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 Bonjour, gentil samaritain ~Megara~

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TEAM HARRY
Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Lun 26 Mar - 9:41

16h, et une parfaite aprés midi. Siobhan aime particulièrement les services de mi journée même si les tips sont moins importants que le soir. Elle s'habitue lentement à cette absence d'hivers rigoureux qui caractérisaient ceux de son Irlande et aime profondément cette période printanière. Elle hésite, n'ayant pas envie de rentrer directement sur Venice,  ou plus sincèrement, de s'engouffrer dans ce trajet quotidien qui l'agace de plus en plus.

Pourquoi ne pas baguenauder un petit peu, peut être se perdre un peu dans les allées du parc, se prendre un café quelque part? Et peut être.... ce soir.... se rendre dans un certain bar clandestin? Siobhan s'oblige à ne pas fermer les yeux à cette évocation. Trop certaine de retrouver derrière ses paupières closes une paire de prunelle à l'intensité bien trop bleue. Il est Marié. Elle ne s'approche pas des hommes mariés. Jamais. Mantra qu'elle martèle alors que la sylphide décide de sortir son téléphone. Peut être que Sophia sera libre demain pour une petite sortie entre filles, si jamais elle n'a pas de conférence?

Siobhan ne regarde pas vraiment là où ses pieds la portent. Ne remarque pas vraiment que les allées du parc se font un peu plus désertes, qu'il y a moins de promeneurs. Elle a l'habitude de s'y balader régulièrement et n'a pas de destination en tête, continuant tranquillement sa conversation téléphonique, bouclant les détails de son après midi du lendemain et échangeant les plaisanteries dont elle est coutumière avec son ancienne colocataire et meilleure amie. Le chant des premiers oiseaux s'est lentement éteint, le brouhaha des voitures qui circulaient dans les rues alentours est étouffé par les arbres de plus en plus touffus. Elle doit s'approcher de l'ancien gazebo et du petit lac artificiel qui sont en rénovation depuis quelques mois, du moins officiellement. Officieusement, les travaux sont bloqués par la ville pour des raisons de budget non attribués.

Lorsqu'un coureur passe à coté d'elle, elle n'y prête aucune attention, discutant avec animation avec Sophia. Par contre, lorsqu'il attrape au vol la lanière de son sac  à main qu'elle ne tenait pas vraiment et qu'il la lui arrache sèchement pour s'enfuir en doublant sa vitesse, la jeune femme ne retient pas un cri de  colère outragée et se lance sans réfléchir à ses trousses. Elle claque le clapet de son téléphone dans un réflexe et sprint. Si sa cardio n'est pas désastreuse, elle n'a jamais aimé courir pour courir. Mais laisser un mec s'en sortir après un coup pareil ne lui traverse pas l'esprit une seule seconde. Si il a un peu d'avance, elle ne le perd pas de vue pour autant, profitant pleinement de l'absence d'autres joggeurs. Quand il prend sèchement un chemin sur la droite, elle n'anticipe pas assez à l'avance le mouvement, et dérape sur les gravillons.

Elle chute et s'ouvre la paume sur un tesson de bouteille. Déjà elle se relève sans un regard pour sa main qui lui envoie des signaux de douleurs sans équivoque. La rouquine n'a d'yeux que pour la silhouette qui franchit l'ouverture principale du petit gazebo. Parfait! Il vient de se coller lui même dans un cul de sac, puisque la petite construction donne directement sur le lac! Siobhan ne réfléchit pas, mais elle aurait du. Quand elle pénètre à son tour dans le petit pavillon, elle se rend compte bien trop tard que l'individu l'a mené par le bout du nez, du moins par la lanière de son sac, exactement là où il le voulait. Deux autres hommes étaient présents et l'un d'eux se place directement dans son dos pour lui couper toute retraite évidente. Merde. Bordel. Ca craint.

-Vous me rendez mon sac à main, je me casse et tout le monde passe une bonne fin d’après midi. -Si le ton est ferme, si la voix ne tremble pas, autant dire qu'elle n'est pas si assurée que ca. Sauf que reculer et rendre les armes, elle ne sait pas faire. Jamais. Elle ferme machinalement sa main gauche et frémit sèchement devant l'élancement douloureux qui parcourt sa paume et son poignet, remarquant pour la première fois l'écoulement sanguin.
-Elle a une jolie voix, le rouge gorge. Ce sac à main? C'est celui de ma copine! Elle l'a oublié chez moi ce matin, -se fout de sa gueule ouvertement celui qui vient de le lui voler. -Tu t'es blessée, Rouge-Gorge? Tu as besoin d'un bisou magique?

L'homme dans son dos fait un pas en avant, obligeant Siobhan à faire un pas en avant ou le laisser se plaquer contre elle. Le choix n'existe pas pour l'instant et  elle pénètre plus en avant dans la construction ajourée.
-Tu nous dérange en pleine tranquillité, tu vois. Il va falloir que tu nous dédommage de la gêne, tu vois? -Il avise la petite croix en or à son cou, et ajoute, la désignant tranquillement.- Elle est mignonne, cette babiole, elle plaira à ma meuf. A moins que tu préfères un paiement plus personnel?  

