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 We are Kiwis [Jordan]

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Aaron Samuels
Admin bipolaire
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: We are Kiwis [Jordan]   Sam 6 Jan - 19:44


Il y a des années de cela
Sur une plage de sable blanc, en Nouvelle Zelande…
 

BON SANG ! Ce sont les vacances et je revis ! Le sourire est grand, la bonne humeur est au rendez-vous, et je suis plus qu’heureux de pouvoir profiter de ma famille. Qui dit vacances, dit billet d’avion pour la Nouvelle-Zelande où j’ai pu retrouver ma mère et ma petite sœur Kimia. J’ai l’impression de ne pas avoir pris de congés depuis une éternité mais il faut dire aussi que j’ai bossé comme un dingue. A la police de Chicago là où j’officie en tant que simple policier. Le petit grade bien sûr, mais je ne désespère. Je sais que je dois bosser comme un fou pour pouvoir un jour être lieutenant ou inspecteur. Pour l’instant, on me donne un peu plus de responsabilités, il y a des enquêtes à résoudre, des histoires d’agression ou de vol mais rien de bien croustillant pour que je le raconte durant un repas entre amis. Pour l’instant, les meurtres ne me sont pas attribués mais qui sait un jour… Mon père aura eu le mérite de m’apprendre cela et si j’ai fini par devenir flic aux Etats-Unis, c’est bien grâce à lui. Je suis fier d’avoir pu reprendre le flambeau des Turner, de pouvoir réaliser un rêve de gosse, faisant ainsi la fierté de la famille. Un flic de plus. Enfin, si on enlève le fait que mon père étant, désormais et paix à son âme, mort, il n’y a donc plus que moi. Mais cette fois-ci, point d’armes, point d’insigne, il y a juste que la Nouvelle-Zelande, que mes coutumes d’enfance, les copains à revoir, la famille à inonder de câlins pour ces retrouvailles tant attendues. Et je n’ai pas une minute à moi. A peine arrivée, il a fallu faire la fête avec la famille pour fêter mon retour, puis avec les copains, puis avec les voisins. Bref, la vie ici m’a manqué et je me sens être un poisson dans l’eau. D’ailleurs qui dit poisson, dit forcément surf. Et passé trois jours, j’ai émis le souhait d’aller à la plage avec ma sœur. Aussi, nous avons donc convenu d’une après-midi, avons prévu les combinaisons, le pique-nique et les rafraîchissements et nous sommes partis en direction des gros rouleaux que la mer provoque. C’est bien ce qui me manque à Chicago. Rien est comme ici. Ça bouge. C’est pollué. Alors qu’ici, en Nouvelle-Zélande, je savoure le bon air, le soleil est au rendez-vous. Et quand bien même, il y a des touristes, cela ne m’empêche pas d’être tout particulièrement heureux. Ma sœur trouve que je me suis calmé, d’ailleurs. Mais c’est mal me connaître ! Je préfère lui dire qu’elle a raison alors qu’en réalité, je suis toujours autant excité du bocal, prêt à tuer le premier connard qui pourrait venir me faire chier. Même si pour l’instant, je suis en vacances alors je ne suis qu’amour. Et qui plus est, à la maison, alors c’est encore plus l’open bar du love !

Nous finissons donc par arriver à la plage, assez peuplée quand même. On retrouve bien vite des amis tenant une location de surf, envahie par des touristes désireux d’apprendre mais ne s’attendant pas à ce que la mer soit autant violente. Il faut dire qu’avec l’air marin, il y a de quoi faire. Et sans plus attendre et après avoir salué tout le monde, je me dépêche de prendre une planche, après avoir enfilé à moitié une tenue de surf,  tel un gosse prêt à se jeter à l’eau avant même d’avoir mis la crème solaire sur son petit nez. Les vieux réflexes reviennent vite et je m’empresse vite de poser ma planche dans le sable, pour pouvoir mettre le haut de la combinaison, masquant ainsi la belle vue que mon torse d’Apollon offre #bavageintense. Une fois le bordel correctement enfilé, je me redresse et suis donc prêt à affronter la mer de mon enfance quand j’entends alors « Aaaarroooooooon ! » C’est lointain mais je sais reconnaître la voix de ma sœur alors je me retourne et constate qu’elle agite le pot de crème solaire. Oui, bon c’est vrai, je n’en ai pas mis et malgré le teint hâlé, je dois admettre que l’air de Chicago m’a rendu un peu terne. Cependant, l’appel de l’eau est plus fort que tout. Et je m’en bats le steak de la protection. Aussi, j’agite ma main pour lui signifier que je m’en fiche avant de pivoter de nouveau avec ma planche sous mon bras, sans me douter qu’entre temps, il y a eu du mouvement autour de moi. Le bruit du plastique résonne comme une claque Comme le joli son d’une fesse qui claque aussi me fait sursauter, me rendant compte que j’ai percuté une femme avec. « Oh pardon, je suis désolé ! » Je finis par dire laissant apparaître un sourire moqueur sur mon visage. « Il n’y a que les touristes pour ignorer la règle de survie numéro un sur une plage d’ici : ne jamais être prêt d’une planche de surf sous peine de risque d’accident. » C’est vrai quoi, j’aurais pu me retourner et la percuter à la tête. Laissant la femme se retourner, non sans avoir jeté un œil furtif à la cambrure et aux formes, je finis par dire « Je ne vous ai pas fait mal ou j’appelle les urgences ? » Bon OK, je me moque franchement, mais venant de moi, faut pas s’attendre à d’autres formes de gentillesse. Les couillons de touriste franchissant mon périmètre ont tendance à me filer des boutons.
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Mer 17 Jan - 16:51

