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 Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana

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TEAM HARRY
Ellana McGregor
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MessageSujet: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Jeu 1 Mar - 21:57

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
Je suis nerveuse.
Je sais que je ne le devrais certainement pas, je ne devrais pas me sentir ainsi et pourtant je ne peux m'empêcher. Durant toute l'après-midi, j'étais avec June qui ne cessait de s'occuper de James, comme la bonne tata qu'elle était. Elle n'a cessé de lui faire des bisous, de le bercer et lui n'a cessé de sourire en observant sa tante. Il grandit tellement vite et il commence à bien regarder les choses qui l'entourent maintenant. Il commence même à bien bouger si bien qu'il faut le tenir si on ne veut pas le laisser tomber. Au début, j'avais un peu de mal à laisser mon fils dans les bras des autres. Je sais que c'est certainement égoïste mais il est toute ma vie et j'avais une trouille bleue qu'il lui arrive quoi que ce soit. Maintenant je commence à confier mon fils avec plus de confiance, et je sais bien qu'il faudra que je ne sois pas trop mère poule. Je crois que je passe un cap ce soir car c'est la première fois que je vais laisser mon fils à ma sœur.
J'ai passé donc mon après-midi à essayer tenu sur tenu, c'était un véritable défilé de mode. Il y a des moments où je me trouvais comme une vieille dame, d'autre où j'étais clairement trop sexy. June n'a cessé de se moquer de moi et de mon stress, mais cela a eu pour effet de me dérider. Elle sait comment me faire déstresser, elle me connaît par coeur après tout. Elle n'est pas ma soeur pour rien. J'ai donc décidé de porter une robe longue légrement bleutée. Élégante, j'ai préféré ce genre de robe car même si Thomas ne m'a pas encore donné l'adresse du restaurant, je sais déjà que ce sera de la haute gastronomie. Le problème lorsque l'on est cuisiniers, c'est que nous avons un palais qui est plus sensible que les autres. Ce n'est pas une mauvaise chose, juste une réalité. Je regarde l'heure et remarque qu'il me reste une heure avant le rendez-vous. Je me regarde une dernière fois dans le miroir alors que June arrange ma coiffure. Elle ne cesse de sourire alors que je me tourne finalement vers elle.
- Quoi ?
- Non rien... Juste tu es... Magnifique. Je suis heureuse que tu te permettes de sortir à nouveau.
Je me sens rougir alors que le souvenir de mon défunt mari me vient en mémoire. Je ne saurais dire si c'est un rendez-vous galant ou non, mais je dois avouer que j'aimerais bien que ça le soit. Cependant, j'ai toujours cette petite impression de trahir mon mari. Cela va faire un an qu'il nous a quitté et je sais que je devrais commencer à refaire ma vie, mais je n'arrive pas à oublier cet homme que j'aime toujours de tout mon cœur, et que j'aimerais toujours. Pourtant Thomas prend une place de plus en plus importante et je ne peux négliger cette sensation qui m'envahit quand il est auprès de moi. Je me souviens de sa façon d'embrasser ma joue au nouvel an quand j'aurais voulu plus, même si je sais que je l'aurais certainement rejeté au final. Je me souviens de sa main sur ma peau, tendre et délicate alors que son regard était fort et brut.

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor...

Je n'ai toujours pas su dire s'il me taquinait ou s'il le pensait réellement. Et s'il avait envie de dîner avec moi depuis si longtemps ? Et si, depuis que l'on s'est retrouvé, il voulait m'inviter mais qu'il n'a osé le faire car il sait parfaitement que je suis une femme encore sensible. Rien que de penser cela, mon cœur se gonfle un peu plus et un sourire timide se dessine sur mes lèvres. June le remarque sans peine et me fait un baiser sur la joue alors que mon portable vibre.
- Il est en bas...
June cours jusqu'à la fenêtre afin de regarder et elle finit par se tourner vers moi en tapant dans ses mains.
- Olala il est trop beau !!!
Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel et je m'approche d'elle alors que Jamie est dans son berceau.
- Bon, tu oublies pas son petit bain, et le biberon avant qu'il aille dormir. Surtout n'hésite jamais à m'envoyer des sms si tu as un doute sur quelque chose ou s'il se passe quoi que ce soit. N'hésite pas hein !, je dis légèrement paniquée.
Elle sourit et me regarde droit dans les yeux alors qu'elle pose ses mains sur mes épaules.
- Tout va bien se passer je te le promets. Aller maintenant vas-y, il est en train de t'attendre.
Je m'approche du berceau, caresse la joue de mon fils une dernière fois avant de finalement sortir de la pièce. Si je reste une seconde de plus je sens que je vais me défiler et vouloir rester avec mon fils. Finalement j'enfile ma veste et j'ouvre la porte sous le regard inquisiteur de June.
- Bonne soirée !, qu'elle hurle en faisant des signes de la main à moi, mais aussi à Thomas.
Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire alors que je serre le manteau contre moi. Il peut juste voir que je suis en robe mais pas les détails du décolleté dans le dos ou les bijoux qui agrémentent la robe. J'appréhende déjà, tout comme j'ai hâte de faire tomber mon manteau et de voir son regard sur moi. C'est le genre de moment que chaque femme attend avec impatience. Très révélateur.
Je m'approche de lui tout sourire, les joues déjà légèrement rosies par le froid.
- Bonsoir, je souffle un peu timidement avant de venir lui embrasser la joue tendrement.
Une fois les salutations faite, je m'installe dans sa voiture et me tourne vers lui.
- Tu ne veux toujours pas me dire où on va n'est-ce pas ? Je demande amusée.
Je suis terriblement curieuse mais j'aime aussi les surprises, et je sens qu'il va m'étonner. Cette soirée ne fait que commencer et je suis déjà terriblement heureuse.
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TEAM BILL
Thomas Hudson
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Jeu 15 Mar - 17:08


S’il était sûr de ce qu’il faisait ? Absolument pas. Il y avait tellement de raisons d’annuler ce rendez-vous, qu’il ne parvenait pas à faire le compte. Il y avait tellement de raisons d’annuler ce repas, qu’il ne parvenait pas à réfléchir correctement. Ellana était à l’opposé de toutes les femmes qu’il avait pu fréquenter jusque-là. Et pour cause, elle représentait un idéal jamais atteint, jamais trouvé. Par principe, par bon-vouloir, par volonté. Elle n’était pas seulement belle à couper le souffle. Elle n’était pas seulement délicate comme de la porcelaine, forte comme un roc. Elle n’était pas seulement sensible et adorable comme l’une de ces fleurs qu’elle avait vendues pendant des semaines et des mois. Elle n’était pas seulement une amie. Elle n’était pas seulement dévouée et gentille. Elle n’était pas seulement intelligente et futée. Toutes les partenaires que Thomas choisissait depuis des années avaient un profil particulier, adapté et commun. Des femmes avec qui il était certain – CERTAIN – de ne jamais se sentir capable et désireux de créer quelque chose de solide. Des femmes avec qui il était persuadé – PERSUADE – de ne jamais se découvrir l’envie d’être deux. Au fil des années, il les avait toutes aimées. Les jolies blondes. Les jolies brunes. Les jolies rousses. Les jolies brésiliennes. Les jolies danoises. Les jolies femmes d’affaires. Les jolies barmaids. Il ne regardait jamais la classe sociale, le physique avantageux ou atypique. Il rencontrait, il appréciait, il était attiré et il attirait. Les choses étaient simples. Claires. Précises. Il n’y avait jamais d’entourloupes. Jamais de « et si ». Jamais de « on se rappelle ». Avec Ellana McGregor, il le savait au plus profond de lui-même, les choses ne seraient jamais aussi simples. Aussi claires. Aussi précises. Les choses allaient être compliquées. Particulières. Différentes. Et pour un homme qui s’était juré – promis – de ne jamais se laisser aller à ce genre de frivolités et bêtises, il ne semblait pas être trop indécis et trop perturbé à l’idée de faire ce grand saut dans l’inconnu. Si Luce le voyait là, maintenant, elle n’en finirait pas de se moquer de lui. De rire. De taquiner. De remuer le couteau dans la plaie. Elle serait sans nul doute ravie de le voir capable de renoncer à quelque chose de tellement ancrée en lui, mais elle n’hésiterait pas une seconde à en faire des tonnes. De quoi le rendre dingue. Aussi était-il seul chez lui, à se préparer et à se poser tout un tas de questions existentielles et ridicules. Lui qui détestait cela, lui qui haïssait cela, il y avait de quoi rire. « Respire, vieux, ce n’est qu’un dîner, » qu’il rassure le portrait qu’il voit dans le miroir alors qu’il a choisi un costume des plus simples et des plus chics. Le noir lui va si bien, c’est toujours une valeur sûre. Mais là où les femmes passent des heures à se préparer et à angoisser quant à la soirée qui s’annonce pour elles, les hommes n’ont pas les mêmes appréhensions. Non, Thomas se moque bien de quel costume porter, quelle cravate choisir, quelles chaussures enfiler. La seule chose à laquelle il pense, Thomas, c’est la femme qu’il ne va pas tarder à aller récupérer au bas de chez elle. Ellana. Ellana. Ellana. Voilà à quoi, ou plutôt à qui il pense. Et ça, ça, c’est terriblement perturbant.

Thomas est un homme qui a connu plus de conquêtes qu’il n’a aimé dans sa vie. Les femmes, c’est autant son domaine que la cuisine – pour dire ! Pourtant, là, tout de suite, il se sent comme un adolescent qui sort pour la première fois avec la fille pour qui il a un béguin fou. Avec Clarisse, il s’était préparé calmement, chantonnant et souriant. Avec Clarisse, il avait eu un sourire sincère, il avait été de bonne humeur, il avait programmé une soirée typiquement charmante et charnelle. Avec Clarisse, il avait su où il avait envie d’aller et où ils iraient, de A à Z. Avec Ellana, il ignorait totalement où il mettait les pieds, mais clairement pas dans la case soirée charnelle pour une nuit. Non seulement Ellana n’était pas le genre de femmes à offrir une nuit charnelle à un homme, mais lui non plus ne souhaitait pas – jamais – la considérer comme ce genre de femmes. Non. Thomas, il avait envie de la traiter comme une princesse, comme une reine même. Il avait envie de la voir sourire. Il avait envie d’être à l’origine de ce sourire, de ce fou rire. Il avait envie d’être celui qui redonne cette joie, ce bonheur qu’elle croyait perdu et oublié à jamais. Et c’était en cela qu’elle était différente, perturbante et terrifiante pour lui.

Elle lui donnait envie d’autre chose. De plus. De meilleure. De grandiose. D’intense. De folie.

Elle lui donnait envie d’être quelqu’un d’autre. De meilleur. De plus. De grandiose. De vrai.

Elle était époustouflante. Renversante. Eblouissante. Il ne pouvait voir sa tenue intégralement, et pourtant même ainsi elle était incroyablement magnifique. « Bonne soirée ! » qu’il entend au loin une voix qu’il croit reconnaitre des tréfonds du passé – une sœur qui avait sans doute déjà rendu visite à Ellana à Londres lorsque celle-ci était sa stagiaire. Il ne peut qu’adresser un vague signe de tête et un sourire pantois tant son regard est incapable de voir autre chose ou quiconque d’autre qu’Elle. Et elle sourit. Et elle rit. Et il est foutu. « Bonsoir, » qu’elle finit par s’adresser à lui, non sans déposer un baiser délicat et fragile sur sa peau, avant de laisser place à la fraicheur ambiante. Il se reprend vite, lui ouvrant la portière côté passager et a le temps de recouvrer ses esprits avant de s’installer à son tour au volant. Il a le cœur qui tambourine à mille à l’heure, les joues bouillantes d’un jeune homme qui découvre les premiers émois de l’amour. RIDICULE ! « Tu ne veux toujours pas me dire où on va, n’est-ce pas ? » qu’elle brise le silence et lui permet de souffler en riant de la situation. « Et gâcher la surprise ? Tu me connais, j’aime beaucoup trop ça pour succomber à ton charme diabolique et tout avouer avant même que ça n’ait commencé, » qu’il lui répond yeux dans les yeux et d’une voix rauque remplie de secrets ténébreux. L’effet est indéniable et instantané, et pas nécessairement celui voulu. « Tu es magnifique, » qu’il la complimente enfin et malgré le fait qu’il ne l’ait pas encore entièrement vue. En gentleman qu’il est, il ne peut pas démarrer sans le lui avoir dit. « L’endroit où je t’emmène a une place particulière dans mon cœur, » qu’il lui raconte sa petite anecdote en attendant qu’elle ne découvre la réalité. « Quand je suis arrivé en ville, Los Angeles ne m’a pas ouvert ses bras au premier regard – tu t’en doutes – et j’ai dû faire mes preuves, trouver mes marques, bref, j’ai dû trouver un boulot avant de m’engager dans l’aventure qu’est devenue le Hudson », et ça n’avait pas été si aisé que ça. « C’est là-bas que je me suis établi et que j’ai pu encore me perfectionner. J’y retourne donc souvent, Pierre – le cuisinier et propriétaire du lieu – est sans doute le seul dans le milieu à ne pas avoir changé de comportement avec moi sous prétexte que je suis allé plus loin que lui n’est allé, » qu’il lui explique naturellement. Pierre est fier de ce qu’il a, de ce qu’il fait, il aime son métier et c’est bien la seule chose qui doive compter pour un cuisinier. « Il ne se gêne pas pour me remettre à ma place quand il le juge nécessaire – et vu ma modestie, tu imagines bien que ça arrive souvent, » qu’il plaisante gaiement. C’est ce qu’il apprécie le plus chez Pierre et ce qui l’amène à revenir souvent à The Ivy. Ça lui ramène les pieds sur terre.

Quelques minutes plus tard, les voilà arrivés et face à la devanture fleurie mais qui ne ressemble pas à un restaurant de luxe tel qu’on les connait, Thomas a la trouille que ça ne lui plaise pas. « C’est loin des restaurants aristocratiques que tu as pu connaitre, » qu’il commence à s’excuser bêtement, « mais je te promets que tu ne seras déçue » qu’il est sûr de lui. Comme il le dit souvent, il n’y a pas besoin de payer une somme faramineuse pour bien manger. Rapidement, il sort du véhicule pour en faire le tour et ouvrir à la jeune femme. Sourires échangés, regards échangés, et le stress disparait comme par enchantement laissant place à un naturel déconcertant. « Vos clés, Mr Hudson ? » que demande le voiturier sourire aux lèvres. « Merci, Georges – inutile de te demander de faire attention, » qu’il tend les dites-clés au jeune homme qui sourit largement avant de grimper dans son véhicule à la peinture parfaite et à un prix assez exorbitant. Il n’est pas très porté sur la chose, mais c’est la seule voiture qu’il possède et il y tient. « Il va sans nul doute faire quelques tours de pâtés de maison avec, je le sais, » qu’il explique à Ellana tandis qu’ils avancent dans l’entrée du restaurant The Ivy. « Tout comme il sait qu’à la moindre gourde, c’est lui qui paie la note, » qu’il ajoute en souriant, fier de lui. Au fond, il sait pertinemment que Georges ne lui ramènera jamais sa voiture dans un sale état – le gamin est trop attentif et perfectionniste pour ça. Le temps de saluer l’hôtesse, de sourire à droite et à gauche, et Ellana découvre enfin son manteau, se dévoilant intégralement. De quoi lui couper le souffle. De quoi le subjuguer. « Félicitations, Mademoiselle, » qu’ose interrompre l’hôtesse – Carlie – le sourire aux lèvres. « Vous êtes parvenue à faire taire Thomas Hudson, c’est un véritable miracle, » qu’elle rit en plaisantant avant de leur demander de la suivre à leur table. S’il parvient à recouvrer ses esprits.

