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 « Sali salut cher voisinou » [Garrett]

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Pénélope Solète
Admin esclave
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DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
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MessageSujet: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Lun 19 Fév - 21:45

Aaaah qu’est-ce que j’aime mon quartier. De tout Los Angeles, je dois dire que je préfère Venice Beach. Il y a la mer juste à côté, l’endroit est plutôt cool, il y a des activités en tout genre. Et puis, quand j’ai envie de me la jouer romantique, j’aime aussi aller admirer le coucher du soleil. Tant de programmes qui me plaisent, qui ont plu à Jamie quand nous avons décidé d’acheter cette maison. Fraîchement mariés. Fraîchement emballés par notre future vie à deux. L’arrivée de Charlie, notre fils, nous a conforté dans ce choix. Aussi, la vie est belle, les maisons sont belles. Mais le seul problème reste le voisinnage. Comment vous dire que là où nous sommes, j’ai parfois l’impression de me retrouver dans un épisode de Desperate Housewives avec la famille mexicains un peu plus loin, la famille d’enfants débordés à trois maisons de chez moi, je ne sais pas qui est Susan Et hors de question que je sois cette cruche, mais je sais que ma voisine d’à côté, est Bree mais sans le côté sympathique. Il faut la voir quand elle sort de chez elle, toujours bien sapée, ses enfants parfaits trottinant sagement à ses côtés. Ça n’a rien à voir lorsque je sors de la maison, maquillée d’un seul œil, la chemise attachée de travers et occupée à emmener le petit à l’école. La seule chose d’étrange en plus, c’est que je suis alors en train de tirer mon fils par le pied, tandis que ce dernier s’accroche à la porte d’entrée parce qu’il ne tient pas à aller étudier. Forcément, je me tape l’affiche et je suis connue pour ne pas être une maman parfaite, pour cramer ma cuisine et écouter de la musique très tôt et très fort le samedi matin quand tout le monde dort, ceci dans le seul but d’emmerder ma voisine d’à côté. Nous ne pouvons pas nous saquer et pour cause, lors d’une fête entre voisins, elle a critiqué le seul gâteau que je m’estimais avoir réussi et depuis, je ne lui ai pas pardonné. Même si ça fait cinq ans. Et puis, de toute façon, elle ne m’aime pas et je le lui rends bien. Ainsi va la vie, carpe diem comme disent ces cons d’hippies.

Aussi, lorsque je me suis aperçue que la maison d’à côté – oui, je suis coincée entre deux villas identiques, typique du quartier, on aime l’originalité nous – allait être occupée, je me suis sentie revivre. Avec un peu de chance, j’allais bien m’entendre avec les nouveaux. Et je leur ai laissé le temps d’emménager, de faire des travaux – ça a pas mal chignolé quand même #voisinechiante – jusqu’à ce que je me dise qu’il soit temps de se rencontrer, de sympathiser, et de s’allier contre « Bree » histoire de la faire chier encore. Durant ce temps d’attente, je me suis imaginée la tête de cette famille, imaginant un père avec la tête de Richard Gere, la mère avec la tête de Lena Headey. Et des enfants, deux d’ailleurs. Un garçon, une fille. Et lorsque j’ai jugé qu’il était temps, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai cuisiné. Même que je n’ai pas fait flamber ma cuisinière. Toutefois, j’ai confondu le sel et le poivre et je crains que mes cookies ne soient pas bons. J’ai fait goûter à Charlie mais il a dit qu’ils étaient bons. Après, je ne sais pas s’il dit ça pour ne pas me faire de la peine, mais bon ils feront l’affaire. Aussi, je fais donc en sorte de faire bonne impression. Cette fois-ci, ma chemise est bien repassée et attachée, coiffée et maquillée, les cookies posés dans un joli panier en osier muni d’un ruban bleu. Bref, je suis en forme pour aller saluer ma future pote aka Lena Headey. Et laissant Charlie devant un film, je me rends donc vers la maison d’à côté, toute excitée. Je sonne délicatement et j’attends. La porte s’ouvre et je ne fais pas face à Richard Gere Mais à Luke Evans bitch please ! mais il n’empêche que je suis polie et c’est avec un grand sourire que je prends la parole : « Sali, salut cher voisinou ! » Bon ok, j’avoue que saluer les gens à la Ned Flanders, il y a mieux quand même. Mais au moins, je lui montre que je suis une personne douce et complètement tarée aussi Bref, je ne m’arrête donc pas en si bon chemin et continue donc mes présentations « Je suis Pénélope Solète, oui je sais ça fait penser à Obsolète. » Je pars dans un grand éclat de rire digne d’une actrice de cinéma avant de reprendre mon sérieux. « Je suis votre nouvelle voisine, votre maison est carrément à côté de la mienne. Et je voulais vous souhaiter la bienvenue, j’espère que vous aimez les cookies. » Je lui dépose le panier sans savoir s’il a les mains disponibles ou non. J’espère qu’il n’a pas de mauvais cholestérol parce qu’avec le sel mis, les artères risqueraient d’être bouchées mais qu’importe, carpe diem les gars ! « Vous avez choisi un bon quartier pour vous installer avec votre femme ! » Je finis par dire et espérant qu’il va trop aimer sa nouvelle vie, moi comme nouvelle voisine surtout qu’il me tarde de devenir méga pote avec sa femme. D’ailleurs, elle est où, je ne la vois pas du tout !
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Garrett Davis
Admin King of balls
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Mar 20 Fév - 17:26

Cela faisait environ cinq mois qu’ils avaient emménagé dans leur nouvelle maison. Depuis presqu’onze ans qu’ils cohabitaient ensemble, le père et le fils, ils avaient dû déménager au moins dix fois. L’idée était simple aux yeux de Garrett. Lorsqu’ils trouveraient LA maison, L’endroit adéquat, Cet Endroit qui ferait toute la différence, Ils le sauraient. En attendant, ils virevoltaient de maisons en maisons, de préférence dans un état passable et à rénover, qu’ils retapaient, réparaient et auxquelles ils redonnaient vie avant de quitter le nid douillet qu’ils avaient mis des mois à construire. Liam n’en souffrait généralement pas du tout – si c’était le cas, il ne l’avait jamais dit à son père, et il n’y avait rien que Liam ne dise à son père – car ils restaient systématiquement dans le même quartier, Venice Beach. Avant l’arrivée du gamin, Garrett avait bien bougé de Santa Barbara à Santa Monica, d’Hollywood à Downtown – et il avait même fait un petit essai à Beverly Hills il y a bien longtemps. Venice Beach avait gagné son cœur, ce qui était déjà un bon début pour un homme aussi instable que lui, et si ses rêves de devenir joueur professionnel à la NBA étaient tombés à l’eau il y a bien longtemps, il n’en était pas moins ravi et épanoui dans son travail. Garrett s’estimait donc chanceux, heureux et entièrement satisfait de sa vie actuelle. Il ne manquait absolument de rien. Il n’avait besoin de rien. Il n’avait besoin de personne. « P’pa, t’as besoin de moi aujourd’hui ? » que vient lui demander ce matin-là son fils, Liam. Parfois, il lui répondait qu’il aurait toujours besoin de lui. Parfois, il lui répondait qu’il n’avait jamais besoin de lui mais qu’il appréciait son aide. Liam ne craignait pas de se salir les mains, son père lui avait tout appris sur le plan du bricolage, de la maçonnerie, de la menuiserie, de la plomberie jusqu’à l’électricité. S’il ne perçait pas dans le sport, et particulièrement dans le basket, Davis Junior n’aurait jamais aucun problème à trouver du boulot dans n’importe quel domaine manuel – et c’était bien là le but de Garrett. Il tenait à offrir toutes les possibilités et toutes les cartes en mains à son fils. Il avait appris lui-même il y a bien longtemps que dans la vie, rien n’était acquis, rien n’était certain et que personne, personne, n’était à l’abri d’un aléa de la vie. « Peut-être bien que oui. Peut-être bien que non, » qu’il plaisante tout d’abord alors qu’il est en train de repeindre les meubles de leur cuisine d’un kaki plutôt classe que Liam avait choisi deux jours auparavant. Les murs étaient de nouveau blancs, et non plus gris-ternes, et ils avaient terminé le plus gros du travail dans leurs chambres respectives. Ils avançaient, main dans la main, doucement, mais sûrement. Faut dire qu’entre son travail, les études de Liam et ses activités extra-scolaires, ils n’avaient pas forcément beaucoup de temps à consacrer aux travaux de la maison. Encore moins de temps pour croiser les voisons et taper la discute comme ils se devaient peut-être de le faire. Diable, il n’avait jamais adoré ce genre de conneries. S’il était plutôt drôle, sympathique et bout en train, Garrett n’était pas non plus le roi de la sociabilité. « Pourquoi ? » qu’il finit par demander à son fiston. Liam adorait le basket – il n’y jouait pas pour faire plaisir à Garrett et il ne prévoyait pas de progresser pour avoir une chance de devenir champion un jour à cause de son père mais bien parce qu’il avait ça dans le sang, et la rage d’y arriver. Aussi Garrett s’imagine-t-il que son fils a envie d’aller jouer du ballon avec des amis. Aussi Garrett s’imagine-t-il que son fils entre dans l’adolescence et se découvre l’envie et le besoin de passer plus de temps entre potes qu’avec son vieux. Mais ce n’est pas la raison de l’hésitation de Liam. « Kristen et Bob m’ont invité à manger, et à passer un peu l’après-midi avec eux, » qu’il lui annonce, mi-hésitant, mi-fière allure. Evoquer les grands-maternels à Garrett, c’est prendre des risques assurés. Evoquer les grands-parents maternels, c’est allumer le feu ardent de papa Davis. Evoquer les grands-parents maternels, c’est gâcher sa journée. Mais évoquer ses grands-parents est une chose naturelle chez Liam. Garrett n’a jamais eu l’intention d’être ce père qui empêcherait son fils de voir quiconque voulant faire partie de sa vie. Garrett n’a jamais eu l’intention d’éloigner son fils, sa chair, son sang, de sa famille quelle qu’elle soit. Que ces individus ne l’apprécient pas – le haïssent même – et ne lui accordent aucune importance, excepté d’être le père biologique de leur petit-fils unique et adoré, ne représentait qu’un léger obstacle dans la vie de Garrett. Oui, il est sarcastique. Oui, il est ironique. Parler et penser à eux lui filaient de l’urticaire. Pourtant, il s’arrête simplement de peindre. Pourtant, il serre simplement les dents. Pourtant, il ferme simplement les yeux. « On va sans doute aller s’entraîner un peu, ça ne peut pas faire de mal, » que son fiston lui fait savoir, toujours confiant et rassurant. Parfois, c’était Liam qui s’évertuait de jouer à l’adulte, à prendre soin de son père, à le rassurer, à le calmer, à l’encourager. Peu importait le nombre de fois où Garrett lui répétait qu’il n’avait pas à jouer ce rôle, que c’était le sien et qu’il devait penser à lui, Liam se contentait d’acquiescer jusqu’à s’inquiéter de nouveau du bien-être de son père. Ils étaient ainsi. Meilleurs potes. Toujours là l’un pour l’autre. Ils ne faisaient qu’un. « Pas de problème, » qu’il finit par lui dire avec un sourire – ouais, il sonne faux ce sourire, ouais, il est totalement fake ce sourire, et ouais il ne sait pas mentir et faire semblant Garrett. « Profite bien des antiquités, » qu’il lui dit comme toujours en parlant de Kristen et Bob – ce qui fait sourire Liam. « Et ça serait cool que tu sois revenu pour 18 au plus tard – on a un film à aller voir ensemble, je te rappelle, » qu’il lui propose spontanément et un peu à l’improviste c’est vrai – histoire qu’il ne rentre VRAIMENT pas tard. C’est que Garrett, il est un peu possessif. C’est que Garrett, il est un peu jaloux. C’est que Garrett, il n’aime pas du tout que son fils soit autant proche de ses grands-parents maternels.