Au milieu des rires gras, Siobhan sent sa colère qui enfle dangereusement. Le sac, ca fait chier, mais passe encore. Le premier qui pose la main sur sa sa croix ou sur elle, ca risque de dégénérer. Vraiment et salement. Ses mains se ferment à nouveau, son centre de gravité s'abaisse légèrement et ses genoux fléchissent. Ils s'attendent à une femme  effrayée -elle l'est- et docile au vu de la situation -elle ne l'est pas- mais certainement pas à ce qu'elle puisse passer à l'offensive. -Ce qui ne va pas tarder si ils continuent à la chercher. -
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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mar 3 Avr - 15:23

Elle ne sort que trop rarement, elle n’apprécie plus autant qu’avant la foule sauf celle qui peut produire un son doux et harmonieux à ses oreilles. Elle prend le temps d’apprécier la véritable valeur des choses ainsi que le paysage qui peut l’entourer, elle aime la solitude et la tranquillité. Elle n’apprécie pas cet endroit bondé de monde qu’elle doit pourtant garder comme point de vision sur une autre personne. Prendre contact avec quelqu’un n’est pas une chose très aisée mas elle est devenue plus douée que ce qu’elle pense au fur et à mesure du temps. Elle arrive à se faire apprécier des gens sans trop le vouloir, de sa naturelle beauté elle charme, de sa voix elle amadoue et de ses mains elle tue. La belle meurtrière qui continue de sévir dans la ville sans être punie, menée à la baguette par un homme dont elle ne supporte plus la vision. Le simple fait de sentir l’odeur d’une cigarette serait capable de lui filer la nausée. Alors de plonger dans deux yeux d’un bleu aussi pur relève d’un parfait défi qu’elle ne se donne que très rarement. Leurs brèves entrevues se passent aussi rapidement que possible sans qu’elle ne plonge son regard dans le sien même s’il lu en donnait l’ordre. Elle ne se pliait pas au même règlement que les autres car elle n’était pas du même rang. Un simple pion parmi d’autres que possèdent Samuel, la voilà dans une bien belle affaire depuis trois ans à présent. Le pire étant de repenser à cet homme qui lui brisa le cœur, celui pour lequel elle avait osé donner sa force au combat et sa précision au tir. Morte de peur pour l’être aimé, elle lui avait donné sa propre vie en échange de la sienne. S’enchaina la séparation aussi douloureuse que les pulsations du sang sous un hématome, brûlant son âme et son cœur pour qu’elle n’aime jamais autant quelqu’un d’autre. Elle s’est murée dans le silence et la solitude, vivant de son violon et de ses larmes, de si petites choses lentement fixée dans son quotidien et dans sa mélancolie. Megara n’avait plus rien de quelqu’un de vivant.

Assise sur un banc tout en lui jetant de petits sourires tendrement, l’homme finit par la remarquer. Il n’avait rien de charmant, tout de l’abruti trompant sa femme avec la première venue. Si Samuel lui en donnait l’ordre, le tuer serait aussi aisé que pour la fille lesbienne qu’elle avait assassinée la dernière fois. Petite sœur d’un client du Diable, elle n’avait pas survécu face à la douce manipulation de Meg. Tombant dans un trou dans le désert, le cadavre n’avait toujours pas refait surface et c’était tant mieux. Mais la vision de la blonde fut soudainement hachée par le passage d’un homme poursuivi par une femme, courant aussi rapidement que possible. Lassé d’un jeu dont sa femme commençait à se rendre compte, l’homme en avait profiter pour filer à la suite de sa dame tout en poussant le landau de leur nouveau-né. Voilà qui elle s’apprêtait à supprimer, un père de famille infidèle qui devait de l’argent à un homme bien trop sombre. Elle se dégoutait. Et cette haine envers elle lui était si profonde qu’il lui fallait la faire ressortir d’une manière ou d’une autre. Alors, à son tour, elle prit congé du banc sur lequel elle était assise pour se diriger vers l’un e ses endroits favoris :  la salle de boxe. Il n’existait pas de meilleur défouloir au monde pour son cas et elle avait grandement besoin de se canaliser une nouvelle fois. Marchant doucement sur le gravillon, passant à son tour devant le petit pavillon où la femme courant après l’homme avait finalement disparu, c’est la couleur rouge du sang sur le sol qui attira en premier le regard de la jeune tueuse.

Puis ce sont les rires qui l’interpellent, mauvais, froids, cassants, elle n’apprécia pas du tout le ton employé et c’est à son tour qu’elle pénétra dans l’endroit exigu. Elle eu raison de s’y pointer, trois hommes entouraient une pauvre fille, coinces entre trois molosses à l’allure débraillée et idiote qui venaient de se rendre compte de la présence de la nouvelle venue. Les rires s’estompèrent et elle reconnu celle qui courait après l’autre, se rendant alors compte qu’il s’agit d’un sac à main de femme que l’homme tenait à la main. Son sang ne fit qu’un tour, le voilà son défoulement pour ce jour. Aucunes expressions ne se lisaient sur son visage, neutre et fermée, impassible comme elle l’est toujours elle s’avança avec assurance vers eux. « Tu vas lui rendre son sac et la laisser repartir. » Déclare-t-elle avec sérénité. Certains pourraient la croire folle mais elle est tellement sûre de ses capacités, elle sait que le couteau coincé à sa cuisse l’aiderait dans le pire des cas, qu’il lui suffisait de soulever le jupon de sa robe pour les distraire qu’une millième de seconde. Les hommes se font si facilement berner … Les rires reprirent, fort, trop fort. Elle grimaça tant le bruit était insupportable à ses oreilles. « Retourne d’où tu viens pauvre folle ! » Elle attenait ce genre de réaction, le genre de parole qui ne lui donne plus aucuns regrets lorsqu’elle frappe ensuite. Elle s’avança encore plus prêt, roulant des hanches dans ce mouvement si gracieux que les hommes apprécient, elle arriva à la hauteur de celui qui venait de lui parler, sa main passa lentement sur le bras de l’homme dans un mouvement sensuel. L’homme en devenu mort de rire, comme un gamin allant faire l’amour. « Tu aurais dû m’obéir lorsque je te l’ai demandé la première fois. » Nouveau sourire sur les lèvres de Megara puis son poing vient s’abattre avec force dans le ventre de ce dernier alors que son genou vient exploser son entre-jambe. Il s’écroula sur le sol et ses yeux se portèrent sur les deux autres hommes présents. « Rendez-lui ses affaires, soyez intelligents. »
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Sam 7 Avr - 10:29

