Vice et Versa
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ellana McGregor
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/05/2017
MESSAGES : 559

MessageSujet: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Jeu 1 Mar - 21:57

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
Je suis nerveuse.
Je sais que je ne le devrais certainement pas, je ne devrais pas me sentir ainsi et pourtant je ne peux m'empêcher. Durant toute l'après-midi, j'étais avec June qui ne cessait de s'occuper de James, comme la bonne tata qu'elle était. Elle n'a cessé de lui faire des bisous, de le bercer et lui n'a cessé de sourire en observant sa tante. Il grandit tellement vite et il commence à bien regarder les choses qui l'entourent maintenant. Il commence même à bien bouger si bien qu'il faut le tenir si on ne veut pas le laisser tomber. Au début, j'avais un peu de mal à laisser mon fils dans les bras des autres. Je sais que c'est certainement égoïste mais il est toute ma vie et j'avais une trouille bleue qu'il lui arrive quoi que ce soit. Maintenant je commence à confier mon fils avec plus de confiance, et je sais bien qu'il faudra que je ne sois pas trop mère poule. Je crois que je passe un cap ce soir car c'est la première fois que je vais laisser mon fils à ma sœur.
J'ai passé donc mon après-midi à essayer tenu sur tenu, c'était un véritable défilé de mode. Il y a des moments où je me trouvais comme une vieille dame, d'autre où j'étais clairement trop sexy. June n'a cessé de se moquer de moi et de mon stress, mais cela a eu pour effet de me dérider. Elle sait comment me faire déstresser, elle me connaît par coeur après tout. Elle n'est pas ma soeur pour rien. J'ai donc décidé de porter une robe longue légrement bleutée. Élégante, j'ai préféré ce genre de robe car même si Thomas ne m'a pas encore donné l'adresse du restaurant, je sais déjà que ce sera de la haute gastronomie. Le problème lorsque l'on est cuisiniers, c'est que nous avons un palais qui est plus sensible que les autres. Ce n'est pas une mauvaise chose, juste une réalité. Je regarde l'heure et remarque qu'il me reste une heure avant le rendez-vous. Je me regarde une dernière fois dans le miroir alors que June arrange ma coiffure. Elle ne cesse de sourire alors que je me tourne finalement vers elle.
- Quoi ?
- Non rien... Juste tu es... Magnifique. Je suis heureuse que tu te permettes de sortir à nouveau.
Je me sens rougir alors que le souvenir de mon défunt mari me vient en mémoire. Je ne saurais dire si c'est un rendez-vous galant ou non, mais je dois avouer que j'aimerais bien que ça le soit. Cependant, j'ai toujours cette petite impression de trahir mon mari. Cela va faire un an qu'il nous a quitté et je sais que je devrais commencer à refaire ma vie, mais je n'arrive pas à oublier cet homme que j'aime toujours de tout mon cœur, et que j'aimerais toujours. Pourtant Thomas prend une place de plus en plus importante et je ne peux négliger cette sensation qui m'envahit quand il est auprès de moi. Je me souviens de sa façon d'embrasser ma joue au nouvel an quand j'aurais voulu plus, même si je sais que je l'aurais certainement rejeté au final. Je me souviens de sa main sur ma peau, tendre et délicate alors que son regard était fort et brut.

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor...

Je n'ai toujours pas su dire s'il me taquinait ou s'il le pensait réellement. Et s'il avait envie de dîner avec moi depuis si longtemps ? Et si, depuis que l'on s'est retrouvé, il voulait m'inviter mais qu'il n'a osé le faire car il sait parfaitement que je suis une femme encore sensible. Rien que de penser cela, mon cœur se gonfle un peu plus et un sourire timide se dessine sur mes lèvres. June le remarque sans peine et me fait un baiser sur la joue alors que mon portable vibre.
- Il est en bas...
June cours jusqu'à la fenêtre afin de regarder et elle finit par se tourner vers moi en tapant dans ses mains.
- Olala il est trop beau !!!
Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel et je m'approche d'elle alors que Jamie est dans son berceau.
- Bon, tu oublies pas son petit bain, et le biberon avant qu'il aille dormir. Surtout n'hésite jamais à m'envoyer des sms si tu as un doute sur quelque chose ou s'il se passe quoi que ce soit. N'hésite pas hein !, je dis légèrement paniquée.
Elle sourit et me regarde droit dans les yeux alors qu'elle pose ses mains sur mes épaules.
- Tout va bien se passer je te le promets. Aller maintenant vas-y, il est en train de t'attendre.
Je m'approche du berceau, caresse la joue de mon fils une dernière fois avant de finalement sortir de la pièce. Si je reste une seconde de plus je sens que je vais me défiler et vouloir rester avec mon fils. Finalement j'enfile ma veste et j'ouvre la porte sous le regard inquisiteur de June.
- Bonne soirée !, qu'elle hurle en faisant des signes de la main à moi, mais aussi à Thomas.
Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire alors que je serre le manteau contre moi. Il peut juste voir que je suis en robe mais pas les détails du décolleté dans le dos ou les bijoux qui agrémentent la robe. J'appréhende déjà, tout comme j'ai hâte de faire tomber mon manteau et de voir son regard sur moi. C'est le genre de moment que chaque femme attend avec impatience. Très révélateur.
Je m'approche de lui tout sourire, les joues déjà légèrement rosies par le froid.
- Bonsoir, je souffle un peu timidement avant de venir lui embrasser la joue tendrement.
Une fois les salutations faite, je m'installe dans sa voiture et me tourne vers lui.
- Tu ne veux toujours pas me dire où on va n'est-ce pas ? Je demande amusée.
Je suis terriblement curieuse mais j'aime aussi les surprises, et je sens qu'il va m'étonner. Cette soirée ne fait que commencer et je suis déjà terriblement heureuse.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas Hudson
Admin cho-cho-cho Lapin
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 23/11/2017
MESSAGES : 122