« Et buuuuuuuuuuuutttt !!!! Girls power dude ! » que j’hurle comme une furie avant d’entamer une danse de la victoire qui consiste à la fois à secouer les épaules avant de tourner sur moi-même comme une danseuse orientale. La classe en moins, mais je m'en fous royalement. Duncan tire la tronche et me fait une grimace. Ce matin, mon frère s’est levé avec la ferme idée de nous montrer, à nous, femmes, ce qu’est une partie de football. Sauf qu’en anglaises de pure souche, avec Sophie, la chérie de Duncan, on sait très bien à quoi consiste le foot, et c’est surtout qu’on s’en fout. En fait, le but du jeu pour nous, consiste plus à lui saborder sa partie en y intégrant du volley ou accessoirement du rugby.
Nous on est pas venues à l’autre bout du monde pour jouer au ballon sur une plage. Nous la Nouvelle-Zelande c’est pour son soleil, ses plages, ses montagnes, son eau turquoise, ses requins… et ses kiwis. Voilà une semaine qu’on est là et qu’on s’amuse tous les trois comme des petits fous. On a du faire une bonne partie de l’île en long en large et en travers, et aujourd’hui on profite d’une belle journée ensoleillée pour se reposer un peu et se prélasser à la plage. Bon ça, c’était sans compter le délire de mon frère. Ce dernier me renvoie la balle brutalement. Le ballon m’échappe et roule un peu plus loin. Beaucoup plus loin… Crotte. Je râle mais entame aussitôt un petit trot pour aller le récupérer.

Ces vacances sont vraiment appréciables. Après un semestre des plus chiant à l’université, c’est vraiment jouissif que de fêter l’obtention de mon diplôme en voyageant avec ma famille. La Nouvelle-Zelande est un pays magnifique. Il y fait beau, chaud, et mon bronzage est parfait. Je vais en faire râler plus d’un de retour au pays. Une fois à portée du ballon, je me penche pour le ramasser, puis me retourne vers mon frère et sa copine. Ces derniers se sont rapprochés et me font signe de leur renvoyer la balle. Mon frère hurle de le faire au pied, mais comme j’en ai marre de m’exploser les orteils sur le plastique rose, je fais un service de volley à la place. C’est à ce moment précis que quelque chose de dur et de froid me mord la fesse. En plus de me faire sursauter ça me fait mal et ça claque.
Je me retourne, offusquée mais sans guère plus de méchanceté. Après tout, bousculer quelqu’un ça arrive, et ce n’est pas forcément mal intentionné, de plus que j’entends des mots d’excuse. Toutefois je reste stupéfaite devant le commentaire que me fait le mec qui m’a bousculée. Non mais sérieusement, il se croit drôle ce péteux ? Il s’est prit pour qui ? Et moi tu veux que je t’en glisse de la règle de survie ? Quelque peu déconcerté par ces excuses pourries j’hausse un sourcil en regardant l’homme qui m’a tapé avec sa planche de surf. Ah... c’est donc ça qui m’a mordu les fesses… Le type pourrait être mignon s’il ne se pensait pas drôle avec son humour pourri. Et je crois que ce qui soudainement m’agace le plus, c’est d’entendre mon frère qui vient de nous rejoindre, se marrer comme une baleine. Lui, je vais lui faire bouffer les algues par la racine, il ne perd rien pour attendre. Je détaille mon agresseur et laisse mes yeux bleus arpenter sa silhouette. Silhouette d’ailleurs qui pourrait être agréable si elle n’était enveloppée par une peau de phoque en plastique. Il a une jolie tête blonde posé sur une tenue en lycra qui lui donne l’allure d’un super héros moulé dans un sélophane noir. Dans le genre sexy, on a vu mieux. « Et… il n’y a sans doute que des goujats pour penser qu’ils sont capables de contrôler une planche excitée... pourtant vous avez une laisse… » que je lui réponds en souriant. Il renchérit en mentionnant les urgences. Mes lèvres s’étirent dans un sourire radieux et Duncan redouble de rire. Je crois qu’il sait, il sait dans le fond qui pourrait réellement avoir besoin des urgences si le type en face de moi continue à se croire plus malin. Par bonheur Sophie lui demande d’arrêter de rire comme un benêt. Moi je me le réserve pour après. Pour l’heure j’ai un trop joli poisson à dévorer. Je pivote ma fesse vers lui pour lui montrer la beauté et la solidité de la chose avant de venir taper mon postérieur d’une main ferme. Vas-y mon gars ravale ta salive, tu baves là. « Vous en faites pas, ce n’est que du muscle. Par contre… demandez à votre planche. Elle a pu se faire mal. Ce serait dommage qu’elle tourne de l’oeil dans l’eau et que vous vous noyiez. » Je pose une main sincère sur ma poitrine, comme si vraiment le sort de cette pauvre planche que j’humanise comme un animal vivant et de son propriétaire m’importait. « Je ne voudrais pas être responsable de la disparition d’un homme qui semble… si bien… adapté à la survie sur ces plages. » Je renchéris, et d'ailleurs j'approuve et je signe, la combinaison ultra moulante c'est carrément pas sexy.

