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 « Vous n'auriez pas vu une jolie blonde passer ? » + Jordan ♥

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Matthew McGregor
Admin Christian Grey toi même !
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DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
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MessageSujet: « Vous n'auriez pas vu une jolie blonde passer ? » + Jordan ♥   Jeu 15 Mar - 17:48

Tout s’était déroulé bien trop vite. Arrivé bien plus tôt que le reste des employés, Matthew s’était rendu instinctivement dans le bureau d’Héloïse. Dans ce qui était son territoire il y a peu encore… De là où elle avait posé ses effets personnels, la surface de son bureau était lisse et vide. Plus aucune trace de cette assistante éditoriale si chère à son cœur. Son parfum lui-même ne flottait plus dans l’air. A peine quelques jours auparavant, il avait viré Héloïse sans autre forme de procès. Aucun préavis. Aucun indice qui aurait pu mener à cette décision qui s’était imposée irrévocable. Dans la journée, la brune avait dû faire ses affaires et quitter définitivement les murs de la maison d’édition. Et tandis que Matthew s’abîmait dans la contemplation absente de ce bureau, il lui semblait qu’il la voyait encore assise à ce fauteuil. Un chignon maladroit noué par un stylo. Ses sourcils légèrement froncés. Son regard concentré. Son crayon qu’elle mordillait tandis qu’elle était plongée dans l’étude approfondie d’un manuscrit. Un sourire empli d’une infinie tristesse étira légèrement les lèvres de l’éditeur à cette apparition déchue. Il se souvenait du premier jour où il l’avait rencontrée. Pendant plus d’une semaine, Matthew s’était entêté à ne pas mettre un pied dans la maison d’édition. Non pas qu’il souhaitait mener la vie dure à sa stagiaire, mais bien pour emmerder son père qui lui avait imposée. Et à raison ! Pugnace et aussi têtue que lui, Héloïse devait être cette assistante qui le pousserait à terminer son prochain ouvrage. Le destin infernal d’un auteur qui brille est qu’il doit rester le plus longtemps possible à sa place pour tenir sa notoriété et être rentable au regard de sa maison d’édition. Matthew n’avait pas coupé à la règle. Un an après son dernier ouvrage, il lui fallait produire à nouveau ce qui était considéré comme un « best-seller », mais tout le monde savait dans l’univers de l’édition que tout ceci n’avait plus le moindre sens. Les gens n’achetaient même plus pour l’histoire, mais bien pour le nom qui s’affichait sur la couverture. Rien qui ne motivait considérablement Matthew à produire et se creuser la tête pour une histoire hors du commun. A croire cependant que la douleur alimentait sa créativité. Dès lors qu’il ne travaillait plus, Matthew s’attelait à l’écriture de cet ouvrage qu’il avait correctement avancé. Il se sentait dans la continuité de cet auteur à la plume maudite. Toujours était-il qu’il n’avait rencontré Héloïse qu’une semaine après son embauche. Du premier regard qu’il avait posé sur elle, une foule de préjugés l’avait envahi. Malgré un joli minois, il la considérait sotte, immature, distraite, inconséquente, incompétence… autant d’adjectifs qui ne lui donnait que de maigres chances auprès de l’intransigeant Matthew McGregor. Et pourtant… ô comme il avait eu tort ! En si peu de temps, elle était devenue son tout, son essentiel, sa raison d’être. Son existence s’était illuminée autour de son sourire. Aujourd’hui, il devait apprendre à vivre sans elle. Il ne parvenait à croire encore que tout était fini. Des larmes d’Héloïse, il préférait croire à des chimères. De son visage ravagé par la douleur, il lui semblait que ce n’était pas vraiment elle. De cette rupture qui n’aurait jamais dû avoir lieu, il croyait à un terrible cauchemar. Mais chaque matin, à son réveil, la réalité le renvoyait brutalement au vide de son existence. Héloïse n’était plus là, emportant avec elle le cœur, l’âme et l’esprit de Matthew. Sa flamme s’était éteinte à l’heure où la haine avait remplacé l’amour dans le regard sombre de son aimée. Il ne vivait plus. « Excusez-moi... Je… je cherche Monsieur McGregor. » Matthew releva un regard peu engageant sur le nouveau venu. Un bref coup d’œil lui apprit qu’il s’agissait du nouvel apprenti qui tenterait sa chance pour le poste de secrétaire d’édition. « C’est moi. » Guère encouragé par le ton froid de l’éditeur, le jeune homme s’empêtra dans ses mots jusqu’à finalement se présenter. « Je sais qui vous êtes. C’est ici. Vous avez tout sur le bureau. » Soit une pile de dossiers sur le bureau. Il accorda un dernier regard à cette pièce qui n’habiterait plus jamais le rire d’Héloïse.