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Jeu 15 Mar - 17:08


S’il était sûr de ce qu’il faisait ? Absolument pas. Il y avait tellement de raisons d’annuler ce rendez-vous, qu’il ne parvenait pas à faire le compte. Il y avait tellement de raisons d’annuler ce repas, qu’il ne parvenait pas à réfléchir correctement. Ellana était à l’opposé de toutes les femmes qu’il avait pu fréquenter jusque-là. Et pour cause, elle représentait un idéal jamais atteint, jamais trouvé. Par principe, par bon-vouloir, par volonté. Elle n’était pas seulement belle à couper le souffle. Elle n’était pas seulement délicate comme de la porcelaine, forte comme un roc. Elle n’était pas seulement sensible et adorable comme l’une de ces fleurs qu’elle avait vendues pendant des semaines et des mois. Elle n’était pas seulement une amie. Elle n’était pas seulement dévouée et gentille. Elle n’était pas seulement intelligente et futée. Toutes les partenaires que Thomas choisissait depuis des années avaient un profil particulier, adapté et commun. Des femmes avec qui il était certain – CERTAIN – de ne jamais se sentir capable et désireux de créer quelque chose de solide. Des femmes avec qui il était persuadé – PERSUADE – de ne jamais se découvrir l’envie d’être deux. Au fil des années, il les avait toutes aimées. Les jolies blondes. Les jolies brunes. Les jolies rousses. Les jolies brésiliennes. Les jolies danoises. Les jolies femmes d’affaires. Les jolies barmaids. Il ne regardait jamais la classe sociale, le physique avantageux ou atypique. Il rencontrait, il appréciait, il était attiré et il attirait. Les choses étaient simples. Claires. Précises. Il n’y avait jamais d’entourloupes. Jamais de « et si ». Jamais de « on se rappelle ». Avec Ellana McGregor, il le savait au plus profond de lui-même, les choses ne seraient jamais aussi simples. Aussi claires. Aussi précises. Les choses allaient être compliquées. Particulières. Différentes. Et pour un homme qui s’était juré – promis – de ne jamais se laisser aller à ce genre de frivolités et bêtises, il ne semblait pas être trop indécis et trop perturbé à l’idée de faire ce grand saut dans l’inconnu. Si Luce le voyait là, maintenant, elle n’en finirait pas de se moquer de lui. De rire. De taquiner. De remuer le couteau dans la plaie. Elle serait sans nul doute ravie de le voir capable de renoncer à quelque chose de tellement ancrée en lui, mais elle n’hésiterait pas une seconde à en faire des tonnes. De quoi le rendre dingue. Aussi était-il seul chez lui, à se préparer et à se poser tout un tas de questions existentielles et ridicules. Lui qui détestait cela, lui qui haïssait cela, il y avait de quoi rire. « Respire, vieux, ce n’est qu’un dîner, » qu’il rassure le portrait qu’il voit dans le miroir alors qu’il a choisi un costume des plus simples et des plus chics. Le noir lui va si bien, c’est toujours une valeur sûre. Mais là où les femmes passent des heures à se préparer et à angoisser quant à la soirée qui s’annonce pour elles, les hommes n’ont pas les mêmes appréhensions. Non, Thomas se moque bien de quel costume porter, quelle cravate choisir, quelles chaussures enfiler. La seule chose à laquelle il pense, Thomas, c’est la femme qu’il ne va pas tarder à aller récupérer au bas de chez elle. Ellana. Ellana. Ellana. Voilà à quoi, ou plutôt à qui il pense. Et ça, ça, c’est terriblement perturbant.

Thomas est un homme qui a connu plus de conquêtes qu’il n’a aimé dans sa vie. Les femmes, c’est autant son domaine que la cuisine – pour dire ! Pourtant, là, tout de suite, il se sent comme un adolescent qui sort pour la première fois avec la fille pour qui il a un béguin fou. Avec Clarisse, il s’était préparé calmement, chantonnant et souriant. Avec Clarisse, il avait eu un sourire sincère, il avait été de bonne humeur, il avait programmé une soirée typiquement charmante et charnelle. Avec Clarisse, il avait su où il avait envie d’aller et où ils iraient, de A à Z. Avec Ellana, il ignorait totalement où il mettait les pieds, mais clairement pas dans la case soirée charnelle pour une nuit. Non seulement Ellana n’était pas le genre de femmes à offrir une nuit charnelle à un homme, mais lui non plus ne souhaitait pas – jamais – la considérer comme ce genre de femmes. Non. Thomas, il avait envie de la traiter comme une princesse, comme une reine même. Il avait envie de la voir sourire. Il avait envie d’être à l’origine de ce sourire, de ce fou rire. Il avait envie d’être celui qui redonne cette joie, ce bonheur qu’elle croyait perdu et oublié à jamais. Et c’était en cela qu’elle était différente, perturbante et terrifiante pour lui.

Elle lui donnait envie d’autre chose. De plus. De meilleure. De grandiose. D’intense. De folie.

Elle lui donnait envie d’être quelqu’un d’autre. De meilleur. De plus. De grandiose. De vrai.

Elle était époustouflante. Renversante. Eblouissante. Il ne pouvait voir sa tenue intégralement, et pourtant même ainsi elle était incroyablement magnifique. « Bonne soirée ! » qu’il entend au loin une voix qu’il croit reconnaitre des tréfonds du passé – une sœur qui avait sans doute déjà rendu visite à Ellana à Londres lorsque celle-ci était sa stagiaire. Il ne peut qu’adresser un vague signe de tête et un sourire pantois tant son regard est incapable de voir autre chose ou quiconque d’autre qu’Elle. Et elle sourit. Et elle rit. Et il est foutu. « Bonsoir, » qu’elle finit par s’adresser à lui, non sans déposer un baiser délicat et fragile sur sa peau, avant de laisser place à la fraicheur ambiante. Il se reprend vite, lui ouvrant la portière côté passager et a le temps de recouvrer ses esprits avant de s’installer à son tour au volant. Il a le cœur qui tambourine à mille à l’heure, les joues bouillantes d’un jeune homme qui découvre les premiers émois de l’amour. RIDICULE ! « Tu ne veux toujours pas me dire où on va, n’est-ce pas ? » qu’elle brise le silence et lui permet de souffler en riant de la situation. « Et gâcher la surprise ? Tu me connais, j’aime beaucoup trop ça pour succomber à ton charme diabolique et tout avouer avant même que ça n’ait commencé, » qu’il lui répond yeux dans les yeux et d’une voix rauque remplie de secrets ténébreux. L’effet est indéniable et instantané, et pas nécessairement celui voulu. « Tu es magnifique, » qu’il la complimente enfin et malgré le fait qu’il ne l’ait pas encore entièrement vue. En gentleman qu’il est, il ne peut pas démarrer sans le lui avoir dit. « L’endroit où je t’emmène a une place particulière dans mon cœur, » qu’il lui raconte sa petite anecdote en attendant qu’elle ne découvre la réalité. « Quand je suis arrivé en ville, Los Angeles ne m’a pas ouvert ses bras au premier regard – tu t’en doutes – et j’ai dû faire mes preuves, trouver mes marques, bref, j’ai dû trouver un boulot avant de m’engager dans l’aventure qu’est devenue le Hudson », et ça n’avait pas été si aisé que ça. « C’est là-bas que je me suis établi et que j’ai pu encore me perfectionner. J’y retourne donc souvent, Pierre – le cuisinier et propriétaire du lieu – est sans doute le seul dans le milieu à ne pas avoir changé de comportement avec moi sous prétexte que je suis allé plus loin que lui n’est allé, » qu’il lui explique naturellement. Pierre est fier de ce qu’il a, de ce qu’il fait, il aime son métier et c’est bien la seule chose qui doive compter pour un cuisinier. « Il ne se gêne pas pour me remettre à ma place quand il le juge nécessaire – et vu ma modestie, tu imagines bien que ça arrive souvent, » qu’il plaisante gaiement. C’est ce qu’il apprécie le plus chez Pierre et ce qui l’amène à revenir souvent à The Ivy. Ça lui ramène les pieds sur terre.

