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 Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb

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TEAM BILL
Caleb J. Campbell
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MessageSujet: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Mer 4 Avr - 23:00


Une soirée plutôt mouvementée.


Naïa & Caleb

Ce soir j'avais prévu de passer la soirée avec ma petite amie, avec Naïa. J'en étais heureux après une journée de merde. Bon cela avait été une journée toujours aussi banale que les autres, mais il y avait toujours un gamin pour m'enquiquiner, alors à force j'étais bien obligé de punir. Pas quelque chose que j'aimais faire avec le plaisir, mais bon de temps en temps c'était bien utile tout de même. J'avais fini assez de bonne heure, j'étais donc rapidement rentré chez moi. Je savais parfaitement que la jolie brune travaillait encore, donc qu'elle n'allait pas arriver de si tôt, alors j'avais encore pas mal de temps devant moi. Au moins, j'avais le temps de faire deux trois trucs pour que cette soirée se passe au mieux. Bon j'étais passé prendre à manger chez le traiteur. Je ne voulais pas m'embêter avec ça et puis au moins chez le traiteur, j'étais certains que ça serait bon et que ça nous plairait à tous les deux. Après avoir déposé les affaires pour ce soir à mon appartement, je filais à la douche. Je m'habillais décontracté pour la soirée avec Naïa. Je me retrouvais donc à zapper devant la télévision en attendant la jeune femme arriver. Tout était déjà prêt pour la soirée, il ne me manquait plus que la présence de la jeune femme. C'est sûr que là, ça serait beaucoup mieux si elle était là. Mais ce n'était pas le cas. J'avais l'impression d'attendre depuis trois heures, bon j'exagère c'est sûr mais tout ça pour dire que j'attendais la petite amie depuis bien trop longtemps à mon goût. De toute façon, je ne pouvais pas faire d'autre que d'attendre. Après tout j'étais chez moi, alors je ne pouvais pas aller ailleurs de toute façon. Je savais très bien que ce n'était pas le genre de Naïa de me poser des lapins quand même, et puis au pire prévenir cela existe. Ce n'était pas comme si, elle n'avait pas de téléphone hein. Moi aussi ça m'arrivait d'être totalement à fond dans mon travail puisque je l'aimais. Tout comme le sien, je le sais très bien.

Je pouvais m'endormir à moitié dans le canapé, devant la télévision. Il allait vraiment commencé à se faire tard, en début de soirée quand j'entendis quelqu'un frapper à la porte d'entrée. Ça me fit sauter d'un bond du canapé pour aller jusqu'à la porte d'entrée. Ce n'était pas trop tôt. Limide si je n'allais pas retrouver à aller manger tout seul quand même. "Ah, enfin. Je t'attendais plus." Dis-je donc à la jeune femme en déposant un baiser sur ses lèvres. Je la laissais donc entrer à l'intérieur de l'appartement. Après tout, on n'allait pas rester sur le pas de la porte. Depuis le temps que je l'attendais depuis cet après-midi. En plus, j'en aurais des trucs à lui dire maintenant. Qu'elle soit arrivée à la bourre commençait déjà à m'enquiquiner. Il y avait bien un moment où il fallait lâcher le boulot. Il ne fallait pas travailler toute la journée quand même. Après tout, la vie ne ce résumait pas à ça quand même et heureusement d'ailleurs. "Alors t'étais encore en train de travailler ? A cette heure-ci en plus ?" Demandai-je donc à la jeune femme. Même si je connaissais déjà parfaitement la réponse. Je savais qu'elle passait son temps à ça.
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Jeu 12 Avr - 23:23

La musique inonde la salle, emplit ma tête et fait résonner chaque fibre de mon être. Elle m’habite totalement, faisant se mouvoir mon corps en rythme. Je suis seule et je ferme les yeux. Je ne veux faire plus qu’un avec la danse, avec mon élément. J’ai besoin de me vider la tête, j’ai besoin d’oublier, j’ai besoin de faire le vide, j’ai besoin… Mes traits se déforment momentanément par une expression de sincère douleur, mais aussi vite que la souffrance irradie dans mon âme, je la boute hors de mon esprit. Déséquilibrée durant une fraction de seconde par mes démons, je me reconcentre sur mes pas et sur la symphonie qui se joue. Mes mouvements redeviennent plus fluides, plus gracieux, comme si rien ne s’était passé. Car non… il ne s’est rien passé. C’est comme un mirage, un mauvais rêve… ça n’a rien de la réalité. Ce n’est qu’un cauchemar. Non, réveille-toi, Naïa. Ce n’en est pas un. Une nouvelle grimace qui déforme mes traits et je me retrouve à perdre le fil de la chorégraphie que j’ai passé tant d’heures à apprendre. Mes gestes se perdent, mes pas s’emmêlent… jusqu’à ce que mes pieds s’embronchent et je tombe à genoux au sol. Je me retiens avec mes mains.