C’est que Garrett, il hait viscéralement tout ce qui a un rapport avec la mère de Liam.

C’est donc Grincheux qui prend place aujourd’hui dans la cuisine. C’est donc Grincheux qui repeint les meubles. C’est donc Grincheux qui parle dans sa barbe en écoutant du Bob Dylan, quand la porte d’entrée sonne. Et c’est donc Grincheux qui ouvre la porte et se retrouve nez-à-nez avec une Bombasse atomique digne des Desperate Housewives. Non, il n’a jamais regardé cette daube. Ok, il a vu tous les épisodes avec Liam. « Sali, salut cher voisinou ! » qu’elle le salut de la plus étrange des façons. En temps normal, il aurait volontiers ri à son dynamisme et sa bonne humeur. En temps normal, il aurait sans doute rétorqué quelque chose de sympatoche. Mais c’est Grincheux qui a ouvert la porte, et c’est Grincheux qui accueille. « Je suis Pénélope Solète, oui je sais ça fait penser à obsolète, » qu’elle se présente toujours souriante et légèrement extravagante. En temps normal, il aurait fortement apprécié ces traits de caractère. En temps normal, il aurait peut-être même pu la trouver charmante. Mais c’est Grincheux qui a ouvert la porte. D’ailleurs, Grincheux il n’a toujours pas souri. D’ailleurs, Grincheux il n’a toujours pas salué. D’ailleurs, Grincheux, il est couvert de peinture de la tête aux pieds. « Je suis votre nouvelle voisine, votre maison est carrément à côté de la mienne. Et je voulais vous souhaiter la bienvenue, j’espère que vous aimez les cookies, » qu’elle enchaîne sans être offensée par tant de mutisme et de froideur de la part du père de famille. Au contraire, la jeune femme semble totalement immunisée par la réalité qu’il offre. « Vous avez choisi un bon quartier pour vous installer avec votre femme ! » qu’elle balance la phrase de trop. Malheureuse. Pauvre enfant. LA CHOSE A NE PAS DIRE. Erreur Monumentale. Erreur fatale. Qui la poursuivra jusqu’à la fin de ses jours. Bon, ok. Peut-être pas. Mais jusqu’à ce qu’il déménage, pour sûr. De ses mains sales, il tient le panier qu’elle lui a gentiment tendu sans lui laisser le choix. En temps normal, il aurait sans doute goûté l’un de ces cookies, surtout que son estomac criait famine. Mais c’est Grincheux qui est sur le pas de la porte. Aussi lui rend-il son panier sans lui laisser le choix lui non plus, et affiche son sourire le plus faux qu’il soit. « Si j’avais su qu’il fallait copiner et jouer les faux-culs avec le voisinage, j’aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de m’installer dans le quartier, » qu’il balance sans filtre, légèrement salement. C’est Grincheux, pas Garrett, et à cet instant il en a un peu rien à foutre. S’il est avec Mme Obsolète, son esprit est avec Kristin et Bob, les antiquités. « Vous êtes mignonne, Mme Obsolète, mais clairement vous tombez mal, » qu’il ajoute en zieutant le panier un instant, fronçant les sourcils, avant de piocher. C’est qu’elle aurait bien reculé le panier avant qu’il n’arrive à en prendre un, et cela a le don de le faire sourire pour de vrai dis donc. Et voilà qu’il mord dedans. Et qu’il recrache sans gêne et sans honte. « Vous êtes venu m’empoisonner en plus de m’emmerder en pleins travaux ? » qu’il plaisante sérieusement.

Rencontre explosive qui promet des moments explosifs.

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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Lun 26 Fév - 17:45

On m’a toujours complimenté pour mon humeur constamment joviale et mes yeux doux entourant un visage doux et un caractère un peu moins doux. Mais un petit peu, quand même, merde ! Dans ce voisinage, où je réside depuis des années, j’ai appris à connaître chacun des habitants et autant dire que chacun a son lot d’histoires, de petites anecdotes que j’ai appris par savoir au fil du temps. Forcément, avec ma tronche bien avenante, les gens ont fini par m’apprécier, par nous inviter à des barbecues le samedi soir, ils ont connu Jamie et Charlie. Et si certains sont devenus des amis, d’autres sont devenus des adversaires comme la voisine à côté de chez moi. Aussi, mon besoin d’être aimée par le monde entier est si fort que je prends déjà les devants avec le voisinou à côté de chez nous. Et puis c’est bien d’avoir des alliés. Il faut qu’il sache que ma voisine est une connasse, que ses habits parfaits me sortent des yeux, que ses enfants parfaits, aussi, m’insupportent tant que parfois la nuit ça m’empêche même de dormir. Autant dire, que je suis emplie de bienveillance et bien loin de me douter que le panier m’est alors rendu sans aucune forme de douceur. Visiblement, le voisin à côté de chez moi n’est, ABSOLUMENT, pas aimable, DU TOUT. Choquée, ma bouche m’en tombe et je le fixe d’un air estomaqué tandis qu’il m’envoie carrément chier dans les roses. D’autant plus qu’il me croit être faux-cul et ça me semble encore plus terrible. J’en perds les mots. J’en perds toute forme de répartie. C’est un peu comme si je me trouvais devant Venus Blossom et qu’elle me demandait de compter le nombre d’agraphes restantes dans son agrapheuse. Pourquoi tant de cruauté ? Pourquoi me parle-t-il ainsi ? Pourquoi ne goute-t-il pat mes cookies plutôt que de me les rendre ? Je lui ai fait quoi de mal BORDEL DE ZEUS ! Le comble vient quand il finit par prendre l’une de mes créations culinaires, plongeant la bouche dedans tandis que je le fixe toujours, telle une statue de cire. Ok, je suis définitivement choquée de ma vie mais il goute mes gâteaux et je suis presque flattée. J’ai trop pris l’habitude de voir les gens devenir méfiants quand je leur présente quelque chose à manger. Or lui, il ne connaît rien et bien que je sois choquée encore, je reste attentive à sa réaction. Et lorsqu’il finit par recracher sa bouchée m’accusant de l’empoisonner, je finis par revenir à la vie.  

