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 « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott

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Skylar Morgan
Admin en pleine crise d'ado
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MessageSujet: « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott   Jeu 29 Mar - 19:41

Jour banal, traitement de vente dans la rue en évitant de me rendre dans un coin interdit par d’autres bandes, vendre ma marchandise, retourner voir mon boss, lui filer l’argent que je lui dois puis garder ce qu’il me doit pour mon payement. Bonne vendeuse, bonne marchandeuse, je mérite plus que les autres ; ils sont jaloux, je le sais, je les vois. J’adore voir leurs regards se poser sur moi lorsque je reçois mon salaire, j’adore les mettre en éventail devant mon visage pour les narguer, c’est presque devenu un nouveau passe temps pour tout avouer. J’aime leur jalousie, je me sens un peu plus importante. Mais ce que je préfère à présent ce sont mes visites tous les deux jours à un certain animal qu’on dit sauvage ou pas possible de travailler pour d’autres personnes. J’aime me sentir importante, voir ses yeux s’éclairer d’une petite lueur lorsque j’arrive dans l’allée de son box. C’est dans des friandises à son égard que passe mon argent pour le moment, carotte, pomme, même moi j’ai fini par mieux manger dans l’appartement vu les légumes et les fruits que j’ai pu acheter. Parce que oui, je ne savais pas du tout ce que je pouvais lui donner à manger. Alors j’ai apporter un peu de tout au centre, demandant conseil aux cavalières expérimentées de là-bas pour savoir ce que je pouvais donner. J’ai dû manger ce que je ne pouvais pas lui donner, salade de fruits, de légumes … Je n’ai jamais manger aussi sainement de toute ma vie ! Mais je dois le remercier. Car maintenant j’ai trouvé quelque chose qui me manquait beaucoup : un nouveau but. Quelque chose à faire, pour qui travailler dur et rester en vie. C’est peut-être con mais cette bête me redonne le sourire, me permet d’oublier le temps d’une petite heure que j’ai si mal au cœur, que je me sens aussi triste chaque jour depuis que j’ai retrouver Raphaël … C’était si douloureux que je ne pensais pas retrouver quelque chose pouvant me refaire sourire, j’en remercie cet étalon soit disant sauvage. Bon, je sais que je suis capable de le monter mais les autres ont préférés me faire prendre des cours avec un cheval plus calme et adapté aux débutants avant que je ne recommence à monter sur Sable. Cela fait deux semaines maintenant, deux semaines que je monte sur le dos d’un cheval une fois par semaine, je me rends alors à mon troisième cours d’équitation. Elles m’ont également expliqué que le cheval que j’aime si fort à aussi un propriétaire autre que le centre lui-même. On ne le voit jamais, depuis un bon bout de temps.

Mais ce n’est rien, moi-même j’ai été abandonnée, alors c’est certainement ce sentiment qui me rapproche de l’animal. C’est ce que je me disais lorsque je suis arrivée aux écuries, arrivant dans l’allée où se trouvait le box de l’étalon noir. Quelques personnes s’y trouvaient devant, en m’apercevant, l’une d’elle couru vers moi. « Skylar ! Sable à des coliques. Le vétérinaire doit l’approcher pour lui faire une injection mais bon, tu le connais … Entre, s’il te plait, calme-le … Son propriétaire est aussi en chemin mais comme tu es la première présente vas-y ! » Panique, stress, colère envers l’autre ahuri abandonnant son cheval, je suis foncée vers la porte qui empêchait l’animal d’attraper de ses dents la manche du vétérinaire. En m’apercevant il se calma légèrement. Je voyais bien que ça n’allait pas, luisant de sueur et les naseaux bien trop froid que ce qu’ils devaient être généralement. « Doucement, doucement … C’est moi. » Murmurais-je comme le ferais une mauvaise actrice dans un téléfilm cucul sur les chevaux et leurs jolies jeunes cavalières rebelles. Ma main passa doucement sur son encolure alors que je calais sa tête sous mon autre bras, faisant un léger signe de tête au vétérinaire pour qu’il s’approche à son tour. L’animal tiqua mais ne tenta pas de mordre de nouveau. C’est alors qu’une autre personne arriva en panique devant la porte du box de l’étalon, le cheval l’observa avec calme mais n’en fit pas toute une comédie. Une fois l’injection faite, le vétérinaire se retira tout en me recommandant de le faire marcher sans le laisser se coucher, je hochais machinalement de la tête sans savoir s’il s’adressait à moi ou à celui qui avait abandonner ce magnifique animal.
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Scott Middleton
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MessageSujet: Re: « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott   Mar 3 Avr - 18:14