Ma respiration devient haletante et mes muscles se raidissent. La musique se poursuit, mais je ne danse plus… ce qui suffit à ramener en moi la souffrance, comme une vague monstrueuse et dévastatrice qui emporte tout sur son passage. Parce que ça veut sortir. Parce que ça veut revenir sur le devant de la scène. Il veut que je me souvienne de tout, que je souffre encore et encore de ces souvenirs que j’ai banni hors de ma mémoire. Mon corps est tout à coup secoué de tremblements. Je retiens difficilement un sanglot qui s’étrangle dans ma gorge… puis un second. Ils finissent pas se presser avec une telle force dans ma poitrine que je crains qu’elle n’explose. J’éclate brusquement en pleurs, incapable de retenir mes larmes plus longtemps. D’une main, je tente de rester en équilibre malgré mes muscles cotonneux qui ne demandent qu’à flancher et de l’autre, je me tiens les côtés comme sous l’effet d’une douleur physique. Mais n’importe quelle douleur physique ne serait jamais assez puissante pour égaler la souffrance qui me pétrie l’âme en cet instant même. J’ai la sensation qu’une main s’est immiscée dans mon âme pour tout détruire sur son passage, pour faire s’agiter les souvenirs, pour ramener des instants qui ne devraient pas exister, pour que ça revienne. Je suis misérable, lamentable et pathétique… Mon chignon se défait de lui-même et mes cheveux tombent de part et d’autre de mon visage, s’étendant comme un voile autour de moi. Je porte ma main à ma bouche pour retenir mes sanglots qui se sont métamorphosés en gémissements. D’immenses miroirs tapissent les murs de la salle de danse. Lorsque je croise mon regard dans l’un d’eux, je m’observe comme si j’étais un monstre, dans une contemplation horrifiée. Je me sens salie, souillée… j’en deviens hideuse à moi-même. « Non ! » je m’écrie brutalement, comme un rappel à l’ordre. Dans mon esprit, toutes mes pensées s’agitent, s’entrechoquent, s’affolent avant de s’ordonner peu à peu. La muraille se reconstruit autour de mon âme. Mon regard devient métal et je sèche mes larmes d’un revers de poignet rageur. Ça n’a pas le droit de venir me hanter. Ça n’a pas le droit de me torturer et de me rendre faible. Ça n’a pas le droit d’exister. Alors je me redresse. Je relève le menton. Je ramène à moi mon honneur, mon orgueil, ma force et mon ambition. Je chasse tout ce qui ne devrait pas exister et que d’autres voudraient faire remonter à la surface. Je sais ce que je veux, mais je sais surtout ce que je ne veux pas. Je ne serai pas une victime.

***

Je sonne piteusement à la porte de l’appartement. J’ai conscience que je suis monstrueusement en retard. Pour cause, j’avais oublié que je devais retrouver Caleb chez lui. Alors je me suis éternisée au Conservatoire, j’ai répété encore et encore. Les exigences de Goldstein avaient monté d’un cran, autant que les miennes. La première était pour bientôt, et je ne pouvais pas me permettre d’être potable. Tout mon temps, mon énergie, mes priorités, mes besoins passent par la comédie musicale, et j’en occulte le reste. Je me doute que ça ne doit pas plaire à tout le monde, en premier à mon petit ami, mais je ne me pose pas encore la question. Ma carrière, c’est toute ma vie. « Je suis désolée… je n’ai pas vu le temps passer. » je m’excuse dans une grimace contrite. Son baiser chasse mes craintes et toutes ces mauvaises pensées qui me parasitent. Je rentre dans l’appartement à sa suite, délaissant mon sac et ma veste sur le canapé du salon. Ça faisait du bien de se poser un peu. « Oui ! Avec l’approche de la première, on travaille de plus en plus. Goldstein nous fait répéter les scènes, encore, encore et encore. Il n’acceptera pas l’à peu près ! » Autrefois, je me serai plainte d’avoir un bourreau du travail comme patron, mais je n’ose plus rien dire depuis que j’ai appris ce qu’il en était de sa fille. « Puis il faut aussi apprendre les danses, répéter avec les costumes, prévoir déjà les affiches promotionnelles et apparaître en public pour le lancement de la comédie musicale. Ça prend un temps fou. Je ne le vois pas défiler ! » Dès que je me lance sur le sujet, mes yeux s’emplissent d’étoiles et je m’arrête difficilement. Je ne fais pas seulement mon travail, je vis ma passion à fond ! Forcément, je demeure intarissable sur le sujet. Sûrement un peu trop. « Et toi, tu as passé une bonne journée ? » C’est en venant pour le rejoindre que je me rends compte que la table est mise pour nous deux. Un bon repas nous attend. Et si je suis touchée par l’attention, je reste étonnée. « Oh mince… tu avais prévu le repas… Je suis désolée… » Depuis combien de temps attendait-il ma venue ? Je me sens terriblement mal.
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Mar 29 Mai - 15:53


Une soirée plutôt mouvementée.


