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 Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~

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Siobhan O'Sullivan
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DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 899

MessageSujet: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Jeu 8 Mar - 11:47

Ses mèches rousses encore collées à son dos par sa baignade matinale, Siobhan est d'une humeur sereine, comme à chaque fois qu'elle a pu profiter de l'océan sans que le froid ou la brume ne soient trop présents. Il lui reste encore trois heures avant de devoir commencer son service. Largement le temps d'une douche, d'un thé et peut être d'une petite ballade près des canaux en touriste.

Elle a conscience qu'elle ne prend pas suffisamment le temps pour simplement flâner dans le quartier. Pour s'approprier pleinement son environnement. En même temps, d'ici peu, l'Irlandaise aura mis assez de coté pour pouvoir changer d'appartement et prendre un peu plus grand, un peu moins miteux et un peu plus proche du front de mer. D'ici six mois, si tout va bien.

D'un geste machinal, elle ramène son sac de plage sur l'épaule, le poids de celui-ci ne la dérange plus tant elle a l'habitude de le prendre avec elle tous les matins. Ouvrant son sac à main, la jeune femme fait craquer son zippo et s'allume une cigarette  mentholée. Le trafic est plutôt lent et pendant quelques minutes, elle a presque l'impression de se retrouver dans une petite ville endormie plutôt qu'une mégalopole tentaculaire qui ne dort jamais. Une longue bouffée de fumée de fumée qui s'évade dans l'air dont la la pollution est presque absente. Presque. Quinze minutes de marche plus tard, elle est de retour chez elle. Si les américains détestent faire plus de cinq minutes à pieds, c'est une habitude qu'elle n'a jamais réussi à prendre.  Sa voiture est une caisse miteuse, une jeep cherokee  qui a vécut plusieurs vies, Siobhan en est sure, elle finira par la lâcher dans l'une des routes de sables de Borrego.

Une douche, son sac de plage à peu près vidé pour demain. Un jean noir, une paire d'escarpins à talons carré, un top à col mao dans un mauve pastel, une petite veste en jean et elle est prête à ressortir. Ou pas. Il lui faudra dix minutes de plus pour retrouver sa paire de  chaussure pour le boulot. Il est hors de question qu'elle reste la durée de son service avec des talons. Siobhan est exaspérée par son propre bordel. Mais bien trop la flemme de ranger maintenant alors que le temps est clément. De guerre lasse, sur le point d'abandonner, elle finit par en dénicher une sous son lit et la seconde dans la salle de bain. Vils Lepreuchauns. Yes!  Elle les glisse dans son sac à main et prend aussi un CV. Il faut qu'elle le dépose à l'Underground. Le bar est plus proche de là où elle habite, plus grand, et avec un peu de chance, vu comme il est fréquenté, sans doute que les pourboires y sont aussi plus conséquents. Siobhan ignore si ils cherchent une serveuse. Mais si elle tente pas....

Sans regret, la liane cuivre claque derrière elle, sans un regard noisette pour le champ de bataille qu'elle abandonne derrière elle. Les survivants se débrouilleront sans elle. La tête dans les nuages, Siobhan ne prête pas vraiment attention à son environnement. Elle a va avoir trois jours libres et est en train de planifier son petit road trip. Pas de camping, faut pas déconner. Probablement le motel six au milieu de Borrego Springs. S'arrêter au passage à Julian pour prendre une tarte au pomme à emporter qu'elle mangera à sa première ballade. Un instant de retour à la réalité. Si elle s'arrêtait au Starbucks pour se prendre un latté au Matcha? Ensuite, il lui restera une bonne heure pour se ballader et une autre pour se perdre dans les si délicieux transports publics pour rejoindre Downtown, vu que son bar actuel est proche du Memorial Parks.

Repartant dans ses rêveries désertiques et apercevant au coin de la rue l'enseigne du Starbucks, la rousse comment une erreur de débutante. Si en Europe, les piétons sont rois et peuvent traverser à peu près comme ils l'entendent, c'est tout autre chose dans  ce pays ou l'automobile est reine. Siobhan s'engage sur le passage protéger sans regarder si le petit bonhomme vert clignote et affiche le nombre de secondes restant pour traverser. Mauvaise pioche. Celui ci est obstinément rouge et une grosse berline klaxonne sauvagement.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Jeu 22 Mar - 18:30

C’est tout en swing, en swag, en moove sur le dance floor du bitume que je me déhanche tranquillement. Petit coup de cul à droite. Puis à gauche. Et encore à droite. Et hop, ça pivote sur soi-même avant de descendre les escaliers tout en imitant un bruit de musique branché comme si je me trouvais dans une discothèque, occupé à me trémousser au son de la musique. Sauf que je ne chante pas une chanson connue mais une invention venue tout droit de mon imagination débordante. « On a gagné le procès ouuuuh… » Petit pas chassé. Petit mouvement de la tête. « On a gagnéééé le proooocèèèès… OUUUUUH » Je sautille doucement. On dirait presque un Mickael Jackson aux fesses blanches qui est en train de réaliser son futur clip. Sauf que MJ est mort, et moi je viens de gagner une affaire qui traînait depuis un moment, dans lequel les espoirs de gain étaient plus que minimes. Mais finalement, j’ai fini par vaincre, préparant une offensive assez solide, ayant été caractérisée par mal de nuits blanches à plancher dessus. Le résultat est là : on a gagné le procès. Et je me sens tout victorieux, éprouvant le besoin de chanter à tout va, ignorant les regards indignés tandis que je suis en train de sortir du tribunal, l’air de rien. Tout chantonnant. Mais je suis ainsi que voulez-vous ! Ma joie de vivre fait fureur. « On aaaa gagnéééééééééé…. » Et le « é » monte dans les aigus, pendant que je m’installe au volant de mon bolide. « LE PROCÈS OUAIIIIS ! » Et aussitôt ; je démarre la voiture, roulant comme un fou. Je recule pour sortir de ma place de parking, puis dans un crissement de pneus plaisant, je tourne le volant et je sors du lieu de stationnement. J’ai déjà hâte d’être ce soir, trop heureux d’avoir enfin clôturé ce dossier de merde. J’ai déjà en tête la manière de comment je vais fêter cela. En compagnie de ma chère et tendre Luce. Du champagne. Très peu d’habits ou pas du tout. Ainsi, j’enclenche le bluetooth dans la voiture, et appelle ma chérie. « Mon amouuuuur, on a gagné le procès ! » Phrase que je dis pour la énième fois avec un sourire de gogole sur le visage. Je suis tout fier de partager cela avec elle, non sans me dire que ce genre de petits détails m’avait terriblement manqué lorsque nous nous étions séparés. « Je sais, c’est trop bien ! Et d’ailleurs, j’ai une bonne idée de comment je vais pouvoir fêter ça avec toi. » La voix enjôleuse de Luce me fait sourire. Bien sûr ; elle a déjà une petite idée. Mais que voulez-vous, l’amour rend bébête et c’est drôle de jouer à ce genre au « devine ce que je sais déjà ».

Tout en roulant à une vitesse non règlementaire, nous sommes donc occupés à prévoir tout ce que l’on va voir – d’ailleurs, pour des raisons d’atteinte à la pudeur, cette conversation ne sera pas écrite- mais nous finissons par être d’accord et je me retrouve à être chargé d’acheter de quoi nous régaler. Ainsi puisque je me retrouve sur Venice Beach, j’en profite donc pour aller dans un supermarché se trouvant non loin. Mon seul souci c’est que je roule vite. Toujours trop vite d’ailleurs. Et c’est en voulant monter le son de l’autoradio que j’oublie de regarder droit devant moi, bien que j’avais déjà vu que le feu était vert pour moi. Une seconde de plus et je rentrais dans ce piéton. Le coup d’œil est furtif et bref. Je freine instinctivement, plongeant ma main sur le klaxon. Je ne sais pas ce qui est le plus bruyant : le son des freins brûlant le bitume ou le bruit stridant du klaxon. Putaaaain, ils font chier ces piétons à la con. « Non mais ça va pas la tête !!!!! » Je hurle en sortant la tête de la fenêtre, faisant face à une rouquine que je fixe d’un air glacial. « Quand le petit bonhomme est rouge… ON S’ARRÊTE !!!! » N’empêche quand je réalise que j’aurais pu la tuer, mon cœur bat comme un fou furieux. Encore un peu et je devenais un délinquant, tueur de piétons.


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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Ven 23 Mar - 10:14

Si il n'y avait eu que la carlingue fonçant droit devant elle, Siobhan pense qu'elle aurait réagit. A la limite, elle aurait pu gérer aussi l'odeur de cramé et le bruit suraiguë des freins que l'on presse de toutes ses forces pour un arrêt d'urgence. Nul doute que le conducteur a du sentir sa ceinture de sécurité lui comprimer brutalement le ventre et les côtes. Pensées fugitives et incongrues qui passent dans l'esprit de la rousse. Non. Ce qui la paralyse vraiment, ce qui la cloue sur place et l’empêche de reculer vers le trottoir ou de se jeter en avant pour éviter la voiture, c'est l'assourdissant tintamarre du klaxon. C'est le hurlement qui fracasse le calme relatif de la matinée.

