière. Et si d’ordinaire je suis très forte pour garder mon sérieux, là je dois dire que je ne tarde pas à les suivre devant ma propre connerie. Seule la promesse de voir autre chose me fait reprendre soudainement mon sérieux. J’en lève brusquement la têt, comme un chien lorsqu’on lui dit "soupe". -y a du vécu avec Hawaï- A croire que je n’ai pas encore tout vu. « Ah oui ?! » que je demande avec un ton limite tendancieux. « Jordan ! » J’en sursaute avant de me tourner vers mon frère. « Quoi ? On parle juste de découvrir des choses sympa de chez… lui. » Je suis une arnaqueuse professionnelle mais personne n’est dupe. « Ah non ! Ça c’est interdit ! Seule la Reine à le droit de le faire, et c’est sacrilège pour nous autre. On risque l’enfermement à la Tour ! » J’appuie mes propos d’un hochement de tête appliqué puis attrape ma bière. D’un regard entendu à mon frère et Sophie je porte mon verre aux lèvres, petit doigt parfaitement en l’air. Je sais que les deux autres font de même. Nous autres anglais avons la réputation d’être des gens coincés mais cela n’est qu’une réputation, bien mal fondée d’ailleurs. Certes nous sommes tenus par un politiquement correct exacerbé, mais dès qu’il s’agit de se détendre, nous sommes de vrais comiques ! Le cri de victoire de mon frère me fait lever les yeux au ciel à la remarque suivante de Blondinet. Enfin.. Aaron. J’aime bien Aaron. Mais j’aime bien Blondinet aussi. « Non mais c’est pas vrai ! » dis-je en reposant ma bière et secouant la tête. « Il y a des fan de Top Gear sur toute la planète ou quoi ? » Je finis par me tourner vers mon agresseur. « Ceci dit, voilà bien la seule preuve que j’ai que vous êtes un temps soit peu normal. Les garçons et les voitures… » Mon frère attaque de suite sur le sujet et sur le fait qu'il a un jour rencontré Jeremy Clarkson à une course automobile, lors de je ne sais plus quel événement, je ne sais plus où... Et si je les laisse échanger un moment sur leur vroum vroum, je me lasse rapidement. C’est bon hein ! Duncan a une copine, qu’il s’en occupe ! Et Top Gear il le regardera en replay... Bien vite je pose un coude entre mon frangin et moi, tout en appuyant négligemment mon menton sur ma main, formant ainsi une barrière entre les deux garçons. « Et sinon… » je demande en plongeant mon regard dans les yeux bleus de néo-zélandais. «  Vous faites quoi dans la vie, Aaron ? En dehors de tentatives de meurtre ratées ? »
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Jeu 19 Juil - 21:58

