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 Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥

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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Mer 14 Fév - 13:54



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



C’était complètement ridicule. Je n’avais que très peu de jours de repos. Et quand bien même j’en avais, je travaillais généralement à la maison. Toujours plus de travail. Et en plus de cela, j’arrivais à harceler les gens au travail, tandis qu’ils étaient sûrement heureux que je sois absente pour la journée. Rien que pour les couper dans leur bonheur, je m’en faisais un malin plaisir ! Vous avez dit sadique ? Absolument ! Aujourd’hui, en revanche, mon programme était différent. Non, je n’allais pas bosser sur le prochain mensuel. Non, je n’allais pas passer du temps avec mes enfants, mais plutôt avec celui d’un autre. Lola. Une petite fille plutôt… Maladroite, si je puis dire. Désignée de maladroite depuis qu’elle m’avait sali l’un de mes chemisiers préférés. Il avait beau être de la saison dernière, si je l’avais reporté, ce n’était pas pour rien. Mais non. Une tâche ingrate de chocolat et de chantilly quasi fondue l’avait totalement ruiné à jamais. J’avais dû me résigner, après passage au pressing, de devoir la jeter. Pas sans larme. C’était un tissu trop fragile. J’étais même persuadée que le tissu en question avait lui aussi versé quelques larmes quand il a compris quel serait son sort. La poubelle. Je pourrais me le racheter, certes, mais ce ne serait pas pareil. Ce chemisier m’avait été offert par le couturier en question, il avait également une valeur sentimentale professionnelle. Mais soit, c’était fait, c’était du passé. Là, vous êtes certainement en train de vous demander pourquoi j’accepterais d’aider cette gamine dans son français, d’autant plus que je m’étais pris la tête avec le père de celle-ci. C’est bien normal… Cet homme avait été d’une grossièreté sans nom, un être abjecte, comme un insecte répugnant qu’il fallait écraser au plus vite. Je l’avais haïe du plus profond de mon être, lors de cette première rencontre. Et pour tout avouer, c’était encore le cas. Je détestais cet homme. Je détestais sa façon de parler. Je détestais sa façon de s’habiller. Je détester sa coiffure abominable. Je détestais sa gamine qui osait verser du chocolat sur n’importe qui. Je détestais tout chez lui. Puis je l’avais revu. Cette deuxième rencontre ne m’avait, certes, pas foutu un autre chemisier, mais m’avait plutôt coûté de nombreuses heures de libres. Heures libres foutues en l’air, à défaut d’un autre chemisier. Décidément, voir cet homme me coûtait toujours quelque chose. C’est pourquoi, je me préparais devant ma glace, maquillant mes yeux, puis mes lèvres, tandis que mon teint avait déjà été fait. Je coiffais mes cheveux, il ne fallait pas qu’une seule mèche ne soit pas en place. Non pas que je voulais être belle pour lui, non. C’était simplement une habitude, j’avais une réputation à tenir. La prêtresse de la mode devait toujours être bien coiffée, bien maquillée, bien habillée et bien chaussée. Et puis, c’était mon petit moment rien qu’à moi, là où je prenais soin de ma personne. Je pouvais passer trois heures dans la salle de bain sans soucis. Au moins, on ne m’ennuyait pas à ce moment-là, car on savait directement qu’il fallait revenir plus tard, sous peine de se voir jarter à coup de talons aiguilles dans le derrière. Les plus aventuriers tenteront mais n’y reviendront jamais, c’est moi qui vous le dis.

Arrivée devant chez lui, je me demandais à nouveau ce que je foutais ici. Sa maison semblait pittoresque, avec un jardin à l’herbe bien jaune, à côté de celle où je vivais. Une maison à son image, ceci étant dit. Et pourtant, nous habitions dans le même quartier, ce qui avait le don de me faire sourire. Nous n’avons pas les mêmes valeurs. #rillettesbordeauchesnel #sponso #placementdeproduit. J’imaginais sa gosse jouer dans cette herbe qui méritait un petit arrosage ou une bonne pluie… Ah non, elle préférait manger des glaces, c’est vrai ! Bon Vee, arrête de retarder l’échéance, va sonner. S’il y a une sonnette… Je sortais de ma voiture, direction la porte d’entrée de l’affreux type. Qu’est-ce que je foutais réellement ici alors que je le haïssais ? Telle était la question. Pourquoi avais-je accepté déjà ? Ah oui, il m’avait fait de la peine. J’étais déjà sur le point d’accepter lors de notre première rencontre, mais il avait préféré m’insulter à nouveau en se tirant comme un voleur. Mais j’avais pensé que, si c’était moi et que j’avais un problème de communication comme celui-ci avec mes enfants, j’aurais souhaité qu’on me vienne en aide. C’est bon, j’étais posté devant sa porte d’entrée, je sonnais. Plus question de faire marche à arrière en prétextant un problème au magazine, avec mes enfants ou encore un empêchement dû à un rendez-vous avancé. J’aurais su, j’aurais dû me lancer dans le métier de professeur, j’aurais eu ma première élève facilement et grâce à une fichue glace quémandée cinquante fois d’affilée.


