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 A little sweatness, my friend ? - PV Pyair

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Elanor Maxwell
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DATE D'INSCRIPTION : 22/02/2018
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MessageSujet: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Sam 24 Fév - 18:03

Tu te fiches de moi ?  Encore ?

Oui, encore !  Je n’ai pas le choix, Ela’ !  Le Chef veut modifier la carte, je dois approuver les changements !

Et il ne peut pas t’envoyer un mail ?  Tu sais ?  Cette nouveauté technologique qui permet de communiquer à distance...

Non.  Ce restau est ouvert depuis un an seulement.  Je n’ai pas encore assez confiance en lui.  Il me faut absolument goûter ce qu’il propose.

Génial...

Chérie... ça ne sera que pour quelques jours.

C’est toujours « seulement pour quelques jour » ! Mais avec plusieurs voyages de quelques jours par mois, je vais finir par devoir prendre rendez-vous pour voir mon propre mari !

Je sais que c’est compliqué.  Les premières années le sont toujours, on est en pleine expansion, je dois être partout.  Pourquoi tu ne viendrais pas avec moi à New-York ?  On pourrait partir quelques jours de plus et profiter un peu ?

Je ne peux pas partir comme ça.  J’ai des rendez-vous prévus avec de gros clients pour discuter avec eux de leurs commandes.  Ce n’est pas le genre de chose que je peux déléguer à une vendeuse.

Tu vois ?  Toi aussi tu es occupée...

Ne sois pas injuste Tom !  Je te parle de trois rendez-vous d’une heure ou deux grand max répartis sur cinq jours, pas d’un voyage de six jours à l’autre bout du pays !

Désolé.  J’ai des responsabilités professionnelles, je ne peux pas les négliger.

Et tes responsabilités privées, tu y penses ?  Celles-là tu peux les négliger ?  On est le dix-sept et depuis le début du mois on a passé trois soirées ensemble Tom.  TROIS !  Finalement heureusement que j’ai fait une fausse couche, je n’ai pas envie d’élever un enfant seule...

Là c’est toi qui es injuste Elanor.  Et cruelle.  



Et il est parti bosser.  Il est rentré très tard, je dormais déjà.  Son vol était très tôt le lendemain matin donc il s’est levé aux aurores.  Je l’ai senti poser un baiser sur le haut de ma tête avant de s’en aller et dès que la porte s’est refermée j’ai éclaté en sanglots.  Mon mariage est tout simplement en train d’imploser et je ne sais pas quoi faire pour empêcher ça.  J’aime Tom.  Depuis toujours il est mon meilleur ami.  On a grandit ensemble, rêvé ensemble... on voulait venir ici et réussir notre propre vie, pas celle prévue par nos parents.  On peut dire qu’on a réussi...

Tom a ouvert des restaurants à Los Angeles, San Francisco... l’année dernière à New-York et il y a trois mois c’est à Miami qu’il a inauguré un nouvel établissement Vegan.  Cette nourriture a de plus en plus de succès.  Avec des Stars influentes comme Ellen DeGeneres, Anthony Kiedis, Sia, Natalie Portman, Jardel Leto ou Demi Moore en fer de lance, pour ne citer que, les restaus proposant ce genre de menus ont de plus en plus de succès.  Quand Tom a ouvert le sien, le premier à L.A., on en parlait très peu.  Au mieux on pouvait trouver une alternative végétarienne dans les établissements traditionnels mais il n’existait aucun endroit où tout était vegan de A a Z.  Alors en tant que pionnier, c’est chez lui que le gratin Hollywoodien se retrouve.  

De mon côté j’ai également bien réussi.  Après avoir fait une école de bijouterie-joaillerie, j’ai ouvert une petite boutique sur Rodeo Drive.  Bien exposées à la vue des plus nantis, mes créations ont bien vite attiré l’attention.  Comme en plus je proposais un service de commandes personnalisées, le bouche à oreilles et la publicité gratuite apportée par les stars qui portaient mes bijoux ont fait le reste.  Aujourd’hui on me voit comme l’étoile montante dans ce domaine et le succès est au rendez-vous.  Mais notre succès a un prix à payer.  Et il est lourd.

Après avoir couru pendant près d’une heure et avoir pris une bonne douche, j’ai appelé mon ami Pyair.  J’avais besoin de me changer les idées et en plus ça fait un moment qu’on s’est vus touts les deux.  Depuis son Oscar il est sollicité de partout et il me manque.  Parfois j’aimerais revenir à notre enfance, où tout était simple.  Je lui proposais d’aller boire un café et pourquoi pas de craquer pour une petite douceur au Sweetness Break, qui n’est pas très loin de ma bijouterie dans une rue perpendiculaire à Rodeo Drive.  Par chance il avait un peu de temps, alors je sautais sur l’occasion pour lui donner rendez-vous là-bas et filais me préparer.  Une heure plus tard, j’entrais dans l’établissement où quelques personnes étaient attablées.  J’adore cet endroit à l’ambiance résolument rétro.  On s’y sent bien, c’est chaleureux.  À l’autre bout de pièce j’apercevais mon ami qui était en train d’enlever sa veste pour s’installer.  Un grand sourire aux lèvres, je le rejoignais et ouvrais les bras pour un big hug assorti d’une bise sur la joue.


Salut crapule !
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Lun 2 Avr - 20:48

A little sweatness, my friend ?
Elanor ∞ Pyair
J'ai gagné, je n'en reviens pas.
Lorsque je suis allé à la cérémonie des oscars, c'était plus en terme de test qu'autre chose. J'avais Alissa à côté de moi qui ne cessais de me dire que tout allait bien se passer. Elle voulait surtout être avec moi pour que je ne fuis pas. J'avais déjà fait cela pourtant, mais depuis que j'avais sombré dans la morphine et la dépression, je ne trouvais plus cela aussi facile. Mais j'avais réussi à le faire et c'est mon prénom que l'on avait appelé, pour la seconde fois de ma vie. Cela n'a cessé de me conforter dans le fait que ce métier était fait pour moi. Gagner deux oscars en l'espace de trois ans est quand même quelque chose d'incroyable, historique même.
J'ai gagné et je n'en reviens toujours pas.
Car au delà de l'Oscar, j'ai gagné une relation bien plus importante. Alissa faisait semblant de sortir avec moi afin de protéger mon secret. Si au début j'étais dans une colère noire, j'ai fini par l'écouter et rentrer dans ce jeu qui me semblait absurde. Seulement, avec le temps le jeu est devenu quelque chose de réel. Parce qu'on ne peut jouer avec les sentiments. Impossible de jouer sur les battements de cœur plus rapide quand elle s'approche, sur l'arrêt de celui-ci quand elle me touche. Impossible de prétendre quand je ne peux pas dormir sans la serrer contre moi, contre mon corps alors que ma main se niche dans la sienne.
On ne jouait plus, et c'est donc naturellement que l'on s'est embrassé, non pas pour les caméras mais pour nous. Et puis on s'est touché dans l'intimité de notre chambre, on a formé un car on se rendait compte que l'un sans l'autre on n'était rien. Bon sang, je n'avais jamais rien ressenti d'aussi fort et voilà que j'avais le sourire aux lèvres, tout le temps.
Oui, mes amis me disent qu'elle est une chieuse qui arrête pas de gueuler, mais ils ne la voient pas avec moi. Elle est douce, tendre, elle arrête de se cacher derrière cette carapace car elle sait qu'elle n'a pas besoin de se protéger avec moi. Et puis je m'en fous de ce que les autres pensent, elle est ma chieuse à moi et je ne la changerais pour rien au monde.