Cette nana est complètement barjo. Et vous savez quoi ? Ça me plait beaucoup. Il est assez facile de discuter avec elle, on rigole bien. On raconte de la merde. Et j’aime bien ce racisme qui règne entre nous, bien décidé à défendre les valeurs et caractères de nos origines respectives. Ceci dit, je ne peux que rire à ses bêtises. « Mais non ! L’association des Gens Maladroits. L’AGM pour les moutons, c’est en Irlande. Je suis déçu, je pensais qu’en tant que secrétaire de cette association, vous le saviez ! » J’adore ce jeu du tac au tac. Elle rebondit, je rétorque, elle répond. C’est sans fin. Mais j’en oublie de lui demander ce qu’elle pense d’ici, histoire que je sache s’il vaut mieux que je me lève et que je rejoigne mes amis. Mais heureusement, elle adore et je me propose même de lui montrer des coins assez peu fréquentés par la masse touristique. Il y a toujours ce phénomène de regroupement dans une zone bien spécifique alors que les îles sont bien grandes, et qu’il y a tant de choses à voir et à découvrir. D’ailleurs, sa voix se modifiant tout à coup, sa réaction à ma proposition me laisse penser que mon idée est trèèèès séduisante. Ce qui n’est pas au gout du frère. Il s’exclame en utilisant le prénom de sa sœur qui s’appelle donc Jordan. Je comprends mieux l’emploi du diminutif « Jo ». Je me suis demandé si c’était le diminutif de Josiane ou Josette. J’aurais alors été obligé de m’éclipser pour rire de tant de malchance dans cette vie. « Cette proposition est purement touristique. » Mon ton est tout à fait innocent. Et j’impose mon deal. Je lui montre le pays, elle me parle de l’Angleterre. Non parce que je connais quelques trucs. Mais faut pas déconner. La seule chose britannique pour laquelle je suis imbattable, c’est top gear et tout à coup, le frérot devient plus sympathique. Aaaah un connaisseur de voitures. Avec un enthousiasme débordant, je me lance dans une conversation avec lui, destiné à détailler à fond l’épisode sorti la semaine dernière. Bien sûr, nous sommes tous deux en extase devant le dernier prototype présenté. J’avoue que cette conversation jette de l’ombre avec la blonde surexcitée qui est assise à côté de moi. Mais bon on parle Top Gear les gars et le frère de Jordan est calé sur le sujet. Toutefois, ce n’est pas au gout de la blonde qui s’immisce entre nous, demandant alors ce que je fais dans la vie. « Attendez, vous venez d’interrompre ma conversation avec mon nouveau meilleur ami, bro à la vie, à la mort. J’étais à deux doigts de tatouer son prénom sur ma fesse gauche ! » Ce qui fait hurler de rire le concerné. On se tape dans la main pile au-dessus de la blonde. Finalement je les aime bien. Et de ce fait, je pose mon coude sur la table, imitant la posture de cette adorable bout de femme me faisant face. « Et bien sinon, pour répondre à votre question.. Je suis un preux chevalier qui sauve des princesses en détresse qui ne visite que des lieux à forte concentration touristique. » Mais pas des thons hein. « Et sinon, je suis aussi Batman ! » C’est fou le nombre de conneries que je déblatère à la seconde. « En vérité, je vis aux Etats-Unis et je suis flic. Et je vis sur Chicago. » Et j’adore ma vie là-bas, même si çai fait toujours du bien de rentrer à la maison. « Et vous ? »

J’adore comment le courant passe. Les questions fusent, les réponses s’enchaînent. Et finalement, je suis content qu’elle se soit immiscée entre moi et ma planche de surf. Cependant, le verre est bien vite fini. « Va falloir que je retourne voir mes amis, ils vont croire que je fraternise avec l’ennemi. » Je jette un coup d’œil à leur tablée constatant que dix paires d’yeux sont en train de nous observer avec un grand sourire, mimant des cœurs et des gestes laissant peu de doutes à ce qu’il pense de notre discussion. « Débiles… » Je souffle, dépité. Mais bien vite je me reprends, le regard revenant vers Jordan. « Il faudrait me donner l’adresse de là où vous séjournez. Demain, je viendrais vous prendre à dix heures, ça vous va ? Prévoyez ce qu’il faut pour quelques kilomètres de marches. Chaussures… Eau… Maillot de bain… Vous allez adorer. » Parce que c’est un endroit éloigné des sentiers battus et fréquentés mais je pense que ça lui plaira. Je salue Sophie d’un signe de tête, sers la main tendu par Duncan et puis pour Jordan, je lui souris. « A demain si je ne suis pas en prison pour meurtre. Mais normalement, je ne prends pas ma planche la nuit. » Et en rigolant, je retourne vers ma table où bien sûr, je me fais chambrer comme un trou du cul. Fort heureusement, j’épargne la vision savoureuse à Jordan puisqu’on bouge pour aller ailleurs, même si en partant, j’ai un regard pour elle, toujours à sa table. Folle mais intéressante. J’ai bien hâte d’être demain.

