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 It's not who I am underneath... But what I do that defines me. [Buster]

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Pénélope Solète
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MessageSujet: It's not who I am underneath... But what I do that defines me. [Buster]   Mer 14 Fév - 18:06

Les talons de mes chaussures claquent sur le sol carrelé et étincelant. Avec tous les militaires traînant par là, je suis presqu’étonnée que ce soit plus propre que chez moi. Il faut dire qu’avec un enfant et un job à plein temps, c’est extrêmement difficile de choisir entre se vautrer devant la télé ou sortir l’aspirateur. Le choix est vite fait, surtout depuis que j’ai découvert cette petite chose insignifiante que l’on nomme Netflix ! Autant dire que je sais comment m’occuper, quand bien même lorsque j’ai évoqué l’idée d’une femme de ménage dans notre domicile, Jamie a simplement levé les yeux en l’air et je me suis dit que le sujet était définitivement clos. Ainsi, je suis donc jalouse de la propreté des lieux où nous nous trouvons. Bien sûr, vous vous demandez ce que je fous ici ?! Dans cette base militaire ! Entourée de militaire, comme si je n’avais pas assez d’un seul à la maison. Et encore, quand il n’est pas en mission. Parce que ça aussi ! ça commence à me courir sur le haricot. Et quand j’ai osé dire à Jamie quand est-ce qu’il comptait devenir un père et un mari présent et ce, à temps complet, il s’est contenté de hausser les épaules et de me demander le sel. Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui, je me coltine de l’armée, une cérémonie de je ne sais quoi récompensant je ne sais qui. Parce qu’en plus, ça ne décore même pas mon mari. Autant dire que je me suis royalement fait chier pendant le discours d’un chef, vantant les mérites de l’armée américaine. J’étais presque là à me demander s’il n’avait pas copié son discours sur celui du président des Etats-Unis dans Independence Day tellement je le trouvais gonflé de déclarer que notre pays était le meilleur de tous. Vazy, on a tous voté Trump non ? M’enfin, je me suis contentée d’essayer de battre le niveau 281 sur Candy Crush, ignorant les toussotements appuyés de Jamie. Ça devait sans doute le gaver. Mais moi aussi, ça me gave toute cette histoire. Je ne l’ai pas épousé pour qu’il soit tout le temps à l’étranger, dans des missions périlleuses ! N’aurait-il pas pu choisir un job dans l’armée et derrière une chaise de bureau ? Lorsque je lui ai fait cette remarque, Jamie s’est contenté de me dire qu’il n’y avait plus de tube de dentifrice non utilisé et qu’on allait être à court. Bref, j’en ai marre et je me suis donc décidée à me choper son boss. Enfin… pas le boss boss, parce que voilà, je ne crois pas qu’il va m’écouter, mais son supérieur. Celui qui doit lui dire « hey Jamie, on s’en tape le cul de ta femme et ton gosse, allons sur les terres afghanes » Un comble ! Un culot ! J’en crache dans ma soupe presque. Aussi, ai-je donc suivi un type que je connais de visu pour l’avoir vu quelque fois dans ces éternelles cérémonies où soldat et famille sont conviés. Je le vois qui marche dans ce couloir au sol nickel et je n’ai strictement aucune idée de où il va. Dans mon esprit optimiste, il va simplement dans son bureau et ce sera une bonne occasion pour négocier avec lui la possibilité d’avoir Jamie plus souvent à la maison.
L’espoir fait vivre comme on dit.