Est ce que Siobhan est soulagée de l'apparition de la jeune femme? Bien sur! Elle l'avait appercue assise sur son banc, sans y prêter une attention réelle. Un élément du décor pendant qu'elle se lançait à la poursuite du voleur et de son sac à main. Mais l'Irlandaise ne s'attendait pas à se retrouver face à un tel traquenard. Les trois hommes sont menaçants mais n'ont pas la carrure des criminels de carrière. Ce sont visiblement trois petites frappes qui ont vus une proie facile et décider d'en tirer parti. Si il est évident qu'ils ne rendront pas leur butin, risquer une lourde condamnation pour viol? Non merci. Ils veulent surtout effrayer la rousse pour qu'elle déguerpisse bien gentiment.

Siobhan, quand à elle, est trop têtue pour son propre bien. Partir? Tourner les talons et s'en revenir la tête basse?! Jamais. Elle est Siobhan O'Sullivan! N'empèche, une contre trois, elle aime pas trop les statistiques! Machinalement, elle fait un pas de coté quand la ravissante brune s'avance et prends les choses en mains. Les loosers ne se rendent pas compte que la nouvelle venue fait preuve d'une assurance qui ne cadre pas à la situation. Elle prend un contrôle total de l'environnement sans effort apparent. Un sourire nait sur les lèvres de l'irlandaise. Ils ne savent pas ce qui va leur tomber dessus, elle... elle en reconnait les signes. Ce n'est pas la première fois qu'elle se trouve dans une altercation musclée où une femme domine le combat.

Ils sont aveugles. Obnubilés par sa beauté et la sensualité qu'elle dégage. Pauvres fous ne peut s'empecher de penser Siobhan. Ils vont se faire piler comme de la glace fraichement brisée. Une caresse, si douce, si délicate. Aussi venimeuse que la morsure d'un serpent à sonnette. En quelques secondes à peine, l'homme est à terre, gemissant de douleur. Il se tord sur le sol, les mains crispées sur son bas ventre brutalisé. Les deux autres regardent Mégara, bouche bée. Ne parvenant pas à comprendre tout de suite la scène qui vient de se dérouler. Un ultimatum. Une chance de s'en sortir sans plus de casse pour eux. Sauf que non. Si à trois contre un, la rousse n'avait pas envie de porter le premier coup, à deux contre deux.. zero hésitation. Elle n'attendait que la situation lui soit propice. C'est un brutal crochet du droit qui vient cueillir l'adversaire le plus proche d'elle. Alors qu'il recule d'un pas, absolument pas préparé à ce coup, tant il était figé sur Mégara, Siobhan enchaine d'un second coup au plexus solaire. Elle est recompensée par la respiration qui se fige brutalement alors qu'il tombe à genoux, cherchant desesperement son souffle. Le troisième homme, celui qui était le plus proche de la porte, n'en demande pas d'avantage et s'enfuit par l'huis du Gazebo, abandonnant sans remord ses compagnons d'infortune.

Le leader se redresse à genoux, la machoîre serrée sous la douleur lancinante qui continue de pulser dans ses parties. Siobhan s'en écarte machinalement. Quand a l'autre, il vient enfin de pouvoir avaler une grande goulée d'air et ne présente pas plus une menace immédiate pour les deux femmes. Elle est incapable de porter une autre frappe. Son poing serré brutalise la coupure profonde qu'elle s'est faite à la paume. Elle n'ose même pas desserrer la main de peur de voir à quel point elle s'est blessée. Plus que possible que des éclats de verre soient encore figés dans sa main. Ce qui est certain c'est que son sang s'écoule librement le long de son poignet jusqu'au sol. En soit, la vue du sang, le sien comme celui des autres est loin de l'émouvoir. Non, ce qu'elle n'aime pas, c'est tout ce qui vient après : la disinfection, les points de suture si besoin, les pansements, tout ca, tout ca. Brrr. Et devoir mettre les pieds dans un hopital? Pire encore. Elle se tourne vers Megara et lui adresse la parole, un sourire contraint dans la voix. Elle sent qu'elle devient pâlichonne sans pour autant le reconnaître formellement.

-Je vous remercie de votre aide. J'aurais eu du mal à m'en sortir sans vous.


Se pencher pour ramasser son sac à main? Ouais. Ca doit pouvoir se faire. Elle se baisse et raffle la lanière pour la repasser à son épaule dans un geste quelque peu maladroit. Du menton, elle désigne les deux hommes.

-Vous croyez qu'ils ont compris?

