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 Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster

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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster   Lun 12 Fév - 12:23

« Lola s’il te plait dépêche toi, on est en retard ! » Je râle encore, non pas parce qu’on est finalement en retard mais plutôt de voir qu’une femme, même au plus jeune âge, est tout de même en retard. Gamine de 5 ans un peu trop futée, elle a très vite compris que se rendre à l’école n’était pas quelque chose de plaisant pour elle. Ou du moins aimait-elle s’y rendre les premières minutes en voyant ses amis mais aussitôt revenait-elle pour ne pas rester plus longtemps et rentrer dans sa classe. Mais il était plus particulièrement important qu’elle s’y rende aujourd’hui. Un message m’était parvenu ce matin, un peu trop effrayant et menaçant à mon goût et dont l’auteur ne se faisait pas connaître. Un simple rendez-vous avait été fixer à une adresse incertaine, un vieux bar assez reculé, un de ces bars que j’utilisais lors de mes rendez-vous avec d’autres membres de cartels du temps du vivant de Roxanne et de la renommée du cartel Dilaurentis. Ce genre d’endroit où personne n’a peur de tirer sur l’autre si jamais l’envie ou le besoin se fait sentir. Les pauvres propriétaires n’avaient jamais rien demandés mais nous le faisions tout de même, c’était devenu ce genre d’endroit très peu fréquentable par des personnes dites correctes mais ce sont ces genres d’endroits que j’ai fréquenter pendant bien des années. Tuant lorsque cela était utile, laisser quelqu’un de vivant n’était pas vraiment dans mes priorités lors de ces précédentes années, autant dire que maintenant j’en payais le prix fort avec de nombreux ennemis dans les pattes. Alors il n’est pas étonnant que l’auteur de ce message était l’une de ces personnes voulant ma mort. Voilà pourquoi il était important que ma fille se tienne éloignée de moi aujourd’hui, qu’elle soit dans un lieu sûr même si je trouve les écoles pour ces mômes un peu mal assurée à mon goût, remarque qui avait profondément blessée cette pauvre prof. Mais bref, passons.

Une fois Lola rentrée dans l’école, j’avais le restant de la matinée pour me préparer, enfiler les armes que j’avais gardées dans la maison pour les mettre sur moi. Un couteau glissé dans ma poche,  mon revolver à la ceinture et correctement caché par ma veste et me voilà prêt, plaçant une enveloppe remplie de billets pour la babysitter de la petite lorsque l’école se terminera. Rien d‘autre ne compte à part la protection de ma fille, tout étant prévu si jamais les choses venaient à mal tourner. J’avais peur, non pas pour moi mais pour elle. Je ne savais pas comment Jaz’ allait pouvoir comprendre le choix que je venais de faire au cas où les choses viendrait à finir pour moi. J’ai peur car je ne sais pas comment va pouvoir réussir cette petite fille si jamais je venais à mourir à mon tour, elle finissait pourtant par s’accrocher à moi au final, oubliant peu à peu sa mère dont elle ne connaît toujours pas la triste disparition. Cela elle le saurait plus tard mais ce n’est pas encore le bon jour, et jamais, jamais elle ne saura que c’est moi qui ait pu tuer Roxanne.

