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 Juste la fin du monde ♥ Thomas

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Luce H. Kane
Admin soutif en perdition
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DATE D'INSCRIPTION : 09/11/2015
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MessageSujet: Juste la fin du monde ♥ Thomas   Jeu 8 Mar - 15:40

Et finalement c’est peut-être uniquement la fin du monde. Enfin, pas le monde en entier mais le mien. La fin du monde de Luce Kane. La fin de toute chose que j’aime au final, la fin d’une vie d’insouciance et de folie que j’aime tant. Fini les beuveries jusqu’aux petites heures du matin jusqu’à n’en plus pouvoir. Mais alors que je sais que je ne serais pas une bonne mère pourquoi me voler la face ? Je ne peux pas accueillir un enfant dans ma vie alors qu’elle est si mouvementée, qu’elle n’est pas fixe et encore plus alors que je sais que je ne suis pas prête d’être mère et encore moins Dimitri en tant que père. Nous avons tellement eu de conflits familiaux auparavant alors comment pourrions nous avoir un enfant dans cet ensemble de vagues tumultueuses et instables que sont nos vies ? Je ne sais même pas si Dimitri a envie de rester avec moi ou même si nous deux ça pourrait fonctionner maintenant ! Comment lui dire ? Comment lui dire que sa jeunesse est finie et qu’il doit grandir à présent ? Je ne peux pas me résoudre à être aussi égoïste car moi-même je ne peux pas faire ce choix que j’estime trop dur à mon goût. Dans ce cas, cet enfant ne peut pas rester et je dois prendre ce choix rapidement. Je dois avorter. Je dois le faire mais pourtant je ne suis pas une tueuse. Car faire ce choix revient à détruire l’être qui grandit en moi et cela voudrait dire que je choisis délibérément de faire arrêter son cœur. D’arrêter les battements de ce petit être qui n’est autre que le fruit de la bêtise entre Dimitri et moi. D’une erreur commune qui n’aurait pourtant pas dû arrivée finalement … Nous n’avons pas été prudent et maintenant je me retrouve avec ce poids sur les épaules, cette force hors du commun bien pire que lorsque Dimitri m’avait trompé, qu’il était parti …

Cette chose je ne l’ai au moins pas apprise en étant seule. Par chance Bucky était là et … Et depuis une bonne semaine maintenant je garde ce secret pour moi. Pas un mot à Dimitri encore ni un mot à Thomas alors que je dois bientôt commencer à bosser pour lui. Sauf que vu les nausées matinales que je me paye depuis que je suis au courant de ma grossesse, il va être impossible pour moi d’assumer les réveils trop douloureusement tôt ou alors d’avoir un accès illimité aux toilettes de son établissement. Dans tous les cas, je dois le mettre au courant et pour ça je préfère être dans un endroit public, de cette manière impossible pour lui de s’énerver trop contre moi en élevant la voix. Parce qu’il va l’être et pas qu’un petit peu.

J’ai jongler avec mon portable pendant près d’heure en répétant mon texte soigneusement. Espérant secrètement tomber sur son répondeur aussi. Et, par chance, après de nombreuses tonalités l’appel bascula sur le répondeur de ce dernier, me permettant de lui laisser un message. « Salut, c’est ta blonde préférée ! Je t’attends dans notre café favori sur Rodeo Drive, à dans une heure beau brun ! Oh faite, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer ! » Le tout sur un ton enjoué que je ne pense même pas avant de raccrocher et de me préparer vite fait pour pouvoir être prête à notre rendez-vous, si je le vois bien entendu. J’imagine déjà sa petite mine inquiète lorsque je mentionne la grande nouvelle, l’énervement aussi vu que je ne lui en dis pas plus dans mon message et que, piqué par la curiosité, je sais très bien qu’il est capable de plaquer ce qu’il est en train de faire pour connaître la vérité.

L’heure passe, je suis rapidement montée dans le taxi aussi. J’étais même en avance alors que le chauffeur me déposait devant l’adresse que je lui avais indiquée. J’avais un petit quart d’heure d’avance et tant mieux, ça me laissait le temps de préparer ce que j’allais bien pouvoir dire à Thomas et devoir lui annoncer que je suis enceinte est bien trop compliqué. Et surtout lui dire que je ne pense pas le garder ou que je vais peut-être le garder … Ou alors lui demander ce que je dois faire tout court parce que je n’ai aucune idée de ce que je dois lui dire. Et aussi si je dois en parler au père … Bon, dit comme ça c’est assez logique finalement, il faudrait que je lui dise sauf que je ne peux pas tant que je n’ai pas décider de ce que j’allais faire.