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TEAM HARRY
Ellana McGregor
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Sam 17 Mar - 0:16

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
Je suis à peine installé sur le siège passager que je commence à l'interroger, que je tente de savoir où Thomas pourrait-il bien m'amener. Seulement je n'en sais rien et je n'en ai aucune idée. Il faut dire que je ne connais pas aussi bien Los Angeles que je peux connaître Londres ou d'autres villes d'Angleterre. Pourtant, je suis curieuse et je veux savoir alors je me permets de lui poser la question.
- Et gâcher la surprise ? Tu me connais, j’aime beaucoup trop ça pour succomber à ton charme diabolique et tout avouer avant même que ça n’ait commencé.
Je pouffe de rire alors que je tourne la tête vers lui. Il ne veut rien me dire et c'est tout à son honneur mais je suis tout simplement en train de m'agiter sur mon siège.
- Succomber à mon charme ? C'est parce que je porte un manteau, tu verras lorsque je lâcherais ce manteau tu pourras plus me dire non, je dis en riant.
- Tu es magnifique.
Et me voilà en train de rougir. Impossible de répondre par cela alors je me contente de me pincer les lèvres pour retenir mon sourire, de façon pudique d'une certaine manière. Il fait vrombir le moteur et le paysage commence à défiler. Je regarde les noms des rues, des restaurants qu'on dépasse sans s'arrêter ce qui me les fait éliminer de la liste. Pas tant que j'avais fait une liste, mais vraiment il sait garder le suspense de façon intense je dirais.
- L’endroit où je t’emmène a une place particulière dans mon cœur.
Sa voix rompt le silence et je me tourne de nouveau vers lui. Elle est rauque, intense et je sens que ce qu'il me dit est important. D'autant plus que cela me va droit au cœur. Il ne se moque pas de moi, il ne cherche pas à m'impressionner, mais comme chaque fois depuis que l'on s'est retrouvé, on joue la carte de la sincérité, on s'ouvre à l'autre, on se met même à nu et c'est ce qui est beau dans notre histoire.
Parce que nous avons une histoire, une histoire qui dure, une histoire sincère, une histoire qui prend aux tripes et qui demande de l’énergie mais qui donne surtout dans de sourire, de battement de cœur, de souffle coupé, et de sentiments aussi.
Beaucoup de sentiments.
- Quand je suis arrivé en ville, Los Angeles ne m’a pas ouvert ses bras au premier regard – tu t’en doutes – et j’ai dû faire mes preuves, trouver mes marques, bref, j’ai dû trouver un boulot avant de m’engager dans l’aventure qu’est devenue le Hudson. C’est là-bas que je me suis établi et que j’ai pu encore me perfectionner. J’y retourne donc souvent, Pierre – le cuisinier et propriétaire du lieu – est sans doute le seul dans le milieu à ne pas avoir changé de comportement avec moi sous prétexte que je suis allé plus loin que lui n’est allé. Il ne se gêne pas pour me remettre à ma place quand il le juge nécessaire – et vu ma modestie, tu imagines bien que ça arrive souvent
J'aime l'entendre me parler de lui, j'aime sa façon de se confier sans aucune gêne ou encore honte avec moi. Il sait qu'il peut tout me dire, jamais je ne le jugerais. Maintenant que je sais où nous allons, sans vraiment savoir où malgré tout, j'ai terriblement hâte d'y être. Pierre semble un homme que l'on se doit de connaître.
- J'ai hâte de rencontrer Pierre, je pourrais lui demander pleins de choses compromettantes sur toi, je dis avant de rire.
Je me trouve incorrigible mais quand je suis avec lui je me sens tout simplement pousser des ailes. Je me sens plus vivante, je me sens capable de tout et bon sang, ce que c'est agréable comme sensation. Il nous faut encore quelques minutes avant que finalement il s'arrête devant les protes du restaurant.
- C’est loin des restaurants aristocratiques que tu as pu connaitre, mais je te promets que tu ne seras déçue.
Je souris grandement en me tournant vers lui.
- Comment l'être avec une devanture aussi ravissante ! Cesses donc de me prendre pour une aristocrate, Je suis Ellana. Seulement Ellana, une jeune femme qui aime la cuisine et qui va dîner avec Thomas Hudson... Oh bon sang, je dîne avec Thomas Hudson !, je dis comme si je réalisais la chose.
Bon sang, je suis vraiment bête, mais c'est vrai que dit à voix haute, cela rend la chose si réel... Presque plus réel que le fait d'être à côté de lui. Sans même y réfléchir, je tente de me recoiffer afin d'être assez apprêtée pour être à ses côtés. Parce que oui, Thomas Hudson est quelqu'un d'important et je n'ai pas envie qu'il ait honte auprès de moi. Oui, idiot de ma part à nouveau, mais je me dis que cela pourrait me permettre de rester un peu plus dans sa vie...
Il sort de la voiture et finalement m'ouvre la porte. On se regarde et je pense qu'il ne se rend même pas compte qu'il me tend la main. Je serre sa main afin de sortir et finalement nos doigts se relâchent, avec tristesse. Je le regarde tendre ces clés à un certain Georges et ne peux m'empêcher de sourire lorsque je vois les étoiles briller dans les yeux du voiturier. Il faut dire qu'il ne doit pas avoir toujours de si belle voiture à conduire. Il monte dedans et la voiture disparaît.
- Il va sans nul doute faire quelques tours de pâtés de maison avec, je le sais. Tout comme il sait qu’à la moindre gourde, c’est lui qui paie la note.
Je ne peux m'empêcher de rire, je peux comprendre se voiturier, il vit à fond, et il a bien raison. Je pense qu'il sera en prendre soin car la menace de Thomas est bien réelle, et il doit bien le savoir.
Nous entrons finalement dans le restaurant et voilà que mon regard vagabonde en haut, en bas, à gauche, à droite (ces soirées là). C'est l'hôtesse d'accueil qui me ramène à la réalité lorsqu'elle me tend le bras pour prendre mon manteau. Je le retire finalement, dévoila ma longue robe ainsi que le décolleté non seulement à l'avant, mais dévoilant aussi mon dos. Il reste un peu de mon ventre de grossesse, même si je dois avouer que je l'ai perdu assez rapidement et que j'ai eu beaucoup de chance là-dessus.
- Félicitations, Mademoiselle.
Je me tourne alors vers l'hôtesse, ne comprenant pas ce qu'elle veut dire. Elle voit mon ventre peut-être, s'imagine que je suis encore enceinte, ou alors elle sait que j'ai accouché, ou c'est complètement autre chose...
- Vous êtes parvenue à faire taire Thomas Hudson, c’est un véritable miracle.
C'est donc cela ? Je me sens rougir et me tourne vers Thomas qui ne me quitte pas des yeux. Naturellement, je redresse le menton et lui offre un sourire timide alors que l'hôtesse nous conduit finalement à notre table. Je passe devant comme le veut la convenance et ne remarque pas les regards qui peuvent se porter sur moi. Je suis certainement trop classe pour cet endroit mais je m'en moque. Je voulais porter cette robe et je ne comptais certainement pas me priver. Maintenant que je peux porter de nouveau les vêtements de mon placard, je compte bien en profiter.
Nous voilà donc à une charmante table proche de la fenêtre, les bougies sont allumées et si Thomas semble absent (ou subjugué), il tire la chaise dans toute sa galanterie et je m'assois alors qu'il repousse la chaise proche de la table. Je le regarde pour le remercier et l'observe alors qu'il est en train de s'installer en face de moi. L'hôtesse nous donne le menu et je ne l'ouvre pas tout de suite. Non, tout d'abord j'observe les yeux, magnifique, cosy et aussi si chaleureux.
- C'est si charmant ici... Je suis vraiment heureuse que tu m'ais amené ici !
Je souris grandement alors que je le regarde de nouveau, un instant avant de finalement ouvrir le menu. Tout fait envie et je sens déjà que je vais me régaler.
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TEAM BILL
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Lun 2 Avr - 13:14


Son dernier rendez-vous galant était tombé à l’eau, quelques semaines plus tôt. C’était le soir où Ellana l’avait contacté pour un conseil « cuisine », et qui l’avait amené à la rejoindre pour l’aider concrètement à terminer son plat. Il avait finalement passé la soirée avec la jeune femme, reportant son « rendez-vous » à une autre fois – fois qui ne se concrétisait toujours pas d’ailleurs. Thomas était un homme d’honneur et lorsqu’il promettait quelque chose, il ne faisait jamais faux bond. Pourtant, il se sentait incapable de proposer un nouveau rendez-vous à la jeune femme qu’il avait prévu de voir ce soir-là. Il se sentait bien plus motivé et exalté à l’idée de passer une soirée avec Ellana qu’avec n’importe qui d’autre. Pourquoi s’en empêcher alors ? Lui qui profitait de la vie sans se poser de question. Pourquoi se restreindre ? Lui qui s’était juré de ne plus jamais se limiter ou se frustrer. « J’ai hâte de rencontrer Pierre. Je pourrais lui demander pleins de choses compromettantes sur toi… » Sauf qu’une soirée avec Ellana n’était pas une soirée comme les autres. Sauf qu’une soirée avec Ellana, ça menait forcément à se poser des questions. Sauf qu’une soirée avec Ellana, ça amenait à la frustration. Elle le forçait, involontairement, à penser à des choses auxquelles il n’avait plus jamais eu l’intention de penser. Elle le forçait, involontairement, à désirer des choses qu’il s’était promis ne plus jamais désirer. Elle le forçait, involontairement, à se comporter d’une façon qui ne lui ressemblait plus depuis des années. Elle le forçait à se remettre en question, à réévaluer sa vie de A à Z. Qui était le vrai Thomas ? L’homme froid, distant et sans attache, image forgée au fil des années pour ne plus jamais laisser personne l’approcher de trop près et le faire souffrir ? Ou l’homme attentionné, chaleureux et prévenant, qu’il avait été toute sa vie avant ses fiançailles et Sa trahison ? La vérité, il n’était pas prêt à l’affronter. Aussi se contenterait-il de vivre au jour le jour, de profiter de l’instant présent et de découvrir ce que le destin lui réservait. En l’occurrence une soirée agréable avec une charmante jeune femme, savourant un excellent repas et appréciant chaque instant de cette soirée. Oui, il allait faire ça. « Je suis presque certain que j’ai plus de choses compromettantes à dire sur lui que lui n’en a à dire sur moi, » qu’il rigole gentiment au sujet de son ami et collègue. « Mais si tu tiens à savoir des choses sur moi, tu sais que tu n’as qu’à demander… » qu’il lui rappelle néanmoins. Il n’avait rien envie de lui cacher. Pas à elle. Et même s’il était gêné au premier abord de l’emmener dans un restaurant « gastronomique mais pas supra-étoilé », son appréhension s’envola face à sa réaction. « Comment l’être devant une devanture aussi ravissante ! » En effet, c’était charmant – même un homme pouvait le concevoir et le reconnaitre. On n’avait qu’une envie en arrivant ici, c’était d’entrer et de découvrir ce que le chef avait à nous offrir. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il avait postulé ici dès son arrivée. Il était ravi que ce coup de cœur soit partagé par Ellana. Etrangement, cela lui donnait l’impression d’être sur la même longueur d’ondes qu’elle, et ça le rassurait. « Cesses donc de me prendre pour une aristocrate, » qu’elle le réprimande en souriant toutefois. Elle avait sans doute raison, et pourtant Thomas ne manquait pas de notoriété et avait côtoyé les plus grands noms de la ville, voire même du pays. Il avait cuisiné pour le Président quelques mois plus tôt bon sang ! Pourtant, Ellana lui apparaissait comme une personne plus importante encore, plus distinguée, plus sophistiquée, plus… Plus. « Je suis Ellana. Seulement Ellana, » qu’elle lui répète les yeux dans les yeux. Oui. Seulement Ellana. Et pas seulement. « Une jeune femme qui aime la cuisine et qui va dîner avec Thomas Hudson… » Dit comme ça. « Oh bon sang, je dîne avec Thomas Hudson, » qu’elle répète pour elle-même, comme si elle hallucinait ou vivait un drôle de rêve. N’était-ce pas à lui d’halluciner et de se sentir comme dans un rêve ? Il rit gaiement devant son air effaré. « Je suis Thomas. Seulement Thomas, » qu’il fait écho avec ce qu’elle lui a dit quelques secondes auparavant. Ils ne sont qu’un homme et une femme, passant une soirée ensemble.

Un homme et une femme. Thomas et Ellana. Des amis. Des amoureux de la gastronomie. Il pouvait se voiler la face autant qu’il le voulait, rien ne pourrait changer les émotions qu’il ressentait quand il était avec elle, quand il la voyait, quand il la regardait, quand il l’entendait rire, quand il l’écoutait. Il pouvait se voiler la face autant qu’il le voulait, rien ne pourrait empêcher son cœur de battre plus vite, sa gorge de se nouer ou son sourire de s’élargir. Elle n’était pas une femme comme une autre, et il n’était pas un homme comme les autres.

Mais ils n’étaient pas prêts à le voir et à l’accepter.

« C’est si charmant ici… » qu’elle lui avoue sincèrement, le sourire aux lèvres et le rouge aux joues. Ravi, il lui rend son sourire et s’installe face à elle une fois qu’elle est bien installée. « Oui, c’est ce qu’on peut lire un peu partout dans les critiques, et c’est ce que les habitués ont tendance à dire quand ils parlent de l’endroit, » qu’il reprend ses esprits et la parole. La vue de la jeune femme, dans cette robe sublime, avait de quoi couper le souffle à n’importe quel homme digne de ce nom. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux n’hésitaient pas à la regarder avec respect et fascination. Curieusement, il avait envie de les étrangler, et non pas de se pavaner aux bras de la jeune femme, fier d’être celui qu’elle a choisi. « Mais ne le répète pas trop à Pierre, il prendrait trop la grosse tête sinon, » qu’il plaisante de nouveau alors que l’on vient leur apporter le menu. « Je suis vraiment heureuse que tu m’aies amenée ici, » qu’elle le remercie chaleureusement. Cette femme était un ange, trop belle pour être réelle. Et pourtant. « Je suis vraiment heureux que ça te plaise. Et comme à chaque fois que l’on passe la soirée ensemble… j’espère que tu as faim, » qu’il termine en riant et feuilletant le menu – qu’il connaissait néanmoins par cœur. « Je vais me laisser tenter par les tagliatelles au saumon, je suis curieux de voir s’il a gardé mon petit ingrédient secret ou s’il a repris ses anciennes habitudes, » qu’il se met à jouer les critiques gastronomiques. Mais c’était un jeu auquel Pierre et lui aimaient beaucoup jouer l’un avec l’autre. « Julie, » qu’il appelle la serveuse qu’il connait également bien. « On prendra un petit Bordeaux, s’il te plait, » qu’il lui demande de leur apporter une bouteille de vin blanc, celle qu’il a l’habitude de prendre quand il vient ici. « Ca accompagne bien leur apéritif offert, » qu’il ajoute à l’attention d’Ellana tandis qu’on leur sert des petites assiettes mélangeant tranches de saucisson, toasts tapenade et toasts fromagés. De quoi ouvrir l’appétit d’un ogre – du moins pour Thomas. « Alors, ça n’a pas été trop difficile de laisser petit Jamie ? Comme c’est la première fois que tu le laisses pour venir avec moi… j’avais un peu peur de lui manquer, tu comprends, » qu’il plaisante volontairement bien qu’en réalité… c’est petit Jamie qui manquait le plus souvent à l’homme. Un comble venant d’un homme qui assurait, jurait et promettait de ne jamais avoir d’enfant. « Je suis flatté d’ailleurs, que tu aies accepté de dîner avec moi, même si cela voulait dire de le laisser le temps d’une soirée. Même si, quand on y réfléchit bien… c’est toi qui m’a invité, » qu’il lui dit le sourire en coin.


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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Mar 3 Avr - 18:10

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
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- Je suis Thomas. Seulement Thomas.
Il n'y a rien de plus plaisant que de voir la simplicité dans cette phrase. Certes, il me reprend et on pourrait croire qu'il se moque de moi, mais je sais que ce n'est pas le cas. Alors que nous avons toujours connu le haut de la société, je suis heureuse de voir que tout autant que moi nous savons être simple. Et c'est ainsi que nous nous trouvons l'un devant l'autre dans un restaurant des plus charmants. Je ne saurais dire si c'est un rendez-vous galant, mais je ne cesse de penser que j'aimerais que cela le soit. C'est toujours délicat de mettre sur un repas une étiquette, et dans le fond je crois que je n'ai pas envie de le faire. Je pense que le plus important est de juste profiter de la soirée, ensemble.
Et je suis vraiment heureuse qu'on soit ensemble ce soir, et je ne peux me retenir, lui avouant que je suis vraiment heureuse qu'il m'ait amené ici. Certes, c'est moi qui lui ai demandé de dîner ensemble il y a quelques mois de cela, seulement maintenant que nous y sommes, je ne peux m'empêcher de sourire grandement.
- Je suis vraiment heureux que ça te plaise. Et comme à chaque fois que l’on passe la soirée ensemble… j’espère que tu as faim.
Je réalise ce qu'il dit et ne peux m'empêcher de rire.
- C'est vrai que ça donne l'impression de manger tous le temps, je dis tout en continuant de rire.
Tout comme lui, je regarde la carte alors qu'il me confie son choix.
- Je vais me laisser tenter par les tagliatelles au saumon, je suis curieux de voir s’il a gardé mon petit ingrédient secret ou s’il a repris ses anciennes habitudes.
Je redresse le regard vers lui et hausse un sourcil.
- Un ingrédient secret, vraiment ? Je suis curieuse de savoir ce que c'est. Tu sais quoi, je veux essayer aussi et je demanderais remboursement s'il n'y a pas ce fameux ingrédient secret, je dis en souriant, refermant le menu pour signifier que j'ai moi aussi choisi.
- Julie...
Je ne saurais dire pourquoi, mais le fait qu'il connaisse le nom de cette fille m'a fait froncer légèrement le nez. Elle s'approche tout sourire et la seconde chose qui fait que ma mâchoire se crispe, c'est sa façon de n'avoir d'yeux que pour Thomas.
- Oui Monsieur Hudson.
Et cette façon d'être aussi mielleuse... Oh bon sang, je ne me souviens pas depuis quand j'ai détesté une femme à ce point.
- On prendra un petit Bordeaux, s’il te plait.
Elle reste un instant comme s'il allait ajouter quelque chose et finit par partir, clairement déçue. Une fois éloigné je me sens tout de suite un peu plus joyeuse.
- Ca accompagne bien leur apéritif offert.
J'hoche la tete en souriant.
- Moi qui pensais que tu étais plutôt amateur de vin rouge, ou de scotch.
La serveuse revient avec ces fameux apéritifs et repart rapidement, une chance. Je commence doucement tout en prenant une gorgée de Bordeaux. Il a raison, cela se marie parfaitement. Le vin rouge aurait été trop amer et le blanc trop léger. Le Bordeaux relève parfaitement le goût du fromage et de la tapenade.
- Alors, ça n’a pas été trop difficile de laisser petit Jamie ? Comme c’est la première fois que tu le laisses pour venir avec moi… j’avais un peu peur de lui manquer, tu comprends.
Mon regard se pose sur mon portable ou il n'y a aucun message et je ris à sa blague.
- Ca a été difficile oui, mais je me dis que je ne dois pas être une mère poule... Après il est ma bouée de sauvetage. Mais j'ai confiance en ma sœur pour prendre soin de lui et elle m'a promis d'envoyer des messages souvent. Et si jamais, quand tu me ramèneras tu pourras venir le voir si tu as envie.
J'avais envie qu'il vienne, j'avais envie qu'il passe un peu plus de temps avec moi. Mais je crois que je vais me calmer tout de suite parce que je sens déjà une légère vague de chaleur monter en moi. Bon sang, calme toi Ellana, cela doit être l'alcool qui me monte déjà aux joues.
- Je suis flatté d’ailleurs, que tu aies accepté de dîner avec moi, même si cela voulait dire de le laisser le temps d’une soirée. Même si, quand on y réfléchit bien… c’est toi qui m’a invité.
Je me sens un peu plus rougir tout en souriant timidement.
- Oui, c'est moi qui t'ai invité. Et je ne le regrette pas. J'aime mon fils plus que tout mais je suis heureuse de passer du temps avec toi, seulement toi, je murmure comme une confession.
Seulement, je ne peux m'empêcher de voir que la jeune serveuse ne cesse de nous tourner autour. Elle demande si on veut de l'eau, si tout vas bien, si on n'a pas froid... Oh non, c'est surtout s'il n'a pas froid. Parce qu'elle n'a d'yeux que pour Thomas et fait tout afin qu'il la remarque aussi. Au bout de la quatrième intervention, je n'y tiens plus. Je me racle la gorge sans aucune retenue.
- Excusez-moi.
La jeune serveuse daigne enfin poser le regard sur moi, reconnaissant certainement mon accent anglais qui est grandement accentué sous l'effet de la colère.
- Je suis venue ici pour dîner avec cet homme et je ne veux certainement pas être importunée sans cesse pendant ce repas. Cessez donc de le regarder ainsi, de frôler ses épaules ou de lui parler en faisant comme si je n'existais pas, et ramenez-nous donc nos plats.
Je sens la colère monter en elle, mais elle ne peut être plus grande que la mienne.
- Parce que, comme vous le voyez, il est pris ce soir.
J'ai presque envie de rajouter qu'il l'est pour tous les soirs à venir mais je m'abstiens. J'ai peur de lui faire peur, j'ai peur de me faire peur aussi. Je ne lâche pas son regard alors qu'elle semble vouloir me faire du mal mais je m'en moque pour le coup. Elle finit par souffler, résigné et clairement agacée, et s'éloigne de la table. Une fois qu'elle fait cela je me rends compte que c'est la première fois que je me suis montrée aussi cruelle et autoritaire avec quelqu'un. J'ai l'impression pendant quelques secondes de ressembler à mon père. Je baisse la tête légèrement gênée et ne peux m'empêcher de rire nerveusement. Même si je suis étonnée de moi-même, étonnement si c'était à refaire je le referais.
- Je ne m'excuserais pas de mon comportement... Elle agissait comme si je n'existais pas hors je suis ici, et avec toi. Je devais lui faire comprendre que...
Que quoi au juste, qu'il était pris ce soir, oui, qu'il était pris tout court, ce n'est pas ce que nous sommes, pourtant j'aurais voulu lui dire à cette femme ! Je ne le regarde toujours pas et finis par murmurer :
- Que c'était juste toi et moi ce soir... Ensemble...
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Sam 19 Mai - 13:37