Jusque là, elle était persuadée qu 'être figée comme un lapin ou une biche pris dans les phares était une licence poétique, une jolie image d'écrivain et de journaleux. Non. Elle découvre à ses dépends que c'est le reflet exact de la vérité en ce qui la concerne. Et si son coeur bat à tout rompre de la frayeur intense qu'elle vient d’éprouver, Siobhan est aussi furieuse contre elle même. Elle n'est pas une Biche, bordel! Elle a travaillé dur pour ne jamais être une proie! C'est une Louve! Si on tente de lui patpatter le crane, elle arrache la main et la bouffe avec  ses dents! Alors se retrouver incapable du moindre mouvement, la respiration et le coeur au bord des lèvres, elle est en colère.

Et... par un miracle, la salvation vient du conducteur de la voiture. Si il s'était montré prévenant à son égard, si il s'était inquiété ou était sorti de sa bagnole pour s'assurer qu'elle allait bien, nul doute que l'Irlandaise se serait écroulée comme une poupée de chiffon. Là, en essayant de reporter la faute sur elle, il casse cet écrin de glace qui la maintenait. Ouiiiiiiii, elle pourrait admettre qu'il n'a pas tord. Qu'elle aurait du regarder avant... Mais si il pense qu'elle va le reconnaître devant lui, il connait trèèèèès mal Siobhan O'Sullivan! La jeune femme n'a qu'à tendre la main pour asséner trois grandes claques de la paume sur le capot encore brûlant. Elle a la satisfaction de les entendre raisonner sèchement sur la carrosserie. Et ne s'autorisera pas une seule grimace sous la brûlure du métal. Elle n'a ni bague, ni bracelet, ni poings américains, il ne s'agit que de sa satisfaction personnelle.

-C'est vous  qui êtes un grand malade! Vous vous croyez où, franchement?! Au rallye de Monte carlo?! Espèce de danger public! On devrait vous faire sauter votre permis, espèce de porc epic mal embouché! -Celle ci, elle la pique sans vergogne à ses lectures d'enfance. Et ne peut s’empêcher d'en rajouter un autre, parce que. Pour le plaisir. - Espèce de Loup Garou à la graisse de renoncule de mille tonnerre de Brest!

Hum. Too much. Elle peut le sentir quand il s'échappe de ses lèvres. Tant pis. Elle a toujours rêvé de pouvoir l’asséner à quelqu'un et c'est désormais chose faite!  Sauf que maintenant, elle doit faire face à un nouveau souci. L'adrenaline s'est dissipée, oui, mais le choc... pas tout à fait encore, non. C'est avec  désespoir qu'elle sent que ses jambes flageolent et menacent de ne plus la soutenir très longtemps. Et il est hors de question de s'écrouler devant ce bachi-bouzouk.  Elle ne voit qu'une seule solution pour conserver une petit part de sa dignité. C'est d'une démarche vacillante qu'elle contourne le capot, ouvre la portière passager et s'écroule presque sur le siège. Siobhan espère simplement que l'homme sera un peu trop décontenancé et encore furieux pour voir à quel point elle était sur le point de tomber comme une masse.

-Vous allez me payer un verre ou un café, non un verre, ou je vous jure que je vous colle le procès de votre vie pour ce qui vient de se passer! Et je vous préviens, j'ai mon avocat en speed-Dial!

Jamais de la vie elle n'intenterait un procès pour ca. Mais après tout, elle se trouve aux us, et des péquenauds font des procès aux fabricants de cafés parce que les tasses  sont trop chaudes une fois servies et gagnent. Donc... Pas plus qu'elle n'a la moindre intention de le laisser payer son verre. C'est pas demain la veille qu'elle se conduira de la sorte. Mais... le malotru n'a pas besoin de le savoir, n'est ce pas?
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Dim 1 Avr - 10:42

Mon dieu ! J’ai failli avoir une crise cardiaque tellement elle a déboulé dans mon champ de vision de façon si soudaine. Sérieusement, il y a souvent des blagues sur les rousses mais je n’ai pas le cœur à rire aujourd’hui. Je dirais simplement que les rouquins sont des dangers publics ! Parce que par sa faute, j’ai failli me faire perdre le permis, la voiture et avoir un mort sur la conscience. A cause d’elle, j’aurais pu voir ma vie s’écrouler en l’espace de quelques secondes. Et ça m’agace. Aussi ne suis-je pas tendre avec elle. C’est d’une voix glaciale que je l’invective tout en me disant que, vu qu’elle est en tort, elle passera son chemin. Mais que nenni messieurs dames ! je suis face à une tête de mule qui visiblement est aussi remontée que moi. Mais le pire c’est sa répartie. J’en reste sur le coup. La bouche s’ouvre en grand et il me faut un temps avant de me demander le but de son insulte. Loup Garou ? Et après. « Whaaaat the fuuuuck ???? » Je m’exclame en affichant une mine complètement ahurie. Alors ça, je l’avais jamais entendu. D’ailleurs, je ne sais même pas si c’est pire que les insultes finissant par « ta mère » ou non. A vrai dire, je suis encore sur le cul qu’elle puisse me répondre et non passer son chemin. Moi le grand, le beau, le sublime Dimitri Cooper, me faire traiter de Loug Garou ? Ça non ! Je refuse tout simplement. Cependant, la suite me réserve bien des surprises et quand je la vois avancer, je me dis qu’elle va bien vite dégager avec ses insultes du dix-septième siècle. Mais non, au lieu de cela, elle contourne la voiture et vient ouvrir la portière et prend place sur le siège passager. « Mais qu’est ce que tu fouuuuuuus ?! » Je braille en ignorant que je suis en train de me faire klaxonner. Forcément, je gêne et j’empêche les gens d’avancer. Pourtant, je m’en moque, me contentant d’apprendre que je dois lui payer un café ou un verre fin d’éviter un procès. « Sérieusement !? T’as pris la vie pour un kiwi ou quoi ?! » Je m’explique d’une voix sidérée. Alors là, j’aurais tout vu.

Un klaxon plus long et plus fort arrive à me faire sursauter, me rappelant que je suis en voiture et que j’emmerde tout le monde. Aussi, sans plus attendre, je démarre alors en compagnie de cette femme. Je suis un peu mal à l’aise quand même. Je pense à Luce et me dit qu’elle va criser si elle me voit avec une femme inconnue dans ma bagnole. En plus, je n’ai pas les vitres teintées alors autant dire que je suis un peu mal à l’aise. Mais bien vite, je me reprends, prêt à tout faire pour qu’elle vire très vite de ma bagnole. « Et j’ai pas le temps d’abord de te payer un verre ?! Faut te remettre de tes émotions autrement ! Et SURTOUT, regarder la route ! » Bon ça équivaut pour moi aussi. Cependant, ses paroles demeurent dans ma tête, surtout lorsqu’elle parle de prendre un avocat. Autant dire que ça ne me fait pas envie. Je ne sais pas qui elle est et j’ai appris à me méfier des apparences. S’il le faut, c’est la fille d’un politicien. Alors quand bien même, je la trouve incroyablement gonflée ; je ne suis pas décidé à m’arrêter sur le bas-côté et à la faire descendre. Cependant, je n’ai pas envie de devoir me garer et aller je ne sais où. Aussi, je continue à rouler et finalement, je trouve l’endroit parfait. Avançant doucement, la voix du haut parleur grésille un moment « Bonjour, puis-je prendre votre commande ? » Alors je me tourne vers la rousse et je lui parle assez sèchement c’est vrai « Coca ? Oasis ? de l’eau gazeuse ? » Non parce que c’est connu, il n’y a pas d’alcool à McDo alors elle prendra ce qu’il y a. Elle boit son coup et elle se cassera ensuite, j'y crois. « J’ai pas le temps de te payer un verre, je suis pressé d’abord. Et puis, ce n’est pas comme si j’étais le fautif dans l’histoire. Le feu était vert pour moi. Fallait faire attention. » Cependant, je suis un être doté d’une générosité et finalement, j’ajoute « Je suis gentil, je veux bien te payer un bigmac en plus. » Je lui donne son sachet et elle s’en va. A moins, qu’elle ne se décide à m’insulter de nouveau. D’ailleurs, ça titille très vite ma curiosité. « Ah et au fait ! d’où tu les sors tes insultes ?  »

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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Mar 3 Avr - 13:29

Mais... Il est hyper confortable et super doux, le cuir de ses sieges. Siobhan se concentre sur les petites choses. Les petites choses pour reprendre pied dans la réalité et surtout surmonter le choc qui vient de lui injecter une dose d'adrénaline dans les veines dont elle se serait bien passée. Elle tourne à demi la tête pour observer d'avantage le conducteur qui a failli faire d'elle un mauvais fait divers. Dommage qu'elle ne soit pas gypsy. Un peu plus, et ils auraient pu faire un remake live de Stephen King. Elle avait adoré cette histoire de conducteur, un mec haut placé,  qui parce qu'il a tué par inattention la femme d'un sorcier gitan, est maudit par celui à ci maigrir, maigrir, maigrir. Et la fin... Ho... Du Stephen King. Du grand Stephen King. Comment il s’appelait ce bouquin, déjà! Rahhh, elle l'a sur le bout de la langue!

