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 La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro

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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
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MessageSujet: La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro   Jeu 15 Mar - 17:05


Des mois à se tourner autour. Des mois à se désirer. Des mois à éprouver des choses, sans oser se les dire. Des mois à faire grandir des sentiments, sans qu’ils n’y puissent rien n’y faire. Des mois à combattre cette attirance. Ils étaient enfin libres. Libres d’être eux-mêmes. Libres d’être ensemble. Libres d’être honnêtes. Libres de s’aimer. Ce n’était pas tant qu’ils étaient patron et employée, finalement, mais bien le fait qu’ils aient tous deux un passé les contraignant à être méfiants et craintifs. L’amour, ça fait peur. C’est puissant. C’est fort. C’est dévastateur. C’est irréversible. C’est inéluctable. Quand on est un célibataire endurci et désarmé comme Jon Winchester, il y a de quoi douter et prendre ses distances. Quand on a été dévorée à petit feu, contrôlée et manipulée comme Caroline l’a été, il y a de quoi hésiter et vouloir prendre ses distances. Pourtant, au bout du compte, ils n’avaient aucune chance d’y échapper. Du moins, le pense-t-elle sincèrement tandis qu’elle l’observe dormir paisiblement. Des mois d’hésitation. Des mois de frustration. Des mois à se voiler la face. Des mois à avoir peur. Mais de quoi, finalement ? La peur d’aimer. La peur de le dire. La peur de le prouver. La peur de ne pas être aimée en retour. Aimer, c’est avoir quelque chose à perdre. Aimer, c’est donner du pouvoir à une autre personne, un pouvoir merveilleux autant que désastreux. Parce que là, tout de suite, elle a le cœur rempli de joie et d’amour, Caroline. Là, tout de suite, elle aime le regarder. Là, tout de suite, elle aime le voir dormir. Là, tout de suite, elle aime savoir qu’il est à elle. Elle aime ses soupirs. Elle aime ses sourires. Elle aime ses rires. Elle aime ce visage. Elle aime cette tête de mule. Elle aime l’entendre râler, se plaindre ou grogner. Elle aime le voir fort, ne pas abandonner sa vie et sa carrière bien que l’année qui arrive s’annonce difficile. Elle aime cet homme dans tout ce qu’il est et représente. Et c’est terrifiant. Et c’est électrisant. « Tu es réveillé, pas vrai ? » qu’elle lance tout à coup, réalisant qu’il ne dort peut-être pas au bout du compte. Ce n’est pas la première fois qu’il attend patiemment qu’elle le découvre, qu’il apprécie son regard sur lui. Cela fait maintenant une petite semaine qu’ils sont « ensemble », et que la carrière de Jon en a pris un coup. Une semaine que leurs vies sont bouleversées – en bien, en mal. Une semaine qu’ils s’adaptent, qu’ils s’aiment. Même s’il ne lui a pas dit les mots en retour, elle se persuade qu’elle n’a pas besoin de les entendre. Jon est un homme d’action, pas un homme doué pour la parlote. Les mots à ses yeux vont et viennes, les écrits restent. Pourtant, tout au fond d’elle elle doit le reconnaitre… elle donnerait beaucoup pour les entendre lui dire. Mais elle sait mieux que quiconque que ces mots, trop importants, ne peuvent être dits sur un coup de tête. Alors elle patiente. Elle attend. « Tu sais, les gens normaux n’aiment pas qu’on les observe en train de dormir. Si je dormais et que je te sentais en train de m’observer… » qu’elle commence à lui dire tandis qu’il sourit et qu’il la force à se rapprocher de lui dans ce lit qu’ils partagent depuis plusieurs nuits. « Tu l’as déjà fait, pas vrai ? » qu’elle réalise soudain face à son air plutôt fier. Il l’a déjà observée. En train de dormir. Sans qu’elle le sache ni ne se rende compte. LA HONTE ! C’est qu’elle dort comme un bébé. Qu’elle ronfle peut-être. Qu’elle dort la bouche ouverte. Non mais sérieusement, qui est beau en dormant, hein, qui ? Ah oui. Lui. Mais elle n’est pas très objective, pas vrai ? Maintenant, elle se cache le visage sur le torse du jeune homme, dans l’idée de disparaitre en vain. Malgré les épreuves de la vie et des jours difficiles qu’ils ont connu ces derniers temps, qu’ils puissent parvenir à rire, à passer du bon temps ensemble et profiter d’un bonheur tant mérité – si, si, mérité ! – a quelque chose de rassurant et d’agréable. Comme si rien, absolument rien, ne pourrait venir détruire ce petit cocon dans lequel ils gravitent depuis qu’il est venu toquer à sa porte, en larmes pour finir heureux. Et comme tous les « nouveaux couples amoureux », ils semblent incapables d’être séparés. Et comme tous les « nouveaux couples amoureux », ils semblent incapables de se détacher l’un de l’autre. Incapables de ne pas se toucher. Incapables de ne pas se regarder. Ont-ils seulement quitté la chambre depuis une semaine ? Bon, d’accord, oui ils sont sortis. Manger un morceau, régler des affaires professionnelles, se sont baladés dans les rues de Venice Beach, sont allés surfer, sont allés au cinéma… tout pour profiter de l’instant présent et oublier un peu la réalité. Pour combien de temps, peu importe. Caroline donnerait tout pour que Jon n’ait pas à se poser de question quant à son avenir. Elle donnerait tout pour lui rendre sa carrière et ses espoirs de gagner ce championnat pour lequel il a tant travaillé, tant donné. Elle donnerait tout pour effacer cette soirée et cet épisode malheureux. Mais elle ne peut pas. Alors elle essaie d’apaiser du mieux qu’elle le peut la peine dont elle est à l’origine.