***

Le lendemain arrive bien vite, et comme convenu, je suis ponctuel. J’attends qu’elle arrive pour monter dans le véhicule tout terrain qui nous emmènera loin  des routes goudronnées. J’ai hâte de la revoir. Et durant une seconde, je crains qu’elle ne rapplique avec son frère et sa belle-sœur. Mais non, lorsque je la vois arriver, elle est seule. Et mon estomac entame une danse de la joie. Si je suis à l’aise avec, je dois admettre qu’il y a ce petit plus qui fait qu’elle me fait craquer. Oui, elle me plait. Elle est jolie, elle est drôle et spontanée. Et si au début, j’ai cru qu’elle était juste casse-bonbon, me voilà juste en train de lui faire mon numéro du lover-google-maps qui lui fait découvrir le paysage. « Hey. » Je lui dis en souriant tandis qu’elle prend place. « Vous êtes en forme ? » Je démarre aussitôt, connaissant le chemin par cœur. Il fait super beau en plus. Il y a de l’air. C’est une journée parfaite. « Je propose qu’on franchisse un cap dans notre relation, Jordan. » Je laisse quelques secondes de suspens, pouffant de rire. « On se tutoie ou la Reine risque de s’insurger ? » Non parce que le « vous », ça va bien cinq minutes.
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Mer 15 Aoû - 18:14

Je déteste mon frère et la façon dont il accapare l’attention de blondinet. Non mais sérieusement ! C’est quoi son problème ? C’est MA proie. MON opération séduction. Duncan, lui, il a déjà une copine hein, qu’il me laisse donc fricoter avec mon local. C’est pour ça que je ne tarde guère à m’immiscer entre les deux garçons, ne tardant pas à recevoir les railleries de ces messieurs. Je souris à la remarque, désespérée par ce comportement fraternel puéril. Et pour une fois je ne réponds pas, préférant contempler ce visage angélique qui ne tarde pas à prendre la même position que moi. Mon sourire s’élargit. Ce type a de ces yeux… C’est alors qu’il m’annonce, après m’avoir sorti son palmarès de super héros, qu’il est flic à Chicago. Si je m’attendais à ça. J’en écarquille d’ailleurs les yeux sous le coup de la surprise tandis que mon frère éclate de rire. Je crois que ça y est, il m’imagine déjà en taule. Moi qui m’amuse généralement à faire preuve de mes talents de pickpockets en soirée, voilà que je craque pour un représentant des forces de l’ordre. Hum ? Pardon ? Je craque… ? Mouai bon peut-être… Bref…

« Chicago ?! Ça fait une trotte de la Nouvelle-Zélande ça. Et vous êtes quoi ? Lieutenant, enquêteur ? Comme dans les films ? »

Oui je suis curieuse. Je n’ai jamais fréquenté de flics en dehors de ceux qui me couraient derrière dans Portobello Market quand j’étais gamine. Ils n’ont jamais réussi à me choper d’ailleurs. Je courais trop vite…
« Moi ? Je viens juste de valider mon semestre en marketing et gestion d’entreprise. Nos parents nous ont offert le voyage pour récompenser nos bons résultats. »

Non je n’ai pas honte de dire que c’est papa et maman qui ont payé nos vacances. Il faut dire qu’entre nous, je crois que mes parents désespéraient que j’arrive au bout du semestre. J’ai lâché, puis j’ai repris, pour finalement m’y mettre à fond dans le seul but de respecter le marché passé avec mon père il y a des années de ça. Je ne tiens pas à le décevoir, mais Dieu sait ce que les études ça m’a fait chier ! La récompense est donc bien méritée. Oui ! La conversation continue. Plus ou moins sérieuse, plus ou moins drôle. La soirée s'avance, le verre se vide et il m’annonce qu’il va devoir rejoindre ses copains. Un coup d’oeil à la dite table et je constate que nous sommes le centre de l’attention. Mon coté provocateur aurait bien envie de faire quelque chose de loufoque, mais pour le coup, je crois que ce mec me plait un peu trop pour oser. Au final j’adresse un joyeux signe de la main à la bande de potes qui s’empresse de tourner la tête ailleurs. Cela me fait rire. Les garçons sont tous les mêmes débiles, quel que soit le continent. Soudain le rendez-vous est fixé. Demain, dix heures. J’écoute les recommandations qu’à moitié, trop discrètement euphorisée à l’idée de le revoir. Puis il finit par se lever, promettant de ne pas prendre sa planche de surf. « Un flic en prison, ça le fait pas trop, sans compter que ça ne doit pas être agréable. » Je ris puis lui souris en lui souhaitant bonne nuit. Ce n’est que les moqueries de mon frère qui m’arrachent à la contemplation de blondinet s’éloignant. Furieuse je me retourne pour assener un grand coup de poings dans l’épaule de Duncan. Mais ceci dit il n’a pas tord. Je ne le remarque que maintenant, mais j’ai le coeur qui bat vachement vite quand même.