Naïa & Caleb

J'avais prévue une petite soirée bien romantique avec Naïa. Ouais d'habitude ce n'était pas mon genre, mais j'avais envie de tester de nouvelle chose avec la jeune femme brune. J'avais acheté à manger chez le traiteur avant de rentrer chez moi. Je m'étais préparé rapidement pour pouvoir être à l'heure pour accueillir la jeune femme comme il se doit. Que j'ai le temps de préparer la table, bien décorer. Ce n'était pas non plus mon genre de faire de bonne décoration, mais bon occasion spécial, j'étais bien ravi de pouvoir faire un effort pour la jolie brune. J'avais tout préparé à temps, il ne manquait plus que la présence de la jeune femme. Ça faisait déjà plusieurs mois que j'étais avec le brune et tout se passait bien, dans le meilleur des mondes. Mais là pour ce soir, j'avoue que ça faisait déjà un petit bout de temps que je l'attendais. J'avais tout préparé, la nourriture, la table, la décoration, tout était parfait maintenant. Il ne manquait plus que Naïa soit là, il fallait qu'elle soit présente ce soir. Elle m'avait manqué toute la journée, j'étais bien content de pouvoir passer la soirée avec elle ce soir. Encore fallait-il pour le coup qu'elle arrive ici. J'espère que la jeune femme n'allait pas tarder, je passais encore pas mal de temps à attendre. Je savais qu'elle travaillait, que cette comédie était très importante pour elle, je pouvais bien le comprendre. Moi aussi j'aimais mon métier et il était important pour moi, mais bon au bout d'un moment je savais bien couper le cordon et profiter des soirées qui étaient prévues comme cette-là. Ça faisait un petit moment qu'on avait prévu cette soirée en amoureux en plus. J'espère que j'allais pas devoir la passer tout seul quand même sinon ça me mettrait un peu en rogne toute cette histoire. J'avais tout préparé sur la table et mettait installé dans le canapé en attends la jeune femme arriver chez moi.

C'est une bonne heure plus tard dans la soirée que j'entendis la porte d'entrée. Enfin la brune était arrivée, j'arrivais donc pour lui ouvrir la porte et l'a laisser entrer à l'intérieur de l'appartement. Je ne pouvais donc m'empêcher de dire à la brune que je ne l'attendais plus depuis le temps, j'avais l'impression que ça faisait une éternité que je l'attendais arriver ici. Maintenant elle était là et on allait enfin pouvoir commencer cette soirée que j'attendais depuis des heures, depuis ce matin. "Ah oui, j'ai remarqué." Rajoutai-je quand la brune me disait qu'elle n'avait pas vu le temps passer. A chaque fois qu'elle me parlait de son travail, je voyais bien qu'elle avait des étoiles dans les yeux, elle était très douée dans son métier, ça je ne savais et j'en étais fière pour elle et j'étais moi-même fière d'elle, ce qui était tout à fait normal après tout puisque c'était ma petite amie. Même si je connaissais déjà la réponse, je demandais donc à la jeune femme si elle était encore en train de travailler à cette heure-ci, ce qu'elle me confirma très rapidement. "Oui j'imagine bien. Faut que ce soit parfait et puis avec toi, il a trouvé la perle rare." Pouvais-je donc m'empêcher de dire sincèrement. C'est sûr que j'imaginais bien que ça devait être parfait et puis la jeune femme était très bien dans le rôle, je savais qu'elle réussirait dans son métier, elle était tellement faite pour ça. Moi le temps je pouvais le voir défiler, ça c'est certain. De toute façon dans n'importe quel travail, ça prenait du temps pour que tout soit parfait. "Oui c'est sûr que ça doit prendre du temps pour pouvoir faire tout ça..." Dis-je donc à la brunette. Ça c'était évident. "Oui ça va. Le boulot, c'est bien passé comme d'habitude." Dis-je donc pour répondre à sa question. Moi c'est vrai que c'était toujours la routine dans mon travail, j'aimais ça mais bon c'était toujours un peu la même chose. Ça ne changeait pas trop non plus. Nous nous rapprochons donc vers le salon où j'avais tout préparé pour le dîner. Maintenant j'allais devoir tout réchauffer. Depuis le temps, ça dois être froid. "Eh oui. Bon je n'es rien fait, j'ai tout pris chez le traîteur. Je n'attendais plus que toi pour pouvoir passer à table..." Rajoutai-je donc, ce qui était bien vrai. Quand même, je préférais l'attendre un peu plutôt qu'à devoir manger tout seul. Ça aurait été bien triste sinon. "Je vais m'occuper de réchauffer les plats, ça doit être froid maintenant." Dis-je donc en attrapant ce qu'il faut. "Pas trop fatiguée de ta journée ?" Demandai-je donc à la brune avec un léger sourire.
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Mer 18 Juil - 14:53

Une fois de plus, je ne suis pas en avance. La première est dans si peu de temps que je ne compte plus mes heures à répéter, à me perfectionner, à dédier complètement mon existence à ce projet qui me tient tant à cœur. Car cette opportunité inespérée qui s’est offerte à moi, d’incarner Satine et d’être l’élément central d’une comédie musicale du célèbre Gabriel Goldstein, sonne le départ d’une nouvelle vie pour moi et ma carrière. Quelquefois, je me dis que je ne réalise pas encore bien ce que deviendra mon quotidien dans quelques semaines. Jusqu’à quel point toute mon existence va changer ? N’ai-je pas trop d’espérances concernant la suite des événements ? Pourtant, quand Goldstein s’exprime avec autant d’ambition et d’enthousiasme sur la comédie musicale, assuré de son succès et de sa réussite, je ne peux pas m’empêcher d’avoir des étoiles qui brillent au fond des yeux et j’en viens par être habitée par la même certitude. Mon rêve de petite fille se réalise… enfin !