« Il y a quelques mois, pour l’anniversaire de Daisy, il y a eu une bataille de farine et d’œufs dans cette cuisine, tu sais, » qu’elle raconte à Jon tandis qu’ils s’offrent un énième petit déjeuner dans cette grande maison qui appartient à Nate. Elle porte un large t-shirt appartenant à l’homme qui lui fait face, tandis qu’il vagabonde en boxer sans une once de pudeur. Pourquoi en aurait-il, tout corps d’Appollon qu’il est ? « Mais quelque chose me dit que tu n’aimerais pas que je casse des œufs dans ta crinière de feu, » qu’elle plaisante en s’approchant de lui, laissant le bacon cuire tandis qu’elle se trimballe un œuf à la main, dangereusement. Maladroite qu’elle est pourtant, elle devrait savoir mieux que quiconque qu’il ne vaut mieux pas jouer avec le feu. Il a juste un mouvement à esquisser pour la faire sursauter et l’œuf se retrouve au sol, à ses pieds nus, avant même d’avoir eu une chance d’atterrir sur la tête du boxeur. « Je suis définitivement nulle à ce jeu, » qu’elle rit quand il l’attrape par la taille et la force à s’assoir sur la table face à lui, l’embrassant tendrement en riant. Ces moments, ces moments-là, font oublier tous les tracas de la vie.

« Woops, » qu’ils entendent soudain. Caroline sursaute quand Jon reste calme – en toutes circonstances, toujours. Quel pire scénario pour la jeune femme que celui d’être en tenue légère, dans une position compromettante, s’offrant en spectacle devant sa propre mère ? « Maman ! » qu’elle s’exclame inutilement. Ils ont face à eux la version plus âgée mais pas moins adorable de Caroline Brady. « Je suis désolée, ma chérie, si j’avais su que je te trouverais en si charmante compagnie, j’aurais sonné… Mais comme tu ne répondais pas à mes appels, » qu’elle ajoute un brin accusatrice mais tout sourire. Faut dire qu’elle était dans sa petite bulle ces derniers jours, Caroline. Puis elle réalise qu’elle tient Jon entre ses jambes, dans une position équivoque, au milieu de la cuisine. Si elle est gênée, elle ne repousse pour autant pas le jeune homme et choisit de rire de la situation. « Ce n’est pas du tout embarrassant, mais alors pas du tout, » qu’elle dit ironiquement. « Oh, s’il te plait, ma chérie, ne sois pas si prude. J’ai eu ton âge moi aussi, et j’ai connu la même passion avec ton père il y a quelques années, » qu’elle rit et échange volontiers Patricia. « Seigneur, maman ! » qu’elle ferme les yeux en essayant de ne pas penser à ses parents dans la même « situation ». Awkward ! « Jon… je te présente ma mère, Patricia, » qu’elle ajoute en regardant le jeune homme, contrite et désolée qu’il ait à rencontrer sa mère ainsi. « Maman, je te présente Jon… » et là BLACKOUT – comment le présenter ? Patron ? Petit copain ? Amour de sa vie ? « Enchantée, Jon. J’ai beaucoup entendu parler de vous, » que Patricia se permet d’avancer et de serrer la main de son « gendre ». De toute évidence, elle le considère déjà ainsi. Patricia Brady est le sosie de Caroline, autant physiquement que comportementalement. Le sourire à l’état pur. La joie, la gaieté, elle inspire que de bons sentiments maman Brady. Et elle ne manque pas d’humour. Nul doute qu’elle est ravie de trouver sa fille dans une situation gênante, nul doute qu’elle jubile intérieurement. Et nul doute qu’elle savait pertinemment qu’elle rencontrerait l’homme qui fait tourner la tête de sa fille depuis des mois. « Elle exagère, je n’ai pas tout le temps parlé de toi, » qu’elle se défend bêtement. « Oh non, toi tu n’as pas eu besoin d’en parler beaucoup ma chérie. Mais certaines personnes s’en sont données à cœur joie, » qu’elle en rajoute une couche maman. SEIGNEUR, cette famille allait la rendre dingue. « Okayyyyyy, si tu permets, on va aller enfiler un petit truc histoire d’être décents, et après on essaiera d’oublier tout ça avec un merveilleux petit déjeuner, hum ? » qu’elle propose en descendant de la table enfin et en s’éloignant malgré elle de l’étreinte de Jon. Ce n’était définitivement pas LA rencontre qu’elle avait imaginé entre l’homme qu’elle aimait et la femme la plus importante de sa vie.

