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 Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥

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Dean S. Neverson
Dean S. Neverson
DATE D'INSCRIPTION : 28/08/2017
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MessageSujet: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Ven 2 Mar - 20:01



Priscilla & Dean



Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.



Dix-sept heures, j’étais déjà aux fourneaux pour ce soir. Pas que je recevais foule de monde, non. Juste une personne. Une personne toujours affamée qui devait avoir le meilleur de la gastronomie. Soirée prévue depuis un moment déjà, une soirée libre où je ne serais pas à errer dans le restaurant, et elle dans le commissariat. Cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas vu… Tellement longtemps que la dernière fois que je l’ai vu, elle avait un ballon en guise de ventre. Un gros ballon, similaire au ballon sur lequel les femmes enceintes s’asseyent pour faire quelques exercices de fitball. Depuis, je savais qu’elle avait accouché, mais impossible de pouvoir se voir. La rouquine devait avoir repris sa taille de guêpe. Et en bon chef que je suis, je m’étais fixé comme objectif qu’elle reprenne tous les potentiels kilos qu’elle avait pu perdre. Il fallait qu’elle reparte le ventre bien rempli, prêt à exploser. Elle s’était privée de tellement de choses depuis sa grossesse, il fallait bien fêter ça. A Noël, elle n’avait même pas pu se péter le bide au foie gras. Châtiment ! Sacrilège ! Tragédie ! Ne parlons donc pas des fruits de mer, impensable. Elle avait certainement tourné aux pâtes pour les fêtes. Triste. Ainsi, je mettais les petits plats dans les grands. Nous n’avions rendez-vous qu’à dix-neuf heures trente. Enfin… Vingt-heures trente, très certainement, la connaissant. Déjà qu’elle n’était pas la plus ponctuelle du monde, il fallait aussi qu’elle se détache de son môme avant de partir pour passer une nuit de folie avec l’autre homme de sa vie : moi. Oui, moi. Le meilleur ami, le meilleur de tous les temps. Bon, en réalité, c’était vite dit. J’avais quelque peu viré ma colocataire de chez elle pour qu’elle sorte boire un verre avec ses amis. Il faut dire que je ne l’avais pas longuement poussée non plus, elle avait accepté assez rapidement, préférant aller s’alcooliser avec ses potes et se marrer pendant des heures, plutôt qu’être plantée devant Priscilla et ne savoir quoi dire. Elle aurait pris dix kilos lors de cette soirée. Pour cause, quand on ne sait pas quoi dire lorsqu’il y a des invités, on se penche toujours sur la bouffe. Tellement qu’on a trop mangé avec l’apéritif et qu’on n’a plus faim pour le reste du repas. Mais bizarrement, comme le repas est long, on a toujours à nouveau faim pour le dessert. Incroyable, n’est-ce pas ? Non ? Pas vous ? De toute façon, j’avais prévu la rousse qu’il fallait qu’elle fasse la diète trois jours avant sa venue, parce qu’elle aurait de quoi manger à la table de Mister Neverson.