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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mer 16 Mai - 17:11

C’est avec naturel que les coups sont donnés avec une précision fine. Elle ne sourcille pas lorsque ce derniers tombe à terre en se tordant de douleur. Non, elle esquisse simplement un sourire en comprenant que cet homme peut enfin ressentir la douleur qu’il aurait infliger à l’inconnue rousse non loin d’eux. Pas un mot ne se prononce, elle pose simplement les yeux sur les deux autres en gardant ce fin sourire destructeur qu’elle affectionne. Mais elle n’eut pas le besoin de porter un autre coup car l’inconnue reprit la situation en main aussi rapidement que l’aurait fait la blonde. Elle n’avait plus besoin d’elle à présent, elle n’avait pas besoin de quelqu’un d’autre pour lui rappeler à quel point il faut faire attention de ne pas poursuivre un idiot dans une ruelle éloignée. Meg ne se sentait pas l’âme d’une moralisatrice et encore moins après avoir bataillé avec d’autre, la rousse devait avoir suffisamment compris la leçon pour ne pas qu’elle intervienne davantage. La blonde se contenta simplement de l’observer porter le coup, serrer son poing plus fort encore et elle vit la blessure. Le sang coulait quelque peu de la main de la rousse, Meg ne sourcilla pas à cette vue mais si le sang coulait de cette manière c’est qu’elle était à prendre avec sérieux et non de la légèreté. Le troisième homme s’enfuit sans demander son reste, courant dans la direction opposée de ses « amis » et des jeunes femmes. Megara ne pu s’empêcher d’en rire. Comme la situation était stupide, comme l’homme peut être d’un non sens terrible. Elle rit silencieusement, ses yeux parlaient pour elle, alors qu’elle regardait l’idiot s’évanouir dans le paysage. De parfaits crétins se pensant si supérieurs aux femmes qu’ils n’ont même pas prit la peine d’envisager qu’elles pouvaient être plus fortes. Stupidité humaine.

La rousse reprit vie, se dirigeant alors vers elle. La jeune femme remarqua immédiatement le changement de la couleur de peau, le teint pâle et l’attitude hésitante. Elle n’allait pas aussi bien que ce que le timbre de sa voix essayait de faire croire. Néanmoins, Meg ne laissa par transparaitre son inquiétude. Elle hocha simplement la tête en esquissant un sourire lorsqu’elle la remercia d’être intervenue. Si cette femme n’avait pas été seule, jamais Meg ne serait intervenue. Elle ne supporte plus de se battre, elle ne supporte plus de porter des coups, elle ne supporte pas de causer la mort tout court. Mais la situation était si différente qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de venir en aide. Une chose si rare dans son comportement.

« Non, ce sont des hommes. » Répondit-elle froidement lorsque la rousse lui demande s’ils avaient compris. « D’ailleurs, je ne serais pas étonnée de voir le fuyard revenir avec une arme. Il faut partir. » Reprit-elle immédiatement avec calme et sérénité. Comme si la situation était normale et se trouvait totalement sous son contrôle. Elle passa son bras sous celui de l’inconnue pour l’entrainer avec elle hors de la ruelle et revenir vers la civilisation de cette bruyante et agaçante ville. « Je vais vous conduire à l’hôpital, et à partir de là je vous laisserai. » Lui explique t-elle en regardant droit devant elle sans trahir le moindre brin de panique. Elle devait rester anonyme, elle ne devait pas se faire remarquer. Le contraire de ce qu’elle venait de faire en ce moment. Son visage ne devait pas être découvert envers d’autres dangereuses personnes, elle devait rester l’anonyme de Samuel Gallagher, sa tueuse agissant dans l’ombre … Elle ne pouvait pas se permettre de rester aux côtés de la rousse plus longtemps. « Ecoute moi bien. Je ne suis jamais intervenue aujourd’hui, tu ne m’as d’ailleurs jamais vu. Tu ne me connais pas et tu ne m’as jamais vu me battre. Je ne suis personne. Tu vas me le promettre sans quoi je devrais te retrouver. » Le calme déconcertant de Megara venait rendre un côté sombre à ses paroles alors qu’il ne s’agissait que d’une simple mise en garde. « Si par le hasard nous nous recroisons dans d’autres circonstances, alors peut-être que les choses seront différentes. » Elle marchait en regardant droit devant elle, conduisant l’inconnue vers sa voiture tout en laissant sa petite tirade faire effet. En aucun cas le but était de menacer la rousse, mais si elle venait à déposer plainte, Megara ne voulait pas être citée, pas être reconnue ni que ses empreintes se retrouvent dans un dossier. Ce serait la fin et elle serait à son tour tuée. « Je ne veux pas te faire peur. » Dit-elle tout de même, se rendant compte que ses paroles pouvaient être choquantes et effrayantes. Le ton utilisé l’était aussi, ce pourquoi elle se fit plus douce lors de ses derniers mots. Mais c’est la seule manière pour être réellement prise au sérieux.
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mar 29 Mai - 9:46

Un constat très clair et légèrement douloureux pour son égo personnel. Elle n'est plus en forme. Il y a quelques années, à Dublin, elle aurait étalé ces trois loosers par elle même sans avoir besoin de la moindre aide. Et Siobhan doit reconnaitre que cela pique désagréblement son égo. Pique très fort. La conclusion est évidente. Il faut qu'elle trouve une salle de boxe. Ou de Krav Maga. Et qu'elle retrouve un niveau acceptable. Liam se moquerait d'elle sans pitié en la voyant ainsi. En tout cas, sa comparse aux manières si déhanchées et sensuelles n'a absolument besoin d'aucun refort. Si l'Irlandaise a participé à l'étalage des affreux jojo, il est évident devant la précision et la force des coups décrochés que celle-ci aurait pu s'en tirer seule avec brio. Les agresseurs ne cherchent pas à s'atarder d'avantage et cedent le terrain, s'enfuyant en laissant derriere eux leur reste de dignité en lambeau. Il y a peu de risques qu'ils se recroisent. Mais l'Orgueil est péché capital. Le rire cristallin de la Guerrière achève de dissiper la tension. Le flux d'adrenaline dans les veines de Siobhan chante une mélodie d'Amazone.

