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 No road is long with good company ➢ June McGregor

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Brian Anderson
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MessageSujet: No road is long with good company ➢ June McGregor   Mar 27 Fév - 3:14




No road is long with good company


feat June McGregor &
Brian Anderson

   
En ce début d'après midi, le soleil brillait de mille feux et aucun nuage ne circulait dans le ciel. Posé sur un banc, je contemplais le paysage d'un air pensif tout en affichant un air empli de sérénité. Il faut dire que depuis déjà quelques temps, je devais admettre que je nageais en plein bonheur et que j'avais toutes les raisons de sourire à la vie. Sur un plan professionnel, je pouvais me targuer de travailler au sein d'un restaurant où je me sentais comme un poisson dans l'eau. Dans ma vie privée, je savais que j'avais la chance de pouvoir compter sur des amis fidèles qui n'hésitaient pas à répondre présent dès que j'étais confronté au moindre problème. Et pour couronner le tout, je partageais mon quotidien avec celle que je considérais comme mon âme sœur depuis déjà plusieurs années. J'aimais Fiona plus que tout au monde et dire que j'étais un homme comblé s'apparentait à un euphémisme d'autant plus qu’incessamment sous peu, nous allions devenir parents.

Même mon passé douloureux qui n'avait de cesse de hanter mon esprit n'était plus en mesure de troubler mon quotidien. Cependant, il était là pour me rappeler que dans la vie, rien n'était jamais acquis. J'étais bien placé pour savoir qu'en une fraction de seconde, tout pouvait basculer et je ne pouvais donc pas m'empêcher de demeurer sur mes gardes car je craignais toujours que le mauvais sort s'acharne sur ma personne. D'ailleurs, je n'oubliais pas qu'il y a tout justement quelques semaines, il s'en était fallu de peu pour que je sois confronté à une nouvelle tragédie. Après avoir été renversé par une voiture, l'un de mes amis était en effet resté entre la vie et la mort durant plusieurs jours. Je ne comptais plus le nombre d'heures que j'avais passé à l'hôpital en priant de toutes mes forces pour qu'il se réveille. J'avais parfois eu l'impression de vivre un cauchemar qui paraissait interminable mais fort heureusement, mon ami avait fini par ouvrir les yeux.

Aujourd'hui, il se portait de nouveau comme un charme et je ne saurais dire à quel point j'étais reconnaissant envers le personnel médical qui s'était donné corps et âme pour le soigner. Une personne en particulier occupait désormais une place spéciale dans mon cœur: elle s'appelait June et m'avait apporté un soutien de tous les instants chaque fois que je m'étais rendu au chevet de mon ami. Je savais à quel point je lui étais redevable et je regrettais presque de ne pas l'avoir revue depuis que mon pote était sorti de l'hôpital. C'est pour cette raison que la veille, je l'avais contactée en lui proposant de passer un moment en ma compagnie: pour ma plus grande joie, elle avait accepté mon invitation et désormais, ma seule hâte était donc de la revoir pour la remercier une fois de plus de s'être montrée aussi adorable à mon égard.    

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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: No road is long with good company ➢ June McGregor   Mer 7 Mar - 9:55

La vie suivait son long fleuve tranquille alors que les jours se succédaient, que les patients prenaient places également dans les lits de l’hôpital, que je continuais d’opérer sans relâche en me disant que je contribue à sauver la vie de quelqu’un et sûrement quelqu’un de bien pour qu’une famille aimante la soutienne autant. Car c’est tout ce que je souhaite de plus fort en moi : sauver des vies. Je veux revoir ses personnes meurtries, blessées mais si fortes de l’intérieur pour affronter leur maladie. Des fois, les tumeurs sont plus fortes et je me sens dans un grand état d’échec. Impuissante face aux atrocités du monde et comme il peut arracher l’être aimé aux bras de ceux qu’ils aiment et qui l’aiment en retour. La perspective peut pourtant être reportée sur les êtres vivantes. Bien réel alors, nous nous arrachons aux bras de ceux qui nous font du bien pour partir loin et fuir des problèmes que l’on croit insurmontable … Oh oui, je pense encore que ce divorce avec celui que j’aime va complètement me détruire. Je me garde bien de lui en parler pourtant, Josh ne sait pas à quel point il peut être important pour moi. Il fut plus qu’un mentor durant ces années d’apprentissage, il s’est montré d’une patience extrême alors que j’apprenais doucement à tenir n’importe quel objet qu’il pouvait me donner sans trembler. L’expérience accumulée et les années envolées, nous nous sommes alors retrouvés lors de cette nuit à Vegas, fruit du pur hasard sans que je ne puisse vraiment y croire. Comme si nous devions nous retrouver ensemble … Mais cela est peine perdu alors que même Matthew réussi à me faire revenir à la raison : ce n’est pas parce que je suis tombée amoureuse de lui que je dois garder ce mariage non souhaité intacte. Cela serait destructeur pour ma famille, enfin pour l’honneur de ma famille je précise, depuis quand une McGregor devient la femme d’un illustre inconnu dans le dos des siens et pire sans leur grande approbation ! Je n’avais pas le choix, j’avais signé les papiers et j’ai même réussi à me rendre chez lui pour lui rendre. Discussion faite, je suis repartie et depuis c’est le même jeu que nous jouons à l’hôpital mais les regards en plus.