Le lendemain matin, c’est dans une euphorie difficilement dissimulée que je me prépare. J’ai opté pour un short en jean, une paire de chaussures de marche et mon tee-shirt préféré des Rolling Stone. British un jour, British toujours baby. Mon sac est prêt, le maillot est déjà enfilé, et je suis certaine de ne rien avoir oublié, si ce n’est peut-être mes entrailles quelques part dans la chambre. Oui, je suis excitée comme une puce, un mélange d’enfantillage et d’appréhension. Je me demande ce qu’on va bien pouvoir faire, et il me tarde d’apprendre à connaitre un peu plus cet américain d’adoption. Soudain un cri retenti. Celui de Sophie qui surveillait les allées et venues des voitures devant l’hôtel du balcon. Mon blondinet est là et j'ai soudainement très envie de faire pipi. Un immense sourire complice avec ma belle-soeur préférée puis je détale comme une gamine. Arrivée devant l’hôtel je me reprends un peu plus sérieuse. T’es une lady ma fille. Et m’approche de mon chauffeur, sourire aux lèvres, tout en relevant mes lunettes de soleil sur ma tête. « Salut. Je constate qu’on a tué personne ce matin. Ou alors il n’y a plus de cadavre. » Je murmure cette dernière phrase, comme un sous-entendu équivoque. Pas de cadavre, pas de crime… « 15 km de course et une séance de yoga de faite, je pète le feu monsieur. » Et sans me faire inviter, je grimpe dans le 4x4, trop heureuse d’être du bon coté de la route, comme dans mon merveilleux pays. Que j’ai hâte !! Je suis curieuse, excitée comme une puce, et… comme d’habitude en fait, des papillons dans le ventre en plus. C’est alors qu’il propose qu’on passe un cap. Je le regarde, les yeux plein d’interrogation. Qu’est ce qu’il va bien pouvoir me sortir. Si il propose un truc chelou, je le frappe et lui fait bouffer son volant. Finalement je pouffe de rire, et hausse les épaules. « Hum… je ferais jouer mes relations avec Harry et William pour qu’elle le tolère. » Je dis ça en rigolant, puis attache ma ceinture. « Alors ? Où on va ? Tu vas pas m’emmener dans un coin perdu pour finir le travail et te débarrasser de mon cadavre hein ?! » On est jamais trop prudente n’est-ce pas ?
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Dim 23 Sep - 6:39