Et un rappel douloureux au creux de son poignet. Le simple fait de ramasser son sac provoque un élancement aigue. Envie de nicotine. Ou d'un joint. Les deux en même temps. Pas le joint tout de suite. Le conseil donné est plus que raisonnable. l'Irlandaise n'a aucune envie d'etre face à un retour de ses agresseurs une fois qu'ils auront pris la mesure de la raclée reçue. Elle hoche la tête, et ne repousse pas le bras qui la soutient lorsqu'elles s'éloignent du parc et du gazebo. Pourtant elle grimace à la remarque suivante. Il ne s'agit pas d'une phobie, plutot d'une aversion du à trop de visites dans les couloirs beige de celui de Dublin.

-Pas d'hopital. Pas si je peux l'éviter. Ce ne doit pas être si grave. Un peu de desinfectant, une bande sur la plaie...

Sauf que il y a besoin de points de suture, cela ne suffira vraiment pas. Doucement, calquant son pas sur celle de la Samaritaine, elle détourne son regard de la route pour le poser sur sa main dont elle force l'ouverture. C'est... moche. Il y a encore des éclats de verre et nombre de débris végétaux. Dans tout le cas, il faut nettoyer la plaie pour avoir une vision plus nette de la profondeur de la blessure. Quelques mots qui n'ont rien d'anodins. Les prunelles noisettes acrochent le profil de la jeune femme. L'étudient en silence. Le serieux est absolu. Il ne s'agit pas d'une demande en l'air. Il n'y a ni plaisanterie ni taquinerie. Le ton est posé, modulé. Un avertissement est donné puis reçu.

Comment s'empecher de se questionner sur l'identité et le caractère de la Guerrière? Difficile de mettre de coté sa curiosité. Pourtant, Siobhan a trop vécu dans l'ombre de l'Ira et de ses manigances, des ombres et des faux semblants pour se faire la moindre illusion. Cette femme est bien plus dangereuse que quelques coups portés sur des hommes à la lacheté frappante. Un demi sourire vient éclairer les traits de la Sylphide.

-Vous ne me direz pas votre nom, n'est ce pas? Siobhan, Siobhan O'Sullivan. -Information précieuse si la Guerrière juge que le contrat qu'elles sont en train de passer ensemble est rompu. - Ne vous inquiétez pas, mon silence vous est acquis. -Paroles qui peuvent sembler bien légères et qui pourtant sont gravés dans l'acier. Plus jamais elle ne refera l'erreur qu'elle a commise avec Neill. Plus jamais elle ne laissera qui que ce soit abuser d'une naiveté réduite à néant. Pourtant, elle sait que seul le temps prouvera la véracité de ses dires. Siobhan relache son attention de faucon et pénètre dans l'habitacle, se débrouillant pour mettre le moins de sang possible sur les sièges. Avant d'appuyer sur l'évidence. -Vous ne m'effrayez pas.

Sauf si il s'averait que ce joli minois est une contractuelle de l'Armée revolutionnaire, ou de ses ruines. Sauf si l'aide apportée n'etait qu'un piège finement tendu pour mieux attraper et broyer entre ses machoires la renegate. Quatre ans. Certes. Une broutille au vu de la trahison de l'une des leurs. Car si elle n'a jamais été active dans les activités politiques ou lucrativement illégales, par son Sang, elle appartient à cette grande famille carnivore. Et la Guerrière... la Guerrière serait un appat parfait. La méfiance et le manque de sang brouillent ses reflexions. Cependant, la maestria de l'intervention ne peut être niée. Ce n'est PAS une simple passante. Et sa demande de silence absolu... Une exellente commédienne? Siobhan n'essaie pas de bloquer sa ceinture. Impossible avec sa main abimée.

-Cela vous dérange si je fume? -Si j'arrive à allumer une cigarette, evidement. Elle reprend, le ton léger. Trop léger. Essayant de sonder. Délicatement. - Avez vous des ennuis? Avez vous besoin d'aide? -Chemin de traverse. -Je n'ai pas l'intention de porter plainte pour cette agression. Après tout, j'ai retrouvé mon sac à main et il y a eu plus peur que de mal.
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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Jeu 28 Juin - 18:25

C’est le fin filet rouge présent dans la main de la jeune femme qui la fait réagir le plus rapidement possible. Pas que la plaie nécessite une réelle intervention chirurgicale mais il n’était pas conseillé de la laissée à l’air libre et se résorber sans un minimum de soins. Des points de sutures seraient certainement utiles, ainsi qu’une bonne dose de désinfectant. Ne sachant pas ce avec quoi la rousse s’était coupée, tout était à prévoir. Bien que la tueuse ne soit pas dérangée à l’idée de l’abandonner sur le champ pour la laisser se débrouiller seule par la suite, elle se sentait portée par une vague d’humanité dont elle fait peu preuve généralement. Elle souhaitait l’aidé, elle avait même envie qu’elle s’en sorte et cela impliquait de l’emmener être soignée. Mais alors que Megara annonçait l’allée vers l’hôpital, la rousse émet un refus dont la blonde se moque éperdument, ce n’est pas elle qui allait la faire changer d’avis sur ce qui était à faire tout de suite. Elle ne prit pas la peine de lui répondre, elle allait l’y amener c’est tout. Il n’y avait pas de discussion possible, pas de négociations à entreprendre ou de long discours pour arriver à convaincre l’inconnue, ce serait ça ou rien. Et Megara avait décidé de ne pas céder à la demande de cette femme.
Mais la blonde fini par surveiller ses arrières, elle s’assure qu’elle ne serait citée nul part, qu’elle n’aurait pas à se soucier d’une présence à avoir chez les flics, que ses empreintes seraient reprises alors qu’il ne s’agit que d’arriérés mentaux se sentant poussés des ailes en volant quelques sacs à main dans la rue. Le ton est froid et sans appel, elle explique malgré tout ce qu’elle peut révéler sans en dire de trop. Ne pas se dévoiler, une autre des missions qu’elle s’est vue être confiée …

