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 Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥

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Dean S. Neverson
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DATE D'INSCRIPTION : 28/08/2017
MESSAGES : 390

MessageSujet: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Ven 2 Mar - 20:01



Priscilla & Dean



Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.



Dix-sept heures, j’étais déjà aux fourneaux pour ce soir. Pas que je recevais foule de monde, non. Juste une personne. Une personne toujours affamée qui devait avoir le meilleur de la gastronomie. Soirée prévue depuis un moment déjà, une soirée libre où je ne serais pas à errer dans le restaurant, et elle dans le commissariat. Cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas vu… Tellement longtemps que la dernière fois que je l’ai vu, elle avait un ballon en guise de ventre. Un gros ballon, similaire au ballon sur lequel les femmes enceintes s’asseyent pour faire quelques exercices de fitball. Depuis, je savais qu’elle avait accouché, mais impossible de pouvoir se voir. La rouquine devait avoir repris sa taille de guêpe. Et en bon chef que je suis, je m’étais fixé comme objectif qu’elle reprenne tous les potentiels kilos qu’elle avait pu perdre. Il fallait qu’elle reparte le ventre bien rempli, prêt à exploser. Elle s’était privée de tellement de choses depuis sa grossesse, il fallait bien fêter ça. A Noël, elle n’avait même pas pu se péter le bide au foie gras. Châtiment ! Sacrilège ! Tragédie ! Ne parlons donc pas des fruits de mer, impensable. Elle avait certainement tourné aux pâtes pour les fêtes. Triste. Ainsi, je mettais les petits plats dans les grands. Nous n’avions rendez-vous qu’à dix-neuf heures trente. Enfin… Vingt-heures trente, très certainement, la connaissant. Déjà qu’elle n’était pas la plus ponctuelle du monde, il fallait aussi qu’elle se détache de son môme avant de partir pour passer une nuit de folie avec l’autre homme de sa vie : moi. Oui, moi. Le meilleur ami, le meilleur de tous les temps. Bon, en réalité, c’était vite dit. J’avais quelque peu viré ma colocataire de chez elle pour qu’elle sorte boire un verre avec ses amis. Il faut dire que je ne l’avais pas longuement poussée non plus, elle avait accepté assez rapidement, préférant aller s’alcooliser avec ses potes et se marrer pendant des heures, plutôt qu’être plantée devant Priscilla et ne savoir quoi dire. Elle aurait pris dix kilos lors de cette soirée. Pour cause, quand on ne sait pas quoi dire lorsqu’il y a des invités, on se penche toujours sur la bouffe. Tellement qu’on a trop mangé avec l’apéritif et qu’on n’a plus faim pour le reste du repas. Mais bizarrement, comme le repas est long, on a toujours à nouveau faim pour le dessert. Incroyable, n’est-ce pas ? Non ? Pas vous ? De toute façon, j’avais prévu la rousse qu’il fallait qu’elle fasse la diète trois jours avant sa venue, parce qu’elle aurait de quoi manger à la table de Mister Neverson.

Je m’étais douché, coiffé, habillé (histoire de ne pas l’accueillir à poil, voyez), et même chaussé de mes plus belles pantoufles. Style typique Charentais, les français sont forts, avouez. Ok, généralement les gens souriaient quand ils me voyaient paré de mes souliers. Mais qu’importe ! De toute façon, Priscilla me connaissait plus que personne. Si ça se trouve, c’était même peut-être elle qui me les avait offerts il y a plusieurs années, certainement comme une blague. A savoir qu’elle était quand même la bienfaitrice de mon slip fétiche, attention ! Comme quoi, la jeune femme pèse dans le game de l’amitié. D’ailleurs, elle n’allait plus trop tardé. Il était vingt heures. Déjà, elle avait du retard comme escompté. La table avait été mise, les plats étaient quasiment prêts. Certains demandant une cuisson plus tardive. Je n’attendais plus qu’elle ! J’attrapais alors mon téléphone portable dans l’unique but de la harceler. Cela m’était complètement égal qu’elle soit sur la route, dans l’impossibilité de décrocher son téléphone portable, que ça lui gâche tout le plaisir de la musique qu’elle pourrait potentiellement écouter et chanter à tue-tête… Je m’en moquais comme de ma première chemise !  Répondeur. Fichtre. Second essai. Troisième essai. Je l’entendais déjà criser de sa voiture. Ou alors, je l’entendais criser du bas de l’immeuble. Ouais, télépathie, tout ça tout ça. Je sortais voir par le balcon. Balcon donnant sur la mer, rien de mieux pour se ressourcer. Je prendrais bien une grande inspiration, déposerais mon tapis au sol et ferais du yoga pendant une heure, mais c’était par le moment ! « PRISCILLAAAAAAA ! » hurlais-je du balcon en voyant la rouquine sur le trottoir, perdue comme pas deux. Et pour bien accentuer la gêne de la jeune femme, je secouais les bras dans tous les sens pour qu’elle me voit faire l’idée du haut de mon balcon. « JE T’OUUUUUUVRE ! » hurlais-je à nouveau, filant dans l’appartement pour aller ouvrir la porte d’entrée grâce à l’interphone. Technologie, bonjour. Et c’est après de longues minutes à attendre la jeune femme, ma porte grande ouverte, qu’elle daignait pointer le bout de son nez. « Ah bah quand même ! Dix plombes ! C’est la grossesse qui t’a fait perdre tes jambes et ta forme olympique ? » Remerciez-moi pour cet accueil plus que chaleureux. Et puis, en toute honnêteté, Priscilla n’avait jamais été une fille très sportive. Il me semble même qu’elle préférait dire au professeur de sport qu’elle avait ses règles à chaque cours. Et bien sûr, cet idiot n’était jamais étonné qu’elle ait ses menstruations tout au long du mois ! D’une logique… « Alors, comment vas-tu ma belle ? » rectifiais-je le tir en la prenant dans mes bras. J’étais quand même heureux de la voir, malgré tout.


