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 Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥

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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Mar 23 Jan - 3:02



Athéna & Venus



Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur.



Je courrais dans tous les sens. La nouvelle année avait commencé il y a un petit moment déjà, et c’était la course. Forcément, pour appréhender au mieux l’année, il fallait d’ores et déjà s’activer pour réfléchir à toutes les nouveautés qu’on pourrait créer cette année, quels changements apportés, quelles catégories sont potentiellement à retirer du magazine… Bref, tout un tas de choses à faire qui en effrayait plus d’un. Des rubriques pouvaient sauter, ainsi que les emplois qui s’y raccrochaient. Et puis, il y avait aussi les sautes d’humeur de la rédactrice en chef : moi. Sachez que je n’étais jamais de bonne humeur en hiver. Certains se tenteront à dire que c’était la même chose tout le reste de l’année également, mais je maintiendrais d’affirmer qu’il s’agissait seulement de la période hivernale. Le froid ne m’allait décidément pas au teint. Certainement que Miami me manquait plus que jamais à cette période de l’année. Là-bas, il faisait chaud continuellement, jusqu’à suer entre les deux fesses. En réalité, c’est surtout parce que j’aimais porter des débardeurs aux décolletés provocateurs, plutôt que des gros cols roulés recouvrant tout mon visage. Mais soit. La tendance ne pouvait pas toujours être sur la base du « moins de tissu, plus de peau ». « SAMANTHAAAAA ! » hurlais-je de mon bureau, mon assistance arrivant la seconde qui suivait, plus essoufflée que jamais. « Quand est mon rendez-vous chez l’imprimeur pour le magazine de février ? » lui demandais-je, voyant les jours défiler tellement vite, m’effrayant presque. « Jeudi matin, Mademoiselle Blossom. » me répondait-elle d’une timide voix. Avait-elle peur que lui crie dessus, alors que j’avais moi-même demandé à décaler ce rendez-vous ? Ou bien, elle attendait un petit sucre pour avoir bien répondu ? Normalement prévu cette après-midi, un rendez-vous à date fixe qui ne s’oublie jamais, j’avais dû exceptionnellement déplacé le rendez-vous à plus tard dans la semaine. Soit. Si le magazine de février avait un fâcheux problème d’impression, que l’impression devait être retardée à nouveau, que le magazine ne sortirait pas à temps pour le premier jour de février, tout sera de la faute d’Athéna ! Il faut dire que si elle ne m’avait pas autant tanné avec sa représentation, un tel risque ne pourrait pas arriver. Seulement, sa représentation était ce soir. Ce soir, exactement. Bon, je devais aussi avouer que j’avais extrêmement envie d’y aller. Mais si un problème arrivait au travail, il serait évident que je remettrais toute la faute sur ma fille, pile pour avoir choisi ce jour important. Comment ça je suis une mère indigne ? J’attrapais mon manteau ainsi que mon sac à main, prête à partir du bureau afin de retourner à la maison, histoire de faire la surprise à Athéna. Forcément, elle ne s’attendait pas à me voir arriver tôt ce soir, d’autant plus que j’avais continué à lui dire que j’étais malheureusement indisponible ce soir. « Samantha, je reste joignable, si besoin. Laissez les documents importants sur mon bureau afin que je les vois directement demain matin en arrivant. Et aussi, il faut rappeler Stefan pour lui dire- » - « Votre fille va être ravie. » se permettait-elle de faire la remarque, me coupant dans mes paroles. De quoi je me mêle ? Rappelez-moi de la virer celle-là, depuis le temps qu’elle était là. Avec son sourire idiot. Qu’importe, pour ce soir, je laissais passer. Je me contentais simplement de soupirer en retirer ma chevelure de l’intérieur de mon manteau, à l’extérieur, ils seront mieux. « Très bonne soirée, Mademoiselle Blossom. » me saluait-elle alors que je filais vers l’ascenseur principal du bâtiment. En espérant que cette surprise fasse plaisir à Athéna…

J’arrivais à la maison. Mon dieu, il ne faisait pas encore complètement nuit, incroyable. Pour une fois que je voyais clairement l’allée jusqu’à la porte d’entrée, sans manquer de me casser la figure à chaque nouvelle dalle. J’ouvrais la porte, m’attendant à voir une petite brune affolée de stress derrière… Et non. Personne. Un œil sur ma montre montrait qu’il était pourtant presque l’heure d’y aller pour elle. Il ne faudrait pas qu’elle arrive en retard pour une représentation au conservatoire, voyons. Vu qu’il n’y avait personne dans les environs, j’en profitais pour checker mon téléphone portable, au cas où j’aurais loupé un appel de Samantha. Rien. « Tiens, tu rentres tôt. » prononçait Kyle, manquant de me faire avoir une crise cardiaque. « Oh Kyle, tu pourrais t’annoncer en toussant, traînant des pieds, ou je ne sais quoi.. Tu vas finir par tuer ta pauvre mère ! » exprimais-je en plaquant une main sur mon cœur. Je venais ensuite déposer un baiser sur le front de mon fils pour le saluer. « Oui, je suis rentrée plus tôt pour aller à la représentation de ta sœur. » expliquais-je à Kyle, recheckant par la même occasion mon téléphone portable. J'aurais pu me le faire greffer, je l'aurais fait sans hésitation. Rien. Je levais les yeux au ciel. « Bien. J’imagine que ta sœur est dans sa chambre. » dis-je ensuite en quittant l’entrée, jusqu’à me diriger vers la chambre de ma déesse du violon. La porte était entre-ouverte, je la poussais doucement pour ne pas qu’elle l’entende. Pour ne pas qu’elle sente ma présence, jusqu’à ce que je sois juste derrière son dos et que je dépose mes mains sur ses épaules, passant la tête au-dessus de son épaule. « Alors, toujours pas prête ? » lui demandais-je avec un large sourire.