Je m’étais douché, coiffé, habillé (histoire de ne pas l’accueillir à poil, voyez), et même chaussé de mes plus belles pantoufles. Style typique Charentais, les français sont forts, avouez. Ok, généralement les gens souriaient quand ils me voyaient paré de mes souliers. Mais qu’importe ! De toute façon, Priscilla me connaissait plus que personne. Si ça se trouve, c’était même peut-être elle qui me les avait offerts il y a plusieurs années, certainement comme une blague. A savoir qu’elle était quand même la bienfaitrice de mon slip fétiche, attention ! Comme quoi, la jeune femme pèse dans le game de l’amitié. D’ailleurs, elle n’allait plus trop tardé. Il était vingt heures. Déjà, elle avait du retard comme escompté. La table avait été mise, les plats étaient quasiment prêts. Certains demandant une cuisson plus tardive. Je n’attendais plus qu’elle ! J’attrapais alors mon téléphone portable dans l’unique but de la harceler. Cela m’était complètement égal qu’elle soit sur la route, dans l’impossibilité de décrocher son téléphone portable, que ça lui gâche tout le plaisir de la musique qu’elle pourrait potentiellement écouter et chanter à tue-tête… Je m’en moquais comme de ma première chemise !  Répondeur. Fichtre. Second essai. Troisième essai. Je l’entendais déjà criser de sa voiture. Ou alors, je l’entendais criser du bas de l’immeuble. Ouais, télépathie, tout ça tout ça. Je sortais voir par le balcon. Balcon donnant sur la mer, rien de mieux pour se ressourcer. Je prendrais bien une grande inspiration, déposerais mon tapis au sol et ferais du yoga pendant une heure, mais c’était par le moment ! « PRISCILLAAAAAAA ! » hurlais-je du balcon en voyant la rouquine sur le trottoir, perdue comme pas deux. Et pour bien accentuer la gêne de la jeune femme, je secouais les bras dans tous les sens pour qu’elle me voit faire l’idée du haut de mon balcon. « JE T’OUUUUUUVRE ! » hurlais-je à nouveau, filant dans l’appartement pour aller ouvrir la porte d’entrée grâce à l’interphone. Technologie, bonjour. Et c’est après de longues minutes à attendre la jeune femme, ma porte grande ouverte, qu’elle daignait pointer le bout de son nez. « Ah bah quand même ! Dix plombes ! C’est la grossesse qui t’a fait perdre tes jambes et ta forme olympique ? » Remerciez-moi pour cet accueil plus que chaleureux. Et puis, en toute honnêteté, Priscilla n’avait jamais été une fille très sportive. Il me semble même qu’elle préférait dire au professeur de sport qu’elle avait ses règles à chaque cours. Et bien sûr, cet idiot n’était jamais étonné qu’elle ait ses menstruations tout au long du mois ! D’une logique… « Alors, comment vas-tu ma belle ? » rectifiais-je le tir en la prenant dans mes bras. J’étais quand même heureux de la voir, malgré tout.


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Priscilla L. Matthews
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MessageSujet: Re: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Sam 24 Mar - 1:07



❝Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.❞
Dean & Priscilla
J'avais bien besoin de cette soirée en compagnie de mon meilleur ami. On ne pouvait pas dire que ma vie en ce moment était toute rose. Certes j'avais le plus beau bébé du monde qui avait à peine trois petits mois, mais ce n'était pas simple. J'étais retournée vivre chez mes parents, alors que j'étais mariée. Le comportement de mon mari ne me plaisais pas des masses, enfin en même temps c'était ça qui m'avait plu chez lui et puis, il fallait peut-être avouer que moi aussi j'étais chiante. Je connaissais bien ça, comme la plupart des filles je suppose. Depuis que j'étais maman, je passais le plus clair de mon temps avec mon fils. Du moins quand je ne travaillais pas, au moins. J'avais besoin de me changer les idées, au moins pendant une petite soirée. Je savais qu'avec Dean, c'était à la perfection. Lui aussi n'avait pas la vie facile c'est dernier temps, avec cette p***** de fille qui l'avait largué le jour du mariage oui je parle de moi comme ça. Ça me rendait complètement malade pour mon meilleur ami. Encore heureux que ce genre de choses ne me soit pas arrivée le jour de mon mariage à moi, mais bon ce n'était pas pour autant que tout allait bien se passer dans ma vie, sinon ça serait bien trop simple pour le coup. Etant un trèèèès bon, le meilleur cuisinier du monde, je savais que Dean préparait un super méga repas que j'allais apprécier à très haut niveau. J'en étais certaine, le connaissant.