Ce fut en sueur que je me réveillai en sursaut après un autre de mes innombrables cauchemars. Deux au cours d'une même semaine, cela commençait à faire beaucoup mais à croire que j'allais finir par m'en accoutumer, comme si j'avais le choix de toute manière. Bref, un cauchemar de plus à mon palmarès, une seule méthode oublier et passer bien vite à autre chose. Mon premier réflexe après m'être légèrement frotté les yeux fut de regarder l'heure à la lumière vive et agressive de mon téléphone mobile. 09h15 du matin et déjà trois appels et un message sur le répondeur. Bon sang pour une fois que j'avais le droit à un jour de congé bien mérité depuis plus de trois mois, il fallait en plus qu'on me harcèle de coups de fils. Je n'étais pas du tout du matin et s'il y avait bien quelque chose que je détestais, c'était bien d'être dérangé de si bon matin. Curieux malgré tout, je composai le numéro de ma messagerie pour enfin connaitre la ou les raisons de l'acharnement de ce même numéro.

L'expression de mon visage se métamorphosa comme si chacune des infimes parcelles de ma peau se décomposaient les une après les autres. Je reposai brutalement le téléphone mobile sur la table de nuit, me levai d'un coup en brutalisant certainement les limites imposés par mon propre corps. Sûrement le réveil le plus brusque qu'il soit, mes yeux étaient à peine ouverts, la tête me tournait, la bonne chute de tension mais ce n'était pas le bon moment. J'en avais presque arraché les draps au passage, ébranlant la frêle armoire et éjectant plusieurs livres squattant mon lit en même temps. Quelle carnage ! Enfin rien de grave, que du détail et du matériel. Depuis le décès de ma petite amie Mia huit années plutôt, je n'avais plus ressenti un tel sentiment d'inquiétude et d'angoisse profonde. J'avais reçu une sale information en pleine face : Sable Noir, mon cheval et très certainement meilleur ami encore ici de ce monde souffrait de mauvaises coliques. Ayant vécu une bonne partie de ma vie dans un ranch du Montana, je ne connaissais que trop bien les conséquences dramatiques que cela pouvaient entraîner chez un cheval, danger potentiellement mortel, mortel dans la plupart des cas d'ailleurs !

Dépravé comme j'étais après une soirée plus qu'arrosé, je fonçai immédiatement à la douche où je ne restai que pas plus d'une petite dizaine de minutes. Je n'avais pas un instant à perdre, je n'aurais toléré aucun autre retard de ma part, la vie de mon meilleur ami était en jeu autrefois je n'avais déjà que trop connu cette terrible sensation d'impuissance. J'avais déjà fait l'erreur une fois, sûrement pas deux ! Je quittai la cabine de douche à peine rincé et encore plein de mousse mais qu'importait. Pas même le temps de prendre la boisson que je chérissais tant le matin : un café bien sûr. Un lavage de dents rapide, un dernier coup sur le visage, pas de coup de peigne bien sûr, j'aurais l'air encore plus négligé que d'habitude quand je prenais un jour de vacances. Un détail, tout semblait dérisoire à côté de la vie quittant peu à peu le corps de ma monture.

A l'extérieur de la cour, mes pneus crissèrent joyeusement au moment où je démarrai en trombe, c'était les voisins qui allaient râler une fois de plus je commençai à avoir l'habitude à force. Bien que j'avais parcouru le trajet séparant mon domicile au centre équestre dans un temps record, le temps ne m'avait jamais semblé aussi long. J'avais même coupé la radio d'un geste rageur au bout milieu du trajet, la musique qui m'apaisait en temps normal était devenue une torture plus qu'autre chose. Et tous ces imbéciles qui n'avançaient à rien sur la route ! Avec la colère et le stress combinés, je les aurais tous cognés un à un et sans scrupule, il était vraiment grand temps que j'arrive avant de commettre un accident sous la rage que je ne contrôlais même plus, j'avais perdu pied à la seconde même où j'avais raccroché mon téléphone de toute façon.

Le centre équestre était à portée de vue, je n'avais plus qu'à donner un grand coup de volant à droite pour m'y rendre. Dans la cours de la ferme, je donnai un brusque coup de frein , faisant voler mille et une poussière autour de la voiture. Deux cavalières en tenue pestèrent après moi et il y avait de quoi, j'avais manqué de les écraser au dernier moment. L'une d'entre elle s'écria malgré la poussière environnante :


"- Non mais t'es complètement malade !"

*- Désolé, désolé* pensais-je au fond de moi-même. Elle était sacrément mignonne en plus... Mais pas le temps de lui faire les yeux doux pour me faire pardonner bien que j'étais passé expert dans ce domaine. Je n'avais vraiment pas le temps.

