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 [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU

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Les Inconnus
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DATE D'INSCRIPTION : 10/08/2015
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MessageSujet: [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU   Dim 18 Mar - 9:07


 

Siobhan & Nit
 Panique sur le tableau


 
Il se passe toujours des trucs insensés au Musée. Des histoires de fantômes aussi ! Nit s'éclate dans son métier, bien que ce ne soit pas évident. L'infrastructure est vieillissante et il y a parfois des incidents avec les oeuvres. Ces derniers temps, les socles ne cessent de lâcher et les tableaux tombent.
Le plus stressant c'est d'espérer que l'un d'eux ne tombent pas sur la tête d'un visiteur.

C'est pourtant ce qu'il se produit avec Siobhan. Elle a profité d'une entrée gratuite pour visiter et le malheur survient tandis qu'elle observe une reproduction fidèle de la Cène peinte par Léonardo Da Vinci. Les attaches soutenant le tableau lâchent et voilà que la lourde oeuvre te tombe dessus. La toile t'entrâine dans ta chute et te voilà en train de te débattre pour sortir de cette peinture menaçant de t'étouffer !
Nit si tu n'interviens pas rapidement, tu vas devoir ramasser un tableau et un cadavre !

* Siobhan tu commences, suivie de Nit
* Si besoin n'hésitez pas à mpotter Héloïse
* si besoin d'un MJ, mpottez aussi Héloïse



Y
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Siobhan O'Sullivan
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MESSAGES : 538

MessageSujet: Re: [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU   Lun 19 Mar - 9:51

Soyons sincère. En Irlande, l'Art et Siobhan, cela faisait deux. Ni papa ni maman n'ont jamais pris le temps d'emmener leur progéniture dans le moindre musée. Seules les rares sorties scolaires ont conduits les petons de la demoiselle dans ces temples de la culture. Et l’intérêt de la demoiselle en question était surtout à draguer ou envoyer valser les différents mecs de sa classe. Les bibliothèques... un peu différent. Sa mère avait du lire dans un magasine féminin qu'une maison  sans livres était une maison pauvre! Hors de question d'afficher le moindre signe extérieur de pauvreté! Alors elle a acheté à ses gamins quelques livres régulièrement, histoire que sa  maisonnée soit bien comme il faut sous tout rapport.

Mais la peinture? l'Art? Boarf. Une connerie pour les bobos et les hippies. En arrivant à LA, Siobhan n'a pas vraiment pris plus de temps pour sa culture personnelle non plus. Mais après un an dans un appartement qui la fait blêmir rien que d'y songer, la sylphide a trouvé un autre logement, en colloc avec une étudiante en histoire de l'Art. Peu à peu, elles ont finit par s'apprivoiser et se découvrir. Assez pour que Sophia traîne Siobhan dans deux trois expos, suffisamment pour qu'elles parcourent ensemble les salles et les oeuvres. La rousse ne sera jamais une passionnée, mais elle commence à y trouver un intérêt personnel. Ho, pas assez pour distinguer Picasso de sa période cubiste de sa période surréaliste. Un Brueghel  l'Ancien d'un Brueghel le jeune? Faut peut être pas déconner non plus.

Par  contre, il y a un musée qu'elle aime bien arpenter un peu plus que les autres. Le Musée d'Histoire Naturelle de la ville l'enchante pour ses collections diverses, pour  la manière dont il mèle tout les supports. Aussi quand elle finit par dénicher un ticket d'entrée gratuit sur un site de promotion, la jeune femme n'hésite pas très longtemps! En plus, il y a une exposition sur les diamants qui se termine en avril et elle voulait absolument aller les voir. Vu que c'est pas demain la veille qu'elle en portera un au doigt! Pas besoin d'effort vestimentaire puisque qu'elle y va en solitaire. Un jean, une chemise en flannelle, une paire de bottine et basta. Prendre des heures pour se préparer, c'est cool avant un rencard. Sinon  ca la saoule.