Sauf que rien ne se passe comme prévu. Et alors que je le suis à une distance respectueuse, ayant collé mon téléphone à l’oreille – c’est évident, je fais semblant d’être en train d’écouter un répondeur – je souris à quelques militaires que je croise dans ce couloir, tandis que le reste est occupé à déguster un apéritif offert par la maison. Mon fils est avec son père et je suis en mission. Lorsque je le vois entrer dans une pièce, je cris presque victoire, rangeant mon téléphone dans ma poche et fonçant. Je vais vous le choper ce couillon, je vous le dis ! Toute remontée que je suis, c’est d’un coup de pied que je pousse la porte battante, ne faisant pas attention au sigle y figurant J’aurais dû… et me trouve alors, tout à coup, dans des chiottes pour mec. Avec le type de dos, bien sûr. Oh putain ! Mais j’ai fait quoi moi !? La honte ! Et vu dans la situation où je me mets, je ne peux plus reculer, il faut foncer et c’est d’une voix forte que je dis : « Bonjour Soldat ! Navrée de te déranger pendant que tu te tripotes la bistouquette ou la petite lanterne comme dit mon fils, mais nous devons parler !! » En vérité, je ne l’ai absolument pas abordé ainsi. Franchement, vous m’avez prise pour qui ? J’ai un savoir vivre quand même, y compris quand je vois un homme sortir du bureau de ma patronne avec la braguette ouverte. Bon ok, c’est juste une fois et je tire des conclusions hâtives mais quand même quoi ! Bref, tout ça pour dire que me trouvant dans ces toilettes pour homme avec QUE des urinoirs, je me trouve droite comme une potiche, laissant échapper un rire gêné. « Euh… Bonjour… Peut-on parler s’il vous plait ?  » Prenant une inspiration, j’annonce vite la couleur en me présentant comme toute personne polie « Je suis l’épouse de Jamie Solète. » Et je vais te refaire le portrait pour bousiller ma vie de famille mon gars. Enfin dans mes rêves ouais…

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Buster Marshall
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MessageSujet: Re: It's not who I am underneath... But what I do that defines me. [Buster]   Mer 28 Mar - 18:50

Le cœur serré par l'ennui qui l'habitait et la nonchalance déplorable qu'il montrait à l’égard de cette cérémonie foireuse, le sourire prôné par l'insolence intouchable qui le définissait en ce personnage fort charismatique aux penchants anarchistes, le Colonel de la Delta Force écoutait, comme à son habitude; aussi sagement qu'il le pouvait -c'est à dire en lançant deux-trois vannes à ses hommes à chaque nouvelle syllabe prononcée par le preneur de parole actuel-, le Lieutenant Mills conter les exploits de sa garde sur la mission quelque peu médiatisée du mois dernier. Alors, on s'exclamait de joie puis on se calmait par respect ! Alors, on applaudissait le courage et la volonté, les choix et les sauveurs ayant risqués leur vie et !... Arg, le goût écœurant de l'hypocrisie avait tendance à le faire marrer autant, presque, que lui donner envie de chialer. Buster riait, mais pas seul. Jamais seul. Après tout il ne l'était pas, il était entouré et nullement le seul à connaitre les vérités de cette affaire créée et reformatée, digne des bancs sales et salis de la politique. Cette mascarade n'était fondée que sur de belles conneries pour les membres de l'unité d'élite number one des US. C'était clair, ils étaient d'ailleurs tous d'accord sur le sujet, cela se précisait pourtant davantage pour le meneur en titre de la troupe, Buster, qui détenait, en plus de preuves tangibles pouvant tout faire flancher, également le pouvoir indétrônable de l'immunité et du respect surpuissant. Des atouts et avantages incontestables dont il ne se servirait pourtant pas en cette soirée... Principalement parce qu'il s'en tapait, de Mills et de ses désirs de ruiner les valeurs militaires en les faussant aussi maladroitement. Mais aussi, parce qu'une part de lui, assez malsaine, lui criait de le laisser s'enfoncer encore plus profondément, voir jusqu'où il était prêt à aller, voir jusqu'où les autres étaient prêts à le croire, aussi. Et puis, c'était marrant, hein. Surtout ça. Et les regards des honnêtes gens manipulés, influencés ou mal informés, pouvaient bien se montrer insistants et accusateurs à voir le prestigieux escadron Alpha de la Delta Force ainsi se comporter puérilement, mais ils ne faisaient face qu'à une supercherie de plus, se contentant d'avaler la merde qu'on leur envoyait sans même y porter le moindre jugement, alors y porteraient-ils un intérêt ? Nan, forcément. Et les hauts supérieurs pouvaient bien râler sous leur costumes de banquiers aux chaussures mal cirées, et le fusiller, lui, de menaces informulées qui ne verraient jamais le jour. « Dans trente secondes il va hurler en chialant qu'il aurait jamais pu aller si loin dans sa connerie sans l'aide de l'autre con d'Atkinsy... » souffla le patriarche à ses petits soldats bien grands, plus amer et dégouté qu'il n'en donnait l'air à son ton bon enfant. Ils souriaient, puis les rires à peine contenus finirent par combler l'air pleine de tension que tentait de maintenir difficilement Mills quand celui-ci fini par faire exactement ce à quoi Buster l'avait contraint dans ses prémonitions trollesses. (si, ça se dit... moi j'le dis ._.)