"- Désolé mais y a urgence."

J'en ajoutai pas plus. Si elle s'intéressait un minimum au problème, elle constaterait vite fait que je n'avais dit que la vérité et que dans un cas aussi extrême que celui-là, j'étais pardonnable. J'accourrai jusqu'au box où reposait mon ami. S'il y avait des soins vétérinaires à apporter, il valait mieux que cela passe par moi car le caractère un peu particulier et capricieux de Sable Noir posait souvent souci au personnel des écuries bien que mon étalon avait fait d'énormes progrès en quelques années au niveau de la sociabilité. Il avait pris de l'âge lui aussi, comme moi, il avait onze ans maintenant déjà. Évidemment, je fus surpris que les soins avaient déjà été prodigués à croire qu'il avait dû recevoir une sacrée dose de sédatifs pour être contenu ou bien il n'était vraiment pas bien. Qu'est-ce que je m'en voulais d'un coup pour l'avoir laissé seul de si longs mois...Ou avais-je la tête bon sang à part au boulot où dans le lit de mes dernières conquêtes amoureuses tssss. Oui bien sûr que j'avais de quoi m'en vouloir et je comprenais aussi que Sable Noir puisse m'en vouloir réciproquement. Brièvement, je saluai le vétérinaire ainsi que la jeune femme présente à ses côtés. Son assistante ou une cavalière du club, j'en avais aucune idée. Je savais juste que mon cheval la laissait se rapprocher de lui sans broncher, de quoi éveiller certaines interrogations chez moi, j'avais dû manquer plus d'un épisode.

Décidant de la devancer, j'attrapai la bride de mon bel étalon qui me salua à sa manière en m'offrant plusieurs coups de tête vigoureux à la hauteur de mon torse, sa manière à lui de me communiquer son affection. Il semblait heureux de me revoir, j'avais presque perçu la flamme de son regard éteint se raviver quelques instants plus tôt, d'ailleurs un bref échange complice venait de se produire entre nous, me rappelant avec nostalgie nos balades parmi les terres immenses du Montana, des souvenirs si profonds, si vifs...Bien sûr la pensée de Mia m'effleura l'esprit, il fallait que je chasse cette idée en tête ce n'était pas le bon moment.

"- Merci pour ce que vous avez faits pour Sable Noir, je prends le relais désormais.et je vous donnerai ce que je vous dois à l'un comme à l'autre."

J'incitai mon noble ami à faire quelques pas dans son large box, ne le laissant se coucher dans aucun cas. Peu à peu, je sentais cette étrange, particulière et unique relation de confiance se ré-instaurer peu à peu entre nous. Elle allait renaitre de ces cendres, ça j'en étais plus que certain. Au moment où je le sentis mieux car c'était comme inscrit au fond de mes tripes, j'ouvrais la porte du box pour le faire évoluer un peu en carrière, devant le regard quelque peu curieux des badauds du coin dont celle que j'avais failli écraser comme une crêpe quelques minutes plutôt.
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Skylar Morgan
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MessageSujet: Re: « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott   Ven 13 Avr - 15:46

J’avais prit soin de cet animal durant les semaines qui venaient de passer, le sortant avec un plaisir non dissimulé au bout d’une longe pour éviter de remonter sur son dos et faire des erreurs. Je l’avais chouchouté comme il se doit, lui prouvant alors que moi aussi je pouvais être une personne digne de confiance et que finalement tous les hommes ne finissaient pas par l’abandonner. J’en avais appris très peu sur le propriétaire, il avait déposé son cheval ici et était partit en laissant les soins à faire pour les autres cavaliers du coin. Un cheval au caractère bien trempé mais c’est certainement pour cette raison qu’il m’a retrouvée en pleine nuit, sentant ces similitudes entre nous deux. Homme et animal peuvent tellement se ressembler finalement. J’avais ce même caractère, blessée par un passé douloureux et tentant vainement de me reconstituer une nouvelle vie par ici. Dans une nouvelle ville totalement inconnue, nous étions les mêmes personnes. Découvrant alors une autre personne également, lui me découvrant alors que j’étais carrément loin de toute civilisation et ce cheval à la beauté sans pareil qui refaisait surface auprès d’humains alors qu’il s’était enfui le matin même de ces mêmes créatures. J’avais bien tenter d’en savoir plus sur l’animal, de connaître un peu mieux son passif pour essayer de voir les autres points communs que nous pouvions avoir. Mais malheureusement très peu de personnes ne pouvaient m’en parler. J’ai seulement entendu parler d’un accident qui aurait pu causer les troubles du comportement de ce cheval mais en ce qui me concerne je n’avais pas eu de problème pour approcher l’étalon noir. C’était même l’inverse, c’était même moi qui avait eu du mal à l’approcher le soir où je l’ai rencontré. C’est con tout de même, lui qui évite les gens venant vers moi et moi qui avait eu une peur bleue de l’animal avant de le découvrir. M’enfin, le sujet n’étant pas là, l’animal n’était pas en grande forme et le propriétaire n’était pas encore arrivé, le faire marcher était la seule solution après l’injection du vétérinaire et je n’étais pas prête à laisser l’animal se coucher. Bien trop déterminée à le garder en vie. Mais alors que je donnais mon aide au vétérinaire pour approcher Sable et faire l’injection, un crétin sans pareil me poussa pour prendre bêtement ma place. Là, c’était le premier point négatif.

