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 « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥

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Anya Gallagher
Admin Regina George
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Jeu 12 Avr - 22:56

Je me tortille pour enfiler ma robe, reluquant mon reflet dans la glace sous toutes les coutures. Je mate même mon cul avec satisfaction. Je suis une nana sexy au naturel, mais là, je dois admettre que je suis tout particulièrement sexuale. Je ne peux m’empêcher d'imaginer la tête de mon petit poussin d’amour quand il me verra dans cette robe. Sûrement pourrai-je la mettre lors d’un éventuel gala, d’un cocktail ou d’une des nombreuses soirées auxquelles nous participons l’un et l’autre. Lui avec toutes les chaînes d’hôtels et de restaurants qu’il possède, et moi avec mon mannequinat, mon récent contrat avec le magazine Her et ma popularité de célébrité. Bref, je l’a-d-o-r-e ! « Est-ce que l’article est à votre goût ? » demande la vendeuse de l’autre côté du rideau. Je tire le fameux rideau, sortant théâtralement. La jeune femme est évidemment éblouie. Poursuivant mon numéro, je me dandine devant l’immense miroir murale pour corroborer ma pensée principale. Je suis magnifique. « Vous êtes ravissante dans cette robe, Madame Gallagher ! On dirait qu’elle a été taillée pour vous. » Ah l’hypocrisie humaine. Ils sont si naïfs. « Oui, je sais. » Après tout, je ne fais qu’être honnête. Je n’aime pas la fausse modestie. Je trouve ça terriblement ennuyeux et d’autant plus hypocrite. Je me tourne encore un peu sur moi-même pour prendre ma décision. « Je prendrai aussi celle-là. » j’affirme avec un sourire de contentement. « Voulez-vous essayer d’autres modèles Madame ? » Je me mis à réfléchir intensément. Dure pratique… Je jette un coup d’œil à tous les articles qu’une autre vendeuse tient à bout de bras. Une vraie montagne. « Non, juste ça. Je n’avais besoin que de quelques bricoles. » Genre vingt tenues différentes Je repars dans la cabine, me changeant pour remettre ma merveilleuse tenue. Une belle robe de chez Gucci. Parce que je ne porte que de la marque. Je refourgue la robe à la vendeuse. Elles s’occupent de faire les comptes tandis que je me recoiffe dans la glace. Elles m’annoncent le prix de tous mes articles. Autrefois, une telle somme m’aurait fait décoller au plafond. Oui, j’étais bien pauvre. Mais cela, c’était avant. Désormais, je suis une riche mannequin mariée à un homme bien plus riche encore. Avec un sourire flamboyant, je tends ma carte master gold diamant plus plus richou.

Je sors avec des paquets plein les bras. Enfin… mon chauffeur sort à ma suite avec des paquets plein les bras. Il les embarque dans le coffre de la voiture tandis que je prends sur la banquette arrière. « Nous rentrons à la villa ? » me questionne Etienne. Je nie du chef. « Non, allez chez Maître Cooper. » En toutes circonstances, j’aime me la péter. Notamment quand il s’agit du statut de mon frère jumeau de l’amour. Autant dire que, tous les deux, nous avons plutôt bien réussi dans nos plans de carrière. Ça me donne de l’importance, et ça éloigne de moi une éventuelle insignifiance. D’autant que j’ai sacrément de choses à lui annoncer à cette fripouille brune. A commencer par le fait que je suis l’heureuse épouse de Samuel Gallagher depuis quelques semaines, que j’ai décroché un merveilleux contrat chez Her magazine et que ma villa comporte une piscine chauffante. Le temps d’un appel pour mon poussin d’amour, nous sommes déjà arrivés devant le cabinet d’avocats. « Attendez ici. » Je sors de la voiture, jambe tendue en avant comme une déesse. A l’accueil, je m’approche de la standardiste. « Je viens voir Maître Cooper. Annoncez que Madame Gallagher veut le voir et que je n’aime pas attendre. » Je ricane d’avance à la réaction de mon jumeau. Ce gland ne va rien comprendre du tout ! Finalement, on me permet d’entrer dans son bureau. « Laisse-moi faire chérie, je connais le chemin. » J’éconduis la nana qui veut ouvrir la porte pour moi. Ce n’est pas comme si je ne connaissais pas déjà où travaillait le frangin. J’ouvre théâtralement la porte de son bureau, m’engouffre à l’intérieur, et comme si j’étais sur un podium, je fais claquer mes talons sur le sol en dandinant mes belles fesses. Je m’assois sur le rebord du bureau de Dimitri, croisant mes jambes interminables et satinées. J’ébouriffe sensuellement mes cheveux. Si personne n’a compris que j’étais mannequin, je suis prête à refaire une piste de danse. « Enchanté beau brun. » J’annonce d’une voix tout aussi chaude que ma posture. On pourrait presque croire que je suis en train d’allumer mon frère, mais ce n’est pas vraiment le cas. C’est juste un jeu entre nous. Le jeu du plus con, du plus prétentieux. Tout ce que j’attends maintenant, c’est qu’après pas mal de temps de séparation, on se retrouve dans les bras l’un de l’autre comme les deux gamins qu’on pouvait être autrefois.
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Dimitri Cooper
Admin bruyant
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Dim 22 Avr - 22:35

