AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Luce H. Kane
Admin soutif en perdition
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 09/11/2015
MESSAGES : 3698

MessageSujet: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Mar 3 Avr - 14:50

Presque trois mois. A essayer de vivre aussi normalement que possible alors que deux de mes jeans les plus serrant refuse de laisser entrer mes cuisses à l’intérieur. Comme si le fait de savoir que je possédais un virus dans le ventre me faisait directement prendre quelques kilos de plus. Rester strip-teaseuse ? Le simple fait d’être de nouveau avec l’amour de ma vie m’a donné l’envie d’arrêter de me donner en spectacle devant tout le monde et puis, nous savons tous les deux comment tout se termine lorsque je danse devant lui. Arrêter le strip, renoncer à deux de mes jeans … Les semaines coulaient lentement sans que je parvienne encore à lui annoncer la nouvelle. La très mauvaise nouvelle. Parce que ce truc dans mon ventre ne va pas s’arrêter de grandir en un claquement de doigt en essayant de mettre le temps sur pause pour pouvoir me préparer à affronter Dim en lui expliquant la situation. A côté des nausées que je peux avoir à cause du stress et de la panique celle du petit virus dans mon ventre ne sont absolument rien du tout ! Il n’empêche que je devais lui dire, que je devais absolument le voir pour prendre le temps de lui annoncer calmement que je suis enceinte mais que ma décision est d’avorter. Mais comme il est le père de ce petit être il me semble que ce n’est pas une décision que je dois prendre seule. Je me dois d’être aussi honnête que possible envers lui et cet événement fera partie des affrontements auxquels nous feront face. J’espère que nous serons assez solides malgré les nombreux doutes qui me trottent dans la tête. Morte de peur, je m’étais alors rendue chez lui après une nouvelle journée de travaille où les odeurs de bouffe ou les parfums nauséabonds de certains clients m’ont plus donné envie de vomir sur leurs beaux vêtements que de continuer à leur sourire avec amabilité. Heureusement que Thomas est quelqu’un d’adorable sur qui je pourrais toujours compter, ce job j’en avais plus que besoin aujourd’hui.

Dim devrait être rentré de sa journée lui aussi, nous avons repris notre petit quotidien d’après journée et si cela était un délice jour après jour de se retrouver aujourd’hui il n’en était rien pour moi. Je ne lui avais rien dit, pas de petit message dans la journée pour lui explique que nous devions parler. Ça sonne toujours mal ce genre de mot, ça fait monter le stress pour rien et au final ça part complètement en vrille lorsqu’on se retrouve en face à face. Nous avions besoin de calme pour l’heure, de pouvoir réfléchir avec sérénité à tout ce qu’il va nous arriver en fonction de la décision qu’il lui semblera la meilleure. Même si j’espère qu’il soit du même avis que moi.

J’ouvre la porte à la volée, comme j’en avais tellement l’habitude, en essayant de rester le plus fidèle à moi-même que possible. Comme je l’ai toujours été avant de comprendre ce qui m’arrivait. « Cooper ! J’espère que tu as pris ton rôle de femme de cuisine très au sérieux ! » Je crie en me débarrassant de ma veste ainsi que de mes chaussures dans un coin de l’entrée. Me rendant ensuite dans la cuisine pour rejoindre le monsieur sans bouclette désormais. C’est chiant, ça fait pas du tout Cooper cette histoire, je ne peux même plus m’amuser à coincer des crayons dans ses cheveux pendant qu’il dort. C’est nul. Mais je l’aime quand même. Mon bras vient se passer autour de lui alors que je me hissais sur la pointe de mes pieds pour venir déposer un baiser sur ses lèvres. « Bonjour. » Je murmure, le teint pâle mais avec le sourire. « Les bouclettes me manque, laisse de nouveau pousser tes cheveux s’il te plait. » Je l’implore pour la énième fois en prenant une moue boudeuse, apercevant alors les deux verres de vins posés non loin de lui. S’il n’avait pas de doutes, il risque d’en avoir assez rapidement vu le nombre de verre que j’évite depuis que je suis au courant de ma grossesse récente. Mais je continue de lui sourire tout en allant me servir un verre de soda. « Tu vois le mois sans alcool ? Bah je suis en plein dedans ! » Ce n’était pas un mensonge, c’était la vérité. Car il y a bien une chose que je me refuse totalement et c’est de lui mentir.

Au lieu de prendre une chaise comme toute personne civilisée le ferait, je me hisse sur le plan de travail, reprenant mon verre une fois bien installée pour pouvoir admirer la beauté de cet homme, même si je le préfère tout de même sans ses fringues. « Tu n’as jamais pensé à cuisiner complètement à poils ? Je trouverais ça tellement plus intéressant ! » Je plaisante en continuant de le fixer intensément. J’avais terriblement peur de le perdre, je ne survivrais pas à une deuxième rupture avec lui, je le sais au plus profond de moi-même. « Tu as passé une bonne journée ? » Je fini tout de même par lui demander, ne sachant pas comment aborder la nouvelle que je devais lui annoncer. Certainement lorsqu’il ne sera pas tout proche de quelque chose de coupant ou de pointu, c’est certainement mieux pour ma survie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dimitri Cooper
Admin bruyant
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 1257

