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 Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥

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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Mer 14 Fév - 13:54



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



C’était complètement ridicule. Je n’avais que très peu de jours de repos. Et quand bien même j’en avais, je travaillais généralement à la maison. Toujours plus de travail. Et en plus de cela, j’arrivais à harceler les gens au travail, tandis qu’ils étaient sûrement heureux que je sois absente pour la journée. Rien que pour les couper dans leur bonheur, je m’en faisais un malin plaisir ! Vous avez dit sadique ? Absolument ! Aujourd’hui, en revanche, mon programme était différent. Non, je n’allais pas bosser sur le prochain mensuel. Non, je n’allais pas passer du temps avec mes enfants, mais plutôt avec celui d’un autre. Lola. Une petite fille plutôt… Maladroite, si je puis dire. Désignée de maladroite depuis qu’elle m’avait sali l’un de mes chemisiers préférés. Il avait beau être de la saison dernière, si je l’avais reporté, ce n’était pas pour rien. Mais non. Une tâche ingrate de chocolat et de chantilly quasi fondue l’avait totalement ruiné à jamais. J’avais dû me résigner, après passage au pressing, de devoir la jeter. Pas sans larme. C’était un tissu trop fragile. J’étais même persuadée que le tissu en question avait lui aussi versé quelques larmes quand il a compris quel serait son sort. La poubelle. Je pourrais me le racheter, certes, mais ce ne serait pas pareil. Ce chemisier m’avait été offert par le couturier en question, il avait également une valeur sentimentale professionnelle. Mais soit, c’était fait, c’était du passé. Là, vous êtes certainement en train de vous demander pourquoi j’accepterais d’aider cette gamine dans son français, d’autant plus que je m’étais pris la tête avec le père de celle-ci. C’est bien normal… Cet homme avait été d’une grossièreté sans nom, un être abjecte, comme un insecte répugnant qu’il fallait écraser au plus vite. Je l’avais haïe du plus profond de mon être, lors de cette première rencontre. Et pour tout avouer, c’était encore le cas. Je détestais cet homme. Je détestais sa façon de parler. Je détestais sa façon de s’habiller. Je détester sa coiffure abominable. Je détestais sa gamine qui osait verser du chocolat sur n’importe qui. Je détestais tout chez lui. Puis je l’avais revu. Cette deuxième rencontre ne m’avait, certes, pas foutu un autre chemisier, mais m’avait plutôt coûté de nombreuses heures de libres. Heures libres foutues en l’air, à défaut d’un autre chemisier. Décidément, voir cet homme me coûtait toujours quelque chose. C’est pourquoi, je me préparais devant ma glace, maquillant mes yeux, puis mes lèvres, tandis que mon teint avait déjà été fait. Je coiffais mes cheveux, il ne fallait pas qu’une seule mèche ne soit pas en place. Non pas que je voulais être belle pour lui, non. C’était simplement une habitude, j’avais une réputation à tenir. La prêtresse de la mode devait toujours être bien coiffée, bien maquillée, bien habillée et bien chaussée. Et puis, c’était mon petit moment rien qu’à moi, là où je prenais soin de ma personne. Je pouvais passer trois heures dans la salle de bain sans soucis. Au moins, on ne m’ennuyait pas à ce moment-là, car on savait directement qu’il fallait revenir plus tard, sous peine de se voir jarter à coup de talons aiguilles dans le derrière. Les plus aventuriers tenteront mais n’y reviendront jamais, c’est moi qui vous le dis.

Arrivée devant chez lui, je me demandais à nouveau ce que je foutais ici. Sa maison semblait pittoresque, avec un jardin à l’herbe bien jaune, à côté de celle où je vivais. Une maison à son image, ceci étant dit. Et pourtant, nous habitions dans le même quartier, ce qui avait le don de me faire sourire. Nous n’avons pas les mêmes valeurs. #rillettesbordeauchesnel #sponso #placementdeproduit. J’imaginais sa gosse jouer dans cette herbe qui méritait un petit arrosage ou une bonne pluie… Ah non, elle préférait manger des glaces, c’est vrai ! Bon Vee, arrête de retarder l’échéance, va sonner. S’il y a une sonnette… Je sortais de ma voiture, direction la porte d’entrée de l’affreux type. Qu’est-ce que je foutais réellement ici alors que je le haïssais ? Telle était la question. Pourquoi avais-je accepté déjà ? Ah oui, il m’avait fait de la peine. J’étais déjà sur le point d’accepter lors de notre première rencontre, mais il avait préféré m’insulter à nouveau en se tirant comme un voleur. Mais j’avais pensé que, si c’était moi et que j’avais un problème de communication comme celui-ci avec mes enfants, j’aurais souhaité qu’on me vienne en aide. C’est bon, j’étais posté devant sa porte d’entrée, je sonnais. Plus question de faire marche à arrière en prétextant un problème au magazine, avec mes enfants ou encore un empêchement dû à un rendez-vous avancé. J’aurais su, j’aurais dû me lancer dans le métier de professeur, j’aurais eu ma première élève facilement et grâce à une fichue glace quémandée cinquante fois d’affilée.


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Mar 20 Fév - 11:32

J’avais revu l’autre femme hystérique de l’autre jour pour un putain de chemisier tâché. Je me souviens encore de sa tête alors que j’étais complètement morte de rire suite à la bêtise de Lola. Bon c’est vrai que ce n’est vraiment pas bien de rire des conneries de ses gosses mais là je dois avouer qu’elle avait fait fort ce jour-là. Je me souviens que trop bien de la mine complètement défaite et énervée de l’autre dinde. C’était vraiment drôle en y repensant, c’était vraiment vraiment vraiment amusant. Bon ça l’a été un moment avant qu’elle ne commence à passer ses nerfs sur ma gamine alors j’ai repris les choses en main et de fil en aiguille … Bah je l’ai envoyé sur les roses parce qu’elle me faisait chier. Mais on s’est revu par la suite, on a parler de nouveau et une nouvelle fois nous nous sommes prit la tête. Elle est énervante et égoïste et n’a vraiment pas l’un de ces caractères sympas où l’on peut encore essayer de se dire qu’il y a quelque chose dans le fond qui va nous faire changer d’avis sur la personne. Non, Venus est chiante et elle le restera tout le restant de sa vie. Mais au moins avait-elle accepter quelque chose : faire comprendre à Lola qu’il était temps de parler une autre langue que son français habituel. Même si les choses s’améliorent tout doucement il ne fallait pas précipiter les choses non plus et donc un enseignement de la langue ne peut que lui faire du bien finalement. Bien entendu l’aide de sa nouvelle amie, Mélodie, lui fait un bien fou. Elle peut comprendre certaines choses désormais sans grand mal ou alors c’est uniquement avec moi qu’elle fait sa tête de mule ce qui ne serait pas vraiment étonnant finalement. Mais les choses s’arrangent doucement vu que l’année est doucement passée, que le courant aussi s’établit entre nous deux et qu’on s’apprivoise avec lenteur mais l’on fini par avoir cette relation père fille que j’aurais dû avoir avec elle depuis sa naissance. J’en veux à Roxanne pour cela, je lui en veux de m’avoir caché les premiers instants de cette petite fille qui lui ressemble tellement car j’aurais terriblement aimé voir ses premiers pas ainsi que ses premiers caprices car je me demande si elle a toujours été comme sa mère, avec les mêmes mimiques sur le visage …

