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 the stars and their secrets - alastar&manek

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Manek Kirschnen
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
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MessageSujet: the stars and their secrets - alastar&manek    Sam 10 Fév - 18:44



Etouffante. C’est l’adjectif qui correspond le mieux à Los Angeles aux yeux de Manek. S’il connaît cette ville depuis longtemps, il n’a pas eu pour habitude d’y rester plus que quelques semaines. Or, cela fait maintenant des mois qu’il traîne sa carcasse dans les rues bondées, la chaleur de la ville qui permet en plein hiver de sortir sans veste, la perpétuelle rengaine des voitures, taxis. Vivement ses prochaines vacances, qu’il puisse emmener son fils avec lui, aller s’exiler dans un cabanon loin de la civilisation afin de respirer un air pur, d’entendre le moindre sifflement d’oiseau, le bruit du ruisseau qui rythmerait le quotidien de leur vie. Parfois, il hésite réellement à tout plaquer. Mais l’idée de voir son ex-femme lui retirer davantage la garde de son fils lui est insupportable. Alors, avec abnégation, il chasse ses idéaux et essaie de se satisfaire de ce qu’il a ici.
Manek a décidé de se plonger dans un nouveau projet photographique : le ciel. Sous toutes ses formes et dans tous ses états. Si de jour on y contemple un astre énorme et lumineux, quelques nuages, ou bien une couverture grise opaque, de nuit, c’est tout autre chose lorsqu’il s’ouvre sur l’espace. Des milliards de diamants l’illuminent, chacun formant un groupe et portant un nom, visible à certaines périodes, certaines heures, certains jours… Et c’est ici que le savoir de Manek trouve de grosses limites. Alors bien évidemment, il a acheté quelques livres traitant du sujet, parcouru des sites internet regorgeant d’informations, parfois contradictoires… Il s’est perdu dans toutes ces connaissances et a décidé de s’y prendre autrement.
Ce projet lui tient à cœur. Lui qui passe son temps à photographier du tissu sur des corps faits pour être exhibés. A voir des filles pleurer alors que les maquilleuses essaient d’effacer les traces de leurs larmes en les morigénant parce qu’elles ruinent leur travail. Un monde bien particulier, mais qui le fait vivre, et qui lui apporte la stabilité pour gratter inlassablement des heures de garde en plus, pour voir son fils grandir.

Assis dans sa voiture, Manek termine son appel auprès d’Emma, son ex-femme, qui s’inquiète pour le week-end prochain où leur fils viendra à Los Angeles. Elle abuse complètement aux yeux du photographe. A chaque fois, c’est la même rengaine, elle veut être certaine que Manek sera disponible, et qu’il saura répondre aux attentes de leur enfant. Notamment en ce qui concerne la cuisine, d’ailleurs le photographe s’est récemment mis aux cours de cuisine, et il en avait profité pour proposer à Alex de se joindre à lui. Avec surprise, elle avait accepté, alors qu’il avait soupçonné la jeune femme de préférer garder ses distances. Elle lui avait paru à la fois proche et insaisissable. Un vrai paradoxe sur pattes.
Il rassure rapidement l’avocate, tout en lui demandant d’écourter leur conversation puisqu’il avait un rendez-vous important, à l’instant. En effet, alors qu’il quitte son habitacle, il se dépêche pour accéder à l’entrée d’une grande salle habituellement dédiée aux spectacles, mais qui accueille aujourd’hui une conférence. Celle d’Alastar Black, un célèbre astrophysicien britannique. Il espère pouvoir acquérir quelques connaissances au cours de la conférence, mais surtout, pouvoir s’entretenir avec lui, ou bien simplement lui demander son mail ou une rencontre ultérieure pour bénéficier de son aide, pour son projet photographique.
Assis au fond de la salle, un carnet de notes entre ses mains, il griffonne quelques mots tout en écoutant attentivement Alastar. Bien entendu, certains éléments de la conférence lui échappent totalement, tant la physique est poussée et sa maîtrise du sujet réduite.

Après presque deux heures de discours, et une multitude d’informations et de questions scientifiques soulevées, la conférence se termine. Manek profite de cet instant pour s’approcher, alors qu’Alastar échange avec quelques personnes du premier rang, certainement des scientifiques venus soutenir et écouter leur collègue. L’Allemand attend quelques instants puis quand la foule autour d’Alastar Black se dissipe, il se lance. « Bonjour, merci pour cette conférence, c’était très intéressant, même pour un néophyte. » dit-il avec sincérité, avant de tendre sa main. « Manek Kirschnen. » se présente-t-il simplement, avant de se lancer concrètement dans le vif du sujet. « Je suis photographe, et j’ai un gros projet en tête qui concerne en partie votre spécialité : le ciel et ce qu’on y voit. » Il se rend compte que sa demande peut tout à fait désintéressé l’homme qui se trouve en face de lui, mais tant pis, si c’est un non, il cherchera une autre solution. « Le problème est que, comme je l’ai dit, je suis un novice dans le domaine. Et j’ai quelques difficultés pour me retrouver là-dedans. J’aurais aimé vous demander votre aide, si vous avez un peu de temps à me consacrer. » Les bases sont posées, et c’est à présent Alastar qui a les cartes en main.
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Alastar Black
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MessageSujet: Re: the stars and their secrets - alastar&manek    Dim 18 Fév - 21:57