Alors lorsque je suis dans l’obligation de devoir prendre un jour de repos, je ne sais généralement pas quoi faire. Je traine souvent dans mon lit à regarder quelques séries à l’eau de rose qui me brise encore un peu plus le cœur, je garde le fils de ma sœur Ellana et j’ai une légère tendance à éviter Matthew et sa nouvelle morosité dont je pense être la responsable avec mes histoires. C’est pas comme s’il avait quitté Héloïse tout de même ! Alors lorsque je reçois un message me proposant de sortir prendre l’air, je ne peux que l’accepter. Surtout lorsque la personne est agréable en conversation et que je sais très bien qu’il ne peut rien m’arriver de pire que la misère dans laquelle je suis en ce moment. Brian … Il avait veillé sur son ami pendant une bonne semaine avant qu’il ne se réveille d’un coma profond, je l’ai également opéré alors que l’accident aurait pu lui coûter la vie au vu des dommages dans son cerveau. Nous nous sommes battu, Josh et moi, pour qu’il puisse se rétablir et alors que la dernière opération était faite nous étions venus à être à court d’idée lorsqu’enfin il s’était réveillé.

Pendant tout ce temps je n’avais cessé d’aller voir Brian, prendre des nouvelles et ne serait-ce que le soutenir également lors de cette épreuve que je sais être éprouvante. Le revoir me faisait plaisir car finalement il était devenu un peu comme un ami avec qui je pouvais parler tranquillement mais sans jamais faire illusion à mon histoire de mariage désastreux.
Un agréable soleil venait caresser ma peau tandis que je marchais en direction de la fameuse fontaine qui en fait ce parc célèbre et là où je devais retrouver Brian. Il était déjà là, observant les passants avec son calme habituel, avec le sourire je m’avançais vers lui. « Belle journée pour une balade ! » Dis-je tout en prenant place à côté de lui. « Ne me dit pas que Jack à encore eu un accident ou qu’il est tombé sur la tête dans les escaliers ! » Plaisantais-je au sujet de son ami, espérant du plus profond de mon cœur que tout se soit rétablit pour lui et que la convalescence n’ait pas été trop longue à son goût.
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Brian Anderson
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MessageSujet: Re: No road is long with good company ➢ June McGregor   Ven 9 Mar - 3:56




No road is long with good company


feat June McGregor &
Brian Anderson

   
Avec le recul, je réalisais qu'en réalité, je ne savais rien sur June et d'une certaine manière, cela me contrariait. J'avais envie d'en connaître davantage sur la jeune femme qui avait sauvé mon ami, de comprendre qui se cachait derrière cette interne en chirurgie qui possédait un cœur en or. J'étais déjà persuadé qu'elle était une perle rare dans toute sa splendeur et c'est d'ailleurs pour cette raison que je tenais absolument à la revoir : je ne voulais surtout pas que l'on s'éloigne l'un de l'autre au fil du temps et qu'elle finisse par sortir de ma vie alors que j'étais intimement convaincu que June était le genre de personnes que l'on ne croisait pas à tous les coins de rue. Les véritables amis se comptaient toujours sur les doigts d'une main et au regard de tout ce qu'elle m'avait déjà apporté, j'étais convaincu que la jeune femme de donnait sans compter aux autres et cela n'avait pas de prix à mes yeux.

