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 « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥

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Anya Gallagher
Admin Regina George
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Jeu 12 Avr - 22:56

Je me tortille pour enfiler ma robe, reluquant mon reflet dans la glace sous toutes les coutures. Je mate même mon cul avec satisfaction. Je suis une nana sexy au naturel, mais là, je dois admettre que je suis tout particulièrement sexuale. Je ne peux m’empêcher d'imaginer la tête de mon petit poussin d’amour quand il me verra dans cette robe. Sûrement pourrai-je la mettre lors d’un éventuel gala, d’un cocktail ou d’une des nombreuses soirées auxquelles nous participons l’un et l’autre. Lui avec toutes les chaînes d’hôtels et de restaurants qu’il possède, et moi avec mon mannequinat, mon récent contrat avec le magazine Her et ma popularité de célébrité. Bref, je l’a-d-o-r-e ! « Est-ce que l’article est à votre goût ? » demande la vendeuse de l’autre côté du rideau. Je tire le fameux rideau, sortant théâtralement. La jeune femme est évidemment éblouie. Poursuivant mon numéro, je me dandine devant l’immense miroir murale pour corroborer ma pensée principale. Je suis magnifique. « Vous êtes ravissante dans cette robe, Madame Gallagher ! On dirait qu’elle a été taillée pour vous. » Ah l’hypocrisie humaine. Ils sont si naïfs. « Oui, je sais. » Après tout, je ne fais qu’être honnête. Je n’aime pas la fausse modestie. Je trouve ça terriblement ennuyeux et d’autant plus hypocrite. Je me tourne encore un peu sur moi-même pour prendre ma décision. « Je prendrai aussi celle-là. » j’affirme avec un sourire de contentement. « Voulez-vous essayer d’autres modèles Madame ? » Je me mis à réfléchir intensément. Dure pratique… Je jette un coup d’œil à tous les articles qu’une autre vendeuse tient à bout de bras. Une vraie montagne. « Non, juste ça. Je n’avais besoin que de quelques bricoles. » Genre vingt tenues différentes Je repars dans la cabine, me changeant pour remettre ma merveilleuse tenue. Une belle robe de chez Gucci. Parce que je ne porte que de la marque. Je refourgue la robe à la vendeuse. Elles s’occupent de faire les comptes tandis que je me recoiffe dans la glace. Elles m’annoncent le prix de tous mes articles. Autrefois, une telle somme m’aurait fait décoller au plafond. Oui, j’étais bien pauvre. Mais cela, c’était avant. Désormais, je suis une riche mannequin mariée à un homme bien plus riche encore. Avec un sourire flamboyant, je tends ma carte master gold diamant plus plus richou.

Je sors avec des paquets plein les bras. Enfin… mon chauffeur sort à ma suite avec des paquets plein les bras. Il les embarque dans le coffre de la voiture tandis que je prends sur la banquette arrière. « Nous rentrons à la villa ? » me questionne Etienne. Je nie du chef. « Non, allez chez Maître Cooper. » En toutes circonstances, j’aime me la péter. Notamment quand il s’agit du statut de mon frère jumeau de l’amour. Autant dire que, tous les deux, nous avons plutôt bien réussi dans nos plans de carrière. Ça me donne de l’importance, et ça éloigne de moi une éventuelle insignifiance. D’autant que j’ai sacrément de choses à lui annoncer à cette fripouille brune. A commencer par le fait que je suis l’heureuse épouse de Samuel Gallagher depuis quelques semaines, que j’ai décroché un merveilleux contrat chez Her magazine et que ma villa comporte une piscine chauffante. Le temps d’un appel pour mon poussin d’amour, nous sommes déjà arrivés devant le cabinet d’avocats. « Attendez ici. » Je sors de la voiture, jambe tendue en avant comme une déesse. A l’accueil, je m’approche de la standardiste. « Je viens voir Maître Cooper. Annoncez que Madame Gallagher veut le voir et que je n’aime pas attendre. » Je ricane d’avance à la réaction de mon jumeau. Ce gland ne va rien comprendre du tout ! Finalement, on me permet d’entrer dans son bureau. « Laisse-moi faire chérie, je connais le chemin. » J’éconduis la nana qui veut ouvrir la porte pour moi. Ce n’est pas comme si je ne connaissais pas déjà où travaillait le frangin. J’ouvre théâtralement la porte de son bureau, m’engouffre à l’intérieur, et comme si j’étais sur un podium, je fais claquer mes talons sur le sol en dandinant mes belles fesses. Je m’assois sur le rebord du bureau de Dimitri, croisant mes jambes interminables et satinées. J’ébouriffe sensuellement mes cheveux. Si personne n’a compris que j’étais mannequin, je suis prête à refaire une piste de danse. « Enchanté beau brun. » J’annonce d’une voix tout aussi chaude que ma posture. On pourrait presque croire que je suis en train d’allumer mon frère, mais ce n’est pas vraiment le cas. C’est juste un jeu entre nous. Le jeu du plus con, du plus prétentieux. Tout ce que j’attends maintenant, c’est qu’après pas mal de temps de séparation, on se retrouve dans les bras l’un de l’autre comme les deux gamins qu’on pouvait être autrefois.
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Dimitri Cooper
Admin cho-cho-cho Lapin
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Dim 22 Avr - 22:35

