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 Bonjour, gentil samaritain ~Megara~

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Siobhan O'Sullivan
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DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 315

MessageSujet: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Lun 26 Mar - 9:41

16h, et une parfaite aprés midi. Siobhan aime particulièrement les services de mi journée même si les tips sont moins importants que le soir. Elle s'habitue lentement à cette absence d'hivers rigoureux qui caractérisaient ceux de son Irlande et aime profondément cette période printanière. Elle hésite, n'ayant pas envie de rentrer directement sur Venice,  ou plus sincèrement, de s'engouffrer dans ce trajet quotidien qui l'agace de plus en plus.

Pourquoi ne pas baguenauder un petit peu, peut être se perdre un peu dans les allées du parc, se prendre un café quelque part? Et peut être.... ce soir.... se rendre dans un certain bar clandestin? Siobhan s'oblige à ne pas fermer les yeux à cette évocation. Trop certaine de retrouver derrière ses paupières closes une paire de prunelle à l'intensité bien trop bleue. Il est Marié. Elle ne s'approche pas des hommes mariés. Jamais. Mantra qu'elle martèle alors que la sylphide décide de sortir son téléphone. Peut être que Sophia sera libre demain pour une petite sortie entre filles, si jamais elle n'a pas de conférence?

Siobhan ne regarde pas vraiment là où ses pieds la portent. Ne remarque pas vraiment que les allées du parc se font un peu plus désertes, qu'il y a moins de promeneurs. Elle a l'habitude de s'y balader régulièrement et n'a pas de destination en tête, continuant tranquillement sa conversation téléphonique, bouclant les détails de son après midi du lendemain et échangeant les plaisanteries dont elle est coutumière avec son ancienne colocataire et meilleure amie. Le chant des premiers oiseaux s'est lentement éteint, le brouhaha des voitures qui circulaient dans les rues alentours est étouffé par les arbres de plus en plus touffus. Elle doit s'approcher de l'ancien gazebo et du petit lac artificiel qui sont en rénovation depuis quelques mois, du moins officiellement. Officieusement, les travaux sont bloqués par la ville pour des raisons de budget non attribués.

Lorsqu'un coureur passe à coté d'elle, elle n'y prête aucune attention, discutant avec animation avec Sophia. Par contre, lorsqu'il attrape au vol la lanière de son sac  à main qu'elle ne tenait pas vraiment et qu'il la lui arrache sèchement pour s'enfuir en doublant sa vitesse, la jeune femme ne retient pas un cri de  colère outragée et se lance sans réfléchir à ses trousses. Elle claque le clapet de son téléphone dans un réflexe et sprint. Si sa cardio n'est pas désastreuse, elle n'a jamais aimé courir pour courir. Mais laisser un mec s'en sortir après un coup pareil ne lui traverse pas l'esprit une seule seconde. Si il a un peu d'avance, elle ne le perd pas de vue pour autant, profitant pleinement de l'absence d'autres joggeurs. Quand il prend sèchement un chemin sur la droite, elle n'anticipe pas assez à l'avance le mouvement, et dérape sur les gravillons.

Elle chute et s'ouvre la paume sur un tesson de bouteille. Déjà elle se relève sans un regard pour sa main qui lui envoie des signaux de douleurs sans équivoque. La rouquine n'a d'yeux que pour la silhouette qui franchit l'ouverture principale du petit gazebo. Parfait! Il vient de se coller lui même dans un cul de sac, puisque la petite construction donne directement sur le lac! Siobhan ne réfléchit pas, mais elle aurait du. Quand elle pénètre à son tour dans le petit pavillon, elle se rend compte bien trop tard que l'individu l'a mené par le bout du nez, du moins par la lanière de son sac, exactement là où il le voulait. Deux autres hommes étaient présents et l'un d'eux se place directement dans son dos pour lui couper toute retraite évidente. Merde. Bordel. Ca craint.

-Vous me rendez mon sac à main, je me casse et tout le monde passe une bonne fin d’après midi. -Si le ton est ferme, si la voix ne tremble pas, autant dire qu'elle n'est pas si assurée que ca. Sauf que reculer et rendre les armes, elle ne sait pas faire. Jamais. Elle ferme machinalement sa main gauche et frémit sèchement devant l'élancement douloureux qui parcourt sa paume et son poignet, remarquant pour la première fois l'écoulement sanguin.
-Elle a une jolie voix, le rouge gorge. Ce sac à main? C'est celui de ma copine! Elle l'a oublié chez moi ce matin, -se fout de sa gueule ouvertement celui qui vient de le lui voler. -Tu t'es blessée, Rouge-Gorge? Tu as besoin d'un bisou magique?