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Mar 20 Fév - 11:32

J’avais revu l’autre femme hystérique de l’autre jour pour un putain de chemisier tâché. Je me souviens encore de sa tête alors que j’étais complètement morte de rire suite à la bêtise de Lola. Bon c’est vrai que ce n’est vraiment pas bien de rire des conneries de ses gosses mais là je dois avouer qu’elle avait fait fort ce jour-là. Je me souviens que trop bien de la mine complètement défaite et énervée de l’autre dinde. C’était vraiment drôle en y repensant, c’était vraiment vraiment vraiment amusant. Bon ça l’a été un moment avant qu’elle ne commence à passer ses nerfs sur ma gamine alors j’ai repris les choses en main et de fil en aiguille … Bah je l’ai envoyé sur les roses parce qu’elle me faisait chier. Mais on s’est revu par la suite, on a parler de nouveau et une nouvelle fois nous nous sommes prit la tête. Elle est énervante et égoïste et n’a vraiment pas l’un de ces caractères sympas où l’on peut encore essayer de se dire qu’il y a quelque chose dans le fond qui va nous faire changer d’avis sur la personne. Non, Venus est chiante et elle le restera tout le restant de sa vie. Mais au moins avait-elle accepter quelque chose : faire comprendre à Lola qu’il était temps de parler une autre langue que son français habituel. Même si les choses s’améliorent tout doucement il ne fallait pas précipiter les choses non plus et donc un enseignement de la langue ne peut que lui faire du bien finalement. Bien entendu l’aide de sa nouvelle amie, Mélodie, lui fait un bien fou. Elle peut comprendre certaines choses désormais sans grand mal ou alors c’est uniquement avec moi qu’elle fait sa tête de mule ce qui ne serait pas vraiment étonnant finalement. Mais les choses s’arrangent doucement vu que l’année est doucement passée, que le courant aussi s’établit entre nous deux et qu’on s’apprivoise avec lenteur mais l’on fini par avoir cette relation père fille que j’aurais dû avoir avec elle depuis sa naissance. J’en veux à Roxanne pour cela, je lui en veux de m’avoir caché les premiers instants de cette petite fille qui lui ressemble tellement car j’aurais terriblement aimé voir ses premiers pas ainsi que ses premiers caprices car je me demande si elle a toujours été comme sa mère, avec les mêmes mimiques sur le visage …

Certes je ne le saurais jamais, aucune photo, aucun souvenir à garder de cette période de vie … Au moins maintenant je suis avec elle et je tente de la protéger aussi bien que possible même si je dois avouer que protéger une gamine de ses chutes du toboggan ainsi que de ses chutes de balançoires n’est pas vraiment une tâche facile. Du coup, je la protège seulement de notre passé, à sa mère et à moi, en empêchant chaque ennemi de lui faire du mal car les empêcher de connaître l’existence de cette petite est impossible maintenant qu’elle est sur le sol Américain. Alors je fais avec et espère du plus profond de mon cœur que rien ne pourra lui arriver. Je ne me le pardonnerais pas.