Vous savez quoi ? Quand on décide d’être avocat, il faut aussi aimer le papier. C’est la condition sine qua non pour pouvoir poursuivre une carrière plus que glorieuse. Un peu comme moi. Et pourtant lorsque j’ai commencé mes études de droit, je ne m’attendais pas à ça. Déjà quand on a commencé à me sortir un bouquin énorme en me déclarant qu’il fallait apprendre tout cela, j’ai commencé à rire. Lire la Constitution. Ok. Mais l’apprendre par cœur ? VOUS VOULEZ RIRE OUAIS ? Et finalement, je l’ai fait. Et j’ai découvert des perles genre qu’il était illégal de porter une fausse moustache en allant à l’Église. Ou de chevaucher un chameau sur l’autoroute. Au cas où j’aurais une soudaine envie de me lancer dans une aventure d’un pauvre homme perdu dans le désert américain. Non autant dire que je préfère ma petite voiture, hein. Mais voilà, il a fallu que j’apprenne tout cela. Et autant dire que je suis désormais consciencieux, que j’adore le papier et que dès lors que je connais quelque chose par cœur, je ne l’oublie plus jamais ! Un peu comme Dory qui répète inlassablement P. Sherman, 42 Wallaby Way Sidney. Et bien c’est la même pour moi. Et ainsi, Dimitri Cooper est un avocat qui ne se laisse pas faire, qui ne lâche jamais sa proie durant un procès. Et les affaires que je fais me plaise. Ce n’est pas du meurtre, du viol ou du divorce. Mais de la finance. Des chiffres dégueulasses. Mais ça me plait. C’est compliqué et j’aime ça. Quand le cerveau doit se mettre en place, trouver sa raison d’être et sa solution en se repliant sur lui-même afin d’atteindre le nirvana de la connaissance ! Je suis presque comme un drogué dans ces instants, mais au moins, j’arrive à me rappeler tout ce que j’ai appris, n’hésitant pas à m’en faire dans mes dossiers. Et pour l’instant, les choses me réussissent.

Les seules choses dont je ne me souviens pas, c’est le nom des clients. Et les films Disney que Luce tient tant à me faire voir. Le reste c’est dans ma tête. Et d’ailleurs, ce matin, c’est donc en pleine réflexion intense que je suis occupé à bosser sur une plaidoirie à venir. Elle est coriace d’ailleurs et il y a matière à cogiter. Et depuis ce matin, huit heures, trois cafés, deux donuts, je continue à avancer. Non sans être dérangé parfois par ma petite amie dont les sms enflammés me donnent envie d’aller danser la carioca dans la rue. Lorsque la secrétaire m’annonce l’arrivée de Madame Gallagher, je réponds brièvement sans même lever les yeux de mon dossier de quarante pages que je lis avec un soin attentif. Sur le moment, je ne percute pas trop, me disant que Gallagher doit être une affaire sur laquelle je bosse. Vu ma faculté à oublier les prénoms et les noms des gens, autant vous dire que je trouve cela normal. Lorsque la porte s’ouvre et que j’entends un claquement de doigt, je relève le regard avec un grand sourire. « Bien le bonj… Anya !? » Dis-je en constatant qu’il s’agit de ma sœur, venant prendre place sur mon bureau dans une attitude de blondasse comme elle sait si bien le faire. Elle est mannequin que voulez-vous et chez les Cooper, nous sommes beaux et nous ne défilons pas pour Danette. Aussi, me levant d’un bond, je vais à sa rencontre pour la serrer très fort dans mes bras, avant de me rappeler que j’ai un rendez-vous. « Attends, je reviens. Je vais annuler mon rendez-vous avec Madame Gallagher, elle doit être en train de m’attendre. » Et sans laisser le temps à ma jumelle de me répondre, je vais vers la porte et sors du bureau, m’approchant de la secrétaire. « Francine, pouvez-vous annuler mon rendez-vous avec Madame Gallagher, j’ai un contre-temps. » Face au regard ébahi de Francine, je me demande si elle comprend ce que je dis ou si elle est véritablement stupide. « Vous ne comprenez pas ? » Je dis en souriant avec condescendance. « Et bien Madame Gallagher… Vient juste de rentrer dans votre bureau… » C’est sûr qu’elle ne doit pas bien saisir pourquoi je ne vire pas quelqu’un qui vient de rentrer, qu’on m’a annoncé. Sauf que… Je pige pas. C’est Anya Cooper. « Vous êtes sûre de vous ? » Et en guise de réponse, elle hoche frénétiquement la tête. Bizarre. « Vous devriez vous laver les oreilles. C’est Cooper, pas Gallagher, Francine. » Et sur ces mots, je rebrousse chemin en effectuant un mouvement de hanche assez classe. Et quand bien même, je n’ai plus de bouclettes, je continue à garder le swag, rentrant dans le bureau et le fermant. « Anya, Francine, ma secrétaire est complètement ahurissante. Figure-toi qu’elle a cru que tu t’appelais Gallagher ! Cooper, Gallagher, faut le faire quand même ! » Et j’explose d’un rire cristallin tout en prenant place dans mon fauteuil. « Il y a une différence de syllabes en plus… Ah je te jure… Ce monde part en couilles ! » Souriant de plus belle, j’ajoute « Alors que puis-je faire pour toi mon tout petit ? Tu vas bien ? T’as l’air en forme morue d’amour. » Oui parce que s’insulter entre frère et sœur Cooper, ça a été une habitude. Un mode de vie même.