L'homme dans son dos fait un pas en avant, obligeant Siobhan à faire un pas en avant ou le laisser se plaquer contre elle. Le choix n'existe pas pour l'instant et  elle pénètre plus en avant dans la construction ajourée.
-Tu nous dérange en pleine tranquillité, tu vois. Il va falloir que tu nous dédommage de la gêne, tu vois? -Il avise la petite croix en or à son cou, et ajoute, la désignant tranquillement.- Elle est mignonne, cette babiole, elle plaira à ma meuf. A moins que tu préfères un paiement plus personnel?  

Au milieu des rires gras, Siobhan sent sa colère qui enfle dangereusement. Le sac, ca fait chier, mais passe encore. Le premier qui pose la main sur sa sa croix ou sur elle, ca risque de dégénérer. Vraiment et salement. Ses mains se ferment à nouveau, son centre de gravité s'abaisse légèrement et ses genoux fléchissent. Ils s'attendent à une femme  effrayée -elle l'est- et docile au vu de la situation -elle ne l'est pas- mais certainement pas à ce qu'elle puisse passer à l'offensive. -Ce qui ne va pas tarder si ils continuent à la chercher. -
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Megara Rosebury
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DATE D'INSCRIPTION : 18/07/2016
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mar 3 Avr - 15:23

Elle ne sort que trop rarement, elle n’apprécie plus autant qu’avant la foule sauf celle qui peut produire un son doux et harmonieux à ses oreilles. Elle prend le temps d’apprécier la véritable valeur des choses ainsi que le paysage qui peut l’entourer, elle aime la solitude et la tranquillité. Elle n’apprécie pas cet endroit bondé de monde qu’elle doit pourtant garder comme point de vision sur une autre personne. Prendre contact avec quelqu’un n’est pas une chose très aisée mas elle est devenue plus douée que ce qu’elle pense au fur et à mesure du temps. Elle arrive à se faire apprécier des gens sans trop le vouloir, de sa naturelle beauté elle charme, de sa voix elle amadoue et de ses mains elle tue. La belle meurtrière qui continue de sévir dans la ville sans être punie, menée à la baguette par un homme dont elle ne supporte plus la vision. Le simple fait de sentir l’odeur d’une cigarette serait capable de lui filer la nausée. Alors de plonger dans deux yeux d’un bleu aussi pur relève d’un parfait défi qu’elle ne se donne que très rarement. Leurs brèves entrevues se passent aussi rapidement que possible sans qu’elle ne plonge son regard dans le sien même s’il lu en donnait l’ordre. Elle ne se pliait pas au même règlement que les autres car elle n’était pas du même rang. Un simple pion parmi d’autres que possèdent Samuel, la voilà dans une bien belle affaire depuis trois ans à présent. Le pire étant de repenser à cet homme qui lui brisa le cœur, celui pour lequel elle avait osé donner sa force au combat et sa précision au tir. Morte de peur pour l’être aimé, elle lui avait donné sa propre vie en échange de la sienne. S’enchaina la séparation aussi douloureuse que les pulsations du sang sous un hématome, brûlant son âme et son cœur pour qu’elle n’aime jamais autant quelqu’un d’autre. Elle s’est murée dans le silence et la solitude, vivant de son violon et de ses larmes, de si petites choses lentement fixée dans son quotidien et dans sa mélancolie. Megara n’avait plus rien de quelqu’un de vivant.