Vous savez quoi ? Quand on décide d’être avocat, il faut aussi aimer le papier. C’est la condition sine qua non pour pouvoir poursuivre une carrière plus que glorieuse. Un peu comme moi. Et pourtant lorsque j’ai commencé mes études de droit, je ne m’attendais pas à ça. Déjà quand on a commencé à me sortir un bouquin énorme en me déclarant qu’il fallait apprendre tout cela, j’ai commencé à rire. Lire la Constitution. Ok. Mais l’apprendre par cœur ? VOUS VOULEZ RIRE OUAIS ? Et finalement, je l’ai fait. Et j’ai découvert des perles genre qu’il était illégal de porter une fausse moustache en allant à l’Église. Ou de chevaucher un chameau sur l’autoroute. Au cas où j’aurais une soudaine envie de me lancer dans une aventure d’un pauvre homme perdu dans le désert américain. Non autant dire que je préfère ma petite voiture, hein. Mais voilà, il a fallu que j’apprenne tout cela. Et autant dire que je suis désormais consciencieux, que j’adore le papier et que dès lors que je connais quelque chose par cœur, je ne l’oublie plus jamais ! Un peu comme Dory qui répète inlassablement P. Sherman, 42 Wallaby Way Sidney. Et bien c’est la même pour moi. Et ainsi, Dimitri Cooper est un avocat qui ne se laisse pas faire, qui ne lâche jamais sa proie durant un procès. Et les affaires que je fais me plaise. Ce n’est pas du meurtre, du viol ou du divorce. Mais de la finance. Des chiffres dégueulasses. Mais ça me plait. C’est compliqué et j’aime ça. Quand le cerveau doit se mettre en place, trouver sa raison d’être et sa solution en se repliant sur lui-même afin d’atteindre le nirvana de la connaissance ! Je suis presque comme un drogué dans ces instants, mais au moins, j’arrive à me rappeler tout ce que j’ai appris, n’hésitant pas à m’en faire dans mes dossiers. Et pour l’instant, les choses me réussissent.