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Athéna F. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Mer 24 Jan - 2:03



Athéna & Venus ღ

Une nouvelle année venait de débuter tournant une page 2017 des plus tourmentées. J'étais dans l'optique que 2018 serait synonyme de bonheur et de réussite ! Et qu'ainsi que je me laisserais plus subir les terribles coups de la vie quand celle-ci est cruelle. Je suis désormais ma propre mélodie et je peux qu'être sûr que cela m’emmènera aux portes du paradis. En ce début d'année, je me concentre sur la musique que je produisais: ainsi, j'ai beaucoup passée de temps au conservatoire de Los Angeles qui est un peu devenu comme ma seconde maison. Au sein de cette établissement je me suis fait quelques amis qui partagent la même passion que moi et certains m'aident à m'améliorer dans chaque domaines artistiques. Aujourd'hui est néanmoins un jour spécial où j'avais besoin d'être seule et de m'entraîner à cet art seule. J'avais réellement besoin d'être dans ma bulle sans qu'on me dérange afin de mettre mes pensées en place et atteindre la concentration maximale. Ce soir, je fais une présentation de violoniste à mon conservatoire ! Plus le temps défile, plus mon stress et mon traque augmentent. Certes, je me suis déjà produit devant du monde, mais ce soir c'était un événement attendu et organiser depuis quelques mois: Mes amis m'ont dit qu'il y aura pas mal de monde, même beaucoup et même quelques personnes importantes ! Ce soir j'aurai l'impression d'être sur une véritable scène où encore dans une salle d'opéra. Olala, ça n'arrange pas mon trac de monter sur "scène", j'ai une terrible boule au ventre mais j'ai en même temps hâte d'y être. Ce soir, je produis plusieurs morceaux classiques au bout de mon violon que ma mère m'a offert quand j'ai mis les pieds pour la première fois au conservatoire: Ce soir, c'est avec mon violon personnel que je joue. Au moins, je sais qu'elle ne pourra pas être présente ce soir à cause d'encore une fois, son boulot. Mais avec ce violon entre les mains, ça sera comme-ci qu'elle jouera avec moi. Je regarde l'heure sur mon téléphone portable et il ne faut pas trop que je tarde sinon je risque d'arriver en retard. Mon dieu mais je commence à sérieusement à avoir peur, pourquoi d'où d'un coup j'ai peur de jouer face à des personnes: Je sais pas, mais j'ai comme un mauvais pressentiment. En tout cas, après avoir jouer quelques notes dans ma chambre, je range délicatement mon violon qui brille de milles feux dans sa petite valise d'instrument de musique pour ensuite la refermer. J'entends alors mon téléphone vibré qui est posé sur mon lit. Je l'attrape pour apercevoir l'identité de la personne qui m'envoie un SMS: Il s'agit de a mon amie - Bon courage pour ta présentation. Je serais là pour te voir et je suis certaine que je vais assistée à un récital - Recevoir ce genre de message d'encouragement me fait le plus grand bien ! Surtout venant d'une amie qui m'a toujours soutenue. Je lui réponds donc afin de la remercier - Merci ma belle, j'ai le trac mais j'espère que je vais assurée. - Après avoir envoler le SMS à mon amie, je range mon téléphone dans ma poche en me remettant dans ma bulle afin de me mettre déjà dans mon monde musical. Je met ensuite ensuite mes souliers afin d'être prête à partir mais la boule au ventre me surmène de nouveau.


Je ferme les yeux afin de calmer cette peur d'un mauvais pré-sentiment, j'inspire et j’expire doucement plusieurs fois afin de trouver la sérénité. Jusqu'au moment où je sens des mains se posées sur mes épaules: Il s'agit de ma mère qui a été à deux doigts de me foutre une trouille bleue à se faufiler comme ça derrière moi sans prévenir. Même si elle m’interromps un peu dans mon moment de concentration, je suis contente de la voir. Je reste droite comme un i en étant très surprise par sa présence ici même: Je m'attendais pas à la voir avant que je parte direction le conservatoire - << Maman ?!? Que fais-tu là ? Je m'attendais pas à te voir, je pensais que tu serais au travail >> - Lui dis-je d'un air étonné. Je me retourne ensuite pour faire face à ma mère. Je suis certaine qu'on puisse lire le trac dans mes yeux. Je suis pas très sereine avec tout ce que mes amis m'ont dit au sujet de cette représentation. D'ailleurs, je me suis fait belle pour cette soirée, je suis passée chez le salon de coiffure en fin d'après-midi pour avoir des cheveux soyeux où les pointes de mes cheveux sont bouclées. Je suis habillée avec des beaux habits et adéquat pour une soirée de ce genre: Je veux vraiment montrer d’exemplarité face à de potentiel beau monde. - << Et bien.....je peux paraître prête, mais il y a ce trac qui me dit que je suis pas prête. >> - Trac ou pas, il faut bien que j'y aille car l'heure avance à grand pas. Voir ma mère me donne quand même un peu de courage et j'en oublie presque la boule au vente qui me tue: Après tout j'ai toujours voulu que ma mère soit fière de moi....J'espère qu'elle l'est. J'attrape le manche de ma valise d’instruments de musique où mon violon chéri est à l'intérieur. Je suis prête à franchir la porte de ma chambre afin de me rendre au conservatoire là où quelques personnes m'attendent surement déjà. J'observe tout de fois toujours ma mère tapotant du bout de mes pouces le manche de la valise à violon que je tiens à deux mains. - << Mais quand il faut y aller, il faut y aller. >> - Dis-je en abordant un léger sourire au coin des lèvres. Au fond de moi, j'espère du fond de mon cœur que ma mère n'est pas venue me voir pour rien: Un petit mot d'encouragement ? Au moins ça.      


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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Ven 2 Fév - 4:21



Athéna & Venus



Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur.