Quelques minutes plus tard, les voilà arrivés et face à la devanture fleurie mais qui ne ressemble pas à un restaurant de luxe tel qu’on les connait, Thomas a la trouille que ça ne lui plaise pas. « C’est loin des restaurants aristocratiques que tu as pu connaitre, » qu’il commence à s’excuser bêtement, « mais je te promets que tu ne seras déçue » qu’il est sûr de lui. Comme il le dit souvent, il n’y a pas besoin de payer une somme faramineuse pour bien manger. Rapidement, il sort du véhicule pour en faire le tour et ouvrir à la jeune femme. Sourires échangés, regards échangés, et le stress disparait comme par enchantement laissant place à un naturel déconcertant. « Vos clés, Mr Hudson ? » que demande le voiturier sourire aux lèvres. « Merci, Georges – inutile de te demander de faire attention, » qu’il tend les dites-clés au jeune homme qui sourit largement avant de grimper dans son véhicule à la peinture parfaite et à un prix assez exorbitant. Il n’est pas très porté sur la chose, mais c’est la seule voiture qu’il possède et il y tient. « Il va sans nul doute faire quelques tours de pâtés de maison avec, je le sais, » qu’il explique à Ellana tandis qu’ils avancent dans l’entrée du restaurant The Ivy. « Tout comme il sait qu’à la moindre gourde, c’est lui qui paie la note, » qu’il ajoute en souriant, fier de lui. Au fond, il sait pertinemment que Georges ne lui ramènera jamais sa voiture dans un sale état – le gamin est trop attentif et perfectionniste pour ça. Le temps de saluer l’hôtesse, de sourire à droite et à gauche, et Ellana découvre enfin son manteau, se dévoilant intégralement. De quoi lui couper le souffle. De quoi le subjuguer. « Félicitations, Mademoiselle, » qu’ose interrompre l’hôtesse – Carlie – le sourire aux lèvres. « Vous êtes parvenue à faire taire Thomas Hudson, c’est un véritable miracle, » qu’elle rit en plaisantant avant de leur demander de la suivre à leur table. S’il parvient à recouvrer ses esprits.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana McGregor
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/05/2017
MESSAGES : 559

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Sam 17 Mar - 0:16

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
Je suis à peine installé sur le siège passager que je commence à l'interroger, que je tente de savoir où Thomas pourrait-il bien m'amener. Seulement je n'en sais rien et je n'en ai aucune idée. Il faut dire que je ne connais pas aussi bien Los Angeles que je peux connaître Londres ou d'autres villes d'Angleterre. Pourtant, je suis curieuse et je veux savoir alors je me permets de lui poser la question.
- Et gâcher la surprise ? Tu me connais, j’aime beaucoup trop ça pour succomber à ton charme diabolique et tout avouer avant même que ça n’ait commencé.
Je pouffe de rire alors que je tourne la tête vers lui. Il ne veut rien me dire et c'est tout à son honneur mais je suis tout simplement en train de m'agiter sur mon siège.
- Succomber à mon charme ? C'est parce que je porte un manteau, tu verras lorsque je lâcherais ce manteau tu pourras plus me dire non, je dis en riant.
- Tu es magnifique.
Et me voilà en train de rougir. Impossible de répondre par cela alors je me contente de me pincer les lèvres pour retenir mon sourire, de façon pudique d'une certaine manière. Il fait vrombir le moteur et le paysage commence à défiler. Je regarde les noms des rues, des restaurants qu'on dépasse sans s'arrêter ce qui me les fait éliminer de la liste. Pas tant que j'avais fait une liste, mais vraiment il sait garder le suspense de façon intense je dirais.
- L’endroit où je t’emmène a une place particulière dans mon cœur.
Sa voix rompt le silence et je me tourne de nouveau vers lui. Elle est rauque, intense et je sens que ce qu'il me dit est important. D'autant plus que cela me va droit au cœur. Il ne se moque pas de moi, il ne cherche pas à m'impressionner, mais comme chaque fois depuis que l'on s'est retrouvé, on joue la carte de la sincérité, on s'ouvre à l'autre, on se met même à nu et c'est ce qui est beau dans notre histoire.
Parce que nous avons une histoire, une histoire qui dure, une histoire sincère, une histoire qui prend aux tripes et qui demande de l’énergie mais qui donne surtout dans de sourire, de battement de cœur, de souffle coupé, et de sentiments aussi.
Beaucoup de sentiments.
- Quand je suis arrivé en ville, Los Angeles ne m’a pas ouvert ses bras au premier regard – tu t’en doutes – et j’ai dû faire mes preuves, trouver mes marques, bref, j’ai dû trouver un boulot avant de m’engager dans l’aventure qu’est devenue le Hudson. C’est là-bas que je me suis établi et que j’ai pu encore me perfectionner. J’y retourne donc souvent, Pierre – le cuisinier et propriétaire du lieu – est sans doute le seul dans le milieu à ne pas avoir changé de comportement avec moi sous prétexte que je suis allé plus loin que lui n’est allé. Il ne se gêne pas pour me remettre à ma place quand il le juge nécessaire – et vu ma modestie, tu imagines bien que ça arrive souvent
J'aime l'entendre me parler de lui, j'aime sa façon de se confier sans aucune gêne ou encore honte avec moi. Il sait qu'il peut tout me dire, jamais je ne le jugerais. Maintenant que je sais où nous allons, sans vraiment savoir où malgré tout, j'ai terriblement hâte d'y être. Pierre semble un homme que l'on se doit de connaître.
- J'ai hâte de rencontrer Pierre, je pourrais lui demander pleins de choses compromettantes sur toi, je dis avant de rire.
Je me trouve incorrigible mais quand je suis avec lui je me sens tout simplement pousser des ailes. Je me sens plus vivante, je me sens capable de tout et bon sang, ce que c'est agréable comme sensation. Il nous faut encore quelques minutes avant que finalement il s'arrête devant les protes du restaurant.
- C’est loin des restaurants aristocratiques que tu as pu connaitre, mais je te promets que tu ne seras déçue.
Je souris grandement en me tournant vers lui.
- Comment l'être avec une devanture aussi ravissante ! Cesses donc de me prendre pour une aristocrate, Je suis Ellana. Seulement Ellana, une jeune femme qui aime la cuisine et qui va dîner avec Thomas Hudson... Oh bon sang, je dîne avec Thomas Hudson !, je dis comme si je réalisais la chose.
Bon sang, je suis vraiment bête, mais c'est vrai que dit à voix haute, cela rend la chose si réel... Presque plus réel que le fait d'être à côté de lui. Sans même y réfléchir, je tente de me recoiffer afin d'être assez apprêtée pour être à ses côtés. Parce que oui, Thomas Hudson est quelqu'un d'important et je n'ai pas envie qu'il ait honte auprès de moi. Oui, idiot de ma part à nouveau, mais je me dis que cela pourrait me permettre de rester un peu plus dans sa vie...
Il sort de la voiture et finalement m'ouvre la porte. On se regarde et je pense qu'il ne se rend même pas compte qu'il me tend la main. Je serre sa main afin de sortir et finalement nos doigts se relâchent, avec tristesse. Je le regarde tendre ces clés à un certain Georges et ne peux m'empêcher de sourire lorsque je vois les étoiles briller dans les yeux du voiturier. Il faut dire qu'il ne doit pas avoir toujours de si belle voiture à conduire. Il monte dedans et la voiture disparaît.
- Il va sans nul doute faire quelques tours de pâtés de maison avec, je le sais. Tout comme il sait qu’à la moindre gourde, c’est lui qui paie la note.
Je ne peux m'empêcher de rire, je peux comprendre se voiturier, il vit à fond, et il a bien raison. Je pense qu'il sera en prendre soin car la menace de Thomas est bien réelle, et il doit bien le savoir.
Nous entrons finalement dans le restaurant et voilà que mon regard vagabonde en haut, en bas, à gauche, à droite (ces soirées là). C'est l'hôtesse d'accueil qui me ramène à la réalité lorsqu'elle me tend le bras pour prendre mon manteau. Je le retire finalement, dévoila ma longue robe ainsi que le décolleté non seulement à l'avant, mais dévoilant aussi mon dos. Il reste un peu de mon ventre de grossesse, même si je dois avouer que je l'ai perdu assez rapidement et que j'ai eu beaucoup de chance là-dessus.
- Félicitations, Mademoiselle.
Je me tourne alors vers l'hôtesse, ne comprenant pas ce qu'elle veut dire. Elle voit mon ventre peut-être, s'imagine que je suis encore enceinte, ou alors elle sait que j'ai accouché, ou c'est complètement autre chose...
- Vous êtes parvenue à faire taire Thomas Hudson, c’est un véritable miracle.
C'est donc cela ? Je me sens rougir et me tourne vers Thomas qui ne me quitte pas des yeux. Naturellement, je redresse le menton et lui offre un sourire timide alors que l'hôtesse nous conduit finalement à notre table. Je passe devant comme le veut la convenance et ne remarque pas les regards qui peuvent se porter sur moi. Je suis certainement trop classe pour cet endroit mais je m'en moque. Je voulais porter cette robe et je ne comptais certainement pas me priver. Maintenant que je peux porter de nouveau les vêtements de mon placard, je compte bien en profiter.
Nous voilà donc à une charmante table proche de la fenêtre, les bougies sont allumées et si Thomas semble absent (ou subjugué), il tire la chaise dans toute sa galanterie et je m'assois alors qu'il repousse la chaise proche de la table. Je le regarde pour le remercier et l'observe alors qu'il est en train de s'installer en face de moi. L'hôtesse nous donne le menu et je ne l'ouvre pas tout de suite. Non, tout d'abord j'observe les yeux, magnifique, cosy et aussi si chaleureux.
- C'est si charmant ici... Je suis vraiment heureuse que tu m'ais amené ici !
Je souris grandement alors que je le regarde de nouveau, un instant avant de finalement ouvrir le menu. Tout fait envie et je sens déjà que je vais me régaler.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas Hudson
Admin cho-cho-cho Lapin
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 23/11/2017
MESSAGES : 122

