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 « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]

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Aaron Samuels
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MessageSujet: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Sam 10 Fév - 9:06

Parfois, il y a des instants dans nos vies où nous avons l’impression que, dès le départ, tout partira en cacahuète. C’est un peu comme le genre de journée commençant mal. La machine à café qui tombe en panne, le pantalon préféré qui se troue, les chaussettes faisant un mauvais pli dans la chaussure. Bref. Toutes ces petites choses qui mettent de mauvaise humeur, donnent des envies de meurtre assez violentes. Tout ça pour dire aussi qu’actuellement je me fais ce constat, me disant qu’on a peut-être parié sur le mauvais cheval. Après tout, quelle idée avons-nous eu d’aller nous rendre au Mexique, voir un cartel ami – ou ennemi – dans le but de créer une alliance. Hein ? Je me pose la question. Parce que je me dis qu’avec Samuel, on est dans la merde. Ils sont nombreux. Trop nombreux avec leur gueule à la Pablo Escobar. Oui, bon je sais, vous allez me dire qu’il n’était pas du Mexique, que dans Narcos c’est pas du tout comme ça. Mais j’en ai rien à faire ! Ils ont tous des gueules de mexicains bouffeurs de tacos ok ? Et dans le cas présent, j’ai l’impression qu’ils vont nous bouffer. Je suis tendu comme un string étendu dans un froid glacial au Canada, ma main ne cesse d’aller délicatement effleuré le tissu de mon pantalon, caressant le renflement masquant l’arme que je porte sur moi. Surtout en cet instant. Et quand bien même, je suis un agent infiltré, que pour l’instant, tout le monde pense que je suis le bras droit de Samuel – ce qui est le cas d’ailleurs – que je suis censé tout faire pour coffrer derrière des barreaux celui qui se trouve à côté de moi, je dois quand même sauver ma tronche. Ainsi que celle de Samuel. Pourtant, ça me paraît compromis. Je me dis qu’il va falloir trouver une solution et au plus vite.

Nous nous trouvons dans une pièce lugubre, éclairée d’une pauvre ampoule au bout du rouleau. Nous sommes assis sur une table, Samuel et moi faisant face à deux membres du cartel dont la gueule ne m’inspire pas le plus doux des poèmes. Bien au contraire, ça donne des frissons, ça ne donne pas envie, j’ai juste envie de leur tirer une balle dans la tête et de me casser au plus vite. « Je ne pense pas que le marché proposé soit équitable. » Je finis par lâcher d’une voix froide. « Après tout, vous souhaitez que l’on libère une partie du territoire appartenant au Cartel Gallagher, en échange d’une partie de vos bénéfices. Mais il est évident que nous voulons plus. Ce que vous proposez n’est pas suffisant. » Après tout, nous ne sommes pas des clochards. J’ai appris à me fondre dans le moule du cartel Gallagher, à représenter cette image classe, bien loin de l’aspect minable de ces espagnols bouffeurs d’épices. Samuel a étendu son territoire par sa seule intervention et son cerveau, ce ne sont donc pas ces sous-fifres qui pourront changer la donne, et espérer avoir plus. Néanmoins, ce rendez-vous me semble être un guet-apens. Et tout ce que je souhaite, c’est en sortir vivant. Je ne suis pas prêt de mourir. Je veux encore vivre. Je veux pouvoir finir cette mission, reprendre ma véritable identité et pouvoir retrouver ma famille. J’espère aussi arrêter Samuel, le voir derrière les barreaux pour la fin de ses jours et surtout, éradiquer les cartels de drogue. Pour le dernier souhait, j’admets que c’est un peu utopique. Mais bon, l’espoir fait vivre et j’y ai pris gout. Et puis, je m’imagine déjà crouler sous les récompenses et les médailles. Et ce n’est pas une bande de ploucs puants qui va changer la donne. Dans Narcos, Pablo Escobar il finit par mourir ok ? #spoiler. De ce fait, je juge bon de me tourner vers Samuel, de lui poser l’ultime bafouille avant que ça ne parte en couille complètement. « Je pense qu’il vaudrait mieux s’en aller non ? » Mon regard se tourne vers les deux pros du nachos et j’ajoute d’une voix froide, ma main effleurant la crosse froide de mon arme. « Nous avons certainement abordé tous les sujets que nous voulions voir. » Et autrement dit, leur offre n’est pas intéressante. Prendre leur cartel serait une bonne idée. La seule chose étant que nous sommes deux et qu’avant de prendre le contrôle de quoi que ce soit, ce serait bon de s’en aller par la porte avec classe et élégance. Fuir en gros. A mon avis, quelque chose me dit que ça sent le roussi, le poulet cramé, la situation merdique qui va dégénérer dans quelques instants… Une fraction de seconde vous avez dit ?





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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Sam 10 Fév - 9:59


Sometimes I feel like God…
When I order someone killed
They die the same day.
L'art de partir en sucette...