Une serveuse s’avança vers moi pour pouvoir prendre ma commande, ne sachant pas si le café était bon, enfin on me dira les cocktails que j’ai bu n’ont pas aidés, je décide de prendre un thé. Des herbes ne peuvent pas faire de mal non ? Tant qu’on ne les fume pas ? Elle partit chercher ma commande et je me remis à attendre jusqu’à voir la tête de Thomas passé la porte. « Je savais que tu allais te pointer ! Tu es bien trop curieux. » Je lui dis alors que je me lève pour l’accueillir et de reprendre place ensuite. La serveuse revient au même moment pour me rapporter le fameux thé … Franchement, je ne vois pas l’intérêt des gens pour boire de l’eau chaude mais bon, je n’allais pas rester comme une conne à ne rien prendre, et je ne sais toujours pas si manger du sucre à longueur de journée est bon pour le truc dans mon ventre aussi alors j’ai évité le chocolat chaud. « Alors, tu es prêt à ce que j’intègre ton équipe ? » Je demande avec innocence, comme si je n’avais rien de trop important à lui dire tout de suite.
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Thomas Hudson
Admin cho-cho-cho Lapin
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde ♥ Thomas   Mer 25 Avr - 17:49


S’il existait bien quelque chose qui ne manquait pas dans la vie de Thomas Hudson, c’était les femmes. Il en était constamment entouré, que ce soit dans le cadre de son travail ou dans le cadre de sa vie personnelle. Même s’il devait reconnaitre que, depuis qu’Ellana était de retour dans sa vie, il n’avait pas courtisé une seule femme – ce qui ne lui ressemblait guère, il fallait le reconnaitre. Il charmait, il flirtait, mais c’était ainsi qu’il était et cela n’allait jamais plus loin, au grand désarroi de certaines, et surtout à son grand désarroi à lui. Ellana McGregor bouleversait son petit monde bien propret et organisé, et il n’était pas certain d’apprécier cet état de fait. Ce qui ne l’empêchait pas de profiter de la compagnie de la jeune femme et même de la réclamer à chaque occasion. Aussi avaient-ils passé le nouvel an ensemble, en compagnie du Petit Jamie. Et ainsi avait-elle osé lui demander de dîner avec elle, seuls, lorsque son nouveau-né serait suffisamment grand pour se passer d’elle une soirée. Comment aurait-il pu refuser ? Comment aurait-il pu dire non face à ces grands yeux de biches ? Il était tout simplement incapable de refuser quoique ce soit à Ellana McGregor, et cela l’effrayait presque autant que ça le fascinait. Jamais aucune femme n’était parvenue à avoir un quelconque contrôle ou une quelconque influence sur ses émotions comme la jeune femme – pas même son ex-fiancée. Pas même Luce, la seconde femme de sa vie. Ils ne s’étaient pas revus depuis qu’il était allé la chercher – s’imposant à elle une bonne fois pour toutes, face à son silence trop longtemps infligé – mais il leur fallait bien se rencontrer de nouveau, non seulement parce qu’ils étaient amis et que les amis devaient se voir, mais également et surtout parce qu’il lui avait offert un job bien plus intéressant et favorisant que son « strip-club ». L’avantage était qu’il n’avait pas besoin de lui faire passer un entretien, il savait déjà ce qu’elle valait dans son domaine et il avait suffisamment confiance en elle pour lui offrir sa chance. Il espérait sincèrement qu’elle ne passerait pas à côté et qu’elle trouverait son compte en tant qu’hôtesse d’accueil principale. Quand on y réfléchissait, le rôle était simple : accueillir les clients, souriante en toutes circonstances, s’assurer de leur satisfaction et de leur confort, et gérer les serveurs et les serveuses du restaurant. Rien d’insurmontable, surtout pas pour Luce Kane. Pourtant, il l’avait sentie craintive et douteuse, comme si elle avait été trop écrasée par les reproches et les injures, lui effaçant toute confiance en elle. Ce qui, pour lui, était inadmissible et inconcevable. Il comptait bien le lui prouver lorsqu’elle commencerait la semaine suivante. En attendant, il avait de multiples réunions et un travail monstre à effectuer pour se trouver près de son téléphone quand elle daigna l’appeler. « Salut, c’est ta blonde préférée ! Je t’attends dans notre café favori sur Rodeo Drive, à dans une heure beau brun ! Oh faite, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer ! » Blonde préférée, hum, oui, sans doute. Quoiqu’elle avait de la concurrence dernièrement, mais il secoue la tête pour éviter de penser à tout ça et fronce les sourcils quant à la bonne nouvelle qu’elle aurait à lui annoncer. En règle générale, ça n’augurait rien de bon concernant la jolie blonde. Elle lui donnait rendez-vous dans un endroit neutre, et non pas chez elle pour se faire une petite bouffe entre amis. Ce qui supposait qu’elle désirait être en terrain neutre. Hum. Il ne lui manquait plus que de s’y rendre pour en avoir le cœur net.

