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 Everyday is getting colder ❅ Julian&Alix

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Alix Manning
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DATE D'INSCRIPTION : 01/02/2018
MESSAGES : 103

MessageSujet: Everyday is getting colder ❅ Julian&Alix   Dim 4 Fév - 13:09

Everyday is getting colder
Julian ∞ Alix
Cela fait deux mois.
Déjà deux mois que cet homme m'a dépossédé de mes biens, de cette maison durement gagné afin de rembourser ces dettes, de ce piano similaire à mon cœur, de cette dignité qui semble si difficile à garder de nos jours, et je peux facilement en témoigner. Je n'aurais jamais dû partir à Las Vegas, mais voilà, j'avais besoin de faire la fête avec mes copines, fête qui s'est terminé en mariage. Je n'ai pas voulu divorcer au départ, bien trop perfectionniste pour admettre que j'avais merdé. Je voulais que ce mariage marche coûte que coûte, lui il m'a tout simplement reconnu et a abusé de moi. Il m'a saoulé afin de pouvoir m'épouser et a abusé de cette volonté de réussir malgré cette connerie de base.
Cela fait deux mois que je traîne dans les rues de Los Angeles, j'ai été une étoile pourtant moi aussi, une étoile de la musique. Seulement cette ville est tellement en mouvement, aussi fluctuante que les vagues de Beverly Hills. Le talent va, vient. Mon talent ne me quitte pas, ma chance par contre...
N'ayant plus de toit on ne veut pas me prendre même pour le plus triste des boulots qu'est voix du téléphone rose (oui, j'en ai même été réduite à postuler à ce genre de poste). Si on m'a déjà proposé de l'argent pour coucher avec un homme, je m'y suis toujours refusé. Même si je ne me sens plus digne, je reste une personne intègre et je refuse de vendre mon corps, dernière chose que je peux encore protéger. Pourtant il est difficile d'être une femme dans la rue. Nous semblons si faibles que les hommes s'approchent, pense avoir une chance. Certains essayent même sans me proposer d'argent, pire affront de tous. Pourtant j'ai toujours réussi à me défendre. J'ai pris des cours de self défense à l'époque car je rentrais souvent tard de mes concertos et utilisant le plus souvent possible les transports en commun, je voulais savoir me défendre. Pourtant il y a des moments où j'ai peur de m'endormir dans la rue. C'est pour ça que je dors principalement la journée, aux regards des passants même si ceux-ci font comme si je n'existais. Cela semble dissuader les perturbateurs, et j'ose espérer qu'en cas de besoin une âme charitable saura me défendre en plein jour.
Mais la nuit est déjà tombé, l'hiver est impitoyable sur ce point. Je serre contre moi la couverture que j'ai trouvé un jour dans la poubelle d'un magasin, tout cela parce qu'elle était trouée... Je tremble un peu, j'ai toujours été frileuse, mais je me rends compte seulement aujourd'hui ce que le froid peut-être. Quand on a un pull qui tombe en lambeau, des chaussures trouées avec son ensemble chaussettes tout aussi trouées, quand il n'y a pas de feu dans la cheminée et encore moins de chauffage, et surtout quand le vent glacial se trouve impitoyable. Un groupe d'hommes commence à m'approcher et je me recroqueville sur moi-même, espérant que cela me fera disparaître, mais c'est bien trop facile je crois. Alors que je remarque des passants et que je me dis qu'ils vont me laisser tranquille, je me rends vite compte que je me trompe lourdement. L'un d'eux tire violemment sur la couverture, découvrant mon corps, le laissant à la vue du froid qui ne se gêne pas pour me geler. Je tends la main et attrape un bout de la couverture que je tire vers moi.
- Laissez ça !
- Mais c'est quelle a du répondant !
Je grogne alors qu'il lâche soudainement la couverture, me faisant tomber à la renverse. Cela les fait éclater de rire et j'ai envie de pleurer. C'est donc ça, la race humaine...
- Et elle est mignonne, ca te tente pas de me faire une pipe.
Et me voilà rougissant alors que je fronce le nez.
- Même pas en rêve.
- Aller, fait pas ta pute ! Oh si tient, je serais même prêt à payer pour voir cette petite bouche au travail !
- Plutôt crever, je dis avant de cracher à ses pieds.
Alors, me surprenant d'autant plus il me tire les cheveux afin que je mette debout. Je grogne et gémis de douleur, ce qui semble lui faire plaisir. Sans attendre une seconde de plus, il me gifle avec une telle force que je sens le goût du sang dans ma bouche. Je porte une main sur ma joue alors que mon dos se plaque contre le mur, comme pour me maintenir debout. Cela ne le fait nullement reculer et je le vois sortir un couteau et je me sens pâlir.
- Ca peut s'arranger !
Voilà la lame qui caresse ma nuque et je me sens trembler de peur, ou est-ce froid ? Certainement les deux à la fois. J'aimerais me défendre, répliqué mais j'ai si froid que j'ai l'impression d'avoir gelé sur place. J'aimerais hurler aussi, mais pendant quelques secondes je me demande si la mort ne serait pas plus douce que cet enfer que je vis tous les jours depuis ces deux foutus mois. A quoi bon espérer quoi que ce soit, je me fais insulter aux yeux de tous, menacer aux yeux de tous et personne ne réagit. Ils passent à côté de moi, je croise leurs regards et ils le détournent aussitôt. Si c'est ça l'humanité, je ne souhaite même plus en faire partie, qu'il fasse ce qu'il a à faire, cela ne sert plus à rien.
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Julian Stampton
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DATE D'INSCRIPTION : 23/01/2018
MESSAGES : 19