Depuis que j'ai gagné mon deuxième Oscar, je ne cesse de faire de nouveau photoshoot, des interviews ainsi que de la télé. Je me remets dans le bain et je me rends compte que je me mettais de sacrés barrières avant. Mais je n'étais pas prêt parce que j'étais brisé. Le fait qu'avec Alissa nous avons enfin brisé la barrière du mensonge pour vivre tout simplement à éveillé en moi cette envie de vivre pleinement, et de retrouver ma passion. Mais il faut se l'avouer, c'est éreintant. Lorsqu'Elanor me propose alors de sortir boire un café au Sweetness Break, je ne peux lui dire non. Comment refuser lorsque je sais que je vais pouvoir manger le meilleur cheesecake de la ville.
Alors me voilà caché sous ma casquette et lunette de soleil, par chance il est de sorti celui-là donc je parais pas trop étrange. Cependant, lorsque je rentre dans la boutique, je m'installe vers le fond. Je suis un habitué et ils savent que je tiens à une certaine tranquillité. Oui, je ferais des selfies ou signerais des autographes si on me reconnaît, avec plaisir, mais j'aimerais bien pouvoir partager un instant avec mon amie tranquillement aussi. J'ai à peine le temps de retirer ma veste et de m'asseoir que mon amie apparaît, les bras grands ouverts. Je ne peux m'empêcher de rire alors que je sais exactement ce qu'elle veut : un gros câlin.
Je la serre contre moi et dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de m'installer de nouveau.
- Salut crapule !
Je lève les yeux au ciel en riant.
- Salut crapaud !
Je souris alors que rapidement une serveuse vient nous voir. Je commande alors mon cheesecake avec un cappuccino et elle prend aussi la commande d'Elanor avant de nous laisser.
- Pfiou, ca me fait tellement de bien de vivre quelque chose de normal ! Avec toi en plus, dis donc, je dis en riant. Alors, comment vas-tu ? Quoi de beau dans ta vie.
Commençons par du banal, mais je ne doute pas qu'on va vite partir sur des sujets étranges qui vont nous faire éclater de rire et d'apprécier cet instant, ensemble.
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Elanor Maxwell
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Mar 3 Avr - 12:24

Ça fait tellement de bien de le revoir. Pour beaucoup Pyair Lucky est cette star solaire et inaccessible, une étoile d'Hollywood qui ne cesse de monter toujours plus haut au firmament. Pour moi, c'est juste mon ami d'enfance. Je peux nous revoir tous petits, jouants dans le domaine familial, courant entre les vignobles et chapardant des grains de raisin pendant les vendanges en riant aux éclats. Il est comme un frère et je tiens énormément à lui. Mais il n'est pas facile pour lui de réussir à se dégager du temps. Loin de là. Et maintenant qu'il a gagné un second oscar, je crois bien que ça va être pire encore. Deux récompenses en si peu de temps, c'est loin d'être fréquent. L'enfant chéri de Hollywood fait des émules et c'est assez drôle de voir comment on lui fait des courbettes ! Pas de ça avec moi, je ne vais pas changer d'attitude avec lui parce qu'il a reçu deux statuettes ! Il serait le premier à m'en vouloir... il a besoin de rester accroché à la réalité pour garder les pieds sur terre et sa vie en équilibre. Les salutations se font comme quand on était gosses, on se charrie gentiment et je m'installe sur la chaise juste à côté de la sienne sur la petite table carrée. C'est une habitude qu'on a dû prendre... ça permet de parler plus bas et d'être plus difficile à entendre par les oreilles indiscrètes.


Pour moi une tarte au citron meringuée et un café bonbon s'il vous plaît.


Je rends la carte à la serveuse qui s'éloigne et me concentre alors sur mon ami. Le revoir me rend le sourire. Vivre quelque chose de normal. Je comprends tout à fait de qu'il veut dire. Il ne peut plus sortir sans ses éternelles lunettes de soleil et sa casquette. Si je veux le voir sans on doit se donner rendez vous au milieu d'un bois ou chez moi ! Là on n'est pas à l'abris d'être interrompus plusieurs fois par des fans qui vont demander des autographes ou des selfies. Je ne compte plus le nombre de photos que j'ai dû faire ! J'ai même parfois droit aux regards courroucés de certaines filles, ce qui a le don de me faire lever les yeux au ciel. Comme maintenant tiens ! Il vient de me demander ce qu'il y avait de beau dans ma vie et ça me les fait lever au ciel justement ! S'il savait.


Sommes-nous déjà obligés de parler des choses qui fâchent ?


Je fais une petite moue assortie d'un soupire. Jamais ma vie ne m'a semblé aussi compliquée que ces derniers temps. Tout va mal avec Tom, et je ne sais pas comment le gérer. On a toujours été proches tous les deux, et on se comprend de moins en moins. Et puis il y a Nélyo. Ça m'est tombé dessus comme ça, et avec lui je ne me reconnais pas. Je découvre à quoi ressemble une passion dévorante dans les bras d'un voyou... un voyou ! Moi qui traverse toujours dans les clous ! Forcément je culpabilise à mort, vous pensez bien !


Avant tout il faut que je te félicite de vive voix pour ton nouveau sacre ! Ta cheminée est équilibrée maintenant !


Je pouffe et me recule un peu pour permettre à la serveuse qui vient d'arriver avec nos commandes de les poser devant nous. Bon sang il doit y avoir quatre mille calories sur cette table ! Mais c'est bon de craquer de temps en temps et là j'ai vraiment envie de craquer. Alors je plante ma fourchette dans le quartier de tarte et en porte un morceau à ma bouche.

Mmm... ça ne vaut pas les douceurs de Rosa, mais on n'en n'est pas loin !


Rosa travaille chez mes parents et elle nous faisait des tas de desserts quand on était petits. Quand Pyair venait, elle lui faisait toujours du cheesecake parce qu'elle savait qu'il adorait ça. On aimait bien aller dans la cuisine pour lécher les culs de poule et les fouets encore pleins de crème. Tien en parlant de douceur...


Au fait comment va Alissa ? Est-ce qu'elle a compris qu'on ne jouait pas à touche pipi tous les deux ?
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Dim 27 Mai - 21:59

A little sweatness, my friend ?
Elanor ∞ Pyair
Je suis vraiment content de pouvoir passer du temps à faire quelque chose de banal, qui ne sort pas de l'ordinaire. Il faut dire que quand on est acteur on vit pas mal de choses qui sortent du lot. Il y a déjà notre métier en lui-même qui est fantastique, qui nous permet d'être des héros, des méchants, des malades ou alors des policiers. Enfin tout ça pour dire qu'on permet à l'art du théâtre de s'élever toujours plus haut. Et puis en plus nous vivons des moments d'exception lors des cérémonies, les interviews amusantes, les rencontre avec les fans. Enfin franchement, qui peut se vanter de dire qu'avec son boulot plein de gens ne cessent de le féliciter et de lui faire des câlins... Peu de personnes, ça j'en suis certain.

