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 " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]

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Pénélope Solète
Admin esclave
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DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
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MessageSujet: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Sam 17 Fév - 8:13

Depuis ce matin, j’ai l’impression d’être en train de courir un marathon. Quant à savoir si c’est celui de Chicago ou de Boston, je n’en ai aucune idée. Je cours juste comme une dératée, enhardie par l’adrénaline, et surtout motivée par les enjeux d’aujourd’hui. Les bureaux sont transformées en une véritable fourmilière, tant tout le monde bouge de partout. Et pour cause, aujourd’hui est un jour important pour le magazine « Her ». Ce n’est pas un jour férié, ni le jour de la mort de la boss RIP à toi Venus, mais bien celui que toute femme, ayant une connaissance certaine dans le milieu de la mode, connaît. Celui de la Fashion Week. Et forcément, pour un magazine de mode, il est donc capital de se préparer pour ce jour important. Après tout, il faudra ensuite préparer la prochaine revue, tout en intégrant ce qui se sera présenté durant les différents défilés. Bien sûr, je n’y assisterais pas. Je ne suis pas assez importante pour cela. Je me contente de superviser les préparatifs avec Venus, me déléguant les tâches les plus ingrates. Néanmoins, j’aime ce que je fais et j’y mets tout mon cœur. Je n’ai pas très envie non plus de me prendre des réflexions par ma patronne, ou qu’elle puisse remettre en cause la qualité de mon travail. Alors je continue à courir dans tous les sens, essayant de déléguer le plus de tâches que Venus m’a demandé de faire tenant du fait que a) c’est le genre de personnes capable de déblatérer trente demandes en l’espace de dix secondes, b) c’est le genre de personnes, aussi, qui demande des choses impossibles, c) avez-vous déjà gouté du chocolat produit au sommet de l’Himalaya. Parce qu’elle m’a demandé cela un jour. Aussi, je n’ai jamais vraiment su si c’était du foutage de gueule ou non. Aujourd’hui, je cherche encore. Enfin, pour l’instant, je prépare la fashion week. « Kim, il faudrait que tu appelles l’imprimeur pour lui confirmer qu’il se tienne prêt pour le lancement des tirages. Madame Blossom ne souhaite aucun retard… Ah te voilà Jane, peux-tu dire à Janice que Claire cherche Maggie qui aurait dit à Dana que Lucy ne pourra pas être là. J’ai noté son numéro si tu veux… Paula, peux-tu appeler le chauffeur à ce numéro s’il te plait ? Maisie te voilà… Attends… Allo, ouiii bonjour, merci de me rappeler, je voulais savoir quand est-ce que vous livrerez les sushis commandés… à treize heures ? Parfait, merci… » Voilà comment se passe ma matinée. Je n’arrête pas de parler et je suis plus qu’assoiffée, mais même aller faire pipi est très compliqué. Je n’ai pas une minute à moi. « Si ça continue, la prochaine fois, je mettrais une couche… » Je gémis en continuant à galoper. J’ignore le regard étrange que me jette un livreur à ce moment-là.

Bon, j’arrive à m’octroyer une pause de 45 secondes. Pas plus, pas moins. Et je me sers donc un café que je vais devoir avaler d’un trait bien qu’il soit brûlant. Ce n’est pas grave dans un sens, j’enverrai ma facture de mon chirurgien esthétique à ma boss quand il m’aura refait entièrement ma trachée. Et c’est possible d’ailleurs, dans l’épisode de Greys Anatomy d’hier, Alex Karev a créé une trachée artificielle. Durant le temps où mon café coule de la machine, je me dis que je me ferais bien un mec comme Karev. Sexy, intelligent, avec un caractère de cochon. D’ailleurs, je me prends à rêver de tout ce qu’il pourrait faire au pieu – JE N’AI PAS VU MON MARI DEPUIS TROIS SEMAINES, DEUX JOURS, VINGT HEURES, CINQUANTES MINUTES ET TRENTE SECONDES OK ? – mais de mes rêveries, je n’obtiens rien de bon car j’entends alors une voix que je redoute plus que tout. Surtout en jour de fashion week. Si j’ai eu quarante-cinq secondes de répit, c’est bien parce qu’il s’agissait d’un temps où ma boss était au téléphone. Or là, ça fait cinquante-six secondes. Et tout ce que je trouve à faire, c’est me suicider me mettre à hurler de surprise en pivotant sur moi-même pour faire face à ma patronne. Sauf que – oui il y a un élément perturbateur dans chaque détail de ma vie, y compris quand je vais faire la grosse commission #plusdePQ – c’est que je tiens un café dans ma main et qu’à rêver d’Alex Karev, je n’obtiens rien de bon. Le contenu gicle dans le suivi du mouvement et je contemple Venus Blossom ayant reçu le précieux breuvage sur elle. C’est bien ma veine, foutre du café sur ma boss, un jour de fashion week où nous n’avons pas une minute à nous, y compris pour pisser. Je ne sais pas trop si je vais rentrer chez moi, ce soir, vivante ou dans un cercueil. « Madame Blossom… » Je murmure avec un sourire gêné. Je constate avec horreur combien le café jure horriblement avec la couleur de sa tenue – qui vaut certainement aussi chère que ma maison. « Voulez-vous un café ? » Bah quoi ? toutes la manœuvres sont bonnes pour pouvoir rester en vie !

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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Lun 19 Fév - 17:20



Pénélope & Venus



Tu es magnifaaaaik ma chériiiie !