L’heure était venue. Le regard perdu dans de sombre pensée, je me suis donc rendu sur le lieu de rendez-vous, peinant à comprendre qui pourrait m’en vouloir encore à ce point alors que je me suis rangé depuis plus d’un an à présent. Aucuns morts depuis plus d’une grande année, plus un seul mort depuis la mort de Roxanne, la dernière que j’ai pu mettre sur ma longue liste. Les pieds de plomb, j’ai marché de ma voiture jusqu’au bar. Mais curieusement ce n’était pas l’un de ces bars miteux auquel je m’attendais finalement, l’endroit est calme et propre, correctement tenu, et je referme un peu plus ma veste en cuir autour de moi, la serrant pour que le flingue ne se voit pas. Il n’était pas encore l’heure mais je savais qu’il valait mieux pour moi d’arriver en avance, mieux valait de voir l’ennemi arrivé plutôt que de se faire observer tel une souris s’approchant trop près d’un piège. Non, je voulais être en position de force, découvrir par moi-même qui venait de me donner ce rendez-vous. Je sais que je saurais le reconnaître dès l’instant où il franchira la porte du café en question. Une bière à la main, je me suis alors posté sur une table assez reculée qui donnait un champ de vision restreint sur la porte d’entrée de l’établissement. J’avais assez de vue dessus pourtant, assez pour pouvoir regarder les gens rentrer. J’ai très peu patienter jusqu’à ce qu’une tête connue passe à son tour la porte. Et mon sang se figea alors que je découvrais la personne, était-ce réellement possible d’avoir des menaces venant de lui ?! Voulait-il vraiment me voir pour parler de ce que j’avais fait ? Mais que savait-il réellement de moi à présent ? Trop d’années nous séparait encore, trop de temps s’était écoulé entre notre dernière rencontre alors pourquoi revenait-il aujourd’hui ? Que pouvait-il bien me vouloir ? Il me vit et je me redressais un peu sur mon siège. Le saluant d’un petit signe de tête alors qu’il arrivait à ma hauteur. « Buster. » Dis-je simplement, me demandant à quoi je dois bien m’attendre désormais et surtout ce qu’il me veut et si, par hasard, je n’étais pas l’auteur d’un crime contre l’un de ses hommes revenus dans le FBI ? Il faut dire que je n’ai pas vraiment fait l’historique ou le passé de chaque personne que j’ai pu tuer ...
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Buster Marshall
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MessageSujet: Re: Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster   Mer 28 Fév - 17:58

Affalé sur le canapé d'un des salons du 2nd QG de la Delta Force de LA, le Colonel Marshall écoutait à peine ses soldats s’esclaffer et relater les événements de la dernière mission, l'esprit, et, surtout, le cœur noir de colère, ailleurs... Ces mêmes hommes qui le quitteraient dans si peu de temps, ses putains de compagnons qu'on lui arracheraient sans pitié, jamais aucune dans le milieu. État merdeux de mes deux. État major de son véritable nom, mais tout le monde s'en tapait, au fond (surtout lui). Comment pouvait-on lui faire une chose pareille ? Buster n'en revenait toujours pas, même après tout ce temps. Égoïstement, il prenait tout pour sa gueule, c'était forcément contre lui, pour lui faire fermer sa trop grande gueule à lui, puisqu'il était bien connu que son état major ne pensait qu'à lui. Mais les motivations, s'il n'y avait que ça pour le rendre fou. N'avait-il pas déjà suffisamment pris ces dernières années ?! On lui devait respect et loyauté, bordel, c'était la moindre des choses ! Bon, si il se montrait totalement franc et ouvert d'esprit sur le moment (ce qui n'était pas envisageable), en y réfléchissant, depuis trois ans il faisait régner la loi de la jungle au taf et tout le monde se prosternait à ses pieds. Ce n'était peut être que le juste retour des choses, mais bon sang que c'était rageant et que ça n'avait rien de respectable dans un métier où l'on prônait autant de valeurs saccagées en de simples décisions prises à la va vite par des abrutis finis. Il n'avait toujours rien déclaré à son escadron. Un manque de courage, vous croyez ? Surement pas. Pour qui le prenez-vous ? Mais il n'avait pas le droit. Ahah. La bonne vanne de merde. Lui retirer son droit à l’honnêteté envers les siens, c'était probablement la dernière chose à faire, qu'allaient-ils penser de lui le moment venu où la mascarade serait dévoilée au grand public ? Mais voilà, Buster était un gentil con, il suivait les ordres comme Bubulle le suivait partout où il allait... quelle comparaison, au passage. Et en parlant de ce gros couillon, le voilà qui débarquait en trottinant dans le salon, tout heureux de retrouver son petit monde, tout heureux de venir frimer avec sa nouvelle décoration accrochée à son harnais beige. Un petit sourire amusé se faufila sur les lèvres du supérieur bougon alors qu'il se redressa légèrement pour venir grattouiller la tête de son compagnon d'un geste vif de la main. Au moins, lui, on ne le lui retirerait jamais. « Mon Colonel, ça vous dit un p'tit poker ? » s'exclama aussitôt Potter, dans un grand sourire chaleureux, profitant du soudain retour à la réalité de son supérieur avant qu'il ne se renfrogne de nouveau comme il avait tendance à trop le faire ces derniers temps. Tous les regards se tournèrent vers lui et le militaire soupira exagérément. Comment était-il censé résister à ces gars-là exactement ? Il était pris au piège et Bubulle ne lui vint pas en aide, décidant de se mettre dans leur camp à eux, en sautant aux côtés de son maitre pour venir s'asseoir à sa droite... et prendre une place considérable sur son lieu de tranquillité. Buster retirait toutes ses bonnes pensées qu'il avaient pu avoir à son égards quelques minutes plus tôt. Saleté de clébard. Putain qu'il ne voulait jamais mettre fin à toutes ces conneries... « Allez, mais v'nez pas chialer après ! » s'exclama le barbu en titre, ne pouvant retenir un immense sourire carnassier dont seul lui avait le secret. Il se redressa pour taper d'un coup sec la table du milieu, paré pour commencer à jouer, arrachant des sourires et des exclamations de joie de ses hommes.