Et ces derniers mois, je réalise comme ma vie a pu être chamboulée avant même que la première ne soit arrivée. Mon existence a été bouleversée à l’instant même où Goldstein m’a annoncée que j’incarnerai Satine. A partir de ce moment-là, c’était presque comme si tout mon avenir était déjà tracé, tourné uniquement vers un but unique. Je pouvais vivre de ma passion, j’apprenais les prémices de la célébrité avec les séances photo, les conférences de presse, l’intérêt prononcé des journalistes, etc. Tout était en mouvement et en mutation, à tel point que je sentais presque la terre tourner à toute vitesse sous mes pas. Hélas, j’en venais à occulter tout le reste. C’est pourquoi, je grimace quand Caleb me fait comprendre que je suis en retard et qu’il m’a attendue presque toute la soirée. Caleb aussi faisait parti de ces changements qui étaient parvenus au cours de cette année. Si pour certaines, avoir un petit ami ne consistait pas quelque chose de fondamentalement extraordinaire, pour moi, c’était de l’inédit. Il était le seul à être parvenu à me mettre en confiance, à me faire croire à un possible en les hommes et en l’amour. Je lui devais tellement de choses, même s’il devait se rendre compte que ce n’était pas simple tous les jours d’entretenir une relation avec un homme pour moi. Je garde trop de séquelles dont je n’ai jamais parlé avec lui… Pour la première fois, je ne me sens plus très à l’aise en sa compagnie, ressentant la lourdeur d’une ambiance particulière entre nous, presque chargée de reproches. Je me fais toute petite, plus encore quand je prends conscience qu’il avait fait un repas rien que pour nous deux. La culpabilité me ronge. J’ai un petit-ami parfait, et moi, je suis la pire des copines. En plus, il me complimente même alors qu’il devrait me casser la tête contre le mur de l’avoir presque oublié ! Assez donc parlé de moi, je lui demande comment s’est déroulée sa journée. Vraisemblablement sans accroc, ce qui me fait sourire. Mais je le perds bien vite quand il énonce qu’il m’attendait. Le repas est désormais froid, en dépit de toute sa bonne volonté. « Je suis désolée… » je minaude timidement tandis que je l’aide à porter les plats en cuisine pour les réchauffer. Je trottine derrière lui jusqu’à ce que nous nous posions pour discuter. Dès qu’il me parle de ma journée, je ne peux pas m’empêcher de m’enthousiasmer. Si au départ, j’essaye d’être dans la retenue, je poursuis avec mon dynamisme habituel. « Une journée fatiguante, mais la comédie musicale avance si bien que chaque jour est vraiment grisant ! Les répétitions avec les costumes ont commencé, puis avec les décors aussi ! Si tu voyais ça, Caleb, c’est magnifique !! » Mes yeux ne mettent que peu de temps à briller comme un tapis d’étoiles sur un ciel sombre et dégagé. « Monsieur Goldstein est de plus en plus satisfait de nous, même s’il ne le montre pas trop. Mais je commence à le connaître. De plus, il m’a dit qu’il me faisait confiance car je connaissais le rôle et la pièce sur le bout des doigts. Tu te rends comptes ? » Excitée comme une puce, je n’ai pas vraiment la décence de réfréner tout ce bonheur que me procure ces perspectives d’avenir. « C’est tellement la meilleure chose qui me soit arrivée ! » Je n’ai pas conscience non plus que de telles paroles pourraient lui faire du mal. Je suis si maladroite. « Et la première, c’est qu’un début ! Monsieur Goldstein a déjà prévu des représentations pour toute l’année à venir. Avec la troupe, nous n’aurons pas une minute à nous ! Et si le succès est plus grand encore, nous allons faire des tournées aux États-Unis, peut-être même à l'international ! Le rêve ! » Mais c’est un avenir qui s’écrit difficilement avec un petit-ami qui a des attentes, un besoin de présence et qui, malgré toute la bonne volonté qu’il pourrait y mettre, ne partageait pas la même passion que moi. Et je ne me rends pas compte qu’on fonce droit dans le mur et dans l’impasse. « J’ai tellement hâte que la première arrive ! Tout va tellement changer à ce moment-là ! »
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Jeu 19 Juil - 15:10


Une soirée plutôt mouvementée.


Naïa & Caleb

J’étais bien un gentleman pour pouvoir attendre tant de temps une fille. Bon en même temps, ce n’était pas n’importe quelle fille puisqu’il s’agissait tout de même de ma petite-amie. D’ailleurs quand j’y pense ça me fait drôle de me dire que j’étais un homme cassé. Je n’avais jamais eu de petite-amie attitré par le passé, Naïa était la première. Avoir de vraies relations n’étaient tellement pas mon genre. Je ne savais pas réellement comment faire, je faisais comme je pouvais. Et ce qui est sûr c’est que je me débrouillais mieux qu’elle. Je voyais l’heure tourner depuis tout à l’heure, je ne l’attendais plus. Pourtant elle avait quand même fini par débarquer, moi qui pensais qu’elle avait totalement oublié notre rendez-vous. J’avais tout fait en grand, j’étais même partie chercher à manger chez le traiteur pour qu’on puisse avoir de la bonne nourriture. Pas que j’étais mauvais cuisinier, mais ce soir je n’avais pas envie de m’enquiquiner avec ça. Maintenant qu’elle était là, on allait pouvoir passer à table. Il fallait juste que je réchauffe les plats, ce que je ne manquais pas de faire remarquer à la jolie brune pour qu’elle puisse se rendre compte qu’elle était tellement en retard ce soir. En attendant que cela chauffe, on revient donc vers la table pour discuter. Je demandais à la jeune femme comment s’était passé sa journée, au moins je serais un peu plus du pourquoi elle est en retard maintenant. Elle en vient toujours à me parler de sa comédie musicale, je l’écoutais toujours attentivement. Le truc qui me sort par les oreilles, c’est quand elle disait que c’était la meilleure chose qui lui soit arrivée. Ça j’avoue que j’étais un peu, beaucoup sur le cul en entendant ses propos.