Certes je ne le saurais jamais, aucune photo, aucun souvenir à garder de cette période de vie … Au moins maintenant je suis avec elle et je tente de la protéger aussi bien que possible même si je dois avouer que protéger une gamine de ses chutes du toboggan ainsi que de ses chutes de balançoires n’est pas vraiment une tâche facile. Du coup, je la protège seulement de notre passé, à sa mère et à moi, en empêchant chaque ennemi de lui faire du mal car les empêcher de connaître l’existence de cette petite est impossible maintenant qu’elle est sur le sol Américain. Alors je fais avec et espère du plus profond de mon cœur que rien ne pourra lui arriver. Je ne me le pardonnerais pas.

J’ai à peine le temps de terminer de préparer Lola qu’elle coure de nouveau dans le jardin pour jouer avec le chiot. Oui, je lui ai acheter un chien au final parce qu’au moins ça nous fait un bon chien de garde par la suite mais aussi cela lui fait un super compagnon de jeu pour me laisser tranquille. Pas n’importe qu’elle race non plus, un berger allemand bien entendu. Il obéit assez bien au final, mieux que la gamine en tout cas. Mais je n’ai pas plus le temps de les observer jouer ensemble que l’on vient sonner à la porte d’entrée, l’origine m’en fait à moitié sourire et à moitié soupirer car je sais qui je vais trouver de l’autre côté de la porte. Venus. Alors j’essaye tant bien que mal d’afficher un beau sourire sur mes lèvres pour ouvrir la porte d’un plein coup. « Bonjour la créatrice de mode ratée. » Je ne peux m’empêcher de lui dire pour la saluer alors qu’elle se trouve sur le pas de la porte avec un air aussi ravi que le mien. « Mais je t’en prie, entre ! Je ne voudrais pas te retrouver morte sur le pas de ma porte. » Et j’enchaine, je sais que j’abuse mais je ne peux pas m’en empêcher. C’était déjà mon mode de fonctionnement avec Roxanne lorsqu’elle tirait la gueule alors pourquoi arrêter avec une autre personne. « Lola est derrière, j’ai pensé que nous pourrions nous installer sur la terrasse. » Dis-je finalement sur une note plus sérieuse en lui indiquant le chemin à suivre dans la maison pour se rendre dans le séjour ainsi que la terrasse donnant sur le jardin. Le chiot se mit soudainement à aboyer en voyant Venus à l’intérieur, il accourut d’ailleurs vers celle-ci mais je l’attrapais en plein vol pour qu’il ne finisse pas avec ses pattes sales sur la nouvelle tenue de la râleuse. « On va éviter les autres conflits ! » Je lui souris alors que Lola arrivait en courant pour saluer la nouvelle venue.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Jeu 15 Mar - 23:02



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



Que pouvais-je bien vouloir faire de mon jour de repos ? Donner des cours de français à une insupportable gamine, naturellement. Et puis, ce n’était pas pour les beaux yeux du père que j’avais fini par accepter. Loin de là. Les hommes comme celui-ci, plus que je les évitais, mieux je me portais. Un homme arrogant, se trouvant étrangement drôle, d’une autorité sur sa fille des plus discutables, sans aucune remise en question envisageable. Un abruti, en somme, et sans être vulgaire. Intérieurement, des mots imprononçables devant des enfants, traversaient mon esprit. Un homme haïssable si facilement. Alors pourquoi avais-je bien accepté cette demande de sa part ? Je me le demandais encore. Mais soit, j’étais bien rendue devant chez lui, dans l’attente qu’on m’ouvre la porte. Il s’agissait certainement d’une forme de pitié pour lui et sa fille, comme si je me sentais obligée de faire une BA, me voyant comme la bonne samaritaine du jour. La porte s’ouvrit finalement, alors qu’un peu plus, je tournais les talons pour faire marche arrière. « Bonjour la créatrice de mode ratée. » Délicat. Monsieur commençait bien, Monsieur savait accueillir, Monsieur se prendrait presque le talon aiguille de ma Louboutin dans l’œil. Je laissais l’ignorant se marrer tout seul, tandis que j’arborais une expression faciale des plus impassibles. « Enlevez-moi tout de suite de sourire satisfait de votre visage après cet accueil des plus ridicules. » Décidément, ce type était toujours autant idiot que la dernière fois. Je me demandais bien pourquoi j’avais cru que ça aurait pu changer si cet animal était dans son espace naturel. Une espèce rare qu’est cet homme, une espèce qui mériterait d’être en voie d’extinction. « Mais je t’en prie, entre ! Je ne voudrais pas te retrouver morte sur le pas de ma porte. » Ok, alors premièrement le type me tutoie comme si nous étions subitement devenus des amis. En l’occurrence : absolument pas. Et deuxièmement, c’est quoi cet humour des plus absurdes ? « J’ai plutôt peur de mourir à l’intérieur. Le palier semble plus safe, mais soit. » J’en regretterais presque l’herbe jaunie de son allée, ternissant la beauté de la maison qu’elle ornait. S’il pense que son humour ridicule est une bonne technique de drague, il a tort de penser ainsi. A peine rentrée, j’avais déjà envie de prendre mes jambes à mon cou et fuir dans l’autre sens, ne plus rien à voir avec cet homme et qu’il se débrouille tout seul avec sa fille. Mais j’avais une certaine contenance, j’avais eu affaire maintes fois à des abrutis, il n’était pas le premier ni le dernier. Je savais les gérer avec toute la classe qu’il m’avait été donnée. Mais qu’il ne s’attende pas à ce que je rie à ses imbécilités, je n’avais aucunement signé pour cela. « Lola est derrière, j’ai pensé que nous pourrions nous installer sur la terrasse. » dit-il finalement. Enfin une parole sensée et sérieuse, qui plus est. « Très bien. » répondais-je simplement avant de le suivre vers ladite terrasse. J’entrais dans son antre. Une très jolie demeure, à mon plus grand étonnement, malgré l’étalement de tous les jouets de son enfant. Cela me faisait me remémorer quelques souvenirs du passé, lorsque mes enfants avaient le même âge que Lola. J’en étais presque nostalgique. Je m’apercevais que malgré son allure de dur, l’homme était tout de même un père. Un père qui aimait sa fille, avec qui il souhaitait converser aisément, et c’est pour cela qu’il avait fait appel à mes services. Alors oui, je n’avais pas été spécialement emballée par l’idée, et lui non plus ne semblait être le premier à vouloir passer quelques heures de ses journées à mes côtés, mais le besoin était présent pour lui. Voilà que je lui trouverais presque une part d’humanité ! « Ma foi, vous avez du goût pour la décoration. La peluche de votre fille sur le canapé rend à la pièce toute sa beauté. » le taquinais-je, prenant comme une sorte d’aisance étonnante avec lui. Et ça, c’était avant la catastrophe ! C’était en arrivant devant la terrasse qu’un molosse sorti de nulle part me fonçait droit dessus. Un hurlement de fillette se fit entendre de ma part. Pas que j’avais peur des chiens, juste que j’avais peur des chiens aux pattes affreusement sales. Nuance. « On va éviter les autres conflits ! » dit-il simplement en se retournant vers moi avec le chien dans les bras. Mon dieu, Monsieur savait sourire. Moi, non. « Tous créés par votre faute, je précise. » marmonnais-je en regardant si une seule trace de boue n’était perceptible sur mes vêtements haute couture. « Pourquoi avoir un tel chien ? C’est votre chien de garde ? Rassurez-vous, on sait très bien à la devanture qu’il n’y a rien à voler ici. » m’agaçais-je, pleine de mauvaise foi. Je suis sûre qu’il regrettait déjà d’avoir évité le drame, mais qu’importe. Non, je n’avais aucune tâche. Heureusement, il l’avait intercepté avant. Mais oui, j’étais tout de même énervée. La ménopause, diront mes enfants, des amours avec leur mère pourtant bien jeune. Finalement, Lola me faisait face et j’arborais mon plus beau sourire. Oui, elle, elle y avait droit. Son père, jamais. « Bonjour Lola, comment vas-tu ? » lui demandais-je en me baissant vers elle afin d’être à son niveau. Je ne savais pas d’où elle tenait sa beauté, mais certainement pas de son paternel, sans conteste. « Je suis venue pour t’apprendre à parler anglais afin de communiquer plus facilement avec ton abruti de père. Tu es prête à apprendre ? » lui expliquais-je en français, afin qu’elle comprenne bien ce que je disais, bien qu’elle s’était déjà fortement améliorée en anglais, on sentait qu’elle était tout de même plus à l’aise. A cet âge, ça apprenait vite. « On s’installe à table ? » proposais-je à la petite fille avant de me retourner vers son père. « Oh oui, je prendrais bien un café si vous le proposez ! » lui dis-je en tentant un sourire, sans qu’il ne l’ait, bien sûr, proposé au préalable. Monsieur savait accueillir, dis donc. En espérant ne pas lui demander le monde !