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Anya Gallagher
Admin Regina George
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Dim 13 Mai - 22:05

Voilà longtemps que je n’ai pas vu mon frère, pas plus que ma sœur. Ma vie à New York était trépidante, agitée de fêtes, de défilés, de cocktails, de séances de shooting et d’autres événements qui constituaient la vie d’une mannequin de renom. Je ne pouvais m’accorder que de peu de temps pour ma vie privée. Vivre sans ma famille n’avait pas été sans mal au départ, mais je m’étais fait emporter dans le tourbillon de ma carrière. Toutefois, je ne les oubliais pas pour autant et ils me manquaient cruellement parfois. Je ne manquais pas de les appeler régulièrement, de leur envoyer des messages stupides, ou autres réjouissances à distance. Désormais, j’habite à Los Angeles et nos relations ne vont en être que plus aisées. Bien que tout s’était passé très vite, c’était sciemment que j’avais décidé de ne pas prévenir mes jumeaux de mon récent mariage. Je voulais leur apprendre en face à face, exhiber avec vanité la merveilleuse bague qui trône à mon doigt et créer mon petit effet. De la même manière que je soigne mon entrée en arrivant au cabinet d’avocats de mon frère. Puisque nous sommes des ambitieux de nature, il n’est pas étonnant que mon frère soit déjà un éminent avocat à un si jeune âge. J’aime m’en enorgueillir dès que je le peux, sachant briller autant par ma beauté, mon succès que la richesse de mon époux ou l’intelligence de mon frère.

Pour l’heure, je débarque en me faisant annoncer sous le nom de Madame Gallagher. Intérieurement, je ricane et je jubile à l’idée qu’il en perdre la raison avant de découvrir la vérité. En femme fatale que je suis, je viens m’assoir sur le rebord de son bureau. La réaction de mon jumeau ne se fait pas attendre. Il bondit de son fauteuil en même temps que je descends du bureau pour être cueillie par ses bras. Je le serre de toutes mes forces, gloussant de bonheur d’être auprès de ma famille. « Attention de ne pas froisser ma robe. C’est du Gucci. » Je sais d’avance qu’il s’en carre complètement, mais c’est pour la forme. Rapidement, il se souvient qu’il a un rendez-vous et me dit d’attendre. Je veux le retenir pour l’informer que je suis la fameuse Madame Gallagher, mais je décide subitement de le faire mariner un peu, un fin sourire satisfait sur les lèvres. Je le vois donc quitter le bureau, tandis que je vais élégamment m’assoir sur le fauteuil en face du sien et croise mes jambes fuselées. De nouveau, Dimitri débarque dans la pièce. Je l’écoute me déblatérer son flot de conneries, retenant le rire qui m’étrangle la gorge. « Pauvre Francine… C’est ta faute, tu la fais trop travailler ! » Le pire, c’est que ça pourrait être véritablement le cas. Il est peut-être à l’esprit survolté, mais il n’en oublie pas d’être un bourreau du travail. Sa voix m’avait manqué, son ton moqueur, ses yeux rieurs, son sourire de crétin, son accent exagéré et ses insultes de gamin de quatre ans. « Je me porte on ne peut mieux, mon crétin d’amour ! » Je l’étudie un peu plus longuement, le détaillant son gêne. « Tu as perdu tes petites bouclettes dis donc. Ça te va bien ! Mais j’espère que les gens parviennent encore à te reconnaître. On n’a pas l’habitude de te voir aussi sexy. » Il faut dire qu’il en envoie sacrément mon frère. Entre sa gueule d’ange, ses cheveux coupés courts, son costume et sa posture naturelle de dieu, il en impose et s’inscrit dans la catégorie des hommes sexys. « Je ne t’ai pas vu grandir, mon petit bouchon ! » Je minaude avec la tendresse d’une mère, sachant qu’il n’aime pas quand je prétends que je pourrai être l’aînée des trois. « Los Angeles me manquait, je me dis que j’allais revenir y faire un petit tour… ou carrément y habiter. » Un sourire mutin orne mes lèvres. Je sais que je pique déjà la curiosité de mon frère, et sûrement son engouement. Quelle meilleure nouvelle que d’apprendre que je suis de retour sur le devant de la scène ? « D’ailleurs, tu aurais bientôt la merveilleuse chance de me voir être en tête d’affiche des magazines Her’. J’ai un contrat tout frais signé avec Venus Blossom. » Une tête dans le monde de la mode, mais je ne me doute que mon jumeau ne saura pas qui elle est. « Il faudra que tu viennes me voir dans la grande maison où j’habite désormais ! Tu verras, elle est splendide. Une pure merveilleuse avec tout à disposition. Je ne te parle même pas de la piscine chauffante… » La demeure de Samuel, même si elle grouillait d’un certain nombre d’abrutis notoires, était un véritable bijou. Je savais qu’elle plairait sûrement à Dimitri, qui n’était pas insensible à luxe non plus. « En revanche, il faudra faire attention. C’est à Gallagher qu’il faudra sonner. » Et en même temps que je dis cela avec emphase, je mime mon doigt d’appuyer sur une sonnette imaginaire, exhibant mon alliance gigantesque. Mon regard pétille d’excitation, puis je poursuis d’un ton badin. « Et toi, le petit dernier de la famille ? Qu’est-ce que tu deviens ? Est-ce qu’il y a du nouveau avec… Luce, c’est ça ? Il me semble que tu m’en avais rapidement parlé la dernière fois. » Ce n’était pas comme si je ne l’avais pas déjà vue. Luce, étonnement, faisait partie des relations les plus longues de mon frère. Je l’avais rencontrée une fois lors d’un déplacement à Los Angeles. Je savais qu’ils avaient rompu entre temps, mais Dimitri m’en avait reparlé il y a peu. Anguille sous roche…
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Jeu 7 Juin - 20:20