Les heures passaient dans la base et bientôt, il reverrait son ancien compagnon dans un bar en plein Downtown. Chris. Enfin, ça c'était le plan de base. Stick to the fucking plan! comme Buster aimait à gueuler habituellement, alors, que, le plus souvent, c'était lui qui changeait les approches en cours de route... Mais, bref, 'pas l'sujet, il espérait que, cette fois-ci, tout se passerait selon ses espérances. Premièrement, que le camarade fantôme se présente, ce serait déjà pas mal. La suite ? Il improviserait, certainement. Cool, le plan, pas vrai ? Buster était un homme curieux et très alerte lorsque ceux à qui il tenaient venaient à changer, et dans le cas précis du bon vieux Chris... à disparaitre sans aucune explication ! Ce petit con l'avait énervé, au début, c'était putain d'vrai. Mais il avait fouiné, Buster, parce que... Bon, ça se faisait pas, ce genre de trucs, mais il s'en foutait pas mal, le militaire sans gêne. Et il s'était avéré que Chris s'était fourré dans des affaires bien plus sombres que prévu. La mort de sa femme, il en avait eu vent, mais s'il avait pensé au début qu'il n'y avait eu que cela -c'était pas si mal, qu'on se l'entendent bien-, il pouvait bien aller s'rhabiller. Un cartel, des meurtres et affaires louches à la pelle... Il espérait sincèrement que tout ce ramassis de connerie n'était pas lié à Chris. Que c'était une erreur ou... Sincèrement, il voulait le croire. Mais à quoi cela servait-il d'espérer l'impossible ? De toute façon, il n'avait plus de temps à accorder à ses pensées vagabondes qu'il devait déjà se rendre au lieu du rendez-vous qu'il avait lui même fixé dans un bar qu'il avait l'habitude de fréquenter à l'occasion. (genre, il assume pas le mytho, il fréquente tous les bars de LA dès qu'il peut xD) Si le brun ne pointait pas le bout de son nez, ben, tant pis, il se paierait de quoi boire et profiterait d'un moment tranquille, il en avait si peu. Et il retenterait une approche autrement, plus subtile, peut être. (mdr comme si c'était possible, ça) Une fois la porte poussée, Buster se crut dans un fucking western, à examiner les lieux d'un regard suspicieux tel un cowboy cherchant le bandit s'étant caché dans le saloon. Le dit bandit trouvé, le militaire resta bien quelques secondes sur place à l'observer, sans bouger un petit doigt. C'est qu'il s'attendait pas à le voir immédiatement en rentrant. C'était presque trop simple, trop beau et trop... Trop TROP pour être vrai, quoi, 'voyez. Il se reprit bien vite et se dirigea vers lui de son pas animal qu'on lui reconnaissait. « Buster. » Ouais. C'était lui. Il s'appelait toujours comme ça. Bah ouais, Chris. « Alors, t'y a vu que du feu, l'bandit. » souffla Buster dans un petit sourire malicieux alors qu'il commandait déjà de quoi étancher sa soif à une charmante jeune femme, qui, à peine l'ayant vu, savait déjà quoi lui proposer. C'était peut être pas le moment de plaisanter. Et à en voir la tête méfiante de Chris, ça l'était même pas du tout. Vraiment pas. Mais bon, c'était la spécialité de Buster, de foncer tête baissée dans les subtilités pour mieux les saccager. « Chris, Chris, Chris... » répétait le militaire en soufflant légèrement, alors qu'il faisait valser son whisky dans sous verre. Il tint à peine quelques secondes un silence de réflexion avant de lui déclarer, très honnêtement et un poil plus sérieusement. « Rassure-toi, je n'cherche rien du tout. » Il reporta son attention sur son interlocuteur pour venir planter son regard sincère dans ses rétines voilées par le doute et la suspicion. « À part peut être à comprendre ce qu'a foutu mon pote toutes ces années. » râla Buster dans un grognement à peine caché. Ainsi, il ne dévoilait rien sur ce qu'il savait ou non, mais il savait des choses et il avait besoin d'en savoir plus. De connaitre la vérité.
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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster   Lun 12 Mar - 18:11