La fashion week, ou par traduction, les semaines les plus intenses d’une vie dans le monde de la mode. Cette période de l’année où les gens grouillent dans les locaux, voguant de droite à gauche toutes les trente secondes, les talons aiguilles claquant sur le carrelage étincelant. Un brouhaha incroyable se faisait entendre, sans une seconde de silence, ô combien celui-ci pourrait être bénéfique. Oui, moi, Venus Blossom appréciait également le silence. Cependant, le bruit était de circonstance. Si jamais j’entendais une seule fichue mouche voler – d’ailleurs, si jamais j’en entendais une, ce serait une horreur incroyable car elle n’aurait absolument rien à foutre ici la saloperie et Pénélope serait chargée de la virer illico, peu importe la méthode utilisée – cela signifierait que les gens ne bossent pas, mais vaquent plutôt à une inintéressante occupation. Ce que je ne tolérais aucunement. Tout le monde devait être au pied de garde, plongé dans un travail fatiguant, éreintant, donnant presque des envies de suicide. Loin de moi l’idée de vouloir qu’ils se suicident, mais qu’ils fassent leur travail au maximum, dans un minimum de temps. Le temps, c’est de l’argent. Et sachez que j’aimais l’argent. Beaucoup. Alors, pas de perte de temps, merci. Pour cela, je donnais maintes et maintes tâches à mes subordonnées, tandis que je terminais tranquillement ma salade de roquette sans sauce – parce que ce n’est pas bon pour la ligne – tout en étant au téléphone. Optimisation du temps également pour ma personne. Bon, je parlais plus que manger, mais c’était la seule pause déjeuner que je m’autorisais. Même la grande patronne avait du travail, voyez. Il fallait que je montre l’exemple, une grande responsabilité. « Et tes enfants, ils vont bien ? » demandais-je à l’interlocuteur. Ok, ce n’était pas une conversation pour le travail. Mais j’avais le droit, je suis la patronne, je fais ce que je veux ! Et puis, quand je souhaitais souffler un peu, Pénélope prenait le relais. Il fallait bien qu’elle serve à quelque chose celle-là ! Le magnifique travail d’assistante, quel beau métier… Chacune de mes lubies, des travails que je ne souhaitais pas faire, je lui déléguais, lui demandais n’importe quoi. Je crois même lui avoir déjà demandé de retirer le chewing-gum sur lequel j’avais malencontreusement marché en venant bosser avec mes Louboutin. Une semelle rouge devait restée uniquement rouge, d’un rouge immaculé, cela faisait clairement tâche sinon. Et si elle n’avait pas de gants pour le retirer, ce n’était absolument pas mon problème, mais le sien. On pouvait clairement la voir comme la bonne à tout faire, et si elle ne le faisait pas, elle connaissait la sortie. Plus d’une avait pris la porte en refusant un ordre venant de ma personne, ou alors simplement en arrivant pas à faire telle ou telle chose. Bande d’incompétentes. Pénélope, elle, sortait du lot. Je n’allais pas dire qu’elle était la meilleure ou qu’elle gérait de dingue. Jamais ces mots ne sortiront de ma bouche, qu’on soit clair. Mais elle ne s’en sortait pas trop mal. Elle arrivait à être polyvalente, faisant des dizaines de choses en même temps, et y arrivait plutôt bien. C’est tout ce que je lui demandais. J’ordonne, elle s’exécute, y arrive, et on recommence.

Appel terminé, je buvais une gorgée de mon eau pétillante avant de me lever de mon fauteuil, prônant au milieu de mon immense bureau. Bureau bien connu de ce cher Dimitri Cooper #dédicace. « PÉNÉLOOOOOOPE ! » hurlais-je dans mon bureau afin que la brunette se ramène illico. Je devais avouer que j’adorais crier le prénom de mes assistantes. Un véritable plaisir qui faisait le bonheur de chacune de mes journées au bureau. Le pouvoir d’être la patronne. Aucune trace d’elle. Je quittais mon bureau pour m’apercevoir qu’elle était finalement plantée devant la machine à café. Alors comme ça on se permet de prendre une petite pause alors que c’est le rush ? Imaginez la tête la plus énervée que je puisse faire ? C’est-à-dire, sans trop de plissement de front, sinon ça donne des rides, ce qu’on ne souhaite absolument pas. Mon regard signifiait tout, de toute manière, sans même avoir besoin d’ouvrir la bouche. Cette gourde devait être dans ses pensées pour ne pas avoir entendue avancer jusqu’à elle. « Pénélope ? » l’appelais-je d’une voix plus douce, juste histoire de lui faire comprendre qu’elle était prise la main dans le sac. Inutile de crier cette fois-ci, rien que le son de ma voix devait suffire à en faire trembler plus d’une, dont Pénélope. Et cette cruche se retournait tellement rapidement que tout le liquide jusqu’alors présent dans sa tasse se retrouvait désormais sur ma chemise. Une chemise d’un blanc pur, avec aucun pli, une chemise impeccable. Enfin, ça, c’était avant. Avant que cette andouille qui n’est pas fichue de bien tenir une tasse remplie dans ses mains en se retournant ne le renverse sur moi. Intérieurement, je bouillais. Extérieurement, je bouillais aussi. Ma chemise, bouillait également. Bordel ce que c’était chaud ! Brûlant même ! Ma bouche était grande ouverte, mes mains attrapaient ma chemise pour la tirer légèrement, histoire de voir l’état des dégâts. Elle était fichue. Une tâche de café immense sur une chemise en soie blanche… « Madame Blossom... Voulez-vous un café ? » osait me demandait cette sotte avec son sourire idiot. « MADEMOISELLE ! » répliquais-je automatiquement. Encore une erreur de sa part, en m’appelant « madame », et elle pourrait débarrasser le plancher dans la seconde ! « Ce que tu peux être… »  Stupide ? Débile ? Abrutie ? Idiote ? Bécasse ? Inepte ? Respire Vee, respire. Ton psy t’a dit de te calmer, d’être plus détendue… « Maladroite ! » Mon dieu, comme je me contenais. « Tu ne penses pas que j’ai déjà ASSEZ de café sur moi ? » lui demandais-je d’un ton hargneux. « Trouve-moi une autre chemise à enfiler. Blanche. Et ne me ramène pas de l’écru comme la dernière fois ! » Incompétente. Impossible de travailler avec une telle tâche sur ma chemise, ce n’était pas digne de moi. « Maintenant ! » insistais-je en haussant le ton devant l’assistante encore plantée comme un cactus devant moi. Que pensait-elle ? Qu’elle avait le temps de se refaire un café avant de partir à la recherche de ladite chemise ? Tss. « Tu as deux minutes. » Et je m’en tape complètement que le placard est au sixième étage alors qu’on est au douzième !