-La peau sur les os! C'est ça! S'exclame t'elle à voix haute avant de se taire immédiatement. Comme parfois lorsqu'elle se perd dans ses pensées, elle réalise trop tard  que l'homme la regarde d'un air absolument scandalisé. Et maintenant, il doit en plus la prendre pour une échappée de l'asile le plus proche. -Non mais c'est parce que notre situation m'a fait penser à un livre alors je... -tente t'elle vainement d'expliquer. Avant de laisser sa voix tomber dans le silence. Rien à faire. C'est trop tard, elle s'est noyée toute seule sur ce coup là.

Heureusement, un grand coup de klaxon foncièrement énervé semble distraire l'homme de sa passagère indésirable. Et il ne se décide pas à l'éjecter sans autre forme de procès. Procès d'ailleurs qu'elle n'aurait absolument pas les moyens de lui intenter si il avait décidé d'appuyer sur son bluff. Et d'ailleurs, elle ne connait aucun avocat. Oups. Seulement ceux qu'elle lit dans les journaux. Elle lui accorde un coup d'oeil un peu plus appuyé. Il est loin d’être laid. Mais tout dans sa posture indique qu'il le sait : regardez moi, je suis le plus grand, je suis le plus beau, et je suis le plus riche.  Car au vu de sa voiture et de son costume qui tombe parfaitement sur lui, il dispose de certains moyens. Ce n'est pas pour cela que Siobhan ressent pour lui un certain dédain instinctif. Mais parce qu'il a une bonne dose d' arrogance qui lui colle à la peau. Et ca... il n'y a que chez Oliver qu'elle  trouvait cette attitude sexy. Et encore. Pas tout le temps.

-J'adore les kiwis... -C'est à peu près la seule réplique qui lui vient en tête, et elle a conscience que c'est totalement dénuée de panache. Hélas, souvent, Siobhan fait partie de ces personnes qui trouvent la réponse parfaite, la pique imparable... deux heures après, dans un moment incongru. Ho, cela lui arrive d'avoir un moment de génie. Mais c'est rare. Et visiblement...  pas pour l'instant.

Finalement, il fait redémarrer le véhicule, une fois sans doute que les autres voitures derriere eux font carrément un concert de leur non mélodieuse sirène. C'est un boucan qui va finir par alerter les flics, si ce n'est pas déjà fait. Mais le conducteur finit par se décider à bouger son tank personnel. Elle ne peut retenir un rire totalement jaune à sa remarque d'une mauvaise fois totale.

-Au moins j'étais sur un passage piéton, je vous signale. C'est vous qui arriviez à une vitesse complètement indécente! Vu votre allure, le feu était rouge, vous l'auriez grillé tout pareil!

Elle ferme les yeux, se renfonce dans le cuir moelleux de l'habitacle. Gosh... c'est carrement un cocon tout doux. Elle n'aurait pas du. Car lorsqu'elle les ouvre les paupieres...  Il lui demande ce qu'elle veux. Siobhan pouffe. Et pour la première fois, aucune ironie ou sarcasme dans son ton.

-Bien joué, finit elle par admettre. Un café, s'il vous plait. Juste un café. Nous étions en tord tous les deux. -Ah non. Hors de question que monsieur le danger public lui fasse peser toute la responsabilité sur les épaules. Elles sont bien trop frêles pour  ca! Un bic mac. Il est sérieux là? Si elle a rien contre un hamburger de temps en temps, là, elle en a franchement pas envie. Aussi la rousse se contente de secouer la tête pour réfuter son offre. Et lui... il devrait pas non plus abuser de la junk food. Il est loin d'être enveloppé, il a même un charme certain mais c'est pas Jason Statham non plus quoi. N’empêche que Siobhan n'a pas envie d'être une totale garce et décide de garder cette considération pour elle- Sérieusement, un café sera parfait.

Il pose une question et elle se sent rougir. Les femmes qui rougissent gracieusement, où cela ne voit à peine, où c'est une délicate coloration qui vient rehausser leur beauté naturelle... tout ca.. c'est pas Siobhan. Elle a une peau de rousse. Une peau de rousse constellée d'une myriade de tache de rousseurs. C'est brutal et impitoyable quand elle rougit. Elle murmure. mumble. Mumble. Mumble. Avant de se décider. En attendant leur commande, elle croise le regard de Dimitri.

-Ca vient de mon enfance. Aux Us, vous avez les comics, en Europe, c'est plutôt la bande dessinée. Et... Il y a un personnage hyper connu, qui s'appelle le  Capitaine Haddock, qui a toutes sortes d'insultes un peu décalée. Et je trouve que ca a plus de classe qu'un simple connard... Attendez, je vous montre - Elle sort son telephone et pianote rapidement dans google pour lui afficher deux trois images du Capitaine, de Tintin et de Tournesol. - Je suis désolée. Vous m'avez fait surtout très peur. Et quand j'ai peur... Je deviens pas franchement aimable.

Elle reçoit son café dans l'indispensable sac en papier qui ne sert à rien, attendant que le jeune homme récupère son propre choix et sirote une toute petite gorgée. Histoire de ne pas brûler la langue bêtement.

-Si vous pouviez me déposer autre part que dans une zone commerciale, là où je puisse récupérer un bus, ca ira très bien. Vous aviez l'air d'avoir un rendez vous important et je veux pas non plus pourrir votre matinée. -Qui a dit qu'elle ne pouvait pas avoir un minimum de courtoisie maintenant que son caractère emporté retombe?-  Sans aller trop vite... Ca m’embêterais de renverser mon café sur vous parce que vous auriez freiné brutalement pour éviter un nouvel accident...
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Mar 1 Mai - 9:29

Et dire que j’ai commencé cette matinée en étant complètement heureux. La situation s’est retournée d’une façon tout à fait étrange. Mine de rien, si Luce me découvrait au volant de ma voiture avec une rousse à mes côtés, c’est sûr qu’elle me défoncerait comme il se doit. Et pour cause, pourrait-elle me croire si je lui disais qu’après avoir traversé au feu rouge, cette fille a tout simplement décidé de s’inviter dans mon véhicule et de me réclamer quelque chose à boire pour se remettre de ses émotions. Sincèrement, qui croirait une telle chose ? Personne. Pas même moi, si la situation venait à se produire avec ma petite amie. De ce fait, je suis ennuyé, si ce n’est que, bien entendu, je conserve un certain sang-froid. C’est bon pour la classe que voulez-vous. Surtout que la fille est un peu dérangée. Ses réactions sont imprévisibles et me font peur. Déjà, elle m’agresse avec ma peau sur les os et alors que je vais rétorquer, voilà qu’elle m’explique qu’il s’agit du titre d’un livre. « Ah. » Je réponds sans trop savoir. Que puis-je répondre de toute façon ? Elle a réponse à tout, même quand je lui indique qu’elle prend la vie pour un kiwi. Sa réponse me scie et malheureusement, je laisse échapper le prémice d’un sourire. Non mais c’est qu’elle va me faire rire en plus celle-là. « C’est bon pour l’organisme, hein ? » Ouais parce qu’à ce rythme là, si je lui dis qu’elle a pris le melon, elle va me sortir une répartie tout droit sorti de son imagination. Ou le titre d’un livre. Au choix. Néanmoins, je respecte sa demande et nous nous trouvons bien vite devant un Macdo. C’est parfait pour boire quelque chose en vitesse. « Bon. Alors deux cafés, dont un corsé pour Mademoiselle. » Finis-je par répondre en tendant ma carte bleue pour régler la note. Non parce qu’en plus, je dois l’inviter. Mais je ne sais pas si elle est sacrément intelligente ou non. Mais ça m’a retourné le cerveau, je pourrais presque croire que j’ai mes tords aussi. Alors que non ! J’étais engagé, c’était à moi de passer. Cependant, je ne tiens pas à remettre un franc dans la machine et au contraire, je l’interroge sur ses insultes si particulière. Et là, j’apprends que c’est tiré d’une BD tout droit venue d’Europe. J’ai même droit à des illustrations où j’observe avec attention les personnages en question. « Je ne connais pas du tout. » Finis-je par dire en observant le visage du Capitaine Haddock. Ainsi, c’est lui. Je ne peux m’empêcher de sourire. « Il a de l’imagination. » Finalement, la rousse finit par s’excuser d’avoir été peu aimable et je sens que la situation s’adoucit légèrement. Génial, elle va pouvoir sortir ! Non parce que je sens que je vais tomber sur Luce d’un moment à un autre. Pourtant, je ne peux pas le lui dire ainsi, ce serait malvenu. « Tu peux me tutoyer hein. Je n’ai pas encore franchi le cap des trente ans. » J’ai l’impression d’être un vieux Monsieur et j’aime pas ça. « Et je veux bien m’excuser aussi. Même si j’avais le feu vert, ce n’était pas une raison pour rouler vite, surtout pour les piétons rêveurs. » Mon rire jaillit parce que la situation le prête. D’ordinaire, les gens s’insultent. Et là, elle monte dans ma voiture. C’est inédit.