Je ne suis pas à mon aise dés l’instant où cette lettre est tombée dans ma boîte telle celle que l’on peut retrouver dans la série Desperate Housewives. A croire que ma vie ne peut se résumer à l’histoire d’une de ces femmes au foyer qui passent leur temps à radoter sur le dos des voisins et des voisines. Mais je ne suis pas une mégère qui passe son temps à espionner ce qu’il se passe dans sa rue. Non, je préfère garder un œil sur ma vie en général, prendre soin de ne pas me mettre en danger et encore moins mettre en danger la vie de ma petite fille. J’ai tellement vécu de manière à protéger un groupe qu’à présent vivre pour Lola n’est pas un problème, au contraire cela me permet de pouvoir virer doucement sur un autre terrain et de pouvoir tenter de vivre une vie normale de père peut-être un peu trop protecteur envers les inconnus avec un petit air louche. Je n’aime pas les autres et tout le monde semble suspect tant que je n’ai pas pu faire ma petite enquête. Alors lorsque j’ai reçu ce morceau de papier, le monde s’est comme écroulé autour de moi. C’était le cœur battant que j’avais franchi les portes du bar et c’est en patientant nerveusement que j’ai fini par voir l’auteur de la lettre pointer son nez dans l’établissement. Je l’aurais reconnu entre mille, d’un par ce visage qu’on ne peut guère oublier une fois que l’on a été sauver par cette personne ou tout simplement parce qu’on a fait partie d’une même unité par le passé. Ce sont des gens qu’on ne peut simplement pas effacer de nos mémoires, cela relève du défi d’oublier le front, d’oublier les combats et toute cette haine qui se dégage de l’ennemi. On ne peut pas retirer de nos mémoires les premiers meurtres, ceux qui m’ont permis de ne plus rien ressentir lorsque je suis arrivé dans le cartel de Roxanne pour franchir chaque échelon jusqu’à devenir son garde du corps mais surtout son bras droit. Une personne de confiance … L’homme dont je prononce le nom l’est aussi ou l’était en tout cas. Je reste tout de même nerveux, sur mes gardes alors qu’il semble aussi décontracter, cela me semble trop faux et tellement suspect que je préfère ne pas relâcher la pression que j’ai sur les épaules, le cœur battant toujours autant alors que je me souviens à quel point lui aussi était bon soldat à l’époque.

Mon nom résonna à plusieurs reprises dans sa bouche alors que je gardais un œil méfiant sur lui, n’osant même pas reprendre mon verre en main pour le porter à mes lèvres, gardant cette attitude neutre de l’homme qui s’attend à des représailles, qui sait qu’il joue gros finalement. Je ne fixais pas son verre mais bien ses yeux, captant le regard de l’homme qui venait d’arriver avec cet air trop décontracter. Mais le ton qu’il utilisa ensuite me permit de me laisser aller contre le dossier de ma chaise, soufflant légèrement quand le soulagement m’inondait presque. Mais alors pourquoi ? Je n’eu pas à prononcer un mot qu’il continuait sur sa lancée, me demandant alors ce que j’avais bien pu faire pendant toutes ces années. Me pinçant les lèvres, me rapprochant de la table, prenant à mon tour mon verre entre les doigts pour boire une légère gorgée de whisky qui s’y trouvait. Le liquide ambré me brûla la gorge mais me rappela à la réalité. Buster n’allait certainement pas lâcher le morceau de si tôt.