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Mar 3 Avr - 20:38

Récemment j’ai eu une profonde réflexion avec mon moi intérieur. Durant quelques minutes, j’ai longuement réfléchi à ma vie et j’en suis venu à la conclusion que tout va bien désormais. Je suis heureux. Et si je devais dire depuis quand, je répondrais sans hésiter que c’est depuis Noël. Il faut croire que le bonhomme au cul énorme et vêtu de rouge a apporté pas mal de cadeaux aux enfants du monde entier, ainsi que pour moi également. Pour la première depuis quelques temps, ma vie me semble être un fleuve tranquille. C’est bien simple, je plane sur un nuage, heureux de tout ce qu’il se passe. Et il est vrai que la chose la plus importante à prendre en compte est que je me suis remis avec Luce. Et ça, c’est le top du top. Ce qui fait qu’aujourd’hui, je suis un être plus jovial que jamais, n’hésitant pas à chanter à tue-tête peu importe l’endroit où je me trouve. Pas mal de gens pensent alors que je suis un Youtubeur en train de tourner une vidéo mais il en est rien. Si je chante à gorge déployée, c’est uniquement parce que je suis – à nouveau hein – fou amoureux de Luce. Et cette fois-ci, tout semble parti pour durer le temps qu’il faut. C’est-à-dire l’éternité. Je suis devenu un loveur que voulez-vous. Les femmes me rendent faibles. Mais Luce c’est pire que de la faiblesse. Je deviens guimauve. Tout gentil. Mais ça ne me déplaît pas. Au contraire, j’adore quand il est temps de se retrouver, de passer du temps ensemble, de dormir dans les bras de l’un et de l’autre, de s’envoyer en l’air comme des bêtes assoiffées. Enfin, tout ce qui fait qu’on s’est aimé à la folie il y a quelques années en arrière. Et qu’aujourd’hui, on remet le couvert. Aussi, je prends mon rôle de petit-ami très au sérieux. J’ai vraiment envie que ça fonctionne entre nous. Et je n’hésite pas à devenir un véritable petit canard, me laissant vite prendre au jeu du chéri amoureux, aux petits soins pour sa dulcinée. Et actuellement, c’est ce qu’il se passe. Occupé à faire de la cuisine, je veux offrir le meilleur des repas à ma chérie. Bon, je ne sais pas si ça sera bon ou non. J’ai pris une recette sur internet et autant dire que je patauge. Mais ce n’est pas grave. Je possède d’autres atouts dans ma poche et si la bouffe est dégueulasse, je n’aurais alors qu’à lui faire l’amour intensément pour lui faire oublier cet échec. Même si pour l’heure, ce n’est rien de cela. Pour l’instant, je coupe les oignons ok ?

« Mon amouuuuuuur ! » Je braille quand j’entends la porte de mon appartement claquer, signe que Luce est arrivée de son boulot. Lorsqu’elle entre, je ne peux m’empêcher de pouffer de rire face à la pression qu’elle me met quant au repas de ce soir. « Je fais de mon mieux Kane. Si jamais c’est immangeable, il y a du smecta dans la salle de bain, alors m’fait pas chier. » Toujours aussi tendre. C’est l’amouuuuur. Néanmoins, les gestes contredisent les mots. Je l’embrasse tendrement avant de me recentrer sur ma découpe, attaqué par Luce au niveau de mon avenir capillaire. « Hey, laisse moi tignasse tranquille ! Le jour où t’arrêteras d’inventer des bigoudis chelous pour les mettre dans mes bouclettes, peut-être qu’à ce moment-là, j’entamerais ma grève du ciseau ! » Même si j’aime bien comme je suis actuellement. « Ou alors, tout dépend de ce que tu offres en échange… » Le regard lubrique en dit long sur ce qui pourrait me faire changer d’avis. Mais voilà, j’aime trop ma coupe actuelle. Ça fait plus… Avocat. Plus gars de vingt-huit ans qui se case petit à petit.

« Je t’ai servi du vin. » C’est que je suis un petit-ami attentionné et je sais qu’elle l’aime le verre du soir. Cependant, j’apprends avec surprise que non, ce mois-ci elle ne boit pas. Je n’en crois pas mes oreilles. « Sérieux ? » Alors là, c’est la meilleure. Je n’ai jamais entendu une telle chose et c’est bien la première fois que je vois Luce refuser une bonne bouteille de pinard. « Mais c’est un Muscat comme tu n’en as jamais bu, tu sais ? A côté, celui que tu bois, c’est de la pisse. » Continuant à coupe les oignons, j’ajoute « Jamais entendu parler de l’abstinence alcoolique pendant un mois. Tu fais une cure de désintox ? » Souriant, je finis par lui jeter une œillade en coin, histoire de la mater un peu. « Si tu veux, je connais un remède pour ne plus boire. » Mais autant dire qu’il y aura peu de vêtements, de la sueur et des décibels assez élevés au niveau de quelques cris. Mais nous en sommes pas encore là. Pour l’instant, je m’applique à tout préparer pour cuire mon risotto, écoutant Luce me demander si j’ai passé une bonne journée « Ça allait, j’avais pas mal de boulot… Heureusement, que la journée s’est finie assez vite ; J’avais hâte d’être maintenant. » Et de pouvoir retrouver Luce, de savourer chaque seconde passée à ses côtés, à apprécier cette vie de couple. C’est fou comme une séparation peut changer. J’ai moins envie de faire le con, je ne tiens pas à la faire souffrir. Oh non, je veux juste l’aimer. « Et toi Bonita, t’as passé une bonne journée ? T’as fait tomber combien de fois les plats aujourd’hui ? » Je lui demande, prêt à tout pour la titiller. C’est qu’elle est mignonne quand elle s’excite dans tous les sens.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Luce H. Kane
Admin soutif en perdition
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 09/11/2015
MESSAGES : 3698