Buvant une gorgée de mon café, j’attends de savoir si elle veut sortir ou non. Et finalement, la réponse arrive aussitôt, elle souhaite que je l’emmène à un endroit où elle pourra récupérer son bus. A vrai dire, je n’ai pas de rendez-vous. J’avais pris ma matinée pour régler ce procès et je ne pensais pas que ça irait aussi vite. D’ailleurs, la simple pensée de cette victoire suffit à ramollir mon cœur de pierre. Non je ne vais pas la lâcher près d’un arrêt de bus. « Je peux t’accompagner si tu veux, je te dois bien ça. » Même si dans le fond, elle aura tout gagné cette rousse. Un trajet en voiture, un café. Tout ça pour quoi ? Pour avoir traversé quand c’était rouge pour elle ! Un comble ! « Et promis, je roulerais doucement. A la condition que tu me tutoies. Non parce que ce « vous » m’agresse. On doit avoir pratiquement le même âge. » Il faut aussi dire que je suis de nature joviale et bavarde. Je ne reste pas longtemps dans la haine et le mauvais ressenti. C’est ma nature. Et c’est tout le contraire de ma sœur à vrai dire. « Je m’appelle Dimitri d’ailleurs, à moins que tu ne préfères « l’homme qui roulait trop vite » » Bon sang ! Qu’est-ce que je peux être drôle. « Du coup, où est-ce que je t’amène ? » Et je suis déjà en train de trafiquer le gps pour pouvoir l’amener à son rendez-vous. D’ailleurs, j’ai une foule de questions et aussitôt, la suivante arrive. « Et donc tu viens de l’Europe ? Pourquoi venir ici ? » Je suis curieux mais il ne faut pas m’en vouloir, mon côté professionnel ressort toujours.


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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Mer 23 Mai - 10:39

Discrètement, alors qu'il se penche pour payer les cafés, la jeune femme fait glisser de son sac à main un billet de dix dollars qui tombe sur le sol, près de son siège. Oups. Il le trouvera plus tard, peut être un jour où il sera desepérement en manque de monnaie. Qu'importe, elle n'a jamais eu l'intention de gratter une boisson à l'oeil. Elle a bien trop de fierté pour une manoeuvre aussi basse! Le faire mariner? Bien sur. Mais agir réellement de cette manière? Certainement pas, sans pour autant envie d'avoir afficher le geste en lumière. Peu à peu l'atmosphère dans la voiture se détend. Les tensions qui existaient entre les deux jeunes gens se dénouent dès que la civilité reprend le dessus. Les épaules de Siobhan reprennent une ligne plus naturelle à mesure que la caféine se diffuse dans son organisme. Le sourire creuse une fossette tacheté de rousseur alors qu'elle le remercie pour le café. Il ne manquerait plus qu'un kiwi pour faire un parfait petit dejeuner. Mais Siobhan doit retenir le rire qui menace de s'échapper. Cela risquerait de faire un peu trop pour son interlocuteur!
Le visage d'Haddock s'affiche,étrange comme les valeurs d'une génération changent d'un continent à l'autre. Mais ce n'est pas tout à fait le moment de s'égarer dans des considérations philosophiques. Le tutoyer? Totalement dans ses cordes! Mais il peut voir que ses sourcils se haussent considérablement lorsqu'il lui propose de la déposer à sa destination.

-Tu es sur? Je ne bosse pas tout à coté, dans un bar à Downtown. C'est pas tout à fait au même endroit, quoi. -Son sourire s'agrandit. -Il semblerait que je sois ton ainée, puisque j'ai trente deux ans. Enchantée de te connaitre, Dimitri, moi, c'est Siobhan.- Elle lui laisse quelques secondes pour s'habituer aux sonorités étrangères de son prénom. Qui répond derechef à sa seconde question. -Je suis Irlandaise.

Elle aurait du s'attendre à la suite. Mais Siobhan oublie toujours que les américains ont cette tendance prononcée au dialogue. A échanger sur tout et rien dès les premiers instants d'une rencontre. En quelques minutes, il est facile de tout connaitre de son interlocuteur, du moins les aspects les plus lisses. Un instant de silence. Un instant d'hésitation. Ce qui est stupide. Cela fait plus de quatre ans qu'elle est à Los Angeles et elle n'a pas vu pointer la tête d'un gangster irlandais. Sauf un... mais lui... il ne semble pas fraichement débarqué. Rapidement, elle arrache ses pensées d'un certain monsieur Gallagher aux yeux trop bleus.

-Je commencais à en avoir un peu assez de l'Irlande
. -Mensonge.- J'ai eu une opportunité de venir voir de l'autre coté de l'océan et je l'ai tenté. -Semi vérité- Ca va faire quatre ans que je suis à Los Angeles, je m'y habitue doucement. -Vérité.- Et toi, tu vis depuis longtemps ici?

Une chose est certaine, c'est qu'au vue de sa voiture, il a l'air de bien se débrouiller sur un plan purement financier. Fugitivement, elle se demande ce qu'il fait dans la vie. Mais elle doit reconnaitre qu'elle apprécie cette étrange rencontre dirigée par le hasard. Une dernière gorgée de café et la jeune femme repose le gobelet dans l'un des portants circulaires. Cette berline lui évoque la voiture puissante d'Oliver. Un geste agacé de la main. Mais qu'est ce qu'il lui prend d'être aussi distraite par les hommes en ce moment? Et deux aussi éloignés l'un de l'autre que possible. Pourtant, avoir recroisé le Petit Prince... Idiote. Double idiote.

-Tu allais où pour rouler aussi vite? Voir ta femme à la maternité pour aller contempler le premier sourire de ton héritier? Ou un patron irascible qui te donne des cheveux blancs avant l'heure? lui demande t'elle, le timbre léger.

Le ton amusé est dépouillé de tout sarcasme, cette fois. Siobhan le taquine sans chercher à blesser ou piquer. Si l'Irlandaise a très mauvais caractère, elle ne le garde pas souvent si les conditions s'apaisent. Un instant, l'envie de s'allumer une cigarette lui chatouille les doigts, mais certainement pas tout de suite.



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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Jeu 7 Juin - 20:21

« Ce n’est pas grave si c’est dans le Downtown, c’est sur mon chemin. » Pourquoi je me décide à l’accompagner ? Je ne sais pas trop. Peut-être suis-je en train de culpabiliser d’avoir failli la tuer ? C’est incompréhensible. Cette personne est étrange. Et je le suis tout autant. Peut-être qu’on s’entendra sur ces bases ? Peut-être. Après, ma nature joviale reprend bien vite le dessus. La peur d’avoir un accident n’est alors plus qu’un mauvais souvenir. Et finalement, nous en sommes là, à échanger une boisson prise au drive d’un fast-food, à l’inviter à me tutoyer parce que je ne suis pas devenu vieux et sénile sur ce point là. Finalement, elle m’apprend qu’elle s’appelle Sh… Si… Sha.. Euh comment elle a dit ? J’ai eu du mal à comprendre. J’ai un temps d’hésitation, fronçant les sourcils. D’où elle sort celle-là ? Et sans doute, voit-elle mon incompréhension car elle précise être irlandaise. Voilà donc d’où provient ce prénom. Les tonalités sont poétiques mais après, il est clair que ce n’est pas de chez nous. « C’est peu commun, ici. » J’explique pour justifier ce blanc. Et puis, je suis quelqu’un de curieux et puis, je n’aime pas le silence. J’aime le bruit. Je suis un bavard de nature, alors c’est naturellement que je lui demande ce qu’elle peut faire ici. Ça n’a rien d’inquisiteur mais en Amérique, on se pose des questions, on apprend à se connaître. La politesse réside en l’intérêt que l’on peut porter à quelqu’un d’autre. Et là, j’apprends donc qu’elle est venue ici, suite à une opportunité, parce qu’elle avait assez de l’Irlande aussi. Je ne sais pas ce qu’il en est de son pays. Je sais juste que c’est vert, qu’il y a la Saint Patrick et de la bière. Mais pour le reste… L’Irlande est une notion bien obscure pour moi. « Je suis américain. » Lui dis-je en tournant à gauche pour rejoindre une route moins fréquentée. « Ceci dit, je suis né à San Francisco. Et à la mort de mes parents, je suis venu vivre ici avec ma sœur jumelle. Autant dire que je connais bien le coin. J’espère que tu aimes bien ici. Ça doit être différent de l’Europe. » Et même si j’ai vécu pendant quelques mois au Japon, autant vous dire que je préfère largement l’Amérique. « Et c’est comment l’Irlande ? » Je demande d’une voix curieuse. «  Je dois t’avouer ne pas connaître grand-chose à ce sujet. Vous avez des lutins, de la bière, il pleut tout le temps et vous fêtez la saint patrick. J’ai bon ? » Je me mets à rire, amusé par mes propos. Je suis un être rigolo que voulez-vous. Je me fais rire tout seul.