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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Mar 6 Mar - 11:05

La vie est quand même cruelle parfois. Injuste. Mal foutue. Tout ce que vous voulez de négatif quoi !!! Parce que franchement, avec ma patronne, des fois, on ne doit pas avoir beaucoup d’écart en âge. Je n’ai jamais osé demander quel pouvait être l’âge de Venus Blossom. Mais ça ne doit pas être si loin du mien. A moins qu’elle ne soit une adepte du botox et dans ce cas-là, elle a plus de cinquante ans. Je n’en sais rien. Parce que l’âge de ma boss est une chose aussi secrète que les souterrains du Vatican. Personne n’a pu les explorer en dehors du pape. Pourtant, je sais qu’elle a des enfants #payetestâchesingrates et qu’ils sont grands comparés à mon petit Charlie. Enfin bref, je sais qu’elle est maman mais je ne sais pas si son âge est proche du mien. Dans mes rêves les plus fous, je me dis qu’il vaut mieux qu’elle ait cinquante baluches, histoire que je ne démoralise pas trop. Parce que oui, c’est déprimant de se dire qu’en ayant les mêmes âges, nous n’avons pourtant pas les mêmes situations. Qu’elle est au-dessus de moi et que je me retrouve à tellement courir que je n’ai pas le temps de siroter tranquillement mon café. Pire même, j’ose foutre du café sur sa chemise blanche. Et c’est le drame. Il faut savoir que lorsque je stresse à fond, je perds mes moyens, je dis et je fais de la merde. Et en l’occurrence, lui demander si elle veut du café n’est, absolument, pas une bonne idée. Après tout, il y du café sur sa chemise et très peu dans le gobelet. Je vois d’ailleurs son expression se modifier. Et je ne sais pas si je vais survivre ou mourir face à sa colère. Me ratatinant sur place, je l’entends me parler et je me fige encore plus m’attendant presque à me faire frapper. Oui, ma patronne me terrifie parfois. Et elle me les brise aussi. Je ne sais pas comment son entourage fait pour la supporter. Ou alors ils sont du même acabit je n’en sais rien. En tout ca,s accusée d’être maladroite, je me contente de murmurer doucement. « Je suis sincèrement désolée… » Je pourrais même me mettre à chialer. Mais seule mon aversion pour elle me retient de le faire. Je ne veux pas lui donner cette satisfaction, quand bien même, elle doit en avoir rien à foutre. Son seul souci c’est que j’ai bousillé sa chemise. Et que forcément, elle me demande de réparer ça.