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Jeu 12 Avr - 21:04

Une femme imbuvable qui souhaite tout remporter et garder en sa possession. Tiens, j’ai déjà vu ça quelque par non ? Sous un doux nom qui ne laissait rien apercevoir de la sévérité de la personne qui le portait. Roxanne … Ce phénomène humain était tellement horrible avec toutes les personnes se trouvant autour d’elle qu’elle réussissait à se faire respecter et haïr de tout le monde en même temps. Seul le cartel comptait, seul les siens comptait et tous les autres constituant une menace devenaient automatiquement ses ennemis. Autant dire que j’ai dû la protéger de beaucoup d’entre eux à travers les années, que je l’ai même soutenue lors d’un assassinat d’un mari dont elle rêvait de se venger depuis de nombreuses années. Je n’avais jamais demandé plus d’explications à ce niveau, peut-être aurais-je du à l’époque car maintenant je ne saurais même pas expliquer à notre gamine pourquoi sa mère à tuer son mari et comment elle en est arrivée à venir à la tête d’une puissance respectable avec un nom sonnant avec fierté. Et tout ces conneries j’y pense à cause de qui ?! A cause de ce fort caractère aussi chiant que pouvait l’être la mère de ma fille, une femme que je ne peux m’empêcher de traiter avec mon humour habituel, celui auquel Roxanne avait également droit pour ne rien cacher. Ce qui avait le don de l’agacer beaucoup, comme Venus finalement, car la réplique à son accueil ne se fait pas attendre une seule seconde de plus. Elle réplique du tac au tac et je ne peux pas m’empêcher de continuer de sourire. Si elle n’était pas aussi casse couille peut-être que j’aurais aimer sympathiser avec elle. Je dis bien peut-être. Je l’accompagne donc à l’intérieur de ma récente demeure. Enfin, bientôt un an finalement que je vis ici avec Lola, un an que la silhouette de Roxanne avait disparu des radars sans que tout le monde n’ose encore y croire.