Les seules choses dont je ne me souviens pas, c’est le nom des clients. Et les films Disney que Luce tient tant à me faire voir. Le reste c’est dans ma tête. Et d’ailleurs, ce matin, c’est donc en pleine réflexion intense que je suis occupé à bosser sur une plaidoirie à venir. Elle est coriace d’ailleurs et il y a matière à cogiter. Et depuis ce matin, huit heures, trois cafés, deux donuts, je continue à avancer. Non sans être dérangé parfois par ma petite amie dont les sms enflammés me donnent envie d’aller danser la carioca dans la rue. Lorsque la secrétaire m’annonce l’arrivée de Madame Gallagher, je réponds brièvement sans même lever les yeux de mon dossier de quarante pages que je lis avec un soin attentif. Sur le moment, je ne percute pas trop, me disant que Gallagher doit être une affaire sur laquelle je bosse. Vu ma faculté à oublier les prénoms et les noms des gens, autant vous dire que je trouve cela normal. Lorsque la porte s’ouvre et que j’entends un claquement de doigt, je relève le regard avec un grand sourire. « Bien le bonj… Anya !? » Dis-je en constatant qu’il s’agit de ma sœur, venant prendre place sur mon bureau dans une attitude de blondasse comme elle sait si bien le faire. Elle est mannequin que voulez-vous et chez les Cooper, nous sommes beaux et nous ne défilons pas pour Danette. Aussi, me levant d’un bond, je vais à sa rencontre pour la serrer très fort dans mes bras, avant de me rappeler que j’ai un rendez-vous. « Attends, je reviens. Je vais annuler mon rendez-vous avec Madame Gallagher, elle doit être en train de m’attendre. » Et sans laisser le temps à ma jumelle de me répondre, je vais vers la porte et sors du bureau, m’approchant de la secrétaire. « Francine, pouvez-vous annuler mon rendez-vous avec Madame Gallagher, j’ai un contre-temps. » Face au regard ébahi de Francine, je me demande si elle comprend ce que je dis ou si elle est véritablement stupide. « Vous ne comprenez pas ? » Je dis en souriant avec condescendance. « Et bien Madame Gallagher… Vient juste de rentrer dans votre bureau… » C’est sûr qu’elle ne doit pas bien saisir pourquoi je ne vire pas quelqu’un qui vient de rentrer, qu’on m’a annoncé. Sauf que… Je pige pas. C’est Anya Cooper. « Vous êtes sûre de vous ? » Et en guise de réponse, elle hoche frénétiquement la tête. Bizarre. « Vous devriez vous laver les oreilles. C’est Cooper, pas Gallagher, Francine. » Et sur ces mots, je rebrousse chemin en effectuant un mouvement de hanche assez classe. Et quand bien même, je n’ai plus de bouclettes, je continue à garder le swag, rentrant dans le bureau et le fermant. « Anya, Francine, ma secrétaire est complètement ahurissante. Figure-toi qu’elle a cru que tu t’appelais Gallagher ! Cooper, Gallagher, faut le faire quand même ! » Et j’explose d’un rire cristallin tout en prenant place dans mon fauteuil. « Il y a une différence de syllabes en plus… Ah je te jure… Ce monde part en couilles ! » Souriant de plus belle, j’ajoute « Alors que puis-je faire pour toi mon tout petit ? Tu vas bien ? T’as l’air en forme morue d’amour. » Oui parce que s’insulter entre frère et sœur Cooper, ça a été une habitude. Un mode de vie même.



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Anya Gallagher
Admin Regina George
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MESSAGES : 196

MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Dim 13 Mai - 22:05

Voilà longtemps que je n’ai pas vu mon frère, pas plus que ma sœur. Ma vie à New York était trépidante, agitée de fêtes, de défilés, de cocktails, de séances de shooting et d’autres événements qui constituaient la vie d’une mannequin de renom. Je ne pouvais m’accorder que de peu de temps pour ma vie privée. Vivre sans ma famille n’avait pas été sans mal au départ, mais je m’étais fait emporter dans le tourbillon de ma carrière. Toutefois, je ne les oubliais pas pour autant et ils me manquaient cruellement parfois. Je ne manquais pas de les appeler régulièrement, de leur envoyer des messages stupides, ou autres réjouissances à distance. Désormais, j’habite à Los Angeles et nos relations ne vont en être que plus aisées. Bien que tout s’était passé très vite, c’était sciemment que j’avais décidé de ne pas prévenir mes jumeaux de mon récent mariage. Je voulais leur apprendre en face à face, exhiber avec vanité la merveilleuse bague qui trône à mon doigt et créer mon petit effet. De la même manière que je soigne mon entrée en arrivant au cabinet d’avocats de mon frère. Puisque nous sommes des ambitieux de nature, il n’est pas étonnant que mon frère soit déjà un éminent avocat à un si jeune âge. J’aime m’en enorgueillir dès que je le peux, sachant briller autant par ma beauté, mon succès que la richesse de mon époux ou l’intelligence de mon frère.