Vous voyez, c’est là qu’on se rend compte des différences entre ma patronne et les gens normaux. Une personne normale aurait comme idée de se rendre aux toilettes, d’attraper du papier, de le mouiller avec un peu d’eau et d’astiquer sa chemise jusqu’à enlever toutes tâches de café sur son chemisier. Or, ce n’est pas le cas. Venus ne se rend pas aux toilettes pour ça Est-ce que de base, elle va aux chiottes ? Venus ne nettoie pas son chemisier avec de l’eau. Venus ne va pas passer sa journée avec une auréole d’eau qui disparaîtra dès que ça aura suffisamment séché. Non, Venus Blossom, dirigeant de Her, me demande d’aller lui trouver un autre chemisier de la même consistance et pas en écru. « Non mais où est-ce que tu veux que je te trouve un chemisier, pétasse ?! » En vrai, je n’ai pas dit ça. Je l’ai juste pensé très fort tandis que je me retrouve affublée d’une nouvelle mission d’une durée de deux minutes, TOP CHRONOS. #AstérixMissionCléopâtreQuotes « Tout de suite Madame Blossom ! » Je bredouille avant de me mettre à courir comme une conne à tr avers les couloirs. Je me dis que je pourrais trouver mon bonheur là où sont rangés pas mal de fringues en tout genre. C’est au sixième étage et le fait de bien connaître les bureaux m’aident. Même si deux minutes mon dieu… Je sais que je vais y laisser mes poumons. La descente par les escaliers se passe rapidement. Je hurle comme une folle « POUSSEZ-VOUUUUUS ! » Et je n’hésite pas à pousser quiconque se trouve sur mon passage. Il en va de mon job. « JE SUIS EN DANGER DE MOOOOOORT !!! » Tandis que je trouve le styliste et que je m’agrippe à lui comme si j’étais un koala « Sauve moi la viiiiie ! Il me faut, tout de suite, un chemisier en soie de couleur blanche !!! » Je braille en le secouant comme un prunier. J’ai de la chance qu’on s’entend bien et qu’il connaît ma position. Être assistante de Venus ce n’est pas rien après tout. Qui plus est, son caractère d’acier n’est pas une nouveauté, ni une surprise. Hélas, il n’a point de chemise en soie blanche. Il en a eu dans une autre matière. Et il en a une en soie mais il y a des brillants de couleur rouge sur le blanc. Et franchement, à moins qu’elle ne soit daltonienne, elle n’est pas comme elle le veut. Bref, je me retrouve avec deux vêtements qui ne sont pas ce qu’elle attend. Mais tant pis, j’ai qu’une minute pour me taper six étages en courant comme une folle. Et aussitôt, je m’élance courant à en perdre haleine, tapant les genoux en tombant. Et au douzième, c’est en nage, les cheveux en pétard que je finis par arriver, hors d’haleine. Mes trente cinq années de vie accusent le coup et je songe sérieusement à me mettre au sport, histoire d’avoir un peu de souffle. Parce que là, ça craint du boudin quoi… Je reviens très vite vers ma patronne. « Je suis désolée, j'ai quinze secondes de retard.. » Ma mine est défaitiste même si j'essaye de reprendre en espoir en lui présentant mes trouvailles vestimentaires. « J’ai trouvé deux chemisiers… Mais il n’y a pas de chemisier en soie blanche unie… » Je bredouille d’une pauvre voix. « Mais celui-ci … » Je tends celui avec les traits rouges « … Pourrait tout à fait aller. Il mettrait vos yeux en valeur. » J’ose ajouter me demandant si le compliment hypocrite me sauvera, ainsi que mon job. Si je déteste ma patronne, je dois avouer que parfois, elle me terrifie un peu trop.



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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Ven 16 Mar - 0:37



Pénélope & Venus



Tu es magnifaaaaik ma chériiiie !



Pouvait-on être aussi maladroite que Pénélope Solète ? Certainement pas. Verser du café bouillant sur sa patronne n’était pas vraiment conseillé pour garder son job, surtout avec une patronne de mon rang. Je n’étais pas la plus conciliante. Je n’allais pas prendre ça à la rigolade. Je n’allais pas en rire avec elle dans le futur, se remémorant ce fameux souvenir en nostalgie. J’avais tout simplement envie de l’étriper. J’avais envie de la piétiner avec mes talons aiguilles. J’avais envie qu’elle souffre autant que ce café renversé avait fait souffrir mon chemisier. Vous l’entendez qui pleure ? Moi, oui. #lafemmequimurmuraitàl’oreilledesfringues.  J’avais envie de la réduire à néant. J’avais envie qu’elle implore mon pardon, qu’elle ait des envies suicidaires. Trop extrême ? Oui, très certainement. Et elle, que répondait-elle ? « Je suis sincèrement désolée… » Ok. Elle n’avait clairement pas consciente que je pouvais ruiner sa carrière professionnelle dans la seconde qui suivait. « J’en ai sincèrement rien à faire. » répondais-je sèchement, fermant les yeux pour tenter de me contenir. Si j’explosais, elle serait foudroyée, tuée d’un simple regard. Difficile de travailler dans ces conditions et avec des personnes aussi incompétentes… Il fallait toutefois agir vite. Il était impensable que je sois vu avec un chemisier taché. Les personnes du milieu ne comprendront certainement pas, mais toute personne travaillant dans la mode comprendrait que si Venus Blossom était vu avec une tâche de café sur le chemisier, la nouvelle ferait le tour du monde et se serait tragique. Trop extrême à nouveau ? Ok, oui, j’en faisais peut-être un peu trop dans ma tête. J'étais sous pression avec cette fashion week à venir, c'était pourquoi j'agissais trop dramatiquement. Mais il s’agissait tout de même d’une catastrophe qui devait être réparée au plus vite ! Ainsi, j’ordonnais à Pénélope d’aller me chercher un chemisier IDENTIQUE à celui que je portais jusqu’alors, et ce, en deux minutes. Pas une de plus. « Tout de suite Madame Blossom ! » - « MAD- » et elle avait déjà fichu le camp.

« Tu es en retard. » annonçais-je en même temps que l’assistante avouant avoir quinze secondes de retard, sans même avoir à relever le regard vers la brune essoufflée, bien trop plongée dans les documents éparpillés sur mon bureau. « J’ai trouvé deux chemisiers… Mais il n’y a pas de chemisier en soie blanche unie… Mais celui-ci … Pourrait tout à fait aller. Il mettrait vos yeux en valeur. » annonçait-elle finalement, le souffle saccadé par la course effectuée. Pas de chemisier en soie blanche unie… Mon regard se relevait finalement vers elle, un regard sans expression, sinon du jugement silencieux et de l’inconsidération pour la jeune femme. « Chère Pénélope, ma petite tricoteuse de nattes, penses-tu que je t’aurais demandé une chemise blanche unie si je souhaitais une chemise blanche avec des petits brillants rouge dessus ? » lui demandais-je en me levant doucement de mon fauteuil, droit dans les yeux, de cet air bien trop froid qui m’était propre. « Non. » ajoutais-je simplement. Personne ne va m’apprendre comment m’habiller. Personne ne va m’apprendre la mode. Je SUIS la mode. Croyait-elle que j’étais arrivée jusqu’à ce poste car je n’avais que faire de la différence entre une chemise blanche unie et une chemise blanche avec ces fichus brillants rouges ridicules ? NON. J’étais arrivée ici car je savais parfaitement quoi porter, parfaitement appareillé au reste de ma tenue, dans n’importe quelle situation où je me retrouvais. « Tu as échoué, Pénélope. » donnais-je sentence avec le mépris le plus total. Cela me rappelait quand mon père me grondait de la sorte, plus honteuse que jamais, avant qu’il me vire de la demeure familiale. Un dur souvenir laissant un goût amer dans la bouche. A croire qu’elle ne tenait pas réellement à garder son job, surtout en ce temps de crise. Quelle allait être sa punition ? Je la regardais de bas en haut à la recherche d’une punition à la hauteur de l’échec face à la mission donnée.

