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 Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Jeu 1 Mar - 11:21

Le désarroi est immense. Je ne réalise même pas et pourtant, petit à petit, le cerveau enregistre l’information. C’est fini. Me voilà en train de quitter la Maison d’Edition, là où s’est déroulé tant d’évènements. Je me revois y entrer, il y a presque deux ans de cela. Le cœur vaillant, l’innocence même. Je ne sais pas ce qu’il m’attend. Ni que je tomberais sur un être irascible dont je finirais par tomber amoureuse. Qui finirait par me faire souffrir comme jamais. Les larmes coulant le long de mes joues ne sont que de son propre fait. Il m’a brisée le cœur. Alors que mes derniers projets étaient de m’installer avec lui, voilà que désormais, je suis seule. Abandonnée. Perdue dans ma désillusion. Je n’ose y croire. C’est à peine si l’esprit emmagasine l’information. Et pourtant, c’est bien mes affaires qui sont dans mon sac à main empli de ce que j’ai entreposé, quittant le bureau d’où je viens de me faire lâchement larguer. Montant dans ma voiture, je reste pendant une minute complètement léthargique, jusqu’à ce que l’envie de fuir me taraude. Quittant ce quartier ayant été mien pendant un temps, je conduis dans un état second. J’ai de la chance de ne pas avoir d’accident d’ailleurs tant mon esprit se trouve dans un autre monde, celui où je me remémore chaque instant, cherchant aussi une réponse à cette incompréhension. Pourquoi a-t-il changé ainsi ? Et surtout, pourquoi se révèle-t-il être une personne dénuée de si peu de sentiments, d’humanité ? Pourquoi moi d’ailleurs ? ça me soulève le cœur et j’en ai gros sur la patate. Moi qui ai tant idéalisé cette relation. J’en ai fait mon mantra quotidien. Je l’ai mis sur un piédestal, il était mon amour de ma vie. Et voilà que tout part en cendres désormais, je n’ai que les yeux pour pleurer, les souvenirs pour me rappeler. Durant mon trajet, j’ai presque envie de rebrousser chemin mais hélas, je sais que ça ne servira à rien.

C’est fini…

Lorsque je gare la voiture, je sens la nouvelle crise de larmes arriver. Montant vite, je suis heureuse de retrouver le calme de mon appartement, me rappelant aussi que je suis en train de tout déménager. Où est-ce que je vais aller d’ailleurs maintenant ? Nous devions nous installer ! On avait même prévu notre appartement, tout devait être si beau… Je sais que je ne suis pas seule. Et à ce moment-là, mon portable se met à vibrer. Un message d’Elsa. Si au départ, je suis prête à ne pas lui répondre, n’ayant pas le cœur à lui raconter des mensonges, je finis par lui répondre. « ça ne va pas fort, Elsa… Il m’a laissée tomber… Matthew m’a quittée de la pire des manières… Je suis tellement mal… » Et je sais que dans des moments difficiles, je peux compter sur ma meilleure amie. Sa réponse ne se fait pas attendre, m’annonçant qu’elle arrive aussitôt. Si au départ, je me dis que sa visite n’est pas une bonne idée, je me dis qu’elle me fera du bien. Il vaut mieux ne pas rester seule, à ruminer dans mon coin tout en cherchant une réponse que je ne pourrais pas trouver. Alors je l’attends avec impatience, assise dans mon canapé, caressant mon lapin. Mes entrailles ne cessent de se tordre dans tous les sens. J’ai tant envie d’appeler Matthew mais je sais qu’il ne me répondre pas. Il aura eu le mérité, au moins, d’avoir été clair. Ça ne sert plus à rien d’espérer. Maintenant, il faut juste laisser le temps de guérir les blessures. Je sursaute quand le parlophone sonne, signe qu’Elsa est là. J’ouvre la porte d’en bas et je la laisse monter jusqu’à mon appartement, ayant laissé la porte entrebaillée pour qu’elle entre d’elle-même. Lorsque ma meilleure amie déboule, je vais à sa rencontre mais aussitôt que je rencontre son visage, je ne peux m’empêcher de me pleurer à chaudes larmes. « Il m’a quittée Elsa… Il a été horrible… » Finis-je par dire en venant me blottir contre elle. Je me sens si mal alors. Si seule aussi. Bien qu’elle soit là, je sais que ça n’enlèvera en rien la peine que je ressens. Je me sens vide. L’incompréhension demeure grande. Dire que j’ai tout mis dans cette relation est un euphémisme : il m’a détruite comme jamais personne ne le fait. Et l’amour se mélange à la colère, à la déception. Tout cela donne une bouillie de mauvaises émotions. C’est indigeste. C’est atroce. Heureusement qu’Elsa est alors là….



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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Mer 14 Mar - 16:52




Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith.


L’humeur d’Elsa Diana Wilkerson s’était largement dégradée depuis un moment. Déjà que cela n’allait pas depuis une semaine faute aux silences de sa meilleure amie, la première réponse depuis lui fit un choc, une douleur au cœur. Heureusement, la jeune femme ne se trouvait pas à l’hôpital aujourd’hui, mais bien en train de travailler sur son mémoire de maîtrise en compagnie de Josh McCarthy, son maître de stage. Le jeune homme venait même de se moquer d’elle pour une stupide erreur. Oh. Ok. Merci. Elle la corrigeait.

Mais las, elle se rendait bien compte de ne pas pouvoir terminer la partie qu’ils faisaient ensemble. La jeune femme n’arrivait plus à se concentrer, tout simplement. Héloïse prenait toute la place dans son esprit. Qu’avait-elle, celle-ci normalement si chaleureuse, si souriante, si gentille pour tout le monde ? Cela brisait le cœur de la jeune médecin. Elsa s’excusait donc platement stipulant qu’une de ses amies avait des problèmes et se leva.

Il la laissait aller alors qu’elle se verrouillait la porte de sa chambre pour mettre des vêtements plus présentables qu’un ouaté. Jeans skinny, t-shirt, baskets et veste en cuir plus tard, Elsa sortait dans les rues de Beverley Hills pour aller chercher l’autobus vers Venice Beach. Elle était stressée, mais c’était différent de la dernière semaine. Cette fois, au lieu de penser avoir été en faute, son cœur se serrait, la boule dans la gorge même, pour une amie très chère. Au diable ce type assit en face d’elle qui s’amusait à lui sourire bêtement. Son propre regard lui fit vite changer d’idée de toute manière.