Et elle continue comme si de rien n’était à me parler de comédie musicale, veut-elle seulement de se rendre compte de ce qu’elle venait de dire ? Je ne crois pas. Une chose était sûr, moi je ne l’oublierai pas. C’est sûr que ce genre de choses doit-être existant, ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait évoluer comme ça professionnellement. Même c’était plutôt rare. « Ça j’imagine bien que ça va changer. » Dis-je donc pour commencer. Ouais j’en aurais des choses à dire là pour le coup. « La meilleure chose qui t’es arrivée, hein. » Répétai-je donc en citant ses propres mots. « Ça fait toujours plaisir. Au moins, je constate à quel point la comédie musicale te rends heureuse. C’est déjà ça. » Dis-je donc sur un ton un petit peu plus sec qu’avant. Je pouvais sentir cette rage qui montait en moi pour oser dire un truc pareil. Sérieusement ! « Dans la vie, y’a rien qui t’intéresse à par ça. Et surtout pas moi ! » Pouvais-je donc m’empêcher de dire d’un ton beaucoup plus énervé, je sentais mes poings se serrer. « PUTAAAAIIIN. » J’avais clairement élevé la voix et même donner un coup sur la table avec mon poing. Au moins, elle pouvait constater que j’en avais marre et pas qu’un peu maintenant. J’attrapais mon verre pour en boire une gorgée, ça pourrait peut-être me détendre et faire passer ma colère mais j’en doute fortement. Le verre vide, je l’avais en main et je le serais de toutes mes forces. En l’espace de même pas une minute, le verre dans lequel je venais de boire m’avais explosé entre les mains. Il y avait quelques petits morceaux de verre sur la table, mais le reste se trouvait dans ma main. Je l’avais donc le verre, ma main était légèrement ensanglantée. « Et putain de merde ! » Pouvais-je donc m’empêcher de dire tout en me dirigeant vers la cuisine pour soigner ma main. Oupsss, on avait oublié les plats. En arrivant dans la cuisine, je pouvais sentir cette odeur de brûlée. Super ! Franchement c’est la meilleure soirée de ma vie là. Après avoir nettoyé ma main, je prenais un torchon pour m’en servir de bandage. « Y’a vraiment tout pour faire chier ce soir ! » Dis-je donc en sortant les plats complètement brûlés du four. « Ne t’approches pas. Tu risquerais de provoquer une autre catastrophe ! » Pouvais-je donc m’empêcher de dire à la jeune femme qui m’avait rejoints dans la cuisine. Il ne fallait pas qu’elle s’approche, que ce soit des plats ou de moi-même.
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Lun 23 Juil - 17:14

Je ne le fais pas vraiment exprès. Les mots sortent juste de ma bouche avec l’enthousiasme qui me caractérise. Je ne cherche pas à faire de mal, pas plus qu’à blesser ou à essayer de prouver quelque chose. Pour moi, l’amour, c’est pouvoir exprimer toutes ses émotions avec une confiance absolue, les rêves, les désillusions, les découragements, les bonheurs… Sauf que je les dis mal, je jette les mots sans en avoir dénoué les nœuds. Je ne les habille pas, je ne les pare pas et je ne les rends pas beaux. Et surtout, dans tous ces rêves que je lui éclabousse au visage, je réalise qu’il n’en fait pas parti. Si cela est fait sans malice, l’évidence n’en est pas moins redoutable. Inconsciemment, je ne l’inclus pas sans le rejeter pour autant. Pourtant, si j’y réfléchis concrètement, je ne veux pas que Caleb disparaisse de mon ciel. Il est cette lueur au-dessus de moi qui réveille des terrains insoupçonnés de mon âme, qui travaille à me redonner confiance en moi et le monde, à tarir mes peurs et mes appréhensions. Sauf que Caleb ne sait pas tout ce qu’il représente pour moi, le travail qui s’accomplit tous les jours dans ses bras, tous les démons contre lesquels je dois batailler pour lui offrir un peu d’amour, d’affection et de tendresse. Je ne restreins pas ma douceur et l’expression de mes sentiments, mais je le sens bien que rien n’est naturel, que je tremble un peu, qu’un mouvement de recul précède chaque pas fait vers moi. Je n’y peux rien, et je me déteste d’être comme ça, et je m’en veux de ne pas lui offrir mieux alors qu’il est un petit-ami si attentionné, prévenant et amoureux. De son passé, il m’a révélé suffisamment d’éléments pour que je comprenne qu’il n’était pas plus exercé que moi à la vie en couple pour des raisons bien différentes. Le fait est qu’il est bien plus doué que moi.