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Jeu 12 Avr - 21:30

Et comme à chaque fois que je le vois, mon cœur bat un peu plus fort. Je me sens bien plus vivante quand il se trouve près de moi, que je peux entendre le son de sa voix me lancer joyeusement un petit surnom que j’affectionne particulièrement. Le surnom de romantique éperdus, le truc que je n’aurais jamais pu entendre avant de tomber amoureuse de lui, ce simple petit surnom que je ne pouvais pas supporter lorsque je voyais deux personnes tombées follement amoureuses l’une de l’autre. C’est con, terriblement débile même mais il n’y a que Dimitri qui puisse me nommer de cette manière sans que je ne finisse pas trouver ça débile et trop gnian gnian à mon goût. Non, tout devient plus beau avec lui, tout devient plus agréable et tout devient alors supportable. Enfin, tout sauf ce que je suis censée lui annoncer d’une minute à l’autre. Il me faut juste le temps d’attendre qu’il s’éloigne d’un rien des couteaux et de tout objet susceptible de me percer le ventre. Pas que je le pense violent, il ne l’est carrément pas d’ailleurs, mais bon il risque d’avoir autant d’envie de meurtres que moi quand j’ai appris ma grossesse récente. « Je demande juste si tu prends ton rôle au sérieux mon chéri. » Je plaisante avec lui, j’adore ses petites manies et aussi le jeans qu’il porte actuellement et qui lui fait le cul le plus beau que j’ai pu voir de toute la journée. L’attaque des bouclettes ne semble pas tellement lui plaire mais soit, j’attendrais patiemment que ses cheveux repoussent. Je croise les doigts devant lui avec un large sourire sur le visage pour lui promettre que : « Je jure solennellement que je n’essayerais plus jamais d’inventer des bigoudis pour tes bouclettes ! » Et je me remets à rire. « Je suis prête à t’offrir tout ce que tu désires de moi ! » Parce que c’est vrai et que je serais prête à essayer n’importe quelle position du kama sutra si ça peut lui faire plaisir.

Vin servit, je tente discrètement d’éviter mon verre ce qui ne lui échappe pas du tout. C’est assez compliqué de me dire que je ne veux pas du virus qui grandit en moi et que donc théoriquement vu qu’il est condamné à mourir je pourrais boire le précieux liquide contenu dans ce verre sauf que non ! Non, parce que je ne sais tout de même pas ce que Dim en pense et que je ne peux pas faire de connerie pareil, je ne pense pas m’en remettre si je savais que j’avais bu, c’est con tout de même, je veux avorter mais je me refuse de le tuer à petit feu avec de l’alcool. Que le monde est débile. Dim continue de couper les oignons, de s’occuper de faire à manger tout en me regardant du coin de l’œil pour vérifier que je ne suis pas malade. J’arrive finalement à esquiver le sujet lorsque nous parlons de nos journées, lui en avait passé une moyenne vu le boulot qu’il avait dû avoir toute la journée tout en étant pressé d’être à ce soir. Un sourire vient fendre mes lèvres lorsqu’il me demande combien d’assiettes j’ai pu casser. Et il arrive bien entendu à m’énerver, parce qu’il sait que je déteste ce job maintenant que je sais que je peux faire mieux à la fin de mon contrat. « Très drôle ! Je les ai cassées une à une en espérant qu’il me vire plus vite mais malheureusement ça n’a pas fonctionner et je me retrouve à devoir attendre encore trois semaines de merde avant de pouvoir rejoindre l’équipe de Thomas. Une poisse je te dis. Mais je dois avouer que j’avais très hâte d’être à ce soir moi aussi. » Je marque une pause, le regardant amoureusement un instant, remarquant une nouvelle fois tout ce que je risquais de perdre à nouveau. « J’espère que ta journée ne ta pas trop fatigué pour le dessert. » Mes yeux le dévorent complètement, sûrement encore un coup de mes hormones en folie qui ne savent plus où donner de la tête récemment. Je me retrouve vraiment dans des états changeant, passant du stress le plus complet à un amour fou.

Sauf que je ne remarquais pas tout de suite que les oignons finissaient dans la poêle, que je ne vis pas tout de suite que c’était cette odeur qui allait me filer la nausée du siècle. Et que, vu que je n’ai pas tout de suite compris que le tout provenait de la cuisson de ces petites choses, je m’exclame d’un puissant : « Mon Dieu mais c’est quoi cette odeur dégueulasse ?! » Me pinçant le nez alors que mon estomac se trouvait prêt à rendre tout ce qu’il contenait. J’ouvris immédiatement une fenêtre pour laisser filtrer l’air. Lorsque je compris que l’odeur provenait de ce que Dim était en train de cuire je fronçais les sourcils. « T’es sûr qu’ils ne sont pas pourris tes oignons ? » Je grimace alors que lui était parfaitement normal, lors que bon sang l’odeur … C’est là que ça me fit tilt. Les oignons n’étaient pas mauvais, c’était simplement le champignon poussant dans mon ventre qui me faisait croire des conneries. Un peu tard pour le coup, là c’est clair que je vais avoir du mal à me débarrasser du sujet « bébé » et que je vais devoir tout expliquer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dimitri Cooper
Admin bruyant
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 1257