Toujours dans l’autobus plusieurs minutes plus tard, trop de minutes, Elsa se mettaient à pianoter machinalement sur son téléphone pour retrouver le dernier message de Héloïse. Je suis certaine que c’est Matthew ! rageait-elle entre ses dents. Oh ! Si c’est lui, il méritait un coup de poing en plein visage. Et Elsa se fichait qu’il la déteste encore par après ! Ou bien avait-elle perdu son emploi ? Impossible ou on revenait encore à Matthew. Ou bien c’était Ellana, Kimia ou quelqu’un d’autre inconnu à notre jeune femme. Est-ce que Héloïse avait rencontré un gang de rue ? Oh ! Se pouvait-il que ce soit elle-même toutefois ? Héloïse la détestait ? Peut-être qu’elle en avait eu assez des petites querelles Matthew – Elsa. La jeune femme déglutissait et se tapait la tête avec son téléphone se trouvant stupide. Elle en oubliant presque de descendre pour le faire en trombe.

- Ce n’est pas moi. Si quelque chose allait mal entre nous, elle me l’aurait déjà dit. Je sais qu’elle me l’aurait dit.

Murmurait-elle, sac à main sous le bras, se forçant à ne plus penser autant. Elsa se décidait, à la place, de se détendre en laissant le vent caresser ses cheveux, éclabousser son visage. Mais elle avait encore mal au ventre. Zut ! L’excitation, mais plutôt la peur de tout ce qui pourrait arriver dans les minutes suivantes l’étreignaient toute entière lorsque son doigt se posait sur le bouton de l’intercom. Au moins, cela n’avait pas pris cinq minutes à Héloïse pour décrocher le téléphone. Elle n’est pas blessée songeait Elsa ne sachant pas si cela la soulageait ou pas.

Las, elle en devenait pourtant énergique montant en trombe l’escalier pour être complètement essoufflée au sommet puis, la jeune femme ne prit même pas conscience de la porte ouverte ni du risque de violation de domicile pour entrer. Elle souriait soulagée lorsque son regard croisait celui d’Héloïse, mais cette dernière se mit à pleurer, pleurer, pleurer. Dans le mouvement, le petit sac à main tombait au sol et la jeune femme prit sa meilleure amie dans ses bras. Il … C’était bien lui. Matthew. Cet imbécile.

- Ça va … Ça va aller. Tu vas me faire pleurer.

Comme si l’anxiété était tombée subitement, comme si cette serre dans son cœur le lui arrachait maintenant, Elsa laissait aussi couler quelques larmes. Elle posait sa tête contre l’épaule de son amie et fermait les yeux. Elle prenait Héloïse dans ses bras aussi fort que possible comme elle le ferait sûrement avec son enfant – si elle en avait un, un jour.

- Que s’est-il passé ma Lizi-Joli ? dit-elle sans sécher ses larmes. Je … Oh mon dieu ! Si on m’avait dit que vous vous disputerez un jour, je ne l’aurais jamais cru. Vraiment pas ! Il t’a dit quoi ? lâchait-elle subitement sur un ton plus dur envers on savait qui. Attends, viens …

Autant éberluée et surprise qu’Elsa pouvait l’être, elle savait que son amie devait s’asseoir. Ainsi, la jeune femme la dirigeait jusqu’au canapé ou elle prit Panpan dans ses bras pour le mettre dans ceux d’Héloïse. Les mots lui manquaient maintenant. Elle n’avait jamais été très bonne pour consoler autrui. Elsa s’en serait fichu avec une autre personne ; mais c’était Héloïse. Elle ne savait pas quoi dire que de frictionner les épaules de sa Lizi dans le but de lui faire du bien.

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Lun 26 Mar - 5:34

De ne pas être seule allège la douleur que je ressens. Elle est indescriptible. J’ai l’impression qu’elle va me détruire, et puis il y a cette partie de mon esprit qui me rappelle que non, ce n’est pas vrai. Ça ne s’est pas passé ainsi. Matthew ne m’a pas quittée de cette façon. Et pourtant, l’irrémédiable vérité est là. Si terrible. Si douloureuse. Et les larmes dévalent mon visage. Elles coulent sans s’arrêter, alors que je me trouve dans les bras de ma meilleure amie, ma seule source de réconfort. Elle me fait du bien quelque part, ça apaise les tourments. Même si je n’oublie pas pour autant. J’ai l’impression de l’entendre encore. De le voir dans ce bureau, me tendre ces papiers et afficher un sourire cruel, me faisant comprendre que j’avais fait fausse route depuis le début. C’est si douloureux et cela se traduit par ces élans de désespoir me traversant de part et d’autre, le corps soulevé par des hoquets. Je parais si inconsolable. J’entends Elsa me consoler tout en étant surprise de ma réaction. Elle savait que ça n’allait pas entre nous mais pas tout était, désormais, fini. La sentir m’enlacer fait du bien. Et forcément elle me questionne, elle ne doit tellement rien comprendre… Autant que moi d’ailleurs. Une part de moi se dit qu’il ne s’agit que d’un cauchemar que rien est arrivé, il ne peut s’agir que d’un mauvais rêve. Et c’est presque dans un état second que je me laisse finalement être dirigée vers le canapé. Je sens que l’on me pose mon lapin sur mes genoux et son contact me fait du bien, y compris quand je sens son museau humide venir me renifler les doigts. Panpan doit certainement s’inquiéter, ne pas comprendre pourquoi je suis ainsi. Si inconsolable et malheureuse. Je sens Elsa venir s’asseoir à côté de moi, me frictionnant les épaules dans un geste tendre. Je relève mes yeux imbibés de larmes vers les siens et constate qu’elle n’est pas dans un meilleur état que moi. Ma petite Elsa, voilà que je la fais pleurer maintenant. « Je suis désolée… Je ne voulais pas te faire pleurer… » A croire que je passe mon temps à être désolée de tout, ce mot que je ne cesse de répéter depuis quelques jours déjà. Il devient la seule excuse pour justifier d’un monde qui s’écroule doucement. J’inspire doucement, venant prendre un mouchoir afin de me tamponner doucement les yeux. « Je ne sais même pas par où commencer… » Un rire sans joie franchit mes lèvres, tandis que je continue de souffler doucement pour me calmer, essayant de faire taire les élans douloureux de mon cœur.