- Je pense qu’il vaudrait mieux s’en aller non ?

Oui. Il vaudrait mieux s'en aller. Non. J'ai encore des choses à faire ici. Peut-être. Ca pue vraiment cette histoire. Allez, ce sont les trois paragraphes à pondre pour le devoir de philosophie à rendre dans 5 minutes.

Oui, parce que les statistiques ne sont pas pour nous. J'ai pas de flingue sur moi, j'ai jamais eu de flingue. Se faire chopper pour un flingue, c'est mort. Hors de question que l'on m'arrête pour détention illicite d'arme à feu, c'est vraiment un motif débile et humiliant. Sans oublier que j'ai pas envie non plus que mon propre flingue me relie à toutes les scènes où j'ai dû m'en servir. Troisième refus catégorique de porter une arme à feu... J'ai des gorilles pour ça, pourquoi je les paie si je ne m'en sers pas, hmm? Donc non, à cet instant précis, je n'ai pas d'arme de poing ou à feu sur moi. J'ai bien un opinel, mais dans un face-à-face entre un vélo et un tank, généralement, c'est le tank qui est le plus fort. Je sais qu'Aaron possède une arme, je sais qu'il est prêt à s'en servir, l'ayant mis au test plus d'une fois, mais au final, nous sommes un flingue contre une bonne vingtaine.

Non, parce que je ne plie jamais bagage avant la fin des vacances. Si je suis venu ici, c'est pour avoir quelque chose. Repartir la queue entre les jambes, très peu pour moi, j'ai ma fierté. Les Gallagher ne faiblissent pas. Alors j'obtiendrais ce que je suis venu MOI-MÊME chercher. J'ai pas envoyé un sous-fifre, j'ai pas envoyé un émissaire, mon avocat ou un troufion. Je suis venu MOI. J'estime donc que cette affaire doit être bouclée à la perfection. Je ne suis pas arrivé tout en haut de la chaine alimentaire en faisant des yeux doux. Je vais me les faire, ces bouffeurs de tacos. Pour l'instant, alors que mes doigts gantés pianotent sur le bois presque vermoulu de la table, je cherche la meilleure solution pour notre sortie... vivante. Niveau affaire, c'est clair que ça va pas le faire. Mais je tiens à la vie. J'suis peut-être cinglé, mais oui, je tiens à la vie. J'ai une femme que je dois retrouver ce soir...

Peut-être donc, parce qu'en effet, ça pue la mort ici. Eux ne nous laisseront jamais rentrer, si ce n'est les pieds devant. Eux, ce qu'ils veulent, c'est ma notoriété, mon territoire et surtout les docks de Los Angeles que je controle presque entièrement désormais. Ils veulent la part du lion alors qu'ils ne sont qu'une petite souris qui n'effraient personne. Mais pour l'instant, ils ont l'avantage. Ils sont une légion de petites souris armées jusqu'aux dents. Une sorte de Mister Mickey Mouse Hide. Et moi je suis Lois Lane avec un morceau de kryptonite dans les mains. On attend mon verdict. Aaron a envie de se barrer, les deux zigotos ont envie de nous péter la gueule, moi j'ai envie de me barrer ET de leur péter la gueule. Je peux être un véritable enfant capricieux quelques fois. Il est hors de question que je choisisse. Je VEUX me barrer et je VEUX leur péter la gueule. Comment je vais faire? Il me faut un flingue. Le plus près, c'est celui d'Aaron. Mais il en a besoin. Après, y'a celui en face de moi, le baveur de tequila.

J'observe les trois lascars, Aaron compris. Ils ont chaud. Ils savent tous les trois que ça va partir en sucette. Mais ils ne savent pas quand. A croire que c'est moi qui donne le coup d'envoi. Genre Jeux Olympiques et l'arrivée de la flamme dans le stade. Mais tout le monde oublie que tout ceci n'est qu'un piège façon toile d'araignée. Une véritable toile d'araignée. Et moi, je suis en plein milieu. Une grosse araignée gluante, venimeuse et vénéneuse. Tu me touches, t'es mort... ou contaminé. Personne n'a réussi à s'échapper. Personne. Et personne ne réussira. Les deux mexicains suent à grosses gouttes. Ils sont peut-être bons pour leur niveau ridicule, mais ils ne sont pas prêts à jouer dans la cour des grands. Aaron me suivra quoi qu'il arrive, je n'ai pas à lui donner des ordres déguisés en paroles futiles. De tout ce temps passé à observer, j'en ai oublié ma clope qui commence à réchauffer mes doigts, malgré l'épaisseur de cuir de mes gants, prouvant que je dois jeter le mégot.