La rousse questionne, Meg décocha l’un de ses rares faibles sourires lorsqu’elle se présenta. Non, elle ne dirait rien. Mais mettre un nom sur le visage qu’elle venait de rencontrer n’était pas de refus, c’était plus confortable même et elle comprenait de ce fait que Siobhan attendait un prénom en retour. Chose que la tueuse ne lui offrira pas, son identité est un peu près tout ce qu’il lui reste et elle préfère la protéger avec autant de finesse que possible. Mas dans le silence que Meg venait de choisir, la rousse lui confia l’une des choses essentielles qu’elle attendait : le silence. Elle approuva d’un simple hochement de tête en direction de sa nouvelle rencontre du jour. Pas un mot de plus que le discours auquel elle s’était prêtée, même si elle se permit de lui dire qu’elle ne voulait pas l’effrayer. Ce dont la rousse répondit par la négative et Meg s’autorisa à lui jeter un œil curieux. Qui n’aurait pas été effrayer par de telles paroles ? Quelqu’un qui en a déjà vécu d’autres, quelqu’un qui a déjà un passé lourd et qui sait très bien que le silence est précieux lorsqu’on le demande. Une personne qui avait parfaitement compris que la sentence planant au-dessus de sa tête pouvait être la mort. Alors, Meg se dit qu’elle venait de la sous-estimer. Quelle était d’ailleurs heureuse de lui avoir prêter main forte, pour une fois qu’un être humain suscitait un brin de sa curiosité. En général, elle se joue des hommes, femmes, humains en tout genre. Mais aujourd’hui est différent, la rousse est différente de ces abrutis dont elle doit s’occuper, une rencontre qu’elle apprécie mais aucune expression de son visage ne laisse trahir cette pensée.

La berline noire passait tranquillement dans les rues de Los Angeles, inaperçue dans la foule des autres véhicules, presque invisible par son modèle des plus communs, tout ce qui convenait à sa conductrice. La rousse demanda à fumer, Meg acquiesça. Elle n’était pas d’une nature très bavarde mais elle savait se faire comprendre par le regard. L’odeur d’une cigarette n’était guère dérangeante pour elle, pas plus dérangeante que la vue d’un cadavre. Elle y était habituée à force, malgré elle, contre elle. Le timbre de voix est léger mais elle comprit tout de même. Siobhn cherchait à comprendre, à voir, à chercher ce qu’elle était, qui elle était et pourquoi elle agissait de cette manière. « Ai-je l’air d’avoir besoin d’aide ? » Répond-elle à la question tout en questionnant elle-même. Le ton était neutre, la froideur avait disparue de sa voix même si elle n’était pas encore des plus chaleureuse. « Très bien. Ca t’évitera une montagne de papiers et une grande perte de temps. » Continue-t-elle en regardant la route devant elle. L’hôpital se dévoila devant elles, Meg s’arrêta sur le côté. « C’est ici que nos routes se séparent. Fais soigner cette plaie. » L’ordre était donné, elle attendit que Siobhan descendit de la voiture pour redémarrer, jetant un coup d’œil dans son rétroviseur pour surveiller.


***

Deux jours. Deux jours s’étaient lentement écoulés entre cette rencontre inattendue et aujourd’hui. Une journée à surveiller, une journée à rester enfermée chez elle à jouer comme une dingue de son violon. Beaucoup de choses peuvent se dérouler en deux petits jours seulement et pourtant Megara est là, de nouveau dans ce parc à regarder autour d’elle. Elle ne sait pas si elle reverra cette fille mais elle aimerait en faire plus ample connaissance malgré tout. Coup du destin ou du hasard, une flamboyante chevelure rousse entra dans son champ de vision, elle ne bougea pourtant pas d’un pouce lorsqu’elle la vit. Mais lorsqu’elle passa non loin, Megara haussa la voix. « Eh toi ! File-moi ton sac. » Elle se leva d’un bond pour arriver à sa hauteur, un sourire aux lèvres cette fois. Des passants, alertés, se retournèrent en pressant le pas pour éviter la scène qui se déroulait non loin d’eux. Meg les observa un instant et émit un rire léger, il n’y a qu’elle pour rire de ce genre de situation. « Les gens du coin ne possèdent aucun humour. » Dit-elle plus bas, reportant son regard sur Siobhan ensuite. « J’espère que tu as fait soigné cette plaie. » Dit-elle ensuite en désignant sa main blessée.
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mer 5 Sep - 10:44

Maintenant que le rush de l'adrenaline commence à redescendre, Siobhan sent une certaine lassitude l'étreindre. A moitié bercée par les mouvements du  véhicule, la jeune femme se laisse aller dans son siège, les yeux mi- clos. Ce qui ne l'empeche pas d'être de plus en plus curieuse vis à vis de celle qui lui a donné un réel coup de main. Cependant, la mention de l'hopital la fait réagir et elle se redresse vivement. Non sans  vocaliser son refus d'être déposé aux urgences ou à l'acceuil.  La jeune femme ne lui répond rien et l'Irlandaise se détend à nouveau. L'atmosphère est confortable et elle doit reconnaitre qu'elle se sent plutôt bien en sa compagnie. Malgré l'épaisse brume de mystère qui l'entoure. Mais... Elle peut respecter son désir de privauté. En tout cas pour un temps.