Le café dont elle parlait était un petit café, simple maos cosy, dont ils avaient pour habitude de se croiser et de partager des cocktails ou des cafés ensemble. Une éternité qu’ils ne s’étaient pas rendu dans ce dit-café, et pourtant il eut l’impression que c’était hier quand il pénétra les lieux et l’aperçut au loin. Sourire aux lèvres, il s’approche sans rien montrer de ses interrogations silencieuses et de sa curiosité maladive. Il n’était pas curieux quand il s’agissait de personnes dont il ignorait tout. Mais il s’intéressant férocement à tout ce qui pouvait toucher ses proches. Luce ne manquait pas à la règle, aussi dut-il ronger ses freins pour ne pas l’assainir de questions directement une fois assis. « Je savais que tu allais te pointer ! Tu es bien trop curieux. » Un regard prononcé, et des sourcils relevés, surpris de voir qu’elle avait choisi du thé. « Pas d’éternel chocolat chaud, surmonté d’une crème chantilly délicieuse ? C’est ce que je compte prendre, moi, » qu’il annonce à la serveuse qui tourne les talons tout sourire pour lui préparer ce délicieux chocolat viennois. « Alors, tu es prêt à ce que j’intègre ton équipe ? » qu’elle débute la conversation naturellement, mais la nervosité est palpable dans le regard et le comportement de la jeune femme. En tout cas pour Thomas, qui la connait que trop bien pour manquer ces détails. « Personnellement, je n’ai jamais été aussi prêt. Mais je ne suis pas sûr que ce soit la raison pour laquelle tu m’as pressement demandé de te rejoindre ici, hum ? Serais-tu nerveuse à l’idée de reprendre un job à ta taille ? Ou y a-t-il autre chose qui te tracasse ? » qu’il demande plus sérieusement et d’une voix douce, non sarcastique comme ils ont l’habitude de l’être l’un avec l’autre. Il a le pressentiment que ce qu’elle a à annoncer ne va pas lui plaire.



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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde ♥ Thomas   Dim 20 Mai - 17:16

Je m’attendais bien à le voir tout sourire, son attitude bien assurée pour se diriger vers le café alors que je l’observais par la fenêtre avec une légère boule au ventre. Et ce n’était pas une question de bébé ! La sensation de l’état d’un stress général se développe doucement tout le long de mes membres, des picotements se faisaient ressentir le long de mes bras tout en me faisant frissonner. J’avais peur d’annoncer cela, de rendre cette chose trop réelle à mes yeux, c’est tellement dur de vraiment l’avouer. De se dire que j’ai vraiment fait une belle connerie et que je suis dans une grande merde, un truc qui va me poursuivre toute ma vie peu importe la décision qui sera prise pour cette chose dans mon ventre.
Le sourire de Thomas me donne tout de même l’envie de paraître sympa, de ne pas avoir l’air d’une petite chose fragile à présent pour qui la vie n’avait pas fini de réserver des surprises. La première chose qui l’étonne est l’absence de chocolat chaud devant moi, surmonter de cette montagne de chantilly habituelle que j’adore dévorer. Sauf que je suis paumée, pas de café je suis certaine que c’est mauvais, trop de sucres je suis certaine que c’est mauvais. Alors avec un thé je suis presque certaine de ne pas faire de connerie étant donné que je ne sais pas encore ce qui va arriver par la suite.

Il passe commande pour lui et je tente tout de même de faire diversion sur la situation, n’étant à présent plus vraiment certaine de devoir lui faire part de cette nouvelle. Après tout, je ne l’avais pas vu pendant longtemps même s’il a fini par débarquer chez moi comme une petite fleur. Bien entendu j’étais vraiment heureuse de le revoir mais les vieilles habitudes ont la vie dures depuis que je suis arrivée sur Los Angeles et cacher mes émotions ainsi que les évènements de ma vie était devenu évident pour moi. Malheureusement je sais très bien que je ne pourrais pas cacher grand chose très longtemps alors que mon ventre est sur le point de s’arrondir et que je ne sais pas quelle décision prendre à ce sujet.