J’amène la nouvelle venue sur notre terrasse, le chiot ne tarde d’ailleurs pas à s’élancer vers nous en délaissant son jeu avec la petite fille. J’eu droit à d’autres commentaires de la part de la créatrice en vogue mais pourtant je ne pensais uniquement à cette bestiole qui s’élançait de toutes ses forces vers nous pour pouvoir l’attraper au vol avant qu’il n’atteigne la nouvelle venue. « Les conflits ne sont pas tous de ma faute vu qu’ils n’ont lieu que lorsque tu te trouves en notre compagnie. » Je souris de plus belle, relâchant un chiot un peu plus calme qui s’en alla retrouver un os à mâchouiller plus loin dans l’herbe. « La déco sera entièrement faite par Lola, désolé qu’elle ne soit pas à ton goût mais … Je m’en fou complètement. » Pour pouvoir lui répondre à sa première question alors que je faisais tout de même attention à ce que notre chien ne puisse pas salir ses vêtements. Ca m’apprendra à vouloir être un minimum sympa. « En ce qui concerne le chien, il est utile lorsque l’on sait ce qui traine devant la porte. » Et je sais de quoi je parle, j’en connais un rayon sur ce qui peut vivre ici. Entre les personnes des autres cartels qui souhaitent me faire la peau et la sécurité de Lola, rien ne sera jamais assez. Je sais que j’y passerais un jour, que je vais certainement crever d’une balle en pleine tête ou dans le cœur, ce ne sont pas les bons tireurs qui manquent dans cette ville. Mon sourire s’estompa à l’instant même où je mentionne ce qui se trouve devant la maison, dans la ville, dans les rues. Lola prit place face à Venus et se saluèrent en français comme si la gamine n’avait jamais rien oublié. Tu parles, comment aurait-elle pu oublier la langue qu’elle parlait avec sa mère ? La blessure s’ouvrit légèrement mais se referma aussitôt que Lola eut fini de me rapporter avec le sourire que notre chère prof de français venait sympathiquement me traiter d’idiot. Avec un gros mot bien sûr, histoire de permettre à ma fille de rire aux éclats. Un sourire au coin des lèvres, je ne réplique pas, laissant ma fille rire de la remarque de Venus car même si elle ne m’appréciait pas elle était tout de même venue jusque chez moi. « Je vais vous cherchez à boire à toutes les deux. » Me retournant pour aller dans la cuisine en passant par la large baie vitrée, je les laissais toutes les deux discuter. Au moins les choses s’amélioraient avec un franc succès, Lola m’acceptant comme son père finalement. Je préparais donc un café pour Venus et un jus d’orange pour Lola, profitant de leur absence pour pouvoir mettre des pailles roses à petits froufrous dans les deux boissons et le tout sur un petit plateau que je portais à l’extérieur. « Les boissons de ces dames ! » Je m’exclame en posant le café devant Venus avec sa jolie paille tandis que Lola est heureuse de recevoir la sienne. Je me penche un instant à l’oreille de Venus, sourire aux lèvres et trouvant ma plaisanterie hilarante. « Ca, c’est pour m’insulter dans une langue que je ne connais pas. » Je me redresse alors, sachant que j’avais deux ou trois choses à faire dans le garage. « Bien, je vous laisse, vous avez sûrement beaucoup de choses à apprendre l’une de l’autre. » Et je tourne les talons pour me diriger vers l’intérieur de la maison, retrouver le coffre rangeant mes armes pour pouvoir les nettoyer, ne comptant pas être interrompu pendant les prochaines trente minutes minimum.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Mer 5 Sep - 22:30



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



Je me demanderais toujours pourquoi je suis venue jusqu’ici. Pourquoi est-ce qu’un élan de bonté m’avait pris pour que je débarque dans la maison de cet ignoble individu et de sa maladroite de fille ? Pourquoi est-ce qu’il fallait que je sois si bonne avec le monde qui m’entoure ? Je vous jure, trop de gentillesse en moi. Je devrais être couronnée pour cela ! Mais trêve de plaisanterie, parce qu’actuellement, je rigolais vachement moins. Le fait d’être dans son intérieur me perturbait. Finalement, j’entrais dans l’intimité d’un inconnu. Enfin, non, pas si inconnu que ça si on considère que j’ai sondé son caractère de cochon. Je me disais que je faisais une bonne action au premier pas de l’allée. Je me disais que c’était un service que je rendais à la petite fille au deuxième pas. Je me disais que si je pouvais aider un père en détresse je devais le faire au troisième pas. Et rapidement, j’étais arrivée devant la porte et atterrissait carrément dans son séjour. C’était du rapide avec lui. Je me demandais s’il arrivait à ramener des femmes ici avec son sale caractère, ou si elles fuyaient toutes comme j’aurais dû le faire. Bien sûr, rien à voir avec une aventure avec lui. Bon sang, ô que non ! Mais j’aurais dû fuir dès notre première rencontre. Déjà, ça m’aurait fait économiser de la salive, plutôt qu’elle se perde dans le vide. Et puis, j’aurais économisé du temps et de l’énergie. Décidément, cet homme n’était que poison. La simple petite remarque amusée sur son intérieur le faisait vriller. « La déco sera entièrement faite par Lola, désolé qu’elle ne soit pas à ton goût mais … Je m’en fou complètement. » Avais-je dit que ce n’était pas à mon goût ? Aucunement. Alors y avait-il raison pour préciser qu’il s’en fout complètement ? Absolument pas. Mais je passais. Décidément, c’est homme qui demande qu’on laisser passer beaucoup de chose. Je me demandais comment la maman de Lola faisait pour le supporter. Brave dame. Enfin, finalement, elle devait supporter Lola bien plus que Christopher. Sinon, il aurait pu communiquer avec sa fille depuis un bon moment déjà. Réfléchissais-je beaucoup trop sur cette histoire qui ne m’intéressait guère ? Absolument. Autant râler sur le chien - ô combien mignon soit-il - pour penser à autre chose. « En ce qui concerne le chien, il est utile lorsque l’on sait ce qui traine devant la porte. » répondait-il, m’hérissant les poils. Pourquoi tout ce qui pouvait sortir de sa bouche était soit méchant, soit flippant ? Il aurait pu parler des voisins, mais son ton dramatique en disait plus. Quelque chose de beaucoup plus simple, qui me foutait trop les pétoches pour demander. De toute façon, je n’avais pas envie d’en savoir plus ! Christopher était décidément un homme mystérieux. Il m’intriguerait presque, mais je préférais me diriger vers sa fille beaucoup plus mignonne à mon goût. Au moins, elle, elle souriait, et pas que lorsqu’elle sortait des imbécilités. Pas comme son père !

Ainsi, j’engageais la conversation à la brunette, non sans pouvoir parler méchamment du papa alors qu’il était juste à côté. Je devais avouer que j’étais bien contente, c’était une petite revanche personnelle. D’autant plus que ça faisait bien rire la demoiselle. Et encore, ça va, j’étais soft, j’aurais pu faire pire. Mais quel était l’intérêt avec la fille du concerné ? Il n’y en avait pas. Du coup, je garderais toutes mes remarques pour moi. Je m’installais alors à table, demandant un café de la façon la plus polie possible. Et c’est rapidement que mon café arrivait devant mes yeux, orné d’une belle petite paille à froufrous. Primo, qui met des pailles dans un café ? Deuxio, c’est incroyable comme je ne l’imagine absolument pas acheter de telles pailles. Tercio, j’aurais tellement souhaité être la caissière à ce moment-là. Mon dieu, j’ai souhaité pour la première fois dans ma vie être caissière ! Venus Blossom, ressaisie-toi ! « Ça, c’est pour m’insulter dans une langue que je ne connais pas. » me dit-il au creux de l’oreille. Je me pinçais les lèvres pour ne pas sourire, comme si j’avais été prise en faisant une bêtise. Bordel, c’est qu’il m’avait presque fait rire. Je ne répliquais pas. « Bien, je vous laisse, vous avez sûrement beaucoup de choses à apprendre l’une de l’autre. » annonçait-il, me laissant champ libre avec sa fille. Bizarrement, je trouvais ça charmant qu’il parte. Déjà, ce serait plus simple pour dialoguer avec la petite, sans qu’il soit derrière à rien comprendre. Mais surtout parce qu’il laissait quand même sa fille dans les bras d’une inconnue, en quelques sortes. Certes, j’étais arrivée chez lui, presque sereine. Mais lui, il défiait tout. J’aurais très bien pu être une psychopathe, prendre Lola et me barrer à tout jamais. Apparemment, il m’offrait sa confiance. J’appréciais, bien que ça me surprenait énormément.