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Dim 13 Mai - 9:09

Attention, ce qui va suivre, brûlera les yeux de toute personne insensible : Bon sang, qu’est-ce que je suis heureux depuis que je suis avec Luce. Nous sommes de nouveau en couple. Et tout va pour le mieux. Mon cœur fait toujours des cabrioles quand je la vois, quand j’entends sa voix ou qu’elle me sourit comme elle me le fait. Mon dieu, quand j’y repense, je me dis qu’on a pris des chemins bien longs pour se retrouver. Mais d’un certain côté, c’est bien d’avoir pris le temps. Je me sens tellement mieux depuis. Je revis. Je suis un petit oisillon venant de sortir de sa coquille. Et là, je suis juste le petit ami parfait qui cuisine pour sa chérie d’amour. Parce que c’est la vie d’être en couple. Dieu merci, Zach ou Matthew ne lisent pas ceci et mon honneur est sauf. Ils ne côtoient pas Luce. Aussi, mon honneur est-il encore plus sauf. Enfin, ce n’est pas le moment de se transformer en dépravé de l’amour. J’ai quand même une prestance à sauvegarder. Cependant, face à Luce, toute volonté mollit. Même quand elle m’indique ne pas vouloir boire. Ce n’est pas grave et puis le sujet est vite changé. Je ne peux m’empêcher de rire à l’évocation des assiettes cassées. « Bientôt mon Amour ! D’ailleurs, je ne l’ai jamais vu ce Thomas avec qui tu souhaites tant bosser. J’espère qu’il est hideux. » Ma voix est faussement jalouse. Mais n’en demeure pas moins vrai que je ne tiens pas à ce qu’il ait embauché ma douce Luce juste pour la séduire. De toute façon, lorsqu’elle me parle de cette voix chaude au sujet du « dessert » j’en oublie bien vite ces inquiétudes. A mon avis, elle ne parle pas ainsi à tout le monde. Sinon, il n’y aurait plus qu’à la considérer comme une nymphomane. « Le dessert, c’est un éclair au chocolat. » Je lui réponds cela en la fixant d’un air lubrique. Bien sûr que si ça ne tenait qu’à moi, je lui ferais l’amour, là tout de suite, sur le champ, sur le plan de travail, au milieu des oignons et des casseroles. Mais je suis civilisé ce soir. Et puis, en plus, Luce vient de mettre les oignons dans la casserole. Et ça grésille bien fort d’ailleurs. L’odeur fait disparaître toute envie coquine, me faisant réaliser que je suis affamé, que je mangerais bien ce qui est en train de se cuisiner.

Sauf que Luce semble ne pas aimer l’odeur, allant décréter que mes oignons sont pourris. Parce que selon elle, ça pue. « Ah bon ? » Je demande, surpris. Puis, je hume l’air mais ça ne me semble pas choquant. « Pourtant, l’odeur est normale. Ça sent l’oignon. Mais il n’est pas pourri. Il avait l’air normal quand tu l’as coupé. » Et il ne m’a pas semblé avoir vu qu’il était avarié, ou alors j’ai la berlue, je n’en sais rien. « Si tu veux, on peut le jeter mais avant je vais gouter pour en être sûr. » J’en attrape un dans la poêle chaude, manquant de me brûler tant il est bouillant. Mais ce n’est pas grave. Je souffle dessus jusqu’à ce qu’il soit à la bonne température pour que je puisse le manger. Une fois en bouche, je le mastique en prenant un air songeur, cherchant le gout dégueulasse qui me fera le recracher. Sauf que … « Mais il est bon cet oignon ! » Me voilà rassuré. Je l’ai acheté hier et manquait plus qu’il soit avarié. J’aurais pété mon scandale à la supérette. Ce qui n’est pas le cas. J’en prends un dans la poêle et le souffle dessus, dans le seul but de le faire gouter à ma chérie. « Tiens Lucette fragile. Va falloi revoir ton odorat. Non parce que si jamais tu me dis que je schlingues, je serais obligé de te faire opérer des canaux nasaux. » Et j’suis méga sérieux. Attends, j’ai pas envie qu’elle me dise que je pue parce qu’il y a un souci au niveau des sensations olfactives. Cependant, lorsque je lui tends l’oignon devant son nez, il y a une réaction à laquelle je ne m’attends guère. Celle de voir Luce être prise de haut le cœur et foncer droit aux toilettes tandis que je suis débout comme un couillon avec mon oignon entre mes doigts. Pas grave, je le mange aussitôt, tout en allant vers là où se trouve ma dulcinée à juger les bruits peu ragoutants. « Luuuuuce !! » Je claironne fort peu inquiet de la voir dégueuler. Combien de fois l’ai-je vu vomir, combien de fois on s’est vomi dessus, bien trop alcoolisés #momentcrade. Bref, je ne suis point écoeuré. A la rigueur, changer la couche d’un gosse me paraît plus immonde qu’entendre ma petite amie gerber. « Luuuuuce, avoue que tu as bu avant de venir ici ! Tu bois sans moi maintenant, petite polissonne. » Je commence à gratter le bois de la porte comme un psychopathe. « Va falloir que je te punisse ma petite ! » A moins qu’elle ne soit malade peut-être ? La gastro ? Mais ça sort par la bouche et le derrière, non ? « Est-ce que tu as la diarhée ? » Finis-je par dire sur un ton sérieux, bien que je me morde la lèvre pour ne pas rire.
Qui a dit qu’on pouvait se sentir en sécurité avec moi ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Luce H. Kane
Admin soutif en perdition
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 09/11/2015
MESSAGES : 3698