« Je ne peux pas te dire grand chose sans te foutre dans la merde à ton tour. » Je finis par dire, plantant mon regard dans le sien pour lui prouver que c’est bel et bien sérieux. Un sourire naquit ensuite au coin de mes lèvres alors que je pensais à tout ce merdier dans lequel je me trouvais, de ce foutoir gigantesque dans lequel je me bats encore. « Mais je te rassure, c’est fini. Je suis un homme honnête maintenant. » Continuais-je en essayant de plaisanter un peu. Je n’aimais pas ce ton trop formel, cette rencontre trop étrange qui sonnait fausse. Ce n’est sûrement pas de cette manière que j’aurais pu imaginer des retrouvailles avec d’autres membres de l’armée. Mais il me restait tout de même une question en tête, pourquoi me faire autant flipper ? « Tu t’es prit pour gangster pour m’envoyer une lettre aussi dingue ? » Demandais-je alors avec avec le sourire, tentant le ton de l’humour alors que la question est très sérieuse. Après tout, Buster a pu changer depuis toutes ces années et la crainte de me faire choper pour mes actes passés est tout de même bien présente encore. Et avec une gamine en bas âge qui commence à prendre ses marques ce n’est pas du tout le moment de faire de la merde.
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Buster Marshall
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MessageSujet: Re: Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster   Lun 23 Avr - 19:55

Buster ou le roi des fouineurs. Le Derrick texan au sourire vengeur. Mais, Buster, c'était avant tout l'impulsif frondeur qui se moquait des conséquences tant qu'elles ne touchaient pas sa belle gueule ni celles des siens. Alors, forcément, lorsque les infos lui étaient tombées gentiment entre les dents, l'animal, de prime abord tout content, s'était rapidement rembruni. Son bon vieux Chris. Il avait bien retrouvé ses traces, c'était le but, et aussi ravi et fier de constater cette victoire, elles n'étaient pas vraiment toutes jonchées de paillettes comme il avait naïvement espéré les trouver. C'était même tout le contraire. Quelle catastrophe ambulante, celui-là, alors ! Pourtant, mauvais joueur, le Colonel contenait presque sa joie de faire de nouveau face à son allié et ami, se contentant de garder son rôle de mystérieux prédateur qui lui allait si bien. Pour faire bonne figure, et puis mieux valait y aller doucement. Ils avaient à s'expliquer. Ils avaient à se "réconcilier". Mais rien ne pressait. Buster était là, et Chris devrait s'y faire. Buster était là, et il ne bougerait pas. « Bah, t'sais, ça fait un moment que je suis plus à une emmerde près. » ri légèrement le miliaire, tout en avalant une gorgée de son breuvage auburn, le regard pétillant de malice. Il était une véritable tempête à lui tout seul et il ne s'en cachait pas, ou plus. À quoi bon, maintenant ? Son expérience et son histoire s'étaient chargées à sa place de lui forger cette armure destructrice. Si l'US Army le respectait sincèrement pour tout ce qu'il était et faisait, il était prêt à parier, qu'à ce jour, elle ne serait pas si malheureuse de le voir six pieds sous terre. Alors, non, les histoires de son ancien camarade ne l'effrayaient pas plus qu'elles ne le désintéressait. Il voulait comprendre autant qu'aider. Peut être les deux si c'était possible, mais pour ça il fallait d'abord regagner la confiance du bandit... et jouer le mauvais flic n'était pas forcément la meilleure idée qu'il ait eu, sans doute. « Peu importe son ampleur. » finit-il plus doucement, plantant un regard appuyé sur son interlocuteur durant quelques secondes. Il ignorait ce que lui savait et le petit jeu consistant à titiller la méfiance de l'un et la sincérité de l'autre commençait à s'effriter miette après miette... et probablement que ça vacillait dans les deux camps. Mais ils n'étaient pas ennemis, tous les deux, et ne l'avaient jamais été. La déclaration ironique de l'acolyte lui décrocha un franc sourire amusé. « Ouais, ça s'voit. Mais la vérité, c'est qu'tu comprends vraiment pas c'que j'fous là et que ça te démange de m'faire cracher la vérité, pas vrai ? » Le ton de l'amusement s'effilait avec les mots. Buster pouvait sentir la réticence et le stress torturer Chris à des kilomètres à la ronde et ça l'emmerdait vraiment. La question demeurait perturbante, elle parmi tant d'autres : Pourquoi était-il aussi inquiet ? Pour qui, surtout. Il devait forcément y avoir une explication. Une personne qu'il protégeait, car cet homme, il le savait, n'agirait certainement pas de cette façon s'il n'y avait eu que sa vie en jeu. Un long soupir las s'extirpa finalement des lèvres du barbu alors qu'il secouait sa tête de gauche à droite de désapprobation. « Allez, relaxe un peu, tiens, c'est pour moi. » Une main légèrement relevée et un billet déposé. Ainsi deux verres leur firent apportés sur le comptoir.