Mais je dois avouer que j'adore passer les moments les plus banals du monde de temps en temps, plus souvent ces derniers temps. Et puis franchement, j'ai l'impression que ça fait une éternité que je n'ai pas vu Elanor. Il faut dire qu'avec ma dépression, ma dépendance à la drogue et tout ce qu'il m'a fallu de chemin pour revenir, je ne lui ai pas vraiment donné de nouvelles. Je pense qu'elle m'en veut, mais qu'elle ne le dit pas. Elle a lu les journaux, elle a vu que je m'étais encore ridiculisé à nouveau devant Elinor, elle a dû voir que j'avais une putain de sale gueule et que j'avais disparu des plateaux télé. Sans même avoir besoin de lui dire, elle me connaît par cœur et savait qu'il me fallait du temps. Et puis elle a dû lire aussi pour Alissa. Même si au départ c'était de la pure comédie (chose qu'Elanor ne sait pas), c'est devenu une réalité. Une douce et merveilleuse réalité.
Franchement, je crois que je n'ai jamais été aussi heureux depuis un bon moment. Elle est chiante et a un caractère de merde, mais avec moi elle se montre espiègle et amusante. J'aime bien la prendre dans mes bras alors qu'elle ne s'y attend pas, j'aime bien lorsqu'elle pose ses mains sur mon torse et se met sur la pointe des pieds afin de venir m'embrasser, j'aime m'endormir à ses côtés tout en la serrant contre mon torse, cherchant à la protéger plus que tout. J'aime tout simplement être avec elle, et je lui ai même déjà avoué une fois, au oscar que j'étais amoureux d'elle. Je ne lui ai jamais redit, mais je pense que chaque geste que nous avons l'un pour l'autre le prouve.

Naturellement, alors qu'elle est installée à côté de moi je lui demande comment elle va et ce qu'il y a de beau. Il faut dire que cela semble si lointain, notre dernier petit tête à tête.
- Sommes-nous déjà obligés de parler des choses qui fâchent ?
Je fronce le nez, me disant qu'elle n'a pas l'air aussi heureuse qu'elle le devrait. Je la vois soupirer et je n'aime déjà pas la voir comme ça. J'hausse un sourcil, voulant qu'elle m'en dise plus mais elle est bien décidée à changer de sujet.
- Avant tout il faut que je te félicite de vive voix pour ton nouveau sacre ! Ta cheminée est équilibrée maintenant !
Et voilà que je ris comme un imbécile.
- Franchement, je n'en reviens pas. J'étais complètement absent et ce film est sorti en début d'année, mais j'ai quand même eu la chance d'avoir à nouveau LA récompense... Et ma cheminée te remercie de savoir que tu penses à elle et son équilibre, je dis avec un clin d’œil alors qu'on nous sert.
Nous commençons à manger en silence et je ne peux m'empêcher de savourer le cheesecake... Bon sang, comment je pourrais me passer de ce dessert si divin. Franchement, je sais déjà que je vais demander une autre part, mais je vais d'abord finir celle-là sinon Elanor va se foutre de ma gueule.
- Mmm... ça ne vaut pas les douceurs de Rosa, mais on n'en n'est pas loin ! Au fait comment va Alissa ? Est-ce qu'elle a compris qu'on ne jouait pas à touche pipi tous les deux ?
Et voilà que je ris de bon cœur alors que je secoue la tête.
- Elle est encore jeune... T'imagine j'ai dix ans de plus qu'elle, j'ai l'impression d'être un vieillard quoi... Et puis elle a presque ton âge et tu n'arrêtes pas de me rappeler que t'es jeune alors tu comprends ! Enfin, le fait est que chaque femme est une menace. C'est flatteur mais ce n'est que le début de notre relation. Je pense qu'elle a compris, qu'elle a confiance en moi mais tu restes une belle femme. Enfin bon, en gros on s'étonne pas si je reçois des sms, je dis en riant. Alors, on a parlé de moi, maintenant c'est ton tour. Je sais que tu évites le sujet mais, c'est moi. Tu sais que tu peux tout me dire hein.
Je suis même certain qu'elle a besoin de parler, mais qu'il lui faut du temps afin de balancer ce qu'elle a sur le cœur. Et moi, je suis prêt à rester le plus longtemps possible afin de l'écouter et d'être présent pour elle. C'est à ca que servent les amis, il paraît.
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Elanor Maxwell
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Mar 29 Mai - 8:37

Je suis fière de lui. Pas parce qu'il a gagné un nouvel oscar. Franchement le monde de Hollywood, je m'en tamponne le coquillart. Tous les jours je vois des célébrités débarquer dans ma bijouterie et ça ne m'impressionne pas pour un sou. Si je suis fière de Pyair, c'est pour tout le chemin parcouru. Il a beaucoup bossé, il n'est pas là par hasard. Il fait partie de l'élite et ça c'est formidable. Y'a rien de plus beau que de voir qulequ'un poursuivre un rêve et le réaliser. Et puis je sais qu'il est passé par des moments difficiles. Il est pudique, pas du genre à aimer se confier, mais il n'a pas vraiment besoin de le faire avec moi, on se connaît trop bien.

Là ça fait vraiment longtemps qu'on s'est vus. On a échangé des textos et quelques coups de fil, mais c'est tout. Et c'est comme si on s'était quitté il y a deux jours. On se retrouve facilement, entre nous rien ne change. Cette constance me fait un bien fou. En ce moment ma vie est en total déséquilibre et j'ai besoin de m'accrocher à ce qui est solide. Malheureusement mon mariage ne fait plus partie de ces choses. C'est un coup dur. Mais j'essaie d'éviter d'en parler. Parce que je sais que quand je vais ouvrir les vannes ça va couler tout seul. J'essaie donc de faire en sorte que l'ambiance soit légère. Et j'en profite pour lui demander des nouvelles de sa copine. La dernière en date ne m'apprécie pas vraiment. Je ne sais pas pourquoi elle s'est mise en tête que j'étais dangereuse. La simple idée est ridicule ! L'amitié qu'il y a entre nous est bien trop forte pour que ça se transforme en autre chose. On est très clairs là-dessus tous les deux.


Oh la la... Mais elle se fait du mal pour rien. Et puis ça va être l'enfer pour elle si elle doit se sentir menacée par toutes les belles filles qui t'entourent... Sans compter que tu embrasses pas mal de beautés dans tes films !


Mine de rien je me faisais du souci pour lui. Parce que justement c'est un acteur. Un acteur séduisant à qui on confie des rôles qui demandent une certaine ouverture d'esprit. Si sa copine est jalouse comme ça, ça va vite devenir invivable et oui, j'ai peur qu'il en soit malheureux. J'ai tendance à être protectrice envers les gens que j'aime. J'ai envie de le voir bien dans sa vie. J'aimerais qu'il trouve son équilibre pour que sa vie privée soit aussi réussie que sa vie professionnelle parce que mine de rien, c'est ce qui compte, non ? Je le sens encore fragile. Alors fatalement je m'inquiète pour mon ami. Et mon ami s'inquiète pour moi. Bien sûr je m'attendais à ce qu'il revienne à la charge mais peut être pas aussi vite. En fait ça aurait de tout façon toujours été trop tôt.