« NON MAIS ÇA NE VA PAS CHEZ VOUS !? » Je rétorque d’une voix stridente, le fixant comme s’il était Godzilla. Qu’est-ce qu’il lui prend à ce gland ? « On ne vous a pas appris la politesse ou quoi ? Vous avez été traumatisé dans votre enfance pour croire que ma visite est digne d’une machination ?!  » Booooon d’accord, je suis venue d’une part parce que j’ai l’âme bienveillante, mais surtout parce que j’espère, un jour, pouvoir le faire se rallier à mon combat contre ma terrible voisine. Cependant, au fur et à mesure que les secondes s’écoulent, je me dis qu’il vaut mieux ne rien lui dire, ni même lui parler. A vrai dire, il vaut mieux ne rien faire du tout. Car elle est tout simplement sur le cul lorsqu’il finit par carrément cracher la bouchée de son cookie. Ils sont dégueulasses d’accord. Mais quand même ! « Vous êtes dingue !!! » Je finis par brailler, scandalisée de voir ma cuisine finir sur le sol ainsi. D’accord, j’ai confondu le sel et le sucre, mais de là à cracher pratiquement à mes pieds ! « Je suis simplement venue vous souhaiter la bienvenue ! Je ne savais pas que j’allais toquer chez la personne la moins aimable du monde ! Vous avez de drôles de manières cher voisin ! » Je m’insurge un peu plus, finissant par empoigner un cookie que j’enfourne violemment dans ma bouche. « Et les ‘oo’ies ‘ont ‘rès ‘ons ‘e ‘ous ‘i’ale !!! » Mais aussitôt cela dit, je ne peux m’empêcher de les recracher aussitôt. Je m’étouffe presque jusqu’à reprendre contenance et ajouter sur un ton empli de hargne « Bon d’accord, j’ai peut-être un peu confondu le sel et le sucre mais je n’ai pas voulu vous empoisonner, je pense à votre diabète d’abord ! » Et sur ces mots, je pivote et repars avec une démarche digne et fière, prête à rentrer chez moi. AH j’oublie un détail et aussitôt, je pivote de nouveau pour faire face à l’homme. « Mais ça ne vous donne pas le droit de me hurler dessus ! » Et indignée, je me retourne pour repartir. Mais repensant à un détail, je lui fais face encore une fois après seulement deux pas. « Et d’abord, c’est Madame Solète et pas Obsolète ! Les jeux de mots pourris, c’est uniquement pour les gens gentils !! Et vous ce n’est pas le cas ! Je suis désolée d’être venue vous importuner ! » J’aurais pu mettre mes mains sur les hanches mais hélas, je tiens mon panier de cookies et à part lui balancer à la gueule, je me contente de les garder et de lancer mes dernières menaces avant de prendre – défintivement – congé de ce chimpanzé absolument pas aimable. « Mais c’est entendu, je ne vous embêterais plus à venir toquer à ma porte. En attendant, j’espère que vous aimer Mariah Carey ! » Parce qu’il va en bouffer, je vous le dis. Son comportement lui coutera cher et Mariah se chargera de le réveiller tout en chanson. A quatre heures du matin. Le dimanche. Oui, je peux me montrer parfois cruelle.


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Garrett Davis
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Mar 27 Fév - 21:12

Dire qu’elle avait mal choisi son jour, la voisine, était un euphémisme. Ce n’était pas le bon jour, ce n’était pas la bonne heure, ce n’était pas bon du tout. Est-ce qu’il l’aurait traitée d’une autre manière s’il avait su quelle serait sa réaction ? Sans doute pas. Il était naturel, Garrett. Il était vrai, Garrett. Parfois, ça pouvait faire mal car il ne prenait jamais de pincettes, surtout pas quand il avait le moral dans les chaussettes, ou quand il avait envie de cogner à n’en plus finir contre les murs de chez lui. Ce n’était pas un violent, aussi se rattrapait-il dans les paniers de basket, les travaux ou sur les voisines venues le saluer avec des paniers de cookies dégueulasses. Et c’est qu’ils étaient purement dégueulasses les cookies de la brunette. Légitime donc qu’il s’imagine qu’elle ait eu envie de l’empoisonner. « NON MAIS ÇA NE VA PAS CHEZ VOUS !? » qu’elle s’exclame finalement après avoir longuement ressemblée à un poisson rouge perdu en plein milieu de l’océan – Allo, Némo, tu es là ? Cela l’aurait fait sourire si son esprit n’avait pas été ailleurs. Ce qui le ramène un peu à la réalité cela dit, c’est bien l’incendie qu’il a allumé avec Mme Obsolète. « On ne vous a pas appris la politesse ou quoi ? Vous avez été traumatisé dans votre enfance pour croire que ma visite est digne d’une machination ?! » Il arque les sourcils, mi-intrigué, mi-choqué, mi-amusé. C’est qu’elle est rouge comme une pivoine. C’est qu’elle s’indignerait presque en sautant sur place. C’est qu’elle est colère et nerveuse la voisine. C’est qu’elle réagit un peu violemment la voisine. Et bon sang, ça lui change les idées ! Il s’installe donc confortablement, bras croisés et appuyé contre le chambranle de la porte. Elle est la tempête quand il est le calme absolu. « Vous êtes dingue !!! » Il rit, ouvertement. « Moi, dingue ? Ce n’est pas moi qui hurle à pleins poumons sur le pas de la porte de mon voisin, » qu’il rétorque tout sourire et tout calme, de quoi envenimer les choses et de quoi animer un peu plus la colère de la jeune femme. C’est que ça l’amuse, Garrett. Et ça évince petit à petit Grincheux pour laisser place à Joyeux. « Je suis simplement venue vous souhaiter la bienvenue ! Je ne savais pas que j’allais toquer chez la personne la moins aimable du monde ! Vous avez de drôles de manières cher voisin ! » qu’elle s’offusque d’autant plus et qu’il rit d’autant plus. Qu’il ait de drôles de manières ou pas, si seulement elle savait à quel point il s’en bat les c*****es. Mais ce ne sont pas des choses que l’on dit devant une dame. Ah, mais qu’il est bête. Ce n’est pas une dame qu’il a là, c’est une truie. Jolie, certes, mais une truie qui ne hurle. « C’est que vous partez bien rapidement au quart de tour, chère voisine. On aurait oublié de prendre une petite pilule magique peut-être ? » qu’il taquine, qu’il charrie de plus belle. Il sait qu’il risque de réveiller le démon, il sait que ça peut partir en vrille – déjà qu’elle hurle et qu’elle s’offusque de si peu, qui sait ce qu’elle serait capable de faire s’il pousse le bouchon un peu trop loin. Mais c’est plus fort que lui, elle réveille son démon intérieur et surtout, elle tombe à pic ! Il fronce les sourcils, légèrement surpris par sa véhémence et sa folie quand elle s’empare d’une poignée de cookies – qui s’effritent entre ses doigts avant de finir dans sa bouche de façon peu glorieuse et peu glamour. Diable, qui est cette femme ? Diable, qui est cette folle ? Quelques portes sont ouvertes, quelques visages sont tournés vers eux, mais la brunette ne semble pas l’avoir remarqué et le brun semble s’en foutre royalement comme de l’an quarante. Garrett, il se moque un peu des « on dits » et de se faire remarquer. Ce n’est pas comme s’il restait à un endroit de façon permanente. « Et les ‘oo’ies ‘ont ‘rès ‘ons ‘e ‘ous ‘i’ale !!! » qu’elle lui crie plus qu’elle ne lui dit – qu’il ne comprend rien mais qu’il hoche la tête avec la moue d’un homme qui compatis à la détresse et au mal-être de son prochain. C’est qu’il commence à croire qu’elle est bien atteinte la voisine. « Bon d’accord, j’ai peut-être un peu confondu le sel et le sucre mais je n’ai pas voulu vous empoisonner, je pense à votre diabète d’abord ! » qu’elle fait preuve de mauvaise foi et qu’il rit cette fois avec bon cœur. « Pour votre gouverne, sel ou sucre c’est du pareil au même quand on a du diabète – faut éviter autant l’un que l’autre, Mme Obsolète, » qu’il s’acharne le goujat, et avec le sourire cette fois. « Vous êtes aussi mauvaise cuisinière que vous êtes de mauvaise foi, dites-moi, y a des qualités sous ce tas de défauts ? » De quoi lui faire ouvrir les yeux grands comme des soucoupes, la bouche grande ouverte comme si elle allait gober une mouche et le portrait est parfait aux yeux de Garrett. L’observer pivoter, descendre, remonter, pivoter, descendre, remonter, il y a quelque chose d’extravagant et d’hilarant qui, contre toute attente, plait énormément au basketteur. « Mais ça ne vous donne pas le droit de me hurler dessus ! » qu’elle ose se plaindre. « Moi, hurler ? Vous ne reconnaissez donc pas votre propre voix – je vais finir par m’inquiéter pour de vrai et appeler les secours, » qu’il s’amuse comme un fou. Cela dit, elle est peut-être bien folle et il a peut-être bien besoin d’appeler la police. Il offre un sourire à la voisine, une bimbo qui ne cesse de lui sourire chaque fois qu’ils se croisent et qui ne peut s’empêcher de le toucher en lui parlant – diable qu’il déteste ça ! Mais c’est une mère de famille et même si cela est surprenant, il sait être galant et avenant, Garrett. Mais Mme Obsolète n’aide pas à montrer cette facette de sa personnalité. « Et d’abord, c’est Madame Solète et pas Obsolète ! Les jeux de mots pourris, c’est uniquement pour les gens gentils !! Et vous ce n’est pas le cas ! Je suis désolée d’être venue vous importuner ! » Il lève les mains en l’air en signe de reddition, faussement, avant de reculer et de faire la moue de celui qui ne comprend pas sa colère et son emportement. C’est elle la folle, pas lui, vous voyez ? « Ah, mais je crois que pour moi vous serez à jamais Mme Obsolète, » qu’il appuie sur le point sensible. « Ne vous excusez pas, voyons, ce fut charmant et amusant finalement, » qu’il sourit sans honte et sans gêne, et sans artifice cette fois. « Mais c’est entendu, je ne vous embêterais plus à venir toquer à votre porte. En attendant, j’espère que vous aimez Mariah Carey ! » Et voilà que son sourire se transforme en grimace à l’idée d’écouter du Mariah Carey en continu. C’est qu’elle est folle la voisine, et qu’il la sent capable d’emmerder le monde entier juste pour l’emmerder lui. Déclare-t-elle la guerre, là, maintenant, tout de suite ? Parce qu’elle ignore à qui elle a à faire. Garrett ne recule devant rien, et surtout pas devant des défis tels que ceux-ci. « C’est une menace ? » qu’il demande d’une voix doucereuse. Dangereuse. C’est qu’elle tiquerait presque. C’est qu’elle se calmerait presque. Mais le feu qui l’anime est bien trop fort et trop intense pour qu’elle se soumette et plie l’échine face à lui. Et diable, il en est content. Il ne rajoute rien, il attend. Qu’elle comprenne que si elle met à exécution ses menaces, il ne la ménagera pas et il ne lui fera pas de cadeau. Qu’elle en soit consciente. Non seulement parce que c’est comme ça qu’il est, joueur et revanchard, mais en plus parce que ça ne peut qu’enjoliver ses journées.