MessageSujet: Re: Everyday is getting colder ❅ Julian&Alix   Ven 16 Fév - 21:14


EVERYDAY IS GETTING COLDER
alix manning & julian stampton
"Tu comptes dormir là, Stampton ?" Je lève les yeux de mon ordinateur et secoue la tête pour toute réponse. "Allez, bonne nuit !" Je soupire et me laisser aller contre le dossier de ma chaise en bois. "Ouais, toi aussi ! A demain !" Mon collègue me tourne le dos et quitte la pièce sans plus d'attention. Le silence est retombé et la lumière de mon ordinateur commence à me piquer les yeux. Les rapports sont une vraie plaie dans la vie quotidienne d'un flic, mais ils sont aussi et surtout une obligation. Alors quand on prend du retard, il faut bien le rattraper à un moment ou à un autre. Je dois que je rechigne à faire ça. Décrire des scènes d'aggression, rendre compte de témoignages de victimes, ça n'a rien de joyeux et si je pouvais embaucher un secrétaire rien que pour faire ça, je n'hésiterai pas une seconde. Je tapote un peu sur le clavier de nouveau, mais je me résigne finalement. Je ne ferais rien de bon ce soir. La seule chose que je souhaite pour le moment, c'est prendre une longue douche chaude et dormir. Longtemps !

En sortant dehors, je remonte le col de mon manteau, tout en frissonnant allègrement. Je chéris le chauffage de la voiture où je m'engouffre quelques secondes plus tard. Les hivers sont rarement si froids à Los Angeles et j'ai l'impression que personne ne dispose d'une garde-robe adaptée, ce qui s'avère parfois assez comique. Je ne compte plus les gens dans la rue qui se promènent avec des tenues complètement inadaptées. Mieux encore, le vieil alcoolique du quartier venu au commissariat ce matin vêtu d'un short hawaïen et d'un collant en laine ... Bref, je suis presque sûr de voir ce soir à la télé Trump qui balance une nouvelle connerie à ce sujet, quelque chose du genre "vous voyez bien qu'il fait froid ! Il ne peut pas y avoir de réchauffement climatique." La route n'est pas forcément très longue mais garer une voiture dans cette ville est un vrai calvaire. Il me faut parcourir une distance plus longue encore pour trouver une place et je grogne en sortant de la voiture. J'aurais sans doute mieux fait de rentrer à pied, vu la route qu'il me reste à parcourir pour rentrer chez moi. Les mains enfoncées au fond de mes poches, je me fraye un chemin entre les passants qui vont dans l'autre sens. Je rêve de téléportation.