Le problème avec Pénélope, c’est que je la haïssais autant qu’elle m’était utile. Tristement ironique comme sentiment. Surtout en période de fashion week, elle m’était indispensable. D’autant plus que comparé aux autres dindes que j’avais pu avoir au poste d’assistante, elle n’était pas trop mal. Je pinçais mes lèvres, contrariée par la situation. Silencieusement mécontente, je lui arrachais le chemisier des mains. Impossible de rester avec cette tâche de café. Et tandis que je m’empressais de changer de vêtement, je restais concentrée sur le travail. « Qu’en est-il de l’article sur la fashion week en préparation ? » demandais-je sans transition. Si elle pensait que j'allais oublier l'épisode du café sur le chemisier, ce serait se tromper. Méfiez-vous du loup qui dort. « L’imprimeur a été appelé ? » ajoutais-je immédiatement après. « La limousine a-t-elle été réservée entre le défilé de Donna Karan et celui de Marc ? » Comprenez par là, Marc Jacobs, un ami de longue date. « As-tu eu Marcia au téléphone ? Il est toujours hors de question que je me retrouve à côté du rédacteur en chef de GQ durant le défilé Gucci du vendredi. Nos derniers rapports ont été… conflictuels. Insiste bien que si ça reste ainsi, je ne viendrais pas et qu’un siège au premier rang se retrouvera vide alors que tout le monde attend Venus Blossom. Elle ne souhaiterait pas qu'on lui fasse une mauvaise publicité... » J'arrivais toujours à mes fins. Et qu’elle se débrouille comme elle le souhaitait, mais je souhaitais garder ma place au premier rang, mais sans Monsieur pour à nouveau déposer sa main sur ma cuisse par "mégarde" comme il l'avait prétendu. « J’aimerais que tu m’apportes les documents sur les différents hôtels sélectionnés. » Il fallait bien que j’aie un toit sous lequel dormir lors de cette fashion week, qui serait plus qu’éreintante. Voyez, parader, sourire, se tenir bien droite, répondre aux questions des médias, et ce, toute la journée, c’était terriblement fatiguant. « Désormais il me faudrait des Louboutin, pour aller avec cette chemise. Mes Prada ne sont plus raccord. » lui dis-je en me regardant dans le miroir présent dans mon bureau après avoir enfilé la nouvelle chemise. Et je m’en tapais s’il fallait qu’elle refasse les escaliers en courant. De toute façon, elle devait se douter que c’était le seul moyen pour qu’elle garde son job, donc elle devait s’exécuter. « Et je voudrais un café. » annonçais-je pour terminer en beauté. S'il te plait ? Connais toujours pas. Car oui, Venus Blossom pouvait changer d’avis quand elle le souhaitait, même si la seconde d’après elle prétendait ne pas vouloir de café. Plus d’un se serait arrêté à la première question, mais avec Venus Blossom en tant que patronne, il fallait prendre des notes dans sa tête. Tout le monde savait ça…


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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Sam 31 Mar - 15:38

Si elle ne me payait pas aussi bien, je serais partie depuis longtemps. C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup de secrétaires sont passées avant moi. Sans doute ont-elles cru que ce serait le job de rêve. Et puis un jour, elles se sont rappelées du Diable s’habille en Prada et elles ont bien vite déchanté. Parce qu’avec Venus, si ça paye bien, c’est aussi du deux cent à l’heure. Jusqu’à ce que la fin de la journée sonne, il ne faut pas omettre un seul détail, ni oublier de mettre un point sur un i dans un courrier manuscrit. Sincèrement, ça a l’air gros, mais c’est la vérité. Aussi vrai que la tâche de café se trouvant sur son chemisier. C’est clair, elle va me tuer. Mon cœur tambourine dans ma poitrine comme un fou furieux, le sang bat à mes tempes et je réfléchis à toute vitesse sur la façon dont je vais clairement crever. Mon fils Charlie que j’ai engueulé ce matin pour avoir foutu des miettes dans la voiture. Et même mon mari à qui j’aurais pu dire qu’être militaire, c’est de la grosse merde, qu’il aurait pu être plombier ou électricien. Un job lui permettant d’être à la maison. Mais ce n’est pas le cas et je suis face à la pire des terreurs, me ratatinant au fur et à mesure qu’elle me parle. C’est fou quand même, l’emprise que peut avoir certaines personnes sur nous. Et Venus, c’est le cas. J’ai presque envie de chialer de savoir que ce chemisier n’est pas celui qu’elle veut, qui plus est, lorsqu’elle m’indique que j’ai échoué d’une voix encore plus terrifiante que Dark Vador. « Je m’excuse… » Je bredouille d’une voix blanche comme un linge. Pourquoi suis-je si nulle parfois hein ? Et pourquoi, dans ce temple de la mode, n’y a-t-il pas le chemisier que souhaite ma patronne ? Hein ? C’est comme si un cuisinier étant en manque de casseroles ! Il faudra que j’en parle au styliste si je ne suis pas virée d’ici-là.