***

« Il paraît qu’une jolie blonde habite ici. Vous la connaissez ? » Un sourire mutin sur les lèvres, cette première phrase de l’éditeur fit office de bonjour dès lors que Jordan ouvrit la porte. La fameuse demoiselle était son amie la plus chère. Matthew ne s’entourait que de peu de gens. Passé le cercle familial, on ne lui comptait que peu d’amis, à cause d’un caractère peu avenant et d’une forte envie qu’on lui foute la paix. Ainsi, dès lors que quelqu’un pouvait affirmer qu’il demeurait dans l’entourage amical de l’auteur, cela voulait dire qu’il vouait un profond respect et une grande affection à la personne. Cela était le cas pour Jordan qui était devenue cette amie de longue date. Ce genre d’amitié qu’il trouvait précieuse car ils s’étaient vus évoluer l’un et l’autre, sans avoir à s’expliquer les chemins tortueux de leur existence. De plus, cette relation était dépouillée de la moindre ambiguïté. Matthew se moquait souvent du fait qu’elle serait sûrement la dernière personne avec qui il voudrait avoir une histoire, dû à son caractère trop tempétueux. Ils passeraient leur temps à s’engueuler. « Tu serais libre pour prendre un verre, ou tu n’as pas encore terminé de repasser les chemises de Goldstein ? » se moqua-t-il. La voir enrager était généralement une récompense satisfaisante. Il connaissait plutôt bien l’implacable artiste, son esprit exigeant et dédaigneux. A ce jeu, il était dur de savoir qui était le pire quand un McGregor et un Goldstein étaient de mauvais poil. Mais par chance, Jordan n’était pas l’employée de Matthew et tout ce qu’il demandait, c’était un verre pour se vider la tête.
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: « Vous n'auriez pas vu une jolie blonde passer ? » + Jordan ♥   Dim 25 Mar - 14:05

Bon sang mais j’allais la tuer ! Impossible de faire un pas dans l’appartement sans manquer de me vautrer. « Mais dégageeuuuuhh ! Non, non, pas toi Lucy. Désolée. » D’un nouveau pas instable je tentais d’enjamber Gloria qui me voyant avancer, se mettait au devant, tout en continuant à se frotter contre mes jambes sous des miaulements stridents. Je vais la tuer !!!! « Oui d’accord. On fait ça. Je m’en charge demain matin. Envoie moi tout ça par mail, mais t’inquiète je gère. » T’inquiète je gère. Cette phrase je devais la sortir au moins cent fois par jour. Parce qu’au final c’était ça mon job. Gérer. Gérer les rendez-vous, gérer les imprévus, gérer les crises, gérer la femme en furie ou les producteurs acharnés, les musiciens inquiets ou encore les diverses réunions auxquelles Monsieur Goldstein devait assister. Et parfois même gérer Goldstein lui-même. Et je crois que j’étais devenue experte en gestion. Mais gérer un chat affamé. Ça, c’était au delà de mes compétences. Un fois mon téléphone raccroché d’avec Lucy, je mettais le portable sur le canapé pour tenter une nouvelle fois d’aller poser mon sac. N’y parvenant pas sous les « miaou miaou miaou miaou miaaaaaaouuuuuu » répétés et incessant je finis par me laisser tomber sur le canapé. Gloria en profita alors pour sauter sur mes genoux, tricoter ma jupe crayon à 300 dollars et me filer des coups de boule. Tout ! Absolument tout, était bon pour ce chat pour tenter de me soudoyer. Des je t’aime hypocrites pour un bol de patée. En cet instant je détestais ce chat. La journée avait été compliquée. Sans une seule seconde à moi, pas même le temps d’avaler un truc à midi, il avait fallut gérer diverses crises. Comme si c’était mon problème que la révision de la voiture des musiciens n’avait pas été faite ! Je me retrouvai parfois à gérer de ces trucs ! Que je savais même pas comment ou pourquoi les gens avaient eu mon numéro de téléphone ! Un bip m’informa que Lucy avait bien envoyé le mail. Je soupirai avant de recevoir un nouveau coup de tête félin. D’un geste expert je retirai mes talons hauts. Ah quel bonheur ! Les fesses sur le canapé, les pieds à plat. Je n’avais plus envie de bouger. Jamais. « Miaaaaaaaaaaaouuuuu. » Et merde !