A dire vrai, j'avais dans l'idée qu'elle n'avait pas choisi ce métier par hasard. Sans doute que dès le départ, elle avait poursuivi l'objectif de sauver des vies et qu'à travers ce travail, elle s'épanouissait totalement. Quand je me souvenais de tout ce qu'elle avait fait pour moi alors que je n'étais qu'un simple inconnu, j'avais presque l'impression qu'elle s'apparentait à un ange descendu du ciel : en vérité, elle était comme un joyau à l'état brut. Je ne savais pas comment j'allais procéder mais j'étais déterminé à lui rendre la pareille d'une manière ou d'une autre : je lui étais redevable et j'avais envie de lui montrer qu'elle pouvait également compter sur mon aide ainsi que mon soutien si elle avait besoin de quoi que ce soit. A y réfléchir de plus près, je crois que j'admirais June car je ne préférais même pas imaginer ce qu'elle endurait au quotidien. Elle faisait sans doute un travail hyper enrichissant mais j'étais persuadé qu'elle devait sacrément en baver en particulier lorsqu'elle était confrontée à certains drames. En tout cas, cela me confortait dans l'idée que June était une jeune femme exceptionnelle à bien des égards.  

Comme souvent, j'étais plongé dans mes songes quand une douce voix me ramena soudainement à la réalité. En jetant un coup d’œil sur ma droite, j'aperçus alors June qui arborait toujours ce même sourire chaleureux qui la rendait si conviviale. Tout en venant s'asseoir à mes côtés, elle joua alors la carte de l'humour : si sa réflexion pouvait paraître surprenante et déplacée au regard du drame que j'avais vécu quelques semaines plus tôt, je savais pertinemment qu'en réalité, elle utilisait le second degré pour prendre des nouvelles de mon ami. D’ailleurs, je m'amusai de la situation avant de rebondir sur ses propos.

- Si, je te confirme que ce maladroit s'est encore blessé mais je suis persuadé qu'en vérité, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour retourner aux urgences : visiblement, tu as dû lui taper dans l’œil et il cherche donc une bonne excuse pour te revoir.

Oui, j'étais aussi du genre à aimer la déconnade puisque l'humour était comme une seconde nature chez moi. Malgré tout, je redevins plus sérieux par la suite avant de reprendre la parole.

- Rassure-toi, il se porte comme un charme grâce à toi. Et de ton côté, tout va comme tu veux ?

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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: No road is long with good company ➢ June McGregor   Ven 16 Mar - 11:04

Il avait de ces sourires qu’on ne peut pas ignorer. Il était de ceux qu’on ne pouvait tout simplement pas effacer d’un revers de la main. Brian m’avait marqué par son inquiétude et pourtant la bonne humeur dont il s’était toujours efforcer de montrer tous les jours passés auprès de son ami. Je m’étais prise d’amitié pour ce genre de personne, agréable et chaleureuse, il avait tout pour plaire et au fil de nos rencontres j’avais également appris qu’il n’était pas seul dans la vie. La femme qui partageait son quotidien avait beaucoup de chance de l’avoir finalement, j’aurais moi-même préférée m’entichée d’un homme comme lui plutôt qu’une personne comme mon supérieur, comme Josh … Josh et ses manières, ses sourires, ses paroles … Son attitude envers moi… Toutes ces petites choses qu’il a envoyer balader simplement en deux phrases lorsque je lui ai rendu les papiers de notre divorce. Tout ce qui fait que maintenant plus rien ne nous lie maintenant, qu’il est parfaitement libre de voir quelqu’un d’autre et de se marier avec elle. Nous n’avions jamais été ensemble, nous n’avions jamais eu le même ressenti sur nos sentiments respectifs. J’étais tombée amoureuse alors que je n’avais simplement été qu’une fille de plus dans sa collection de conquête. Se vantait-il à présent d’avoir couché avec June McGregor alors qu’elle était complètement ivre à Las Vegas ? Je me posais beaucoup de questions par rapport à ce qu’il pouvait se dire à présent et c’est pour ça que ma décision de partir me semblait être la seule option désormais. Mais il y avait les personnes agréables comme Brian qui me mettait un léger doute sur mon départ prochain. C’est la présence de Josh qui me pousse à partir, j’en ai bien conscience pourtant … Et comment l’annoncer à Brian ? Quelqu’un que j’aime rencontrer à l’occasion …