© Ludi.
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Priscilla L. Matthews
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DATE D'INSCRIPTION : 30/12/2016
MESSAGES : 2017

MessageSujet: Re: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Sam 24 Mar - 1:07



❝Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.❞
Dean & Priscilla
J'avais bien besoin de cette soirée en compagnie de mon meilleur ami. On ne pouvait pas dire que ma vie en ce moment était toute rose. Certes j'avais le plus beau bébé du monde qui avait à peine trois petits mois, mais ce n'était pas simple. J'étais retournée vivre chez mes parents, alors que j'étais mariée. Le comportement de mon mari ne me plaisais pas des masses, enfin en même temps c'était ça qui m'avait plu chez lui et puis, il fallait peut-être avouer que moi aussi j'étais chiante. Je connaissais bien ça, comme la plupart des filles je suppose. Depuis que j'étais maman, je passais le plus clair de mon temps avec mon fils. Du moins quand je ne travaillais pas, au moins. J'avais besoin de me changer les idées, au moins pendant une petite soirée. Je savais qu'avec Dean, c'était à la perfection. Lui aussi n'avait pas la vie facile c'est dernier temps, avec cette p***** de fille qui l'avait largué le jour du mariage oui je parle de moi comme ça. Ça me rendait complètement malade pour mon meilleur ami. Encore heureux que ce genre de choses ne me soit pas arrivée le jour de mon mariage à moi, mais bon ce n'était pas pour autant que tout allait bien se passer dans ma vie, sinon ça serait bien trop simple pour le coup. Etant un trèèèès bon, le meilleur cuisinier du monde, je savais que Dean préparait un super méga repas que j'allais apprécier à très haut niveau. J'en étais certaine, le connaissant.

Ma mère avait été adorable en proposant de garder le petit ce soir, cela allait me faire bizarre de ne pas passer la soirée en compagnie de mon fils. Mais finalement, ce n'était pas plus mal. Ça me permettait de voir mon meilleur ami en tête à tête, et puis ne pas être collé à lui pendant toute une soirée cela allait changer. Même si j'aimais mon fils plus que tout au monde, normal pour une mère, passer une soirée sans lui me ferait du bien. A force, je ne savais même plus ce que c'était une soirée normale entre amis. J'étais pourtant belle et bien prête à l'heure, mais ma mère n'était toujours pas là. Pas encore arriver. Forcément c'était avant qu'elle n'arrive, qu'il avait fallu que je change Hector, les bébés s'étaient toujours comme ça. Toujours besoin de leur changer les couches à la dernière minute. Je n'espère pas que Dean s'inquièterait de mon retard. J'avoue j'aurais pu lui envoyer un message pour le prévenir de mon léger retard, mais j'avais tellement hâte de le retrouver que ça m'était complètement sorti de ma tête. Je sautais quasiment dans ma voiture, direction chez Deanette. En plus maintenant qu'il était en collocation avec Holly cette blondinette, je ne savais même pas où c'était. Enfin j'avais l'adresse quoi, mais comme c'était un immeuble, bonjour la galère pour trouver le bon appartement du premier coup. J'arrivais rapidement à destination, mais je ne savais pas où se trouvait l'appartement de mon meilleur ami. Je regardais un peu partout, mais rien ne pouvait me faire trouver la bonne destination. J'étais sur le trottoir quand j'entendis la voix de Dean, que je reconnaissais très bien qui m'appelait. Je mis quelques secondes avant de voir qu'il était sur un balcon. Je levais la tête vers lui, tout sourire. "MERCIII." Dis-je donc au jeune homme quand ce dernier me disait qu'il allait m'ouvrir la porte. Effectivement, ça serait quand même plus pratique pour pouvoir passer la soirée ensemble.

J'arrivais enfin à bonne destination, Dean m'ouvrit la porte. J'étais bien contente de le voir. "Moi aussi, je suis très contente de te voir." Dis-je donc en rigolant au jeune homme quand ce dernier me faisait la remarque si mon léger retard. "C'est à cause de ma mère que j'ai eu du retard. Je n'allais pas laisser le petit tout seul, tout de même." Expliquai-je donc à mon meilleur ami. Même si je savais très bien dans le fond que c'était juste pour me charrier qu'il m'avait fait ce genre de remarque. Ce n'était pas du tout méchant, c'était une simple taquinerie. Me retrouver dans les bras du jeune homme me faisais du bien, certes c'était que mon meilleur ami, mais ça faisait un petit moment que je ne m'étais pas retrouvée dans les bras d'un homme. Oui, alors que j'étais mariée ! "Ah ça va mieux maintenant. Je suis sûr que tu nous as fait un super repas." Dis-je donc le sourire aux lèvres, j'avais déjà faim tiens. "Et toi, comment tu-vas ?" Demandai-je donc au jeune homme, tout sourire.

©️ Pando
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