Mais soit. La vie était faite de surprises.
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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro   Lun 19 Mar - 22:03

La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire
Caroline ∞ Jon
Est-ce mal de se sentir aussi heureux ?
Je sais qu'au fond de mon coeur je suis dévasté par la perte de mon métier, la chose qui me caractérise, le métier pour lequel je vis. Pourtant, il y a quelque de bien plus important dans ma vie, qui me permet de me réveiller sans paniquer, qui permet de garder le sourire sans avoir besoin de prétendre, qui fait que mon cœur bat toujours plus vite au lieu de se meurtrir.
Tout cela semble tellement fade comparé au fait d'être à côté de la femme dont on est totalement fou, une femme qui en plus vous aime. Une femme qui me regarde dormir pendant je ne sais combien de temps alors que je tente d'avoir l'air le plus beau possible. Ouais, ce n'est pas seulement un problème de femme. Et puis qu'elle puisse penser que je ne la regarde pas la nuit, impossible de ne pas sourire comme un imbécile. Bien sûr que je la regarde dormir, je la regarde paisible et surtout je la surveille. Parce que, Caroline, je veux la protéger, plus que tout. C'est en voulant la protéger d'ailleurs que j'ai perdu mon job pendant un an, et maintenant elle sait que si c'était à refaire, je le ferais sans aucune hésitation. Et comment ne pas succomber alors que depuis quelques jours nous vivons dans un quotidien qui n'est qu'à nous. Pas la peine de parler à d'autres personnes, nous avons l'un pour l'autre. Je dois avouer que je suis heureux que son cousin ne soit pas là, pas encore car cela nous permet de nous découvrir un peu plus, nous permets d'être libre de pensée, de geste aussi. C'est ainsi qu'on se retrouve dans la cuisine, moi vêtu d'un simple boxer et elle portant mon T-shirt de la façon la plus sexy qu'il soit. C'est fou comme les vêtements masculins rendent une femme incroyablement irrésistible. On n'a pas l'air aussi canon avec, ca j'en suis sûr. J'ai presque envie qu'elle ne porte plus que ça, mais je change vite d'avis quand je pense à toutes les nuisettes qu'elle doit me cacher encore... Bon, ça c'est encore plus tentant il faut se l'avouer.
- Il y a quelques mois, pour l’anniversaire de Daisy, il y a eu une bataille de farine et d’œufs dans cette cuisine, tu sais. Mais quelque chose me dit que tu n’aimerais pas que je casse des œufs dans ta crinière de feu.
J'hausse un sourcil alors que je la vois avec un œuf à la main. Je sens bien qu'elle veut me mettre au défi, mais je me pince les lèvres afin de ne pas rire.
- Tu te rends compte que tu es bien trop petite pour atteindre ma crinière de feu, sauf quand je te le permets.
Pourtant elle s'approche de moi et je reste immobile avant de finalement faire un pas rapide vers elle. Il n'en faut pas plus pour qu'elle sursaute et lâche l’œuf. J'éclate de rire alors qu'elle semble totalement dépitée.
- Je suis définitivement nulle à ce jeu.
Je souris et l'attrape par la taille avant de la poser sur le plan de travail. J'écarte doucement ses cuisses afin de me glisser dedans et embrasse doucement sa joue.
- Là... Tu peux toucher à ma crinière de feu, je dis en souriant avant de l'embrasser avec envie.
- Woops
Je sens Caroline se tendre et je me tourne vers l'origine de la voix. Je suis surpris de reconnaître les mêmes yeux que j'aime tant, mais sur une autre personne.
- Maman !
Ok... Cela explique bien pourquoi son visage me semble presque familier sans pour autant le connaître. Je me pince alors les lèvres et je cache mon visage dans la nuque de Caroline pour m'empêcher d'éclater de rire. Ok, c'est la situation la plus gênante que j'ai jamais vécu je crois, et pourtant j'en ai vécu des choses.
- Je suis désolée, ma chérie, si j’avais su que je te trouverais en si charmante compagnie, j’aurais sonné… Mais comme tu ne répondais pas à mes appels.
Je fronce le nez tout en restant caché. Certes, ce n'est pas très poli mais franchement, on est tous les deux l'un contre l'autre, j'étais prêt à faire l'amour à sa fille sur ce plan de travail, et on est à moitié nu l'un l'autre...
- Ce n’est pas du tout embarrassant, mais alors pas du tout.
- Oh, s’il te plait, ma chérie, ne sois pas si prude. J’ai eu ton âge moi aussi, et j’ai connu la même passion avec ton père il y a quelques années.
Je finis par quitter ma cachette et souris à sa mère alors que je me dis que je suis en slip, tout vas bien c'est la fifolade... Bon, ok je suis pas du genre pudique, je suis presque à moitié nu lorsque je combats, mais bon je crois que j'aurais préféré rencontrer la mère de Caroline dans un costume cravate... Ouais, j'aurais porté un costume cravate pour l'occasion et je suis certain que Caroline aurait adoré.