La conversation s’enchaîna alors avec la petite. Nous apprenions à nous connaitre, conversions en français mais tentions également d’y caler quelques mots anglais. Cette gamine était adorable. Bien qu’un brin maladroite comme j’avais pu la connaître. J’aurais pu tenter de chopper des informations sur le père au passage, des anecdotes croustillantes ou de quoi le ridiculiser à un moment ou à un autre ; mais je préférais me pencher sur tout autre chose. « Dis-moi Lola, ça se passe bien avec ton papa ? Ta maman te manque ? » Et si je manquais de tact, je ne pouvais rien y faire. Je n’avais jamais été douée avec les gosses. « Dites-lui simplement que sa mère est partie. » m’avait-il demandé à la sortie de ce café, lors de notre première rencontre. Et si jamais elle s’attend à ce qu’elle revienne un jour ou l’autre ? La tristesse ne serait-elle pas plus lourde ? J’écoutais les propos de la petite. Elle avait une mine assombrie en parlant de sa mère, mais disait bien s’entendre avec son père malgré tout, qu’il la traitait bien et qu’il lui avait même acheté une nouvelle peluche la semaine dernière. « Ah oui ? C’est celle qui est sur le canapé, non ? » lui demandais-je, ayant repéré l’odeur de la nouveauté. La petite acquiesçait et courrait la chercher pour me la montrer à nouveau. A cet instant-même, j’avais l’impression d’avoir plus vécu avec cette petite fille, plutôt qu’avec mes propres enfants. J’avais tout loupé. Et finalement, cette petite fille aura également une absence de mère. Et c’est alors qu’elle me demandait si je savais où sa mère était… Le malaise était présent. J’étais gênée que ce soit à moi de le dire. J’avalais une bonne gorgée de café avant. « Ta maman est partie. » Direct. Je voyais les larmes monter au bord de ses yeux. Sérieusement, pourquoi avais-je aborder le sujet ? Il allait croire que j’avais fait quelque chose de mal à sa fille ou je ne sais quoi. La panique ! « Mais tu sais, tu pourras toujours compter sur ton papa. Il sera toujours là pour toi, Lola. » ajoutais-je immédiatement, comme si ça aidait à faire passer la pilule de l’annonce. Allez chuuut, calm down. Oui, j’appréhendais l’arrivée du père !


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Jeu 13 Sep - 21:39

Venus … Que dire d’elle ? Chris n’était pas sûr de la bonne formule de politesse à user avec elle. Il n’était pas au point de la détester malgré le caractère de petit diable qu’elle semble posséder mais il n’était pas au point non plus de lui déclarer tout l’amour de monde comme il serait capable de décrire tout son amour à ce forum, de la joie qu’il ressent lorsque, le matin, il observer les petits messages postés sur le flood, les jeux, tout ce qu’il peut en suivre sur cette merveille du monde bien sous estimé, il surveille les agissements de cette petite foule parce qu’il la considère comme une petite famille, sa petite famille pour être plus précis et pour rien au monde il n’échangerait sa place contre un autre. Malgré les coups durs, les bas fonds que la vie peut offrir c’est avec un brin de sourire qu’il arrive toujours à relever la tête. Parce qu’il y a ces personnes fantastiques qui l’entourent, des personnes auxquels on ne dit jamais assez « je t’aime » et qu’on ne voit pas assez également. Et encore, c’est faible comparé à tout l’amour qu’il leur porte, à cet amour que l’on peut donner, encore et encore sans limite parce qu’on sait que ses amis resteront là quoi qu’il en soit que malgré vents et tempêtes tout leur résistera et c’est ce qu’il souhaite du plus profond de son cœur : que rien ne change, jamais.

Mais malgré cette parenthèse romantique qui ramène l’homme dur et froid qu’il est à une vie presque normale, il se retrouve tout de même à frotter, aussi amoureusement que la déclaration qu’il vient de faire, son arme. Il ne savait pas sur quel pied dan face à Venus : d’un côté elle semblait le haïr aussi profondément qu’il déteste avoir tuer la mère de sa fille et de l’autre elle est tout de même venue se présenter devant sa porte pour tenter une approche calme et tranquille avec Lola. Alors que penser ?

Il terminait le nettoyage de la première lorsqu’il crut que des pleures résonnaient dans la maison. D’abord, fronçant les sourcils, il interrompit tout mouvement pour pouvoir tendre l’oreille. Lola semblait s’agiter et les aboiements du chiot finirent par le convaincre que la petite était en pleur … Cela allait finir par devenir une manie … Il se releva à contre cœur de sa tâche, replaçant les armes cachées, à leur place, dans les tiroirs avant de retourner vers le salon où les deux demoiselles semblaient avoir trouvé refuge. Il resta silencieux, très calme en observant Venus tenter par tous les moyens de calmer la petite. Seul Chris connaissait le point faible à présent, le seul et unique point faible qu’il avait réussi à trouver à cette petite : des bonbons. Si seulement il avait réussi à trouver le point faible de sa mère à l’époque peut-être n’aurait-il jamais dû la tuer ou du moins terminer dans une fusillade en plein centre ville. Mais il observa une minute ou deux, le temps de voir la blonde se débrouiller. Elle qui disait avoir des enfants, les avait-elle au moins élevé ? L’ancien membre de cartel fini par douter des propos qu’elle lui avait tenu mais qui était-il pour juger un parent ? Lui-même ne devait pas être très convaincant dans ce rôle. Il finit par se montrer à la lumière du jour, tranquillement il se glissa dans la cuisine sans dire un seul mot, ouvrit le placard pour retrouver le bocal multicolore qu’il surnommait le bocal à miracle. Le chiot ne disait plus un mot depuis que l’homme était entré dans la pièce et la petite fille, curieusement attirée par son père se mit par arrêter les pleurs tout en reniflant bruyamment. « Lola, tu veux un bonbon ? » La petite, le visage recouvert de larme se mit à hocher rapidement de la tête en se calment peu à peu. « Alors viens, je ne vais pas te le lancer. » Docilement elle avança, prit le bonbon sans dire un mot, l’œil brillant des larmes qui venaient encore de couler sur ses petites joues rondes. Chris s’accroupit à sa hauteur, chassa les larmes de la petite fille avant de lui sourire. « Tu peux me dire pourquoi tu pleures ? » Lui demande t-il en murmurant, la petite ne dit rien, s’enfuit vers le jardin le chiot sur les talons et s’installa sur sa balançoire pour manger les bonbons. Chris poussa un soupir en se redressant et une fois s’être assuré que Lola ne recommençait pas à pleurer, il se tourna vers Venus. « Sa mère ? » Une simple question alors qu’il connaissait déjà la réponse, quoi d’autre aurait-il pu troubler le calme que la petite menait en ce moment ? Perdu face à l’ampleur du problème, il ajouta : « Je sais que ce n’est pas la meilleure solution. Mais elle a bien assez de mal à s’adapter comme ça elle n’a pas besoin d’apprendre le pire. » S’il n’avait pas tuer Roxanne … S‘il n’avait pas tirer ce jour-là, s’il s’était rendu à la raison, s’il avait pu parler avec elle, s’il avait pu la convaincre qu’un plan était possible … S’il avait su l’aimer.