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Mar 22 Mai - 19:33

Non vraiment, l’idée du dessert au chocolat avec le truc dans mon ventre je pense pas que ce soit une bonne idée. Juste à l’idée de la crème à l’intérieur me donne de drôle de sensations, je ne me sens pas trop en forme pour le coup et je me sens vraiment très mal. Pas que l’idée me déplaise d’avoir un dessert, j’aurais aimé que ce soit un autre truc, dans le genre Dimitri avec un peu de chocolat sur le corps se serait magnifique ! Oui, oui j’ai très envie d’un Dimitri glacé au chocolat pour le dessert mais je n’ai même pas le temps de lui faire part de mes idées que l’odeur horrible et atroce m’atteint de plein fouet : les oignons. Ces viles petites choses sont arrivés dans la poêle à une vitesse terrible que je n’y étais vraiment pas préparée. Ils m’ont attaqué de plein fouet, un peu dans le même style que lorsqu’on les coupe et qu’ils se mettent d’un seul coup à nous faire pleurer comme des madeleines sans qu’on s’y attende. Des saloperies ; De vraies petites conneries. Et quand je m’exclame que ça pue je suis vraiment sérieuse, je ne pense pas à cette histoire de bébé qui me déforme complètement les hormones et qui me fait complètement divaguer. Non, non pour moi ces trucs sont vraiment pourris et je ne m’en étais pas rendue compte avant, un comble pour une ancienne cuisinière non ? Mais Dimitri prend la chose très au sérieux, développant à voix haute ce que je pensais à voix basse. « Je sais, j’ai sûrement du louper un truc mauvais dedans ! Retire ça, met le dans la poubelle on va s’en passer ! » Je lui dis en grimaçant, me pinçant le nez dans une grimace tellement horrible que ça doit être certainement pire que l’odeur qui me pique le nez. Mais au lieu de le jeter comme il le propose à son tour, il va le goûter. Je mime une nouvelle grimace atroce en le regardant avaler cette infâme petite chose puante. Mais au lieu de le voir grimacer à son tour et le recracher dans l’évier ou la poubelle, le voilà en pleine concentration en attendant la petite chose dégueu qui va l’atteindre de plein fouet. J’attends aussi, le fixant un air de dégoût jusqu’au moment fatidique où il s’écrie que tout va bien, que je perds le nord et c’est bien entendu à ce moment-là que je comprends que c’est l’alien dans mon bide qui me fait encore sentir des conneries. Et pour confirmer ses dires, Dim vient vers moi avec un morceau puant. « NOOON va t’en avec ce truc !! » Je crie mais trop tard, il est trop près, ça sent trop mauvais et …et … et putain je pensais vomir seulement que lorsque je buvais de trop moi ! Mais non, non bien sur ! Les hauts le cœur sont bien trop fort et je suis obligées de courir jusqu’au toilette pour rendre l’âme. Heureusement mon amoureux à l’habitude de me voir vomir, pas que je sois alcoolique mais bon, c’est une chose inévitable lorsqu’on boit de trop.

Je l’entends marcher dans le couloir en criant mon nom, pensant que j’avais bu avant de venir. Alors lorsque la sensation de mal au ventre et d’odeur en putréfaction se calme je lui lance un : « C’est pas à cause de l’alcool, je peux plus boire de toute manière ! » Et là, j’ai juste envie de pleurer. Pas le genre de larme qu’on a lorsqu’on se retrouve le nez face aux chiottes mais le genre de vraies larmes, celles que j’avais lorsque Dim était partit, des vraies larmes, oui, oui. Je n’écoute pas vraiment ce qu’il me dit ensuite, je me redresse simplement pour pouvoir rouvrir la porte derrière moi, reprenant place à côté de ma sauveuse de ce soir pour éviter d’avoir un accident en marchant vers la cuisine. « Et je ne suis pas malade, du moins seulement pour un moment mais c’est pas une maladie … » Je me sens prise au piège, obligée de lui expliquer ce qu’il se passe et pourquoi je suis aussi bizarre depuis un moment. « Bon, c’est pas le bon endroit pour en parler mais la cuisine est une zone rouge jusqu’à nouvel ordre. » Je commence en poussant un long soupir, mon estomac se calmant peu à peu. « Tu te souviens quand je suis sortie seule un soir ? Je voulais absolument aller voir une amie et toi tu bossais tard, t’étais crevé et tu as préféré faire ton grand-père pour une fois. Et bah ce soir-là, je suis tombée de la table où je dansais parce que j’avais encore trop bu cette fois-là … Mon amie ma ramassée à terre, amenée chez elle et ça allait pas du tout alors elle m’a amenée à l’hôpital au cas où. » Je reprends du début, en espérant que la pilule passerait peut-être mieux de cette manière ou pas. « Eh ben à l’hôpital ils ont fait des examens et tout les trucs que je déteste, j’avais même une perf’ dans ce bras, là, juste là ! » je pointe l’endroit où l’aiguille était rentrée dans ma peau. « Puis le médecin est revenu … et c’est là que c’est la merde … Parce que je ne sais pas ce que je dois faire ou du moins j’ai mon idée mais le truc c’est que ça te concerne aussi et je n’ai pas envie de prendre une décision seule parce qu’on est enfin de nouveau ensemble et que je veux faire les choses bien et … » Je perdais pied, disant absolument tout ce qui pouvait bien me traverser la tête, oubliant un peu le sujet principal vu que je ne lui avais même pas encore dit. Devant sa mine mi-inquiète et mi-suspicieuse, je me dis qu’il était temps, que je devais lui dire, que nous étions deux grandes personnes après tout et que nous étions parfaitement capables de gérer une situation de crise, du moins je l’espère et je veux y croire de tout mon cœur. « Je suis enceinte … » Je pousse dans un long soupir, n’osant alors plus le regarder mais fixant plutôt la planche des WC, ma seule alliée de la soirée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dimitri Cooper
Admin bruyant
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 1257