Quoique. Ça peut aussi faire de sa vie un véritable enfer, qu’il se dit alors qu’il a les mains plongées dans la peinture le lendemain et que la voix criarde de Mariah vient hanter ses murs. Il a beau avoir tout fermé, il l’entend encore. Comment peut-elle-même supporter d’écouter cette musique de femmelette ? « Wow, tu plaisantais pas quand tu disais que Mme Solète était en colère contre toi et qu’elle t’avait déclaré la guerre, » que son fils lui balance à la figure en le rejoignant dans la cuisine. La veille au soir, ils ont discuté et ont pu se raconter leur après-midi. Il a vite compris que Liam connaissait « Penny » et surtout Charlie, son fils. Comble de l’ironie, les deux garçons seraient super potes. Quand est-ce arrivé ? A quel moment ? Quel épisode a-t-il raté ? « Je dois avouer que je ne pensais pas qu’elle irait jusqu’au bout… Mais soit. Si elle veut jouer, on va jouer, » qu’il sourit à son gamin tout en observant la cuisine terminée. Le kaki, c’est la vie. Le kaki, ça irait bien sur la maison d’en face. Le kaki, tout le monde aime. N’est-ce pas ? « Je ne te demande pas si tu veux participer ? » qu’il propose néanmoins à Liam avant que celui-ci ne lève les mains en l’air et se détache de son père. « Humhum, elle fait peut-être les pires cookies du monde mais c’est la plus drôle des mamans et des parents d’élèves – je préfère pas me la mettre à dos, tu comprends, » qu’il se défile lâchement. « La plus drôle des mamans et des parents d’élèves ? Mme Obsolète ? La voisine hurlante ? » Liam hausse les épaules. « Comme tu es le papa le plus cool du monde, et pourtant elle ne doit pas le savoir, pas vrai ? » qu’il rétorque avant de disparaitre. A qui il est ce gamin déjà ? Peu importe, voilà pas que Garrett sort le sourire aux lèvres pinceaux et peintures en mains pour rejoindre la maison voisine. Si elle veut lui percer les tympans, soit. Il se charge de re-décorer la porte accueillante. Il a de la peinture à liquider de toute façon. C’était peut-être enfantin et bateau, c’était peut-être ridicule et absurde, mais il s’amusait comme un fou à peindre sur sa porte d’entrée – son nom tel que lui le voyait – pour que tous sachent qui vivait ici.

Mme OBSOLETE.

Dans un kaki qui jurait sur une porte rouge vive et parfaitement entretenue. « Hééééééééé ! » qu’il se voit s’injurier quand elle ouvre la porte comme une folle. « Je n’ai pas terminé mon œuvre d’art, tu veux bien refermer cinq minutes ? » qu’il utilise le tutoiement instinctivement et naturellement. Quitte à se faire la guerre, autant y aller franco.
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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Mar 6 Mar - 11:27

Parfois je me dis que je joue un double jeu, qu’il y a deux Penny dans ce monde. Il y a celle qui se la boucle au travail et qui encaisse toutes les conneries que lui fait subir sa patronne comme nettoyer sa veste blanche avec un produit ne devant pas toucher la moindre couleur. Ok, vous me direz que ce n’est rien mais quand il s’agit d’une veste de couleur zébrée et de marque Chanel, tu l’astiques avec un coton tige, tu piges ?! Deux heures pour la rendre propre et je me tais. Je ne peux rien dire. Et si ça ne me convient pas, je peux m’en aller aussi. Doooonc, je souffre en silence. Et puis, il y a l’autre Penny. Celle qui se sent comme une reine dans son quartier d’amour, amie avec les voisins, les parents d’élèves, au sourire éclatant et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Comme avec ce voisin se révélant être la pire peau de vache du monde ! Et je n’extrapole pas. Je suis tellement sidérée de sa façon de me parler. Qu’est-ce qui lui prend ? Si encore, je venais l’emmerder en lui disant qu’il fait trop de bruit quand il respire... Mais ce n’est pas le cas. Et je regrette amèrement d’avoir osé toquer à sa porte, de lui avoir fait des cookies dégueu aussi. Franchement, je suis dégoûtée comme pas permis et bien décidée a lui faire payer son insolence, surtout avec son Madame Obsolète. Je vais lui en foutre de l’obsolescence Pénélopienne. Il va regretter pas mal de choses. Ainsi, je mets en place ma vengeance sous l’œil atterré de mon fils : Charlie. Ce dernier a beau me dire que c’est le père d’un copain d’école, j’en ai rien à faire. Ce trou du cul va prendre cher et rien de mieux que d’écouter du Mariah Carey à toute bombe. Que voulez-vous ! Je suis fan de cette femme. J’aurais aimé avoir ses lolos mais pas son popotin. Sans déconner, c’est pire que Kylie Jenner Oui je suis abonnée à Vogue et puis Mariah a une voix sublime. J’aurais pu choisir Céline Dion. Mais Mariah gueule plus. Et ma vengeance commence dès l’instant où j’arrive à la maison. Je jette les cookies et je lance la chaîne hifi. Et c’est parti pour le show. Prenant un concombre dans le frigo, la maison devient ma salle de concert et je hurle. Oui. Je ne chante pas. 
Je hurle. 
Pourtant, j’ai une jolie voix. 

« I CAN’T LIIIIIVE IS LIVING WITHOUT... » Grosse inspiration « YOUUUU !!! » Et ça dure depuis la dernière fois. Je ne cesse de m’époumoner la journée. Et la nuit, les boules quies nous permettent de ne rien entendre. Heureusement, c’est le week-end parce que je n’aurais pas entendu le réveil pour emmener Charlie à l’école. Cependant, le voisin est tenace et ça me gave. Pourquoi il tient bon ce couillon ? D’autant plus qu’à la voix stridente de Mariah s’ajoute la mienne « I CAAAAN’T LIIIIIIIIVE !!! » Je braille toujours sur mon concombre ayant perdu un peu de sa superbe depuis hier. A ce rythme-là, il va finir en Taziksi - le machin grec avec le yahourt 0% tu vois ? – et franchement, ça peut le faire. Car je tiens bon, continuons à m’époumoner. Me baladant dans toute la maison, je suis occupée à me promener dans l’entrée toujours en chantant quand je remarque une ombre qui bouge dans l’un des vitraux ornant l’encadrement de notre porte d’entrée. Le bruit de la porte claquant comme si on était en train de toucher ma porte. OH MON DIEU ! Je suis en train de me faire cambrioler !!!! Pourtant, je me dis qu’avec le boucan que je fais, le voleur est sacrément con de venir fracturer ma porte. C’est qui fait que je m’avance vers la porte avec mon concombre, me posant milles questions. Ouvrant comme une furie, je tombe nez à nez avec mon voisin détestable. « VOUS !!!! » Je m’exclame en mettant fin tragiquement à mes rêves de gloire musicale ! Je comprends bien vite la situation faisant le rapprochement entre son pinceau, sa main tenant l’objet du crime, déviant sur la porte et voyant le fruit de sa vengeance.

Madame Obsolète.

Un hurlement jaillit de ma bouche et des entrailles de l’enfer. « SÉRIEUSEMENT !!!! » Oui, sérieusement ! Ce connard vient de peindre ma porte d’entrée, en plus, il me demande de faire la porte pour qu’il puisse finir. Et encore piiiire, il me tutoie, genre on est amis intimes depuis dix ans. « RHAAAAAAAA !!! » Oui, je sais, j’ai une répartie de fou. Mais hélas, il m’a scié. Dire que j’ai chanté depuis hier est une vengeance bien douce à côté de la sienne ! Non parce que ma belle porte est complètement foutue ! Et alors là, je pète une durite ne trouvant rien de mieux à faire que de lui foutre mon concombre dans la tronche. « Espèce d’allumé du ciboulot !!! Je vais te faire bouffer mon concombre !! » Je déclare en hurlant tout en continuant à frapper de plus belle. Là c’est clair, je suis énervée. « Tu pouvais pas simplement me dire de la fermer !!! » Bon ok, ça n’aurait rien changé, j’aurais continué à me la jouer chanteuse rien que pour la faire chier. « Tu veux la guerre !? Tu l’auras !!!! » Je continue à brailler tout en le frappant avec mon concombre. Je me prends des coups de pinceaux dans la gueule aussi. Il y a même un voisin qui passe et nous salue, peu choqué de nous voir en train de nous battre comme des chatons tout mignon « Bien le bonjour ! Excellente journée ! » Je fais une pause dans mon combat juste pour saluer le voisin avec un grand sourire « Bonne journée à vous aussi Tom ! » je déclare avant de reporter mon attentin sur le voisin et de continuer à nouveau à essayer de lui foutre le concombre entier dans la bouche – oui j’ai des idées chelous moi… - tandis que je continue à brailler de toutes mes forces « Je vais faire de ta vie… UN ENFEEEEER !!!! » Attention, il va activer mon côté démoniaque ce couillon !!! Je vais lui faire regretter sa naissance !