Je le regardais alors faire, le cheval semblait le reconnaître alors je restais bêtement dans le box en le regardant faire. Le caresser alors qu’il le reconnaissait avec bonheur, homme et animal semblait proche sans réellement l’être, comme deux inconnus devant à nouveau s’apprivoiser. Voilà l’effet qu’il me faisait et c’est là que je compris que le type qui venait de prendre ma place n’était autre que celui qui possédait Sable. Je le regardais faire alors qu’il décidait de me congédier. Je croisais les bras sur ma poitrine en décidant de l’observer un instant faire avec lui. Bon, il savait décidément mieux s’y prendre que moi, je n’étais vraiment qu’une jeune débutante et lui était carrément mieux placé dans la graduation du niveau équestre c’était bel et bien visible. Mais tout de même, j’aimais trop ce cheval pour le laisser.

Je sortis du box, continuant d’observer, suivant lorsqu’il décida d’ouvrir la porte pour pouvoir le sortir dans la carrière. Continuant d’observer d’un œil curieux, je ne pouvais pas m’empêcher de quitter ce mec du regard. Pourquoi ? Parce que je ne comprenais absolument pas ce qui lui avait prit pour abandonner un animal pareil. La question me brûlait d’ailleurs les lèvres, je passais donc la barrière en bois qui séparait le sable du béton de la coure pour aller le rejoindre. Une fois à sa hauteur, je me plaçais de l’autre côté du cheval, caressant brièvement son encolure. « Tu m’as fait peur, tu sais. » Je lui murmure en lui caressant avec douceur le chanfrein. « Et sinon, je peux savoir pourquoi t’as été aussi con ? » Je demande sans tact envers le mec, parce qu’un gars capable d’abandonner son animal, je ne comprends vraiment pas. « Comment tu as pu oser abandonner Sable ? Il est adorable. » Je lui confie, étant certainement trop brute de décoffrage en lui posant ces questions alors que je ne le connais pas mais bon, autant savoir s’il compte revenir ou partir une nouvelle fois. Et puis c’est un peu de famille de parler de cette manière aux inconnus.
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Scott Middleton
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MessageSujet: Re: « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott   Ven 20 Avr - 17:55

Sable Noir semblait peu à peu se remettre de ses troubles au combien mortels pour lui. Avec un bref sourire rassuré aux lèvres, j’en vins à détacher le licol, infime petite barrière qui le reliait encore à moi. Mon étalon noir allait de nouveau ressentir ce sentiment de liberté qu’il n’avait plus dû connaître depuis plusieurs semaines.

« - attention, écarte-toi. » Conseillai-je gentiment à la parfaite inconnue, mignonne de surcroit, qui se tenait à mes côtés.

Je n’avais pas d’autre choix que de donner quelques directives à la jeune femme qui avait osé franchir l’enceinte de la carrière sablée. Quelque chose qui  devait s’apparenter à du courage ou à de la folie étant donné le caractère imbuvable de l'équidé. Au moins là-dessus, j’étais à l’antipode de Sable Noir : sociable, ouvert d’esprit, avenant… Quoique... J’avais aussi mon petit caractère parfois, j’étais aussi explosif que Sable Noir mais à ma manière, en de rares circonstances, si on s'en prenait à mes proches ou si quelque chose en venait à mal tourner comme ce jour. Gentil, sincère, attentionné, altruiste, des traits de caractère qui me collaient autant à la peau que fougueux, capricieux, impatient, mais intrépide aussi. Quoi qu’il en soit, elle devait s’écarter au risque de se prendre un mauvais coup d’un Sable Noir libre et surtout délivré de son mal.