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Lun 2 Avr - 13:14


Son dernier rendez-vous galant était tombé à l’eau, quelques semaines plus tôt. C’était le soir où Ellana l’avait contacté pour un conseil « cuisine », et qui l’avait amené à la rejoindre pour l’aider concrètement à terminer son plat. Il avait finalement passé la soirée avec la jeune femme, reportant son « rendez-vous » à une autre fois – fois qui ne se concrétisait toujours pas d’ailleurs. Thomas était un homme d’honneur et lorsqu’il promettait quelque chose, il ne faisait jamais faux bond. Pourtant, il se sentait incapable de proposer un nouveau rendez-vous à la jeune femme qu’il avait prévu de voir ce soir-là. Il se sentait bien plus motivé et exalté à l’idée de passer une soirée avec Ellana qu’avec n’importe qui d’autre. Pourquoi s’en empêcher alors ? Lui qui profitait de la vie sans se poser de question. Pourquoi se restreindre ? Lui qui s’était juré de ne plus jamais se limiter ou se frustrer. « J’ai hâte de rencontrer Pierre. Je pourrais lui demander pleins de choses compromettantes sur toi… » Sauf qu’une soirée avec Ellana n’était pas une soirée comme les autres. Sauf qu’une soirée avec Ellana, ça menait forcément à se poser des questions. Sauf qu’une soirée avec Ellana, ça amenait à la frustration. Elle le forçait, involontairement, à penser à des choses auxquelles il n’avait plus jamais eu l’intention de penser. Elle le forçait, involontairement, à désirer des choses qu’il s’était promis ne plus jamais désirer. Elle le forçait, involontairement, à se comporter d’une façon qui ne lui ressemblait plus depuis des années. Elle le forçait à se remettre en question, à réévaluer sa vie de A à Z. Qui était le vrai Thomas ? L’homme froid, distant et sans attache, image forgée au fil des années pour ne plus jamais laisser personne l’approcher de trop près et le faire souffrir ? Ou l’homme attentionné, chaleureux et prévenant, qu’il avait été toute sa vie avant ses fiançailles et Sa trahison ? La vérité, il n’était pas prêt à l’affronter. Aussi se contenterait-il de vivre au jour le jour, de profiter de l’instant présent et de découvrir ce que le destin lui réservait. En l’occurrence une soirée agréable avec une charmante jeune femme, savourant un excellent repas et appréciant chaque instant de cette soirée. Oui, il allait faire ça. « Je suis presque certain que j’ai plus de choses compromettantes à dire sur lui que lui n’en a à dire sur moi, » qu’il rigole gentiment au sujet de son ami et collègue. « Mais si tu tiens à savoir des choses sur moi, tu sais que tu n’as qu’à demander… » qu’il lui rappelle néanmoins. Il n’avait rien envie de lui cacher. Pas à elle. Et même s’il était gêné au premier abord de l’emmener dans un restaurant « gastronomique mais pas supra-étoilé », son appréhension s’envola face à sa réaction. « Comment l’être devant une devanture aussi ravissante ! » En effet, c’était charmant – même un homme pouvait le concevoir et le reconnaitre. On n’avait qu’une envie en arrivant ici, c’était d’entrer et de découvrir ce que le chef avait à nous offrir. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il avait postulé ici dès son arrivée. Il était ravi que ce coup de cœur soit partagé par Ellana. Etrangement, cela lui donnait l’impression d’être sur la même longueur d’ondes qu’elle, et ça le rassurait. « Cesses donc de me prendre pour une aristocrate, » qu’elle le réprimande en souriant toutefois. Elle avait sans doute raison, et pourtant Thomas ne manquait pas de notoriété et avait côtoyé les plus grands noms de la ville, voire même du pays. Il avait cuisiné pour le Président quelques mois plus tôt bon sang ! Pourtant, Ellana lui apparaissait comme une personne plus importante encore, plus distinguée, plus sophistiquée, plus… Plus. « Je suis Ellana. Seulement Ellana, » qu’elle lui répète les yeux dans les yeux. Oui. Seulement Ellana. Et pas seulement. « Une jeune femme qui aime la cuisine et qui va dîner avec Thomas Hudson… » Dit comme ça. « Oh bon sang, je dîne avec Thomas Hudson, » qu’elle répète pour elle-même, comme si elle hallucinait ou vivait un drôle de rêve. N’était-ce pas à lui d’halluciner et de se sentir comme dans un rêve ? Il rit gaiement devant son air effaré. « Je suis Thomas. Seulement Thomas, » qu’il fait écho avec ce qu’elle lui a dit quelques secondes auparavant. Ils ne sont qu’un homme et une femme, passant une soirée ensemble.