Revoir ma sœur est une chose me ravissant particulièrement. Elle m’a manquée cette cruche, bien trop occupée à sillonner les podiums dans le but d’exhiber sa plastique de rêve. Et je dois dire que ça fait plaisir de la voir dans le coin, je ne m’attendais pas à sa visite. Ainsi, elle peut voir que je suis un homme nouveau ! Cheveux coupés. Nouveau job. Plus de responsabilités. La dégaine de rêve et l’assurance d’un Cooper qui se respecte. Bref, j’en envoie autant qu’elle. Et c’est inné, c’est naturel je dirais. On est beau. On s’embrasse dans le miroir. Et on se complimente. Parce qu’il faut dire que ma sœur est belle. Ses yeux clairs semblables aux miens, sa bouche rieuse. Et son nez mutin. Elle pourrait paraître adorable si elle n’avait pas ce caractère de cochon. Mais moi, je l’aime ainsi. Parce que c’est sa manière à elle de se défendre, de se protéger comme nous l’avons toujours fait lorsque notre vie est partie en couille. Autant dire qu’on en a chié, mais on a réussi. Et nous sommes là, puissants dans ce bureau, à nous jauger et à se rendre compte que nous avons la classe à en crever. « Et oui, exit les bouclettes ! Je suis devenu un homme accompli. Et puis j’aime mieux comme ça. C’est sexy. Quant à toi, cette teinte blonde te va bien, ma sœur. Toujours aussi jolie. Combien de cruches te jalousent lorsque tu exhibes tes fesses devant tout le monde ? » Les gens vont presque croire qu’on a une relation incestueuse. Petit, on jouait au papa et la maman, et Aria a toujours fait le bébé, ok ? Le lien qui nous lie tous les trois est puissant. On s’aime et on se soutient. On se dit les mots qu’on ne peut entendre des autres. Je suis d’ailleurs ravi d’apprendre qu’elle revienne vivre ici. Et tandis que je demande à Francine de nous apporter du café, je souris à ma sœur, bien heureux de cette bonne nouvelle. « Alors là, tu ne peux pas me faire plus plaisir en m’annonçant autre chose que ton retour ! Quelle belle nouvelle ! Tu as déjà trouvé un logement ou tu veux que je t’aide. Faudrait trouver quelque chose de… Ah merci Francine pour le café. » Et tandis qu’elle s’en va, je souffle sur mon café. « Et tu comptes bosser dans le mannequinat toujours ? » Quelle question ! Je ne verrais pas Anya ailleurs, ceci dit. Cependant, je suis loin de me douter que le nom de Blossom me ferait autant d’effet. Surtout quand je bois une gorgée, je me mets à tousser comme si je m’étouffais dans ma tasse. Entre la brûlure, le fait de tousser, j’ai les larmes aux yeux et je fixe Anya, la mine embuée. « Pour Her ? Quelle bonne surprise ! » Doux Jésus. J’espère que Venus ne saura jamais qu’il s’agit de ma sœur. Ou que ma sœur sache que je me suis tapée sa patronne. Seigneur Dieu ! Enfin bon, heureusement qu’Anya rebondit bien sur la prestation de sa nouvelle maison qu’elle a visiblement déjà. Ça a l’air pas mal ! Je ne pensais pas qu’elle gagnait si bien sa vie. Cependant, lorsque le nom de Gallagher revient sur le tapis, j’ai un temps d’arrêt.