Je ne peux nier que le cœur palpite quand je la vois arriver. Elle est rayonnante et encore une fois, je ne peux que me dire qu’elle est incroyablement belle. Mon sourire s’étire un peu plus et bien que j’ai - légèrement - le trac, je ne peux que reprendre mon air bravache habituel et de m’adresser à elle comme hier soir. Après tout, c’était vraiment drôle, et je compte bien continuer sur cette lancée. De toute façon, Jordan poursuit dans cette joute verbale, relançant le débat de ma propension au meurtre. « Je les ai enterré sur le bord de la route. Et puis, je fais si bien mon travail que tu ne trouveras pas une goutte de sang. Voilà pourquoi je suis devenu flic : pour nettoyer une scène de crime !! » Mon air sérieux pourrait très bien faire peur à n’importe quelle demoiselle, mais pas Jordan. Oh non, elle est spontanée et c’est une bouffée d’air frais qui est en pleine forme comme elle en témoigne, évoquant sa séance de sport du matin. « Et bah dis donc, tu es motivée. » Je lui dis d’un ton stupéfait, me disant que ma morning routine, c’est plutôt de me réveiller en restant trente minutes sur mon tel à regarder des conneries. Et bien, vous savez quoi faire ? On apprend plein de trucs ainsi, même si j’ai tendance à regarder des vidéos de bouffe venues du monde entier. Mais je m’éloigne, épaté de sa motivation. Ceci dit, je dois admettre m’être levé depuis un bon moment, ce matin. Le soleil n’était pas encore levé et je tournais en rond. Quand ma mère est venue me rejoindre, j’ai décrété vouloir aller à la mer. Et j’y suis allé, me retrouvant sur une plage vide mais l’esprit en ébullition, pareil à l’ado qui sort avec LA fille pour son bal de promo. C’est un peu ce que je ressens même si dans cette voiture, ce sentiment s’est atténué pour du soulagement. Parce qu’elle est venue, parce qu’elle ne m’a pas posé un lapin. Parce qu’à nouveau, j’ai l’impression qu’il y a une super entente entre nous et c’est vraiment agréable. Je propose même qu’on se tutoie, le demandant avec humour ce dont elle répond dans le même sens. « Tu les remercieras du fond du cœur. » Je pose même ma main sur ma poitrine, tenant le volant de l’autre main. Pendant ce temps, nous discutons et Jordan finit par m’interroger sur le lieu de notre destination. Le fait qu’elle puisse penser que je l’emmène dans un coin paumé, uniquement pour la tuer, me fait rire. « Moi ? Jamais ! Je suis un ange. » Je lui jette un regard avant d’ajouter d’une voix assurée. « Surtout pour le premier rendez-vous. Quant au deuxième… » Un sourire s’étire sur mes lèvres. Et je me dis que si on continue dans cette lancée, elle va vraiment avoir peur. Aussi, je romps très vite le suspens. « La Nouvelle Zelande, c’est beaucoup de coins que les touristes apprécient parce qu’ils les ont trouvé sur le top 10 de Trip Advisor. Mais moi, qui ai quasiment passé sa vie ici, je connais d’autres coins très peu fréquentés mais aussi joli. Il y a juste une petite randonnée à faire et nous y sommes.  » Et heureusement, ce n’est pas loin de la ville où nous nous sommes rencontrés parce qu’ici, les routes ne sont pas ce qui permet de rouler très vite. Et parfois, je regrette mes autoroutes géantes de Chicago. Alors autant dire que c’est dépaysant. « J’aurais voulu t’emmener dans cette cascade devenue un toboggan naturel, mais hélas, il y avait trop d’heures de route. » Cinq heures, bitch please ! Je ne me serais pas vu rouler autant. Ou alors, je serais devenu la risée des copains.

Le trajet se passe sous fond de discussions destinées à connaître les détails de la vie de chacun jusqu’à ce que nous arrivions. J’entreprends de couper le moteur, sortant de la voiture, muni d’un sac contenant de quoi manger, boire et tout le tintouin. Puis, on peut commencer la marche au milieu de la végétation. Le chemin est étroit mais tout autour, c’est juste magnifique. Il y règne un calme absolu, perturbé par le bruit des animaux se trouvant autour de nous. « J’adore cet endroit. » Dis-je à l’encontre de la blonde. « A chaque fois que j’en ai marre de la ville, de la pollution, je me rends ici. Et puis, ça me permet de revoir mon père, ma belle-mère, puis ma petite sœur. A chaque fois, je me dis que j’ai une chance inouïe de connaître cet endroit. » Et puis, tout est tellement beau ici. « ça doit te changer de l’Angleterre, j’imagine. Tu as déjà voyagé dans d’autres endroits du globe ? » Pour ma part, en dehors des Etats-Unis, je n’ai rien vu d’autre. Je me suis contenté d’user de ma nationalité américaine pour venir là où c’était plus simple de trouver du boulot et de suivre les voies de mon père, flic de son état avant qu’il ne lui prenne l’envie de se mettre avec une néo-zélandaise et de se lancer dans la location de surf sur le bord de plage… « Alors tu comptes faire quoi après ce voyage ? » Finis-je par lui tout en marchant d’un bon pas. La cascade n’est plus très loin.