Un homme et une femme. Thomas et Ellana. Des amis. Des amoureux de la gastronomie. Il pouvait se voiler la face autant qu’il le voulait, rien ne pourrait changer les émotions qu’il ressentait quand il était avec elle, quand il la voyait, quand il la regardait, quand il l’entendait rire, quand il l’écoutait. Il pouvait se voiler la face autant qu’il le voulait, rien ne pourrait empêcher son cœur de battre plus vite, sa gorge de se nouer ou son sourire de s’élargir. Elle n’était pas une femme comme une autre, et il n’était pas un homme comme les autres.

Mais ils n’étaient pas prêts à le voir et à l’accepter.

« C’est si charmant ici… » qu’elle lui avoue sincèrement, le sourire aux lèvres et le rouge aux joues. Ravi, il lui rend son sourire et s’installe face à elle une fois qu’elle est bien installée. « Oui, c’est ce qu’on peut lire un peu partout dans les critiques, et c’est ce que les habitués ont tendance à dire quand ils parlent de l’endroit, » qu’il reprend ses esprits et la parole. La vue de la jeune femme, dans cette robe sublime, avait de quoi couper le souffle à n’importe quel homme digne de ce nom. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux n’hésitaient pas à la regarder avec respect et fascination. Curieusement, il avait envie de les étrangler, et non pas de se pavaner aux bras de la jeune femme, fier d’être celui qu’elle a choisi. « Mais ne le répète pas trop à Pierre, il prendrait trop la grosse tête sinon, » qu’il plaisante de nouveau alors que l’on vient leur apporter le menu. « Je suis vraiment heureuse que tu m’aies amenée ici, » qu’elle le remercie chaleureusement. Cette femme était un ange, trop belle pour être réelle. Et pourtant. « Je suis vraiment heureux que ça te plaise. Et comme à chaque fois que l’on passe la soirée ensemble… j’espère que tu as faim, » qu’il termine en riant et feuilletant le menu – qu’il connaissait néanmoins par cœur. « Je vais me laisser tenter par les tagliatelles au saumon, je suis curieux de voir s’il a gardé mon petit ingrédient secret ou s’il a repris ses anciennes habitudes, » qu’il se met à jouer les critiques gastronomiques. Mais c’était un jeu auquel Pierre et lui aimaient beaucoup jouer l’un avec l’autre. « Julie, » qu’il appelle la serveuse qu’il connait également bien. « On prendra un petit Bordeaux, s’il te plait, » qu’il lui demande de leur apporter une bouteille de vin blanc, celle qu’il a l’habitude de prendre quand il vient ici. « Ca accompagne bien leur apéritif offert, » qu’il ajoute à l’attention d’Ellana tandis qu’on leur sert des petites assiettes mélangeant tranches de saucisson, toasts tapenade et toasts fromagés. De quoi ouvrir l’appétit d’un ogre – du moins pour Thomas. « Alors, ça n’a pas été trop difficile de laisser petit Jamie ? Comme c’est la première fois que tu le laisses pour venir avec moi… j’avais un peu peur de lui manquer, tu comprends, » qu’il plaisante volontairement bien qu’en réalité… c’est petit Jamie qui manquait le plus souvent à l’homme. Un comble venant d’un homme qui assurait, jurait et promettait de ne jamais avoir d’enfant. « Je suis flatté d’ailleurs, que tu aies accepté de dîner avec moi, même si cela voulait dire de le laisser le temps d’une soirée. Même si, quand on y réfléchit bien… c’est toi qui m’a invité, » qu’il lui dit le sourire en coin.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana McGregor
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/05/2017
MESSAGES : 559