« Ça, j’imagine bien que ça va changer. » Le ton de sa voix a radicalement changé. Ma gorge se serre et je me fige comme une statue. Dos à moi, je ne peux pas voir l’expression de son visage, mais je ressens tous ses reproches, son amertume et sa colère à travers le timbre de sa voix. Il répète ensuite mes propres mots, m’exposant ma bêtise en plein visage. Mes entrailles se tordent au creux de moi, tandis que je souhaite subitement de devenir aussi petite qu’une souris et m’enfuir. « Oui… enfin professionnellement… » je bredouille avec si peu de certitude que je ne suis même pas certaine qu’il ait pu m’entendre. Et soudain, je le vois. A la crispation de sa mâchoire, aux muscles de ses bras qui se tendent, à ses poings qui se serrent… il contient une rage grandissante et menaçante. Je secoue la tête, de plus en plus déconcertée par ses paroles. Je fais mine de m’approcher de lui. « Non, Caleb, ce n’est pas… » Son poing s’abat sur la table. Sa voix vibre comme un millier de tambours. Sa colère explose. Et ma peur surgit à m’en briser le cœur. Je m’immobilise, écarquillant les yeux de stupeur en observant une rage que je n’ai jamais observée auparavant chez mon petit-ami. Ma tête bourdonne de ce cri qui résonne en moi et qui me fait mal. Pétrifiée, je n’ose pas esquisser un geste. Je ne sais si c’est pour attendre qu’il se calme ou si c’est par peur qu’il ne s’en prenne à moi. J’essaye de me ressaisir, de m’admonester que cette frayer est irraisonnée. Je tends ma main vers lui, et c’est à ce moment que je me rends compte que je tremble. Alors je la replis précipitamment contre moi, comme une barrière contre le reste du monde. Je plaque ma main contre ma bouche quand le verre éclate entre les doigts de Caleb, le blessant par la même occasion. « Caleb ! » En même temps que le sang s’écoule de sa plaie, une odeur de brûlé nous revient depuis la cuisine. Je reste plusieurs secondes immobile, incapable de réagir sous le coup de toutes ces émotions qui me traversent. Je sens les larmes qui jaillissent à profusion de mes yeux. Puis soudain, mes membres se rappellent à moi et je jaillis dans la cuisine. Je fais mine d’aller l’aider, mais son regard, autant que ses paroles, me dissuadent de faire un geste de plus. « Caleb ! » je bredouille d’une voix misérable. Je vois le torchon imbibé de sang et je ne peux pas m’empêcher de réagir. Je m’approche précipitamment de lui pour lui prêter assistance tandis qu’il dégage les plats du four, sauf que je ne parviens qu’à enliser les choses et le plat nous tombe des mains à tous les deux. Il s’écrase sur le sol dans un grand fracas et un millier de morceaux. Je pousse une exclamation, honteuse. « Oh non, mon dieu, Caleb, je suis désolée… » Je ne peux pas m’empêcher de reculer de deux pas, craignant que toute cette colère qu’il retourne contre lui ne s’abatte sur moi. « Je… je ne voulais pas dire toutes ces choses comme ça. Je suis désolée, je ne voulais pas te faire de mal… bien sûr que tu es une des meilleures choses qui me soit arrivée aussi ! » Mes pleurs ne rendent pas forcément les tressautements de ma voix intelligible mais je veux qu’il soit sûr de ce que je lui affirme. Parce que ça, c’est la vérité. « Je ne voulais pas te faire de mal… tu sais que je t’ai… » Les mots se meurent sur mes lèvres. Je me rends compte que je suis incapable de lui dire, pas par peur, mais simplement parce que je ne peux pas mentir. Un vide atroce se forme dans mes entrailles. « Je t’aime à ma manière. » Je tente de me rattraper, bien piteusement. Perdue et malheureuse, je m’approche de lui, cherchant à attraper sa main ensanglantée pour constater de l’ampleur des dégâts. Les larmes brouillent ma vision. « Laisse-moi au moins te soigner, tu ne peux pas rester comme ça. »
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Caleb J. Campbell
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Lun 20 Aoû - 15:28


Une soirée plutôt mouvementée.