Assise sur un banc tout en lui jetant de petits sourires tendrement, l’homme finit par la remarquer. Il n’avait rien de charmant, tout de l’abruti trompant sa femme avec la première venue. Si Samuel lui en donnait l’ordre, le tuer serait aussi aisé que pour la fille lesbienne qu’elle avait assassinée la dernière fois. Petite sœur d’un client du Diable, elle n’avait pas survécu face à la douce manipulation de Meg. Tombant dans un trou dans le désert, le cadavre n’avait toujours pas refait surface et c’était tant mieux. Mais la vision de la blonde fut soudainement hachée par le passage d’un homme poursuivi par une femme, courant aussi rapidement que possible. Lassé d’un jeu dont sa femme commençait à se rendre compte, l’homme en avait profiter pour filer à la suite de sa dame tout en poussant le landau de leur nouveau-né. Voilà qui elle s’apprêtait à supprimer, un père de famille infidèle qui devait de l’argent à un homme bien trop sombre. Elle se dégoutait. Et cette haine envers elle lui était si profonde qu’il lui fallait la faire ressortir d’une manière ou d’une autre. Alors, à son tour, elle prit congé du banc sur lequel elle était assise pour se diriger vers l’un e ses endroits favoris :  la salle de boxe. Il n’existait pas de meilleur défouloir au monde pour son cas et elle avait grandement besoin de se canaliser une nouvelle fois. Marchant doucement sur le gravillon, passant à son tour devant le petit pavillon où la femme courant après l’homme avait finalement disparu, c’est la couleur rouge du sang sur le sol qui attira en premier le regard de la jeune tueuse.

Puis ce sont les rires qui l’interpellent, mauvais, froids, cassants, elle n’apprécia pas du tout le ton employé et c’est à son tour qu’elle pénétra dans l’endroit exigu. Elle eu raison de s’y pointer, trois hommes entouraient une pauvre fille, coinces entre trois molosses à l’allure débraillée et idiote qui venaient de se rendre compte de la présence de la nouvelle venue. Les rires s’estompèrent et elle reconnu celle qui courait après l’autre, se rendant alors compte qu’il s’agit d’un sac à main de femme que l’homme tenait à la main. Son sang ne fit qu’un tour, le voilà son défoulement pour ce jour. Aucunes expressions ne se lisaient sur son visage, neutre et fermée, impassible comme elle l’est toujours elle s’avança avec assurance vers eux. « Tu vas lui rendre son sac et la laisser repartir. » Déclare-t-elle avec sérénité. Certains pourraient la croire folle mais elle est tellement sûre de ses capacités, elle sait que le couteau coincé à sa cuisse l’aiderait dans le pire des cas, qu’il lui suffisait de soulever le jupon de sa robe pour les distraire qu’une millième de seconde. Les hommes se font si facilement berner … Les rires reprirent, fort, trop fort. Elle grimaça tant le bruit était insupportable à ses oreilles. « Retourne d’où tu viens pauvre folle ! » Elle attenait ce genre de réaction, le genre de parole qui ne lui donne plus aucuns regrets lorsqu’elle frappe ensuite. Elle s’avança encore plus prêt, roulant des hanches dans ce mouvement si gracieux que les hommes apprécient, elle arriva à la hauteur de celui qui venait de lui parler, sa main passa lentement sur le bras de l’homme dans un mouvement sensuel. L’homme en devenu mort de rire, comme un gamin allant faire l’amour. « Tu aurais dû m’obéir lorsque je te l’ai demandé la première fois. » Nouveau sourire sur les lèvres de Megara puis son poing vient s’abattre avec force dans le ventre de ce dernier alors que son genou vient exploser son entre-jambe. Il s’écroula sur le sol et ses yeux se portèrent sur les deux autres hommes présents. « Rendez-lui ses affaires, soyez intelligents. »
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Sam 7 Avr - 10:29

Est ce que Siobhan est soulagée de l'apparition de la jeune femme? Bien sur! Elle l'avait appercue assise sur son banc, sans y prêter une attention réelle. Un élément du décor pendant qu'elle se lançait à la poursuite du voleur et de son sac à main. Mais l'Irlandaise ne s'attendait pas à se retrouver face à un tel traquenard. Les trois hommes sont menaçants mais n'ont pas la carrure des criminels de carrière. Ce sont visiblement trois petites frappes qui ont vus une proie facile et décider d'en tirer parti. Si il est évident qu'ils ne rendront pas leur butin, risquer une lourde condamnation pour viol? Non merci. Ils veulent surtout effrayer la rousse pour qu'elle déguerpisse bien gentiment.