Il l'observait encore... réellement, par instant. Le ciel. Pas de ce simple coup d’œil sans valeur où la lueur du vide se délectait de sa destruction. Pas de cette impuissance mêlée à cette amertume ignoble. Mais de ce regard. Celui qu'il lui portait, fut un temps, un joli moment perdu dans l'atrocité du temps, tout petit rêveur encore, de grands projets dans son cœur de battant. Ce même regard, cette même sensation d'approcher de si près une multitude de possibilités, l'infini, si jolie, la magie vibrant dans tout son être à la fois lucide et illusionné. Émerveillé, le petit garçon dans la lune. Brisé, l'homme damné sombrant sous l'abomination de l'abandon. Une puissance telle qu'il ne pouvait et ne pourrait jamais lutter. Plus qu'à abdiquer, ce n'était pas tant compliqué. Mais il était là, le professeur Black. Il l'était toujours. Aujourd'hui et encore demain s'il le fallait. Il jouerait toujours aussi bien la comédie, parlerait toujours avec autant d'entrain et d'envie. De belles paroles hypocrites divinement bien déguisées pour ces événements tous plus imbuvables les uns des autres. Aussi loin qu'il s'en souvenait, Alastar n'avait jamais apprécié donner des conférences. La preuve étant même que tout le monde connaissait sa réticence à la sociabilité... et tout le monde continuait à le pousser à en faire ! Quel cauchemar. Trop de paroles, trop de mains à serrer et de sourires à accorder, trop de fans écervelés et, tout simplement; beaucoup trop de gens. Les raisons n'étaient cependant plus les mêmes, encore qu'il n'en avait pas réellement de valables à l'époque. La simple condescendance d'un british un peu trop amoureux de sa tranquillité. Tout n'était pourtant pas si terrible en cette mondanité préparée en son honneur, puisque, justement : elle lui était dédiée, à lui, et uniquement lui ! trodmodestiejpp Ainsi, il était donc inconcevable qu'on le force à écouter d'autres confrères présenter la météo... enfin, leur "recherches". Si ce mépris pouvait parfois paraitre mal placé lorsque énoncé à haute voix, il avait pourtant bien raison dans le fond, l'anglais déchu, moins dans la forme, certes. Beaucoup de pseudo-astrologues jonglant avec les planètes comme des clowns près à tout pour capter le regard de leur public, pour très peu de réels chercheurs pouvant avoir la prétention de faire avancer la science, ou au moins d'en avoir ne serait-ce que l'intention. Enfin, Alastar n'avait que peu d'avis sur le sujet à présent, alors à quoi bon ? Il s'en moquait royalement, du moins c'était ce qu'il s'efforçait à croire. Une seule chose comptait à l'instant : que sa couverture demeure parfaitement lisse. Qu'on ne perçoive pas l'étoile noircie, qu'on la voit, éblouissante, briller dans l'excellence as always, puisque tel était son rôle, qu'on ne se doute de rien... ou presque et qu'une fois les rideaux clos, on le laisse de nouveau sombrer dans sa continuité délabrée.