Après quoi, le reste de la grosse blague sembla durer une éternité, après Mills, ce fut à Atkinsy de jouer les modestes menteur et autant dire que le militaire en avait déjà assez entendu avec son clone. Lorsque la possibilité s'offrit à lui, Buster prit la fuite l'espace de quelques instants aussi subtilement qu'il lui était donné de s'y prendre... Sans grand effort de discrétion, donc, c'était à peine s'il n'avait pas gueulé à tout le monde qu'il allait aux chiottes "parce qu'il se faisait sacrément chier"... Haha, c'était drôle en plus, bien trouvé... Non ? La grande classe. Vraiment. M'enfin, pour les habitués il n'y avait rien de choquant là-dedans, peut être chez les bourgeois et les supérieurs cravatés (qui n'étaient nullement des soldats, rappelons-le). Il prit son temps une fois tranquillement arrivé à destination -passionnantes contrées à visiter que sont les toilettes masculines-, puisqu'il en avait, pour une fois, et qu'il n'avait vraiment pas envie d'y retourner, un peu comme un mioche rebelle qui préférait sécher en fumant un joint... sauf que lui n'en avait pas, de joint. Il dut tout de même se résoudre à y retourner, alors, avec le plus d'entrain du monde, et la mine la plus joyeuse qu'il lui était possible d'arborer, il se rhabilla tranquillement et alla se laver les mains précautionneusement....Peut être trop.... Retarder l'échéance, lui ? Jamais. Mais bon, à ce rythme là, il battrait monsieur propre à tous ses combats. « Euh… Bonjour… Peut-on parler s’il vous plait ? » Un léger froncement de sourcil et le quarantenaire pivota habilement vers la voix féminine qui l'interpelait, un sourire carnassier caractéristique se formant peu à peu sur ses lèvres. Une chance ! Peut être que, finalement, tout n'était pas perdu. Il ne savait pas ce qu'elle fichait là, cette dame là. Et au fond, il s'en foutait, elle lui assurait sans le savoir quelques minutes de répit, peu importe ce dont elle voudrait lui parler. « Madame. » la salua-t-il poliment en retour, accentuant sur le titre de civilité avec un ton amusé à peine voilé. C'était tout de même la première fois qu'on la lui faisait, celle-là, mais ça l'amusait plus qu'autre chose, finalement. Lorsqu'elle lui annonça les raisons de sa présence ici (bien qu'aucune raison ne justifiait tellement sa présence ICI, dans ces magnifiques toilettes pour hommes... haha), Buster se contenta de quitter la pièce, supposant qu'elle le suivrait, pour venir s'arrêter dans le couloir et enfouir ses mains dans les poches de son costume médaillé. La femme de Jamie, alors. Un bon gars et un très fidèle camarade, aucun doute la dessus. Mais il ne bossait plus tellement sous ses ordres, du moins, techniquement, si, mais pas dans son escadron direct... alors Buster n'avait pas tant de nouvelles, voire peu de chances de le croiser en tête à tête ces derniers temps. « J'connais la chanson. Vous allez râler qu'il n'est pas présent à la maison, que c'est triste et qu'tout est d'ma faute de toute façon, bouuh... » fit Buster en l'observant droit dans les yeux, une expression pourtant plus sérieuse que son ton amusé ne le laissait croire. Ce genre de compagnes agacées il en avait à la pelle dans ce genre de soirées. Honnêtement, il pouvait bien tenter de les comprendre, mais ça ne servait pas à grand chose ; le résultat était souvent le même... En fait, maintenant il ne s'emmerdait plus du tout à creuser la question. Ça devait jouer, hein.
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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: It's not who I am underneath... But what I do that defines me. [Buster]   Dim 13 Mai - 8:03