Naïa & Caleb

Je crois bien que c’était la pire soirée de ma vie jusque-là. Ça faisait déjà plusieurs mois que j’étais en couple avec la jeune femme et il fallait avouer qu’aujourd’hui était bel et bien notre plus grosse dispute. Bon comme tous les couples, ne fallait pas croire, ils nous arrivaient bien entendu de se disputer c’est normal, mais là ce soir je crois bien que c’est le pire du pire. Je pouvais donc comprendre que son travail comptait plus que tout, comptait plus que moi… Même si elle pouvait me faire comprendre le contraire, je n’étais pas totalement aveugle non plus. Je pouvais bien le remarquer que c’était le cas. Et ça, ça ne changerait pas. On était probablement trop différent, c’était bien les différences dans un couple comme on dit, mais peut-être pour nous qu’il y avait trop de choses pour qu’on puisse rester ensemble jusqu’à la fin. Bon bien sûr, je ne cherchais pas à me casser à vie, mais disons que j’aurais pensé avec Naïa, on aurait pu aller beaucoup plus loin ensemble. Même si pour le coup, cela avait été ma relation amoureuse la plus longue. Ça ne faisait aucun doute. Je n’étais pas du genre à m’attacher aux filles et pourtant que j’ai rencontré la demoiselle, je savais pertinemment que je n’allais pas tenir promesse, que c’était foutu. J’en étais tombé amoureux. C’est sûr que c’était une énorme opportunité pour la jeune femme et puis cette dernière était très douée dans son domaine, alors c’était tout de même normal qu’elle s’y donne à fond. Mais bon, comme tout le monde, on a quand même une vie privée, et il faut bien savoir couper le cordon de temps en temps. C’était la moindre des choses. On ne vivait pas que pour son travail, et encore heureux. Il fallait bien profiter de ces autres choses de la vie, surtout quand on est encore très jeunes, comme nous l’étions. Elle n’avait pas dû se rendre compte de ce qu’elle avait dit, elle avait simplement dit ce qu’elle ressentait, mais sans se rendre compte que ça pourrait me faire de la peine d’entendre ce genre de choses. Me faire du mal, ce qui avait été le cas pour le coup. Où elle s’en était rendu compte, mais bien trop tard. C’était un peu difficile pour essayer de se rattraper maintenant. Elle allait ramer.

J’avais senti cette rage m’envahir très rapidement. Et je ne pus m’empêcher de l’exprimer. Peut-être violement, mais tant pis. Je ne pouvais pas faire autrement. J’avais réussi à casser mon verre qui m’avait explosé entre les mains. Maintenant j’en avais partout, il y avait du sang partout qui pouvait sortir de ma main. C’était malin, vraiment la soirée était de plus en plus pourrie là. Je me dirigeais donc vers la cuisine pour pouvoir soigner ma main, enfin la soigner comme je le pouvais hein. Et puis en allant dans la cuisine, je pouvais me rendre compte qu’on avait complètement oublié les plats qui étaient en train de chauffer dans le four. Au moins, le moins qu’on puisse dire là, c’est qu’ils avaient bien chauffés. Même un peu trop pour le coup. Ils étaient complètement cramés les plats. Ce qui m’énervais encore plus. Je sortais donc les plats du four. Ça faisait vraiment chier tout là ! La jeune femme vient me rejoindre dans la cuisine, sûrement pour pouvoir m’aider. J’avais plutôt peur qu’elle fasse le contraire et qu’elle ne fasse qu’empirer les choses. Et j’avais bien raison ! Naïa avait voulu m’aider avec les plats, et l’un d’entre eux tombe au sol, entre nous deux. Pouiff, il y avait vraiment tout pour m’énerver là. A croire qu’elle le fasse exprès, je commence à me poser la question. Elle pouvait s’excuser, ça me faisait une belle jambe tiens. Il y avait pleins de morceaux de verres au sol du coup, encore de quoi se blesser si on ne fait pas attention. « Oui et ben, tu peux. Maintenant faut tout ramasser ! » Dis-je donc à la brune quand elle s’excusait pour le plat qui avait explosé sur le sol de la cuisine. « Oui peut-être, mais là c’est raté ! » Pouvais-je donc m’empêcher de lui dire. Dans le fond, c’était peut-être ce qu’elle voulait le faire comprendre, sans pour autant le dire comme ça c’est clair, enfin du moins je l’espère à présent. M’aimer à sa manière, ça je l’avais remarqué depuis bien longtemps. Si elle pouvait aimer d’autres personnes qu’une autre façon, ils en avaient bien de la chance. J’avais plus en plus de mal avec ça en ce moment. « J’espère que tu dis vrai. Tu sais que je t’aime. » Dis-je à la demoiselle en baissant le regard vers cette main qui coulait toujours du sang. « Ouais, bon d’accord. » Lui dis-je donc pour que la jeune femme puisse me soigner cette main. Je n’allais pas rester comme ça toute la soirée. Il fallait y faire quelque chose. « Tu peux regarder dans la trousse à pharmacie, si tu trouves quelque chose. » Dis-je donc à ma petite amie, cette dernière partie aussitôt dans la direction que je lui avais indiquée. Elle y revient quelques temps après avec tout ce qu’il faut pour soigner ma main. « Je ne peux pas continuer comme ça, Naïa… On ne peut pas continuer comme ça. » Dis-je donc à la jeune femme qui était en train de soigner ma main. Il fallait trouver une solution. Notre relation n’était plus possible comme elle l’était à l’heure actuelle. Ça ne pouvait pas continuer ainsi.
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MessageSujet: Re: Une soirée plutôt mouvementée ft. Naïa&Caleb   Dim 9 Sep - 20:41