« Je ne dois pas faire un père très convaincant, et je suppose que tu dois bien en rire, mais c’est comme ça, je ne vois pas d’autres solutions. » Reprit-il après un silence, il se montrait désormais sans sa carapace. Il était comme tout le monde finalement malgré le froid et la distance qu’il met généralement avec tout le monde.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Ven 14 Sep - 20:27



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



Mes enfants m’avaient maintes fois reproché de ne pas avoir été assez présente pour eux durant leur enfance, ou encore maintenant. Ce que je pouvais tout à fait comprendre. J’avais un métier qui demandait beaucoup de temps. Et ce temps était à passer dans les locaux de Her. Ou bien avec Her, dans les autres bureaux des autres magazines pour lesquels j’avais travaillé. Finalement, j’avais loupé toute leur enfance, je n’avais que très peu partager avec eux. Je crois même me souvenir que celle qui avait vu les premiers pas de Kyle n’était pas moi, mais la nourrice de l’époque que j’avais engagé parce que j’étais trop prise. Je n’étais pas non plus la personne que Luna était venue voir quand elle avait perdu sa première dent de lait pour la mettre sous son oreiller le soir. Ce n’était toujours pas moi la première appelée par l’école de mes enfants quand Luna était tombée du toboggan ou que Kyle s’était bagarré avec un camarade. Non, car je n’avais pas le temps de répondre à mon téléphone certaines fois, et qu’il était plus rapide de joindre la nourrice. Mère pathétique, inexistante. Et là, à quoi je jouais ? Je partageais un moment doux, simple, avec la fille d’un autre. Une gamine qui m’avait pourtant plus qu’énerver à notre première rencontre, avec un père des plus irritants. Je faisais n’importe quoi. J’aurais pu être chez moi, avec mes enfants, plutôt qu’ici. J’aurais dû. Mais le temps avait passé. Trop passé. Beaucoup trop. Mes enfants semblaient avoir laissé tomber l’affaire. Ils ne luttaient plus, ne me demandaient plus. Désormais, c’est moi qui les retenais certains soirs, dans l’espoir de partager un moment convivial devant un film à la télévision. Je me voyais en train de faire une partie de petits chevaux ridicules, buvant un chocolat chaud que j’aurais préparé moi-même, des sourires et rires à gogos. A la place, c’était une soirée avec pour le jeu le roi du silence, les yeux plus rivés sur le téléphone portable de chacun plutôt que sur la télévision. On devrait résumer le film qu’on en serait tous les trois incapables. Absurde. Et encore plus absurde de faire attention à une autre fille que la sienne.

J’avais vu comme mes enfants avaient souffert de l’absence de leur mère, et là, j’étais face à une petite fille qui allait connaître le même sort. Un sort non rectifiable, contrairement au leur qui aurait pu être réparable si j’avais été moins sotte et moins attachée à mon travail. J’avais envie d’épauler cette petite, sans pour autant vraiment savoir la raison. Elle était si jeune, innocente, candide, inoffensive, crédule. Elle ne connaissait encore rien de la vie et de ses difficultés. Elle ne se doutait pas que la vie était une montagne russe avec des hauts et des bas, plutôt vertigineux des fois. Alors il fallait lui dire. Je n’avais pas souhaité le faire la première fois, mais il fallait arrêter de remettre ça à plus tard. Si personne ne pouvait le faire, je le ferais. La réaction de Lola ne se fit pas attendre, et je me doutais que son sourire allait se transformer en coulée de larmes. Christopher était tout de même un homme difficile à cerner. Il paraissait froid, mystérieux, dur. Il manquait bien souvent de tact avec une dame, d’un aplomb incroyable à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Et il avait cet autre aspect, cette facette plus douce, plus attendrissante. Je ne disais pas non plus qu’il était touchant, adorable ou quoique ce soit. Non. Mais là, à côté de sa fille, dans son environnement, il était plus… fréquentable, disons. Cet homme était un paradoxe à lui tout seul. Il m’insultait la première fois, pour ensuite m’inviter chez lui et me confier sa fille. Voyez la logique. Il arrivait même à me laisser sa fille seule, sans lui à côté. J’en étais flattée. Surprise, puis flattée. Seulement, je restais à peine trois minutes seule avec elle, et j’arrivais à la faire pleurer toutes les larmes de son petit corps. Super. Vraiment, je n’avais pas l’instinct maternel. Je redoutais la venue du père, comme si j’allais me faire gronder ou que sais-je. Il arrivait, calme, trop calme, et lui offrait un bonbon. Je le regardais agir, silencieusement dans mon coin, et demander à sa fille pourquoi elle était dans un tel état. Là, je me suis dit que j’allais en prendre plein la face, mais elle s’était contenté de fuir dans le jardin avec le chien. « Sa mère ? » me questionnait-il, me faisant me mordre la lèvre inférieure. Je déviais même son regard, tellement j’avais honte d’avoir fait pleurer sa fille. Clairement, je n’assumais pas. « Je… Je suis désolée. Je voulais juste que… Je voulais juste lui dire ce que vous m’aviez demandé de lui dire la dernière fois. » m’expliquais-je, bredouillant légèrement. J’aurais préféré que ce soit parce qu’il me troublait, mais c’est juste qu’il m’effrayait un poil. En tant que mère, aussi nulle soit-elle, je savais que les enfants étaient les points faibles de chaque personne. Si on lui faisait du mal, même seulement verser quelques larmes, on était maudit par le parent jusqu’à la fin de notre vie. Et vu le regard sympathique qu’il adressait, je me demandais si je reviendrais vivante de cette visite chez lui. Le silence avait pris place dans le salon. « Je ne dois pas faire un père très convaincant, et je suppose que tu dois bien en rire, mais c’est comme ça, je ne vois pas d’autres solutions. » dit-il finalement, coupant ce blanc pesant. Je remettais en place une mèche de cheveux derrière mon oreille, la pression redescendant. « Je ne suis pas mal aussi dans le genre. » me confiais-je étrangement. Peut-être que j’étais plus à l’aise avec lui après tout cela.  « J’ai peut-être manqué de tact avec Lola. Je n’ai jamais su parler à un enfant. Et pourtant, j’en ai deux. Alors je ne pourrais pas vous juger. A ce que je vois, vous êtes déjà bien mieux que moi. » Et je le pensais. Ils avaient peut-être un peu de mal à communiquer, ne se comprenant pas toujours. Mais ils parlaient. Et c’était déjà beaucoup plus que ce que j’avais été en mesure de faire avec mes enfants quand ils avaient l’âge de Lola. « Voyez. Vous savez déjà que les bonbons la réconfortent. » Je n’étais même pas fichue de savoir ce qu’aimait vraiment mes propres enfants. Quelle mère minable. Mais pourquoi lui disais-je tout cela ? Pour quoi allait-il me prendre ? « Mon dieu, j’ai envie d’échanger ce café par une Margarita maintenant. » avouais-je en soufflant un léger rire gêné, après une telle épreuve. Oui, j’avais envie d’alcool, en plein milieu de l’après-midi. C’était la pression qui retombait, vous dis-je !