Mon dieu ! Si Jamie me prend en flagrant délit, il va me tuer. Non parce que franchement, qui aurait une telle idée d’aller parler à son boss afin de lui faire comprendre que l’armée, c’est bien gentil mais la vie de famille, c’est important aussi ! La réponse est simple : moi. Et autant dire que je m’en sens bien capable, j’ai même mon petit texte en tête afin de pouvoir lui présenter l’argumentaire, tout comme je suis prête à exhiber un schéma créé sur Powerpoint dans le seul but de faire comprendre à ce gus que TOUT me soule. Et notamment le fait que j’ai un mari absent. De plus, j’ai récemment vu American Sniper et autant dire que je me suis caguée dessus, surtout quand il se fait tuer à la fin. Si t’as pas vu le film, le spoiler c’est cadeau ! M’enfin, je suis super énervée et bien décidée à décalquer la tête de ce mec. Sauf que de face, je me rends compte qu’il est bien grand, bien baraqué aussi. Putain, mais qu’est-ce que je suis en train de faire comme bêtise !!!

Jamie va me liquider, c’est clair. Mais tant que faire se peut, je ne vais pas lâcher l’affaire de sitôt. Aussi, je me présente avec élégance, expliquant que je suis. Et si je devais résumer l’attitude de ce gars, je dirais… Désinvolte. Ouais, on dirait que je le fais chier. Et d’ailleurs, sa réponse me scie. Comme s’il avait clairement compris l’idée génialissime de mon plan. L’épouse contrariée. Le mari absent. L’armée, quelle nullité. Touuuut se retrouve complètement exhibé avec nonchalance par ce militaire. J’en perds la parole, ma bouche se décrochant de sa mâchoire. Je pose même ma main sur mon cœur comme si j’avais été plus qu’atteinte dans ma dignité par cet espèce d’ours. « Mais non !!! » Je m’exclame avec véhémence, bien décidée à défendre mon morceau de pain. « Je n’allais pas du tout dire ça… Enfin, peut-être que j’allais aborder le sujet, mais je n’étais pas encore sûre de moi. Quoi que si… Un peu quand même. Bon, ok… Je l’admets, j’allais tout à fait parler de mon mari, mais… » Et là, je le fusille du regard. « Il n’est jamais à la maison ! Et ça, c’est inadmissible ! J’en suis même certaine que si on devait faire une étude sur les couples mariés de l’armée, on s’apercevrait que beaucoup sont divorcés depuis ! Enfin voyons, c’est insensé quoi ! On défend son pays mais pas son mariage, où va le monde ?! » Je pousse alors un soupir digne d’une diva ayant un peu trop exagéré dans ses exigences. Genre le bouquet de fleur situé à gauche de la table de chevet, les fleurs tournées vers le soleil. Et c’est carrément moi. Sauf que j’essaye de me débrouiller comme je peux, face à cet homme qui me paraît si déstabilisant, tellement tranquille aussi. A croire que beaucoup de femmes mariées viennent le voir, visiblement. « Si je dis ça, c’est surtout que Jamie a un enfant voyez-vous. Charlie, dix ans. Il vient de se mettre au basket et il adore ça. Cependant, il n’a pas de père avec qui partager cela ! Et je trouve que c’est nul. Très nul. La guerre en Irak, c’est fini bon sang !!! » Bon niveau, histoire géographie, j’ai toujours été nulle. La seule date que je retiens, c’est la date de naissance de Jésus Christ. Mais le reste, c’est trop compliqué. Pourtant, il y a eu d’autres conflits, Jamie m’en parle souvent. Mais le plus souvent, je décroche. Peut-être que le problème vient de là aussi… Ce fait indéniable sur ce manque flagrant de communication. Mais je préfère croire que le problème, c’est ce job à la con. « Vous pourriez être clément quand vous faites le planning. J’sais pas moi, prévoyez des weekends, des jours fériés, de récupération… Quelque chose qui permettrait à mon mari d’être là. » Et là, on me perd. Joignant mes mains, je lui offre un sourire digne de Bambi dans son disney de chiotte et j’ajoute « S’il vous plaiiiiit, Monsieuuuur ? » J’aurais pu me la jouer coquine. Mais il ne manquerait plus que ça : que je tape dans du collègue de boulot.
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Buster Marshall
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MessageSujet: Re: It's not who I am underneath... But what I do that defines me. [Buster]   Dim 17 Juin - 21:13