Nous continuons donc à rouler. Et finalement, elle en revient à nos débuts. A ce moment où l’on a failli se dire bonjour sous couvert d’un accident de voiture. Elle souhaite savoir pourquoi je roulais si vite. Et ses suppositions me font sourire. Aller voir Luce à la maternité ? MAIS QUELLE BLAGUE ! Ce serait plutôt la voir en cellule de dégrisement ou un truc du genre. Le respect pour la chérie est mort. Forcément, je m’empresse bien vite de répondre. « Oh non, je n’étais pas du tout pressé. C’est ma manière de conduire. » Bon OK, je ne m’attire pas des faveurs en disant un truc pareil. « J’aime bien la vitesse, tout ça. Surtout quand c’est à moi de passer. » Je souris de plus belle. « Mais en vérité, j’avais fini mon travail. Je sortais du tribunal et je venais de gagner dans un dossier bien compliqué. » Réalisant que mes propos peuvent prêter à réflexion, j’ajoute : « Je suis avocat. Et donc, j’avais fini la journée et je ne comptais pas retrouver ma femme enceinte. Mais retrouver ma copine, ça oui. » Et profiter d’elle avant qu’elle ne commence le travail. Enfin bon, je ne vais pas me lancer dans une conversation sur l’amour que je voue à Luce, je préfère questionner la rousse. Déformation professionnelle que voulez-vous. « Et toi, que fais-tu dans ta vie ? »
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Jeu 21 Juin - 16:39

Il veux l'accompagner. Après lui avoir offert un café à la qualité aussi pietre que les pneus de sa propre jeep. Autant dire que le gout en était loin d'être savoureux. Il veux l'accompagner alors que cinq minutes plus tot il était proche de la jeter dehors. Mais qu'est ce qui se trame sous son crane? Le regard noisette de l'Irlandaise se fait plus pesant. Elle jauge. Etudie. Et ne parvient pas vraiment à comprendre son revirement d'attitude.  Il tique lorsque il entend les sonorités si particulière de son prénom mais elle ne peut lui en tenir rigueur. Un demi sourire qui vient fleurir aux coins de ses lèvres. Bien sur qu'il est américain. Il ne peut être qu'Americain. Et pourtant... Dimitri, c'est Russe.

-Je n'ai pas encore pris le temps de vraiment visiter la Californie, mais il faudra que j'aille du coté de San Franscico. Au moins pour me perdre dans les séquoias Geants. Tu y as déjà été?

Sa vision de l'Irlande est celle des brochures touristiques. Celle des cartes postales. Celle qui cache la misère et les rues mal famées. Celle qui dissimule les bombes et les meurtres parce que tu ne fais pas partie de la même religion ou que tu ne partages pas la même politique. La neutralité n'existe pas. quelque part, elle envie au jeune homme sa naiveté. Elle aimerait pouvoir porter un regard sans nuage sur sa terre natale. Ile qu'elle continue à adorer. Mais qui lui est intouchable pour le moment.

- Ca te dérange si j'allume une cigarette?
- Demande t'elle. Question de courtoisie. On ne fume pas dans la voiture d'un inconnu sans ête certaine que cela ne va pas le plonger dans une crise d'asthme. Ou une violente diatribe médicale. -L'Irlande est belle, sauvage et violente. Mon frère y est encore. C'est assez petit, il y a presque autant de mouton que d'habitant. Si un jour tu en as l’occasion, n'hésite pas à aller boire une guiness dans un pub. Cela n'a rien à voir avec l'espèce de lavasse que les bars te servent ici!

Avocat? Alors qu'il vient de manquer de l'ecrabouiller? Mais ceci dit, cela explique plutot pas trop mal comment il a failli la lui mettre à l'envers en essayant de démontrer que c'était elle qui était en tors. Alors qu'elle avait simplement la tête un peu dans les étoiles.
-Tu es quel genre d'avocat? ceux qui font de la pub sur les grands panneaux en expliquant qu'ils sont les meilleurs si on a un accident de la route? -Cette fois, elle se moque un peu. Il lui apparait à peu près certain qu'il n'a pas l'air d'avoir besoin de recourir à cette méthode racoleuse. Il lui retourne la question et elle a conscience que sa réponse est franchement moins glamour.

-Je suis serveuse dans un bar, et je fais parfois des extras dans des receptions.

Ce qui paie... fort moyennement. Mais elle a du mal  à se focaliser sur l'avenir. A du mal à se projeter. Elle a l'impression de vivre au jour le jour. C'est une espèce de liberté dont le coût est fortement elevé. Comme si elle était engluée dans une toile d'araignée dont elle tisse elle même le carcan. Ses prunelles se détournent sur la route de moins en moins chargée qu'ils empruntent et Siobhan se redresse sur son siege. Mais qu'est ce qu'il fout là?! Elle ne reconnait aucune des avenues. Aucun des panneaux. Rien n'est familier. Aucune enseigne des magasins. Putain. C'est quoi ce bordel. Elle inspire longuement. Essaie de trouver des repaires qui lui indiqueraient que tout va bien. Qu'elle ne s'est pas laissée embarquer dans un plan complètement foireux. Mais non. Rien. Et les avenues sont de plus en plus dégagés. Comme à la veille d'un Quatre Juillet pour laisser placer à la parade.

-Dimitri. -Et il ferait mieux de prendre garde au ton de la demoiselle car il est devenu absolument glacial. -Je peux savoir où est ce que tu m’emmènes, exactement? Parce que ce n'est absolument pas la route pour Downtown. Et... Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée de ta part de me faire le coup de la panne dans une ruelle deserte, tu vois.

Est ce qu'il y a besoin de préciser que la donzelle a une bombe lacrimogène dans son sac? Ou qu'elle n'est pas une gazelle qui attend que le lion vienne la dévorer? Pour l'avocat, Siobhan espère qu'il a une TRES bonne raison à cet étrange détour. Parce qu'il en faut très peu à la jeune femme pour laisser place à une méfiance qui n'a rien de sain. Avocat? Selon ses dires. Rien ne l’empêche d'être une taupe pour l'IRA. Ou pour l'immigration. Sachant qu'elle n'est pas tout à fait en situation régulière... Ou si c'est simplement un pervers en manque d'une victime un peu trop naive.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Mer 27 Juin - 9:36

On pourrait croire que nous sommes deux amis venant de se retrouver. Le contact est assez facile, tout compte fait. Elle est vraiment étrange mais pas méchante. Puisque nous en sommes à nous raconter nos vies, tandis que je la conduis à son lieu de travail ? Je dois vraiment culpabiliser d’avoir failli l’écraser. Même si je demeure assez choqué de la façon dont elle est rentrée, au calme, dans mon véhicule. C’est assez … inédit. « Oui, c’est sympa à voir. Mais bon, c’est bien quand on est touristes. Une fois qu’on vit ici, tout devient habituel. On ne prend plus la peine de s’extasier. Mais c’est à voir ! » Bon après, ce n’est pas ma tasse de thé. Je dois dire que quand je voyage, c’est surtout pour me la couler douce ensuite, me gaver de bouffe et de cocktail, pas pour aller visiter un musée ou un temple. C’est bien trop ennuyeux. Aussi, je ne sais pas si je donne envie d’aller voir les séquoias ou non. En tout cas, l’Irlande a l’air sympa. Même si ce n’est pas mon truc non plus. Oui, je suis chiant. Mais j’en suis sûr que si demain, je disais à Luce d’aller voir les moutons, elle me rirait au nez. Aussi, ce n’est pas la destination phare. « Je prends note. » Et là, je réponds par pure politesse. Il est hors de question que j’aille voir des mouton bêler ou de boire une bière. Ici, il y en a et tant pis si elle n’est pas bonne. « Ah et pour la cigarette… Je suis désolée mais la voiture est neuve. » ELLE SENT PAS L ODEUR AGREABLE DU CUIR DE VACHE ?! « Après, l’odeur du tabac froid demeure. Et puis fumer, tue » Oui, c’est vrai d’abord ! ça a été scientifiquement prouvé. Mais heureusement, lorsqu’il faut aborder la question de nos métiers, on s’invite un débat sur la nécessité de s’encrasser les poumons. Sa remarque me fait rire. Parce qu’effectivement, j’ai jamais voulu voir ma tronche, affichée sur ces panneaux géants. Je serais capable de créer des accidents par le simple fait d’être beau. « Ah non, je ne gère pas ce genre de dossiers. Je travaille pour le compte d’une grosse entreprise d’affaires. Aussi, je n’ai pas besoin d’afficher mon minois, le logo de mon enseigne suffit largement. » Et c’est bien ce qui me plait. Je n’ai pas besoin d’aller chercher de la clientèle pour exercer. Je prends ce que le patron donne comme dossier. Et il y en  a des tas.