Je hoche la tête. Je sais que je peux tout lui dire, c'est évident. Mais je crois que Pyair ne s'attend pas à la bombe que je vais lâcher. Aucune raison qu'il pense que ça a
Soit aussi grave. Encore une fois ça fait un bon moment qu'on s'est vus tous les deux et les choses ont pas mal évolué depuis notre dernière rencontre. Tellement que quand j'y pense ça me donne le tourni. Y'a plus rien de simple et rangé dans ma vie, je suis en plain chaos. Ça ne me ressemble pas du tout. Je joue machinalement avec ma fourchette sur l'assiette, le regard baissé sur elle pour éviter de croiser le regard de mon ami. J'ai un peu honte je crois... Et je ne sais pas comment lui dire les choses. Enfin j'imagine que le mieux c'est d'aller à l'essentiel. Un peu comme quand on arrache un sparadrap. D'un coup sec, c'est mieux que de tourner autour du pot. Alors je prends mon courage à deux mains et une grande inspiration, puis je me lance.


Avec Tom, ça ne va plus du tout.


J'avais presque murmuré. Énoncer cet état de fait à voix haute était presque douloureux. C'est que Tom est mon meilleur ami de toujours avant d'être mon mari. Enfants on était comme frère et sœur. Enfin non. Pyair et moi on était comme frère et sœur. Tom c'était comme mon jumeau, vous voyez ? Et je crois vraiment que ça aurait dû rester comme ça. Mais depuis toujours on entendait les gens autour de nous dire qu'on finirait ensemble et je crois qu'inconsciemment ça nous a influencé. Quoiqu'il en soit j'y croyais. Et je l'aime. Vraiment. Mais depuis quelques temps je me rends compte que je ne l'aime pas comme il faudrait. Et ses absences répétées, ça me fait beaucoup réfléchir.


C'est à peine si on se croise... et on se dispute régulièrement. Depuis la dernière fois qu'on s'est vus j'ai refait deux fausses couches et je ne lui ai même pas dit.


Je reposais ma fourchette sur l'assiette avec un profond soupire et me laissait aller sur le dossier de ma chaise. Il n'y a qu'à Pyair que je peux confier ce genre de chose. On se connaît par cœur, et je sais qu'il ne me jugera pas.


Et puis il y a ce type... Je ne sais pas ce qui se passe, je ne comprends rien à ce qui m'arrive mais je n'arrive pas à me l'enlever de la tête et...


Nouveau soupire. Je passe ma main dans mes cheveux d'un geste nerveux.


Je l'ai embrassé. Je suis une effroyable garce.
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Lun 11 Juin - 0:32

A little sweatness, my friend ?
Elanor ∞ Pyair
Je dois avouer que j'aime bien parler de ma relation avec Alissa, surtout maintenant que c'est officiel, pour de vrai. On ne ment plus à la télévision, on ne se ment plus non plus et c'est vraiment le début d'une belle histoire. Elle m'a récupéré à la petite cuillère, elle m'a vu malheureux, addict à la morphine et franchement, il y a des moments où je me demande si je n'étais pas légèrement suicidaire sur les bords. Et pourtant, elle est toujours resté auprès de moi, à me gueuler dessus, à me montrer que la vie vaut le coup d'être vécu jusqu'au bout.
Et maintenant je vais beaucoup mieux. Et maintenant je suis un homme libre qui reprend goût à la vie. Et maintenant je suis un homme amoureux qui apprends à donner son cœur à nouveau à une femme. Et maintenant nous sommes heureux ensemble. Et maintenant nous apprenons à nous découvrir un peu plus chaque jour, pour le meilleur comme pour le pire.
Je connais la jalousie d'Alissa, même si elle se montre sûre d'elle, je sais que dans le fond elle n'a pas encore confiance envers les autres. Je connais moi aussi son passé et le comprends parfaitement, elle a besoin de temps et je pense que je suis pareil de ce côté-là. Elle a eu le cœur brisé elle aussi et on ne s'en remet jamais vraiment. Alors, si beaucoup me disent que je suis vraiment patient avec elle, je ne le pense pas. Je suis compréhensif parce que je sais ce qu'elle a vécu. Je suis compréhensif parce qu'elle a le droit de se sentir jalouse si cela lui chante. Je suis compréhensif parce qu'elle est ma copine, et que je l'aime ainsi.
- Oh la la... Mais elle se fait du mal pour rien. Et puis ça va être l'enfer pour elle si elle doit se sentir menacée par toutes les belles filles qui t'entourent... Sans compter que tu embrasses pas mal de beautés dans tes films !
Je ne peux m'empêcher de rire.
- Et elle embrasse pas mal de mecs aussi. Plus sérieusement, je suis certain qu'avec le temps ca ira mieux. Nous en sommes qu'au début de notre relation et cela ne me dérange pas vraiment. Je sais qu'elle a confiance en moi, j'ai plutôt l'impression que c'est en elle qu'elle n'a pas confiance. Mais si tu répètes ça, je te préviens je te tue !, je dis avant de rire.
Mais maintenant qu'on avait parlé de moi, je me permets de lui demander de ces nouvelles. Je vois bien que quelque chose cloche et je ne sais pas encore lire dans les pensées. Alors, à moins qu'elle ne se confie à moi, je risque de m'inquiéter pendant un long moment.
- Avec Tom, ça ne va plus du tout.
Ok... Je voyais qu'elle n'allait pas spécialement mais elle m'a vraiment lâché ça comme une bombe. Je la regarde droit dans les yeux, ne sachant pas vraiment quoi dire. Est-ce qu'il y a seulement quelque chose à dire.
- C'est à peine si on se croise... et on se dispute régulièrement. Depuis la dernière fois qu'on s'est vus j'ai refait deux fausses couches et je ne lui ai même pas dit.
Je la regarde, perdant clairement mon appétit. Si elle ne lui a pas dit, elle ne me l'a pas dit non plus. Bien sûr je ne lui en tiens pas rigueur mais bon sang, ce que j'ai mal au cœur pour elle. Naturellement je viens saisir sa main que je serre doucement.
- Oh bon sang... Elanor je suis tellement désolé pour toi... Est-ce que tu vas bien ?
Je parle autant physiquement que mentalement. Je n'ose imaginer la douleur que cela procure de perdre un enfant, deux enfants même. Je veux être certain qu'elle va bien et qu'elle a tout fait pour prendre soin d'elle avant tout maintenant. Parce que faire deux fausses couches, ce n'est clairement pas rien.
- Et puis il y a ce type... Je ne sais pas ce qui se passe, je ne comprends rien à ce qui m'arrive mais je n'arrive pas à me l'enlever de la tête et... Je l'ai embrassé. Je suis une effroyable garce.
Je n'en reviens pas de tout ce qu'elle me révèle... Bon sang c'est terrible ce qu'il lui arrive en ce moment et je m'en veux de n'avoir rien vu. Pour ce qui est d'embrasser un autre homme, elle me connaît et connaît ma valeur de la fidélité. C'est un point très important pour moi qui fait que je sais déjà que si on me trompe, il n'y aura pas de retour en arrière possible. Elle sait que je hais ça au plus haut point et je vois bien qu'elle s'en veut. Pourtant, je n'arrive pas vraiment à lui en vouloir.
- Et bien... Ca fait beaucoup de chose à assimiler... Mais si tu en es arrivée là, je crois que tu dois te poser les bonnes questions... Comme par exemple, es-tu heureuse ? Parce que si tu ne l'es pas, si tu souffres ça ne vas pas du tout... Tu sais que si tu as besoin d'un endroit ou d'un soutien, je serais toujours là.
Ce n'est jamais une situation bien facile, elle pourrait avoir besoin d'un toit, d'un soutien et je serais tout cela si elle le désire.
- C'est qui ce type ?
Je me demande seulement si je le connais. Certainement pas, mais je crois que j'ai besoin d'avoir un nom dans toute cette affaire... Bon sang, ma pauvre Elanor, je comprends pourquoi elle semble si perturbée depuis mon arrivée,et depuis tellement plus longtemps encore.
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Elanor Maxwell
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Lun 11 Juin - 17:53