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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Mar 30 Oct - 14:37

Dire que je ne suis pas excitée comme une adolescente pré-pubère lors de sa première pyjama party, serait un énorme mensonge. Mon coeur bat la chamade, et si je me laissais aller j’aurais envie de faire pipi toutes les deux secondes. Toutefois, j’opte pour la carte de la négligence calculée et du charme à l’italienne. On s’en fout que je sois anglaise en fait, okay ?! Lorsque Aaron se pointe à l’hôtel pour venir me chercher, un sourire radieux s’affiche sur mon visage pour ne plus jamais le quitter. Je ne sais pas très bien ce qui s’est passé la veille? Je ne sais pas non plus à quel moment il est passé de crétin qui m’assomme avec sa planche, à type qui me fait carrément craquer. J’en ai des papillons dans l’estomac et c’est carrément ridicule. Surtout si on prend en compte le fait que je ne suis ici qu’en vacances, que je repars lundi prochain, qu’il habite aux Etats-Unis et moi à Londres. Bref c’est la merde ! Mais crotte ! Je suis aussi en vacances et ce type me rend chèvre. Au delà d’être un dieu tout droit sorti des flots, il est drôle et intelligent. Il ne se sépare jamais de son humour et j’adore ça ! Il est donc, d’après lui, venu me chercher en voiture après avoir enterré des cadavres sur le bord de la route. Okay. Du moment qu’il y a pas de doigts ou d’oeil à manger au déjeuner, ça me va. Je ris, puis m’installe dans sa voiture. Je m’assure quand même qu’il ne compte pas m’emmener je ne sais où dans le but de me trucider et de me laisser sur place. Il m’affirme que non. Et surtout pas au premier rendez-vous. Au second par contre… Ah oui ? Plait-il ?

«  Ah parce que tu pars déjà du principe qu’il y aura un deuxième rendez-vous ? Monsieur est confiant dis-donc. » Je ne peux pas m’empêcher de tacler. Mais en même temps j’adore remettre en cause son idée comme quoi c’est tout gagné. Hey ! Je ne suis pas une fille facile monsieur ! Ce type a beau me plaire à m’en damner, je ne compte pas lui tomber dans les bras de suite. Avant, je préfère le faire tourner en bourrique. C’est bien plus amusant. Il enchaine ensuite sur les coins de Nouvelle-Zélande. Son île. Et la fierté avec laquelle il m’en parle me touche profondément. On sent que c’est sa terre, chez lui, et qu’il en est fier. C’est un peu comme moi et l’Angleterre. L’Ecosse surtout. J’ai beau ne pas être née sur ces terres, c’est tout un patrimoine culturel qui m’a adoptée, pas seulement une famille. J’aime tellement passer les Noëls et les fêtes dans le cottage familial ! Je ne peux donc que comprendre son ressenti quand il me parle d’ici. La Nouvelle Zélande est une terre magnifique, et je passe des vacances merveilleuses ! Mais ce n’est pas la maison… Il mentionne ensuite une cascade, en regrettant le trajet pour y aller. J’écoute attentivement, hésite un moment puis dans le feu de l’action…

« En fin de semaine si tu veux ? On pourrait y aller avec mon frère et Sophie. Tu as déjà fait de l’hélicoptère ? »
Bon, j’avoue ça me gène un peu d’étaler la fortune familiale comme ça. Mais je me dis qu’on ne vit qu’une seule fois, que ce type me plait, que je suis en vacances et que je veux voir cette cascade avec son toboggan géant. Et puis de toute façon, on avait prévu de se refaire un tour en hélico avec Duncan. Ça faisait parti du budget vacances offert par nos parents.

La route se poursuit et je ne peux m’empêcher d’embrasser le paysage avec délectation tellement c’est beau. Tout en nous rapprochant de notre lieu de destination, nous continuons à parler. J’apprends donc qu’il a une soeur, vit à Chicago et adore son métier de flic. De mon coté je lui parle brièvement de ma famille, en pointillés en fait, affirmant simplement que mon père est PDG d’une grosse entreprise, et que ma mère est professeur de lettres. Je survole l’idée que les McGrath sont blindés à mort, ne préférant pas attiser le coté vénal de l’humain, sait-on jamais…
Lorsque nous arrivons à destination, j’en ai le souffle coupé. La randonnée commence ensuite et c’est en silence que je savoure chaque instant. Cette végétation luxuriante, le chant des oiseaux, j’admire tout ce que je vois, et même les fesses de mon partenaire marchant devant moi. Lorsqu’il s’arrête pour marquer une légère pause et me parler une nouvelle fois de son amour pour cette île, je lève les yeux vers lui en souriant. Ce qu’il est beau là ! Hum hum…