« Tu t’es prit pour gangster pour m’envoyer une lettre aussi dingue ? » Le sourire narquois toujours en coin, son regard ombragé plus méticuleux porté sur les traits tendus du plus jeune des deux baroudeurs. « Tu m'connais, toujours dans la théâtralisation, la subtilité... » énuméra le Colonel avec sarcasme, en guidant ses mots avec des gestes vagues de sa main libre. « On sait tous les deux qu'tu serais pas venu si je t'avais invité à une barbecue party. » conclut-il plus sérieusement et plus amèrement, surtout, le regard un brin fuyant. « J'ai mes sources, et je suis là. Mais t'as rien à craindre de moi ou d'mes gars. » Haussement d'épaule désabusé. Ce n'était que la vérité, s'il voulait en savoir plus en détail, il lui suffirait de demander s'il l'osait.

« Il s'en est passé des choses depuis notre dernière rencontre. J'ai gravi des montagnes et me voilà au sommet. J'bosse toujours pour l'armée et notre putain d'pays. Tu sais, rien n'a vraiment changé. La guerre, la fraternité, la paix, toutes ces conneries... » Buster se tut, un instant, le regard fixé au loin sur les néons sombres du bar, hésitant. Puis, finalement : « Ou plutôt si. Il y a bien deux ou trois trucs qui ont foutu l'camp. Ma vision de l'intégrité et d'la loyauté ont été défoncées, notamment. Pourtant, quand j'te vois, j'me souviens de leur véritable sens, et ça, Chris, ça n'a pas d'prix. » La rage en son état de pure honnêteté. Bordel, évidemment qu'il pouvait se confier à lui ! La question ne devait même pas se poser ! Il ne jouait à aucun jeu avec lui. Mais l'évidence était telle; Chris avait du passer par de sérieuses phases pour en arriver là, à ne plus reconnaitre un allié d'un ennemi. Peu importait pour Buster ce qu'il avait fait ou ferait, on ne trahissait pas un frère de guerre, et on se tiendrait toujours à ses côtés. Alors il était là, peut être trop tard, peut être trop tôt. Mais il était là. Et tout ça, toutes ces valeurs et toutes ces années de terreurs, les avaient-il oubliées, Chris ? Il en doutait. Buster n'était pas là contre lui. Il ne se tenait pas contre sa vie. Il était là en tant qu'ami, ou du moins il espérait que ça avait toujours son sens pour lui aussi. « Fais pas l'con, ou alors le fais pas tout seul, partage un peu. » finit-il dans un clin d’œil, le ton plus détendu et joueur. Une gorgée de whisky puis, la nonchalance et l'attitude chaleureuse innée du leader refleurissaient déjà de plus belle. Il était heureux de revoir sa tête dans les parages.
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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster   Dim 20 Mai - 18:11