Mon sourire s’efface pour laisser place à un gros "bouffon !" dans le regard. Oui, mes yeux parlent pour moi. Je tourne alors les talons pour m’éloigner, en lui faisant le signe des surfeurs. C’est fou ce que je m’en fous de ce pauvre naze en fait. Je déteste les mecs qui essaient de faire de l’esprit, et se croient plus malins sous prétexte qu’ils sont mignons et qu’ils sont locaux. Comme si le fait d’être un gars du coin lui donnait le droit de se comporter comme un crétin possédant la science infuse. En dehors de les faire passer pour de gros nazes et de gros prétentieux c’est tout ce que ça leur fait. Je m’éloigne avec mon frère et sa copine. Quelques secondes plus tard je shoote rageusement dans le ballon de plage qui atterrit brutalement sur les fesses de mon frangin. S’ensuit alors un hurlement de joie vengeresse et de la danse de la victoire sous les éclats de rire de Sophie.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Jeu 1 Fév - 16:58

C’est tout le problème de naître dans un pays prisé par les touristes. Et pourtant, nous sommes à l’autre bout du monde ! Il en faut des heures de vol pour venir chez nous et malgré cela, je constate avec tristesse que les touristes affluent. Un peu trop nombreux. Irrespectueux de l’environnement et surtout de mon espace vital. J’aurais pu me sentir heureux de laisser ma planche claquer un aussi joli postérieur. Mais en vérité ça m’emmerde. J’ai presque envie de lui sortir un « kesta kesta kesta » en m’approchant d’elle comme Dory dans le monde Nemo – oui j’ai des références irréprochables moi – en lui demandant si la plage n’est pas assez grande pour elle, pour éviter de venir me coller le cul alors que je suis prêt à faire mon surfeur dans l’eau. Bon OK. Je pourrais être indulgent et voir le ballon rose à ses pieds. Mais non, j’ai pas envie de voir le ballon et je préfère me foutre de sa gueule, lui rappelant que chez nous, on respecte les espaces, lui demandant si elle souhaite que j’appelle les urgences pour sa fesse. Je découvre, avec surprise, que je suis tombé sur une blonde avec pas mal de répartie. Beaucoup même. Voir trop. C’est un peu le genre de nanas super péteuse qui se croient péter plus haut que son cul. Toutefois, je ne peux mentir en disant que je ne la trouve pas carrément belle. Même si, voilà, son petit numéro à se taper le cul ne me plaît pas du tout. Néanmoins, si je pense cela, je montre carrément le contraire en exhibant un grand sourire de néo zélandais. Parle donc greluche… parle donc. Claque toi la fesse et exhibe tes fermes. Et surtout demande au con derrière arrivant derrière toi d’arrêter de rire comme un débile échappé de l’asile. « Nous voilà sauvés si vous avez la fesse alerte. Ma planche excitée et moi-même prenons, quand même, le risque d’aller dans l’eau. On nage plutôt bien par ici. Et notre vision est excellente » Non parce qu’elle a cru quoi ? Qu’en Nouvelle-Zélande, on ne sait pas nager et qu’on ne sait pas voir les obstacles ? D’où elle sort celle-là. Avec sa peau blanche comme un cul, sa chevelure blonde et ses yeux azurés, j’aurais dit Suède avec un nom digne d’une commode Ikéa. Cependant, l’accent british contrecarre tout. Et elle vient de l’Angleterre. C’est carrément consternant. Face au sourire disparaissant, je lui renvoie un sourire moqueur, vous savez le genre de sourire qu’on peut donner à un attardé à qui on aurait dit « c’est bien, t’as bien parlé gros » et la laisse repartir en secouant la tête, dépité. Les touristes, rentrez chez vouuuuus putain ! Et avançant vers la mer, muni de ma planche, je ne peux m’empêcher de grommeler « Blonde débile… » Et aussitôt que l’eau finit par arriver à mes chevilles, je l’oublie aussitôt, me jetant à l’eau et retrouvant les sensations d’antan. Ça m’avait manqué la mer. Il y a pas à dire, je me sens comme un poisson dans l’eau.

***

Ce soir, j’ai prévu de retrouver des amis d’enfance et nous avons donc choisi le lieu : un bar se trouvant à côté de la plage, où la vue magique permet de voir le clair de lune déposer son reflet sur la mer. Un endroit que j’affectionne particulièrement. Et après une bonne journée à avoir fait le fou dans l’eau, un peu de repos en faisant la fête est plus que bienvenue. Aussi, nous sommes tous attablés à se raconter des conneries, à rire, à trinquer et profiter d’un moment de plénitude. Mais entre garçons, les verres ont tendance à se vider trop vite. Et finalement, ma tournée arrive vite. Aussi, je prends donc les commandes pour chacun et me dirige vers le bar, essayant de ne pas heurter qui que ce soit et d’ignorer le fait qu’il y a encore des touristes. Trop même. Vous l’aurez compris : je n’aime pas les touristes. Et ça braille dans trop de langues. Aussi, j’évite de les toucher comme si c’était la peste et le choléra. Une fois sain et sauf au bar, je peux donc prendre ma commande. Toutefois, nous sommes une dizaine et je n’ai que deux mains. J’arrive cependant à prendre quatre verres dans un équilibre tellement fragile que je me demande si ces verres ne tiennent pas par la force du Saint Esprit. Je n’en sais rien. Aussi, en pivotant doucement, je garde mes yeux rivés sur mes verres ne faisant pas attention à ce qui se trouve devant moi. A vrai dire, je le réalise quand les verres heurtent le corps mou, que le bruit du verre s’éclatant au sol me fait alors relever le regard tandis que je sens des éclaboussures venir un peu autour de moi. Relevant alors le regard, je constate que je suis nez à nez avec la pimbêche blonde de cet après-midi ayant piétiné mon espace vital et ayant frotté son cul contre ma planche Oui, j’arrange l’histoire à ma sauce d’abord. C’est vrai que là, c’est de ma faute. J’ai fait ma Kimia et je n’ai pas regardé où j’allais. Mais en même temps, elle est au milieu. Et c’est une touriste. Et déjà, ça me fatigue. « Comme on se retrouve… » Je finis par simplement dire. Et d’abord, je suis gentil. J’aurais pu sortir une vacherie…