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Garrett Davis
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Jeu 22 Mar - 19:01

Dans sa vie, il avait rencontré tout un tas de personnes. Des mauvaises, des moins mauvaises, des gentilles, des naïves, des têtues, des écervelées, des lourdes, des adorables, des généreuses, des égoïstes. Sa vie sociale n’avait jamais souffert, et il n’avait jamais eu à se plaindre d’être un gamin incompris, mal-aimé et peu apprécié pour ce qu’il était. Les personnes qu’il n’avait pas aimées, ou qu’il n’était pas parvenu à apprécier, il s’évertuait toujours à les éviter. Les ignorer. N’était-ce pas là, la clé de la réussite et du bonheur ? Ne pas accorder de temps et d’importance à ces personnes nocives et mesquines, qui ne désiraient rien d’autres que de faire de votre vie un véritable enfer ? Sans raison apparente ou évidente ? Garrett était un homme logique et plutôt simple à vivre, il n’était pas homme à se prendre la tête avec qui que ce soit pour une broutille – la discrétion était un principe ancré dans le sang des Davis. Pourquoi aujourd’hui se laissait-il aller à changer la donne ? Pourquoi aujourd’hui se laissait-il prendre au jeu, si facilement ? Pourquoi accorder de l’importance à l’immaturité de cette femme, cette voisine qui n’avait pas supporté d’être légèrement secouée par son voisin ? Quelque part au fond de lui, il le savait, avec n’importe qui d’autre cela aurait été un jeu d’enfant que de l’ignorer et de laisser le temps apaiser les tensions pour ne jamais plus y repenser. Mais avec Madame Obsolète, cela lui semblait impossible. Impossible de résister. Impossible de ne pas céder. Impossible d’ignorer. Impossible de ne pas réagir. Impossible de ne pas rétorquer. Mesquin ? Immature ? Sans nul doute. Mais tellement irrésistible, qu’il se dit en peignant et repeignant, et peignant et repeignant sur cette porte d’une maison qui abrite une hystérique hors du commun. « SERIEUSEMENT !!!!! » qu’elle s’offusque et commence à crier de nouveau après avoir ouvert la porte soudainement – tellement soudainement qu’il en serait tombé à la renverse s’il n’avait pas cet équilibre parfait dont il avait le secret. Instinctivement, il fronce les sourcils mais intérieurement il rit à gorge déployée de la voir si rouge, si animée d’une rage folle. Il ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche en la tutoyant et lui demandant naturellement de refermer la porte, histoire qu’il termine ce qu’il est en train de faire. « RAHHHHHH !!!! » qu’elle hurle de consternation. De quoi le rendre heureux pour l’éternité. Etrange, dites-vous ? Curieux, dites-vous ? Pas plus qu’une hystérique qui frappe son voisin avec un concombre de la taille d’une courgette sur-exploitée. C’est qu’il ne s’y attendait pas à celle-là, il doit le reconnaitre, et que le légume vert l’a foutu sur le cul – littéralement. Toujours armé de son pinceau, il lève les mains et les bras instinctivement à chaque assaut de la jeune femme. « Espèce d’allumé du ciboulot !!!! Je vais te faire manger mon concombre !!!! » « Allumé du ciboulot, moi ? Ce n’est pourtant pas moi qui agresse son peintre en bâtiment avec un légume mou !!! » qu’il rétorque du tac-o-tac sans vraiment pouvoir s’empêcher de sourire. De quoi enrager de plus belle la mère de famille. « Tu sais, ce n’est pas bien de gaspiller la nourriture comme tu le fais… tellement d’enfants qui crèvent de faim, » qu’il la culpabilise volontairement et qu’il la pousse naturellement à frapper plus, plus fort. « Tu ne pouvais pas simplement me dire de la fermer !!!!! » qu’elle continue de s’acharner sur lui et que cette fois il réplique avec ce qu’il peut : son pinceau couvert de peinture qui ne demande qu’à s’étaler et faire son œuvre naturelle. Dans les cheveux, le cou, le visage, les vêtements – tout est bon à atteindre et ça le soulage presque autant que ça l’amuse. « Tu veux la guerre ? Tu l’auras !!!! » qu’elle promet dangereusement. « Ne fais pas de promesses que tu ne sauras pas tenir, Mme Obsolète, » qu’il remue le couteau dans la plaie tout sourire. Il ignore quel spectacle ils offrent dans le voisinage ainsi, elle qui hurle comme une folle à le frapper avec un concombre dont on ignore à quoi il sert, et lui à moitié les fesses au sol qui donnent des coups de pinceaux dans toutes les directions possibles. « Bien le bonjour ! » qu’il entend, ce qui a le don de les interrompre un instant chacun. C’est une autre femme qui lui fait face tout à coup, souriante et détendue, comme si rien d’anormal ne venait de se passer. Comme si elle n’était pas un cinglée qui adore hurler pour un rien. « Bonne journée à vous aussi, Tom. » Lui-même sourit et salue d’un air naturel et décontracté. Cela dure une seconde, voire deux, avant qu’elle ne revienne à la charge. Schizophrénie ? Cela expliquerait bien des choses, pense-t-il. Il a eu le temps de se relever, imposant ses un mètre quatre-vingt-trois, ce qui a le don temporaire de calmer la brunette. « Je vais faire de ta vie… un ENFEEEEER !!! » ou pas. Il présente une moue mi-boudeuse, mi-désolée, comme s’il était vraiment désolé de l’avoir chamboulée et de l’avoir emmerdée. Comme s’il était vraiment désolé qu’elle soit si peinée et si offusquée par sa démarche. « Je suis désolé, je ne pensais pas que tu le prendrais autant à cœur… ce n’est que de la peinture, y a rien de plus facile à réparer, » qu’il lui dit, rassurant. « La prochaine fois, j’hésiterai moins et je viendrai avec ma super glu, » qu’il ajoute dans un sourire dévastateur et machiavélique, tout en tapotant le bon de son nez avec la pointe de son pinceau. « Tu devrais aller prendre une douche, cuisiner dans cet état… ça fait pas très sérieux tout ça, » qu’il enchaine en reculant avant qu’elle ne trouve autre chose à lui foutre dans la bouche que le concombre qui ne ressemble déjà plus à rien. « Au plaisir de vous faire la guerre, Mme Obsolète, » qu’il s’incline, chevalier, avant de tourner les talons et de rejoindre son fils, sa maison, son champ de bataille.

La guerre était définitivement déclarée.

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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Dim 22 Avr - 22:24

Pourquoi la vie est si injuste bon sang ! Qu’ai-je fait pour me trimballer un voisin pareil ! Franchement ! Où va le monde ?! Pourquoi devient-il fou ? Depuis quand les voisins – légèrement sexy – entreprennent-ils de ces choses dans le seul et unique but de ME NUIRE ! Non parce que si on reprend les choses depuis le début, on peut s’apercevoir que a) j’ai fait en sorte de bien l’accueillir, b) je lui ai fait des gâteaux pour l’aider à être à l’aise, à se sentir si bien dans ce quartier, c) je ne lui ai pas peint sa putain de porte d’entrée comme lui-même vient de le faire ! Ohlalala, si Jamie était là, il lui aurait certainement refait le portrait ou alors il m’aurait dit de me calmer et d’arrêter d’emmerder les voisins avec mes ratages culinaires. Mais il n’est pas là. Et je suis libre d’agir y compris d’agresser ce voisin ayant osé attaquer ma humble demeure. Il est vrai que c’est puéril d’agir avec un concombre mais je fais avec ce que j’ai. Et ça m’enrage encore plus quand il évoque les enfants mourant de faim. « Et d’abord, je donne tout le temps des dollars pour l’UNICEF alors la ferme ! » Je m’exclame, continuant de plus belle mes assauts à son encontre. LE PIIIIIRE c’est que rien ne semble l’ébranler, il continue à se moquer allant jusqu’à me tapoter son pinceau sur le bout de mon nez. Je le repousse d’un geste brusque m’énervant encore plus. « Non mais dégage !!!! » En plus il ose s’en prendre à ma cuisine ! « Ma cuisine est exceptionnelle, tu changerais bien d’avis phacochère !!! » Bon ok, il risquerait juste d’avoir une intoxication alimentaire mais quand même, je suis attaquée dans ma dignité, mes défauts exposés aux quatre coins du globe. Pourquoi une telle injustice ? Pourquoi un tel châtiment, je n’ai rien mérité de tel en plus !! Mon seul point noir aura été de lui souhaiter la bienvenue. Aussi, le laissant s’en aller, je claque violemment la porte au nez, me retrouvant dans le vestibule, ma respiration haletante et mon regard noir. Vite, il faut que je casse quelque chose !!! Et le parapluie n’y résiste pas, je l’éclate en deux sur mon genou avant de me rendre compte que j’aurais dû casser quelque chose de moins utile. Car en dehors du parapluie Avengers de mon fils, il n’y en a plus d’autre. Je vais avoir l’air conne la prochaine fois qu’il pleut. Enfin peu importe d’un côté, je suis trop obnubilée par mon voisin. Je songe à ma revanche. Et ne pouvant m’asseoir quelque part car trop couverte de peinture, je me contente de monter à la salle de bain, me déshabillant et jetant toutes mes fringues dans le panier. Je réfléchis. Oui, je réfléchis à une vengeance. Et aussitôt, un fin sourire apparaît sur mon visage. Je sais quoi faire. Un rire franchit alors mes rêves. Un rire démoniaque. Sans fin. Qui fait froid dans le dos. Garrett Davis, t’es mort trou du cul.
 