J’ai à peine le temps de terminer de préparer Lola qu’elle coure de nouveau dans le jardin pour jouer avec le chiot. Oui, je lui ai acheter un chien au final parce qu’au moins ça nous fait un bon chien de garde par la suite mais aussi cela lui fait un super compagnon de jeu pour me laisser tranquille. Pas n’importe qu’elle race non plus, un berger allemand bien entendu. Il obéit assez bien au final, mieux que la gamine en tout cas. Mais je n’ai pas plus le temps de les observer jouer ensemble que l’on vient sonner à la porte d’entrée, l’origine m’en fait à moitié sourire et à moitié soupirer car je sais qui je vais trouver de l’autre côté de la porte. Venus. Alors j’essaye tant bien que mal d’afficher un beau sourire sur mes lèvres pour ouvrir la porte d’un plein coup. « Bonjour la créatrice de mode ratée. » Je ne peux m’empêcher de lui dire pour la saluer alors qu’elle se trouve sur le pas de la porte avec un air aussi ravi que le mien. « Mais je t’en prie, entre ! Je ne voudrais pas te retrouver morte sur le pas de ma porte. » Et j’enchaine, je sais que j’abuse mais je ne peux pas m’en empêcher. C’était déjà mon mode de fonctionnement avec Roxanne lorsqu’elle tirait la gueule alors pourquoi arrêter avec une autre personne. « Lola est derrière, j’ai pensé que nous pourrions nous installer sur la terrasse. » Dis-je finalement sur une note plus sérieuse en lui indiquant le chemin à suivre dans la maison pour se rendre dans le séjour ainsi que la terrasse donnant sur le jardin. Le chiot se mit soudainement à aboyer en voyant Venus à l’intérieur, il accourut d’ailleurs vers celle-ci mais je l’attrapais en plein vol pour qu’il ne finisse pas avec ses pattes sales sur la nouvelle tenue de la râleuse. « On va éviter les autres conflits ! » Je lui souris alors que Lola arrivait en courant pour saluer la nouvelle venue.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Jeu 15 Mar - 23:02



Christopher & Venus



Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais.