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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Mer 7 Mar - 14:10

Une fois mon frère assommé des fesses, le pauvre naze à la combi moulante rejoint  rapidement les oubliettes. Je le sors de la tête à la vitesse de l’éclair et m’applique à profiter de mes vacances comme il se doit. Plage, baignade, rire, bagarre, sport, restaurant, visite des environs, boutiques, shopping, puis hôtel, douche après laquelle j’enfile un short en jean et un caraco blanc et re plage et plus précisément son bar pour profiter du coucher du soleil tout en buvant un verre. Sur place on retrouve des locaux avec lesquels on a sympathisé. Oui, ce ne sont pas tous des bouffons !
Et la soirée commence. On se raconte nos histoires, nos expériences de britanniques,  notre accent les fait d’ailleurs bien marrer. On rigole beaucoup, on boit, on se lève même un peu pour danser. Et c’est au final un très agréable moment que je passe. Comme un bar de plage qui se respecte, l’endroit est bondé et il faut se faufiler entre les gens si on veut se déplacer. C’est pourquoi, moi j’ai choisi de ne pas bouger ou très peu. Je suis debout à coté de Sophie et en riant on regarde les photos de Donnie, un gars du coin qui nous a immortalisé en train de nous essayer au surf. Mon frère à l’allure d’une tortue croisée avec un pingouin et moi si j’ai l’équilibre, j’ai tout de même l’air bien hyper crispée. Mais comme le ridicule ne tue pas, on se marre comme des baleines.
C’est alors que je me fige. Non pas à la bousculade que je sens dans mon dos, mais au bruit qui suit accompagné de la sensation d’un liquide frais et poisseux atterrissant sur mes pieds. Et merde ! Je grimace puis me retourne toute prête à excuser la personne responsable de cet accident. Oui je suis une gentille, et je suis en vacances.

« Comme on se retrouve… » Les mots m’en manquent. Interdite je regarde le type qui a versé ses bières sur mes pieds et qui n’est autre que Monsieur-c’est-ma-plage qui m’a bousculé plus tôt dans la journée. Alors mes yeux se font malice et un grand sourire vient éclairer mon visage. « Soit vous êtes incroyablement maladroit, soit vous êtes sur le point de tomber amoureux. » Mon sourire est vraiment radieux. Je sais que ma remarque le laisse interdit et ça m’éclate. Mais que voulez-vous, je suis une romantique et je crois au Destin. (fuck) Parce que dans le fond il n’y a que ces deux options là de possible. Soit ce type est une plaie ambulante qui cogne dans tout ce qui bouge, soit je lui ai tapé dans l’oeil. Là dessus, je ne le lui laisse pas le temps de répondre et lui pose brusquement une main sur le torse, l’empêchant de bouger. Donnie se levant, il reçoit le même traitement de mon autre main -qu’avez-vous donc cru petits coquins ?-

« Ne bougez pas ! Personne ne bouge ! » Je baisse les yeux pour contempler mes pieds et les morceaux de verres qui parsèment le sol. « Hey ! On aurait besoin d’un balais par ici, s’il vous plait ! » Que je hurle à ceux qui bossent dans le bar. On est dans un bar de plage, en plein été, et la plupart des gens sont en tong comme moi ou bien carrément pieds nus. J’ai la délicatesse de songer que s’ouvrir le pied sur un sol en bois couvert de sable c’est pas ce qui a de plus alléchant non ? Oui je suis une fille prévoyante. Donc d’ici là, personne ne bouge. Je lève alors les yeux vers mon agresseur et le contemple un moment en souriant. C’est qu’il est vachement plus sexy sans sa combinaison de phoque. « Votre planche n’a pas tourné de l’oeil. » Je soupire de satisfaction. « Me voilà rassurée. » J’aurais envie de pouffer de rire comme une gamine tellement je me trouve drôle. Alors un serveur débarque et entreprend de ramasser les bouts de verre. Et pendant qu’il s’affaire, je ne peux m’empêcher de regarder le blondinet et ses grands yeux bleus. Donnie me bouscule légèrement et la tête de mon frère apparait. « Jo ça va ? » Aaah mon grand frère et sa prévoyance. C’est surtout que maman le tuerait s’il devait m’arriver quoique ce soit.
« Oui très bien. C’est juste mon surfeur qui tente une approche maladroite. Encore… » J’insiste sur le encore en jouant la carte de la fausse modestie. Autour de moi ça rigole et je lance un regard amusé au concerné. Le serveur se relève, prêt à embarquer les morceaux de verres. « Remettez lui ses bières, c’est pour moi. » Je suis bonne joueuse, avant qu’il se mette à éructer que j’étais au milieu et que je me suis jetée sur ses bières comme sur sa planche. Vilaine, vilaine Jodie qui agresse les gens ! Je regarde alors le type juste derrière le blondinet. « Dis à ton pote de trouver une autre méthode de drague parce qu’à la troisième tentative je n’y survivrai peut-être pas. » Je lance un clin d’oeil aux deux garçons puis me retourne, enfin libérée de mes mouvements.