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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Sam 15 Sep - 21:35

Il n’avait jamais eu à gérer une crise d’enfant malgré ses gênes lui hurlant que dans sa famille, avant, on prenait son des uns et des autres sans mentir, sans prononcer le moindre mensonge même s’il s’agissait de protéger l’autre. Certes la vérité faisait toujours mal mais si la famille était présente c’était bel et bien pour pouvoir continuer à avancer, nous relever et faire un pas en avant. Il avait lui-même ignorer les rappels, les témoignages d’affection, tout ce qui avait bien pu venir de sa famille lorsqu’il est parti à la poursuite d’un ennemi invisible pour devenir froid, distant, sans cœur, ne ressentant plus rien lorsque qu’une balle sortant de son propre fusil ôte la vie à quelqu’un. Il est devenu ce que Roxanne avait attendu de lui : calculateur, prudent, fidèle. Et on a tous pu observer comment cela se terminait lorsqu’il mélangeait sa famille et sa nouvelle vie : quelqu’un finissait par mourir. Alors était-ce se sentiment de peur de perdre quelqu’un de plus mélangé à cette protection dont il fait preuve qui le pousse à mentir à sa fille ? Certainement. Personne n’est parfait finalement et même s’il n’est jamais trop tard il ne pouvait plus faire machine arrière. La phrase était sortie des lèvres de Venus. Il lui avait demandé après tout … Alors il ne pouvait pas se mettre en colère contre elle. Son monde commençait à tourner, le revirement de situation se faisait doucement, assez pour qu’il puisse observer chaque éventualité pour pouvoir en peser le pour et le contre. Maintenant que Lola avait une partie de la vérité sur sa mère, il allait vivre plus ou moins normalement. Il devait retrouver un travail, retrouver une autre vie mais en changeant de nom. Une première boucle venait d’être amorcée, passée, terminée … C’était à lui de continuer sur la bonne voie, pour elle, pour lui, pour leur semblant de petite famille qu’il tentait de composer.

Venus s’excusa aussitôt, Chris leva la main pour la couper, elle n’en avait nullement besoin il se sentait assez idiot de cette manière. Il aurait dû se mettre dans une rage folle, la colère aurait dû envahir ses veines à l’instant même où les pleurs de la petite avaient retenti de la maison mais il n’en était rien, parce qu’il savait … Il savait que ces larmes résultaient d’un mensonge qu’il avait demandé. Comment en vouloir à celle qui a finalement exécuter de simples ordres ? Oh, si Roxanne avait été encore là, il est certains que Venus aurait fini égorgée sur le sol immédiatement … Mais elle n’était plus là, il n’y avait que lui et ses fantômes qui continuaient à le hanter. Il se confia, surprenant de sa part alors qu’il ne l’avait plus fait depuis longtemps. Au lieu d’accueillit les moqueries auxquelles il s’attendait, Venus lui avoua ses faiblesses également. Haussant un sourcil il s’était tourné vers elle sans un mot, l’écoutant simplement parler, il pensait même entendre une pointe d’envie de la part de Venus de la relation qu’il entretenait avec sa fille puis, cette confession s’envola comme si de rien n’était lorsque Venus demandait un verre. Chris jeta un œil à Lola, assise sur sa balançoire elle allait bientôt changer d’avis pour jouer avec le chiot il ne s’inquiétait pas de cela. Cette gamine était aussi forte et têtue que sa mère, aucun doute qu’elle allait s’en remettre même si c’est cruel à dire.

Œillade jetée, il retrouva un placard de la cuisine se retrouvant en hauteur, sorti une bouteille de rhum puis deux verres. « Je ne suis pas doué en cocktail mais j’ai ça. » Dit-il légèrement penaud avant d’entreprendre une vérification du congélateur pour trouver des glaçons qui plaça immédiatement dans le verre, mélangé à de la limonade citron et l’alcool et voilà le faux mojito version Chris express. Il fit signe à Venus de prendre place dans le salon, installé sur le canapé et verre en main il trinqua avec la blonde avant de boire une gorgée du liquide tout en grimaçant. « J’ai peut-être un peu forcé sur le rhum. » Dit-il en finissant par rire. « Je ne sais pas si les parents normaux boivent un verre au milieu de l’après-midi mais s’ils ne le font pas c’est qu’ils sont fous ! » Affirme-t-il en tentant d’alléger l’ambiance. « Et sinon, je pense qu’on peut se tutoyer, ça devient ridicule ces manières. » Continue Chris sur un ton plus léger. « J’ai appris l’existence de Lola à la mort de sa mère, elle ne m’avait rien dit avant. Depuis, j’apprends sur le tas, comme je peux … » Se confie l’ex tueur en fixant son verre du regard, se confier … Il avait perdu le sens de ce mot il y a bien longtemps et même si c’était étrange pour lui de parler de cette manière à une parfaite inconnue ça lui faisait un bien fou. « Cette gamine à 5 ans et je la connais depuis un an seulement … Si je l’avais connue plus tôt, cela aurait changé bien des choses … » Pense-t-il tout haut sans pouvoir en dire plus. S’il avait su pour l’existence de Lola, si Roxanne n’avait pas tout fait pour lui cacher, si elle ne l’avait pas envoyé gérer ses affaires en Afrique, si elle n’avait pas cacher toutes ces choses, peut-être … Peut-être serait-elle encore en vie, peut-être l’aimerait-il de toutes les forces que son cœur le permettait, tout comme il aime Lola aujourd’hui.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Ven 9 Nov - 2:43