« Matt… Enfin… Il… Il m’a quittée ce matin… » Finis-je par dire, incapable de formuler son prénom. Mais je me rends compte que je ne raconte qu’une partie de l’histoire. Avant le déchaînement des Dieux, il y a eu cette tempête terrible, ce phare qui s’est éteint me plongeant dans le noir abyssal. « Enfin… ça a d’abord commencé avec ce repas. Tu te souviens, je t’en avais parlé… Il devait me présenter officiellement à ses parents. Et ça ne s’est pas bien passé. C’était même… un fiasco… » Et y repenser fait si mal. Car après tout, c’est parti de là. Et dire que nous devions fêter notre anniversaire, une année entière à s’aimer passionnément. Pour finalement quoi ? Qu’il me laisse tomber ainsi, m’expliquant qu’il n’a fait que rester avec moi pour défier son père. « Et durant quelques jours, il m’a ignorée… Jusqu’à ce matin où j’ai enfin pu le voir… » Un pauvre sourire apparaît sur mon visage tandis que je fixe le poil immobile de Panpan. On dirait presque qu’il est en train de m’écouter. Mon petit lapin… Il n’a jamais aimé Matthew. A croire qu’il aurait presque senti qu’il n’était pas sincère. Mes entrailles se tordent un peu, apportant un peu de plus de questions auxquelles je n’ai pas de réponses. « Mais je n’ai pas pu avoir d’explications… Il a simplement dit que c’était fini, qu’il s’était servi de moi, uniquement pour rendre fou son père…. » Inspirant de nouveau pour me donner du courage, ma voix s’enraille tandis que j’ajoute « Je n’étais rien d’autre qu’une histoire de passage… Une histoire destinée à cesser… Cependant… » Et là, je sens mon visage se tordre sous ce chagrin immense « Moi… Moi… J’y ai tant cru…. Je l’aimais vraiment…. Et je n’y ai vu que du feu… » et désormais, cette question tant redoutée m’obsède tout le temps. Elle arrive et repart. Constamment. De façon lancinante. « Pourquoi m’a-t-il fait ça ? Qu’ai-je fait pour mériter si peu de considération … » J’ai toujours fait en sorte d’aimer le monde de façon enthousiaste et innocente. Mais aujourd’hui, il a tout détruit. Matthew a pris mon cœur et me l’a broyé sans aucune pitié, sans aucune once de compassion comme si depuis le début, la cruauté n’était que le seul sentiment l’animant. Et malgré tout, je ne peux cesser de penser que tout ceci n’a aucun sens.
Aucun.


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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Mer 4 Avr - 2:57





Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith.


Elsa sourit timidement ne sachant pas encore si elle devait ouvrir la bouche, dire quelque chose pour consoler plus efficacement sa meilleure amie. Généralement, lorsque Elsa Diana Wilkerson tentait de consoler une autre personne, cette dernière finissait presque par aller se jeter d’un pont; vous avez donc compris qu’elle faisait piètre figure ici auprès de son amie, le cœur anxieux de la rendre plus triste encore. Peut-être était-ce pour cause de sa force de caractère qui l’amenait à abattre tous les obstacles avec colère et hardiesse. Égoïste de nature aussi, son couple s’était ainsi simplement étiolé et elle n’en avait eu cure. Elle était trop forte donc elle ne connaissait pas la faiblesse.

- Les larmes sont mieux dehors que dedans sinon on exploserait.

Sourit-elle chaleureusement face à la honte de Héloïse de pleurer et de la faire pleurer. Elsa s’en fichait de pleurer avec son amie. Elle n’avait aucune idée de la peine de sa Lizi-Joli, mais la jeune femme détestait voir celle-ci triste. Elle avait mal, ainsi. Non ! Ce n’était pas de l’empathie : elle n’était pas sensible. C’était un instinct que seules les meilleures amies pouvaient avoir. Elsa s’était, néanmoins, tue tout de suite. Elle laissait maintenant sa main droite sans bouger contre le dos d’Héloïse. Son cœur se serra à nouveau, mais aucune larme sortit de ses yeux préférant les éliminer en se penchant à son tour pour attraper un mouchoir.

Puis, l’abîme s’ouvrit sous leurs pieds et elle semblait l’entraîner complètement vers l’enfer. Matthew avait quitté Héloïse à cause d’un souper qui tourna mal avec ses parents. Elsa jouait un peu avec ses lèvres chose qu’elle ne faisait jamais cela. Matthew était un homme susceptible qui ne l’avait jamais aimé. Pourtant, malgré l’égoïsme d’Elsa, la jeune femme aimait voir le bonheur transparaître dans les yeux de sa meilleure amie. Oui, il y avait eu des hics ce derniers temps dans le couple. Certes, Elsa savait que ce n’était rien. Aurait-elle dû s’en faire ? Aurait-elle dû être moins égoïste ? Elle baissait le regard, les mains contre ses cuisses avec le mouchoir entre les doigts. Elle n’avait jamais voulu cela. Jamais ! Est-ce qu’elle rêvait inconsciemment de voir Matthew quitter Héloïse parce qu’il était un bellâtre à ses yeux ? Est-ce que Elsa avait espéré inconsciemment cette rupture : comme si elle avait fait un pacte avec le diable ? C’était horrible de penser de cette manière, non ?

- Les hommes sont tous trop fiers pour s’excuser de toute manière …

Lâchait-elle finalement, les dents serrées, et emplie d’une colère sourde. Héloïse venait tout juste de lui apprendre que Matthew l’avait ignoré un bon moment. Certes, peu après, elle sentit son souffle arrêter totalement alors que sa meilleure amie lui expliquait le pot aux roses. Ses épaules s’étaient subitement tendues.

- QUOI ! Mais … Je savais qu’il me déteste, mais je croyais que … Qu’il était sincère avec toi commençait-elle bégayant légèrement tant la colère broyait ses mots. Quel immature ! Foutu gosse de riches !

Elsa passait de sa meilleure amie au plancher et vice versa interloquée sur ce qu’elle venait d’entendre. Heureusement, n’était-elle plus riche elle-même : elle en aurait eu honte. Soudainement, Elsa prit sa meilleure amie par les bras et la tournait pour qu’elle lui fasse face. Le mouvement fut plutôt brusque et Panpan décida alors de se coucher à l’autre bout du canapé, aussi loin d’Elsa que possible.

- Mais je refuse de t’entendre dire que tu as fait quelque chose de mal pour mériter cela, ok ? Tu n’es pas idiote ni naïve Lizi ! Tu es une femme intelligente qui est raisonnable et ta franchise, ton intégrité sont vraiment magnifiques. Ok ?

Elsa regardait Héloïse dans les yeux avec un regard presque effrayant tant il mêlait détermination, amour et bravoure. Son sourire n’était pas visible, mais on sentait tellement ses paroles positives, pleines d’optimisme.