Ce que je fais vivement. J'esquisse un sourire et avec mon pouce et index de la main gauche, je tire sur le pan de ma veste dévoilant l'intérieur. J'ai pas envie qu'ils me fassent une crise cardiaque c'est deux gros nigauds. Je sors avec la droite le paquet de clopes de la poche intérieure. Toujours avec des gestes lents. De toutes manières, ça se voit que j'ai pas de flingue. Je sors une clope du paquet, me l'allume avec le briquet qui se trouvait à l'intérieur avec les batons de nicotine. Je ne propose rien à personne. Et avec les mêmes gestes, je range le paquet. J'aspire la douce brulure de la nicotine avant d'en recracher la fumée. Bien, maintenant que j'ai ma drogue, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Je me lève, coince la clope entre les lèvres et referme, tel un gentleman, le bouton de ma veste.

Et je tends ma main droite vers celui qui semble être un peu plus le chef que l'autre gougnafier, un sourire sur la gueule. Quoi? J'ai pas le droit de sourire? C'est là que ça va partir en sucette. Toujours la main tendue pendant que l'autre imbécile hésite, je contourne légèrement la table, pour me rapprocher de lui. J'ai besoin d'une arme, donc je vais la lui prendre à lui et j'ai pas envie qu'il s'en serve avant que je puisse la prendre entre mes doigts. Pourtant, je fais toujours semblant de rien.

- Monsieur Sanchez. Comme disait ma mère : "Le savoir est capital. Le Savoir est Mère de Réussite." Merci Maman pour cette intervention divine. Contrairement à ce que dit mon comparse, il y a encore un point à aborder. Petit suspense, juste pour l'ambiance et c'est là, les trois coups de baton pour le début du bordel général. Il saisit ma main pour la serrer, son assurance évanouie. Celui de votre mort.

La surprise fait son effet et alors que je tiens sa main fermement, je m'en vais lui décrocher un coup de boule en plein pif. Oui, jamais front contre front, y'a pas meilleur moyen que de se chopper la migraine du siècle. Non, faut taper dans les parties molles. Le tarin ou les bourses. Et là, ma tête est en face de son pif. Il recule sous l'impact, mais je le tiens toujours par la main alors je vais avec lui, saisissant de la gauche son flingue à sa ceinture. Ouuuuuh, un Taurus, même si c'est pas l'arme préférée des mexicains, celle-ci venant du Brésil, veut surement dire qu'il veut compenser quelque chose. Mouahahaha. Le seul soucis avec le Taurus, c'est que c'est un 6 coups. Mais c'est pas grave. J'empoigne l'arme et tire dans le gras du bide du Mexicain au nez cassé. J'veux pas le tuer tout de suite. On va s'en servir pour sortir d'ici... Ou au moins tenter.

Et pendant tout ce temps, ma clope est restée sagement coincée entre mes lèvres.

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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Sam 17 Fév - 14:29

L’adrénaline. Bon sang comme ça fait du bien de la ressentir quand bien même, nous sommes sacrément dans la merde. Ceci dit, je me sens assez serein, peu inquiet, affichant une mine neutre et légèrement glacial compte tenu des deux chicos nous faisant face. Avec le temps et le poids des années, j’ai appris à conserver un calme olympien à toutes épreuves. Et puis, Samuel est de la même graine. C’est bien pour ça qu’au fur et à mesure, j’ai gravi les échelons jusqu’à devenir son bras droit. Si quelqu’un a quelque chose à dire au chef, il doit d’abord passer par moi. Autant dire que j’ai bien fait mon travail. A un point, aussi, qu’il m’est parfois compliqué de me rappeler, qu’avant tout, j’œuvre pour le foutre en prison. Il faut croire que je prends du plaisir dans ma mission. Et quand bien même, je suis sous couverture, j’adore cette situation, cette angoisse tordante prenant aux tripes quant à la question ultime suivante : rentrerais-je vivant ce soir ? Si au début de mon entrée dans ce cartel, j’ai parfois remis en cause l’éventualité de mourir. Désormais, les choses ont changé. Plus de confiance. Plus d’action, moins de discussion. Quand Samuel se déplace, en personne, je sais que c’est aussi la fête à la maison. Comme à chaque fois, il y a toujours cette synergie, cette confiance mutuelle. Bon si demain, il devait me buter pour sauver sa peau, il le ferait sans aucun doute. Tout comme je le ferais aussi, il ne faut pas déconner non plus. Mais nous n’y sommes pas encore. Et gardant le silence, je laisse Gallagher s’allumer une nouvelle clope en toute tranquillité, utilisant ce côté poli et élégant dont il a toujours fait preuve. Rien à voir avec ce Pablo Escobar nous faisant face. Il a sacrément l’air dégueulasse, et les seules nanas qu’il doit se dégoter, doivent surtout être payées pour le satisfaire. De plus, nous avons affaire au plus gros gland de la terre parce qu’il se laisse avoir d’une façon sacrément… Stupide. Dès lors que Samuel termine sa phrase par l’évocation de la future mort de notre adversaire, je sais qu’il est temps d’agir. Même s’ils sont nombreux. On ne va pas se mentir, ça va être compliqué, mais pour l’instant, dans cette pièce, nous ne sommes que quatre. Enfin trois si on tient compte du gars que je bute aussi vite que possible en lui faisant sauter son arme rien qu’en lui prenant son poignet et en le tordant violemment. Il y a une manière de le lui péter ses os et on nous a  bien formé au FBI que voulez-vous. Aussi, une fois désarmé, j’en profite pour lui éclater sa tête contre le bois de la table, l’assommant. Samuel a déjà une arme en main. Souriant à mon acolyte de galère, je salue cette manière très ordonnée d’agir ensemble et en faisant bien les choses « Bon plus que quelques connards de fajitas et nous pourrons rentrer. » Et j’ai une pêche du tonnerre, prêt à bouffer du mexicain comme si c’était un buffet à volonté.