Et comme Donnie a changé de place -oui nous avons mit un peu la pagaille avec le crash des bières - je m’empresse de sauter sur un tabouret, bien à l’abri de projectiles collant et coupant. Reprenant ma conversation avec mes amis, je jette un coup d’oeil à mes jambes pour vérifier que je n’ai rien, et y passe une serviette que me présente Sophie. Le parfum bière, non merci. Puis commentant avec un sourire les remarques  grivoises de mes amis, mes yeux cherchent avec une curiosité flegmatique mon agresseur chronique.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Jeu 15 Mar - 6:59

J’aime pas trop les humains. À la rigueur, j’aime bien les chiens. Mais chez les autres. Au moins je m’épargne la douleur de le perdre trop tôt ou d’avoir des poils de partout. L’avantage des ces bestioles, c’est qu’ils ne cassent pas les pieds à venir prendre des vacances ici. Dans ce coin le plus reculé de la planète. Pourquoi ici diantre ? Okay, les paysages sont magnifiques. Okay, on peut voir de magnifiques coutumes ancestrales. Okay, il y a la possibilité de voir où ont été tournées les scènes du Seigneur des anneaux. Mais bon sang, restez chez vous ! Ça m’évite de devenir le gars le plus maladroit de la planète. Pierre Richard vous avez dit ? Ouais et bien je vous emmerde ok ? Je n’avais pas prévu de me viander ainsi. Je pourrais me sentir honteux mais j’ai pour règle de ne pas perdre la face devant qui que ce soit. Encore moins devant une jolie blonde. C’est vrai, je l’admets : elle a vraiment un visage joli comme un coeur. Mais sa repartie me scie. A vrai dire, j’ai trop pris l’habitude de ne pas avoir en face de moi un adversaire de taille. Et pour cause, sa remarque me surprend mais quelques secondes après, un fin sourire étire mes lèvres. Je vais pour répondre mais déjà, elle pose sa main sur mon torse comme si j’allais m’avancer un peu plus. « On se touche déjà ? » Je rétorque d’une voix moqueuse, tandis que le même gus vu ce matin se rapproche d’eux et reçoit le même traitement. Soucieuse qu’on ne se plante pas un bout de verre dans le pied, la blonde réclame de quoi balayer le sol. Oui, il vaut mieux. Vu comment toutes les pintes se sont explosées sur le sol. Quel gâchis. C’est de sa faute !!! Pourtant, je n’arrive pas à me mettre en colère. Elle me sourit. Et sa façon de faire me rend étrange, ça titille l’estomac. Toussa toussa. Bref, je ne peux m’empêcher de rire comme un con lorsqu’elle évoque la planche. « Non elle a survécu mais elle demeure traumatisée. » De quoi ? Je ne sais pas. A vrai dire, je flotte comme dans une sorte de sphère nébuleuse. Ça doit sans doute être l’odeur de la bière qui remonte jusqu’aux narines. Voilà que je suis ivre sans boire. Génial… Et qu’en plus, le gus de tout à l’heure demande à la blonde, se nommant « Jo » si elle va bien. La réponse que lui offre l’intéressée me fait lever les yeux au ciel. « Evidemment. » Sauf qu’elle remonte bien vite dans mon estime dès lors qu’elle demande au serveur de recommander les bières qu’elle m’offre. Ça lui vaut mon plus beau sourire. Mais aussi une remarque. Ça aurait pu me faire chier d’ailleurs, déclencher deux trois répliques acerbes, entraîner un génocide humain. Mais non. Ce n’est pas le cas. « Vous voyez ? Vous étiez sur mon chemin. » Et quel beau chemin ! Je le prends tous les jours si vous voulez. Amenez tous vos bières, qu’elles tombent sur nos pieds et dégueulassent tout ! « Mais merci de votre générosité ! Dans mon humble humilité, je vous pardonne. » Le jour où je reconnaîtrais ma faute, je serais tout simplement en train d’étouffer. Toutefois, comme je disais plus haut : cette blonde sait les envoyer.

Et de ce fait, quand la dernière pique arrive, je n’ai pas le temps de l’encaisser que mon pote, se trouvant derrière moi, hurle un « OUUUUUUUUUH » vous savez le truc de mecs quand un des leurs se prend une chiasse dans la gueule ? Bah voilà, c’est ça. J’en suis déstabilisé. ET J’AIME PAS. MAIS VRAIMENT PAS DU TOUT. Et les majuscules, ça montre vraiment que je déteste perdre pied. « Petit chose fragile. » Je lance avant d’en faire de même, retrouvant mes potes ne pouvant s’empêcher de se foutre de ma gueule, de me faire chier. Ils sont sympas quand même et malgré ma menace de ne plus jamais revenir, ils n’en perdent pas la face et continuent. Mais dans le fond, c’est drôle et puis parfois, je ne peux m’empêcher de laisser mon regard filer vers la table où elle se trouve. Je ne cherche pas à ce qu’elle remarque que je l’observe. A vrai dire, dès que je la vois tourner la tête, je ne peux m’empêcher de faire semblant de fixer autre chose. Mais pas elle. Je ne veux pas qu’elle me voit en train de la mater dévisager. Et ce qui est étrange, c’est toutes les sensations en découlant. Un bien être fou. Pire que lorsque je suis sur ma planche, seul dans l’océan. Non là, c’est autre chose. Et la soirée se poursuit. Et lorsque je finis par la voir, accoudée au bar – sans doute pour commander une nouvelle tournée – je m’élance alors – pour prendre de quoi ne pas mourir de soif – et venant à côté d’elle, franchissant ainsi les limites de mon espace vital, je l’accoste immédiatement « Je viens à côté de vous. Attention, je suis là. Ce serait dommage de tout faire tomber encore. » Lui souriant alors, sans aucune forme d’agressivité – OUUUUUUUUUH – j’ajoute « Vous êtes un aimant à catastrophe. » Et vous êtes jolie. Mais ça je ne le dis pas encore. « Enfin…  » ouais on ne va pas rabâcher sans cesse. « ça vous plait ici !? » et elle a intérêt  faire gaffe à sa réponse sinon je me casse !!!