Que pouvais-je bien vouloir faire de mon jour de repos ? Donner des cours de français à une insupportable gamine, naturellement. Et puis, ce n’était pas pour les beaux yeux du père que j’avais fini par accepter. Loin de là. Les hommes comme celui-ci, plus que je les évitais, mieux je me portais. Un homme arrogant, se trouvant étrangement drôle, d’une autorité sur sa fille des plus discutables, sans aucune remise en question envisageable. Un abruti, en somme, et sans être vulgaire. Intérieurement, des mots imprononçables devant des enfants, traversaient mon esprit. Un homme haïssable si facilement. Alors pourquoi avais-je bien accepté cette demande de sa part ? Je me le demandais encore. Mais soit, j’étais bien rendue devant chez lui, dans l’attente qu’on m’ouvre la porte. Il s’agissait certainement d’une forme de pitié pour lui et sa fille, comme si je me sentais obligée de faire une BA, me voyant comme la bonne samaritaine du jour. La porte s’ouvrit finalement, alors qu’un peu plus, je tournais les talons pour faire marche arrière. « Bonjour la créatrice de mode ratée. » Délicat. Monsieur commençait bien, Monsieur savait accueillir, Monsieur se prendrait presque le talon aiguille de ma Louboutin dans l’œil. Je laissais l’ignorant se marrer tout seul, tandis que j’arborais une expression faciale des plus impassibles. « Enlevez-moi tout de suite de sourire satisfait de votre visage après cet accueil des plus ridicules. » Décidément, ce type était toujours autant idiot que la dernière fois. Je me demandais bien pourquoi j’avais cru que ça aurait pu changer si cet animal était dans son espace naturel. Une espèce rare qu’est cet homme, une espèce qui mériterait d’être en voie d’extinction. « Mais je t’en prie, entre ! Je ne voudrais pas te retrouver morte sur le pas de ma porte. » Ok, alors premièrement le type me tutoie comme si nous étions subitement devenus des amis. En l’occurrence : absolument pas. Et deuxièmement, c’est quoi cet humour des plus absurdes ? « J’ai plutôt peur de mourir à l’intérieur. Le palier semble plus safe, mais soit. » J’en regretterais presque l’herbe jaunie de son allée, ternissant la beauté de la maison qu’elle ornait. S’il pense que son humour ridicule est une bonne technique de drague, il a tort de penser ainsi. A peine rentrée, j’avais déjà envie de prendre mes jambes à mon cou et fuir dans l’autre sens, ne plus rien à voir avec cet homme et qu’il se débrouille tout seul avec sa fille. Mais j’avais une certaine contenance, j’avais eu affaire maintes fois à des abrutis, il n’était pas le premier ni le dernier. Je savais les gérer avec toute la classe qu’il m’avait été donnée. Mais qu’il ne s’attende pas à ce que je rie à ses imbécilités, je n’avais aucunement signé pour cela. « Lola est derrière, j’ai pensé que nous pourrions nous installer sur la terrasse. » dit-il finalement. Enfin une parole sensée et sérieuse, qui plus est. « Très bien. » répondais-je simplement avant de le suivre vers ladite terrasse. J’entrais dans son antre. Une très jolie demeure, à mon plus grand étonnement, malgré l’étalement de tous les jouets de son enfant. Cela me faisait me remémorer quelques souvenirs du passé, lorsque mes enfants avaient le même âge que Lola. J’en étais presque nostalgique. Je m’apercevais que malgré son allure de dur, l’homme était tout de même un père. Un père qui aimait sa fille, avec qui il souhaitait converser aisément, et c’est pour cela qu’il avait fait appel à mes services. Alors oui, je n’avais pas été spécialement emballée par l’idée, et lui non plus ne semblait être le premier à vouloir passer quelques heures de ses journées à mes côtés, mais le besoin était présent pour lui. Voilà que je lui trouverais presque une part d’humanité ! « Ma foi, vous avez du goût pour la décoration. La peluche de votre fille sur le canapé rend à la pièce toute sa beauté. » le taquinais-je, prenant comme une sorte d’aisance étonnante avec lui. Et ça, c’était avant la catastrophe ! C’était en arrivant devant la terrasse qu’un molosse sorti de nulle part me fonçait droit dessus. Un hurlement de fillette se fit entendre de ma part. Pas que j’avais peur des chiens, juste que j’avais peur des chiens aux pattes affreusement sales. Nuance. « On va éviter les autres conflits ! » dit-il simplement en se retournant vers moi avec le chien dans les bras. Mon dieu, Monsieur savait sourire. Moi, non. « Tous créés par votre faute, je précise. » marmonnais-je en regardant si une seule trace de boue n’était perceptible sur mes vêtements haute couture. « Pourquoi avoir un tel chien ? C’est votre chien de garde ? Rassurez-vous, on sait très bien à la devanture qu’il n’y a rien à voler ici. » m’agaçais-je, pleine de mauvaise foi. Je suis sûre qu’il regrettait déjà d’avoir évité le drame, mais qu’importe. Non, je n’avais aucune tâche. Heureusement, il l’avait intercepté avant. Mais oui, j’étais tout de même énervée. La ménopause, diront mes enfants, des amours avec leur mère pourtant bien jeune. Finalement, Lola me faisait face et j’arborais mon plus beau sourire. Oui, elle, elle y avait droit. Son père, jamais. « Bonjour Lola, comment vas-tu ? » lui demandais-je en me baissant vers elle afin d’être à son niveau. Je ne savais pas d’où elle tenait sa beauté, mais certainement pas de son paternel, sans conteste. « Je suis venue pour t’apprendre à parler anglais afin de communiquer plus facilement avec ton abruti de père. Tu es prête à apprendre ? » lui expliquais-je en français, afin qu’elle comprenne bien ce que je disais, bien qu’elle s’était déjà fortement améliorée en anglais, on sentait qu’elle était tout de même plus à l’aise. A cet âge, ça apprenait vite. « On s’installe à table ? » proposais-je à la petite fille avant de me retourner vers son père. « Oh oui, je prendrais bien un café si vous le proposez ! » lui dis-je en tentant un sourire, sans qu’il ne l’ait, bien sûr, proposé au préalable. Monsieur savait accueillir, dis donc. En espérant ne pas lui demander le monde !


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Pas de pierre : pas de construction. Pas de construction : pas de palais. Pas de palais... pas de palais. | ft. Chris ♥   Jeu 12 Avr - 21:04

Une femme imbuvable qui souhaite tout remporter et garder en sa possession. Tiens, j’ai déjà vu ça quelque par non ? Sous un doux nom qui ne laissait rien apercevoir de la sévérité de la personne qui le portait. Roxanne … Ce phénomène humain était tellement horrible avec toutes les personnes se trouvant autour d’elle qu’elle réussissait à se faire respecter et haïr de tout le monde en même temps. Seul le cartel comptait, seul les siens comptait et tous les autres constituant une menace devenaient automatiquement ses ennemis. Autant dire que j’ai dû la protéger de beaucoup d’entre eux à travers les années, que je l’ai même soutenue lors d’un assassinat d’un mari dont elle rêvait de se venger depuis de nombreuses années. Je n’avais jamais demandé plus d’explications à ce niveau, peut-être aurais-je du à l’époque car maintenant je ne saurais même pas expliquer à notre gamine pourquoi sa mère à tuer son mari et comment elle en est arrivée à venir à la tête d’une puissance respectable avec un nom sonnant avec fierté. Et tout ces conneries j’y pense à cause de qui ?! A cause de ce fort caractère aussi chiant que pouvait l’être la mère de ma fille, une femme que je ne peux m’empêcher de traiter avec mon humour habituel, celui auquel Roxanne avait également droit pour ne rien cacher. Ce qui avait le don de l’agacer beaucoup, comme Venus finalement, car la réplique à son accueil ne se fait pas attendre une seule seconde de plus. Elle réplique du tac au tac et je ne peux pas m’empêcher de continuer de sourire. Si elle n’était pas aussi casse couille peut-être que j’aurais aimer sympathiser avec elle. Je dis bien peut-être. Je l’accompagne donc à l’intérieur de ma récente demeure. Enfin, bientôt un an finalement que je vis ici avec Lola, un an que la silhouette de Roxanne avait disparu des radars sans que tout le monde n’ose encore y croire.