- Et je rajouterais que c’est lui qui est idiot et innocent et stupide s’il croyait que son plan était une bonne idée lâchait-elle et reprenant son souffle peu après. Si je le pensais déjà susceptible maintenant, il est aussi immature. Il ne te mérite pas. Tu vaux bien plus que cela et tu le sais Lizi-Joli.

Caressait-elle le bord du visage de sa meilleure amie du dos de sa main après avoir, enfin, lâché ses bras; il était temps, car Elsa allait sûrement les broyer à continuer comme cela. Oh ! Elle adorait tellement sa meilleure amie. Elle imaginait en boucle son poing cogner durement le visage du bellâtre, immature et égoïste.

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Mar 1 Mai - 9:32

Je sais que mon récit semble irréaliste. Moi-même, j’ai du mal à m’en convaincre. Et pourtant, c’est bel et bien le cas. Une si belle histoire d’amour partie aux quatre coins du vent. Pour des raisons auxquelles je ne m’attendais guère. Aussi, je comprends la surprise d’Elsa, sa colère aussi. L’entendre s’exclamer ainsi redouble l’ardeur de mes pleurs. Ça me met dans un état terrible. Je n’arrive même pas à sourire de ses mots de réconfort. Comment puis-je faire quand mon coeur se compose de cendres ? « Tu es gentille de me complimenter ainsi, Elsa. » Même si quelque part, je n’y crois pas trop. J’entends encore la voix de Matthew résonner en moi, me dire que je suis pathétique, qu’il ne m’aimait pas. C’est tellement insensé. « Mais j’ai été une idiote de n’avoir rien remarqué. J’aurais pu m’en apercevoir. Je veux dire ... Il y a des signes montrant qu’une personne n’a aucun sentiment pour toi. Même si tu ne connaissais rien à l’amour avant, même si tu n’as jamais aimé alors que là... » J’inspire bruyamment, étouffant un sanglot déchirant « Je n’ai rien remarqué... J’ai vraiment cru qu’il m’aimait alors que... » Un sourire sans joie apparaît sur mon visage tandis que j’ajoute « Alors que maintenant... Je sais qu’il n’avait aucun sentiment pour moi. Je n’y ai vu que du feu... »

Ça fait du bien d’avoir Elsa à mes côtés. Je puise ma force dans celle qu’elle possède, qu’elle me transmet. Nous sommes devenues amies par la force du hasard. Et maintenant, je sais que je peux compter sur elle. Et ça fait du bien. Ça met du baume au coeur. Cependant, lorsqu’elle présente Matthew comme un être immature, j’ai l’instinct de vouloir la contredire. L’amour réside toujours. Forcément, j’ai du mal à admettre qu’elle a raison, qu’il n’a été qu’un idiot avec moi. La haine n’arrive même pas à prendre sa place : je la laisse pour les autres. Quand bien même lorsqu’Elsa finit par me dire que Matthew ne me méritait pas, je ne peux m’empêcher de secouer la tête comme peu convaincue par ses paroles. « Je doute valoir mieux... C’est bien ça le problème... » Mes joues sont tellement trempées par les pleurs. Mes mains tremblent et si la présence d’Elsa aide, elle n’arrive pas à taire ce chagrin si grand. « Je l’aime Elsa... Je l’aime tellement. Malgré ces mots, je l’aime... Bien qu’il se soit servi de moi, je l’aime et je n’arrive pas à le détester. Tout ce que je souhaite, c’est qu’il se rende compte qu’il m’aime réellement, que je l’aime comme jamais quelqu’un l’a aimé ... Mais je sais... que je prends mes désirs pour une réalité ne l’étant pas. » Plaquant mes mains sur mon visage, je ne peux retenir ce sanglot plus bruyant que les autres, ce chagrin qui me dévaste. Si seulement, on apprenait aux gens à canaliser et gérer un chagrin d’amour. Parce que ce sentiment est intolérable, il est semblable à la perte d’un être cher. Je crois même que la dernière où j’ai été malheureuse, c’était à la mort de maman. Si ce n’est dire que Matthew arrive à me faire ressentir tant de sentiments puissants. Mais celui là, je ne désire pourtant le connaître. L’absence de l’autre. Le sentiment que tout est vide et dépeuplé. « Ça fait tellement mal, Elsa... » Relevant mon visage mouillé, j’observe ma meilleure amie avant de lui saisir sa main et d’ajouter « Merci d’être là en tout cas... Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Même si je ne mérite pas que tu sois là... » Parce que j’ai conscience d’avoir placé Matthew avant tout le monde. Quelque chose me dit que je vais en subir les conséquences. Pas tout le monde d’être aussi clément qu’Elsa.
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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Mar 8 Mai - 3:19



 


Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith.


Elsa enlaçait sa meilleure amie. Elle la tenait contre son cœur la tête appuyée contre la sienne comme si la jeune femme protégeait un oisillon, un chiot, un chaton ou même un bébé … Sans réellement s’en rendre compte, Elsa Diana Wilkerson semblait avoir cette fibre maternelle avec les gens qu’elle adorait, ceux qui valaient beaucoup pour elle. Comme si son but était de voir ces personnes sourire sinon, elle vivait de la douleur. Elsa détestait la tristesse et toute émotion négative d’autrui, elle si forte et confiante. Il fut une époque, Elsa avait ressentit la même chose pour Zachary, son ex petit ami lorsque ce dernier vivait des émotions stressantes. Certes, cela faisait si longtemps que cette douleur ne lui était plus revenue.

Du dos de sa main droite, elle essuyait un peu ses yeux après avoir pleuré aussi et s’en sentant alors très inconfortable. Tel si elle bercerait un bébé important à son cœur, Elsa murmurait shhh, ça va aller à son amie. Héloïse pleurait, en effet, de plus belle stipulant avoir été trop naïve et de n’avoir rien vu venir. Elle pensait qu’il l’aimait.

- Mais comment aurais-tu pu voyons ?