Mais ma tentative de changement de conversation ne sert pas à grand chose, éviter le sujet ne sera donc pas possible car il a bien compris qu’il y avait quelque chose. C’est sa voix qui me met la puce à l’oreille, car elle est douce et posée pas comme d’habitude. Un triste sourire apparaît alors sur mes lèvres alors que je jetais un léger coup d’œil vers lui tout en remuant ma cuillère dans ma tasse de thé. « Ça se voit beaucoup n’est-ce pas ? » Je pris une longue inspiration, prenant un peu de temps pour rassembler mes idées pour savoir comment je pouvais bien aborder le sujet avec lui. « Bon, pour commencer, je suis retournée voir mon ex, tu te souviens ? Le con qui était au Japon. Il est revenu … Et je pense qu’on s’est remis ensemble, pour de vrai. » Je me sens obligée de préciser que c’est vrai, car ça l’est pour le moment même si ça risque de l’être un peu moins lorsqu’il apprendra … « Enfin bref, c’était le réveillon de Noël, on s’est embrassé et tu n’as pas besoin de connaître la suite ! » Je soupire en me calant un peu mieux contre le dossier de ma chaise, mes doigts jouant nerveusement sur la table. « Et le gros souci c’est qu’apparemment on n’a pas vraiment fait attention … Parce que je suis enceinte … » Le pincement du cœur inévitable, la boule qui serre de nouveau plus fort l’estomac dans une emprise de fer. Mes lèvres se pincent alors que je prenais ma tête entre mes mains. Il me faut un moment avant de me redresser à nouveau pour regarder Thomas en face de moi. Je lui avais tout déballé d’un coup, comme ça, sans réellement crier gare et finalement ça me faisait un bien fou de pouvoir en parler à quelqu’un de proche. « Je ne sais pas si je dois le garder ou pas, je veux dire, je n’ai même pas de situation réellement stable ! Et même Dimitri, on vient tout juste de se remettre ensemble … C’est … Compliqué … » Je fini par terminer en murmurant, perdue, complètement paumée, cherchant des réponses auprès d’un ami qui me connaît depuis bien des années.
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Thomas Hudson
Admin cho-cho-cho Lapin
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde ♥ Thomas   Sam 26 Mai - 21:42


On l’observe peu et le cerne peu, quand lui observe tout le temps et comprends bien plus qu’on ne le voudrait. Il n’est donc pas étonnant qu’il saisisse la gêne et le malaise de la jeune femme. Ils ont beau s’être perdus de vue depuis des années, SEIGNEUR, il la connait. Elle le connait. Ils se connaissent. Et elle ne peut rien lui cacher, peu importe le don inné qu’elle a de camoufler ses émotions et sa vérité. Luce est une femme complexe et en même temps très facile à déchiffrer. Une jeune femme qu’il ne peut que comprendre, puisque même s’ils n’ont pas le même passé, ils ont souffert tous deux de ces derniers. Pour clarifier le tout et aller droit au but, on peut dire qu’ils sont les mêmes – des âmes sœurs amicales. La même niaque. La même envie de réussir. La même distance imposée envers les autres. Ne jamais révéler qui l’on est réellement. Se protéger de tous et de tout. Etre méfiant, tout en s’amusant et en amusant la galerie. Quoiqu’en ce moment, il n’était plus tout à fait le Thomas que tout le monde connaissait. Il n’était plus le fêtard que tout le monde adorait. Il n’était plus l’organisateur de soirées monumentales et phénoménales que tous les amoureux de la nuit adoraient. Non. il n’était qu’un homme. Un cuisinier, toujours. Un homme qui ne pensait qu’à une seule femme. Et si c’était déconcertant et perturbant et intimidant, c’était également grisant et excitant. Depuis le nouvel an, depuis cette soirée passée avec Ellana, il avait compris quelle importance la jeune femme prenait dans sa vie. Il avait compris qu’elle était différente. Qu’elle serait différente. Qu’elle pouvait le changer. Qu’elle pouvait le rendre meilleur. Qu’elle pouvait lui donner envie. Envie de tout. Envie de rien. Depuis ce soir-là, et depuis le désir d’Ellana d’un dîner en tête à tête avec lui d’ici quelques temps, il n’était pas certain d’être le même Thomas que ces dernières années. L’ancien Thomas n’aurait jamais interrompu ses soirées entourées de monde qu’il ne connait pas et qu’il n’apprécie pas forcément. L’ancien Thomas n’aurait pas cessé de charmer d’autres femmes, de les emmener dîner et même de passer la nuit avec. L’ancien Thomas n’aurait pas le cœur battant juste en pensant à une femme. Et pourtant, il en était là.