Des cérémonies pétées, Buster s'en était tapé des centaines de milliers -au moins- depuis ses débuts. Pourtant celle là était bien différente des autres. Non seulement elle le faisait chier, mais en plus, et surtout, elle attisait encore et toujours plus sa haine, ce qui n'était clairement pas très bon pour son self-control dans les temps qui couraient. Alors voilà, inévitablement, l'impatience légendaire du Colonel le força très rapidement à s'écarter de la foule pour battre en retraite l'espace de quelques minutes de répit. L'autre con venait de finir son discours. La nouvelle mission pour Alpha One pouvait donc débuter comme prévu : Sauve qui peut ! Direction les chiottes ! On abandonne les troupes ! Bah ouais, faut pas déconner, chacun sa merde. Ils pouvaient bien endurer encore un peu, ces ptits gamins pleins de bonne volonté. Lui, il avait assez donné. Et bien plus encore...

Dans son bunker, qu'il croyait infranchissable, le soldat fit face à une nouvelle menace. Une femme. Terrible, en effet. Et pas n'importe quel genre de femmes. L'une de celles qui portaient une bague. Ahah. Les pires ! Les plus dangereuses et les plus collantes ! Surtout par ici. Surtout quand on était Colonel de la Delta Force et donc à la tête d'un bon nombre de gars pas fichus de parler à leurs nanas. C'était pas à lui de régler ça, merde ! C'était pourtant pas compliqué de prendre soin de sa famille.... et de .... Euh. Ouais, nan, tout compte fait il n'avait pas trop son mot à dire sur le sujet. Les pauvres. Ses ptits gars, ils y étaient pour rien. C'était pas de leur faute, franchement pas. Qui avait dit ça ? Bah pas lui, hein, jamais. C'était pas son genre. Nan mais sérieux. Elles sont jamais contentes de rien les bonnes femmes, c'est ça le vrai fléau de ce monde. La sienne en était la preuve concrète, enfin, quand elle était encore sa femme, hm. Bon, encore un chemin glissant qu'il n'avait pas tellement le courage d'emprunter pour le moment. Il pensait assez à elle comme ça. Il avait une autre tigresse à canaliser pour l'heure.