Continuait-elle à chuchoter raisonnablement sans changer nullement de position. Son cœur lui était douloureux et elle se rendait compte que parfois, elle arrêtait de respirer. Elle ne voulait pas troubler Héloïse plus qu’il ne le fallait … Sans s’en rendre compte. Puis, cette douleur décuplait lorsque Héloïse insistait pour penser ne pas valoir guère mieux que Matthew. Héloïse stipulait ne pas le mériter, tout comme lui, selon notre jeune femme, ne la méritait pas non plus. Pourquoi Héloïse se faisait autant de mal ? C’était horrible. Elsa se rendait alors compte qu’elle aimait Matthew McGregor. Tout simplement, elle l’aimait. Elsa ne le voyait pas seulement par les mots de sa meilleure amie, mais bien par ses gestes, par le mouvement de ses lèvres, par ses pleurs. Elle l’aimait. C’était un amour sincère, vrai comme il n’y en avait plus beaucoup aujourd’hui. C’était beau. Ne l’aimait-il pas aussi si ce n’était qu’un tout petit peu ? C’était impossible d’être aussi cruel, non ? Non ? Elsa fut incapable de lâcher un seul mot. La jeune femme se retrouvait prise entre cette admiration qu’elle avait pour Héloïse. Son cœur était si vrai, si honnête et si intègre. Elsa avait toujours été un peu jalouse de la relation de Héloïse et de Matthew, mais c’était parce qu’elle admirait sa meilleure amie. Aujourd’hui, elle venait enfin de le comprendre.

Soudainement, la jeune femme se levait ce qui fit bondir Panpan vers l’accoudoir du canapé. Le petit lapin blanc devait avoir autant peur d’Elsa qu’il détestait Matthew et cela en était si risible. Néanmoins, la jeune femme avait une idée derrière la tête. Connaissant la maison par cœur, elle se dirigeait vers la cuisine ramassant son sac en passant pour le poser sur la table basse du salon.

- C’est le moment pour le remontant maison façon Elsa ! Attends, je reviens !

Lâchait-elle de la cuisine se forçant à perdre la douleur présente dans son cœur. Et abracadabra, la jeune femme trouva ce qu’elle cherchait : un gros pot de glace à la fraise gardé bien au froid dans le congélateur. Elle ouvrait le couvercle et y planta deux cuillères. Enfin, Elsa revenait dans le salon près de sa meilleure amie pour mettre le pot de glace sur elle. C’était froid, mais elle s’en ficha trop paresseuse pour devoir se pencher vers la table basse. Elle attendait patiemment, autant que faire ce peu, qu’Héloïse prenne l’une des deux cuillères.

- Ça, c’est mon remède miracle lorsque je vais mal. J’en mange et j’en mange et … J’ai le cerveau qui gèle et je ne pense plus ! C’est super ! Et tu sais bien que j’en connais un rayon sur le cerveau.

Elsa avait présenté son supposé remède miracle tel si cela avait été celui qui débarrasserait le monde du cancer ou que savons-nous encore. Elle était fière avec un large sourire. On se demandait ce qui était génial à se faire geler le cerveau, mais c’était Elsa : ne posez pas trop de questions. Finalement, elle n’y tenait plus et prit une cuillère pour avaler aussitôt la glace qui se trouvait dedans. Ahhh, c’était bon.

- Ta glace est excellente mmmmh s’enjouait-elle, peut-être un peu trop même. Et, au fait, ne me dis plus jamais que je devrais ne pas être ici. J’ai envie d’être avec toi Héloïse Bennett et je le serais toute la nuit s’il le faut.

Elsa tanguait la cuillère, maintenant vide, dans les airs devant Héloïse stipulant mieux avec ce geste le sérieux de ses propos. C’était donc à prendre et à laisser. Honnêtement, Elsa en était plutôt intimidante ou même … Effrayante.

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Sam 26 Mai - 16:29

Le fait d’avoir ma meilleure amie me permet d’avoir une oreille attentive à mes côtés, quelqu’un à qui parler. Je ne dis pas que je me sens mieux, mais sa présence me fait du bien. Elle ne dissipe pas le chagrin, mais elle le camoufle. Je comprends sa surprise. Je le suis tout autant. Jamais, je n’aurais pu croire qu’un jour Matthew me quitterait. C’était censé être pour toute la vie, on aurait dû s’installer ensemble, même se marier un jour et avoir des enfants. Beaucoup. J’avais bâti un idéal autour de cet homme et désormais, mes rêves sont faits de cendres. Tout n’est que poussière. Et le cœur pleure… Il pleure si fort d’ailleurs. Et pourtant, je me fais violence pour ne pas pleurer plus, pour faire en sorte que la venue d’Elsa ait pu me faire quelque chose. Ça me réconforte cela dit. Ça atténue. Et puis, elle est de bonne humeur malgré tout. C’est presque contagieux. Et tandis que je morfonds, elle finit par me vendre les bienfaits d’un remontant dont elle-seule a le secret. Surprise, je la suis du regard tandis qu’elle quitte la pièce. Elle se rend dans la cuisine où je l’entends farfouiller, visiblement dans le frigo. Curieuse mais patiente, j’attends qu’elle revienne et je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’elle exhibe un pot de glace que je possédais au fond de mon congélateur. De la glace à la fraise. Quoi de mieux pour aller mieux ? « C’est une bonne idée, Elsa. » Lui dis-je tout en prenant l’une des cuillères plantées dans le pot. Je prends déjà une bouchée et c’est vrai que le froid me fait du bien. Et j’écoute Elsa m’expliquer en quoi la glace fait du bien. L’idée que le cerveau gèle pendant que je mange est plus qu’appréciable. Si ça peut m’aider à aller mieux, tant qu’à faire. Je plonge déjà ma cuillère afin de dévorer une nouvelle bouchée. Le sucre est un remontant naturel. Ses composants distillent des hormones du bonheur, c’est d’ailleurs pour ça que beaucoup le sont. Par nature, je ne suis pas une grosse friande de sucreries mais là, je le savoure. Ça fait du bien au cœur et au moral. « C ‘est vrai que c’est bon. Jamais, je n’aurais pensé à la glace comme moyen de reprendre du poil de la bête. Et je trouve que la fraise est un parfum exquis. » Souriant de plus belle, j’entreprends d’essuyer mes yeux furtivement, bien décidée à sécher mes larmes. Et puis de toute façon, je ne peux pas manger une glace et pleurer en même temps, c’est impossible. Fort heureusement, le pot est énorme. On aura de quoi faire. Et puis, c’est Elsa qui me complimente au sujet de la glace. « Et dire que je l’avais acheté par hasard ; Je n’avais pas prévu d’en manger dans l’immédiat. » Je crois même que je l’avais acheté en prévision d’une soirée film avec Matthew. Et finalement, ça n’aura rien été de tout ça. De toute façon, ça fait du bien d’avoir sa meilleure amie avec soi. Sa présence est réconfortante. D’ailleurs, quand elle me dit qu’elle pourra rester toute la nuit, je ne peux m’empêcher de sourire de plus belle. « Tu es la bienvenue. » Et puis, si on peut continuer de la glace ainsi, c’est d’autant plus appréciable. « Et si tu veux rester cette nuit, tu sais que ta présence me fera du bien. » Mon sourire s’efface un peu et voilà que mes épaules s’affaissent aussi. « [C’est que je n’ai pas forcément envie de rester seule… Je ne sais pas comment la nuit se passera… » Si j’arriverais à dormir ou si la crise de larmes sera telle que j’en ferais une insomnie. Ce n’est pas comme si avec Elsa nous n’avions jamais dormi ensemble. On l’a déjà fait quand nous sortions ensemble toutes les deux. Et depuis, il y a eu Matthew. Les choses ont changé depuis, même si désormais, j’ai l’impression d’être revenue en arrière, en ce temps où l’amour ne dirigeait pas mon existence.  