Il avait l’impression de la connaitre depuis toujours. Il avait l’impression qu’elle le connaissait depuis toujours. Il avait l’impression que ce soir, ce dîner, eux, il n’y avait rien de plus naturel et de plus logique. Pourtant, ils avaient énormément de choses à apprendre encore l’un de l’autre. Pourtant, ils avaient énormément de choses à se confier encore l’un à l’autre – du moins s’ils en avaient envie. Il ne lui imposerait jamais sa présence, comme il ne lui imposerait jamais de faire quoique ce soit contre son gré. Il devait le reconnaitre, son invitation l’avait surpris – agréablement. Il devait le reconnaitre, il avait aussi le sentiment d’empiéter sur le territoire d’un autre. Le sentiment d’emporter la jeune femme sur un chemin parsemé d’obstacles difficiles à contourner. Le sentiment de ne pas être à la hauteur. C’était déstabilisant, autant que nouveau. Thomas se sentait toujours à la hauteur, avec chaque femme qu’il avait courtisée. Thomas n’était pas un hésitant. Thomas n’était pas un sentimental dans l’âme. Mais avec Ellana, Thomas n’était pas Thomas le séducteur de ces dames. Avec Ellana, Thomas n’était pas le Thomas que tout le monde pensait connaitre. Avec Ellana, Thomas était Thomas. Juste Thomas. Cet homme oublié dans les rues de Londres des années plus tôt. Cet homme au cœur arraché et trahi, dans les rues de Londres quelques années plus tôt. Avec Ellana, Thomas abaissait ses barrières avec une facilité déconcertante. Perturbante. Mais ne laissant place à aucune hésitation, aucun regret. En cela, elle était dangereuse, et il le savait. En cela, elle était importante, et il le savait. Si tout son être lui intimait de fuir au plus vite, comme si sa vie en dépendant, le jeune homme en semblait totalement incapable. Etait-ce son regard ? Etait-ce son sourire ? Etait-ce la bonté, la beauté, la gentillesse qu’elle dégageait ? S’il n’avait pas les réponses, il savait au plus profond de lui-même que c’était tout ce mélange qui la rendait exceptionnelle. En avait-elle seulement conscience ? Avait-elle conscience de l’effet qu’elle avait sur lui ?

Puis, ils évoquent le repas et le fait qu’ils mangent souvent ensemble – et que la cuisine en elle-même fait partie intégrante de leur relation. Quelle qu’elle soit. Il rit quand elle parle de remboursement si l’ingrédient secret dont il parle n’était pas présent dans les tagliatelles – et bizarrement, il se dit qu’elle en serait peut-être capable. Il trouve cela touchant. Bêtement touchant. « Moi qui pensais que tu étais plutôt amateur de vin rouge, ou de scotch, » qu’elle avoue doucement. « Oh, je suis un bon amateur de vin en tout genre. Et de scotch, mais cela je suis étonné que tu l’aurais parié. Chaque fois que j’ose en boire, on me regarde comme si on me découvrait pour la première fois, » qu’il lui sourit, ravi qu’elle ait deviné, et qu’elle soit la seule à le deviner. « Je ne devrais pas être surpris pourtant, ce n’est pas la première fois que tu prouves que tu n’es pas comme les autres… » qu’il ajoute d’une voix tendre, d’une voix qu’il ne se connaissait plus depuis longtemps. THOMAS REPRENDS TOI, qu’il crie intérieurement, détournant son regard de ses prunelles ensorcelantes pour les planter dans ceux, plus banals, de Julie. Enfin, manger et boire lui permet de reprendre contenance et d’enchainer sur un sujet moins délicat que l’attirance qu’il éprouve pour elle – indéniablement, et sur bien plus de points qu’il n’a l’habitude. « Ca a été difficile oui, mais je me dis que je ne dois pas être une mère poule... Après il est ma bouée de sauvetage. Mais j'ai confiance en ma sœur pour prendre soin de lui et elle m'a promis d'envoyer des messages souvent. » Il hoche la tête, lui signifiant clairement qu’elle n’a pas à hésiter pour prendre son téléphone si elle a besoin d’appeler sa sœur – il a rencontré d’autres jeunes mamans dans le passé. Il sait à quel point ça peut être impulsif et intolérable que de ne pas avoir de nouvelle de son bambin. Il ne le comprend pas, de toute évidence, mais il le respecte fortement. « Et si jamais, quand tu me ramèneras tu pourras venir le voir si tu as envie. » Qu’elle soit si à l’aise avec lui, et avec le fait qu’il puisse côtoyer son fils, le ravie au plus haut point. Et il se surprend à, en effet, en avoir bien envie. Faut dire que petit Jamie éclate toujours de rire en le voyant, ne lui adresse que des sourires et semble préférer ses bras à ceux de sa mère. Allez comprendre pourquoi, quand on connait l’homme, on ne l’imagine pas à l’aise avec un bébé. Et pourtant… « Avec plaisir… » qu’il répond yeux dans les yeux. « S’il ne dort pas, » qu’il ajoute en riant légèrement, brisant la magie de ce qui se crée entre eux. Par peur. Et peut-être par lâcheté, aussi ? Non. Par peur. Définitivement par peur. « Oui, c'est moi qui t'ai invité. Et je ne le regrette pas. J'aime mon fils plus que tout mais je suis heureuse de passer du temps avec toi, seulement toi », qu’elle se livre ouvertement, sans retenue et sans faille. Comme il le fait souvent lui aussi, d’ailleurs. Mais quand elle se livre ainsi, elle ouvre des portes et brise des pierres qu’il a mis des années à ériger autour de lui. Il aurait aimé pouvoir lui dire que lui aussi était ravi de passer du temps avec elle, seulement elle. Peut-être même aurait-il pu ajouter d’autres vérités. Comme le fait qu’elle était la plus belle femme qu’il n’ait jamais vue. Comme le fait qu’il se sentait revivre depuis qu’elle était dans sa vie de nouveau. Comme le fait qu’il avait peur, mais qu’il se sentait incapable de fuir. Peut-être aurait-ce été trop, trop tôt, trop soudain. Aussi la venue de Julie, les interrompant, lui permit d’éviter ce débordement de vérités.

« Excusez-moi, » qu’il entend la voix d’Ellana après plusieurs interruptions de la part de la jeune serveuse. Elle semble agacée, voire même énervée, ce qui l’intrigue. A-t-il fait ou dit quelque chose de mal ? « Je suis venue ici pour dîner avec cet homme et je ne veux certainement pas être importunée sans cesse pendant ce repas. Cessez donc de le regarder ainsi, de frôler ses épaules ou de lui parler en faisant comme si je n'existais pas, et ramenez-nous donc nos plats. » Non. Non. Non. NON. Il la contemple, il ne la regarde pas, il la contemple. Tant il est fasciné. Vient-elle de demander à Julie de les laisser tranquille ? Etait-ce… de la jalousie ? Diable qu’il aime l’idée. « Parce que, comme vous le voyez, il est pris ce soir. » Elle impose. Elle exige. Elle marque son territoire. Elle est une femme. Une diablesse autant que princesse ce soir. Et il adore ce cocktail qu’elle lui offre. Il adresse un sourire à Julie, mi-désolé, mi-amusé, tandis qu’elle repart sans doute pour rapporter leurs plats tant attendus. Puis un silence. Puis des regards échangés. « Je ne m'excuserais pas de mon comportement... Elle agissait comme si je n'existais pas. Or, je suis ici, et avec toi. Je devais lui faire comprendre que... » qu’elle laisse de nouveau un silence planer avant de conclure. « Que c'était juste toi et moi ce soir... Ensemble... » Thomas n’a pas la gorge qui se serre. Thomas n’a pas le cœur qui bat la chamade. Thomas n’est pas ému. Jamais. Pourtant, ce soir, sa gorge se serre. Pourtant, ce soir, son cœur bat fort. Pourtant, ce soir, il est touché. Alors il prend sa main dans la sienne et la serre légèrement. « Que toi et moi, » qu’il lui promet avec un sourire sincère.

« Je suis désolé, je ne voudrais pas que tu crois que… » qu’il relance une fois que leurs plats ont été posés devant eux, avec un délicieux fumet qui ouvrirait l’appétit à n’importe qui. « Je ne voudrais pas que tu crois que Julie… et moi… » qu’il essaie d’expliquer, maladroitement et mal à l’aise – mais cela semble la faire sourire. « Jamais je t’emmènerai dans un endroit susceptible d’y rencontrer une femme que j’aurais fréquenté, » qu’il finit par dire. S’il n’était pas sentimental et du genre « sérieux » avec la gente féminine, il n’était pas idiot. Après plusieurs bouchées délicieuses – « tu n’auras pas besoin de demander le remboursement de ton plat, l’ingrédient secret est là, à toi de deviner lequel, » qu’il ajoute avec un clin d’œil – il ne peut s’empêcher de la « taquiner légèrement ». « Tu es si adorable, si gentille, si prévenante, si douce… je ne te savais pas si rebelle, imposante et jalouse. » Et plus il apprenait à la connaitre, plus il avait envie de la connaitre. Plus il apprenait à la connaitre, plus il tombait.

Tombait. Tombait. Tombait.
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Lun 21 Mai - 17:52

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
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Je vois rouge, tout simplement.
Je n'ai jamais vraiment été du genre jalouse, il faut dire que chaque fois qu'on se regardait droit dans les yeux avec James, je savais qu'il n'y avait que moi au fond de son cœur.
Seulement avec Thomas c'est différent. Nous sommes amis, nous ne sommes pas ensemble. Pourtant, une part de moi aimerait qu'il y ait un peu plus... Seulement je n'ose pas encore me l'avouer. Je crois que j'ai encore trop peur, et pourtant nous sommes là, dans ce restaurant et je me plais à me montrer au bras de cet homme, à mettre l'une de mes plus belles robes afin qu'il soit fier que je sois auprès de lui.
Je n'ai jamais été du genre jalouse parce qu'avec James on était terriblement amoureux, et les choses étaient dîtes.
Mais là, je sens la jalousie me tirailler le ventre, me tordre l'estomac et m'écraser le cœur alors que mon nez se fronce. Cette femme ne fait même pas attention à moi alors que je suis avec lui, à sa table. Elle ne fait attention qu'à lui dans son beau costume, avec sa barbe parfaitement taillée et son sourire si blanc. Et puis il a cet accent anglais si chic, typique qui a toujours le don de séduire ses fichus Américaines. Fichu Américaine d'ailleurs qui pose une fois de trop la main sur lui et qui a le don de me rendre folle.
Alors je parle, avec un ton assuré et vénéneux à la fois, la fixant droit dans les yeux. Je suis en cet instant le prédateur, elle est ma proie. Et je vois bien que cela ne l'enchante pas, mais j'en ai franchement rien à faire. Son pourboire d'ailleurs, elle pourra se le mettre sous le coude !
Quand elle part, je me sens un peu gênée finalement. Ce n'est pas vraiment le visage que je souhaite montrer à Thomas, et quand je le regarde je devrais certainement m'excuser, seulement je n'en ai aucune envie. Finalement, j'assume ce que je viens de faire. Elle m'a manqué de respect et je me devais de lui faire savoir.
Mais alors que j'aurais pu le voir outré, ou encore en colère, j'y lisais autre chose dans son regard. Un soupçon de surprise, certes, mais surtout ce que je crois être une certaine admiration. Et puis il y a ce quelque chose en plus qui me fait frissonner et qui me donne des papillons dans le ventre : une pointe de désir.
- Je devais lui faire comprendre que... Que c'était juste toi et moi ce soir... Ensemble...
Sa main vient saisir la mienne au-dessus de la table, aux yeux de tous. Je regarde un instant nos doigts entrelacés et un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Cela me semble naturel, agréable même.
- Que toi et moi.
Je garde sa main dans la mienne, savourant le contact de nos deux peaux, l'une contre l'autre. Je sens même le rouge me monter aux joues, déstabilisée alors que j'imagine ses mains se poser sur d'autres parties de mon corps.
Par chance, mon imagination est arrêtée par la serveuse qui dépose nos plats, sans s'attarder. Bien. Je la fusille presque du regard alors qu'elle s'éloigne.
- Je suis désolé, je ne voudrais pas que tu crois que… Je ne voudrais pas que tu crois que Julie… et moi… Jamais je t’emmènerai dans un endroit susceptible d’y rencontrer une femme que j’aurais fréquenté
Si au début je ne comprends pas trop où il veut en venir, je comprends soudainement et plisse légèrement le nez. Je n'ai jamais été jalouse non, mais le simple fait de savoir qu'il fréquente d'autres femmes fait de nouveau monter ma colère. Bon sang, Ellana ressaisis toi !
- Je n'y ai même pas songé. Tout ce que j'ai vu en tout cas c'est qu'elle aimerait beaucoup être une femme que tu fréquentes... Enfin pas que cela me concerne...
Car il est vrai que je n'ai aucune raison de lui demander de pas fréquenter cette fameuse Julie, même si rien que d'y penser me donne envie de la gifler... Bon sang, tant de violence en moi je dois absolument me calmer. Parce que là, Thomas ne regarde que moi et, bon sang j'aime le regard qu'il me porte.
- Tu n’auras pas besoin de demander le remboursement de ton plat, l’ingrédient secret est là, à toi de deviner lequel
Je souris et prends une première bouchée. Je ferme d'abord les yeux afin de savourer le plat. Bon sang, je n'ai jamais mangé de pâtes aussi bonnes. C'est une explosion de saveurs multiples, par touche qui, toutes ensemble, donnent un ensemble divin. Je prends une seconde bouchée, cherchant à déterminer le goût qui semble tout sublimer. Je le sens, je l'ai sur le bout de la langue et je finis par rouvrir les yeux. Je suis sûre de moi et je souris grandement.
- C'est du combava, n'est-ce pas ? C'est une idée de génie !!!
Je ris en reprenant une bouchée, c'est tout simplement divin !
- Tu es si adorable, si gentille, si prévenante, si douce… je ne te savais pas si rebelle, imposante et jalouse.
- Je ne suis pas jalouse !, je m'insurge, lui coupant presque la parole.
Mais cela ne m'aide clairement pas dans ma plaidoirie. Je baisse la tête en me mordillant la lèvre inférieure. Déjà que c'est étrange pour moi, le fait qu'il le remarque me mets un peu mal à l'aise.
- Je n'ai jamais été du genre jalouse... Mais avec toi... Quand je suis avec toi j'aimerais que tu ne vois que moi... J'aime lorsque tu as le souffle coupé et que tu es incapable de dire le moindre mot lorsque je fais tomber mon manteau... J'aime sentir ta présence auprès de moi. J'ai apprécié lorsque ta main s'est posé sur la mienne tout à l'heure, tout comme lorsque tu la pose élégamment au creux de mes reins...
Je n'ose toujours pas le regarder et secoue la tête, riant nerveusement.
- Je ne sais même pas pourquoi je te dis cela... Tu as raison, je suis habituellement gentille, douce et prévenante, mais tu fais ressortir des sentiments nouveaux en moi. La curiosité, la découverte, la jalousie, l'envie...
Bon sang... j'ai vraiment dit cela... Je me sens devenir rouge et pour me redonner contenance je reprends une bouchée de mon assiette avant de prendre une gorgée de vin. Je crois qu'au vu de tout ce que je viens de dire, je vais avoir besoin de beaucoup de vin...
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Mar 22 Mai - 18:01


Lui-même n’a jamais été jaloux. Il suffit de repenser à la seule et unique femme qui avait été susceptible de devenir LA femme de sa vie, celle avec qui il avait songé à sauter le cap, à se mettre la corde au cou comme on dit. Il n’avait jamais montré le moindre signe de jalousie. Pas même quand son patron lui répétait qu’il était chanceux. Pas même quand son patron lui répétait que sa fiancée était belle. Pas même quand son patron regardait sa fiancée d’un air envieux. Pas même lorsque sa fiancée riait aux blagues de ce même patron. Et pas même lorsqu’il les avait surpris en pleine action un beau soir d’hiver. Il avait été déçu. Il avait été abasourdi. Il avait été trahi. Il avait été en colère. Mais pas jaloux. Il lui avait fallu du temps, mais il avait fini par comprendre, au final, qu’ils n’étaient tout simplement pas faits pour être ensemble. Qu’ils ne s’aimaient pas comme l’on était supposé s’aimer dans un couple. Qu’ils étaient destinés à d’autres histoires, l’un et l’autre. Et il avait eu raison, car elle avait fini par épouser son ancien patron, quand lui profitait de la vie à LA. Aujourd’hui, face à Ellana, il se demandait s’il avait réellement trouver son compte. S’il avait réellement trouvé le bonheur tant désiré. La paix intérieure tant recherchée. Car plus il passait du temps avec elle, plus il l’écoutait, plus il la voyait sourire, plus il pensait à elle, et plus il se comprenait à quel point il était seul. Charlotte avait commis une erreur, Charlotte l’avait trahi, et pourtant elle était parfaitement heureuse depuis leur rupture. Etait-ce normal ? Etait-ce juste ? Du plus profond de son cœur, il espérait que la jeune femme ait un peu souffert et souffrait encore d’avoir été infidèle envers lui. Mais fort était de constater que ce n’était pas le cas. Depuis, il n’avait jamais éprouvé une once de jalousie pour qui que ce soit. Jamais. Sauf peut-être lorsque Ellana lui avait présenté Jamie – mais là encore, les affres de la jalousie avaient été minimes et inoffensives. Ellana ne lui appartenait pas. Ellana était une femme fiancée, prête à se marier. Ellana n’était pas sa dulcinée. Ellana ne lui était pas destinée. Et cela, cela il avait su l’accepter et le comprendre.