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Dim 27 Mai - 20:27

Ma pauvre Lucette, ça fait tellement de la peine de la voir dans cet état. Être malade ce soir où nous devons être caliente. Bien sûr, je comprends qu’elle soit malade, mais de là à accuser les oignons quand même. Ils sont bons après tout. Je les ai gouté et je n’ai pas eu de spasme au ventre. Ce n’est pas qu’ils sont dégueulasses. Et puis, je peux même comprendre qu’elle n’ose pas me dire qu’elle a la chiasse. Après tout, c’est assez délicat. Mais avec moi, il n’y a pas besoin de prendre des pincettes. Je comprends, c’est humain. Bien sûr, le jour où elle pisse la porte ouverte, je serais obligé de mettre les choses au clair. Mais là, un petit pet foireux. C’est tout simplement mignon. « Mon cœur, ouvre cette porte. J’ai ce qu’il faut pour les problèmes de popo. » Et miracle, magie. Elle m’ouvre la porte, l’œil vitreux, avec la tronche de quelqu’un qui n’est pas très très bien. C’est là qu’elle m’explique ne pas avoir bu, elle n’est pas malade. Mais elle ne peut pas boire. Que faut-il comprendre à tout ça ? C’est illogique. « Tu ne peux plus boire et tu n’es pas malade ? » Je souris, convaincu qu’elle va me sortir une connerie. Ce n’est pas un poisson d’avril. Mais ça va être drôle. Sans doute, se mettra-t-elle à pouffer de rire, me montrant qu’elle ne vient pas de vomir, que tout va bien, qu’elle voulait juste me faire peur. Ah cette petite sotte ! Je lui ferais l’amour pour la récompenser. Sauf qu’au lieu de ça, elle me raconte une histoire où visiblement, elle a fini à l’hôpital, histoire que je n’ai jamais su avant maintenant. Fronçant les sourcils, je me demande à quel moment j’avais zappé sur les talents d’oratrice de ma copine. Parce qu’elle a l’art et la manière de l’expliquer. Et finalement, la chute finit par arriver.


« Je suis enceinte … »

Et là, c’est le blanc. J’ai un temps d’absence, je ne dis rien. Je la fixe toujours avec mon sourire sur les lèvres. J’ai l’air figé. Et c’est le cas. Les paroles viennent et reviennent dans ma tête. Elle est enceinte. Voilà l’explication. Enceinte ! Tu sais le truc dans le ventre ? Les gosses. Les pleurs. Les machins qui vomissent comme Luce mais dans les toilettes. Oh non, qui vomit partout, dans les cheveux, sur les habits. Comme s’ils étaient bourrés en permanence. « Enceinte… » Je reprends ce mot qui veut tout dire. Et pourtant, je me demande si c’est une blague. « Tu me fais marcher, amour ? » Je souris de plus belle, convaincue qu’elle me fait une caméra cachée. Elle doit être quelque part. Parce qu’on ne dit pas ça dans les toilettes, non ? On donne un test de grossesse ou un tshirt avec écrit « coucou papa » mais pas dans les chiottes ! Manquait plus qu’elle ne soit pas tirée. Là, je ne sais pas quoi dire, parce que Luce a l’air super sérieuse.  Genre trop. La mine est grave. Et ça fait concorder son histoire. Pourtant, je ne sais pas ce que je dois penser. « Non… Visiblement non. » Finis-je par ajouter, réalisant que je monologue au calme depuis tout à l’heure. Je ne sais pas quoi dire d’autre. « Mais … Comment… ?  » Non je ne suis pas en train de demander comment on fait les bébés. « Enfin, je veux dire, quand ? » Quand est-ce qu’il y a un couac ? Je veux dire, elle doit prendre la pilule. Elle ne peut pas tomber enceinte. En plus, on vient de se retrouver. Ça me semble tôt. Soudain. A vrai dire… Je ne sais paaaas ! C’est fou. « Je… je ne sais pas quoi dire… » Tout à coup, je suis en train de réaliser vraiment. Et ça fout un coup. J’ai l’impression d’être choqué à jamais. Que je ne vais pas m’en remettre. Pourquoi une telle nouvelle ? Ils sont où nos projets ? On ne vit pas ensemble, on a pas encore voyagé ensemble. Egoistement, je veux Luce pour moi, et pour moi seule. « C’est surprenant… » Et destabilisant. J’aurais préféré presque qu’elle soit malade. Parce que je ne me sens pas prêt pour être père. Je suis encore dans ce besoin de faire la fête, de me mettre minable. Alors avoir une famille…  Mon dieu. « T’en penses quoi ? » Finis-je par dire d’une voix angoissée. Incapable de réagir, je préfère savoir ce que Luce en pense. Moi, je suis trop choqué. Et les oignons alors ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Luce H. Kane
Admin soutif en perdition
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 09/11/2015
MESSAGES : 3698