Ma mère avait été adorable en proposant de garder le petit ce soir, cela allait me faire bizarre de ne pas passer la soirée en compagnie de mon fils. Mais finalement, ce n'était pas plus mal. Ça me permettait de voir mon meilleur ami en tête à tête, et puis ne pas être collé à lui pendant toute une soirée cela allait changer. Même si j'aimais mon fils plus que tout au monde, normal pour une mère, passer une soirée sans lui me ferait du bien. A force, je ne savais même plus ce que c'était une soirée normale entre amis. J'étais pourtant belle et bien prête à l'heure, mais ma mère n'était toujours pas là. Pas encore arriver. Forcément c'était avant qu'elle n'arrive, qu'il avait fallu que je change Hector, les bébés s'étaient toujours comme ça. Toujours besoin de leur changer les couches à la dernière minute. Je n'espère pas que Dean s'inquièterait de mon retard. J'avoue j'aurais pu lui envoyer un message pour le prévenir de mon léger retard, mais j'avais tellement hâte de le retrouver que ça m'était complètement sorti de ma tête. Je sautais quasiment dans ma voiture, direction chez Deanette. En plus maintenant qu'il était en collocation avec Holly cette blondinette, je ne savais même pas où c'était. Enfin j'avais l'adresse quoi, mais comme c'était un immeuble, bonjour la galère pour trouver le bon appartement du premier coup. J'arrivais rapidement à destination, mais je ne savais pas où se trouvait l'appartement de mon meilleur ami. Je regardais un peu partout, mais rien ne pouvait me faire trouver la bonne destination. J'étais sur le trottoir quand j'entendis la voix de Dean, que je reconnaissais très bien qui m'appelait. Je mis quelques secondes avant de voir qu'il était sur un balcon. Je levais la tête vers lui, tout sourire. "MERCIII." Dis-je donc au jeune homme quand ce dernier me disait qu'il allait m'ouvrir la porte. Effectivement, ça serait quand même plus pratique pour pouvoir passer la soirée ensemble.

J'arrivais enfin à bonne destination, Dean m'ouvrit la porte. J'étais bien contente de le voir. "Moi aussi, je suis très contente de te voir." Dis-je donc en rigolant au jeune homme quand ce dernier me faisait la remarque si mon léger retard. "C'est à cause de ma mère que j'ai eu du retard. Je n'allais pas laisser le petit tout seul, tout de même." Expliquai-je donc à mon meilleur ami. Même si je savais très bien dans le fond que c'était juste pour me charrier qu'il m'avait fait ce genre de remarque. Ce n'était pas du tout méchant, c'était une simple taquinerie. Me retrouver dans les bras du jeune homme me faisais du bien, certes c'était que mon meilleur ami, mais ça faisait un petit moment que je ne m'étais pas retrouvée dans les bras d'un homme. Oui, alors que j'étais mariée ! "Ah ça va mieux maintenant. Je suis sûr que tu nous as fait un super repas." Dis-je donc le sourire aux lèvres, j'avais déjà faim tiens. "Et toi, comment tu-vas ?" Demandai-je donc au jeune homme, tout sourire.

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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Jeu 6 Sep - 3:10



Priscilla & Dean



Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.