Tout en conservant mon sourire, j’observai mon ami évoluer dans la carrière, regrettant que cette dernière fut trop petite au travers de son galop aussi puissant que majestueux. Il était bougrement noble en plus ce sacré animal, frimant à toute volée dans sa robe noire luisante au soleil tout en arborant fièrement une queue en panache. Si j’avais continué à vivre dans le milieu équestre, j’en aurais probablement fait un cheval de course mais vu les circonstances huit années plus tôt, j’avais préféré entreprendre une voie tout autre. Loin des chevaux mais surtout loin, trop loin de mes racines en y réfléchissant.

« - Mais de quoi tu parles ? » Répondis-je sur ce même ton froid et manquant de délicatesse, à croire que je n’étais pas d’humeur surtout pour me faire agresser injustement alors que j’avais eu l’une des plus grosses frayeurs de ma vie, enfin en dehors de l’accident bien sûr... Je me sentais jugé, presque mis à nu par un flot de paroles acerbes. Si elle pensait que j’allais me laisser faire, c’était vraiment mal me connaitre. J’étais bien loin d’être le petit con qu’elle pensait et je savais me rebiffer au moment opportun.

« -Qu’est-ce que tu racontes ? Je ne l’ai pas abandonné ! »

Ses mots sonnaient presque comme une insulte à mes oreilles, elle ne me prenait vraiment pour rien d’autre que pour le pire des enfoirés sur Terre. Perdre Sable Noir faisait parti de mes pires craintes alors non non je n’étais vraiment pas prêt à l’abandonner. Pour preuve, j’émis un long sifflement, Sable Noir se figea aussitôt puis revint vers moi en piaffant nerveusement.

« - Je ne pense pas qu’il serait ainsi si je ne venais pas m’en occuper au minimum une fois par semaine. »

J’aimais ce noble animal de toutes mes forces et il me le rendait bien, une amitié réciproque immuable. Si le destin avait choisi de me séparer de l’amour de ma vie, il n’allait pas en plus achever de me briser les rêves en m’enlevant mon cheval et puis quoi encore ! Sable Noir me donna ses habituels coups de tête aussi affectueux que vigoureux, à croire que lui aussi voulait me faire payer une absence qu’il avait jugé trop longue. Il s’ébroua joyeusement, grattant le sol du sabot avant de se cabrer à demi plusieurs fois de suite. Après avoir généreusement exprimé sa fougue tout en se rendant intéressant au passage, il se dirigea vers la jeune inconnue.

« - Ouais c’est ça, continue de te pavaner, gros frimeur. Toujours dans la séduction celui-là…Étonnant qu’il se montre aussi sociable, Sable Noir se laisse rarement approcher par des personnes inconnues. Il n’est pas dangereux mais il aurait pu te blesser involontairement. »

A croire que mon côté protecteur se manifestait en toutes circonstances enfin surtout en cas de présence féminine. Surtout qu’elle semblait vraiment me prendre pour le dernier des lâches  alors si en plus j’en ajoutai une couche.

« - Est-ce que le jugement est terminé ou dois-je me rendre direct à l’échafaud ? » ajoutai-je d’un ton moqueur tout en repassant le licol autour de l’encolure de mon meilleur ami. A espérer qu’elle apprécie l’humour tout autant que moi, c'était mal barré pour un premier rencard, enfin rencontre plutôt. Elle devait déjà me haïr par mon attitude détachée qui pouvait presque passer pour de l'irrespect, ce qui n'était bien sûr pas le cas. J'étais poli comme garçon, courtois, mais parfois un peu malicieux tout en ayant la réplique facile. Bref je n'aimais pas me laisser faire et marcher sur les pieds.

« - Je vais le conduire au pré, il a bien besoin de se dégourdir les jambes. »

Je n’avais pas besoin de me justifier davantage auprès d’elle, elle avait certainement dû se rendre compte à quel point le lien qui m’unissait à Sable Noir était fort, quasi inébranlable. J’avais une furieuse envie de l’enfourcher et de parcourir de longs kilomètres au rythme d’un galop effréné, à cru, sans rêne, exactement comme autrefois, provoquant en moi ce si puissant sentiment de liberté que j’avais fini par perdre au fil des années. Mais Sable Noir était encore trop faible, sortant d’une crise de coliques, pour ce genre d’effort, je me contenterai simplement de le laisser évoluer en liberté au gré des grands espaces en m'assurant qu'il serait le seul étalon présent. Je préférai écarter tout risque de rixe dans le pré, Sable Noir est comme là-dessus, il supporte très mal la rivalité et il se défendrait avec fureur au premier coup.