Parce que voilà, le bruit a éveillé le reste du groupe et déjà nous les entendons débouler dans le couloir, ils vont surgir bientôt. Et il nous faudra faire vite. C’est ça ou on crève. Alors, tandis que Samuel s’occupe avec son tacos humain entre ses mains, je vise la porte où nous nous trouvons quand surgit deux hommes du cartel ennemi. Il faut dire qu’en tant qu’agent du FBI, il n’est pas de mon job de tuer des innocents. Mais dans ce contexte, personne n’est innocent et alors les deux hommes finissent par s’effondrer sous mes tirs. « Il faut faire vite, maintenant. » Je finis par dire en me précipitant dehors. Un rapide coup d’œil me montre un couloir vide. Mais je ne suis pas dupe. Les coups de feu vont tous les sortir de leur léthargie et ils vont comprendre que c’est la grosse merde. Déjà, les cris se font entendre non loin, tout comme les bruits de pas. Aussi, sans hésiter, nous prenons donc la direction opposée. Quitte à sortir, autant éviter les chemins emplis de monde. Je n’aime pas trop quand c’est peuplé de toute façon. Les centres commerciaux. Les rues célèbres. Je suis un associable de l’humain et en particulier, toute personne native du Mexique. Ils me donnent des boutons. Surtout aujourd’hui où nous essayons de sortir vivant de ce foutoir. Putain, il y en a de partout en plus. Un coup de feu par ci. Hurlement de mort. Un coup par là. Coup de boule. Coup de poing. Et vas-y que je t’assomme tranquillement. On fait comme on peut d’ailleurs. L’essentiel est là : nous devons, coute que coute, nous en aller. Et je dois aussi, coute que coute, défendre mon chef. Lui aussi a encore une mission à finir à Los Angeles. « Décidément, je déteste tout ce qui est mexicain. » Je finis par dire sur un ton raciste, tandis que nous finissons par déboucher dans une pièce où il y a une porte de sortie mais juste avant quelques ennemis ouvrant feu sur nous. Woooopitain, heureusement qu’on a juste le temps de nous retrancher derrière les pans de mur, un de chaque côté de la porte. « T’as encore assez de munitions ? » Je finis par dire le temps de vérifier qu’il m’en reste peu. Ça va être coton ça encore…



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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Sam 17 Fév - 20:13


Sometimes I feel like God…
When I order someone killed
They die the same day.
L'art de partir en sucette...


On apprend beaucoup de choses quand on observe quelqu'un tenir un flingue. Entre la femme qui tremble parce que c'est la première fois et qu'elle ne sait pas comment, ou le militaire qui la manipule comme si ce n'était que le prolongement de son bras, ou le vieux papy qui a toujours connu son tromblon de la Guerre 14-18 et qui s'émerveille devant le petit calibre d'un berreta dernier cri. Il y a le professionnel qui cajole son arme, parce qu'elle est sa signature et il y a le flic qui possède sa pétoire parce qu'elle est, avec sa plaque son seul bouclier. Moi, je tiens le révolver comme d'un outil de travail. Ce n'est ni la première, ni la dernière fois que je tiens le métal froid d'une arme à feu entre les doigts, que j'entends la plainte tonitruante du déchargement de plombs ou le bruit discret de la balle qui fend l'air ou le hurlement d'agonie de cette même balle qui pénètre dans la chair humaine. Oui, on apprend beaucoup sur la personne qui porte l'arme à son poing. Cela fait longtemps que je vois Aaron avec son flingue et depuis longtemps il la porte comme un flic le ferait. La main droite qui presse l'arme dans sa paume, la gauche qui englobe sa conjointe et qui porte le poids de l'arme. Le regard qui suit la direction pointée par le métal froid. Oui, comme un bleu à la plaque rutilante.