Siobhan, quand à elle, est trop têtue pour son propre bien. Partir? Tourner les talons et s'en revenir la tête basse?! Jamais. Elle est Siobhan O'Sullivan! N'empèche, une contre trois, elle aime pas trop les statistiques! Machinalement, elle fait un pas de coté quand la ravissante brune s'avance et prends les choses en mains. Les loosers ne se rendent pas compte que la nouvelle venue fait preuve d'une assurance qui ne cadre pas à la situation. Elle prend un contrôle total de l'environnement sans effort apparent. Un sourire nait sur les lèvres de l'irlandaise. Ils ne savent pas ce qui va leur tomber dessus, elle... elle en reconnait les signes. Ce n'est pas la première fois qu'elle se trouve dans une altercation musclée où une femme domine le combat.

Ils sont aveugles. Obnubilés par sa beauté et la sensualité qu'elle dégage. Pauvres fous ne peut s'empecher de penser Siobhan. Ils vont se faire piler comme de la glace fraichement brisée. Une caresse, si douce, si délicate. Aussi venimeuse que la morsure d'un serpent à sonnette. En quelques secondes à peine, l'homme est à terre, gemissant de douleur. Il se tord sur le sol, les mains crispées sur son bas ventre brutalisé. Les deux autres regardent Mégara, bouche bée. Ne parvenant pas à comprendre tout de suite la scène qui vient de se dérouler. Un ultimatum. Une chance de s'en sortir sans plus de casse pour eux. Sauf que non. Si à trois contre un, la rousse n'avait pas envie de porter le premier coup, à deux contre deux.. zero hésitation. Elle n'attendait que la situation lui soit propice. C'est un brutal crochet du droit qui vient cueillir l'adversaire le plus proche d'elle. Alors qu'il recule d'un pas, absolument pas préparé à ce coup, tant il était figé sur Mégara, Siobhan enchaine d'un second coup au plexus solaire. Elle est recompensée par la respiration qui se fige brutalement alors qu'il tombe à genoux, cherchant desesperement son souffle. Le troisième homme, celui qui était le plus proche de la porte, n'en demande pas d'avantage et s'enfuit par l'huis du Gazebo, abandonnant sans remord ses compagnons d'infortune.

Le leader se redresse à genoux, la machoîre serrée sous la douleur lancinante qui continue de pulser dans ses parties. Siobhan s'en écarte machinalement. Quand a l'autre, il vient enfin de pouvoir avaler une grande goulée d'air et ne présente pas plus une menace immédiate pour les deux femmes. Elle est incapable de porter une autre frappe. Son poing serré brutalise la coupure profonde qu'elle s'est faite à la paume. Elle n'ose même pas desserrer la main de peur de voir à quel point elle s'est blessée. Plus que possible que des éclats de verre soient encore figés dans sa main. Ce qui est certain c'est que son sang s'écoule librement le long de son poignet jusqu'au sol. En soit, la vue du sang, le sien comme celui des autres est loin de l'émouvoir. Non, ce qu'elle n'aime pas, c'est tout ce qui vient après : la disinfection, les points de suture si besoin, les pansements, tout ca, tout ca. Brrr. Et devoir mettre les pieds dans un hopital? Pire encore. Elle se tourne vers Megara et lui adresse la parole, un sourire contraint dans la voix. Elle sent qu'elle devient pâlichonne sans pour autant le reconnaître formellement.

-Je vous remercie de votre aide. J'aurais eu du mal à m'en sortir sans vous.


Se pencher pour ramasser son sac à main? Ouais. Ca doit pouvoir se faire. Elle se baisse et raffle la lanière pour la repasser à son épaule dans un geste quelque peu maladroit. Du menton, elle désigne les deux hommes.

-Vous croyez qu'ils ont compris?

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Megara Rosebury
Admin blondasse
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mer 16 Mai - 17:11