Alors un son retentit à la porte. Et re merde. Le chat sous le bras, je me levais pour aller ouvrir. « Il paraît qu’une jolie blonde habite ici. Vous la connaissez ? »
A cet instant précis, toute ma lassitude de la journée disparu. « Mattiiiiii. » Je lâchais aussitôt le chat dans un miaou dépréciateur et vexé pour venir enlacer mon ami et déposer un baiser sur sa joue. « Que je suis contente de te voir. Vas-y entre. » Je m’écartais pour le laisser entrer et me dirigeais vers la cuisine. « Attend faut que je nourrisse le fauve parce que sinon je vais en faire une écharpe. » Je n’avais pas fini de m’approcher du comptoir que Gloria, dans sa tyrannie absolue était déjà sur place à tournoyer et à m’empêcher d’ouvrir les tiroirs. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi, si ils étaient si pressés que ça, les chats nous entravaient dans nos mouvements pour qu’on puisse les nourrir plus vite !!! Illogique les gars. Illogique totale ! Une fois la poilue servie je regardais mon ami et lui sourit. Que j’étais heureuse de le voir ! J’avais l’impression que ça faisait une éternité. Même si on s’envoyait régulièrement des messages, avec Matthew on ne se voyait pas souvent. Il faut avouer qu’il était un écrivain à succès, avec des grandes responsabilités et une pression familiale et professionnelle énorme. Et pour ma part, je bossais pour un homme avec des grandes responsabilités, et devait tout gérer afin que la vie de mon patron soit facile. Quant à la pression familiale, si elle n’était pas là, rien que le boulot valait tout le reste… « Tu serais libre pour prendre un verre, ou tu n’as pas encore terminé de repasser les chemises de Goldstein ? » Je plissais les yeux pour lui offrir un “ah ah“ muet. Puis je répliquais, hautaine et extrêmement fière de moi. « Je ne repasse pas les chemises de Monsieur Goldstein trésor. Je lui ai appris à le faire lui-même. » Monsieur Goldstein, tout talentueux qu’il soit, était un patron exécrable. Je ne doutais pas que Matthew lui trouve multitude de circonstances atténuantes pour excuser la tyrannie de mon Boss. En tant que Patron d’une très grande boite, Monsieur McGregor avait de quoi être tout aussi tyrannique. Mais quand bien même j’étais l’assistante de Goldstein. Non seulement j’étais THE ASSISTANTE, mais en plus j’étais une McGrath. Certes je n’étais pas dans l’entreprise de papa, et certes je préférais faire mon petit business de mon coté. Mais cela ne voulait pas dire que je ne pouvais pas être aussi terrifiante que ces messieurs. Mes stagiaires le savaient d’ailleurs très bien, et même le Boss avait dû apprendre à ronger son frein quand il s’agissait de me mordre. Après quelques coups de gueule où je l’avais laissé se débrouiller sans moi, Monsieur Goldstein et moi avions trouvé une entente parfaite. Donc non, je n’avais rien à craindre des dictateurs d’entreprises. J’offris alors mon plus beau sourire à Matthew et entreprit de ranger mon sac et mes talons. « J’ai un email de menace à envoyer et je suis toute à toi. » Que je lui annonçais en cherchant mon téléphone entre les coussins du canapé. « Tu veux aller dehors ou tu préfères qu’on se commande un truc ? Sers toi un verre, fait comme chez toi. J’ai du Laphroaig, cadeau d’un client après lui avoir dit que j’aimais le whisky tourbé. » Là dessus, j’abandonnais Matthew quelques minutes, mon portable en main, et rédigeant déjà mon email vindicatif. Je me dirigeais vers la salle de bain, où tout en écrivant mon message j’échangeais ma jupe crayon pour une paire de jeans. Bien plus confortable. Je ne me gênais pas avec Matthew. Les McGregor et les McGrath se connaissaient depuis des lustres, fréquentant les mêmes cercles et ayant les même amis. Les McGregor avaient d’ailleurs été parmi les premiers à apprendre pour mon adoption. Et si les premiers regards s’étaient montrés implacables, j’avais comme pour mes parents, ravis tous les coeurs. Seul mon grain de folie déplaisait un peu dans cet univers guindé, mais je crois que c’est justement ce qui plaisait à Matthew. D’aussi loin que je me souvienne je l’avais toujours regardé avec mes yeux d’enfant de la rue, ce qui fait que d’entrée, je lui avais parlé avec franchise et sans étiquette. Lorsqu’il avait rompu avec ma meilleure amie, et pour ce qu’elle lui avait fait, je m’étais retournée comme une furie contre la rousse. C’est là je crois que les McGregor avait compris que sous l’apparente irresponsabilité il y avait tout de même des valeurs et de la loyauté. Certes, bien qu’une McGrath, je ne représenterai jamais l’archétype du bon parti pour leur fils, mais au final, avec mon franc parlé je m’étais distinguée bien plus valeureuse que Jane et sa mise en pli parfaite. Et depuis ce jour là, mon amitié avec Matthew s’était débarrassée de tout filtre et il était devenu mon plus cher ami et allié dans la vie. Et j’espérai bien être la même chose pour lui, même si nos vies respectives nous empêchaient parfois de nous voir.