Devait-il le confier à Kane ? Saurait-elle le rassurer ou rigolerait-elle à l’idée qu’il puisse être conquis par une femme ? Tout était possible avec Luce Kane. « Ca se voit beaucoup n’est-ce pas ? » qu’elle cède bien rapidement à ses soupçons. L’ancienne Luce aurait nié et aurait farouchement prouvé qu’il avait tort. La situation devait être critique. « Oh, oh, » qu’il dit alors. « C’est si grave que ça ? » qu’il demande simplement, espérant que ce ne soit pas AUSSI GRAVE que cela. Un cancer du sein. Une tumeur au cerveau. Un départ précipité en Chine. Une leucémie. Le sida. « Bon, pour commencer, je suis retournée voir mon ex, tu te souviens ? Le con qui était au Japon. Il est revenu … Et je pense qu’on s’est remis ensemble, pour de vrai, » qu’elle met fin à ses pensées morbides et terrifiantes. Il ne peut qu’ouvrir la bouche comme un con, sans qu’un son ne sorte. « Enfin bref, c’était le réveillon de Noël, on s’est embrassés et tu n’as pas besoin de connaître la suite ! » qu’elle continue de lui raconter alors qu’il s’était imaginé les pires scénarios de la vie. « Parce que c’est ça, ton GROS SOUCI ? Sérieusement, je m’attendais tellement à une maladie rare et fatale que j’en tremblerais presque encore, » qu’il exagère ses propos et ses peurs, mais tout de même ! Elle lui parle d’un homme revenu dans sa vie par enchantement et le fait qu’ils se soient remis ensemble – y a pire dans la vie quand même, NON ?! « Et le gros souci c’est qu’apparemment on n’a pas vraiment fait attention … » qu’elle enchaîne et qu’il savoure sa chantilly avant de stopper net son geste. « Parce que je suis enceinte … » De nouveau, il ouvre la bouche comme un con, sans qu’un son ne sorte. Elle avait le don de le faire se sentir idiot. Elle avait le don de le faire se rendre ridicule. Mais faut dire que pour le coup, c’était une sacrée nouvelle. Il ne sait pas combien de temps il reste là à la contempler l’air bête, alors qu’elle tient difficilement en place et qu’elle évoque sa situation précaire et compliquée. Elle ne sait pas quoi faire. « Je ne sais pas trop si c’est mieux ou pire que ce que j’avais imaginé, » qu’il finit par sortir avant de respirer un bon coup. « Pour une nouvelle, c’en est une, tu ne fais pas semblant, Kane, » qu’il lui dit en s’adossant à sa chaise et appréciant la chantilly malgré tout. Puis, il prend conscience qu’elle est seule. Qu’elle n’avait personne à qui en parler. Et qu’elle a choisi de le faire avec lui. Qu’elle lui a fait confiance. Qu’elle a besoin de lui. « Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, mais toutes les femmes de ma vie pouponnent ou sont sur le point de le faire – ça devrait m’effrayer, » qu’il détend l’atmosphère en souriant finalement. « Ecoute… je suis loin d’être le genre « papa à tout va », et les bébés je n’y connais rien. Mais dans ces situations, il n’y a qu’une seule attitude à adopter – pour moi, je veux dire, » qu’il continue doucement. « Félicitations, Kane, » qu’il conclut avant de boire un peu de son chocolat bouillant. Forcément, il se brûle, et forcément il repose en grimaçant. « C’était peut-être une erreur, c’était peut-être inconscient – et je ne te félicite pas jeune fille, » qu’il réprimande faussement, « et c’était peut-être pas le bon moment… mais je me rappelle très bien de ton visage, ton regard quand tu m’en as parlé la première fois. Ce n’est pas seulement un homme comme les autres. Peut-être que le destin a une drôle de façon de nous jouer des tours, » qu’il ajoute en pensant à son propre destin qui changeait radicalement ces temps-ci aussi. Puis la vérité le frappe de plein fouet.

« Mais attend … Enceinte et fraichement employée dans mon restaurant, la vilaine ! Pour le coup, je vais être fidèlement égoïste : mais comment vais-je faire sans toi ? Inutile de me mentir, je sais que lorsqu’on porte vingt kilos en trop, on ne peut pas tenir sur ses jambes plus de deux minutes, » qu’il exagère les choses mais il l’ignore, il n’y connait rien. « J’imagine que tu l’ignorais quand je t’ai parlé du poste, » qu’il dit plus qu’il ne demande. Il sait qu’elle n’aurait pas fait de coup foireux de ce genre. « Est-ce que – au moins – tu me dois au moins ça, » qu’il finit par dire en soupirant, « j’ai la priorité pour être le parrain ? »


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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde ♥ Thomas   Mar 29 Mai - 21:14