C’est avec naturel que les coups sont donnés avec une précision fine. Elle ne sourcille pas lorsque ce derniers tombe à terre en se tordant de douleur. Non, elle esquisse simplement un sourire en comprenant que cet homme peut enfin ressentir la douleur qu’il aurait infliger à l’inconnue rousse non loin d’eux. Pas un mot ne se prononce, elle pose simplement les yeux sur les deux autres en gardant ce fin sourire destructeur qu’elle affectionne. Mais elle n’eut pas le besoin de porter un autre coup car l’inconnue reprit la situation en main aussi rapidement que l’aurait fait la blonde. Elle n’avait plus besoin d’elle à présent, elle n’avait pas besoin de quelqu’un d’autre pour lui rappeler à quel point il faut faire attention de ne pas poursuivre un idiot dans une ruelle éloignée. Meg ne se sentait pas l’âme d’une moralisatrice et encore moins après avoir bataillé avec d’autre, la rousse devait avoir suffisamment compris la leçon pour ne pas qu’elle intervienne davantage. La blonde se contenta simplement de l’observer porter le coup, serrer son poing plus fort encore et elle vit la blessure. Le sang coulait quelque peu de la main de la rousse, Meg ne sourcilla pas à cette vue mais si le sang coulait de cette manière c’est qu’elle était à prendre avec sérieux et non de la légèreté. Le troisième homme s’enfuit sans demander son reste, courant dans la direction opposée de ses « amis » et des jeunes femmes. Megara ne pu s’empêcher d’en rire. Comme la situation était stupide, comme l’homme peut être d’un non sens terrible. Elle rit silencieusement, ses yeux parlaient pour elle, alors qu’elle regardait l’idiot s’évanouir dans le paysage. De parfaits crétins se pensant si supérieurs aux femmes qu’ils n’ont même pas prit la peine d’envisager qu’elles pouvaient être plus fortes. Stupidité humaine.

La rousse reprit vie, se dirigeant alors vers elle. La jeune femme remarqua immédiatement le changement de la couleur de peau, le teint pâle et l’attitude hésitante. Elle n’allait pas aussi bien que ce que le timbre de sa voix essayait de faire croire. Néanmoins, Meg ne laissa par transparaitre son inquiétude. Elle hocha simplement la tête en esquissant un sourire lorsqu’elle la remercia d’être intervenue. Si cette femme n’avait pas été seule, jamais Meg ne serait intervenue. Elle ne supporte plus de se battre, elle ne supporte plus de porter des coups, elle ne supporte pas de causer la mort tout court. Mais la situation était si différente qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de venir en aide. Une chose si rare dans son comportement.

« Non, ce sont des hommes. » Répondit-elle froidement lorsque la rousse lui demande s’ils avaient compris. « D’ailleurs, je ne serais pas étonnée de voir le fuyard revenir avec une arme. Il faut partir. » Reprit-elle immédiatement avec calme et sérénité. Comme si la situation était normale et se trouvait totalement sous son contrôle. Elle passa son bras sous celui de l’inconnue pour l’entrainer avec elle hors de la ruelle et revenir vers la civilisation de cette bruyante et agaçante ville. « Je vais vous conduire à l’hôpital, et à partir de là je vous laisserai. » Lui explique t-elle en regardant droit devant elle sans trahir le moindre brin de panique. Elle devait rester anonyme, elle ne devait pas se faire remarquer. Le contraire de ce qu’elle venait de faire en ce moment. Son visage ne devait pas être découvert envers d’autres dangereuses personnes, elle devait rester l’anonyme de Samuel Gallagher, sa tueuse agissant dans l’ombre … Elle ne pouvait pas se permettre de rester aux côtés de la rousse plus longtemps. « Ecoute moi bien. Je ne suis jamais intervenue aujourd’hui, tu ne m’as d’ailleurs jamais vu. Tu ne me connais pas et tu ne m’as jamais vu me battre. Je ne suis personne. Tu vas me le promettre sans quoi je devrais te retrouver. » Le calme déconcertant de Megara venait rendre un côté sombre à ses paroles alors qu’il ne s’agissait que d’une simple mise en garde. « Si par le hasard nous nous recroisons dans d’autres circonstances, alors peut-être que les choses seront différentes. » Elle marchait en regardant droit devant elle, conduisant l’inconnue vers sa voiture tout en laissant sa petite tirade faire effet. En aucun cas le but était de menacer la rousse, mais si elle venait à déposer plainte, Megara ne voulait pas être citée, pas être reconnue ni que ses empreintes se retrouvent dans un dossier. Ce serait la fin et elle serait à son tour tuée. « Je ne veux pas te faire peur. » Dit-elle tout de même, se rendant compte que ses paroles pouvaient être choquantes et effrayantes. Le ton utilisé l’était aussi, ce pourquoi elle se fit plus douce lors de ses derniers mots. Mais c’est la seule manière pour être réellement prise au sérieux.
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   

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Bonjour, gentil samaritain ~Megara~
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