D’un certain côté – et je me dis cela uniquement pour me rassurer – ce serait une idée folle pour ma patronne de me virer maintenant. Après tout, l’heure est grave, c’est la fashion week et ce serait fou de devoir se priver de sa secrétaire. Qui va lui commander son Latte Macchiato qu’elle prend sans sucre ? Qui va lui cirer le cuir de son Louis Vuitton offert lors d’un dernier défilé ? Qui va ôter la poussière se trouvant sur sa veste en cuir griffée ? Toutes les tâches ingrates, je les effectue. Et je doute que Venus ait la place dans son agenda surchargée pour ajouter la tâche « recruter un nouvel esclave ». Je me demande même si elle prend le temps de pisser. Alors… Enfin, je garde le silence attendant, malgré tout, le moment où je vais apprendre ma punition. Autrement dit, la porte. Mais elle ne vient pas. Au lieu de cela, ma patronne se contente de se changer. Ce silence est pesant. Il me met mal à l’aise et j’ai bien hâte d’entendre sa terrifiante voix. D’ailleurs, quand elle arrive, je ne peux que dissimuler un intense soupir de soulagement. Elle me questionne immédiatement sur un tas de sujets qu’un être humain normal n’aurait pu retenir. Les demandes fusent. Les ordres aussi. Et c’est bien parce que je bosse pour elle que j’ai appris à tout retenir. Article, imprimeur, limousine, invité pervers, hôtels, louboutins, café. « C…C’est bon pour l’article. Les journalistes ont retravaillé les derniers détails. Et d’ailleurs, l’article, je vous l’ai mis sur votre bureau dans la pochette rouge à côté de votre téléphone. Il manque juste votre accord pour tout lancer. D’ailleurs, l’imprimeur attend justement que tout soit ok pour lancer les impressions. » Pas de temps à perdre, j’ai une boulette à rattraper. « Ensuite, la limousine a été réservée aussi. Et avec les extras demandés. Fraises sans sucre, champagne pour vos invités. Grand cru de Provence comme demandé. » Autant dire que j’ai failli passer à côté de ça. Il a fallu presque je hurle pour obtenir toutes ces choses si futiles à mes yeux. « Et pour, les invitations, Marcia doit me rappeler. Elle fait son maximum car je lui ai rappelé que vous ne viendriez pas sinon. Elle pourrait vous mettre à côté de Karl Lagerfield si vous le souhaitez. Elle a failli vous mettre à côté de Madame Wintour. » L’ennemi juré, à mes yeux, presque. D’ailleurs, je ne supporte pas les salariées de cette boite. Je leur ai toujours trouvé un petit côté pimbêche. « Pour les hôtels, la liste se trouve dans cette fameuse pochette rouge. » Je me retiens de lever les yeux au ciel parce que c’est souvent ainsi. J’ai l’impression de faire des tâches pourries ne servant strictement à rien. Mais hélas, il le faut. « Et je vais chercher vos louboutins. » Sans dire de mots supplémentaires, je me rue hors du bureau, trouvant un prétexte pour fuir et agir. Je dois me racheter pour ma connerie. Aussi, c’est tout en courant que je me tape les escaliers. Je trouve les chaussures et finis par remonter à nouveau. Je suis en nage mais ce n’est pas grave, ça me fait les cuisses. Il n’y a pas besoin de faire de cardio ou quoi que ce soit. Arrivant dans le bureau de ma patronne – non sans avoir toquer, tu m’as prise pour qui phacochère ? – je lui ouvre la boite et montre les chaussures. « Est-ce que celle-ci vous convienne ou bien dois-je aller en chercher une autre ? » C’est à ce moment-là que je me rends compte qu’il manque un truc essentiel aux chaussures… La semelle rouge caractérisant la marque en question. Mon sang se glace et aussitôt, je m’empresse de répondre « Je vais aller récupérer la bonne paire si vous me le permettez, Madame Blossom… » Et c’est alors que je m’aperçois, aussi, que je n’ai pas pris son café. « et je vous amène le cafe aussi.. » Secouant la tête, je la fixe alors d’un air implorant ajoutant alors « Je suis désolée d’être si nulle aujourd’hui… » Alors que bon en vérité, je suis juste en feu au fond de moi. Si je m’écoutais, je viendrais vers elle, je lui claquerais les joues de deux gifles retentissantes. Mais hélas, je m’abstiens, elle signe mes chèques que voulez-vous. « Voulez-vous du lait dans votre café afin qu’il ne soit pas trop amer ? » Je pourrais proposer autre chose dedans – comme cracher dedans - mais j’ai de l’éducation alors je me contente de lui adresser un sourire aimable tout en sachant que ça n’amènera rien de positif. « Et dans vingt minutes, votre limousine va arriver pour vous amener au défilé. » Finis-je par ajouter en me disant que ça ira mieux quand elle ira à ce rendez-vous. A moins qu’elle ne m’embarque avec elle, je devrais avoir la paix et pouvoir enfin boire ce fameux café dont je rêve tant.



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MessageSujet: Re: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Sam 7 Avr - 3:17



Pénélope & Venus



Tu es magnifaaaaik ma chériiiie !