Dette soirée que j'allais passer avec ma meilleure ne soirée parfaite. Quand j'étais avec Priscilla, tout était généralement idéal. Jamais nous n'avons eu de soirée ensemble qui était partie totalement en cacahuète, jusqu'à ce qu'on se fasse la gueule ou bien qu'on s'ennuie à mourir. On riait tout le long de la soirée, on se racontait les derniers potins, on se remémorait nos souvenirs ensemble... Avec Priscilla, c'est comme si le temps s'arrêtait, comme si les ennuis disparaissaient. Priscilla avait ce don, un don incroyable. Le pouvoir de la meilleure amie, certainement. Priscilla devait être la personne, en dehors de ma fiche et de Konan, en qui j'avais le plus confiance. Je la connaissais depuis toujours. Petits, nous nous échangions nos bonbons, en grandissant des conseils sexo, pour finir à ne plus se détacher l'un de l'autre et voir la vie sans notre meilleur ami. Priscilla était un de mes piliers, une de mes forces. Elle représentait la meilleure amie parfaite et j'étais ravie de pouvoir la compter à mes côtés. Cette soirée s'annonçait alors parfaite. La rousse apparaissait en bas de la rue, alors je hurlais jusqu'à ce qu'elle daigne lever les yeux vers le balcon où j'étais. Un sourire d'abruti arrivait directement sur mon visage, faisant également de grands signes pour qu'elle comprenne ce que je lui dis. Un bip retentissait à côté de la porte d'entrée et la jeune femme commençait à monter. Un dernier check pendant qu'elle monte les escaliers, tout était impeccable. Par chance, seule ma chambre prenait cher niveau rangement. Moi qui n'avais jamais été grand maniaque du rangement, je me faisais violence pour le séjour. Il faut dire qu'il ne s'agissait pas de mon propre appartement, mais bien de celui d'Holly. Ainsi, je me devais de le laisser ranger, bien que quelques casseroles trainent dans l'évier de temps en temps, ou alors qu'une paire de baskets jonche sur le sol de l'entrée. Mais pour le coup, tout était impeccablement bien rangé. Il le fallait, pour accueillir la douce Priscilla, qui, elle, apparaissait par la porte d'entrée de l'appartement.

Elle était rayonnante, comme à son habitude. Parce que Priscilla, c’était ça : une magnifique crinière rousse, des joues rosées et un sourire lumineux. A chaque fois qu’elle rentrait dans une pièce, c’est comme si le soleil s’invitait chez nous. Et bien qu’elle eût accouché d’un petit garçon il y a peu, elle était radieuse. Elle avait ce talent, Priscilla. Moi, mon talent ? L’accueillir avec de beaux mots doux. Il ne fallait pas qu’elle s’attende à une avalanche de bisous, des ribambelles de câlins et des « tu m’as manquée », « ce que tu es belle, la grossesse t’a réussi », ou encore « installe-toi, veux-tu une boisson fraîche ? ». Parce que non, je n’étais pas comme ça. Parce que non, avec elle, je n’étais pas l’homme attendrissant qu’on connaissait. Parce qu’avec elle, j’étais un démon, un adorable démon qu’elle ne connaissait que trop bien. « Moi aussi, je suis très contente de te voir. » répondait-elle d’un ton sarcastique. Parce que oui, elle, elle savait que je ne faisais que la taquiner. C’était un jeu entre nous, notre jeu depuis tellement d’années que je ne les comptais plus. J’avais même l’impression d’être né avec elle tellement je ne savais plus à quand notre amitié remontait. « C'est à cause de ma mère que j'ai eu du retard. Je n'allais pas laisser le petit tout seul, tout de même. » se justifiait-elle du retard que j’avais fait remarqué. Automatiquement, j’explosais de rire. « Mais ne t’en fais pas, je rigole ! T’es à l’heure. Enfin… Presque. Disons qu’HEUREUSEMENT je n’avais pas sorti des glaçons pour l’apéro sinon ils seraient déjà tous fondus, tu vois. » plaisantais-je comme un couillon fier de lui. Je tentais finalement l’accolade pour que mes pitreries passent mieux. Maintenant qu’elle avait plus le petit bout en elle, elle aurait pu changer de caractère et devenir une vraie boule de nerfs. On ne sait pas, je préférais prévoir ! Ainsi, je lui demandais comme elle se portait. « Ah ça va mieux maintenant. Je suis sûr que tu nous as fait un super repas. Et toi, comment tu-vas ? » demandait-elle en retour. « Eh bien, j’allais t’annoncer que je me portais comme un charme, mais finalement je me vois vexé. Tout cela parce que tu demandes comment s’annonce le repas avant moi ! » annonçais, tout en mimant que je boudais. La rouquine avait un sens des priorités bien spécifique. Mais c’est ce que j’aimais chez elle. Elle disait tout ce qui lui passait par la tête. Et si elle pensait au repas avant même de me demander comme j’allais, les mots filaient tous seuls de sa bouche, sans filtre. « Mais rassure-toi, le repas sera parfait, comme tu l’aimes ! Maintenant que t’as perdu tes kilos de grossesse avec ton lardon sorti de ton bidon, il va falloir que je te remplume ! » Si je voulais la gaver comme une oie ? Complètement ! J’étais persuadé d’être comme toutes ces mamies qui proposaient toujours une nouvelle ration de nourriture à peine la précédente finie. « Mais tu n’auras le droit de manger que si tu as amené une bonne bouteille, je comptais sur toi ! » Les dés sont lancés.