Mais les jeunes d'aujourd'hui portent un gun ainsi désormais. Et Aaron, avant de devenir mon bras droit a sans doute été hypnotisé par les films policiers de notre enfance. Ca se voit qu'il n'est pas né dans ce contexte de violence, mais il a fait ses preuves. Les mexicains, eux, ont la gâchette facile, parce qu'ils ne retirent pas l'index de la détente. Aaron est beaucoup trop bons. Il assomme seulement quand je vois qu'il ne va pas l'achever, c'est moi qui presse la détente et plante une baltos entre les deux yeux. Pas question de laisser qui que ce soit sortir de là vivant s'il n'est pas américain. D'un mouvement de poignet, j'ordonne silencieusement à Mr Sanchez de se redresser. Il pisse le sang, mais il le fera devant moi. Je compte bien m'en servir comme de bouclier humain. Seulement voilà, il n'a aucune envie de finir comme il me plait et tente vainement de m'avoir au pugilat. Brave type... Mais totalement inconscient. Avec la blessure au bide, il a perdu pratiquement 80% de sa force et... non, vous pensez vraiment que j'vais être bon joueur et en venir aux mains avec ce mec? Je lève le flingue et sans arrière pensée, appuie sur la détente. Merde, plus que trois balles dans le barillet. Tant pis. Pour le moment, une seule me suffit. Aaron est tout joyeux. Je le suis beaucoup moins.

- La prochaine fois que tu assommes quelqu'un au lieu de l'abattre... c'est à toi que je colle une balle entre les deux yeux.

Mais en effet, le Chaos est désormais immanquable et on doit se dépatouiller de là, à nous deux. Aaron a un quinze coups, j'en ai plus que trois. Mais c'est pas grave, j'vais me trouver un autre flingue en cours de route. Déjà, on entends des "VAMONOS" ou des "MADRE DE DIOS" ou des "HIJOS DE PUTA"... Oui, ce sont des mexicains après tout. Ils n'ont pas appris l'art subtil des paroles américaines... Les godillos qui dégringolent les escaliers ou les couloirs pour venir voir ce qui s'est passé. Aaron est déjà dans le couloir à faire le vide devant nous, je sors à mon tour, crachant sur Monsieur Sanchez qui a pensé que le nom de Gallagher n'était qu'une simple amusade... Soudain, une porte s'ouvre juste au moment où je passe. Recoup de boule. Mais il riposte et on finit, véritablement cette fois en pugilat. Digne d'un catcheur, je lui écrase la trachée en me vautrant dessus. Les balles fusent, j'en perds une, il en perd plus. Les balles ricochent en plus dans cette salle tout en métal. Et une vient transpercer le front de mon adversaire. Bah merde... Dieu est de mon côté ce soir. Je ramasse son gun. C'est un uzi, aussi bien une arme de poing que d'épaule. Ah, ces mexicains, ils n'ont pas assez de classe pour avoir une arme qui leur correspond véritablement. Pétoire en main, je ressors de la pièce pour retrouver Aaron aux mains d'un bouffeur d'enchiladas. Je vise et tire. Tant pis s'il y a mon buddy entre ma cible et moi. Je fais pas de quartier et j'attends que personne ne m'en fasse. Le bazané tombe à la renverse, j'ai touché dans le mille. Après tout, je suis un excellent tireur et le uzi une arme magnifique de précision.

On court dans l’entrepôt. Vers la sortie. Sauf que de tomber de Charrybe en Scylla, on finit par rencontrer Scylla... Et elle est pas jolie. Elle a pris la forme de 6 en*oirés de chicanos. S'il me reste des munitions. D'un geste lest, je retire le chargeur du mini-gun. J'ai encore des balles... Surement plus beaucoup, mais suffisamment pour le moment. C'est là que je sens la goutte de sang le long de ma tempe droite. Bordel, c'est une balle qui a dû me frôler. La pression retombant, le temps de checker mon arme, je sens mes côtes qui ne veulent plus se soulever quand je prends de l'air. J'ai mal à l'épaule. Bordel, je crois que je deviens vieux. Un petit vieux qui prend un vilain coup et qui a mal partout. Fallait dire que le type avait la taille d'un mamouth mutant et la force d'un Hulk couplé avec un Superman.

- Couvre-moi.

Ne jamais confier la sale besogne à qui que ce soit. Règle de vie numéro un du truand parfait. J'attends qu'il pointe son flingue vers les 6 abrutis et dès qu'il fait feu, je fonce vers leur pseudo barricade. Ils se planquent tous derrière un pare-feu pour attendre le cessez-le-feu d'Aaron, mais je suis déjà sur eux et déjà, j'en abats deux. Le troisième se prend un coup dans l'artère fémorale, ce qui le fait tomber par terre en hurlant sa mère. Le quatrième tente vainement de faire taire Aaron, mais je crois que c'est ce dernier qui finit par avoir le dernier mot. Le cinquième jette son arme à terre. Quant au sixième il se ressaisit et pointe son flingue droit sur ma tête alors que je jette mon uzi, vidé. Advienne que pourra. Je crois en ma bonne étoile.