Pyair et ses amours... cette fois il a l'air bien accroché et sincèrement ça me fait plaisir pour lui. Le voir heureux c'est vraiment tout ce que j'espère pour lui. Si j'avais eu un frère je ne l'aurais pas plus aimé. On se connaît depuis l'enfance, il fait partie de ma vie depuis toujours et il est comme un membre de ma famille. C'est encore plus fort puisque lui, je l'ai choisi. Alors j'aimerais le voir trouver une fille dont il sera dingue, qui l'aimera de la même façon, le voir fonder une jolie petite famille et s'épanouir autant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Est-ce qu'Alissa est la bonne ? J'imagine qu'il est encore un peu trop pour le dire. Mais j'espère que ça marchera et que la miss finira par se détendre avec moi. S'il y a bien une fille dont elle ne doit pas se méfier c'est moi ! Mais pour l'instant elle semble me voir comme une menace. Reste à espérer que le temps lui fera entendre raison, parce que je sais que ça va chagriner Pyair si on ne s'entend pas.

Discuter de la vie sentimentale de mon ami est un bon plan pour éviter de parler de la mienne. Pourtant y'a énormément à dire et je sais que je vais fatalement en parler. J'en ai besoin... et il est le seul en qui j'ai suffisamment confiance pour m'ouvrir complètement. C'est que je ne suis pas forcément fière de ce qui se passe. Beaucoup de bouleversements, des deuils, des cris et des larmes. Ma vie est en train d'imploser sans que je puisse faire quoi que ce soit. La fille positive que je suis à bien du mal à garder le sourire en ce moment. Est-ce qu'il comprendra ? Je n'en sais franchement rien, ne comprenant moi-même pas tout ce qui se passe dans ma tête pour l'instant. Parfois j'ai l'impression de devenir complètement folle. Moi si raisonnable et posée d'habitude, je me mets à faire des choses insensées.


Rien ne sortira de ma bouche, j'ai déjà oublié tout ce que tu m'as dit !


Il sait que je suis une tombe. Je ne parle même jamais de ce dont il me parle avec Tom ! Vu le monde dans lequel il évolue, je sais que Pyair a besoin savoir qu'il peut me fait confiance à 100%. Et je sais que le contraire est tout aussi vrai. Il est temps de me lancer. Trop longtemps que je garde tout ça pour moi, faut que je lâche un peu de pression, que je partage tout ça avec quelqu'un si je ne veux pas devenir folle. Alors je commence à parler de mon mariage si prend l'eau et de mes fausses couches. J'en avais déjà fait une il y a un an et demi. J'avais perdu le bébé à quatorze semaines de grossesse et ça avait été tout un drame. Et là, sur quelques mois de temps, j'en ai fait deux autre. Tellement tôt que je n'ai pas eu le temps de me rendre compte que j'étais enceinte. Je n'ai pas eu la force d'en parler à Tom. À personne d'ailleurs. J'ai avalé le morceau comme on dit. Je m'accroche à la main de mon ami comme à une bouée de sauvetage. Est-ce que je vais bien ?


Franchement j'ai connu mieux.


Entre fausses couches et mariage qui explose, on pourrait se dire que j'ai ma dose pour l'année. Mais ce n'est pas tout. Y'a ce type auquel je n'arrête pas de penser. C'est pas un enfant de coeur, loin de là, et je sais que c'est de la folie pure que de m'approcher de lui. Pourtant j'ai tout fait pour le retrouver et je l'ai même embrassé. J'en rougis de honte rien que d'y penser... et j'ai encore plus honte d'avoir autant aimé ça. Je secoue un peu la tête. J'ai les larmes aux yeux mais je tente d'essayer d'empêcher les larmes de couler. Pas gagné.


Non je ne le suis pas. Ce baiser, ça m'a fait réaliser des choses et toute ma vie est remise en question.


Je soupire et glisse une main nerveuse dans mes cheveux.


Tu sais que j'aime Tom. Et je l'aimerai jusqu'à mon dernier souffle. C'est mon complice depuis qu'on est enfants, on a grandit ensemble et il n'y a jamais eu que lui. Jusqu'à la semaine dernière c'était le seul homme que j'avais embrassé, mon premier et mon seul... tout en réalité. Je l'aime oui. Mais je l'aime... comme je t'aime toi en fait. Comme un frère. Depuis qu'on est hauts comme trois pommes nous parents nous disaient qu'on finiraient ensemble et je crois que je ne me suis jamais demandé si c'était ce que je voulais.


Constat accablant, et pourtant la vérité a fini par le sauter aux yeux. On avait une vie confortable et facile, je crois que ça aurait pu rester comme ça encore un bon moment si je n'avais pas goûté à autre chose. Mais depuis quelques jours je vois les choses sous une autre perspective et ça change absolument tout.


Quand j'ai embrassé cet homme j'avais les jambes en coton, j'avais tellement envie de lui que ça me faisait mal au ventre et que ça me coupait le souffle. Je me sentais vivante, complète, invincible... C'était juste... évident, tu comprends ?


Je l'espère qu'il comprend, qu'il ne va pas me regarder comme si j'avais totalement perdu la raison. Je me mordillais la lèvre inférieure avec un petit air contrit.


Cette partie là tu ne vas pas aimer du tout...


Oh la la non... moi même on ne peut pas dire que j'aime ça.


Tu te souviens qu'on a été cambriolés le mois dernier ? Ce que j'ai omis de dire à la police c'est que quand je suis montée à l'étage je suis tombée sur un des cambrioleurs qui était en train de vider le coffre de notre chambre. Il a braqué son arme sur moi mais au bout de dix secondes il a baissé son arme, reposé tous les bijoux sur le lit et il est parti. Y'avait cette arme, la peur... mais nos yeux se sont croisés et... je sais pas... ça m'a scotché plus que le flingue. Je n'arrêtais pas d'y penser... j'avais envie de le revoir, de lui demander pourquoi il avait laissé tous les bijoux avant de partir... il aurait pu tout prendre. Ça m'obsédait. Alors quand un de ses complices qui étaient en bas a été appréhendé par les flics, je l'ai attendu à la sortie du commissariat et je lui ai offert de l'argent pour qu'il le dise où je pouvais le trouver. Il m'a donné un nom : Nélyo. Et une adresse, celle d'une société d'import export. Alors je l'ai attendu là-bas. Et quand il est sorti, je l'ai invité à boire un café. Je sais de quoi ça a l'air Pyair, je sais que c'est totalement dingue. Et mon obsession est pire encore depuis que je l'ai rencontré même si... je sais très bien que ça n'a aucun sens
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Mar 3 Juil - 18:38