Même si c'est un peu galère à y aller en voiture, tant pis. Outch. Ses freins font un vilain grincement chaque fois qu'elle appuie un peu trop dessus. Pitié, pitié, pitié! Pas les putains de plaquettes. Pas encore! Siobhan a conscience qu'elle a de moins en moins les moyens d'entretenir son épave et qu'elle ferait mieux de chercher un autre 4x4 d'occasion avec un peu moins de miles au compteur.  Elle fume lentement une cigarette sur le parking avant d'aller vers l'entrée, présentant son sésame. Une fouille rapide de son sac et elle peut commencer sa visite.  La jeune femme est toujours désorientée quand elle pénètre dans le grand hall. Ce n'est pas sa première fois, mais elle finit toujours par se paumer. Même en ayant récupéré un plan à l'entrée.

Agacée de ses propres maladresse, Siobhan finit par demander son chemin à un des surveillants qui lui indique bien volontiers les coursives à emprunter pour parvenir aux Diamants. C'est des étoiles plein les yeux qu'elle ressort de la salle et chemine sans réellement regarder là où elle va, encore perdue dans la vision des pierres majestueuse. Quand elle relève les yeux, elle est entrée dans une  pièce immense où ce sont des mastodontes de peintures qui la surplombe.  Sur son guide, elle lit qu'il s'agit de reproductions fidèles de grands tableaux européens dont les particularités sont la taille des toiles et les diverses techniques employées.  A priori, Le Sacre de Napoleon dont l'origine est au Louvre, La gare Saint Lazare de Monet, au musée d'Orsay (et pas Manet  : Sophia a eu beau lui expliquer cent cinquante fois la différence entre les deux peintres français, impossible de s'en souvenir). Siobhan arrête de lire les descriptions lorsqu'elle en vient à la troisième toiles. La Cène de De Vinci. Elle se rappelle les paroles de Sophia. La jeune étudiante était absolument fascinée par les mystères qui entourent la fresque. Tout son argent était mis de coté pour un futur voyage à Florence pour la voir en Vrai. Elle était persuadée que certaines théories avaient raisons. Que les nombres de pieds sous la table ne correspondaient au nombre de convive. Que l’apôtre à la droite de Jesus etait une femme et non pas un homme... Et encore, ce sont que les théories dont l'Irlandaise se souvient. Elle se rapproche de la reproduction tout en envoyant en un petit texto à son amie pour la faire mariner. Les yeux fixés sur les détails, essayant de distinguer les divers éléments,  la jeune femme touche presque la toile. Elle est totalement  concentrée. Trop pour remarquer que les fines attaches qui soutiennent le haut du tableau sont en train de céder. Ont cédées. Un hurlement aigu et paniqué s'échappe de ses lèvres alors que Siobhan n'a que le temps de placer ses bras en croix avant que le cadre ne bascule totalement sur elle. Le poids est incroyablement lourd et elle tombe au sol. Les autres personnes présentes sont figées sur place devant le spectacle surréel et tarde à réagir. Elle savait que la loi de Murphy était brutale, mais pas à ce point. Siobhan n'arrive pas à se relever seule. Ses mains griffent l'arrière de la toile mais celle ci est protégée par un cadre de bois qui l’empêche de crever le canevas. La sylphide sent qu'elle se transforme en Banshee a mesure que la colère et la peur montent crescendo.
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Nit N. Caleone
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MessageSujet: Re: [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU   Dim 27 Mai - 18:02