Si grave que ça … Oui pour moi ça l’était alors que pour d’autres ce serait la meilleure nouvelle de leur vie. Je vis un moment qui devrait être un moment de joie, de fête, de doutes sur ma qualité de mère, de remise en question sur la solidité du père de l’enfant, je devrais remettre la terre entière en question sur le sujet, à savoir si elle est prête à accueillir l’être que je serais capable de couver lus que nécessaire. Le petit humain qui mériterait que je donne ma vie pour le sauver … Mais il n’en est rien, je suis désemparée face aux responsabilités qui m’attendent si ce truc dans mon ventre vient au monde. J’ai le plus gros problème du monde : une conscience. Qui m’empêche de jouer à l’égoïste et de ne pouvoir penser qu’aux choses surfaites, non je n’ai pas envie de recevoir mile et un cadeau pour le bébé, je n’ai pas envie de prévoir une petite fête en son honneur, non rien du tout ! J’aurais voulu avoir une situation, quelqu’un avec qui je suis certaine de passer ma vie, quelque chose de stable pour pouvoir construire quelque chose autour. Avoir une maison peut-être, assez d’argent pour lui donner l’accès à de belles études, tout ce tas de petites choses qui sont tellement importante … Et que je suis incapable de lui offrir pour le moment. Je raconte alors l’histoire à Thomas, je ne m’attardes pas sur l’épisode de la rupture avec Josh pour car j’avais fini les seins à l’air dans la voiture de Dimitri bien avant qu’on ne se « remette ensemble » mais bref, ce ne sont pas des choses importantes et il serait capable de me charrier tout le restant de ma pauvre existence avec ce genre de bêtises causées par l’alcool. Je lui explique que je me suis remise avec Dimitri et lui … Pense que vient la fin de l’histoire alors que la chute n’est pas encore retombée … Lui qui semblait déjà dédramatiser cette histoire de folie, il allait être servi. Et lorsque la fin arrive, il reste comme un con la bouche ouverte, ne sachant pas quoi dire pour le coup et je me passe une main dans la nuque nerveusement. Je ne suis pas bien, non bien sur que je ne suis pas bien je suis enceinte !

Et ensuite viennent les paroles, j’esquisse un sourire lorsqu’il se demande si c’est mieux au pire que ce qu’il s’était imaginé. C’est pire bien entendu, j’aurais préféré être malade … Non, j’exagère certainement, pour tout dire ont fini quand même par en guérir de ce que j’ai, il me faut simplement 9 petits mois. Je hausse les épaules, non je n’avais pas fait semblant. J’avais bien un sacré truc à lui annoncer, la nouvelle de l’année même … Mais le petit indice qui me laisse à penser qu’il n’est pas tout à fait lui-même c’est le petit : toutes les femmes de sa vie. Toutes ? Qui était le toute ? Je n’étais pas la seule amie grandeur privilège de sa vie toute entière ? Il y aurait une autre femme ? Mais je garde bien mes remarques pour plus tard. Je lui tomberais dessus quand l’envie de changer de sujet me prendra. Car pour le moment, et même si je suis complètement sur le cul d’entendre ce genre de chose venant de Thomas, il me félicite. Il me félicite d’être enceinte, que c’est ce que l’on fait lorsqu’une femme est enceinte, on la félicite … On ne pense pas à ce qui l’entoure, l’argent qui doit aller avec, une famille aussi. Je veux lui offrir ce que je n’ai pas vraiment eu dans un sens. Mais je retrouve finalement Thomas qui me gronde telle une petite fille inconsciente.
Malheureusement il en vient à parler de Dimitri et parler de Cooper à le don de me faire complètement fondre. C’est cruel de parler de ma faiblesse, ça me fait perdre complètement le nord. « C’est impossible … Je ne peux rien offrir de bon à un gosse et encore moins à mon propre bébé pour le moment ! » Je pousse un long soupir en regardant autour de moi. « Et quand bien même je sois complètement dingue de Cooper, je n’ai rien de stable dans ma vie pour le moment ! Je ne sais même pas si on va rester ensemble cette fois … » Et ça me fait bien mal de l’admettre d’ailleurs. Parce que je l’aime, je me garde bien de lui dire mais je suis amoureuse de ce mec mais je me doute que Thomas puisse comprendre, à moins que ! Je serais peut-être étonnée d’ailleurs.
Et le voilà finalement à plaisanter, il n’avait pas faux je venais à peine de commencer à travailler pour lui que maintenant je me retrouvais enceinte et dans quelques mois je devrais arrêter de travailler … Bon sang, déjà arrêter de boire est une épreuve mais arrêter de travailler alors que j’adore ce que je fais ! C’est une véritable horreur ! « Oui, je l’ignorais complètement … » Je murmure, me rappelant que trop bien de la manière où j’ai appris cette grossesse non désirée … Mais ce qui vient ensuite a le don de me faire fondre, bien plus que de parler de Cooper encore. « Toi, parrain ? Ce serait intéressant à observer … » Dis-je en prenant enfin une gorgée du thé que j’avais commandé. « Je ne veux pas te donner de faux espoirs mais … Je ne sais pas si je vais le garder. » Je lui annonce alors, indécise. « Je ne suis pas la seule à devoir prendre la décision … Je dois voir ça avec Dimitri. Encore faut-il que j’arrive à lui en parler ! » Je déclare dans un nouveau soupir. Ce n’était pas chose facile. « Qu’est-ce que tu ferais à ma place ? Imagine, imagine un petit instant que je suis avec toi même si c’est carrément impossible. Imagine que tu possèdes ma situation, imagine-toi à la place de Cooper … Tu ferais quoi ? » Parce que j’avais besoin de conseils, peut-être même d’être rassurée encore, je n’en sais rien. J’aimerais juste savoir quel serai le bon choix.
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Thomas Hudson
Admin cho-cho-cho Lapin
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde ♥ Thomas   Dim 10 Juin - 0:42