« Tu as de la chance oui. C’est un pays magnifique. Et cet endroit… »
Mes yeux arpentent les alentours afin de les graver dans ma mémoire.
« Oui ça change beaucoup ! Surtout pour la végétation et le climat. » Je ris, en rajoutant un peu plus au cliché d’une Grande Bretagne grise et froide, même si ce n’est pas tout le temps le cas. « Mais tu sais… » J’hausse une épaule. « C’est chez moi. » Oui c’est chez moi. Tout comme lui avec son île. C’est chez lui, et quelque chose de génétique nous lie à ces endroits. Pour moi, la Grande Bretagne restera toujours le plus bel endroit au monde. « Oui ! J’ai fait une partie des Etats-Unis, le Canada, un peu l’Amérique Latine aussi, et l’Asie. Tous les deux ans mes parents s’offrent un beau voyage, et généralement ils nous emmènent. » Juste rétribution à un travail acharné.

Nous reprenons la marche, et je le suis d’un bon pas sans montrer le moindre signe de fatigue, et mon regard s’attardant toujours sur la silhouette de ce jeune homme tout à fait appétissant. Il me demande ensuite ce que je compte faire à mon retour de vacances. Bonne question. Je crois que selon ma décision, mon père me tue…
« Hummm, terminer mes études déjà, et je pense bosser un peu dans différentes entreprises, histoire de voir ce qu’il en retourne. Mon père me fait travailler généralement comme assistante, mais j’ai envie d’aller voir ce qui se passe ailleurs. »
Je marque une pause, un sourire triomphant s’affichant sur mes lèvres.
« Peut-être Chicago. »
Mon regard azuré se plonge alors dans le sien tandis qu’il se retourne en affichant une tête d’ahuri. J’éclate de rire puis le double tout en le bousculant.
« Ferme la bouche Blondie, tu vas gober les mouches. »
Tellement fière de mon petit effet, je continue sur le sentier d’un bon pas jusqu’à ce que nous arrivions à la fameuse cascade…
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Ven 16 Nov - 8:16

J’ai l’intime conviction que nous allons nous revoir. Déjà, le courant passe super bien, nous parlons de tout et de rien, elle a de l’humour à revendre et puis, elle est belle. Son visage me fait fondre, elle est vraiment bien foutue. Alors oui, je vais alerter toutes les féministes sur la conception de la femme objet mais je n’en ai rien à foutre. Je trouve Jordan, tout simplement magnifique. Et passé les premiers échanges hargneux, je sais pertinemment que je vais la revoir. C’est obligé, et comme elle le dit si bien, j’ai confiance en mon jugement. « Et t’as pas l’air d’être carrément opposée à mon idée. » Je lui déclare avec un sourire en coin. Elle aurait pu me dire un « non » catégorique qui aurait achevé de me renfrogner mais non, le jeu continue et en vaut clairement la chandelle. Et puis, il y a tant de choses à se dire. La conversation est sans fin et je ne cesse de lui vanter l’endroit. Je sais qu’elle va adorer. Il y a mieux, c’est vrai mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Sauf quand Jordan me parle d’un hélico. « Une fois, ma sœur m’a payée un baptême en hélico et j’avais bien apprécié, mais si je préfère l’avion. » Je souris à l’attention de la blonde, me rendant compte que je ne lui ai même pas répondu à sa question principale. « Et ce serait carrément faisable. Je crois que j’ai un ami qui bosse comme tour operator, il doit avoir quelques contacts, sans doute. Mais ce serait bien… pour un deuxième rendez-vous.. On pourra même demander une réduction sur le prix du vol ! » Mes yeux étincèlent un peu plus à l’idée qu’on puisse se revoir encore. Et puis, passer la journée avec son frère et sa belle-sœur est un peu la cerise sur le gateau. « Et je serais ravi de revoir ton frère, il est cool. » Parce qu’il est carrément génial, et qu’il m’aura fait marrer. Ceci dit, on reverra pour le romantisme dans cette sortie à quatre bien que cela ne me dérange pas. Je ne suis pas le genre de gars à s’offusquer pour rien. Et puis, Jordan est en vacances avec sa famille. Il me semble bien normal que son frère nous accompagne.