Des fois, j’avais l’impression d’être ce genre de mère indigne. Celle qui ne voit pas la vie de ses enfants, celle qui hurle à chaque moment contre eux, celle qui ne partage absolument rien, celle bien trop absorbée par son travail pour connaître également leurs vies, celle qui serait inutile de dire les prénoms des amis de son enfant ou bien s’ils sont en couple ou non… Absolument rien. En réalité, c’était un peu le cas. Je n’étais jamais là. Jamais quand il le fallait. Je n’étais jamais là. Jamais quand il le fallait. J’étais toujours fourrée au travail. Ou alors, quand je n’étais pas dans les locaux du magazine, il m’arrivait même de bosser chez moi sur le comptoir de la cuisine américaine. Des fois, j’avais l’impression que je vivais seule. Bien sûr, mes enfants étaient toujours là. On dînait ensemble, on parlait, mais tout était trop furtif. Pas le temps de se profiter une seule seconde. Les moments entre nous se faisaient de plus en plus rares. Avant, quand ils étaient plus jeunes, j’avais encore la chance de les avoir toujours à la maison. Je les retrouvais à chaque débauche. Mais ils avaient grandi. Ils vaquaient désormais à leurs occupations, passant même quelques soirées chez les amis, ou bien campant simplement dans leur chambre devant Netflix. Finalement, c’est comme si l’on se fuyait certaine fois. Peut-être que je n’étais pas faite pour être mère. J’avais ces sombres pensées. Peut-être que j’étais simplement bone dans mon travail, ça au moins, je gérais. Et c’est peut-être également pour cela que je m’efforçais de le faire au mieux, zappant complètement ma vie de famille. Triste erreur. Je le regrettais, parfois, en y repensant dans mon lit en feuilletant le dernier numéro du magazine. J’avais la preuve dans les mains que mon travail me prenait trop de temps. Être mère célibataire n’était pas chose aisée, surtout avec un travail aussi prenant que le mien. J’espérais plus que tout que mes enfants ne m’en voulaient pas trop. Je voulais sans cesse me rattraper, sans pour autant faire quelque chose dans ce sens. Je m’enterrais dans une routine, ratant les plus belles années de mes enfants. La vingtaine, c’était vraiment quelque chose ! J’avais l’impression que c’était hier, tout en semblant si lointain. Moi, quand j’avais la vingtaine, c’était totalement autre chose qu’eux. J’avais déjà mes deux enfants, j’avais abandonné les études pour me concentrer sur le travail. Ainsi, ça m’attristait un peu de ne pas vivre une seconde adolescente, un peu plus festive, à travers eux. Soit dit en passant, c’est également pour cela que je les privais de beaucoup de choses, c’est mon psychanalyste qui me l’a dit. Quoi qu’il en soit, ce soir, je voulais rectifier le tir.

J’avais débauché plus tôt, abandonnant le travail derrière moi. Pas sans larme, j’avoue. Une larme invisible pour ne pas ruiner mon make-up tout de même, soyons francs. Mais c’était pour la bonne cause. Des jours, des semaines, des mois, qu’Athéna me tannait avec sa représentation. Pouvais-je venir ? Comment devrait-elle s’habiller pour sa représentation ? Et si elle panique en oubliant les notes sur scène ? Je peux vous dire que j’en avais entendu parler maintes et maintes fois. Bien sûr, j’avais envie de la voir, j’avais envie de la soutenir, j’avais envie de l’applaudir, la féliciter. Et forcément, je répondais que je ne serais pas disponible, telle la mère indigne que j’étais. Oui, je me morfonds souvent sur mon rôle de mère. Alors quel plaisir pour moi de quitter le travail pour aller ENFIN la voir ! Je l’imaginais déjà sur scène, ses longs cheveux ondulés posés sur ses épaules, le visage contre son violon. J’imaginais déjà les notes, l’harmonie, l’ambiance. J’étais heureuse de me rendre jusque chez moi pour lui faire la surprise. J’espérais qu’elle en serait ravie. Et si, optimiste je puisse être, j’aurais peut-être même le droit à un câlin. Oui, on ne sait jamais, j’ai de l’espoir ! Disons que la relation avec Athéna était plutôt tendue depuis un moment, j’avais envie d’apaiser tout cela. Ça commençait déjà par passer du temps ensemble. Certes, elle serait sur la scène et moi dans le public, mais on communiquera par la musique, les regards et les sourires. Ça me suffirait. Elle était là, bien habillée pour ce soir, certainement en train d’entrer dans sa bulle pour se concentrer avant la représentation. Moi, sans aucun scrupule, j’entrais dans sa bulle. « Maman ?!? Que fais-tu là ? Je ne m'attendais pas à te voir, je pensais que tu serais au travail. » demandait-elle, surprise de ma présence. Au moins, j’étais plutôt douée en surprise du genre. Personne ne m’attendait. « Oui, je devrais y être normalement, mais je me suis dit que j’allais débaucher un peu plus tôt aujourd’hui ! » répondais-je d’un air enjoué, tentant subtilement de lui faire passer un message par mon regard. Ma fille était ravissante. Et c’est moi qui l’ai faite ! #mamanfière. Comme j’aurais si bien pu lui dire pour la taquiner : j’aurais été un garçon de son âge, elle m’aurait fait carrément craquer. Mais paraît que de tels mots venant de sa mère, ce n’était pas très flatteur ou que sais-je. La pauvre, elle stressait. Enfin, elle n’aurait pas eu le trac, je me serais demandé s’il s’agissait réellement de ma fille, donc ça ne me surprenait guère. « Oui, tu as raison, il faut y aller. Et tu n’échapperas pas à un discours d’encouragements de ta mère dans la voiture, je te préviens ! » la taquinais-je, venant même faire un clin d’œil avec un beau sourire assorti. « En route, mauvaise troupe ! » m’exclamais-je, confirmant encore un peu ma venue.