J’amène la nouvelle venue sur notre terrasse, le chiot ne tarde d’ailleurs pas à s’élancer vers nous en délaissant son jeu avec la petite fille. J’eu droit à d’autres commentaires de la part de la créatrice en vogue mais pourtant je ne pensais uniquement à cette bestiole qui s’élançait de toutes ses forces vers nous pour pouvoir l’attraper au vol avant qu’il n’atteigne la nouvelle venue. « Les conflits ne sont pas tous de ma faute vu qu’ils n’ont lieu que lorsque tu te trouves en notre compagnie. » Je souris de plus belle, relâchant un chiot un peu plus calme qui s’en alla retrouver un os à mâchouiller plus loin dans l’herbe. « La déco sera entièrement faite par Lola, désolé qu’elle ne soit pas à ton goût mais … Je m’en fou complètement. » Pour pouvoir lui répondre à sa première question alors que je faisais tout de même attention à ce que notre chien ne puisse pas salir ses vêtements. Ca m’apprendra à vouloir être un minimum sympa. « En ce qui concerne le chien, il est utile lorsque l’on sait ce qui traine devant la porte. » Et je sais de quoi je parle, j’en connais un rayon sur ce qui peut vivre ici. Entre les personnes des autres cartels qui souhaitent me faire la peau et la sécurité de Lola, rien ne sera jamais assez. Je sais que j’y passerais un jour, que je vais certainement crever d’une balle en pleine tête ou dans le cœur, ce ne sont pas les bons tireurs qui manquent dans cette ville. Mon sourire s’estompa à l’instant même où je mentionne ce qui se trouve devant la maison, dans la ville, dans les rues. Lola prit place face à Venus et se saluèrent en français comme si la gamine n’avait jamais rien oublié. Tu parles, comment aurait-elle pu oublier la langue qu’elle parlait avec sa mère ? La blessure s’ouvrit légèrement mais se referma aussitôt que Lola eut fini de me rapporter avec le sourire que notre chère prof de français venait sympathiquement me traiter d’idiot. Avec un gros mot bien sûr, histoire de permettre à ma fille de rire aux éclats. Un sourire au coin des lèvres, je ne réplique pas, laissant ma fille rire de la remarque de Venus car même si elle ne m’appréciait pas elle était tout de même venue jusque chez moi. « Je vais vous cherchez à boire à toutes les deux. » Me retournant pour aller dans la cuisine en passant par la large baie vitrée, je les laissais toutes les deux discuter. Au moins les choses s’amélioraient avec un franc succès, Lola m’acceptant comme son père finalement. Je préparais donc un café pour Venus et un jus d’orange pour Lola, profitant de leur absence pour pouvoir mettre des pailles roses à petits froufrous dans les deux boissons et le tout sur un petit plateau que je portais à l’extérieur. « Les boissons de ces dames ! » Je m’exclame en posant le café devant Venus avec sa jolie paille tandis que Lola est heureuse de recevoir la sienne. Je me penche un instant à l’oreille de Venus, sourire aux lèvres et trouvant ma plaisanterie hilarante. « Ca, c’est pour m’insulter dans une langue que je ne connais pas. » Je me redresse alors, sachant que j’avais deux ou trois choses à faire dans le garage. « Bien, je vous laisse, vous avez sûrement beaucoup de choses à apprendre l’une de l’autre. » Et je tourne les talons pour me diriger vers l’intérieur de la maison, retrouver le coffre rangeant mes armes pour pouvoir les nettoyer, ne comptant pas être interrompu pendant les prochaines trente minutes minimum.
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