Jusqu’à ces derniers temps, il n’avait jamais été confronté à des enfants. Personne dans son entourage, absolument personne, n’était un parent. Thomas était un homme entouré de personnes très souvent superficielles, attirées par l’argent, le succès et la notoriété. Thomas n’était pas un homme qui pouvait considérer avoir « beaucoup d’amis ». Il avait une longue liste de connaissances – trop longue pour être citée – mais il n’avait aucun nom d’amis qui puisse lui venir en tête en cas de besoin et d’urgence vitale. Aucun. Excepté Luce. Et elle lui annonçait à son tour qu’elle attendait un enfant. Elle. Parmi toutes ses connaissances, il devait reconnaitre qu’elle était la dernière personne qu’il aurait pu imaginer devenir maman. Pas parce qu’elle serait une mauvaise mère, non. Mais bien parce qu’ils étaient pareils tous les deux, et que devenir parents avait quelque chose d’effrayant. Les responsabilités que cela impliquait. Les contraintes que cela amenait. Les nuits courtes, les nuits agitées. Les pleurs, incessants, sans comprendre pourquoi. La fatigue que cela engendrait. Fini la boisson. Fini la fête. Fini les soirées entre amis. Fini les fiestas de folie. Et ils n’étaient pas prêts pour tout ça – du moins ne l’étaient-ils pas. Car apparemment, Luce était sur le point de changer de camp. Pourtant, à son regard apeuré, terrifiant et paniqué, il se doutait bien que cette nouvelle n’était pas encore une excellente nouvelle pour la jeune femme. Et pourtant, étrangement il était content pour elle. Etrangement, il était certain qu’elle serait excellente. Parfaite même. Etrangement, il n’avait pas peur pour elle. Etrangement, il n’était pas paniqué pour elle. Après tout, c’était le cycle de la vie et Luce avait grandi, évolué, depuis deux ans qu’ils ne s’étaient pas vus. Ils avaient tous deux évolué et grandi d’ailleurs. Ils avaient tous deux rencontré des personnes importantes dans leurs vies respectives, et des personnes insignifiantes. Même l’ascenseur émotionnel, de savoir qu’il l’avait engagé récemment pour son restaurant alors qu’il devrait chercher quelqu’un pour la remplacer, elle, ne l’affectait pas et ne le paniquait pas. « C’est impossible … Je ne peux rien offrir de bon à un gosse et encore moins à mon propre bébé pour le moment ! » qu’elle hésite, qu’elle a peur, qu’elle confie. « Ah bon ? » qu’il pose la question machinalement, ne comprenant pas en quoi elle n’avait rien à offrir à un gosse. Elle serait une maman fun, une maman super, il n’en doutait pas un instant et à bien y réfléchir, il l’avait toujours su. « Et quand bien même je sois complètement dingue de Cooper, je n’ai rien de stable dans ma vie pour le moment ! Je ne sais même pas si on va rester ensemble cette fois … » « Rien de stable ? Tu as ton indépendance, ton appartement – certes, en colocation mais ça n’empêche pas – et tu viens d’être embauchée dans un restaurant – un boulot plus digne que tes strip-tease, faut le reconnaitre, » qu’il taquine mais ouvre également les yeux. « Kane, les personnes comme toi et moi ne sont jamais prêtes à devenir parent. Pourtant, elles le deviennent un jour. Et tu sais quoi, » qu’il enchaine naturellement, « elles s’en sortent pas mal très souvent, » qu’il tente de rassurer plus qu’il ne dit une vérité. Car au fond, il n’en a aucune idée. Et en parlant de son nouvel emploi, elle lui confirme qu’elle ignorait l’existence de cette soudaine grossesse lorsqu’il lui avait offert la place vacante. « Oui, je l’ignorais complètement … » « Mauvais timing pour le coup, Kane, » qu’il dit doucement, mais plus taquin que véritablement irrité. Après tout, il avait maintenu le restaurant à flot sans elle pendant très longtemps, il le ferait encore. Ce serait moins fun. Moins drôle. Moins motivant. Mais il le ferait.