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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Dim 25 Fév - 21:57

La colère après l’adrénaline. Je dois avouer que, des fois, j’ai bien envie de lui faire son compte au petit Samuel. Je n’aime pas trop la façon dont il me parle. Mais il est le chef et je ne suis qu’un sbire. Du moins en apparence. Je sais que j’aurais ma vengeance que lorsque je l’aurais mis derrière les barreaux. Mais il reste du chemin à faire. Entre une enquête qui avance doucement. Et le fait que, dans tout ce foutoir, bah j’y prends gout. Je finis par aimer cette illégalité régissant ma vie depuis le début de l’infiltration. J’y ai pris gout au point de ne plus trop savoir si je suis quelqu’un de bien ou de mauvais. La frontière est si mince. Et quand bien même, il y a des enjeux, je ne peux nier aimer ce que je suis en train de faire. A assommer du mexicain. Et puis finalement, à les abattre. Le prix du sang. Le prix de la vie humaine. Le prix à vouloir la justice. Suis-je véritablement en train de la faire ? Je n’en sais rien. Je dois avouer qu’en l’état actuel des choses, je ne pense pas à tout ça. Je me fais mes états d’âmes quand je finis par me retrouver dans mon lit, seul, coupé du contact de ma famille ou de mes collègues de boulot. Seul au milieu de ces truands, dans ce calme plat mais malsain que seule la cane de Samuel brise avec ses hurlements stridents. Pour le moment, le bruit n’est que celui des cris et du bruit des coups de feu, de ces cœurs battant avec frénésie tandis que nous jouons le tout pour le tout pour nous enfuir. Cet entrepôt me semble être un labyrinthe de merde mais nous tenons bon. L’espoir fait vivre et nous ne sommes pas totalement dans la merde. Samuel se débrouille et j’en fais de même. Il a pu récupérer une arme et s’enquiert de son côté à abattre le plus de tacos-man possible. On y arrive jusqu’à arriver à ce qui semble être le dernier obstacle avant la sortie. Je le questionne sur le nombre de balles lui restant. Hélas, il en a pas autant que je le voudrais. Les enjeux sont d’autant plus importants qu’il ne faut pas qu’il me clamse ici. Hors de question. Je veux le coffrer moi. Et personne d’autre. Et ce ne sont pas des connards de mexicains pourris qui auront sa peau. Et puis, je ne tiens pas crever non plus. Je me contente d’acquiescer lorsqu’il me demande de le couvrir. Je ne peux pas le contredire de toute façon. Et à décision stupide, je me dois d’agir de façon à le protéger. Oui, pour l’instant, il doit rester en vie et alors, je vise le coin où sont retranchés nos assaillants, tirant de façon à détourner leur attention. Je m’applique à la tâche visant et permettant ainsi à Samuel de pouvoir atteindre sa cible. Entre temps, voilà qu’un couillon, venant de là où nous sommes arrivés, me tire dessus. La balle passe pas loin mais je me fais toucher par ses poings. Néanmoins, je riposte avec force, essayant de couvrir Samuel du mieux que je peux. Finalement, je finis par tirer dans la tête du gars s’écroulant par terre tandis que je reprends contenance, les oreilles sifflantes et le souffle court. C’est suffisant pour que je sorte de mon abri de fortune contre les balles et allant vers le coin où tout le monde s’éclate. Je fonce comme un dératé espérant ne pas retrouver un Samuel avec une balle dans le cul. Bon ce n’est pas le cas même s’il n’a pas l’air en très bon état. Et qu’en plus, son assaillant lève déjà son flingue en direction de lui. Je ne dois son salut qu’à ma maîtrise du tir, ayant appris à viser à l’école de police. Et en un tir, je l’abats, voulant en faire de même avec le deuxième et dernier mexicain. Mais l’arme rencontre le vide du chargeur vidé de toutes munitions. Qu’importe, la crosse est suffisante pour l’assommer, son crâne heurtant le sol dans un craquement sinistre. Je relève le regard vers le boss « On devrait se tirer d’ici avant qu’il y en ait d’autre. » Non parce que là, ils m’ont épuisé ces cons et cette entrevue n’a rien donné. Si ce n’est que nous avons des ennemis. Un de plus. Un de moins.
Nous sortons de l’entrepôt, marchant en direction de tout moyen de locomotion nous permettant de quitter cet endroit, cette ville, ce pays. On pourrait retrouver la voiture prise à notre arrivée mais je n’ai pas confiance, il pourrait y avoir un sale coup. Une embuscade. Une bombe. On ne sait jamais !« Ça va ? » Je demande en fixant Samuel d’un coup d’œil. Il a du sang et je suis aimable, parfois. Et puis, s’il pisse le sang, vaut mieux le savoir maintenant, histoire qu’il crève pas une fois qu’on arrive au repère. Je ne voudrais pas que sa bien-aimée mais hurlante épouse me casse les oreilles pour ça. Déjà qu’elle fait chier tout le monde, moi y compris. Mais je chasse bien vite Anya de mes pensées pour me recentrer sur notre mission. « Est-ce que tu comptes te venger ou tu veux clore l’épisode Narcos à tout jamais ? » Non parce qu’il est important de savoir si ça va chier pendant un peu de temps ou si Samuel a décidé autre chose. Enfin, à peine la question est posée que je les aperçois au loin. Vu leur gueule et ce qu'ils tiennent en main, ils ne sont pas là pour cueillir des pâquerettes.