Ou peut-être parce qu’elle exhibe son alliance, aussi. Je n’en sais rien. Tout à coup, j’ai un doute énorme. Et ce qui a été dit par Francine me revient. Gallagher ? Cooper ? Gallagher ? Gallagher, vraiment ? GHALLAGER ?! « Putain, t’es mariée ! » Je m’exclame de façon théâtral. Doux Jésus non !!! Ma Anya ? Mariée ? Me voilà sur le cul. Anya n’a pas l’air d’être perturbée, me parlant de Luce.  « Attends un peu jeune fille ! Ne change pas de sujet ! T’es mariée !! » J’hallucine quoi. « Mais depuis quand ? Et c’est qui ? Et pourquoi ? Et pourquoi je n’ai pas eu de faire-part ? Pourquoi je n’ai pas été ton témoin ? Je te faisais honte ? Dieu du ciel, Jésus ! » Voilà que je m’exclame un peu plus. Suis-je énervé ? Non. Un peu déçu certes, même si je demeure heureux pour ma sœur. Mais voilà, j’aurais aimé l’apprendre autrement, partager son bonheur à l’instant T. « Félicitations ? » Je me risque à dire, avant d’être saisi d’horreur à l’idée qu’elle ait pu se taper un vieux, uniquement pour son compte en banque.
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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Jeu 19 Juil - 14:48

Je fais généralement mine que je suis une femme affirmée, mûre et indépendante, mais s’il y a bien une chose dont je ne pourrai jamais m’affranchir, c’est de ma famille. Alors revoir mon jumeau est une source de joie qui se contient mal et que je ne cherche d'ailleurs pas à dissimuler. En vérité, c'est bien le seul à supporter mes extravagances, mes délires de princesse et même à m'avoir soutenue autrefois dans la voie du mannequinat, bien que cela ne l'empêchait pas de me faire remarquer gentiment que j'avais un cul bien trop énorme pour rentrer sur les photos. New York n'a pas été un choix facile à prendre, mais il demeurait nécessaire pour propulser ma carrière et évoluer professionnellement. Aujourd'hui, je reviens à Los Angeles comme un empereur après avoir conquis le reste des territoires. Je reviens dans la gloire et la prospérité. Pas uniquement parce que je suis l'un des mannequins les plus populaires aux États-Unis, pas plus parce que je viens de décrocher un contrat pour le magazine ‘her' et qu'on m'a déroulé le tapis rouge, ni encore parce que je suis parvenue à atteindre nombre de mes objectifs de carrière… Non, ma victoire réside principalement dans ce mariage merveilleux que j’ai contracté avec Samuel. Les ragots peuvent aller bon train, tout le monde peut détenir sa version des faits, mais je m’en moque, je suis éperdument amoureuse de mon époux. D’un homme, il est tout ce que je recherche. La classe, l’élégance, la puissance, la richesse, l’ambition et le goût pour les belles choses. Nous nous accordons à merveille dans la plus parfaite des évidences. Tout ceci est allé si vite… peut-être trop. Nous nous connaissions depuis à peine un an quand il a décidé de me demander en mariage. Il est impulsif, sûr de lui, confiant… toutes ses certitudes m’ont grisée. Puis dans le fond, je ne peux simplement rien lui refuser. Ainsi, je suis devenue Anya Gallagher.

Avec Dimitri, on s’autocongratule régulièrement. Nous avons le culte de nous-mêmes et cette évidence que les Cooper sont la plus belle création que la terre puisse porter. Lui, il est merveilleux sans ses petites bouclettes de romantique, moi, j’ai troqué mon brun ordinaire contre un blond parfait. « Tout le monde me jalouse, mon chou ! » je roucoule avec bonheur. Je finis par lui apprendre que ma visite sonne mon grand retour sur la côte ouest. La nouvelle fait son petit effet. « Ne t’en fais pas, pour le logement, je me suis débrouillée. » J’affiche une moue mutine en glissant ces paroles sibyllines. Un peu, mon neveu, que j’ai déjà trouvé un logement ! Le plus beau qui soit, et Dimitri en recracherait son café si je lui montrai des photos. La demeure est une des plus somptueuses qui m’ait été donné de voir, bien que je ne sois guère ravie de l’animation qui y réside. Moi qui pensais que nous vivrions seulement tous les deux avec une montagne de domestiques, je m’attendais pas à ce qu’une partie de ses collègues partagent notre quotidien et que chaque soir soit prétexte à une fête de débauche. Sauf que je vis avec les yeux de l’amour, et pour l’heure, je le supporte. Autre nouvelle : je bosse pour ‘her’. Ce n’est pas sans un brin de suffisance, de fierté et d’orgueil que je lui explique que Venus a déployé l’artillerie lourde pour que je rejoigne les rangs de son magazine. Faut l’admettre, c’est plutôt gratifiant !