Qu’en était-il aujourd’hui ? Serait-il happé par la jalousie si les hommes osaient regarder et parler à Ellana ? Que ressentirait-il si l’un des serveurs – Jonas, le charmeur – venait offrir des sourires et des compliments ouvertement à sa compagne de la soirée ? Serait-il surpris d’avoir des envies de meurtre ? Serait-il capable de le renvoyer sans prendre de pincettes ? Oh, que oui. Oui. Oui, il l’enverrait balader et pas qu’un peu. Oh, que oui. Oui. Oui, il serait extrêmement protecteur et… jaloux. Qu’elle ne lui appartienne pas n’avait pas d’importance. Qu’elle n’appartienne qu’à elle-même n’avait aucune importance. Il se sentait protecteur. Il se sentait indéniablement attiré par la jeune femme, comme jamais il n’avait été attitré par qui que ce soit. Et cela changeait absolument tout. N’était-ce donc pas normal qu’elle ressente la même chose ? Qu’elle se sente tout aussi protectrice envers lui ? Tout aussi attirée ? Pouvait-il seulement l’espérer ? Pouvait-il seulement le croire ? Elle était la femme d’un seul homme, qui malheureusement lui avait été arraché trop tôt, trop durement. A ses yeux, elle ne saurait et ne pourrait jamais l’aimer et le désirer comme lui la désirait. Oui, clairement. Il la désirait. « Je n'y ai même pas songé. » Rien d’étonnant à cela, elle était la bonté même et ne percevait que la bonté chez les autres – ou peut-être pas chez Julie. « Tout ce que j'ai vu en tout cas c'est qu'elle aimerait beaucoup être une femme que tu fréquentes... » qu’elle ajoute d’une petite voix, et il ne peut s’empêcher de croire – et d’espérer – qu’il existe là encore une pointe de jalousie. « Enfin pas que cela me concerne... » Concrètement, sans doute pas. Pourtant, il répond. « Je suis ici avec toi, » qu’il la rassure face à ce doute installé dans ses prunelles. « Avec personne d’autre. Et je ne souhaite être avec personne d’autre que toi, » qu’il se livre ouvertement comme elle sait si bien le forcer à le faire naturellement. « Je veux dire, je ne sais pas si tu réalises mais, » qu’il enchaine sur un ton plus humoriste et plus décontracté, histoire qu’elle ne prenne pas peur ni la fuite face à des déclarations comme celles-ci, « tu accapares tout mon temps, Ellana McGregor. Et j’avoue que j’adore ça, » qu’il lui offre un sourire plein et sincère. Il est partagé entre l’envie de lui dire absolument tout ce qu’il a sur le cœur – absolument tout – et le besoin de prendre son temps lui aussi. Il ne souhaite aucunement aller trop vite. C’est trop soudain, c’est trop fort, c’est trop compliqué, c’est trop intense. Trop. Et il ne peut pas se précipiter. Pas avec elle. Pas alors qu’elle a perdu la personne qu’elle aimait le plus au monde quelques mois plus tôt. Ce serait malvenu. N’est-ce pas ?

« C'est du combava, n'est-ce pas ? C'est une idée de génie !!! » qu’elle trouve l’ingrédient secret au bout de quelques secondes seulement – ah qu’il est fier de son élève devenue professionnelle ! « Je savais que tu trouverais en un temps record, tu ne me déçois jamais, » qu’il la félicite tout sourire en savourant son propre plat. Il n’était pas sûr que Pierre l’ait écouté concernant le combava, aussi était-il agréablement surpris qu’il l’ait fait. Il ne manquerait pas de le taquiner à ce sujet – car Pierre aimait bien aller à contre-sens de Thomas – juste pour la distraction et la contradiction. « J’aime essayer des plats que tout le monde connait et tenter de nouvelles combinaisons. Parfois, je me rate évidemment – souvent, même parce que innover ce n’est pas toujours facile – mais parfois, c’est le jackpot et c’est ce que j’aime en cuisine. La possibilité infinie de diversifier ses plats, » qu’il lui confie avec un naturel qu’il ne se connait pas vraiment. Avec elle, les mots sortent. Avec elle, la vérité est facile. Avec elle, la simplicité est magique. Et il ne peut s’empêcher de revenir sur le point qui le titille – la possible jalousie de la jeune femme. « Je n'ai jamais été du genre jalouse... » qu’elle lui confirme être comme lui sur ce point. « Mais avec toi... » qu’elle enchaine et qu’il manque un battement de cœur – en plus de s’étouffer. « Quand je suis avec toi j'aimerais que tu ne vois que moi... » qu’elle confie avec un naturel déconcertant. Alors il la regarde. Il la regarde. Simplement. « J'aime lorsque tu as le souffle coupé et que tu es incapable de dire le moindre mot lorsque je fais tomber mon manteau... » C’est sa beauté surréaliste qui en est la cause. « J'aime sentir ta présence auprès de moi. J'ai apprécié lorsque ta main s'est posé sur la mienne tout à l'heure, tout comme lorsque tu la pose élégamment au creux de mes reins... » Et tout comme il aimerait la poser encore et encore. Diable, elle le rend fou, s’en rend-elle compte ? Diable, il perd la tête, s’en rend-il compte ? Diable, il est foutu. Pour la énième fois de la soirée – et de sa vie – elle lui coupe le souffle et lui enlève les mots de la bouche. Thomas Hudson, incapable de parler ? Un comble et une première. « Je ne sais même pas pourquoi je te dis cela... » Parce qu’elle est touchante, attachante, réelle, vraie, naturelle. Les raisons sont multiples. « Tu as raison, je suis habituellement gentille, douce et prévenante, mais tu fais ressortir des sentiments nouveaux en moi. La curiosité, la découverte, la jalousie, l'envie... » et diable qu’il en est ravi ! et diable qu’il a envie de lui faire ressentir beaucoup d’autres choses. Il se sent comme un adolescent à son premier rancard tout à coup. Timide, peu assuré, maladroit, ému, heureux et paniqué à la fois. Que dire face à tant de vérités simples ? N’est-ce pas là le signe qu’il peut tout lui dire, lui aussi ? Pourtant, il se retient. Pourtant, il a peur. Toujours peur.

Peur de se tromper. Peur de chuter. Peur de tomber. Peur de se faire mal. Peur. Peur. Peur.

« Ce que tu me dis me touches énormément, plus que je ne saurais te le dire, crois-moi… » qu’il lui dit tendrement en tenant toujours sa main, la caressant de son pouce sans s’en rendre compte. Un geste qui se veut apaisant. Et naturel. Toujours naturel. « Ellana… » qu’il débute enfin avant que les mots ne lui manquent. Yeux dans les yeux. Le silence n’est pas gênant, lui qui déteste cela en est surpris. Le silence leur permet de dire bien plus de choses que leurs lèvres ne le permettent. Puis il rit légèrement, « tu as le don de me couper le souffle à chaque instant, et dire que c’est une première est un euphémisme, » qu’il admet bien volontiers, autant pour dire vrai que pour alléger l’atmosphère. « Quand je suis avec toi, je ne vois que toi, » qu’il choisit de reprendre ses mots pour que l’impact soit plus concret et plus fort. « J’aime avoir le souffle coupé par toi, et seulement toi, » qu’il enchaine le cœur battant. « J’aime être auprès de toi, et que tu sois auprès de moi, comme j’aime prendre ta main ou poser la mienne aux creux de tes reins, » et il est un gentleman, s’arrête là – faut pas pousser le bouchon trop loin non plus et lui avouer que ses mains rêveraient de toucher sa peau et son corps dans son intégralité. « Et j’aime te faire découvrir de nouvelles sensations, tout comme j’aime que tu m’en fasses découvrir d’autres à moi aussi… ce que je veux dire, » qu’il essaie de conclure malgré l’émotion qui l’envahit. Ce n’est pas tous les jours que Thomas tient ce genre de discours. « Tu es différente. Pour moi. Je ne suis pas, depuis longtemps, le genre d’hommes qui fréquente une femme plus d’un soir. Je ne suis pas le genre d’hommes qu’il te faudrait. Je ne suis pas l’homme idéal. Mais toi… toi, tu me donnes envie de l’être », qu’il tente d’exprimer au mieux ce qu’il ressent sans craindre de l’effrayer. « Je ne suis pas doué pour ce genre de choses, » qu’il finit par rire mal à l’aise bien qu’elle n’ait toujours pas enlevé sa main de la sienne, ce qui lui parait être bon signe. « Je crois que je veux simplement dire que je me sens bien. Avec toi. Tu n’as pas à avoir peur de quoi que ce soit, tu sais, » qu’il enchaine plutôt rapidement, « je sais que tu as besoin de temps, je sais que tu as petit Jamie, je sais que… je suis prêt à attendre, » qu’il lui dit finalement dans les yeux, toujours aussi sincère.

Ellana McGregor, ou la femme qui transformait Thomas Hudson en un autre homme.

Un homme amoureux. Qui l’eut cru ?

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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Mer 23 Mai - 22:54

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
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- ... tu accapares tout mon temps, Ellana McGregor. Et j’avoue que j’adore ça.

Cette phrase tourne dans ma tête encore et encore, comme un baume au cœur alors que j'ai l'impression que je pourrais tomber dans les pommes. Je n'ai pas su quoi répondre alors je ne l'ai pas fait. Je ne voulais pas avoir l'air idiote avec une phrase sortie de nulle part, tout comme je ne voulais pas nous mettre mal à l'aise si je commençais à parler un peu de ce qu'il se passe dans mon cœur. Et cette main qui ne me lâche pas. On pourrait croire qu'on ne s'en soucis pu, mais il n'y a aucun doute sur une chose : On ne pense qu'à ce contact.
Même lorsque je devine l'ingrédient secret, je suis comme à bout de souffle de ce pouce qui fait de léger mouvement sur ma peau. Je vois bien qu'il le fait naturellement, mais c'est ce qui rend cela encore plus perturbant.
- Je savais que tu trouverais en un temps record, tu ne me déçois jamais.
Et me voilà rougissant de nouveau alors que je ris, sourire aux lèvres.
- J’aime essayer des plats que tout le monde connaît et tenter de nouvelles combinaisons. Parfois, je me rate évidemment – souvent, même parce que innover ce n’est pas toujours facile – mais parfois, c’est le jackpot et c’est ce que j’aime en cuisine. La possibilité infinie de diversifier ses plats.
Je l'écoute avec une certaine passion, parce que je partage cet amour de la cuisine. Je ne sais que trop le travail que cela implique, et bon sang, c'est le meilleur moment que de trouver une nouvelle combinaison, un ingrédient qui vient sublimer notre plat.
- C'est la meilleure partie dans la cuisine n'est-ce pas ? Je crois que ce que j'apprécie le plus c'est de donner un coup de jeune aux plats anciens. Je pense que tu le sais, mais mon restaurant faisait dans le rustique. J'ai un côté assez conservateur, je tiens cela de ma famille il n'y a aucun doute. C'est ça que j'adore, pas de créer quelque chose, même si c'est merveilleux, mais bel et bien de subjuguer un plat déjà existant.
Lorsque je parle de cuisine, je sais que j'ai le don d'agacer les gens. Dès qu'ils savent que l'on est étoilé ils ne veulent pas qu'on parle cuisine parce qu'on en fait assez comme ça. Je trouve ça assez égoïste de la part des autres, mais je n'ai pas à penser ainsi lorsque je suis avec Thomas.
Parce que je peux être moi, tout simplement moi.
Parce qu'avec lui je suis non seulement moi, mais je deviens bien plus même. Je deviens une femme plus forte, au caractère qui s'affirme. Je deviens cette fille rougissante lorsque son regard est insistant. Je deviens cette personne qui fantasme sur les mains de cet homme, sur ses lèvres fines et son regard brûlant. Je suis complète avec lui et cela me coupe le souffle sans que je n'arrive à le contrôler.
Alors, pour avoir un semblant de contrôle à ses yeux, je détourne le regard malgré le rouge de mes joues et je n'ose plus le regarder. Seulement, les caresses de son pouce sur ma peau se font plus insistant et je frissonne de tout mon corps. Je le sais, et il l'a senti lui aussi.
- Ce que tu me dis me touches énormément, plus que je ne saurais te le dire, crois-moi… Ellana...
Quand il dit mon prénom, je finis par oser relever la tête et plonger mon regard dans le sien. On reste comme ça, à se regarder droit dans les yeux dans un silence non gêné, mais un silence plein de désir et de non dit que l'on s'avoue rien qu'en s'observant.
- Quand je suis avec toi, je ne vois que toi. J’aime avoir le souffle coupé par toi, et seulement toi. J’aime être auprès de toi, et que tu sois auprès de moi, comme j’aime prendre ta main ou poser la mienne aux creux de tes reins. Et j’aime te faire découvrir de nouvelles sensations, tout comme j’aime que tu m’en fasses découvrir d’autres à moi aussi…
Mon souffle est court alors que je serre sa main un peu plus fermement. Je n'aurais jamais cru que Thomas pouvait me faire un tel discours, mais maintenant qu'il le fait j'ai tout simplement l'impression que mon coeur est sur le point d'exploser.
- Ce que je veux dire... Tu es différente. Pour moi. Je ne suis pas, depuis longtemps, le genre d’hommes qui fréquente une femme plus d’un soir. Je ne suis pas le genre d’hommes qu’il te faudrait. Je ne suis pas l’homme idéal. Mais toi… toi, tu me donnes envie de l’être... Je ne suis pas doué pour ce genre de choses
- Oh non.. Tu as tors, tu es doué..., je lui dis avec une voix légèrement tremblante tant je suis touchée par l'émotion.
- Je crois que je veux simplement dire que je me sens bien. Avec toi. Tu n’as pas à avoir peur de quoi que ce soit, tu sais. Je sais que tu as besoin de temps, je sais que tu as petit Jamie, je sais que… je suis prêt à attendre.
Je sens les larmes me monter aux yeux alors que j'ai la bouche qui forme un petit o de surprise. Mon cœur n'est plus sur le point d'exploser, il vient tout simplement de bondir, il danse dans ma poitrine, il sautille de joie et moi je reste comme une idiote à le fixer sans savoir quoi dire.
Cet homme connaît mon histoire, connaît ma vie. Je suis une jeune veuve qui vient en plus d'avoir un petit bébé. Je suis le genre de femme qu'on ne veut pas vraiment dans notre vie, enfin pas en tant que possible amante, mais il vient de faire la plus belle promesse du monde.
Il veut m'attendre.
Il est prêt à attendre que mon cœur se répare, mais le sera-t-il un jour ? Je ne sais combien de temps je reste comme une imbécile, me demandant ce que je peux bien lui dire. Au bout de presque trois minutes sans rien dire, je me redresse soudainement.
- Je vais me rafraîchir !
Je marche d'un pas rapide jusqu'aux toilettes et je rentre avant de me cramponner au lavabo. Je prends de longue respiration alors que je tente de reprendre mon souffle. Je finis par me regarder et me demande ce qu'il me prends. Je n'ai jamais été autant stressée de toute ma vie. Les larmes coulent un peu sur mes joues et je tente de me ressaisir. Pourquoi je me sens si bouleversée alors qu'un homme aussi bon dit qu'il veut m'attendre.
Parce que je ne le mérite pas.
Comment un homme qui connaît mon passé voudrait-il m'attendre ? Comment un homme comme Thomas qui vit au jour le jour, qui aime les femmes et qui a toujours su apprécier leur présence pourrait-il tout laisser pour moi ?
Pourtant j'ai envie d'y croire, non, en fait j'y crois tout simplement. Bon sang, je n'aurais pas dû partir comme ça, il va croire que je ne veux pas de lui, ce qui n'est pas le cas...
Je secoue la tête avant de me mouiller légèrement les joues avant de les essuyer pour sécher en même temps mes larmes. Je me pince finalement les joues pour me donner une teinte légèrement rosée et je souffle une dernière fois avant de sortir des toilettes.
Mais alors que je souriais, voulant lui montrer que tout vas bien je me stop net. Cette fameuse Julie est de nouveau auprès de lui, en train de rire comme une cruche alors qu'il s'est levé, certainement pour voir si j'allais bien. Déjà que je n'en peux plus, mais lorsqu'elle pose sa main sur son épaule, la faisant glisser jusqu'à son torse, je ne tiens plus.
Je m'avance rapidement, tête haute, laissant ma robe flotter derrière moi avec élégance,mais montrant clairement aussi la tempête à venir.
Je me stop devant elle et lorsqu'elle pose son regard enfin sur moi, je la vois pâlir légèrement alors qu'elle daigne enfin me regarder.
- Julie c'est ça ?
Elle se contente d'hocher la tête sans rien dire.
- Il m'a semblé pourtant avoir été clair qu'il était pris ce soir. Mais ce que vous ne semblez pas avoir compris c'est que cet homme est tout simplement pris, avec moi, je dis avec colère et insistant bien sur le moi. Alors soyons clair, je ne veux plus que vous nous serviez, et croyez moi, la prochaine fois que je vous vois ne serait-ce que le frôler, je n'hésiterais pas a poser à mon tour les mains sur vous et votre joli visage, et croyez-moi, vous n'aimerez pas ça.
Elle semble pâlir de peur cette fois et baisse les yeux avant de s'éloigner.
Je me tourne de nouveau vers Thomas et pose ma main sur son torse, doucement, sans le regarder pour l'instant.
- Tu es pris, avec moi, je murmure avant de me mettre sur la pointe des pieds.
Je pose alors délicatement mes lèvres contre les siennes, les yeux fermés alors que je me tiens à lui contre son torse afin de ne pas tomber.
Parce que, même si c'est purement métaphorique, je me sens tomber délicieusement, tomber dans un piège, un traquenard, une embuscade... Tout le monde souhaite plus que tout au monde tomber, et moi, je veux tomber dans ses bras. Et ses lèvres contre les miennes sont en train de me faire tomber dangereusement. Tout mon corps frisonne d'un désir si absent depuis longtemps, et je m'entends légèrement gémir d'un certain soulagement et d'abandon.
Je finis par me reculer à bout de souffle, mais je laisse ma main sur son torse alors que je baisse de nouveau la tête. J'ai mon cœur qui bat si fort que je suis certaine qu'il peut l'entendre, les lèvres rougies par son contact et les yeux certainement en train de briller de mille étoiles. J'ai affirmé qu'il était pris, mais maintenant reste à savoir s'il le pense lui aussi.
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Jeu 24 Mai - 18:39