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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Mar 6 Mar - 8:17


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They die the same day.
L'art de partir en sucette...


J'suis beni. Ou bien j'ai le cul bordé de nouilles. Je sais pas, mais ce qui est certain, c'est que j'ai une bonne étoile quelque part, pas loin, qui me regarde et qui me protège de son aura de sainteté. J'ai reçu des coups, certes, je sais encaisser. Mais j'aurai pu mourir un million de fois tant les balles m'ont rasé, effleuré, frollé. Rien, quelques gouttes de sang sur la tempe, c'est tout. Pas une blessure qui m'aurait obligé à trouver un véto véreux, un toubib à la limite de la légalité, un boucher sachant travailler l'aiguille et le fil à recoudre. Nan, j'm'en sors indemne. Grace à ma bonne étoile et grace à mon Bras Droit. Aaron est de bonne humeur aujourd'hui, j'aime ça. Bref, on se retrouve comme deux ronds de flan à attendre que d'autres guignols bouffeurs de guacamole nous plombent le derch'. Je récupère donc une fois de plus une nouvelle arme à feu et on se carapate loin d'ici, de cet entrepot qui semblent élever des mexicains comme des rats. Un de tué, dix pour le remplacer.

On s'extirpe de l'entrepot et on courre à travers les palettes dispersées ici et là. C'est pire qu'une entreprise internationnale, ici! J'vais vous incendier tout ça, ça va beaucoup moins rigoler. Aaron cherche une bagnole pour se tirer d'ici. Mais il n'est pas question de fuir comme ça, comme des parasites qui n'ont pas envie de se faire lyncher. J'ai ma réputation et il est hors de question que JE sois décrié comme un fuyard, un bleu ou un trouillard. J'vais vous prouver qu'on ne me fait pas un coup comme ça. Et encore moins quand on est mexicain. Y'a plusieurs barils sur un CAT pas loin. J'tourne le bouchon, j'l'enlève. Pouah, essence. Parfait. Ca fait te faire un magnifique feu de joie. Un vrai feu grégeois comme dans les films. Un coup de pied dans le bidon pour qu'il roule en direction de l'entrepot. J'fais pareil avec plusieurs autres, dans diverses directions. Que je sois plus ou moins au milieu, j'm'en fous un peu, je compte encore sur ma bonne étoile.

- Pas question de se casser d'ici sans avoir dit mon dernier mot...

Et mon dernier mot ne sera jamais "ça va" ou "ciao" ou "à la revoyure". Nan, ça sera "adios"... ou "allez vous faire mettre"... et plus simplement, ça sera... "Feu". Avec l'arme volée, je tire dans les bidons d'essence qui ont roulé un peu partout. Bien entendu, ça ne met pas le feu, mais ça perse les bidons et ces derniers se mettent à répandre leur liquide... inflammable partout sur le sol, sous les palettes, contre les murs de l'entrepot... J'allume une clope, en proposant une à Aaron, il l'a bien mérité. Et après une grande bouffée salvatrice, je balance la clope #gaspillagedefou près d'une flaque d'essence. C'est pas le moment de rester là! Maintenant on peut décamper. On s'éloigne le plus possible, mais on a pas fait 50 mètres que déjà les premières détonnations se font entendre. C'est comme ça, quand le feu rencontre l'essence, ça brule, ok, mais à partir du moment où il n'y a plus d'air. BOUM! Et après... BOUM BOUM... Détonnations en chaine. J'adore. Je me retourne pour voir le résultat et surtout vérifier que rien va nous sauter à la gueule avant de sauter dans un véhicule stationné là. Je laisse Aaron piloter, bidouiller les fils ou trouver les clés, mais j'ai fait ma part de boulot, à lui de me ramener vivant de l'autre côté de la frontière. Je vérifie mes membres, voir si je suis toujours en un seul morceau. Jambes, bras, matos, tête. Ca pique à la tête, mais ça va.

- Nan, ça va pas. La blessure, c'est rien. C'est autre chose qui va pas. Va falloir que je me sépare de ma cuisinière et de la camériste. Elles sont mexicaines, et pas questions que je me prenne un coup de couteau quand je prends mon bain, que je pionce ou que je mange des fajitas...