Heureusement que Nit a son boulot, sinon Dexter aurait déjà subi les foudres de sa vengeance. Au musée, elle n'a plus qu'à penser à la prochaine exposition, comment arranger l'espace et où placer les œuvres. La prochaine qui est prévue est sur le Moyen-Orient vu sous l'angle des Milles et une nuit. Cette exposition se fait en collaboration avec le British Museum de Londres, cela donc veut dire qu'elle aura beaucoup de travail. Tant mieux, au moins elle n'aura pas à répondre aux messages de n'importe qui.
Aujourd'hui, elle devait appeler via Skype son collaborateur de Londres pour convier du transport des œuvres. Il y a eu quelques échanges par mail pour discuter des dates et des grandes lignes de l'exposition. A cause du décalage horaire, les deux ont décidé d'une heure précise pour l'appel. Pendant près d'une heure, ils ont discuté du transport, de la communication autour de l'exposition et des activités que le musée pourrait proposer. Son collaborateur lui a proposé de venir jusque Londres pour superviser au mieux le transport et pouvoir ainsi parler plus librement que via internet. Une opportunité de s'éloigner un peu plus de Dexter... La jeune femme a sauté directement sur l'occasion. Et elle pourra visiter pour la première fois de sa vie Londres. En quelque sorte, c'était des vacances.

Après avoir finalisé les derniers détails de l'exposition, elle alla faire un tour dans la salle qui sera dédiée au Moyen Orient. Avec ses collègues, ils discutent du positionnement des estrades et des tableaux sur les murs. Il fallait faire attention aussi aux stickers qui seront collés sur les murs. Il y en aura un géant avec un extrait des Milles et une nuit, une idée de Nit pour décorer la pièce. Le Moyen Orient a été sa spécialité pendant ses études, tout le monde venait lui demander des conseils ou son cours. Mais la jeune femme a toujours refusé, jamais elle ne donnerait son cours à des branleurs. Ou de temps en temps, elle donnait ses cours mais en supprimant les parties les plus importantes.

Le tour de la pièce finie et les croquis faits, Nit s'est décidée à faire un tour du musée pour voir si tout se passe bien et s'il n'y a pas de changements à faire. En se baladant de pièces en pièces, elle vit plusieurs profils de visiteurs. Des habitués des lieux comme des nouveaux qui s'extasient devant la beauté des œuvres et essayant de les décrypter. Il y avait aussi des groupes scolaires, la plupart des élèves ne s'intéressaient pas à ce que la guide leur disait. Sauf une poignée qui buvait ses paroles et posait des questions. Cette vision lui donna une idée pour sa prochaine mission : inciter les jeunes à aller au musée et les intéresser à l'histoire de l'art. Quelques idées lui venaient déjà et rapidement, elle sortir son téléphone pour les noter et ensuite les mettre sur un document word.

Continuant son chemin à travers les pièces, elle tomba dans l'une où se trouvait des tableaux de la Renaissance italienne. Une jeune femme rousse s'intéressait d'un peu trop près à un tableau. Nit la surveilla du coin de l'œil et vit toute la scène. Cette femme qui tombait et qui décrocha le tableau. Son cœur s'arrêta net. Bien que ce ne soit pas le vrai, le tableau avait une certaine valeur et au grand jamais on ne s'approchait d'aussi près à une œuvre ! Elle courut jusqu'au lieu de l'incident et regarda d'abord l'état du tableau avant de s'intéresser à la jeune femme. "Mais vous êtes malade ! S'il y a une barrière de sécurité ce n'est pas pour rien ! Il y en a ras-le-bol de ces personnes qui se croient permis de toucher avec leurs sales doigts les toiles !" Elle posa délicatement le tableau contre le mur et appela la sécurité et une équipe pour vérifier si le tableau n'avait pas été endommagé. Elle remarqua aussi que tout le monde la regardait effaré d'avoir piqué une colère contre cette visiteuse qui était tombée. Pour sauver les apparences, elle tenta de se calmer et de s'intéresser au cas de la maladroite. "Enfin.. Vous n'avez rien ? Vous voulez peut être vous asseoir ?" Son timbre de voix trahissait son impatience et l'agacement que la scène lui a provoqué.
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU   Mar 5 Juin - 9:07

un temps infini. Elle a l'impression qu'elle reste bloquée sous cette armure de toile et de bois pendant une éternité. Autour d'elle, le monde devient une bulle confuse d'exclamation et de brouhaha qui ne parait plus vraiment la concerner. Elle respire. Mal. De la poussière et des paillettes de peintures. C'est dans un sursaut brutal que Siobhan parvient à pousser sur ses bras et à rouler sur elle même pour se dégager de ce carcan. Le tableau retombe sur son cadre, à un cheveux des doigts de la rousse. Elle reste allongée, à plat dos. Regardant sans le voir le plafond. Une main se tend pour l'aider à se relever. Mieux vaux tard que jamais hein.