Beau programme que de subir l'indésirable pour plus rapidement s'évader et rejoindre sa tant désirée solitude monotone. Élue plus vicieuse fausse amie de l'année, mais qu'importe, quelle importance ? Autant s'y tenir jusqu'au bout et c'était ce que Alastar avait la ferme intention de faire. Règle numéro 1 : Demeurer flegmatique coûte que coûte (bon, rien de bien difficile, en soi, ce n'était pas tant un rôle d'hypocrite) Règle numéro 2 : Ne pas ignorer totalement son assemblée, mais ne pas oublier d'esquiver les questions imbéciles. Se tenant à ses propres règles, Alastar débuta sa conférence dans la plus grande sérénité. Ce n'était devenu qu'une banalité, au fond. Une fois le discours terminé, le scientifique applaudis se dirigea vers le premier rang histoire d'échanger avec ses consœurs et confrères les moins crétins lol, quel chieur quelques instants. Enfin, c'était sans compter sur... « Monsieur Black ? Quand est-ce que vous allez sortir votre projet sur l'énergie noire ! Cela fait 3 mois que nous l'attendons et... » blablabla... Avait-il réellement pris la peine de l'écouter au début, celui-ci ? Oui. Bloody hell, qu'on le sauve ou qu'on le pende sur le champ, mais que quelqu'un fasse quelque chose ! Et ses pseudo-collègues se marraient bien, forcément. Et lui souhaitait bien les égorger un à un, forcément. Les journalistes, quelle plaie ! Pourtant, il réussit à s'en débarrasser assez rapidement. Des autres aussi. Finally, liberty, dear lovely friend. « Bonjour, merci pour cette conférence, c’était très intéressant, même pour un néophyte. » Encore un ? Mais le sort s'acharnait, ce n'était définitivement pas sa jour... Non, peut être pas. Alastar laissa échapper un soupir las alors qu'il fit volte face pour observer droit dans les yeux son nouvel interlocuteur, qui, il pouvait bien l'admettre, n'avait rien en commun avec le rapace l'ayant agrippé quelques minutes auparavant. Lui était calme... sincère ? « Bonjour monsieur Kirschnen. » répondit-il dans un accent approximatif alors qu'il fronçait légèrement les sourcils. Il répondit à sa poignée de main, le regard à peine voilé de sa méfiance flagrante. « Il n'est pas nécessaire de me remercier, mais vous m'en voyez ravi. » fit-il alors. Pour les remerciements, c'était certain qu'il n'y avait pas de quoi lui en accorder. S'il était là, ce n'était pas par pur plaisir, du moins pas ce jour là. Une infime part en lui était contente cependant de savoir qu'il avait pu intéresser un amateur, la plupart ne l'admettait jamais face à lui. Trop de fierté, peut être, ou de honte... C'était stupide. Le scientifique offrit un faible sourire au photographe. Mais la question principale demeurait malgré tout. Que lui voulait-il ? La réponse lui vint rapidement, sans même qu'il n'ait à la lui demander. Efficace, ce germanique. Seulement, manque de chance, ce n'était pas sa journée. L'anglais était irrité et blasé, il ne pensait qu'à une chose : rentrer. « Écoutez, je suis navré, mais... » la phrase demeura en suspend quelques secondes à peine, alors que le regard d'Alastar se balada derrière l'épaule du photographe. Revenant sur son interlocuteur il lui fit un subtile signe de tête pour l'inciter à observer vers sa gauche, là où l'oiseau de mauvais augure venait de migrer pour bientôt foncer sur sa proie : l'anglais. « Si vous tenez tant à votre projet, moi je tiens beaucoup à ma tranquillité, alors si vous parvenez à m'aider à sortir d'ici sans accroc, je vous apporterais avec plaisir toutes les réponses dont vous avez besoin, si elles sont toutefois dans mes cordes, que l'on s'entendent bien. » marchanda Alastar, pris au piège, et cependant très franc dans ses dires. Tout ce qu'il souhaitait, c'était éviter au possible les quelques caméras et oreilles qui trainaient, et, accessoirement, quitter le plus rapidement possible cette conférence étouffante. Le fameux Manek tombait bien -ou mal-, et, puis, s'il ne l'aidait pas, il trouverait bien une autre solution d'évasion. Filer à l'anglaise, c'était forcément son truc, après tout, nan ?
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Manek Kirschnen
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MessageSujet: Re: the stars and their secrets - alastar&manek    Mer 4 Avr - 16:52