A little sweatness, my friend ?
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- Non je ne le suis pas. Ce baiser, ça m'a fait réaliser des choses et toute ma vie est remise en question.
Je n'aime pas ca. Je la regarde et je ne peux m'empêcher de sentir mon coeur se serrer. Elle n'est pas heureuse et elle a embrassé quelqu'un d'autre. Moi, ce qui me rend triste c'est de savoir qu'elle est malheureuse. J'ai connu une période difficile et j'ai été malheureux à mon tour. Non seulement je me laissais dévorer par mon addiction à la morphine, mais en plus le rejet d'Elinor a fini de détruire mon cœur. Mais j'ai fini par me relever grâce à la présence d'Alissa et je m'en veux d'avoir négligé mon amitié avec Elanor. Mais je suis maintenant présent et je ne compte certainement pas la laisser dans cet état. Même si Alissa me tue, je serais capable de passer non seulement l'après-midi mais aussi la soirée avec elle si elle en a besoin.
Je l'écoute me parler de son amour pour Tom et je peux le comprendre. Même si je suis en couple avec Alissa, je sais que je serais dans le fond toujours amoureux d'Elinor, et je m'en veux de cela. Mais Alissa le sait, Alissa m'a vu au plus bas et elle connaît mon ancienne fiancée. Elle sait que je l'ai aimé comme un fou et que ce genre d'amour ne s'oublie jamais. Elle sait qu'elle m'a plaqué à l'autel et que, malgré cela je lui ai demandé il y a encore quelques mois de me revenir. Quand il s'agit d'amour, on n'est jamais vraiment de bons conseils avec nous-même. Et après tout ce temps avec lui, elle se rend compte que ce n'est pas l'amour avec un grand A, mais un amour fraternel qui l'unis avec Tom. Cela ne doit clairement pas être facile, surtout qu'elle se rend compte qu'elle ne s'est pas demandé si elle l'aimait vraiment. C'était une évidence, tout simplement, et maintenant que cela ne semble plus marcher elle se rend compte de beaucoup de choses.
Et embrasser cet autre homme lui a ouvert les yeux. Elle sait ce que sont les tremblements et je suis étonné d'apprendre qu'elle n'a pas connu cela avant. Mais je me retiens bien de lui dire. Pour le moment je l'écoute, je la laisse se confier à moi et me demande ce que je vais bien pouvoir lui dire.
- Je me sentais vivante, complète, invincible... C'était juste... évident, tu comprends ?
Je ne peux m'empêcher de sourire, je comprends parfaitement de quoi elle parle et je ferme les yeux quelques secondes, me souvenant de cette sensation.
- Je comprends parfaitement. Quand Elinor m'a rejeté... Pour la seconde fois, avec une humiliation public en plus, je pensais que je ne pourrais plus jamais ressentir cela. C'était comme si mon cœur était mort... Mais Alissa... Elle a réussi l'impossible. Elle l'a réanimé en se battant pour moi. Tu sais j'ai commencé à vivre chez elle parce qu'elle sentait que si elle me laissait seul une seconde de plus chez moi j'allais faire une connerie, et je l'aurais certainement fait, je lui avoue alors que je n'ai jamais réellement parlé de tout cela avec elle. Quand elle a dit qu'on sortait ensemble, j'étais furieux contre elle, mais elle m'a fait réaliser qu'elle avait fait ça pour moi et pour me protéger des journaux. Mais on s'est pris dans notre propre jeu. Un soir je suis aller la retrouver après un cauchemar, et depuis je n'ai plus jamais quitté son lit, incapable de dormir sans elle dans mes bras. Et puis chaque fois qu'on s'embrassait devant la télé, je sentais mon cœur battre plus vite, chaque fois que je glissais ma main contre sa taille je voulais revendiquer au monde qu'elle était mienne. Et aux oscars je lui ai avoué que j'étais tombé amoureux. Bien sûr, pour les autres c'était logique, mais pour elle, c'était une totale surprise. Ce n'était pas parfait, loin de là, ca ne l'est toujours pas, mais ce n'est pas la perfection que je cherche. Tout comme toi, je me sens vivant avec elle, vivant et heureux.
Je ne peux m'empêcher de sourire bêtement, me disant que j'ai hâte de rentrer afin de glisser mes bras autour de sa taille et de pouvoir embrasser sa nuque avec douceur. J'ai beaucoup de chance, et j'espère qu'Elanor aura cette chance elle aussi.
- Je suis vraiment désolé pour toi et Tom, mais je pense que tu mérites de vivre ça toi aussi. Même s'il faut passer par une période plus difficile et sombre.
Je lui souris timidement alors que je lui demande qui est cet homme.
- Cette partie là tu ne vas pas aimer du tout...
- Rien que de me dire ça ne me plaît pas du tout tu sais, je dis en plissant les yeux.
Et elle a raison, je n'aime pas cela du tout. Non seulement le fait qu'elle se soit mise en danger lors de ce cambriolage, mais aussi qu'elle parle et paye un de ces agresseurs afin d'en retrouver un autre. J'aurais préféré qu'elle le fasse pour le dénoncer, mais ce n'était clairement pas son attention. Non, elle a préféré boire un café avec, boire et l'embrasser par la même occasion.
Je sais de quoi ça a l'air Pyair, je sais que c'est totalement dingue. Et mon obsession est pire encore depuis que je l'ai rencontré même si... je sais très bien que ça n'a aucun sens.
- Ca s'appelle le syndrome de Stockholm ce que tu as... J'ai bien peur que ce ne soit que le fait qu'il t'ai épargné et laissé tes bijoux qui t'obsède... Je ne veux pas te décevoir mais je pense que ton obsession passera bien vite...
Pourtant je comprends ce qu'elle me dit lorsqu'elle me parle de son baiser, lorsqu'elle me parle de cette sensation d’invincibilité. Je me sens presque triste de devoir lui dire cela, mais je me sens obligé de devoir essayer de lui ouvrir les yeux.
- J'entends bien ce que tu me dis... Mais ça a l'air d'être un homme dangereux et je n'aime pas vraiment te savoir seul avec lui, je lui avoue sans honte.
Elle est mon amie et j'ai besoin de la savoir en sécurité tout comme j'ai besoin de prendre soin d'elle.
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Ven 6 Juil - 20:00

Jamais je n'aurais imaginé remettre mon mariage en question. Je ne me suis jamais sentie follement amoureuse de Tom mais je pensais que ça venait du fait qu'on se connaissait depuis toujours. Ce mariage était presque comme un voyage All Inclusive, où on n'a qu'à se laisser porter, où tout est réglé d'avance. On ne se demande même pas si on a envie d'essayer un autre restau, on reste collé au buffet de l'hôtel parce que c'est ce qui est prévu et payé. L'amour revêt bien des formes et si j'aime sincèrement mon mari ce n'est clairement pas de la façon que je devrais. On vit comme un vieux couple depuis toujours, le sexe à toujours été planplan parce que sans passion. Jamais je n'ai ressenti lors d'un baiser tout ce déchaînement d'envie et de plaisir que j'ai ressenti en embrassant Nélyo. Ce n'est pas juste. Ni pour moi, ni pour lui. On a le droit de sentir nos cœurs s'emballer, de frissonner, de se sentir pousser des ailes. C'est le genre de chose que je ressens pour cet homme que je ne connais pourtant pas. C'est totalement irrépressible, inattendu et merveilleux à ressentir. Tout nouveaux pour moi. Mais ça m'a fait réaliser l'évidence.