Elle se remet debout, encore vacillante, les mèches de cheveux en un halo fou autour de sa tête, le teint rouge de sa proche asphixie. Pour voir quoi? Pour voir la foule se fendre et s'écarter, laissant le passage à une femme qui arrive à toute vapeur. Les badaux ne se dispersent pas, ho non. Ils sentent que le théatre vivant est loin d'être conclus. Lentement, Siobhan tourne sur elle même. Les fixes. Jusqu'à ce que les têtes et les regards se baissent. Belfast est une superbe école pour la colère et la rage. Les plus timides tournent les talons, confrontés à la puanteur de leur comportement.

Le tableau. C'est le tableau qui fait l'objet de toutes les attentions, de tous les soins de l'employée du musée. Son statut ne fait aucun doute, tant elle envahit l'espace. Et son badge est une bonne confirmation. Elle ne dit rien. L'Irlandaise ne dit rien. Mais c'est une tempête qui envahit son regard noisette. C'est une colère sanglante qui court dans ses veines. Elle attend. et c'est une attente terrible. Les mots de la responsable tonnent. Tombent. Elle reste silencieuse. Malgré les élancements qui vrillent son poignet. Malgé sa nuque raide et endolorie. Siobahn est un roc. Ou plutot... un volcan. Elle toise l'impudente.

Enfin. Enfin, Madame semble se souvenir qu'il y a un être de chair et de sang impliqué dans ce bazzar. Et là, elle oublie les autres personnes présentes. Siobhan fait trois pas. Trois pas qui la menent sous le nez de Madame. Son ton est d'azote liquide. D'une fureur à peine contenue.

-Premièrement, je n'ai pas touché à votre toile. Fausse toile. Puisque l'originale est une fresque. En Italie. Vous savez? Ces choses peintes SUR des murs. Et non ACCROCHÉES au mur
. -Oui. En prime, elle se moque totalement de son interlocutrice. Mais le contre coup de sa peur la rend terriblement hargneuse. Et Madame n'a pas l'humour decallé de Dimitri Cooper. Plus le manque total et évident d'interet réel pour elle. Elle ne s'est tournée vers Siobhan que pour répondre à des conventions sociales. Pas par souci sincère des conséquences de sa chute.

-Deuxièmement, si vous n’êtes pas capable d'embaucher des personnes compétentes dans l'accrochage des ladite toiles, je vous conseillerais de le faire par vous même. Qui sait. La prochaine fois, c'est peut être VOUS qui vous retrouverez assommée par l'un de vos tableaux aux manques de soins patents.

Est ce que Siobhan a finit? Non. Elle n'a pas finit. Tellement pas. En elle, remonte les violences et les élans sauvageons de sa jeunesse. Elles seraient en Irlande, qu'elle aurait déjà étalée l'imprudente d'un coup de poing bien senti et serait aller dans un pub se remettre de ses émotions. Sauf que non. Elle n'a plus dix neuf ans. Elle n'est plus en Irlande. Frapper la gardienne de salle, absente à son poste en plus ne resoudra rien.