***
 
Quelques jours après. 3h du matin. Le réveil sonne et je le coupe en ayant sincèrement envie de tuer celui qui m’a fait cette blague, avant de me rappeler que c’est MOI qui ai mis ça. Parce qu’il faut que je sois au top pour mener à bien ma mission. Et pas des moindres. Celle pour me venger de mon voisin. Parce que je suis bien décidée à faire de sa vie un enfer et vu qu’il a peint ma porte, je suis me dit que peindre ses murs étaient une bonne idée. Mais attention ! Là où je suis meilleure que lui, c’est que je vais peindre à l’INTÉRIEUR ! D’où la tenue en latex noire, histoire de me fondre dans la masse nocturne et de pas être visible. Aussi, je me dirige dehors, refermant la porte avec un soin infini. Je marche sur la pointe de pied, et je me prends la peur de ma vie quand un chat passe devant moi en miaulant, avant de couiner lorsqu’il se mange un solide pied au cul de ma part #amidesbêtes. Et je continue à avancer, arrivant devant le porche d’entrée de la maison de l’ennemi. J’ai remarqué qu’ils ont planqué les clefs sous un pot de fleurs. Une journée entière d’observation – où j’ai posé une journée d’ailleurs – et me voilà en train d’entrer par effraction chez mon voisin. No limit. Je suis une dingue et quand il s’agit d’aller à fond, j’y vais. Rien à foutre de la loi. J’ai un connard dont les murs doivent être refaits. Alors quand j’entre, je referme la porte tout doucement. Je mets trente ans mais au moins je suis sûre que ça ne claque pas. Enfin le bruit léger que fait le verrou me donne l’impression que même à Bali ils ont entendu. Mais je continue, pivotant pour me trouver face à la porte d’entrée, ouvrant la bouteille de peinture en spray. Au début, je suis presque partie pour dessiner un petit kiki. Mais l’esprit enfantin revient et je préfère écrire plutôt « tu pu » Ouais je fais même une faute d’orthographe afin de brouiller les pistes. Enfin… ça, jusqu’à je pivote pour entamer une danse sexy en mode trop fière de moi. Sauf que je percute je ne sais quoi et ça tombe, ça s’entrechoque, ça fait du bruit. Et c’est monstrueux. Inspirant un grand coup, je ne sais pas pourquoi j’ai cette idée saugrenue d’aller me planquer dans le premier placard que je trouve alors … QUE LA PORTE D'ENTRÉE SE TROUVAIT JUSTE A COTÉ DE MOI !!! Mais c’est Pénélope Solète. Et je fais de la merde. Je me fous une tape sur le front, au moment où j’entends des pas lourds descendre des escaliers. Le voisinou va voir le tag, le bordel. Il manque plus qu’il me trouve et je suis morte. Maintenant, j’ai plus qu’à prier et à me dire qu’on meurt de soif au bout de deux jours. D’ici là… Il sera peut-être parti travailler. J’aurais une chance. Autant vous dire aussi que je me chie dessus !
 
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Garrett Davis
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Sam 19 Mai - 13:33

Le basket représentait une grande partie de sa vie, si ce n’est pas la plus grande. Liam avait changé la donne quelques années plus tôt, devant sa principale priorité, mais le basket n’avait jamais quitté son cœur et ne le quitterait probablement jamais. Il adorait le sport dans sa globalité, mais il adorait particulièrement le basket. C’était ainsi, indéfinissable. Cependant, il ne souhaitait pas imposer sa passion – ses passions – à son fils, aussi s’était-il toujours évertué à l’écouter et le laisser choisir les activités qu’il désirait pratiquer. Du football ? Pas de problème, fiston. De la guitare ? Pas de problème, fiston. De la peinture ? Pas de problème, fiston. Du moto-cross, pas de. Non. Faut pas exagérer non plus, fiston. Liam avait déjà fait pas mal de choses dans sa jeune vie, mais cela faisait maintenant deux ans qu’il avait commencé le basket, sans pression de la part de son père, et cela faisait deux ans qu’il partageait le même engouement – et semble-t-il la même passion. Inutile de préciser que Garrett était ravi de voir son fils prendre la même voie que lui. Et si Liam avait d’abord craint d’avoir son père pour entraîneur au collège, ils avaient naturellement conclu un pacte qu’aucun d’entre eux ne pourraient jamais trahir : pas de favoritisme, pas de pression, et un respect mutuel sans faille. A priori, Liam ne rencontrait aucun problème avec son équipe quant au fait que « son père était l’entraineur ». Faut dire que Garrett mettait un point d’honneur à traiter chacun de ses élèves, et chaque membre de ses équipes, au même niveau. Faut dire que Garrett était un prof’ sympa, avenant, juste et dynamique. Il ne mettait jamais aucun élève de côté et se montrait toujours à l’écoute de ceux ou celles qui avaient besoin de parler – et il ne leur laissait généralement pas trop le choix. Faut dire que Garrett, ce n’était pas seulement un « super prof » comme on l’entendait dans les couloirs du collège, mais que les jeunes se sentaient suffisamment proches de lui pour le respecter et l’apprécier. Cela pouvait amener certains autres professeurs à le jalouser, mais il n’avait pas à se plaindre d’une quelconque adversité ou mésentente avec le personnel scolaire. Pour le moment du moins.

Qu’il entraîne son propre fils trois jours par semaine minimum était une chose. Qu’il entraîne le fils de Mme Obsolète trois jours par semaine en était une autre. Bien évidemment, Garrett n’était pas le genre de personne à prendre en griffes le gamin sous prétexte que sa mère était une hystérique qu’il fallait sans doute interner. Au contraire. Garrett appréciait bien le gamin – et s’était même étonné qu’il soit si… équilibré. La seule à ne pas être au courant de la situation actuelle, étrangement, était Mme Obsolète en personne – et ça l’arrangeait bien. Charlie était un élément trop important dans l’équipe pour qu’il prenne le risque que sa mère choisisse de le sortir de l’équipe. Pour de mauvaises raisons. Pour des raisons futiles. Il l’en croyait capable. Oh que oui, il la croyait capable de tout. Charlie ignorait entièrement tout de la guerre qui s’était déclarée entre sa mère et son entraineur de basket, et Garrett n’avait rien fait, ni rien dit qui puisse lui mettre la puce à l’oreille. Liam avait choisi depuis le début de rester en retrait de « toute cette étrange histoire », aussi n’évoquait-il jamais les incidents dont il était témoin entre la mère de son pote et son père. Du moins, Garrett en était-il persuadé.

BADABOUM !

Il était sur le point de rencontrer les bras de Morphée quand le vacarme a retenti – de quoi réveiller un mort bordel de merde ! qu’il pense intérieurement. Pourtant, il ne panique pas. Pourtant, il se lève lentement. Pourtant, il n’accoure pas comme un forcené pour s’assurer qu’aucun intrus n’est entré dans la maison. Tout simplement parce qu’il s’imagine naturellement que c’est Bonzai qui a encore fait des siennes – le chat des voisins qui ne peut s’empêcher de squatter chez eux. Alors il descend les escaliers, pas totalement alerte. Alors il allume la lumière du salon, pas totalement alerte. Alors ses yeux s’adaptent, doucement mais sûrement. « Bonzai, mon vieux », qu’il parle au chat qui vient se prélasser contre lui en ronronnant, tout fier d’avoir réveillé son maitre de substitution. « T’aurais pas envie d’aller à côté, chez la voisine hystérique, et faire tout le boucan que tu veux, hum ? » qu’il lui propose de changer un peu de porte, un peu de maison, un peu de maitres. L’idée qu’il fasse tomber des objets bruyants de la jeune femme, la réveillant en plein sommeil, la paniquant comme jamais, l’enchantait fortement. Il l’imaginait descendre à moitié dévêtue – ça devait valoir le coup d’œil quand même, qu’il se dit aussi – les yeux révulsés et le cœur battant la chamade de peur d’avoir affaire à un voleur ou un fou furieux. Avant de réaliser que son agresseur était une boule de poils taquine, qui ne désirait rien d’autre que de l’attention, des caresses et… manger. « Ouais, t’as raison. Je suis plus cool et moins… » mais il s’arrête en plein milieu de sa phrase quand son regard est attiré par la porte d’entrée. BIIIIIIIIIIIIIITCH, qu’il crie intérieurement. Pendant plusieurs secondes, il reste accroupi près de Bonzai, à tenter d’assimiler ce qui venait de se passer. Puis il se lève brusquement, s’avance d’un pas rageur près de la porte pour y lire ce qu’ELLE a osé y écrire. « TU PU ». Sérieusement ?! Il est partagé entre l’envie d’éclater de rire, fort et incontrôlable, et l’envie d’aller taper à sa porte foutue pour la réveiller dignement à la façon Bonzai. Il reste bloqué devant sa porte plusieurs secondes, voire même minutes, tant il est abasourdi et énervé. Avant de se tourner vers le chat assis à ses pieds, le regardant éperdument comme son sauveur – se foutant royalement des dégâts causés par une tierce personne. « Je suppose que ce n’est pas toi qui a fait ça, » qu’il continue de parler au chat noir comme l’ébène. « Non, tu n’es pas aussi taré. Tu entres par effraction chez les gens, mais tu n’es pas aussi taré. Elle est allée loin, là, pas vrai mon vieux ? Elle est allée loin, la… » que le sang monte et que l’envie de cogner le prend. Il serre les mâchoires, les poings. Mais Garrett n’est pas un homme violent pour un sou, aussi finit-il par sourire – forcé, certes – et par détendre ses muscles tendus. Avant de discerner un léger bruit, très discret mais suffisamment distinct dans le silence de la nuit qui les entoure. Il ne s’est pas figé et n’a pas réagi, mais son instinct lui souffle clairement qu’il n’est pas seul.

Qu’elle est encore là.

Parfait.

« Qu’est-ce que t’en dit Bonzai ? La vengeance est un plat qui se mange froid, pas vrai ? Et là, clairement la vengeance est de mise, hein ? » qu’il enchaine en reculant légèrement, avançant lentement en direction de la cuisine. « J’avais prévu d’aller pêcher demain avec Liam, il était ravi par cette idée, mais quand il faut, il faut. Je vais peut-être rendre une petite visite nocturne à Mme Obsolète moi aussi, voir si elle aime les vers autant que les poissons, » qu’il menace consciemment. Persuadé qu’elle est cachée quelque part chez lui, à l’affut et à l’écoute de ses moindres paroles. Le pire. C’est qu’il va les prendre ces vers. Le pire. C’est qu’il va vraiment aller chez elle, avec ces vers, et les déposer sadiquement sous ses draps pour qu’elle baigne dedans.

Oui, la vengeance est un plat qui se mange froid et n’a pas de limite. Surtout quand il est en colère comme ça.