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Athéna F. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Mar 6 Fév - 4:15

Elle m'écoutait avec les yeux,
je la regardais avec mon cœur

ft. Venus E. Blossom


C'est réellement la soirée à ne pas manquer, c'est la soirée à ne pas louper la marche pour réussir: J'ai pas envie de trébucher lamentablement pour me donner une honte monumentale. Mais si tout vas bien, tout devrait bien se passer sans aucune tornade qui pourrait se déclencher: Aucun nuage noir devrait être signaler à l'horizon. Bon sang, je dois avoir plus confiance en moi, cela me permettra d'éviter certains mal à l'aise ! J'ai toujours la tendance à m'imaginer les ennuis partout, voir même le danger. Et que tout s’effondre comme un château de cartes balayé par le vent. Je connais tout sur mes bouts des doigts et je sais ce que je dois faire. Si je veux viser les étoiles, je dois réussir à gérer ce stress qui me tue: C'est sans doute ma plus grande faiblesse, je ne gère pas le stress et le trac ! Lors de ces moments là, j'ai sans doute besoin d'une personne, de quelqu'un qui me remonte en selle et qui lance des mots d'encouragements. Mais je fais jamais ce genre d'appel et je crois préférée être seule dans ma bulle au lien d'avoir un ange gardien près de moi avant un moment important comme ce soir. Si ça aurait été une autre personne j'aurai été déranger, mais comme c'est ma mère, je n'ai pas réagi négativement et je suis même plutôt contente de sa venue non attendue: Rien que de voir le visage de ma mère m'encourage à sortir mes griffes et mes crocs pour dévorer la scène de ce soir ! Après tout, j'ai toujours voulu que ma mère soit fière de moi.

Ma mère a vraiment débaucher plus tôt ? Je crois pas avoir le souvenir que cela est déjà arriver ! Mais surtout pour quel motif ? Je me demande bien, mais ça doit vraiment être une cause qui la tient à cœur. Que ma mère ait pris cette initiative de passer son boulot en arrière plan c'est à noter dans les annales ! Après tout, vu le nombre de fois où je lui ais parler de ma représentation de ce soir, elle s'est peut-être souvenue de ce détail si important à mes yeux. << Étonnant >> Dis-je simplement dans un premier temps quand elle m'annonce qu'elle avait débaucher. Ce n'est pas dit méchamment, jamais j'oserai envoyer des piques de la sorte à ma mère. Mais plus sarcastiquement au vu de mon léger sourire détendu. Un discours d'encouragement dans la voiture ? Pourtant elle sait que j'ai mon permis et que je peux y aller par mes propres moyens. Mais si elle me dit ça, c'est pas pour rien: De nature, quand ma mère fait quelque chose, ce n'est pas qu'à moitié. << Tu es entrain de me dire que tu m'accompagnes ? >> Lui demande alors que nous sortons de ma chambre. Soudainement, ma boule au ventre revient, mais cette fois-ci pour une bonne cause ! Si elle m'accompagne, j'espère qu'elle restera pour assister à ma représentation ! Rien que d'y penser à l'idée que ma mère soit dans le public, me donne comme une force de vaincre le trac qui m'envahie depuis un certain temps ! Si c'est vraiment le cas, faut que je sois vraiment parfaite dans ma prestation de ce soir. Olala, est-ce finalement une bonne chose ? J'ai peur de décevoir ma mère et que si tout va mal, qu'elle rejette la faute sur moi. Néanmoins, quand elle me dit que je n'échappera pas à un discours d'encouragement me donne limite des étoiles dans les yeux ! Je regarde l'heure sur mon téléphone et olala c'est la panique ! Je risque d'avoir un léger retard si je ne bouge pas mon cul plus vite, soyons clair. << D'accord tu m'accompagnes !! Et oui en route !>> A en croire que j'avais la décision de si elle m'accompagne ou pas. Je descends alors à une vitesse les escaliers en faisant bien attention bien entendu. Arrivée en bas des marches, je m'arrête soudainement et je me retourne vers ma mère. Je la regarde avec un air angélique et lui dit un simple << Merci >> Je sais pas si elle le remarque, mais malgré tout je suis trop contente qu'elle ait fait le geste de débaucher pour moi ! Même si elle ne m'a pas dit clairement qu'elle assistera à ma représentation, je sais déjà que c'est le cas en y réfléchissant: Elle n'aurait pas débaucher pour simplement m'accompagner devant le conservatoire: De toute manière, je l'ai lu dans ses yeux, ma mère et moi on a besoin que d'un simple regard pour se comprendre. C'est la connexion entre mère et fille on va dire. Je pourrais lui sauter dans les bras pour son geste, mais quelque chose me bloque, sans doute que notre relation n'est pas assez fusionnelle pour me permette une telle chose: Il y a encore un hic. Je continue ensuite ma route en passant devant Kyle qui matte la télévision au salon << Souhaite moi bon courage ! >> Mais il a pas le temps de me voir ni de me répondre vu que je sors illico presto de la maison. Mais j'attends ma mère à sa voiture, je veux pas l’essouffler à cause de moi non plus: Je crois bien qu'elle va avoir une fille hystérique dans sa voiture.                            


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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Mer 14 Fév - 13:33



Athéna & Venus



Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur.