Honnêtement, ça ressemble un peu à un coup de poker, cette petite manœuvre. Manek ne sait pas vraiment s’il doit y croire ou non, mais il tente. Après tout, il ne risque rien, si ce n’est un refus dans le pire des cas. Pas de quoi lui retirer sa détermination, donc. Venu à cette conférence dans ce but, il en profite néanmoins pour grappiller des informations : elles sont denses, complexes, parfois expliquées en détails, parfois simplement survolées. Mais le tout est un vrai appât pour sa curiosité éternelle. Depuis petit, Manek se plaît à s’intéresser à différents domaines. Venu d’une nation divisée, brisée dans laquelle il a appris à grandir, il a su imaginer le monde à l’extérieur à travers des livres et des documentaires qu’il jugeait passionnants. Aujourd’hui plus âgé, des yeux qui ont observé bien des expériences, des paysages, des personnalités… Il lui reste cette curiosité innée, dévorante, qui le pousse à creuser davantage. Et s’il n’est pas apte à tout comprendre, il aura au moins essayé. Et finalement, c’est ça le plus important, non ?
Il reste attentif, cependant, à toutes les paroles prononcées par ce professeur qui, il en est sûr, est une pointure dans son genre. Parfois perdu au milieu des notions, parfois tout à fait au point sur des points qui ont été vulgarisés, Manek laisse le temps filer alors que le ciel est découpé par les mots scientifiques. Puis, lorsque la conférence s’achève, il est temps de se lancer et alpaguer le professeur avant qu’il ne soit totalement indisponible ou qu’il ne quitte précipitamment les lieux. Les deux scénarios sont possibles et ne sont pas souhaitables ; il faut d’abord qu’il ait au moins le temps de lui soumettre sa proposition, et ensuite se faire à l’idée s’il refuse, ou bien établir une prochaine rencontre s’il est partant ? Tout reste à jouer et gonflé de motivation, et d’un peu d’audace, il s’aventure près de l’estrade, où plusieurs personnes se sont déjà déplacées pour aller dire quelques mots au scientifique. C’est bien sa veine.. Si l’un d’eux décide de l’accaparer, cela sera fichu pour lui et il sera obligé de trouver un autre moyen de le contacter. Ou de mettre ses idées au placard pour un temps indéterminé. Toisant de quelques centimètres les hommes devant lui, il réussit à se placer assez en avant afin d’avoir l’occasion, de saluer, au moins, l’astrophysicien. Au moment où il répète son nom en le saluant, Manek capte cette lueur pleine d’interrogations dans son regard. Soit c’est seulement le fait que son nom est peu commun, et ne sonne absolument pas anglophone, soit il a déjà entendu son nom et il essaie de faire le lien. Etiquette du photographe célèbre ou de l’ex de la médiatisée Ann Traur ? Il ne saurait dire. Alastar Black semble accepter les compliments de bon cœur, mais pas avec une gaieté certaine, tout a l’air d’être dans la retenue, et c’est une chose que le photographe apprécie. Les personnes qui en font trop, et qui font semblant par la même occasion, ce n’est pas ce qu’il chérit le plus chez l’humain. Manek n’hésite donc plus à lui soumettre ce à quoi il pensait jusqu’alors. Quand il s’entend parler, il se dit que la proposition peut sembler être sortie de nulle part. C’est d’ailleurs peut-être le cas, mais dans son esprit, elle lui semble extrêmement prometteuse et jouable. Intéressante ? Ca, c’est à l’Anglais d’en décider et il reste insondable malgré l’observation de Kirschnen qui essaie de deviner si oui ou non, il va être partant. « Écoutez, je suis navré, mais... » Evidemment. Evidemment, ce professeur doit avoir du travail et peu de temps à consacrer à un parfait inconnu. Il se résigne, baisse la tête et s’apprête à quitter les lieux, mais pas avant de l’avoir remercié une dernière fois. Cependant, quand la phrase n’est pas terminée et qu’il remarque le regard déviant de Black, une toute petite part de lui y croit encore un peu. Sûrement très bêtement, mais il n’y peut rien, c’est plus fort que lui. Alors, il attend, la suite, une décision, une réaction, un geste, peu importe sous quelle forme apparaîtra le signal. C’est d’abord un simple signe de tête, qui l’incite lui-même à regarder dans la direction indiquée par le brun. Il voit alors un homme qui était juste devant lui alors qu’il tentait d’atteindre le professeur, quelques instants plus tôt. Et lorsque la voix d’Alastar se fait entendre, sa concentration se reporte aussitôt sur lui. « Si vous tenez tant à votre projet, moi je tiens beaucoup à ma tranquillité, alors si vous parvenez à m'aider à sortir d'ici sans accroc, je vous apporterais avec plaisir toutes les réponses dont vous avez besoin, si elles sont toutefois dans mes cordes, que l'on s'entende bien. » Manek fronce légèrement les sourcils, le temps de comprendre ce que le Britannique attend de lui avant d’accepter en acquiesçant d’un signe de tête. Il n’a pas encore décidé comment il allait le faire sortir d’ici afin d’éviter l’homme en question, mais il est déterminé à obtenir ce petit entretien avec le connaisseur. Il avait le moyen de déplacement garé juste à côté.. Il suffirait de sortir d’ici, dévaler les quelques marches à l’extérieur et grimper en voiture. Une idée lui traverse l’esprit et il lui en fait part immédiatement, il sent qu’il n’a pas davantage de temps à perdre. « J’ai une voiture, garée juste devant l’entrée. Je prends un peu d’avance, et vous n’aurez qu’à sortir l’air de rien, en supportant peut-être quelques questions… » grimace-t-il légèrement avant de poursuivre pour être plus convaincant : « Le moteur sera en route et à peine assis à l’intérieur, vous serez déjà loin de celui-ci. » précise-t-il en ayant le même mouvement de tête que celui que Black a eu juste avant. Il attend un signe de sa part, une réponse et lorsque l’approbation est donnée, il repousse gentiment les hommes qui avaient formé un cercle autour d’Alastar, lui laissant par la même occasion, le temps de le suivre sur les premiers mètres bondés de personnes curieuses. Remontant une allée peu peuplée de l’amphithéâtre, il monte les marche quatre à quatre, rejoignant le plus vite possible la sortie. Tenant la clé de sa voiture à la main, il la déverrouille et ne tarde pas à mettre le moteur en marche, tout en s’approchant au plus près de l’entrée qui sert de sortie maintenant. Penché sur le siège passager, il attend patiemment la venue de l’astrophysicien, la main sur la poignée de la portière, prêt à l’ouvrir dès qu’il sera là. Quelques personnes sortent et soudain, il remarque le visage fermé de l’Anglais, qui reste muet. En guise de signal, Manek ouvre la portière en grand, et son invité ne tarde pas à venir trouver refuge. Aussitôt, il accélère et s’engage dans la circulation, mettant un espace suffisant entre les curieux et le professeur. « Je n’avais pas de meilleur plan. Au moins, il a été efficace : vous n’avez plus qu’un seul interlocuteur curieux. » ironise-t-il en s’interrogeant intérieurement à présent sur la destination. Il réfléchit quelques secondes, et deux options lui apparaissent. « Vous préférez aller boire un café dans un lieu quelconque ou bien vous reclure chez moi, sans regards interrogatifs ou présence indésirable ? » finit-il par demander, peut-être un peu abruptement. Le tact n’est pas son fort, il n’est pas Américain et tourner autour du pot ne fait pas partie de ses habitudes. En vérité, ils seraient au calme chez lui, pas de Tommy en semaine pour les déconcentrer –l’enfant serait capable de présenter sa collection de Lego. De plus, tout son travail s’y trouve, si, à son tour, Alastar se montrait curieux.