Après mûre réflexion (c'est faux), Buster choisit de jouer franc jeu et de foncer directement la tête la première, histoire de ne pas tourner autour du pot et montrer à la charmante madame Solète qu'il était pas franchement surpris ni impressionné par son petit plan si subtile "j'embrouille le patron d'mon mari ça va être un succès de folie". C'est qu'il détestait ça, les paroles pour ne rien dire. Mais, étrangement, celles de la femme de son bon soldat Jamie l'embrouillaient et l'amusaient plus qu'elles ne l'irritaient réellement. Un rire franc s'extirpa de ses lèvres alors qu'il croisait les bras contre sa poitrine, continuant à la jauger de son regard mutin. « Vous êtes une marrante, dites moi… » déclara-t-il, clairement captivé par le petit spectacle qui se jouait devant lui. Le regard que lui accorda juste après la brune et son débit de paroles à la speedy gonzales lui firent taire toute envie de continuer à rire d'elle, du moins pour les secondes à venir. Sérieux, il avait pas assez à s'occuper au boulot le pauvre Jamie pour en plus supporter à la maison ce genre de tornade incontrôlable ? « Wow, alors j'sais pas du tout où va le monde mais j'sais que vous, vous allez prendre deux minutes pour respirer. Madame, c'est pas non plus la fin. La vie est belle et les oiseaux chantent, profitez-en. Vous allez vous en remettre, nan ? » Voilà qu'il continuait quand même sur ce ton désinvolte et rieur qui lui allait si bien, avec cette pointe de fermeté toujours émanant de sa prestance animale. Il se décida finalement à aller voir ce qu'il se passait dans la salle principale, reprenant sa marche assurée dans les longs couloirs du QG, se délaissant complétement de la folle dingue mécontente... Qui le suivait, évidemment. C'était pas spécialement la meilleure attitude à aborder avec ce genre de cas imprévisible; le désintérêt total. Mais bon, avec ses airs de diva et son extravagance naturelle, il avait du mal à la prendre au sérieux. « Écoutez, madame Solète, vous devriez plutôt en discuter avec votre mari de vos histoires de basket, là, hein, moi j'vois pas trop en quoi ça me regarde... Et puis, franchement, vous auriez du le mettre au football américain, votre gamin, c'est quand même LE sport par exc... » ... ! « Alors, Sergent, on esquive les beaux discours de son chef de service tant admiré ? » s'amusa Buster. Évidemment. Il n'y avait pas que lui qui avait attrapé de l'urticaire à force d'entendre beugler l'autre taré dans son micro. Sauf que là, c'était l'un de ses hommes, à cet imbécile d’imposteur, justement. Quoi de plus ironique ?! Le jeune blondinet, pris en flagrant délit de fuite, se retourna immédiatement et se mit sans attendre au garde à vous face à son supérieur, qui, lui, souriait à pleines dents. « Colonel Marshall. Euhh... C'est pas ce que vous... Non, en fait j'allais... » Un éclat de rire passager. Il lui rendit son salue puis lui ordonna le repos. Le gamin salua poliment et dans les règles de l'art (militaire, ofc) la femme à ses côtés. C'est qu'il l'avait presque oubliée, celle-ci. « Ça va, on s'détend, je plaisante, allez, rompez, soldat. » Le déserteur ne se fit pas prier pour déguerpir. Un bref soupir, puis le texan accorda un coup d’œil appuyé à son pot de colle du moment, remarquant qu'elle se tenait toujours là... Putain. « Vous savez quand même que j'ai autre chose à foutre que m'occuper des plannings de tout l'monde. Il a ses jours, et suffisamment, croyez moi, alors s'il fait des heures sup' ou si il est pas souvent à la maison, le problème vient clairement pas de nous. C'est pas le club Mickey, ici, j'dis pas le contraire, mais on laisse respirer nos soldats, on est pas en Russie. » ronchonna-t-il, c'est qu'elle commençait à vraiment forcer. « Mais vous pourrez implorer tous les dieux que vous voudrez, moi y compris, ça changera rien. » ri-t-il, tout en passant une main sur son visage. Elle était désespérante. « Où est votre mari, là, maintenant ? On a qu'à voir ça avec lui, ce sera plus simple. » Il fallait bien trouver un moyen de se débarrasser d'elle. Peut être que son ancien soldat de front la résonnerait plus facilement afin qu'il puisse de son côté enfin profiter de ce recoin tranquille qu'il trouva à l'instant où il pourrait savourer le spectacle de la cérémonie désastreuse sans être vu et emmerdé. En tout cas, une chose était sûre, Jamie et lui auraient une petite discussion à l'avenir...

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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: It's not who I am underneath... But what I do that defines me. [Buster]   Mer 20 Juin - 21:15