"- Ça te dit de le lâcher au pré ? C'est assez particulier et intense comme expérience avec lui...Enfin je me doute que t'as déjà dû le faire vu la proximité que vous semblez entretenir."

Non non je n'étais pas jaloux, bien au contraire j'appréciais le fait que mon cheval puisse forger des liens autres qu'avec moi, cela ne ferait qu'accentuer sa sociabilité quasi absente. J'étais heureux pour lui comme pour l'inconnue, cela ne me dérangeait nullement que de partager et cultiver cette attache si particulière que j'avais envers lui, et réciproquement. Je trouvais que c'était l'instant opportun pour divulguer quelques informations concernant mon beau complice noir.

"- Sable Noir est né dans un ranch du Montana, c'est un anglo-arabe de 11 ans déjà. Je sais, il ne les fait pas."
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Skylar Morgan
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MessageSujet: Re: « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott   Sam 5 Mai - 18:20

Pas qu’il m’énerve mais un tout petit peu quand même. Je ne conçois pas qu’on puisse s’occuper si peu d’un tel animal, qu’on le délaisse dans un coin et qu’il ne devienne qu’une occupation secondaire aux yeux de l’humain. Non, non, non ! C’est une bête qui a besoin de travail, de sortir, de bouger un peu et de ne pas rester entre 4 murs toute la journée pendant des jours. Un jour de sortie sur 7 … La semaine devait lui sembler bien longue avant que je ne débarque pour pouvoir prendre un peu soin de lui. Et même si le gars en question semble complètement incrédule, je me permets tout de même de grincer un peu des temps en l’attaquant de cette manière. Parce que non, non je ne peux vraiment pas comprendre. Je me sens carrément seule depuis la mort de mes parents et de mon petit frère et que je découvre un père totalement inconnu pour la première fois depuis 21 ans d’existence. Alors oui je suis vraiment chiante et agaçante mais je m’en fou complètement en réalité tout simplement parce que je ne conçois pas que ce type ait pu laisser son cheval 6 jours sur 7 pendant je ne sais pas combien de temps maintenant. Parce que je ne connais rien de plus sur lui et sur Sable … Juste qu’il est seul dans son coin la majorité du temps et que je n’avais jamais vu son propriétaire auparavant. Alors maintenant que je le croise je ne vais certainement pas le laisser filer. Oh oui ! Mais au lieu de me parler à moi, il parle au cheval. Pui seulement à moi, je dois avouer que je n’ai pas l’habitude qu’on me réponde après avoir adresser deux trois mots avec son animal. « Ce cheval est la bonté même avec moi ! Et si tu dis ne pas l’abandonner, pouvoir le sortir une seule fois sur 7 jours c’est quand même dingue ! Ce n’est pas un gentil jouet que tu ranges dans sa boite après avoir jouer ! » D’accord, pour le coup je ressemble plus à une gamine énervée qu’une vraie fille défendant des convictions profondes.

Je croise les bras en le regardant reprendre l’étalon en plaçant le licol sur sa tête, il me demande alors si j’allais rendre les armes. Après une nouvelle moue boudeuse et râleuse, je fini par pousser un soupir en me disant que j’en apprendrais certainement bien plus si je fini par arrêter de râler et en me mettant à sourire. Il m’indiqua conduire le cheval vers les prairies, je haussais les épaules tout en me rapprochant pour caresser l’étalon, ce qui eu le don de m’arracher un sourire malgré le fait que je voulais absolument tenir encore un peu en lui faisant la tête. Le type me proposa alors de le lâcher au pré. Je haussais les sourcils tout en me mettant à rire, il n’était vraiment au courant de rien … Ce n’est pas la première fois que j’allais mettre le cheval en praire, que je m’occupais de lui, je pense même qu’il ignore tout de sa petite escapade de nuit un soir et que je suis rentrée jusqu’ici sur son dos.

« Avec plaisir, mais je dois t’avouer que ce ne serait pas du tout la première fois que je le sors de sa boîte. » Je souris avec bonne humeur, jouant à la fille supérieure qui n’en est pourtant pas une. Je me sens juste plus forte parce que j’ai fait quelque chose qu’il ignorait avec son cheval, comme il ignorait cette proximité que je pouvais avoir avec son cheval. Par boîte je voulais entendre son box, je trouvais ça tellement stupide d’enfermer ces animaux dans ces endroits … Je veux bien l’accorder qu’en hiver il n’y a parfois pas le choix mais ici nous sommes tout de même dans un climat sympa généralement … Sans avoir trop de soucis niveau température. Puis vient des informations que je ne savais pas encore de ce cheval majestueux. « 11 ans … Il n’est pas à la moitié de sa vie, il n’est pas vieux ! » Je m’exclame en apprenant tout ça. « Et vous venez tout de même de loin, si tu viens du même endroit que lui. » Je lui accorde un léger sourire avant de m’emparer de la longe pour conduire l’étalon vers les praires pour l’y lâcher.