Et c’est là que je décide qu’il est temps d’arrêter de tourner autour du pot. J’évoque à nouveau le nom de Gallagher, exhibant fièrement mon ENORME bague. Cette dernière scintille au bout de mon annulaire et se reflète presque dans les prunelles stupéfaites de mon frère. Je glousse quand il comprend que je suis mariée. Poursuivant dans ma malice, je fais mine de changer de sujet, mais Dimitri ne compte pas en rester là. « Eh oui, je suis mariée. Tu sais, à notre âge, il était temps ! Tu devrais y songer aussi, mon cher frère. » Je le taquine avec un sourire qui dévoile mes dents parfaitement blanchies. Dans le fond, je me doute que cela ne lui fera pas entièrement plaisir. Même dans mon esprit, il avait toujours coulé de source que mon jumeau serait présent le jour de mon mariage, et qu’il serait mon témoin. C’était même ce que j’avais demandé à Samuel, mais il s’était montré si empressé et persuasif que je n’avais pu résister. Je prends un crayon sur le bureau de Dimitri que je lui jette à la pomme. « Dis pas de bêtises, idiot ! Tu ne me fais pas honte ! » Je décroise mes jambes pour les recroiser de l’autre côté, je gigote un peu avant de me remettre debout de toute la hauteur de mes talons. « Nous nous sommes marié il y a moins d’un mois. A vrai dire, les choses se sont passées très vite. Un beau matin, Samuel a débarqué avec deux billets pour Vegas. Dans la journée, il me demandait en mariage, et il n’a pas voulu attendre, le vilain. Le lendemain même, nous étions mariés ! » Samuel est un homme d’action, et qui apprécie que les choses se déroulent vite, et comme il l’entend. S’il avait décidé que nous devions nous marier, rien n’aurait pu le dévier de sa route. « Du coup, je suis venue emménager avec lui à Los Angeles. » Fin de l’histoire. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Je viens poser mes fesses sur le bureau de mon frère, prenant ma tasse de café fraîchement servie pour en boire une gorgée. « Il s’appelle Samuel Gallagher. Tu le connais peut-être, il est très influant dans la ville. Il gère tellement d’hôtels, de clubs, de restaurants… Il est à la tête d’une grande puissance ! » Je m’enorgueillis de sa réussite, mais je demeure principalement admirative. Même si son passé est un peu trouble, je sais qu’il n’est pas né avec une petite cuillère en argent dans la bouche. Il a dû batailler pour en arriver là. Un pur produit du rêve américain. Je me penche un peu plus au-dessus du bureau, de manière à appuyer de mon index parfaitement manucuré sur le nez de Dimitri. « Mais ne fais pas ta tête de nœud. Tu sais très bien que si les choses avaient été différentes, tu aurais été mon témoin, mon loulou ! » C’était même une certitude. « D’ailleurs, j’envisage de demander à Samuel une véritable cérémonie pour officialiser un peu mieux la chose. Tellement de monde à qui je voudrais montrer ma baaague ! » Je pourrais parader comme une peste au bras de mon merveilleux mari et merveilleux amant. « Il faudra que tu viennes à la maison. Tu verrais, elle est immeeeense ! Et je te présenterai mon petit canard. C’est un homme très occupé, mais il devrait se libérer pour toi ! » J’attrape sa joue que je pince entre mes doigts. « Et toi, maintenant ? T’en es où avec ta belle blondinette ? » La grandiose Luce Kane !
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Dimitri Cooper
Admin cho-cho-cho Lapin
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Sam 18 Aoû - 22:01

Revoir ma sœur me fait extrêmement plaisir. Pour une surprise, ça en est une. Et je suis tout ravi de voir qu’elle est en pleine forme, fidèle à elle-même, fière de sa réussite, extrêmement satisfaite d’elle-même. Mais ça ne me choque nullement. J’ai l’impression d’être devant moi –même. Et pour tout ce que nous avons traversé, nous ne pouvons qu’être contents de nous, de notre réussite. On n’oublie jamais d’où l’on vient. Aussi, c’est tout heureux pour elle que j’apprends que sa carrière de mannequin est au beau fixe. En revanche, pour son mariage… C’est autre chose. Bien sûr, je suis heureux pour elle, de la voir ravie de ses noces, de son époux qui a l’air gentil et attentionné, de sa bague énorme qu’elle porte à son annuaire gauche. Tant de choses qui montrent que depuis la fois où Anya Cooper a supporté bien des choses en tant qu’enfant, les choses ont changé. Nous avons grandi, nous sommes devenus forts et les sommets ne sont plus très loin pour nous. Quand bien même, je ne peux m’empêcher de râler quant au fait de ne pas avoir été invité à son mariage. C’est alors que j’apprends qu’elle s’est mariée à Las Vegas. Aussitôt, mes lèvres s’étirent en un sourire amusé. Ma sœur ? Se marier à Las Vegas dans une chapelle ? Où est donc passé la Anya qui souhaitait un mariage de princesse ? « A Las Vegas ? » Je lève un sourcil interrogateur, même si je souris pas mal. Bien sûr, ma sœur trouvera toujours des excuses. Là, c’est d’avoir voulu faire plaisir à un mari visiblement pressé. Mais je la retrouve bien vite lorsqu’elle explique que le vrai mariage aura bien lieu, qu’elle en parlera à son époux. Connaissant le côté extravagant de ma sœur, toute la population sera visiblement invitée. « Là, je te reconnais mieux. Non parce que se marier à Las Vegas n’est pas ce que tu rêvais. Si je me souviens bien, ton mariage devait être aussi grandiose que celui de Kate et William. Même que je t’avais dit que le lâcher de colombes après les vœux seraient un peu trop too much. » Mais visiblement, on est passé de grandiose à la noce bourrée en jeans baksets. « Tu t’étais déguisée comment ? » Et là, j’essaye de m’imaginer ma sœur dans un costume chelou, et ça en devient presque drôle.