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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Dim 25 Mar - 13:02

Les vacances c’est le pied. Je ne regrette pas d’avoir finalement écouté mon père à terminer mon semestre. Ça vaut le coup d’avoir fournit l’effort, d’avoir prit sur moi, et d’avoir eu en récompense ce beau voyage offert par les parents. Même les vingt heures d’avion ont valu le coup ! Cette île est fantastique, et inutile de dire qu’entre mon frère Duncan, et sa copine Sophie on passe des vacances de malades. Même les agressions de planche de surf ne peuvent pas gâcher mon plaisir. On s’est fait des potes sur place, des harceleurs aussi mais qu’est ce qu’on s’amuse. Je ne suis pas, soyons honnête, du genre à croire en la chance ou au destin. La chance on se la créé. La vie n’est qu’une question d’opportunités qu’il faut apprendre à saisir ou pas. Donc rien à voir avec un quelconque Destin. Mais quand un type, mignon en plus, me tombe dessus deux fois dans la même journée, je ne sais pas c’est peut-être la bière, mais je me dis que soit il a un soucis avec moi, soit c’est l’Univers qui essaie de me transmettre une info. D’autant que ce type est carrément canon. Il une silhouette à damner une nonne et des yeux dans lesquels je me perdrais bien. Et de la répartie ! Je kiffe la répartie ! Ça prouve qu’il a de l’esprit et qu’il n’est pas simplement Ken allant avec Barbie. Parce que toute blonde que je suis, je ne suis pas une Barbie. J’hausse un souci surpris lorsqu’il me provoque sur notre premier contact. Ouuuh toi ! Fais gaffe à tes fesses blondinet ! Ne joue pas avec moi, tu vas te casser les dents.
J’ai été élevée dans la bonne bourgeoisie Anglaise. Celle où on se tient droit et on lève le petit doigt en buvant le thé. Mais vous savez aussi ce qu’on dit de la jeunesse dorée.. peu de limite, tout à l’extrême. Je pourrais pas vous confirmer qu’avec Duncan c’est le cas. Nos parents nous ont toujours plus ou moins lâché la bride tout en nous expliquant clairement que si on merdait, ben… ils nous aideraient pas. Ça c’est un fait déjà en soit, mais il faut dire qu’avant ça… avant les McGrath il y a eu pour moi la rue et les foyers et les familles d’accueil. Et dans cet univers là, j’ai appris à ne jamais lâcher prise et à me construire des limites qui n’existent pas, même pour la jeunesse dorée anglaise. Donc dire que je n’ai peur de rien, c’est peu mentir. Ma seule limite en ce monde est de ne jamais faire honte à ceux qui ont sauvé ma vie et m’ont offert un avenir : papa et maman. Pour le reste… Je suis un électron libre et un électron libre en vacances.

J’enchaine les piques et il réplique tandis qu’on nettoie sous nos pieds. Tout est ma faute cela va de soit. Je plaide coupable beau blond, juste pour tes yeux et ton sourire. Et ta tête déconfite quand je l’allume devant mon frère et ses potes. Ses prochaines bières sont pour moi et dans sa grande miséricorde il me pardonne. Les deux mains sur mon coeur je le regarde, les yeux baignés d’une immense gratitude, et je soupire, soulagée. « Merci. » La Reine m’aurait pardonné je ne sais quoi que je n’aurai pas autant surjoué. Mais comme tout est suivi par un regard pétillant et un sourire amusé et ravageur, je sais qu’il ne peut PAS se vexer de mes vannes. Là dessus nos routes se séparent. Il retourne avec ses potes où apparement il en prend pour son grade, et moi avec les miens, ou je ne suis pas mieux lotie. Et les minutes passent, et régulièrement je me surprends à jeter un coup d’oeil vers sa table tout en m’agitant au rythme de la musique sur ma chaise. La soirée bat son plein. On boit, on mange, on papote, ce qui donne soif et la boisson vient à manquer. Sur un pari débile que je viens de perdre c’est moi qui suis désignée pour aller chercher la prochaine tournée. C’est donc après avoir tiré la langue à tout le monde que je me lève, dignement et résignée, et me dirige vers le bar. Je suis vite rejointe par Sophie. Solidarité féminine !!! On est les deux seules filles du groupe et je crois qu’elle en a marre des blagues pourries des garçons. Faut dire, Sophie est plus posée que moi. Elle ne sait pas péter les couilles des mecs, elle est trop polie pour ça. Pas moi… huhu
On passe notre commande, une grosse commande, puis on attend. Soudain un coup de coude dans les cotes suivis d’un murmure dans mon oreille et d’un départ précipité m’annonce que Sophie vient de repérer mon agresseur en approche. Elle a largué l’info puis, solidarité mon cul, s’est enfuie comme la lâcheuse qu’elle est. Je n’ai donc guère de surprise à entendre un avertissement juste à coté de moi quelques secondes plus tard. Avertissement qui me fait bien rire. Sourire sur les lèvres, je me tourne vers lui et le détaille une nouvelle fois. Pff il fait chaud dans ce pays. Le serveur pose la commande de monsieur devant lui. J’y jette un coup d’oeil puis serre les poings et prend un air rageur tout en déclarant pour moi-même. « Jo tout doux. Ne saute pas sur la bière. Ne saute pas ! Sur la bière ! C’est défendu ! » Je me détends alors et lui jette un regard navré. « Je suis désolée, j’ai vraiment du mal à me retenir de ne pas agresser les bières, surtout en pays étranger. » Okaaaaayyyyyy ! Deux options : soit ce type me prend pour une folle et rebrousse chemin aussitôt. Et je serais débarrasser d’un boulet…
Soit il kiffe mon humour et cette soirée peut éventuellement s’annoncer prometteuse…