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Mar 3 Avr - 18:10

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
- Je suis Thomas. Seulement Thomas.
Il n'y a rien de plus plaisant que de voir la simplicité dans cette phrase. Certes, il me reprend et on pourrait croire qu'il se moque de moi, mais je sais que ce n'est pas le cas. Alors que nous avons toujours connu le haut de la société, je suis heureuse de voir que tout autant que moi nous savons être simple. Et c'est ainsi que nous nous trouvons l'un devant l'autre dans un restaurant des plus charmants. Je ne saurais dire si c'est un rendez-vous galant, mais je ne cesse de penser que j'aimerais que cela le soit. C'est toujours délicat de mettre sur un repas une étiquette, et dans le fond je crois que je n'ai pas envie de le faire. Je pense que le plus important est de juste profiter de la soirée, ensemble.
Et je suis vraiment heureuse qu'on soit ensemble ce soir, et je ne peux me retenir, lui avouant que je suis vraiment heureuse qu'il m'ait amené ici. Certes, c'est moi qui lui ai demandé de dîner ensemble il y a quelques mois de cela, seulement maintenant que nous y sommes, je ne peux m'empêcher de sourire grandement.
- Je suis vraiment heureux que ça te plaise. Et comme à chaque fois que l’on passe la soirée ensemble… j’espère que tu as faim.
Je réalise ce qu'il dit et ne peux m'empêcher de rire.
- C'est vrai que ça donne l'impression de manger tous le temps, je dis tout en continuant de rire.
Tout comme lui, je regarde la carte alors qu'il me confie son choix.
- Je vais me laisser tenter par les tagliatelles au saumon, je suis curieux de voir s’il a gardé mon petit ingrédient secret ou s’il a repris ses anciennes habitudes.
Je redresse le regard vers lui et hausse un sourcil.
- Un ingrédient secret, vraiment ? Je suis curieuse de savoir ce que c'est. Tu sais quoi, je veux essayer aussi et je demanderais remboursement s'il n'y a pas ce fameux ingrédient secret, je dis en souriant, refermant le menu pour signifier que j'ai moi aussi choisi.
- Julie...
Je ne saurais dire pourquoi, mais le fait qu'il connaisse le nom de cette fille m'a fait froncer légèrement le nez. Elle s'approche tout sourire et la seconde chose qui fait que ma mâchoire se crispe, c'est sa façon de n'avoir d'yeux que pour Thomas.
- Oui Monsieur Hudson.
Et cette façon d'être aussi mielleuse... Oh bon sang, je ne me souviens pas depuis quand j'ai détesté une femme à ce point.
- On prendra un petit Bordeaux, s’il te plait.
Elle reste un instant comme s'il allait ajouter quelque chose et finit par partir, clairement déçue. Une fois éloigné je me sens tout de suite un peu plus joyeuse.
- Ca accompagne bien leur apéritif offert.
J'hoche la tete en souriant.
- Moi qui pensais que tu étais plutôt amateur de vin rouge, ou de scotch.
La serveuse revient avec ces fameux apéritifs et repart rapidement, une chance. Je commence doucement tout en prenant une gorgée de Bordeaux. Il a raison, cela se marie parfaitement. Le vin rouge aurait été trop amer et le blanc trop léger. Le Bordeaux relève parfaitement le goût du fromage et de la tapenade.
- Alors, ça n’a pas été trop difficile de laisser petit Jamie ? Comme c’est la première fois que tu le laisses pour venir avec moi… j’avais un peu peur de lui manquer, tu comprends.
Mon regard se pose sur mon portable ou il n'y a aucun message et je ris à sa blague.
- Ca a été difficile oui, mais je me dis que je ne dois pas être une mère poule... Après il est ma bouée de sauvetage. Mais j'ai confiance en ma sœur pour prendre soin de lui et elle m'a promis d'envoyer des messages souvent. Et si jamais, quand tu me ramèneras tu pourras venir le voir si tu as envie.
J'avais envie qu'il vienne, j'avais envie qu'il passe un peu plus de temps avec moi. Mais je crois que je vais me calmer tout de suite parce que je sens déjà une légère vague de chaleur monter en moi. Bon sang, calme toi Ellana, cela doit être l'alcool qui me monte déjà aux joues.
- Je suis flatté d’ailleurs, que tu aies accepté de dîner avec moi, même si cela voulait dire de le laisser le temps d’une soirée. Même si, quand on y réfléchit bien… c’est toi qui m’a invité.
Je me sens un peu plus rougir tout en souriant timidement.
- Oui, c'est moi qui t'ai invité. Et je ne le regrette pas. J'aime mon fils plus que tout mais je suis heureuse de passer du temps avec toi, seulement toi, je murmure comme une confession.
Seulement, je ne peux m'empêcher de voir que la jeune serveuse ne cesse de nous tourner autour. Elle demande si on veut de l'eau, si tout vas bien, si on n'a pas froid... Oh non, c'est surtout s'il n'a pas froid. Parce qu'elle n'a d'yeux que pour Thomas et fait tout afin qu'il la remarque aussi. Au bout de la quatrième intervention, je n'y tiens plus. Je me racle la gorge sans aucune retenue.
- Excusez-moi.
La jeune serveuse daigne enfin poser le regard sur moi, reconnaissant certainement mon accent anglais qui est grandement accentué sous l'effet de la colère.
- Je suis venue ici pour dîner avec cet homme et je ne veux certainement pas être importunée sans cesse pendant ce repas. Cessez donc de le regarder ainsi, de frôler ses épaules ou de lui parler en faisant comme si je n'existais pas, et ramenez-nous donc nos plats.
Je sens la colère monter en elle, mais elle ne peut être plus grande que la mienne.
- Parce que, comme vous le voyez, il est pris ce soir.
J'ai presque envie de rajouter qu'il l'est pour tous les soirs à venir mais je m'abstiens. J'ai peur de lui faire peur, j'ai peur de me faire peur aussi. Je ne lâche pas son regard alors qu'elle semble vouloir me faire du mal mais je m'en moque pour le coup. Elle finit par souffler, résigné et clairement agacée, et s'éloigne de la table. Une fois qu'elle fait cela je me rends compte que c'est la première fois que je me suis montrée aussi cruelle et autoritaire avec quelqu'un. J'ai l'impression pendant quelques secondes de ressembler à mon père. Je baisse la tête légèrement gênée et ne peux m'empêcher de rire nerveusement. Même si je suis étonnée de moi-même, étonnement si c'était à refaire je le referais.
- Je ne m'excuserais pas de mon comportement... Elle agissait comme si je n'existais pas hors je suis ici, et avec toi. Je devais lui faire comprendre que...
Que quoi au juste, qu'il était pris ce soir, oui, qu'il était pris tout court, ce n'est pas ce que nous sommes, pourtant j'aurais voulu lui dire à cette femme ! Je ne le regarde toujours pas et finis par murmurer :
- Que c'était juste toi et moi ce soir... Ensemble...
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thomas Hudson
Admin cho-cho-cho Lapin
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 23/11/2017
MESSAGES : 122

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Sam 19 Mai - 13:37


Il avait l’impression de la connaitre depuis toujours. Il avait l’impression qu’elle le connaissait depuis toujours. Il avait l’impression que ce soir, ce dîner, eux, il n’y avait rien de plus naturel et de plus logique. Pourtant, ils avaient énormément de choses à apprendre encore l’un de l’autre. Pourtant, ils avaient énormément de choses à se confier encore l’un à l’autre – du moins s’ils en avaient envie. Il ne lui imposerait jamais sa présence, comme il ne lui imposerait jamais de faire quoique ce soit contre son gré. Il devait le reconnaitre, son invitation l’avait surpris – agréablement. Il devait le reconnaitre, il avait aussi le sentiment d’empiéter sur le territoire d’un autre. Le sentiment d’emporter la jeune femme sur un chemin parsemé d’obstacles difficiles à contourner. Le sentiment de ne pas être à la hauteur. C’était déstabilisant, autant que nouveau. Thomas se sentait toujours à la hauteur, avec chaque femme qu’il avait courtisée. Thomas n’était pas un hésitant. Thomas n’était pas un sentimental dans l’âme. Mais avec Ellana, Thomas n’était pas Thomas le séducteur de ces dames. Avec Ellana, Thomas n’était pas le Thomas que tout le monde pensait connaitre. Avec Ellana, Thomas était Thomas. Juste Thomas. Cet homme oublié dans les rues de Londres des années plus tôt. Cet homme au cœur arraché et trahi, dans les rues de Londres quelques années plus tôt. Avec Ellana, Thomas abaissait ses barrières avec une facilité déconcertante. Perturbante. Mais ne laissant place à aucune hésitation, aucun regret. En cela, elle était dangereuse, et il le savait. En cela, elle était importante, et il le savait. Si tout son être lui intimait de fuir au plus vite, comme si sa vie en dépendant, le jeune homme en semblait totalement incapable. Etait-ce son regard ? Etait-ce son sourire ? Etait-ce la bonté, la beauté, la gentillesse qu’elle dégageait ? S’il n’avait pas les réponses, il savait au plus profond de lui-même que c’était tout ce mélange qui la rendait exceptionnelle. En avait-elle seulement conscience ? Avait-elle conscience de l’effet qu’elle avait sur lui ?