- Jon… je te présente ma mère, Patricia. Maman, je te présente Jon…
Je me tourne vers elle, attendant qu'elle me donne un titre mais je sens bien qu'elle ne sait pas vraiment quoi dire. Je dois avouer que j'ai envie de me vexer, un peu, seulement je veux plutôt venir à son aide. Je me recule de Caroline et m'approche un peu de sa mère pour lui tendre la main.
- L'homme duquel votre fille est amoureux.
Ouais, j'aurais juste pu dire que j'étais son petit ami, mais savoir qu'elle est amoureuse de moi me rend toujours le sourire. Si bien que quand elle me serre la main, j'ai un sourire immense sur le visage.
- Enchantée, Jon. J’ai beaucoup entendu parler de vous.
- Vraiment ?, je dis en me tournant vers Caroline qui semble devenir terriblement rouge, ce qui la rend d'autant plus charmante.
- Elle exagère, je n’ai pas tout le temps parlé de toi.
- Oh non, toi tu n’as pas eu besoin d’en parler beaucoup ma chérie. Mais certaines personnes s’en sont données à cœur joie.
J'imagine qu'elle parle de son cousin et je ne peux m'empêcher de laisser échapper un rire alors que Caroline descend du plan de travail afin de venir à côté de moi.
- Okayyyyyy, si tu permets, on va aller enfiler un petit truc histoire d’être décents, et après on essaiera d’oublier tout ça avec un merveilleux petit déjeuner, hum ?
Je prends la main de Caroline naturellement et on marche jusqu'aux escaliers. Une fois là, alors que je pense que sa mère nous voit plus (en vrai j'en sais rien et je m'en moque), je glisse mes mains sous ses cuisses et la porte contre moi en riant. Elle va me frapper je le sais, mais bon sang je ne peux plus m’arrêter de sourire. Je la porte ainsi jusqu'à la chambre et ferme la porte.
- Bon sang... Si tu savais à quel point j'ai envie de toi, mais je pense que faire attendre ta mère ne serait pas des plus convenant...
Je m'avance doucement vers elle, tel un prédateur et je me mordille la lèvre inférieure. Finalement, je pose une main sur sa joue et je vais l'embrasser avec fougue.
- Je saurais me rattraper tout à l'heure.
Je me recule finalement et viens fouiller dans le sac que j'ai été cherché histoire de passer quelques jours chez elle sans la quitter. J'enfile un T-shirt et un jean et je me tourne vers elle pour l'attendre.
- Pourquoi tu as hésité en disant mon prénom... Je veux dire "Je te présente ma mère, Patricia. Maman je te présente Jon", je dis en imitant sa voix, de très mauvaise façon j'admets, et il n'y a rien eu après mon prénom... Je veux pas faire mon chieur ou quoi mais... Si tu as des doutes ou, des questions, je pense qu'il serait bien d'en parler... Histoire que les choses soient au clair avant qu'on descende retrouver ta mère ?
Je ne veux pas l'engueuler loin de là, je veux juste qu'on soit capable de discuter et que, si elle a des doutes ou des interrogations sur notre relation je suis tout à fait ouvert afin de les entendre et surtout d'y répondre.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro   Jeu 22 Mar - 18:58


De tous les scénarios possibles et imaginables, elle n’aurait jamais désiré ou pensé une rencontre aussi improbable et maladroite. Pourtant, elle avait beau fermer les yeux et les rouvrir, sa mère était toujours là. Pourtant, elle avait beau fermer la bouche et la rouvrir, Jon était toujours en boxer. Quoiqu’elle fasse ou dise à présent, sa mère – la femme qu’elle aimait le plus au monde – et Jon – celui qui la rendait folle dans tous les sens du terme – se seront vus pour la première fois dans cette cuisine, à moitié nu pour l’un, amusée pour l’autre. Quoique le comportement de Jon supposait fortement qu’il s’en amusait également. Comment pouvait-il s’en amuser et avoir envie de rire d’ailleurs, lui qui était quasiment prêt à la faire sienne sur ce même plan de travail où ils se trouvaient à cet instant ? La minute d’avant, il la taquinait et jouait avec elle, la minute d’après il lui faisait accélérer son pouls et grimper sa tension, pour terminer à plaisanter et rire d’une situation gênante et embarrassante. Certes, Patricia Brady était une femme à l’esprit ouvert, adorable et plutôt drôle dans son genre. Elle inspirait confiance, elle donnait facilement le sourire et elle ne fermait jamais la porte aux possibilités – telle mère, telle fille. Cependant, il s’agissait-là d’un homme qui partageait la vie de sa fille – et son lit, en l’occurrence. Et Caroline connaissait sa mère par cœur. Sans compter que le dernier homme à avoir pris possession du cœur de sa fille était un homme machiavélique, sadique et trop charmant pour ne pas se laisser berner. Elle-même était tombée dans le panneau au tout début de leur relation – elle l’avait confié à Caroline quelques semaines plus tôt lors d’un repas familial. Elle-même avait espéré et cru qu’Eric serait un homme bon pour la prunelle de ses yeux. Mais elle avait