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Alastar Black
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MessageSujet: Re: the stars and their secrets - alastar&manek    Dim 20 Mai - 20:56

Cette séance cinématographique n’avait rien de distrayante. L’avis empli d’irritation et d’étouffement venait tout droit du regard lagon foudroyant que l’acteur principal portait à l’œuvre sur-orchestrée. Alastar Black n’était pas à sa place. Pas plus qu’il n’était transporté par son travail qu’il théâtralisait avec tant de cette neutralité habituelle dont personne ne semblait se formaliser. Pourtant les choses étaient bien différentes. L’indifférence n’était présente qu’en façade et la passion n’avait même plus son mot à dire depuis des lustres. Cette conférence à mener à bout, ces regards trop pesants et admiratifs braqués sur lui. Que s’imaginaient-ils, tous ? Qu’il croyait sincèrement en ce qu’il prônait ? Qu'il y portait encore un quelconque intérêt ? Haha. Peut-être avant, oui. Aujourd’hui il ne savait plus. Et eux ne savaient rien, se contentant de ce que, lui, leur offrait bien aimablement sur un plateau d’argent : des mille rêves et merveilles qui ne verraient probablement jamais le jour… et surtout pas la nuit. Quoiqu’il y eût tout de même des informations données et des échanges accordés qui ne concernaient pas ses travaux mais la science et la connaissance en son ensemble. Les seuls points considérables à son sens, mais c’était si peu. Si peu pour que l'agacement certain qui s'était emparé de lui ne se dissipe définitivement. Pour cela, il lui faudrait quitter les lieux au plus vite. Mais c'était peine perdue, alors il se contenterait pour le moment d'encaisser. Il était assez doué dans le domaine pour ne jamais en faire de trop. Visiblement maudit jusqu'au bout, un énième rapace s'empara de lui et de son espace vitale. Appareil en main, l'astrophysicien de renom reconnu pourtant silencieusement très vite s'être totalement fourvoyé sur ce dernier. Cet homme n'était pas d'ici. Dans tous les sens du terme. Et, étrangement, c'était un constat confortable. Il n'était pas plus journaliste que fan écervelé... Il était simplement, s'il pouvait dire ainsi, guidé par son projet ambitieux et assez intriguant, il pouvait bien l'admettre. Pourquoi s'intéresser à l'astrophotographie ou quelque chose s'en rapprochant quand cela ne semble pas le moins du monde être votre spécialité ? Quel en est l'intérêt et le but final, s'il y en a un ? Méfiant et calculateur, l’œil toujours fortement accroché au dernier envahisseur en titre, juste derrière son interlocuteur, Alastar effaça ses questionnements furtifs de sa tête pour le moment pour se concentrer à nouveau sur sa situation. Il lui fallait agir vite, trouver une solution, vite. Alors qu'il répondait machinalement au photographe de l'une de ses répliques négatives déguisée, sa phrase demeura en suspend quelques instants. Mais c'est bien sur mon cher Watson ! C'était évident. Il était parfait ce photographe. Il serait sa porte de sortie. Enfin, il ne faudrait pas se réjouir si vite non plus, encore fallait-il qu'il soit d'accord, et ô surtout très efficace. L'anglais avait toujours eu la prétention de se tromper rarement sur les personnes dès la première rencontre, le premier coup d’œil, le premier échange ; l'aura que dégageait Manek Kirschnen était particulière. Il lui ferait confiance sur ce coup. Le temps était de toute manière compté dès l'instant où ses mots avaient franchis ses lèvres. Plus vite que le scientifique ne l'aurait imaginé, l'homme réagit au quart de tour et lui déclara son plan de but en blanc. Il appréciait cette vivacité soudaine. Alastar acquiesça doucement, l'air satisfait. « Très bien, cela me convient. Concis et efficace.... Intéressant. » finit-il en appuyant son dernier mot d'un regard plus entendu. Aussitôt, son "sauveur" ou garde du corps du moment, se hâta d'aller mettre en action son plan tout en l'escortant un petit instant avant. De son côté, Alastar se contenta d'aller saluer de lui même les organisateurs et quelques astrophysiciens amateurs qu'il reconnut au loin. Ainsi, s'il devenait le meneur de la danse, il pourrait la quitter lorsqu'il le souhaitait... Maintenant, par exemple ! Il n'entendit qu'un dernier appel à son attention lorsqu'il franchit la porte d'entrée qu'il avait détesté pousser il y a quelques heures. Devenue salvatrice, il n'hésita pas, délaissant toute cette mascarade sans regret, le regard dorénavant avisé sur l'extérieur. Manek et sa voiture furent bel et bien présents comme il était convenu. Aussi vite qu'il eut vu la portière du côté passager s'ouvrir, Alastar se pressa pour rejoindre le photographe. Mission accomplie. Le moteur rugit de plus belle. Toute cette oppression néfaste s'était effacée à la seconde même où ils s'étaient éloignés du lieu. Il soupira alors longuement, comme libéré. C'était ce qu'il était sur le moment grâce à cet homme à qui il accorda un bref sourire amusé. « Effectivement, mais je saurai m'en contenter. »