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Priscilla L. Matthews
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MessageSujet: Re: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Mer 19 Déc - 2:24



❝Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.❞
Dean & Priscilla
C’est clair que depuis que j’avais donné naissance à mon fils, je ne savais plus où donner de la tête. J’avais tellement de choses à faire et pourtant j’étais encore en congés maternité. En même temps la relation avec le père d’Hector n’était pas simple. D’ailleurs, il n’avait pas encore vu à quoi pouvait ressembler son fils… J’étais déjà retournée vivre chez mes parents depuis quelques mois et m’occupais donc seule du petit, avec mes parents bien entendu quand ces derniers avaient le temps et quand ils voulaient me rendre service. C’était justement le cas pour ce soir. J’allais passer la soirée avec Dean et bien évidemment que je n’allais pas prendre le petit avec moi, c’était hors de question. J’avais besoin de cette soirée en compagnie de mon meilleur ami tout simplement. On ne pouvait pas dire d’ailleurs que j’étais en avance. Oh non, loin de là. Bon tant pis, ça va, c’était que Dean. Heureusement. Et puis je pense qu’il serait assez mure pour comprendre, quoique le connaissant, pas forcément finalement. J’avais eu un peu de mal pour trouver cette foutue entrée, mais bref heureusement que le brun était là pour me faire signe et m’indiquer le chemin. Même si pour le coup, on ne passait pas du tout inaperçue dans la rue. On s’en foutait.

J’entrais donc à l’intérieur de son appartement, enfin de celui de sa coloc. Mais cette dernière n’était pas là. Connaissant Dean, il avait dû la virer pour la soirée. Ce n’était pas plus mal. Quand le jeune homme fit une remarque sur les quelques minutes que j’avais de retard, je lui répondis dans le même sens tout ironisant lui disant que j’étais ravie de le revoir. Entre nous, on plaisantait tout le temps. On avait toujours fonctionné comme cela en même temps. Ce n’était pas demain la veille que ça changerait, jamais en fait. Ça ne changerait jamais. Dean était le meilleur des amis que je pouvais avoir depuis la plus tendre enfance que ce soit au niveau des filles ou des garçons. Pour justifier mon retard, j’expliquai donc à mon meilleur ami que c’était à cause de ma mère qui était elle-même arrivée en retard et que je ne pouvais donc pas laisser Hector tout seul. « T’es bête ! » Pouvais-je donc m’empêcher de sortir aussitôt quand je voyais que le jeune homme explosait de rire. Dean avait toujours été un rigolo. C’est vrai. Ça ne devrait plus me surprendre pourtant. « Ah parce que tu n’as pas encore sorti les glaçons ?! » Lui demandai-je donc en plaisantant avant de reprendre. « Tu peux le faire, maintenant que je suis là. » Rajoutai-je, le sourire aux lèvres.