compris bien plus tôt que Caroline que ce ne serait pas le cas, sans être parvenue à le faire comprendre à la jeune femme. Elle avait donc assisté à la descente aux enfers de son enfant, de sa chair, de son sang, sans pouvoir l’en empêcher. Et ça, ça, elle avait du mal à l’accepter et à oublier. Aussi, Jon pourrait être parfait à ses yeux, Jon pourrait être adorable, Jon pourrait être unique, Patricia Brady ne se laisserait pas amadouer une nouvelle fois. Elle protégerait sa fille, coûte que coûte, contre tout nouveau potentiel danger. Mais cela, elle le gardait pour elle. De là où elle se tenait, elle comprenait parfaitement que sa fille ait pu se laisser séduire par le jeune homme. Elle trépignait d’impatience d’apprendre à le connaitre cependant, le bon comme le mauvais. Juste au cas où. Juste pour qu’elle puisse être une bonne mère. Juste. « L’homme duquel votre fille est amoureuse, » que Jon se présente finalement légèrement amusé, mais également très possessif et fier de cet état de fait. Caroline aurait pu en frissonner de plaisir, qu’il puisse être satisfait et heureux qu’elle l’aime la rassurait et lui mettait du baume au cœur – car à ses yeux, cela signifiait tout simplement qu’il n’avait pas peur. Pas peur d’elle. Pas peur d’eux. Et, elle l’espérait, cela signifiait qu’il était sur la même longueur d’ondes qu’elle. Quant à Patricia, elle ne put qu’adresser un large sourire au jeune homme et à sa fille – sans ajouter un mot, ni émettre la moindre remarque, ce qui était plutôt étrange connaissant maman Brady. « On revient vite, fait comme chez toi… » qu’elle lance à sa mère en suivant Jon à l’étage – du moins en le laissant la soulever comme si elle ne pesait pas plus lourd qu’une plume – afin qu’ils s’habillent plus convenablement. Idée compliquée et délicate quand on est un jeune couple d’amoureux se désirant ardemment à chaque seconde de la journée. Ah, l’amour. « Bon sang… si tu savais à quel point j’ai envie de toi, » qu’il lui avoue d’ailleurs sans honte, sans gêne, sans filtre – et qu’elle aime l’entendre le lui dire. Ce n’était pas le « je t’aime » fatidique tant attendu, mais elle savait s’en contenter. Pour le moment. « Mais je pense que faire attendre ta mère ne serait pas des plus convenant, » qu’il admet tout de même, avançant vers elle d’une démarche de prédateur prêt à se jeter sur sa proie. Ce regard. Ce désir ardent. Elle était électrique, électrisée et complètement offerte à cet homme. Il n’aurait même pas eu à insister longtemps pour qu’elle s’adonne au corps à corps avec lui dans ce même lit qu’ils partagent depuis une semaine, maman ou pas maman attendant dans le salon. Elle en était là, de ses sentiments intenses. Heureusement, il était plus déterminé et convenant qu’elle – un comble ! « Je saurais me rattraper tout à l’heure, » qu’il promet  une dernière fois avant de la quitter pour aller enfiler un jean et un t-shirt propres. Sa chaleur lui manque instantanément mais elle se bouge les fesses néanmoins et enfile dans le même laps de temps un petit short saumon avec un pull assorti – ce qu’elle avait prévu de porter si elle avait dû s’habiller aujourd’hui… et oui, elle n’était pas certaine qu’elle en aurait l’occasion. Les journées avec Jon étaient plutôt des journées cocooning en amoureux, à s’enfermer dans une bulle dans laquelle ils se sentaient bien et où rien ne pouvait leur arriver. Quoi de plus naturel que d’avoir besoin et envie de ça ? « Je suis quand même super désolée que ma mère ait débarqué sans prévenir… faut croire que c’est de famille, » qu’elle plaisante tout de même, mais qu’elle se demande si cette rencontre impromptue ne lui fait pas trop peur. Ce ne sont pas tous les hommes qui sont enchantés de rencontrer LA personne la plus importante dans la vie d’une femme – surtout de celle qu’ils fréquentent depuis peu. Mais Jon semble totalement à l’aise. « Pourquoi tu as hésité en disant mon prénom ? » qu’il lui demande finalement une fois vêtu, alors qu’elle se bat avec le bouton de son short. Elle s’arrête un instant, surprise par la question. «  Je veux dire « je te présente ma mère, Patricia. Maman, je te présente Jon » », qu’il essaie de l’imiter, catastrophiquement mais ce qui a le don de la faire rire. « Et il n’y a rien eu après mon prénom… » et cela semble le gêner, le peiner, le déranger. Elle n’avait pas pensé qu’il serait aussi touché de cette hésitation. « Je veux pas faire mon chieur ou quoi, mais… si tu as des doutes ou des questions, je pense qu’il serait bien d’en parler. » Elle en est persuadée, Jon n’est pas le genre d’hommes à avoir ce genre de discussions sérieuses avec une femme. Jon est l’homme qui fuit ce genre de discussions sérieuses et sentimentales. Jon est l’homme qui ne s’engage pas et qui ne perd pas de temps avec ce genre de parlotes. Le fait qu’il agisse différemment