Il me dit alors que je suis un aimant à catastrophe. « De ce point de vue… » que je marmonne pour moi-même. Après tout qu’il m’accuse si il le souhaite, sauf que concrètement c’est LUI qui ne cesse de me rentrer dedans. Mais comme j’ai l’esprit vif et que je ne démords jamais, j’attrape son verre (oui après un premier contact on est devenu intime) que je sirote doucement en attendant ma commande, et demande sur un ton des plus détachés. « Vous avez donc fait votre choix. La maladresse et non l’amour. » Un léger coup d’oeil plein de malice, j’hausse des sourcils blasés. « Quel dommage… Vous passez peut-être à coté de la chance de votre vie. »
Carrément. Il ne sait pas à qui il a faire. Je suis peut-être la femme de sa vie. Parce que je suis une fille incroyablement exceptionnelle. Mes chevilles vont très bien je vous remercie. Je suis belle, sympathique, intelligente, le grain de folie qu’il faut (un peu trop d’après mes parents) et je suis un super parti de la bourgeoisie anglaise et j’ai un accent hyper sexy, n’oublions pas. Mais bon… si c’est son choix. Après tout il a raison… je suis d’une maladresse… hum hum. Je ne lui laisse pas le temps d’encaisser ma réplique que je saute déjà sur sa question. « J’adore !! » Et y a rien de plus vrai. Je suis enthousiaste comme une enfant de cinq ans en lui exposant mes sensations. « C’est tellement beau ici ! Les paysages, ouwaaaah ! La nourriture et toutes les activités qu’on peut faire. Votre île est fantastique ! Et la culture ! Hier on a assisté à un mariage traditionnel c’était magnifique. Et demain on prévoit d’aller voir le geyser de Pohutu et son village Maori. J’ai hâte ! » Mon flot se calme lorsque le serveur me tend un plateau avec ma commande dessus. « Les habitants sont cool aussi. Un peu bizarres et dangereux pour certains mais sympa et mignons. » Oulaaaa ! Peur de rien moi ! Je me tourne alors vers lui et me penche pour lui confier un secret. « Je suis plus coriace que ce que vous pensez. Nous autres anglais avons conquis le monde, dont votre île. Vous ne m’aurez pas ! » Ah putain que je me trouve drôle ! Je me mords la lèvre pour ne pas éclater de rire mais le sourire qui en résulte est des plus amusés. Je serais capable de m’étouffer tellement j’ai envie de pouffer de rire. J’en profite ensuite pour attraper mon plateau rempli et fait quelques pas pour m’éloigner avant de me retourner vers le blondinet. « Si vous vous sentez capable de vous retenir de me tuer… venez à notre table avec vos potes. Je vous parlerai de l’Angleterre… » Non… peur de rien. Bon là, si il a pas compris le message c’est que les kiwis ont vraiment du retard niveau cérébral, ou alors qu’il pense réellement que je suis cinglée… Là dessus je lui lance un regard de défi en haussant les sourcils et m’éloigne au rythme de la musique, mon plateau toujours en équilibre. Et contrairement à ce que Blondinet peut bien penser, mon plateau arrive intacte à la table de mes potes où je suis accueillit comme un digne soldat revenant de guerre. Là dessus Sophie m’envoie un violent coup de coude dans les cotes tout en montrant Blondinet d’un signe de tête. Je ne doute pas qu’elle n’a rien manqué de mes échanges avec lui. J’annonce alors au groupe que j’ai invité le dit jeune homme à nous rejoindre avec ses amis. S’ensuit foule de commentaires à la fois graveleux, désobligeants et hilarants sur mon sujet que je gère avec un flegme résigné. Que dit-on déjà ? La bave du crapaud n’atteint pas le pigeon ?
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: We are Kiwis [Jordan]   Dim 22 Avr - 22:29