De retour dans le salon, je finalisais mon email et appuyais sur envoyer. Puis, fière de moi, je posais mon téléphone et regardais enfin mon ami. « Alors mon petit Matti, comment vas-tu ? » Je savais très bien qu’il détestait ce surnom. C’était bien pour ça que je l’utilisais… Un sourire sur les lèvres, je me saisis d’un verre de scotch puis m’affalais dans un des fauteuils.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « Vous n'auriez pas vu une jolie blonde passer ? » + Jordan ♥   Mar 17 Juil - 20:32

« Il paraît qu’une jolie blonde habite ici. Vous la connaissez ? » Un merveilleux sourire para les lèvres de la jeune femme qui sauta au cou de son ami. Matthew la reçut bien volontiers et partagea cette chaleureuse étreinte. Avec les derniers événements, une marque d’affection aussi naturelle n’était pas sans lui faire du bien. Il rentra dans l’appartement de la blonde à son invitation, prenant garde à ne pas écraser le chat qui semblait se plaire à se faufiler entre les jambes de ceux qu’il croisait. Tandis que son amie se dirigeait vers la cuisine, il ôta sa veste qu’il déposa dans l’entrée avant de s’engager dans le salon. « Je t’en prie. » dit-il alors qu’elle nourrissait en premier son chat. A la bonne heure, il ne serait plus dans ses pattes ! Quelques minutes plus tard, elle revenait auprès de lui, toujours fraîche et pimpante. Sa bonne humeur était presque contagieuse en dépit des états d’âme malheureux de l’éditeur qui ne laissait pourtant rien transparaître. Il n’était heureusement pas un modèle d’enthousiasme et d’expressivité d’ordinaire, cela devait jouer en sa faveur. Toujours fut-il qu’il ne put s’empêcher de se moquer d’elle comme il le faisait régulièrement sur son travail. Avec ses fonctions, elle avait tant de choses à gérer, d'initiatives à prendre et d'équipes à manager qu'il ne pouvait que comprendre la réalité dans laquelle elle se trouvait. Si lui, la chambrait sur tous les commerciaux qu'elle côtoyait, elle s'en donnait à cœur joie pour le charrier sur ses auteurs et le mal qu'ils lui donnaient constamment. Car, contrairement à ce que l'on pouvait penser, les écrivains étaient comme des enfants qu'il fallait dorloter, conseiller, dont il fallait remonter le moral, secouer les puces qu'ils pondent enfin leur manuscrit. Un vrai métier de babysitteur. « Je t'en prie, fais donc. Je t'attends, je ne voudrais pas que ta boîte coule à cause de moi. » Un sourire narquois sur les lèvres, il la laissa partir pour rédiger son fameux mail. Pour sa part, il prit ses aises sans complexe comme l'avait invité à le faire son amie. Jordan et Matthew étaient des amis d'enfance, ayant grandi avec la même éducation, les mêmes contraintes absurdes et dans le même luxe privilégier. Autant dire qu'ils étaient essentiellement copains de galère et qu'un lien s'était tissé entre eux au fil du temps. Leur relation aurait pu s'arrêter à l'avortement du mariage de Jane et Matthew car la blonde était la meilleure amie de la rousse. Mais contre toutes attentes, elle avait pris le parti de Matthew. Le hasard avait ensuite voulu que leur chemin se trace de l'Angleterre à l'Amérique ensembles, leur permettant de poursuivre cette amitié. Ainsi, Matthew ne se gênait guère en présence de la jeune femme. Il se servit un verre de whisky, allant se détendre dans le canapé pour le déguster comme il se doit. Il profita de ce moment pour consulter également ses mails et répondre à quelques messages importants. Son esprit ne put s’empêcher d’espérer que la brune lui ait laissé un message. Même pour une bêtise, pour lui annoncer qu’Eddie s’était à nouveau échapper, ou n’importe quel autre motif. La mort dans l’âme, il se résigna à être dépouillé de ce contact qu’il aimait tant. Finalement, Jordan revint dans le salon, l’arrachant à ses sombres pensées.