-Troisièmement, la prochaine fois, au lieu de partir en pose cigarette et laisser votre salle sans personnel professionnel à l'intérieur, vous êtes priée de faire votre boulot, aussi ingrat soit il, de manière professionnel. Je ne veux pas m'assoir. Je veux parler à votre directeur et ensuite aller visionner dans votre local sécurité ce que vos caméras ont enregistrées de l'incident. Et une fois que vous aurez vu qu'a aucun moment je n'ai touché votre toile,  que je n'ai pas trébuché dessus, que ce sont les fils qui se sont brisés sans que ma responsabilité ne puisse être mise en cause, vous me ferez des excuses pour votre comportement lamentable. Excuse orale et écrite!
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Nit N. Caleone
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MessageSujet: Re: [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU   Jeu 5 Juil - 16:09

C’est bien la première qu’un visiteur approche son nez d’un peu trop près d’un tableau et le fasse tomber. Nit était exaspérée, on ne touchait pas à ses bébés surtout pour les abîmer. Même si ce n’était pas des originaux, tout le monde devait en prendre grand soin sous peine de se faire incendier par Nit la tyrannique. Alors quand quelqu’un d’extérieur s’amusait à faire comme cette jeune femme rousse, personne ne pouvait retenir l’égyptienne. La foule s’est agglutinées autours des deux femmes se réjouissant à un peu d’action et espérant secrètement assister à un combat.

Alors quand celle-ci se met à parler plus fort qu’elle ne le devrait, cela ne plait pas du tout à Nit et elle se retient comme elle peut pour ne pas la frapper. En plus, elle ose critiquer les oeuvres exposées et son travail, c’en était trop, la gentille Nit a disparu et a fait place au monstre.

“Vous allez descendre d’un ton sinon j’appelle la sécurité et vous allez avoir une belle surprise si vous manquez de respect à mon personnel ainsi qu’à moi. Puis si vous n’êtes pas contente, je peux vous indiquer la sortie et cela serait fait avec grand plaisir.” Elle garda un ton neutre mais son regard était condescendant, prenant la jeune femme pour une inculte et ne sachant pas apprécier l’art à sa propre valeur. “Mais avant de partir, je tiens à vous dire que vous avez raison pour la fresque, l’original se trouve bien en Italie peinte SUR un mur donc on ne peut pas arracher ce fameux mur pour l’exposer ici. Et le principe des copies dans les musées est de pouvoir montrer l’oeuvre à un public plus large et n’ayant pas forcément les moyens de se rendre en Italie.” Un sourire sarcastique pour la rousse, lui montrer qui est le patron. Ce n’est pas une simple personne qui allait faire taire Nit

Mais la jeune femme ne se taisait pas, elle montait de plus en plus belle ce qui avait pour effet d’énerver de plus en plus la muséologue. Elle, incompétente ? La chose à ne jamais lui dire, Dexter en savait les conséquences… “Vous osez dire que je ne sais pas faire correctement mon travail alors que c’est à cause de vous que le tableau est tombé ?! Non mais je rêve ! En plus, Madame exige des excuses orales et écrites, mais pour qui vous prenez-vous ?” Ses yeux reflétaient la colère qui l'envahit, elle en oubliait son professionnalisme et les consignes de son supérieur de rester courtois même si le client se montre agressif ou irrespectueux. Consignes que Nit avait du mal à respecter en face de personnes qui critiquent son travail. “Jamais vous n’aurez d’excuses de ma part. Je peux appeler mon supérieur si cela peut vous faire plaisir et vous permettre de vous prendre pour quelqu’un que vous n’êtes pas.” Oh non, cette jeune femme n’aura pas le dernier mot sur cette affaire.
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: [SIOBHAN & NIT] PANIQUE SUR LE TABLEAU   Mar 31 Juil - 13:05

La femme en face d'elle parait absolument sure de ses paroles. Certaine des faits qu'elle avance. Mais. MAIS PUTAIN DE MAIS Siobhan sait qu'elle n'a jamais touché la toile. Jamais effleuré la moindre couche de peinture. Son éducation défavorisée a inspiré en elle une forte déférence à l'égard de l'Art. Une déférence qui touche parfois à la peur, au sentiment de ne pas être forcement à sa place dans une gallerie ou une exposition. C'est une sensation presque cruelle. Et Siobhan a souvent du se battre contre ses propres reflexes. Ses propres envies de fuite, presque persuadée qu'elle ne devrait pas se trouver dans un lieu de Culture. Elle refuse. Refuse qu'une pimbêche bourgeoise lui affirme le contraire.