Bon ok. Je crois qu’en définitive, ce n’était pas la meilleure façon de pouvoir changer ma vie de couple. Accoster le premier militaire me semblant avoir suffisamment de pouvoir pour changer la donne. Sans doute j’y crois un peu trop. Faudrait aussi que je redescende sur terre. Mais je suis convaincue d’une chose : Charlie a besoin de son père. Et j’ai besoin de mon mari, aussi. J’ai besoin qu’il soit à la maison. Même si je ne suis pas parfaite. Même si hélas je suis incapable de réussir un plat de pâtes. Je lui ai quand même dit oui. On s’est mariés. Nous avons un gosse. Et ça, c’est quand même important. Je n’y connais rien à ces histoires de militaire, de planning ou autre. Jaimie ne me dit jamais rien de toute façon. Il n’est pas là. Il est absent. Aussi, j’essaye de trouver une solution. Cependant, ce n’est pas en venant voir le premier venu que je pourrais en tirer quelque chose. Pourtant, il a l’air d’avoir des galons, d’en jeter du pâté. Ou alors, les pin’s figurant sur son uniforme ne veut rien dire. Vais-je apprendre que cela veut dire qu’il a réussi à dresser une tente en une minute comme chez les scouts ? Il vaut mieux ne rien lui dire. Je crois qu’il risquerait de prendre mal la chose. Les militaires, ça me gonfle. Ils sauvent le monde comme Star-Lord sauve la galaxie. Très mal. Et en plus, ça ne règle pas mon problème. Même lorsqu’il a l’air de me faire comprendre que ma requête n’a pas l’importance qu’elle mériterait d’avoir. « Certes le temps est clément. » Je dis en secouant ma main devant mon visage comme si j’avais très chaud. « Mais pour moi, c’est important même si les oiseaux font cuicui et que les souris ont signé un traité de paix avec les chats. » Je lui lance mon plus beau sourire, bien destinée à lui faire comprendre que non, cette situation n’a rien de légitime. Elle est gravissime de ouf. Wesh. Aussi, j’en viens à être plus implorante. Et là, il me rétorque qu’il vaut mieux en parler avec mon mari. BON SANG, QUELLE IDEE ! Me voilà donc à deux doigts de rétorque de façon cinglante quand la chasse d’eau résonne, et voilà qu’un autre militaire sort. Non mais, c’est la fête à la maison ! Tout le monde est aux chiottes. Et c’est là que j’apprends que je m’adresse au Colonel Marshall. Woupitain. Jaimie m’a déjà parlé d’un colonel Marshall ? J’en ai aucune idée. J’en viens même à me demander si j’ai vraiment chopé la bonne personne.



Bref, me voici donc en train d’observer cet échange entre soldats gavés de la cérémonie. J’en profite pour remettre mes cheveux en place avant de sourire au petit jeune qui me salut avant de partir. Nous laissant à nouveau seuls. « Rompez ! » Je m’esclaffe en imitant le salut militaire de tout à l’heure. C’est drôle cette façon de saluer. Je croyais que c’était uniquement dans les films. Vazy, il est où le check, flex, wesh ? « Ahem… Bref. » J’ajoute ensuite d’une voix gênée, me raclant la gorge. Il va vraiment me prendre pour une tarée. « Un peu d’eau du robinet ? » Je lui propose avant de me rendre compte qu’il n’y a pas de gobelet. C’est quoi ces chiottes de mecs là ? Chez Venus, il y a même un distributeur de tampons gratuit !!! Alors que là, j’en suis même sûr qu’il n’y a pas de PQ. J’en viens à me demander comment ils font… Mais le Colonel est là, et reprend bien vite la parole, m’expliquant que MON problème n’est pas SON problème. « Monsieur Marshall… Enfin, mon Colonel… » Je commence mais il continue jusqu’à m’expliquer que ma demande ne pourra jamais faire changer les choses. Et là, le plomb m’en tombe dans l’estomac. Encore plus quand la menace qu’il parle à Jaimie me saute à la figure. « Noooon ! Surtout pas !! Vous êtes fous ! En parler ce serait comme … Acheter de la drogue à un dealeur tout en le dénonçant à la police ! » Niveau argument, je pourrais revoir le chapitre treize parce que c’est un peu brouillon. Mais voilà, là je suis en train de me mettre dans la merde. « Ce n’est pas la Russie, c’est vrai. Mais je trouve que c’est exagéré tout ceci. Il est quand même souvent au front ! Et il n’y a pas de guerres à ce que je sache. » Bon me demandez pas de vous raconter l’histoire, je suis nulle et je me suis arrêtée à la seconde guerre mondiale. « Enfin bon, je vois que je suis en train de perdre mon temps… Et vous ratez cette merveilleuse cérémonie. J’ai l’impression de regarder Independance Day quand l'autre glandu parle au micro. » Je me mets à rire bruyamment, avant de reprendre d’une voix calme et posée. « Enfin, ce n’est pas grave. Je n’aurais plus qu’à tuer mon mari pour ne jamais être là. » Au moins, je toucherais les assurances vie et voilà. Me remettant à rire, j’ajoute sur le ton de l’humour. « Vous m’aiderez à enterrer le corps ? » Et tout en riant, je lui abats ma main sur son épaule genre copain-copain, tout va bien copain-copain… Avant de me dire que c’est peut-être un outrage. Après tout, ça veut dire quoi Colonel ?
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