Pour l’heure, je débarque en me faisant annoncer sous le nom de Madame Gallagher. Intérieurement, je ricane et je jubile à l’idée qu’il en perdre la raison avant de découvrir la vérité. En femme fatale que je suis, je viens m’assoir sur le rebord de son bureau. La réaction de mon jumeau ne se fait pas attendre. Il bondit de son fauteuil en même temps que je descends du bureau pour être cueillie par ses bras. Je le serre de toutes mes forces, gloussant de bonheur d’être auprès de ma famille. « Attention de ne pas froisser ma robe. C’est du Gucci. » Je sais d’avance qu’il s’en carre complètement, mais c’est pour la forme. Rapidement, il se souvient qu’il a un rendez-vous et me dit d’attendre. Je veux le retenir pour l’informer que je suis la fameuse Madame Gallagher, mais je décide subitement de le faire mariner un peu, un fin sourire satisfait sur les lèvres. Je le vois donc quitter le bureau, tandis que je vais élégamment m’assoir sur le fauteuil en face du sien et croise mes jambes fuselées. De nouveau, Dimitri débarque dans la pièce. Je l’écoute me déblatérer son flot de conneries, retenant le rire qui m’étrangle la gorge. « Pauvre Francine… C’est ta faute, tu la fais trop travailler ! » Le pire, c’est que ça pourrait être véritablement le cas. Il est peut-être à l’esprit survolté, mais il n’en oublie pas d’être un bourreau du travail. Sa voix m’avait manqué, son ton moqueur, ses yeux rieurs, son sourire de crétin, son accent exagéré et ses insultes de gamin de quatre ans. « Je me porte on ne peut mieux, mon crétin d’amour ! » Je l’étudie un peu plus longuement, le détaillant son gêne. « Tu as perdu tes petites bouclettes dis donc. Ça te va bien ! Mais j’espère que les gens parviennent encore à te reconnaître. On n’a pas l’habitude de te voir aussi sexy. » Il faut dire qu’il en envoie sacrément mon frère. Entre sa gueule d’ange, ses cheveux coupés courts, son costume et sa posture naturelle de dieu, il en impose et s’inscrit dans la catégorie des hommes sexys. « Je ne t’ai pas vu grandir, mon petit bouchon ! » Je minaude avec la tendresse d’une mère, sachant qu’il n’aime pas quand je prétends que je pourrai être l’aînée des trois. « Los Angeles me manquait, je me dis que j’allais revenir y faire un petit tour… ou carrément y habiter. » Un sourire mutin orne mes lèvres. Je sais que je pique déjà la curiosité de mon frère, et sûrement son engouement. Quelle meilleure nouvelle que d’apprendre que je suis de retour sur le devant de la scène ? « D’ailleurs, tu aurais bientôt la merveilleuse chance de me voir être en tête d’affiche des magazines Her’. J’ai un contrat tout frais signé avec Venus Blossom. » Une tête dans le monde de la mode, mais je ne me doute que mon jumeau ne saura pas qui elle est. « Il faudra que tu viennes me voir dans la grande maison où j’habite désormais ! Tu verras, elle est splendide. Une pure merveilleuse avec tout à disposition. Je ne te parle même pas de la piscine chauffante… » La demeure de Samuel, même si elle grouillait d’un certain nombre d’abrutis notoires, était un véritable bijou. Je savais qu’elle plairait sûrement à Dimitri, qui n’était pas insensible à luxe non plus. « En revanche, il faudra faire attention. C’est à Gallagher qu’il faudra sonner. » Et en même temps que je dis cela avec emphase, je mime mon doigt d’appuyer sur une sonnette imaginaire, exhibant mon alliance gigantesque. Mon regard pétille d’excitation, puis je poursuis d’un ton badin. « Et toi, le petit dernier de la famille ? Qu’est-ce que tu deviens ? Est-ce qu’il y a du nouveau avec… Luce, c’est ça ? Il me semble que tu m’en avais rapidement parlé la dernière fois. » Ce n’était pas comme si je ne l’avais pas déjà vue. Luce, étonnement, faisait partie des relations les plus longues de mon frère. Je l’avais rencontrée une fois lors d’un déplacement à Los Angeles. Je savais qu’ils avaient rompu entre temps, mais Dimitri m’en avait reparlé il y a peu. Anguille sous roche…
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    Jeu 7 Juin - 20:20