« Je constate que tu t’es fait belle pour moi. J’apprécie. » la taquina-t-il avec un sourire mutin en constatant qu’elle avait troqué sa jupe pour une paire de jeans. Il poursuivit en levant son verre pour lui désigner le liquide ambré qui danser dedans. « Et ton client ne s’est pas moqué de toi. C’est un très bon whisky. » Matthew recevait aussi de charmants cadeaux de la part de ses auteurs, de ses partenaires et des associés avec lesquels il travaillait. Ce genre de présents était généralement intéressé, mais cela faisait toujours plaisir d’en avoir. La blonde se servit un propre verre, avant de s’affaler sur le canapé sans grâce. C’était souvent dans ces moments-là qu’il était facile de comprendre qu’ils se pliaient à une étiquette plus par contrainte que par envie dans les soirées mondaines. « Matthew. » la reprit le jeune homme avec un regard courroucé qui risquait de ne pas avoir un grand impact sur son amie. « Je vais bien. Le travail à la maison d’édition demeure considérable, je n’ai pas une minute à moi. Mais pour ce soir, j’avais envie de souffler un peu. » Il faillit se mordre la langue d’avoir présenté les choses ainsi. Jordan risquait de trouver ça louche qu’il profite d’une rare soirée de repos pour aller la voir, en dépit de l’affection qu’il avait pour elle, plutôt que de profiter de sa petite-amie Héloïse. Son cœur se serra dans sa poitrine à cette pensée. Il n’avait pas très envie d’avoir une conversation avec la blonde sur sa récente rupture. Il n’était pas prêt à subir un interrogatoire insistant et qu’elle remette en cause sa décision. Il fit tourner le liquide ambré dans son verre, songeur. « Enfin pour me changer un peu les idées quoi. » répara-t-il son erreur de manière un peu grotesque. Il dévia immédiatement de sujet, évoquant un fait qu’il n’avait pas encore abordé avec Jordan. Il se doutait que la nouvelle ne serait pas accueillie avec bonheur par son amie. « Au fait, Jane est revenue et James est décédé. » Il annonça cela avec une telle indifférence que c’était à se demander s’il ne plaisantait pas. Toutefois, Matthew énonçait bien la vérité brute et sans détour. Son ancien meilleur ami était mort, et son ex fiancée décidait tout à coup de refaire son apparition. L’ex meilleure amie de Jordan qui plus est. « Mes parents ont décidé de l’accueillir à bras ouverts, autant te dire que je déguste en ce moment… » Pire encore même, mais il ne comptait pas révéler les noires secrets de ses histoires de famille. Il se leva du canapé, partant se resservir un verre de l’exquis breuvage. « Et toi, comment vas-tu ? Je suppose que tu dois avoir beaucoup de travail aussi. » Difficile de ne pas être débordé quand on gérait une entreprise entière. Matthew ne retourna pas s’asseoir, se reposant sur le buffet du salon. « Tu ne voudrais pas qu’on sorte, ce soir ? J’ai bien envie de me changer les idées. » Qu’elle l’interprète comme elle le désirait, il ne descellerait pas les lèvres. Il se composa un sourire mutin pour éteindre les éventuels soupçons de Jordan. « Je paye la première tournée, celle du milieu et la dernier, qu’est-ce que tu en dis ? »
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Jordan McGrath
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MessageSujet: Re: « Vous n'auriez pas vu une jolie blonde passer ? » + Jordan ♥   Mer 15 Aoû - 18:24