« J’adorerais rencontrer ton ouistiti. Même si son nom me dit vaguement quelque chose. » J’ai dû le voir dans une affaire sans doute. Mais en tout cas, je suis ravi que ma sœur se soit trouvée un glandu capable de largement subvenir à ses besoins. « J’espère qu’il arrivera à supporter les Cooper réunis. Et puis « mon petit canard »… Que c’est mignon. Si Luce m’appelait comme ça, je le prendrais assez mal. » Non parce que je suis un homme, un vrai. J’ai un peu de dignité quand même. Et autant dire que ça, ça ne fait pas ressortir les pectoraux. En tout cas, puisque j’ai parlé de Luce, forcément, Anya a bondi sur le sujet telle une assoiffée de potins. Luce. Luce. Luce. C’est vrai qu’elle a suivi toute l’histoire, forcément, on se dit tout Sauf pour les mariages, c’est péché. Aussi, un sourire s’étale sur mes lèvres. Niais, heureux, le sourire d’un gars qui est en couple entre autre. « ça va si bien entre elle et moi. Franchement, il nous a fallu une petite rupture pour que nous nous rendions compte qu’on s’aimait trop. » Bien sûr, j’en suis loin de la demander en mariage, de lui faire un enfant. Pour l’instant, on profite de notre couple, on s’apprivoise, et ça fait du bien un peu de répit. De douceur dans une vie à l’agenda assez surchargé. « En ce moment, je lui concocte une surprise de fou ! Je vais lui offrir un voyage. Je me suis dit qu’aller dans les îles, ça serait top. J’imagine trop son petit corps moulé dans son bikini !! » J’émets un petit rire pervers avant de me racler la gorge et de me reprendre. « Au début, j’étais parti pour aller dans les Caraïbes. Et finalement, j’ai opté pour les Maldives. Il paraît que c’est paradisiaque !! » et autant dire que j’ai déjà hâte, même si je vais vite déchanter d’ici-là. Spoiler : Le bébé « Ton coincoin, il t’a pas emmené la bas par hasard ? Non parce que j’ai lu plein de choses. Il y a des tas d’îles. Des biens, des nulles. Je suis un peu hésitant, je dois dire. A moins que ce soit trop ringard. J’en sais rien. J’ai jamais emmené de copine en voyage à l’étranger, Anya aide moi ! »
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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Mar 6 Nov - 21:16

Certes, j’aurai pu prévenir pour mon mariage. J’aurai dû en vérité. Mais il fallait reconnaître que Samuel était étourdissant. Dès que je me trouvais en sa présence, je n’avais pas forcément toute ma raison. Moi-même, je n’étais guère raisonnable. Je suivais mon instinct. Et depuis que Samuel était dans ma vie, il était la voix de cet instinct-là. Alors, lorsqu’il m’avait emmenée à Las Vegas et qu’il m’avait ensuite proposée de nous marier, répondre non n’était pas une option. Ma réponse s’était faite dans un hurlement suraigu, une explosion de bonheur. Et je lui avais sauté au cou, j’avais embrassé son visage, dévoré sa bouche, lié mon corps au sien dans cette folle passion qui nous caractérisait. Puis nous nous étions mariés très vite. En vérité, ce n’était pas vraiment le genre de mariage auquel j’avais pu rêver. À mes yeux, il devait être grandiose, merveilleux, imposant. J’aurai aimé m’arracher les cheveux à la préparation du mariage, martyriser les wedding planners, choisir les roses rouges, avant de décider qu’elles seraient blanches à deux jours du mariage. J’aurai voulu une robe de princesse à la traîne qui aurait été portée par des petites filles. J’aurai voulu que toutes les femmes m’envient, que tous les hommes me désirent, mais n’appartenir qu’à un seul aux yeux et à la face de tous. Oui, j’aurai souhaité un mariage où les invités crèvent de jalousie. Cela n’avait cependant pas été le cas. Nous nous étions mariés dans un semi-anonymat, mais animés d’un tel désir et d’une telle certitude de devoir être liés pour toujours que le doute n’avait pas eu sa place. Et il me faut expliquer cela à mon frère, avec mes mots et ma pudeur. Il comprend bien vite que Vegas ne me satisfera pas. Il s’agit de mon jumeau. Il connait le moindre de mes rêves, de mes espérances. Dimitri avait passé des heures et des heures à m’entendre m’atteler sur mon existence, et même s’il râlait, s’il soufflait, s’il m’exhortait au silence et qu’il me jetait des coussins à la tête, il n’oubliait rien de ce qu’il se disait. Donc je lui garantis que j’aurai le mariage souhaité. Un beau mariage où tout le monde pourra voir l’éclat de mon bonheur et en chialer une fois chez eux. Je lui jette un regard désabusé quand il me demande en qui j’étais déguisée. « Non mais vraiment, Dimou… il est évident que je n’étais pas déguisée. C’était mon mariage quand même ! » Je rejette ma belle crinière blonde en arrière d’un élégant mouvement du poignet. « J’étais en belle nuisette blanche et porte-jarretelles ! » Mythe ou réalité ? Le doute subsistera !