Je n’étais pas spécialement une grande buveuse, mais disons que j’avais dû passer les fêtes sans alcool à cause de ma grossesse, alors ça n’avait pas toujours été l’éclate. Mais bon, maintenant j’allais bien me rattraper. Surtout avec Dean. Quand le jeune homme me demandait comme j’allais, je ne pouvais donc m’empêcher de dire qu’il avait dû nous préparer un très bon repas le connaissant avant de lui retourner la question. « C’est normal, c’est le plus important quand même ! » Dis-je donc en plaisantant. C’était trop tentant. Et le brun le serait. « Je rigole va. » Rajoutai-je avant que le jeune homme ne se vexe définitivement. Je savais qu’il serait très bien le faire, même pour de faux juste pour me faire culpabiliser et que je change d’avis. Je le connaissais comme si je l’avais fait. « Pas trop quand même, hein ! Faut que je garde une belle silhouette. » Oui j’étais une fille, alors forcément que je me préoccupais de ces choses là. C’était normal pour moi. « Et je suis sûr que j’aimerais beaucoup ton repas, comme d’habitude ! » J’avoue que je mangeais toujours très bien quand j’étais avec Dean, normal à chaque fois c’était lui qui faisait le repas. En même temps, un ami custo, je serais folle de ne pas en profiter au maximum. « Evidemment que j’ai amené une bouteille ! Tu me prends pour une pique-assiette ou quoi ? » Quand même ce n’était pas mon genre de venir les mains dans les proches. Surtout chez mon meilleur ami.

Je déposais donc mes affaires, mon sac et défaire mon manteau. Puis j’attrapais la bouteille qui était cachée dans mon sac avant de revenir vers le jeune homme tout sourire. « La voilà ! » M’exclamai-je donc avant de reprendre. « Ça fait bien une éternité que je n’ai pas bu d’alcool, alors je compte bien me rattraper. » Pouvais-je donc m’empêcher de préciser. Je pouvais très bien m’en passer quand même, mais ce soir je n’avais pas envie. Et puis ça faisait un petit temps que je n’avais pas vu mon meilleur ami en tête à l’air, alors il fallait forcément fêter ça comme il se doit.

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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥   Ven 21 Déc - 22:02



Priscilla & Dean



Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir.



Je savais que, lorsque Priscilla passait une soirée avec moi, ça allait être une soirée de folie. Nous en avions passé des soirées ensemble. Des soirée posées, calés devant la télévision à regarder un programme merdique mais qu’on adorait critiquer, telles de vraies langues de pute. Des soirées lors desquelles nous avions une classe incroyable : une robe de chambre datant de l’an quarante, pensant avoir un minimum de style parce que notre main tenait un simple verre de vin classé comme le moins cher du rayon alcool de la grande surface de la rue voisine. Ou bien des soirées beaucoup plus animées, physiquement parlant. Des soirées où nous passions des heures entières à chanter comme des fous. Passant des classiques des décennies passées, suivi des musiques de notre enfance, pour finir sur un bon blindtest musical autour des musiques de l’univers Disney. Croyez-moi, vous ne trouverez pas plus calé que nous dans le domaine. C’était la guerre à chaque fois. Certes, ça créait quelques énervements plus ridicules qu’autre chose, mais on finissait toujours par éclater de rire comme des enfants. C’était certainement à ça que l’on reconnaissait une meilleure amie. Cette personne sur laquelle tu peux toujours compter pour passer des soirées mémorables, même si celles-ci se résument à être simplement posés à côté de l’autre face à un écran de télévision, sans même se dire un mot. Elle avait ce talent pour me faire oublier mon quotidien, juste le temps de quelques heures, c’était suffisant. Elle était un rayon de soleil. Mon rayon de soleil. Elle arrivait à éclairer mes sombres pensées, jusqu’à les faire totalement disparaître d’un simple sourire. La rouquine avait un don. Blond vénitien, hurlerait-elle si elle entendait mes pensées. Mais non, elle était clairement rousse. On ne me la faisait pas à moi ! Ainsi, cette soirée s’annonçait une fois de plus mémorable. Priscilla avait le bidon libéré, prêt à accueillir toute la nourriture préparée par mes soins. Rien que voir sa bouille, ça me mettait en joie. Je l’accueillais chaleureusement, hurlant presque tellement j’étais excité de la voir. Les voisins allaient venir frapper à la porte incessamment sous peu pour crier d’arrêter notre bordel, croyant probablement qu’il s’agisse d’une fête en grand comité, surpris de finalement retrouvé deux péquenauds bien trop heureux de passer une soirée ensemble. Croyez-moi, c’est une histoire vécue.