Pertains diront que je n’étais qu’un monstre n’autorisant qu’une seule pause pipi toutes les six heures. Certains diront que j’étais un vrai tyran qui méprisait chacun de ses employés, leur donnant des coups de fouet à chaque tâche mal exécutée. Certains diront que tout le monde pourrait faire mon job s’ils pouvaient gueuler autant que je le faisais, car tout était relayé aux subalternes. Ces "certains-là" n’étaient que des idiots. Ils ne comprenaient absolument pas comment fonctionnait un magazine, et encore moins comment les magazines pouvaient être surmené durant une fashion week. Une telle semaine se préparait des semaines à l’avance, tout devait être parfaitement contrôlé, cadré comme il le fallait. Personne ne comprenait la tension qui pesait sur mes épaules, ce besoin d’un massage urgent, d’un cosmopolitan dans la main pendant qu’on me fait du vent avec des feuilles de bananier. Non, personne ne comprenait cela, parce que personne n’était à ma place. A la place, je me tapais des incompétents ignorants et terriblement décevants. Pénélope, pourtant supposée comme une bonne assistante, était clairement à côté de ses Gucci aujourd’hui. Ou du moins, ce qui lui servait de chaussures… La seule chose qu’elle savait faire : s’excuser platement de sa petite voix tremblotante. Soit, je porterais cette fichue chemise, à condition que mes talons soient changés de ce fait. De toute façon, nous n’avions pas toute la sainte journée pour débattre sur une chemise, c’était beaucoup trop le rush en ce moment. Tandis qu’en temps normal, je lui aurais très probablement d’aller m’en acheter une illico - dans un temps imparti car c’était mon grand plaisir je l’avoue -, mais là c’était impossible. Je ne faisais pas ma difficile, pour une fois, mais je lui faisais tout de même remarquer son échec. Que ça lui serve de leçon et qu’elle ne refasse plus une telle erreur. Sérieusement, je ne veux pas radoter, mais… Qui apporte une chemise blanche à petits brillants rouges quand on demande une chemise blanche unie ? Est-ce qu’il n’y a que moi que ça choque ? Oui ? Bande d’ignorants de la mode.

Changement de sujet immédiat. Plein de questions me trottaient en tête et je demandais directement à Pénélope où en était les divers préparatifs. Article, ok. Imprimeur en attente de ma validation, ok. Limousine réservée avec les extras demandés, ok. Invitations en attente de Marcia. Marcia qui ne connait absolument pas son travail si elle souhaitait me mettre à côté de Madame Wintour… « A côté d’Anna Wintour ? C’est une blague ? » répétais-je d’un air des plus déprimés. Sérieusement, voulait-elle réellement me placer à côté de notre principale concurrence ? Il y aurait eu des morts lors du défilé, c’était certain. J’en soupirais de désespoir. « A côté de Karl, ce sera très bien. » ajoutais-je afin qu’elle en informe Marcia. Et maintenant que j’avais dit vouloir être à côté de Karl, il allait falloir que je sois absolument à côté de l’iconique grand couturier. Ceci dit, les rumeurs allaient de bon train en ce moment sur l’éternelle Anna Wintour. Bientôt, elle pourrait ne plus être notre concurrente, quittant le magazine Vogue en septembre 2018 pour son dernier numéro. Ce qui, j’avoue, m’enchantais car je ne pouvais plus voir sa fichue coupe de cheveux dite "légendaire". Mais à vérifier, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Mais je serais tout de même ravi de lui adresser mes amitiés lors de ce dernier défilé en sa compagnie. « Pour les hôtels, la liste se trouve dans cette fameuse pochette rouge. Et je vais chercher vos louboutins. » Décidément, cette pochette rouge la sauvait. Dommage que cette pochette rouge n’ait pas contenu de chemise blanche unie… « Bien. » dis-je simplement. Il ne fallait pas que j’en fasse trop, sinon elle allait prendre la confiance.

En l’absence de Pénélope, j’en profitais pour jeter un œil à cette fameuse pochette rouge. L’article était présent, ainsi que la liste d’hôtels comme demandé. De ce côté-là, tout était réellement parfait. Je prenais mon temps pour relire l’article avec les corrections apportées et m’épanchais ensuite sur les hôtels afin de choisir celui qu’elle me réserverait. « Est-ce que celle-ci vous convienne ou bien dois-je aller en chercher une autre ? » Pénélope, le retour, me présentant les chaussures qu’elle m’apportait. Chaussures qui n’étaient décidément pas celle que j’avais demandé. « Ah, j’ai parlé trop vite plus tôt. Tout n’était pas bien. » annonçais-je en soupirant, regardant l’assistante en relevant un sourcil sur les deux, avant qu’elle comprenne sa nouvelle erreur. Et encore, j’aurais eu mon café pour boire à la santé de ses jambes qui lui servent décidément beaucoup aujourd’hui, mais non, même ça, ça manquait. Et suite à cela, elle s’exécutait d’être aussi nulle aujourd’hui. « Au moins, tu n’ignores pas ton incompétence lors de cette journée pourtant si importante» Si j’insistais autant sur le fait que cette journée était importante, c’est qu’elle n’avait pas l’air de s’en rendre compte, car elle n’était clairement pas à son maximum. Et le fait qu’elle soit la tête ailleurs aujourd’hui me rendait complètement dingue. Elle avait clairement de la chance que je ne puisse pas me passer d’elle durant cette précieuse journée. Sinon, qui me ferait mon café ? « Juste une pointe. » répondais-je quand elle me demandait si je souhaitais du lait. Clairement, elle aurait dû se douter. Ce n’était pas le premier café qu’elle me faisait, mais je n’avais plus le temps de partir dans des débats inutiles, alors qu’elle m’annonçait l’arrivée de la limousine dans vingt minutes. « Bon, j’ai eu le temps de lire l’article, tu leur diras que c’est bon pour moi. Appelle également l’imprimeur pour lui dire qu’on sera dans les clous. Rappelle Marcia très vite, il faut vraiment une réponse rapide. Et enfin, je prendrais le deuxième, avec la plus grande suite, bien sûr. » Parce que, oui, moi, Venus Blossom, j’avais eu le temps de lire un article, calculer le temps qu’il faudrait pour que le magazine arrive à l’imprimerie, réfléchir une fois de plus à l’inefficacité de Marcia, et choisir un hôtel ; alors que Pénélope Solète, elle, était simplement partie choisir une paire de chaussures qui n’était même pas celle que j’avais demandée ! Là est le vrai talent et la raison de pourquoi je suis la rédactrice en chef et elle la simple petite assistante. Et en plus, j'avais la bonté de ne pas le dire à voix haute. Vraiment, j'ai le cœur sur la main, c'est la seule raison pour laquelle je la garde.