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Dim 10 Juin - 19:52

C’est dit, c’est fait, je ne savais pas comment aborder le sujet avec lui et bien voilà tout est dit. Je n’ai plus qu’à prendre le premier aller pour le Pérou juste pour l’empêcher de voir sa tête, d’affronter son regard … C’est trop dur. Et ça l’est uniquement parce que j’ai peur, peur de le perdre, peur de le voir partir une nouvelle fois, peur de ne plus lui parler et peur de ne plus jamais avoir de nouvelles de lui. C’est un peu comme si j’étais en train de voir mourir notre relation une nouvelle fois, je revois nos premiers moments, je revois cette soirée complètement stupide que nous avons passé à deux pour jouer avec des jeux d’alcool, je l’entends encore me demander s’il avait envie de m’embrasser et que je devais répondre vrai ou faux, le jeu du menteur … Il nous à bien eu ce petit jeu. Parce que finalement, nous avons fini par coucher ensemble pour la première fois. Et puis, il y a eu tous ces instants volés, ces baisers qui ne devaient rien dire, ces fois où nous avons fini dans le lit de l’autre, les disputes liées à des jalousies et toutes ces questions qui m’envahissaient. Ce tourbillon de sentiments complètement fou ! Tout ce que j’avais pu ressentir lorsque j’ai compris que je tombais amoureuse pour la toute première fois de ma vie. Cet amour, je l’avais compris avant lui … Je me souviens encore de la fête organisée par Andrea pour lui, il y avait tant de monde ! Puis … Et puis mon monde avait totalement basculé alors que je les ai entendu parler. Cachée, j’avais entendu Andrea lui dire qu’il avait gagné le pari, ce pari concernant Ophelia, cette douce Ophelia … Je me souviens de ma colère tandis que je m’étais enfuie sur le balcon, la haine formait une énorme boule dans mon estomac. Puis il était arrivé, comme toujours, l’air serein … Il l’a été un peu moins lorsque je lui ai révélé ce que je venais d’entendre. Pensant être concernée dans ce pari stupide, deux mecs complètement idiots pariant sur qui couchera en premier ! Pourtant, il m’avait dit la vérité ce soir-là. Je ne faisais pas partie de ce pari … Mais la haine m’aveuglait stupidement tandis que je lui révélais une dernière chose : je pensais que je l’aimais. Ces derniers mots avaient scellé la fin d’une conversation de torture mentale, je me suis enfuie pour ne plus le revoir. Sauf que quelques mois après, cet idiot venait de débarqué là où je m’y attendais le moins : au club où je dansais nue. Je me souviendrais toujours de son regard braqué sur moi alors que je m’appliquais à l’ignorer dignement, le rendant fou en dansant près d’autres hommes … Il m’aurait tuée. Puis, je me souviens du patron de la boîte venant me trouver pour aller faire un show privé. Je savais qui le souhaitais. Et c’est avec colère que je suis allée le retrouver dans une pièce du fond. Une nouvelle conversation, des sentiments dévoilés … Et une toute première pour nous : tenter d’être un couple à notre façon. Tout s’est enchainer, de notre tentative de couple secret se révélant doucement au grand jour, de cette tromperie venant de Dimitri, de son départ, de ne plus avoir de nouvelles, de le retrouver une nouvelle fois, de tenter de l’oublier encore, pour en arriver ici.
Dans les chiottes pour lui révéler que je suis enceinte.

J’aimerais lui dire que c’est une blague, que je suis juste malade ou que j’ai trop bu, j’ai envie de pleurer tellement j’ai peur de ce regard posé sur moi. Une boule me noue la gorge alors que je ressens une nouvelle fois ce sentiment d’abandon de sa part lorsqu’il est partit sans dire un mot … Je ne me sens capable de lui répondre que lorsqu’il me demande quand, tentant d’esquisser un sourire lorsqu’il me demande comment … « Au réveillon je crois … D’après ce que dis le médecin, oui, ce serait dans ces environs là … » Mais il ne sait pas quoi dire, quoi répondre ni ce qu’il doit faire et je ne peux pas l’en blâmer parce que je suis moi-même tétanisée. Mais il fini par me demander ce que j’en pense et je peine à lever les yeux vers lui. Sauf que je n’y décèle pas ce à quoi je m’attendais, il n’y avait pas de trace de rage comme j’en avais déjà vu, il n’y avait que l’inquiétude d’un homme qui ne sait pas quoi faire face à ce qui nous arrive. Pour une fois, je me surprenais à prier pour ne pas me tromper sur ce que je voyais car j’avais envie d’y croire. De savoir qu’il m’aime autant que je l’aime et qu’il est aussi inquiet que moi. « Je pense … Je pense que ce serait mieux de ne pas le garder … » Je murmure, sachant très bien qu’il me comprendrait. « Dim … J’ai peur … » Et je n’avais pas envie qu’il joue les hommes forts à qui rien n’arrive de mal, j’avais juste besoin qu’il soit lui-même pour m’aider à prendre la bonne décision.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dimitri Cooper
Admin bruyant
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 1257