Je se souvenais, je se remémorais avec une facilité déconcertante les premiers pas que j’avais pu faire dans l’armée. Les premiers pas sur le territoire ennemi, les premiers pas dans notre camp de base, les amitiés qui se sont crées au sein d’une même équipe, les hommes qui partagent la même envie : rendre le monde plus sûr, arrêter ces connards, leur faire sauter le crâne sans se faire sauter avant. Ne pas crever, se soutenir, vivre pour pouvoir les faire mourir. Rendre un monde agréable aux yeux de leurs femmes, de leurs enfants, de leur vie future qu’ils s’imaginaient au coin d’une cheminée dans un monde en paix. Un verre à la main, se remémorant à ce moment-là qu’ils se trouvaient sur le chemin de la guerre plus tôt, que les bombes explosaient mais que peu important car ils étaient les uns avec les autres pour veiller sur eux. Que si l’un était en mauvaise posture, un autre venait l’aider. Un sacré lien de solidarité qui ne pouvait qu’aider toute personne à comprendre que le monde n’était pas forcément rempli de chose cruelle, de personne cruelle, de connerie que leurs putains de pays avaient pu créer un jour. Ouais, c’était une belle époque, j’ai fais la guerre auprès d’homme de valeurs et empli de courage. Mais tout a été terminé lorsqu’elle est morte.
S’en est alors suivi ce monde où l’on ne sait pas à qui l’on peut faire confiance, que même si cela fait des années que l’on est auprès d’une personne tout peut changer en quelques secondes, de mauvaises paroles, de mauvais gestes et tout pouvait s’arrêter d’un claquement de doigt. Les doigts de Roxanne en l’occurrence. Roxanne et son envie continuelle de vengeance que j’ai fini par apprendre, de la mort de son mari par ses propres mains … De son sourire alors que les têtes tombaient une à une et moi, mo derrière elle alors que je l’aidais dans ce massacre … Neuf ans plus tôt désormais, des années passées dans ce monde sanguinaire et sans pitié, faire confiance n’avait plus aucune signification lorsque l’on sait que je faisais confiance à Roxanne mais que j’ai fini par lui tirer une balle. Rien n’était réel, la merde du monde était présente parce que l’homme est un être insensible lorsqu’il s’agit de sa personne, je n’ai pas fait exception. J’ai adoré voir nos ennemis se tordre de douleurs comme j’ai fuis lorsqu’ils nous poursuivaient. « T’aurais pu avoir d’autres idées qu’une connerie de menace. » Dis-je, à demi amusé de sa réflexion, il n’avait pas tort après tout. Je ne serais pas venu dans d’autres circonstances. Trop prévisible peut-être. Il me connaît. « J’ai aucune ide de ce que tu peux savoir, mais le truc est mort, le chef est mort, les membres se sont barrés en se partageant la merde restante. Je fais partie de la merde restante. »

J’écoutais alors Buster, Buster avec qui j’ai commencé les combats sur le terrain et une fois rencontré nous ne nous étions plus quitté. C’est ça une équipe, un groupe soudé. Ne jamais être trahi étant une base fondamentale, valeur qui s’est perdue au fil du temps et de mes nouveaux objectifs : tuer, tuer les assassins de l’amour de ma vie, morte avant notre mariage … Morte alors que je n’étais pas présent. « T’aurais déjà dû savoir en regardant tous ces connards de sauvage là-bas que ces valeurs se perdaient. » Dit-il sur un ton d’humour qu’il peinait à retrouver. Bien trop inquiet, bien trop stressé à l’idée que Lola soit encore en danger. Mais ce n’était que Buster, et jusqu’à maintenant il n’avait jamais représenté un danger. Il montrait patte blanche alors je pouvais au moins me détendre. « Si tu vois encore tout ça en me regardant, c’est que tu as un sacré tas de merde dans les yeux Buster. Je suis plus le même, j’ai pas continuer dans le bon sens, je m’en bouffe les doigts maintenant mais c’est comme ça. J’y changerais rien, je dois juste éviter de crever, je ne peux plus me le permettre. » Continue-t-il sur de légères confidences. Je me détendais, il faut l’avouer, la menace étant réellement passée à présent. Sauf que la question lui brûlait encore les lèvres, pourquoi faire tout ça pour le revoir ? Pourquoi vouloir revoir un type qui a filer du mauvais côté ? Il imita son ami en portant le verre à ses lèvres, le scrutant d’un regard curieux et non plus suspicieux à présent. « J’arrive pas à comprendre une chose. » Finis-je par dire. « Qu’est-ce que tu fou ici ? Si tu sais qui je suis devenu alors tu sais qu’on cherche juste une preuve pour que je finisse derrière les barreaux, que je suis devenu une des personnes les plus recherchées certainement, alors pourquoi Buster ? Pourquoi te donner tant de mal pour revoir un homme qui n’est plus le même depuis toutes ces années ? » Question posée, je reportais le verre sur la table, attendant avec impatience une réponse qui pourrait satisfaire mon envie d’en apprendre plus. Un léger rire s’échappa de ses lèvres. « Tu es pas en mission j’espère, parce que je te préviens tu n’as plus aucune chance de me battre au combat, je connais les ficelles maintenant. » Car je me souvenais encore de nos chamailleries de gamins, un temps révolu, envolé, parti en fumée.
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MessageSujet: Re: Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster   

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Sur une échelle de 1 à 10, tu vaux au moins 11. ♥ Buster
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