avec elle est une autre preuve, preuve qu’elle n’est pas N’IMPORTE QUI. Hé ouais, qu’elle se dit intérieurement avec un clin d’œil équivoque à toutes les ex’ du boxeur. Jalouse, elle ? Possessive, elle ? DU TOUT. « Histoire que les choses soient au clair avant qu’on descende retrouver ta mère ? » Elle parvient finalement à boutonner sa jupe et ajuster son pull avant de s’avancer vers lui d’un pas lent, telle une prédatrice prête à sauter sur sa proie. « Jon… » qu’elle dit finalement en se pendant à son cou. « Je t’ai dit que j’étais amoureuse de toi. Peut-être bien un millier de fois depuis une semaine, tant tu me demandes de te le répéter, » qu’elle sourit toujours. « Je n’en ai pas honte et je ne m’en cache pas. Ma mère… ma mère est la personne qui compte le plus pour moi, et je suis la personne qui compte le plus pour elle. Je l’aime, elle est adorable, gentille, loyale et presque parfaite. Presque. Si elle sait à quel point tu es important – et je crois bien qu’elle l’a deviné de toute façon – elle ne va pas te lâcher, » qu’elle tente d’expliquer qu’elle a tout simplement voulu le protéger d’éventuelles questions embarrassantes, d’un interrogatoire parental typique. Qu’elle a tout simplement eu peur qu’il ait… peur. « Elle est un peu… protectrice. A sa manière, » qu’elle ajoute en lui offrant un baiser esquimau. « Et si maintenant, malgré tout, tu ne flippes pas et que tu es prêt à affronter la tornade qu’est ma mère, on peut descendre la rejoindre, » qu’elle l’invite à la suivre, ou pas. Elle comprendrait s’il préférait ne pas descendre. Elle espérait fortement qu’il serait derrière elle.

Une autre preuve. Juste une.

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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro   Lun 2 Avr - 23:25

La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire
Caroline ∞ Jon
J'ai terriblement envie d'elle et je ne le cache pas. Surtout quand elle retire mon T-shirt pour dévoiler son corps nu. Je la regarde et ne m'en cache pas. Il faut dire qu'elle est vraiment sublime et que j'ai envie de la pousser sur le lit avant de la recouvrir de mon corps. Mais je dois absolument me calmer, je dois aussi faire attention parce que je commence à avoir une petite bosse au niveau de mon boxer et franchement, ce n'est pas des plus distingués auprès de ma belle-maman. Oh bon sang... j'ai une belle-mère...
Enfin je ne dois pas laisser cette pensée me faire peur, même si cela ne fait pas longtemps qu'on sort officiellement ensemble. Parce que mon histoire avec Caroline a commencé le jour où elle est entré et que je l'ai prise pour une fan. Dès que j'ai croisé son regard, j'ai senti que j'étais foutu sans même m'en rendre véritablement compte. Et cette fois, je sais qu'il n'y a pas de marche arrière possible.
Cela devrait m'effrayer, mais ce n'est pas le cas. Encore moins que cela, je suis comblé. Chaque fois qu'elle me regarde je me sens plus fort que jamais, chaque fois qu'elle me touche je me sens fondre, et quand elle me dit qu'elle m'aime... Oh bon sang je me sens le maître du monde.
Seulement quelque chose m'a chiffonné lors des présentations. Elle n'a eu aucune hésitation en présentant sa mère. En même temps, c'est sa maman pas la peine de trouver une autre appellation. Seulement avec moi elle n'a pas su définir notre relation et je dois avouer que cela m'a pincé un peu le cœur. Bon elle ne m'a pas contredit lorsque j'ai avoué à sa mère que j'étais l'homme dont elle était amoureuse, c'est un bon début non ?
Je la regarde alors terminer de s'habiller avant de s'avancer vers moi. D'habitude je suis la personne qui fait cela, et voilà que je suis maintenant sa proie. Je devrais apprécier cela, mais j'aime avoir du pouvoir. Cependant, sa façon de s'avancer vers moi ne peut m'empêcher de me faire sourire doucement. Mes craintes sont toujours là, mais elle a le don de les atténuer. Rien qu'en marchant.
- Jon...
Pas besoin d'en dire plus pour que tout mon corps se mette à frissonner délicieusement. Elle finit par se trouver devant moi et glisse ses bras autour de mon cou. Naturellement, je pose mes mains sur ses hanches et je penche la tête vers elle afin de la regarder droit dans les yeux.
- Je t’ai dit que j’étais amoureuse de toi. Peut-être bien un millier de fois depuis une semaine, tant tu me demandes de te le répéter.
Je ne peux m'empêcher de rire un peu en souriant.
- Tu peux le dire une nouvelle fois, je crois que je m'en lasserais jamais.
- Je n’en ai pas honte et je ne m’en cache pas. Ma mère… ma mère est la personne qui compte le plus pour moi, et je suis la personne qui compte le plus pour elle. Je l’aime, elle est adorable, gentille, loyale et presque parfaite. Presque. Si elle sait à quel point tu es important – et je crois bien qu’elle l’a deviné de toute façon – elle ne va pas te lâcher.