« Tu ne dis rien. Tu ne dis jamais rien, Thomas. Tu ne fais rien. Tu ne fais jamais rien, Thomas. Tu es tout le temps au travail, tu ne vis que pour ton travail. Tu es tout le temps occupé, jamais de temps à m’accorder. Tu ne remarques jamais rien, jamais rien Thomas, » qu’elle enchaine depuis plusieurs minutes déjà. Des excuses. Des raisons. Données en vrac. Des excuses. Des raisons. Données pour expliquer sa trahison. Il écoute, sans être là. Il écoute, sans entendre. Dans sa vie, il a déjà été déçu et abandonné – involontairement, toujours, mais le résultat reste le même. Mais depuis qu’il avait rencontré Charlotte, tout lui avait semblé plus facile. Plus simple. Elle l’avait fait rire. Elle lui avait fait croire que le possible n’était pas impossible. Elle l’avait poussé à réaliser ses rêves, à aller au-delà de ses compétences – parce qu’il en était capable. Elle avait cru en lui. Elle avait cru en eux. Mais pas suffisamment pour lui rester fidèle. Pas suffisamment pour croire en leur amour. Et il se retrouvait là, installé sur une chaise, à l’écouter lui expliquer le pourquoi du comment il avait pu la surprendre avec son patron. Son mentor. Il était trop en colère pour parler. Il était trop déçu pour parler. Il était trop abasourdi pour parler. Pourtant, les pensées étaient là – toutes mélangées, toutes contradictoires. Comment avait-elle pu le tromper ? Comment avait-elle pu désirer un autre homme que lui ? Quand lui-même… non. C’était faux. Entièrement faux, Thomas. Il le savait. Lui aussi avait désiré une autre femme. Lui aussi avait été attiré par une autre femme. Mais il n’avait jamais succombé. Il n’avait jamais rien tenté. Il avait fait preuve de fidélité sans faille envers la femme qu’il pensait aimer – pour la vie. Et elle l’écrasait aujourd’hui. Et elle le piétinait aujourd’hui. Et elle lui arrachait le cœur aujourd’hui. Pourtant, il n’était pas certain d’être triste – pas comme dans les films ou dans les livres, pas au point de sombrer et de s’imaginer anéanti à jamais. Il n’avait pas mal au cœur, mais mal dans sa fierté. L’aimait-il finalement ? L’aimait-il vraiment ? L’avait-il réellement aimé ? « Là encore, tu ne dis rien. Je suis face à un mur. Toi et moi, Thomas, ça ne mène nulle-part. Est-ce que tu t’en rends compte ? » qu’elle lui demande tout de même, essayant de se rassurer du mieux que possible, essayant de croire qu’elle n’a pas commis d’erreur, qu’elle n’est pas une mauvaise personne, qu’elle n’est pas lâce. Il n’a jamais répondu. Il s’est contenté de la regarder, de se lever et de quitter la pièce pour clôturer ce chapitre de sa vie.

Depuis, les femmes sont entrées dans sa vie pour en ressortir aussitôt avant qu’il n’ose plonger, avant qu’il n’ose croire de nouveau. Depuis, les femmes n’ont jamais su accaparer son cœur plus d’une nuit. Depuis, les femmes n’ont jamais su captiver son attention au point de lui faire oublier les blessures d’antan. Jusqu’à elle. Jusqu’à cette femme étonnante et passionnante, qui partage sa passion et qui comprend son langage culinaire – qui comprend ce qu’aimer cuisiner signifie, qui comprend ce que cuisiner veut dire même ! Une femme qui semble le connaitre sans même avoir besoin de l’entendre. Une femme qui l’épate. Une femme qui l’étonne. Une femme qui l’intrigue. Une femme qui l’obsède. Une femme qui détruit toutes ses certitudes. Une femme qui l’effraie autant qu’elle le rassure. Une femme aussi forte que fragile. Une femme aussi drôle qu’intéressante. Une femme qui bouleverse tout son petit monde bien rangé, dans l’illusion d’un bonheur qu’il se persuade de connaitre depuis des années. Mais le bonheur, ne se trouve-t-il pas face à lui ? Cela lui semble aussi surréaliste qu’irréel, et pourtant il se plait à le croire. Il se plait à en avoir envie. « Oh non… Tu as tort, tu es doué... » qu’elle le rassure, rougissante. Mal à l’aise ou émue, il ne saurait le dire, il espère un peu des deux. Qu’elle soit sensible à ses paroles et à ses sentiments, ça lui plait. Cela veut dire qu’elle n’est pas indifférente, et bien qu’il s’en rende légèrement compte par ses regards, ses sourires et ses paroles, c’est toujours un soulagement que de voir les effets qu’il peut avoir sur elle. Autant qu’elle en a sur lui. « En cuisine et en parlote généralement, j’excelle, mais… » qu’il rit légèrement, « quand il s’agit de laisser parler mon cœur, je suis plus que novice ». Plus que novice, bien plus que novice. Même ses grands-parents n’ont pas toujours cette chance. Que dirait sa grand-mère si elle le voyait, là, la main d’Ellana dans la sienne, ses doigts caressant sa paume, son regard brûlant sur elle, son cœur battant comme un fou ? Elle sourirait. Il n’en doutait pas. Elle lui dirait « je te l’avais bien dit ». Elle serait aux anges, de le voir capable de s’ouvrir et d’être lui-même. De le voir s’épanouir. « Je vais me rafraichir, » qu’elle le fait sursauter légèrement tant le silence installé était apaisant. L’avait-il trop troublé ? Etait-il allé trop loin dans ses confidences ? L’avait-il effrayé ? Il espérait n’avoir rien gâché. Et alors qu’il se perd dans ses pensées, dans ses craintes et ses doutes, Julie profite de l’absence d’Ellana pour venir le voir. « C’est quoi cette petite bouille dépitée ? Tu as un si beau sourire, c’est dommage que tu le caches, » qu’elle complimente, souriante. Il est gentleman et poli, Thomas, aussi lui offre-t-il un sourire et ne voit pas trop le mal dans le fait qu’elle lui parle ainsi. « Ta cavalière t’a fait de la peine ? Ne t’en fais pas, tu sais, avec cette bouille et ce sourire, tu n’auras aucun mal à trouver chaussure à ton pied, tu sais, » qu’elle continue à le charmer alors qu’il se lève, préoccupé par le temps que prend Ellana pour revenir. Il n’entend pas vraiment les mots de Julie, car il ne pense qu’à sa cavalière qu’il aurait pu blesser ou déranger avec ses grands sentiments révélés trop tôt. Puis, elle apparait. Parfaite et sublime, et il oublie tout. Même que Julie se tient à ses côtés, mains sur lui, alors que l’ange s’avance vers lui enfin.

« Julie, c’est ça ? » qu’elle s’adresse à la jeune femme, lui faisant réaliser tout à coup que la serveuse qu’il connait depuis plusieurs mois est bien trop proche. « Il m'a semblé pourtant avoir été clair qu'il était pris ce soir, » qu’elle continue, impitoyable et guerrière. De nouveau, il est fier d’elle et sensible à sa jalousie. Lui qui habituellement fui les femmes qui veulent marquer leur territoire avec lui, il se voit ravi de la voir faire. Il se sent même chanceux et privilégié. « Mais ce que vous ne semblez pas avoir compris c'est que cet homme est tout simplement pris, avec moi, » qu’elle insiste enfin. Jackpot. « Alors soyons clairs, je ne veux plus que vous nous serviez, et croyez-moi, la prochaine fois que je vous vois ne serait-ce que le frôler, je n'hésiterais pas à poser à mon tour les mains sur vous et votre joli visage, et croyez-moi, vous n'aimerez pas ça. » L’idée qu’elle puisse user de ses mains, et de sa force, pour exprimer son mécontentement et sa jalousie l’intrigue et le fascine en même temps. Bien sûr, il n’aimerait pas qu’elle ait à le faire – et Julie était une fille sympathique au fond, même si c’est facile pour lui de dire ça – mais de savoir qu’elle en serait capable lui plait. Ne serait-il pas lui-même capable de foncer dans le tas si un homme osait l’approcher, la toucher ? Bon sang, rien que l’idée lui fait bouillir le sang. Parce qu’elle était sienne – il le réalisait à présent, elle était sienne et serait sienne coûte que coûte. Et pas seulement pour une nuit. Julie semble enfin comprendre le message et disparait sans demander son reste, sans doute trop surprise face à temps d’aplomb et de charisme, les laissant seuls de nouveau, debout, face à face, près d’une table illuminée par des bougies et entourés de fleurs parfumées. Un cadre parfait, selon lui. Tellement qu’il n’ose rien dire pouvant gâcher l’instant. « Tu es pris… avec moi, » qu’elle répète plus doucement, ses mains posées sur son torse. Sent-elle son cœur battre comme jamais ? De son côté, il la sent trembler comme une feuille. Est-ce un désir ardent ? Une peur bleue ? Peu importe, car elle approche, elle approche, elle approche. Si on lui avait dit qu’un simple baiser pouvait le combler de joie intense, il aurait ri. Si on lui avait dit qu’un simple baiser pouvait le rendre dingue, il aurait ri. Pourtant, ces lèvres le rendent fou. Pourtant, ces soupirs l’enchantent comme jamais. Il en a rêvé. Tellement de fois. Comment ne peut-il pas la rapprocher de lui, lentement ? Comment ne peut-il pas lui rendre ce baiser fiévreux qu’elle lui offre ? Comment ne peut-il pas savourer cette bouche envoûtante ? Comment ne peut-il pas en avoir envie ? Comment ne peut-il pas désirer plus ? Comment ne peut-il pas souhaiter qu’il dure éternellement ?

Ah oui, ils sont dans un restaurant. En lieu public. Et elle recule. Et elle est aussi bouleversée que lui, aussi troublée. Le temps de reprendre une respiration normale et de se remettre de ses émotions, il lui offre un sourire et un rire léger. « Je dois admettre que je pensais être celui qui t’embrasserais le premier, » qu’il choisit de dire pour détendre l’atmosphère et la rassurer. Sa main sous son menton, il la force légèrement à relever la tête pour affronter son regard. « Pourtant, je n’aurais jamais osé le faire si tu ne l’avais pas fait, » qu’il lui confie d’une voix douce, le regard rivé sur ces lèvres qu’il rêve de goûter de nouveau et plus encore. Et il s’apprête à le faire, tant son cœur le lui dicte et l’exige, mais il se retient de justesse. Légèrement essoufflé, il recule pour la laisser passer, qu’elle se réinstalle de nouveau et qu’ils profitent de la soirée en « amoureux ». Mais maintenant qu’elle l’avait embrassé, il ne penserait qu’à ça. Ce qui le fait sourire, voire même rire. « Bon sang, tu n’aurais jamais dû m’embrasser, Ellana. J’étais déjà obnubilé par tes lèvres, mais tu as empiré les choses, » qu’il finit par dire le cœur et le corps entièrement envahi par le désir. Et elle le regarde dans les yeux, et elle lui sourit, et il est perdu. L’excitation est-elle aussi palpable qu’il en a l’impression ? Ou est-ce lui qui ne sait pas contrôler ses ardeurs ? De toute évidence, il est foutu. « Ok, » qu’il place son poing devant la bouche comme pour s’aider à se calmer et se concentrer sur la carte des desserts. « Envie d’un dessert ? » qu’il demande innocemment.

Bon, ok. Il a bien envie d’un dessert lui aussi. Ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Sam 26 Mai - 9:05

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
Je ne me sentais pas capable de faire cela, je n'aurais jamais cru pouvoir faire le premier pas. C'est certainement vieux jeu, mais j'ai toujours laissé les hommes faire le premier pas. Je dis que c'est par galanterie, mais en fait c'est parce que je ne suis pas celle qui a le plus confiance en moi. En cuisine, je suis certaine, je n'ai aucune hésitation et c'est pour ça que je suis aussi douée, mais pour ce qui est de l'amour. Je n'ai jamais réellement su parler aux hommes, pour ce qui est de draguer, je n'en parle même pas. C'est James qui est venu me parler la première fois, c'est James qui a déposé un baiser sur le front le premier, et c'est lui qui m'a embrassé le premier. Et puis, je dois avouer que j'ai aimé ce courage qu'il avait d'oser parler à la jeune fille McGregor alors qu'il ne faisait clairement pas parti de notre monde. Mais il a vite compris que cela n'avait pas d'importance pour moi, et notre amour a été plus fort que tout...

Aujourd'hui, je repense toute ma personne. Car en présence de Thomas je vis une tout autre histoire. On se connaît depuis tellement d'année. Je l'ai admiré pendant si longtemps, il a été mon mentor, il a été un ami et maintenant il est un homme que je désire. Il est un homme pour lequel je me bas à nouveau pour un amour qui me semble presque interdit.
Cela fait un an que James est mort et pourtant, une part de moi s'en veut de ressentir quelque chose pour un autre homme. Un an que je suis veuve, et pourtant je me sens coupable de désirer quelqu'un d'autre que mon défunt mari. Plusieurs personnes m'ont dit que je ne devais pas cesser de vivre, seulement c'est tellement difficile quand je pensais que je finirais ma vie auprès de James. Et puis il y a les autres qui, lorsque je parle de Thomas se rendent compte qu'il me plaît, et qui sont outrés vu que je suis jeune maman. Ces personnes ont le don de me mettre mal à l'aise et de me faire sentir honteuse de penser à un autre homme que le père de mon tout jeune bébé.
Seulement, en présence de Thomas, dans ce restaurant je ne peux m'empêcher de me sentir à ma place. Je souris, je rougis, je sens mon coeur battre dans ma poitrine et je me sens tout simplement vivante. Et je ne veux lâcher ça pour rien au monde. Parce que je connais maintenant la perte, je sais ce qu'est de sombrer jusqu'à se dire que la vie ne vaut plus la peine. Maintenant je veux me battre encore plus, avec hargne s'il le faut, avec force, avec dignité, avec jalousie, avec violence s'il le faut, et en ayant le courage pour une fois de faire le premier pas.
J'ai été celle qui lui a demandé de faire ce repas en tête à tête, et voilà que je suis la première à oser poser mes lèvres contre les siennes. Je peux me faire rejeter, mais au vu de la déclaration qu'il m'a fait quelques minutes plus tôt, je ne pense pas... Et je n'ai plus de doute lorsque son sourire se plaque contre mes lèvres, lorsque son nez caresse le mien et que je sens son corps frissonner.
Lorsque je me recule, main toujours sur son torse comme pour me tenir en équilibre alors que je baisse la tête. Je me donne certes un courage que je ne me connais pas vraiment, mais ce n'est pas pour autant que je me sens sûre de moi. Je viens de l'embrasser et la seule pensée qu'il puisse me rejeter me fait soudainement peur...
- Je dois admettre que je pensais être celui qui t’embrasserais le premier.
Je cligne rapidement des yeux sans pour autant oser le regarder droit dans les yeux. Seulement, cela ne semble pas convenir à Thomas. Il pose ses doigts sous mon menton, me forçant à relever la tête vers lui. Je pose finalement mon regard dans le sien et me sens légèrement frisonner.
- Pourtant, je n’aurais jamais osé le faire si tu ne l’avais pas fait.
- Pourquoi pas ?, je demande en un souffle, presque comme une supplique, désirant plus que tout savoir la réponse.
Qu'est ce qui fait que Thomas Hudson n'aurait jamais osé m'embrasser le premier. Je le connais, je sais qu'il aime les femmes et qu'il a toujours été très doué afin d'avoir les faveurs de la gent féminine. Mais avec moi c'est différent... Oh oui, c'est différent, je l'espère au plus profond de mon coeur. Je vois ses yeux rivés sur mes lèvres et je penche la tête en arrière, le suppliant presque de recommencer. Seulement il ne le fait pas, et je pense qu'il a raison. Est-ce que nous pourrons seulement nous arrêter la prochaine fois ?
Il se recule et nous nous réinstallons à cette table, un geste bien banal suite à ce qu'il vient de se passer, aux yeux de tous. Je ne regarde même pas les personnes nous entourant, je ne regarde même pas nos voisins de table, même si je me retiens de rire en me disant qu'ils doivent être bien choqués de ce qu'ils ont pu voir. Je n'ai jamais fait cela, et bon sang je me sens tellement vivante.
- Bon sang, tu n’aurais jamais dû m’embrasser, Ellana. J’étais déjà obnubilé par tes lèvres, mais tu as empiré les choses.
Je cesse de sourire et le regarde bouche bée, me sentant devenir aussi rouge qu'une tomate. Parce que j'espère qu'il va encore m'embrasser ce soir, parce que j'espère qu'il va me toucher encore, parce que j'espère qu'il m'embrassera encore demain, dans une semaine, dans un mois...
- J'en ai envie depuis... Si longtemps... Je crois que cette Julie m'a donné du courage, je dis avec un sourire amusé.
- Ok. Envie d’un dessert ?
Je me mordille légèrement la lèvre inférieure, me disant que j'ai faim d'autre chose, mais la courtoisie fait que je baisse les yeux pour regarder la carte des desserts.
- Je vais prendre le cheesecake à la fraise... Mais on pourrait le rapporter à la maison, avec un verre de vin.
Ainsi, je pourrais congédier ma soeur afin d'êre avec lui, et mon bébé même s'il doit dormir en cet instant. Et nous pourrions être justes nous deux. Plus de regard indiscret, plus de jeunes femmes à vouloir mordre afin de prouver que cet homme me plaît et que... Bon sang je le veux que pour moi.
A la maison parce que oui, il est pris avec moi, et seulement moi.
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Lun 28 Mai - 13:15


Des femmes, il en avait embrassées, beaucoup. Trop. Certaines dont il se rappelait vaguement les visages. Certaines dont il se rappelait vaguement les prénoms. D’autres dont il serait sans doute incapable de reconnaitre s’il les croisait dans la rue. Peu avaient véritablement comptées, au point d’être gravées dans sa mémoire – et même dans son coeur. Ellana McGregor finirait définitivement et indéniablement dans la catégorie de sa mémoire et de son cœur. S’il devait être honnête avec lui-même – et même avec elle – il devait reconnaitre que l’embrasser avait toujours été une envie, un rêve même, un besoin. Comment pourrait-il expliquer ce sentiment étrange qui l’envahissait sinon ? Ce sentiment puissant, intense et explosif. Ce sentiment qu’il était enfin là où il devait être. Ce sentiment d’avoir trouvé ce qu’il attendait depuis toujours. Ce sentiment de certitude, mêlé à la peur. Elle était la seule à avoir réveillé ce sentiment, la seule en plus de trente ans. Ce n’était pas anodin. Ce n’était pas rien. C’était effrayant. C’était exaltant. C’était… « Pourquoi pas ? » qu’elle lui demande, bouche tendue, regard perdu, l’image parfaite de la femme qui s’abandonne complètement, qui offre sa confiance, son âme et son corps à un homme. L’atmosphère était électrique, sans nul doute, et Thomas se demanda comment il réussissait à ne pas la soulever dans ses bras pour l’emmener loin d’ici et continuer ce qu’elle avait commencé. Elle n’était pas comme les autres, voilà pourquoi il se retenait. Voilà pourquoi il n’agissait pas tel le prédateur et le séducteur qu’il était. Il n’avait pas seulement envie d’elle, douloureusement. Il voulait bien plus. Beaucoup plus. Et si cela l’étonnait de l’accepter aussi facilement, il en était également extrêmement ravi. Comme si ces années à crier sur les toits à qui voulait bien l’entendre que son célibat lui convenait parfaitement, qu’il n’était pas digne d’une femme et qu’il n’était pas fait pour la vie de couple, avaient été des années mensongères. Des illusions qu’il avait besoin de se créer pour se sentir bien, dans sa peau, dans sa vie. Comme si cela rendait sa solitude plus simple et aisée à accepter. Il avait fallu qu’il entre dans une boutique de fleurs pour comprendre à quel point son petit monde parfait et solitaire ne lui convenait absolument pas. Ou plus. Et maintenant qu’il se trouve face à elle, proche d’elle, il ne peut que se mordre les lèvres afin de résister à la tentation. « Je ne voulais pas brusquer les choses… précipiter… je voulais te donner du temps, » qu’il finit par répondre avant de regagner leurs places. Et du temps, il lui en aurait donné. Peut-être pas des années, mais si elle avait eu besoin de mois, il aurait attendu. Il en était persuadé. Comment savoir si elle n’était pas comme Charlotte, lui qui avait passé des années à penser et à se convaincre qu’elles pouvaient toutes êtres des Charlotte ? C’était quelque chose d’inexplicable. Une certitude inexplicable.