Durant de nombreuses années, les femmes ont cherché par tous les moyens à comprendre : comment pouvait fonctionner un homme rencontrant une femme ? Il a souvent été décrété que le cerveau ne marchait pas lorsqu’il s’agissait de discerner la beauté extérieure et intérieure. Toutefois, cette idée a été inventée par le collectif des gens moches, parce qu’il est clair que tout homme normalement constitué – just like me – ne se contente pas QUE de chercher la beauté toute cachée derrière trois veines et un peu de liquide sanguin. La beauté cachée, à vrai dire, je m’en tape aux premiers abords. D’abord, je regarde le minois et lorsqu’il me plait, je continue à m’intéresser. C’est terrible mais c’est la vie. Et aussi longtemps que les riches seront riches et les pauvres, bah pauvres… Et bien les hommes materont d’abord un joli petit cul avant de se demander si la femme en face d’eux, est potentiellement la femme de leur vie. Alors oui, c’est vrai, on peut passer à côté de la chance de sa vie. Mais c’est ainsi que le destin fonctionne, il suffit juste d’être super intelligent – Just like me yeaaah. Enfin. Dans ce RP, c’est exactement ce qui se passe dès l’instant où notre manière, de nous adresser la parole, change. Les remarques anodines. Les coups d’œil discrets. Les sourires charmeurs. Je la trouve vraiment jolie. Et ça change ce genre de beauté froide typiquement venue d’ailleurs. D’ailleurs, elle semble avoir un côté déjanté car lorsque je m’approche d’elle, sa réaction me surprend. Et durant une fraction de secondes, je me demande si le mieux est de rebrousser chemin, de sortir du bar, de fermer la porte avec un énorme verrou, de mettre des bombes autour et d’allumer la mèche. Parce qu’au début, je me dis qu’elle est débile, ce n’est pas possible. Pourtant, ça a quelque chose de mignon dans un sens. Et son explication me fait sourire. C’est plus fort que moi, mais je me mets à rire secouant la tête comme si j’étais profondément désolé de son état. Néanmoins, l’envie de l’attaquer encore me prend et je lui rappelle sa maladresse. Bon d’accord, c’est la mienne. Mais pour la forme, je le remémore comme étant la sienne. Sa réponse révèle un immense sourire de ma part. Hum hum. Quand je vous dis que les choses ont changé entre nous. « C’est juste que j’suis pas un gars facile. » Ce tac au tac. J’adore carrément. Je pourrais passer ma journée à faire ça. Mais avant qu’elle ne se dise qu’il vaut mieux fuir, je préfère lui demander ce qu’elle pense d’ici. Et aussitôt, son enthousiasme fait plaisir à voir. Il gausse un peu même. J’ai presque envie de parader comme un dindon.  Parce qu’effectivement, la Nouvelle Zelande c’est la vie, c’est génial. Et à côté, les Etats-Unis c’est moins bien, même si j’y vis tout le temps. « En voilà des jolies choses de faites. » Finis-je par dire, tandis qu’elle aborde le côté civilisation d’ici. « Je suis navré que vous ayez fait des rencontres étranges. » Mon air désolé montre clairement que je ne me sens pas visé. Et d’ailleurs, sa remarque suivant me fait rire. « Et oh ! Ça va un peu ! C’était il y a un paquet d’années si je me rappelle ce que me disait ma prof d’histoire. » Parce qu’à l’époque aussi, je n’écoutais pas trop. J’étais un vilain garçon. Le mot exact était « dissipé ». Enfin, elle finit par m’inviter à sa table afin de me parler de son pays. Et si j’en ai un peu rien à foutre de Buckingham Palace, je dois dire que continuer ma soirée avec elle me tente bien.
Il y a quelque chose.

C’est pourquoi il ne me faut pas longtemps pour me décider à prendre le chemin de sa table. Bon j’ai essayé aussi de retourner voir mes potes, mais je me suis tellement tapé de commentaires débiles que j’ai préféré m’enfuir comme un prince. Et c’est ainsi que j’arrive devant tous ces British, des yeux anglais me fixant comme si j’étais une tasse de thé à l’heure fatidique. La conversation se meurt et je n’attends pas pour prendre place, je m’installe à côté de cette blonde dont je ne sais toujours pas le prénom. Enfin si, sa copine l’a appelée Jo. C’est bien Jo. C’est moins bien si c’est Josette mais on gardera ce fou rire pour plus tard. « Finalement, j’ai pris une grande décision. » Finis-je par dire, non sans avoir été présenté à tout le monde. Prénoms et visages que j’ai aussitôt oublié pour me fixer sur la blonde. « Celle de ne pas vous tuer. Je trouvais qu’il y avait trop de risques sinon. Vous savez les papiers, la prison, tout ça quoi. J’ai préféré vous laisser en vie histoire de garder le quota de maladroits intact sur Terre. Et puis, je me dis que l’AGM serait offusquée. Les gens prennent si mal les choses de nos jours. » je déblatère des conneries à un rythme effrayant. Par exemple, l’AGM c’est l’association des Gens Maladroits, tout droit sorti de mon imagination. M’enfin, j’ai d’autres choses en tête alors j’enchaîne aussitôt. « Et pour revenir à votre séjour ici. Vous en avez vu des belles choses. Typiquement touristiques aussi. Mais vous n’avez pas tout vu encore… » Lui souriant de plus belle, je laisse planer deux secondes pour le suspens. « Je pourrais vous faire découvrir quelques petites choses sympa de chez nous. Et puis vous, vous me parlerez de l’Angleterre et de votre manie à boire le thé avec le petit doigt en l’air. Je suis sûre que vous devez le faire ! » Il n’y a aucune agressivité dans mes propos, juste une taquinerie de ma part. A vrai dire, je m’en moque des autres, un peu comme si j’étais dans une bulle avec cette nana. La vérité, c’est que j’y suis bien. « Enfin, il y a une chose de bien chez vous ! Elle s’appelle Clarkson, May et Hammund. » Je ne sais pas si elle comprendra. Mais voilà, c’est mon péché mignon ça. Et puis la vérité, c’est que n’ayant jamais été en Angleterre, je ne sais absolument pas comment ils vivent la-bas. Et parce qu'elle a attiré mon intérêt, tout me semble alors bon à savoir.



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