« Vaguement quelque chose ?! Allons Dimichou, il possède la moitié de l’Amérique ! » J’exagère juste un tout petit peu. Mais je n’y peux rien. Je suis folle d’admiration pour l’homme qui partage désormais ma vie. D’ailleurs, j’espère bien qu’ils se rencontreront bientôt ! J’ai tant parlé de Dimitri à mon époux. C’est presque comme s’il le connaissait déjà ! Je n’ai qu’une hâte : partager mon bonheur avec les deux hommes de ma vie. Toutefois, il est temps de me mettre au courant des amourettes de mon frère. Je sais qu’une belle blonde est dans ses pensées et je l’interroge sur Luce. Au sourire niais qui se peint sur ses lèvres, je souris de contentement. Je me redresse du fauteuil, posant mes coudes sur la table et ma tête entre mes mains comme un enfant prêt à écouter une histoire. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, j’ai une vie sentimentale bien moins chaotique que celle de mon frère. Ainsi, il a fallu de nombreuses ruptures aux tourtereaux pour comprendre qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Ravie, je m’abreuve de ses paroles. « Ouh ! Les Maldives, belles perspectives ! Je te le conseille. C’est ma-gni-fique ! Samuel m’y a amenée pour notre deuxième rendez-vous. » Rien que ça. A ce moment-là, j’exhibe ma bague sans aucune subtilité. J’aime rappeler que mon mari est plein aux as et qu’il décide lui-même de son calendrier. Bien que je trouve qu’il ne m’accorde pas suffisamment de temps en ce moment… « Oh mon pauvre Dimichou qui essaye le romantisme ! Laisse-moi donc t’expliquer la vie de couple. Ne t’en fais pas, j’ai prévu en plein qu’en sept parties ! » Et ainsi, je me lance dans cet exposé passionnant sur la vie de couple, expliquant le romantisme à mon frère un peu handicapé des sentiments et comment se comporter avec une femelle qu’il désire garder près de lui.

***

J’aurai souhaité que la rencontre se déroule plus tôt, mais Samuel a un agenda terriblement chargé. À vrai dire, avec mon nouveau contrat chez Her, je ne cache pas que j’ai très peu de temps pour moi. Sans parler d’Aaron qui est régulièrement sur mon dos. Un véritable enfer ! Bref, nous sommes donc un mois plus tard et j’attends tranquillement les deux hommes de ma vie pour qu’ils se rencontrent enfin. Dans son dernier message, Samuel expliquait qu’il terminait une affaire importante et qu’il venait ensuite. Comme Aaron n’est pas présent, je soupçonne qu’ils y sont ensembles, ce qui a le don de m’emmerder sévèrement. Et en même temps, il n’est pas sur mon dos non plus… Quant à Dimitri, il m’a affirmé être en route. Pour ma part, je suis tranquillement à la maison, en bikini dans ma piscine. Tous les samedis, quand je suis à la maison, je passe une bonne heure dans la piscine à faire des longueurs et même un peu plus depuis que je trouve que j’ai pris du poids, puis je vais m’atteler comme un lézard sur mon transat pour travailler mon bronzage. Un bon cocktail m’accueille généralement. Je suis d’ailleurs accoudée au rebord de ma piscine, sirotant un cocktail quand je vois mon frère arriver. Etienne, le majordome, a dû le laisser rentrer. Après tout, je n’ai pas arrêté de lui parler de la future venue de mon jumeau. Je l’accueille avec un grand sourire. « Dimichouuu ! » Je m’extirpe de la piscine, exhibant mon merveilleux corps pour aller me jeter au cou de mon frère. Je m’en fous de le mouiller et claque un baiser sonore sur sa joue. Puis, j’effectue une légère pirouette théâtrale, désignant la belle demeure qui est la mienne. « Et voilà mon beau royaume ! Qu’en dis-tu ? Plutôt pas mal, n’est-ce pas ? » Je suis habituée au luxe avec les années, mais Samuel m’a ouvert une nouvelle porte dans le monde de l’excès et de la richesse. J’attrape la main de mon jumeau et récupère mon verre. « Viens, je vais te faire visiter un peu ! Puis il te faut aussi un cocktail ! » Je l’entraîne avec moi dans la demeure. Nous passons par la véranda où je récupère un cocktail posé sur un plateau prévu pour l’occasion et je lui fais une visiter une petite partie de la maison. Par chance, il n’y a pas tous les abrutis qui squattent très généralement. « Imagine un peu quand il y a des fêtes… il y en a très souvent à vrai dire. Samuel adore inviter plein de monde ! » Même si je le perds souvent au cours de la soirée. Mais d’une certaine manière, c’est un peu comme s’il avait toujours un œil sur moi malgré tout. Je prends une gorgée de mon cocktail. « Mon canard ne devrait plus tarder ! Il a dit qu’il terminait une affaire. » Et j’ose croire qu’il poussa véritablement se libérer. Nous terminons dans le grand salon où je m’assois sur le canapé. J’enfile mon peignoir en satin court que j’avais laissé traîner ici. « Alors, comment vas-tu mon Dimou d’amour ? Tout va bien ? Tu as une petite mine ! » Pitié que ce ne soit pas encore une histoire avec Luce…
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