Une fois lâcher, il s’élança dans l’étendue d’herbe avec plaisir et je m’assis dans l’herbe pour l’observer un instant. Rejoint par le propriétaire qui ne devait pas se lasser du paysage non plus au vu de comment il pouvait observer son cheval en liberté. « Je peux te poser une question ? » Parce que oui, je n’en démords pas … « Je peux savoir pourquoi tu ne viens qu’une fois sur la semaine ? C’est si peu. » Je continue d’observer l’étalon, ne me lassant pas de ses allures, comme son propriétaire.
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Scott Middleton
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MessageSujet: Re: « Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott   Mer 6 Juin - 18:25

Et bien et bien voila que je me faisais joyeusement remonter les bretelles ? Et puis quoi encore, j'avais l'impression d'être un vulgaire criminel que l'on conduisait tout droit à l'échafaud, avais-je donc commis un crime aussi grand que mes pieds ? Si j'avais été un jeune mâle arrogant et que cela avait été un autre mec devant moi, je lui aurais mis volontiers mon poing dans la figure. Ce n'était aucun de ces deux cas pourtant alors je n'avais aucune raison de me montrer violent ou même de hausse la voix. Déjà je n'étais pas un jeune mâle arrogant, juste un peu fougueux parfois mais souvent pondéré quand même. Et second point, c'était une fille et non un mec que j'avais face à mes yeux, cela changeait pas mal les choses, ça les compliquait même.  Entre mâles virils c'est bien connu, on a le coup facile et on règle souvent les conflits dans une rixe mais le jour où je lèverai la main sur une femme, je n'aurai plus qu'à préparer une corde pour me pendre tellement je serai consumé par la honte et le regret.  Non, jamais je ne serai en mesure de me rabaisser ainsi, un corps de femme est destiné à recevoir les caresses et non les coups.

Mais pourquoi me jugeait-elle ainsi ? Que savait-elle de ma vie ? De mes sentiments ? De mon passé douloureux, de notre passé plutôt car Sable Noir y avait une place énorme dedans, une ombre immense semblable à sa robe : noire comme l'ébène. Devais-je réellement prendre le temps de me justifier dans le vide ou devais-je l'ignorer farouchement et ainsi rompre toute forme de lien social ? J'allais finir par devenir aussi nerveux que mon propre cheval à force. Constatant qu'elle en remettait une couche sur un tapis déjà plus qu'humide, je daignai enfin à lui répondre non avoir lâché un long soupir blasé au passage, le début de l'agacement ou l'envie de ma confier un peu plus, j'en savais trop rien. Je n'étais qu'une boule d'émotions ambulante après tout, parfois difficile à canaliser, surtout après une épreuve aussi pénible que celle d'aujourd'hui, mais un mec sympa et sociable avant tout.

"-Mais tu ne sais vraiment rien toi... Je viens le voir aussi souvent que je le peux mais j'ai des horaires disons assez compliquées."


Et voila, pourquoi est-ce qu'il fallait toujours que j'en vienne à me justifier ? Cela ne servait absolument à rien à part m'enfoncer toujours un petit peu plus. Le monde en égoïste en général, il n'en à rien à foutre des autres. Alors qu'est-ce que cela change si je travaille de nuit, que je fais des tonnes d'heures en plus pour soigner les urgences dites vitales, les accidents de la voie publique, les accidents domestiques, les bagarres qui tournent mal, sans oublier le caractère parfois foudroyant de certaines maladies. Oui oui je suis débordé de boulot, je fais souvent des nuits de plus de 12 heures d'affilés, ce qui implique fatalement une certaine fatigue mais à mes yeux, c'est loin d'être une raison suffisante pour ignorer complètement les propres besoins de mon cheval. Elle devait sûrement penser ainsi, alors inutile que je m'étale un peu plus sur mon travail, j'ai tord et cela ne ferait qu'envenimer un peu plus les choses.

"- Je fais au mieux, j'ai mes raisons c'est tout. Mais je peux te certifier que le lien qui m'unit à mon cheval est extrêmement fort et puissant. Tu l'as forcément remarqué."A moins qu'elle fut complètement aveugle ou borné mais j'en doutais fortement.