C'est probablement pour cela que lui offrir son prénom ne la dérange pas. Une marque de  confiance, qu'elle espère légitime. Son attention ne se porte pas sur la route qu'elles empruntent, focalisée qu'elle est sur la conductrice. Et c'est avec un certain soulagement qu'elle constate que sa main valide ne tremble pas lorsqu'elle allume sa cigarette. Dimitri s'était montré bien plus réfractaire à cette pensée. Ma voitre est neuve, gnagnagna. Néamoins, elle entre ouvre sa fenètre, pour éviter que l'interieur de l'habitacle n'empeste le tabac froid après son départ.  Le silence tranquille est rasserenant. Elles ne se connaissent qu'à peine, mais il n'y a pas de ces moments de genes tendues que l'on souhaite rompre par des paroles vides. Elle a l'impression que leurs parcours, sans doute différents, doivent se ressembler. Sauf que... l'attitude de sa sauveuse ne donne pas l'impression qu'elle soit gibier, mais plutot chasseur. Probablement un chasseur redoutable. Ses prunelles l'examinent un peu plus attentivement. C'est indéniablement une très belle femme. Cela doit jouer en sa faveur. Les hommes ont tendances à être totalement irationnels face à une beauté inattendue.

Un sourire. Un sourire qui n'a rien de narquois ou de moqueur. Mais un sourire évident, naturel. La réponse de Mégara ne l'étonne guère.  Cependant, alors qu'elle inspire une longue bouffée de cigarette, elle se tourne à demi vers elle. -On a tous besoin d'aide à un moment ou un autre. Vous m'auriez posé la question hier, je vous aurais répondu la même que vous. Et pourtant, je suis heureuse que vous ayez agit aujourd'hui. La faiblesse est de savoir reconnaitre quand être seule est plus dangereux qu'accompagnée.

Un instant, elle se demande d'où  ses propres paroles proviennent. Cela ne lui ressemblent pas d'être aussi philosophe. Avec un brin d'agacement, elle se dit que c'est tout à fait quelque chose que Neill aurait pu lui dire lorsqu'ils étaient en Irlande. Ses iris se détachent de Mégara, s'absorbant dans la ville qui défilent tranquillement. Elle deteste la manière dont le policier ne cesse de revenir hanter ses pensées ces dernières semaines. Fuck It. Et soudain ses yeux s'agrandissent. Avant qu'un rire un peu sec ne s'échappent de sa gorge.

-Vous ne prennez pas vraiment  Non comme un réponse, n'est ce pas?
, demande t'elle, cette fois, légèrement ironique. Siobhan vient de constater qu'elles sont devant l'hopital. Il n'y a pas de colère dans son attitude. Autant être énervée contre une foret, tant sa compagne de hasard semble être inamovible. -Oui Maman, ajoute t'elle dans un sourire, avant de descendre de l'élégante voiture. L'irlandaise s'éloigne, monte sur les marches conduisant au perron. Franchit la porte. Attend quelques minutes à l'intérieur et ressort une fois certaine que la jeune femme est reparti à ses occupations. Elle n'aime PAS les hopitaux. Et n'a aucune envie que son identité soit controlée. Certes, à priori son numéro de sécurité sociale est bien valide. Certes il est bien relié à son passeport. MAIS elle reste sans réel titre de séjour sur le territoire américain et n'a aucun désir de se retrouver avec les services de l'immigration posant des questions à son sujet.  Cependant, son pas n'est pas est décidé. Il faut quand même qu'elle fasse soigner sa paume et Siobhan sait qu'il y a un dispensaire discret à quatre  blocs de là. Le rejoindre, se faire poser trois points de sutures et  une bande solide pour couvrir la plaie est juste une question de patience. Quand elle retourne enfin chez elle, la nuit est tombée et  c'est écrasée de fatigue, sans rien avaler qu'elle s'endort sur son lit. Gardant dans un coin de sa tête la nécessité de reprendre rapidement un entrainement pour retrouver une forme plus acérée.

***

Deux jours plus tard, elle est retournée au bar pour donner à Mathias tous les papiers nécessaires pour établir son incapacité de travail. Elle est restée vague sur les raisons au dispensaire, se contentant de prétendre être tombée et coupée sur du verre maculant la chaussée. L'homme qui l'a traité lui a suggeré d'attaquer la ville pour défaut de maintenance. Elle s'en gardera bien! Mathias a pas mal grogné à cette nouvelle mais n'a pas eu d'autres choix que d'accepter. Ce n'est que dans trois jours qu'elle pourra reprendre sa place derrière le comptoir. Cinq jours sans avoir rien de précis. Une nouveauté dont elle se serait bien passée! Son sac en bandoulière sur l'épaule, Siobhan hésite sur le tour à donner à  son après mide. Elle n'a pas l'habitude d'être oisive et généralement ses jours de congés sont occupés à disparaitre dans le désert. Là, ce n'est pas envisageable. Peut être voir si une excursion est envisageable pour visiter l'Ile Santa Catalina? Elle a bossé pas mal ces derniers mois, elle devrait pouvoir se le permettre.

Une interjection brutale lui fait tourner la tête avant que Siobhan n'éclate de rire. Elle n'a aucune difficulté à reconnaitre la mystérieuse demoiselle. Sans se préoccuper le moins du monde des regards effarés qui courent sur les deux jeunes femmes, elle s'assoit sur le banc à ses cotés.