« Toi, parrain ? Ce serait intéressant à observer … » qu’elle lui dit d’une voix plus douce et d’un air plus détendu. Il hausse un sourcil, sceptique, comme s’il était offensé qu’elle puisse imaginer ou sous-entendre qu’il ne ferait pas un bon parrain. D’accord, il n’était jamais en contact d’enfants. D’accord, il répétait bien trop souvent qu’il n’en aurait pas et que c’était l’horreur. D’accord, il avait souvent grimacé quand il croisait la route d’une famille nombreuse, avec cris et compagnie. Mais cela ne voulait pas dire qu’il les « détestait ». « Je serais excellent. Que dis-je ? Je serais parfait, en tant que parrain, » qu’il assure avec confiance comme il le fait si souvent, si bien. Même quand il ne croit pas en ce qu’il dit. « Je ne veux pas te donner de faux espoirs mais … Je ne sais pas si je vais le garder. » C’est un sujet glissant et dangereux à présent. Il respecte les choix de ces femmes confrontées à un terrible dilemme. Et peut-être aurait-il pu avoir un jour ce genre de discussion avec l’une de ses conquêtes. Pourtant, l’idée le dérange fortement. Il se contente donc de l’observer, sans émettre un avis ou une critique. Ce n’est pas sa place. « Je ne suis pas la seule à devoir prendre la décision … Je dois voir ça avec Dimitri. Encore faut-il que j’arrive à lui en parler ! » Bien évidemment, qu’il se dit en soupirant. Elle n’était pas toute seule dans cette histoire. Et bien qu’il ne connaisse absolument pas ce Dimitri, il savait d’ores et déjà qu’il lui ferait mordre la poussière s’il la faisait souffrir. « Tu n’as pas le choix, Luce. Comme tu l’as dit, tu ne peux pas prendre de décision sans lui… peut-être bien que tu te sentiras moins stressée et moins tendue après lui en avoir parlé. Là, tu me donnes l’impression d’être une bombe à retardement et c’est très perturbant, » qu’il tente de la dérider.

« Qu’est-ce que tu ferais à ma place ? » Seigneur, quelle question. Il serait en PANIQUE TOTALE. « Imagine, » NON, N’IMAGINE PAS. « Imagine un petit instant que je suis avec toi même si c’est carrément impossible, » IMPOSSIBLE COMPLETEMENT, NON DE DIEU ce serait comme coucher avec sa sœur. « Imagine que tu possèdes ma situation, imagine-toi à la place de Cooper … Tu ferais quoi ? » Il partirait en courant. Il crierait. Il hurlerait même. Il pleurerait. Il sourirait. Il serait heureux. Comblé. Paniqué. Perturbé. Qu’en savait-il au fond ? « J’aimerais pouvoir te répondre, Kane. Mais je ne sais absolument pas comment je réagirais si j’étais à sa place. Je ne connais pas votre histoire. Je ne LE connais pas, surtout. Ce que je sais, » qu’il continue tout de même en lui attrapant la main. « C’est que tu vaux la peine qu’on se batte pour toi, et que tu vaux la peine d’être aimée pour qui tu es. Relax, je ne te fais pas une déclaration, » qu’il sourit en la voyant légèrement secouée par ses propos. « Je dis juste qu’il serait foutrement fou et con de te laisser tomber parce qu’il n’a pas su prendre les précautions nécessaires. Et j’ajouterai que je lui foutrais sans doute mon poing dans la gueule s’il osait te faire de la peine et te faire souffrir – juste au cas où tu aurais des doutes, » qu’il ajoute avec un clin d’œil. Mais elle attendait une autre réponse, il le sait. « Luce, je n’ai pas la fibre paternelle. Je n’ai pas… rencontré la personne qui me donne envie d’avoir la fibre paternelle, » qu’il dit sans conviction, car il y a bien un visage qui apparait dans son esprit. « Qui te dit que ce Cooper ne l’a pas, lui ? Qui te dit qu’il ne t’aime pas suffisamment pour l’avoir ? »


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Juste la fin du monde ♥ Thomas
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