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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Jeu 24 Mai - 21:33

Je suis assez fière de moi pour le coup. J’ai l’impression d’avoir eu la meilleure idée du siècle. Venir par effraction chez mon voisin. Autant vous dire que je trouve l’idée brillante. Le graffiti me donne envie de rire à me pisser dessus. Sauf que voilà. Je ne peux pas savourer ma revanche. Me voilà coincée dans ce doudou placard à la con. Quelle idée d’avoir fait une danse de la joie chez lui !? J’aurais pu la faire chez moi, ça aurait été plus simple. Mais non, il a fallu que j’en fasse qu’à ma tête. Résultat, je suis bloquée. Je ne peux rien faire d’autre qu’entendre l’ennemi arriver d’un pas lourd. Au début, il accuse son chat. Et je ne peux m’empêcher de sourire. Après tout, il n’a pas vu l’inscription. Tant mieux. Il est vraiment trop con. Et je ressens un regain de fierté venir à la charge. Bonzaï je ne te connais pas mais sache que je t’aime. Toutefois, même si je souris, je dois admettre ne pas en mener large. Mon coeur bat la chamade. Et j’ai bien envie de faire pipi. La pression sans doute. En tout cas, il parle à son chat et je n’en perds pas une miette. S’il parle au matou, c’est qu’il ne doit pas en voir beaucoup des minettes. C’est triste mais en même temps compréhensible. S’il est aimable comme il l’a été avec moi. En tout cas, il parle et puis il finit par interrompre sa phrase. Et là, je sens le rythme cardiaque qui s’emballe plus. La vessie se contracte. Bon sang, si ça continue je vais me pisser dessus. La prochaine fois, je mettrais une couche du troisième âge afin de ne pas trop souffrir. Ceci dit l’entendre parler de moi est délectable. Bien sûr, ce n’est pas en terme très élogieux. Il doit bouillonner de rage. Et d’ailleurs lui même lui dit, je suis allée loin. Serrant le pot, je réprime le « OUAIIIIS » qui menace de sortir. Sauf que la pression est forte et je n’arrive pas à retenir l’espèce de gémissement de constipée franchissant mes lèvres. 

OH. MY. DEAR. FUCKING. LORD. 

J’ai l’impression que tout le monde a entendu mon bruit. Plaquant mes mains sur les lèvres, j’attends sur le qui vive, n’entendant pas les bruits de pas. S’il a fait son gros lourdaud en descendant les escaliers, autant dire que là il est devenu aussi discret qu’une danseuse étoile. Il fout quoi bon sang !? Je veux aller faire pipi moi. Mon périnée s’est mal remis de mon accouchement En vrai, je me suis prise la tête avec ma sage femme, par conséquent, j’urine facile tu vois ? Wesh. Aussi, je suis dans la merde. Il faut que je sorte mais rien que de l’entendre parler de vengeance, je retire toute idée de ma tête. Oh non. Je vais rester ici, et l’écouter dévoiler son plan. S’il pense que Bonzaï est le seul au courant. Il se fout le doigt dans l’œil !! Mon visage affiche une mine dégoûtée lorsqu’il annonce que je recevrais visiblement des vers dans mon lit. Je trouve l’idée affreuse. En plus comme toute diva qui se respecte, j’ai une sainte horreur des insectes. Alors là, il frappe fort. Mais comme je suis au courant, je n’aurais qu’à prendre les draps, les enlever, les rouler en boule, les amener dans le jardin, y foutre le feu, faire en sorte que tout Los Angeles s’embrase, récupérer les cendres puis aller dans une fusée et les éparpiller dans le cosmos. Je suis une femme ambitieuse que voulez-vous. Alors autant dire que je souris, je les laisse continuer à parler. Et puis au bout d’un moment, je n’entends plus rien. Je me demande si je suis devenue sourde. Mais il n’y a vraiment aucun bruit. Pas même une mouche d’ailleurs. C’est fou. Alors je me dis qu’il a dû aller se coucher. C’est donc silencieuse que j’ouvre la porte, me trouvant dans le noir. Je prie pour ne pas me prendre quelque chose et pouvoir quitter la maison en silence. J’espère aussi que l’absence ne veut pas dire qu’il est dans ma chambre occupé à y foutre des vers. A cette pensée, je suis saisie d’un spasme et j’effectue une contorsion étrange comme si j’étais en train de chasser un ver se trouvant dans mon dos. Et c’est là, que tout à coup, la lumière s’allume.

OH. MY. DEAR. FUCKING. LORD. 

Je pousse un hurlement strident bien sûr avant de me rendre compte que la lumière a été allumée par un Garrett me fixant d’un air … psychopathe et sexy. Le cœur bat la chamade, je me rends compte aussi que je suis vêtue de latex. Coucou, je me rends pour Anastasia Steele. Bref, je suis dans une merde INTERNATIONALE. Je fais quoi maintenant hein ? Je danse ? Je le chauffe ? Je fuis ? Je tue Bonzaï. « J’SUIS SOMNAMBULE ! » Bon OK. J’aurais pu sortir un meilleur argumentaire mais en l’occurrence, aucune idée me vient. Pour le coup, je suis juste en train de me faire dessus tellement j’ai eu la trouille de ma vie. La vessie toujours pleine aussi, je suis dans une situation bloquée. Et il y a la menace du ver dans le lit. Encore une fois, j’ai l’impression d’avoir quelque chose de grouillant dans le dos et je gesticule encore un peu façon attardée qui découvre le monde en dehors de sa chambre capitonnée, avant d’ajouter « T’as pas intérêt à venir foutre des vers dans mon lit, d’ailleurs ! » Je bombe même le torse histoire de lui montrer qu’il ne me fait pas peur. Ceci étant dit, il s’approche d’un pas et je me pisse dessus. Littéralement.


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Garrett Davis
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Sam 26 Mai - 20:27

S’il était dans la fleur de l’âge, il n’en demeurait pas moins un sale gosse au fond de lui. Garrett aimait s’amuser, aimait rire et aimait blaguer. Quasiment tout le temps, et tous ceux qui le connaissaient pouvaient en témoigner. Pourquoi avait-il offert la pire version de lui-même à sa voisine ? Mauvais jour, mauvais timing, mauvais endroit, mauvais moment. Aussi simple que cela. Et si d’autres se seraient contenter de l’ignorer et de le zapper de leurs vies, aussi simplement que cela, il avait fallu qu’il tombe sur LA timbrée du quartier. Non pas que cela le gêne – pas entièrement du moins, car il était en pleine rénovation de cette maison et devoir enlever son foutu graffiti le mettait en rogne sévère – il devait admettre que la voir monter sur ses grands chevaux, devenir rouge pivoine et lui sortir les pires conneries du monde l’amusait fortement. Il riait d’ailleurs ouvertement à chaque fois, sans gêne aucune. Ce qui avait le don d’agacer encore pus la jeune femme, et de la rendre plus hystérique encore, si cela était possible. Depuis plusieurs jours qu’ils se « connaissaient », il lui était arrivé de se demander quelle relation ils auraient pu avoir si elle était venue un autre jour que ce jour funeste. L’aurait-elle trouvé plus sympa ? L’aurait-il trouvé plus normale ? L’aurait-elle trouvé charmant ? L’aurait-il trouvé gentille ? Auraient-ils ri ? Auraient-ils discuté, comme deux adultes responsables ? Pourraient-ils devenir des amis ? Ou de simples voisins qui se sourient et se disent bonjour et au revoir ? Au lieu de quoi, la guerre était déclarée et la guerre s’annonçait longue et sanglante. Fatigante. Ereintante. Epuisante. Interminable. Voire, peut-être, éternelle. Qu’à cela ne tienne ! Il n’était pas certain de rester vivre des années dans cette maison – une fois rénovée, qui sait quelle mouche le piquerait pour lui donner envie de déménager une nouvelle fois. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraitre, l’idée de déménager ne l’effleurait pas depuis qu’ils étaient arrivés ici. Le voisinage était plutôt cool et sympa – si on oubliait deux secondes la folledingue d’à côté. Ils bénéficiaient du calme d’un quartier tranquille, tout en étant à côté de la ville et de toutes ses commodités. Sans compter que Liam semblait s’y plaire grandement lui aussi – et c’était un critère prioritaire pour Garrett. Car s’il apparaissait être un homme détestable, connard fini et stupide aux yeux de Madame Obsolète, il n’en était pas moins un père digne de ce nom. Un père célibataire. Un père qui devait jouer le rôle de deux parents, car la mère n’était plus là. Un père qui ne devait rien à personne, mais tout à lui-même. Un père qui n’était peut-être pas parfait, mais qui se donnait les moyens d’élever son fils unique de la meilleure manière qui soit. Personne ne pouvait lui enlever ça. Pas même l’autre tarée ! Et si elle voulait jouer même la nuit, ils joueraient même la nuit et même toutes les autres nuits suivantes ! Qu’à cela ne tienne ! Il l’a mauvaise, oui, et même si sa boutade sur les vers n’avait pour seul et unique but de la faire sortir de sa cachette pour la confronter, il n’en garde pas moins l’idée en tête pour un jour – qui sait ! Au moment où elle s’y attendrait le moins… Pourtant, plusieurs secondes s’écoulent et elle ne se décide toujours pas à sortir les griffes, lui sauter dessus pour lui arracher les yeux. Elle est tenace, Madame Obsolète. Il éteint alors la lumière et fait mine de partir se recoucher – comme si c’était possible ! Alors qu’une étrangère – complètement fêlée – était entrée par effraction chez eux alors qu’ils dormaient tranquillement. Si elle n’avait pas cette limite, soit, il n’en aurait pas non plus – et il y avait tant d’idées plus dingues et plus loufoques les unes que les autres qui défilaient dans sa tête d’un coup, il en avait le sourire jusqu’aux yeux et même l’envie de rire en imaginant la tête de la jeune femme s’il osait faire ceci ou cela.

Il le saura un jour.