Puis, ils évoquent le repas et le fait qu’ils mangent souvent ensemble – et que la cuisine en elle-même fait partie intégrante de leur relation. Quelle qu’elle soit. Il rit quand elle parle de remboursement si l’ingrédient secret dont il parle n’était pas présent dans les tagliatelles – et bizarrement, il se dit qu’elle en serait peut-être capable. Il trouve cela touchant. Bêtement touchant. « Moi qui pensais que tu étais plutôt amateur de vin rouge, ou de scotch, » qu’elle avoue doucement. « Oh, je suis un bon amateur de vin en tout genre. Et de scotch, mais cela je suis étonné que tu l’aurais parié. Chaque fois que j’ose en boire, on me regarde comme si on me découvrait pour la première fois, » qu’il lui sourit, ravi qu’elle ait deviné, et qu’elle soit la seule à le deviner. « Je ne devrais pas être surpris pourtant, ce n’est pas la première fois que tu prouves que tu n’es pas comme les autres… » qu’il ajoute d’une voix tendre, d’une voix qu’il ne se connaissait plus depuis longtemps. THOMAS REPRENDS TOI, qu’il crie intérieurement, détournant son regard de ses prunelles ensorcelantes pour les planter dans ceux, plus banals, de Julie. Enfin, manger et boire lui permet de reprendre contenance et d’enchainer sur un sujet moins délicat que l’attirance qu’il éprouve pour elle – indéniablement, et sur bien plus de points qu’il n’a l’habitude. « Ca a été difficile oui, mais je me dis que je ne dois pas être une mère poule... Après il est ma bouée de sauvetage. Mais j'ai confiance en ma sœur pour prendre soin de lui et elle m'a promis d'envoyer des messages souvent. » Il hoche la tête, lui signifiant clairement qu’elle n’a pas à hésiter pour prendre son téléphone si elle a besoin d’appeler sa sœur – il a rencontré d’autres jeunes mamans dans le passé. Il sait à quel point ça peut être impulsif et intolérable que de ne pas avoir de nouvelle de son bambin. Il ne le comprend pas, de toute évidence, mais il le respecte fortement. « Et si jamais, quand tu me ramèneras tu pourras venir le voir si tu as envie. » Qu’elle soit si à l’aise avec lui, et avec le fait qu’il puisse côtoyer son fils, le ravie au plus haut point. Et il se surprend à, en effet, en avoir bien envie. Faut dire que petit Jamie éclate toujours de rire en le voyant, ne lui adresse que des sourires et semble préférer ses bras à ceux de sa mère. Allez comprendre pourquoi, quand on connait l’homme, on ne l’imagine pas à l’aise avec un bébé. Et pourtant… « Avec plaisir… » qu’il répond yeux dans les yeux. « S’il ne dort pas, » qu’il ajoute en riant légèrement, brisant la magie de ce qui se crée entre eux. Par peur. Et peut-être par lâcheté, aussi ? Non. Par peur. Définitivement par peur. « Oui, c'est moi qui t'ai invité. Et je ne le regrette pas. J'aime mon fils plus que tout mais je suis heureuse de passer du temps avec toi, seulement toi », qu’elle se livre ouvertement, sans retenue et sans faille. Comme il le fait souvent lui aussi, d’ailleurs. Mais quand elle se livre ainsi, elle ouvre des portes et brise des pierres qu’il a mis des années à ériger autour de lui. Il aurait aimé pouvoir lui dire que lui aussi était ravi de passer du temps avec elle, seulement elle. Peut-être même aurait-il pu ajouter d’autres vérités. Comme le fait qu’elle était la plus belle femme qu’il n’ait jamais vue. Comme le fait qu’il se sentait revivre depuis qu’elle était dans sa vie de nouveau. Comme le fait qu’il avait peur, mais qu’il se sentait incapable de fuir. Peut-être aurait-ce été trop, trop tôt, trop soudain. Aussi la venue de Julie, les interrompant, lui permit d’éviter ce débordement de vérités.

« Excusez-moi, » qu’il entend la voix d’Ellana après plusieurs interruptions de la part de la jeune serveuse. Elle semble agacée, voire même énervée, ce qui l’intrigue. A-t-il fait ou dit quelque chose de mal ? « Je suis venue ici pour dîner avec cet homme et je ne veux certainement pas être importunée sans cesse pendant ce repas. Cessez donc de le regarder ainsi, de frôler ses épaules ou de lui parler en faisant comme si je n'existais pas, et ramenez-nous donc nos plats. » Non. Non. Non. NON. Il la contemple, il ne la regarde pas, il la contemple. Tant il est fasciné. Vient-elle de demander à Julie de les laisser tranquille ? Etait-ce… de la jalousie ? Diable qu’il aime l’idée. « Parce que, comme vous le voyez, il est pris ce soir. » Elle impose. Elle exige. Elle marque son territoire. Elle est une femme. Une diablesse autant que princesse ce soir. Et il adore ce cocktail qu’elle lui offre. Il adresse un sourire à Julie, mi-désolé, mi-amusé, tandis qu’elle repart sans doute pour rapporter leurs plats tant attendus. Puis un silence. Puis des regards échangés. « Je ne m'excuserais pas de mon comportement... Elle agissait comme si je n'existais pas. Or, je suis ici, et avec toi. Je devais lui faire comprendre que... » qu’elle laisse de nouveau un silence planer avant de conclure. « Que c'était juste toi et moi ce soir... Ensemble... » Thomas n’a pas la gorge qui se serre. Thomas n’a pas le cœur qui bat la chamade. Thomas n’est pas ému. Jamais. Pourtant, ce soir, sa gorge se serre. Pourtant, ce soir, son cœur bat fort. Pourtant, ce soir, il est touché. Alors il prend sa main dans la sienne et la serre légèrement. « Que toi et moi, » qu’il lui promet avec un sourire sincère.

« Je suis désolé, je ne voudrais pas que tu crois que… » qu’il relance une fois que leurs plats ont été posés devant eux, avec un délicieux fumet qui ouvrirait l’appétit à n’importe qui. « Je ne voudrais pas que tu crois que Julie… et moi… » qu’il essaie d’expliquer, maladroitement et mal à l’aise – mais cela semble la faire sourire. « Jamais je t’emmènerai dans un endroit susceptible d’y rencontrer une femme que j’aurais fréquenté, » qu’il finit par dire. S’il n’était pas sentimental et du genre « sérieux » avec la gente féminine, il n’était pas idiot. Après plusieurs bouchées délicieuses – « tu n’auras pas besoin de demander le remboursement de ton plat, l’ingrédient secret est là, à toi de deviner lequel, » qu’il ajoute avec un clin d’œil – il ne peut s’empêcher de la « taquiner légèrement ». « Tu es si adorable, si gentille, si prévenante, si douce… je ne te savais pas si rebelle, imposante et jalouse. » Et plus il apprenait à la connaitre, plus il avait envie de la connaitre. Plus il apprenait à la connaitre, plus il tombait.