Bien sûr Pyair comprend. Il sait ce que c'est que d'être amoureux. Les émotions que je viens de lui décrire, il les connaît. Et je sais que mon ami en a bavé. Parce qu'aimer, c'est aussi s'exposer. L'autre ne vous rend pas toujours la pareille, parfois il ne mérite pas votre amour et alors ce n'est pas le bonheur qui est au rendez-vous mais la souffrance. Je sais que ce sentiment est à double tranchant. Aimer c'est prendre un gros risque de souffrir et lui il sait ce que c'est. Alors qu'il me parle de ce qu'il a traversé, je pose ma main sur la sienne et la serre. Elinor, je crois que si je me retrouvais face à elle je pourrais lui mettre mon poing dans la figure. Le genre de garce à qui on donnerait le bon dieu sans confession, vous voyez ? Je peux facilement pardonner le mal qu'on me fait, mais quand on touche à ceux que j'aime, j'ai la dent dure et je n'oublie jamais. Vous savez, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas parlés à cœur ouvert lui et moi. Pyair s'est pas mal fermé, il a eu tendance à tout garder pour lui et dans un sens je suis fâchée qu'il ne se soit pas confié à moi. On se connaît depuis si longtemps, il sait pourtant que j'aurais été là pour lui ! Mais dans un sens mon ami a fait son chemin. Comme j'ai fait le mien sans dire quoique ce soit à qui que ce soit concernant les fausses couches à répétition. Je ne suis pas là pour juger. Nous avons nos raisons.

En tout cas il semble bien accroché à Alissa. Pour l'instant je ne peux qu'espérer qu'elle ne soit pas une Elinor bis. Elle a été là pour lui quand il en avait besoin et c'est déjà une grande chose. La façon dont il en parle est émouvante et a le voir comme ça, j'en oublie l'espace d'un instant ce qu'est ma vie pour le moment. Je souris et ma main vient se poser sur sa nuque tandis que je me penche comme pour lui parler sur le ton de la confidence.


Je suis vraiment heureuse pour toi.


Il a raison, j'ai le droit de vivre ça moi aussi. Mais les conséquences sont terribles. Je ne veux pas faire de mal à Tom. Et pourtant... En fait je ne sais même pas ce que lui il ressent. S'il y pense, est-ce qu'il ne va pas réaliser lui aussi que ses sentiments pour moi sont plus fraternels qu'amoureux ? Ça serait un tel soulagement ! Mais je ne le saurai que lorsqu'on en parlera. Et encore... je ne le vois pas admettre de but en blanc qu'il n'est pas amoureux de moi. Ça va générer des cris et des larmes, des reproches et des incompréhensions, j'ai peur de le perdre. Pas le mari... mais l'ami de toujours, mon jumeau de cœur. Je ne peux pas envisager ma vie sans lui. Mais je ne peux plus l'imaginer avec lui. Pas comme ça.

Pyair me demande de lui parler de Nélyo et je décide de ne pas noyer le poisson. Après tout on est dans la confidence et j'ai besoin d'être honnête avec lui, je ne veux rien lui cacher. Pourtant je ne suis pas fière et j'ai parfaitement conscience de quoi ça a l'air. Je ne vais pas essayer de défendre cet homme parce que je ne le connais pas assez pour pouvoir le faire. Tout ce que je sais, c'est ce que j'ai ressenti dans ses bras. Alors je déballe tout, parfaitement consciente de ce dans quoi je mets les pieds. Et bien sûr mon ami réagit exactement comme je le pensais. C'est logique, le contraire aurait été aussi étonnant qu'inquiétant ! Enfin de là à parler de syndrome de Stockholm... Je fronce le nez.


Je n'ai pas eu le temps de développer ce genre de syndrome ! Non je crois plutôt que c'est un coup de foudre... Peut-être que ça ne va pas durer, mais je ne peux pas l'ignorer.


Je soupire. Pyair est inquiet pour moi, plus encore pour ma sécurité que pour mon cœur brisé. A sa place je réagirais exactement pareil et je ne sais pas comment le rassurer. Je suis une fille tellement raisonnable d'habitude ! Ce genre de chose ne me ressemble absolument pas. Les délinquants, je les fuis, ils ne font pas partie de mon monde. Et voilà que je craque pour un voleur ! C'est à n'y rien comprendre.


Je suis partie et je ne l'ai pas recontacté. Lui non plus. Je ne sais pas si on se reverra.


La chose la plus sage à faire serait de couper tout contact, de ne pas chercher à lui parler à nouveau. Je me suis promis de le faire le plus longtemps possible. Mais combien de temps je vais tenir ? Je n'en n'ai aucune idée.


J'ai l'impression que je dois aller au bout de cette histoire. Sinon ça va me hanter... et je vais avoir des regrets. Je n'ai pas envie de me jeter dans la gueule du loup. Tu sais je ne crains pas pour ma sécurité... il aurait pu me faire du mal s'il avait vraiment voulu. J'ai juste peur qu'il me brise le coeur. Mais je crois que quand on démarre n'importe quelle histoire d'amour c'est un pari, et si on perd on souffre, non ? Pourtant ça vaut le coup... Tu ne crois pas ?
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Dim 15 Juil - 20:17