« Ce ne sont pas tant les questions qui me dérange dans toutes ces mondanités savantes. » souligna le britannique, l'air de rien, le regard évadé à travers la fenêtre. Lâchés comme ça, ces mots n'avaient pas plus de sens qu'en avait eu cette conférence à ses yeux. « Où allons-nous ? » Immédiatement, la voix du conducteur résonna de nouveau dans l'habitacle, lui proposant deux destinations envisageables d'après lui. Oui, il devait remplir sa part du marché en lui accordant de son temps. L'idée ne lui déplaisait pas, du moins plus autant qu'à la seconde où ils avaient marchandé. Il était même assez curieux de la suite. Maintenant qu'il était loin de la fameuse salle de spectacle, l'Homme était bien plus ouvert et apte à échanger. L'artiste lui proposait d'aller se boire un café, mais Alastar n'avait pas la tête à voir du monde, il en avait suffisamment côtoyé pour la semaine. Même si ce ne serait qu'un serveur. Alors sa réponse vint à lui comme une évidence. Puisqu'il le proposait, c'était qu'il avait étudié rapidement la question et que cela ne devait pas le déranger. « Chez vous me semble être une meilleure idée de mon côté, si ça l'est aussi du vôtre. Et j'imagine que je pourrais ainsi mieux cerner vos attentes et votre "univers", si je puis dire. » lui répondit-il, se doutant que tout bon photographe passionné -ou non- devait avoir sa demeure jonchée et/ou habillée de tout son travail, que ce soit ses projets ou œuvres. Une part de lui devait forcément y vivre. Après quoi, ils roulèrent un petit moment. Le britannique était serein et cela faisait du bien. Le silence n'était pas pesant, du moins pas pour lui. Puis lorsqu'ils arrivèrent à Venice Beach, Manek finit par se garer à une place. Venice Beach ? Quartier qu'Alastar n'appréciait pas plus que cela, mais comme il n'était pas là pour y faire le tour, cela importait peu au fond. Et puis ce n'était pas non plus comme s'il appréciait quelque chose de cette ville... ou même de ce pays. Une fois le contact de la voiture coupé par son guide curieux d'étoiles, le scientifique quitta l'habitacle et referma la portière derrière lui. Son regard céruléen examinait déjà quelque peu les alentours. Cette odieuse habitude de tout examiner, un froncement de sourcil passager étirant ses traits auparavant fermés. Expression rapide, mais parlante. Il était dubitatif. « C'est étonnant, je n'aurai sincèrement pas parié sur ce quartier. » En réalité il ne l'aurait pas plus vu dans un autre non plus, il n'avait pas franchement la tête d'un homme à apprécier la facétie de LA plus que lui. Seulement, évidemment, il valait mieux être mesuré et ne pas se fier aux apparences ou à ses instincts premiers, peut être que Manek les aimaient beaucoup, après tout ; son quartier et sa ville. Son regard vint, une fois la parenthèse fermée, chercher celui du germain pour s’assombrir l'espace de quelques secondes. La conversation prenait, le temps d'une seconde, un autre tournant plus confidentiel ; « Merci. » Sans plus d'excès, il n'était pas homme à s'exalter de quoi que ce soit, mais il était sincère, c'était déjà ça. Il n'aimait pas les remerciements, sauf qu'il les devaient bien. Manek venait de le sortir d'affaire et il lui en était naturellement reconnaissant.