Un sourire apparut sur mes lèvres lorsqu’il m’expliquait que son ami faisait n’importe quoi pour pouvoir revenir se faire soigner par mes soins pour finalement me dire qu’il se porte comme un charme grâce à moi. Le rouge me monte aux joues car ce n’est pas que mon travail finalement, il s’agit aussi du travail de Josh et de ce que nous avons fait ensemble pour pouvoir le sauver. « Je suis heureuse d’apprendre qu’il va bien. » Je me rassure en me disant que la première partie n’est qu’une blague, ce qui est très certainement le cas d’ailleurs. « J’ai eu une offre pour devenir neurochirurgienne à New-York. » Je commence à lui dire sans vraiment le vouloir, les mots prenant place naturellement dans la conversation. « Et j’ai accepter ! » Je tourne la tête pour l’observer, lui et sa réaction à cette nouvelle, tentant de me rassurer en me disant que c’est le meilleur choix à faire. « Je dois terminer ma formation là-bas, je dois partir le mois prochain normalement et ensuite j’aurais ma place en tant que médecin ! » J’essaye de mettre de la joie dans ma voix, de l’envie d’être rapidement sur place et de commencer à exercer mon job. Mais cela sonnait faux à mes oreilles et je ne sais pas si je me trouvais assez convaincante finalement aux yeux de Brian. « Et toi, comment ça se passe de ton côté ? » Je lui demande en changeant radicalement de sujet. Je vais partir à New York point, c’est comme ça et c’est tout et il n’y a pas d’autres solutions possibles. Je vais partir le mois prochain, je vais me trouver un bel appartement et je vais vivre une très belle vie dans cette grande ville. Je ne pouvais tout de même pas rêver mieux que ce genre de poste offert …
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Brian Anderson
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MessageSujet: Re: No road is long with good company ➢ June McGregor   Lun 26 Mar - 1:54




No road is long with good company


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Brian Anderson

 
La question que j'avais posé à June semblait des plus banales : elle était même incontournable lorsque l'on discutait avec un proche ou un ami et que l'on souhaitait savoir comment il se portait. Dans l'absolu, je m'attendais donc à ce que la réponse de la jeune femme soit tout aussi impersonnelle mais il n'en fut rien. A dire vrai, ce qu'elle me confia jeta aussitôt un froid dans notre discussion : enfin, il serait plus juste de dire que son annonce me laissa sans voix. L'espace de quelques secondes, je fus tout simplement incapable de réagir comme si cette nouvelle m'avait donné un véritable coup de massue sur la tête. Cela pouvait paraître étrange mais savoir que June allait partir à New York ne pouvait pas me laisser de marbre. Étrangement, je n'avais pas du tout envie que la jeune femme s'en aille et j'avais vraiment l'impression que son départ risquait de me fendre le cœur. J'étais même surpris d'être autant bouleversé par ce que je venais d'apprendre mais cela démontrait sans l'ombre d'un doute que j'éprouvais encore plus d'affection que je ne l'imaginais pour June.    

Généralement, je n'aimais pas réagir de la sorte mais sur le moment, je n'avais tout simplement pas pu faire autrement car l'annonce de June m'avait totalement pris de court. Néanmoins, quand je compris que mon silence pourrait rapidement prêter à confusion, je fis mon possible pour me remettre de mes émotions afin de ne pas placer la jeune femme dans une position inconfortable. Même si le cœur n'y était pas, j'arborai donc un sourire qui se voulait authentique en observant June.

- C'est une grande opportunité pour toi et je suis persuadé que tu deviendras une neurochirurgienne reconnue et respectée : c'est tout le mal que je te souhaite.

Même si j'étais triste et perturbé par cette nouvelle, ce que je venais de dire était tout ce qu'il y a de plus sincère. Ce n'était pas mon genre d'être égoïste et de faire passer mes désirs avant ceux des autres : je prenais donc sur moi car ce que je désirais en premier lieu, c'est que June nage dans le bonheur le plus complet et j'avais dans l'idée que si elle avait choisi de partir à New York, c'est que cela devait lui tenir à cœur. Pourtant, j'avais la sensation étrange que la jeune femme n'était pas totalement convaincue par ce qu'elle me confiait mais je ne voulais jurer de rien.