"- Je ne sais pas pourquoi j'ai voulu le conduire ici, il n'est pas heureux. Il se sentirait très certainement mieux sur ses terres natales. Il représente tellement pour moi, vestiges du passé, avenir mais un peu trop le passé. "

Je ne pus m'empêcher de pousser un léger soupir en ressassant de mauvais souvenirs, ce n'était vraiment pas le moment, je devais me reprendre et vite, et ne pas hésiter le moindre instant. Les mecs n'aiment pas exposer leurs points faibles, je ne fais pas exception à cette règle débile.

"- Je vais le ramener chez mes parents dans le Montana. Avec ses congénères, il sera toujours mieux qu'enfermé ici dans ce box ridiculement trop petit. Je continuerai à venir le voir le plus possible malgré les distances. Et quand je déménagerai pour de bon, il n'y aura plus aucun souci à se faire."

A croire que ma vie était réellement cloisonnée dans un ranch excentré au beau milieu des prairies dominées au loin par les impressionnantes montagnes de mon état natal. J'étais nostalgique tout à coup, du champ des oiseaux, des lacs luisants et frais y compris pendant les canicules d'été parqués de leur végétation luxuriante où j'aimais tant me rouler quand j'étais plus jeune. Le beuglement des vaches, les sabots martelant le sol au rythme saccadé des galops, tout me manquait en vérité. Étrange paradoxe car j'aimais mon métier d'infirmier par-dessus tout, c'était juste...Différent ! C'était le cas de le dire. Les nuits longues d'attente parfois, les patients au seuil de la mort, le bruit machiavélique des monitoring, l'odeur âcre de l'hôpital.... Mais aussi le soleil, la plage, la fête, les filles, de très bons côtés aussi, j'aurais fini par craquer si je n'étais pas tombé dans les bras d'une fille une bonne dizaine de fois depuis que j'avais déménagé.

"-Oui, c'est le cas de le dire. On vient de loin tous les deux, je dirai même qu'on revient de très loin plutôt. "

Un peu trop loin peut-être mais ça c'était une autre histoire, je devais rester discret à minima pour me protéger. A quelques mètres de nous, l'étalon d'ébène continuait à se pavaner au travers de ses élégantes foulées. Un gros frimeur, c'était bien les bons termes que j'avais employés quelques minutes pour le suggérer. Pour un cheval qui avait été victime de coliques dans la matinée, il avait l'air en pleine forme, arrachant au passage plusieurs mottes de terre sous son galop à la fois souple et puissant. Assis au beau milieu de l'herbe encore fraîche de la rosée du matin, je ne pouvais détacher mes yeux du beau spectacle qui s'offrait. Je ne connaissais pas de meilleur enchantement que celui de voir mon bel étalon noir aussi démonstratif, il avait l'air tellement libre, tellement puissant, tellement heureux tout simplement. Cela faisait si longtemps que je l'avais plus revu ainsi ou peut-être était-ce moi le vrai problème, peut-être que je n'avais pas pris le temps tout simplement, là était mon plus grand tord.

"- Vas-y je t'écoute." Lui-répondis-je, posément alors que je ne pouvais détacher mon regard azur de Sable Noir qui s'était rapproché de nous peu à peu.

"- Je te l'ai déjà dit, j'ai un boulot épuisant, je n'ai que très peu de temps de repos. Je sais je sais, ça n'explique pas tout, ça n'excuse en rien même ce que tu dois ressentir... Enfin le serment est terminé ou on passe le stade supérieur où je m'agenouille pour me faire pardonner ?"

Il fallait en plus que je rajoute mon petit grain de sel en accolant un peu d'humour à la situation déjà moins tendue que précédemment, j'étais en mesure de le ressentir. Sable Noir émit un petit hennissement de ravissement en se rapprochant davantage, en profitant au passage pour me donner quelques coups de tête joueurs au niveau du torse. Ce bougre d'animal aimait son imbécile de maître de toutes ses forces, amour que je ne pouvais que lui rendre en retour. De sa carrure si noble, l'étalon noir nous surpassait de toute sa hauteur et grand gamin qu'il était, il voulait jouer. Au moins lui semblait déjà m'avoir pardonné, ce qui n'était peut-être pas forcément le cas de la jeune femme, ou du moins pas encore. Mais je ne craignais pas cela, les tensions allaient bien vite complètement disparaitre surtout après quelques minutes de jeux.

"- Hum, et bien Madame Je-Sais-Tout. Si tu montrais ton savoir-faire avec lui ? J'attends..."

J'émis un petit sourire provocateur, j'attendais impatiemment de la voir à l'œuvre dans un premier temps. Bien sûr, je prendrai le relais après, c'était tout entendu.
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« Raconte moi ton histoire, je t'expliquerais la mienne. » ♥ Scott
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