Il était rare, pour ne pas dire jamais arrivé, que je sois à la maison à une heure aussi précoce. J’arrivais toujours à l’heure du repos, commandant de la nourriture parce que j’avais la flemme de faire à manger en arrivant, pour finalement plonger dans mon lit et lire un bon livre avant de m’endormir d’une simplicité incroyable. Il m’arrivait même souvent de m’endormir avec les lumières allumées et le livre sur le ventre, tellement je pouvais m’endormir si subitement. Mes journées étaient rythmées ainsi. Mais ce soir, j’avais changé les habitudes. J’avais débauché plus tôt, faisant la surprise à ma famille de ma présence à la maison. Forcément, c’était inattendu pour tout le monde. Venus Blossom chez elle à cette heure-là ? On pensait rêver. Et ce n’était certainement pas pour aller lire mon livre en avance, non. Ce soir, un événement des plus importants avait lieu : une représentation de ma fille. Athéna s’était faite belle, s’était préparée dans sa chambre pour se détendre. Elle était si belle, si talentueuse, si douce… J’étais déjà fière d’elle, mais je ne lui disais jamais. Pareillement pour Kyle. Je n’étais pas le genre de mère à dire des phrases touchantes comme celles-ci. Je n’étais pas non plus le genre de mère à faire maintes accolades pour tout et n’importe quoi. C’était déjà limite si on se faisait une bise quand on se croisait au réveil… Des fois, on pourrait penser qu’on est simplement colocataires, et non pas une famille. L’ambiance pouvait paraître froide, tendue, mais il n’en était rien. Simplement que les conversations se faisaient moindres, les échanges également. On vivait les uns à côtés des autres sans se voir la plupart du temps. Je regrettais cette époque où j’étais très proche de mes enfants. A bien y réfléchir, cela devait remonter à presque dix ou bien quinze ans même. Lorsqu’ils étaient jeunes, voire bébés. Je le regrettais sincèrement, mais je ne pouvais faire autrement. Ou du moins, je ne savais plus comment m’y prendre. Oui, je ne savais plus comment m’y prendre avec eux. Je ne savais plus comment agir, ni comment leur parler. J’avais perdu cette relation si fusionnelle avec ma fille, tandis qu’avec Kyle on maintenant le cap. Tout était devenu compliqué, et ce, par ma faute. Je m’étais laissée complètement bouffer par mon travail. Je travaillais de plus en plus tôt, de plus en plus tardivement. Ce travail aspirait complètement ma vie, et ma vie de famille en pâtissait considérablement. Le pire dans tout cela, c’est que ce travail, c’était ce dont j’avais toujours voulu. J’avais toujours souhaité avoir mon magazine, la direction de chaque équipe, être la grande patronne, diriger un empire. J’avais bossé toute ma vie d’arrache-pied, j’avais monté chaque marche, j’avais écrasé maintes personnes, pour en arriver là. Je m’étais battue contre la vie qui n’avait pas toujours été tendre avec moi, mais j’avais réussi. J’avais atteint mon but, mon objectif. J’étais arrivée là où je voulais être. Seulement, j’avais échoué dans un autre domaine. Ce soir, ce serait un peu comme une tentative d’arranger tout ce bazar mis depuis de nombreuses années. Ce soir, j’avais de l’espoir. J’avais l’espoir de retrouver une vraie relation avec Athéna. Avec Athéna, c’était toujours tendu, il fallait qu’on se ré-apprivoise, qu’on apprenne à se connaître à nouveau, car je ne savais plus rien d’elle. Elle avait beau être ma fille de vingt-et-un ans, je ne la connaissais plus. On ne partageait plus rien, hormis des repas et des disputes. Toute cette connexion, ces échanges, ces rires, me manquaient. Comme dans l’ancien temps…

« Tu es en train de me dire que tu m'accompagnes ? » me demandait alors Athéna d’un air des plus surpris. J’acquiesçais de la tête avec un large sourire. J’espérais que ça lui fasse plaisir, que ça ne lui mette pas de pression plus que nécessaire, mais qu’au contraire elle sache qu’elle aurait un soutien dans le public. Je l’admirerais de loin, je lui enverrais toute ma force, même si j’étais persuadée qu’elle n’en aurait pas besoin. Elle avait tellement de talent qu’elle gérerait à la perfection. La fille de sa mère quoi. #jetdefleurs. La première victoire de cette soirée fut lorsque nous descendions les escaliers afin de nous rendre dans l’entrée. Athéna s’était retournée vers moi pour me remercier. Vous n’imaginez pas l’effet que ça avait pu me faire. Mon cœur s’était tordu, tordu car j’étais triste d’avoir loupé tant d’années à ses côtés. Mais en même temps, le réchauffait considérablement. J’étais heureuse qu’elle soit contente de ma venue. Complètement idiot, je sais, c’était tout de même la base pour une mère. Mais elle n’avait tellement pas l’habitude que je l’accompagne quelque part qu’elle devait se sentir obligée de me remercier. Ainsi, on voyait directement que j’avais échoué dans ce domaine. Nous arrivions dans la voiture et je mettais le contact. Direction : le conservatoire. Sur la route, je mettais une petite musique douce en fond sonore. De toute façon, je n’étais pas adepte des musiques punchy qui passaient à la radio. C’était bien trop commercial à mes oreilles. J’attrapais la main gauche de ma fille afin de la serrer doucement. « Alors, comment te sens-tu pour ce soir ? Ne stresse pas, tu vas gérer, j’en suis convaincue. Parole de maman ! » lui demandais-je en souriant, jetant même un petit regard dans sa direction avant de le retourner vers la route. « Tu as pris ton propre violon pour ta représentation ? » lui demandais-je ensuite, heureuse de voir que j’avais réussi à trouver un bon cadeau d’anniversaire.


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Athéna F. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Sam 17 Fév - 19:34

Elle m'écoutait avec les yeux,
je la regardais avec mon cœur

ft. Venus E. Blossom


Le moment que j'attends depuis des semaines mais aussi le moment que je redoute le plus approche sérieusement désormais. Je suis en route en compagnie de ma mère pour le conservation afin de présenter ma représenter que je n'ai pas cesser de répéter durant des semaines: Je connais mes notes sur les bouts des doigts et ce soir, j'espère être la lumière éblouissante du conservation de Los Angeles. J'ai pas le droit à l'erreur. En dehors de ça, ça me fait tout drôle de me retrouver dans le véhicule de ma mère, j'ai l'impression que ce véhicule m'est étranger tellement que ça fait des siècles que je n'ai pas mis mes fesses à l'intérieur. J'essaye de répéter mes notes dans ma tête, à me mettre déjà dans le bain de la scène avec une foule face à moi prête à m'écouter, à me juger, à aimer mes coups de violon, ou alors à ne pas aimer. Allez Athéna ! Peu-importe ce qui se passe ce soir, prends juste du plaisir à faire ce que tu aimes le plus au monde ! J'essaye de m'encourager moi même afin de chasser toutes les peurs qui peuvent me mettre dans de sales draps ! Je regarde par des moments par la vitre de la fenêtre d'un air pensif, à regarder le paysage de Los Angeles défilait: Je vois ça comme un compte à rebours qui me rapproche de mon jugement ! Néanmoins, je stresse comme pas possible, je bouge sans arrêt mes jambes, mes pieds et mes mains sans trouver la bonne tenue: Je stresse à en mourir et je n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Parfois je me dis: vivement que cela se termine, mais je me dis également, que cette soirée dure le plus longtemps possible car je vis de ma passion. Ma mère doit bien connaître cette sensation, elle qui a réussi à vivre de sa passion ! Je me demande comment elle était à ses débuts dans la mode. Si elle avait déjà eu des doutes, des peurs, du stress ! Aujourd'hui j'ai l'impression qu'elle EST la mode. Que plus rien ne pouvait la déstabiliser et qu'elle était aussi forte qu'une Déesse. Peut-être que je dois m'y prendre comme elle a fait: c'est-à-dire devenir presque autoritaire et même avec soi-même et ainsi oublier que j'ai une famille: C'est un peu fort dans mes propres, mais à mon sens, c'est ce qu'elle a fait pour arriver là où elle est aujourd'hui. Néanmoins, heureusement que je n'ai pas encore d'enfant car je sais pas comment je m'y aurais pris entre mes rêves et mes devoirs. Ainsi, parfois je comprends ma mère dans son attitude envers moi et Kyle. Mais hélas, ma sensibilité à ce sujet ne peut pas m'empêcher de me dire que j'aurais préférée que cela se passe autrement.