Revoir ma sœur est une chose me ravissant particulièrement. Elle m’a manquée cette cruche, bien trop occupée à sillonner les podiums dans le but d’exhiber sa plastique de rêve. Et je dois dire que ça fait plaisir de la voir dans le coin, je ne m’attendais pas à sa visite. Ainsi, elle peut voir que je suis un homme nouveau ! Cheveux coupés. Nouveau job. Plus de responsabilités. La dégaine de rêve et l’assurance d’un Cooper qui se respecte. Bref, j’en envoie autant qu’elle. Et c’est inné, c’est naturel je dirais. On est beau. On s’embrasse dans le miroir. Et on se complimente. Parce qu’il faut dire que ma sœur est belle. Ses yeux clairs semblables aux miens, sa bouche rieuse. Et son nez mutin. Elle pourrait paraître adorable si elle n’avait pas ce caractère de cochon. Mais moi, je l’aime ainsi. Parce que c’est sa manière à elle de se défendre, de se protéger comme nous l’avons toujours fait lorsque notre vie est partie en couille. Autant dire qu’on en a chié, mais on a réussi. Et nous sommes là, puissants dans ce bureau, à nous jauger et à se rendre compte que nous avons la classe à en crever. « Et oui, exit les bouclettes ! Je suis devenu un homme accompli. Et puis j’aime mieux comme ça. C’est sexy. Quant à toi, cette teinte blonde te va bien, ma sœur. Toujours aussi jolie. Combien de cruches te jalousent lorsque tu exhibes tes fesses devant tout le monde ? » Les gens vont presque croire qu’on a une relation incestueuse. Petit, on jouait au papa et la maman, et Aria a toujours fait le bébé, ok ? Le lien qui nous lie tous les trois est puissant. On s’aime et on se soutient. On se dit les mots qu’on ne peut entendre des autres. Je suis d’ailleurs ravi d’apprendre qu’elle revienne vivre ici. Et tandis que je demande à Francine de nous apporter du café, je souris à ma sœur, bien heureux de cette bonne nouvelle. « Alors là, tu ne peux pas me faire plus plaisir en m’annonçant autre chose que ton retour ! Quelle belle nouvelle ! Tu as déjà trouvé un logement ou tu veux que je t’aide. Faudrait trouver quelque chose de… Ah merci Francine pour le café. » Et tandis qu’elle s’en va, je souffle sur mon café. « Et tu comptes bosser dans le mannequinat toujours ? » Quelle question ! Je ne verrais pas Anya ailleurs, ceci dit. Cependant, je suis loin de me douter que le nom de Blossom me ferait autant d’effet. Surtout quand je bois une gorgée, je me mets à tousser comme si je m’étouffais dans ma tasse. Entre la brûlure, le fait de tousser, j’ai les larmes aux yeux et je fixe Anya, la mine embuée. « Pour Her ? Quelle bonne surprise ! » Doux Jésus. J’espère que Venus ne saura jamais qu’il s’agit de ma sœur. Ou que ma sœur sache que je me suis tapée sa patronne. Seigneur Dieu ! Enfin bon, heureusement qu’Anya rebondit bien sur la prestation de sa nouvelle maison qu’elle a visiblement déjà. Ça a l’air pas mal ! Je ne pensais pas qu’elle gagnait si bien sa vie. Cependant, lorsque le nom de Gallagher revient sur le tapis, j’ai un temps d’arrêt.

Ou peut-être parce qu’elle exhibe son alliance, aussi. Je n’en sais rien. Tout à coup, j’ai un doute énorme. Et ce qui a été dit par Francine me revient. Gallagher ? Cooper ? Gallagher ? Gallagher, vraiment ? GHALLAGER ?! « Putain, t’es mariée ! » Je m’exclame de façon théâtral. Doux Jésus non !!! Ma Anya ? Mariée ? Me voilà sur le cul. Anya n’a pas l’air d’être perturbée, me parlant de Luce.  « Attends un peu jeune fille ! Ne change pas de sujet ! T’es mariée !! » J’hallucine quoi. « Mais depuis quand ? Et c’est qui ? Et pourquoi ? Et pourquoi je n’ai pas eu de faire-part ? Pourquoi je n’ai pas été ton témoin ? Je te faisais honte ? Dieu du ciel, Jésus ! » Voilà que je m’exclame un peu plus. Suis-je énervé ? Non. Un peu déçu certes, même si je demeure heureux pour ma sœur. Mais voilà, j’aurais aimé l’apprendre autrement, partager son bonheur à l’instant T. « Félicitations ? » Je me risque à dire, avant d’être saisi d’horreur à l’idée qu’elle ait pu se taper un vieux, uniquement pour son compte en banque.
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MessageSujet: Re: « Parcours la route de ta vie comme si c'était un podium » + Dimitri ♥    

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