Et maintenant qu’elle a sauté le pas, qu’elle a franchi le cap, qu’elle a réveillé la passion, il est complètement foutu. Parce qu’il l’a déjà dans la peau. Parce qu’il a déjà envie de recommencer, et plus encore. Ce n’est pas l’abstinence qui parle et qui déchaine ses ardeurs, mais bien la jeune femme qui réveille en lui des sentiments nouveaux. Comment le lui expliquer, sans l’effrayer ? « J'en ai envie depuis... Si longtemps... Je crois que cette Julie m'a donné du courage », qu’elle se confie, elle, sans craindre de le brusquer ou de l’effrayer. Cela dit, il n’est pas brusqué. Il n’est pas effrayé. Il est enchanté, ravi, aux anges. Il sourit, il rit, il est heureux. « Je crois que tu ne peux pas en avoir eu envie depuis plus longtemps que moi, Ellana, » qu’il lui avoue de son côté. La francise et l’honnêteté, la clé de tout, n’est-ce pas ? « Je crois bien que j’en ai toujours eu envie… » qu’il met son cœur à nu. Il n’est pas certain de pouvoir en dire plus cela dit, c’est déjà beaucoup venant de lui, c’est déjà un grand pas de géant pour lui. « Je tâcherai de remercier Julie plus tard, si c’est son attitude qui t’a donné ce courage. J’aurais plutôt cru qu’elle te donnerait l’envie de quitter les lieux, » ce qui l’aurait attristé, compte-tenu de l’importance de ce restaurant à ses yeux. Il n’avait pas apprécié autant la compagnie d’une femme depuis trop longtemps, et pour la première fois en dix ans, il avait peur de faire quelque chose de travers. Il n’était pas sûr de lui, perturbé et… timide. Ou plutôt réservé. Il ne saurait le dire. Le fait était que chaque geste n’était plus aussi sûr, chaque parole n’était plus aussi certaine. Il était nerveux. Nerveux. Nerveux. Lui, il était nerveux. DAMN IT ! « Je vais prendre le cheesecake à la fraise... » qu’elle le ramène sur Terre en une seule phrase. Oui, il le conseille ce cheesecake – c’est lui aussi qui l’a ajouté à la carte. Mais il ne le dit pas, il s’est suffisamment vanté pour la soirée. « Mais on pourrait le rapporter à la maison, avec un verre de vin. » S’il avait bu une gorgée de son vin au même moment, il se serait sans doute étouffé. S’il avait mangé un morceau de son plat, il se serait sans doute étouffé. Elle. Lui. Un bon dessert. Du bon vin. Seuls. Chez elle. SEIGNEUR. PAIX A MON AME. MISERICORDE. Il se racle la gorge et desserre sa cravate. « Il fait pas trop chaud ? » qu’il demande naïvement. « Tu n’as pas idée comme j’en ai envie, » qu’il finit par lui dire en reprenant sa main dans la sienne. Ce contact le rassure et l’apaise. « Je me retrouverai seul avec toi n’importe où, n’importe quand, Ellana. Et si je m’écoutais, si je m’étais écouté même, on serait sans doute déjà dans la voiture en route chez moi pour y finir la nuit, » qu’il joue cartes sur table. « Mais je n’ai pas envie d’être ce Thomas là, pas avec toi. J’ai envie de te voir sourire, de t’entendre rire à mes blagues idiotes et ridicules, j’ai envie de te regarder avec petit Jaimie, te voir attentionnée et à l’écoute avec lui, j’ai envie de te connaitre encore plus, j’ai envie de t’embrasser, encore et encore, de lire ce que je lis dans ton regard ce soir, de le lire chaque jour un peu plus, » qu’il lui déclare sans détour, sans honte. Pour terminer sur une note plus passionnelle. « J’ai envie que l’attente te rende folle, aussi fou qu’elle m’a rendu, j’ai envie de prendre mon temps parce que… j’ai envie que ce soit mémorable, » qu’il sort ce fameux cliché qu’il ridiculisait tant auparavant et qu’il comprend mieux aujourd’hui.

« Alors, on peut prendre le dessert à emporter, allez chez toi, profiter du reste de la soirée et peut-être même profiter de petit Jaimie s’il est réveillé… Je te promets de ne pas profiter de la situation, » qu’il conclut avec un sourire mi-charmeur, mi-sincère.
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Ven 1 Juin - 23:38

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
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Je dois avouer que je me surprends moi-même, car je suis en train d'inviter Thomas à venir chez moi pour le dessert. Seulement je sais que je veux simplement être avec lui, parce que j'en ai marre de sentir le regard de Julie sur nous mais pas seulement. Thomas est quelqu'un de connu dans le domaine de la cuisine, et puis il est bel homme, il faut se le dire. Je crois que maintenant que nous avons franchi une nouvelle étape, j'ai envie d'être simplement avec lui afin de se connaître toujours un peu plus. Oui, on se connaît depuis des années, il m'a même mené vers le haut en tant que cuisinière, et pourtant c'est comme si nous avions tant à découvrir l'un l'autre. Je crois que c'est ça qui est beau et effrayant à la fois, le fait de savoir qu'une vie ne suffira pas pour connaître l'autre personne.
Alors que je lui propose ce verre de vin à la maison, je le vois desserrer sa cravate alors que j'ai l'impression de le rendre mal à l'aise. Je me sens même rougir et même un peu idiote de lui avoir demandé ça maintenant alors qu'on passait une si bonne soirée.
- Il fait pas trop chaud ?
Je ris nerveusement avec lui mais j'ai encore envie de fuir aux toilettes. Bon sang, pour qu'elle genre de femme il doit me prendre maintenant...
- Tu n’as pas idée comme j’en ai envie.
Je redresse la tête vers lui un peu étonnée et même agréablement surprise. Je lâche un souffle rassurée mais je garde tout de même le silence. Après tout, je crois que j'en ai clairement assez dit pour le moment.
- Je me retrouverai seul avec toi n’importe où, n’importe quand, Ellana. Et si je m’écoutais, si je m’étais écouté même, on serait sans doute déjà dans la voiture en route chez moi pour y finir la nuit. Mais je n’ai pas envie d’être ce Thomas là, pas avec toi. J’ai envie de te voir sourire, de t’entendre rire à mes blagues idiotes et ridicules, j’ai envie de te regarder avec petit Jaimie, te voir attentionnée et à l’écoute avec lui, j’ai envie de te connaitre encore plus, j’ai envie de t’embrasser, encore et encore, de lire ce que je lis dans ton regard ce soir, de le lire chaque jour un peu plus. J’ai envie que l’attente te rende folle, aussi fou qu’elle m’a rendu, j’ai envie de prendre mon temps parce que… j’ai envie que ce soit mémorable.
Et là, je reste bouche bée. Je sens les larmes me monter aux yeux et je dois à nouveau me retenir de pleurer. Comment cet homme qui est un homme à femmes, qui, certes sait ce que veulent les femmes, peut-il dire des choses aussi romantique ? Alors que sa main est de nouveau sur la mienne, je la serre doucement alors qu'un sourire naît sur mes lèvres. C'est comme s'il avait lu en moi. Il veut apprendre à me connaître, mais il sait déjà exactement comment agir et réagir à mes côtés.
- As-tu seulement idée à quel point tu es merveilleux, Thomas Hudson ? Tu trouves toujours les mots avec moi, ceux qui font battre mon cœur, ceux qui me font rougir, sourire, qui me donnent envie de pleurer de joie, pour le moment, je dis en riant. Tu dois savoir que tout ce que nous vivons est déjà mémorable. Mais je ne doute pas sur le fait que tu peux rendre ça encore plus mémorable.
Un nouveau rire alors que je ne le quitte pas des yeux. Oui, j'ai vraiment envie qu'on rentre chez moi, de pouvoir voir mon fils aussi, et de nous installer sur le canapé afin de parler encore, de rire, de nous toucher en toute innocence, et oui, de nous embrasser aussi.
- Alors, on peut prendre le dessert à emporter, allez chez toi, profiter du reste de la soirée et peut-être même profiter de petit Jaimie s’il est réveillé… Je te promets de ne pas profiter de la situation.
Je me sens devenir toujours plus rouge. Ca devient ridicule d'être ainsi chaque fois que je commence à nous imaginer en train de nous déshabiller alors qu'il me touche le corps et que ses lèvres caressent ma peau.
- Au risque de te décevoir, ou pas, je ne suis pas... encore prête pour... l'after. Je veux dire... Je n'ai eu aucune aventure depuis mon mari... Et j'ai eu un enfant. Je n'ai pas encore perdu totalement mon ventre de grossesse, je ne suis pas vraiment... désirable...
Je baisse la tête en soupirant, gênée de devoir dire ça à voix haute.
- Je ne devrais même pas te dire ça... Enfin tout ça pour dire qu'être tous les deux, sur le canapé avec ce verre de vin et discuter, c’est parfait. Parce que j'ai vraiment envie de mieux te connaître Thomas Hudson, et j'ai vraiment envie que tu me connaisses aussi.
Je souris grandement en le regardant cette fois dans les yeux. Et c'est toujours main dans la main qu'un nouveau serveur vient à notre table. Très bien, au moins cette Julie a compris le message et j'en suis ravie. Il nous demande alors si nous voulons des desserts et je prends en premier la parole, ne lâchant pas une seule seconde le regard de Thomas.
- Ce sera un cheesecake à la fraise pour moi... A emporter.
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TEAM BILL
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Lun 11 Juin - 17:45


Pourquoi elle plutôt qu’une autre ? Pourquoi maintenant et pas avant ? Il l’ignorait totalement. La seule chose qu’il savait, c’était que c’était elle, c’était que c’était maintenant. Elle était arrivée à un moment de sa vie crucial. Il devait bien reconnaitre que, depuis quelques mois il avait le sentiment de saturer. Le sentiment de stagner. Le sentiment de couler. Depuis plusieurs mois, il ressentait le besoin d’un changement radical dans sa vie – tant professionnelle que personnelle. Il n’était plus aussi enjoué et passionné par ces soirées mondaines qu’il affectait tant au début. Il n’était plus aussi ravi et fier d’être le grand restaurateur qui se déplace à droite et à gauche pour le travail. Il avait perdu l’étincelle, il avait perdu la passion, il avait perdu la motivation – et ce même s’il le cachait plutôt bien. Il avait fallu qu’il entre dans cette boutique de fleurs pour que sa vie en soit bouleversée totalement – et qu’il ait ce déclic tant attendu. Il avait embauché sa meilleure amie dans son restaurant pour gérer les clients et le personnel – elle serait parfaite pour le job même si cela devrait attendre qu’elle accouche. Mais cette épine enlevée du pied lui permettrait déjà de renouer les liens avec la cuisine à proprement parler. Depuis des mois et des années, il jonglait entre sa passion et la gestion de ses restaurants. Il avait pris l’importante décision de trouver quelqu’un qui puisse s’occuper de la gestion quand lui se remettrait aux fourneaux comme il en avait besoin. Et cette décision lui était venue à force de parler cuisine avec Ellana. Plus ils en parlaient, plus il redécouvrait sa passion. Plus ils partageaient des idées et des repas, plus il renouait avec sa passion. Et plus il passait du temps avec elle, plus elle effaçait ses conquêtes qu’il chérissait tant depuis des années. Qui étaient-elles ? Que faisaient-elles ? Comment les avait-il connues ? Diable, il était incapable de répondre. Car s’il avait connu bon nombres d’aventures, il n’y avait à présent qu’un seul visage qui le hantait. « As-tu seulement idée à quel point tu es merveilleux, Thomas Hudson ? » Un regard échangé, un sourire échangé. « A ce qu’il parait, » qu’il dit simplement pour ne pas avoir l’air d’être trop sûr de lui non plus – bien qu’il soit confiance et sache qu’il était plutôt pas mal dans son genre. Les chevilles vont bien, ne vous inquiétez pas. « Tu trouves toujours les mots avec moi, ceux qui font battre mon cœur, ceux qui me font rougir, sourire, qui me donnent envie de pleurer de joie, pour le moment, » qu’elle sourit et qu’il se sent ému d’être à l’origine de ces troubles et émotions. Il n’avait absolument pas l’impression d’être capable de provoquer tel séisme en elle. Il n’osait même pas rêver avoir ce genre d’impact sur elle. Alors qu’elle puisse le lui confier aussi aisément était un véritable cadeau. « Je devrais sans doute m’excuser de te causer autant de troubles à la fois, » qu’il dit amusé, « mais ce serait mentir. Je suis ravi que tu ressentes tout ça grâce à moi, » pour ne pas dire combler. Elle ne réalisait sans doute pas l’effet qu’elle avait sur lui, entièrement. Elle ne réalisait sans doute pas la place qu’elle avait prise au fil des semaines et des mois. Lui non plus ne réalisait pas vraiment. Il savait juste qu’elle était omniprésente dans son esprit. Qu’il était prêt à tout abandonner si elle avait besoin de lui dans la minute. Qu’il était prêt à abandonner des projets, pour en faire de nouveaux avec elle. Qu’il était incapable de passer la soirée avec une autre femme, sans penser à elle. « Tu dois savoir que tout ce que nous vivons est déjà mémorable. Mais je ne doute pas sur le fait que tu peux rendre ça encore plus mémorable. » Oh que oui, et il se le promettait intérieurement. Elle méritait du mémorable, elle méritait bien plus encore. Elle méritait l’exceptionnel. Le grandiose. Elle méritait tous les efforts du monde. Et s’il se sentait à la hauteur dans bon nombre de domaines, il ressentait une certaine appréhension quant à ne pas lui suffire, Lui. Il était un excellent amant, il le savait et n’en doutait absolument pas – mais toutes ses conquêtes avaient un point commun : aucun sentiment. Penser à l’aspect physique et intime de leur relation était un mélange de peur et d’excitation mêlées, et il n’avait pas l’habitude. « Au risque de te décevoir, ou pas, je ne suis pas... encore prête pour... l'after. » Il ne peut s’empêcher de sourire face à ses rougeurs et sa gêne évidente. Elle était adorable. Tout simplement adorable. « Je veux dire... Je n'ai eu aucune aventure depuis mon mari... » Et elle méritait le plus grand respect pour cela. Si lui cumulait les rencontres et les nuits sans lendemain, il n’en attendait pas moins d’une femme éperdument amoureuse de son époux. Lui-même pouvait se montrer plutôt fidèle et dévoué quand il était amoureux. Il l’avait été, après tout. Et bien qu’elle ait bafoué sa confiance en le trompait ouvertement, sa vision de la fidélité n’en était pas déformée. « Et j'ai eu un enfant. Je n'ai pas encore » perdu totalement mon ventre de grossesse, je ne suis pas vraiment... désirable... » Il en aurait avalé sa boisson de travers s’il avait bu au même moment. Il l’observe de longues secondes d’un regard brûlant, qu’elle comprenne à quel point elle n’est pas désirable. « Tu es la femme la plus désirable que je n’ai jamais rencontré, Ellana, » qu’il rajoute. Non seulement pour qu’elle en ait conscience et pourquoi pas la rassurer, mais aussi et surtout parce qu’il a senti sa gêne et son manque de confiance le temps d’une fraction de secondes. Elle n’avait pas à se sentir ainsi, pas avec lui. Jamais. « Je ne devrais même pas te dire ça... » qu’il caresse ses doigts des siens pour l’apaiser. « Enfin tout ça pour dire qu'être tous les deux, sur le canapé avec ce verre de vin et discuter, c’est parfait. Parce que j'ai vraiment envie de mieux te connaître Thomas Hudson, et j'ai vraiment envie que tu me connaisses aussi. » C’était tout simple après tout. C’était naturel après tout. Une femme. Un homme. Attirés l’un par l’autre, autant physiquement que moralement. Deux êtres humains qui se rencontrent. Discutent. Apprennent à se connaitre. Il n’y avait rien de plus naturel et de plus logique.