A little sweatness, my friend ?
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Je sais que ce que je lui dis ne lui plaît pas forcément. C'est toujours compliqué de parler du syndrome de Stockholm quand je pense mon amie atteinte. C'est toujours délicat il faut dire. Je n'ai jamais connu ce genre de syndrome, il n'empêche que j'ai été assez fou amoureux... Pour finir seulement fou. Voilà ce qu'Elinor a laissé de moi, ce qu'Alissa a dû ramasser à la petite cuillère. Et aujourd'hui j'en suis ressorti plus grand, et plus amoureux que jamais.
Enfin, on ne parle plus vraiment de moi, j'ai assez fait ma déclaration d'amour tout à l'heure, on va peut-être arrêter les conneries et se concentrer sur son histoire. Parce que y'a pas à dire, cela m'inquiète. Ce gars a l'air particulièrement dangereux, et savoir que mon amie cherche à le retrouver... Que dis-je, l'a retrouvé ! Me rend mal à l'aise.
- Je n'ai pas eu le temps de développer ce genre de syndrome ! Non je crois plutôt que c'est un coup de foudre... Peut-être que ça ne va pas durer, mais je ne peux pas l'ignorer.
Je fronce le nez tout de même. Elle a certainement raison sur la durée pour développer le syndrome, je ne suis pas vraiment un spécialiste. Je soupire et secoue la tête.
- Tu sais déjà ce que j'en pense avant même que je le dise. Je tiens à toi et c'est pour ça que je veux absolument te protéger. Le fait que tu me dises avoir eu un coup de foudre pour un mec dangereux, tu te doutes que cela ne m'enchante pas du tout. Si jamais ça mène à quelque chose, tu te doutes aussi que je vais le cuisiner et le menacer s'il te fait le moindre mal. Enfin ça, c'est ce que je ferais avec n'importe quel homme que tu pourrais fréquenter, je l'ai même fait avec ton... époux...
Oui, parce qu'elle et mariée et que, en cet instant j'ai presque tendance à l'oublier.
Elle semble si malheureuse, elle est amie avec cette homme mais au final n'a jamais développé le lien amoureux qu'ils attendaient tant. Je me sens désolé pour elle et je lui ai déjà dit que je serais là pour elle. C'est une réalité et je ne compte pas l'abandonner, ca jamais.
- Je suis partie et je ne l'ai pas recontacté. Lui non plus. Je ne sais pas si on se reverra.
Je me retiens de soupirer de soulagement, de peur que cela ne la blesse. Je sens bien qu'elle est en plein dilemme, je sens bien qu'elle ne sait pas quoi faire et qu'elle est perdue. Elle n'a certainement pas besoin que je lui rappelle les faits, elle les connaît parfaitement.
- Tu sais que je suis là, et ce ne sont pas des paroles en l'air. Tu sais aussi que tu peux m'envoyer des messages quand tu le souhaites, m'appeler même je serais toujours présent.
Je prends une gorgée de ma boisson alors que je ne la quitte pas des yeux. Elle en a vraiment gros sur le cœur.
- La chose la plus sage à faire serait de couper tout contact, de ne pas chercher à lui parler à nouveau. Je me suis promis de le faire le plus longtemps possible. Mais combien de temps je vais tenir ? Je n'en n'ai aucune idée. 
J'hoche la tête, sans savoir quoi dire d'abord.
- Je pense qu'avant de possiblement reprendre contact avec lui, tu devrais remettre de l'ordre dans ton couple non ? Parler avec Tom, essayer de mettre les choses aux clairs ? Je pense que si tout de ce côté est clair, cela deviendra plus facile pour tout le reste je pense. Je ne dis pas que c'est facile, loin de là, mais je pense vraiment que tu dois passer par là avant toute chose.
Je sais qu'elle risque d'avoir des moments difficiles, qu'elle va avoir besoin de moi et encore une fois, elle sait que je serais toujours là.
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MessageSujet: Re: A little sweatness, my friend ? - PV Pyair   Dim 15 Juil - 22:28

Je ne pouvais parler de ça à personne d'autre. Pyair est mon meilleur ami. Si j'avais eu un frère je ne l'aurais pas autant aimé. Ma confiance en lui est totale et je sais que c'est réciproque. Je sais qu'il sera de bon conseil, qu'il ne me jugera pas et fera toujours en sorte d'être à mes côtés quoiqu'il arrive. C'est rassurant. En fait je compte plus sur lui que sur ma propre famille. Si jamais je parle de ça à mes parents, ça va faire toute une histoire et ils vont me faire culpabiliser encore plus que nécessaire. Je n'ai vraiment pas besoin de ça, je le fais suffisamment toute seule. Quand il me dit qu'il a menacé Tom de lui régler son compte s'il me faisait du mal, j'ai un petit sourire qui devient vite un peu triste. Oui, j'étais au courant. Tom m'en avait parlé en son temps. Il n'était pas fâché, il m'a dit que si c'était avec Pyair que je m'étais mise en couple il aurait fait exactement la même chose. Aucun des deux n'a pensé que c'était moi qui étais susceptible de briser des cœurs.


T'aurais le droit de me casser la figure. Parce que finalement c'est moi qui fais du mal à Tom.


Et Tom était son ami aussi. Jusque là c'était juste un baiser. Il ne s'est rien passé de plus. Mais j'ai eu envie de plus. L'envie que j'ai ressenti dans le baiser que cet homme m'a donné a éveillé quelque chose en moi. Un désir sourd que j'ai eu toutes les peines à réprimer. Fuir a été la solution que j'ai trouvé sur le moment et le plus raisonnable serait d'en rester là. Je n sais pas si on se reverra un jour.


Je sais. Merci pour ça.


Rien n'a jamais changé entre nous et ça fait du bien. La vie nous a éloignés parce que bien sûr nous avons fait nos vies chacun de notre côté, mais dans le fond nous sommes toujours les mêmes enfants qui se sont jurés d'être amis pour la vie. Quand je le vois, je ne vois pas la Star de Hollywood aux deux Oscars. Je vois le gamin aux cheveux hirsutes et aux genoux écorchés avec qui je jouais à cache cache dans les vignes, mon partenaire du crime quand on allait chiper des cookies en cachette dans la cuisine du domaine familial. On est liés pour la vie, on se connaît par coeur. Il comprend que tout ça me torture de l'intérieur parce qu'il connaît mes valeurs. Il sait comment je fonctionne.


Je sais. J'ai envie de le faire, et j'ai déjà essayé de lui parler mais... Il n'est jamais là Pyair. C'est un fantôme et c'est de pire en pire. Voilà qu'il a décidé de s'attaquer à l'Europe maintenant ! Il est parti ce matin pour Londres où il veut ouvrir un nouveau restau cette année. Et dans deux ans c'est en France qu'il va lancer sa franchise ! Paris puis la Côte d'Azur, rien que ça !


Je pousse un soupire. Quel gâchis. J'ai l'impression de vivre seule depuis des années. On se voit tellement peu que parfois j'ai l'impression de devoir prendre rendez-vous pour pouvoir le voir, dîner avec lui. Évidemment il dit qu'il fait ça pour nous, pour nous assurer une belle vie... mais je préfèrerais largement vivre plus modestement et avoir une vraie vie de famille avec lui.


Le plus terrible dans cette histoire c'est que je n'ai jamais envisagé ma vie avec quelqu'un d'autre. Mais justement c'est là que le bât blesse. Je crois qu'on s'est toujours considérés comme acquis. On n'a jamais essayé de se séduire ou de maintenir la flamme. On est comme des amis qui font l'amour de temps en temps. J'ai déjà essayé de lui en parler mais il m'a dit que je me faisais des idées...


Je n'ai pas envie de voir mon mariage exploser, mais je ne sais plus quoi faire pour le sauver. Je me débats seule et je me sens totalement impuissante. C'est terrible. Très difficile à vivre.


Bref. Il faut que je démêle ce sac de noeuds et je ne sais pas du tout où ça va me mener.


Je bois une gorgée de mon café. Il est froid. Et le café bonbon froid, c'est dégueulasse. Je fais une grimace et repose ma tasse.


Et toi alors ? Tes projets ? J'ai entendu des rumeurs... Tu aurais été approché par Marvel Studios ?


J'essaye de changer de sujet pour alléger un peu l'ambiance. Parce que ça fait longtemps que j'ai vu mon meilleur ami et que j'ai besoin de passer aussi du bon temps avec lui. Si j'ai les yeux qui brillent, c'est parce que je suis fan de cet univers. En fait on en est fans tous les trois. Quand on était gosses on lisait les comics et on rejouait les scènes. Les premiers pas d'acteur de Pyair d'ailleurs ! Évidemment je jouais Black Widow... Parfois Tom ou Pyair m'appelle encore Natasha pour rigoler et on est les seuls à savoir pourquoi.


C'est vrai ? Pour quel personnage ?


Rumeur ou réalité ? J'avais hâte de savoir...
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