Par la suite, June m'invita à me confier à mon tour en me retournant la question que je lui avais posé. Tant bien que mal, je continuai de faire bonne figure et pris la parole en affichant un sourire teinté de tendresse.

- Je pense que je pourrais difficilement être plus heureux. J'ai toutes les raisons de sourire à la vie actuellement : désormais, j'attends juste l'arrivée de mes jumeaux avec impatience.  

C'est vrai que la chance me souriait mais l'annonce de June venait de noircir quelque peu ce tableau.

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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: No road is long with good company ➢ June McGregor   Ven 13 Avr - 13:52

L’annonce de mon départ prochain laissa un froid se glisser dans nos retrouvailles heureuses. Je n’aurais pourtant pas cru que Brian se sente mal de mon futur départ, même si je lui devais de lui expliquer que j’allais prochainement partir. J’apprécie cet homme, j’apprécie la sincérité que je peux lire à chaque fois dans ses yeux et si nous avions été dans une autre vie peut-être même que je me laisserais tentée par le sourire qui peut éclairer son visage par moment. Un manque de professionnel qui se serait fait durement entendre … Et puis il n’y avait même pas question de parler de sentiments vu qu’il n’était pas libre, qu’il avait une femme très belle pour l’avoir vue en photo lorsqu’il me la présentée. Puis il y avait tout ce que j’avais bien pu ressentir pour Josh, tout ce tumulte de sentiments désastreux qui ne m’ont mené à rien de bon au final. Quelque chose de bien plus dévastateur que l’amour en lui-même encore. Pourtant, j’ai bien senti ce trouble en lui, le blocage qu’il a pu percevoir lorsque je lui ai fait part de mon départ, New-York est bien loin je dois l’admettre. Mais une réaction venant de lui me touchait encore bien plus que ce qu’il pouvait bien penser. Même mes parents n’ont fait qu’un léger hochement de tête lorsque je leur ai parlé de cette offre que j’avais l’intention d’accepter. Oh oui, une très grande opportunité de carrière comme l’avait souligné mon père, une offre que je ne pouvais pas refuser bien entendu. C’est pour ça que le départ se faisait si facilement avant. Mais maintenant que je comprenais que je faisais du mal à des personnes que je considère comme des amis … Cela est bien plus compliqué. Et ça fait mal. « Merci à toi, ça me touche venant de ta part. » Car je le savais sincère malgré qu’il n’ait pas reprit le sujet très rapidement. Sauf qu’il réussissait à semer de plus en plus le doute dans ma tête. Doute qui persiste depuis que je me demande si quitter la ville reste le meilleur moyen pour parvenir à oublier Josh, oublier mon boss et notre mariage de désastre.

Mais je l’invite alors à se confier à moi, de pouvoir connaître ce qu’il peut bien se passer dans sa vie aujourd’hui et je fus très heureuse d’apprendre que des jumeaux se préparaient à rejoindre leur petite famille. « Mais Brian c’est magnifique ! Je ne vous souhaite que du bonheur, vous le méritez tous. » Moi aussi j’étais de la plus grande sincérité, ma main venant se poser sur son avant bras alors que je lui souriais avec tendresse. « Vous avez déjà des idées de prénoms ? Si ce sont des filles ou garçons ? Dit moi tout, je suis tellement curieuse d’en apprendre plus ! » Parce que j’aimerais réellement savoir, savoir si j’allais rater la naissance de ses enfants, savoir si j’allais faire tâche si j’avais la possibilité de venir les voir et surtout de savoir s’il en est aussi ravi que le petit air béat qu’il peut afficher lorsqu’il en parle. Même si j’ai déjà mon idée sur le sujet. « J’espère avoir la chance de les connaître, même s’il faut que je revienne quelques jours pour les voir ! Je ne veux pas rater un événement aussi important pour toi. » Lui confiais-je, sachant très bien que je ferais c déplacement si j’en ai la possibilité.
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MessageSujet: Re: No road is long with good company ➢ June McGregor   

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