En tout cas, je continue à en apprendre sur ma voisine. Elle est donc serveuse et fait des extras. « C’est vrai qu’ici, ce n’est pas ce qu’il manque comme bar ou restaurant.. » Et pour cause, il n’y a que ça. On vit dans une ville envahie par les touristes. Ça a ses avantages comme ses inconvénients. Et en l’occurrence… la circulation est dense. Trop même. Je prends les chemins habituels pour m’éviter les rues animées et passantes, les feux rouges interminables. Sauf que je suis là de me douter du trouble que cela provoque chez ma voisine. D’ailleurs, lorsqu’elle me hèle, je réponds par un léger grognement, regardant toujours ma route. Jusqu’à ce qu’elle lâche la bombe et là, je pile comme un fou. « T’es sérieuse ? » Je fronce les sourcils en la fixant. Mais visiblement, elle ne semble pas rigoler, croyant véritablement que je l’emmène dans un coin pour lui faire le coup de la panne. Que quoi ? Comment ? Pourquoi ? SAINT ANTOINE. Me voilà choqué. Pour une fois que je suis clean et ne cherche pas du tout la drague. « Mais ça va pas la tête ! » je m’exclame d’une voix outrée. « Je crois que tu as trop regardé Love Actually en boucle ces derniers temps. Ou Dirty Dancing, j’en sais rien. Mais ne crois-tu pas que si je passe par ce chemin c’est parce que, justement, je connais suffisamment ma ville pour savoir où passer pour éviter les bouchons ? » Lâchant un cri indigné, j’enchaîne de plus belle. « En plus, tu es monté dans MA voiture ! Je ne crois pas avoir montré un quelconque signe de vouloir te pécho, alors tu vas te calmer direct Mylène Farmer ! » Et continuant à pester, je rage à voix haute « Ils sont fous ces irlandais !!! »
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Mar 31 Juil - 11:25

Pas de cigarette. Elle pourrait lui lancer un regard vénéneux. Elle pourrait vouloir faire une remarque désobligeante. Mais si son père était là, Siobhan se prendrait une taloche sévère sur le haut du crâne. Désargenté certes, mais toujours à la pointe de la politesse. Jusqu'à ce qu'il ait un verre dans le nez. Et pour ses enfants. Pas pour lui. Détails. Fumer tue. L'Ira l'aura tué avant, elle le sait. L'Irlandaise sent gronder dans ses veines le besoin de retourner en Irlande. De reprendre contact avec Catham. Et Neill. Non. Pas Neill. Neill est un fantome, une trahison qui doit se dissoudre. Acide. Et si elle repose le pied sur le sol irlandais, l'Organisation le saura. Immédiatement. Peut être que ce serait pas si grave. Après tout, elle n'a fait que conduire à l'arrestation d'une de leur cellule et pris la suite. Juste. Elle masque mal un sourire et répond au jeune homme.

-Si il n'y avait que la cigarette qui tuait, je pourrais m'en passer. Tu n'as aucun vice à part la vitesse?

Cependant, la cigarette est rangée dans son paquet et la jeune femme se perd dans le paysage qui défile à un rythme, presque, raisonnable. Un cabinet d'affaire. Ho Gosh. Ce doit être insupportablement chiant comme boulot. Mais il a l'air passionné, il y a un timbre dans sa voix, il y a une lueur dans son regard qui démontre l'attrait qu'exerce sur lui son métier. Rien que pour cela, il doit être bon.

-Tu as ton propre cabinet ou tu es associé?

Ce genre de mec, ca a de l'ambition. Mais peut être qu'elles ne sont pas liés forcement à son emploi, de la politique? Comme Oli... Terrain miné. Siobhan arrache ses songes décousus d'un trop charmant politicien. Elle dévoile les dessous nettement moins glam' de sa propre vie, sans pour autant entrer dans les détails et encore moins le pathos. Jusqu'à ce qu'un frisson désagréable remonte le long de sa colone vertébrale. Jusqu'à ce que sa parania rampante montre les crocs et déchire ses entrailles. Il est avocat, il a manqué de la renversé. Tissu de connerie. C'est une avant-garde. Un Soldat, un informateur. CONNE! Monter dans la voiture d'un inconnu? C'est la première chose à ne pas faire. Siobhan ne tarde pas à donner voix à ses soupçons. A ses suspsicions. Toute son attiude est glaciale, dangereuse. Et la reaction de Dimitri est tellement... Tellement sincère! Tellement instinctive que plus il s'enerve, plus elle se détend. Une inspiration profonde. Elle tourne la tête vers lui, laissant ses mèches rousses dissimuler son oeil droit. Une semi verité. Encore. Du moins une explication, quelque chose. Qui ne donne pas envie à Dimitri de la déposer directement devant une clinique psychiatrique. Et vu comme il est crispé, il en aurait bien envie.

-Je te dois des excuses. Je suis un peu parano, je sais. Mais mon Ex a pas trop apprécié notre rupture. Je suis partie d'Irlande à cause de lui. Il a promis qu'il trouverait un moyen de me faire rentrer au Pays. Et il a le bras suffisament long pour y parvenir.


Siobhan souffle. Forçant ses épaules à se détendre. Tout est trop tranquille autour d'elle. Et ca lui fait pêter un cable. Elle voit des silhouettes sombres là où il n'y en a pas. Ce qu'elle vient de réveler au jeune avocat n'est pas une totale affubulation. l'Ira est bien plus flippante que n'importe quel ancien copain. Mais ce n'est pas le genre d'information qu'elle balance. Nop. Et puis quoi? En plus, elle est en situation irrégulière! Pas envie non plus d'impliquer les autorités compétantes.

-C'est qui, Mylène Farmer? Moi je suis plus Mérida, tu vois! Ou Ariel, à la limite.

La référence de Dimitri lui passe totalement au dessus. Mais elle se doute bien que la comparaison ne doit pas être très flatteuse. Sans doute une hystérique. Siobhan n'est pas certaine que ses excuses suffiront à apaiser le conducteur. Sans trop savoir ce qu'elle pourrait faire de plus.

-Je suis désolée, d'accord? Tu as l'air d'être un mec bien, en plus.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Sam 18 Aoû - 21:58

Des vices ? Bien sûr que je suis plein de vices. Certes, la cigarette ne me plaît pas du tout. Et je suis content que Luce ne soit pas une fumeuse. J’ai toujours détesté ça. Peut-être parce que ça me rappelle ma mère et qu’elle n’était rien d’autre qu’un vieux cendrier ambulant. Je me souviens encore de cette odeur qu’elle portait sur elle, au réveil, typique de ces gens qui se fument la clope avant d’avoir pu se laver les dents ou bu le café. Horrible. Néanmoins, il me faut une réponse à apporter à la rouquine se trouvant dans ma voiture. « Je suis plein de vices, jeune fille. Mais la cigarette n’en est pas un pour moi. Peut-être l’alcool ou ma propension à faire souvent des conneries. » Comme tromper ma copine et ne pas être courageux pour affronter l’amour que j’éprouvais pour elle. Même si c’est de l’histoire ancienne et que tout va très bien pour nous depuis. Elle me questionne encore et cette fois-ci, ça concerne mon boulot. « Ni l’un, ni l’autre. Je suis avocat pour une grande entreprise de finances. On ne se rend pas compte du nombre de procès qui peuvent s’ouvrir dans ce type de boite, quand t’as un client qui n’est pas content de son investissement et qui exige réparation. Mon rôle est donc de tout faire pour qu’il aille se faire voir. » Et j’y arrive assez souvent. D’une part, parce qu’il faut se blinder dès le départ. Si je n’arrive pas à obtenir gain de cause, c’est bien parce que l’un des financiers n’a pas su se démarquer et se protéger suffisamment. Autant dire que j’adore ce que je fais. « Je ne suis pas l’avocat qui se bat pour obtenir l’innocence d’un meurtrier, ou autre. C’est bien plus gentil ce que je fais, je n’ai pas l’impression d’être dans un épisode de New York, Police Judiciaire où t’as ce couillon qui dit « dans le système judiciaire les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux. A New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d’une unité d’élite, appelée Unité Spéciale pour les Victimes, voici leur histoire TONG TONG !!! » » Et là, je me mets à rire comme un gland. Enfin ça jusqu’à ce que Siobhan pète littéralement un plomb.