-Ca me fait plaisir de te revoir. Je ne pensais que j'en aurais l'occasion à vrai dire. C'est pas comme si tu m'avais laissé le moyen de te joindre pour un verre ou un café! -Il n'y a pas de ronces dans ses paroles, mais elle sait que cette omission était volontaire. -Par contre, l'inverse n'est pas obligé d'être juste. Tu veux mon numéro de portable?

La question l'amuse, elle doit le reconnaitre. Sans répondre directement, elle lui montre sa main encaissée dans un bandage propre et soigné. Elle plante son regard dans celui de la jeune femme et ajoute, d'un ton léger. -Puisque tu préfères garder ton prénom silencieux, j'ai décidé de t'appeler Mérida. Ou Mulan. Mais tu es beaucoup trop féminine pour faire un homme convaincant! Ca te va? -Oui. Elle aime les princesses badass. Et Mérida en particulier.
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   Mar 11 Sep - 23:02

La rousse ne passait toujours pas inaperçue parmi la population dense de Los Angeles et celle qui se déplaçait régulièrement dans ce parc. Meg n’avait donc eu aucun mal à la reconnaître, en même temps il était simple de reconnaître les gens avec qui on entretenait un petit combat dans la rue. Elle croisant simplement les doigts en silence pour que les brutes de la dernière fois ne se pointe pas une nouvelle fois dans les parages et décident de répéter le même schéma même si la blonde émettait un doute sur ces personnes : ils ne possédaient pas l’intelligence suffisante pour pouvoir reconnaître deux femmes parmi tant d’autre en pleine rue même si elles leurs avaient foutu la raclée de leur vie. Assise sur son banc, la blonde attendit patiemment que la rousse soit à sa hauteur pour l’interpeller d’une manière tout à fait étrange pour les personnes les entourant. Certaines se mirent même à serrer plus fort leurs sacs à main contre elle en entendant les paroles de la tueuse et celle-ci sourit à ces gestes simples qu’elle observait autour d’elle et s’amusait de l’inquiétude qu’elle venait de semer dans les esprits de ces femmes. Ce n’était pas plus mal qu’elles fassent attention à leur affaire finalement. La rousse sourit à la vue de Megara, celle-ci se glissa sur le banc pour qu’elle ait la place de s’asseoir à ses côtés alors que la rousse lui émettait sa crainte de ne pas avoir d’autre occasion de la revoir tout en insinuant à Meg qu’elle entretenait parfaitement le mystère vu qu’elle ne lui avait communiquer aucun numéro de téléphone ou une simple adresse ou la rejoindre. « C’était voulu. Je ne peux pas dire grand chose sur moi, je dirais que ce sont les ennuis du métier. » Lance-t-elle avec un regard lourd de sous-entendus à la rousse. Si cette dernière ne comprenait pas avec cela la blonde ne savait pas comment lui faire comprendre. Et la rousse, comprenant certainement le message que la blonde voulait faire passer, lui offrit tout de même son numéro de portable. « Note le toujours, on ne sait jamais si je souhaite trouver une occupation, comme une bagarre de rue, si je m’ennuie un jour. » Elle hausse un sourcil tout en lui souriant, peut-être que cette roussette imprudente pourrait devenir une amie après tout.

Megara peut ensuite observer le bandage de la blessée. Elle approuva d’un léger hochement de tête avant de se laisser surprendre par les révélations de Siobhan, ainsi inspirait-elle des prénoms de héroïnes Disney à cette dernière … L’amusement qu’elle ressentait pu se lire dans ses yeux pour la première fois depuis bien longtemps mais elle n’émit pas de petit rire sincère, ses sentiments sont bien trop enfuis en elle pour qu’elle puisse les révéler au grand jour, c’était bien trop dur de ressentir quelque chose de positif car cela emmenait toujours quelque chose de négatif par la suite. Elle hocha tout de même la tête en souriant. « La rousse dans cette histoire ce n’est pas moi mais bel et bien toi. Donc je suppose que Mérida te revient plus facilement qu’à moi. Mais tu n’étais pas loin du compte. » Elle laissa un instant en suspens, gardant le sourire face au regard que lui lançait Siobhan. « Je suis Megara. » Lui révèle-t-elle à présent, ne sachant pas si cela relevait de la conscience ou de la folie, peu importe elle s’en moque bien. Maintenant elle n’était pas certaine que la rousse prenne réellement son prénom au sérieux, seul les prochaines minutes le lui laisseront voir. « Et je te propose d’aller boire un café, histoire que tu me racontes ce qu’il s’est passé la dernière fois pour que tu te retrouves dans cette impasse sans avoir la chance de pouvoir te défendre seule. » Dit-elle, soudainement curieuse d’en apprendre plus sur cette jeune femme qu’elle avait défendue. « Sauf si l’idée te déplait. » Lui laisse-t-elle le choix même si elle était prête à mettre à main à couper qu’elle accepterait cette invitation.

La blonde se mit debout pour attendre la rousse avant de prendre la direction du café le plus proche du parc où elles se trouvaient. « Tu m’intrigues. » Lui avoue-t-elle avec un léger sourire lorsqu’elles se mirent en route vers l’établissement. « Je me demande bien, alors que tu as l’air de pouvoir te défendre, comment tu t’es retrouvée sans avoir la chance de porter le premier coup ? Il faut être légèrement inconscient pour tenter de reprendre son sac à main lorsque quelqu’un nous le vole, surtout lorsqu’on se retrouve dans une ville où le taux de criminalité est assez sympathique à regarder. » Et elle savait de quoi elle parlait vu qu’elle y participait plutôt activement.
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MessageSujet: Re: Bonjour, gentil samaritain ~Megara~   

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Bonjour, gentil samaritain ~Megara~
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