Ce soir, on allait se saouler la gale. J’attendais d’ailleurs avec impatience la rouquine saoule. Cela faisait neuf mois qu’elle s’était privée d’une flute de champagne ou d’un bon verre de vin rouge, l’alcool allait rapidement monter. Et sachez que quand Priscilla a bu, elle change de visage. Sa sagesse prend ses valises pour partir en vacances, tandis que sa folie élie domicile. On ne l’arrête plus ! La pire imbécilité qu’on est fait restera d’ailleurs dans les annales. Certainement une soirée qu’elle ne racontera pas à son fils, Hector, par crainte d’être vue différemment et de perdre en crédibilité d’un coup. Je ne savais d’ailleurs même pas si elle avait raconté cette histoire à quelqu’un… Et à bien y réfléchir, je me demandais également si je l’avais bien conté à une personne. Qu’importe ! Cette anecdote méritait de rester entre nous, pour ne pas être sortie contre nous tôt ou tard. « Ah parce que tu n’as pas encore sorti les glaçons ?! » demandait-elle d’un ton surpris, me coupant dans les divagations de mon esprit. « Quelle question…. Bien sûr que non ! Madame est toujours en retard, alors je ne vais pas anticiper inutilement. » expliquais-je en haussant les épaules d’un air nonchalant. Enfin, c’était logique. « Tu ne savais pas que les glaçons, c’était mieux quand ce n’était pas rendu à l’état d’eau ? » demandais-je d’une voix ridicule, lui montrant bien que je me moque éperdument d’elle. La rouquine se contentait alors de dire que je pouvais désormais le faire, maintenant qu’elle avait daigné de me faire honneur de sa présence. Et je m’exécutais. Parce que, mine de rien, j’allais le faire sans qu’elle ne me le demande. La conversation passait de la bouteille au repas l’accompagnant. « Pas trop quand même, hein ! Faut que je garde une belle silhouette. » annonçait-elle, tandis que mes yeux se balançaient du bas de son corps, jusqu’à sa jolie frimousse. « Depuis quand t’as une belle silhouette, toi ? » demandais-je d’un ton sérieux, tandis que je hurlais de rire à l’intérieur. Que de taquineries. Elle le savait, j’avais cette tête non-sérieuse que j’empruntais à chaque vacherie dite. La bouteille, la tant attendue, se montrait enfin aux mains de Priscilla. La rouquine me la présentait, tout en annonçant qu’elle souhaitait rattraper ces derniers mois sans alcool. « JE M’EN DOUTAIS ! » m’exclamais-je, théâtralement. « Tu sais que j’y ai pensé ? J’me suis directement dit que t’allais vouloir rattraper tout ce temps sans alcool. On est connectés ! » affirmais-je en sortant deux verres. Je tentais d’être habile, voulant ouvrir la bouteille sans en mettre partout. Encore une histoire vécue. Plus d’une bouteille avait glissé de mes mains pour finir complètement éclatée par terre. Je crois même qu’une fois nous avions fini aux urgences parce qu’un bout de verre s’était fourré dans ma cheville un peu trop profondément. On est doué ou on ne l’est pas. Ce soir-là, je ne l’étais clairement pas. Ouverture de bouteille… réussie ! Le liquide se déversait alors dans les deux verres, jusqu’à ce que j’en tende un à ma meilleure amie. A présent, nous étions prêts à faire la fête. « Hm… On trinque à quoi ? La brioche que t’as sortie du four ? » dis-je en faisant référence à Hector, lors de son accouchement. Toujours dans la classe. Toujours dans la métaphore culinaire. On ne me changera pas. « A la tienne Etienne ! » Et j’avalais mes premières gorgées. Mine de rien, il faisait soif.


© Ludi.
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Parfois, tu ne connais pas la vraie valeur d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir. | ft. Prissou ♥
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