Avec ce portrait, je ne peux que respecter plus sa mère. Car je sais que je ne suis pas le seul à vouloir le meilleur pour Caroline, je sais que j'aurais une alliée dans sa quête du bonheur, en espérant qu'elle me considère comme tel elle aussi.
- Elle est un peu… protectrice. A sa manière.
- Je ne peux que respecter cela...
- Et si maintenant, malgré tout, tu ne flippes pas et que tu es prêt à affronter la tornade qu’est ma mère, on peut descendre la rejoindre.
Je vois bien son regard sur moi, plein d'espoir. Elle me laisse tout de même le choix de reporter cette rencontre, de rester dans cette chambre ou de partir afin de les laisser ensemble. Je pourrais le faire si elle le veut, seulement je sens que même si elle me permet cela, elle veut que je vienne. Je peux le voir dans sa façon de me regarder, de se mordiller la lèvre inférieure sans vraiment s'en rendre compte, à sa façon de garder ses bras autour de ma nuque. Je prends une légère inspiration et hoche la tête.
- Je veux lui montrer que je ne suis pas lui. Je veux lui montrer que je mérite ton amour, du moins je fais de mon mieux. Je veux aussi lui montrer que je suis là, et que je compte aller nulle part.
Je me penche pour l'embrasser doucement avant de me reculer afin de prendre les devants. Je descends les escaliers et revient dans la cuisine. Maintenant qu'on est habillé on est quand même plus respectable.
- Vous voulez peut-être boire quelque chose ?
Oui, je fais comme si j'étais chez moi, et franchement j'ai bien envie de paraître aimable. Je sers à Caroline la boisson qu'elle me demande et me prends un verre de coca avant de rejoindre les deux dames autour du plan de travail, celui-là même où dix minutes plus tôt je tenais Caroline contre moi. Cela me donne encore envie de rire, mais je me contente de sourire bêtement. Je sens que cela va être intéressant comme rencontre.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro   Mer 25 Avr - 16:15


Peut-être est-ce parce qu’ils se côtoient depuis des mois maintenant, mais tout semble naturel entre eux. Peut-être est-ce parce qu’ils ont l’habitude d’être tactiles l’un avec l’autre, mais tout semble couler de source entre eux. Elle ne ressent aucun malaise quand il la touche, il en ressent encore moins lorsqu’elle caresse sa peau. Elle ne ressent aucune gêne lorsqu’il la regarde – en tenue d’Eve ou en train de s’habiller. Elle a le sentiment, étrange mais intense, de le connaitre tout entier et d’avoir été destinée à cet homme. Bon, d’accord, elle est de ces femmes qui croient en l’amour avec un grand « A », de ces femmes qui croient au destin et à l’âme sœur, de ces femmes qui pleurent devant des films émouvants, et de ces femmes superstitieuses que l’on trouve ridicules ou adorables. Mais il n’empêche que ce sentiment est là, ancré en elle et qu’elle n’a jamais été aussi sûre de quoique ce soit dans sa vie. Cependant, elle le garde tendrement pour elle, ce sentiment et ce savoir. Non seulement Jon n’est pas de ces hommes tendres et romantiques – bien qu’il soit aux petits soins avec elle et fortement attentionné – mais elle aurait trop peur de le faire fuir avec ces idées à l’eau de rose. « Tu peux le dire une nouvelle fois, je crois que je ne m’en lasserais jamais… » Pourtant, le voilà qu’il réclame sans cesse ses « je suis amoureuse de toi » et ses « je t’aime » qu’il n’ose lui-même pourtant pas lui dire en retour. Elle est rassurée et attendrie de le voir si touché et ému de la savoir si éprise de lui, alors qu’elle s’était crue transparente depuis des semaines, et même des mois. Après tout, Nate et Daisy l’avaient bien compris, eux, depuis quasiment le début. Voire même peut-être même avant elle. Mais c’était bien connu, les protagonistes principaux ne se rendaient souvent pas compte les premiers de ce qui leur pendait au nez. Elle n’allait certainement pas se plaindre que ce soit l’amour qui leur soit offert, à lui comme à elle. Elle n’avait jamais rien désiré d’autre dans sa vie, jusqu’à sa mésaventure et son désir de liberté. Avec Jon cependant, elle ne se sentait pas en cage. Elle se sentait merveilleusement bien. A sa place. Et ça n’avait pas de prix. Pas même sa mère, qu’elle adorait et vénérait, ne saurait lui enlever ça. « Je ne peux que respecter cela, » qu’il la rassure quant au comportement protecteur de la dite-mère. Elle comprenait et respectait également, mais elle commençait à s’offusquer des craintes de ses parents. Certes, elle méritait leurs doutes et leurs peurs, mais s’il y avait une chose que l’on ne pouvait pas lui reprocher, c’était d’apprendre de ses erreurs. De son histoire avec Eric, elle avait forgé une carapace bien plus épaisse que l’on ne le croyait autour d’elle. Aussi était-elle amoureuse – follement – du boxeur qui la fixait avec tendresse, mais elle se savait certaine d’être capable d’affronter toutes les tempêtes quoiqu’il advienne entre eux. Elle savait également que jamais, jamais, Jon ne la traiterait comme une moins que rien. « Je veux lui montrer que je ne suis pas lui », qu’il la rassure alors en voulant l’accompagner et affronter l’interrogatoire – ou pas – de Mme Brady. « Je veux lui montrer que je mérite ton amour, du moins je fais de mon mieux. Je veux aussi lui montrer que je suis là, et que je compte aller nulle part », ce qui la rassurait d’autant plus, même si cela n’était que des paroles et que Caroline avait davantage confiance aux actions et aux gestes qu’aux paroles. Jon ne parlait jamais pour ne rien dire, et certainement pas pour mentir – aussi ces mots comptaient-ils plus que jamais. « Je crois qu’elle n’aura aucun mal à voir tout ça, » qu’elle le rassure en retour, souriante, avant qu’il ne l’embrasse une dernière fois et qu’ils redescendent ensemble, soudés et solidaires, dans la cuisine.