« Ce sera un cheesecake à la fraise pour moi… à emporter », qu’elle prend la décision finale pour eux. Et ça lui plait. « Je prendrais la même chose, » qu’il finit par déclarer en donnant discrètement sa carte pour payer l’addition – une habitude pour lui avec le personnel de ce restaurant.

Ils ne se sont pas quittés du regard le temps que l’on apporte leurs desserts respectifs, et il n’a pas lâché sa main tandis qu’on leur ramenait la voiture. Ils sont comme deux adolescents amoureux, qui se découvrent et découvrent les joies de l’amour nouveau. Ridicule, mais tellement adorable. « Si petit Jaimie avait été plus grand, je lui aurais sans doute pris une part de ce cheesecake, » qu’il annonce dans la voiture en riant légèrement. « Mais ce n’est que partie remise, » qu’il lui dit en conduisant et lui offrant un rapide regard rempli de promesses. Petit Jaimie n’aurait sans doute pas l’occasion de pouvoir manger de cette merveilleuse cochonnerie avec un bon moment.

Et il espérait et estimait qu’il serait toujours là à ce moment-là.

« Tu préfères que j’attende que ta sœur soit partie pour te rejoindre, ou je te raccompagne dignement ? » qu’il lui demande d’une voix douce tandis qu’il se gare devant chez elle. Après tout, inviter un homme chez elle pouvait être fort mal perçu dans sa famille.



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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Lun 11 Juin - 20:50

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
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C'est si simple de me confier à lui, même pour les choses les plus honteuses. C'est tellement étrange d'avouer ces faiblesses face à un homme qu'on veut séduire. Je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure des techniques. Pourtant je me sens obligée de lui avouer que je ne suis pas prête pour faire l'amour avec un autre homme. Bon sang, c'est tellement difficile d'avouer cela à voix haute, de lui dire que je n'ai eu aucune relation depuis mon mari, c'est à dire près d'un an et demi, de lui dire aussi que je n'ai plus un corps aussi sexy que j'ai pu l'avoir. J'ai encore le bas du ventre légèrement bombé suite à ma grossesse, parfois cela me donne presque l'impression d'être encore enceinte de trois mois. Oui, c'est vraiment étrange de devoir dire cela à voix haute, de lui avouer mes faiblesses alors que, lorsqu'on débute une relation, lorsqu'on tente de séduire quelqu'un on se vante plutôt.
Mais comme toujours, Thomas sait agir avec moi, il sait ce qu'il doit faire pour me redonner le sourire et un semblant de confiance. C'est comme s'il me connaissait déjà par cœur et c'est si touchant.
- Tu es la femme la plus désirable que je n’ai jamais rencontré, Ellana.
Je ne peux m'empêcher de rire nerveusement alors que je rougis de plaisir. En un sens j'ai envie de lui dire qu'il ment, que même si je la hais Julie a un côté sexy. Mais je me tais et accepte son compliment. Cela ne sert à rien de se rabaisser, je dois remonter vers le haut, et c'est ce genre de phrase qui va m'aider à le faire. Nos mains ne se lâchent pas, nos regards non plus alors qu'on se dévore presque.
Lorsque le serveur revient, je commande mon cheesecake à la fraise et Thomas fait de même. Ainsi il me confirme qu'il veut bien non seulement me ramener, mais aussi passer la fin de la soirée chez moi, avec petit Jamie si celui-ci est réveillé. On pourrait se dire plus de chose, mais en attendant nos desserts à emporter, on ne se dit rien. Tout passe par nos gestes, ses rotations tendre du pouce sur ma peau, mon léger mordillement de la lèvre inférieure, ses yeux glissant de mon regard à mes lèvres, sans cesse comme pour me dire qu'il voudrait encore m'embrasser.
Finalement, c'est main dans la main que nous retournons à la voiture, je tiens les cheesecakes à la main. J'ai voulu protester lorsqu’il a payé le repas, mais me suis dit que cela ne servait à rien. J'aime les hommes gentleman, j'ai toujours grandi parmi les hommes puissants et aussi galants. Je ne vais pas m'en cacher, j'adore ça et le fait qu'il le fasse sans ciller me va doit au cœur.
On rentre dans la voiture et lorsqu'on doit se lâcher la main, j'ai l'impression de sentir un vide. Mais je ne le montre pas et le laisse conduire sans faire la moue. Ce serait tellement égoïste de ma part franchement. Alors je regarde dehors, comme j'ai toujours l'habitude de le faire, laissant la route filer en ayant déjà hâte d'arriver à la maison.
- Si petit Jaimie avait été plus grand, je lui aurais sans doute pris une part de ce cheesecake. Mais ce n’est que partie remise.
Je me tourne vers Thomas avec un sourire aux lèvres. J'aime la façon dont il parle de Jamie, j'aime le fait qu'il parle de l'avenir avec lui aussi. D'ici à ce qu'il puisse en manger il va s'écouler des mois, voire un an et il en parle de façon si naturelle, sans peur. Ou s'il a peur il ne le montre pas. Je pose ma main doucement sur sa cuisse, en un geste affectif.
- J'y compte bien. On va pouvoir lui faire aimer la cuisine. Ce qui est certain c'est que, dès que je pourrais cuisiner pour lui, il mangera très bien chaque jour.
Je souris grandement, alors que je songe à l'avenir. J'imagine déjà ce petit garçon en train de courir, de rire grandement avant de finalement manger un bœuf bourguignon que je lui aurais préparé, ou alors un dessert fait maison tel un fraisier. Je pense déjà à mon fils devenant un homme et, bon sang, ce que j'ai hâte de vivre ca.

Il finit par se garer devant la maison et je me tourne vers lui alors qu'il me demande finalement :
- Tu préfères que j’attende que ta sœur soit partie pour te rejoindre, ou je te raccompagne dignement ?
C'est tellement galant de sa part de me demander, je ne devrais pas en être étonnée seulement, chaque fois qu'il se montre aussi doux avec moi, je me sens toujours plus charmée. Je glisse ma main dans la sienne et souris grandement.
- Viens avec moi.
Je sors, réajuste ma veste pour ne pas avoir froid et reprend sa main avant d'entrer dans ma maison. C'est des pleurs qui nous accueille alors que j'entends ma sœur lui supplier de dormir. Cela me donne envie de sourire alors qu'elle nous entend. Elle descend en trombe en soupirant.
- Oh bon sang, Ellana ! J'allais justement t'appeler, je n'arrive pas à l'endormir et il n'arrête pas de pleurer.
Je souris avant d'embrasser la joue de ma sœur.
- Tu peux t'en aller, je te remercie beaucoup. Je t'appelle demain ma belle. Je reviens Thomas, je vais voir mon fils.
Je retire de nouveau ma veste et commence à monter les escaliers. Tout ce que j'espère maintenant c'est que ma sœur ne posera pas trop de questions à Thomas, ou ne dira pas trop de bêtises avant de partir. Lorsque je rentre dans la chambre, je m'approche doucement du lit où Jamie s'agite, en pleurs. Lorsqu'il me voit, ses pleurs commencent à se calmer jusqu'à s'éteindre lorsque je le prends dans mes bras. Alors il me regarde droit dans les yeux alors que je commence à chantonner, à lui demander ce qu'il ne va pas. Bien sûr, il ne répond pas mais il me sourit grandement et c'est le plus beau cadeau du monde.
Au bout de cinq minutes, je finis par redescendre, sourire aux lèvres.
- Et regardez qui ne dort pas ! C'est Jamie, je dis en riant. On dit bonjour à Monsieur Hudson.
Le bébé observe Thomas avant de sourire grandement, le reconnaissant sans nul doute. Cela me fait sourire alors que je m'approche de nouveau vers Thomas.
- Allons nous installer sur le canapé. Si tu le souhaites, la cave à vins est dans la cuisine. Je ne doute pas de tes capacités à trouver ce qui ira le mieux avec le cheesecake.
Je prends les devants et marche doucement jusqu'à m'installer sur le canapé. Je prépare un peu les coussins et installe bébé comme je peux. Il reste parfaitement sage, se tournant légèrement, observant le monde qui l'entoure  avant de poser les yeux sur moi. Et le voilà qui me souris de nouveau en levant les bras vers moi.  
- Non mon amour. Je reste auprès de toi mais tu dois t'endormir mon ange.
Je penche mon visage pour embrasser son front, ce qui a le don de l'apaiser. Je me redresse finalement à la recherche de Thomas. Là, assise sur le canapé avec mon fils et Thomas qui s'approche de moi, j'ai l'impression de me sentir complète. Sentiment que je n'ai pas senti depuis bien longtemps... Trop longtemps...
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Ven 22 Juin - 19:32


La soirée ne s’était pas déroulée comme il l’avait imaginé. Il l’avait imaginé simple, un dîner entre deux amis qui apprécient la compagnie de l’un et de l’autre, sympathique, à profiter d’un repas plutôt bon – sans avoir à le préparer en plus – à parler de tout et de rien comme ils l’avaient fait de nombreuses fois depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Il n’avait pas prémédité les mots touchants que la jeune femme lui offrirait. Il n’avait pas anticipé les révélations, ni celles de la jeune femme, ni les siennes. Cela ne signifiait pas que la soirée était un fiasco, encore moins qu’elle était moins bien qu’il ne l’aurait voulu. Au contraire, il se sentait tout simplement heureux. Il n’appréhendait pas cet avenir avec Ellana, quel qu’il soit. Il n’appréhendait pas d’avouer ses sentiments, à l’instant T comme dans le passé. Il n’appréhendait pas de découvrir ses sentiments à elle, inexplicables et insoupçonnables pour lui. là où beaucoup d’autres femmes avaient échoué, Ellana gagnait son cœur. Là où beaucoup d’autres femmes l’avaient fait fuir, Ellana le rendait fou. « Viens avec moi, » qu’elle choisit de l’avoir près de lui quoiqu’il arrive, qui qu’ils rencontrent. Il réalise à cet instant qu’il retenait son souffle, attendant patiemment et impatiemment la réponse. Il aurait parfaitement accepté le fait qu’elle désire qu’il attende que sa sœur parte, qu’elle estime qu’il était trop tôt pour lui présenter quiconque de sa famille. S’il n’avait pas grandi dans une famille d’aristocrate, il baignait dedans depuis suffisamment longtemps pour en comprendre la culture et la philosophie. Pourtant, Ellana n’était pas comme ces femmes de la haute bourgeoisie qu’il avait pu rencontrer au fil des ans. Elle respirait la beauté et la bonté, l’élégance mais également l’égalité. Elle ne considérerait jamais – il en était certain – une autre personne moins importante qu’elle. Comment ne pas succomber à son charme, comment ne pas craquer pour ce cœur et cette âme merveilleuse ? Lui, en tout cas, ne saurait résister. Lui, en tout cas, se laissait charmer avec joie.

« Oh bon sang, Ellana ! » qu’ils sont aussitôt accueilli à peine le pas franchi. La panique que l’on entend clairement dans la voix de la jeune fille les fait sourire. « J'allais justement t'appeler, je n'arrive pas à l'endormir et il n'arrête pas de pleurer, » et il est envahi d’une énorme compassion pour la jeune baby-sitteuse de la soirée. Lui-même serait complétement démuni et dépassé face à pareille situation. « Tu peux t'en aller, je te remercie beaucoup. Je t'appelle demain ma belle » qu’Ellana libère sa sœur de ses obligations de la soirée, avant de se retourner vers lui. « Je reviens Thomas, je vais voir mon fils, » qu’elle lui fait savoir avec un sourire tendre avant de disparaitre dans la chambre du petit garçon que l’on entend en effet bien pleurer. Et le silence se fait presque aussitôt entendre, laissant Thomas et la jolie blondinette en tête à tête. Sourires échangés, regards significatifs, ils n’ont pas besoin de communiquer pour savoir que petit Jaimie est ravi de retrouver la femme de sa vie. « Je pensais que vous reviendriez plus tard, » qu’elle avoue d’une petite voix, mi-étonnée et mi-soulagée. « Mais je mentirais si je disais que je suis déçue… j’adore mon James mais je ne suis définitivement pas prête pour pouponner, » qu’elle plaisante et qu’il rit bien volontiers. Il la comprenait parfaitement, lui-même n’étant pas sûr d’être capable d’être prêt pour cela – le serait-il vraiment un jour cela dit ? Il en doutait. Certes, il adorait petit Jaimie, et il appréciait plutôt bien la compagnie du bambin, et il le lui rendait bien. Mais il n’était pas SON fils. Et bien qu’ils s’entendent si bien avec le fils d’Ellana, il ne doutait pas que ce détail avait son importance – autant pour le garçon que pour lui. « Hum, vous avez l’air d’un homme bien, Mr Hudson. Mais je ne serais pas sa sœur préférée si je ne vous prévenais pas que, si vous lui faites le moindre mal, j’ai les moyens de vous faire disparaitre à jamais sans que l’on ne me soupçonne de quoi que ce soit, » qu’elle finit par dire avec un sourire angélique, avant de tourner les talons et disparaitre de la maison. Il n’a pas le temps de lui signifier qu’il n’en doute pas, et qu’il n’a pas l’intention de faire quoi que ce soit qui ferait souffrir Ellana. Et tant mieux, car au fond, cela ne regarde qu’eux. Son sourire s’élargit à la vue de la jeune femme qui le rejoint dans l’entrée, petit Jaimie dans les bras, plus calme. « Hey, petit Jaimie, je te comprends tu sais… c’est dur d’être loin d’elle, pas vrai ? » qu’il parle au petit comme s’il pouvait le comprendre et même lui répondre. Il a d’ailleurs développé une capacité exemplaire à déchiffrer les gagouillis du petit. « Hé oui, mais tu sais moi aussi j’ai envie de passer du temps avec elle, faut que tu partages un peu, » qu’il lui dit l’air désolé mais pas désolé. « Quoi ? Je t’assure on a une vrai conversation entre hommes là, » qu’il continue sous le regard d’Ellana. « Allons nous installer sur le canapé. Si tu le souhaites, la cave à vins est dans la cuisine. Je ne doute pas de tes capacités à trouver ce qui ira le mieux avec le cheesecake. » Et il se dirige à l’endroit indiqué – car en effet, la soirée n’était pas terminée que le petit soit là ou pas. Une fois son choix fait, il la rejoint avec deux verres, sourire aux lèvres. Il ne sait pas comment, mais le spectacle qu’elle offre, berçant son bébé pour essayer de l’endormir, est touchant. Il en reste immobile quelques instants, comme frappé par une foudre invisible. « Non mon amour. Je reste auprès de toi mais tu dois t'endormir mon ange. » Et une fois qu’elle lui a offert un baiser sur le front, Thomas s’approche enfin et répond au sourire que lui adresse Ellana.

S’était-il déjà senti aussi bien, aussi à sa place dans sa vie ?

Non.

« Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, ni si qui que ce soit te l’a déjà dit, mais… tu es une maman merveilleuse, » qu’il la complimente, sincère. « Elle ne me l’a pas dit, mais ta sœur aussi te trouve courageuse et incroyable. Elle mérite d’être connue, » qu’il ajoute en lui offrant son verre et s’installant confortablement à ses côtés. « Tu as beaucoup de frères et sœurs ? Parce que j'ai pu rencontrer Mattew - qui je crois n'est pas un grand fan de moi - et donc June - qui je crois est la plus jeune ? » qu’il lui demande, non pas pour savoir combien de frères et sœurs pourraient lui tomber dessus s’il dérapait, mais bien parce qu’il veut la connaitre. Entièrement.


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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Dim 1 Juil - 0:34

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
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C'est angoissant de le ramener chez moi, pourtant il est déjà venu chez moi. Je me souviens de cette soirée où je lui ai demandé de venir pour qu'il m'aide à cuisiner. Et il est venu alors qu'il avait un rendez-vous galant. Il m'avait déjà choisi à la place de cette fille dont je ne saurais jamais le nom (je pense pas vraiment que je souhaite le savoir). Et rien que de penser à cela, mon cœur se serre de joie. Je reste tout de même timide, une part de moi me dit que je suis en train de trahir mon mari. Mais l'autre partie me rappelle que je suis en vie, et que je dois vivre justement, pour moi, pour lui, pour mon fils. Je sais que j'ai encore du chemin à faire, je sais que j'ai encore besoin de temps mais lorsque je suis en présence de Thomas, j'ai l'impression que je suis capable de soulever des montagnes.
C'est angoissant de le ramener chez moi, et pourtant je suis terriblement fière de le faire. Fière parce que je suis capable d'avancer, doucement mais surement. Fière parce que je n'ai pas honte de lui tenir la main auprès de ma sœur avant d'aller retrouver mon fils. Fière parce que cet homme est bon avec moi, patient, doux, tendre. Il me l'a même avoué lors du repas...

je sais que tu as besoin de temps, je sais que tu as petit Jamie, je sais que… je suis prêt à attendre...