Lorsque Matti sonne à ma porte, je dois bien admettre qu’il est bien le dernier auquel je m’attendais. Non pas que je n’ai pas de vie sociale hein, mais simplement que dans un premier temps on sonne rarement à ma porte et qu’ensuite avec le boulot que j’ai en ce moment, je n’ai pas vraiment le temps de voir mes amis. Matthew est mon plus précieux ami. Elevés dans les même branches, on a parfois subit le protocole de l’étiquette avec la même lourdeur. Le simple fait de savoir qu’un camarade éprouvait la même opinion que nous en ce qui concernait ces soirées mondaines, nous a permis de mieux supporter les balais qu’on devait tous se mettre dans le derrière. Une fois le lion nourri, j’invite Matthew à faire comme chez lui, et à se servir un verre. Pendant ce temps, j’en profite pour terminer d’envoyer mon mail et aller troquer ma jupe pour une paire de jean. Il n’y a pas à dire, je suis quand même bien plus à l’aise dans mes vieux jeans que dans ma jupe. Surtout après une longue et dure journée de travail. En revenant dans le salon je constate que mon ami s’est installé dans le canapé, et c’est avec un grand soupire de satisfaction que je le rejoins. La remarque de Matthew sur mon changement de fringue me fait rire, et pour toute réponse je lui tire la langue. Une fois installée dans le canapé, je trempe mes lipes dans mon verre empli de liquide ambré. Que j’aime le gout de la tourbe dans le whiskey. Cela apporte tellement de caché à notre emblème écossais.

Il me reprend sur le surnom que je lui ai donné, et cela ne me fait ni chaud ni froid. D’autant que ma question est légitime. Un Matthew qui abandonne ses bureaux pour venir squatter mon canapé et descendre ma bouteille de whiskey ce n’est pas anodin… Il m’informe que non, ça va. Boulot considérable et tout le tralala, simplement ce soir il voulait une soirée de repos.

[color=indianred]« Hum hum… »[/colro] Que je lâche en attendant la suite. Son regard en dit d’ailleurs long. Quelque chose le tourmente, et c’est très certainement pour cela qu’il est venu ce soir.
En animal envahissant, maitre des lieux, Gloria s’invite sur le canapé, entre Matti et moi. D’un geste affectueux elle met un coup de boule à mon verre puis entreprend de sentir avec grande application la jambe de mon ami. Du coin de l’oeil je l’observe. Gloria est gentille, mais elle a tendance à croire que tout dans cet appartement, êtres vivants y compris, lui appartient. Sauf que tout le monde n’apprécie pas de se faire tricoter les jambes ou recevoir des coups de tête intempestifs, sans parler des poils mi-long qui s'accrochent à à peu prêt tout. Matthew enchaine avec l’idée qu’il souhaite se changer les idées. Ben voyons. Je coule vers lui un regard entendu. Non, je ne suis pas dupe. Mais en individu respectueux des autres, je ne suis pas du genre à insister outre mesure. Il se confiera s’il le souhaite. Ou alors j’attendrais de le saouler… Une nouvelle fois je trempe mes lèvres dans mon verre avant de manquer de m’étrangler. Ma réaction fait même sursauter le chat.

« Pardon ?! »

Je vérifie que je n’ai rien renversé nulle part puis plante un regard furibond dans celui de Matt. Cette pétasse est de retour ? « Oh et elle n’a pas eu la brillante idée de crever avec lui ? » Je suis sans coeur, implacable, ce que vous voulez, mais Dieu sait ce que je regrette d’avoir été amie avec cette conne ! A mon arrivée chez les McGrath, petite fille à la fois perdue et en décalage complet avec la société dans laquelle je venais de débarquer, Jane avait été une des premières à me parler. Le fait que plus tard nous ayons fréquentée les même écoles avait forcément créé un lien entre nous. J’étais la rebelle assumée là où elle était la petite princesse sournoise. Sournoiserie qui lui avait au final bien servi lorsque le jour de son mariage, elle avait décidé de se barrer avec le best man, soit le meilleur ami de Matt. Je me rappelle encore le choc ressenti, ne comprenant pas ce que ma meilleure amie foutait. Elle ne m’avait jamais parlé de James en dehors de comme le pote de son fiancé, et rien ne laissait présager ce qui allait se passer. Double trahison, moi la meilleure amie mise de coté, et moi, l’amie de Matt complètement choquée par le traitement qu’elle lui avait réservé. Par la suite, j’en avais prit plein la tronche. Moi aussi j’avais planté un mec quasiment devant l’autel, pour des raisons qu’elle jugeait pire, et qui étaient censées rester secrètes. Elle m’avait craché cela au visage, excusant par la même occasion son comportement. Elle retournait la situation avec une aisance diabolique et bla bla bla. Ce n’est que la présence de ma mère et de notre chauffeur qui m’avait empêché de lui arracher le visage. Retourner mon passé contre moi, et s’en servir pour justifier ses actes à elle… Je l’aurais bien giflée jusqu’à ce que le mur lui mette la deuxième. De base, on ne pas dire que je sois méchante. Je suis fofolle oui, impulsive oui, un brin borderline parfois, mais tout le monde qui me connait assez, sait qu’avant tout je suis sérieuse, loyale, et attachée à mes valeurs familiales. Mais il est vrai aussi, que la petite Jodie, orpheline d’origine, sait plus que très bien montrer les crocs et se souvient parfaitement comment survivre au milieu des rats. Ce coté là, ressortait très très rarement, mais ce jour là, je l’aurais volontiers déchainé contre cette rousse qui venait de trahir tout ceux en quoi je croyais. Elle avait craché sur l’idée même d’amitié et loyauté, et ça, je ne l’acceptais pas. Et je ne le lui pardonnerai jamais.