C'est ce qu'il me fallait ! De la musique douce ! Grace à la musique douce via la radio que ma mère a mis, je me détends un peu et me plonge dans les mélodies de cette musique. Pendant un cours un instant, j'oublie les circonstance de cette soirée et m'adoucie en écoutant la douceur d'une musique de ce genre. Dans cette situation, il y a bien un point noir qui ne risque pas de disparaître: c'est ma mère ! Je suis heureuse qu'elle soit là pour moi pour une fois, mais je ne sais pas vraiment quoi lui dire. Notre conservation est aux abonnes absents depuis bien longtemps à l'excepté lorsqu'on se dispute. Qu'est-ce que je peux lui dire ? Ça fait des années que je lui raconte en rien de ma vie et je me confie plus à elle trop occupée dans son travail et totalement absente dans des moments où j'avais besoin d'un pilier. Je regrette cette situation mais je pense de plus profond de mes pensées que même si j'essayais de redresser la barre, cela ne mènera à rien. Je sens alors que ma mère m'attrape la main, c'est un geste surprenant mais un geste qui me met dans un certain état positive: Sentir ma main dans celle de ma mère est une sensation que j'aimerai ressentir plus souvent. << Je stresse, c'est plus fort que moi. J'ai toujours peur que tout tourne mal. Mais merci pour ton encouragement. >> Je la regarde alors que lui serre plus fort la main pendant une poignée de secondes pour ensuite finir par retirer ma main. Ce genre de contact avec ma mère sont devenus si rare que cela me met maintenant presque mal à l'aise. Néanmoins, je souris à ma mère d'un air détendu. << Oui, j'ai amenée le violon que tu m'as offert. J'espère que cela me portera chance sur scène. >> La valise de musique de mon violon est sur mes cuisses alors que je baisse les yeux d'un air préoccupé. Si j'ai décidée de jouer avec ce violon là précieusement, c'est pour une bonne raison. J'hésite à le dire à ma mère, mais je décide finalement de me lancer. << J'étais persuadée que tu ne viendrais pas à ma représentation.....Tu me l'avais dit. Pour me....réconforter de ton absence, je voulais jouer avec le violon que tu m'as offert lors de mon anniversaire. Comme ça, j'aurai eu l'impression que tu sois présent à mes côtés pour me donner la force nécessaire d'affronter cette bataille....ça sera comme-ci, que tu jouais avec moi >> Lui dis-je d'un air presque mélancolique. Maintenant je sais que je pourra voir ma mère dans le public: A voir si cela sera positive ou négative. Mais je pense sincèrement que cela me donnera que du bon: j'ai tant rêver que ma mère puisse me voir jouer dans de réelles conditions de scène, et non pas seulement en chaussons dans la maison.                               


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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Mar 13 Mar - 18:58



Athéna & Venus



Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur.