Tombait. Tombait. Tombait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana McGregor
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/05/2017
MESSAGES : 559

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   Hier à 17:52

Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor
Thomas ∞ Ellana
Je vois rouge, tout simplement.
Je n'ai jamais vraiment été du genre jalouse, il faut dire que chaque fois qu'on se regardait droit dans les yeux avec James, je savais qu'il n'y avait que moi au fond de son cœur.
Seulement avec Thomas c'est différent. Nous sommes amis, nous ne sommes pas ensemble. Pourtant, une part de moi aimerait qu'il y ait un peu plus... Seulement je n'ose pas encore me l'avouer. Je crois que j'ai encore trop peur, et pourtant nous sommes là, dans ce restaurant et je me plais à me montrer au bras de cet homme, à mettre l'une de mes plus belles robes afin qu'il soit fier que je sois auprès de lui.
Je n'ai jamais été du genre jalouse parce qu'avec James on était terriblement amoureux, et les choses étaient dîtes.
Mais là, je sens la jalousie me tirailler le ventre, me tordre l'estomac et m'écraser le cœur alors que mon nez se fronce. Cette femme ne fait même pas attention à moi alors que je suis avec lui, à sa table. Elle ne fait attention qu'à lui dans son beau costume, avec sa barbe parfaitement taillée et son sourire si blanc. Et puis il a cet accent anglais si chic, typique qui a toujours le don de séduire ses fichus Américaines. Fichu Américaine d'ailleurs qui pose une fois de trop la main sur lui et qui a le don de me rendre folle.
Alors je parle, avec un ton assuré et vénéneux à la fois, la fixant droit dans les yeux. Je suis en cet instant le prédateur, elle est ma proie. Et je vois bien que cela ne l'enchante pas, mais j'en ai franchement rien à faire. Son pourboire d'ailleurs, elle pourra se le mettre sous le coude !
Quand elle part, je me sens un peu gênée finalement. Ce n'est pas vraiment le visage que je souhaite montrer à Thomas, et quand je le regarde je devrais certainement m'excuser, seulement je n'en ai aucune envie. Finalement, j'assume ce que je viens de faire. Elle m'a manqué de respect et je me devais de lui faire savoir.
Mais alors que j'aurais pu le voir outré, ou encore en colère, j'y lisais autre chose dans son regard. Un soupçon de surprise, certes, mais surtout ce que je crois être une certaine admiration. Et puis il y a ce quelque chose en plus qui me fait frissonner et qui me donne des papillons dans le ventre : une pointe de désir.
- Je devais lui faire comprendre que... Que c'était juste toi et moi ce soir... Ensemble...
Sa main vient saisir la mienne au-dessus de la table, aux yeux de tous. Je regarde un instant nos doigts entrelacés et un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Cela me semble naturel, agréable même.
- Que toi et moi.
Je garde sa main dans la mienne, savourant le contact de nos deux peaux, l'une contre l'autre. Je sens même le rouge me monter aux joues, déstabilisée alors que j'imagine ses mains se poser sur d'autres parties de mon corps.
Par chance, mon imagination est arrêtée par la serveuse qui dépose nos plats, sans s'attarder. Bien. Je la fusille presque du regard alors qu'elle s'éloigne.
- Je suis désolé, je ne voudrais pas que tu crois que… Je ne voudrais pas que tu crois que Julie… et moi… Jamais je t’emmènerai dans un endroit susceptible d’y rencontrer une femme que j’aurais fréquenté
Si au début je ne comprends pas trop où il veut en venir, je comprends soudainement et plisse légèrement le nez. Je n'ai jamais été jalouse non, mais le simple fait de savoir qu'il fréquente d'autres femmes fait de nouveau monter ma colère. Bon sang, Ellana ressaisis toi !
- Je n'y ai même pas songé. Tout ce que j'ai vu en tout cas c'est qu'elle aimerait beaucoup être une femme que tu fréquentes... Enfin pas que cela me concerne...
Car il est vrai que je n'ai aucune raison de lui demander de pas fréquenter cette fameuse Julie, même si rien que d'y penser me donne envie de la gifler... Bon sang, tant de violence en moi je dois absolument me calmer. Parce que là, Thomas ne regarde que moi et, bon sang j'aime le regard qu'il me porte.
- Tu n’auras pas besoin de demander le remboursement de ton plat, l’ingrédient secret est là, à toi de deviner lequel
Je souris et prends une première bouchée. Je ferme d'abord les yeux afin de savourer le plat. Bon sang, je n'ai jamais mangé de pâtes aussi bonnes. C'est une explosion de saveurs multiples, par touche qui, toutes ensemble, donnent un ensemble divin. Je prends une seconde bouchée, cherchant à déterminer le goût qui semble tout sublimer. Je le sens, je l'ai sur le bout de la langue et je finis par rouvrir les yeux. Je suis sûre de moi et je souris grandement.
- C'est du combava, n'est-ce pas ? C'est une idée de génie !!!
Je ris en reprenant une bouchée, c'est tout simplement divin !
- Tu es si adorable, si gentille, si prévenante, si douce… je ne te savais pas si rebelle, imposante et jalouse.
- Je ne suis pas jalouse !, je m'insurge, lui coupant presque la parole.
Mais cela ne m'aide clairement pas dans ma plaidoirie. Je baisse la tête en me mordillant la lèvre inférieure. Déjà que c'est étrange pour moi, le fait qu'il le remarque me mets un peu mal à l'aise.
- Je n'ai jamais été du genre jalouse... Mais avec toi... Quand je suis avec toi j'aimerais que tu ne vois que moi... J'aime lorsque tu as le souffle coupé et que tu es incapable de dire le moindre mot lorsque je fais tomber mon manteau... J'aime sentir ta présence auprès de moi. J'ai apprécié lorsque ta main s'est posé sur la mienne tout à l'heure, tout comme lorsque tu la pose élégamment au creux de mes reins...
Je n'ose toujours pas le regarder et secoue la tête, riant nerveusement.
- Je ne sais même pas pourquoi je te dis cela... Tu as raison, je suis habituellement gentille, douce et prévenante, mais tu fais ressortir des sentiments nouveaux en moi. La curiosité, la découverte, la jalousie, l'envie...
Bon sang... j'ai vraiment dit cela... Je me sens devenir rouge et pour me redonner contenance je reprends une bouchée de mon assiette avant de prendre une gorgée de vin. Je crois qu'au vu de tout ce que je viens de dire, je vais avoir besoin de beaucoup de vin...
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un repas, toi et moi, je serais tenté de te dire que j’ai attendu ça des années, Mlle McGregor ❅ Thomas&Ellana
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: D'où venons nous ? :: Venice Beach-