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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Jeu 7 Juin - 3:24



 


Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith.


Héloïse approuvait la glace à la fraise et ces simples mots eurent un effet de baume au cœur pour Elsa Diana Wilkerson, car enfin elle apercevait un sourire parsemant légèrement le visage de sa meilleure amie. Cela la rendait tellement plus belle, vraie et malgré qu’un peu naïve. Certes, c’était Héloïse et Elsa c’était Elsa : le jour et la nuit, le soleil et la lune, la pluie et la neige, le calme angélique et la tempête démoniaque …Tellement différentes, mais si complémentaires que l’amitié en fut née pour la vie. Pour Elsa, il n’y avait vraiment pas meilleure personne sur Terre qu’Héloïse.

- La fraise est maintenant mon parfum préféré. Ah ! Mais je vois ton sourire Lizi !

S’exclamait-elle au quart de tour en un sourire grandissant toujours plus tout en plongeant une autre grosse cuillerée dans le pot de glace pour la ressortir et se geler une fois de plus la bouche jusqu’aux oreilles en passant par les yeux et même le nez. Elle se léchait ensuite les lèvres sachant vraisemblablement le tour de sa bouche tout sucré. Et cette soirée cela lui faisait à elle aussi un grand bien l’éloignant temporairement de ses études, de son mémoire de maîtrise en neurologie. Elsa s’apercevait d’être tellement stressée parfois. La douleur des larmes d’Héloïse était passée, Elsa prit une grande respiration pour ensuite soupirer d’aise. Qu’on était bien toutes les deux. Peut-être était-ce trop égoïste que d’apprécier ce moment alors que sa meilleure amie vivait une terrible rupture. Oui, c’était égoïste; très même.

- Comment peux-tu penser acheter de la glace et de ne pas la manger aussitôt ?

Elle fonçait, comme à son habitude, avec une franchise incroyable et qui la rendait vraie à quelque part. Et hop, encore une cuillérée de glace dans sa bouche et un autre sourire de satisfaction alors que son ventre commençait aussi à le ressentir. Pourtant, dès que le sourire et le regard d’Héloïse s’assombrissent à nouveau, Elsa le perdit aussi, le cœur alors beaucoup plus sérieux. Elle se lécha les lèvres sans savoir quoi faire pendant quelques secondes et remit finalement la cuiller dans le pot pour prendre le dos de la main de son amie dans sa paume.

- Ne t’en fais pas. On se couchera à pas d’heure de toute manière. On sera tellement fatiguée qu’on tombera toutes les deux de fatigue … Puis, si tu veux je dormirais dans ta chambre en …

Suite à ces mots remplis de gentillesse, mais aussi faisant miroiter son regard déterminé Elsa réfléchissait. Heu … Elle allait faire comment pour dormir ? Allait-elle dormir sur la descente de lit ? Quand même pas ! Le regard que la jeune femme faisait alors qu'elle s'en rendit compte était trop drôle. Puis, aussi subitement que le silence se fit, Elsa alla chercher son téléphone. Ce n’était pas pour texter Josh ni même Meghara leur stipulant qu’elle ne sera pas à l’appartement cette nuit : Ils étaient bien assez grands pour se débrouiller seuls et de ne pas appeler la police pour si peu. Non, Elsa cherchait plutôt dans les nombreuses playlist et musiques qui se retrouvaient sur son téléphone. Ah ! Elle venait de trouver la chanson désirée.

- Et si on dansait comme deux adolescentes stupides qui ne pensaient pas à leurs responsabilités ni au lendemain ? Tu sais ? Meghan Trainor est ma chanteuse préférée en ce moment.

Sur ce, Elsa montait le son sur son téléphone et on commençait à entendre Better When I’m dancing de Meghan Trainor. La jeune femme a-d-o-r-a-i-t tout simplement cette chanteuse. Elle était si vivifiante, si forte et ses chansons lui procuraient toujours de continuer à se battre malgré les embûches sur sa route. Posant ainsi son téléphone avec le son au maximum tout comme le pot de glace sur la table basse, Elsa se levait et se mit à danser un peu n’importe comment. Elle faisait de grands gestes et chantonnaient les paroles … I don’t know about you but I feel better when I am dancing …

- Aller viens !

Surprenant comme Elsa pouvait être effrayante parfois tirant soudainement son amie du canapé pour l’attirer au milieu du salon. Les bras en l’air, elle bougeait les hanches et souriait et son regard intimait Héloïse d’en faire autant.

- Et si on ne parlait plus d’hommes ce soir ? On laisse ces hommes à leurs affaires ce soir et on s’amuse entre femmes ! Papapapaaaapa …

Elle continuait à chantonner à peu près les paroles de la chanson qui jouait.