« Vous voulez peut-être boire quelque chose ? » qu’il offre spontanément à sa mère. « Une citronnade, ça serait parfait, merci beaucoup Jon », que lui répond aimablement Patricia. Elle n’a l’air de rien, ainsi, mais elle observe attentivement et Caroline connait sa discrétion légendaire. Aussi lui adresse-t-elle un regard équivoque, signifiant « attention, ne dépasse pas les limites, s’il te plait ». Ce à quoi Patricia relève un sourcil, curieuse, l’air de dire « je ne vois pas de quoi tu parles ». La mère et la fille n’avaient jamais eu véritablement besoin de se parler pour se comprendre, un dialecte évident pour l’une comme pour l’autre, qui passait souvent à côté de ceux qui les entouraient. « Je vais en prendre une aussi, » que Caroline fait savoir à Jon tandis qu’il se dirige vers le frigidaire – les laissant quelques minutes seules. « Maman, s’il te plait, sois gentille. Ne joue pas trop les enquêtrices, je te le demande comme une supplique, » qu’elle murmure comme elle peut, faisant sourire sa mère. « Ma chérie, tu me fais passer pour une mégère que je ne suis pas, voyons. Je ne suis pas là pour enquêter, je suis venue pour te voir… et si je peux en profiter pour apprendre à connaitre mon… potentiel gendre, » qu’elle sourit en disant cela à sa fille, « pourquoi pas ? » qu’elle ajoute innocemment tandis que Jon les rejoint tout sourire. « Merci, Jon, » le remercie Patricia, ravie. « Alors, comme ça vous êtes boxeur ? » qu’elle ouvre la discussion directement. Mme Brady ne tourne jamais autour du pot, même si elle le fait avec le sourire et de façon tellement naturelle que l’on ne soupçonnerait jamais qu’elle s’immisce dans votre vie. « Je tenais à vous remercier, d’ailleurs, en offrant ce travail à Caroline, vous lui avez permis de se remettre dans le bain très facilement, » qu’elle enchaîne en savourant sa boisson fraiche. « Je dois admettre que je ne suis pas une grande connaisseuse de ce sport – c’est mon mari qui en est fervent, et je crois bien qu’il n’a jamais manqué l’un de vos matchs, » qu’elle ajoute avec un clin d’œil. « Je suis certaine que ça lui ferait un grand plaisir que vous veniez tous les deux manger un soir à la maison, hein ma chérie ? » qu’elle se tourne vers Caroline qui adorerait être une petite souris à cet instant. Rougissante, son regard va de Jon et sa mère et elle sirote sa citronnade comme si elle souhaitait éviter de répondre. C’est qu’il existait un pas entre « rencontrer sa mère dans de drôles de circonstances », et rencontrer la famille entière dans un repas organisé pour. « Faudra qu’on regarde dans notre agenda, c’est plutôt chargé mais… oui, papa serait sans doute content et fier de rencontrer l’un de ses boxeurs préférés, » que Caroline finit par répondre en se mordant les lèvres. « Je croyais, qu’avec tout ce qui s’était passé – et je vous adresse mes sincères excuses – votre emploi du temps serait plus flexible, » qu’elle s’avance sournoisement mais tout en délicatesse. Forte, maman Brady. « Cela dit, je suis bête, quand on est un grand sportif de haut niveau tel que vous, le répit n’est pas vraiment envisageable. Je vous admire, je suis incapable de me maintenir en forme. Chaque fois que je m’encourage à aller courir, je trouve une excuse pour l’éviter… on devait le faire avec ma fille, mais je crois bien qu’elle est aussi courageuse que moi sur ce point, » qu’elle s’amuse la vilaine ! « Quoi, mais non… c’est juste que je manque de temps pour ça. Je ne vois pas de quoi tu parles, » qu’elle s’enlise malgré elle, ce qui les fait sourire. Ben voyons, quelque chose lui disait que les deux amours de sa vie – mère et amoureux – allaient très bien s’entendre et elle ne savait pas trop si cela l’enchantait ou l’effrayait.


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La terre entière, en parfaite harmonie, vit sa plus belle histoire - jon & caro
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