Elle m’accuse alors de vouloir la séduire et je ne me laisse carrément pas démonter. Non mais oh ! Ok je suis plein de vice, j’ai la fidélité qui lutte difficilement contre l’infidélité, mais quand même ! J’étais juste en train de l’emmener à la direction demandée. Rien d’autre ! En plus, si Luce me voit avec une rousse, elle me tuera, je prends des risques et tout ce que je reçois, c’est ça ? Je ne me laisse pas faire et devient aussitôt hargneux, lui donnant quand même des explications. Non, je ne suis pas là pour abuser d’elle ! Et elle se détend assez facilement –OUAIS C EST QUI LE BOSS ?- Et m’explique alors la raison de son trouble. Sa voix me paraît même plus tremblante et lorsque nous sommes arrêtés à un feu rouge, je lui jette un œil, la fixant tandis qu’elle m’explique qu’elle a fui un petit copain, bien décidé à la retrouver. « ça existe encore des psychopathes comme ça ? » Je me rends aussi compte que ce n’est pas ce que j’aurais dû dire. « Désolé, je dis de la merde. Mais bon… Tu n’as pas été à la police pour te protéger contre lui ? Chais pas moi, ils pourraient te filer une fausse identité, tu t’appellerais Jeanine et tu serais tranquille ? » Je pousse un soupir, parce que ça me fait de la peine malgré tout. Parfois, t’as des femmes folles comme ma mère, et puis t’en as d’autres qui sont plus fragiles. « Tu sais, si jamais t’as besoin. Je peux peut-être voir quelques amis avocat qui pourrait t’aider dans cette situation. Je suppose qu’il ne sait où tu es partie ? Et puis, peut-être qu’avec le temps il t’oubliera aussi. » Ce qui est drôle, c’est qu’ensuite, elle me parle de Mylene Farmer. Ça me fait rire, surtout lorsqu’elle se compare à Merida. « J’sais pas qui c’est Merida mais vu comment ma copine est à fond dans Disney, je suppose que ça doit venir de là… Mylene Farmer est une chanteuse française. J’ai écouté ses chansons, elles sont sympa, elle chante des trucs comme « je … je suis libertiiiiine, je … suis une catin !! » Même que j’ai pris une voix aigue pour l’imiter. Je perds jamais le nord quand il s’agit de faire le con. « Enfin, reprenons un peu de sérieux. T’as des gens qui veillent sur toi, ici ? Ou tu es seule au monde ? »
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Mar 28 Aoû - 13:21

Dimitri lui assure qu'il cumule certains vices et Siobhan lui accorde un regard avec juste ce qu'il faut de crédulité. Elle lui laisse le bénéfice du doute, avec de grosses reserves. L'alcool? Oui, elle l'imagine très bien fêter une grosse victoire avec un digestif hors d'age avec ses associés ou bien faire la fête jusqu'à pas d'heure avec sa bande de "Bro". Il y a quelque chose chez lui qui invite au sourire. Non pas à se moquer de lui, mais avec lui. Et la rousse a comprit très tôt que ces derniers étaient bien plus rares que les premiers. Au fur et à mesure de cette course en voiture, de ces inchanges décousus, elle découvre qu'il y a un je ne sais quoi chez le jeune homme qui la pousse à l'apprécier. Peut être parce qu'il lui rappelle Catham. Catham, insouciant, moqueur et grande gueule.

Mais quand il répond à sa seconde question, c'est une vraie surprise qui traverse les traits de sa passagère. Son travail est Serieux. Définitivement sérieux et la manière dont il en parle esquisse un tableau dépourvu de glamour. Il n'est pas sous le feu des journalistes, son visage ne s’étale pas en gros plan des procès retentissants. Il fait partie des avocats qui défont le monde à coup de victoires silencieuses. Il y a un nouveau respect dans les prunelles noisettes. Respect qui se prend un grand coup sur la tronche lorsqu'il chantonne un générique de série aussi vieille que Derrick.

-Je vois, tu es plus Grisham que Le Silence des Agneaux.


L'Irlandaise doute qu'elle aurait jamais besoin de ses services. Ce n'est pas le genre de sphère sociale dans lesquelles elle gravite.  Sauf lorsqu'elle était avec Ol... Net, elle brise l'onde de ces pensées là. Elle, c'est plus glaque, plus graveleux. Son monde pue la pisse, la misère et la hargne.  Siobhan s'en éloigne de plus en plus, mais cela n'enlève rien à ses origines éborgnées. Son éclat résonne encore dans l'habitacle, la voix de Dimitro gronde, et déjà l'orage s'éloigne.

Elle sent son regard peser sur elle mais ne se sent pas prête à le soutenir. Pourquoi est ce qu'elle lui ment? Pour le proteger? Elle le connait à peine. Pour éviter qu'il prenne peur et se casse? Elle le connait à peine. Pour ne pas qu'il la juge? Il la connait à peine. Bordel. Siobhan s'est telement entourée d'une chappe d'acier herissée de piques et de poisons qu'elle ne sait plus comment en sortir. A force de volontairement détruire tout lien social depuis qu'elle est à Los Angeles, elle part à la dérive. Ses affabulations se croisent sous ses interrogations pleines de sens. Et c'est une gifle brutale qui la paralyse. De manière imprévisible, c'est le visage de Neill qui s'impose. Neill avec son sourire facile et ses grands yeux azur. Neill, non pas tel qu'elle la vu la dernière fois, mais au cours de ces mois de complicité éclatante. Neill et son charme arrogant. Neill et sa manière d'entrer dans une pièce et d'attirer les regards à lui, sans effort. Evident.

-Il... Il... Il... Compliqué, parvient elle à balbutier alors que sa gorge se noue, impitoyable. La police? Il est flic. En Angleterre. Ou en Irlande. Ou elle ne sait pas où. Elle a envie de vomir. Est ce qu'il s'appelle vraiment Neill? Siobhan se rend compte qu'elle ne sait même pas cela. Ils ont fait l'amour, habité ensemble, regardé des séries à la con, assisté des matchs dans des stades gelés, se sont disputés. Ces milles et une choses qui forgent l'intimité. Et elle ignore tout de son identité.

Siobhan, mise devant l'évidence, doit accepter qu'elle n'a rien digéré de ce qui s'est produit il y a plus de quatre ans. Qu'elle vit sans vivre. En apnée. Et si une simple question la plonge dans un tel désarroi, y a vraiment un problème. Elle se bat pour refouler les traits de Neill dans les profondeurs de sa mémoire.  D'où il n'aurait jamais du en sortir. Ce n'est pas lui le danger. Le danger réside dans une organisation séculière qui à une mémoire tenace et tient compte de toutes les insultes recues pour en avoir réparations. Avec intérêt.

-Je crois pas qu'il puisse me retrouver. Je suis plutôt du genre discrète.
Et cette fois, son ton est presque stable. Cette fois, elle croise ses iris. Cette fois, sa colonne vertébrale a retrouvé son acier. Presque. -Je veux bien un ou deux numéros, cela me sera peut être utile plus tard. Dans le pire des cas. Par une pirouette dont il semble avoir le secret, il bascule sur une chanteuse. Française. Un petit rire grippé lui échappe à bout de chansonnette.

-Je crois que tu as loupé ton orientation, tu as une carrière dans l'imitation!  Merida, c'est une princesse Badass, qui tire à l'arc, transforme sa mère en Ours et réunit les clans irlandais sans passer par la case mariage. -Alors que ses émotions se calmaient peu à peu, il cisaille une seconde fois. Là où ca blesse. Pile poil où ca suppure.  Siobhan force une grande inspiration, essayant de lui répondre. -J'ai l'habitude de me débrouiller seule.