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Ven 15 Juin - 19:14

Il en faut peu pour se sentir à nouveau mal. Je suis une girouette à émotions dominée par le vent. Un coup, ça va. Puis après, rien ne va plus. C’est fou comme il suffit d’un seul mot. Je me sens terriblement faible. Vulnérable même. J’ai l’impression que tout m’atteint ce soir, que le cœur n’est qu’une plaie immense, un gouffre béant que j’aimerais pouvoir combler. Mais c’est difficile et je ne connais pas le remède aux cœurs brisés. Je n’ai jamais connu un tel sentiment, un tel échec. Alors j’apprends sur le tas. Je découvre alors que l’amitié est une denrée rare mais précieuse. Et qu’Elsa est juste merveilleuse, qu’elle est ma meilleure amie pour sa façon d’être, pour trouver les mots qu’il me faut entendre pour aller bien. Il a suffi d’un pot de glace pour faire naître un sourire sur mes lèvres. Il ne vole pas haut mais il est là. Il est vaillant, il tient bon. Enfin ça, jusqu’à ce qu’Elsa me questionne quant à la présence de cette glace non mangée. « Et bien… J’attendais le bon moment pour la manger. Je croyais qu’un soir, je pourrais la dévorer avec lui. » Heureusement que je peux la manger avec Elsa, parce qu’elle permet de ne pas trop sombrer. J’en viens  même à vouloir qu’elle reste. Sa présence me fera du bien. Elle m’aidera à affronter une nuit où j’aurais tout le loisir de pleurer, de ressasser ces évènements, inlassablement. A me demander pourquoi tout en cherchant des réponses que je n’aurais pas. A vrai dire, je n’ai pas envie d’être seule. La solitude serait si difficile à vivre. Elsa le comprend sans doute, parce qu’elle est d’accord, prétextant que nous tomberons de fatigue. Moi, ça me va. Je me dis que faire une nuit blanche, c’est bien mieux. Je crains de m’endormir car le réveil sera d’autant plus brutal. Il me faudra réaliser que non, ce n’est pas un cauchemar, qu’il n’y a plus cette bague trônant sur mon annulaire gauche, que désormais, je ne suis plus avec Matthew. Et je crois que ce sera pire que tout. La douleur sera tellement immense bien que je préfère ne pas y penser encore. La réaction d’Elsa m’amuse, m’extirpant de toutes ces pensées néfastes. « La cage de Panpan est confortable, tu sais ? » Je me mets à rire franchement, engouffrant une nouvelle bouchée. « Je plaisante, tu pourras dormir dans mon lit. Il est assez grand pour deux. Et si tu veux dormir toute seule, je peux te laisser mon lit et je dormirais dans le canapé. » ça ne me pose aucun problème. Après tout, ce n’est pas comme si nous n’avions jamais fait de soirées pyjama, à nous goinfrer et à regarder des films jusqu’à pas d’heure. A l’époque, il n’y avait pas Matthew, je me berçais de mes rêves et de cet idéal que je portais à l’amour. Désormais, je ne suis qu’une plaie béante.

Finalement, Elsa finit par me proposer de danser. Et je l’observe faire, trouvant une musique sur son téléphone. Elle évoque une chanteuse que je ne connais pas. Mais au moins, je souris, amusée par l’entrain d’Elsa. « Tu ne cesseras jamais de me surprendre, ma Elsa. » Et d’être la personne la plus adorable du monde. Elle a son caractère mais on s’est toujours complétées pour cela. Aussi, je la laisse faire, la regardant se mettre à danser sur cette musique assez entraînante je dois l’admettre. Au départ, je reste assise sur mon canapé, puis tout à coup, Elsa attrape ma main afin de m’attirer vers la « piste de danse » m’invitant à me trémousser avec elle. « Mais je ne sais pas danser… » Je proteste pour la forme, ayant déjà commencé à me dandiner à ses côtés. Sa bonne humeur est contagieuse et même si je ne connais pas la chanson, ni les paroles, je me retrouve bien vite à bouger dans tous les sens, attrapant les mains de ma meilleure amie et la faisant tournoyer. On rit aux éclats. Plus rien ne compte que de danser et ça libère l’esprit. Ça fait du bien. Je me retrouve à rire parce que finalement, je fais n’importe quoi, n’ayant pas vraiment la fibre dansante. Ce n’est pas mon truc. Enfin, jusqu’à ce que la musique cesse, son lecteur de musique lance la musique d’après mais elle est beaucoup plus douce. Alors, j’enroule mes bras autour des épaules de ma meilleure amie, nous laissant envahir par la beauté de cette nouvelle musique. C’est parfait pour se prendre dans les bras, pour danser doucement. « C’est moins entraînant que la première mais c’est tout aussi beau… » J’ai posé ma tête sur l’épaule d’Elsa, on se dandine doucement. Au gré des notes s’envolant. « Je te remercie d’être venue…ça me fait du bien. » Et on peut rester ainsi. Passer toute la nuit à danser, du moment que ça va bien. Enlacée contre ma meilleure amie, je finis par rompre le silence avec la musique en fond sonore « Et toi, comment tu vas? On n'aura fait que parler de moi... »

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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Lun 25 Juin - 1:59



 


Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith.


- Je m’en fiche ! Je ne filme pas toute la scène pour la publier sur Youtube de toute manière.

Avait lâché la jeune femme frustrée par la réserve de sa meilleure amie. C’était toujours comme cela avec Héloïse. En fait, Elsa ne restait pas longtemps sur sa frustration. En dansant, sautant et se trémoussant entre le canapé et la télévision la jeune femme en eut le fou rire. Héloïse la faisait rire, mais surtout elle se faisait rire toute seule. Ce n’était pas comme si toute la planète allait nous voir danser n’importe comment cette nuit songeait-elle automatiquement. C’était bien avant que son amie attrapât ses bras et la fit tournoyer par-dessous de manière agréable qu’elle en avait ressenti la tête tourner légèrement par la suite. Mais c’était agréable. La jeune femme rigolait et elle avait du plaisir. Elle ne pensait plus à rien qu’au ressentit de danser, de se défouler. Elle était heureuse pour Héloïse. Son sourire était alors si magnifique qu’elle s’en surprenait. Qui surprenait qui ici ? Cette force ressentie en Héloïse actuellement rendait confiance à notre jeune femme.

Alors, Better when I’m dancing se terminait et Ici et ailleurs de Andréanne A. Malette commençait. C’était une chanson plus douce, mais tout autant forte dans ce sens qu’elle restait positive. C’était en français provenant du pays de sa mère. Alors, Elsa se surprenait une fois de plus en si peu de temps lorsque son amie lui enlaça les épaules. Elle en restait un peu figée, mais uniquement momentanément.

- Je suis contente que tu aimes Lizi répondait-elle à celle-ci enlaçant de même sa meilleure amie ses bras. La chanteuse est Québécoise.

Elsa ne pensait même pas de mentionner que la chanson était en français, car son amie voyait ses origines en France; cela allait de soie entres elles. C’était aussi la seule langue autre que l’anglais, qu’Elsa comprenait et ça c’était impressionnant. Elsa rigolait une fois de plus à la suite des remerciements de sa meilleure amie. Le monde serait, sans aucun doute, bien plus doux si nous étions tous des Héloïse Bennett pensait-elle son rire communicatif continuant dans la joie de la soirée. Elle était si honnête, si belle, si vraie. Elsa se rappelait le visage de son amie s’assombrir à nouveau lorsque celle-ci mentionnait de l’attendre lui pour manger la glace à la fraise. Elle l’aimait vraiment profondément telle une âme sœur attendant sa moitié. Dans le dos de son amie, les poings et le visage d’Elsa se fermaient. Encore, elle pensait à Matthew. Encore, le jeune homme faisait ressortir le côté noir de la jeune femme. Comment pouvait-il être aussi cruel, aussi horrible ? Elle l’aimait sincèrement et lui … Lui ? Elle n’avait rien été pour lui ! Rien du tout ? Elsa Diana Wilkerson n’arrivait tout bonnement pas à se faire à cette idée. Comment cet homme peut-il être aussi cruel pour ne pas aimer une jeune femme si sincère qu’Héloïse ? Si Elsa avait été un homme, il lui semblerait que ceci aurait pu être possible. Sincèrement.