Je m'arrête brutalement, sans même songer à la personne qui marche derrière moi. Je l'entends jurer, mais je n'y prête pas attention. Mon regard a été attiré par quelque chose à quelques mètres de là, ou est-ce mon audition qui a entendu une dispute ? Je ne saurais même pas dire. La seule chose que je crois apercevoir à présent, c'est plusieurs hommes, d'après leurs silhouettes. Ils entourent quelque chose, ou plutôt quelqu'un, et j'ai du mal à croire qu'il s'agisse d'une rencontre très chaleureuse. "Il se passe quoi, là ?" Je demande, en essayant de croiser le regard de la jeune femme si mal entourée. Elle n'a même pas l'air terrifié. A croire qu'elle a l'habitude de ce genre de rencontres. Je remarque le couteau que tient l'un des aggresseurs et aussi une couverture qui gît sur le sol. "C'est quoi ton problème, connard ? Si tu veux une part, il faudra attendre ton tour." Je grimace légèrement, tandis que le type ne m'adresse même pas un regard. "Mon problème ? C'est pas vraiment la question. En fait, là, toi, ton problème devant un juge, ce serait quelque chose comme ... Disons, aggression et violence avec arme. En réunion en plus. C'est pas rien comme problème." J'ai baissé la main sur mon arme. Je préfère être prêt, même si ma voix est plus sarcastique que menaçante. "Après, on peut toujours rajouter obstruction. Enfin, je suis sûr que je peux encore trouver d'autre chose. Ca dépend de toi." Et là, il se passe la chose la plus absurde qui soit. Le type qui tient le couteau m'adresse enfin un regard comme pour me jauger et vérifier que je dis vrai, puis il tourne les yeux vers un de ses "amis". C'est là que je répère son effroi. C'en est presque jouissif. Il pensait effrayer cette fille. En vérité, c'est lui le plus mal dans l'histoire et c'est tant mieux. Il se recule d'un pas, baisse son couteau et fait un geste maladroit pour le cacher, semble-t-il. Il pense vraiment que s'il cache son couteau, je vais oublier qu'il l'avait ? "C'était juste ... On discutait !" Je lève les yeux au ciel. "Je pense que si je demande à la jeune femme juste là, c'est exactement ce qu'elle va me répondre." Cette fois-ci, c'est elle que je regarde. A la recherche d'une trace de coup, peut-être. De là où je suis, avec la nuit déjà tombée, je n'aperçois rien, ce qui constitue en soi une très bonne nouvelle. Je vois la grande gueule taper sur l'épaule d'un de ses collègues et faire volte face en prenant ses jambes à son cou. Le second l'imite très vite et le troisième semble hésiter une seconde, avant de détaler de la même façon. Je ne cherche pas à les rattraper. Ces types sont des guignols, mais leurs têtes me disent quelque chose. Il ne sera sans doute pas si dur de les retrouver dans la base des délinquants fichés. Je jette un oeil à la caméra à quelques mètres de là. Elle clignote régulièrement, elle fonctionne et je sais que si jamais la femme en question le souhaite, elle pourra porter plainte et même espérer retrouver ses aggresseurs.

Je fais donc quelques pas en avant, pour observer la jeune fille. "Est-ce que ça va ? Vous êtes blessée ?" Mon ton n'est plus du tout sarcastique et je fais d'ailleurs tout pour retrouver un minimum de douceur. Je suis tellement habitué à parler à des victimes de violence que je retrouve la voix que j'utilise tout le temps dans ces cas-là. La seule chose, c'est que cette fille me paraît bien différente des autres femmes que je cotoîe et étonnement, je n'arrive pas à savoir pourquoi.
février 2018
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Alix Manning
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MESSAGES : 103