Nous continuons notre marche d’un bon pas et on se questionne sur nos vies, nos voyages, nous n’abordons pas les thèmes comme « t’es sexy, sors avec moi », et l’entendre approuver mes propos sur ce pays cher à mon cœur, me fait sourire de plus belle, jusqu’à ce que son côté rosbeef ressorte quand elle m’indique être chez elle. J’suis nul en géo mais carrément convaincu qu’il s’agit de sa suprématie anglaise qu’elle fait ressortir à sa guise. « T’es pas croyable… » Je marmonne avant de rire. « Si tu pousses le raisonnement plus loin, nous sommes aussi frère et sœur. Allez calme-toi cousine. » Je déclare avec un sourire en coin. Si elle continue à se la péter, il est clair que je la jetterai dans l’eau, toute habillée. Mais j’adore quand elle fait ça, elle fait s’envoler mon rythme cardiaque, je deviens faiblesse. Néanmoins, parler des voyages me remet dans le droit chemin, découvrant une Jordan ayant pas mal voyagé avec ses parents. Et j’acquiesce à ses paroles, apprenant qu’elle a réussi ses études il y a peu. Cette femme est une bosseuse, ça me plait un peu plus. Soyons clairs, qu’a-t-elle dit qui ne m’ait pas plu ? Rien du tout jusqu’à ce qu’elle évoque même d’aller bosser à Chicago. J’en viens même à m’arrêter, la fixant avec stupeur, incapable de réagir quand elle me bouscule et rit. Sa remarque me ramène un peu sur terre, je me racle la gorge et ajoute d’une voix assurée « Tu comprends la nécessité d’un deuxième rendez-vous, vile blonde ? » Je déclara alors en la bousculant afin de répondre à sa propre attaque. Nous reprenons la marche et je dois admettre que ses propos m’ont rendu songeur, était-elle sérieuse ? Je ne trouve cela nullement effrayant, comme si c’était le destin et qu’au contraire, ce serait carrément bien. « Mais tu sais, à Chicago, tu serais obligée de voir souvent ma tronche. Tout le temps. » J’ajoute, même si ça ne me dérangerait nullement. Si ça devait se passer ainsi tous les jours, je signerais directement.

Néanmoins, la conversation se meurt, non pas parce que Jordan a raté la marche, mais parce que nous arrivons à la cascade et que c’est comme toujours, à couper le souffle. « Tu vois, en Angleterre, vous avez la Reine d’Angleterre mais nous, on a ça. » Je lui expliquer, fier comme un paon. « ça fait du bien de voir d’aussi belles choses… » Et ça change d’une ville aussi polluée que Chicago. C’est bienfaiteur pour l’esprit, le moral, on change d’air. Je finis par lui proposer de se baigner parce que, mine de rien, on a bien transpirer lors de la marche. J’enlève mon haut – exhibant ma musculature de rêve – et vêtu de mon short, je peux me glisser dans l’eau, m’arrêtant, l’eau à hauteur des chevilles, et attendant que Jordan veuille bien arriver. Elle est superbe comme toujours. Quand elle arrive à ma hauteur, un sourire mutin apparaît sur mon visage et sans états d’âmes, je la pousse afin de la jeter dans l’eau. Oui, j’ai un humour très drôle et en la voyant atterrir dans l’eau, je ne peux m’empêcher de rire à gorge déployée. « ça va, elle est à bonne température ? » Oui, je suis un être consciencieux et attentif aux autres que voulez-vous. Je me laisse glisser dans l’eau, appréciant sa fraîcheur et les remous que la cascade provoque. C’est carrément le Paradis, les Bahamas peuvent aller se rhabiller.
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