J’imaginais bien mal les sentiments de Matthew face à cette situation. D’autant que ses parents accueillait cette conne à bras ouverts. Ça me dépassait complètement une chose pareille. Voilà bien une chose sur lequel les McGrath différaient des McGregor. Mon frère, mes parents et moi, formions un noyau si soudé que rien ne pouvait venir se mettre entre nous. Lorsque j’avais moi-même quitté mon fiancé, mes parents avaient géré la situation en silence, réglant tous les frais, tous les problèmes, sans jamais me juger. Nous étions unis dans ma famille et faisions front ensemble contre le monde. C’est je crois que ce qui m’avait le plus séduit lorsque ce couple avait décidé de m’adopter. Une famille, une vraie, telle que je me l’imaginais du fond de mon dortoir pourri… Mais pas chez Matthew. Ça me brisait le coeur pour lui. « J’ai toujours des contacts avec mon ancienne vie, je peux t’obtenir de nouveaux papiers, et si tu quittes le pays dans le jet de mes parents, personne ne saura où t’es passé. Tu peux disparaitre… » Je lui souris. Je plaisantais bien sur. Quoique… J’imaginais assez comme il devait se sentir mal, prit en tenaille entre ses sentiments et ses devoirs. Misère…

Lorsqu’il se lève je lui tends mon verre négligemment. Oui moi aussi j’en reveux. Puis je soupire devant sa question. Chacun face à ses responsabilités familiales. « Henry a eu la brillante idée de me donner du travail. Il veut que j’inspecte toutes ses entreprises ici. Une sorte d’inspecteur sur investissement. Et son conseil a approuvé l’idée. » Henry c’est mon père. Mais j’ai pris l’habitude de l’appeler par son prénom lorsque je parle de lui en tant que patron. Il est le patron, il n'est pas papa. « Je crois que doucement il nous prépare à prendre sa place. Duncan a hérité des distilleries et du marché européen. D’ici l’année prochaine il siègera certainement au conseil comme collaborateur. Et j’attends incessamment sous peu, un email m’informant des taches exactes que je vais devoir accomplir. » Je finis par me lever pour récupérer mon verre plein, et machinalement je me dirige dans la cuisine pour ranger ceci et cela. Vous ai-je déjà mentionné que je suis une pile électrique, incapable de m’arrêter ? « Je suis d’accord pour sortir oui. Profitons encore un peu avant que tout ma vie, mon corps et mon âme ne soit aspiré par l’empire paternel. » Je m’arrête, un coude sur le comptoir et le pointe du doigt. « Et comme ça tu pourras me dire, réellement, ce qui t’a amené chez moi. Je sais très bien que ce n’est ni pour mes charmes, ni pour Gloria. » Je souris, amusée. Oui je souris souvent à mes propres blagues. « J’en dis que je prends mais que je te soulerai avant ! » Je lui offre mon plus beau sourire. Celui qui promet bien des folies. Me rapprochant de lui, j’écarte soudain les bras pour m’exposer dans mon intégralité, chemisier, jean, pieds nus. « Question : est-ce que je conviens à Sir McGregor, ou bien faut-il que je me vêtisse de façon plus appropriée my lord ? »
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