C'était risible, lorsqu'il y réfléchissait, cette histoire. Qui aurait cru un jour qu'une conférence qui lui était dédiée à lui, et uniquement lui, pouvait devenir aussi insoutenable au point qu'il tente de s'y défaire aussi rapidement et de manière si drastique ?
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Manek Kirschnen
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MessageSujet: Re: the stars and their secrets - alastar&manek    Lun 18 Juin - 15:12




L’idée était un peu folle, pourtant il osait. En un sens, cela lui était totalement étranger. Aller vers l’autre, proposer une escapade professionnelle… Ca ne lui ressemblait pas. Mais Manek avait toujours eu cette part aventureuse, une espèce d’audace parfois mal placée. Elle semblait avoir fait mouche, puisque le Britannique avait fini par accepter, séduit par l’idée, ou simplement désireux de quitter les lieux par n’importe quel moyen, et celui-ci était le moins inconvenant, peut-être. Peu lui importait, le résultat était là, il aurait un avis professionnel sur son projet, et il était venu pour ça, finalement.
Le blond s’était précipité dehors, prêt à tenir parole afin de sortir l’astrophysicien hors de ce lieu rempli d’érudits et de simples curieux. Il se questionna à peine sur ce manque incroyable de passion dont le maître des étoiles faisait preuve. Ce désintéressement des questionnements de l’auditoire, cette mine lasse affichée sur scène, aucun scintillement dans les yeux alors que des images à peine inimaginables défilaient sur un écran géant tout au long de la conférence. Comment être si désabusé devant la merveille de l’univers ? Manek chassa ses questionnements, se doutant que tout cela ne regardait qu’une seule personne : Black. Alors, il attendit patiemment, une main posée sur le volant, le regard fixe sur la porte, qu’une silhouette suivie d’autres en sorte.
Enfin il le vit dévaler les quelques escaliers avec une vitesse folle et lorsque Alastar se glissa à l’intérieur, il n’eut plus qu’à accélérer afin de laisser tout ce beau monde derrière eux. Il ne connaissait pas cet homme en dehors de ce qu’il avait pu lire sur Google, et de ce qu’il avait pu voir lors de cette conférence, pourtant les voilà dans la connivence, dans un plan bancal aux allures de scénario de séries télé pour adolescents, et l’idée lui arrachait même un léger sourire.

Sa réflexion lâchée en suspens fit tourner la tête du photographe dans sa direction. Les questions ne le dérangeaient pas plus qu’autre chose, dans ce cas, que cela pouvait-il bien être ? La foule ne lui plaisait pas peut-être, ou le fait de devoir s’expliquer ou ne pas parler à des connaisseurs de la chose le froissait ? Le terme qu’il avait choisi, mondanités, fit davantage réfléchir Manek. Le choix était volontaire, et laissait sous-entendre une forme de superficialité : c’était ce qu’il ressentait. Le monde dans lequel il avait évolué alors qu’il était en couple avec Ann Traur était régi par la superficialité, les paillettes. Un monde duquel il s’était senti libéré lorsque leur relation avait pris fin, dans de tragiques circonstances. Il y avait été obligé ; pour ne pas devenir fou, pour ne pas sombrer au fond du gouffre, suffoquer dans un monde pour lequel il n’était pas fait et qu’il avait supporté pour celle qu’il avait longtemps considéré comme l’amour de sa vie.
Le photographe proposa deux options pour leur prochain arrêt, l’intimité et la tranquillité de son appartement ou la neutralité d’un café. Le professeur lui confia sa préférence, avançant des arguments qui plaisaient à Manek et auxquels il avait également pensé. Décidément, les deux hommes semblaient avoir une perspicacité commune et une façon de réfléchir qui leur correspondait bien. Le blond se sentirait également certainement plus à l’aise chez lui. Bien que peu habitué à se faire des connaissances et encore moins à les inviter, il ne se sentait pas gêné aujourd’hui. Alex était l’une de ses seules rencontres nouvelles, si on pouvait l’appeler ainsi, en ville et la seule qu’il ait invitée chez lui. Alastar devenait ainsi la deuxième personne à qui l’Allemand ouvrait ses portes, lui laissant l’opportunité (peut-être pas très intéressante, tout dépend) de se faire un avis sur son univers professionnel et personnel, à la fois. « Ca me va parfaitement, et je peux vous proposer du café. » Il réfléchit une seconde et ajouta, assez naturellement : « Ou du thé. », faisant ainsi référence aux origines de l’astrophysicien. Manek avait eu l’occasion d’aller au Royaume-Uni pour le travail, et il avait bien cerné la passion des Britanniques pour le thé ; cela allait bien au-delà du simple cliché.