MessageSujet: Re: Everyday is getting colder ❅ Julian&Alix   Sam 17 Fév - 15:28

Everyday is getting colder
Julian ∞ Alix
Froid...
C'est tout ce que je ressens dans mon corps. Le froid du vent, le froid de la lame avec laquelle l'homme s'amuse à jouer, le froid du mur qui ne semble presque plus me maintenir. Je me demande pendant quelques secondes s'il ne serait pas mieux que je me laisse tomber de froid. Le pire serait-il alors de se laisser aller par le froid ou alors pendant qu'on se vide de son sang ? Au moins, la seconde option serait peut-être plus rapide, vive certes, mais rapide oui. Mais je n'ai plus le temps de penser à cela que la voix d'un nouvel homme entre en jeu. Pendant quelques secondes, je le regarde avec de grands yeux, ayant peur qu'il fasse partie de la joyeuse bande qui m'entoure. Seulement, les insultes fusant me font dire qu'il n'en est rien. J'écoute alors la joute verbale sans bouger, sans rien faire si ce n'est frissonner de froid, mais ça, je ne le contrôle pas vraiment. L'homme semble s'y connaître en loi, et il a une carrure si imposante que j'ai envie de me cacher derrière lui. Je suis certaine qu'ainsi je n'aurais pas de problème, et puis je suis tellement petite et frêle que je le dérangerais pas non plus. Enfin je suis clairement en train de fantasmer et je dois cesser cela. J'écoute alors sagement, sans rien dire de peur d'aggraver la situation. Même lorsque l'homme me regarde droit dans les yeux, ce qui me donne envie de me faire encore plus petite, je ne prononce plus un mot.
Mais une chose est certaine, c'est que ce que l'homme dit marche, les hommes semblent prendre peur et décide de partir, non sans un regard haineux vers moi. Je sais que ce soir je vais devoir changer d'endroit de peur qu'ils reviennent terminer leur travail plus tard et que, cette fois, il n'y ait personne pour venir m'aider. Quand l'homme s'avance vers moi, je ne peux m'empêcher de redresser la tête, je ne l'imaginais pas aussi grand, et dans une logique implacable plus il avance, plus il est grand. Je croise mes bras autour de mon corps afin d'essayer de me réchauffer, sans vraiment y parvenir.
- Est-ce que ça va ? Vous êtes blessée ?
Sa voix est beaucoup plus douce que lorsqu'il parlaient aux enfoirés et je me sens tout de suite un peu plus sereine. C'est ce que fais sa présence je crois, et certainement pas qu'avec moi. Il semble avoir cet effet sur beaucoup de gens, je ne le connais pas mais il a l'air si rassurant que je me dis que j'aurais aimé le rencontrer avant, quand j'étais encore quelqu'un d'important, quand j'étais encore quelqu'un, tout simplement.
- Je vais bien oui... grâce à vous...
Je tente de sourire mais j'ai la gifle que j'ai reçu me fais grimacer et je pose ma main sur ma joue. Je sais qu'elle risque d'être bleu parce que j'ai une peau non seulement fragile, mais en plus il fait tellement froid... Je remarque alors la couverture par terre et je me jette presque dessus avant de m'emmitoufler dedans. Oui, il fait plus chaud, mais je sens que cela ne sera pas suffisant et que la nuit va être longue. Je suis en train de me dire que je devrais trouver un refuge quelque part, mais je sais déjà qu'ils risquent d'être pleins. J'ai voulu faire la file dans deux d'entre elle cet après-midi mais c'était déjà saturé. Le monde de nos jours, 2018 et des gens qui vivent encore dans la misère... Quelle belle époque. Je regarde l'homme qui n'a pas bougé et marche un peu vers lui.
- Merci de vous êtres arrêté... Beaucoup sont passés, et ont surtout décidé de passer leur chemin. Je vais me trouver un autre endroit, merci encore, je murmure avant de passer à côté de lui.
Je commence à marcher dans le froid, me disant que peut-être, être sous un pont me permettra de me protéger du vent et puis les gens ne viennent pas dans les endroits sombres. Oui, je vais faire ça, c'est une bonne idée... Et je vais peut-être fouiller les poubelles, si jamais une nouvelle couverture traîne dans les parages, je ne dirais pas non.
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