Un geste de la main tente d'amadouer sa réponse laconique. Le seul homme qui avait commencé à compter pour elle, plus aucunes nouvelles depuis plusieurs mois. Et de toute manière, leur relation était voué à l'échec. Il valait mieux que cela s'éteigne en douceur, avant qu'Oliver Sterling ne prenne réellement conscience à quel point sa sorcière rousse était totalement inadaptée à sa vie bien trop publique. Oui, c'est bien ce que ce que sa raison a décidé et elle était tout à fait d'accord. Il est possible que ce soit elle qui ait cessé de répondre à ses appels.  qui ait décidé que s'impliquer d'avantage les mèneraient au désastre... Mais qu'elle n'ait le temps de prévenir quoique ce soit, c'est une digue qui se brise et un torrent qui dévale. Avec une horreur grandissante, Siobhan sent des larmes lui monter aux yeux. Non. Bordel non. NON. Mais cela n'a aucun effet. Elle essaie de prendre une autre inspiration. Qui se transforme en un hoquet. Qui se métamorphose en sanglots. NON. Elle ne peut pas perdre le contrôle comme ca. Elle ne perd jamais le contrôle. JAMAIS. Il semble que son corps reste sourd, alors qu'elle se découvre incapable de s'arrêter de pleurer.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Ven 21 Sep - 18:56

Une fois que j’ai mis les choses au clair, je dois avouer que la rousse est un peu plus docile désormais. Elle semble moins tendue du string et nous arrivons à avoir une conversation normale. Enfin... C’est un bien grand mot je dois dire. Parce que parler d’un mec qu’elle fuit en venant ici, ne l’est pas. Et pourtant, je me retrouve à lui proposer mon aide, en essayant de joindre des amis de l’ordre des avocats. Il doit forcément y avoir quelqu’un qui pourra lui expliquer la juridiction ou comment se protéger en espérant que ça ne sera pas trop compliqué non plus. Je sais que la Loi s’applique pour tous mais parfois, ses travers font qu’elle devient inadaptable à chaque cas et je ne voudrais pas Siobhan soit lésée. Même si elle a cru que je tentais de la draguer, je ne peux m’empêcher d’avoir une certaine inquiétude pour elle. Si rousse qu’elle soit, elle me parait tellement fragile surtout quand nous parlons de son gars, non sans avoir fait une parenthèse sur ma façon d’imiter. « T’as vu comment je suis trop doué ?? » Le sourire est grand, je dois avouer que je chante trop bien Mylène Farmer. Surtout que la plupart du temps, les gens me regardent bizarrement ne connaissant pas cette chanteuse française. Et puis il faut aussi avouer que je parle trop mal le français. Alors autant vous dire que je demeure le seul capable de s’auto-complimenter. « Tu devrais écouter. Vu que t’es rousse, c’est obligé que tu aimes après tout.  » Ma logique est étrange mais elle me paraît imparable. On continue à discuter sur ça, puis, je finis par reprendre mon sérieux, ne pouvant oublier ses paroles et cette aura de solitude semblant traîner autour d’elle, surtout au vu de sa situation. Ça me paraît bien dangereux. Et même si elle semble se débrouiller seule, comme elle le confirme si bien, je ne peux en être convaincu. Seul, on ne peut avancer. C’est compliqué. C’est difficile. Ça tue le cœur. Et je ne sais pas si je fais ou bien de ne pas prendre pour acquis ses paroles, mais je la vois se décomposer petit à petit. Et voilà qu’elle finit carrément par fondre en larmes. « Allons… » Finis-je par dire doucement, ne pouvant rien faire d’autre que de tenir mon volant. Il y a de la circulation en plus. Et je ne peux pas garder un œil sur elle. Néanmoins, je finis par me garer sur le bas-côté, sur une voie réservée aux livraisons mais je m’en tape. Elle n’a pas l’air d’aller bien. Ses pleurs me déchirent le cœur, et je coupe alors le contact, puis pivote vers elle pour mieux l’observer. « Il ne faut pas te mette dans cet état-là.. » Finis-je par doucement lui dire, la fixant d’un air attristé. « Après tout, tu as bien trouvé quelqu’un aujourd’hui.. Même s’il a manqué t’écraser. » Vu ce qu’elle m’a dit tout à l’heure, je n’ose même pas poser une main sur son épaule, de peur qu’elle voit cela comme une avance. « Tu sais, je ne pense pas qu’on puisse rester seul longtemps. L’humain n’est pas fait pour ça. Et nous pouvons toujours trouver quelqu’un pour nous aider. » J’inspire à nouveau, continuant sur ma lancée. « Ce que je veux dire par là, c’est que tu n’as pas besoin de t’isoler. Peu importe ta situation, moi je peux t’aider si tu veux. Je peux te trouver un avocat, et puis, nous pouvons aussi devenir amis… Sauf si tu vois là une volonté de te séduire. » Je ris un bref instant avant de me calmer et d’ajouter d’une voix douce. « Il ne faut pas pleure… Tu n’es pas seule… » Plus maintenant.


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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~   Sam 10 Nov - 10:16

Elle veux refermer la parenthese concernant Neill. Parce qu'elle ne dit pas la vérité, pas vraiment. Mais c'est au dessus de ses forces de se confier, si facilement, si rapidement à une autre personne. Et si en plus, par dessus le marché, elle risque de le mettre en danger, c'est juste trop. Trop de risque. Pour tous les deux. Et d'un coup, sans que l'Irlandaise en ait la moindre prémonition, le moindre avertissement, le barrage de ses émotions cede et c'est la violence de tout ce qu'elle refoule qui la submerge. Elle éclate en sanglot. Et ses larmes, ses larmes la démunissent. Siobhan pleure si peu. Si rarement. Face à un inconnu? Elle porte ses mains à son visage, l'enfouissant dans ses paumes. Essayant de sauver ce qu'elle peut de sa dignité en lambeau.

Dimitri doit la trouver ridicule. Comment pourrait il en être autrement? Ils commencent par s'écharper verbalement et vingt minutes plus tard, cette étrangère déballe une partie de son linge sale dans sa voiture, sans qu'il n'ait rien demandé? Si la situation était inversée, sans doute qu'elle trouverait cela risible! Lui non. Il a une compassion sincère et l'expression de son visage, alors que Siobhan tourne à demi la tête vers le jeune homme est préoccupée. La voiture décélère et se gare sur un à coté, mais pour une fois, elle ne détaille pas pointilleusement son environnement. Siobhan a dépassé sa peur première qu'il soit un renifleur de l'Ira. C'est rellement le hasard qui a mis sur sa route Dimitri, et sa voix parvient à percer le brouillard saumatre qui l'écrase. Il est une main tendue. Une proposition de sortir de cette spirale qui l'isole et finit par créer une forteresse qui l'emprisonne autant qu'elle la protège. La jeune femme redresse la tête, écrase ses larmes d'un revers de main vengeur et tente l'esquisse d'un sourire, tremblotant, un spectre de sourire. Mais une tentative. Mieux que rien.

Elle a envie de le croire. Tellement. Envie de croire qu'une rencontre aussi peu probable puisse déboucher sur la connaissance d'un homme qui, si a le bourru et les épines d'un cactus à l'exterieur, parait se réveler bien plus nounours que vrai grizzli. Siobhan prend une longue inspiration et se contraint à chasser les derniers trémolos de sa voix.

-Tu as raison et je crois que je l'avais oublié. Rien que pour ce rappel, je suis presque contente que tu ais failli m'écraser. -Il peut presque discerner la taquinerie dans son ton, en tout cas, plus rien de l'acidité des premières minutes. Elle secoue la tête alors qu'elle le laisse finir, quasiment apaisée. Elle peut prendre sur son aile quelqu'un qui lui apparait dans un état de faiblesse. Chez elle, c'est à la limite du supportable. -Non, c'est gentil, mais en ce moment, je n'ai pas besoin d'un avocat. -Elle incline légèrement la tête et se lance comme on plongerait dans l'eau, sans savoir si ce sera un baquet d'eau polaire ou la douceur de l'océan indien. Sans savoir si il va révéler un coté cruel et briser net le bourgeon de confiance qui nait peu à peu d'elle vers lui. -Mais... mais un ami? Oui. Ca, j'en ai vraiment besoin. -Il y a une réelle vulnérabilité chez Siobhan. Ses amis, ceux qui sont son cercle de soutien sont tous en Irlande. Et encore. Elle n'est pas certaine que ce soit encore le cas après avoir trahi Catham et ne pas avoir donné signe de vie en quatre ans. -Tu es un amour, Dimitri. Et promis, ce n'est pas une avance non plus!

Elle finit par se sentir mieux. Vraiment mieux. Délicatement elle détache sa ceinture et ouvre sa ceinture pour sortir sur le bas coté. La jeune femme prend le temps d'expliquer. -J'ai vraiment envie d'une cigarette -Non, elle n'a pas oublié sa remarque sur la délicieuse odeur de cuir neuf et il y a maintenant un respect sincère qui s'est établi. Et son comportement le reflète en prenant en compte sa remarque préalable. Elle laisse la portière ouverte de manière à ce qu'ils puissent continuer à échanger. Elle s'assoit, les jambes en tailleur et prend une longue bouffée. Et l'afflue de tabac nicotiné est un baume sur ses nerfs à vif.

-Dimitri, tu m'as dit que tu avais une soeur jumelle. Est ce que vous êtes restés sans vous parler pendant un certain temps, je veux dire, genre quelques mois, parce que tu savais que tu avais déconné. Je veux dire déconné Grave. Et que tu avais trop peur de la contacter, justement peur de sa réaction? -Elle a fermé les yeux. MERDE. Mais. PUTAIN. MAIS NON. Ca suffit, peut être là non? Comment est ce qu'elle a pu faire cela? Parce que bordel. Catham. Mais l'absence de Catham, leur absence totale de toutes communications, c'est une blessure qui ne cesse de l'empoisonner. Et Dimitri... Dimitri a une soeur jumelle.
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Le diable est dans la vitesse ~Dimitri~
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