- Oh ! … Fit une Elsa qui se surprenait plus qu’autre chose de la question d’Héloïse, car tellement perdue dans une espèce de vengeance qui se mangerait sûrement froide. Je vais très bien moi ne t’en fais pas. Je suis en pleine rédaction de mémoire. Recherche … Recherche … Écriture, mais ça va.

Déblatérait-elle aussitôt dans un sourire rassurant à sa meilleure amie déjà assez éprouvée. Elsa rigolait néanmoins encore, mais plus légèrement tout en ramenant ses bras sur ses devants et entrelacent ses doigts dans ceux d’Héloïse.

- Tu me fais tellement rire. Je suis ici pour toi ce soir et tu arrives encore à penser à moi. Même, il n’y a pas deux minutes, tu me proposais de prendre ton lit et de dormir sur le canapé. Tu es incorrigible Héloïse Bennett, mais c’est pour cela que je t’aime.

Eut-elle finalement ce grand sourire fendu jusqu’aux oreilles tout en déplaçant une mèche de cheveux du visage d’Héloïse. C’était, néanmoins, peu après que ce sourire se transformait une fois de plus en un gigantesque rire.

- Bon je pense que je vais retenir ce que j’ai dit. J’aime bien Panpan, mais … Non, je n’ai pas envie de bouffer du poil pendant trois jours. Nah ...

Croisait-elle les bras dans une fausse moue faisant fi des autres propositions d'Héloïse en la matière. Évidemment, elle était incapable de détourner le regard et e fou rire fit exploser ses joues se voulant sérieuses. Entretemps, Andréanne A. Malette chantait encore et alimentait sûrement la joie d’Elsa.

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Sometimes life hits you in the head with a brick. Don't lose faith. [Elsa]    Mar 10 Juil - 22:30

La présence d’Elsa arrive à me faire sourire. Je me sens un peu mieux, moins seule aussi. Et c’est tellement appréciable. Enlacées, nous dansons sur cette musique endiablée, riant à n’en plus pouvoir, nous amusant. A me voir, on pourrait presque croire que tout va bien, que je ne viens pas d’avoir le cœur brisé par Matthew. C’est déroutant. Et en même temps, je me force à tout faire pour me relever, à aller mieux. Même si c’est compliqué. Je le sens à chaque seconde qui s’écoule. Mon cœur se serre un peu plus. Il est dans chacune de mes pensées. Il est de partout. Et c’est horrible. Aussi, je m’efforce de penser à autre chose. Je danse comme si je n’avais pas peur que quelqu’un m’observe. Je ris un peu trop fort mais j’essaye d’être joyeuse, me laissant aller à des excès d’affection pour Elsa. Et ça marche. J’arrive à me faire du bien au cœur, à ne pas m’écrouler un peu plus.  Et alors, je trouve la force de me centrer sur autre chose, questionnant Elsa sur sa propre vie, si elle va bien. Je n’aime pas rester sur moi-même, j’ai besoin de parler d’autre chose que de ma propre souffrance. Etre bienveillante pour autrui, c’est aussi un moyen d’oublier son propre mal. Ce qu’Elsa ne manque pas de me faire savoir, propos qui m’arrache un sourire tendre. « Voyons, c’est tout à fait normal que je te questionne. Tu n’es pas ma meilleure amie pour rien. Et puis, tu as eu tes examens alors je veux être certaine que tout s’est bien passé. Tu ne peux pas échouer si près du but. Bientôt, tu deviendras un éminent chirurgien, j’en suis certaine. » Qu’elle reste, me fait du bien également. Je suis tellement heureuse de ne pas être toute seule ce soir. Surtout qu’Elsa reste, et sa façon de dédramatiser me fait franchement rire. « Ah oui, c’est sûr qu’il vaut mieux dormir avec moi. Sinon, tu risquerais de sentir des moustaches dans ton cou. » Et c’est une sensation très pertubante. « Le plus effrayant, c’est quand il te regarde dormir à deux centimètres de ton visage et qu’il ne bouge pas.. Je te laisse imaginer combien le réveil est hard, alors. » Et je continue à rire, tout en venant prendre mon lapin dans mes bras. Je l’embrasse avant de le reposer par terre. « Et je te rassure, je ne viendrais pas te faire des chatouilles dans mon sommeil. »

La soirée se passe sans encombre. Et je ne sais pas comment elle fait, mais Elsa arrive à me faire rire et sourire comme jamais. C’est fou, parce qu’à chaque fois que je sens que la tempête de larmes est là, ma meilleure amie arrive toujours à me rebooster, à faire en sorte que je donne le meilleur de moi-même, que je ne sombre pas dans l’oubli. Les évènements défilent à une allure, jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans mon lit deux places, les draps ayant été changés. On a éteint la lumière, bien décidées à dormir, le ventre plein et le visage portant le vestige de nos rires. Allongées de chaque côté, j’observe le plafond où j’ai collé des étoiles fluorescentes. « Je suis tellement fière de mon idée. Coller ces petites étoiles… J’ai l’impression de m’endormir sous une voute céleste. » Et c’est poétique. Hélas, mes entrailles se tordent, je pense à Matthew et à ce qu’il a dit à ce sujet, se laissant emporter dans le vers passionné, et l’âme d’un poète. « Au moins, ça permet de s’évader un peu… D’oublier… » Bon ok, je mens un peu sur mes dernières paroles. Mais j’essaye de mettre du mien. Ma main vient effleurer doucement celle d’Elsa. « Si un jour, quelqu’un m’avait dit qu’Elsa Wilkerson serait celle dont j’aurais le plus besoin, des années plus tard… Je l’aurais immédiatement cru. Merci encore pour ce que tu fais pour moi… Merci d’être ma meilleure amie… D’être toi… Et d’être celle qui m’aidera à aller mieux. » Parce que l’évidence est là. Elsa est cette personne dont j’ai besoin en ce moment, celle qui m’aide à me sentir bien. Et ça… ça, c’est tellement salvateur.  


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