Une fois la ville traversée pour atteindre son logement, le blond trouva une place de parking sans trop de difficulté et s’y gara promptement. Laissant son passager sortir, il verrouilla son véhicule, et remarqua que l’expression faciale indéchiffrable dudit passager avait légèrement changé : en réalité, il pouvait y lire des sentiments. Un indice lui vint rapidement avec le commentaire sur le quartier dont Alastar lui fit part. Manek répondit d’abord par un sourire un brin amusé, se mettant en route dans la direction du bâtiment où se trouvait son appartement. « Je n’avais pas le cœur à vivre dans une grande maison vide sur les hauteurs. J’ai préféré choisir le quartier où les bâtiments vont le moins haut et dénaturent le moins le paysage. » Nul besoin d’expliquer qu’il n’était pas quelqu’un attiré par l’urbanisme et les buildings. Il n’était pas Américain, encore moins un ange de cette ville. Les grands espaces, ça, c’était son truc. Des forêts à perte de vue, le bruit du torrent non loin, les pieds mouillés d’être allé pêcher, et les bras engourdis d’avoir fendu du bois toute la journée. Voilà le genre de contentement auquel il aspirait. Et voilà ce qu’il avait. Une vie sordide et ennuyeuse à Los Angeles.

Le remerciement, il ne s’y attendait pas vraiment. Après tout, c’était d’abord lui qui était venu chercher l’aide et les connaissances de Black. Il avait seulement proposé un plan « d’évasion » qui avait eu la chance de fonctionner facilement. Mais il se rendait compte à présent du poids des paroles prononcées par cet homme, un peu plus tôt, qui semblait désespéré d’être coincé à cette conférence, parmi les curieux et les connaisseurs. Peut-être, finalement, se rendaient-ils mutuellement utiles ? L’idée lui plut à cet instant. Il accueillit la gratification avec un sourire chaleureux, puis sentant comme une sorte d’appréciation nouvelle, il dit sur un ton qui se voulait léger : « Ne me remerciez pas tout de suite, vous ne savez pas encore dans quoi je vous embarque. » Mais au fond, il espérait sincèrement attiser sa curiosité et son intérêt.
Ils prirent les escaliers, l’ascenseur étant en panne, et au troisième étage, ils purent entrer dans l’appartement de Manek. Lumineux à souhait, spacieux car dénué de meubles embarrassants et oppressants. D’un geste de la main, il engloba la pièce centrale : « Faites comme chez vous. » dit-il simplement, en récupérant la veste de son invité. Il alla d’abord dans la cuisine, il jeta un œil à l’heure, et étant dans le milieu de l’après-midi, il servit un verre d’eau à Alastar, en plus du sien. Il était encore trop tôt pour proposer autre chose. L’Allemand lui tendit son verre, puis ne perdit pas son temps : « Je ne vais pas vous retenir éternellement, si vous voulez, je peux commencer à vous montrer la pièce qui me sert d’atelier. » Et il prit le chemin d’une pièce à l’entrée de son couloir, juste avant les chambres ; une pièce assez grande, sans fenêtre évidemment. Là, se trouvaient les bacs où trempaient ses clichés habituellement, mais aujourd’hui vides. Cela faisait un petit moment qu’il n’avait pas touché à ses appareils en dehors du travail, et donc que du numérique. Il se déplaça jusqu’à des étagères, remplies de classeurs, de pochettes de tailles différentes. Il en sortit plusieurs, les posa sur une grande table vide, et commença à disposer des clichés qu’il aimait particulièrement. La nature dans toute sa splendeur, la faune sauvage dans sa plus grande intimité, mais aussi l’océan, les montagnes où l’on pense voir l’infini derrière elles. « Je travaille actuellement pour un magazine de mode, mais ça, c’est ce que j’aime faire. Et j’aimerais travailler sur le ciel, lui rendre hommage de cette façon-là. »
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