BAM. La patience paie. Epaule contre l’escalier qu’il avait fait semblant de grimper, il éclaire de nouveau la pièce pour faire face à une Madame Obsolète comme il ne l’avait pas encore vue. Combinaison collée au corps – indécent ! et canon BORDEL DE MERDE – et apeurée d’avoir été découverte. Le cri qu’elle pousse lui donne envie de rire, mais il n’en fait rien. Le regard assassin, la mine sombre, il l’observe et se demande comment elle compte se dépatouiller de sa connerie monumentale. Car c’est une connerie monumentale. Grotesque même. « J’SUIS SOMNAMBULE ! » MON DIEU. Là, il ne peut s’empêcher de rire. Lentement au départ, puis crescendo jusqu’à rire à gorge déployée. Et s’arrêter net. Et se retrouver à deux pas de la jeune femme. Elle flanche légèrement, recule même spontanément mais se retrouve adossée au mur. Flippant à souhait. Tant mieux, on ne vient pas l’emmerder dans son sommeil, chez lui, sans en payer les conséquences. « T’as pas intérêt à venir foutre des vers dans mon lit, d’ailleurs ! » qu’elle ose presque l’engueuler alors qu’elle le mériterait plutôt deux fois qu’une ! Il ricane. « Je rêve, t’as enfilé la combinaison de la parfaite cambrioleuse – jolie, au passage – tu t’es introduite dans MA maison, en pleine nuit quand tout le monde est supposé dormir, tu t’es amusée à taguer MA porte façon gaminerie, et tu oses me donner des ordres ? Ttt, ttt, » qu’il fait non de la tête. « T’as poussé le bouchon loin, Madame Obsolète, » qu’il rajoute la mine mi-amusée, mi-sévère. « Et plus tu pousses le bouchon, plus la guerre va être intense entre toi et moi, » qu’il la prévient ou la menace, allez savoir. Puis il ose poser le regard sur elle, de haut en bas, avant de lui offrir un sourire de côté – le sourire qui en fait craquer plus d’une. « Si tu continues, je fais finir par croire que je t’obsède et que toute cette folie n’est qu’un jeu pour attirer mon attention. Très franchement, si t’étais pas aussi, » qu’il continue sur sa lancée humoristique et ironique tout en mimant le geste de « t’es folle », « mais les hystériques, je les fuis en général, » qu’il conclut pour la rendre folle et hystérique justement. Bien sûr qu’il ne l’imagine pas être obsédée par lui – quoique, d’une certaine façon. Bien sûr qu’il ne l’imagine pas être intéressée par lui – elle est mariée semble-t-il, pauvre homme, paix à son âme ! Bien sûr qu’il ne l’imagine pas être attirée par lui – quoique le lien entre l’amour et la haine est si fine.

RIRES.

Il gèlera en enfer avant que l’un ne soit attiré ou attendri par l’autre.

« Maintenant que tu m’as réveillé, avec ta délicatesse légendaire – tu sais que tu marches comme un éléphant ? – laisse-moi prendre un café pendant que tu répares ta bêtise, » qu’il la cherche un peu. Elle l’a bien mérité. « Pourquoi tu gigotes comme si t’avais des puces ? L’idée des vers te déplait ? » qu’il sourit, ravi que sa petite blague fasse son petit effet. « Ou c’est la combinaison qui te démange ? Si t’as besoin de l’enlever, ne te gêne surtout pas – t’es folle, mais t’es pas désagréable à regarder, Madame Obsolète, » qu’il la charme autant qu’il la nargue.

Que ça l’amuse tout ça. Que c’est drôle tout ça. Que c’est hilarant tout ça.

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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: « Sali salut cher voisinou » [Garrett]   Jeu 7 Juin - 20:29

Je vais le tuer, je vais le tuer, je vais le tuer. Mais de façon très violente. Il ne s’en remettra pas. Je saurais faire disparaître ce sourire à la con trônant sur son visage. Et puis d’où il rit d’abord ? Ça ne lui a pas effleuré l’esprit que je viens de peindre sa porte ? Après avoir menacé de foutre des vers dans mon lit, il rigole ? Sérieusement. Ce gars est bipolaire. Psychopathe. C’est peut-être un tueur en série aussi. Vous savez, comme dans The Fall ? Super papa la journée. Tueur la nuit ? Et moi je suis Gillian Anderson c’est ça ? Uuuuurgh. Non. No Way. Jamais. Avez-vous vu sa peau ? Comment elle est grasse ? Hors de question. Cependant, je n’ai le loisir de discuter plus du grain de sa peau. Il enchaîne déjà. Et autant dire, que je flippe ma race. Non mais ce n’est pas possible d’être aussi menaçant. Je pourrais me faire pipi dessus. DÉJÀ QUE J’AI SUPER ENVIE. L’entendre dire que la guerre risque d’être encore plus intense, me fait froncer les sourcils. Malgré le fait que je ne sais pas ce qu’il va me faire - c’est peut être un serial killer #obstinée - mais je tiens l’intensité de son regard. Je ne compte pas baisser les yeux, ni même me sentir gênée de ce que j’ai fait. Après tout, je ne fais que lui rendre la pareille. Œil pour œil, dent pour dent, il connaît ou je lui apprends la vie ? Ça se passe comment ? Je suis dans la merde, face à un voisin qui me reluque. Sérieusement mon gars ? C’est le moment de me dévisager de la tête aux pieds. Claquant des doigts, je pointe mon index vers mon visage « Hey ducon ! Mon visage se trouve ici, cesse de mater. » Bien sûr que je suis encore fraîche pour mon âge. Que je suis désirable. Mais là, il s’agit du combat de ma vie, je ne compte pas abandonner. Pas maintenant après tout. Toutefois, il ne peut s’empêcher de me flatter un peu lorsqu’il évoque ma silhouette. Vas-y, j’en profite même pour rejeter ma chevelure d’ébène en arrière. Bah quoi ? Toutefois, je me tasse bien plus lorsqu’il critique mon côté hystérique, disant qu’il n’aurait pu séduire une femme comme moi. « Hey, je ne suis pas hystérique alors calme ta joie, ok Tarzan ?! Même pas en rêve, un mec en toi pourrait me faire de l’effet !! » Bon ok, quand il a ce sourire en coin, je dois avouer qu’il est craquant. Mais je dois me ressaisir, il est le Mal, il est Sauron, il est le Maître dans Buffy Contre les Vampires ou Cole Turner dans Charmed #Referenced’unetrentenaire #maisavoueilestsexy En tout cas, il est le mal incarné. Parce que si je le foudroie du regard, bien décidée à me casser. Lui, le décide autrement. Il a d’autres projets pour moi. Et le voilà qu’il exige que je répare ma connerie. Pendant qu’il se fera un café. « J’te demande pardon !? » Je m’exclame d’une voix interloquée et savamment mesurée. Avec le temps, et en travaillant avec Venus, j’ai appris à travailler avec beaucoup de soin mes expressions. Et puis dans une autre vie, j’ai été une bourgeoise. D’ailleurs, une bourg’ assez outrée.

Déjà qu’il veut me foutre des vers dans le lit - et a cette pensée, je suis saisie d’un spasme plus violent - et il le remarque. Il va croire que je suis folle. Ou alors. Il le sait déjà mais je le confirme que c’est un niveau plus élevé qu’il le pensait. Toutefois, sa proposition de retirer ma combinaison ne me fait pas rire. Mais alors pas du tout. Genre, je lui affiche une mine dégoûtée. « Même pas en rêve ! Je ne voudrais pas que ton œil s’habitue à quelque chose de beau ! » Et puis quoi encore ? Bon je ne vais pas lui raconter que des vers imaginaires - nouveau spasme - se trouvent dans mon dos. Et puis de toute façon, je tiens à m’en aller. « De toute façon, je ne compte pas repeindre ta porte ! Tu rêves mon pote ! Car je te rappelle - au cas où ta mémoire serait défaillante - que tu as d’abord peint sur MA porte ! » Plantant mes mains sur mes hanches, je l’observe avec une lueur de défi. La peur est passée. Il m’a prise sur le fait de toute façon. La guerre est déclarée. Faut juste s’attendre qu’elle soit violente. « Donc quand tu auras réparé tes premières bêtises, je voudrais bien réparer les miennes !! C’est aussi simple que ça. C’est à prendre ou à laisser. » Par conséquent, je juge qu’il est temps de me casser, de le laisser avec son café et sa porte taguée Et son indécence. « Sur ce, sali salut voisinouuu ! » Je me dirige vers la sortie d’une démarche super sûre de moi, ouvre la porte en grand, pivote comme si j’étais en train de m’entraîner au pôle dance, observant le mal incarné dans sa forme la plus séduisante. « J’attends de pied ferme ta revanche ! Mais attends-toi à perdre. » Et j’annonce que dès ce soir, je vérifie tous les endroits susceptibles de recueillir des vers. Il voudra se venger mais je l’attends. Je vais lui bouffer sa face à celui-là. Envoyant un baiser de la paume de ma main face à l’adversaire, j’ajoute d’une voix aguicheuse « A bientôt mon tout petit. » Et je me casse comme une reine, le laissant avec sa porte degueulasse. Cependant, l’obscurité m’agresse aussitôt la rétine et j’oublie que devant son putain de porche, trône deux marches. Oh con ! Je m’étale comme une quiche de tout mon long, poussant un glapissement avant de vite me relever. J’ai tellement peur qu’il me voit dans cet état que ça me donne des ailes, j’ignore les écorchures, je me contente de rentrer chez moi, de fermer la porte à clefs, de baisser tous les stores, volets, persiennes, verrous existant dans cette baraque. Moi, peur de lui ? Pas du touuuuut. Mais je suis prévoyante. Et désormais nous vivrons dans le noir et confiné ! Faut dire que je ne sais à quoi m’attendre avec un type pareil.

Et quelque chose me dit que j’ai pas fini d’halluciner. P’tit con va !
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