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



Sans m’en rendre compte, je me confiais sans filtre à Christopher, un presque-inconnu. Je n’étais pourtant pas du genre à me confier à quiconque, et encore moins à un type à l’allure louche que je ne connaissais que très peu. C’est dire, je connaissais juste son prénom, en plus de son sale caractère et sa façon d’être décryptés le premier jour. Finalement, j’en savais plus sur sa fille que sur lui-même. Et les confessions sortaient facilement, trop aisément de ma bouche. Comme si j’étais en confiance avec lui, avec qu’il n’en était rien. Je ne cessais de penser qu’il était mystérieux, étrange, d’une nature peu fréquentable. C’était certainement l’absence de sourire qui me faisait penser ça. Si ça se trouve, c’était un homme fort sympathique, le petit rigolo de la bande qui fait marrer tous les copains lors des barbecues. Qui sait. Peut-être qu’il était froid de la sorte qu’avec les inconnus et qu’il se libérait plus une fois qu’il devenait plus intime avec les autres. Et puis, qu’importe ? Ce n’est pas comme si j’avais prévu de devenir amie avec lui. Alors pourquoi j’étais chez lui ? Pourquoi je tenais tant à aider sa fille ? Pourquoi je parlais de mes enfants avec cet homme ? Clairement, j’avais besoin d’un cocktail, d’un verre d’alcool. C’était plus qu’urgent, et je faisais exprimer ma demande. Cependant, je ne m’attendais pas à ce qu’il me serve réellement un verre. Mais j’étais aux anges ! C’était exactement ce qu’il me fallait. Me poser et siffler un verre après de telles confessions. Il faut dire que mes dernières paroles m’avaient miné le moral. Moi qui étais plutôt en joie depuis ce matin – même si ça ne se ressent pas forcément, c’est de la joie pour Venus – j’avais eu un premier coup aux pleurs de Lola, et là, c’était le deuxième qui m’assommait davantage. Alors le verre se présentait bien, je l’en remerciais avant d’y tremper mes lèvres. « J’ai peut-être un peu forcé sur le rhum. » annonçait-il en riant, l’accompagnant de rires après avoir avalé ma première gorgée. « Légèrement. » affirmais-je. Il semblerait que nous étions en train de nous détendre l’un avec l’autre. L’ambiance paraissait moins tendue qu’auparavant, nous étions plus à l’aise. Probablement que les pleurs de Lola, l’attitude de chacun, les confessions dites et à venir, détendaient l’atmosphère, ainsi que nous-mêmes. « Je pense que tous les parents ont forcément bu un verre durant une après-midi compliquée… » ajoutais-je à ses dires. Ou alors, ces parents étaient parfaits, d’une patience incroyable, d’un self-control que je leur enviais totalement.

Finalement, nous commencions à nous débrider. On riait ensemble, et Christopher en profitait pour proposer de passer au tutoiement de manière définitive. Lui, il avait bien passé ce cap depuis un moment, me tutoyant comme si j’étais sa grande copine depuis longtemps, mais moi, je restais attachée au vouvoiement tout ce temps. Soit, j’allais le tutoyer. Je ne voulais juste pas brusquer les choses, mais il semblait être du genre à foncer dans le tas sans prendre de détour. Puis, c’est après cette proposition, que Christopher se lâchait à son tour niveau confessions. « J’ai appris l’existence de Lola à la mort de sa mère, elle ne m’avait rien dit avant. Depuis, j’apprends sur le tas, comme je peux … » m’apprenait-il sans donner de détail, pour ma plus grande frustration. Comment était-il possible qu’il apprenne l’existence de sa fille à la mort de la mère ? C’était atroce. Je me laissais croire qu’ils ne devaient pas être en bon termes avec la mère en question, pour qu’elle ne lui annonce pas l’existence de sa fille à sa naissance. Il avait vécu toutes ces années dans l’ignorance, pour finalement lui avouer des années plus tard, sur le lit de la mort, qu’il était père d’une petite fille. Comme ça, sans pression. Quel choc ça a dû être pour lui. Il a loupé les quatre premières années de sa fille. Quelle atrocité. Je souhaitais rester muette, en attente de plus d’informations sur toute cette histoire, mais il semblerait que ses lèvres se soudaient. Mince, ma curiosité était trop forte, trop présente. J’avais envie de savoir plein de choses : pourquoi la mère était morte – oui, j’ai un peu de curiosité morbide en moi –, pourquoi elle ne l’a pas laissé dans l’ignorance comme elle était bien partie pour pendant ces quatre années, quelle relation entretenait-il avec la mère… Mon dieu, j’étais beaucoup trop curieuse. Une curiosité complètement déplacée, qui plus est. « Ça a dû être un choc pour toi d’apprendre que tu avais une fille de déjà quatre ans à cette époque. Comme une fille cachée jusqu’alors. » lui dis-je, comme une pensée intérieure. « Mais tu as l’air d’avoir trouvé le remède miracle avec elle, elle ne pleure déjà plus et gambade dans le jardin en jouant avec le chien. » complétais-je en regardant par la baie vitrée, donnant vu sur le jardin où se trouvait la petite fille. « En tous cas, tu as une gentille petite fille. Elle est vraiment adorable. » dis-je en souriant tendrement, me rappelant Athéna petite, quand j’étais jeune maman. Où est la machine à remonter le temps ? Que je puisse en profiter désormais, comme j’aurais dû le faire auparavant. « Forcément que ça aurait changé des choses si tu l’avais connue plus tôt. Je pense d’autant plus à la langue. J’ai l’impression que ça a dû être une très dure étape de se comprendre mutuellement. Même si ce n’est pas encore totalement ça non plus, parce qu’avec une simple année on ne peut pas faire des miracles, à cet âge ça apprend vite. » réfléchissais-je à voix haute, avant de vider à moitié mon verre. Ce que ça faisait du bien, c’est fou. « Mais arrête-moi si c’est déplacé comme question, mais j’avoue être curieuse… Pourquoi la mère ne te l’a pas dit plus tôt ? Vous étiez en mauvais terme tous les deux ? » En le demandant à voix haute, je trouvais ça encore plus déplacé que quand je me le demandais dans ma tête. Je prenais un peu trop la confiance avec lui. Mais faut dire qu’il en a trop dit ou pas assez !


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