Mon corps frissonne en repensant à la façon dont il m'a dit cela. Avec force, détermination et émotion, tout cela en même temps. Pourtant il aurait toutes les raisons de se dire que je ne suis pas forcément un bon parti. Je suis une jeune veuve qui vient d'avoir un enfant. Même papa qui souhaite plus que tout me faire épouser un bon parti a un peu de mal. Si je n'avais pas souhaité garder cet enfant, cela lui aurait bien arrangé les choses. Mais pour rien au monde je n'aurais pu abandonner Jamie. Oui, il aurait pu se dire que je n'étais pas le genre de femme qui pourrait le séduire, lui qui aime sortir, lui qui aime les belles choses. Et pourtant, cela semblait si naturel lorsqu'on s'est embrassé, si simple lorsque sa main a trouvé la mienne. Suis-je si chanceuse que je n'aurais pas un, mais deux hommes si bons dans ma vie.
Lorsque je descends les escaliers, je sens son regard sur moi qui ne me quitte pas, me caressant la peau aussi tendrement qu'il me brûle. Je finis par être devant lui et je le regarde alors qu'il pose les yeux sur mon fils. Il aurait tous les droits d'être mal à l'aise, peureux, non désireux d'être auprès d'un bébé, et pourtant il montre une telle tendresse que je ne peux être qu'attendri, toujours plus.
- Hey, petit Jaimie, je te comprends tu sais… c’est dur d’être loin d’elle, pas vrai ?
Je le regarde alors que mon cœur s'emballe. Lui aussi ressent cette absence lorsqu'on s'éloigne l'un de l'autre ?..
- Hé oui, mais tu sais moi aussi j’ai envie de passer du temps avec elle, faut que tu partages un peu.
Je me mordille la lèvre inférieure pour m'empêcher de rire. Bon sang, ce que j'aimerais l'embrasser à nouveau pour lui signifier qu'il compte pour moi, de plus en plus, pour le remercier aussi d'être ainsi avec moi.
- Quoi ? Je t’assure on a une vrai conversation entre hommes là, qu'il me dit face à mon regard insistant.
Je lui souris, amusée sans rien dire de plus alors que je propose d'aller dans le salon pour manger le dessert. Je lui indique même la cuisine alors que j'installe Jamie à côté de moi. Bien sûr qu'il veut être dans mes bras mais il doit absolument s'endormir. Du coup je l'installe bien et embrasse son front alors qu'il semble bien plus calme que tout à l'heure. Je m'assure qu'il ne tombera pas, bien que je doive toujours le surveiller bien sûr, et me retourne alors que Thomas s'approche, bouteille de vin à la main.
- Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, ni si qui que ce soit te l’a déjà dit, mais… tu es une maman merveilleuse.
Je cligne rapidement des yeux, me sentant rougir alors que je suis prise au dépourvu. Je finis par sourire timidement alors que je secoue un peu la tête.
- Je n'en sais rien... J'essaye de l'être en tout cas. Maintenant qu'il est ici je me demande comment j'ai bien pu faire sans lui dans ma vie. Il m'a sauvé la vie, je murmure alors que je pose mon regard sur mon fils.
Si j'étais restée en Angleterre, j'aurais essayé de rejoindre James dans la tombe, c'est pour ça que j'ai rejoint ma famille dans ce pays. Mais même ici j'étais si malheureuse que j'ai failli perdre la vie sans l'intervention de Matthew. Sans mon bébé, qui sait dans quel état je serais encore aujourd'hui. Et sans Thomas aussi quand j'y pense, cet homme toujours à mes côtés ne cessant de me faire des compliments.
- Elle ne me l’a pas dit, mais ta sœur aussi te trouve courageuse et incroyable.
- Je ne me sens nullement courageuse... J'ai surtout de la chance. J'ai une situation qui me permet d'avoir une maison, de pouvoir élever mon fils sans trop m'inquiéter. Mais j'aimerais bien aussi cuisiner à nouveau, peut-être ouvrir mon propre restaurant. Enfin je ne m'en sens clairement pas la force maintenant, je dis en riant.
- Elle mérite d’être connue. Tu as beaucoup de frères et sœurs ? Parce que j'ai pu rencontrer Mattew - qui je crois n'est pas un grand fan de moi - et donc June - qui je crois est la plus jeune ?
Il m'a dit qu'il voulait plus me connaître, et je suis toujours aussi touchée de voir qu'il ne me mentait pas. Il s'installe à côté de moi et je prends le verre de vin que je sens d'abord avant d'en prendre une petite gorgée. Je n'ai pas encore goûté aux cheesecakes mais le choix du vin est divin.
- Juste ces deux-là, et ce sont les meilleurs. Pour ce qui est la plus jeune, ce n'est pas vrai. Je suis la petite dernière de la famille McGregor, mais aussi la première à avoir un bébé. Il faut croire que je suis précoce, je dis en riant.
Je me tourne un peu vers mon fils qui commence à s'assoupir et je souris. D'ici peu il va dormir, comme le véritable chou qu'il est.
- Et toi, suis-je en droit de te demander de me parler de ta famille. Je ne connais que le grand cuisinier avec qui j'ai eu l'honneur d'apprendre la cuisine. Et on sait tous les deux que tu adores parler de toi, je dis en le taquinant.
Je me penche un peu pour prendre les boîtes où sont les cheesecakes. Je lui tends sa boîte et ouvre la mienne avant de prendre une bouchée, fermant les yeux pour savourer tous les arômes de ce gâteau.
- Mmh... C'est divin.
Je rouvre les yeux, plongeant mon regard dans ceux de Thomas.
- Merci de m'avoir amené dans ce restaurant en tout cas. C'était merveilleux, sauf en ce qui concerne la serveuse mais on dira rien...
Parce que je me sens froncer le nez et la colère remonte alors qu'elle n'a nulle raison d'être. Il est avec moi en ce moment, chez moi à discuter, à tout faire pour qu'on se connaisse.
- Donc tu veux en savoir plus sur moi... Et bien comme tu le sais je suis une McGregor, j'ai grandi avec une cuillère dans la bouche. Je me suis battue par amour, je crois que je suis une fleur bleue et une passionnée. Tu sais que ma passion est la cuisine. Mmh... J'aime la couleur bleue, j'adore les fleurs ca me donne toujours le sourire. Le printemps est ma saison préférée, j'aime prendre de long bain avec plein de mousse et j'adore le son du piano. Je dors du côté gauche, je ne dors pas dans le noir si je suis seule. J'aime bien cette maison, même si elle me semble encore trop grande pour moi. Je n'aime pas vivre seule, je lui avoue à voix basse. Je n'ai jamais dit ça a personne, mais je sais que je peux tout te dire. Tu ne me juges pas comme le font les autres, tu me vois. Moi, et moi seule...
Je souris timidement avant de remettre la cuillère dans ma bouche. Au moins, manger me donne une certaine contenance. Comme toujours avec lui, il est si facile de se confier, si facile de tous lui dire même les choses qui peuvent sembler difficile. Je crois que c'est une des choses que j'aime avec lui, la simplicité de nos échanges, la confiance dans nos confessions.
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MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Sam 14 Juil - 21:19


« Je n'en sais rien... J'essaye de l'être en tout cas. Maintenant qu'il est ici je me demande comment j'ai bien pu faire sans lui dans ma vie, » tout comme Thomas se demandait comment il avait pu avancer dans la vie sans l’avoir à ses côtés, elle. Ridicule pourtant. Il avait parfaitement avancé dans la vie, était devenu un grand chef cuisinier, étoilé plusieurs fois et il avait construit un empire – certes minime mais tout de même – grâce à son restaurant renommé et apprécié. Seul. Par sa propre volonté, son propre acharnement, sa propre détermination. Pourtant, pourtant n’avait-il pas manqué de quelque chose durant tout ce temps, tout ce chemin parcouru ? Ne lui manquait-il pas quelque chose d’inexplicable et d’inexpliqué depuis des années ? Ne l’avait-il pas ressenti, bien qu’incapable de mettre le doigt dessus ? Ne s’était-il pas donné corps, cœur et âme dans chaque instant qu’avait été sa vie depuis qu’il avait quitté l’Angleterre ? Ne s’était-il pas réfugié dans le déni ? A se sentir si bien, si apaisé, si détendu et si heureux aux côtés de la jeune femme et de cet enfant qui n’était pas le sien, il devait bien reconnaitre des vérités aujourd’hui. « Il m'a sauvé la vie, » qu’elle enchaine naturellement. Il voulait bien la croire, car perdre un être cher avait quelque chose de catastrophique et de tragique, au point de se perdre et d’être transformé à tout jamais. Au point, parfois, d’avoir le secret désir de rejoindre ces personnes perdues et aimées. Il n’était qu’un enfant à l’époque où ses parents lui avaient été emportés, aussi n’avait-il pas vécu et surmonté le deuil comme n’importe quel adulte. Il avait appris les choses au fur et à mesure que le temps passait, qu’il grandissait. Il avait d’abord compris que ses parents étaient partis. Loin. Pour ne jamais revenir, même s’ils l’auraient ardemment souhaité. Il avait compris ce qu’était la vie, la mort. Il avait appris la religion, avait appris à l’accepter ou à la renier. Il avait appris qu’il y avait une vie après la mort, ou qu’il n’y avait qu’une vie à vivre pleinement et sans regret. Il avait appris que parfois, parfois, on ne choisit pas de partir. Parfois, parfois, nous ne sommes pas abandonnés lâchement. Ne pouvait-il pas comprendre que ce petit être fragile, délicat et adorable puisse avoir eu autant d’impact dans la vie d’Ellana ? Si. Si, il comprenait parfaitement. « Je ne me sens nullement courageuse... » qu’elle rougit à cette idée. « J'ai surtout de la chance. J'ai une situation qui me permet d'avoir une maison, de pouvoir élever mon fils sans trop m'inquiéter. Mais j'aimerais bien aussi cuisiner à nouveau, peut-être ouvrir mon propre restaurant. Enfin je ne m'en sens clairement pas la force maintenant, » qu’elle énumère lentement, doucement, comme pour avouer un rêve encore trop fragile. « La chance n’a rien à voir avec le courage, Ellana. Il faut du courage pour surmonter un deuil aussi important et douloureux que de perdre une personne chère. Il faut du courage pour accepter d’être une mère célibataire. Il faut du courage pour traverser des kilomètres, s’installer dans un nouveau pays, s’adapter à un nouveau climat, une nouvelle culture. Et je sais de quoi je parle, du courage j’en ai eu à revendre – en toute modestie, » qu’il ajoute avec un sourire taquin. Il n’avait pas honte de se lancer cette fleur-là. Il était fier de son parcours, fier du chemin achevé, fier de sa réussite, fier de ce qu’il avait construit. « Le restaurateur en moi craint la perspective que tu ouvres ton propre restaurant – ça signerait ma faillite, à coup sûr, » qu’il la complimente à sa façon. « Mais l’homme que je suis, » qu’il ajoute en lui prenant la main, comme pour la soutenir quoiqu’il arrive, « ne peut que t’encourager à te lancer dans l’aventure si l’aventure t’appelle à ce point. Si on a compris une chose, toi et moi, au fil des ans, c’est que la vie est bien trop courte pour se mettre des barrières et laisser la peur nous guider, » qu’il lui donne tout simplement son avis. Qu’elle le pense ou pas, peu importait au fond. Il était là pour l’aider à y croire.

Tout comme elle parvenait à lui faire regretter de ne pas avoir eu lui-même de fratrie avec qui partager envies, espoirs, rêves et doutes. « Juste ces deux-là, et ce sont les meilleurs. Pour ce qui est la plus jeune, ce n'est pas vrai. Je suis la petite dernière de la famille McGregor, mais aussi la première à avoir un bébé. Il faut croire que je suis précoce, » qu’elle rit en lui parlant de sa famille qu’elle aime sans aucun doute. « Pas étonnant qu’ils soient aux petits soins alors, » qu’il hoche la tête, comprenant la protection sans faille de Matthew et June McGregor. Il était fils unique, mais il avait été suffisamment entouré de gosses et d’amis pour s’être senti lui-même l’âme protectrice un jour. « Et toi, suis-je en droit de te demander de me parler de ta famille. Je ne connais que le grand cuisinier avec qui j'ai eu l'honneur d'apprendre la cuisine. Et on sait tous les deux que tu adores parler de toi », qu’elle demande timidement mais assurément, sourire aux lèvres. Parler de sa famille, il n’en avait pas l’habitude. Parler de sa famille, il ne le faisait jamais. Pas parce qu’il en avait honte. Pas parce qu’il n’en avait pas envie. Mais parce que personne ne s’intéressait suffisamment à lui pour s’en inquiéter. Sans compter que, lorsqu’il annonçait être un orphelin précoce, on lui déversait une compassion maladroite qui plombait souvent l’ambiance. Mais Ellana s’était confiée à lui, plus d’une fois, et avait partagé ses propres peines. Ne méritait-elle pas la pareille ? « Il n’y a pas grand-chose à dire sur ma famille, en fait… je n’ai pas de frère, pas de sœur et jusqu’à ce soir je dois avouer que ça ne me dérangeait pas, » qu’il rit légèrement. « J’ai été élevé par mes grands-parents, par la force des choses, qui m’ont tout donné, tout appris. Mes parents sont décédés dans un accident de voiture quand j’étais petit, » qu’il avoue alors à demi-mots, le chagrin est là mais la terrible vérité est que Thomas a toujours vécu sans eux. « Granny t’adorerait, si j’osais lui parler de toi je suis persuadé qu’elle trouverait le moyen de te contacter pour passer des heures à te parler, » qu’il rit plus fortement à cette idée, notant dans sa voix toute l’affection qu’il lui portait. « Quant à Pop, il tenterait sans doute – en vain – de l’en empêcher. Ils n’ont pas toujours eu la vie facile… se retrouver avec un enfant à charge quand on touche un minime retraite, ce n’est pas aussi simple. Pourtant, ils l’ont fait. Et jamais, jamais je ne les ai entendus se plaindre ou me refuser quoique ce soit, » qu’il admettait bien volontiers. Il éprouvait une certaine honte que de vivre loin d’eux, que d’être parti si loin, quand il leur devait la vie, le monde et plus encore. Il était envahi de honte que de ne pas les appeler plus souvent, de ne pas leur rendre visite plus souvent. Pendant si longtemps, il les avait fui car ils étaient les seuls à pouvoir le forcer à affronter la réalité quand lui ne se sentait pas prêt. Et aujourd’hui, aujourd’hui qu’en était-il ?

Naturellement, ils découvrent les cheese-cake et l’appétit revient de plus belle – faut dire que ce sont de petites merveilles. Il l’observe savourer sa part, et il parvient difficilement mais sûrement à freiner un râle de désir quand elle s’exclame naturellement : « Mmh... C'est divin. » Tout comme il ne doutait pas un instant qu’elle serait divine sous ses lèvres et sous ses mains. Mais la désirer était déplacé, totalement déplacé, alors qu’elle grignotait son dessert après leur premier rendez-vous, son fils d’à peine quelques mois à leurs côtés. Il tousse pour se donner contenance et parvient à lui offrir un sourire ravi qu’elle apprécie ce qu’elle mange, avant d’engouffrer lui-même une part de son dessert en bouche. Histoire de ne pas penser au goût de la jeune femme. « Merci de m'avoir amené dans ce restaurant en tout cas. C'était merveilleux, » qu’elle lui dit attendrie, le rouge aux joues et les étoiles dans les yeux. Comment pouvait-il résister ? Pendant plusieurs secondes, bon sang peut-être même minutes, ils se contemplent, ils s’observent, ils se dévorent du regard et il en a leur cœur qui palpite. Heureusement, Petit Jamie gigote et les ramène à la réalité, la forçant à enchainer et à briser cet instant électrisant. « Donc tu veux en savoir plus sur moi... » Oui, oui il voulait en savoir plus sur elle. « Et bien comme tu le sais je suis une McGregor, j'ai grandi avec une cuillère dans la bouche. Je me suis battue par amour, je crois que je suis une fleur bleue et une passionnée. Tu sais que ma passion est la cuisine. Mmh... J'aime la couleur bleue, j'adore les fleurs ça me donne toujours le sourire. Le printemps est ma saison préférée, j'aime prendre de longs bains avec plein de mousses et j'adore le son du piano. Je dors du côté gauche, je ne dors pas dans le noir si je suis seule. J'aime bien cette maison, même si elle me semble encore trop grande pour moi. Je n'aime pas vivre seule… Je n'ai jamais dit ça à personne, mais je sais que je peux tout te dire. Tu ne me juges pas comme le font les autres, tu me vois. Moi, et moi seule... » qu’elle avoue sans s’arrêter, qu’elle énumère à tout va sans réfléchir. Et ça lui plait. Ce qu’il entend lui plait, ce qu’il voit lui plait. Aussi lui offre-t-il un sourire, qui s’étire lentement, comme pour savourer chaque seconde. « Toi et moi… On est aussi différents que semblables, » qu’il rompt le nouveau silence. « J’ai été élevé par mes grands-parents et, sans être pauvres à proprement parler, ils ont galéré pour maintenir le cap. J’ai fui l’amour pendant des années, refusant de me battre pour une cause que j’estimais perdue. Mais je me découvre une passion pour la couleur bleue depuis que je t’ai revue, et la cuisine est notre plus grand amour à tous les deux. J’aime les douches rapides, car je ne supporte pas l’idée de perdre du temps. Je joue du piano, de la guitare et peut-être même un peu de batterie, mais je ne joue jamais devant personne. Je dors au centre du lit, je n’y peux rien je m’étale complètement. Et je ne peux pas dormir si je ne suis pas complètement dans le noir. Quant à vivre seul… » qu’il conclut à son tour. « Disons que j’ai le mal de la solitude, mais que je n’ai jamais envisagé de vivre autrement, » jusqu’à maintenant.

Absurde.

« Ces différences t’effraient-elles ? » qu’il demande d’une voix douce, rendue rauque par la flamme qu’il lit dans son regard. Il ne s’en est pas rendu compte, mais il s’est dangereusement rapproché d’elle et se trouve à présent à un souffle de ses lèvres tentatrices. « Personnellement, je m’en contre-fous totalement. Comme tu l’as dit… je ne vois que toi. Toi seule, » qu’il termine dans un souffle, lui laissant libre choix de l’embrasser comme ils le désirent tous deux, ou de lui demander de partir comme il devrait le faire. Mais c’est Petit Jamie qui choisit pour eux, secouant ses gambettes entre eux, les forçant à se séparer et à porter leur attention sur lui. Thomas éclate d’un rire sincère avant d’attraper les petits pieds du bambin et de prétendre venir les mordre. « Ok, ok, j’ai compris, tu me surveilles et tu veilles sur elle, » qu’il imagine les pensées du petit garçon. « Je ferais mieux d’y aller, » qu’il annonce alors. « Si je reste une minute de plus, je serais sans doute incapable de ne pas t’embrasser, et encore moins de ne pas vouloir plus… et ce n’est pas le bon moment, » qu’il sourit en chatouillant Petit Jamie.

Il lui faut toute la force et tout le courage nécessaires pour se relever et avancer vers la sortie. Toute la force et le courage nécessaires pour ne pas céder à la tentation de goûter ses lèvres une fois encore. Et quand il se retourne pour lui signaler qu’il la rappellerait le lendemain, pour prévoir une autre soirée de ce goût-là, il n’a pas le temps de dire « ouf » qu’elle est déjà face à lui, ses doigts emmêlés dans sa tignasse brune et ses lèvres collées aux siennes. Qu’elle fasse la démarche encore une fois, elle, le prend au dépourvu et le chamboule totalement. Tellement qu’il ne peut que répondre fièvreusement. C’est un baiser plus passionnel, plus intense, plus sauvage que le premier. Un baiser où ils laissent libre cours à cette attirance palpable et indescriptible. Puis, les yeux clos et les lèvres gonflées de leur baiser, elle recule légèrement pour le laisser partir. Il en a le souffle coupé, tant et si bien qu’il tourne les talons sans rien dire, mais son regard lourd de promesses.
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