Il n’était pas rare que je remercie le ciel d’avoir des jumeaux. Je me demandais souvent comment j’aurais fait si je n’avais eu qu’un seul enfant ? Aurait-il été heureux ? Aurais-je été cette même mère absente et trop autoritaire que j’étais ? Fort heureusement, je pensais qu’il pouvait compter l’un sur l’autre. Quitte à avoir une mère aux abonnés absents la plupart du temps, autant se rapprocher davantage de sa sœur ou son frère. C’est pourquoi, je ne cherchais plus vraiment à partager des moments de complicité avec eux. Je me disais que c’était inutile, ils avaient l’autre pour se confier, pour partager, pour échanger. Moi, je n’étais que la matriarche. Je prenais toutes les décisions au sein de la famille, alors que je ne connaissais presque rien d’eux. On ne discutait plus, on ne se confiait jamais. Honnêtement, je ne m’étais jamais confiée à ma mère non plus, nous qui n’entretenions pas des rapports aux beaux fixes également. J’ai toujours eu un échange compliqué avec mes parents, et c’est certainement pour cela qu’ils n’avaient pas réellement hésité à me jeter de la maison familiale quand j’attendais Athéna et Kyle, sans aucun remord. Je m’étais retrouvée à la rue, tout autant que je m’étais retrouvée sans famille. Alors les rapports familiaux ont toujours été un mystère pour moi. Heureusement, j’avais été accueillie par la famille de Micah, le père de mes deux merveilleux enfants, mais ce n’était pas pareil. Ses parents restaient des connaissances, des amis, des grands-parents pour les enfants. Bien qu’ils m’aient dit qu’ils me voyaient comme leur fille, je ne m’étais jamais considérée ainsi. Cela aurait été de prendre la place de Micah, bien qu’ils insistaient que ce n’était pas le cas. Ainsi, j’ai toujours été une solitaire. Seul Caleb avait le droit à d’interminables heures au téléphone avec moi. Le seul lien que j’avais gardé avec ma famille, c’était mon cousin et plus généralement les Campbell. Finalement, Caleb était comme le jumeau que je n’avais jamais eu. J’espérais qu’Athéna et Kyle étaient aussi proches l’un de l’autre que Caleb et moi-même. Même ça, je l’ignorais… J’ignorais tellement de choses de mes enfants que j’en venais à ne même plus savoir quoi dire à ma propre fille dans la voiture… Tristement ridicule. Il fallait que je trouve quelque chose, il le fallait impérativement, car l’instant était presque gênant pour nous deux. J’optais pour le contact en venant attraper la main de ma fille, y apposant une petite phrase de soutien. L’espoir qu’un rien nous rapproche, qu’elle comprenne que je suis là pour elle, qu’importe la situation et si mon emploi du temps le permet. Nous restions comme cela une poignée de secondes avant que la conversation dérive sur le violon. Ce précieux violon que je lui avais offert il y a plusieurs années pour son anniversaire. J’avais visé juste, elle qui l’avait présenté comme le meilleur des cadeaux. Je crois bien que c’était la dernière fois que j’avais fait quelque chose de bien aux yeux de ma fille. Après, nos relations s’étaient détériorées. Je ne pouvais dire si c’était l’âge qu’elle prenait, s’il s’agissait de moi et mon travail prenant, ou bien un mix des deux. « Oui, j'ai amené le violon que tu m'as offert. J'espère que cela me portera chance sur scène. » répondait la brunette en baissant les yeux vers la valise contenant l’instrument. Je ne pouvais m’empêcher de sourire. Non pas simplement parce que j’étais fière du cadeau que j’avais pu lui faire, mais surtout parce qu’elle le considérait comme un porte-bonheur. Je préférais y voir comme un message sur le fait qu’un cadeau offert par mes soins pouvaient lui porter chance, c’est comme si moi-même je lui portais chance. Je voyais trop loin ? Oui, très certainement. Mais j’aimais y croire. « J'étais persuadée que tu ne viendrais pas à ma représentation… Tu me l'avais dit. Pour me... réconforter de ton absence, je voulais jouer avec le violon que tu m'as offert lors de mon anniversaire. Comme ça, j'aurai eu l'impression que tu sois présent à mes côtés pour me donner la force nécessaire d'affronter cette bataille... ça sera comme-ci, que tu jouais avec moi. » avouait-elle, effaçant doucement mon sourire. Pas que je n’étais pas contente d’entendre qu’elle le prenait pour se sentir avec moi, non. Juste que cela accentuait une fois de plus ma non-présence fréquente à ses côtés. Je me sentais comme une étrangère pour ma fille. Et pourtant, nous avions tellement partager dans le passé… Mais elle était bien trop petite pour s’en souvenir. Je tentais péniblement d’arborer un nouveau sourire, non pas sans gêne. « Je suis désolée de ne pas être assez présente pour toi, comme pour ton frère… » m’excusais-je auprès de ma fille, réellement attristée par la situation. J’aurais bien tenter de me sauver en prétextant qu’il s’agissait de mon travail qui me prenait beaucoup trop de temps, mais ce serait noyer le poisson. Même quand j’avais le temps de partager avec mes enfants, j’étais toujours fourrée ailleurs, ou alors, je ne tentais absolument rien, préférant restée seule. « Mais ce soir, je suis là pour toi. Et je resterais jusqu’à la fin. Je serais la première à me lever pour t’applaudir. » ajoutais-je en adressant un sourire à Athéna avant de retourner mon regard vers la route. « D’ailleurs, je ne t’ai même pas demandé… Tu vas jouer quoi lors de ta représentation ? » Un peu d’intérêt sur les choix de musique de ma fille était le bienvenu.


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Athéna F. Blossom
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MessageSujet: Re: Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥   Mar 17 Avr - 20:17


ღ Athéna Blossom & Vénus Blossom ღ


     

J
e crois bien que j'aurais dû me taire, ou bien dire que ce violon spécial me donne la sensation qu'elle soit présente à mes côtés, autrement. Rien que de l'entendre dire qu'elle est désolée de ne pas être présente avec moi, comme pour mon frère, m'attriste dans les plus grandes largeurs du terme. Mais ce n'est pas la pire des choses, mes pensées sont tellement imaginatives, et pas tout le temps dans le bon sens. Que sans le vouloir j'imagine des choses que je ne devrais pas penser: Ainsi par la force des choses, je met même les paroles de ma mère en doute et sa sincérité du fait qu'elle soit "désolée", comme elle le dit. J'ai envie de me mettre des gifles d'avoir effleurer cette pensée ! Comment je peux mettre en doute la sincérité de ma propre mère ? A vrai dire, j'ai tellement été manipuler et naïve à des paroles dans ma vie. Qu'aujourd'hui j'ai réellement du mal à faire confiance à de simples paroles, même si cela provient de la bouche de ma mère: Ainsi, elle doit plutôt me montrer qu'elle est désolée au lieu de me le dire comme ça. Néanmoins, j'ai remarquée qu'elle avait perdue son sourire et ce détail ne m'échappe pas, bien au contraire. Cela pouvait en dire long sur sa position à ce sujet, mais je ne préfère pas me faire de films mais j'ai exactement la même réaction que ma mère en entendant sa réponse: Je perds le sourire.

Je dépose mon coude contre un rebord intérieur de la porte et dépose délicatement ma tête contre la paume de ma main. J'affiche une mine d'enterrement en regardant à travers la fenêtre pensif. Je ne réponds pas à ma mère à ce sujet car je ne préfère pas ! En même temps, qu'est-ce que je pourrai dire à ça ? Je me vois mal vider mon cœur en cet instant précis: C'est vraiment un moment très mal choisi. De toute manière, à quel moment je pourrai le faire ? Je pense que jamais ça sera le moment. Je me demande si ma mère peut savoir que je peux souffrir de cette situation, que j'ai malgré tout, besoin de ma mère et de son amour. Elle ne le sait pas, mais elle n'a pas été présente dans des moments dans ma vie où j'étais en déprime pour diverses raisons et j'en suis sûr qu'elle n'avait rien remarquer dans les rares occasions qu'elle me voyait quand elle n'étais pas "déborder" par son travail, sois-disant: J'avais l’impression de ne pas être sa fille dans ces moments là et je pensais même qu'elle ne m'aimait pas assez pour avoir une relation normale de mère-fille passionnée d'amour familial: Aussi proche qu'on ne puisse faire plus proche. Depuis toutes ces années je suis à l'image d'une fleur qui a fané à cause d'un manque dont mon cœur avait tant besoin.