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MessageSujet: Re: " Tu es magnifaaaaik ma chériiiie "[Venus]   Lun 21 Mai - 7:17

C’est complètement éprouvant de travailler pour Venus. Je m’en rends compte parce que finalement, je passe mon temps à courir de partout. Et l’autre temps libre, ce n’est même pas pour me reposer mais bien pour l’entendre me dire que je suis nulle, et à lui racler le derrière aussi. Parce que c’est ça, travailler pour elle. Etre tout le temps dans un ascenseur émotionnel où je ne sais pas si je vais garder mon poste à la fin de journée ou non. Autant dire que c’est compliqué. Le soir quand je rentre, autant vous dire que je suis crevée à n’en plus finir. Que je m’écroule souvent dans mon lit ou dans un bain bien chaud que Charlie m’a fait remplir. Heureusement, j’ai mon fils qui m’aide à tenir. Ce job paie bien et je tiens à le garder. Pour lui. Pour que nous puissions nous octroyer des vacances rien que lui et moi, sans son absent de père. De toute façon, il ne sera pas là. Encore et toujours au travail. Pour ne pas changer. Il s’entendrait bien avec ma patronne. Même s’il détesterait son petit côté autoritaire. Me voilà repartie pour ajouter une cuillère de lait à son café. Me mordant les lèvres, je réprime la rage grondant en moi, faisant en sorte de relativiser. C’est un jour important. C’est normal qu’elle soit stressée et qu’elle propage cela à tout le monde. Il ne faut pas lui en vouloir même si je rêve de taper sa tête contre la table. Une bonne fois pour toute. Mon téléphone se met à sonner et j’entreprends de décrocher. C’est Marcia. J’écoute ce qu’elle a trouvé comme solution. Et ce n’est ni Wintour, ni Lagerfield. J’espère qu’elle ne va pas trop mal le prendre. Je sens déjà l’angoisse monter en moi. Alors, j’essaye de rattraper cette catastrophe tout en me disant que Venus ne mollira pas face à cela. Pourtant, j’appelle l’imprimeur, je réserve sa chambre. Mais hélas, pour Marcia, ça craint.

Aussi, c’est la mine basse que je reviens auprès de Venus. Le pire dans tout cela, c’est qu’on ne peut dire que c’est de ma faute. Pourtant, c’est le cas. Ou pas. Je sais plus. J’en sais rieeeen. Elle me fout la pression cette conne !! Et à force, je ne sais plus ce qui est bien ou non. Arrivant dans son bureau, je dépose le café agrémenté de son nuage câlin de lait #pluscontumeurs. Et je souris à ma patronne. « Bon j’ai appelé l’imprimeur, c’est ok. Ils lancent l’impression. Ensuite, pour l’hôtel, je vous ai réservé la grande suite comme vous le vouliez. » Je me tais un instant, déglutissant et cette fois-ci, je révèle cette grande vérité. Elle va me tuer. « Et pour finir, Marcia m’a appelé avant que je contacte l’imprimeur et l’hôtel… » Non parce qu’elle serait capable de croire que j’ai trop tardé. Or, je n’ai pas eu le temps de contacter qui que ce soit. Marcia a été précise et sur ça, et sans point de retour possible. Autrement dit, c’est la merde. « Elle ne vous mettre pas à côté de Wintour et Monsieur Lagerfield. Cependant… » J’hésite. Peut-être qu’il est temps de fuir ? D’avoir une chance de rester envie, peut-être ? « Vous êtes assise au deuxième rang. » Relegué en ligue 2. Le pire du pire. Ou pas. Je n’en sais rien. Elle me fout tellement la pression que tout changement effectué me donne le sentiment que plus rien ne sera jamais pareil, que je vais mourir étranglée sous ses mains. Pourtant, je fais des efforts. Constamment. Et je ne sais pas comment réagir autrement. Comment faire mieux. « Est-ce qu’il y a une solution pour arranger cela ? Peut-être une autre personne autre que Marcia à contacter ? » Non parce que cette femme-là, elle est nulle. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle n’aime pas Venus ou non. A vrai dire, dans ce métier, on devient bien vite psychopathe. A croire que sous pression finit par nous rendre un peu trop sensible, nerveux, tendu du string. Comme c’est le cas pour moi. C’est tellement injuste après tout ! Mais bon… Je dois faire avec. Je dois être forte. Si je dois mourir, ce sera avec les honneurs, tombée en pleine guerre.





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