Le regard noisette lance un regard absolument veneneux à l'un des spectateurs qui a osé s'approcher trop près d'elle. A la froler. Sa main aggripe le poignet, sans doute inocent, mais insupportable dans le cas présent. L'Irlandaise détourne sa colère aveugle de l'employée du musée pour la tourner vers le pequenaud.

-Dégage. Dégage ou je le casse en deux. -Elle imprime une torsion sauvage avant de le relacher d'un mouvement brusque, le conduisant presque à  trébucher. Cela permet au moins de calmer la foule. Qui, sentant le danger physique qui pourrait leur tomber dessus, préfère de reculer de quelques pas, d'agrandir leur cercle "intime". Et les paroles qui suivent... Elles sont du pain bénis pour Siobhan, qui rebondit dessus. Immédiatement. Sans perdre un souffle ni un battement de coeur. -C'est ce que je vous demande depuis le début! Que vous appeliez la sécurité! Que nous puissions visionner les caméras qui doivent pulluler et qui vous permettront de vous rendre compte de la profondeur de votre -Trou du cul. Non. Elle se force à modérer les paroles qui allaient surgir.  -Erreur.

La condescendance de Nit est une brûlure à vif. Parce qu'elle tape en plein dans ses insécurités. En plein dans ses blessures éducationnelles. Alors qu'elle essayait de se calmer, de remettre un peu de raison dans leur échange, elle sent l'envie presque irrépressible d'attraper la brune par sa tignasse et de lui coller la tête dans le mur. A l'endroit même où son tableau aurait du être accroché. S'il n'avait pas été manipulé par des incompétants.

-Je vous remercie de cette délicieuse leçon d'art. Au moins vous devez être bonne à quelque chose, même si ce n'est manifestement pas d'organiser des expositions et faire en sorte que vos usagers puissent en profiter en toute sécurité. -
Et cette fois, c'est un sourire qui dégouline d'une fausse compassion, d'une sollicitude de bonimenteur à laquelle Nit ne peut croire une seconde. -Je suis désolée de pointer du doigt vos manquements. Merci de vous montrer enfin raisonnable. Il est évident que votre supérieur sera bien plus à même de réparer vos.... inaptitudes. Je n'aurais pas du attendre cela d'une simple subalterne qui se contente d’exécuter, mal, les taches qu'on lui confie. Peut être devriez vous vous contenter de donner des cours. Moi de mon coté, je vais joindre mon avocat. Je pense qu'il est plus judicieux de laisser celui prendre la mesure de vos défaillances.

Elle se recule d'un pas. Sucre et arsenic. Ses yeux sont assombris par la colère qui est la sienne. Elle est encore maculée de poussières, les cheveux en desordre. Un instant.. .elle se demande ce que cela donnerait si elle joignait Oliver. Quel poids aurait la présence d'un politicien influent sur le responsable du musée? NON. Elle s'y refuse. Elle n'est pas. Ne sera jamais ce genre de femme. De celle qui ont besoin de la protection ou de la présence d'un homme pour tracer leur chemin. Et puis. Elle n'est que sa maitresse. Même plus en ce moment. Non. Elle ne contactera pas Oliver. Par contre, Siobhan attrape son téléphone. Par chance, il n'a pas été brisé dans sa chute. Et elle compose le numéro du seul avocat qu'elle connaisse. Certes, ce ne doit pas être son domaine. Mais par contre, l'Irlandaise est certaine qu'il a assez de bagout, assez de prestige pour en imposer. Pour brandir le poids aveugle de la justice. Et coûteuse. C'est qu'elle coûte cher, la Justice. Ho oui. C'est bien Dimitri Cooper qu'elle appelle.
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