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   Ven 15 Juin - 19:17

Je dois admettre que je suis sur le cul. Vraiment, je ne réalise pas. Non pas que j’ai toujours cru que Luce était stérile, non. Mais bien parce que je n’ai jamais envisagé d’avoir des enfants. Même pas dans le futur. Jamais. Ça n’a jamais été une question qui m’a effleuré l’esprit. Après tout, c’est un truc tellement fou quoi. Il suffit juste de les voir tous ces gens avec des gosses, obligé de leur courir derrière, les emmener au jardin d’enfant, s’extasier parce qu’il a éternué et qu’un énorme filet de morve s’est envolé dans les airs. Non. Non… Jamais, je me suis imaginé en tant que parent. Il faut dire que je n’ai jamais eu la bonne figure paternelle, pour. Ni même maternelle cela dit. Ma mère a tiré sur mon père parce qu’il se tapait la femme de chambre. Fin de l’histoire. Aujourd’hui, ma mère moisit en prison, je n’ai plus jamais voulu la voir et avec mes sœurs, nous avons été élevées par nos oncles et tantes. On a dû être forts pour y arriver. Et depuis, je me suis juré de ne jamais chuter de la sorte, de ne pas trop m’attacher pour ne pas perdre pied. Et voilà qu’avec Luce, tout se balaie. Elle renverse mes convictions, elle me montre que je suis hyper attaché à elle. Et là, de la savoir enceinte, ça ne me donne aucun sentiment de joie. Non, je ne veux juste pas la perdre. C’est tout. C’est uniquement ça. Alors que puis-je dire de plus, si ce n’est que j’ai terriblement peur, que je suis incapable de réagir correctement. Je devrais me mettre à chialer. Je devrais peut être content. Mais je n’y arrive pas. Mes yeux sont secs. Je ne suis pas content mais je ne suis pas en colère. A vrai dire, je suis vide. Incapable de réagir autrement que de poser des questions dénués de sens. Luce le voit sans doute, je n’en sais rien. Nous sommes comme deux cons dans ces chiottes. Et tout à coup, elle m’offre l’échappatoire, celle de me dire que le mieux, c’est de ne pas le garder. Parce qu’on est préparé à rien. On a rien pour l’accueillir, on ne vit même pas ensemble. Et puis, par-dessus, j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Je ne me sens pas prêt d’ailleurs. « C’est vraiment ce que tu veux ? » Je lui demande en la fixant d’un air neutre. Lorsqu’elle me dit avoir peur, j’ai alors qu’une seule envie : la prendre dans mes bras, lui dire que je l’aime, lui dire qu’elle n’a pas à avoir peur. Mais comment pourrais-je la réconforter alors que je suis moi-même dans cet état similaire. Bon sang, elle est où la couille dans cette histoire ? On a fait comment pour se louper comme ça ?!

Au lieu de continuer à réfléchir, je m’oblige à réagir envers Luce. Je m’accroupis à ses côtés, venant effleurer sa joue, doucement, tendrement. « Luce mon coeur. » Ma voix est douce, rassurante. Le cœur n’a jamais battu aussi fort, pas même lorsqu’il a fallu lui dire, un beau soir, que je l’aimais à en crever. « Tu n’as pas à avoir peur. On est deux, pas vrai ? Et je suis là, pour toi. » Je lui souris même si ça n’a rien à voir avec mes sourires que je lui adresse. Là, c’est coincé, ça sent la gêne. Ça ne sent pas bon même. « Mon cœur, c’est sûr qu’on a merdé. Qu’on est pas prêt pour une telle aventure mais il ne faut pas avoir peur… » Peut-être que mon naturel reprend le dessus. Certes, je panique rarement mais j’ai du mal aussi à comprendre la sensibilité des autres. Passé la surprise, passé ce poids mort que je m’enlève en m’obligeant à être réactif, je me rends compte qu’il y a des solutions, que comme dit Luce, nous ne sommes pas obligés de le garder. Je m’épargne les questions d’ordre morales ou sentimentales. Je n’ai pas l’impression qu’il s’agit d’un bébé, d’un être humain. Oh non, pour moi, c’est un nuisible qui n’a pas à être là. C’est horrible, je sais. Mais mon enfance détruite a ainsi façonné l’être que je suis devenu. Je peux aimer Luce à la folie, mais elle est à moi, je n’ai pas à la partager avec ça. Pas ce qui m’entravera ma liberté, mon bonheur. Je suis égoïste, c’est vrai. « Il y a des solutions pour régler ce problème. On va s’en occuper. Peut-être pas ce soir parce que je pense que tout est fermé. Mais demain, si tu veux. » J’arrive tellement pas à me mettre à la place de Luce, à comprendre que ce n’est pas un bouton d’acné qu’elle va enlever mais un bébé. Mon bébé, d’ailleurs. Mais ça, c’est au-delà de mes forces. A vrai dire, c’est dans ces instants que je devrais me rendre compte combien je suis immature et égocentrique.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri   

Revenir en haut Aller en bas
 
What about all the broken happy ever afters ♥ Dimitri
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 04. Happy Birthday, Cat.
» 06. Sunday, Monday, Happy Days. || with Chris Lorentz
» Happy B-day tooooooo youuuuuuuuuuuu! ^^
» POURQUI ET POURQUOI DES DRAGES AUX COCHONS???HAPPY FATHER S DAY !
» Happy Material!? (spoiler from Negima!? 14)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: D'où venons-nous ? :: Downtown :: Home sweet home-