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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: « Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]   Sam 31 Mar - 16:15

C’est bien le problème quand on est infiltré. C’est que la frontière entre le bien et le mal est mince. Très mince. De ce fait, j’ai toujours l’impression de confondre ces deux opposés sans trop savoir si ce que je fais est bien ou non. En l’occurrence, je pourrais assez mal vivre d’avoir tué des gars mais d’un autre côté, je me dis que ce sont des trafiquants de drogues et d’armes. Leur place est bien mieux en enfer plutôt qu’ici. Surtout quand on voit qu’ils dégainent facilement des armes. Pareil pour Samuel. Finalement je défends l’indéfendable. D’où cette impression d’avoir le cul entre deux chaises. Fort heureusement pour moi, l’adrénaline et la précipitation des évènements m’empêchent de trop me prendre la tête sur ces cas de conscience. J’agis selon mon instinct, je sauve ma peau ainsi que celle de mon chef. Et c’est tout. D’ailleurs, alors que nous arrivons à nous sauver de l’entrepôt, j’espère bien vite que l’on va se casser : c’est clair et net, nous ne ferons pas affaire avec ces tacos de mes deux. Et tant mieux. Cependant, si je suis fin prêt à ce que nous trouvons un moyen de locomotion, Samuel en décide autrement. Il ne tient pas à partir ainsi. Il veut achever son « travail ». Celui de tout détruire, de rendre ce QG complètement inoffensif, autrement dit qu’il disparaisse de la circulation. Et je l’observe percer quelques bidons à coup de feu, histoire de disperser de l’essence un peu de partout. Oui le dernier mot prend forme. Et sans rien dire d’autre, j’ouvre alors un bidon que je renverse afin d’en disperser davantage ; C’est clair que ça va bien brûler. Même trop. Je pourrais être mortifié de ce que je fais. Mais bon, il faut savoir sauvegarder les apparences. Ainsi clope au bec, gracieusement offerte par Samuel, je continue à disperser jusqu’à laisser le chef jeter son mégot de cigarettes. Et alors tout s’embrase, on peut alors se casser. Et tandis que Samuel admire son œuvre, j’entreprends bien vite de trouver une voiture. N’importe laquelle. J’en trouve une assez simple mais suffisante pour nous dissimuler de n’importe quel autre mexicain recherchant deux blancs prenant la fuite. D’un coup de coude, je brise la vitre arrière qui me permettra d’entrer. Je peux alors ouvrir la portière, avant de me mettre sur le siège conducteur. Prenant place, je trouve le cache dissimulant tous les fils électriques. Et sans plus attendre, je trouve le fil du démarrage. Aussitôt, le moteur rugit après manipulation et j’en suis bien satisfait. Samuel me rejoint et on peut alors se casser.

Lui demandant comment il va, je ne peux m’empêcher de pouffer de rire. Il va bien et c’est l’essentiel même s’il faudra se séparer de la cuisinière et d’autres corps de métiers dont l’héritage est celui des fajitas. « Dommage, c’était bon ce qu’elle faisait. » Mais je ne vais pas m’en plaindre. Ce n’est pas comme si c’était difficile de trouver un resto mexicain. Il y en a de partout, surtout quand on sait que la population hispanique est assez nombreuse par chez nous. « Et je crois qu’il y a Steve aussi qui possède du sang mexicain. » Finis-je par dire d’un ton tranquille, occupé à rouler de façon naturel. Ce n’est pas le moment de se faire choper en roulant comme un fou. Les courses illégales c’est la nuit d’abord. « L’affaire ne se sera pas faite. Mais au moins, on aura pu se faire une petite partie d’adrénaline bien sympathique. » Finis-je par dire, sentant encore le cœur tambouriner. J’adore cette sensation, c’est que j’ai aimé quand je bossais dans la brigade des Stups à Chicago. Maintenant, c’est une autre façon de faire. C’est bosser parmi le danger h24. Et ça me plait quelque part. « Espérons qu’il n’y aura pas de représailles. » Hochant les épaules, je ne suis pas trop inquiet. « Mais avec tout ce bordel qu’on leur a causé, je doute qu’il réplique. Enfin du moins… Pas pour l’instant. » Et s’il y a des survivants. Parce que vu les explosions entendues, il y a peu de chances. Enfin… On verra bien. On continue de rouler, croisant des voitures de polices, de pompiers venant en sens inverse. Sans doute viennent-ils pour éteindre le feu de l’entrepôt. Cet amas m’inquiète, ils sont arrivés vite quand même. « On devrait s’arrêter très vite et prendre un autre véhicule qu’est-ce que t’en dis ? On a peut-être été vus. » Je ne voudrais pas qu’il y ait un comité qui nous attende à la frontière, rendant notre sortie du territoire compliquée. Surtout s’il y a eu des témoins ce dont je doute. Mais on ne sait jamais. La situation a tendance à me rendre un peu trop méfiant. « C’est pas que mais il paraît que les prisons mexicaines sont assez glauques. » Et puis, non je n’ai pas fini mon travail. Mon job est de faire tomber Samuel pas de passer le restant de mes jours dans la même cellule que lui.
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« Sometimes I feel like God…when I order someone killed – they die the same day. » [Samuel]
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