Je suis catastrophée par la tournure des événements et l’ampleur qu’a pris cette situation. Hélas, j’ai conscience que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même de mes mots maladroits, de mes attitudes malhabiles, mes idées irréfléchies, tout ce qui sort de ma bouche sous le coup de l’impulsion. Mon enthousiasme a souvent été ma force autant qu’il a pu me desservir à de nombreuses reprises. Ce soir ne fait pas exception et je m’en veux terriblement d’avoir pu tenir de tels propos à Caleb. Il ne le mérite pas… pas après avoir pris aussi bien soin de moi, pas après toute la tendresse qu’il a manifesté mon égard et son amour qui a su balayer nombre de mes peurs. Mais je me rends compte que je ne lui rends pas cet amour aussi bien que lui. Pourtant, nous sommes tous les deux des débutants en la matière, pour des raisons bien différentes. Il n’a jamais eu de véritables histoires longues, il n’a jamais voulu s’engager concrètement dans une relation. Moi, j’ai peur des hommes et j’ai peur de les laisser s’approcher de moi. Et pourtant, chacun, l’un vers l’autre, nous avons fait un pas et ces derniers mois auprès de lui ont été les meilleurs de mon existence. Mais soudain, un terrible cas de conscience me vient. Quelle était la véritable source de ce bonheur ? En un an, ma vie avait radicalement changé. De petite chanteuse en quête de gloire qui multipliait les petits boulots pour s’en sortir, voilà que je tenais le rôle phare dans la comédie musicale du célébrissime Gabriel Goldstein. Mon quotidien se rythmait entre les répétitions quotidiennes et épuisantes, les conférences de presse, la préparation pour la première… En plus de cela, l’horizon de mes relations s’était considérablement étendu. A croire que ce rôle m’avait permis de prendre confiance en moi et de m’affirmer. Héloïse était rentrée dans ma vie, prenant une place importante de meilleure amie. Et plus important encore, Caleb était arrivé, abaissant toutes mes défenses, occultant toutes les craintes que je pouvais nourrir depuis toujours à me trouver en relation plus intime avec un homme. Ce n’était pas du hasard… Ce n’était pas rien. Et ce soir, je suis en train de tout réduire en poussière parce que je ne sais pas ce qui j’aime le plus entre lui et ma carrière. En vérité, le choix était vite fait… mais je ne souhaitais pas faire ce choix-là. Je n’avais pas envie de décider qui je voulais garder auprès de moi entre mon petit-ami et ce travail qui m’offrait une opportunité merveilleuse de vivre de ma passion. C’était trop dur…

« Oh Caleb, je suis désolée… » je bredouille tandis que j’observe d’un œil catastrophé les débris du plat qui s’est éclaté en mille morceaux sur le sol de la cuisine. A croire qu’en voulant arranger la situation, je ne fais que l’enliser plus encore. « Attends, je peux t’aider… » Sauf que d’un geste, il m’indique de ne plus bouger d’un pouce. Je me sens bête et étourdie, et l’envie terrible de me cacher dans un trou de souris me vient à l’esprit. Ma gorge se noue d’émotions, de honte, de tristesse. Je ne peux que déverser un flot de paroles pour réparer au moins les morceaux de notre relation qui part en ville. Des disputes, tous les couples en ont, même nous. Sauf que cette fois, c’est bien plus violent et plus évocateur que les dernières fois. Alors, je lui dis que je l’aime malgré tout. Enfin… du moins, à ma manière. Autant que je peux aimer un homme avec mon inexpérience, mes maladresses, mes peurs, mes traumatismes. Je me sens me détendre quelque peu lors qu’il me dit qu’il m’aime. « Oui, je le sais… » Son amour, je ne l’ai jamais remis en question et ce ne sera jamais le cas. Dans le fond, je sais aussi qu’il est celui qui nous aime le plus des deux. Il y en a toujours un qui souffre plus que l’autre… Et comme pour réparer son cœur, je me propose pour soigner la blessure à sa main. Je n’espère pas qu’il en sera attendri, mais je crains d’essuyer un refus. Aussi, quand il m’indique où se trouve la trousse à pharmacie, je me précipite pour la récupérer, prenant à cœur l’unique mission qu’il m’octroie. Je vais la chercher dans la salle de bain et je reviens dans la cuisine. Nous nous asseyons autour de la table. Je sors du désinfectant, des compresses. Je nettoie un peu, et par chance, il n’y a pas d’éclats de verre. Il ne me faut plus que désinfecter, puis faire un pansement, chose à laquelle je m’attelle avec application. « Je ne peux pas continuer comme ça, Naïa… On ne peut pas continuer comme ça. » A cette voix pétrie d’impuissance et de désespoir qui m’agrippe le cœur, un sanglot éclate dans ma poitrine. Je sens les larmes dévaler mes joues sans discontinuer et je dois interrompre ce que je suis en train de faire. « Caleb… » je bredouille, morte de chagrin à la perspective d’une issue inéluctable. Nous savions tous les deux très bien comment tout ceci devrait se terminer. « C’est ma faute… je suis désolée. » La vérité était là. Ce ne sont pas des excuses de circonstances. Caleb mérite bien mieux que cela. Je poursuis mes soins sommaires pour m’empêcher de le regarder dans les yeux en même temps que je parle. « Je n’ai pas voulu ça… je voudrais tellement que ça se passe autrement. Je voudrais que… je voudrais que tu saches combien tu es important pour moi et… même si tu ne me crois pas, tu m’as aidée de tant de manières possibles et différentes… Grâce à toi, j’ai moins peur. » Peur de quoi ? Il ne pouvait pas le savoir et sûrement ne le saurait-il jamais à vrai dire. Je bande sa main soigneusement tout en essayant de demeurer brave. Mais je ne parviens pas à réprimer mes tremblements et les trémolos de ma voix. « Alors… ça se finit comme ça ? » je demande d’une voix misérable en plongeant mes prunelles humides dans les siennes.
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