Ce nuage sombre qui me traverse l'esprit m'attriste mais me gonfle néanmoins: Si désormais je dois réfléchir à deux fois avant de dire quoi que ce soit à ma mère afin d'éviter ce genre de situation gênante. Cela ne risque pas d'arranger les choses déjà que nos conversations sont d'une pauvreté. J'en ai la preuve en ce moment même où parfois le silence s'installe brusquement entre ma mère et moi: J'ai l'impression qu'aujourd'hui faire un trajet avec ma mère est plus long que de faire le tour du monde. Parfois, j'aimerai pourvoir lire dans les pensées de ma mère pour savoir ce qu'elle pense de tout ça et si elle peut en souffrir. Si elle a discussion avec ce sujet avec Caleb ou bien Delijah, voir même Morgan. D'ailleurs, j'ai comme l'impression d'être plus proche de la meilleure amie de ma mère que d'elle même: Faut dire qu'avec Delijah je partage une passion forte avec elle: Celle du violon et de l'art de la musique. Je dois avouer qu'elle m'a beaucoup appris en tant qu'ancienne violoniste et je lui en serai toujours reconnaissant de m'avoir transmis encore plus cet art dans les veines. Je ne peux pas dire autant de ma mère, je ne partage pas réellement une passion aussi forte que celle-ci: ce qui n'aide pas à partager des moments inoubliables ensemble: J'ai l'impression que nous vivons dans deux mondes différents.

J'ai l'espoir qu'elle voit mon silence comme un signe de mon chagrin de la situation, mais que ça fait bien trop longtemps qu'elle ne m'a guère tendue la main pour rectifier le tir. J'ai envie de dire qu'aujourd'hui c'est trop tard et que j'oublierai jamais qu'elle n'a pas été "assez" présente pour moi. Mais d'un autre côté j'ai envie de rattraper le temps perdu en sa compagnie: Du moins, qu'elle passe autant de temps avec moi qu'avec mon frère. Elle ajoute que ce soir elle est là pour moi et qu'elle sera la première à se lever pour m'applaudir. Avec ses paroles précédentes, j'avais oublier un court instant ma représentation de ce soir tellement mes pensées se bousculaient férocement. Ma boule au ventre avait disparu et mon trac s'était dissipé telle de la vapeur: Alors ce petit détour émotionnel était un mal pour un bien ? Néanmoins, ma mère me fait revenir à la réalité des événements de ce soir ! Ce n'est certainement pas la soirée pour se brouiller l'esprit, il faut que je sois concentrer pour éviter de louper quoi que ce soit ce soir. << Depuis que je sais que ce soir tu seras présente dans la foule face à moi. Je ne veux qu'une seule chose pour ce soir: Peu importe si je fais l’inhumanité ce soir. Si ma représentation plait à toi, cette satisfaction me suffira amplement. Je veux que tu sois fière de moi maman. >> Lui dis-je en la regardant un court instant alors qu'un léger sourire se dessine sur le coin de mes lèvres. Je ne dois pas rater cette occasion de rendre ma mère fière de moi ! Je ne pense pas que j'en aurais des masses des occasions de lui montrer mon "talent". D'ailleurs j'ai toujours penser que ce genre de spectacle artistique ne lui plaisait pas le moindre du monde. Et que c'était plutôt un calvaire pour elle de se rendre dans ce genre d'endroit, même si c'est l'un de ses enfants sur scène. C'est peut-être le cas et qu'elle se force à y aller, mais je préfère désormais penser qu'elle est là ! Elle vient me voir et cela me suffit à me rendre heureuse pour ce soir. Je regarde droit devant et je remarque qu'on se rapproche du conservatoire. Je sors mon téléphone portable pour jeter un œil sur l'heure. Je devrais avoir deux ou trois minutes de retard mais rien de bien grave, je ne suis pas la seule à faire une représentation ce soir. Je range mon téléphone pour ensuite pour regarder dans le rétroviseur intérieur afin de replacer quelques mèches de mes cheveux. Le trac revient mais je suis impatience de commencer mes première notes ! D'ailleurs ma mère me demande qu'est-ce que je vais jouer ce soir. A vrai dire, j'ai envie de rien lui dire afin de lui faire la surprise, je préfère qu'elle découvre ça sur scène et j'espère qu'elle sera émerveillée par mes notes. << Surprise !!! Tu découvriras ça quand je serais sur scène. >> Dis-je en plaisantant légèrement, cela permet de détendre un peu l'atmosphère. << Ce soir je joue du solo et non en orchestre ou avec d'autres musiciens. Rien que de savoir que les projecteurs seront braquer sur moi pour environ 10 minutes, ça me donne encore plus le trac mais ça m'excite en même temps. Je vais jouer 2 morceaux que j'ai pas arrêter d'apprendre durant des semaines. Je les connais du bout des doigts. >> Néanmoins faire du solo ne peut que me donner de l'amélioration dans mes performances. Mon rêve n'est pas de jouer dans un orchestre, mais bien de faire du soliste de mes inventions musicales. Ce n'est pas la première fois que je vais faire du soliste, mais être seule sur scène c'est bien différent que d'être à plusieurs. Ça y est, à un feu rouge, on aperçoit la structure du conservatoire de Los Angeles, mon théâtre de ce soir commence à s'ouvrir face à moi, je commence d'ailleurs à chantonner doucement l'air des mes morceaux, que du classique. Néanmoins ce n'est pas moi qui a fait le choix de ce que je jouerai ce soir, c'est ma professeurs de violon et c'est une véritable adepte du classique !                              

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Elle m'écoutait avec les yeux, je la regardais avec mon cœur. | ft. Athéna ♥
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